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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #le nazisme tag

Overton, manipuler l’opinion pour faire accepter l’inacceptable ! Par Robert GIL.

21 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #Terrorisme, #L'OTAN., #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #le nazisme, #Le fascisme

Overton, manipuler l’opinion pour faire accepter

Joseph P. Overton (1960-2003) a imaginé un modèle de représentation des opportunités des changements dans l’opinion publique. Il a décrit comment des idées totalement étrangères à la société, qui au départ ont été accueillies avec un mépris public, et ont ensuite été complètement acceptées par la société pour finir inscrites dans la loi. Le plus inquiétant est que ces idées émanent souvent d’un petit groupe au profit de ce seul groupe, au détriment de l’intérêt général !

Selon Overton chaque idée, même la plus ahurissante, a pour éclore dans la société une fenêtre d’opportunité. Dans cette fenêtre, l’idée peut être largement discutée, ouvertement, en essayant de modifier la loi en sa faveur. L’apparition de cette idée, dans ce que l’on peut appeler « la fenêtre d’Overton », lui permet de passer du stade “impensable” à un débat public avant son adoption par la conscience de masse et son inscription dans la loi.

Ce n’est pas un lavage de cerveau en tant que tel, mais ce sont des techniques plus subtiles, efficaces et cohérentes, il s’agit d’amener le débat au cœur de la société pour que le citoyen lambda s’en empare et la fasse sienne. Au départ il suffit souvent qu’un personnage public ou politique lance le sujet d’une manière caricaturale à l’ extrême, et qu’ensuite le reste de la classe publique et politique démente à grands cris. Voila, l’idée est née, et le bal des « faux-culs » peut commencer. Le sujet est lancé, on peut en débattre pour le bien de tous et effacer les malentendus !

Selon cette théorie, une fenêtre est l’intervalle d’idées qui peuvent être acceptées par la société à un moment donné et qui sont exprimées ouvertement par les politiques sans qu’ils soient considérés comme des extrémistes. Les idées évoluent selon les stades suivants :

1/ inconcevable (inacceptable, défendu)

2/ radical (défendu mais avec des réserves)


4/ utile (raisonnable, rationnel)3/ acceptable (l’opinion est en train de basculer)

5/ populaire (socialement acceptable)

6/ légalisation (dans la politique d’Etat).

 

L’utilisation de la fenêtre Overton est à la base de la technologie de manipulation de la conscience publique en vue de faire accepter par la société des idées qui lui étaient précédemment étrangères et conduit à la levée des tabous. L’essence de cette méthode réside dans le fait que le changement d’opinion recherché se divise en plusieurs pas dont chacun déplace la perception à un stade nouveau de la norme universellement admise pour le pousser à son extrême limite. Cela provoque un déplacement de la fenêtre même, et un débat polémique bien maitrisé permet de faire le pas suivant à l’intérieur de la fenêtre.

Des groupes de réflexion produisent et diffusent des opinions à l’extérieur de la Fenêtre Overton en vue de rendre la société plus réceptive sur l’idée en cours. Quand un groupe de réflexion veut imposer une idée considérée comme inacceptable par l’opinion publique, il utilise par étapes la Fenêtre, exemple retour à l’esclavage. Le déplacement de la Fenêtre Overton vers un changement d’attitude envers l’esclavage peut passer par les stades suivants :

Stade 0 : à ce stade le problème est inacceptable, n’est pas discuté dans la presse et n’est pas admis par les gens.

Stade 1 : le thème évolue de « tout à fait inacceptable » vers « défendu mais avec des réserves ». Il est affirmé qu’il ne doit y avoir aucun tabou, le thème commence à être discuté lors de petites conférences pendant lesquelles des économistes renommés font des déclarations sous forme de débats « scientifiques ». Le sujet cesse d’être tabou et est introduit dans l’espace médiatique. En résultat, le sujet inacceptable est mis en circulation, le tabou est désacralisé, le problème ne suscite plus la même réaction et différents degrés apparaissent.

