Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #le nazisme tag

Enjeux derrière l’insurrection pan-albanaise de Macédoine? Cherchez les USA…

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #Les transnationales, #Le grand banditisme, #Daesch, #Terrorisme, #le nazisme

Enjeux derrière l’insurrection pan-albanaise de Macédoine? Cherchez les USA…

Komunovo

Actions de la police à Komunovo lors de l’insurrection pan-albanaise

La guerre du Kosovo toujours latente, risque de se déclarer de nouveau à deux heures de Paris. La volonté des albanophiles de l’ex-Yougoslavie  de créer la Grande Albanie au détriment des autochtones n’est pas suffisante, semble-t-il, pour expliquer les diverses insurrections que connait notamment la Macédoine. Il semblerait que la réelle volonté hégémonique des Albanais soit consciencieusement agitée par les USA dans des buts peu avouables, selon la méthode des révolutions de couleurs ou des printemps arabes: des agitateurs américains exacerbent les tensions internes à un pays pour le déstabiliser, jusqu’à renverser son gouvernement en s’appuyant sur la partie insurrectionnelle. Il ne reste plus ensuite qu’à mettre à sa place un gouvernement fantoche.

Le géopolitologue Yves Bataille, Français résident à Belgrade en Serbie, explique que l’opération de Kumanovo aurait été destinée à intimider les Macédoniens afin qu’ils refusent le passage d’un potentiel gazoduc  russe:

«Oui, mais il n’y a pas que ça, précise le géopolitologue Yves Bataille qui vit à Belgrade. Il existe un bras de fer secret entre les Etats-Unis et la Russie dans la région. Aucun des pays touchés par les troubles récents n’est membre de l’OTAN. Les Etats-Unis et leurs valets veulent accélérer l’adhésion de la Macédoine et du Monténégro à l’OTAN, d’où l’intérêt d’y provoquer des troubles. En Serbie une majorité est contre un assujettissement à l’Alliance et en Bosnie, la Republika Srpska bloque cette adhésion. » D’ailleurs, Milorad Dodik, son président, était à Moscou le 9 mai. Les musulmans de Bosnie, et les croates dans une certaine mesure, y sont favorables mais il faut l’accord des deux composantes de cet « Etat » fabriqué à Dayton pour valider toute adhésion de cette sorte. Et d’ajouter : « Il est évident qu’une adhésion à l’OTAN bloquerait le gazoduc russe. L’OTAN présente toujours l’adhésion à son carcan comme un désir des entités concernées mais ce n’est pas vrai… »

Arrestation de terroristes à l’aspect peu compatible avec le type albanais

Manœuvres de déstabilisation

Dès l’annonce du début des affrontements, une certaine presse occidentale s’est déchaînée pour soutenir les bandes armées albanaises. Ainsi, le New York Times a accusé le gouvernement macédonien de ne pas être « démocratique » (sic). Comme lors des guerres en ex-Yougoslavie dans les années 1990, la méthode consiste à fomenter des troubles civils et armés qui provoquent des morts et des blessés, puis d’accuser le gouvernement en place d’en être responsable, puis d’exiger un « changement » de régime, un coup d’Etat.
Washington et ses alliés reprochent au président macédonien Gjorge Ivanov son rapprochement avec Moscou et d’avoir assisté au défilé du 9 mai. Il s’agit aussi de s’en prendre au passage prévu du gazoduc de remplacement de South Stream qui transitera par la Grèce et la Macédoine pour traverser la Serbie, la Hongrie, etc. Des pays qui ne sont considérés depuis quelque temps comme moins assujettis à l’hyperpuissance US.

Depuis plus de 10 ans, au Kosovo comme en pays gheg (Albanie du nord), des camps d’entrainement et des bases logistiques sont tolérés par l’OTAN (qui occupe la province serbe et dont l’Albanie est membre) à des fins peu avouables, en même temps que l’on tolère des laboratoires clandestins de transformations de la morphine base en héroïne pour la mafia albanaise.

Il semblerait que ces groupes armés représentent tout au plus un petit millier de combattants à l’heure actuelle, légèrement armés, mais possédant sans doute quelques systèmes portables sol-air américains Stingers et d’anciens SA-7.

A Kumanovo, sur la trentaine de terroristes arrêtés, 18 venaient du Kosovo, 11 de Macédoine, 1 d’Albanie et un autre d’Allemagne. Les trois commandants de l’UCK, qui ont été arrêtés en Macédoine, étaient connus des services de sécurité serbes.

Trois commandants de l’UCK arrêtés parmi les terroristes

Adem Shehu avait participé à la liquidation des non-Albanais à Pristina et Leskovac, Mirsad Ndrecaj est un proche collaborateur de l’ancien chef de l’UCK Ramush Haradinaj. En juin 1999, Shehu était un des commandant de l’UCK pour la zone opérationnelle Lab, à la tête de la Brigade 153 opérant sur Pristina – Leskovac. Mirsad Ndrecaj, né à Suva Reka, était le bras droit de Ramush Haradinaj comme commandant de la brigade 132 de l’UCK. À l’arrivée de la KFOR et de la MINUK au Kosovo, il avait pris la tête d’une unité spéciale appelée «Rivière du mal», dont les membres ont commis des assassinats de masse et des actes de barbarie contre des non-Albanais à Djakovica, en toute impunité. (Source)

Lire la suite

« Révolution colorée » en Macédoine: un moyen de saper le Turkish Stream?

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #Grèce, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Terrorisme, #Daesch, #ISIL, #le nazisme

« Révolution colorée » en Macédoine: un moyen de saper le Turkish Stream?

« Révolution colorée » en Macédoine: un moyen de saper le Turkish Stream?

Selon un expert serbe, l’attaque terroriste contre la Macédoine ferait partie de la politique américaine appelée à exercer des pressions sur l’Europe.

L’escalade de la violence en Macédoine serait un moyen américain de saper la réalisation du projet de gazoduc Turkish Stream destiné à transporter du gaz russe en Turquie et en Europe, a déclaré mardi à Sputnik l’analyste politique serbe Dusan Prorokovic.

Les événements de Kumanovo « sont plutôt liés au gazoduc Turkish Stream et à la défaite des Etats-Unis en Ukraine qu’aux missions régionales albanaises. On instrumentalise les Albanais pour entraver la construction du Turkish Stream et exercer des pressions américaines sur l’Europe en provoquant un nouveau conflit dans les Balkans. L’idée d’une Grande Albanie redevient populaire, mais elle restera +lettre morte+ sans le soutien de l’Otan », a noté M.Prorokovic.

