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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #le nazisme tag

Le néonazisme en Europe est Otan. Par Manlio Dinucci

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #le nazisme

Le néonazisme en Europe est Otan. Par Manlio Dinucci

 

L’art de la guerre

 

Le néonazisme en Europe est Otan

 

Manlio Dinucci

 

L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine.

En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

Le mérite d’avoir introduit dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan revient au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néo-nazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et effectue avec les meutes armées de féroces agressions de militants du Parti communiste, dévastant ses sièges et brûlant les livres dans le plus pur style nazi, alors que ce même Parti va être mis officiellement hors la loi. Voilà qui est Andriy Parubiy qui, en habit de président du parlement ukrainien (charge qui lui a été conférée grâce à ses mérites démocratiques en avril 2016), a été reçu le 5 juin à Montecitorio par la présidente de la Chambre, Laura Boldrini. « L’Italie - a souligné la présidente Boldrini- a toujours condamné l’action illégale opérée au détriment d’une partie du territoire ukrainien ». Elle a ce faisant approuvé la version Otan selon laquelle c’est la Russie qui aurait annexé illégalement la Crimée, ignorant le fait que le choix des Russes de Crimée de se détacher de l’Ukraine et de revenir dans la Russie a été prise pour empêcher d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis et les autres forces de Kiev.

Le cordial entretien s’est conclus par la signature d’un mémorandum d’entente qui « renforce ultérieurement la coopération parlementaire entre les deux assemblées, que ce soit sur le plan politique ou administratif ».

Ainsi se renforce la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui porta l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente. Le bataillon Azov, dont la marque nazie est représentée par son emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales.

Il a donc été doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il est entraîné par des instructeurs USA de la 173ème division aéroportée, transférés de Vicence en Ukraine, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev confluent des néo-nazis de toute l’Europe, Italie comprise. Après avoir été entraînés et essayés dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait revenir dans leurs pays. Désormais l’Otan doit rajeunir les rangs de Gladio.

 

Édition de mardi 13 juin 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/e-nato-il-neonazismo-in-europa/

Traduit de l’italien par M-A Patrizio

  1. rubrique a été intitulée en italien : « È Nato il neonazismo in Europa ». La langue française ne permet pas de rendre le jeu de mots dû à la double signification du mot « Nato » en italien : « né » et Otan.

 

Voir cette rubrique en images sur Pandora TV : https://www.pandoratv.it/?p=16725

 

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Vers une nouvelle phase de la guerre dans le Donbass ? Par Erwan Castel.

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme, #Politique étrangère, #l'horreur économique, #L'armée française

 

Kiev veut changer de braqué

 
Vers une nouvelle phase de la guerre dans le Donbass ?
 
Le bitube de calibre 23mm antiaérien ZSU 23/2 dit "Zouchka" aujourd'hui redoutable en tir terrestre
Ces derniers jours, plusieurs faits et déclarations laissent à penser que l'Ukraine, sans remettre en question son agression militaire contre les populations russes du Donbass (bien au contraire), veut tourner la page de sa cynique "Opération Spéciale Antiterroriste" qui depuis 3 ans s'est enlisée dans une guerre de tranchée hémorragique, pour tenter de définir et d'amorcer une nouvelle phase de cette guerre indirecte déclenchée contre la Russie à travers les russes vivant dans les anciens oblasts de Donetsk et Lugansk revenus depuis des Républiques Populaires.
 
 
Alexandre Turtchinov veut changer le cadre
 
Alexandre Turtchinov qui est surnommé aussi "le pasteur sanguinaire" est ne l'oublions pas le "père" de la guerre dans le Donbass, car c'est lui en tant que Président ukrainien par interim après le putsch du Maïdan, qui déclenche sur les conseils (ordres ?) du Directeur de la CIA John Brennan l' "Opération Spéciale (Anti)terroriste" contre le Donbass en avril 2014.
3 années et plus de 10000 morts plus tard, le pasteur sanguinaire veut transformer son monstre...
 
Car après avoir été Président du parlement ukrainien, la Verkhona Rada, Turtchinov en tant que "Secrétaire général du Conseil de Défense et de Sécurité Nationale" continue de superviser les opérations militaires déclenchées dans le Sud Est aux frontières de la Russie.
Récemment, Turtchinov qui est membre de la coalition radicale du parlement appelé "Parti de la guerre" (avec Timochenko, Pariuby, etc...et les nationalistes radicaux) a lancé le projet de faire évoluer le format de l'ATO vers celui d'une guerre hybride globale menée dans le Donbass contre la Fédération de Russie qui est accusée de l'avoir envahi.
 
« Il est temps non seulement de reconnaître l'invasion des territoires de certaines régions de Donetsk et de Lugansk, mais il est clair, qu'au niveau législatif il faut redéfinir les bases de la politique de l'Etat pour leur libération. Une technologie efficace pour protéger le pays, et cette loi est nécessaire de donner au président le droit d'engager l'armée et d'autres formations militaires contre l'agression hybride de la Fédération de Russie »
 
En d'autres termes, Turtchinov veut redéfinir non seulement le nom de cette opération militaire lancée contre le Donbass mais également, en modifient son échelle et sa portée qu'il veut étendre jusqu'à la Russie désignée officiellement comme l'ennemi, engager une véritable déclaration de guerre contre Moscou !
 
Vladimir Groysman veut changer les méthodes
 
Vladimir Groysman, le 1er Ministre de l' Ukraine, au sujet du conflit du Donbass a confirmé l'intention de récupéré prochainement les territoires séparatistes de Donetsk et Lugansk en s'inspirant de l'expérience croate des années 90 lorsque les nationalistes ont réduit à néant la République serbe de Krajina en 1998.
 
Kiev a annoncé avoir créé un groupe de travail conjoint des représentants de l' Ukraine et de la Croatie pour apporter et adapter l'expérience croate à l'objectif de réduire les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk.

Lorsque l'on connaît les méthodes employées dans l'ex-Yougoslavie dans les conflits ethniques rallumés pour servir l'interventionnisme occidental et la préemption de territoires géostratégiques dans les Balkans, il est inquiétant (mais pas surprenant) que Kiev veuille appliquer la même stratégie dans le Donbass.
 
Pavo Klimkin veut changer le cadre diplomatique
 
Le 11 mai lors d'un voyage à Washington, le Ministre ukrainien des Affaires Etrangères, Pavo Klimkin veut de son côté impliquer plus les USA en Ukraine en demandant qu'ils siègent à la table des négociations de Minsk... à la place de la Russie !

