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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #le nazisme tag

La vérité sur l’Ukraine dans ce monde multipolaire, par Pino Cabras

20 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #La mondialisation, #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme

La vérité sur l’Ukraine dans ce monde multipolaire

Interview du blogueur italien Pino Cabras par Valeria Gatopoulos, de MagazineDonna.it

 
Ukraine tireur

1 : Comme définiriez-vous en quelques mots ce qui se passe en Ukraine ?

Il s’agit de la crise internationale la plus dangereuse de ces 50 dernières années, comparable à la crise des missiles de Cuba en 1962. Le séisme qui secoue le système politique ukrainien se produit sur la ligne de faille de l’affrontement stratégique planétaire, à un moment où les États-Unis – qui n’acceptent pas que le monde soit multipolaire – voudraient mettre sous l’éteignoir la puissance russe qui est en train d’émerger à nouveau, après les humiliations postsoviétiques.

2 : Sommes-nous face à l’un des derniers actes de la Guerre froide, où existe-t-il vraiment un risque de nouveau conflit mondial ?

La Guerre froide a duré plusieurs décennies et a formaté le mode de penser et d’agir des classes dirigeantes de nombreux pays, et en Occident, cette vision du monde reste imprégnée dans l’esprit des plus influents académiciens, généraux, éditeurs, ou journalistes, même si l’Union soviétique a disparu depuis 1991. On peut dire que plusieurs piliers de la Guere froide sont encore debout dans un paysage qui s’est modifié, d’ailleurs l’OTAN n’a pas été dissoute, au contraire, elle s’est étendue. Par rapport aux temps de la Première Guerre froide et de la première décennie postsoviétique, l’Occident est en train de faire une grosse erreur d’évaluation qui, si elle n’est pas corrigée, pourrait mener le monde à la catastrophe. Le monde atlantiste ne pourra plus prendre des décisions impliquant des aspects militaires vis-à-vis de Moscou en persévérant dans son illusion qu’il n’y aura pas immédiatement une addition salée à payer en retour. Cette gaffe monumentale nous a déjà fait perdre un temps précieux, mais nous devons le comprendre rapidement si nous ne voulons pas précipiter la plus grande catastrophe de ce siècle. La Russie, après l’élargissement de l’OTAN vers l’Est, ne peut plus céder de terrain. Pour défendre ses positions, elle mettra tout son potentiel, avec la plus grande détermination. Nous devons savoir que nous sommes désormais accoudés à une fenêtre d’où l’on peut déjà voir les bombardiers nucléaires décoller.[Voir la vidéo ci-dessous] Le drame – en Italie également – c’est que nous avons des ministres qui ne comprennent rien aux enjeux actuels. Les ministres des Affaires étrangères de la Défense agissent comme les figurants d’un pays qui a perdu toute souveraineté.

3 : Les sanctions contre la Russie, quels effets auront-elles en réalité ?

Ces sanctions pourraient marquer le début d’une série de coups réciproques. Cela ne serait indolore pour aucun des deux camps, car le monde est aujourd’hui plus interdépendant et il existe une forte complémentarité entre les économies russes et européennes, en particulier au travers de la fourniture d’énergie. La Russie est le seul pays capable de fournir pendant plusieurs décennies le gaz dont l’Europe a besoin pour organiser sa transition aussi graduelle que souhaitable vers un nouveau système énergétique. Par ailleurs, la Russie a intérêt à diversifier son économie en interagissant avec les autres puissances industrialisées. Le schéma des sanctions, autrefois appliqué à d’autres pays plus petits, ne pourra pas fonctionner de la même manière avec la Russie, laquelle s’étend sur un immense territoire et possède les plus grandes réserves d’énergie fossile, sous toutes ses formes, sans compter la plupart des matières premières de la table périodique de Mendeleev qui existent sur cette planète.

Mais la Russie est aussi riche de ce qu’en Occident on appelle le « capital humain », et son « intelligentsia » technologique est très performante. Même si le système soviétique s’est effondré, la culture moyenne dans le pays, héritée du précédent système, est restée à un niveau extrêmement élevé. Le niveau dans les universités russes, dans les instituts polytechniques, les centres de recherche, celui de l’Académie des Sciences, lesquels se sont confrontés pendant des dizaines d’années pour rester au niveau des USA, a généré une classe scientifique et technologique d’une valeur extraordinaire. J’ajoute également qu’alors que dans les années 1990, la Russie était noyée sous les dettes et se laissait imposer l’austérité par le FMI, elle est redevenue aujourd’hui largement créditrice, autrement dit, c’est maintenant un partenaire financier peu enclin à se soumettre. C’est tout le contraire de l’Italie, pour ne citer qu’elle.

4 : Quelles sont aujourd’hui les interventions effectives des États-Unis à l’intérieur du territoire ukrainien ?

Nous enregistrons aussi bien une présence qui dure depuis longtemps (bâtie sur d’énormes ressources économiques, des milliards de dollars dépensés [par les USA] ces dernières 20 années), qu’une présence plus récente liée à la contingence de la crise actuelle. La première présence est le fruit d’un long travail hégémonique de la part des États-Unis sur les éléments les plus influents des classes dirigeantes (politiques, médias, militaires, professeurs d’université) : même la plus insignifiante des bourses d’étude financée par les Américains représente l’engrenage d’un système bien rodé destiné à fidéliser, à « atlantiser », et à « dollariser » les différents niveaux des classes dirigeantes ukrainiennes. Tout le monde a entendu les paroles de Victoria Nuland, la secrétaire du ministre des Affaires étrangères américain pour les affaires européennes et asiatiques (et aussi femme de Robert Kagan, l’un des plus éminents néoconservateurs de Washington) : « Nous avons investi 5 milliards de dollars pour donner à l’Ukraine l’avenir qu’elle mérite. » La deuxième présence des USA en Ukraine, celle d’actualité aujourd’hui, est formée de trois composants qui s’entrecroisent : une participation massive de la CIA (allant jusqu’à de fréquentes visites de son directeur, John Brennan) ; un intense travail d’entrainement militaire qui vise à réorganiser les appareils répressifs avec un encadrement au sein des forces de sécurité officielles des groupes paramilitaires appartenant aux partis d’inspiration nazie, et enfin, des groupes de mercenaires travaillant pour des sociétés privées (contractors), comme Greystone (une ancienne filiale de Xe, plus connue sous le nom de Blackwater).

5 : Les rebelles sont-ils financés ou soutenus par des partis, des factions ou des États extérieurs à la réalité locale ?

La partie de l’oligarchie qui a perdu dans cette histoire – et qui composait le bloc de soutien de Yanukovich, l’ancien président, déposé lors du coup d’État – ne lésine pas sur les moyens pour essayer de rassembler les régions qui s’opposent au nouveau pouvoir en place à Kiev. Mais il faut noter que le New York Times, au terme d’une enquête qui en a irrité plus d’un parmi les défenseurs d’une « nouvelle Guerre froide », a démenti l’idée que les milices rebelles soient composées de soldats ou de mercenaires provenant de la Fédération de Russie. La forte motivation avec laquelle des franges importantes de la population russophone de l’Est ukrainien se sont auto-organisés est confirmée également par d’autres enquêtes récentes.

6 : À ce propos, une critique souvent adressée aux analyses géopolitiques de ces crises est qu’elles ignorent l’aspect spontané et authentique des mouvements populaires qui déterminent ensuite les changements de gouvernements, les sécessions, les révoltes, etc. Que répondez-vous aux démocrates ukrainiens sincères qui ont lutté pendant des mois à l’intérieur du Mouvement Evro-Maidan, et qui ne veulent pas qu’on les assimile à des nazis ?

Dans tous les pays où un gouvernement s’appuie sur un bloc social déterminé, il existe toujours la possibilité d’abus de pouvoir, de compétitions, d’exigences sociales, de cahiers de doléances, de lutte de classes, de comportements collectifs se battant contre la corruption, qui peuvent soit parvenir à un point d’équilibre et de compromis, soit exploser. L’Ukraine ne faisait pas exception, et il est certain que ses oligarques se sont montrés incapables de relancer l’économie du pays. Les problèmes financiers, économiques, territoriaux, du travail, sont tous devenus des problèmes politiques. Mais cela pourrait s’appliquer également à des dizaines d’autres pays, y compris à l’Italie. La majeure partie du journalisme s’arrête à cette lisière, à cette « spontanéité », et liquide sous le terme « conspirationnisme » l’analyse des jeux de pouvoir. Il est au contraire essentiel d’englober l’ensemble du scénario dans une photo panoramique, en n’oubliant pas d’y inclure ceux qui détiennent le pouvoir au niveau mondial. Trop nombreux sont ceux qui oublient que dans le centre du commandement impérial, il est relativement aisé de dépenser des milliards de dollars dans un pays donné, dans le but d’exacerber une crise, de s’introduire au coeur du pouvoir étatique, de le briser et d’encaisser les dividendes. Les cas de la Libye et de la Syrie sont encore dans toutes les mémoires. Ces pays connaissaient une crise qui avait de bonnes raisons d’être, tout comme en Ukraine. Mais la résolution de ces crises n’a jamais été entre les mains des « porteurs sains » de la révolte, même si ceux-ci ont eu l’illusion de pouvoir dicter leurs objectifs à ceux qui leur imposaient la révolte armée et révolutionnaire. Ils ont fermé les yeux sur leurs alliances avec les criminels djihadistes en Libye et en Syrie, et avec les criminels nazis en Ukraine. Une erreur politique aux effets désastreux, à la plus grande joie des extrémistes et des mercenaires qui gambadaient joyeusement au milieu des ruines et du chaos. Pensaient-ils vraiment [ces démocrates,] que les miliciens américains et européens qui les rameutaient dans la rue avaient à coeur la démocratie ?