Stade 2 : le thème de l’esclavage passe du stade de radical (défendu, mais avec des réserves) au stade d’acceptable. Des économistes et sociologues continuent d’être cités et des termes élégants sont créés : il n’y a plus d’esclavage à proprement parlé, mais il y a, disons, une réalité objective que de plus en plus de gens ont des difficultés pour survivre et que l’on doit tout tenter pour les sauver. L’objectif est de déconnecter le sens du mot de son contenu dans la conscience sociale. Dans le même temps, à la télévision des reportages montrent que les « cruautés » liées à l’esclavage ne reposent sur rien de concret.

Stade 3 : la Fenêtre Overton se déplace ; en transférant le thème du domaine de l’acceptable à celui du raisonnable/rationnel, celui qui est argumenté par la « nécessité économique ». Il est affirmé que la soumission à l’autre est génétiquement prédéterminée. En plus, en cas de famine (« circonstance insurmontable ») l’homme doit avoir le droit de faire un choix. Il ne faut pas cacher l’information selon laquelle chacun peut choisir entre mourir ou servir un maitre qui nous donnera à manger. Il faut aussi considérer qu’un esclave est débarrassé des soucis matériels. 

Stade 4 : de l’utile au populaire (socialement acceptable). Le débat est mené non seulement à l’exemple des personnages historiques ou mythiques, mais aussi à l’exemple de temps durs où l’esclavage était la seule forme de survie pour préserver l’avenir. L’esclavagisme commence à être largement discuté dans les programmes d’information, dans des débats télévisés, dans les films, la musique populaire et dans les clips. Pour populariser le thème, on cite souvent en exemple un personnage historique célèbre qui en son temps a été esclave avant de devenir une personnalité importante.

Stade 5 : du socialement acceptable à la légalisation. Le sujet est lancé et est reproduit automatiquement dans les médias, dans le show-biz et reçoit une importance politique. A cette étape, « l’humanisation » des adeptes de l’esclavage est utilisée pour justifier la légalisation. Pouvons-nous réellement juger de ce qui est bon pour chaque individu ? Un esclave a toujours un toit pour dormir et il est de l’intérêt de son maitre qu’il reste en bonne santé. Heureusement qu’il y a des gens riches pour prendre soin des autres, et certaines gens sont incapables de se débrouiller toutes seules, il faut donc les « encadrer ». Même si cela peut paraitre « amoral » à certains, il est nécessaire pour qu’une société fonctionne que chacun trouve la place qui lui revient.

Stade 6 : du thème populaire, l’esclavagisme passe dans le domaine de la légalisation dans la politique d’état. Une base législative est créée, des lobbies apparaissent, des études sociologiques sont publiées en faveur des partisans de la légalisation de l’esclavage. Un dogme nouveau voit le jour : « pour survivre aux crises, l’esclavage est souvent la seule solution pour les plus démunis ». La loi est adoptée, le sujet pénètre dans les écoles et les jardins d’enfants et la génération nouvelle ne sait pas comment on a pu penser autrement : pour sauver les plus faibles et afin qu’ils aient de quoi subsister, l’esclavage est pour eux une bonne solution !

De nombreuses idées contemporaines semblaient être absolument inconcevables il y a plusieurs dizaines d’années, pour devenir complètement acceptables par la loi et aux yeux de la société. Retraites, sécurité sociale, salaires, travail le dimanche ou système de vidéo surveillance généralisée, ne croyez-vous pas que leur évolution a suivi le scénario ci-dessus ? Croyez-vous vraiment que ces réformes sont pour le bien comment ou dans l’intérêt de quelques-uns ?

Source

 
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Charlie Hebdo: Kadyrov accuse les services secrets occidentaux

20 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #La République, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La guerre, #Terrorisme, #Je suis Charlie?, #le nazisme

D'après Ria-Novosti, 1 million de manifestants se sont réunis dans la capitale de la Tchétchénie Grozny pour protester contre Charlie- hebdo.