Les combats dans la ville macédonienne de Kumanovo, à la frontière avec le Kosovo, ont fait neuf morts dont un civil et huit policiers, et plus de 40 blessés dont 37 policiers les 9 et 10 mai derniers. Les autorités macédoniennes ont déclaré que le groupe armé qui a attaqué Kumanovo avait été dirigé par cinq Kosovars et que les terroristes préparaient une série d’attaques contre des édifices publics, des usines et des civils. Selon la police macédonienne, les assaillants de Kumanovo étaient des anciens membres de l’Armée de libération du Kosovo (UCK).

« Les Albanais ne sont ici qu’un instrument, ces événements ont une portée plus globale. La ville de Kumanovo a été retenue pour sa situation géostratégique. Cet endroit permet d’étendre le conflit vers le sud de la Serbie. Cette ville se trouve aussi non loin du Kosovo-Metohija qui peut servir de lieu d’organisation logistique de ces opérations », a ajouté l’expert.

Selon M.Prorokovic, « on n’a pas procédé à la démilitarisation de l’UCK ni au Kosovo ni en Macédoine, bien que ce soit un point clé de l’accord de 1999 de Kumanovo qui a mis fin à l’agression de l’Otan contre la Yougoslavie. La communauté internationale n’a donc pas réalisé sa mission. Les services secrets occidentaux n’ont pas réagi à l’attaque du 9 mai dernier à Kumanovo. Cela montre que ces événements répondaient à leurs intérêts ».

Le maire de Kumanovo, Zoran Damjanovski, a déclaré à Sputnik que les autorités avaient reçu des avertissements sur la préparation de l’attaque contre la ville dix jours avant l’incident. « Il y a un mois, nous avons appris que des terroristes avaient attaqué un poste de contrôle à Lipkovo (…). Nous avons appris que des gens en uniforme se promenaient dans la ville et les policiers en étaient informés. C’est leur zone de responsabilité et ce sont eux qui doivent répondre de comment l’attentat de Kumanovo a été organisé. Mais les mobiles des terroristes ne sont pas clairs. Ils n’ont formulé aucune revendication. Il s’agit d’une organisation qui ne bénéficie de soutien d’aucun parti macédonien ni d’aucun pays voisin », a indiqué M.Damjanovski.La Russie a exprimé sa préoccupation suite à l’incident armé de Kumanovo. « Nous sommes préoccupés par les manifestations antigouvernementales en Macédoine. Les mesures prises par les organes judiciaires et les autorités permettent d’éviter l’escalade des violences. Mais le fait que plusieurs mouvements et ONG d’opposition soutenus par l’Occident ont opté pour la +logique de la rue+ et le scénario de la +révolution colorée+ est lourd de conséquences. Ce choix peut être aggravé par les tensions interethniques en Macédoine, un pays multiethnique, et dans les pays voisins qui ont été le théâtre de conflits sérieux à la fin des années 1990 et au début des années 2000″, a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères.

http://fr.sputniknews.com/international/20150512/1016047668.html#ixzz3a02gmXE6

Lire la suite

Iatseniouk reconnaît que son gouvernement perpètre un génocide dans le Donbass

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La République, #Europe supranationale, #La Russie, #AMERIQUE, #La guerre, #le nazisme

Iatseniouk reconnaît que son gouvernement perpètre un génocide dans le Donbass

le 13 mai 2015

Dans la cour de Matignon, après sa rencontre avec Valls le 13 mai :
1) Frédéric Saillot pour Eurasie Express (en anglais) :
- M. Iatseniouk, quand allez-vous cesser le génocide dans le Donbass ?
- Quand Poutine se retirera, remplira l'accord de Minsk, cessera de violer la loi internationale... et quand la Russie sera traduite en justice
- Vous avez déjà tué de 6 à 10 000 personnes, allez-vous continuer ?
- C'est terrible, Poutine met en oeuvre une politique nationaliste d'extrême-droite (sic), il a tué des Ukrainiens innocents et annexé illégalement la Crimée...
- C'est vous qui avez tué des Ukrainiens innocents... de 6 à 10 000 civils.
2) Un journaliste français (en anglais) :
- Que pensez-vous des pourparlers entre Américains et Russes hier à Sotchi ?
- Je n'ai rien vu à ce sujet sur CNN. Mon message est que Sotchi n'est pas la meilleure station balnéaire au monde... Les Etats-Unis sont efficaces et nous comptons sur leur soutien pour obliger la Russie à réaliser les accords de Minsk et à retirer ses forces
3) A une question de RFI (en russe) :
- L'actuelle concentration des forces soulève la question des chances (sic) d'une reprise des combats et celle des devoirs de l'ensemble du monde libre : arrêter la Russie et l'obliger à respecter les accords de Minsk qu'elle a également signés.
Conclusion : Iatseniouk reconnaît perpétrer un génocide dans le Donbass pour que "Poutine se retire". Il persiste et signe en annonçant une reprise des combats.

Lire la suite

François Hollande au pays des terroristes

14 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Terrorisme, #Daesch, #ISIL, #le nazisme, #AMERIQUE, #L'OTAN.

François Hollande au pays des terroristes

10685365_1002985329712533_5323365430269085093_nFrançois Hollande a donc fait une petite visite en Arabie Saoudite et au Qatar. Il aurait même été autorisé à prendre la parole devant l’assemblée des pays du Golfe. Mais ce même François Hollande a refusé sa présence à la commémoration à Moscou de la victoire contre le nazisme, au motif d’une soi-disant agression de la Russie en Ukraine. C’est donc qu’il choisit ses destinations avec soin en mettant en avant des motivations politiques, voire idéologiques !

Il faut donc bien chercher les motivations intimes qui président à ce voyage. On dit que ce sont les affaires, la vente des fameux Rafale, la perspective de contrats de centrales nucléaires et d’autres choses encore. Bref, il serait motivé par « l’emploi en France ». Balivernes ! Le même « homme d’affaires » refuse la livraison de bateaux commandés et payés par la Russie pour des motifs fumeux et applique des « sanctions » qui mettent en difficulté ce même emploi en France ! Là encore, il y a un choix politique !

Notre président est donc ravi de se trouver au pays des terroristes. C’est son choix… Mais ceux qui, actuellement, bombardent le Yémen, arment en matériels de guerre et en idéologie les terroristes de Daesh, Al-Qaïda et autres barbares sont alors ses amis. Tout comme ceux qui, d’ailleurs, détruisent l’Irak et la Syrie avec une sanguinaire violence…

Ce François Hollande vient nous expliquer qu’il fait la guerre au terrorisme mais, dans les faits réels, il le soutient. La guerre qu’il mène en réalité est une guerre contre les peuples, à commencer contre son propre peuple, le peuple de France, où il organise une surveillance généralisée pour se préparer à frapper.