7 : En somme, les protestations peuvent être le reflet de bonnes aspirations, mais le pouvoir finit toujours par les récupérer pour ses propres fins ? Est-il donc inévitable de se ranger soit du côté d’Obama, soit de celui de poutine ?

Cette question me fait penser à un poème de Fabrizio de André, où il raconte qu’il faut en faire du chemin « avant de devenir assez con pour ne même plus voir qu’il n’existe pas de pouvoir bon. » Fondamentalement, le centre de la bulle médiatique occidentale dans laquelle nous vivons se base sur l’idée que le président américain est le représentant d’un « pouvoir bon. » Une fois ce principe acquis, ce pouvoir pourra se permettre de se transformer en un système d’espionnage totalitaire (comme il l’est effectivement devenu), stocker depuis des années 100% des emails de tout le monde, s’arroger ainsi un pouvoir de pression énorme sur les classes dirigeantes de la moitié des pays du monde (puisqu’il peut exhiber à tout moment un message embarrassant), infiltrer des agents et des drones à de dizaines de pays au mépris de leur souveraineté, déclencher des guerres, provoquer des chocs financiers extrêmes, etc., cela ne changera rien ; pour les rédactions et les médias, le gouvernement espion et va-t-en-guerre restera toujours ce grand méchant de Vladimir Poutine. En réalité, il existe bien quelques règles de base qui permettent de juger les faits et de proposer des solutions. Je trouve par exemple qu’il est de pur bon sens de ne pas diaboliser la personne de Poutine. Nous devons au contraire considérer attentivement ce qu’il propose, sans voir seulement des mensonges dans la façon qu’a Moscou de « raconter le monde. » Cela a constitué une erreur idéologique gravissime de la part de l’Europe, qui a amputé sa capacité à interpréter de façon rationnelle les grands enjeux : la paix, la guerre, l’économie, l’énergie, leurs intérêts, leurs valeurs relatives, et les évaluations qui en découlent. Le monde tel que modelé par les USA par les guerres post-11-Septembre cherche en permanence à détruire un système international qui auparavant, acceptait d’autres normes que le seul droit du plus fort. Nous devons savoir que les réponses qui sortiront de cette destruction de l’ancien système international seront de plus en plus dures.

Pour en revenir aux bonnes et aux mauvaises causes, les guerres que l’Occident a récemment déclenchées ont fonctionné de cette façon : dans un pays donné existent des bonnes causes « amies » que l’on va financer et couvrir d’armes, et considérer comme « non négociables. » Les bonnes causes « ennemies » sont en revanche diabolisées, et les mauvaises causes ennemies sont considérées comme irrécupérables, et les conflits internes que l’on considère comme normaux partout ailleurs, sont ici considérés comme insolubles et sont exacerbés artificiellement, toute proposition de compromis est rejetée jusqu’à faire passer pour normale une véritable guerre civile sous une «No-Fly zone. » Ensuite, les bombardiers arrivent, ainsi qu’un certain équilibre avec les seigneurs de la guerre du pays mis en faillite. Appliquer ce modèle d’intervention à l’intérieur du monde russe mènera à l’Apocalypse, et c’est pour cela que je m’y oppose catégoriquement. Est-ce que cela signifie pour autant être du côté de Poutine ? Non. Je ne m’étonne même plus de toute une série de paradoxes, comme le fait qu’Edward Snowden soit libre en Russie, alors qu’il serait arrêté en Occident. Personne ne se pose donc de questions là-dessus ?

8 : Pourquoi la presse italienne essaie-t-elle de créer de la confusion autour de cette situation plutôt critique et de « cacher » la vérité ?

Les raisons sont diverses. il y a cette espèce de « pilote automatique » que je décris plus haut, qui fait que les journalistes enclenchent la vitesse « guerre froide » et toute information est vue sous cet angle, même au prix de déformer la vérité et l’évidence des faits, si cela s’avère nécessaire. Les patrons de l’information en Italie sont totalement alignés sur les médias mainstream anglo-saxons, et ils n’osent pas risquer une fausse note, qui compromettrait sans aucun doute leur carrière. À cela s’ajoute l’incapacité croissante des organes d’information italiens à traiter de politique internationale, et cela vient de certains vices historiques propres à notre journalisme. On a même vu des correspondants à Moscou qui, après cinq, voire huit ans passés à Moscou, n’avaient toujours pas entrepris d’apprendre le russe, étant donné que leur « travail » (si on peut l’appeler ainsi) consistait simplement a mastiquer et reformuler les informations des agences en langue anglaise. Ces jours-ci, une bonne partie des médias italiens, du fait qu’ils avaient commencé par sous-évaluer le poids de l’extrême droite dans la nouvelle vie politique à Kiev, se sont révélés parfaitement incapables de raconter le pogrom anti-séparatiste et anti-russe qui s’est conclu par l’horrible massacre d’Odessa : ils ne pouvaient pas raconter les faits d’un régime qui protège et utilise des gangs nazis, sans contredire toute leur rhétorique et révéler leurs omissions. C’est la raison pour laquelle je suis fier du travail d’information que nous avons fait jusque-là avec la toute nouvelle télévision Pandora TV(http://www.pandoratv.it/).

9 : Y a-t-il une issue possible à la crise ukrainienne ?

Jusqu’ici, cette crise a servi d’expérimentation de la russophobie, que l’on a bien mise en évidence, accompagnée d’une alliance avec un nouveau nazisme réhabilité, que l’on a beaucoup moins montré. Il faudrait au contraire transformer l’Ukraine en laboratoire de l’interdépendance, en garantissant son statut de pays neutre, fédéral, avec un multilinguisme garanti et un partenariat de sécurité réciproque entre la Russie et l’Europe. Tout le reste ne mène qu’à la guerre.

Article original : Cosa sta succedendo in Ucraina? La verità raccontata in un’intervista esclusiva a Pino Cabras, le 12 mai 2014

Traduction : http://ilfattoquotidiano.fr/

Note : (*) Pino cabras, né en 1968, est diplômé en Sciences politiques et travaille dans une société d’investissements financiers, pour laquelle il a mené différents projets aux États-Unis et en Asie. Il a publié les ouvrages « “Balducci e Berlinguer, il principio della speranza” (La Zisa, 1995), “Strategie per una guerra mondiale” (Aìsara, 2008); et avec Giulietto Chiesa, le livre “Barack Obush (2011), sorti en 2012 en Russie sous le titre «Глобальная матрица» (Global’naja Matrica). Il est également cofondateur du site Megachip (megachip.globalist.it).

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De la Yougoslavie à l’Ukraine le Tchernobyl médiatique se répète - Slobodan Despot

20 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #l'Allemagne, #La Yougoslavie, #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme

De la Yougoslavie à l’Ukraine le Tchernobyl médiatique se répète - Slobodan Despot

Ajoutée le 16 mars 2015

Une conférence ayant pour thématique le rôle des médias dans le conflit ukrainien. Slobodan Despot met en perspective la guerre du démantèlement de l'ex-Yougoslavie et la situation actuelle en Ukraine. Il s'agit de mettre en lumière l'implication des pratiques médiatiques dans les enjeux géopolitiques des guerres de l'OTAN.

Slobodan Despot est éditeur et auteur du roman "Le miel".

Organisateur : Agence pour Droits de L'Homme - ADH
http://www.humanrightsagency.com/

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De la Yougoslavie à l’Ukraine le Tchernobyl médiatique se répète - Slobodan Despot

20 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Russie, #La Yougoslavie, #La guerre, #le nazisme

De la Yougoslavie à l’Ukraine le Tchernobyl médiatique se répète - Slobodan Despot

Ajoutée le 16 mars 2015

Une conférence ayant pour thématique le rôle des médias dans le conflit ukrainien. Slobodan Despot met en perspective la guerre du démantèlement de l'ex-Yougoslavie et la situation actuelle en Ukraine. Il s'agit de mettre en lumière l'implication des pratiques médiatiques dans les enjeux géopolitiques des guerres de l'OTAN.

Slobodan Despot est éditeur et auteur du roman "Le miel".

Organisateur : Agence pour Droits de L'Homme - ADH
http://www.humanrightsagency.com/

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Elections américaines : les démocrates parti de la guerre

6 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La guerre, #L'OTAN., #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme, #Europe supranationale

Elections américaines : les démocrates parti de la guerre

Elections américaines : les démocrates parti de la guerre

on: août 05, 2016

Et si l’enjeu des élections américaines à venir était rien moins que la troisième et dernière guerre mondiale ?+

La Russie a été invitée dans la campagne présidentielle par le parti Démocrate, à l’occasion de la publication par Wikileaks de près de vingt mille e-mails envoyés entre membres du parti et qui font apparaître, des manipulations en faveur d’Hilary Clinton et contre le deuxième candidat à l’investiture du parti, Bernard Sanders.+

Il est donc urgent du côté des soutiens d’Hillary Clinton de trouver un responsable. Il y a bien le parti républicain, mais il risquerait de « retourner le compliment ». Difficile d’accuser les soutiens de Bernard Sanders qui, pourtant, auraient aussi de bonnes raisons de passer les messages à Wikileaks, car maintenant qu’Hillary Clinton a gagné l’investiture, il faut veiller à l’unité du parti derrière sa candidate.+

Reste l’inusable bouc émissaire, le méchant Vladimir Poutine. Ainsi, contre toute vraisemblance, on accuse la Russie d’être derrière le piratage et d’avoir donné les messages à Wikileaks. Cela permet de faire d’une pierre deux coups, un on éloigne les questions du parti Démocrate et deux, on déconsidère l’adversaire Donald Trump dont on fait une « taupe » du Kremlin.+