En tout cas, le dossier, s'il n'était pas international depuis le départ, l'est devenu...

 

Charlie Hebdo: Kadyrov accuse les services secrets occidentaux

© RIA Novosti. Said Tsarnaev

16:18 19/01/2015

GROZNY, 19 janvier - RIA Novosti

Sur le même sujet

L'attaque contre l'hebdomadaire français Charlie Hebdo pourrait avoir été organisée par les services secrets occidentaux, probablement pour renforcer le groupe terroriste Etat islamique, a déclaré lundi à Grozny le dirigeant de la république russe de Tchétchénie Ramzan Kadyrov.

"L'incident pourrait avoir été organisé par les autorités et services secrets des pays occidentaux souhaitant provoquer une nouvelle vague d'embrigadement pour l'Etat islamique", a indiqué M.Kadyrov lors d'une manifestation en faveur des valeurs islamiques qui a réuni plus d'un million de personnes dans la capitale tchétchène. 

"Nous voyons que l'Europe n'a pas tiré de leçons des événements sanglants de Paris. Au lieu de condamner les tireurs et ceux qui les ont provoqués en publiant leurs caricatures, les autorités françaises ont organisé un spectacle de rue en faveur d'une permissivité excessive", a-t-il ajouté.

M.Kadyrov a déjà déclaré que le groupe jihadiste Etat islamique se trouvait sous la tutelle de la CIA et d'autres services secrets occidentaux. Selon lui, des données attestent que le général américain David Petraeus, ancien chef du Commandement central des Etats-Unis, aurait "enrôlé" le chef de l'Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi.

L'attaque contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo perpétrée le 7 janvier dernier a marqué le début d'une série d'attentats dans la région parisienne qui ont fait 17 morts, dont trois policiers. La police française a éliminé trois auteurs d'attaques terroristes lors de deux opérations spéciales le 9 janvier. 

La Marche républicaine contre le terrorisme, qui s'est tenue le 11 janvier dans plusieurs villes françaises, a réuni au moins 3,7 millions de personnes.

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harlie Hebdo: un million de musulmans manifestent en Tchétchénie

Dossier: Fusillade au siège de Charlie Hebdo à Paris

© REUTERS/ Eduard Korniyenko

19:22 19/01/2015

PIATIGORSK, 19 janvier - RIA Novosti

Sur le même sujet

Plus d'un million de musulmans russes ont manifesté lundi en faveur des valeurs islamiques à Grozny, la capitale de la Tchétchénie, en réaction aux caricatures publiées par Charlie Hebdo avant et après l'attaque terroriste contre cet hebdomadaire français, ont annoncé les autorités tchétchènes.

"Selon le ministère tchétchène de l'Intérieur, plus d'un million de personnes ont participé à la manifestation" organisée par les dignitaires religieux, a indiqué un représentant des autorités.

Le ministère russe de l'Intérieur avait antérieurement fait état de 800.000 manifestants rassemblés à Grozny.

"Les Occidentaux perdent leurs valeurs morales et spirituelles. Ils créent un monde sans loi morale où l'on ne respecte plus les valeurs familiales. Ils adoptent des lois autorisant les mariages homosexuels", a déclaré devant les manifestants Ravil Gaïnoutdine, président du Conseil des muftis de Russie et de la Direction spirituelle des musulmans de Russie.

M.Gaïnoutdine a appelé à ne pas accuser l'islam et les autres religions sous prétexte que certains de leurs adeptes sont des terroristes. Selon lui, les attaques contre les musulmans en Occident font les jeunes occidentaux adopter l'islam ce qui constitue une victoire de cette religion.

