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Le blog de Lucien PONS

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Des manifestations anti-Maïdan à la guerre du Donbass - Parcours d'un mannequin devenue journaliste de guerre, et futur de sa patrie. Par Sébastien Hairon.

7 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #Ukraine, #le nazisme

Des manifestations anti-Maïdan à la guerre du Donbass - Parcours d'un mannequin devenue journaliste de guerre, et futur de sa patrie

Plusieurs personnes m'ont demandé qui est Katya, car je travaille souvent avec elle, et la mentionne fréquemment, lors de mes reportages et dans mes articles. J'ai donc décidé il y a deux mois de faire son interview, que je publie aujourd'hui. Je vous laisse découvrir son histoire, comment sa vie personnelle a été chamboulée par les événements du Maïdan, et comment elle voit le futur de sa patrie.

Bonjour Katya, peux-tu te présenter ?
Bonjour, je m'appelle Katya Katina, je suis une citoyenne de la RPD (République Populaire de Donetsk), et je travaille désormais comme reporter, comme journaliste, pour News Front. C'est une agence d'information russe, et je travaille pour eux depuis plus de deux ans, depuis le tout début des actions militaires ici dans le Donbass.

Quel était ton travail avant la guerre ?
Eh bien, avant la guerre j'avais une profession très pacifique et créative. Je travaillais comme mannequin. J'ai joué dans de petites vidéos musicales et même des films, mais rien en lien avec la guerre ou des actions militaires, rien du tout.

Comment peut-on passer de mannequin à journaliste de guerre ? C'est un sacré changement de carrière professionnelle. Qu'est-ce qui t'a motivée à faire un tel changement ?
Je considère que je n'avais pas d'autre choix, car la guerre, ce conflit militaire, est arrivé dans ma patrie, et bien sûr je ne pouvais pas rester en arrière et me cacher. Parce que c'est ma patrie, c'est ma ville natale. Je l'aime beaucoup et lorsque j'ai vu ces événements qui ont débuté sur le Maïdan, c'était en novembre 2013, je me souviens que j'ai eu le sentiment que ce désastre - je pensais que c'était un désastre - allait d'une façon ou d'une autre influencer ma vie. Et lorsque toutes ces actions ont commencé, ces manifestations contre les nazis, contre Bandera et tout çà, bien sûr j'y ai participé, à toutes ces actions, tous ces événements. Donc j'ai d'abord été une activiste, sur les barricades, dans toutes les réunions, je participais à tout. Et lorsque les bombardements ont commencé, j'ai décidé de changer de métier et de devenir journaliste. Et ça s'est fait accidentellement en fait. J'ai croisé un ami près de ce bâtiment administratif et il m'a demandé « Kate, peut-être que ça serait intéressant pour toi de devenir journaliste, parce qu'il nous en faut un ». J'ai pensé « D'accord, peut-être, pourquoi pas », et en fait à partir du 1er juin 2014 je suis devenue journaliste. D'abord j'ai été pigiste, puis une correspondante et journaliste normale, et maintenant je suis aussi la directrice du bureau de News Front ici en RPD.

Tu as déclaré que tu avais participé aux manifestations qui ont eu lieu ici en 2014. Tu étais donc une activiste. Pourquoi as-tu participé à ces manifestations, aux barricades, et à l'occupation de ce bâtiment administratif, qui a été pris début avril 2014 ? Est-ce que tu étais une sorte d'agent du Kremlin payé par Poutine ?
[Rire de Katya] Et bien, malheureusement non. Je ne suis pas un agent du Kremlin. Peut-être que certains pensent cela mais non. C'est juste que depuis mon enfance je n'étais pas indifférente. J'ai été élevée avec les idéaux de la Grande Guerre Patriotique. Mes deux grand-pères ont participé à cette guerre, ils étaient des héros, ils ont été décorés. Et j'ai été élevée dans cet amour de la patrie, ce sentiment patriotique. Et lorsque nous avons vu cette folie du Maïdan, tous ces bâtards masqués qui disaient que les Russes devaient être tués, que nous ne pouvions pas parler russe, et que nous devrions embrasser le cul de Bandera, etc, je me suis rebellée et j'ai pensé « Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? ». Pourquoi est-ce que nous, les Russes qui vivent ici, parce que la partie Est de l'Ukraine a toujours été russe tu sais, ça faisait partie de l'empire russe avant la Révolution… Et j'ai considéré que c'était impossible pour nous, et des millions de personnes pensaient de la même manière. Tu sais il y a eu des manifestation à Kharkov, à Odessa, dans tous les coins de la Nouvelle Russie historique. Mais ici, dans le Donbass, à Donetsk et Lougansk, ces manifestations étaient vraiment énormes. Tout le monde manifestait, et nous avons décidé de commencer à nous battre pour nos droits. Tu sais ce que nous voulions au départ ? Nous voulions la fédéralisation du pays. Que chaque région ait son propre chef, son propre, budget, pour que ce soit équitable. Parce que ça a toujours été comme çà : le Donbass nourrissait presque toute l'Ukraine. Parce que c'est une région industrielle, il y a des usines, et des fabriques. Et je pense que 80 % du budget ukrainien était fourni par le Donbass.

Donc c'est le contraire de ce que la propagande ukrainienne raconte en disant que les gens du Donbass sont juste des fainéants, qu'ils coûtent de l'argent etc
Comment pourrions-nous être des fainéants ? De nouveau, si nous prenons ce Maïdan, ils sautaient sur la place du Maïdan, à ne rien faire, pendant que nos mineurs travaillaient, que nos usines tournaient, tout le monde travaillait. Parce que les gens de chez nous n'ont pas participé au Maïdan et tout çà. On travaillait c'est tout. Mais quand nous avons vu cette alerte, que Secteur Droit, qui venait juste d'apparaître, pouvait venir ici et imposer ses règles, bien sûr nous ne pouvions pas nous cacher, nous ne pouvions rester indifférents. Nous devions nous battre pour nos droits, pour notre liberté. C'est pour cela que je suis devenue une activiste et plus tard une journaliste.

Combien de personnes ces manifestations rassemblaient-elles ici à Donetsk en mars et début avril, avant l'occupation de ces bâtiments administratifs ?
Eh bien, des milliers de personnes. Je me souviens au tout début de ce mouvement de manifestations, lorsqu'il y avait juste quelques dizaines de personnes, peut-être une centaine, puis des milliers. Et peut-être nos lecteurs, notre public, a vu ces vidéos sur internet, où nous marchions avec des drapeaux, lors de manifestations pacifiques, et il y avait des milliers de personnes. Je ne sais pas combien, mais je pense que toute l'avenue centrale était pleine de monde [note : lorsque cette avenue est remplie cela veut dire habituellement au moins 30 000 à 50 000 personnes].

Quand la guerre est-elle arrivée ici à Donetsk en 2014 ?
C'est arrivé plus tard à Donetsk. En avril, les premières actions militaires ont débuté à Slaviansk, et je pense que c'était à la fin du mois de mai que les premières attaques d'avions ukrainiens, les premiers combats à l'aéroport ont eu lieu. Donc le 20 mai 2014. Puis il y a eu de nouveau quelques bombardements sur la périphérie, de nouveau l'aéroport était le point le plus chaud à ce moment là, et à partir de juillet c'est devenu plus sérieux, en juillet l'armée ukrainienne a commencé à bombarder la ville même. Le district de Kievskyi, de Kouibyshevsky, de Troudovskyi, Petrovka, tous ces endroits ont été bombardés. Donc la guerre est arrivée à Donetsk en juillet 2014.