Il dit porter les valeurs des droits de l’homme, de la démocratie et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Mais où sont les droits de l’homme, la démocratie et l’égalité hommes-femmes en Arabie Saoudite, au Qatar ou dans les autres pays du Golfe ? En Arabie Saoudite, on décapite au sabre ! Selon l’hebdomadaire L’Express, 87 condamnés à mort ont été exécutés en 2014 (selon un décompte effectué par l’AFP) et 79 l’avaient été les deux années précédentes.

Notre cher Laurent Fabius n’est pas en reste : « notre coopération passe à la vitesse supérieure », a t-il déclaré ! Alors, quelles vont être les cibles de ces Rafale vendus au Qatar ? L’Iran ? Damas ? Le Yémen ?

Ces guerres, après le désastre de la Libye, ont pourtant vu s’inverser le rapport de force. Un puissant « axe de la résistance » a vu le jour, allant de l’Iran jusqu’à la Syrie en passant par le Hezbollah, l’Irak, la Palestine. Sans compter les liens particuliers qui unissent désormais la Russie et la Chine

L’Arabie Saoudite bombarde le Yémen, mais aucun de ses objectifs de guerre ne sont atteints. La monarchie absolue contrôlée par les Saoud se livre en revanche au massacre aérien du peuple sans défense du Yémen. Écoutez ce qu’en dit Hassan Nasrallah :

D.R.

Lire la suite

La guerre du gaz s’étend en Europe. Échec du coup d’État US en Macédoine par Thierry Meyssan.

13 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La Russie, #Europe supranationale, #Economie, #La France, #La finance dérégulée, #le nazisme, #Daesch, #ISIL, #Terrorisme

La guerre du gaz s’étend en Europe

Échec du coup d’État US en Macédoine

La Macédoine vient de placer hors d’état de nuire un groupe armé dont elle surveillait les commanditaires depuis au moins huit mois. Elle a prévenu ainsi une nouvelle tentative de coup d’État, planifiée par Washington pour le 17 mai. Il s’agissait d’élargir à la Macédoine le chaos déjà installé en Ukraine de manière à prévenir le passage d’un gazoduc russe vers l’Union européenne.

| Damas (Syrie)
+
JPEG - 34.4 ko
Le Premier ministre macédonien, Nikola Gruevski, annonce la fin de l’assaut contre les terroristes.

L’affaire de Kumanavo

La police macédonienne a lancé, le 9 mai 2015, à l’aube, une opération pour arrêter un groupe armé qui s’était infiltré dans le pays et qu’elle soupçonnait de préparer divers attentats.

La police avait évacué la population civile avant de donner l’assaut.

Les suspects ayant ouvert le feu, il s’ensuivit une dure bataille qui fit 14 morts du côté des terroristes et 8 du côté des forces de l’ordre. 30 personnes ont été faites prisonnières. On dénombre quantité de blessés.

Pas une action terroriste, mais une tentative de coup d’État

La police macédonienne était manifestement bien renseignée avant de lancer son opération. Selon le ministre de l’Intérieur, Ivo Kotevski, le groupe préparait une très importante opération pour le 17 mai (c’est-à-dire lors de la manifestation convoquée par l’opposition albanophone à Skopje).

L’identification des suspects a permit d’établir qu’ils étaient presque tous anciens membres de l’UÇK (Armée de libération du Kosovo) [1].

Parmi ceux-ci, on trouve :
• Sami Ukshini, dit « Commandant Sokoli », dont la famille joua un rôle historique au sein de l’UÇK.
• Rijai Bey, ancien garde du corps de Ramush Haradinaj (lui-même trafiquant de drogues, chef militaire de l’UÇK, puis Premier ministre du Kosovo. Il fut jugé par deux fois par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie pour crimes de guerre, mais acquitté car 9 témoins cruciaux furent assassinés durant son procès).
• Dem Shehu, actuel garde du corps du leader albanophone et fondateur du parti BDI, Ali Ahmeti.
• Mirsad Ndrecaj dit le « Commandant de l’Otan », petit fils de Malic Ndrecaj commandant de la 132e Brigade de l’UÇK.

Les principaux chefs de cette opération, dont Fadil Fejzullahu (mort pendant l’assaut), sont des proches de l’ambassadeur des États-Unis à Skopje, Paul Wohlers.

JPEG - 36.1 ko
Fadil Fejzullahu, un des chefs du groupe armé mort durant l’assaut, avec son patron, l’ambassadeur des États-Unis à Skopje, Paul Wohlers.

Ce dernier est fils d’un diplomate états-unien, Lester Wohlers, qui joua un rôle important dans la propagande atlantiste et dirigea le service cinématographique de l’U.S. Information Agency. Le frère de Paul, Laurence Wohlers, est actuellement ambassadeur en République centrafricaine. Paul Wohlers lui même, ancien pilote de la Navy, est un spécialiste du contre-espionnage. Il fut directeur adjoint du Centre d’opérations du département d’État (c’est-à-dire du service de surveillance et de protection des diplomates).

JPEG - 28.3 ko
Alors que la Macédoine ne fait pas partie de l’Otan, Jens Stoltenberg « suivait » l’opération de police à Kumanovo.

Pour qu’il n’y ait aucun doute sur les commanditaires, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, intervenait avant même la fin de l’assaut. Non pas pour déclarer sa condamnation du terrorisme et son soutien au gouvernement constitutionnel de Macédoine, mais pour transformer le groupe terroriste en une opposition ethnique légitime : « C’est avec une vive inquiétude que je suis les événements se déroulant à Kumanovo. J’adresse toute ma sympathie aux familles des personnes tuées ou blessées. Il est important que tous les dirigeants politiques et responsables de communauté s’emploient ensemble à rétablir le calme et fassent procéder à une enquête transparente pour déterminer ce qui s’est passé. J’appelle instamment chacun à faire preuve de retenue et à éviter toute nouvelle escalade, dans l’intérêt du pays et de l’ensemble de la région. »

Il faut être aveugle pour ne pas comprendre.

JPEG - 37.5 ko
Lorsqu’il était gouverneur de la région de Stroumitsa, Zoran Zaev fut accusé d’avoir favorisé la construction d’un centre commercial et arrêté pour corruption. Pour le soutenir, son parti se retira du Parlement. En définitive, il fut grâcié par le président de la République, Branko Crvenkovski, qui présidait alors son parti. Il fut élu président du SDSM en juin 2013.

