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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #le nazisme tag

40 ans après le coup d’Etat en Argentine, la provoc’ d’Obama

25 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Amérique Latine, #La mondialisation, #Les transnationales, #La guerre, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #le nazisme

40 ans après le coup d’Etat en Argentine, la provoc’ d’Obama

Cathy Ceïbe
Jeudi, 24 Mars, 2016
Humanite.fr

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AFP

Le président des États-Unis est à Buenos Aires. Sa visite officielle coïncide avec le triste anniversaire de la dictature aux 30.000 morts et disparus. Le locataire de la Maison blanche ne pipe mot de la complicité de Washington.

A Cuba, Barack Obama a été très volubile en matière de droits de l’homme. Mais à Buenos Aires, où il est arrivé mercredi, le président des États-Unis s’est montré beaucoup moins loquace. Du côté des organisations argentines des droits de l’homme, en revanche, sa visite officielle est vécue comme un affront à l’heure où elles commémorent une date funeste. Il y a 40 ans, le 24 mars, un coup d’État instaurait une sanglante dictature militaire (1976-1983) qui s’est soldée par 30.000 assassinats et disparitions forcées. La torture et la répression à l’encontre des militants politiques de gauche étaient la norme dans le cadre du plan Condor, cette internationale du terrorisme d’État menée par les despotes régionaux avec la complicité de la CIA. Interpellé sur le rôle de Washington dans ces tragiques événements, Barack Obama a cru pouvoir s’en tirer à bon compte en déclarant doctement : « J’ai passé beaucoup de temps a étudié l’histoire de la politique extérieure des États-Unis (...) Il y a des moments de grande gloire et d’autres qui ont été contraires à ce que je crois que doit représenter l’Amérique. Dans les années 70, il y a eu une maturation, les droits de l’homme sont devenus aussi important que la lutte contre le communisme », a-t-il osé clamer. L’homme peut-il ignorer à ce point que le bureau ovale et les tortionnaires du sud-continent marchaient de concert pour écraser les démocrates et les progressistes au nom de la lutte contre la « subversion marxiste » en vue de préserver les intérêts nord-américains dans la région et d’instaurer le modèle économique néolibéral que l’on sait ? Pas l’ombre d’un pardon donc ni encore moins le début d’une auto-critique digne de ce nom. Le locataire de la Maison blanche s’est contenté de rappeler que dans un futur proche des documents de l’armée états-unienne de l’époque allaient être déclassés et ce, a-t-il pris soin de préciser, dix ans avant la date légale. Mais cette annonce a fait un flop face à la polémique. Deux grandes manifestations doivent avoir lieu ce jeudi dans la capitale et les principales villes au nom de la «vérité et de la justice» mais pas seulement… « Je veux faire part de ma plus intense répudiation (...) contre le fait qu’Obama se rende au Parc de la mémoire. C’est une offense à tous les gosses dont les photos se trouvent là-bas et qui sont morts assassinés et torturés à cause de ce pays. Comment pouvons-nous le laisser entrer dans ce lieu?», a tancé Hebe de Bonafini, la présidente de la célèbre association des Mères de la place de Mai. « Nous marchons contre Obama et contre Macri, et particulièrement contre les licenciements», a-t-elle résumée. Le président Mauricio Macri, dont Barack Obama s’est « impressionné par les cent premiers jours de gouvernance », est à l’initiative de près de 42.000 licenciements de salariés des secteurs public et mixte. Des fonctionnaires que cet ultralibéral décomplexé a taxé de « gnocchi» parce qu’ils ne travailleraient pas. Il a également fait fermer des chaînes de télévision, des stations de radio et supprimer des programmes en s’attaquant à la loi de services de communication, pourtant garante de la démocratisation de ses moyens. Des militants ont été arrêtés. Et les manifestations sont désormais matées renouant ainsi avec la culture répressive que la junte militaire a imposée dans toutes les sphères de la société. Sur le plan économique, la situation est des plus tendues. Quant aux droits de l’homme, que Barack Obama prétend défendre sur tous les fronts y compris de guerre dont il est à l’origine, ils sont eux aussi sur la sellette. Alors que la justice argentine a été à l’avant-garde, en inculpant et condamnant les plus hauts dignitaires de la junte militaire, le gouvernement de Mauricio Macri entend revenir sur ces avancées, en préconisant la prison domiciliaire pour les auteurs de crime, comme l’a dit il y a une semaine le secrétaire chargé aux Droits de l’homme, Claudio Avruj. « Allons-nous devoir une fois de plus cohabiter avec ceux qui ont massacré nos enfants ? (…) Nous sommes écœurées, mais nous comprenons maintenant pourquoi Obama vient (en Argentine). Il vient et doit trouver le pays bien propret », a dénoncé une fois encore l’association des Mères de la place de mai. C’est peu dire qu’aux yeux des organisations des droits de l’homme, le président Barack Obama est persona non grata.

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Le Donbass en Belgique et la guillotine pour les islamistes. Par Alexandre Artamonov.

24 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La Turquie, #Ukraine, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

Le Donbass en Belgique et la guillotine pour les islamistes. Par Alexandre Artamonov.

Le Donbass en Belgique et la guillotine pour les islamistes. Par Alexandre Artamonov.

Le 23 mars 2016

Lorsque ça a tonné en Belgique, la réaction des politiciens européens a été plus qu’attendue quoique fortement désorganisée. Jacques Myard, bien sûr, s’est expliqué sur le fait qu’il ne fallait pas appliquer des règles républicaines, celles de la démocratie occidentale, aux islamistes pourris venus du Tiers-Monde. François Hollandese veut fort dans ses actes au nom du mandat présidentiel. Angela Merkel, elle, emboîte le pas en jurant fidélité au sacré-saint dogme de la modernité occidentale, à savoir égalité de tous et démocratie contre vents et marées. Les autres comédiens de la vieille avant-scène occidentale sont parfaitement prévisibles à travers leurs paroles et leurs agissements.+

Un sentiment d’un fatigant déjà-vu s’installe de plus en plus et commence à faire place à un désespoir abyssal. A vrai dire toute ma vie je n’entends que les mêmes cantiques que l’on me rabâche, depuis trente ans au moins. Quoi qu’il arrive, quelle que soit la conjoncture économique, sociale, sociétale ou internationale, nous allons rester fidèles et obéissants aux pères fondateurs de la démocratie d’un autre âge… Et tant pis si la vie n’est pas à l’avenant. Nous allons tout faire pour que les moutons de Panurge composant notre troupeau européen ne se réveillent jamais. En tout cas pas avant qu’ils ne se retrouvent en côtelette au fond de l’assiette de DAESH.+

Les jeux sont faits, les bons et les méchants nommés. Et le matraquage idéologique si fort que le chef de sécurité ukrainienne Gritsak a tout de suite désigné sans broncher les vrais coupables des explosions à Bruxelles. C’est, bien sûr, Moscou !!! Il est vrai que quelques heures plus tard, le premier- ministre russe Mledvedev a répondu en traitant cet Ukrainien d’idiot et le chef du Conseil de Sécurité de Russie a fait de même : il a appelé Gritsak « un simple d’esprit ». Cependant, la réaction du laquais Gritsak est programmé par ses chefs occidentraux : quoi qu’il advienne le vrai coupable sera toujours Moscou ! Même si les extra-terrestres attaquaient…+

Pour moi, cela prouve de façon indélébile que l’Europe a vécu et qu’elle est apparentée à l’Union Soviétyique la veille de sa disparition à l’aube des années 90. A cette époque, les vieux princes du Kremlin croyaient l’Occident coupable de n’importe quelle mésaventure qu’il leur arrivait. L’idéologie était figée et les cartes battues depuis belle lurette. A l’instar des Bolcheviques disparus, les technocrates fossilisés de Bruxelles filent vraiment du mauvais coton. Non seulement ils sont en retard de plusieurs guerres mais, qui plus est, ils ne savent que lancer des représailles contre leurs propres citoyens. L’Occident d’aujourd’hui a vraiment l’air d’un cadavre parfumé qu’il est grand temps d’enterrer et les islamistes ne font que jouer aux croque-morts.+

Réfléchissez-y par vous-même ! Au lieu de lancer des razzias, armer l’Europe, instaurer l’état d’urgence et le couvre-feu, remonter les filières terroristes et réinsérer la peine capitale dans le Code Pénal, les politichiens s’amusent à pactiser avec l’ennemi turc à la Marie-Antoinette. C’est que les Turcs ont bien voulu parquer le surplus de migrants chez eux en échange du droit de libre circulation pour leurs citoyens§ En plus, ils appliquent le prorata d’un immigré syrien légalisé en Europe Occidentale contre trois renvoyés en Turquie.+

Mais on se moque vraiment de tous et de toutes ! Les Turcs auront vite fait de délivrer des papiers en bonne et due forme à tous les voyous de l’Asie Mineure qui ont leurs mains trempées dans le sang chrétien. Si vous vous en doutez, souveznez-vous que les mêmes Turcomans c’est à dire Turs ethniques ont combattu en Syrie contre les troupes d’Assad en dévastant les contrées syriennes proches de leur Mère-Patrie ! Et ensuite les mêmes immigrés débarqueront en Europe mais cette fois-ci avec un statut légal. J’allais oublier qu’Erdogan touchera aussi un joli magot de plusieurs milliards d’euros pour avoir conclu ce pacte avec la Communauté Européenne.+

Il ne faut être ni Harry Potter ni Madame Soleil pour comprendre que ces millions d’immigrés mus par la force religieuse et animée par 5 mille islamistes combattants qui ont déjà pris racine en Europe, sauront passer au fil de l’épée tous les résistants locaux. Et la police européenne les aidera au nom de la paix et de la justice sociale !+