Donc quand tu as commencé comme journaliste, c'était vraiment des hostilités de grande envergure. Est-ce que tu allais sur le front à cette époque ou est-ce que tu travaillais plus en arrière ?
Je me souviens que nous étions très près de l'aéroport en juillet 2014. C'était comme un point chaud mais pas trop chaud. Et bien sûr au tout départ nous n'avions pas de casques, ni de gilets [pare balles], rien du tout. On était juste là comme des touristes marchant avec des caméras. Sans aucun équipement de sécurité, sans rien. Puis, je me souviens, j'ai travaillé sur des zones bombardées et parfois nous venions sur place et les bombardements continuaient. Donc des moments assez dangereux. Et puis, je pense à partir de l'automne 2014, j'ai commencé à aller sur la ligne de front, lorsqu'une stratégie de coopération, de bonne coopération entre les combattants, les journalistes et le ministère de la Défense de la RPD a été mise en place et fonctionnait bien. Alors j'ai commencé à y aller. Parce qu'au tout départ, en juillet, plusieurs journalistes sont morts à cause de ce manque de coordination. Ils allaient quelque part, sans savoir exactement où ils allaient. Et plusieurs d'entre eux ont été capturés par les Ukrainiens [comme Graham Philipps], et plusieurs ont été tués, comme Sténine. Parce qu'ils allaient n'importe où sans savoir exactement où. Je me souviens de cette époque et c'était vraiment dur. Pas d'équipement de sécurité, pas de voiture, tu pouvais te rendre sur place en bus... En fait c'était quelque chose d'assez intéressant. Tu pouvais aller en bus sur la zone qui avait été bombardée. Donc, malgré les bombardements, les transports publics fonctionnaient. Tu pouvais facilement prendre un bus et aller à Troudovskyi. Maryinka est tout près, tu pouvais marcher jusque là-bas. Je me souviens de ces moments.

Et tu n'avais pas trop peur de travailler dans de telles conditions ?
Pour moi c'était comme une sorte d'aventure au tout départ. Peut-être que je n'arrivais pas à croire que c'était réel. Personne ne peut croire que la guerre peut venir ici, dans un pays pacifique. Rien. Pas de menaces. Pas d'alertes avant. Et pour moi j'avais un tel pic d'adrénaline que peut-être je n'ai pas correctement évalué le danger à ce moment là. Et j'ai travaillé sur ce courage et cette adrénaline. Et ensuite, quelque jours, parfois quelques semaines après, je réalisais « J'aurai pu facilement mourir lors de ce bombardement ». Mais c'était après. Sur le moment tu n'y penses pas. Tu es juste là et tu te dis « Je crois en mon ange gardien, qui me protège, et tout ira bien. Je dois travailler, je dois partager cette information, partager la vérité avec les gens ».

Donc, lorsque tu faisais partie de ces manifestants, de ces activistes qui ont pris les bâtiments administratifs, tu ne pensais pas que Kiev attaquerait militairement la ville ?
Je ne pouvais pas l'imaginer. Nous pensions qu'il y aurait une sorte de processus de négociation. Pour donner plus de liberté aux régions, pour faire un référendum, pour fédéraliser le pays. Mais ces assassins, je ne peux pas les appeler autrement, ce sont des assassins, des meurtriers, et ces personnes, ce gouvernement de Kiev, ce « président » de Kiev, etc, ils ont juste décidé de tuer les gens qui ne partageaient pas la même opinion qu'eux. C'était leur raison, leur motivation. Bien sûr pour nous c'était quelque chose d'incroyable. Quelque chose d'impossible. Comment est-il possible de ne pas écouter l'opinion d'une personne et juste d'essayer de la tuer ? Comment est-ce possible ? De tuer son propre peuple.

Maintenant, en tant que citoyenne de la RPD, et en tant que journaliste, tu as des contacts avec beaucoup de gens, combien de pourcents penses-tu souhaiteraient revenir en Ukraine ?
Revenir en Ukraine ? Je pense que très peu de personnes peuvent vouloir cela. Et ces personnes n'étaient pas là pendant ces actions militaire. Ils étaient quelque part en Ukraine, pour mettre leurs fesses à l'abri, ou peut-être en Russie. Et maintenant ils reviennent, disent que tout est de la merde, que tout va mal, et qu'ils veulent revenir en Ukraine. Mais de telles personnes sont ultra minoritaires je pense. Je pense qu'ils sont moins d'un pourcent. Parce que tous ceux qui ont été là lors de ces actions militaires de 2014, 2015, bien sûr qu'ils ne peuvent pas revenir en Ukraine. C'est impossible de revenir vers un peuple qui tue ta famille, détruit ta maison, gâche ta carrière, ta vie, tout. C'est impossible. Parce qu'aujourd'hui l'Ukraine est cinglée. C'est un état terroriste, qui tue le peuple. Comment pourrions-nous vivre… Si on compare ça à une famille, comment peux-tu vivre comme une famille avec un tel cinglé ? Parce que le cinglé, même s'il te sourit par devant, te plantera un couteau dans le dos un jour.

Parce qu'une partie de la propagande occidentale dit que les gens ici sont retenus en otages par les gouvernement terroristes de la RPD et de la RPL. Cela montre que c'est juste n'importe quoi.
Je pense que c'est une catastrophe de penser çà. Comment peut-on appeler les gens ici des terroristes ? Nous ne commettons aucun acte terroriste. Rien de tel. Pas d'enlèvement, de bombes, rien. Comment peut-on nous appeler des terroristes ? Vraiment, je ne comprend pas.

Pour le moment, les accords de Minsk sont plus ou moins « en vigueur » mais nous avons assisté récemment à une escalade de la situation, avec une augmentation des bombardements, des victimes, l'assassinat du commandant Motorola. Comment penses-tu que la situation va évoluer dans les prochaines semaines ou mois ?
Et bien, je pense qu'il y aura une escalade. Parce que tous les signes sont là. Les bombardements même le matin, tôt le soir, et nous pouvons entendre l'utilisation de très gros calibres par la partie ukrainienne.

Même hier soir, (29 octobre) ils n'ont pas attendu la nuit tombée
Ma maison tremblait. Et je vois bien que l'armée ukrainienne et tous ces mercenaires deviennent de plus en plus impudents. Ils agissent comme tel : « on peut faire tout ce qu'on veut, et vous suivrez vos accords de Minsk et vous ne répondrez pas ». Et à cause de cela, ils deviennent de plus en plus agressifs. Et bien sûr il faut prendre en compte les élections américaines aussi. Et je pense que cela peut influencer d'une certaine manière l'escalade potentielle. De nouveau, ce régime de cessez-le-feu ne peut pas durer éternellement. Parce que ce n'est pas la paix, ce n'est pas la guerre, c'est quelque chose entre les deux. Et cette « paix » fragile, ce cessez-le-feu, peut tomber d'une minute à l'autre. Ça ne peut pas durer éternellement. Je pense que nous devons toujours être prêts pour la guerre. Comme disaient les Latins « Si vis pacem para bellum » [Si tu veux la paix, prépare la guerre], donc nous devons être prêts pour la guerre. Et je pense que c'est seulement par la guerre que nous pouvons libérer le reste du Donbass.