Le dirigeant de la république de Tchétchénie Ramzan Kadyrov a quant à lui déclaré que l'attaque du 7 janvier contre Charlie Hebdo pourrait avoir été organisée par les services secrets occidentaux, probablement pour renforcer le groupe terroriste Etat islamique. 

Les manifestants ont condamné le terrorisme sous toutes ses formes et participé à une prière collective.

Samedi dernier, une manifestation placée sous le slogan "Islam contre le terrorisme" a rassemblé plus de 20.000 personnes en Ingouchie voisine.

Des manifestations se déroulent en Russie à la suite d'une série d'attaques jihadistes en France qui ont fait 17 morts du 7 au 9 janvier dernier. La Marche républicaine contre le terrorisme, qui s'est tenue le 11 janvier dans plusieurs villes françaises, a réuni au moins 3,7 millions de personnes.

 

 

LEMONDE.FR | 25.04.06 | 15h18 • Mis à jour le 03.05.06 | 23h50

Jacques Henno, journaliste nouvelles technologies, auteur de "Tous fichés" , mercredi 03 mai 2006

 

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Le président ukrainien chahuté à Zurich. Par Jean-Christophe Emmenegger

20 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #le nazisme, #La guerre, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme

Le président ukrainien chahuté à Zurich

Des gens s’en vont. Un homme brandit une pancarte à double face: « Je suis Donbass »/«Je suis Lougansk ». Un autre se lève soudain en déclarant solennellement: « Mister President, je suis Donbass », sous les applaudissements d’une partie de la salle. Une femme pousse une gueulante: « Je ne veux pas écouter quelqu’un qui tue des enfants! », dans la cacophonie des applaudissements, acclamations ou huées, dans ce cas, car il y a aussi des partisans du président Petro Poroshenko dans la salle, en léger surnombre, qui agitent le drapeau ukrainien. Et il y a les rangs de ceux qui se réservent au milieu du ramdam (mais non, pas du ramadan): on ne saura pas duquel côté ils penchent.

C’était lundi soir, 19 janvier 2014, à l’Institut européen de l’Université de Zurich. Le président de l’Ukraine Petro Poroshenko y était le conférencier invité sous l’une de ces bannières à laquelle je ne peux plus penser sincèrement qu’en me grattant longuement sous le menton ou le bras (« Special Churchill Lecture 2015»), pendant que son aviation militaire pilonnait de bombes de 500 kilos, à l’aveugle au-dessus d’une couche de nuages intégrale, presque sans mauvais jeu de mots, la ville de Donetsk et ses environs. Quelques personnes, sans doute, pendant qu’il martelait son discours à Zurich, pleuraient les dégâts « collatéraux » comme on les appelle dans le jargon: des maisons, un hôpital, des bâtiments publics, bref, la routine habituelle. Suivie de la même (dés)information habituelle: les Russes attaquent!

Rien de trop quoi s’étonner. C’est après…

D’après les répercussions médiatiques que j’ai enregistrées jusqu’ à l’aube du 20 janvier, (et au-delà à présent), tout s’est bien passé durant cette conférence à Zurich.

J’ai lu un article de presse en entier qui la relate; puis le bout d’un deuxième, enfin le titre d’un troisième, ah! j’ai compris: ils reproduisent tous la même information fournie par l’agence de presse ats/Newsnet.

« Dans son discours d’introduction à celui du président ukrainien, le conseiller fédéral Didier Burkhalter s’est de son côté dit inquiet face aux derniers développements sur le terrain. Il a estimé qu’une stabilisation de la situation serait dans l’intérêt de tout le continent et du monde. »

C’est ce que j’ai trouvé de plus intéressant dans la soupe à lettres que j’avale habituellement sans surprise ni sans broncher. Ben oui, moi aussi, tout comme vous, je salive à l’évocation d’une déstabilisation, d’une guerre continentale et inévitablement mondiale pour le dire sans ambages, qui nous sortirait de cette maison de fous qui jouent au chat et à la souris depuis des mois. Et je me ravale aussitôt en songeant que j’aurai peu de possibilités d’en réchapper grâce à un compte en banque démultiplié aux îles Caïmans, à Singapour, à Jersey, même en Suisse, tiens – mais cela n’est plus à la mode…

Mais quand même, tout s’est bien passé à cette conférence.