Ce qui est tout à fait féerique c’est le silence des agneaux, car les citoyens se taisent. C’est pour cette raison que je veux que le scénario de Donbass éclose en Europe. Le jour où les Européens comprendront qu’ils n’ont qu’une seule voie de salut, c’est-à-dire prendre les armes contre les envahisseurs et les chasser de leur Patrie, ce jour-là on verra de nouveaux De Gaulle , De Lattre de Tassigny et Juin ! Mais pas avant, car les héros n’apparaissent pas dans les abattoirs !+

Il faut commencer par sortir de prostration et torpeur et ne plus être traités en troupeau docile et silencieux ! Et il faut, avant toute autre chose, faire renaître la guillotine contre les terroristes !+

Alexandre Artamonov, Radio Radonezh.ru

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Guerres hybrides : 2. Testons la théorie en Syrie et en Ukraine

23 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme, #Daesch

Guerres hybrides :
2. Testons la théorie en Syrie et en Ukraine


Par Andrew Korybko (USA) – Le 11 mars 2016 – Source Oriental Review

Hybrid Wars 2. Testing the Theory – Syria & Ukraine

Le livre de l’auteur, Les guerres hybrides: L’approche adaptative indirecte pour un changement de régime, fait bien sûr état du fait que la Syrie et l’Ukraine sont les premières victimes de la guerre hybride des États-Unis ; mais la portée de l’article est d’exprimer la façon dont les innovations mentionnées dans la partie 1, et qui ne figurent pas dans la publication originale, ont été importantes tout au long du jeu. Le but est de prouver que les facettes nouvellement découvertes peuvent parfaitement être imbriquées dans la théorie générale et utilisées pour améliorer ensuite sa compréhension et pour permettre aux observateurs de se projeter plus précisément vers les futurs champs de bataille sur lesquels les guerres hybrides sont les plus susceptibles d’être menées.


Cette partie de la recherche suit donc le modèle théorique qui vient d’être exposé. Elle est élaborée à partir des déterminants géostratégiques et économiques qui étaient derrière les guerres en Syrie et en Ukraine, avant d’aborder les vulnérabilités structurelles socio-politiques que les États-Unis tentent d’exploiter avec des degrés de succès divers. La dernière partie incorpore l’idée d’un pré-conditionnement social et structurel et explique  brièvement comment il était présent dans chaque situation.

Déterminants géostratégiques

Syrie :

La République arabe traditionnellement laïque a été aspirée dans un schéma de Révolution de couleur théâtralisée par les États-Unis lorsque les printemps arabes ont été déclenchés en 2011. Pour résumer succinctement les fondements stratégiques de cette grandiose opération, le concept était pour les États-Unis d’aider la clique transnationale des Frères musulmans à arriver au pouvoir de l’Algérie jusqu’à la Syrie via une série d’opérations de changement de régime synchronisées contre des États rivaux (Syrie), des partenaires non fiables (Libye), et des États satellites stratégiques concernés par d’inévitables transitions de souveraineté (Égypte, Yémen). L’environnement stratégique résultant était censé rejouer la Guerre froide en Europe de l’Est, avec chacun des États dirigé par le même parti (les Frères musulmans à la place du Parti communiste) et contrôlé par procuration par un mécène externe, dans ce cas une copropriété conjointe présidée par la Turquie et le Qatar avec les États-Unis en sous-main.

Syrians rally in Damascus in support of President Bashar al-Assad, October 2011
Syriens à Damas ralliés à l’appui du président Bachar al-Assad, octobre 2011

Cette confédération idéologique vaguement organisée aurait été suffisamment disjointe pour être gérable via des tactiques simples de diviser pour mieux régner (empêchant ainsi à jamais toute organisation indépendante de l’Arabie saoudite et des États du Golfe), mais facile à provoquer dans une haine sectaire afin de la mobiliser contre l’Iran et ses intérêts régionaux, ce qui en aurait fait un outil extrêmement flexible pour la promotion de la grande stratégie américaine au Moyen-Orient. Compte tenu des origines chaotiques de ce gambit géopolitique, il a été prédéterminé que des éléments de celui-ci pourraient ne pas se réaliser selon le plan et que seule une réalisation partielle de ce projet pourrait se produire réellement au cours de la première tentative – ce qui est précisément ce qui est arrivé lorsque le peuple syrien a résisté au défi de cet assaut de guerre hybride contre lui et a courageusement combattu pour la défense de son État à la longue civilisation séculière.

On peut affirmer que la Syrie a toujours été considérée comme l’objectif le plus stratégique de tous les États affectés par les printemps arabes, et ceci est prouvé par près de cinq ans de guerre hybride désespérée que les États-Unis ont déclenchée contre elle en réponse à sa première tentative de changement de régime, qui a échoué. En comparaison, l’Égypte, l’État arabe le plus peuplé, a seulement dû faire face à un bas niveau de terrorisme (géré par le Qatar) dans le Sinaï,  depuis qu’il a renversé le gouvernement des Frères musulmans imposé par les Américains. La raison de cet écart flagrant d’importance par rapport aux grands objectifs stratégiques américains est attribuable aux déterminants géo-économiques derrière la guerre contre la Syrie. Ils seront exposés plus bas.

Ukraine :

Les déterminants géostratégiques derrière la guerre en Ukraine sont beaucoup plus simples que ceux derrière la guerre contre la Syrie, et ils ont la plupart du temps déjà été décrits dans la partie 1 en parlant du stratagème du Revers Brzezinski, un piège géopolitique. Une partie de la motivation derrière le renversement du gouvernement ukrainien, inaugurant les pogroms anti-russes qui ont suivi, était d’attirer la Russie dans un piège interventionniste comme en 1979 en Afghanistan ; la guerre contre le Donbass était l’incarnation de cette tentative. Washington n’a pas réussi à atteindre son objectif à cet égard, mais il a beaucoup plus réussi à transformer l’ensemble du territoire de l’Ukraine en arme géopolitique contre la Russie.

Political map of Ukraine before the coup d'etat of February 2014.
Carte politique de l’Ukraine avant le coup d’État de Février 2014.

Le célèbre aphorisme de Brzezinski veut que «sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire eurasien», cependant il avait une conception toute différente à l’esprit quand il l’a énoncé (sa pensée était que la Russie allait essayer de «re-soviétiser impérialement» la région). Géopolitiquement parlant, sa citation contient beaucoup de vérités fondamentales. La sécurité nationale de la Fédération de Russie est dans une large mesure déterminée par les événements en Ukraine, en particulier en ce qui concerne sa large périphérie occidentale et un gouvernement hostile à la Russie, à Kiev, qui serait prêt à héberger une infrastructure de défense antimissile américain (ce qui est un doux euphémisme pour augmenter les chances des États-Unis de neutraliser la capacité de seconde frappe de la Russie et donc de se mettre dans une position de chantage nucléaire), constituerait une menace stratégique majeure. Pour reformuler Brzezinski et rendre sa citation plus précise objectivement, «si l’Occident réussit à manipuler l’Ukraine pour en faire un ennemi à long terme de la Russie, alors Moscou serait confronté à un obstacle géopolitique majeur face à ses ambitions multipolaires futures».

Le scénario catastrophique de l’Ukraine hébergeant des unités de défense antimissile de l’OTAN ou des États-Unis n’a pas encore joué à plein, mais le pays en est encore à faire des petits pas vers une adhésion à l’OTAN comme membre associé, ce qui revient à en faire partie de fait, sans garanties mutuelles formelles de défense. L’augmentation de la coopération militaire entre Kiev et Washington et, par extension, entre l’Ukraine et le bloc atlantiste, est fondée sur une manœuvre agressive contre les intérêts stratégiques russes. Néanmoins, la situation n’est pas aussi mauvaise qu’elle aurait pu l’être, puisque les planificateurs stratégiques américains avaient naïvement supposé que le Pentagone aurait déjà eu le contrôle de la Crimée pour maintenant, et auraient donc été en mesure de positionner leurs unités de défense antimissile et autres technologies déstabilisatrices directement aux portes de la Russie. L’erreur ultime dans la conception de l’Occident au cours des préparatifs de cette guerre hybride, a été de penser que la Russie reculerait sans défendre ses intérêts civilisationnels, humanitaires et géostratégiques en Crimée (ou que si elle le faisait, elle serait attiré dans un bourbier de type Revers de Brzezinski), qui, comme l’atteste l’histoire aujourd’hui, a été une erreur de calcul épique, parmi les pires que les États-Unis aient jamais faites.

Déterminants Géo-économiques

Syrie :

La Syrie est très importante du point de vue de la grande stratégie américaine, car elle était censée être le terminal final pour le Pipeline de l’Amitié partagé entre elle, l’Iran et l’Irak. Cet itinéraire du gaz aurait permis à l’Iran d’accéder au marché européen et d’annuler complètement le régime de sanctions que les États-Unis avaient construit contre lui par le passé. Concomitamment avec ce projet, il y avait un projet concurrent mené par le Qatar pour envoyer son propre gaz à travers l’Arabie saoudite, la Jordanie, la Syrie vers l’UE, que ce soit par le biais de GNL [Gaz liquéfié, NdT] ou en direct via la Turquie [et la Grèce, NdT]. Le Président Assad a astucieusement rejeté la proposition du Golfe par fidélité de longue date de son pays avec l’allié iranien. La guerre menée contre la Syrie après la guerre hybride du printemps arabe a été soutenue très violemment par les États-Unis et les États du Golfe, spécifiquement dans le but de punir le pays pour son refus de devenir un satellite unipolaire.

"Friendship Pipeline" is labelled "Islamic Pipeline" on this chart.
« Le Pipeline de l’Amitié » est étiqueté «Pipeline islamique» dans ce tableau.