Rapidement, Julian Assange explique, dans un entretien à la chaîne CNBC, que cette démarche est probablement une manœuvre de diversion vu qu’aucune preuve ne vient étayer ces accusations. De son côté, un site Israélien proche des services de renseignement de ce pays (Debka Files) explique que d’une part, le système de guerre électronique russe est une sorte de « trou noir ». On n’a presqu’aucun renseignement à son sujet, mais une chose paraît certaine c’est que si les Russes étaient impliqués, on ne trouverait pas de mentions comme “Fancy Bear,” ou “Cozy Bear” comme l’on dit les principaux vieux médias américains, repris par des vieux médias français. D’autre part, l’annonce par la société « Crowd Strike » qui travaille pour la campagne démocrate et qu’elle a trouvé l’origine du piratage en deux heures est hautement fantaisiste. Ce genre d’enquête qui nécessite des super-ordinateurs et une collaboration étroite avec les fournisseurs d’accès prend habituellement des mois, quand elle aboutit.+

Il n’est donc pas question de trouver la vérité mais d’utiliser tous les moyens possibles pour décrédibiliser un adversaire. Existe-t-il un moyen plus puissant aujourd’hui que de faire croire que Donald Trump est une taupe du Kremlin ? Après avoir utilisé ce genre d’argument, après avoir comparé Vladimir Poutine à Hitler, comment pourra-t-on une fois élue, si cela devait arriver, établir des relations normales entre grandes puissances ?+

Un spécialiste américain des relations américano-russes et ancien spécialiste de l’Urss, le professeur Stephen Cohen enseignant à Princeton et à l’Université de New York s’inquiète de plus en plus du tour pris par la politique étrangère américaine. Interviewé sur CNN par Michael Smerconish il expliquait : « Nous sommes très proches d’une confrontation nucléaire avec la Russie dans le genre de la crise des missiles de Cuba, mais cette fois le long de la frontière russe ou en Syrie. Cela nécessite de façon urgente un débat sur le sujet, d’autant que nous sommes en année électorale. (…) Cette présentation dangereuse de Donald Trump comme un agent russe qui vient principalement du camp démocrate, doit cesser immédiatement. » Et il poursuit en expliquant qu’à l’époque de la guerre froide, une époque qu’il est assez vieux pour avoir connue, on discutait de ces sujets aux Etats-Unis, on ne se contentait pas d’accusations sans aucune preuve comme aujourd’hui.+

L’affaire de e-mails démocrates a relancé la diabolisation de Donald Trump. C’est devenu une habitude en politique et dans les médias. On ne cherche pas à discuter les arguments de l’autre partie, on cherche à la déconsidérer, au besoin par des attaques personnelles, et on ne s’embarrasse pas de preuves.+

La dernière tentative de déstabilisation du camp Républicain en date est à trouver dans le numéro de ce jour du New York Times à propos de Paul Manafort, le conseiller de campagne de Donald Trump. Je ne reprendrai pas l’ensemble de l’article, ce n’est pas le sujet du moment et je vous conseille d’aller le lire pour vous faire votre opinion. Il commence comme ceci « Peu de consultants politiques ont eu un client qui échouait aussi spectaculairement que celui de Paul Manafort en Ukraine à l’hiver 2014 ». Pas besoin d’en dire plus, surtout ne pas préciser qu’alors, la campagne du client était terminée, qu’elle s’était soldée sur sa victoire et que ce n’est que quelques mois plus tard qu’il a été victime d’un changement de régime largement organisé par les Etats-Unis. Après une entame comme celle-là, l’incompétence du sieur Manafort est établie. Sans preuves, bien sûr, mais qui s’en souciera. Il ne reste plus qu’à expliquer que le client en question était un « homme de Poutine » et la boucle est bouclée. Le conseiller de Donald Trump est un incapable, un « homme de Poutine », donc Donald Trump lui-même est un incapable, et un « homme de Poutine ». Le niveau zéro de la réflexion politique.+

Henri Kissinger expliquait l’année dernière que la diabolisation du président russe ne pouvait tenir lieu de politique et qu’elle n’était que la marque d’une absence de politique.+

Ce qui a de quoi effrayer est que cette absence de politique pourrait être « gérée » par le parti démocrate qui est devenu en quelques années le parti de la guerre et un allié des néocons, aussi étonnant que cela puisse paraître à ceux qui se souviennent des positions de ce parti au début des années soixante dix.+

La candidate désignée à l’élection présidentielle de novembre, Hilary Clinton, est foncièrement belliciste. Elle l’a prouvé à maintes reprises dans un passé récent. Avec elle, comme le fait remarquer le journaliste américain Robert Parry, le parti Démocrate est maintenant le parti de la guerre le plus agressif, ce qui contraste énormément avec ses positions antérieures. Les Démocrates ont toujours été réticents à commencer des guerres extérieures quand ils n’y ont pas été résolument opposés comme dans le cas du Vietnam. Ils ont ainsi achevé en 2016 un virage à 180 degrés par rapport à leurs positions de 1968.+

Alors qu’elle n’était encore que sénateur de New York, Hilary Clinton a soutenu avec enthousiasme la guerre en Irak, ne retenant ses ardeurs qu’à l’approche des élections présidentielles de 2008 où elle se trouverait face à un candidat, Barack Obama qui lui, s’était opposé à cette guerre. En 2009, elle a soutenu la décision du président d’augmenter le contingent américain en Afghanistan pour lutter contre une nouvelle offensive des Talibans (le fameux « surge » de Barack Obama) qui n’a, en fait, pas eu d’autre résultat que la mort d’un millier de soldats américains supplémentaires et de beaucoup plus d’Afghans.+

En 2010, elle est parvenue à saboter la première tentative d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran sur le nucléaire. Cette tentative, qui était pilotée à l’initiative du président américain, par les présidents Brésilien et Turc, portait sur la remise par l’Iran d’une grande partie de son uranium faiblement enrichi.+

C’est elle également qui était à la manœuvre pour convaincre Barack Obama de demander à l’ONU l’établissement d’une zone d’interdiction aérienne au dessus de la Lybie, afin de protéger les « populations civiles innocentes ». Une fois la résolution obtenue grâce à l’abstention de la Chine et de la Russie (qui devait rapidement regretter sa position), la protection des populations est devenu une opération de changement de régime qui a plongé le pays dans le chaos que l’on sait. Le lendemain de la mort de Khadafi, Hillary Clinton déclarait sur une chaîne de télévision américaine : « nous sommes venus, nous avons vu, il est mort » en battant des mains de joie.+

Non seulement Hillary Clinton n’a pas reconnu ses torts en Lybie, mais elle a rapidement prévu d’organiser un changement de régime en Syrie, un autre « rêve » des néocons depuis 1990.+

Elle a quitté son poste de secrétaire d’état au début du deuxième mandat de Barack Obama en 2013. Quelques mois plus tard éclatait l’affaire du bombardement au sarin en Syrie, bombardement immédiatement mis sur le compte des forces gouvernementales. Malgré la pression internationale, le président temporisait quelques jours et on apprenait de source américaine qu’en fait de bombardement il n’y avait eu qu’une roquette tirée, roquette de fabrication artisanale et dont le rayon d’action indiquait que seuls des groupes terroristes auraient pu la tirer. Il s’agissait d’attirer les Etats-Unis dans la guerre aux côtés des terroristes. Peu de personnes doutent à Washington qu’Hillary Clinton aurait pesé de tout son poids pour une intervention directe si elle avait encore été secrétaire d’état. L’intervention de la Russie de Poutine qui a permis la destruction des armes chimiques du régime Assad n’a certainement pas arrangé les relations difficiles entre Hillary Clinton et la Russie et, en particulier, son ministre des affaires étrangères Serguei Lavrov.+

Pendant la campagne des primaires et une des rares fois où le sujet des relations internationales a été évoqué, Hillary Clinton a déclaré qu’en tant que présidente, elle ordonnerait une invasion de la Syrie, mais bien sûr, toujours dans le but de protéger les civils exterminés par leur président ! Quelle serait la réaction de la Russie ? Mais également celle de l’Iran, sans chercher encore à spéculer sur la réaction d’Israël qui n’a pas besoin d’une nouvelle Lybie à sa porte et qui a reçu des garanties de la Russie.+

Et que ferait Hillary Clinton en Ukraine ? Poursuivrait-elle la politique de Victoria Nuland et des néocons qui veulent que les Etats-Unis livrent des armes au président Poroshenko ? Nul doute que ces armes seraient immédiatement utilisées par l’armée ukrainienne pour anéantir les indépendantistes du sud est du pays et « délivrer » la Crimée. L’étape suivante sur la liste des rêves fous des néocons dont Hillary Clinton a épousé les thèses serait un changement de régime à Moscou. Résisterait-elle au plaisir pervers de montrer comme elle saurait être forte face à Vladimir Poutine ?+

On peut se poser la question et on est d’autant plus tenté de le faire quand on considère qui sont les principaux financiers de la campagne Démocrate. Je me pencherai en détail sur cette question dans un chapitre consacré au financement des campagnes politiques aux Etats-Unis. Remarquons simplement que les entreprises du complexe militaro-industriel sont largement représentées dans la liste des donateurs. Si elle était élue, Hillary Clinton aurait-elle la force politique de résister à leurs demandes ?+

Ce sont ces mêmes financiers qui reprochent depuis longtemps déjà à Barack Obama sa « faiblesse » dans le domaine de la politique extérieure, en particulier face à la Chine et à la Russie. On peut raisonnablement penser qu’Hillary Clinton serait beaucoup moins bien placée pour résister à ce genre de reproches.+

D’autant que, pour le moment au moins, il y a peu de voix qui s’élèvent pour prôner une approche plus diplomatique des grands problèmes du moment. Que ce soit le secrétaire général de l’Otan, son commandant suprême, tous rêvent d’en découdre avec la Russie.+

La seule voix d’importance politique nationale américaine qui se soit élevée contre les positions des démocrates et du complexe militaro industriel est celle de Donald Trump. Je ne soutiens pas le candidat Républicain, pas plus, d’ailleurs que je ne soutiens la candidate démocrate, mais je ne peux que constater où se trouve la réaction responsable d’un homme d’état qui pourrait se trouver à la tête de la plus grande puissance économique et militaire de la planète. Etant donné les enjeux, il y a lieu de bien réfléchir.+

Qu’a dit Donald Trump ? Qu’il voulait penser d’abord aux intérêts des Etats-Unis. Je mentionnerai au passage, que cela correspond à la position de cinquante sept pour cent de la population américaine selon un sondage « PEW » d’avril 2016. Il a dit également qu’il voulait en finir avec la guerre froide et coopérer avec la Russie dans différents domaines. Au lieu de susciter un vrai débat dans les vieux médias américains et européens, ses propos déclenchent une campagne de dénigrement digne du « McCarthisme ». Donald Trump a également dit qu’il aimerait savoir, soixante ans après sa création, quelles étaient les missions de l’Otan. Important sujet de réflexion quand on sait que le « Pacte de Varsovie » a, lui, disparu au début des années 90. Va-t-on en parler ? Non on explique que Donald Trump veut détruire l’Otan. Qui est à la manœuvre dans cette vaste opération de désinformation, le pari Démocrate et sa candidate Hillary Clinton. Cette dernière a déclaré il y a deux jours que Donald Trump avait fait “allégeance absolue aux objectifs de la politique étrangère russe”.+

Tout cela ne vous inquiète pas ?