Cette proposition qui s'inscrit dans une dynamique russophobe belliciste et sonnerait définitivement et officiellement le "Format Normandie" pose également un problème du côté européen et particulièrement de celui de l"Allemagne qui verrait diminuer son leadership diplomatique au profit d'un ingérence étasunienne renforcée.
Tout au mieux Kiev pourrait obtenir la tenue de réunions en parallèle de celles de Minsk avec les USA (et sans la Russie), ce qui enliserait encore plus les chances d'arriver à un dénouement diplomatique de la crise, car la véritable intention de Kiev est d'engager plus loin encore les USA et derrière eux l'OTAN dans leur soutien à l'Ukraine en guerre.

Car actuellement le détonateur ukrainien a conscience de n'être pas suffisamment raccordé aux alliances politiques et militaires occidentales qui sont encore hésitantes a s'engager ouvertement derrière leur chien bandériste dans un conflit militaire et même diplomatique avec Moscou.
 
Une escalade militaire qui confirme les déclarations bellicistes de Kiev
 
Depuis le début du mois de juin l'escalade militaire de Kiev se poursuit frappant les positions défensives des Républiques du Donbass mais aussi et encore leurs quartiers résidentiels, provoquant de nouvelles victimes parmi la population civile
Actuellement sur le front, les indicateurs sont revenus dans le rouge, avec une reprise des bombardements ukrainiens et surtout un nouveau déploiement d'unités d'assaut, d'artillerie dont les armes lourdes (obusiers et chars de combat) sont pourtant interdites sur le front par les accords de Minsk 2.

La semaine dernière, un pont aérien militaire a été observé pendant plusieurs jours et nuits sur l'aéroport militaire de Kiev ainsi que des départs de convois ferroviaires acheminant selon plusieurs observateurs plus de 200 véhicules blindés en renfort des unités déployées déjà autour du Donbass.

Sur le terrain, les accrochages et échanges de tirs sont en augmentation, ainsi que les pertes humaines et les destructions matérielles, et les observateurs internationaux, de l'OSCE à l'ONU redoutent une nouvelle phase active du conflit pendant les mois d'été.

La guerre, l'ultima ratio d'un régime ukrainien à l'agonie

 

Même les ukrainiens eux-mêmes reconnaissent que leur pays malgré les perfusions occidentales vit un effondrement total sur plusieurs niveaux : économique, étatique, social et même international, et de plus en plus de personnes parlent aujourd'hui ouvertement de la nécessité d'organiser avant la destruction irréversible de l'Etat un troisième Maïdan (après ceux de 2004 et 2014)

Aujourd'hui le gouvernement ukrainien est arrivé dans une impasse trop étroite pour faire demi tour ou varianter sa politique. il est acculé et poussé à jouer la dernière carte qu'il a en main : la guerre, cette option qui n'est autre que la fuite en avant classique de tous les régimes totalitaires de l'Histoire quand ils sont arrivés au pied du mur de leur folie destructrice.
 
Le régime de Kiev désire donc se donner tous les moyens militaires mais aussi législatifs et diplomatiques pour relancer la guerre, en instaurant une loi martiale dans la zone de la guerre et en modifiant la constitution ukrainienne pour la mettre au service du génocide du Donbass . Prochainement un projet de loi « sur la restauration de la souveraineté de l'Etat de l'Ukraine sur le territoire occupé temporairement des régions de Donetsk et de Lougansk » va être soumis au parlement ukrainien, la Verkhona Rada, par Alexandre Turtchinov (que certains pronostiquent comme le prochain 1er Ministre) pour relancer la guerre contre la Russie à travers le Donbass.
 
Cette volonté d'en finir par la force avec le Donbass séparatiste est confirmée par plusieurs autres personnalités plus ou moins psychotiques de cette Ukraine agitée depuis 3 ans par des bouffées délirantes de plus en plus inquiétantes. Ainsi ce Zoryan Shkiryak, conseiller du ministre ukrainien de l'Intérieur qui déclarait ce 15 juin sur la chaîne ukrainienne "Canal 5" à propos du Donbass séparatiste « Nous allons libérer définitivement ce territoire et le nettoyage va certainement avoir lieu. Cela ne fait aucun doute »

Mais cette carte de la guerre est pour Kiev compliquée et délicate à jouer car si le Donbass militaire est à la portée de son armée, une nouvelle offensive avec les conséquences impopulaire qu'elle implique (pertes civiles et militaires, mobilisation, loi martiale etc...) risque de déstabiliser encore plus un régime déjà sur un siège éjectable, et surtout de provoquer l'entrée réelle sur la scène militaire du joueur russe qui ne laissera pas massacrer la population du Donbass.

En attendant, il faut admettre que le risque de guerre régionale augmente de jour en jour au fur et à mesure que ce gouvernement fantoche, mis en place sur la Maïdan par les laquais européens de la ploutocratie mondialiste et pris à la gorge par sa propre main. Il faudrait pour en finir avec cette guerre et gagner la paix que ce régime hystérique qui ne contrôle plus rien soit renversé par une population ukrainienne décidée à prendre réellement sa destinée en main, avant qu'il ne joue avec les incendiaires mondialistes qui tirent les ficelles la carte de la guerre totale, et là cela est devenu urgent !

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
*
* *
 
S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos, mais également par des crapules, jaloux ou obsédés du monopole de l'information venus jouer les vautours dans le Donbass..
 
Au delà de mes besoins de subsistance (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) j'utilise les dons supplémentaires pour aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.
 
Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
 
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel
 
Bien à vous
Erwan
 
 
 
 
 
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Et maintenant… attention à la Marche. Lees résultats aux législatives commentées par le journal "RUPTURES".

19 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #le nazisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique

Et maintenant… attention à la Marche

le 19 juin 2017
panneaux électoraux

Un parlement violet, si ce n’est ultra-violet. Une participation en chute libre, constituant même un record absolu dans ce type de scrutin. Un Parti socialiste laminé, une droite classique en déroute et éclatée. Une France insoumise finalement ragaillardie puisque, à défaut de siéger à l’Elysée comme elle en avait fugacement caressé l’espoir, elle disposera d’un groupe au Palais-Bourbon. Et un Front national qui déjoue les pronostics de ses détracteurs en faisant élire, seul contre tous, une petite dizaine de ses représentants.

Mais au-delà de ce tableau largement commenté, le second tour des législatives confirme, voire amplifie, ce que les scrutins précédents ont marqué : un fossé social de plus en plus profond.

Plus encore que d’habitude, ce sont bien les classes populaires qui ont fait massivement la grève de l’isoloir

C’est caricaturalement visible dans l’abstention : plus encore que d’habitude, ce sont bien les classes populaires qui ont fait massivement la grève de l’isoloir. Ces mêmes catégories qui avaient, pour une large part, placé Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, et permis à Jean-Luc Mélenchon de créer la surprise au premier tour de celle-ci (même si ce dernier a également rallié beaucoup de bobos des centre-villes, séduits par un discours écologique post-moderne, par ailleurs mortifère au regard de toute espérance de transformation sociale).