En janvier 2015, la Macédoine déjouait une tentative de coup d’État au bénéfice du chef de l’opposition, le social-démocrate Zoran Zaev. Quatre personnes étaient arrêtées et M. Zaev se voyait confisquer son passeport, tandis que la presse atlantiste commençait à dénoncer une « dérive autoritaire du régime » (sic).

Zoran Zaev est publiquement soutenu par les ambassades des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Allemagne et des Pays-Bas. Mais il n’existe à ce jour de trace dans la tentative de coup d’État que de la responsabilité US.

Le 17 mai, le parti social-démocrate (SDSM) [2] de Zoran Zaev devait organiser une manifestation. Il devait distribuer 2 000 masques de manière à empêcher la police d’identifier les terroristes au sein du cortège. Durant la manifestation, le groupe armé dissimulé par ces masques devait attaquer diverses institutions et lancer une pseudo-« révolution » comparable à celle de la Place Maidan de Kiev.

Ce coup d’État était coordonné par Mile Zechevich, un ancien employé d’une des fondations de George Soros.

Pour comprendre l’urgence de Washington à renverser le gouvernement de Macédoine, il faut revenir sur la guerre des gazoducs. Car la politique internationale est un grand échiquier où chaque mouvement de pièce provoque des conséquences sur les autres.

La guerre du gaz

JPEG - 42.8 ko
Le gazoduc Turkish Stream devrait passer à travers la Turquie, la Grèce, la Macédoine et la Serbie pour déservir l’Union européenne en gaz russe. A l’initiative du président hongrois, Viktor Orbán, les ministres des Affaires étrangères des pays concernés se sont réunis le 7 avril à Budapest pour se coordonner face aux États-Unis et à l’Union européenne.

Depuis 2007, les États-Unis tentent de couper les communications entre la Russie et l’Union européenne. Ils sont parvenus à saboter le projet South Stream en contraignant la Bulgarie à annuler sa participation, mais le 1er décembre 2014, à la surprise générale, le président russe Vladimir Poutine lançait un nouveau projet en réussissant à convaincre son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan de faire accord avec lui bien que la Turquie soit membre de l’Otan [3]. Il était convenu que Moscou livrerait du gaz à Ankara et que celui-ci en livrerait à son tour à l’Union européenne, contournant ainsi l’embargo anti-russe de Bruxelles. Le 18 avril 2015, le nouveau Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, donnait son accord pour que le gazoduc traverse son pays [4]. Le Premier ministre macédonien, Nikola Gruevski, avait, quant à lui, discrètement négocié en mars dernier [5]. Enfin, la Serbie, qui faisait partie du projet South Stream, avait indiqué au ministre russe de l’Énergie, Aleksandar Novak, lors de sa réception à Belgrade en avril, qu’elle était prête à basculer sur le projet Turkish Stream [6].

Pour stopper le projet russe, Washington a multiplié les initiatives :
- en Turquie, il soutient le CHP contre le président Erdoğan en espérant lui faire perdre les élections ;
- en Grèce, il a envoyé le 8 mai, Amos Hochstein, directeur du Bureau des ressources énergétiques, pour sommer le gouvernement Tsípras de renoncer à son accord avec Gazprom ;
- il prévoyait —à toutes fins utiles— de bloquer la route du gazoduc en plaçant une de ses marionnettes au pouvoir en Macédoine ;
- et en Serbie, il relance le projet de sécession du bout de territoire permettant la jonction avec la Hongrie, la Voïvodine [7].

Dernière remarque et non des moindres : le Turkish Stream alimentera la Hongrie et l’Autriche mettant fin au projet alternatif négocié par les États-Unis avec le président Hassan Rohani (contre l’avis des Gardiens de la Révolution) d’approvisionnement avec du gaz iranien [8].

[1] « L’UÇK, une armée kosovare sous encadrement allemand », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 15 avril 1999.

[2] Le SDSM est membre de l’Internationale socialiste.

[3] « Comment Vladimir Poutine a renversé la stratégie de l’Otan », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie), Réseau Voltaire, 8 décembre 2014.

[4] “Möglicher Deal zwischen Athen und Moskau : Griechenland hofft auf russische Pipeline-Milliarden”, Von Giorgos Christides, Der Spiegel, 18. April 2015.

[5] “Геннадий Тимченко задержится на Балканах. Вместо South Stream "Стройтрансгаз" построит трубу в Македонии”, Юрий Барсуков, Коммерсант, 12 марта 2015 r. Version française : « La Russie construira un gazoduc en Macédoine », Visions de la Russie, 13 mars 2015.

[6] « Énergie : la Serbie souhaite participer au gazoduc Turkish Stream », B92, 14 avril 2015.

[7] « La Voïvodine, prochain pseudo-État en Europe ? », par Wayne Madsen, Traduction Milko Terzić, Strategic Culture Foundation (Russie), Réseau Voltaire, 18 février 2015.

[8] « Derrière l’alibi anti-terroriste, la guerre du gaz au Levant », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 29 septembre 2014.

Lire la suite

Le rôle de l'Armée rouge sous-estimé en Europe.

12 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #La Russie, #La guerre, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #le nazisme

 


Le rôle de l'Armée rouge sous-estimé en Europe

© Sputnik. P. Bernshtein

 


International
13:15 28.04.2015(mis à jour 13:17 29.04.2015) URL courte

61926816

En France et en Allemagne, la majorité des personnes interrogées par l'agence britannique ICM Research dans le cadre du projet "Sputnik.Opinions", croit que le rôle clé dans la libération des pays européens du fascisme appartient aux troupes américaines.

 


Les chameaux qui ont marché de Stalingrad jusqu'à Berlin

© Sputnik. Boris Borovskikh

2GM: comment les animaux se sont battus pour la Victoire
61% des Français et 52% des Allemands ont reconnu les actions de l'armée américaine comme ayant le plus d'importance pour la libération du continent. En Grande Bretagne, cet avis est partagé seulement par 16% des personnes interrogées. 46%  sont convaincus que le rôle clé dans ces combats a été joué par l'armée britannique. En général, la reconnaissance des mérites de l'armée américaine est le résultat le plus populaire: c'est ce que croient 43% de tous les répondants au Royaume-Uni, en France et en Allemagne.