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Les hurlements nationalistes et guerriers du général Allen, soutien d'Hillary Clinton.

6 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La guerre, #Europe supranationale, #La Russie, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

Les hurlements nationalistes et guerriers du général Allen, soutien d'Hillary Clinton (str Fr) .

FULL: General John Allen (ret. USMC) - Democratic National Convention
- General John Allen (ret. USMC), former Commander, International Security Assistance Forces, and Commander, United States Forces in Afghanistan.
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Le parti socialiste sponsor des dictateurs, de Washington, de l’Agenda 21 !

6 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #La nation ., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #l'horreur économique, #le nazisme, #Terrorisme

Le parti socialiste sponsor des dictateurs, de Washington, de l’Agenda 21 !

Le parti socialiste sponsor des dictateurs, de Washington, de l’Agenda 21 !

Le 05 août 2016

Voilà que l’affaire du voyage du député Thierry Mariani en Crimée sert encore de cible au Parti socialiste français ! Mariani, député français, agit en homme libre et contre la dictature de l’information (La Lügenpresse tant dénoncée par les patriotes allemands) qui veut expliquer aux citoyens de France que la Russie est une dictature et que les républiques libres du Donbass comme la Crimée auraient été envahies par les Russes ! Que les Russes sont les méchants et que les Français avec le gouvernement actuel et les Etats-Unis avec Obama et peut-être demain Hillary Clinton sont les gentils ! En voulant nous faire croire que l’Ukraine n’a pas été envahie par l’OTAN dans le sang mais de manière démocratique ! La technique de l’inversion des valeurs est royalement appliquée par le PS ! Jean-Christophe Cambadélis attaque Thierry Mariani dans une déclaration de presse du PS « Ukraine/Crimée : Thierry Mariani multirécidiviste de l’irresponsabilité » et montre le niveau pitoyable et surtout dangereux de la caste actuelle au pouvoir !+

Le PS interdit les Français de référendum. Le parti socialiste par la voix de Cambadélis accuse la Russie d’avoir annexé la Crimée alors que les habitants de Crimée ont effectué un référendum et que les habitants de Crimée sont contents de vivre dans la fédération de Russie. Cambadélis devraient plutôt publier, «Ségolène Royale multirécidiviste de l’irresponsabilité » car la question du référendum rappelle les déclarations honteuses et arrogantes (pensant certainement que les Français ne regarderaient pas la BBC ne parlant pas l’anglais…) de Ségolène Royale dans un entretien avec la BBC en juillet 2016 où cette dernière dit , « je ne veux pas de référendum pour le peuple français » ; « la France ne fera pas l’erreur de David Cameron, je peux vous l’assurer. Nous ne ferons pas de référendum sur la sortie de l’Union Européenne de la France, je peux vous l’assurer » et qualifiant, de fait, les citoyens français dans sa lancée de débiles mentaux incapables d’avoir un avis n’ayant pas le niveau et tout simplement pas le droit de décider laissant entendre que seul le parti socialiste a le droit de décider de l’avenir de la France et de son peuple !

 

Car, elle, Ségolène Royal et les autres élus en place ont la science infuse et savent tout en étant supérieur aux autres faisant du peuple français des vaches bien gardées. « Nous croyons aux bonnes questions par rapport aux réponses », justifie Royal sa position quand le journaliste de la BBC se marre en voyant une telle personnalité politique de France, pays des droits de l’Homme, refuser un droit fondamental à ce même peuple de France ! Un droit fondamental que les mêmes socialistes exigent pour les autres nations ! C’est sûr que la Crimée montre au peuple français que par un référendum un peuple peut choisir et ce qui n’est pas le cas du peuple français  qui, lui, vit dans une dictature socialiste !+

Parti socialiste aux ordres de l’agenda 21 et de Washington. C’est évident. Le PS est l’instrument de Washington et de l’agenda 21 pour appauvrir les gens (Hartz IV en Allemagne avec le socialiste Schröder et le RSA en France!), les casser de leur statut de citoyen (TAFTA, loi du travail) et pour détruire leur identité au sein de leur famille et de la leur nation et de leur Histoire ! « L’accueil des réfugiés, pour nous, c’est oui ! » : Appel à la constitution d’un réseau de villes solidaires », publie Cambadelis sur sa page internet . Le parti socialiste et Cambadélis font la promotion de l’import de populations africaines et de la soumission par l’islam en France et de la lutte du changement climatique en obéissant à l’agenda 21 et à l’ONU pour changer le monde sans tenir compte de l’avis du peuple français. Le peuple français doit être rééduquer dans le sang et par la violence ! Le PS étant un outil des Young Leaders pour changer la France dans ses fondements avec l’introduction de l’enseignement de l’arabe dans les petites classes au profit des langues régionales de France (Le breton, le corse, le catalan, l’alsacien), il faut bien sûr attaquer un député français, Thierry Mariani, qui a le courage de montrer une autre position politique et de montrer son soutien à la politique russe et à la Crimée. La Russie est attaquée par Washington par les armes avec l’OTAN (encerclement par l’OTAN de la Russie) mais par la guerre de communication dont le PS se fait le porte-parole. Sans autorisation de Washington François Hollande n’aurait pas pu être élu tout comme Angela Merkel. La masse des Français doit toujours croire que la Crimée a été annexée, que la Russie c’est la dictature et que la France c’est, elle, la terre des droits de l’Homme qui protège la Syrie contre le dictateur Assad et contre le dictateur Poutine ! Mariani soutenant la Crimée et la Russie est dans les camps des méchants pour le PS et il doit être diabolisé. Le Parti socialiste ment ce qui n’est pas une surprise mais ce qui est grave ! Pour cela il suffit de compter le nombre des Young Leaders, achetés par Washington et l’ONU dans leur rang mais aussi voir que le président français, François Hollande, a soutenu dès le départ les djihadistes en Syrie contre un gouvernement légal. Encore une fois, Hollande avec le PS, soutient la technique de guerre voulue par Washington. Les tueurs formés en Syrie contre Assad sont maintenant en France. D’ailleurs un arsenal important de l’OTAN utilisé par les djihadistes (Le Gladio islamiste en somme) a été découvert à côté d’Alep. De toutes les manières le PS et Royal, Hollande ou Cambadélis sont des individus qui appartiennent au passé de la France et qui ne resteront pas dans les livres d’Histoire ! Thierry Mariani, lui, travaille pour la France de demain qui est naturellement l’alliée de la Russie et forcément le soutien de la Crimée. Cambadélis soutient le régime de Porochenko, celui d’un homme qui a appelé à massacrer les russophones et leurs enfants dans leurs caves ! Cambadélis soutient la politique de l’ONU qui massacre des populations civiles. L’Histoire n’oubliera jamais cela !

Olivier Renault

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Un front hémorragique et un service des urgences en panne. Par Erwan Castel

4 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #L'OTAN., #Europe supranationale

jeudi 4 août 2016

Le réveil de la guerre ou des consciences

Un front hémorragique et un service des urgences en panne. 
 
 
 
Désormais le fracas des détonations, sans que jamais on puisse s'y habituer, fait à nouveau partie du quotidien de la ligne de front du Donbass. Chaque soir, l'artillerie ukrainienne pilonne les territoires républicains dont certains noms reviennent inlassablement dans ce martyrologe européen...
 
Le 3 août, une nouvelle réunion du "Groupe de contact" chargé d'accompagner la mise en oeuvre des accords de Minsk a eu lieu à Minsk exactement une semaine après que l'échec de la précédente réunion qui n'est pas arrivée à trouver un accord pour engager un cessez le feu réel, notamment par un retrait des forces au niveau des "zones de contact" du front.
 
Au moment où se déroulait à Minsk cette nouvelle tentative de négociations, l'armée ukrainienne engagée sur le front a tenu a exprimer son point de vue sur le processus de paix, en réalisant une nouvelle campagne de bombardements sur des positions et des quartiers résidentiels de la République de Donetsk :
 
 
La plupart de ces bombardements ukrainiens s'accompagnent également sur les zone où les combattants sont à portée de leurs armes légères d'échanges de tirs dont la violence n'échappe pas aux services de propagandes kiéviens, confrontés à l'urgence de remotiver une armée en pleine déliquescence morale.
 
Vidéo de la propagande ukrainienne, secteur de Marinka
 

Le gouvernement de Kiev semble complètement enlisé dans un naufrage économique total, un échec politique insurmontable d'où surnagent les scandales quotidien de corruption d'état, les assassinats politiques et le frasques d'une Savchenko psychotique...