S’il avait été terminé, le Pipeline de l’Amitié aurait été l’un des plus importants projets conjoints multipolaires transnationaux du monde, l’un des plus importants corridors transnationaux, et il aurait révolutionné la géopolitique régionale en fournissant une énergie et un couloir  d’investissement reliant l’Iran à l’UE. Il aurait donc entraîné une modification significative de l’équilibre du pouvoir au Moyen-Orient et joué au détriment absolu des États-Unis et de ses alliés du Golfe. Comprenant la menace aiguë que le Pipeline de l’Amitié posait à leur domination hégémonique depuis des décennies sur la région, les États-Unis se sont engagés à faire en sorte que le projet ne se matérialise jamais, peu importe comment. Cela explique une des raisons partielles derrière la création d’ISIS, le distributeur de claques au milieu de la zone de transit prévue. Vu sous cet angle, le jeu des  États-Unis devient beaucoup plus clair : pourquoi ils ont fait une priorité de la déstabilisation de la Syrie et non de l’Égypte, et pourquoi ils sont prêts à jeter d’innombrables ressources dans cette entreprise, y compris organiser une coalition mondiale par procuration pour les aider à y parvenir.

Ukraine :

La détermination des États-Unis pour capturer l’Ukraine a été inspirée par beaucoup plus qu’une pensée géostratégique, étant donné que ces impératifs se recoupent avec les réalités géo-économiques contemporaines. Au moment où la campagne terroriste urbaine et populaire connue comme Euro-Maïdan a été lancée, l’Ukraine a été forcée par les États-Unis de faire un choix de civilisation artificiel entre l’UE et la Russie. Moscou avait fait progresser trois projets interconnectés conjoints transnationaux multipolaires – ventes de gaz et de pétrole vers l’UE, l’Union eurasienne et le pont terrestre eurasiatique (énergétique, institutionnel et économique, respectivement) – que Washington était désireux d’affaiblir à tout prix. Rappelant la boutade précédemment citée de Brzezinski sur l’Ukraine et la reformulation par l’auteur de celle-ci, les mots font maintenant beaucoup plus de sens : sans l’Ukraine en tant que partie de ce réseau interconnecté de projets, l’ensemble devient sensiblement plus faible.

Le retrait de l’Ukraine de l’équation influe chacun des projets: cela bloque le commerce de l’énergie entre la Russie et l’UE et crée des complications inattendues pour les deux parties ; cela laisse un marché important et une population active en dehors du champ d’application de l’Union douanière ; et cela nécessite un recentrage des infrastructures uniquement sur le Belarus, un espace relativement plus petit et économiquement moins important, qui devient ainsi un goulot d’étranglement géopolitique encore plus significatif qu’auparavant pour les actions anti-russes de l’Occident. Comme un avantage supplémentaire à braconner l’Ukraine hors de l’orbite d’intégration russe, les États-Unis ont été en mesure de mettre en branle une chaîne d’événements thématiques préconçus (à l’exclusion de la réunification de la Crimée, bien sûr), instigatrice de la nouvelle guerre froide, et qu’ils étaient désireux de susciter.

Map of the Ukrainian gas transpostation system.
Carte du système de transport du gaz en Ukraine.

Les États-Unis voulaient le faire dans le but de créer des obstacles apparemment insurmontables entre la Russie et l’UE, sachant que les dilemmes de sécurité attendus (militaire, énergétique, économique et en termes stratégiques) allaient considérablement entraver la coopération entre eux et rendre Bruxelles d’autant plus vulnérable au jeu de pouvoir unipolaire massif des États-Unis qui était planifié. Afin de maintenir sa position hégémonique sur l’Europe, les États-Unis avaient à concevoir un scénario qui diviserait la Russie et l’UE assez longtemps et d’une manière aussi intense que possible afin d’augmenter les chances que les trois projets de contrôle impératifs suivants puissent être imposés à l’Europe : déploiement permanent de l’OTAN en état d’alerte dans l’Est (contrôle militaire); exportations américaines de GNL vers l’UE et appel récent à des routes énergétiques attrayantes non russes tel que le corridor gazier sud (contrôle énergétique) ; et le Partenariat pour le commerce et l’investissement transatlantique (TTIP), qui, parmi tous les privilèges qu’il accorde aux États-Unis, rend impossible pour l’UE de conclure d’autres accords de libre-échange (ALE) sans l’approbation de Washington (contrôle économique).

Au total, ces trois facteurs imbriqués sont destinés à renforcer le plus grand des objectifs stratégiques des États-Unis qui, d’une manière mutuellement interdépendante, augmente également les perspectives de leur propre succès. C’est le choc des civilisations créé artificiellement entre l’Occident et l’Eurasie-Russie, selon lequel les États-Unis attendent désormais de l’UE qu’elle vive dans la crainte de la Russie et que par conséquent, elle se précipite dans les bras de l’Oncle Sam comme «défenseur de la civilisation occidentale». C’est ce plan ultime que les États-Unis veulent accomplir en Europe, et sa mise en œuvre réussie aux côtés de ses trois composantes clés (l’armée, l’énergie et les aspects économiques décrits précédemment) créerait les conditions pour une domination hégémonique multi-générationnelle sur l’Europe, et donc coulerait pour des décennies les chances d’une contre-offensive multipolaire contre les États-Unis.

Vulnérabilités structurelles socio-politiques – Syrie

Origine ethnique :

Au moins 90% de la population de la Syrie est arabe tandis que les 10% restants sont principalement kurdes. Du point de vue de la guerre hybride, on peut supposer que cet état de choses pourrait être utile dans la déstabilisation de l’État, mais plusieurs facteurs ont empêché d’atteindre le potentiel attendu par les Américains. Tout d’abord, la population syrienne est très patriotique en raison de son patrimoine civilisationnel et de l’opposition galvanisée contre Israël. En conséquence, alors qu’il y a de toute évidence une pluralité d’opinions politiques personnelles au sein de la société essentiellement mono-ethnique, il n’y a jamais eu de réelles possibilités qu’elles se retournent violemment contre l’État, d’où la nécessité d’importer un si grand nombre de terroristes et de mercenaires internationaux sur le champ de bataille pour satisfaire aux exigences de cette guerre hybride.

Ethnic map of Syria
Carte ethnique de la Syrie

Concernant les Kurdes, ils n’ont jamais provoqué de rébellion sérieuse contre le gouvernement, contrairement à leurs homologues turcs et irakiens. Cela   implique que leur situation en Syrie était gérable et loin d’être aussi mauvaise que ce que les informations occidentales tentent de dépeindre après coup. Même s’ils avaient pu être coagulés en une masse anti-gouvernementale radicale, leur rôle relativement mineur dans les affaires nationales et la grande distance géographique de tous les centres de pouvoir pertinents les aurait empêchés de devenir un atout significatif de la guerre hybride, bien qu’ils aient pu être un complément stratégique efficace à tous les terroristes arabes basés près des principaux centres de population. Comme on le sait, cependant, les Kurdes sont restés fidèles à Damas et n’ont pas rompu avec le gouvernement, confirmant la thèse selon laquelle ils étaient satisfaits de leur état d’origine, sans envie de devenir des rebelles.

En somme, les composantes ethniques de la planification de la guerre hybride aux États-Unis contre la Syrie ont échoué à répondre à la hauteur du potentiel anticipé, ce qui indique que les évaluations du renseignement avant la guerre ont été déformées, sous-estimant l’attraction unificatrice du patriotisme syrien.

Religion :

La population de la Syrie est majoritairement sunnite, mais possède aussi une minorité alaouite importante qui a traditionnellement occupé divers postes de direction au sein du gouvernement et dans l’armée. Cela n’a jamais été un problème auparavant, mais le pré-conditionnement social géré depuis l’extérieur (en l’occurrence, organisé par les États du Golfe) a acclimaté des parties de la population à la pensée sectaire et a commencé à jeter les bases psychologiques pour qu’une stratégie de la tension takfiriste prenne racine parmi certains éléments intérieurs après qu’une étape de la Révolution de couleur a été mise en route au début de 2011. Par la suite, même si le sectarisme n’a jamais été un facteur dans la société syrienne auparavant et n’est toujours pas une force majeure à ce jour (en dépit de près de cinq ans de provocations terroristes motivées religieusement), il a été utilisé comme un cri de ralliement pour reconstituer les rangs des djihadistes étrangers et comme une couverture plausible pour les États-Unis et leurs alliés pour alléguer que le Président Assad ne «représente pas le peuple» et doit donc être renversé.

[Cette partie est assez réductrice. A vous de vous informer vous même sur l’histoire des composantes ethnico-religieuses en Syrie, NdT]

Histoire :

L’histoire syrienne est millénaire et représente l’une des civilisations les plus riches de tous les temps. Par conséquent, cela imprègne les citoyens du pays, leur donnant un sens inébranlable du patriotisme qui allait plus tard se révéler être l’une des meilleures défenses contre la guerre hybride (solidarité civilisationnelle). Il est évident que cela avait été découvert par les stratèges américains dans leurs recherches préparatoires sur la Syrie, mais ils ont largement sous-estimé son importance, en pensant qu’ils pourraient avec succès provoquer un retour aux années des coups d’Etats successifs et déstabilisateurs qui avaient suivi l’indépendance, avant la Présidence d’Hafez el-Assad [le père de Bachar, NdT]. Au contraire, la grande majorité des Syriens avait appris à apprécier sincèrement les contributions de la famille Assad à la stabilité et la réussite de leur pays, et ils ne voulaient rien faire qui puisse ramener le pays aux années sombres qui avaient précédé l’ascension politique de cette famille au pouvoir.

Administration :

post_war_iraq

Le bref héritage des limites administratives distinctes pendant la période de l’occupation française a fourni le précédent géopolitique aux États-Unis pour ressusciter une division formelle ou fédéralisée de la Syrie. Même si la mémoire historique de ce temps est en grande partie perdue dans le psychisme des Syriens contemporains (sauf pour le drapeau des terroristes anti-gouvernement, qui correspond à celui de l’époque du mandat), cela ne veut pas dire qu’il n’y ait aucune possibilité de la leur appliquer depuis l’extérieur à l’avenir et justifier ce fait historiquement à postériori. L’intervention anti-terroriste russe en Syrie a neutralisé la possibilité de fragmentation formelle du pays, mais la course actuelle pour Raqqa signifie que la force qui capturera la capitale des terroristes tiendra les meilleures cartes pour déterminer la composition interne de l’État d’après-guerre, ouvrant la possibilité pour les États-Unis et leurs mandataires de forcer une solution fédéraliste en Syrie qui pourrait créer des zones largement autonomes acquises au soutien pro-américain.