Le rôle de l'Armée rouge sous-estimé en Europe

L'Europe sous-estime le rôle de l'Armée rouge

 
Ainsi, seulement 13% des interviewés ont choisi l'Armée soviétique parmi les cinq réponses proposées (les armées britannique, soviétique, américaine, autres, ou la réponse "je ne sais pas") en répondant à la question de savoir qui avait joué le rôle clé dans la libération de l'Europe dans la Seconde guerre mondiale. En Allemagne, ils sont les plus nombreux en comparaison avec d'autres pays avec 17%. En France seulement 8% le pensent et 13% en Grande Bretagne.

 

Soldats soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale

© Sputnik. Dmitry Baltermants

Ces soldats vietnamiens qui ont donné leurs vies pour Moscou
En fonction du pays de l'enquête, de 19% à 24% des habitants n'ont pas pu répondre à la question de savoir qui avait joué le rôle clé dans la libération de l'Europe pendant la Seconde guerre mondiale. Et 2 à 3 % des répondants dans chaque pays ont décidé que le rôle principal dans la libération de l'Europe avait été joué par d'autres forces armées.

Le sondage a été mené du 20 mars au 9 avril 2015 en Grande Bretagne, en France et en Allemagne. L'échantillon se composait de 3.000 personnes (1.000 dans chacun des pays) de différents âges, sexes, résidant dans différentes régions de ces pays. L'intervalle de confiance pour les données sur l'ensemble du pays est de 3,1%, avec un niveau de confiance de 95%.

 

Rencontre sur l'Elbe

Au temps où Moscou et Washington collaboraient
Selon diverses estimations, l'Armée rouge a libéré presque 50% du territoire des États européens actuels, sans compter la partie européenne de la Russie, et a subi des pertes humaines de plusieurs fois supérieures à celles des alliés. La population totale des pays libérés par l'Armée rouge s'élève à plus de 120 millions de personnes dans 16 pays actuellement indépendants de l'Europe. Six autres pays ont été libérés par l'Armée rouge avec les alliés.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150428/1015867231.html#ixzz3ZvMuyu1r

Lire la suite

Journal allemand: la coopération Ukraine-UE vire à l'absurde.

12 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La Russie, #le nazisme

Journal allemand: la coopération Ukraine-UE vire à l'absurde

© REUTERS/ Gleb Garanich
 
Le premier sommet Ukraine-UE tenu depuis la signature de l'accord d'association entre Kiev et Bruxelles a montré que les dirigeants européens sont obligés de faire contre mauvaise fortune bon cœur, estime un journal allemand.
 

Le sommet Ukraine-UE tenu lundi à Kiev a été le premier forum de ce genre organisé dans le cadre de l'accord d'association dont la conclusion est à l'origine de la crise actuelle en Ukraine, indique le quotidien économique allemand Deutsche Wirtschafts Nachrichten (DWN). 

"La réalisation de l'accord d'association est encouragée. Le partenariat avec l'Otan est en cours. L'abolition des visas est un objectif commun. Le progrès en Ukraine est payé avec 1,8 milliard d'euros fournis par les contribuables européens. L'utilisation de ces fonds n'est contrôlée d'aucune manière. Il s'agit d'une politique virant à l'absurde", constate le journal. 

La déclaration conjointe adoptée à l'issue du sommet ne souffle pas mot des vrais problèmes auxquels le pays est actuellement confronté. "Les participants, Donald Tusk, Jean-Claude Juncker et Piotr Porochenko, se louent avec enthousiasme en présentant la situation actuelle en Ukraine comme un succès", rapporte DWN. 

 

Dans le même temps, la proposition du ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier de prendre en considération la préoccupation de Moscou au sujet de l'accord d'association UE-Ukraine a été reléguée aux oubliettes. La Russie n'est pas écoutée, mais traitée d'agresseur, constate le journal.  

 

L'Ukraine a reçu en un très bref délai plus d'argent des contribuables européens que n'importe quel autre pays. Même la Grèce ne peut compter sur une aide aussi désintéressée. Et pourtant, elle est membre de l'UE, fait remarquer DWN. 

"Bruxelles semble n'avoir tiré aucune leçon de ses erreurs. Des fortunes entières sont allées aux Palestiniens, à la Géorgie, à l'Egypte et à de nombreux autres pays du monde, sans pour autant améliorer la vie de leurs habitants", conclut le quotidien allemand.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150428/1015869388.html#ixzz3ZvLkEYWn

Lire la suite

8 Mai : La victoire sur le fascisme, 70 ans après

12 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #AMERIQUE, #La République, #La Russie, #La France, #le nazisme, #Le fascisme, #La guerre, #L'OTAN.

8 Mai : La victoire sur le fascisme, 70 ans après

«Qu'est-ce que les gouvernements des USA, de  France et d'Angleterre recherchaient par cette complicité avec l'Allemagne nazie avant la guerre?»

Par Gilberto López y Rivas – Le 8 mai 2015 – Source tlaxcala

Ce 8 mai marque le 70e anniversaire de la victoire des peuples du monde sur le fascisme et le nazisme, et en particulier la victoire du peuple soviétique sur l’Allemagne, décisive dans cette geste  historique. Dans les conditions politiques, économiques et sociales actuelles sur le plan mondial, cet anniversaire revêt une signification particulière, étant donné les menaces constantes contre la paix représentées par le capitalisme collectif, US en tête, et la possibilité réelle d’un nouveau conflit militaire de dimensions planétaires, qui serait le dernier auquel l’humanité se livrerait.

 

 

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_10169.gif

La Seconde Guerre mondiale n’a pas pour seuls responsables les fascistes allemands, italiens et japonais, qui, souhaitant un nouveau partage du monde, déchaînèrent la tragédie guerrière la plus terrible de l’histoire ; il est également nécessaire de souligner la responsabilité manifeste des impérialistes anglais, US et français dans le déclenchement de la guerre. Leurs gouvernements avaient encouragé et autorisé le réarmement de l’Allemagne. Ils ont occulté la croissance rapide de ses forces armées et invoqué une prétendue neutralité face aux agressions fascistes contre l’Éthiopie en 1935, l’Espagne en 1936, l’Autriche et la Tchécoslovaquie en 1938 et la Pologne en 1939.
 

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_10165.jpg

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_10166.jpg

En 1956. la Ville de Vienne décide de rebaptiser la Place de l’Archiduc Charles Mexikoplatz  pour rendre hommage au Mexique, qui, sous la présidence de Lazaro Cardenas, avait été le seul pays à protester à la Société des Nations contre l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par le Reich allemand. En 2008 fut installé sur la même place le Mahnmal gegen den Mythos des ersten Opfers (Mémorial contre le mythe de la première victime) de Marko Lulic, qui rappelle un chiffre terrible, les 99,73% d’électeurs autrichiens qui, le 10 avril 1938, avaient voté en faveur de l’Anschluss au cours d’un plébiscite.