Porochenko sait que le soutien inconditionnel des palais de l'Union Européenne appartient désormais au passé et que les aides économiques commencent à exiger en retour des résultats qu'il sait impossible a réaliser... Les USA quant à eux, dont la stratégie est empêtrée dans l'imbroglio turc et l'impasse syrienne,semblent hésité à s'engager plus en avant et directement dans la crise, hormis des aides militaires via la branche néo-conservatrice qui contrôle un partie du département américain de la défense. Il reste quelques pays comme le Canada ou la France et bien sûr les pays baltes par exemple qui continuent a soutenir aveuglément les soudards de Kiev, par héritage bandériste, cupidité imbécile ou russophobie pathologique....

La population civile du Donbass, quant à elle a repris le chemin des nuits blanches où dans les caves sombres résonnent à nouveau les pleurs des enfants...

 

 

 

 

 
Devant l'échec total de sa politique autant suicidaire que génocidaire, Porochenko, pour sauver son pouvoir illusoire (mais lucratif), semble donc décidé à une fuite en avant et entraîner la région dans une nouvelle guerre meurtrière et folle. 
 
Dans les prochaines semaines à venir, les pays occidentaux vont certainement devoir (enfin) "monter sur leur trône" et choisir entre leurs intérêts militaro-industriels que représente l'acquisition du territoire ukrainien ou leurs responsabilités politiques, morales et historiques consécutives à un soutien ou un laisser faire donnés à ce gouvernement de tarés.
 
Car ne nous leurrons pas, Kiev ne peut mener cette guerre que grâce aux subsides du FMI et aux aides de l'Union Européenne, du Pentagone et de l'OTAN, l'argent ici n'est pas seulement le nerf de la guerre, il est aussi le carburant du génocide du Donbass.
 
Si demain, les pays occidentaux ne sanctionnent pas les violations ukrainiennes du cessez le feu par un blocus économique de Kiev, c'est que l'Europe aura choisi non seulement le camp de la guerre totale mais surtout le chemin de l'opprobre infâme...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 
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UKRAINE, la marche de la paix arrive demain 27 juillet 2016 à Kiev, si tout se passe bien...

26 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La République, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN., #La paix

UKRAINE, la marche de la paix arrive demain 27 juillet 2016 à Kiev, si tout se passe bien...

Bonjour.

Après Gandhi, après Martin Luter King, après Nelson Mandela, voici un autre exemple de la force de la non-violence. Depuis un mois environ sont parties deux processions de la paix, l’une de l’ouest de l’Ukraine (région de Lviv) et l’autre de l’est de l’Ukraine (région de Karkov), pour converger le 27 juillet à Kiev, la capitale. Le symbole est fort, il démontre que la prière et les icônes de paix - essentiellement ceux en l’honneur de la vierge Marie, le mère de jésus Christ – sont plus fort que la guerre et que les brutes barbares qui la servent.

En Ukraine ces barbares sont les soudards nazis de Pravy Sektor à la solde de l’Empire du bien. En d’autres lieux ces soudards sont les djihadistes takfiristes assoiffés de sang et capables de toutes les barbaries - égorger un enfant de 10 ans à l’arrière d’une camionnette, brûler vives dans des cages d’acier des femmes yézidies à Mossoul qui avaient refusé de devenir les prostitués de ces sauvages - afin d’imposer par la terreur et l’effroi l’ordre mondial.


Il est réconfortant de voir que la voix de l’humanisme caractérisant la pensée universelle puisse se manifester dans un pays voué au chaos constructeur par les psychopathes qui dirigent le monde. Ce pays est l’Ukraine, dans lequel les forces obscurantistes ont réalisé d’horribles massacres (la maison des syndicats à Odessa le 2 mai 2014) ; ce qui prouve que la paix et la justice peuvent triompher, même lorsque tout semble perdu.


Merci aux ukrainiens pour ce courage et cette détermination, merci pour ce message de paix. Ils sont à un jour de l’arrivée à Kiev, notre rôle est de les accompagner dans cette marche en faisant connaître cette initiative le plus largement possible, afin que nos responsables alertés par nous ne puissent fuir leurs responsabilités comme c’est souvent le cas hélas.

Dans la vidéo ci-dessous, vous pourrez observer cette marche lorsqu’elle est confrontée aux enragés néo nazis de Pravy Sektor. Je ne comprends pas l’ukrainien, mais les images parlent d’elles-mêmes.

Bien cordialement

Lucien Pons

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L’étrange cas d’un nazi devenu tueur à gages israélien… [Haaretz]

25 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #l'Allemagne, #le nazisme, #Chroniques du fascisme ordinaire, #Comité pour une Nouvelle résistance

Incroyable information issue du plus grand journal israelien…

Source : Haaretz, le 27/03/2016

Otto Skorzeny, l’une des meilleures recrues du Mossad, était un ancien lieutenant des Waffen-SS et l’un des SS préférés d’Hitler.

Otto Skorzeny | Credit: Wikimedia Commons / Kurt Alber

Otto Skorzeny | Credit: Wikimedia Commons / Kurt Alber

Le 11 septembre 1962, un savant allemand disparut. Les faits étaient simples : Heinz Krug s’était rendu à son travail mais il n’était jamais rentré chez lui.

La police de Munich disposait d’un seul élément important : les fréquents allers-retours de Krug au Caire. C’était l’un de ces dizaines d’experts nazis en fusées aux services desquels l’Égypte avait recours pour développer un armement sophistiqué.

HaBoker, journal israélien maintenant disparu, prétendit, de façon surprenante, avoir l’explication : les Égyptiens avaient kidnappé Krug pour l’empêcher de faire affaire avec Israël.

Par cette révélation un peu maladroite, cependant, Israël essayait de dissuader les enquêteurs de fouiller trop profondément pour élucider cette disparition, même si ceux-ci n’auraient jamais pu retrouver le savant de 49 ans.

Nous pouvons maintenant le révéler, en nous fondant sur des interviews avec d’anciens officiers du Mossad et avec des Israéliens qui ont accès aux archives secrètes de ce service depuis un demi-siècle, Krug a été assassiné pour intimider les chercheurs allemands qui travaillaient pour l’Égypte, et ce meurtre faisait partie d’un complot des services de renseignement israéliens.

En outre, la révélation la plus abasourdissante, c’est celle de l’identité de l’agent du Mossad qui a tiré les coups de feu mortels : Otto Skorzeny, l’une des meilleures recrues du service d’espionnage israélien, était un ancien lieutenant-colonel au sein de la Waffen-SS et l’un des chefs préférés d’Hitler. Le Führer, en effet, l’avait décoré de la médaille militaire la plus prestigieuse, la croix de chevalier de la croix de fer, pour avoir dirigé l’opération de sauvetage qui avait soustrait son ami Mussolini à ses ravisseurs.

Mais c’était avant. Dès 1962, selon nos sources — qui ne nous ont parlé que contre la promesse de ne pas voir leur identité révélée — Skorzeny avait un autre employeur. Le récit de la façon dont cela est arrivé est l’une des histoires les plus intéressantes, tenues secrètes à ce jour, des archives du Mossad, l’agence dont le nom entier, traduit de l’hébreu, signifie : « Institut pour le renseignement et les missions spéciales ».

Otto Skorzeny avec Mussolini qu'il vient de libérer - 12 septembre 1943. Credit: Wikimedia Commons /Toni Schneiders

Otto Skorzeny avec Mussolini qu’il vient de libérer – 12 septembre 1943. Credit: Wikimedia Commons /Toni Schneiders

Il faut, tout d’abord, pour comprendre cette histoire, savoir que le Mossad pensait devoir, en priorité, empêcher les chercheurs allemands qui collaboraient alors au programme de fusée de l’Égypte de continuer dans cette voie. Pendant plusieurs mois avant sa mort, en effet, Krug, tout comme d’autres Allemands qui travaillaient à la construction de fusées en Égypte, avait reçu des messages menaçants. Quand ils étaient en Allemagne, on leur téléphonait au milieu de la nuit, leur enjoignant d’abandonner le programme égyptien. Quand ils se trouvaient en Égypte, ils recevaient des lettres piégées et plusieurs d’entre eux avaient été blessés par ces explosions.

Krug, justement, était quasiment le premier sur la liste des cibles du Mossad.

Lors de la guerre qui s’était terminée 17 ans plus tôt, Krug faisait partie de l’équipe de superstars à Peenemünde, centre de recherche de l’armée, sur la côte de la mer Baltique, où des chercheurs allemands travaillaient pour Hitler et le troisième Reich. L’équipe, dirigée par Wernher von Braun, était fière d’avoir conçu les fusées qui, lors du Blitz, avaient presque vaincu l’Angleterre. Ils avaient de plus larges ambitions, et cela incluait des missiles qui pourraient avoir une beaucoup plus grande portée, une exactitude encore plus précise et un pouvoir de destruction plus important.

Selon les informations du Mossad, dix ans après la fin de la guerre, von Braun avait invité Krug et d’autres anciens collègues à le rejoindre en Amérique. Ce savant, dont le passé nazi avait été pratiquement gommé, dirigeait un programme de développement de missiles pour les États-Unis. Il était même devenu l’un des pères du programme d’exploration de l’espace de la NASA. Krug fit un autre choix, apparemment plus lucratif : il rejoignit en Égypte des chercheurs du groupe de Peenemünde, menés par le professeur allemand Wolfgang Pilz, qu’il admirait énormément. Ils allaient concevoir un programme de missiles secret pour ce pays arabe.

Selon les Israéliens, Krug ne pouvait pas ignorer qu’Israël, où tant de survivants de l’holocauste avaient trouvé refuge, était la cible visée par la capacité militaire de ses nouveaux maîtres. Pour un nazi convaincu, ce serait là une occasion de continuer la sinistre mission d’extermination des juifs.