Disparités socio-économiques :

La Syrie d’avant-guerre avait une répartition relativement équilibrée des indicateurs socio-économiques, en dépit de l’adhésion à la règle stéréotypée des zones urbaines globalement plus développées que les régions rurales. Bien que celles-ci constituent le socle de la plupart des zones géographiques du pays, seule une fraction de la population les habite, la plupart des Syriens vivant le long d’un corridor nord-sud à l’Ouest Alep-Hama-Homs-Damas, tandis qu’une population stratégiquement importante habite globalement  la zone côtière de Lattaquié. Jusqu’en 2011, la Syrie a réussi à maintenir des années de croissance économique soutenue, et il n’y a aucune raison de croire que cela aurait diminué s’il n’y avait pas eu la guerre hybride contre elle [Voir … ses revenus pétroliers ayant fortement chuté, NdT]. Par conséquent, bien que les disparités socio-économiques aient sûrement existé en Syrie avant la guerre, elles ont été bien gérées par le gouvernement (en partie en raison de la nature semi-socialiste de l’État) et n’étaient pas un facteur que les États-Unis pouvaient exploiter.

Géographie :

C’est une des caractéristiques qui fonctionne le mieux à l’avantage de la guerre hybride contre la Syrie. La composante Révolution de couleur a été concentrée dans le corridor nord-sud basé dans l’Ouest densément peuplé dont j’ai parlé ci-dessus, tandis que la partie guerre non conventionnelle a prospéré dans les régions rurales en dehors de cette zone. Les autorités avaient naturellement des difficultés à concilier les besoins de sécurité urbaines et rurales, et la quantité absurde de soutien que les États-Unis et leurs alliés du Golfe ont envoyé aux terroristes par la Turquie a temporairement déséquilibré la situation militaire et a abouti à l’impasse qui a marqué les premières années du conflit (avec quelques va-et-vient de positions et des changements spectaculaires de temps en temps). Pendant ce temps, comme l’armée arabe syrienne axait son attention sur les questions de sécurité à régler en urgence le long du corridor de peuplement, ISIS a été en mesure de faire des avancées militaires conventionnelles rapides dans les plaines et les déserts de l’Est, logistiquement simple à gérer, et a rapidement mis en place son «Califat», dont les conséquences sont le moteur du cours actuel des événements dans le pays.

Vulnérabilités structurelles socio-politiques – Ukraine

Origine ethnique :

La fracture démographique de l’Ukraine entre l’Est et l’Ouest, les Russes et les Ukrainiens, est bien connue et a été largement discutée. Dans le contexte de la guerre hybride, cette répartition géographique presque chirurgicale (à l’exception de la pluralité russe à Odessa et dans la majorité de la Crimée) était une aubaine pour les planificateurs stratégiques américains, car cela a créé une dichotomie démographique enracinée qui a pu être facilement exploitée lorsque le moment est venu.

Religion :

Ici aussi, il y a une fracture géographique presque parfaite entre l’Orient et l’Occident, avec les orthodoxes russes et les églises orthodoxes ukrainiennes qui représentent les deux groupes importants de population dans le pays. Plus à l’Ouest, on trouve les uniates et les églises catholiques, correspondant principalement aux anciennes terres de la Deuxième République polonaise de l’entre-deux-guerres. Le sectarisme chrétien n’a pas été le cri de ralliement le plus visible derrière l’Euro-Maïdan, mais ses partisans radicaux ont utilisé le succès du coup d’État comme couverture pour détruire les Églises orthodoxes russes et d’autres biens religieux dans une campagne nationale qui visait à inciter au nettoyage ethnique et culturel de la population russe.

Histoire :

Ukraine map

L’État ukrainien moderne est un amalgame artificiel de territoires légués par les dirigeants russes et soviétiques successifs. Ses origines intrinsèquement contre nature sont une malédiction, avec une existence perpétuellement remise en cause, et son agrandissement territorial après la Seconde Guerre mondiale complique encore la donne. Le morceau le plus nationaliste de l’Ukraine moderne était une partie de la Pologne de l’entre-deux-guerres et avant cela de l’Empire austro-hongrois, donnant ainsi à ses habitants une mémoire historique diamétralement différente de celles des parties centrales ou orientales de l’État.

Les communautés minoritaires hongroises et roumaines qui vivent dans les zones nouvellement ajoutées (acquises respectivement sur la Tchécoslovaquie et sur la Roumanie) ont également un degré naturel d’identité distincte de l’État qui n’avait besoin que d’un coup de pouce pour refaire pleinement surface.

Comme on l’a soutenu dans la guerre hybride et c’est confirmé par le rapport de Newsweek, quelques jours avant le coup d’État (étonnamment supprimé de leur site Web, mais traçables sur web.archive.org), la région ethnico-religieuse historiquement séparée de l’Ukraine occidentale était totalement en rébellion armée contre le Président Ianoukovitch, et ce n’est pas un hasard si l’aspect de guerre non conventionnelle de cette campagne de changement de régime a commencé dans cette partie spécifique du pays.

Frontières administratives :

Les divisions internes de l’Ukraine coïncident assez nettement avec ses frontières administratives sur de nombreux points, que ce soit la fracture ethnique, le sectarisme chrétien, les régions historiques ou les résultats électoraux, et cela a été le multiplicateur asymétrique ultime qui a convaincu les stratèges américains que la guerre hybride pouvait facilement être déployée en Ukraine. S’il n’y avait pas eu le coup d’État inattendu à la fin de février 2014, il est très possible que les États-Unis auraient cherché à exploiter le chevauchement sans précédent des vulnérabilités socio-politiques en Ukraine afin de séparer physiquement la partie occidentale du pays du reste pro-gouvernemental de l’État croupion, mais seulement dans le cas où Ianoukovitch aurait été en mesure de tenir indéfiniment contre les terroristes du changement de régime et de consolider ses positions dans le reste des zones non rebelles du pays.

Disparités socio-économiques :

ukraine-2010-election
Carte des élections de 2010

L’Ukraine est similaire à la Syrie dans le sens où il y avait aussi une distribution quasi-identique des indicateurs socio-économiques, mais, contrairement à la République arabe et sa modeste richesse, l’État d’Europe orientale a également réparti la pauvreté parmi ses citoyens. La grande quantité d’Ukrainiens qui ont plongé dans la pauvreté ou en sont très proches a créé un énorme bassin de recrutement pour les activistes anti-gouvernementaux recrutés par les cerveaux des ONG de la Révolution de couleur euro-maïdan, et l’absence de tout patriotisme civilisationnel ou national (à part la perversion fasciste incarnée par Pravy Sektor et autres) a signifié qu’il n’y avait pas de garanties sociales pour prévenir l’émergence de multiples groupes d’émeutiers, pouvant être organisés à l’avance et déployés lorsque le temps serait venu.

Géographie physique :

La seule partie de l’Ukraine d’avant-guerre avec une géographie de plaines était la Crimée, qui fonctionnait plus comme une île que comme une péninsule qu’elle est techniquement. Cela a ironiquement désavantagé les États-Unis quand la géographie de la république autonome a aidé ses habitants à se défendre assez longtemps pour voter la séparation d’avec l’État ukrainien défaillant, réparer l’erreur historique de Khrouchtchev et enfin se réunir avec leurs frères en Russie. Les mêmes facteurs géographiques favorables ne sont pas en jeu dans le Donbass, ce qui a ainsi bloqué les mesures de défense prises par les patriotes pour leur territoire et les a rendus beaucoup plus vulnérables aux multiples offensives de Kiev contre eux. Dans l’environnement d’avant le coup, la géographie sans obstacle de l’Ukraine aurait été idéale pour permettre aux révolutionnaires occidentaux de lancer une guerre-éclair, dans le style d’ISIS, une fois que Kiev aurait accumulé assez d’armes volées, d’équipements et de véhicules des nombreux postes de police et des casernes militaires qu’ils avaient saisis à l’époque.

Pré-conditionnement :

C’est un sujet au-delà du cadre de la présente recherche que de discuter des aspects du pré-conditionnement social de la guerre hybride en détail, mais on peut généralement y inclure le triptyque masses/problèmes sociaux et médias-éducation-ONG. Les détails au sujet du pré-conditionnement structurel sont un peu différents, comme ils sont en dehors de la pression des sanctions. L’autre élément largement discuté décrit dans la partie 1 (notamment la désorganisation du marché de l’énergie) n’a pas eu lieu jusqu’à l’année dernière et n’a donc pas été un facteur dans le déclenchement des deux guerres hybrides examinées. Pourtant, d’autres éléments spécifiques étaient certainement en jeu pour chacun des deux États, avec les coffres de l’Ukraine exsangues à cause de la corruption endémique et parasitaire, et la Syrie devant équilibrer perpétuellement ses besoins militaires dans sa défense contre Israël et son engagement social envers sa population (un jeu sur la corde raide qui a assez bien réussi au cours des décennies).

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides: l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Ce texte sera inclus dans son prochain livre sur la théorie de la guerre hybride.

Le livre est disponible en PDF gratuitement [en anglais, NdT] et à télécharger ici

Traduit par Hervé, vérifié par Ludovic, relu par nadine pour le Saker francophone

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Les Etats Unis et l’OTAN préparent une guerre totale en Europe par Dimitris Kazakis, Secrétaire Général de l’ EPAM [ ελληνικά], Grèce.

22 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La Russie, #Grèce, #L'OTAN., #La guerre, #Terrorisme, #le nazisme, #Le fascisme, #l'immigration

 Les Etats Unis et l’OTAN préparent une guerre totale en Europe    par Dimitris Kazakis, Secrétaire Général de l’ EPAM [ ελληνικά], Grèce.