Ce qui est vraiment dommage car les accords de Minsk proposaient une solution politique
Mais tu sais, Porochenko, son entourage, ils ne mettront jamais en œuvre ces accords. Comment pourraient-ils donner sa liberté au Donbass ? Comment pourraient-ils accorder l’amnistie ? Mais de nouveau, l'amnistie... Pourquoi devraient-ils nous accorder l'amnistie ? Ce sont EUX les criminels. EUX qui tuent le peuple. Des milliers de personnes sont mortes à cause d'eux. Pour moi c'est vraiment une situation surréaliste.

Certaines personnes dans les pays occidentaux disent que les personnes qui sont mortes, y compris celles qui sont mortes jeudi soir à Makeyevka, ont été tuées par l'armée russe. Est-ce que l'armée russe est ici ?
Tu sais, je vis ici depuis très longtemps et je n'ai jamais vu l'armée russe. Peut-être qu'ils sont transparents, je ne sais pas. Ils sont invisibles.

Comment penses-tu que cela se terminera sur le long terme ? Penses-tu qu'un état de Nouvelle Russie verra le jour ? Ou est-ce que la RPD et la RPL intégreront la fédération de Russie ?
Je pense qu'il y a différentes possibilités. Bien sûr ce conflit va durer pendant longtemps. Ce n'est pas un conflit d'un, deux ou trois ans. Cela va durer longtemps. Parce qu'il faut du temps, bien sûr, c'est clair. Et je pense que ça sera la Nouvelle Russie, un jour ça sera la Nouvelle Russie. Peut-être comme la Tchétchénie, comme faisant partie de la fédération de Russie. Mais bien sûr ce ne sera plus l'Ukraine. Et pour parler franchement, je pense que comme dans l'hymne ukrainien, l'Ukraine mourra bientôt. Peux-tu imaginer un pays dont l'hymne commence par « L'Ukraine n'est pas encore morte » ? Donc je suis sûre que cela aura lieu. Ça aura lieu car tous ces processus sont déjà en cours. C'était corrompu de l'intérieur d'une certaine façon.

Le problème de l'Ukraine, c'est qu'il s'agit d'un état artificiel, créé par l'URSS, et s'ils veulent pousser la décommunisation jusqu'au bout, ils devraient dissoudre le pays. Car le pays a été créé de toutes pièces par l'URSS, par les communistes. Donc c'est une création artificielle, qui finira comme toute les créations artificielles : elle disparaîtra.
C'est une nation totalement artificielle, avec une histoire fictive etc. On a lavé le cerveau du peuple russe et maintenant ils sautent sur la place Maïdan. Je n'ai pas de mots…

Qu'est-ce que tu voudrais dire à nos lecteurs occidentaux ? Aux personnes d'Europe, de Grande-Bretagne, d'Amérique, qui vont voir cette interview ? Qu'est-ce que tu voudrais leur dire à propos de la situation ici, et quelle recommandation tu voudrais leur donner ?
Tout d'abord je voudrais dire ceci : S'il-vous-plaît, utilisez votre propre cerveau. Ne croyez pas ce que la télévision et les médias de masse essayent de vous raconter. Ne les croyez pas. Essayez d'utiliser votre propre logique. Essayez de penser par vous-même. Parce que lorsque vous pensez, vous pouvez comprendre un tas de choses. Juste, n'avalez pas cette merde que les médias de masse essayent de vous faire avaler. Je pense que c'est le message principal. Et une autre chose que j'aimerais souligner c'est que le gouvernement et le peuple sont deux choses différentes. Et je sais qu'il y a beaucoup de gens très bien en Amérique, dans les pays européens, et nous ne pouvons pas dire que nous devrions détruire l'Amérique ou quelque chose du genre… Non. Ce n'est pas bien du tout, parce que le gouvernement n'est pas le peuple. Les peuples ce sont des gens, et nous devrions tous être amis. Il devrait y avoir une grande amitié entre les nations et les peuples. Et seuls les gouvernements essayent de provoquer ces guerres et ces conflits dans leur propre intérêt. Pour l'argent, le pouvoir, etc.

Un discours plein de sagesse. Merci Katya.

Voir la vidéo complète de l'interview (en anglais) :

 

Interview faite par Christelle Néant

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Le SBU menace Marine Le Pen

5 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La nation ., #le nazisme

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L’Ukraine commence l’année 2017 entre naufrage économique et idéologique, et velléités bellicistes suicidaires. Par Christelle Néant

3 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme

L’Ukraine commence l’année 2017 entre naufrage économique et idéologique, et velléités bellicistes suicidaires

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/01/bzqhtl77efc-1728x800_c.jpg

L’Ukraine commence l’année 2017 entre naufrage économique et idéologique, et velléités bellicistes suicidaires

En ce début d’année 2017, l’Ukraine s’enfonce aussi bien économiquement qu’idéologiquement. Les médias mainstream occidentaux ont beau essayer de présenter cela sous un jour favorable, la chute de consommation du gaz en Ukraine de 32,7 % en 2016 est un indicateur clé de l’état de l’économie ukrainienne.

Un pays dont la consommation énergétique se contracte d’un tiers n’est pas un pays qui va bien, contrairement à ce que racontent les autorités ukrainiennes qui essayent de faire croire qu’en 2016 l’économie du pays se serait stabilisée après deux années d’effondrement.

Même l’article de Romandie met un sérieux conditionnel à cette affirmation des autorités ukrainiennes : « Après un effondrement de 6,6% en 2014, puis de 9,9% en 2015, le PIB de l’Ukraine devrait avoir progressé de 1,1% l’an dernier ». Il faut dire qu’on voit mal comment l’économie du pays irait mieux alors que l’industrie ukrainienne est détruite, et que les gens ont vu doubler leur facture de gaz, sans parler des autres charges.

Et ce n’est pas le défilé de nationalistes (pour ne pas dire nazis) ukrainiens qui a eu lieu le 1er janvier, jour de l’anniversaire de Stepan Bandera (qui dirigeait l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et coopérait plus qu’activement avec les nazis) qui a de quoi rassurer sur la politique ukrainienne à venir pour 2017.

 

 

D’ailleurs les autorités de Kiev ne devaient pas être très rassurées non plus par ce défilé pour y avoir alloué quasiment autant de forces de sécurité pour encadrer le défilé (700 hommes dont 250 de la Garde Nationale) que de personnes qui y défilaient (plus de 1 000).

Il faut dire que les slogans brandis lors de cette marche aux flambeaux (toute ressemblance avec des faits historiques n’est pas une coïncidence) ont de quoi faire frémir : « Le nationalisme est notre religion. Stepan Bandera est notre prophète. » (Sic)

Le « nationalisme » ukrainien qui était déjà décomplexé depuis que ses idoles étaient devenues des « héros de l’Ukraine », prend maintenant le même chemin totalement fanatique et digne d’une secte que le nazisme avait adopté il y a 80 ans. Et quand on voit jusqu’où ce chemin a mené le nazisme allemand, on a de quoi s’inquiéter pour l’avenir de l’Ukraine et pour le Donbass.

Une inquiétude justifiée par le non-respect du cessez-le-feu du Nouvel An par les Forces Armées Ukrainiennes (FAU) et le redéploiement de soldats et d’armes lourdes tout près de la ligne du front.

Ainsi, après avoir tiré à 30 reprises au mortier le soir du Nouvel An sur le village de Sakhanka, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk (RPD), et intensifié ses tirs dans toute la zone Sud en pleine visite de John McCain à Marioupol (qui a de nouveau plaidé pour la livraison d’armes létales à l’Ukraine par les USA), l’armée ukrainienne a continué à intensifier ses provocations dans la zone et y a redéployé des canons automoteurs de 152 mm, alors qu’a été annoncée la visite du ministre des Affaires étrangères autrichien dans la même ville que le sénateur américain va-t-en guerre.