Idéologiquement : une France ouverte… à l’ultralibéralisme et à la mondialisation ; contre une France « arc-boutée »… sur sa protection sociale et sa souveraineté.

Les candidats macronistes étaient à 70% issus des classes supérieures et dirigeantes

Ce clivage de classe se reflète dans la sociologie des nouveaux élus. Les candidats macronistes étaient à 70% issus des classes supérieures et dirigeantes. Du coup, En Marche ! est bel et bien en passe de « renouveler » la classe politique. Mais la question est : dans quel sens ? Certes, le Palais-Bourbon ne brillait pas par l’abondance d’ouvriers, de techniciens, de caissières de supermarché ou de chômeurs.

Mais les nouveaux marcheurs se recrutent essentiellement parmi les « entrepreneurs », les patrons de start-up, les conseils en management ou les directeurs de ressources humaines. Ce que le langage bruxellois nomme avec tendresse « la société civile ». Lors de la soirée électorale, il s’est du reste trouvé des invités pour saluer l’entrée en force d’« hommes et de femmes qui connaissent l’entreprise » (privée, de préférence). Autant de nobles représentants du peuple qui, n’en doutons pas, défendront bec et ongles un siècle de conquêtes ouvrières…

Cette loi El Khomry puissance dix répond terme pour terme aux recommandations de Bruxelles

Car l’ordre du jour macronien est connu. Outre la loi dite « de confiance dans la vie démocratique » (un intitulé proprement orwellien…), c’est la loi d’habilitation permettant au futur gouvernement de démonter par ordonnances le code du travail qui tient le haut de l’affiche. Cette loi El Khomry puissance dix répond terme pour terme aux recommandations de Bruxelles. Emmanuel Macron n’a en outre pas caché que ces « réformes » au pas de charge répondaient aux souhaits de Berlin (Angela Merkel n’a pas attendu une heure après la fermeture des bureaux de vote pour envoyer un message de félicitations aux Marcheurs…) et positionnait ainsi la France en bon élève européen.

Non que le nouveau maître de l’Elysée soit un docile adjudant-chef exécutant fidèlement les ordres de l’UE. Il aspire en réalité à être, avec la chancelière, un des décideurs au sein d’un directoire européen. Car l’Union européenne n’est pas une abstraction, mais l’outil indispensable pour tenter d’imposer aux peuples ce que ces derniers auraient eu la force de refuser au niveau national.

A Bruxelles et dans les cénacles politico-médiatiques inspirés, il est désormais de bon ton, après la victoire d’Emmanuel Macron, de fêter le déclin du « populisme ». Entendre par là : les résistances aux projets économiques, sociaux et sociétaux de l’oligarchie.

Les plus lucides, cependant, attendent un peu avant de déboucher le Champagne. Car, après le code du travail, c’est le transfert de la protection sociale vers la CSG qui se profile, ainsi que 60 milliards de coupes dans les dépenses publiques – également un impératif européen.

Il n’est pas certain que le nouveau chef de l’Etat ait devant lui une Marche tranquille.

 

https://ruptures-presse.fr/actu/legislatives-resultats-macron-bruxelles/

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L’appel du 18 juin du Général de Gaulle il y a 77 ans et pourtant si proche...

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #le nazisme, #Politique étrangère, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Histoire

 L’appel du 18 juin du Général de Gaulle il y a 77 ans et pourtant si proche...

Français!

A l’appel de M. le président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l’affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes, sûr que par sa magnifique résistance elle a rempli son devoir vis-à-vis de nos alliés, sûr de l’appui des anciens combattants que j’ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.
En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés, qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat (*).

Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.
Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n’écouter que leur foi dans le destin de la patrie.

Philippe Pétain, 17 juin 1940

(*) Tel est le texte qui fut prononcé. Sur la suggestion de Paul Baudouin, ministre des Affaires étrangères, la phrase fut rectifiée – inutilement et maladroitement – de la manière suivante : “C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut tenter de cesser le combat.”

De Gaulle répondit ceci :

Le contexte

Le 16 juin 1940 suite à la démission du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général de Gaulle décide de partir le lendemain pour l’Angleterre afin de poursuivre le combat.
Accompagné de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel, il s’installe provisoirement dans un appartement prêté par un Français, près de Hyde Park, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place.
Il y rédige le texte de l’Appel qu’il prononce le 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Dans ses Mémoires de Guerre le Général décrit les circonstances qui ont entouré l’Appel.

« La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s’offrait pour cela. Dès l’après-midi du 17 juin, j’exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre qu’aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l’utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l’armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu’il l’avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l’on connaît. »

Texte de l’appel du 18 juin

“Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.”

L’appel du 22 juin

Il n’y a pas eu d’enregistrement (audio ou vidéo) de l’Appel du 18 juin 1940 contrairement à celui du 22 juin 1940 avec lequel on le confond souvent :

TEXTE DE L’APPEL du 22 JUIN 1940

Le gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît, maintenant, les conditions dictées par l’ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie.

On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une capitulation mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie.

Je dis l’honneur, car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec ses alliés.

Tant que ses alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi.

Le gouvernement polonais, le gouvernement norvégien, le gouvernement hollandais, le gouvernement belge, le gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens, car il est absurde de considérer la lutte comme perdue.

Oui, nous avons subi une grande défaite.

Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du gouvernement pendant ces derniers combats nous ont fait perdre la bataille de France.

Mais il nous reste un vaste empire, une flotte intacte, beaucoup d’or.

Il nous reste des alliés dont les ressources sont immenses, et qui dominent les mers.

Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine.

Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par cinq mille avions et six mille chars peuvent nous donner, demain, la victoire par vingt mille chars et vingt mille avions.

Je dis l’intérêt supérieur de la patrie car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande, qu’une bataille puisse décider.

Cette guerre est une guerre mondiale.

Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres, aujourd’hui, le resteront demain.

Même les alliés de l’Allemagne resteront-ils toujours ses alliés ?

Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible.

Tout ce qui peut être réuni en fait d’éléments militaires français et de capacité française de production d’armement doit être organisé partout où il y en a.

Moi, général De Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi. J’invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi. J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.

Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance !

Manuscrit de l’appel du 18 juin

Le manuscrit authentique de l’appel du 18 juin est composé de 4 feuillets. Ils sont la propriété de l’amiral Philippe de Gaulle (© amiral Philippe de Gaulle / Bridgeman Giraudon)

 

Réponses à [77 ans…] L’appel du 18 juin du Général de Gaulle

 

Georges Clounaud Le 18 juin 2017 
 
 

Mon cher Olivier, je reconnais bien toute votre malice dans ce salvateur rappel historique.
Ce 18 juin 2017, un raz-de-marée de marcheurs va envahir l’Assemblée Nationale et s’apprête à livrer le pays à la servitude néolibérale. “Un gouvernement de rencontre, oubliant l’honneur va capituler devant les marchés financiers. Mais rien n’est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces libres n’ont pas encore donné. Un jour ces forces écraseront l’ennemi…”
J’aurais pu reprendre jusqu’au bout ces phrases, ces mots qui n’ont jamais autant été d’actualité. En ce dimanche matin caniculaire, j’ai la rage, une rage de sans-dents !
Cette horde de “marcheurs progressistes” animée par la seule foi du profit et encouragée par la loi du plus fort cherchera à dépecer encore plus notre beau pays blessé par la mondialisation libérale et son “système social archaïque”.
Puissions-nous entendre une nouvelle fois cet appel, nous de la France d’en bas, quelles que soient nos origines et nous unir tous pour mettre fin à cette barbarie moyenâgeuse maquillée grossièrement en progressisme indépassable !

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Conférence d'Ayssar Midani du vendredi 23 juin 2017 à Nice. La Syrie 24 ans d’embargo et 6 ans de guerre: comment un printemps est devenu « Tempête du désert et Raisins de la colère ».

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les transnationales, #le nazisme, #Les média, #La Turquie

Conférence d'Ayssar Midani du vendredi 23 juin 2017 à Nice. La Syrie 24 ans d’embargo et 6 ans de guerre: comment un printemps est devenu « Tempête du désert et Raisins de la colère ».

Conférence du vendredi 23 juin 2017 à la maison des associations de Garibaldi

La Syrie 24 ans d’embargo et 6 ans de guerre

Comment un printemps est devenu « Tempête du désert et Raisins de la colère »

Par Ayssar Midani

 

Bonjour.

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » a proposé des conférences fondamentales cette saison : l’immigration, le chômage, l’Union européenne, l’OTAN .

Pour la dernière conférence de la saison 2016/2017, l’association propose une réflexion géopolitique sur le Moyen-Orient et propose en particulier l’examen de la situation en Syrie après six années de guerre. Hélas l’information diffusée par les grands média ressemble plus à de la propagande. La libération d’Alep en est un cas d’école : « la chute d’Alep-Est en lieu et place de la Libération de la ville des terroristes », « les casques blancs », …

Aujourd’hui le territoire syrien est en passe d’être totalement libéré par l’armée régulière. La prise de contrôle d’une partie stratégique de la frontière est du pays avec l’Irak et la Jordanie, permet d’envisager une éradication des djihadistes takfiristes de Daesch. La disparition des terroristes au moyen orient devrait nous réjouir et devrait permettre aux pays européens d’envisager l’avenir avec sérénité.

Nos media devraient donc dispenser ces bonnes nouvelles et pourtant cela ne semble pas le cas. En France, l’engouement médiatique pour le pouvoir « En Marche » ne permet pas d’autres informations. Nous sommes pourtant dans une période de transition, deux choix sont possibles : soit la gouvernance mondiale qui détruit la souveraineté des peuples pour soi-disant apporter la paix (on voit le résultat en Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine,...) ; soit revenir au droit international et au principe de "l'Auto détermination des peuples" garantis par la charte de l'ONU. Nous sommes dans ces moments particuliers de l’histoire où les choix ne sont pas définitifs *.

L’association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" et d’autres organisations proposent une soirée/débat sur la situation en Syrie le vendredi 23 juin 2017 de 18h à 21h à la Maison des Associations, au 12 place Garibaldi à Nice.

Cette conférence, donnée par Ayssar Midani, permettra au public d’avoir un autre regard sur la situation dans ce pays.

 

Ayssar Midani est une citoyenne franco-syrienne, ingénieur chimiste et expert dans le traitement de l’information. Elle dirige des projets informatique en France depuis 1989. Avant 2013 elle allait très souvent dans ce pays dont elle connait très bien la situation. Elle est rentrée en Syrie en 2013 pour être aux côtés de son peuple et suivre la réalité hors du prisme médiatique français. Elle est présidente d'une association de scientifiques syriens expatriés, Nosstia. Elle est aussi présidente d'une association culturelle franco-syrienne, Afamia.

 

Déjà le 30 janvier 2013, Ayssar Midani avait donné une conférence sur la Syrie à Nice. Son intervention avait permis alors de préciser les enjeux géopolitiques et économiques de cette guerre. Vous pouvez voir la vidéo ici.

Pré-inscription obligatoire.

Merci de vous adapter aux nouvelles dispositions.

 

Suite aux attentats du 14 juillet 2016 à Nice, suite à l’état d’urgence prolongé par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, l’activité d’éducation populaire proposée au public par l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » s’adapte.

Devant l’impossibilité financière de payer un agent de sécurité d’une société privée agrée – nous n’avons aucune subvention, c’est ce qui garantit notre liberté, toutes les actions sont financées par les cotisations des adhérents et par des dons – nous avons décidé d’organiser nos réunions d’éducation populaire par préinscription.

Ceci est aussi un appel pressant auprès des gens qui apprécient notre engagement et notre travail. Il faut absolument soutenir cet outil de réflexion qui s’inspire des idéaux du Conseil National de la Résistance créé par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris. Le moyen de le faire est de venir régulièrement à nos réunions et de devenir membre de l’association (voir bulletin d’adhésion joint en P.J.). Faire un don est aussi une possibilité.

Modalités d’inscription

attention : nombre de places limité

seules les personnes pré-inscrites pourront participer à cette conférence !

 

Quel que soit le mode d’inscription choisi ci-dessous, toujours indiquer vos :

prénom, NOM, code postal de résidence et

« Je m’inscris à la Conférence sur la Syrie organisée par le CNR le 23 06 2017 »

 

 

 

Bien cordialement.

Lucien Pons, Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

 

*Nota : L'article 1 de la Charte des Nations unies consiste à affirmer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cela signifie le rejet de toute ingérence étrangère. Le droit fondamental, élaboré après la seconde guerre mondiale afin de garantir la paix entre les différents états, ne prévoit que trois cas légaux d'intervention militaire à l'étranger. ( Extrait de cet article du blog : Dommages civils )

  • Résolution du Conseil de Sécurité

Le premier cas est celui du vote par le Conseil de Sécurité (à l’unanimité des membres permanents) d’une résolution autorisant le recours à la force armée en application du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies. L’article 42 de la Charte dispose que le Conseil de Sécurité « peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales ».

  • L’intervention consentie par les autorités du pays où se situe l’intervention

On se situe ici dans le cadre de la responsabilité des États.

  • Légitime défense individuelle

Le droit naturel de légitime défense d’un État est prévu à l’article 51 de la Charte des Nations Unies lorsque cet État a - au préalable - fait l’objet d’une agression armée.

 

Faites circuler ce message le plus possible SVP!!!