Les Etats Unis et l’OTAN préparent une guerre totale en Europe

par Dimitris Kazakis, Secrétaire Général de l’ EPAM

Le Secrétaire Général de l’OTAN J. Stoltenberg vient d’annoncer en date du 2/2/2016 qu’il approuve la proposition du Ministre de la Défense des Etats Unis, A. Carter de quadrupler les armements et les troupes américaines en Europe contre l’ « agressivité russe ».

Un peu plus tôt, le même jour, dans sa déclaration sur l’équipement militaire des Etats Unis pour une éventuelle guerre contre la Russie, Carter a dit :

« Nous renforçons nos positions en Europe pour appuyer nos alliés de l’OTAN dans le but de faire face à l’agressivité russe. En dialecte du Pentagone, ça s’appelle European Reassurance Initiative et alors que l’année dernière ont été demandés 800 millions de dollars, pour cette année nous demandons 4 fois ce montant pour arriver d’ici 2017 à 3,4 milliards de dollars. Cette somme est destinée à financer plusieurs choses : plus de forces armées des Etats Unis en Europe, plus d’entrainements et d’exercices avec nos alliés, plus d’intention et plus de moyens de guerre, l’amélioration des infrastructures et du soutient à tout cela ».

Pourtant la plus choquante des déclarations de Carter est la suivante :

« Quand tout cela se combinera aux forces des Etats Unis déjà déployées en Europe –très importantes elles aussi– nous serons en position de créer rapidement, d’ici 2017, une force terrestre d’armes combinées particulièrement exercée et qui sera en mesure de répliquer si ceci s’avère nécessaire dans le cadre de ce théâtre d’opérations ».

Si à tout cela on ajoute le nouveau dogme de l’OTAN qui consiste en la dénationalisation des forces armées des pays membres, la menace d’un conflit guerrier au sein de la scène européenne ayant comme prétexte la Russie est plus qu’évidente. Le dogme de la dénationalisation ne concerne pas la transformation de tout ou partie des troupes en mercenaires mais leur intégration en une structure unique de gestion et d’entreprises sous administration de l’OTAN.

Nombre de pays ont déjà remis la garde de leurs frontières –ce que l’OTAN appelle officiellement « surveillance policière »– et de leur espace aérien aux forces de l’OTAN. La totalité ou presque des infrastructures militaires, surtout de celles qui sont à la frontière de la Russie, ont déjà été livrées à l’OTAN dans le but de faciliter le développement de ses propres forces. Tel est le cas aussi en Pologne, en Finlande, en Roumanie et aux Pays Baltes. Récemment la Bulgarie a aussi livré son espace aérien à la « surveillance policière » de l’OTAN.

D’ici 2017, les Etats Unis non seulement auront quadruplé leurs forces en Europe (continent entièrement sous leur contrôle) mais chacun de ses alliés aura livré la totalité de son territoire au Quartier Général de l’Alliance et de ses membres pour leurs opérations. Et, bien entendu, les forces armées des pays européens ne seront plus sous les ordres politiques ou militaires nationaux, même pas pour sauver les apparences.

Voici comment est en train de se construire aujourd’hui en territoire européen la plus grande force d’agression militaire jamais vue. Une force américano-européenne qui fonctionnera sous les ordres d’un seul centre : le Quartier Général de l’OTAN.

Et tout cela d’ici la fin 2017. Dans l’hypothèse où les Etats Unis et l’OTAN planifireaient une invasion en Russie, que feraient-ils ? Pas plus de ce qu’ils sont en train de faire actuellement.

Ceci ne veut pas dire que nous serons de nouveau face à une invasion comme celle d’Hitler en ex Union Soviétique. Les méthodes ne seront plus les mêmes. Ce qui était envisagé comme invasion militaire lors de la 2e guerre mondiale aujourd’hui peut très bien se dénommer –et a déjà été dénommé– « intervention humanitaire ».

La création de foyers aux portes de la Russie, comme dans le cas de l’Ukraine, ou même dans son intérieur est une très bonne méthode d’invasion « humanitaire » ou « pacifiste » de l’OTAN. A condition qu’il y ait les crises socio-politiques adéquates.

Et pourquoi devrait-on se préparer à une invasion ? Pour des raisons pas uniquement géostratégiques mais aussi économiques. La Russie, ainsi que la Chine, constituent aujourd’hui des obstacles à la dynamique des marchés des capitaux mondiaux. Ce sont des économies encore protégées, dans une ère où le capital financier exige l’effondrement de toutes les frontières, de toute sorte de protectionnisme, pour qu’il puisse envahir tous les recoins de la planète sans aucune limite, au gré des montées et des descentes du paroxysme spéculatif des marchés.

Alors que l’économie mondiale continue son effondrement, au moment même où le capital virtuel des bourses et des marchés explose à la recherche de nouvelles opportunités de maximalisation des profits, la nécessité d’une guerre devient de plus en plus urgente. Non seulement sous la forme de conflits et d’interventions périphériques, comme c’était le cas jusqu’à présent, mais même sous la forme d’une nouvelle grande guerre européenne.

Voici à quoi nous préparent les Etats Unis et l’OTAN.

Pour la traduction en français : Christina Komi

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La guerre en Europe : des explosions à l’aéroport de Bruxelles

22 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #Terrorisme, #Daesch, #L'OTAN., #AMERIQUE, #le nazisme, #l'immigration, #La Turquie

La guerre en Europe : des explosions à l’aéroport de Bruxelles

La guerre en Europe : des explosions à l’aéroport de Bruxelles

Le 22 mars 2016

Ce matin mardi 22 mars des explosions ont eu lieu à l’aéroport de Bruxelles causant plusieurs blessés. « Il y a partout des blessés », dit un témoin. Les explosions ( deux explosions selon les témoins) auraient eu lieu dans les stations de métro de l’aéroport.+

Attaques de vastes ampleurs sur l’Europe. Les attaques revendiquées par les djihadistes sur l’Europe viennent de commencer à une vaste ampleur. En Allemagne des djihadistes avaient été vus en train de s’entraîner sur un parking d’un Edeka à 1h30 de Bruxelles.

Voici la vidéo publiée par un cyber journalist Khalid Khan, témoin de l’explosion, sur son Twitter

Dirk, bagagiste à l’aéroport, a expliqué à RTLinfo.be à 8h20: « Je suis choqué. On part en procédure d’urgence. Tout est à l’arrêt, c’est sans doute un attentat. Je n’en sais pas plus pour le moment.” Giuseppe, un voyageur présent dans l’aéroport, nous a expliqué à 8h30 qu’il était actuellement “au lounge de Brussels Airlines. Le personnel nous a demandé de ne pas quitter les lieux. Il nous a expliqué que deux bombes avaient explosé dans le hall des départs », rapporte un journal Belge.

Voici le résultat de la politique du Nouvel Ordre Mondial, des socialistes (les outils des organisations des young leaders) et des élites souhaitant une société non européenne (les Grünen et autres) ! L’Europe est aujourd’hui dans une vaste guerre de terrain où les bobos, à l’image des bobos du 16ème arrondissement de Paris, qui se mettent à interdire des logements pour SDF dans leur quartier, vont goûter les joies de leur politique que les petits citoyens connaissent au quotidien dans leurs quartiers ou que les populations de Serbie ou du Donbass connaissent dans leur indifférence !

UPD: Vers 11 heures on apprend que plus de 21 personnes sont mortes dans l’attentat de Bruxelles. Toute la ville est en situation de panique. Les services de sécurité et les services de secours seraient dépassés par les événements. La France et l’Allemagne sont en train de mettre des plans de contrôles des aéroports dans la crainte de voir une attaque globale sur l’Europe. Cette attaque sur la capitale de l’Europe est un symbole. Le coeur de l’Union européenne a été touchée.

 

 

La guerre en Europe : des explosions à l’aéroport de Bruxelles

Après les explosions à l’aéroport de Bruxelles, des explosions ont eu lieu à la station de métro Maelbeek dans le coeur du quartier des institutions européennes.

Olivier Renault

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Le capitalisme et la guerre permanente.

22 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #La mondialisation, #La lutte des classes, #le nazisme

Le capitalisme et la guerre permanente.

Pour les personnes qui s'interrogent sur les événements de Bruxelles, prenez le temps de lire les 3 textes ci-dessous de 3 personnes différentes à 3 époques.

Rosa Luxemburg (1918):
« La guerre mondiale place la société devant l'alternative suivante: ou bien maintien du capitalisme avec de nouvelles guerres et un rapide effondrement dans le chaos et l'anarchie, ou bien abolition de l'exploitation capitaliste. »

George Orwell (1948):
« Jadis, les États luttaient réellement les uns contre les autres, et le victorieux pillait toujours le vaincu.
Aujourd'hui, ils ne luttent pas du tout les uns contre les autres.
La guerre est engagée par chaque État contre ses propres sujets et l’objet de la guerre n’est pas de faire ou d’empêcher des conquêtes de territoires, mais de maintenir intacte la structure de la société.
Le mot « guerre », lui-même, est devenu erroné; il serait probablement plus exact de dire qu’en devenant continue, la guerre a cessé d’exister.
La pression particulière qu’elle a exercée sur les êtres humains entre l’âge néolithique et le début du vingtième siècle a disparu et a été remplacée par quelque chose de tout à fait différent.
L’effet aurait été exactement le même si tous les États, au lieu de se battre l’un contre l’autre, s’entendaient pour vivre dans une paix perpétuelle, chacun inviolé à l’intérieur de ses frontières.
Dans ce cas, en effet, chacun serait encore un univers clos, libéré à jamais de l’influence assoupissante du danger extérieur.
Une paix permanente serait exactement comme une guerre permanente: la guerre, c’est la paix. »

Guy Debord (1988):
« Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme.
Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats.
L’histoire du terrorisme est écrite par l’État; elle est donc éducative.
Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.
Certains ne verraient dans le terrorisme rien de plus que quelques évidentes manipulations par des services secrets; d’autres estimeraient qu’au contraire il ne faut reprocher aux terroristes que leur manque total de sens historique.
L’emploi d’un peu de logique historique permettrait de conclure assez vite qu’il n’y a rien de contradictoire à considérer que des gens qui manquent de tout sens historique peuvent également être manipulés; et même encore plus facilement que d’autres.
Il est aussi plus facile d’amener à « se repentir » quelqu’un à qui l’on peut montrer que l’on savait tout, d’avance, de ce qu’il a cru faire librement.
C’est un effet inévitable des formes organisationnelles clandestines de type militaire, qu’il suffit d’infiltrer peu de gens en certains points du réseau pour en faire marcher, et tomber, beaucoup. »

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« Soumission : désormais, les USA vont valider les lois européennes !! » L’édito de Charles SANNAT

21 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #AMERIQUE, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #le nazisme, #Terrorisme, #la liberté

« Soumission : désormais, les USA vont valider les lois européennes !! » L’édito de Charles SANNAT

« Soumission : désormais, les USA vont valider les lois européennes !! » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Soumission. Abdication. Désertion. Voilà les mots qui me viennent à l’esprit tant nous perdons nos esprits en Europe. Personne ne veut plus penser et comprendre ce que veut dire la liberté.