Et le Sud de la RPD n’est pas le seul endroit du front à voir une escalade. Car en plus des 542 violations du cessez-le-feu des dernières 24 h, et de l’arrivée d’artillerie lourde à plusieurs endroits près du front, l’armée ukrainienne a redéployé 200 snipers à 2 km de la ligne de contact, près de Debaltsevo, semblant confirmer que l’armée ukrainienne n’a pas l’intention d’en rester là avec cette zone du front, malgré ses échecs cuisants fin décembre, qui lui ont valu des pertes estimées à au moins 50 morts et plus de 100 blessés.

Si les accords de Minsk ont été reconduits pour 2017 de manière automatique, le fait qu’il n’y ait eu aucune annonce officielle concernant cette prolongation sur fond d’escalade des provocations ukrainiennes, après un mois de décembre 2016 catastrophique en termes de bombardements, a de quoi poser question.

Et à l’échelle plus globale, l’hystérie des patrons occidentaux de l’Ukraine est plus que palpable après la libération totale d’Alep qui a dévoilé leurs mensonges. Après qu’Obama n’ait rien trouvé de mieux à faire que d’expulser des USA 35 diplomates russes (et le chef cuistot) sur base d’accusations fumeuses, ce sont les médias qui se sont pris les pieds dans le tapis de la désinformation concernant des piratages soit-disant russes d’un fournisseur d’électricité américain. La machine de propagande occidentale tourne à plein régime pour justifier un conflit avec la Russie, et quoi de mieux après l’échec en Syrie que de tenter de mettre le feu pour de bon en Ukraine…

Il semble donc bien que 2017 sera l’année qui décidera de la façon dont se réglera la guerre du Donbass, et je crains comme beaucoup ici, et comme l’a envisagé Alexandre Zakhartchenko dans sa dernière ligne directe de l’année 2016, que ce ne soit par la voie des armes. Un chemin que l’Ukraine semble bien décidée à emprunter, pour l’amour de ses sponsors occidentaux, même si ce dernier la mènera à coup-sûr vers la désintégration pure et simple du pays et vers une potentielle troisième guerre mondiale.

Christelle Néant

source:https://dnipress.com/fr/posts/lukraine-commence-lannee-2017-entre-naufrage-economique-et-ideologique-et-velleites-bellicistes-suicidaires/


 
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Nos experts à l’oeuvre, encore et encore... Par Hélène Richard-Favre

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #le nazisme, #Les média

02/01/2017

Nos experts à l’oeuvre, encore et encore...

Capture d’écran 2017-01-02 à 21.41.38.png

capture d’écran de: http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/02/dix-choses-a-savoir...

Un énième article de nos médias occidentaux, nous met en garde contre ce qui semble représenter une menace, je veux parler des sites russes Sputnik  et RT.

On y lit ce qu’on va bientôt finir par connaître par coeur à force d’être repris en boucle depuis des années par la quasi totalité de nos sites dits d'information.

Eh oui, il est toujours important de rappeler que chez nous, on informe, ce qui, bien sûr, est loin d’être le cas en Russie.

On va finir par éprouver de la compassion pour ces journalistes qui se donnent tant de peine à nous expliquer ce qui se passe en réalité et combien nous risquons de nous faire avoir par cette (dés)information russe.

Ont-ils seulement conscience, ces valeureux combattants de la vérité -si elle existe, ce qui est un autre problème- ont-ils donc seulement conscience de n’être que des porte-paroles de pouvoirs qui ne lésinent sur aucune valeur qu’ils semblent tant chérir?

Sont-ils donc au courant que leur manière de nous rendre compte de guerres, comme ils s’y sont employés avec celle qui se poursuit en Ukraine, par exemple, a été dévoyée pour masquer l’importance des exactions commises par un pouvoir si démocrate qu’il n’a pas hésité à tirer sur son peuple, le torturer et l’emprisonner quand il le fallait?

Les mouvements néo-nazis sont une réalité, en Ukraine! Lequel de ces émérites reporters s’en serait offusqué? Qui a pris position pour dénoncer le massacre qui a eu lieu dans la Maison des Syndicats d’Odessa le 2 mai 2014?*

A-t-on vu un appel à manifester, des pancartes, des bougies, des fleurs ou tout autre façon de réagir à de tels actes? 

Quand les chefs de rédaction de nos médias admettront qu’ils ne sont que les porte-parole de pouvoir qui ne luttent que pour leurs intérêts, alors, on comprendra qu’ils s’en prennent à leurs rivaux.

* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la... 

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Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN par Bruno Guigue.

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Les média

Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN par Bruno Guigue.

Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN

 

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin.

A de rares exceptions près (Jean-Luc Mélenchon, le PRCF), le moins qu'on puisse dire est que la gauche française pratique le déni de réalité sur la Syrie. Depuis 2011, c'est impressionnant. Elle a tout avalé. Avec gourmandise. Un véritable festin de couleuvres ! Elle s'est d'abord fiée à des sources douteuses (OSDH) dont elle a répété en boucle les chiffres invérifiables et les affirmations gratuites. Bonne fille, elle a accrédité la narration ridicule du boucher-de-Damas-qui-massacre-son-peuple. Elle a gobé cul sec le false-flag de l'attaque chimique comme si elle ingurgitait une vulgaire fiole onusienne de M. Powell. Elle est tombée, enfin, dans le panneau d'une propagande humanitaire à deux vitesses qui fait le tri, sans vergogne, entre les bonnes et les mauvaises victimes.

Cet aveuglement stupéfiant, la gauche française le doit d'abord à son indécrottable posture morale. Une grille de lecture manichéenne a anesthésié son esprit critique, elle l'a coupée du monde réel. Voulant absolument identifier des bons (rebelles) et des méchants (Assad), elle s'interdit de comprendre un processus qui se déroule ailleurs que dans le ciel des idées. Quand on désigne les protagonistes d'une situation historique en utilisant des catégories comme le bien et le mal, on donne congé à toute rationalité. « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre », disait justement Spinoza. On peut certes avoir des préférences, mais lorsque ces préférences inhibent la pensée critique, ce ne sont plus des préférences, ce sont des inhibitions mentales.

La deuxième raison de cet aveuglement tient à un déficit abyssal d'analyse politique. La gauche française n'a pas voulu voir que le rapport de forces, en Syrie, n'était pas celui qu'elle espérait. Elle a reconstruit le récit des événements à sa guise pour donner corps à son fantasme d'une révolution arabe universelle qui balaierait le « régime de Damas » comme elle avait balayé les autres, en méconnaissant ce qui faisait précisément la singularité de la situation syrienne. Ceux qui se vantent de connaître leurs classiques auraient dû appliquer la formule par laquelle Lénine définissait le marxisme : « l'analyse concrète d'une situation concrète ». Au lieu de se plier à cet exercice d'humilité devant le réel, l'extrême-gauche, notamment, a cru voir ce qu'elle avait envie de voir.