Le Mexique, pour avoir été un pays d’accueil des exilés républicains, connaissait de première main le crime commis contre la République espagnole par les fascistes et le rôle joué par le Comité de non-intervention créé par les gouvernements d’Angleterre, de France et des USA pour couvrir leur évidente complicité avec ce crime. En Espagne, les fascistes ont testé leurs nouvelles armes, leurs  méthodes de destruction massive et toute l’expérience espagnole est ainsi devenue une préfiguration  de ce que serait l’ordre fasciste en Europe. L’Espagne est également devenue le cri de ralliement qui a alerté les fascistes sur l’indomptable esprit combatif d’un peuple et la solidarité internationaliste fraternelle de tous les peuples du monde. Ce 8 mai  nous nous souviendrons des combattant-es de tous les peuples d’Espagne qui ont nourri l’esprit antifasciste et l’amour pour la cause populaire de toute une génération d’antifascistes.

Toutes les agressions fascistes d’avant-guerre sont restées impunies, ce qui a permis aux rêves d’expansion mondiale des puissances de l’Axe de devenir une réalité cruelle. Les gouvernements anglais et français n’ont pas rsspecté les accords internationaux de défense mutuelle avec la Pologne et la Tchécoslovaquie, ignorant la volonté de leurs peuples, ce qui a permis l’occupation de ces pays par les nazis.

Je tiens à souligner ces événements historiques, car l’historiographie impérialiste a été responsable de la diffusion d’une image distordue des causes de la Seconde Guerre mondiale, tentant de faire d’un psychopathe le seul responsable. Recourant, comme ils le font souvent, au psychologisme, ils cherchent à faire croire que Hitler et la soif de pouvoir d’une clique de fanatiques déséquilibrés furent responsables de la guerre. Aujourd’hui comme hier, les fauteurs de guerre sont les monopoles capitalistes profitant de la mort de millions de personnes, les entreprises d’armement, les sociétés anonymes qui investissent dans le commerce lucratif de la guerre. Les partenaires allemands, anglais, français et US ont tous également profité du massacre des peuples.

«Les installations pour les chambres à gaz dans les usines de mort fascistes ont été vendues par les entreprises allemandes étroitement liées à des monopoles yankees, les chars de la mort ont été produits dans des usines en Allemagne appartenant à Ford et General Motors. La Banque des règlements internationaux à Bâle, dont le directeur était le banquier new-yorkais Tomas Mackitric, a acheté à la Banque du Reich allemand l’or volé par les hitlériens et les dents en or des personnes tuées dans les camps de concentration.» (V. Israelian Nicolaev. La segunda guerra mundial. México: Editorial Cartago, 1980, p. 104).

Qu’est-ce que les gouvernements des USA, de  France et d’Angleterre recherchaient par cette complicité avec l’Allemagne nazie avant la guerre?

Premièrement, ils cherchaient  à entraîner la machine de guerre allemande vers l’Est en direction de l’Union soviétique. Ils voulaient faire ce qui n’avait pas été possible dans les années suivant la Révolution d’Octobre de 1917, lorsque toutes les puissances impérialistes assiégeaient la jeune république des Soviets. Tous les interventionnistes avaient en commun une haine de classe envers le socialisme. De même, tout au long du conflit militaire de 1939-1945, l’anti-soviétisme et l’anticommunisme ont été un facteur sous-jacent dans la conduite singulière de la guerre par les alliés de la coalition contre Hitler. Le retard pris à l’ouverture du second front jusqu’en 1944 (quand le cours de la guerre avait déjà été décidé sur le front soviétique) et la politique systématique de petites actions militaires, visaient à obtenir l’usure et la défaite de l’Union soviétique.

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_10168.jpg
Deux des milliers de tireuses d’élite de l’Armée rouge vers 1942. À gauche la lieutenante Lyudmila Mikhaïlovna Pavlichenko, Ukrainienne alors âgée de 26 ans, qui fut l’une des plus décorées, avec à son actif 309 ennemis abattus, dont 36 snipers.
 

 http://tlaxcala-int.org/upload/gal_10167.jpgAffiche US de 1943, d’Alfred Treidler : «La fille qu’il a laissée derrière lui est toujours derrière lui : elle est une WOW». Les WOW (Women Ordnance Workers) étaient des femmes embauchées comme ouvrières dans l’industrie de guerre pour remplacer les hommes partis à la guerre. Gagnant de meilleurs salaires que dans les emplois féminins traditionnels, elles ont été priées de rentrer à la maison à la fin de la guerre pour laisser la place aux hommes revenus des fronts et de reprendre leur place de ménagères. Pour les convaincre, toute une propagande s’est développée, valorisant les femmes comme complément de l’homme, les bombardant de conseils de beauté, de cuisine etc.

Il est également important, pour les luttes actuelles des peuples contre la dépossession et la recolonisation capitaliste néolibérale, d’analyser l’expérience historique présente dans cette Seconde Guerre mondiale : la trahison nationale de la plupart des gouvernements capitalistes d’Europe face à l’agression et à l’occupation fascistes. La bourgeoisie livre ses propres pays afin de protéger ses intérêts de classe. Le Maréchal Philippe Pétain, le chef de gouvernement collabo qui remet à la France aux Allemands, représente parfaitement la politique suivie par les gouvernements européens en place qui, l’un après l’autre, se sont docilement soumis aux nazis, avec l’installation de gouvernements d’occupation dans lesquels ces collaborateurs allaient jouer un rôle important dans la répression brutale et la domination de leurs propres peuples. Les armées bourgeoises ont offert une résistance minimale ou symbolique et se sont effritées devant l’attaque fasciste. Cette attitude capitularde de bradage des régimes capitalistes européens montre clairement la tendance historique de la phase actuelle de la transnationalisation néolibérale, en ce sens que les groupes dominants ne représentent plus les intérêts nationaux et configurent des gouvernements, que Marx considérait comme des gouvernements de trahison nationale, comme cela est clairement démontré dans le cas du Mexique.