La liberté c’est la possibilité de choisir collectivement un destin. La liberté, par définition, ne peut se concevoir et s’exprimer que dans un cadre respectueux de la souveraineté.

Cette souveraineté peut être nationale, elle pourrait même dans l’absolu être européenne, sous réserve que l’Europe soit autre chose justement qu’un outil de propagande pour assurer, au mieux, notre soumission aux intérêts américains, intérêts qui ne sont plus depuis bien longtemps les intérêts du peuple américain mais ceux du totalitarisme marchand incarné par le “big business” et ses multinationales prédatrices aussi bien des hommes que des âmes ou des ressources.

L’Europe “contractuellement” sous tutelle américaine !

C’est le journal britannique The Independant (pour qui le nom même du journal doit encore signifier quelque chose) qui a sorti l’information en divulguant un document obtenu par le groupe d’action indépendant Corporate Europe Observatory (CEO) au cours des négociations entre l’UE et les États-Unis sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP).

“Ce dernier a révélé qu’une commission non élue sera mise en place : elle aura le pouvoir de décider dans quels domaines une coopération avec Washington devrait avoir lieu, en écartant ainsi les États membres de l’UE et le Parlement européen.

L’objectif principal du TTIP est d’harmoniser les règles transatlantiques dans un éventail de domaines, y compris la sécurité alimentaire et les produits de consommation, la protection de l’environnement ainsi que les services financiers et bancaires.

Ce document montre un labyrinthe de procédures qui pourraient ligoter toutes les propositions de l’UE allant à l’encontre des intérêts des États-Unis, estime le groupe d’actions.

Selon les procédures révélées par le document, les autorités réglementaires américaines auront un “rôle discutable” dans le processus législatif de Bruxelles et affaibliront ainsi le Parlement européen.
Nick Dearden, directeur du groupe d’action britannique Global Justice Now, affirme que c’est “effrayant” que les États-Unis puissent obtenir le pouvoir de contester et de modifier les règlements européens avant que les politiciens européens aient l’occasion d’en discuter”.

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Le Traité transatlantique est en réalité la mort de toute idée européenne !

Je suis atterré d’entendre le silence.

Je suis atterré de voir les “progressistes” européens “bêlant” l’Europe en permanence ne pas se rendre compte qu’un tel traité est la mort de toute idée européenne, le faire-part de décès de toute souveraineté de l’Europe ou encore la disparition du concept de Fédération des États-nations européens dans ce que beaucoup rêvaient comme les “États-Unis d’Europe”.

L’Europe affaiblie, divisée, soumise, ouverte aux quatre vents n’est plus rien. Incapable de nous rêver, de nous imaginer un destin commun, il ne reste plus qu’à démanteler ces structures avant qu’elles ne produisent leurs effets délétères car en Europe, vieux continent chargé d’histoire, lorsque les choses se passent mal, généralement elles ne finissent pas bien du tout et nous en prenons sans conteste le chemin.

Sur un tel sujet, sur un tel traité, sur de telles dispositions, nous devrions avoir de gauche à droite, en France et ailleurs, une union européenne évidente de tous les citoyens, de toutes les forces politiques et syndicales, une union de ceux qui croient en une Europe souveraine, comme de ceux qui la rejettent car dans tous les cas, un tel traité est la négation même de cette idée de souveraineté : qu’on la rêve au niveau d’une nation ou des Etats-Unis d’Europe, dans les deux cas… c’est une soumission, un abandon, une résignation.

Ce traité signera notre mise en esclavage non pas par les États-Unis, mais par les grandes entreprises qui ont su par la corruption, par l’argent et par la force médiatique prendre le contrôle de la classe politique américaine.
Vous avez sous les yeux l’avancée du totalitarisme marchand. Le problème c’est qu’il est protéiforme, transnational, qu’il n’a pas d’armée d’occupation, qu’il n’a pas de leader, il n’a pas de parti politique, et pourtant, il est un totalitarisme aussi dangereux et violent que tous les autres.

Son immense force réside dans le fait qu’il n’est pas “incarné”. Pourtant, il existe, il est un parasite logé dans des hôtes sains dont les comportements progressivement s’altèrent. Ces hôtes, qui à l’origine étaient sains, sont des organisations politiques, des ONG, des médias, ou encore évidemment des nations et des États dont la politique et les actions ne servent plus les peuples et les gens mais les intérêts financiers d’une infime minorité.

Face à un tel ennemi, sans doute le plus redoutable que nous ayons eu à affronter (parce qu’il avance masqué et à travers d’autres sous des atours séduisants), nous ne devons pas nous décourager mais sans cesse dénoncer et informer. Cette guerre contre ce totalitarisme ne se gagnera pas avec des armes mais avec des mots. Il ne pourra y avoir de victoire qu’à travers des idées que nous ne devons pas abandonner. Ces idées de liberté, de nation, de souveraineté, ou encore de démocratie, de justice et de loi ne doivent pas se faire confisquer par euthanasie de la pensée et insultes de la bien-pensance, autres outils de ce totalitarisme marchand qui doit supprimer les obstacles sur les chemins de son expansion.

Toutes celles et ceux qui pensent la liberté, la justice, la démocratie et la nation comme cadre d’expression sont évidemment autant de freins à ce totalitarisme en marche.
Ne désespérons pas, “la nuit finira”.

En attendant mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL, “patrimoine, emploi, localisation”. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source The Independant, lire ici pour le croire !!

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Les héros anonymes du Donbass, par Laurent Brayard.

12 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #le nazisme, #Terrorisme, #le Nouvel Ordre Mondial

Les héros anonymes du Donbass

Ils sont quatre devant moi, nous sommes dans les environs de la petite ville minière et industrielle de Kirovskoe, une localité nichée dans le Donbass libre qui fut l’objet des attaques de l’Armée ukrainienne dans l’été 2014. Natacha, Iaroslav, Sacha et Evguéni. Nous nous sommes installés dans le petit parc central de la ville, le soleil brille car le printemps s’installe vite dans le Donbass, voilà déjà longtemps que les dernières traces de neige ont disparues. Ils étaient de simples habitants et travailleurs lorsque l’Armée ukrainienne a agressé le Donbass lors d’un autre printemps, il y a déjà deux ans. Ils étaient parmi les premiers dans la rue pour les manifestations contre le Maïdan, ils avaient compris le danger de la situation et que rien de bon ne sortirait de cette Révolution colorée que les Etats-Unis eux-mêmes ne se cachent pas d’avoir financé par les déclarations de Victoria Nuland ou de John McCain, les fameux cinq milliards de dollars investis pour répandre le désordre dans l’Ukraine désormais utilisée comme une arme braquée contre la Russie.

 

« Au début nous n’étions pas nombreux dans la rue, quelques dizaines à peine et nous étions serrés de près par la police locale, nous avons bien failli être arrêtés à plusieurs reprises. Ce qui est triste c’est que ces policiers sont d’ici pour la plupart, de Kirovskoe et beaucoup sont encore ici alors qu’ils ont obéis aux ordres de Kiev qui étaient à l’époque évidemment contraire à la raison et au principe de liberté d’expression. J’ai servi comme coordinatrice dans les milices au début de l’invasion. Je servais dans un Etat-major improvisé, avec nos téléphones nous recevions des appels des habitants des alentours pour nous indiquer les positions et les actions des troupes de représailles de l’Ukraine. Nous rassemblions les informations que nous traitions ensuite par priorité pour les communiquer de la même manière aux unités insurgées qui s’étaient levées spontanément. Je n’avais aucune expérience politique avant la guerre, ni même militaire, je suis une simple habitante de Kirovskoe, j’ai passé ma vie ici, tranquillement avec mes enfants, mon fils est un cadet de la nouvelle armée de République populaire de Donetsk, regardez ses photos ! ». Natacha me montre en effet avec fierté les photos de son garçon en uniforme blanc posant fièrement pour la postérité.

 

« Lorsque les soldats de l’Ukraine se sont approchés de la ville après la chute de Slaviansk, nous avons réagi et formé des unités de volontaires. Nous n’avions rien, que des bâtons, des armes de fortunes, des fusils de chasse, c’était dérisoire. Nous avons construit des bunkers de fortune, des blocs-posts sur les points de passage et en avant de la ville pour surveiller et défendre les abords et les entrées. Les avions de chasse ukrainiens survolaient la zone, ils volaient si bas que nous avions parfois l’impression que nous allions les prendre en pleine face. Et puis les obus ont commencé à tomber sur la ville, au départ sporadiquement, puis méthodiquement. Lorsque nous avons formé nos unités de volontaires, nous n’étions pas cinquante, et beaucoup sont morts par la suite. Nous avons combattu pour notre terre, pour notre pays jusqu’à Minsk 2 en février 2015 et puis nous avons été démobilisés, ce n’était plus le temps de l’insurrection mais de la création d’une armée. Nous avons quand même l’impression d’avoir été oubliés, mais nous avons fait notre devoir, quelques récompenses honorifiques seraient les bienvenues » poursuit ensuite Sacha qui peut avoir environ 40 ans.