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Pourquoi Macron a-t-il été imposé à la France, c'est pour la tuer! Une vidéo intéressante: Dominique de Villepin, pourquoi a t-il été marginalisé ?

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #Les transnationales, #le nazisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Politique étrangère

Pourquoi Macron a-t-il été imposé à la France, c'est pour la tuer! Une vidéo intéressante: Dominique de Villepin, pourquoi a-t-il été marginalisé ?

Un homme de grande taille qui porte un discours de la raison, un vrai Français, liquidé de la scène politique par les amoureux de la guerre.

https://www.youtube.com/watch?v=AxDxBvGz9xI

 

Ces hommes de valeur ont été écartés, sont-ils entrés en Résistance comme dans l’épisode précédent du gouvernement de Vichy ?

 

Pour mieux comprendre je vous propose une vidéo de Jacques Attali qui étale les cartes de la gouvernance Macron: « Les élus n’ont plus de pouvoir et voici votre avenir » - Effrayant !

https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=k40RpYZlvkQ&app=desktop

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APPEL du 18 juin 1940 : le général de Gaulle entre en RÉSISTANCE

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La guerre, #l'horreur économique, #L'armée française, #l'Allemagne, #le nazisme, #Le fascisme

Appel du 18 juin 1940 - DIscours enregistrée le 22 juin 1940 par le Général de Gaulle

« Canempechepasnicolas » se souvient :

Dès le 17 juin 1940, le jour où Pétain demande l’armistice - celui-ci acceptera les conditions humiliantes de l'Allemagne - Charles de Gaulle refuse la capitulation et entre en résistance. Il est bien seul parmi les représentants de sa classe à prendre le chemin de la dissidence. Il sera quelques semaines plus tard condamné à mort par les tribunaux de Vichy...pour trahison !

Et à Montoire, en octobre 40, Pétain rencontre Hitler et « entre dans la collaboration », appuyé par les industriels et financiers qui, pour maintenir leurs profits, acceptent de travailler pour l'Allemagne.

A l'opposé, les premières manifestations populaires hostiles à la Collaboration se développent à l'appel de syndicalistes et de communistes entrés en clandestinité. La répression commence dès cet été 40 à l'encontre des « saboteurs » d'installations allemandes et nombre de militants PCF, dont 27 seront fusillés un an plus tard à Chateaubriand...

Depuis Londres, le général de Gaulle prononce, le 18 juin 1940 sur les ondes de la BBC, un appel à la résistance invitant les Français à refuser la défaite et à combattre. Celui-ci n'a pas été enregistré, les techniciens de la BBC étant alors trop occupés à préparer l'enregistrement du discours de Winston Churchill, Premier ministre britannique. Retrouvez ci-dessous les circonstances et le texte exact du discours du 18 juin 1940 du général de Gaulle.

 

APPEL du 18 juin 1940 : le général de Gaulle entre en RÉSISTANCE

Le contexte

Le 16 juin 1940 suite à la démission du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général de Gaulle décide de partir le lendemain pour l'Angleterre afin de poursuivre le combat.
Accompagné de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel, il s'installe provisoirement dans un appartement prêté par un Français, près de Hyde Park, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place.

Il y rédige le texte de l'Appel qu'il prononce le 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Dans ses Mémoires de Guerre le Général décrit les circonstances qui ont entouré l'Appel.
« La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s'offrait pour cela. Dès l'après-midi du 17 juin, j'exposai mes intentions à M. Winston Churchill.

Naufragé de la désolation sur les rivages de l'Angleterre qu'aurais-je pu faire sans son concours ?

Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l'utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l'armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu'il l'avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l'on connaît. »

SOURCE :

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Polony et Taddéï débarqués : à quand Élise Lucet ? Par Pierrick Tillet

16 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #La guerre, #Les transnationales, #le nazisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Les média

Polony et Taddéï débarqués : à quand Élise Lucet ?

 

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Frédéric Taddéï, “Hier, aujourd’hui”… mais hélas plus “demain” !

 

C’est parti ! À peine le président Trouducul élu, on apprend le limogeage de deux journalistes qui tranchaient avec la doxa mainstream : Natacha Polony vient de perdre son émission Polonium sur Paris première, et Frédéric Taddéï vient d’annoncer l’arrêt total de ce qui lui restait d’émission, Hier, aujourd’hui, demain, version mensualisée en 2016 du mythique Ce soir (ou jamais !). On attend des nouvelles d’Élise Lucet (Cash investigation, Envoyé spécial)…

(Précisons tout de même que France 2 n’a pas limogé Frédéric Taddeï. Elle lui a proposé de passer son émission de 22:30 à minuit… et sans bande-annonce préliminaire ! Autant dire un enterrement de 1ère classe en catimini.)

Ceci dit, on ne s’étendra pas en vaines lamentations. Qu’attendre de plus d’un roitelet de l’Élysée dont la première décision a été de trier sur le volet les journalistes autorisés à fréquenter sa cour. Qu’attendre de ses milliardaires qui possèdent la totalité de ce qui ose encore s’appeler des médias et qui ont montré ce qu’ils savaient faire en matière de propagande pendant toutes ces campagnes électorales (si vous n’avez rien à faire, recomptez donc pour voir leurs couvertures consacrées à Macron avant le 23 avril 2017) ?

Une suggestion : regrouper les chaînes d’infos alternatives pour y retrouver nos petits

Par contre, j’aurais bien une suggestion à faire pour débroussailler un peu le paysage médiatique alternatif.

On assiste depuis quelques temps à une prolifération de webTV : @rrêt-sur-image, Là-bas si j’y suis, Polony TV… Toutes plus intéressantes les unes que les autres, bien sûr, mais aussi payantes, ce qui se conçoit, et sans doute impossibles à toutes rentabiliser pour cause d’éparpillement anarchique, les citoyens intéressés ne sachant plus où donner de la tête et surtout du porte-monnaie.

Une idée en passant : pourquoi toutes ces chaînes ne se fédèreraient-elles pas (selon affinités) en un, voire deux ou trois groupes maxi ?

Je suis persuadé :

  1. que la ou les chaîne(s) fédérative(s) y trouveraient une meilleure lisibilité et partant une meilleure rentabilité ;
  2. que les virés présents et à venir du paysage médiatique officiel y trouveraient un espace ou s’exprimer plus librement ;
  3. que les lecteurs frustrés par la propagande trouduculissime y retrouveraient leurs petits et leur compte (y compris financier).

Vous voyez le tabac que susciterait un media qui proposerait à la fois Lucet, Mermet, Polony, Taddéï… ?

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Le Décryptage détaillé des 8 ordonnances que Macron ne voulait pas dévoiler. Par Mickael Zhekoo. (Partie II).