Abusée par sa propre rhétorique, elle misait sur une vague révolutionnaire emportant tout sur son passage, comme en Tunisie et en Egypte. Mauvaise pioche ! Privée de toute base sociale consistante dans le pays, la glorieuse « révolution syrienne » n'était pas au rendez-vous. Véritable farce sanglante, une contre-révolution menée par des desperados accourus de 110 pays a pris sa place. La nature ayant horreur du vide, cette invasion du berceau de la civilisation par des hordes de mercenaires décérébrés a tenu lieu, dans l'imaginaire gauchiste, de révolution prolétarienne. Le NPA ne s'est pas aperçu de l'énormité de cette confusion. Il n'a pas vu que les rassemblements populaires les plus imposants, en 2011, étaient en faveur de Bachar Al-Assad. Il a écarté d'un revers de la main la position du parti communiste syrien qui, tout en critiquant le gouvernement, se range à ses côtés pour défendre la nation syrienne contre ses agresseurs.

Poussant le déni de réalité jusqu'aux frontières de l'absurde, le NPA, au lendemain de la libération d'Alep, se déclare encore solidaire de la « révolution syrienne ». Mais le secrétaire général du parti communiste syrien, Ammar Bagdash, lui avait répondu par anticipation en septembre 2013 : « En Syrie, à la différence de l’Irak et de la Libye, il y a toujours eu une forte alliance nationale. Les communistes travaillent avec le gouvernement depuis 1966, sans interruption. La Syrie n’aurait pas pu résister en comptant seulement sur l’armée. Elle a résisté parce qu’elle a pu compter sur une base populaire. En outre, elle a pu compter sur l’alliance avec l’Iran, la Chine, la Russie. Et si la Syrie reste debout, des trônes vont tomber parce qu’il deviendra clair qu’il existe d’autres voies ».

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin. Incapable de comprendre ce qui se passait sur place, l'extrême-gauche française est victime du théâtre d'ombres qu'elle a elle-même dressé. Faute d'entendre ce que lui disaient les marxistes du cru, elle a joué à la révolution par procuration sans voir que cette révolution n'existait que dans ses rêves. Mais il est difficile d'admettre en 2016 qu'on s'est complètement fourvoyé depuis 2011.

Une fois de plus, écoutons Ammar Bagdash : « Ils ont commencé par des manifestations populaires dans les régions rurales de Daraa et d’Idleb. Mais dans les villes, il y eut immédiatement de grandes manifestations populaires de soutien à Assad. Par ailleurs, au début, la police ne tirait pas, ce sont certains éléments parmi les manifestants qui ont commencé les actions violentes. Dans les sept premiers mois, il y eut plus de morts du côté de la police et de l’armée que dans l’autre camp. Quand la méthode des manifestations ne marchait plus, ils sont passés au terrorisme avec des assassinats ciblés de personnes en vue (dirigeants, hauts fonctionnaires, journalistes), attentats et sabotages d’infrastructures civiles. Le gouvernement a réagi en adoptant certaines réformes comme celle sur le multi-partisme et sur la liberté de la presse, réformes que nous avons soutenues. Mais les forces réactionnaires ont rejeté ces réformes. »

Cette insurrection armée conduite par des groupes extrémistes, les communistes syriens l'ont parfaitement analysée, mais la gauche française l'a ignorée. Elle a fait comme si elle n'existait pas, comme si elle était une invention de la propagande baassiste. Comment l'admettre, en effet ? Que les gentils révolutionnaires soient passés à l'action violente dès le printemps 2011 contredisait la narration dominante ! Il fallait, pour les besoins de la cause, préserver le mythe d'une opposition démocratique et non-violente. Le récit des événements fut purgé, en conséquence, de ce qui pouvait en altérer la pureté imaginaire. La violence des allumés du wahhabisme fut masquée par un déluge de propagande. Preuve factuelle d'un terrorisme qui était le vrai visage de cette révolution-bidon, ce déchaînement de haine fut effacé des écrans-radar.

De même, cette « gauche » bien-pensante a hypocritement détourné le regard lorsque les feux de la guerre civile furent attisés par une avalanche de dollars en provenance des pétromonarchies. Pire encore, elle a fermé les yeux sur la perversité de puissances occidentales qui ont misé sur l'aggravation du conflit en encourageant la militarisation de l'opposition, tandis qu'une presse aux ordres prophétisait avec délices la chute imminente du « régime syrien ». Sans vergogne, cette gauche qui se dit progressiste s'est laissé enrôler par les gouvernements d'un Occident à l'impérialisme rapace. Elle a calqué sa lecture partiale du conflit sur l'agenda otanien du « changement de régime » exigé par les néo-cons depuis 2005. Comme l'a écrit Hillary Clinton, Washington voulait renverser Assad pour aider Israël dans son affrontement avec l'Iran ! Mais cette circonstance ne semble pas troubler les pro-Palestiniens du NPA.

L'histoire ne fait pas de cadeaux. Elle retiendra que la gauche française a servi de supplétif à l'OTAN dans cette entreprise avortée de destruction d'un Etat souverain sous le prétexte fallacieux des droits de l'homme. Cette imposture de gauche, bien sûr, n'exonère pas la droite française de ses propres responsabilités, tout aussi écrasantes et criminelles sous Nicolas Sarkozy, dans l'aveuglement volontaire au drame syrien. Mais le moins qu'on puisse dire est qu'il y a une imposture de gauche, sur la Syrie, qui aura fait des dégâts considérables. Courage, M. Mélenchon, vous avez du pain sur la planche !

 

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John Mac Cain en Ukraine: Les assassins reviennent toujours... Par Erwan Castel.

2 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme

dimanche 1 janvier 2017

 

Les assassins reviennent toujours...

 
" Si vous ne voulez pas entendre les tambours de la guerre, 
il vous faut être sourd. "
Henri Kissinger
 
Porochenko et Mac Cain au milieu des soldats ukrainiens sur le front de Shirokino le 30 décembre 2016
Pour cette fin d'année 2016, le Président Porochenko a invité un de ses soutien étasuniens les plus virulents, le sénateur John Mac Cain, a venir passé le réveillon sur le front du Donbass, près de Shirokino (au Sud de la DNR, près de la mer d'Azov). 
 
Ce sénateur appartient à la bande des vieillards incendiaires (avec Brejzinski, Kissinger, Soros, Rockfeller, Albright etc... ) qui animent le parti néoconservateur étasunien, celui qui veut imposer par le chaos un Nouvel Ordre Mondial à tous les pays non alignés...
 
Mac Cain, ce vétéran de la guerre du Vietnam (où il pilotait un bombardier A4 Skyhawk avant d’être abattu et fait prisonnier) est ce qu'on appelle un "dur à cuire" et surtout un faucon de guerre étasunien virulent qui prône la guerre pour soumettre les peuples à l'impérialisme mondialiste qu'il s'est juré de servir fanatiquement. Il soutient par exemple inconditionnellement le terrorisme djihadiste en Syrie, comme la guerre en Ukraine pour laquelle il est animé par une russophobie délirante..
 
Car Mac Cain s’intéresse depuis longtemps à l'Ukraine, ce "pivot stratégique européen" comme l'a définit son ami Brzeziński et qui depuis la fin du XIXème siècle est la convoitise des thalassocraties occidentales (Angleterre puis USA) qui dans une "stratégie de containment", veulent obstinément encercler la Russie et lui interdire l'accès aux routes économiques de la Méditerranée orientale (laquelle stratégie lie aujourd'hui les conflits syrien et ukrainien entre eux).
 