 

« Lorsque nous avons organisé les premiers meetings contre le Maïdan beaucoup de gens du lieu ne comprenaient pas l’utilité et l’importance de ces actions. Certains disaient que cela finirait mal, d’autres préféraient ne pas voir et de toute façon la plupart d’entre nous avions un travail, nous nous occupions d’organiser les manifestations dans notre temps libre, les jours de repos ou le soir. C’était un temps très particulier, il y avait un air de liberté et à la fois nous retrouvions aussi notre fierté et nous avons gagné des convictions, c’était un beau moment. Pour le fameux référendum pour la fédéralisation et finalement vers le chemin de l’indépendance que nous n’avions pas encore entrevu, c’était extraordinaire, les gens sont venus par centaines, je n’ai jamais vu autant de monde venir aux urnes, c’était dans une ambiance de fête et bon enfant. Ils en venaient de partout, certains étaient déçus de n’être arrivés qu’après la fermeture des bureaux de vote, ils criaient, ils voulaient aussi voter, nous avons dû beaucoup argumenter pour expliquer que la loi était la loi, que nous ne pouvions rouvrir les bureaux, qu’il fallait faire le référendum dans les normes pour qu’il soit incontestable pour tous. Pour tous, mais pas pour Kiev hélas, nous n’avons pas été entendu et ensuite nous avons dû défendre notre ville, nos familles et nos vies » continue Iaroslav qui aujourd’hui milite toujours dans le sein d’un syndicat où il travaille à l’organisation d’actions patriotiques et pour les familles des plus démunis et des volontaires au front, blessés ou tués.

 

« La guerre a commencé alors que nous avions compris qu’elle serait terrible, les hélicoptères de l’Armée mitraillaient les voitures civiles sur les routes, Sacha et Natacha ont raconté comment les avions survolaient la ville en rase motte. Nous n’avions presque pas d’armes pour nous défendre, nos amis nous disaient : « mais vous êtes fous, vous n’avez pas la moindre arme pour les arrêter, ils ont des armes automatiques, des canons et des chars ! ». « Et alors ? » je répondais, et j’expliquais que nous allions prendre les armes dont nous avions besoin dans leurs mains. En effet les premiers soldats que nous avons rencontré c’était l’Armée ukrainienne. Beaucoup des officiers étaient totalement affolés, ils étaient venus pour tuer des terroristes, c’est ce qu’on leur avait dit et ils trouvaient en face d’eux des civils, des grands-mères, des femmes. Les soldats étaient des appelés, ils avaient 18 ou 20 ans, alors nous en avons désarmé des dizaines, ils se laissaient faire parce que sinon ils auraient dû tuer de simples gens qui ressemblaient étonnamment à leurs parents, à leurs frères et sœurs, à leurs familles. Nous nous sommes même emparés de véhicules blindés de cette façon, parfois ils passaient aussi de notre côté. Cela n’a pas été la même chose par la suite, l’artillerie a commencé à bombarder et les bataillons de nazis sont arrivés, la mort, le pillage, le viol dans leur sillage et nous nous sommes défendus » complète Evguéni qui lui aussi travaille maintenant pour un syndicat de défense des soldats et des familles de soldats.

 

Tous les quatre sont nés dans le Donbass, ils ont la trentaine ou la quarantaine, ils ont vu le jour durant la période de l’Union soviétique. Evguéni est fier de me montrer le béret de marin de son grand-père, un héros de l’autre guerre, cette Grande Guerre patriotique comme l’appellent les Russes et ceux des pays qui ont participé à ce conflit titanesque contre l’envahisseur nazi. D’un envahisseur nazi à un autre, ceux-là n’auront pas oublié que s’ils n’étaient pas devenus des esclaves du Reich allemand, ils ne le seraient pas plus de l’Union européenne. La simple évocation de leur futur et également de l’Union européenne déclenche les rires et les plaisanteries. « Si vraiment ceux de l’Ouest de l’Ukraine veulent vivre dans le sein de l’Europe et selon les règles et les lois qui la régissent, bien leur en fasse, ils le peuvent, mais nous ici nous n’avons rien à faire avec ces gens, nous sommes Russes, nous sommes du Donbass, ce que sera le futur je n’en sais rien, quelque part nous ne sommes pas d’accord sur notre futur, il y en a qui pensent que l’Ukraine c’est la Russie jusqu’aux Carpates, d’autres jusqu’au Dniepr, d’autres que nous pourrons reconstruire l’Ukraine en chassant ces nazis et les créatures de l’Occident, d’autres encore que le Donbass sera dans la Fédération de Russie, une chose est sûre, nous n’avons ni besoin de l’UE, ni besoin des Américains, ni de Porochenko et toute sa clique, les oligarques c’est fini ! »

 

Evguéni regrette toutefois que les entreprises de Rinat Akhmetov, le célèbre milliardaire de Donetsk qui a fui en Ukraine mais qui par le fonds qui porte son nom envoie de l’aide humanitaire dans le Donbass, paye toujours ses impôts à Kiev. « Vous comprenez beaucoup des plus grandes entreprises qui restent sont les siennes, pensez-vous qu’il paye ses impôts à la RPD ? Non ! Cet homme nous a trahi comme d’autres avant lui, l’aide qu’il envoie sert juste à le garder populaire dans les couches les plus pauvres et les plus nombreuses du Donbass. Les Ukrainiens n’ont pas bombardé ses entreprises ou ses usines, ni même le stade de son club de foot à Donetsk, étrange non quand ils bombardaient tout autour ? Nous nous sommes battus pour notre pays et nous ne le regrettons pas, mais j’espère que nous arriverons à les pousser dehors jusqu’au dernier, les patriotes se sont ceux qui sont restés pour défendre le Donbass, les autres je vous laisse conclure ! »

 

Laurent Brayard pour DONi.Press

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La psychopathie ukrainienne / 3 Quand la russophobie devient hystérique

12 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme

La psychopathie ukrainienne / 3

Quand la russophobie devient hystérique

QUAND L’HYSTÉRIE DEVIENT COLLECTIVE...
Continuant mon inventaire de la psychopathie de l'Ukraine brune, j'ai décidé de m'intéresser cette fois au cas Sevchenko, ce lieutenant du bataillon spécial Aïdar qui a dirigé le 17 jui 2014 des tirs meurtriers contre 2 journalistes russes.
Mais ce qui est le plus intéressant (et le plus triste aussi) dans le dossier juridique mais surtout politico-médiatique qui entoure son procès, c'est la manipulation fanatique de l'événement par une propagande de guerre occidentale prête à faire l'apologie d'une criminelle de guerre pour attiser une russophobie à court d'argument.
A croire que la psychopathie est contagieuse ...
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya.

 

 
Nadejda Savchenko, impliquée dans l'assassinat de 2 journalistes russes est en attente de son jugement.
Depuis plusieurs semaines les chancelleries et la presse des pays occidentaux sont pris d'un accès de fièvre russophobe, au sujet de Nadejda Savchenko, cette criminelle de guerre reconnue mais qui est présentée par la propagande de guerre atlantiste comme la victime d'une nouvelle barbarie sanguinaire incarnée par Vladimir Poutine...
 
Quoi de plus attractif en effet, au grand bal des hypocrites, que de jouer le mélodrame du martyr pour faire danser une opinion conditionnée par 2000 ans d'idéologie victimaire, dans une marche contre Poutine, et qui plus est quand c'est pour une femme !
 
Car, ce qui est devenu l'affaire Savchenko est révélateur d'une l'hystérie occidentale en manque de légitimité et qui cherche par n'importe quel moyen, quitte à défendre l'indéfendable et honorer l'abjection, à semer dans l'opinion les graines d'une haine russophobe afin de la préparer à une confrontation totale avec la Russie.
 
 
Rappel des faits 
 
- Le 17 juin 2014, à proximité du village Mettalist, dans la région de Lugansk, un tir d'artillerie ukrainien s'est abattu sur un poste de la ligne de front, visant délibérément des militaires mais aussi des civils dont deux journalistes russes en mission, Igor Korneliouk et Anton Volochine qui ont été tués. 
 
L'enquête déterminera plus tard que le réglage et les corrections de ces tirs de mortiers meurtriers ont été réalisés par Nadejda Savchenko, alors officier du bataillon spécial Aïdar.
 
17 juin 2014, le bombardement des journalistes russes
A cette époque, les combats font rage autour de Lugansk et lorsque le bataillon Aïdar est défait par les milices populaires, le lieutenant Savchenko est faite prisonnière tandis que l'enquête concernant l'assassinat de Igor Korneliouk et Anton Volochine révèle son implication. Elle est donc remise aux autorités russes et incarcérée dans la ville de Donetsk (homonyme russe du Donetsk dans le Donbass), en attente de son procès. 
 
Le Président Porochenko, qui l'a distingué "héroïne de l'Ukraine", demande la libération de Savchenko, et Ioulia Timochenko, l'égérie de la révolution orange, l’a même fait élire députée de son parti " Batkivchtchyna" (patrie) et nommée au conseil de l'Europe, lui cherchant par là une certaine immunité. Des pétitions de soutien apparaissent ici et là mais sans grand succès (à peine 10 000 signatures en 1 an) Seuls le pouvoir politico-médiatique et les groupuscules extrémistes soutenant le régime ukrainien en profitent de l'affaire pour déclencher un nouveau procès médiatique contre le pouvoir russe.
 
L'accusée, recherchant une posture victimaire a réalisé une "grève de la faim" pendant plusieurs semaines jusqu'à la veille de son procès qui s'est déroulé le 9 mars 2016 au cours duquel, conformément à la loi, une peine de 23 ans d'emprisonnement pour meurtre a été réclamée par le procureur. Le verdict sera rendu le 23 mars.
 