16 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #le nazisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Les média, #Le fascisme

Le Décryptage détaillé des 8 ordonnances que Macron ne voulait pas dévoiler. Par Mickael Zhekoo. (Partie II).
  • r des efforts des dirigeants et actionnaires ;
  • Impossibilité de prévoir une durée dépassant 5 ans ; …

 

Ordonnance 2 : le plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif

Pour la 3e fois, Emmanuel Macron essaie de faire adopter cette disposition contre l'avis de l'ensemble des organisations syndicales. Il s'agit, en cas de condamnation d'un employeur par les prudhommes pour licenciement abusif, de limiter le montant des dommages et intérêts versés au salarié. Initialement prévue dans la loi macron de 2015, elle a été rétorquée par le conseil constitutionnel. Avec quelques modifications de forme, elle a été glissée en 2016 dans la loi El Khomri, puis retirée, face à la mobilisation. Aujourd'hui, la condamnation est adaptée au préjudice subi, et le juge tient compte de l'ancienneté, la durée du chômage, la situation de famille et le nombre d'enfants à charge, l'âge, etc.

Le projet d’habilitation ne donne aucune information sur le montant des plafonds retenus, mais on se souvient que ceux retenus l'année dernière dans la première version de la loi El Khomri étaient particulièrement faibles (plafonds inférieurs aux condamnations moyennes). En outre, le gouvernement avait parlé d’instaurer des condamnations forfaitaires, indépendamment du salaire du salarié concerné, ce qui aurait particulièrement ciblé les ingés cadres et techs, et tiré le montant des condamnations vers le bas.     

Pourquoi tant d'insistance ? Parce qu'il s'agit de la clé de voûte du code du travail. D'une part, le plafonnement les condamnations en cas de licenciement abusif permet aux employeurs de le provisionner, et de se donner les moyens sans aucun risque de condamnation de licencier un-e salarié sans motif. Le but est de permettre à l'employeur de choisir entre le respect du droit du travail et le risque d'une condamnation d'un montant maximum prédéfini. Côté salarié, c'est le règne de l'arbitraire.  Comment réclamer le paiement de ses heures sup ou remettre en cause une directive si du jour au lendemain on peut, sans motif, être mis à la porte ? Au prétexte de leurs responsabilités professionnelles, la liberté d’expression des cadres est souvent remise en cause, là c’est le baillon !

Ordonnance 3 : Les referendum pour faciliter l'adoption d'accords d'entreprise

Pour généraliser les accords dérogatoires d'entreprise, il faut faciliter leur adoption. Pour cela, la loi El Khomri a inventé le référendum, permettant, quand un accord est refusé par les syndicats majoritaires, de le faire adopter par référendum auprès des salariés. Le 1er référendum organisé a confirmé les craintes de la Cgt. Initié à RTE, le référendum visait à faire adopter un recul des droits des agents de maintenance sur leurs astreintes et du travail le soir et le WE...en demandant leur avis à l'ensemble des salarié-es, dont la moitié (et notamment les ingés, cadres et tech) n'était pas concernée. Diviser pour mieux régner...Grâce à la mobilisation de la Cgt et au travail d'infos des cadres et agents de maîtrise que la direction voulait instrumentaliser, le référendum a été un échec. Ceci n'a été possible que grâce à la forte implantation syndicale, ce qui est loin d'être le cas partout...

Le gouvernement veut donc étendre le recours aux référendum. Jusque là réservé aux syndicats, il pourrait maintenant être lancé à l'initiative et dans les conditions décidées par l'employeur. Il y a fort à parier que les mises en opposition des salarié-es vont être maximum, avec le risque de faire exploser les collectifs de travail

 

Ordonnance 4- Redéfinir le rôle de l’accord de branche et réduire leur nombre

Grâce à la mobilisation contre la loi El Khomri, nous avons réussi à ce que la loi précise qu’il y a 6 sujets sur lesquels l’accord de branche prime forcément sur l’accord d’entreprise :

  • Les salaires
  • Les classifications
  • L’égalité professionnelle
  • La pénibilité
  • La formation professionnelle
  • La prévoyance

Réformer cette disposition par ordonnance a probablement pour objectif de supprimer tout ou partie de ces 6 domaines.

La loi El Khomri prévoit aussi la restructuration des branches professionnelles, pour en limiter le nombre. La CGT partage totalement cet objectif, la question c’est la méthode et les périmètres. La fusion aura-t-elle pour objectif de tirer les garanties conventionnelles vers le haut ou vers le bas ? En clair, fusionnera-t-on des branches avec un haut niveau de protection avec des branches de dumping, comme la branche Syntec ?

L’ordonnance pourrait viser à accélérer le chantier et réduire encore plus drastiquement le nombre de branches.

Ordonnance 5 : Le regroupement des instances représentatives, la disparition des CE, CHSCT et DP

Alors que la réforme de 2015 (loi Rebsamen) commence à peine à s'appliquer, le gouvernement remet le couvert pour réformer les instances de l'entreprise. L'objectif : fusionner le Comité d'Entreprise, le CHSCT et le Délégué du personnel dans une instance unique. Pourtant, plusieurs possibilités ont été introduites en 2015, et notamment

  • pour les entreprises de moins de 300, l'employeur peut mettre en place une délégation unique du personnel regroupant CE et DP
  • Dans les entreprises de plus de 300, par accord d'entreprise, l'employeur peut créer une instance unique

Le gouvernement veut aller encore plus loin (sans évaluation des réformes précédentes), ce qui pose plusieurs problèmes :

  • La remise en cause du rôle du CHSCT, qui, aujourd'hui, a une personnalité juridique qui lui permet d'aller en justice, de faire des enquêtes ou diligenter des expertises (par exemple sur les risques psycho sociaux, les violences sexuelles…) C’est ce qui a permis de faire annuler un plan social à la FNAC, du fait des risques psycho sociaux qu’il faisait courir aux salarié-es qui auraient vu leur charge de travail exploser
  • Le risque que les missions du CHSCT soient financées sur le budget du CE, amputant d'autant les moyens pour organiser une offre de culture et de loisir, la restauration...en particulier, le CHSCT peut demander des expertises sur la santé et la sécurité, financées par l'employeur. Le Medef cherche depuis longtemps, pour limiter le nombre d'expertises à les faire payer par le CE.
  • La baisse du nombre d'élu-es, et la suppression des instances de proximité, les DP et les CHSCT

L'existence d'une instance dédiée à la sécurité et à la santé au travail est primordiale pour forcer les employeurs à ce saisir de ces thématiques, et notamment des risques psycho sociaux qui, avec les burn out, explosent chez les ICT. 

Enfin, le gouvernement sort du chapeau, une mesure jamais annoncée ou débattue, la possibilité d'ajouter dans cette instance la négociation. Ce serait la rupture avec notre modèle historique de démocratie sociale dans l'entreprise, qui repose d'un côté sur des élu-es, disposant de droits d'information, de consultation, d'expertise et d'alerte, de l'autre sur des syndicats, qui seuls ont la capacité de négocier.