Dès 2004, John Mac Cain supervise la "Révolution orange" qui tente une nouvelle fois de faire basculer l'Ukraine vers l'Ouest européen. Il va continuer malgré l'échec de cette révolution colorée à entretenir des liens privilégiés avec les opposants pro-occidentaux de Kiev que subventionnent grassement des ONG "droitdel'hommistes". Lorsqu'en 2013 la "révolution de la dignité" enflamme le Maïdan, ce vieux faucon de guerre étasunien reprend alors son envol vers le Dniepr pour, avec Ashton, Brennan (directeur de la CIA), Biden et d'autres laquais et bouffons de l'Union Européenne comme BHL, couver les crânes rasés aux croix gammées tatouées, qui renverseront le président Ianoukovitch en février 2014. 
 
John Mac Cain au dessus de la place du Maïdan en décembre 2013
Depuis le déclenchement de l' "Opération Spéciale Anti-terroriste" dans le Donbass (le lendemain de la visite du Directeur de la CIA à Kiev le 16 avril 2014) John Mac Cain est un ardent défenseur de l'aide militaire étasunienne dans cette guerre menée contre les populations séparatistes de Donetsk et Lugansk (mais "officiellement" contre une invasion russe) 
En 2015, le débat fait rage au Congrès américain et Mac Cain défend tous azimuts l'idée de livrer des armes à Kiev, vitupérant un jour que "refuser de livrer des armes létales à l'Ukraine est une honte pour les USA" ou insultant un autre jour la chancelière allemande Merkel lorsqu'elle s'oppose à une telle aide militaire létale...  
 
Donc 3 ans plus tard Mac Cain revient en Ukraine et pousse la provocation jusqu'à venir, accompagné du "gouverneur de la colonie Ukraine" Porochenko, visiter une base avancée de la 36e brigade ukrainienne d’infanterie de marine qui est déployée sur le front de Shirokino à l'Est de Mariupol. Lors de cette visite John Mac Cain, en tant que président de la Commission des Forces armées des USA, était accompagné des sénateurs Ariz, Minn et Graham qui est le président de la Commission en financement du Département d’Etat US. Autant dire que l'aide militaire à l'armée ukrainienne était au centre des discussions...
 
Dans le cadre de leur visite en Ukraine les 4 représentants étasuniens ont lancé tour à tour des déclarations agressives dirigées autant vers Moscou que vers les promesses de campagnes du futur Président étasunien Trump, à l'exemple de Mac Cain qui déclare ouvertement que envisager un quelconque accord avec Poutine "serait interférer et porter atteinte à la liberté et les démocraties qui existent aujourd'hui." Quand à Graham, il crache sa haine aussi fort que le vieux pilote du Vietnam quand il déclare "Nous allons faire deux choses: Nous allons rendre la vie plus difficile à Poutine et son entourage avec des sanctions plus sévères et nous allons être plus utile à nos amis, comme ici en Ukraine"...
 
video
Comme pour le Maïdan, cette visite diplomatique ne représente que la partie émergée d'une présence étasunienne plus importante et qui a pour objectif de soutenir et d'encadrer les actions des laquais que Washington a installé à Kiev et qui mène une guerre depuis 2 ans et demi contre les populations du Sud Est qui refusent leur dictature ethnocentrée.
 
Je ne reviendrai pas ici sur les aides occidentales délivrées depuis 2 an à l'armée ukrainienne en subventions, équipements militaires, véhicules, instructeurs, et formations diverses... mais je m'attacherai à deux événements particuliers qui illustrent l'implication de plus en plus directe de l'OTAN sur le front du Donbass. 
 
 
Une ingérence militaire US de plus en plus importante et offensive
 
Sur le Front du Donbass le Général US Scaparotti, SACEUR OTAN avec le général Muzhenko Commandant l'armée ukrainienne
Alors que les experts cherchent toujours désespérément les preuves d'une mythique intervention russe dans le Donbass, en revanche les photos de soldats US ne manquent pas, du sergent instructeur au Commandant en chef des Forces américaines en Europe !
 
Le 15 décembre dernier, le Général 4 étoiles Curtiss Scaparotti visitait aussi le front du Donbass. Il s'agit du SACEUR, le Commandant en chef des Forces étasuniennes en Europe et qui est surtout le chef du Commandement allié Opérations (ACO) soit de l’ensemble des opérations de l’Alliance Militaire. Avant lui, le Lieutenant Général US Ben Hodges étaient venu également en tournée d'inspection sur le même secteur du front que Mac Cain.
 
Au cours de son inspection du front la délégation militaire étasunienne emmenée par le Général Scaparotti «a visité la zone d'opération anti-terroriste, a pris connaissance de la politique de sécurité sur le territoire des régions Luhansk et Donetsk et a vu l'efficacité de l'utilisation du matériel fourni par les Etats-Unis"
 
Mais ce qui pourrait être considéré comme un droit de regard de l'Etat Major de l'OTAN, malgré que l'Ukraine ne fasse pas partie officiellement de l'alliance, va plus loin encore et jusque dans les rouages du pouvoir politico-militaire ukrainien et démontrant qu'il s'agit bien d'une véritable ingérence de l'OTAN mettant sous tutelle le gouvernement Porochenko :
 
  • En mai 2016, l'ancien secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen est nommé au poste de conseiller spécial du président Porochenko
  • En Septembre 2016, John Abizaid, l'ancien commandant du Commandement des forces US au Moyen Orient et Asie Centrale devient conseiller du ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak.
 
 
Sur le terrain, la présence d'unités militaires de l'OTAN est de plus en plus forte via non seulement les multiples manœuvres et exercices interalliés exécutés sur terre comme en mer Noire (Rapid-Trident, See-breeze...) mais aussi par des missions de reconnaissances stratégiques réalisées par les bâtiments de l'OTAN déployés en Mer Noire, les avions de l'US air force mais aussi les drones stratégiques dont les missions survolent fréquemment le territoire de l'Ukraine et se rapprochent de plus en plus de la ligne de front du Donbass (tout en restant hors de portée de la défense sol air des républiques)
 
Dans ce blog j'avais déjà évoqué par 2 fois des missions de reconnaissances stratégiques réalisées par l'OTAN en Ukraine avec l'aide de drone US décollant de la base aérienne de Sigonella en Sicile (le 14 octobre et le 2 décembre). Une nouvelle mission de reconnaissance réalisée à partir d'un drone RQ-4A Global Hawk, a été repérée au cours du mois de décembre, très précisément le 16 décembre, c'est à dire juste avant le lancement d'une offensive ukrainienne à Svitlodarsk... !
 
Ce drone, capable de scanner un terrain à 300 km de distance a donc tout simplement survolé en parallèle plusieurs fois la ligne de front entre Donetsk et Lugansk (Svitlodarsk se trouve entre les 2). Sa mission a duré environ 10 heures et son vol repéré car l'appareil avait laissé son transpondeur allumé (certainement pour ne pas se faire abattre par la DCA ukrainienne)
 
Perso j'ai du mal à croire au hasard... Einstein disait : "le hasard c'est Dieu qui se balade incognito" à moins que dans ce cas là ce ne soit le Diable ! 
 
 
Plan de vol réalisé par un drone US le 16 décembre 2016 en parallèle de la ligne de front entre Donetsk et Lugansk
 
Le sénateur Mac Cain n'est donc bien que la gesticulation politique extérieure d'un théâtre dont les coulisses sont infestées par ses hommes de main, en costumes noirs ou tenues camouflées et qui actionnent de plus en plus fort les rouages d'une machine de guerre inquiète qu'une nouvelle Maison Blanche la prive d'essence et qui veut finir la course vers les frontières russes qu'elle a démarré il y a 3 ans sur la place du Maïdan.
 