Krug, cependant, était rendu fou par les coups de téléphone et les lettres de menaces. Ses collègues et lui savaient que les Israéliens en étaient à l’origine. C’était évident. En 1960, des agents israéliens avaient kidnappé, au fin fond de l’Argentine, Adolf Eichmann, l’un des principaux organisateurs de l’holocauste. Les Israéliens avaient, à la surprise générale, amené clandestinement ce nazi à Jérusalem, où il avait été jugé. Il avait été pendu le 31 mai 1962.

Que Krug songe que lui aussi, peut-être, allait se faire attraper par le Mossad n’était pas déraisonnable. C’est pour cela qu’il demanda de l’aide à un héros nazi, qui passait pour le meilleur des meilleurs au temps de la splendeur d’Hitler.

Otto Skorzeny (deuxième à partir de la gauche), 3 octobre 1943. Credit: Wikimedia Commons

Otto Skorzeny (deuxième à partir de la gauche), 3 octobre 1943. Credit: Wikimedia Commons

Le jour de sa disparition, selon de nouveaux renseignements émanant de sources dignes de foi, Krug quitta son bureau pour rencontrer Skorzeny, l’homme qui, d’après lui, serait son sauveur.

Skorzeny, qui avait alors 54 ans, n’était ni plus ni moins qu’une légende. Un soldat impétueux et inventif qui avait grandi en Autriche, célèbre pour sa longue balafre sur la joue gauche, conséquence d’une joute d’escrime un peu trop fougueuse dans sa jeunesse, et qui avait fini par devenir lieutenant-colonel dans la Waffen-SS. Grâce à ses exploits comme commandant de guérilla, il avait été remarqué par Hitler qui le voyait comme un homme capable de se surpasser au-delà de ce qu’on peut imaginer et que rien n’arrêtait dans l’accomplissement de sa mission.

Par ses exploits pendant la guerre, le colonel galvanisait les Allemands et inspirait aux ennemis de l’Allemagne un certain respect. Les renseignements militaires américain et britannique appelaient Skorzeny « l’homme le plus dangereux d’Europe ».

Krug contacta Skorzeny en espérant que ce grand héros, qui vivait alors en Espagne, arrive à trouver le moyen d’assurer la sécurité des chercheurs.

Les deux hommes se trouvaient dans la Mercedes blanche de Krug et s’éloignaient de Munich par le nord quand Skorzeny déclara qu’il avait recruté trois gardes du corps. Ils étaient juste dans la voiture derrière, dit-il, et ils allaient les accompagner dans un endroit sûr, dans la forêt, pour bavarder. C’est à ce moment et à cet endroit que Krug fut assassiné, sans avoir été mis en accusation ni condamné. L’homme qui appuya sur la détente n’était autre que le célèbre héros nazi. Les services d’espionnage israéliens avaient réussi à faire d’Otto Skorzeny un agent secret de l’État juif.

Après que Krug eut été tué, les trois israéliens versèrent de l’acide sur son corps, attendirent un moment avant de l’enterrer dans un trou qu’ils avaient creusé auparavant. Ils recouvrirent alors cette tombe improvisée de chaux vive, pour que les chiens policiers et les animaux sauvages ne flairent jamais la piste de restes humains.

La troïka qui avait coordonné cette exécution judiciaire était dirigée par un futur premier ministre, Yitzhak Shamir, qui était alors le chef de l’unité des opérations spéciales du Mossad. Il y avait aussi Zvi « Peter » Malkin, qui s’était attaqué à Eichmann en Argentine et qui, plus tard, allait se faire une place dans le monde de l’art en tant que peintre new-yorkais. C’est Yosef « Joe » Raanan, le responsable des services de renseignement en Allemagne, qui supervisait de loin l’opération. Tous trois avaient perdu de nombreux membres de leur famille lors de ce génocide barbare de 6 millions de juifs, étendu à tout un continent, qu’Eichmann, entre autres, avait organisé.

Otto Skorzeny (à gauche) et Adrian von Folkersam (à droite) à Budapest, 16 octobre 1944. Credit: Wikimedia Commons

Otto Skorzeny (à gauche) et Adrian von Folkersam (à droite) à Budapest, 16 octobre 1944. Credit: Wikimedia Commons

Israël avait des motivations claires en travaillant avec un homme comme Skorzeny, il s’agissait de se rapprocher autant que possible des nazis qui aidaient l’Égypte à fomenter un nouvel holocauste.

Les méthodes du Mossad pour protéger Israël et les juifs ne suivent pas de règles établies d’avance. Les espions de ce service ont fait fi des lois de beaucoup de pays, quand ils ont agi dans le but d’éliminer les ennemis d’Israël : les terroristes palestiniens, les chercheurs iraniens, et même un inventeur d’armement canadien, Gerald Bull, qui travaillait pour Saddam Hussein jusqu’à ce que quelques balles n’interrompent sa carrière, à Bruxelles, en 1990. Les agents du Mossad à Lillehammer, en Norvège, ont même tué un serveur marocain qu’on soupçonnait, à tort, d’être le cerveau derrière le massacre, en 1972, de 11 israéliens aux Jeux olympiques de Munich par le groupe terroriste Septembre noir. Ahmed Bouchikhi a été assassiné en 1973 alors qu’il sortait d’un cinéma, en compagnie de son épouse, qui était enceinte. Le gouvernement israélien a ensuite versé un dédommagement à sa veuve, sans toutefois admettre officiellement sa responsabilité. Cette mission bâclée a retardé d’autres exécutions du Mossad, mais elle n’y a pas mis fin.

Pour se rendre aux endroits imprévus où accomplir ces invraisemblables missions, le Mossad s’est parfois trouvé obligé d’avoir des associés peu ragoûtants. Quand les Israéliens devaient conclure des alliances à court terme, ils étaient prêts, comme dit le proverbe, à danser avec le diable si cela semblait nécessaire.

Mais pourquoi donc Skorzeny travaillait-il avec le Mossad ?

Il était né à Vienne, en juin 1908, dans une famille bourgeoise, fière que certains de ses membres aient servi dans l’armée de l’empire austro-hongrois. Depuis son tout jeune âge, il s’était montré intrépide, hardi et doué d’un talent certain pour inventer des fables emberlificotées qui lui permettaient de duper les autres. C’était là des caractéristiques essentielles pour un officier de commando en temps de guerre et sûrement aussi des qualités très appréciées par le Mossad.

Il avait adhéré à l’antenne autrichienne du parti nazi en 1931, alors qu’il avait 23 ans, il avait servi dans ses milices armées, les SA, et il adulait Hitler. Le Führer avait été élu chancelier en 1933 avant de s’emparer de l’Autriche en 1938. Quand il avait envahi la Pologne et que la Seconde Guerre mondiale avait éclaté, Skorzeny avait abandonné son entreprise de construction et s’était engagé non dans l’armée régulière, la Wehrmacht, mais dans la division SS Leibstandarte qui servait, en quelque sorte, de garde du corps à Hitler.

Dans des mémoires rédigés après la guerre, il a raconté ses années de service en qualité de SS comme s’il n’avait fait que voyager, sans quasiment jamais verser le sang, dans la Pologne, la Hollande et la France occupées. Ses activités ne pouvaient pas avoir été aussi anodines que son livre le laissait entendre. Il avait participé à des batailles en Russie et en Pologne et les Israéliens pensaient sûrement qu’il avait très probablement été impliqué dans l’extermination des juifs. Les Waffen-SS, après tout, n’étaient pas l’armée régulière, c’était le bras armé du parti nazi et de son plan génocidaire.

Otto Skorzeny, en Poméranie, rendant visite au 500ème bataillon de parachutistes, février 1945. Credit: Wikimedia Commons

Otto Skorzeny, en Poméranie, rendant visite au 500ème bataillon de parachutistes, février 1945. Credit: Wikimedia Commons

Sa mission la plus célèbre et la plus audacieuse, il l’avait accomplie en septembre 1943 à la tête de commandos qui volaient dans des planeurs dépourvus de moteurs pour aller porter secours, dans une station de montagne haut perchée, à l’ami et allié d’Hitler, le dictateur fasciste Mussolini, récemment déposé. Il l’avait enlevé à ses ravisseurs dans des conditions impossibles.

C’est cette équipée qui valut à Skorzeny sa promotion au grade de lieutenant-colonel et à celui de contrôleur opérationnel des forces spéciales d’Hitler. Le Führer le récompensa aussi par un tête-à-tête de plusieurs heures, en plus de la médaille de chevalier si convoitée. Cependant c’est loin d’être son seul exploit.

En septembre 1944, au moment où le dictateur de la Hongrie, l’amiral Miklos Horthy, un allié des nazis, allait demander la paix à la Russie alors que les puissances de l’Axe commençaient à s’effondrer, Skorzeny se rendit à Budapest, à la tête d’un contingent des Forces spéciales, pour kidnapper Horthy et remplacer son gouvernement par un régime à la ligne plus dure, celui du mouvement fasciste des croix fléchées qui, pour sa part, se mit à assassiner ou à déporter dans des camps de concentration des dizaines de milliers de juifs hongrois qui avaient jusque-là réussi à survivre.

En 1944 aussi, Skorzeny choisit 150 soldats, dont certains parlaient un anglais assez bon voire excellent, pour mettre en œuvre un plan hardi qui visait à repousser les Alliés après leur débarquement en Normandie, le jour J du débarquement. Les Alliés avançant sur le territoire français, Skorzeny fit endosser à ses hommes des uniformes étasuniens pris sur des prisonniers et leur fournit des tanks américains pour qu’ils attaquent et plongent dans la confusion les troupes alliées derrière leurs propres lignes.