Le représentant de la diplomatie étasunienne, John Kerry, à l'unisson avec Federica Mogherini, son homolqgue de l'Union Européenne sont intervenus pour casser le procès et réclamer "pour des raisons humanitaires" la libération de l'accusée décrite comme agonisante.
 
Or, au cours de son procès, Savchenko ne montre aucune faiblesse, au contraire car, au moment d'annoncer qu'elle ne fera pas appel au jugement, c'est plutôt une femme vive et hargneuse qui profère comme à son habitude des bordées d'injures en direction des juges. 
Quant à son avocat, qui revenait juste d'une visite au Département américain à Washington, plutôt que de chercher à défendre sa cliente devant un prétoire au premier rang duquel on pouvait observer des diplomates danois, anglais et étasuniens, il a préféré fustiger Moscou et faire appel à l'aide internationale pour mélo-dramatiser ce simple procès d'une affaire de meurtre...
 
Il faut ici relever le cynisme et l'hypocrisie d'une ploutocratie occidentale qui s’immisce et tente de faire pression dans le déroulement d'un procès en Russie quand par ailleurs elle ne cesse de critiquer une prétendue ingérence politique dans la Justice russe ! "Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais' !
 
La haine pathologique d'une meurtrière psychotique... 

Le symbole du bataillon Aïdar 
 
Dans cette affaire, les occidentaux ont certainement encore perdu une belle occasion de se taire car leur soutien hystérique au lieutenant Savchenko révèle autant la mauvaise foi d'une propagande belliciste que la stupidité d'une ambition mondialiste soutenant une criminelle de guerre reconnue. 
 
Car Nadejda Savchenko est loin d'être l'héroïne immaculée décrite par les supportes nationalistes ukrainiens et les médias occidentaux loin s'en faut. En effet,  au moment du déclenchement de l'opération spéciale, cette femme pilote, vétéran de la guerre en Irak rejoint les rangs du bataillon Aïdar, l'une des unités politiques les plus extrémistes et violentes issues de la mouvance néo-nazie "Prayvi Sector". 
Cette unité qui effraie la population civile du Donbass défraie rapidement la chronique jusqu'à être pointée du doigt par l'ONG Amnesty International. 
 
 
"Aïdar" est composée principalement d'extrémistes néo-nazis et de condamnés libérés sous condition d'engagement militaire. Et ce bataillon spécial  s'est en effet plus souvent distinguée sur le front par ses crimes de guerre que ses hauts faits militaires comme beaucoup d'autres ("Tornado" sera même dissout pour cela). Les traces que laisse "Aîdar" sont  vols, enlèvements, tortures, viols, exécutions sommaires, bombardements de quartiers résidentiels etc... et ses combattants renouent ainsi avec la symbolique mais aussi les méthodes déjà employées il y a 70 ans par les Einsatzgruppen du IIIème Reich.
 
Combattants du bataillon Aïdar sur le front du Donabss en 2014
Des jeunes femmes se sont également engagées dans les rangs de cette unité tristement célèbre, et souvent ces jeunes néo-nazies en sont devenues les symboles comme Nadejda Savchenko, Youlia Tolopa ou cette Vita Zaveroukha à qui j'avais consacré un long article suite au l'article apologétique que le magazine "Elle" lui avait consacré (voir le lien ici : "Quand l'ange devient succube")
 
Une filiation idéologique bien réelle
Alors qu'il menait une "opération punitive" contre des villages, "Aïdar" a été étrillé au Nord de Lugansk le 5 septembre 2014 par les miliciens républicains. De nombreux combattants de ce bataillon spécial ont été tués, blessés, et faits prisonniers.
 
Au cours de ses auditions et son procès, Sevchenko n'a d'ailleurs jamais nié sa participation aux combats et aux événements qui lui sont reprochés et elle reconnaît même "avoir tué des gens qui voulaient la tuer" (avec des caméras ?). 
Même s'il s'agit de crimes graves le procès Sevchenko est somme toute une "affaire" de justice assez simple et dont l'intéressée en tout cas ne mérite certainement pas l'attention internationale qui est déclenchée aujourd'hui et dont on peut se demander à juste titre si elle en est vraiment l'objet ou juste un prétexte. 

 
Un mélodrame pitoyable 
 
Car si ce procès est fortement politisé et médiatisé par le pouvoir de Kiev mais aussi les représentants des Etats Unis et de l'Union Européenne c'est moins pour défendre la liberté d'une jeune femme que de se servir de l'événement pour alimenter une propagande de guerre russophobe.
 
Car la défense panégyrique de cette vulgaire criminelle de guerre élevée au rang "d'héroïne nationale" est tellement caricaturale qu'elle en devient ridicule... "une icône au regard bleu déterminé, son visage impassible derrière les barreaux d’un tribunal de Moscou..." "une soldate courageuse" qui entame un grève de la fin "jusqu'au bord du gouffre" mais qui l'interrompt pour "continuer le combat" avec une "détermination héroïque" qui lui permet pendant son procès de faire seule "un baroud d'honneur" (en gesticulant et hurlant des grossièretés) devant ses juges, elle qui 2 jours auparavant "était tellement affaiblie par sa grève de la faim qu'elle ne pouvait même plus avaler d'eau" et "présente des dégâts de santé irréversibles" (au niveau mental je veux bien le croire et depuis sa naissance certainement)
Allez encore un petit effort et nous allons bientôt voir "les prostitués de l'information" comme l'avouait Swinton l'ancien Directeur du New York Times, comparer Nadejda Savchenko à Jeanne d'Arc (elle en a déjà la coupe de cheveux) et Vladimir Poutine à l’évêque Cauchon. !
 
Trêve de plaisanterie car il n'y a de fait rien de drôle dans cette hystérie politico-médiatique occidentale, car elle relève aussi d'une certaine psychopathie des agences de presse occidentales et qui n'a rien a envier à celles des nazillons se défoulant dans les rangs des bataillons spéciaux ukrainiens. 
 
Mais surtout, dans ce mélodrame pitoyable orchestré par les USA et leurs valets, il ressort que ce sont encore et toujours des intérêts géopolitiques cupides qui se cachent derrière des gesticulations droitdel'hommistes hypocrites et que l'être humain, même celui que l'on prétend défendre, y est en réalité négligé et méprisé, réduit à une simple valeur marchande ou médiatique.
 
Voilà pourquoi je terminerai cet article par rappeler la mémoire des 2 hommes qui brillent par leur absence dans cette "affaire Sevchenko", ces soldats de la Vérité dont le sacrifice ce nous rappelle à chaque instant les valeurs humaines pour lesquelles nous nous battons.
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
Ils s'appelaient Igor Korneliouk et Anton Volochine,
 victimes de la haine le 17 juillet 2014 dans le Donbass.
 
Qu'ils reposent en paix !
Sources de l'article (quelques exemples) : 
 
- Sur le procés Savchenko, les liens  ICI et ICI
- Le site TASS, le lien : ICI
- Le site France 24, le lien : ICI
- Le soutien des occidentaux, le lien : ICI
 
- Sur le bataillon Aïdar, le rapport d'Amnesty International, les liens : ICIICI et ICI 
- Sur le bataillon Aidar, différents articles, le lien : ICI 
 
 
 
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L'Union Européenne permet au nazisme de renaître! Des députés lettons participeront à une manifestation de vétérans SS à Riga

11 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #le nazisme, #La France

L'Union Européenne permet au nazisme de renaître! Des députés lettons participeront à une manifestation de vétérans SS à Riga

Des députés lettons participeront à une manifestation de vétérans SS à Riga

Source: Sputnik

Alors que les autorités de Riga ont approuvé une manifestation profasciste le 16 mars, l’ancien chasseur de Nazis Efraim Zuroff prévient que la Lettonie essaie de réécrire l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste.

La manifestation est prévue pour le 16 mars, à l’occasion de la Journée de la Légion lettone, organisée pour commémorer ceux ayant combattu dans les rangs de l’armée fasciste.

Selon le journal The Jerusalem Post, les organisateurs de l’événement prévoient environ une centaine de manifestants, y compris des anciens combattants de la Waffen SS, ainsi que des sympathisants du parti d’extrême droite Tout pour Lettonie et quelques membres du Parlement.

Pour Efraim Zuroff, le directeur du Centre Simon Wiesenthal à Jérusalem et chasseur de nazis, cette manifestation est «un autre exemple des efforts systématiques déployés par les anciens pays du bloc communiste d'Europe de l'Est pour réécrire l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste».

«C’est incompréhensible de constater comment des gens ayant lutté pour la victoire de l’Allemagne nazie, le régime le plus génocidaire dans l’histoire de l’humanité, peuvent être honorés dans un pays étant membre de plein droit de l’Union européenne ainsi que de l’OTAN», a-t-il ajouté.

L’ancien chasseur de nazis a également expliqué que les membres de la soi-disant Légion lettone ont joué un « rôle actif» dans le génocide de Juifs, en rappelant que 67 000 des 70 000 des Juifs lettons sont morts durant l’Holocauste.

L'année dernière, le défilé annuel des anciens combattants et partisans de la légion lettonne Waffen SS, a rassemblé environ une centaine de manifestants. Alors que les représentants russes ont fermement critiqué cette manifestatio, la communauté européenne a choisi de ne pas la commenter.

Le légion lettonne des Waffen SS a été créée en 1943 et faisait partie des forces nazies. La date du 16 mars a été choisie en commémoration des premiers combats des forces lettonnes SS contre l’armée soviétique en 1944.

Les Lettons combattant pour l'Allemagne nazie étaient alors regroupés dans la 15ème division SS de grenadiers «Lettland». Pendant quelques années après le démantèlement de l’URSS et la proclamation de l’indépendance de la Lettonie, c’était un jour férié officiel dans le pays; des réactions négatives de la Russie et des Occidentaux ont ensuite poussé à son abrogation. Le défilé des anciens légionnaires SS se tient néanmoins chaque année à Riga.

Lire aussi : «Nous sommes à vos trousses» : marche aux flambeaux d’ultranationalistes ukrainiens

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