Les prochaines semaines vont être décisives et dangereuses, tant du côté du Donbass que du côté de la Maison Blanche, car sur ces 2 fronts bouillants, les cuisiniers du chaos n'ont pas encore rendu leur tabliers...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
2013, Mac Cain sur le Maïdan aux cotés du nazi Oleg Tyahnybok
le fondateur du "Parti Social Nationaliste ukrainien" devenu "Svoboda"
 
 
2016, Porochenko décore Mac Cain de l'Ordre de la Liberté. (fallait oser !)
 
Sources de l'article 
 
Dans ce blog, sur les drones US : Le retour des vautours et les vautours yankees et 
Combattre et agir (Blog de Sébastien Hairon) : "le général en chef de l'OTAN sur le front du Donbass"
 
"Le yankee et son kamikaze" 

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Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
 
Erwan
 
 
 
 
 
 
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Lettre ouverte aux journalistes de Mediapart (et à quelques autres) , le 19 déc. 2016 Par Swank

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Les média

Lettre ouverte aux journalistes de Mediapart (et à quelques autres)

En optant pour un traitement à sens unique de la crise syrienne, les journalistes de Mediapart ont abandonné toute retenue déontologique pour verser dans la propagande de guerre la plus grossière. Lettre énervée d’un abonné dégoûté.
 

Jacques Chirac, qui devait conserver quelques restes de gaullisme enfouis quelque part, refusa d’engager la France dans cette mascarade. Et une bonne partie des Français, déjà bien échaudée par l’intoxication médiatique de la première Guerre du Golfe, ne marcha pas davantage dans la combine. L’histoire leur a donné raison. On découvrit assez vite que Saddam Hussein n’était pas un grand ami des terroristes d’Al-Qaïda, et que la présence d’ADM en Irak était un immense mensonge d’Etat, orchestré par l’Administration Bush et la CIA. Quant au plan des Alliés pour l’Irak, il tourna au fiasco intégral. En lieu et place du régime démocratique promis, le territoire irakien se transforma en un vaste champ de guérillas incontrôlables, et constitua le terreau idéal au développement de ligues fascistes obscurantistes et ultra-barbares. A l’heure qu’il est, l’armée américaine continue de larguer des bombes sur Mossoul pour vaincre Daech, une organisation terroriste créée sur les cendres de l’Etat Irakien détruit 13 ans plus tôt. Triste ironie de l’histoire.

Flash-back : c’est dans les geôles américaines de Camp Bucca, en plein désert irakien, que quelques pontes d’Al-Qaïda et d’anciens dirigeants baasistes du régime de Saddam Hussein fomentèrent la création de ce qui allait devenir la plus dangereuse et la plus abominable faction terroriste du monde moderne : l’Etat Islamique (ou Daech). Une organisation officiellement créée en 2006, qui dispose désormais de moyens considérables dans les régions qu’elle contrôle, capable de se projeter à un niveau international et de recruter par milliers des Occidentaux prêts à mourir pour la cause djihadiste. Le tout grâce aux généreux financements des monarchies pétrolières wahhabites du Golfe avec qui nous continuons de commercer sans aucun scrupule et dont nous recevons les dirigeants en grandes pompes à l’Elysée. Après avoir été frappé sur notre territoire avec une barbarie sans nom par Al-Qaïda en janvier 2015 et par Daech en novembre de la même année, par quel tour de passe-passe en sommes-nous venus à considérer Bachar Al-Assad comme le problème n°1 au Moyen-Orient alors même que Daech progresse dangereusement en Syrie ?  Et pire comment en sommes-nous venus à envisager une alliance sur le terrain avec des rebelles appartenant à la branche syrienne d’Al-Qaïda ?

L’histoire se répète, donc. Sans la moindre honte, sans le moindre mea-culpa, les mêmes journalistes qui se sont fourvoyés dans tous ces honteux mensonges (ADM en Irak, massacre de la Ghouta, etc) pour justifier des positions idéologiques qui ont conduit à la mort de milliers d’innocents, continuent encore, et sans états d’âme, d’agiter les mêmes vieilles ficelles de la propagande otanienne. A vrai dire, ces journalistes lobotomisés par la pensée BHL, ont bien le droit de penser, que s’allier à Al-Qaïda et entrer en conflit direct avec la Russie - 2ème puissance nucléaire mondiale - permettra d’établir la démocratie en Syrie et de vivre dans un monde en paix. Ils ont bien le droit d’ignorer que l’ingérence occidentale pour renverser un Etat souverain, a toujours conduit, historiquement à des désastres monumentaux (l’Irak en étant l’un des exemples les plus éclairants). Mais qu’ils cadenassent à ce point tout débat contradictoire sur un problème géopolitique aussi complexe, démontre une régression sidérante dans une démocratie comme la France où la diversité d’opinions retranscrites par la presse devrait être une évidence. En 2003, probablement portée par un Chirac non-aligné, une partie des journalistes français avaient tout de même fait acte de résistance, au contraire de leurs homologues anglo-saxons illuminés dans leur délire va-t-en-guerre. En 2016, il est tragique de constater qu’en France, même ce dernier verrou a littéralement sauté. Ce à quoi nous assistons depuis quelques jours, c’est à une atlantisation du débat public à marche forcée. Pour mesurer l’étendue du désastre, il suffisait de lire la semaine dernière dans Libération, un classement des candidats à la Présidentielle en fonction de leur soutien à Poutine. Voici donc où se situe désormais le niveau du débat.

Mediapart, journal indépendant qui n’a même pas l’excuse d’être détenu par Patrick Drahi, verse tristement dans le même matraquage éditorial. Depuis la reprise d’Alep par les forces armées syriennes, les articles du site nous imposent le récit manichéen conforme à la ligne politique de Washington et du Quai d’Orsay. Si l’histoire est connue d’avance - celui d’un dangereux régime du Moyen-Orient qu’il faudrait faire tomber à tout prix en finançant et en armant de gentils combattants rebelles –, elle s’est rafraîchie d’un nouvel arrivant ou plutôt d’un revenant : la Russie. Soit le retour in full force and effect d’une puissance majeure sur la scène géopolitique mondiale qui donne des sueurs froides au sommet des puissances de l’OTAN. Et dont le dirigeant – Vladimir Poutine – représente le méchant idéal de l’histoire pour les médias aux ordres, qui n’ont plus qu’à retranscrire, le doigt sur la couture du pantalon, les informations des organisations installées sur place, aux côtés des rebelles, financées à coups de millions de dollars et de livres sterling par les Etats-Unis et le Royaume Uni. Et Daech dans tout ça ?  Un détail de l’histoire qui ne semble même plus rentrer dans l’équation du problème pour les journalistes de Mediapart : au moment même où l’on nous répétait sur tous les tons que «L’humanité s’était effondrée à Alep», un défilé de camions coiffés du drapeau noir de l’Etat Islamique en provenance directe de Mossoul, s’engouffrait tranquillement dans la cité de Palmyre quelques mois après en avoir été chassés par l’armée syrienne et les Russes. Dans l’indifférence médiatique la plus totale.