Cette mystification, d’une grande hardiesse, à laquelle il faut ajouter le vol des biens des soldats américains, valut à Skorzeny, après la fin de la guerre, deux années d’interrogatoires, d’emprisonnement et de procès. Les juges militaires alliés finirent cependant par l’acquitter en 1947. Une fois de plus, il fut présenté dans les gros titres des journaux du monde entier comme l’homme le plus dangereux d’Europe. Il savoura sa célébrité et publia ses mémoires traduites dans de nombreuses langues et éditions, y compris celle des Greenhill Books « Skorzeny special missions: the autobiography of Hitler’s commando ace » (Les missions spéciales de Skorzeny : l’autobiographie du meilleur chef commando d’Hitler). Dans ses ouvrages, il brodait de façon hyperbolique sur la réalité des faits tout en minimisant incontestablement ses contacts avec les plus sanguinaires des dirigeants nazis. Il évoquait ses conversations avec Hitler en présentant le dictateur comme un stratège militaire bienveillant et prévenant.

Il y a cependant beaucoup de choses que Skorzeny n’a pas dévoilées, y compris la façon dont il a échappé aux autorités militaires américaines qui l’avaient retenu après son acquittement. Les procureurs réfléchissaient à sa mise en accusation devant les tribunaux de Nuremberg, mais il réussit à s’enfuir lors d’un transfert, grâce à l’aide présumée de soldats SS qui auraient endossé des uniformes de la police militaire américaine.

La fuite de Skorzeny aurait pu être facilitée aussi par l’organisation qui a précédé la CIA, le Bureau des services spéciaux, pour lequel il a un peu travaillé après la guerre. On peut noter qu’on lui a permis de s’installer en Espagne, un paradis pour les vétérans nazis, avec la protection du Généralissime Francisco Franco. Dans les années qui suivirent, il a collaboré, en tant que conseiller, avec le Président Peron d’Argentine et le gouvernement égyptien. C’est à cette époque qu’il s’est lié d’amitié avec les officiers égyptiens qui dirigeaient le programme des missiles et employaient des experts allemands.

Otto Skorzeny, témoin aux procès de Nuremberg, attendant dans une cellule, 24 novembre 1945. Credit: Wikimedia Commons

Otto Skorzeny, témoin aux procès de Nuremberg, attendant dans une cellule, 24 novembre 1945. Credit: Wikimedia Commons

En Israël, une équipe du Mossad se mit au travail pour trouver le lieu où il serait le plus facile de tuer Skorzeny. Le chef de l’agence, Isser Harel, avait toutefois un plan plus hardi. Au lieu de le tuer, il voulait l’attraper dans ses filets.

Les officiers du Mossad savaient depuis un certain temps que pour cibler les chercheurs allemands, ils avaient besoin d’un homme à l’intérieur du groupe ciblé. En fait, le Mossad avait besoin d’un nazi.

Les Israéliens ne trouveraient jamais un nazi en qui ils pourraient avoir confiance, mais ils pensaient à un nazi sur qui ils pourraient compter, quelqu’un de sérieux et de déterminé qui aurait, dans le passé, exécuté des plans risqués, et qui saurait garder des secrets. La décision, à première vue bizarre, de recruter Skorzeny ne fut pas facile à prendre, d’un point de vue personnel, cette tâche étant dévolue à Raanan, né lui aussi à Vienne, et qui avait échappé de peu à l’holocauste. Après que les nazis eurent envahi son pays en 1938, ce juif autrichien, qui s’appelait alors Kurt Weisman, fut envoyé, à l’âge de 16 ans, en Palestine. Sa mère et son frère cadet restèrent en Europe et périrent.

Comme beaucoup de juifs en Palestine, il rejoignit les rangs de l’armée britannique, dans l’espoir d’aider à renverser l’Allemagne, et il servit dans la Royal Air Force. Après la création de l’État d’Israël en 1948, il prit, comme beaucoup, un nom hébreu et, devenu Joe Raanan, il fit partie des premiers pilotes de la toute petite armée de l’air de cette nouvelle nation. Le jeune homme fut nommé rapidement commandant de base aéronautique et, plus tard, chef du renseignement de l’armée de l’air.

Le CV exceptionnel de Raanan, y compris son travail dans la RAF dans le service de la guerre psychologique, suffit à attirer l’attention de Harel, qui le recruta dans le Mossad en 1957. Quelques années plus tard, il fut envoyé en Allemagne pour y diriger les opérations secrètes avec ordre de se concentrer sur les savants allemands qui travaillaient en Égypte. Ainsi, c’est Raanan qui dut concevoir et commander l’opération destinée à établir un contact avec Skorzeny, le célèbre chef des commandos nazis.

L’espion israélien eut du mal à surmonter son dégoût, mais quand il lui en fut donné l’ordre, il rassembla une équipe qui partit en Espagne pour « collecter des renseignements avant d’agir. » Ses membres observèrent Skorzeny, sa villa, son bureau et ses habitudes quotidiennes. Il y avait avec eux une Allemande de 28-29 ans qui n’était pas un véritable agent à plein temps du Mossad, mais « une assistante ». On appelait ce genre de personnes en hébreu « saayani » si c’était une femme et « saayan » si c’était un homme. Cette jeune femme était, en quelque sorte, figurante dans un film pompeusement mélodramatique, jouant n’importe quel rôle demandé, une saayani faisant souvent semblant d’être la petite amie d’un combattant clandestin du Mossad.

Des rapports internes du Mossad révélèrent plus tard qu’elle s’appelait Anke, qu’elle était jolie, vive et aimait beaucoup flirter. Voilà qui était parfait pour le travail dont il s’agissait, on allait jouer au couple.

Un soir des premiers mois de 1962, Skorzeny, prospère, doué d’un certain charme viril en dépit de sa balafre, se trouvait dans un bar huppé de Madrid en compagnie de sa femme, nettement plus jeune que lui, Ilse von Finckenstein. Une vraie nazie à n’en pas douter, elle aussi : elle était la nièce de Hjalmar Schacht, le talentueux ministre des Finances d’Hitler.

Ils savouraient des cocktails et se détendaient quand le barman les présenta à un couple germanophone qu’il venait de servir. La femme était jolie et avait dans les 28-29 ans et son compagnon, un homme élégant, avait, lui, près de 40 ans. Ils dirent être des touristes allemands et évoquèrent l’histoire pénible qui leur était arrivée : on venait de les dépouiller complètement dans la rue.

Leur allemand était parfait, même si l’homme avait un léger accent autrichien, qui rappelait celui de Skorzeny. Ils donnèrent leur nom, de faux noms, il s’agissait, en fait, d’un agent du Mossad dont l’identité ne peut pas encore être révélée et son « assistante », Anke.

Ils prirent quelques verres de plus, puis on commença à flirter sans retenue, et la femme de Skorzeny ne tarda pas à inviter le jeune couple, qui avait tout perdu, argent, passeports et bagages, à passer la nuit dans leur somptueuse villa. Le charme des nouveaux-venus opérait de façon irrésistible, c’était comme si les deux couples étaient liés par un désir réciproque. Après qu’ils eurent pénétré dans la maison, toutefois, au moment crucial où ce flirt espiègle avait atteint le point où le moment semblait arrivé de passer à l’étape suivante, Skorzeny, cet hôte si charmant, braqua un révolver sur le jeune couple et déclara : « Je sais qui vous êtes et je sais pourquoi vous êtes là. Vous êtes des agents du Mossad et vous êtes venus pour me tuer. »

Le jeune couple ne broncha pas. L’homme déclara : « Vous avez à moitié raison. Nous sommes effectivement du Mossad mais si nous étions venus pour vous tuer, vous seriez mort depuis des semaines. »

« Ou peut-être, dit Skorzeny, c’est moi qui vais juste vous tuer. »

Anke intervint : « Si vous nous tuez, ceux qui nous suivent ne vont pas se donner la peine de prendre un verre avec vous. Vous ne verrez même pas leur visage avant qu’ils ne vous fassent sauter la cervelle. Nous vous demandons seulement de nous aider. »

Après une longue minute qui sembla une heure, Skorzeny, le révolver toujours braqué sur le jeune couple, demanda cependant : « Quel genre d’aide ? Vous avez besoin qu’on vous aide pour quelque chose ? » L’officier du Mossad, dont maintenant encore les collègues ne dévoilent pas l’identité, dit à Skorzeny qu’Israël avait besoin de renseignements et était prête à le payer grassement.

Le chef de commando préféré d’Hitler se tut quelques instants, réfléchit, et surprit l’israélien en disant : « L’argent ne m’intéresse pas, j’en ai suffisamment. »

L’homme du Mossad fut encore plus étonné d’entendre Skorzeny évoquer ce qu’il voulait réellement : « J’ai besoin que Wiesenthal enlève mon nom de sa liste. » Simon Wiesenthal, le célèbre chasseur de nazis basé à Rome, l’avait mis sur sa liste de criminels de guerre, mais voilà que l’accusé soutenait n’avoir commis aucun crime.

L’israélien ne croyait pas aux protestations d’innocence des officiers supérieurs nazis, mais le recrutement d’un espion exige des mensonges opportuns et des subterfuges. « O.K., dit-il, ce sera fait. On va s’en occuper. »

Skorzeny finit par baisser son arme et les deux hommes se serrèrent la main, l’agent du Mossad cachant son dégoût.

« Je savais que cette histoire à propos de l’attaque dont vous aviez été victime était fausse, dit Skorzeny, avec le sourire fanfaron d’un professionnel du renseignement. Je savais que c’était juste une couverture. »

L’étape suivante consista à le faire venir en Israël. Son agent traitant du Mossad, Raanan, organisa un voyage secret à Tel Aviv où Skorzeny fut présenté à Harel. Le nazi fut interrogé et reçut aussi des instructions et des recommandations plus spécifiques. Pendant cette visite, on fit visiter à Skorzeny Yad Vashem, le musée de Jérusalem, dédié à la mémoire des 6 millions de juifs victimes de l’holocauste. Le nazi resta silencieux et se conduisit avec respect. Il y eut un instant étrange quand un survivant de la guerre pointa son doigt en la direction de Skorzeny et le traita de « criminel de guerre ».