Pourquoi cette distinction? Pour adosser le droit à la négociation aux droits et protections syndicales, et ainsi garantir l'indépendance des négociateurs vis à vis de l'employeur. Depuis de longues années le Medef veut autoriser la négociation avec les élus sans étiquette.

 

Ordonnance 6 : Le renforcement des moyens du dialogue social

Il s’agit probablement d’une contrepartie destinée à faire avaler la pilule de tous les reculs précédents, mais le compte n’y est absolument pas. Le projet prévoit :

  • Une forme de chèque syndical, avec la possibilité par le salarié d’apport des ressources financées par l’employeur au syndicat de son choix, sur le modèle de ce qui existe à Axa
  • Un renforcement de la formation des élu-es, et des mesures (non précisées), pour reconnaître celui-ci dans les carrières et lutter contre la discrimination syndicale. La CGT porte de nombreuses propositions sur le sujet, rendues publiques à l’occasion de l’action de groupe contre les discriminations syndicales à Safran. Pas de réponse là-dessus pour l’instant…

Les grands absents, les salarié-es des petites entreprises dans lesquels il n’y a souvent ni représent-es du personnels, ni syndicats. Pourtant, la CGT porte une proposition simple pour garantir une représentation à tous les salarié-es des entreprises de moins de 50

 

Ordonnance 7 : Conseils d’Administration

Au lieu de généraliser les administrateurs salariés, d'augmenter leur nombre et leurs prérogatives pour se rapprocher des pays d'Europe du Nord, on se limite à des mesures "incitatives". Sachant que le patronat refuse obstinément de partager les orientations et décisions stratégiques, une simple incitation ne permettra pas d'aller bien loin.

La CGT et son UGICT font de nombreuses propositions pour définanciariser l’entreprise et renforcer les moyens d’intervention des représentants du personnel et des cadres sur les orientations stratégiques. Visiblement, Emmanuel Macron ne les a pas lues…

Ordonnance 8 : réforme de l’assurance chômage

Le gouvernement s’était engagé auprès des syndicats que la réforme de l’assurance chômage ne se ferait pas par ordonnance, visiblement les arbitrages ne sont pas si clairs. Les éléments annoncés sur l’assurance chômage et la formation professionnelle sont les suivants :

  • L’ouverture du système aux indépendants et aux salarié-s après une démission, le renforcement du contrôle des chômeurs
  • La gestion tripartite du système (actuellement géré uniquement par les syndicats et le patronat) au prétexte que la dette du régime est actuellement garantie par l’Etat
  • Une réforme de son financement, avec suppression des cotisations chômage qui seraient remplacées par la CSG
  • L’utilisation des fonds de la formation professionnelle pour financer la formation des demandeurs d’emploi, la fin du paritarisme de sa gestion

Cette réforme d’ensemble pose plusieurs questions :

  • Quels financements supplémentaires pour l’ouverture de l’assurance chômage aux indépendant-es ? En effet, une telle réforme, pour constituer un progrès, suppose la mobilisation de ressources supplémentaires conséquentes. Or le régime est actuellement déficitaire, et le programme d’Emmanuel Macron prévoit de diminuer les dépenses de l’assurance chômage d’un quart en cinq ans. La menace est alors que le Président finance sa réforme par une baisse massive des droits au chômage pour les salariés déjà couverts. Pourtant, la CGT propose de longue date des mesures de financement, comme le déplafonnement des cotisations et des allocations qui permettrait de dégager 800 millions de ressources supplémentaires chaque année.
  • Le changement de financement et de gouvernement du régime, avec l’abandon d’un système de cotisation sociale, induit un changement total de conception pour les droits. Actuellement, le régime est contributif, avec des salarié-es qui cotisent et perçoivent des allocations proportionnelles à leur salaire antérieur ; ce système est assortit à des mesures de répartition pour augmenter les allocations des salarié-es les plus précaires. Le caractère contributif du régime est ce qui garantit l’adhésion de toutes et tous au régime : les ICT étant moins fréquemment au chômage, leurs cotisations financent largement le système et permettent d’assurer une meilleure protection à toutes et tous. En contrepartie l’assurance chômage assure aux ICT un niveau d’allocation leur permettant de maintenir en partie leur niveau de vie, le temps de retrouver un emploi correspondant à leur niveau de qualification. C’est ce système de solidarité qui construit l’attachement commun de l’ensemble des salariés à l’assurance chômage et évite que les plus aisés cherchent à le contourner pour se tourner vers des systèmes non solidaires de capitalisation. Financer le régime par la CSG à la place des cotisations induit un changement de modèle : si le système n’est plus contributif, mais financé par tous, le lien entre salaire et prestation pourrait être remis en cause au moins en partie. L’UGICT-CGT est particulièrement inquiète par cet aspect, qui risque de servir de prétexte à un alignement vers le bas du montant et de la durée des allocations, avec la pénalisation directe des ingénieurs cadres et techniciens.
  • La répartition des richesses. Aujourd’hui, les cotisations chômage sont financées à 2/3 par la part dite employeur et 1/3 par la part dite salariale. La CSG elle est un impôt, qui repose essentiellement sur les salarié-es et ne taxe que marginalement le capital. L’augmentation de la CSG proposée par Emmanuel Macron pénalisera directement les retraité-es (et notamment les Ingés, cadres et tech retraités, Emmanuel Macron ayant annoncé que les retraité-es les plus modestes seraient exonéré-es), l’assurance chômage n’étant financée aujourd’hui que par les actifs.
  • Le maintien de la formation professionnelle des salarié-es.15% des fonds de la formation professionnelle, financée par les cotisations salariales et patronales profitent actuellement à la formation des privé-es d’emploi. Augmenter, comme veut le faire Emmanuel Macron, la part dévolue à la formation des demandeurs d’emploi sans augmenter son financement pose plusieurs questions :
    • Cela s’inscrit dans le prolongement des plans de formation des chômeurs de François Hollande (« plan000 »), qui à force d’objectifs chiffrés, génèrent de nombreuses formations « bidon ». Surtout, ce n’est pas la formation qui crée de l’emploi ! La formation facilite le retour à l’emploi, mais une majorité de chômeurs reste sans emploi à l’issue de sa formation
    • C’est « déshabiller Pierre pour habiller Paul», et baisser la formation des salarié-es qui est déjà très insuffisante pour faire face à l’évolution nécessaire des qualifications notamment à la révolution numérique. C’est donc une mesure à courte vue, qui menace l’emploi et la compétitivité à moyen long terme des entreprises. Ce type de mesure repose sur un discours stigmatisant les Ingés, Cadres et Techs, qui sont les salarié-es qui profitent aujourd’hui le plus de la formation professionnelle. Au lieu de diminuer la formation des ICT, et plus généralement des salarié-es, pour redéployer vers les privé-es d’emploi, il faut augmenter le financement de la formation professionnelle par les entreprises qui baisse depuis des années ! S’il est indispensable de permettre une réelle formation des privés d’emploi, la formation en direction des salariés en emploi doit également être améliorée et augmentée.
  • La fin du paritarisme, et la gestion directe du régime par l’Etat. Le recul de la démocratie sociale a déjà conduit à confier à l’Etat la gestion de la Sécurité sociale, faisant ainsi reculer la couverture  solidaire des salariés au profit des complémentaires santés et assurances privées. Alors que l’assurance chômage et la formation professionnelle sont deux éléments essentiels de la gestion paritaire, il ne faut pas leur faire suivre le même chemin
Le Décryptage détaillé des 8 ordonnances que Macron ne voulait pas dévoiler. Par Mickael Zhekoo. (Partie II).
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Un Américain du Nord a créé l’Euro. Par folamour 