En revanche, dès le début et au cours  de la guerre, les classes travailleuses et un secteur important d’intellectuels en particulier, participent activement à la résistance antifasciste. Et ce sont précisément la participation active des peuples et le poids décisif du peuple soviétique, en particulier, qui vont changer la nature de la guerre : d’inter-impérialiste, elle se transforme en une guerre populaire, antifasciste, juste et nécessaire jusqu’à la défaite du fascisme.

 
http://tlaxcala-int.org/upload/gal_10171.jpg
Leopold Trepper, coordinateur de l’Orchestre rouge
 

Dans cette guerre des peuples contre le fascisme, les communistes, en particulier, avec d’autres groupes d’idéologie diverse, sont directement impliqués dans l’organisation des groupes de guérilla et de résistance : ils effectuent des activités de sabotage et d’exécutions ciblées à l’arrière des fascistes, gardant vivantes l’identité et la dignité nationales contre les envahisseurs. En outre, les communistes constituent une autre armée de combattants anonymes qui effectuaient un travail inestimable d’information et de renseignement dans les rangs mêmes de l’ennemi. Des centaines d’hommes et de femmes ont eu à se battre sur ce front intérieur singulier, dont la majorité est tombée dans les mains des tortionnaires et des assassins. Des combattants comme le communiste allemand Richard Sorge et le communiste polonais Leopold Trepper et tous ceux qui, comme eux, n’étaient pas des professionnels rémunérés, des mercenaires des appareils de renseignement et de subversion capitalistes, des espions, mais des révolutionnaires modestes et courageux qui ont combattu et sont morts pour la cause du peuple et le socialisme.

Soixante-dix ans de travail continu des puissants médias influencés et contrôlés par la vision du monde impérialiste cherchent à déformer cette histoire. On produit à la chaîne des films et séries télévisées, où les armées alliées, et en particulier celle des USA, sont présentées comme la force militaire qui a conduit à la défaite de  l’Allemagne. L’action militaire qui débute avec le débarquement allié en Normandie apparaît comme l’événement le plus important de la Seconde Guerre ; on essaye, par  ces manipulations, d’ignorer la contribution du peuple soviétique et les grands sacrifices des peuples de l’Europe occupée.

L’Union soviétique, indépendamment du phénomène du stalinisme, a été, sans aucun doute, le facteur décisif de la défaite du fascisme. Ses forces armées se sont affrontées au long de la guerre, au gros de la machine militaire fasciste et nazie et après les victoires de Moscou, Stalingrad, Koursk et Leningrad, on peut dire que les fascistes avaient été stratégiquement vaincus. Plus de 20 millions de morts, civils et militaires, témoignent du poids des peuples de l’ancienne Union soviétique dans cette guerre.

Ceci est un fait historique qui va sûrement être passé sous silence par les médias impérialistes à l’occasion de ce 70e anniversaire, comme il sera complaisamment occulté que dans les pays qui ont été occupés par les Alliés occidentaux, leurs gouvernements se sont énergiquement opposés aux aspirations démocratiques et de transformation pour lesquelles les peuples avaient combattu, rétablissant immédiatement l’ordre des choses convenant au capitalisme, imposant un alignement militaire qui a abouti à l’Otan agressif, déjà en pleine guerre froide. En outre, le gouvernement US – en particulier – a eu une politique bienveillante vis-à-vis des criminels de guerre fascistes, leur accordant protection et asile, et les utilisant même dans ses services de renseignement, dans la recherche scientifique à des fins militaires et comme conseillers des régimes dictatoriaux de Notre Amérique et d’autres continents. Le fascisme d’hier ressurgit aujourd’hui, comme on le voit en Ukraine et dans plusieurs pays européens où ont ouvertement refait surface des groupes néo-nazis qui jouissent, comme les nazis d’hier, de la tolérance des gouvernements européens et US.

Au cours de ces 70 années d’après-guerre, l’humanité a vécu une période où, s’il est vrai qu’il n’y a pas eu de nouvelle conflagration mondiale, les peuples ont souffert de multiples agressions militaires, économiques, politiques et en tous genres de la part des  impérialistes US et de leurs complices européens.

En Amérique latine plus particulièrement, l’agression de l’impérialisme US ne se fait plus sentir de manière directe. Notre histoire est marquée par la présence interventionniste des USA, et par une recolonisation qui bat son plein actuellement, considérée comme une occupation, avec ses collaborateurs et ses résistants. Il est primordial d’apprendre de la lutte antifasciste, 70 ans après la capitulation inconditionnelle de l’armée allemande devant l’Armée rouge.

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_10170.jpg

Il est impossible de célébrer les 70 ans de la victoire contre le fascisme sans la volonté d’arracher de l’oubli ce qui s’est passé en Algérie ce même 8 mai et les jours suivants.
Une manifestation pacifique à Sétif, Guelma, Kheratta et la région a été réprimée dans le sang ; des dizaines de milliers de civils algériens ont été massacrés par la police, la gendarmerie, les milices armées par les autorités locales et l’Armée française, agissant sur ordre de l’exécutif. Amputer notre histoire commune par l’occultation de ce crime d’État est une négation du combat contre le colonialisme. Le 14 avril 2015, un Collectif Unitaire pour la reconnaissance des crimes d’État de 1945 en Algérie (Sétif, Guelma, Kherrata) s’est constitué. Outre cette reconnaissance, il demande : l’ouverture de toutes les archives, l’inscription dans la mémoire nationale de ces événements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l’État et un soutien à la diffusion des documentaires relatifs aux événements dans l’Éducation nationale comme dans les média publics. À l’unanimité, le conseil municipal de Paris a demandé au chef de l’Etat de reconnaître ces massacres comme crimes d’État.

 Traduit par  Fausto Giudice
Lire la suite

La CIA déclenche une attaque islamiste en Macédoine pour contrer le projet gazier russo-grec

12 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Economie, #Grèce, #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #Daesch, #Terrorisme

La CIA déclenche une attaque islamiste en Macédoine pour contrer le projet gazier russo-grec

 

4630728_6_8435_des-habitants-de-kumanovo-sont-evacues-le-9_37fb38e66ad1de166a25757de3e0aeba

BREIZATAO – ETREBROADEL (11/05/2015) Alors que la Russie vient de nouer un partenariat énergétique stratégique avec la Turquie et la Grèce pour un gazoduc commun devant rejoindre la Serbie, la Hongrie, l’Autriche et l’Italie. La CIA a réagi en déclenchant une agitation islamo-nationaliste albanaise depuis le Kosovo en Macédoine. Un exemple caricatural de l’alliance stratégique islamo-atlantiste en Europe.

Alternative au projet South Stream

De la même façon que la Russie achemine son gaz en Allemagne via le gazoduc “North Stream” (“Courant Nord”), Moscou entend garantir son partenariat avec l’Union Européenne en développant un projet analogue pour l’Europe méridionale et centrale, “South Stream” (“Courant Sud”) tout en contournant l’Ukraine.