Pour bien enfoncer le clou, Mediapart organisa un «débat» qui tourna à la discussion de salon entre cinq intervenants qui pensaient tous la même chose, le tout devant la moustache approbatrice d’Edwy Plenel, qui (dé)formé à bonne école au journal Le Monde, n’a jamais dévié de sa ligne idéologique atlantiste. Pendant plus d’une heure donc, nos invités – dont certains n’avaient plus mis les pieds en Syrie depuis des décennies - déroulèrent en toute tranquillité et sans qu’aucune contradiction ne leur soit opposée, le récit romantique de la révolution syrienne de 2011, agrémenté de quelques punchlines laissées à notre approbation («Bachar a tué plus de Palestiniens qu’Israël», «Daech est le co-produit du régime syrien», «Si l’OTAN n’était pas intervenu en Lybie, nous aurions une situation moins satisfaisante qu’aujourd’hui», «Alep, c’est notre Guernica», etc). Personne donc sur le plateau pour leur rétorquer que cette révolution (représentée à l’époque par l’ASL et d’authentiques aspirants à la démocratie) était malheureusement pliée depuis 2012 et que, comme le précisait récemment le géostratège Gérard Chaliand sur France Culture, l’opposition au régime est désormais ultra-majoritairement mené par Al-Qaïda et ses affiliés, repeints en Front Fatah-Al-Cham et Fatah Halab. Tristement, Edwy Plenel en fut réduit, pour continuer à défendre ses analyses hors-sol, à qualifier d’islamophobes, de poutinolâtres ou de complotistes tout ceux qui ne pensaient pas dans la ligne du parti. Final en apothéose, quand le sulfureux journaliste neo-con Nicolas Hénin, regretta que François Hollande n’ait pas saisi «cette belle fenêtre d’intervention en 2013» pour mener «des actions ponctuelles (…) moralement inattaquables (…) en dehors de tout cadre onusien». Et c’est soudain le spectre des «guerres justes» qui réapparut sur le plateau de Mediapart, celles des Nouveaux Philosophes en chaleur, avec de belles bombes estampillées «Droits de l’Homme». Comme en Lybie. Comme en Irak. Avec les résultats désastreux que l’on connaît. Nicolas Hénin que l’on retrouvait d’ailleurs quelques jours plus tard, sur France 2, interviewé dans le documentaire «Le Mystère Poutine». Pas de doute : la machine d’endoctrinement s’est bien remise en marche.

Affolés à l’idée qu’on puisse dévier du discours occidental officiel qu’ils imposent à la brutale depuis plusieurs jours, et submergés par une contre-propagande qui gonfle sur Internet, les médias français tentent tant bien que mal d’allumer partout des contre-feux. Car on le sait, l’information c’est le nerf de la guerre. Mais il ne suffira pas de taxer de conspirationniste la moindre vidéo posant des questions dérangeantes pour ne pas à avoir à y répondre. A savoir : Quelles sont les sources d’information à Alep-Est ? Qui les financent ? Quel est leur degré de neutralité ? Quand Hugo Clément journaliste à l’émission de grande écoute Quotidien interroge régulièrement Ismaël, un représentant des Casques Blancs pour témoigner de la situation à Alep-Est ou quand Nicole Ferroni bâtit toute une chronique larmoyante dans la matinale de France Inter sur le témoignage d’un autre Casque Blanc, il serait peut-être bon de préciser que ces fameux Casques Blancs sont une organisation humanitaire financée à hauteur de millions de dollars par Londres et Washington. Sans parler des chiffres baroques communiqués par l’étrange Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) dirigé par un seul type à Londres.

Pendant ce temps, la presse britannique, elle, attaque. «There’s more propaganda than news coming out of Aleppo this week» titre The Independent. Le contenu du papier, lui, est édifiant . On y découvre le rôle joué par le gouvernement britannique pour financer des journalistes syriens au service de médias de propagande d’opposition ainsi que la reprise en mains progressive de la communication des rebelles par les organisations djihadistes. Dans le même journal, c’est le grand reporter Robert Fisk, qui signe un article faisant voler en éclat le scénario bien ficelé par les occidentaux de La Chute d’Alep : « Il est temps de dire l’autre vérité : nombre de « rebelles » que nous soutenons en Occident – et que notre absurde premier ministre Theresa May a indirectement bénis lorsqu’elle a fait acte d’allégeance devant les acheteurs d’hélicoptères saoudiens la semaine dernière – sont les plus cruels et les plus impitoyables combattants du Moyen-Orient. Et tandis que nous avons été abreuvés des horreurs de Daech pendant le siège de Mossoul (un événement trop semblable à celui d’Alep, bien que vous ne l’imagineriez pas en lisant notre version de l’histoire), nous avons volontairement ignoré le comportement des rebelles d’Alep ».

S’il n’est pas question d’oublier les crimes perpétrés par le régime de Bachar Al-Assad qui a écrasé dans le sang la révolution démocratique de 2011 et dont l’armée a commis un nombre incalculable d’exactions depuis le début de la guerre civile, il va bien falloir constater l’échec de la stratégie occidentale en Syrie - celle du «regime change» - dont les seuls buts étaient d’affaiblir l’Iran et de débloquer le projet de pipeline du Qatar. Cette tactique s’est fracassée sur la réalité. La révolution ayant été tuée dans l’œuf dès la fin 2011 par le pouvoir syrien, s’allier avec des groupes terroristes – au premier rang duquel Al-Qaïda - pour renverser le régime, fut un jeu dangereux et inconscient auquel Poutine a définitivement mis fin il y a quelques jours. Pour la diplomatie pyromane Fabius/Ayrault, c’est la honte. Quant aux donneurs de leçons de morale, qui tentent de redorer leur blason politique ou médiatique sur la tragédie que vit la population syrienne, ils seraient bien avisés de comprendre qu’elle aurait pu prendre fin il y a trois ou quatre ans si l’on avait accepté de discuter avec Al-Assad et Poutine. Ce que Mélenchon avait conseillé à l’époque mais que personne n’a jamais voulu entendre. Pleurer, ils savent faire. Faire la paix, déjà moins.

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La nouvelle «grande démocratie» ukrainienne rajoute une loi pour interdire les livres favorables à la Russie

31 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Ukraine, #La Russie, #La nation ., #La République, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #le nazisme, #La lutte des classes, #Les Antifafs., #Je suis Charlie?

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Haro sur la Russie: le Prix Nobel de la paix à l'oeuvre. Par Hélène Richard-Favre

30 Décembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #Daesch, #le nazisme

Haro sur la Russie: le Prix Nobel de la paix à l'oeuvre

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capture d’écran de: https://fr.sputniknews.com/international/2016122910294092...

La présidence américaine expulse trente-cinq diplomates russes en poste à Washington et à San Francisco et leur donne 72 heures pour quitter le territoire des Etats-Unis.

Au 30 décembre à midi, l’accès aux représentations diplomatiques leur sera interdit.

Mais avant d’apprendre cette mesure, on trouvait, comme chaque jour dans la presse, la même attention bienveillante portée à la Russie.

Le Temps, grand quotidien suisse d’audience internationale, lui consacrait une nouvelle page, cette fois pour démontrer comment les homosexuels sont poursuivis sinon traqués. 

Il est vrai que partout ailleurs dans ce vaste monde, les gays sont respectés. On est même si sensible à leur sort qu’en France, on a décoré de la Légion d’Honneur le Prince d’un pays qui les tient en si haute estime qu’il les exécute. 

Charlie Hebdo, hebdomadaire dont tout le monde ou presque a porté le deuil de ses membres assassinés il y aura bientôt deux ans, rit du crash du Tupolev tu-154 en Mer Noire. Oui, on sait, il paraît que Charlie se rit de tout.

Mais la Russie, elle, ne va pas s’amuser encore longtemps à ce jeu de dupes. Et sa réponse sera à la hauteur d’attitudes qui, non seulement la salissent, mais discriminent autant de citoyens occidentaux qui s’en passeraient bien.

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