16 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #le nazisme

Un Américain du Nord a créé l’Euro

Ce gars - Robert Mundell - est le père de l'euro :

 

Né au Canada, Mundell a enseigné à l'Université de Chicago pendant 7 ans, il a depuis enseigné à l'Université de Columbia, puis à New York pendant plus de 42 ans. *

Mais est-ce que Mundell a créé l'euro pour aider l' Europe ?

Pas selon le Guardian, l’Independent et le journaliste d’investigation de la BBC, Greg Palast, qui a expliqué dans son livre le pic nic des vautours :

Qui a donné naissance à cette cruelle petite pièce bâtarde ?

J'ai appelé son père, le professeur Robert Mundell. Mundell qui est connu comme le père de l'Euro. L'Euro est souvent indiqué comme le moyen d'unir les Européens après-guerre ensemble, émotionnellement et politiquement, et de donner à cette Europe unie la puissance économique de rivaliser avec l'économie américaine.

Quelle bêtise !

L'Euro a été inventé à New York, à l'Université de Columbia, par le professeur Mundell, qui a créé à la fois l'euro et la mouvance politique thatchérienne et reaganienne « Side Economics Supply » ou, comme George Bush père l’a appelé précisément « l’économie vaudoue », le vaudou reaganien et thatchérien et l'euro sont les deux faces de la même pièce de monnaie. (Aïe ! Certains jeux de mots font mal.)

Comme la dame de fer et le président gaga, l'euro est inflexible. Autrement dit, une fois que vous vous joignez à l'Euro, votre nation ne peut plus lutter contre la récession en utilisant la politique budgétaire ou monétaire. Cela laisse les « réductions des salaires, et les contraintes fiscales (suppressions d'emplois et prestations du gouvernement) comme le seul recours aux crises ». The Wall Street Journal explique avec joie la vente des propriétés du gouvernement (privatisations).

Pourquoi l'euro, le professeur Dr Mundell m'a dit qu'il était énervé par les règles locales en Italie qui ne lui permettaient pas de mettre ses commodités où il le voulait dans sa villa là-bas. « Ils ont des règles qui me disent que je ne peux pas avoir de toilettes dans cette salle. Peux-tu l’imaginer ? »

Je ne pouvais pas vraiment. Je n'ai pas une villa italienne, donc, je ne peux pas vraiment imaginer le fardeau de la restriction que constitue le placement de commodités.

L'euro finira par vous permettre de mettre vos toilettes à l’endroit où vous vous voulez.

Il voulait dire que la seule façon dont le gouvernement puisse créer des emplois, est de virer les gens, réduire les prestations, et, surtout couper les règles et les règlements qui limitent les entreprises.

Il m'a dit : « Sans la politique budgétaire, la seule façon qu’ont les nations de garder des emplois, c’est par la réduction compétitive des règles d'affaires. » Outre l'emplacement du réceptacle des WC, il parlait des lois du travail qui augmentent le prix des plombiers, des réglementations environnementales, et, bien sûr, des impôts.

Non, je ne fais pas cela. Et je ne dis pas que l'Euro a été imposé sur le vieux continent juste pour que le professeur puisse placer ses toilettes dans un lieu de plaisir maximal. L'Euro est façonné comme un carcan anti-réglementation qui permettrait d'éliminer les lois concernant le nombre de litres d’eau par chasse d'eau, la réglementation bancaire restrictive et tous les autres contrôles gouvernementaux.

Maintenant, est-ce que la destruction de la souveraineté de la Grèce a un peu plus de sens ?

Comme Palast l’a souligné dans le Guardian :

L'idée que l'euro a « échoué » est dangereusement naïve. L'euro est en train de faire exactement ce que ses progéniteurs - les riches de la caste des 1% qui l'ont adopté – avaient prédit et prévu qu’il fasse.

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Pour lui, l'euro n’avait pas pour but de transformer l'Europe en une unité économique puissante, unifiée. C’était à propos de Reagan et Thatcher.

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Et quand la crise arrivera, les nations économiquement désarmées ne pourront rien faire, sauf détruire la réglementation gouvernementale, en gros, et privatiser les industries d'État en masse, réduire les impôts et envoyer l'État-providence européen dans le caniveau.

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Loin d'échouer, l'euro, qui était le bébé de Mundell, il a réussi probablement au-delà des rêves les plus fous de son géniteur.

En d' autres termes, l'euro était destiné à imposer un carcan de doctrines de chocs sur l'Europe, où les grandes banques ont dépouillé la Grèce et d' autres pays de leurs biens publics, et effectué le pillage de ces derniers, de leurs ressources naturelles et de leurs richesses.

Mise à jour : après avoir écrit cet article, nous sommes tombés sur un article écrit, en 2000, par l'écrivain financier principal au Telegraph, Ambrose Evans-Pritchard, notant :

« Des documents gouvernementaux américains déclassifiés montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années cinquante et soixante pour créer une dynamique pour une Europe unie. »

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 À la tête de la Fondation Ford, l’ex-officier de l'OSS, Paul Hoffman, qui était aussi le chef de l’ACUE à la fin des années cinquante. Le département d’État a également joué un rôle. Une note de la section européenne, en date du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté économique européenne, Robert Marjolin, de poursuivre l'union monétaire par la ruse.

Il recommande de débattre jusqu'à ce que le point où « l'adoption de ces propositions serait devenu pratiquement incontournable ».

* Mundell est Canadien. Mais après avoir enseigné dans les universités américaines depuis plus de 50 ans, nous le traitons comme un Américain d'honneur. En tout état ​​de cause, il a créé l'euro entièrement à Columbia. Quoi qu’il en soit, ce qui est frappant, c’est que c’est un Américain du Nord – et pas un Européen – qui a créé la monnaie de la zone euro.

 

Source : Washingtonsblog.com

Traduction :  folamour 
Corrections :  Chalouette 

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