Les USA, soucieux de briser une alliance stratégique euro-russe afin de s’assurer de la domination mondiale au détriment des Européens et des Russes, tentent en effet de créer un “cordon sanitaire” tourné contre Moscou partant des états baltes jusqu’à la Mer Noire, Ukraine incluse. D’où le coup d’état mené à Kiev par la CIA dans ce pays en février 2014.

Suite à cet événement, Washington a obtenu l’abandon du soutien bulgare au projet “South Stream” qui devait voir le jour :

16-milliards-d-euros-pour-le-gazoduc-South-Stream_article_popin

Vladimir Poutine, actant de la soumission de la Bulgarie aux USA, annonçait formellement, début décembre 2014, l’abandon du projet “South Stream” (source) :

“Comme nous n’avons toujours pas reçu la permission de la Bulgarie, nous pensons que dans la situation actuelle la Russie ne peut pas poursuivre la réalisation de ce projet”.

Accord russo-turco-grec

La Turquie ambitionnait de faire transiter du gaz d’Asie Centrale et d’Orient –  en concertation avec les USA – sur son territoire vers l’Europe dans le cadre du projet de gazoduc “Nabucco”. Ce concurrent direct au projet “South Stream” a été progressivement abandonné et Moscou vient d’offrir à Ankara une alternative : le “Turkish Stream”.

Ce gazoduc permettra de livrer, dès 2016, la Turquie en gaz à un prix revu à la baisse par Gazprom (source). Avec l’arrivée d’Alexis Tsipras au pouvoir à Athènes, le nouveau gouvernement grec est à la recherche de toutes les opportunités économiques possibles.

Moscou a profité de ce changement politique pour proposer aux Grecs l’extension du projet turco-russe à la Grèce. Ce qu’a rapidement accepté le gouvernement d’extrême-gauche. Cet accord entre la Russie et la Grèce avait été salué par l’Allemagne, Berlin s’opposant de plus en plus fermement à l’ingérence américaine dans les affaires euro-russes (source).

La Macédoine en ligne de mire de la CIA

Avec la création de ce “Turkish Stream”, la Russie dispose d’une alternative au South Stream pour l’acheminement de son gaz vers l’Italie, la Serbie et la Hongrie. Aussi, les efforts américains en Ukraine et en Bulgarie pour couper l’accès du gaz russe au marché européen sont-ils sérieusement menacés d’échec.

n_75124_1

Cette perspective d’un accord entre la Grèce et la Russie fait littéralement paniquer Washington qui a envoyé il y a deux jours un émissaire à Athènes pour exiger de la Grèce qu’elle abandonne son partenariat avec Moscou (source). Le ministre de l’Energie grec a redit la volonté de la Grèce de maintenir son projet de participation au projet russe.

Mais pour réaliser le “Balkans Stream”, alternative au “South Stream”, il faut que la Russie puisse faire transiter le gazoduc conjoint par la Macédoine.

Agitation albano-islamiste fomentée par la CIA

La CIA a donc décidé d’agiter ses fidèles vassaux de la mafia albanaise. Ainsi, une attaque menée depuis le Kosovo, un non-état où est située une des plus grandes bases américaines en Europe (Camp Bondsteel), a frappé le territoire macédonien au non d’un séparatisme albanais sur les frontières de l’actuelle Macédoine. Après avoir tué 22 personnes, les assaillants se sont ensuite repliés vers leur base arrière, protégés par les forces de l’OTAN.

Le but de la manoeuvre est clair : faire échec à l’alternative d’acheminement de gaz russe en Europe en menaçant de guerre indirectes les autorités macédoniennes susceptibles de rejoindre l’accord entre Russes, Grecs et Turcs.

En guise de hors d’oeuvre, les Macédoniens ont vu une résurgence récente de l’action des musulmans albanais sur leur territoire. D’abord une action contre 4 policiers s’était déroulée fin avril (source).

 

Le but est bien sûr de mener une guerre non-conventionnelle identique à celle menée en Syrie par les USA et leurs vassaux, en agitant leurs alliés musulmans locaux.

Dans le même temps, des provocations multiples de la part des ultranationalistes musulmans d’Albanie ont visé la Serbie, comme l’annonce faite en avril d’une annexion “inéluctable” du Kosovo par Tirana (source). Une façon indirecte pour Washington de faire chanter Belgrade, au cas où le gouvernement serbe accepterait de faire transiter le gaz russe vers l’Europe centrale, Hongrie et Autriche notamment.

Révolution colorée en Macédoine

En parallèle, l’OTAN et les USA pourraient tenter de créer une crise politique visant à mettre au pouvoir un gouvernement fantoche, sur le modèle ukrainien, afin de contrecarrer le projet russe établi en concertation avec les Serbes, les Grecs et les Hongrois.

About the Author

Yann de Kerguezec - Yann de Kerguezec est en charge de l'actualité internationale pour Breiz Atao

Lire la suite

La Turquie arrête les procureurs qui enquêtaient sur Émirat islamique. Réseau Voltaire International

11 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Terrorisme, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Economie, #le nazisme, #Le fascisme, #Daesch, #ISIL

La Turquie arrête les procureurs qui enquêtaient sur Émirat islamique

 
+

Quatre anciens procureurs et un ancien officier supérieur ont été arrêtés et sont détenus en Turquie, accusés d’espionnage.

L’ancien procureur Suleyman Bagriyanik (photo) et ses anciens adjoints Ozcan Sisman, Aziz Takci et Ahmet Karaca, avaient tenté de stopper, le 19 janvier 2015, un convoi de camions bâchés supposés contenir des armes à destination de l’Émirat islamique. Cependant, l’ancien colonel de gendarmerie Ozkan Cokay en avait été empêché par les responsables du convoi, tous membres du MIT (les services secrets).

17 soldats qui participaient au transfert sont toujours emprisonnés.

Les procureurs et le colonel ont été relevés de leurs fonctions par le président Erdoğan.

L’affaire, qui à l’époque avait fait grand bruit, n’est plus traitée par la presse turque en vertu d’une décision discrétionnaire de la censure militaire.

Prenant son interpellation avec hauteur, le procureur Sisman a souligné qu’il n’avait pas été informé en faveur de quel État il était accusé d’espionnage. Il a affirmé être poursuivi uniquement pour ne pas s’être couché devant le ministre qui lui avait ordonné de fermer les yeux sur le convoi. C’est un crime d’arrêter ainsi des procureurs et un officier et ceux qui l’ont commis devront rendre des comptes, a-t-il poursuivi.

La Turquie ne reconnaît pas avoir soutenu ou soutenir l’Émirat islamique.

Lire la suite