Raanan, excellent acteur comme se doivent d’être tous les espions, sourit à cet homme et répondit calmement : « Non, vous faites erreur. C’est un membre de ma famille, qui est lui-même un survivant des camps. »

Naturellement, beaucoup dans le renseignement israélien se posèrent des questions sur la réalité et l’apparente facilité du recrutement de ce célèbre soldat dévoué à son pays. Est-ce parce qu’il se souciait tant de son image qu’il avait exigé d’être rayé de la liste des criminels de guerre ? Skorzeny indiqua que se trouver sur la liste faisait de lui une cible. En coopérant avec le Mossad, il s’achetait une assurance-vie.

Le nouvel agent semblait donner des preuves de sa totale fiabilité. Comme les Israéliens le demandaient, il partit pour l’Égypte et dressa une liste détaillée des savants allemands et de leurs adresses.

Il fournit aussi les noms de nombreuses sociétés écrans européennes qui vendaient et livraient des composants destinés aux projets militaires de l’Égypte, comme la firme de Heinz Krug à Munich, Intra.

Raanan continua à être le responsable de l’opération contre les savants allemands, mais il réserva la tâche de rester en contact avec Skorzeny à deux de ses meilleurs agents, Rafi Eitan et Avraham Ahituv.

Rafi Eitam a été l’un des personnages les plus extraordinaires du renseignement israélien. Il a gagné le surnom « M. Kidnapping » pour son rôle dans l’enlèvement d’Eichmann et d’autres hommes recherchés par les agences de sécurité israéliennes. Il a aussi aidé Israël à se procurer ce qu’il fallait pour son programme nucléaire secret. Il a été au centre d’un scandale dans les années 80 en recrutant Jonathan Pollard, ce juif américain qui s’était mis à espionner le gouvernement de son pays.

Après une vie dans l’ombre, ce personnage, qui a surpris par son originalité, est devenu en 2006, à l’âge de 79 ans, député, à la tête d’un parti qui représente les personnes âgées.

« Oui, j’ai rencontré Skorzeny et j’ai été son agent traitant, » nous a-t-il confirmé récemment. Comme d’autres vétérans du Mossad, il a refusé de nous donner plus de détails de façon officielle.

Ahituv, né en Allemagne en 1930, s’est trouvé, lui aussi, impliqué dans de nombreuses opérations clandestines tout autour du monde. De 1974 à 1980, il a dirigé le service de sécurité intérieure, le Shin Bet, dont les archives recèlent aussi de nombreux secrets et qui a souvent mené des projets conjointement avec le Mossad.

Les agents du Mossad ont effectivement essayé de persuader Wiesenthal d’enlever Skorzeny de sa liste de criminels de guerre, mais le chasseur de nazis a refusé. Alors le Mossad, avec son chutzpah (toupet) habituel, a rédigé une fausse lettre, censée avoir été écrite par Wiesenthal et adressée à Skorzeny où il est spécifié que Skorzeny est disculpé.

Skorzeny a continué à surprendre les Israéliens par l’intensité de sa coopération. Pendant un voyage en Égypte, il a même envoyé par la poste des colis remplis d’explosifs, et une bombe fabriquée par des israéliens a tué cinq Égyptiens sur le site militaire consacré aux fusées, Factory 333, où travaillaient des savants allemands.

La campagne d’intimidation a été couronnée de succès : la plupart des Allemands ont quitté l’Égypte. Israël n’a cessé sa violence et ses menaces, toutefois, que lorsqu’une de ses équipes a été arrêtée en Suisse, en train d’exercer des pressions verbales sur la famille d’un savant allemand. Un homme du Mossad et un savant autrichien qui travaillait pour Israël ont été jugés. Par chance, le juge suisse a compris la peur d’Israël devant le programme de fusées égyptien. Les deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir proféré des menaces, mais ils ont été remis aussitôt en liberté.

Le Premier ministre, David Ben Gourion, cependant, a conclu que toute cette publicité était désastreuse pour l’image d’Israël et surtout qu’elle pouvait nuire à un accord passé avec l’Allemagne de l’ouest pour des ventes d’armes.

Harel a envoyé sa lettre de démission, qu’à son extrême surprise, Ben Gourion a acceptée. Le nouveau directeur du Mossad, le commandant du renseignement de l’armée, le Général Meir Amit, a renoncé à poursuivre les nazis ou à les intimider.

Amit a « réveillé » Skorzeny au moins une fois encore. Le chef des services secrets voulait explorer la possibilité de négociations secrètes de paix et il a demandé au nazi payé par Israël d’organiser une rencontre avec un haut responsable égyptien, mais cela n’a rien donné.

Skorzeny n’a jamais expliqué les raisons exactes pour lesquelles il avait aidé Israël. Dans son autobiographie, on ne trouve ni le mot « Israël » ni même le mot « juif ». Certes il a eu l’assurance-vie qu’il cherchait, le Mossad ne l’a pas assassiné.

Il avait aussi un goût très prononcé pour l’aventure et l’idée de faire un travail secret avec des espions fascinants, même si c’était des juifs, devait agir comme un aimant pour l’homme à qui ses équipées risquées avaient valu la croix de fer décernée par Hitler. Skorzeny était tout à fait le genre d’homme que les tueries rajeunissaient et ragaillardissaient, du moins en avait-il l’impression.

Il est possible que les regrets et le besoin de rédemption aient aussi joué un rôle. Les psychologues du Mossad n’y croyaient pas, mais peut-être a-t-il regretté ce qu’il avait fait pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sans doute a-t-il été motivé par la combinaison de tous ces facteurs et peut-être même d’autres, mais Otto Skorzeny a emporté son secret dans la tombe. Il est mort d’un cancer, à 67 ans, à Madrid, en juillet 1975.

Il a eu deux enterrements : l’un dans une église de la capitale espagnole et l’autre pour enterrer ses cendres dans la concession familiale à Vienne. Des dizaines de vétérans allemands et leurs épouses, qui n’ont pas hésité à faire le salut nazi et à entonner quelques-uns des chants préférés d’Hitler, ont assisté à ces deux cérémonies. Figuraient en bonne place quatorze des médailles de Skorzeny, sur la plupart desquelles on ne pouvait manquer de remarquer des croix gammées noires.

Au service de Madrid, il y avait un homme que, dans la foule, personne ne connaissait, mais qui, par habitude, essayait de cacher son visage autant qu’il le pouvait. C’était Joe Raanan qui, à cette époque, était devenu un homme d’affaires israélien prospère.

Ce n’est pas le Mossad qui avait envoyé Raanan aux obsèques de Skorzeny, c’est lui qui avait décidé de s’y rendre et à ses propres frais. C’était l’hommage personnel d’un soldat né en Autriche à un autre, et d’un vieil agent traitant au meilleur, mais plus méprisable, agent qui n’ait jamais été sous ses ordres.

Dan Raviv, un correspondant de CBS News à Washington, et le journaliste israélien Yossi Melman sont les co-auteurs de cinq livres qui traitent de l’espionnage israélien et des agences de sécurité.

Source : Haaretz, le 27/03/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

11 réponses à L’étrange cas d’un nazi devenu tueur à gages israélien… [Haaretz]

Commentaires recommandés

noDJ Le 25 juillet 2016 à 02h14
 
 

Pas si étonnant que cela. Entre psychopathes ont se comprend.

Après la guerre les américains ont exfiltrés plus de 1500 scientifiques allemands, lors de l’ opération Paperclip. Un des résultats fut le Projet MK-ultra, M pour Mind, K pour Kontrol (en all.), sans doute le plus horrible de tous. Pour créer une dissociation cognitive permettant une meilleure programmation mentale, on expérimenta le LSD, les éléctrochocs, et autres tortures y compris le viol, et ce, même sur des enfants orphelins.

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Cinq centres d'entraînement de terroristes de Daech opérationnels au Kosovo.

24 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #l'immigration, #l'islamisme, #Daesch, #Terrorisme, #le nazisme

Cinq centres d'entraînement de terroristes de Daech opérationnels au Kosovo

Le 22 juillet 2016

Plus de 70 familles albanaises du Kosovo ont rejoint Daech. (Photo d'archives)

Plus de 70 familles albanaises du Kosovo ont rejoint Daech. (Photo d'archives)

Une source proche des renseignements kosovars a révélé à Sputnik que cinq centres de formation des extrémistes de Daech sont en opération au Kosovo, en plein cœur du continent européen. Qui plus est, 27 enfants de moins de 15 ans y suivent un entraînement, et ce, avec la bénédiction de leur parents.

En tout cas, plus de 70 familles albanaises du Kosovo ont rejoint cette organisation terroriste. En outre, 314 Albanais kosovars, dont 38 femmes, luttent dans les rangs des terroristes en Syrie et en Irak, révèle l'interlocuteur de Sputnik ayant requis l'anonymat.

Dans les années 1990, les territoires frontaliers avec l'Albanie, la Macédoine et le Monténégro abritaient des camps d'entraînement de combattants de l'Armée de libération du Kosovo.

Aujourd'hui, ces camps sont utilisés pour former des terroristes de Daech, dont les membres sont recrutés au sein des jeunes Kosovars.

Et quoique Western Balkans Security Issues ait tiré la sonnette d'alarme dès l'année 2013, les autorités locales n'ont reconnu l'existence du problème qu'en 2014.

La source affirme que l'enrôlement se fait en deux étapes. Avant de rejoindre les camps, les futurs terroristes passent par un lavage de cerveau et ce sont certaines ONG et écoles privées qui assument cette mission. Et ce qui étonne le plus, c'est le fait que de plus en plus de femmes et même et des familles entières rejoignent les rangs de Daech.

A l'intérieur du pays, on évite d'aborder la question, explique la source. Pourtant, certains médias kosovars sont parvenus à tourner des reportages dans un camp situé aux alentours de la ville de Vitina. L'interlocuteur révèle que la plupart des camps d'entraînement sont situés dans les zones montagneuses difficilement accessibles, situées le long des frontières avec l'Albanie et la Macédoine.

Avec Sputnik.

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