L’information à retenir est que le président ukrainien « prône la démocratie et la tolérance ». Vous n’avez pas plus orignal? Non, c’est répété, il combat « pour des valeurs telles que la liberté, la démocratie ou la tolérance – des valeurs centrales pour l’Europe et menacées par la guerre » (24 heures), c’est au moins clair. Il est présenté aussi « en président de la paix » (La Liberté) et en somme il « plaide pour des valeurs occidentales » (20 minutes). C’est forcément grandiose. Et il y a une information capitale que vous ne devez pas manquer: Petro Poroshenko sera à Davos pour participer au Forum économique mondial (WEF) cette semaine. Cela vous concerne.

Vous avez compris? C’est le même communiqué de presse fourni par une agence (ats/Newsnet), environ une page A4 en général, que doivent absolument reproduire tous les médias dits d’actualité, sous peine de ne pas en être. Relativement libre à eux ensuite de se remaquiller, parce qu’aucune fille sur le point de sortir en discothèque ne veut totalement ressembler à son amie, sa concurrente, elle le sait bien en son for intérieur, malgré la pression du groupe qui l’empêche de s’épanouir joyeusement elle-même… Alors elle se fait vite un trait libre en cachette. Mais c’est raté! Elle a tellement peur de se faire rejeter par le groupe…

Mais quand même, tout s’est bien passé à cette conférence.

Il est resté droit, calme, un peu trop, et plaisantant assez grassement (pour ceux qui ne supportent pas les doubles discours, ayant l’humour jusqu’à l’autodérision pour eux-mêmes, mais pas celui qui touche à la vie des autres), je ne sais pas comment cela s’est déroulé exactement encore, mais cela fait déjà du bruit, je vous le dis, en-dehors de la salle de conférence et de la presse que j’ai consultée jusqu’à l’aube du 20 janvier.

Parce que, en réalité, cette conférence était emplie de vacarme, à rebondissements multiples, une tension de hourvari palpable à des regards traqués dans l’assemblée par la caméra, néanmoins à la suisse, parce qu’en Ukraine quiconque eût osé élevé la voix se serait fait casser la gueule par d’anciens sportifs ou membres de sociétés interlopes qui font de la politique maintenant.

Officiellement, tout s’est bien passé. Nous allons main dans la main sur le chemin de la paix. La même que celle qui sera demandée, le 21 janvier à 12 heures, à Davos, par les organisateurs d’une Manifestation pour la paix en Ukraine?…

Jugez-en par vous-mêmes ci-dessous:

Je suis Donbass/Je suis Lougansk

Tohu-bohu

« Je ne veux pas écouter/ parler avec? quelqu’un qui tue des enfants! »

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Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde... !

20 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #La lutte des classes, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales

Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde... !

« Les temps qui s’annoncent vont être difficiles et coûteux.
Pour stopper l’escalade, nous devons mettre fin à la violence des dominants : nous devons nous battre pour stopper les guerres impérialistes en cours et abroger les lois racist
es.

« Pour stopper l’escalade, nous devons développer tous les cadres et événements de solidarité destinés à empêcher la déferlante des propos ou actes racistes et notamment islamophobes.

« Pour stopper l’escalade, nous devons construire tous les espaces de solidarité économique et sociale possibles dans nos quartiers populaires, en toute autonomie vis-à-vis de tous ceux qui prônent l’union nationale comme perspective.
« Plus que jamais, nous avons besoin de nous organiser, de serrer les rangs, de refuser la logique « divisant ceux qui devraient être unis et unissant ceux qui devraient être divisés
».

« Plus que jamais, nous devons désigner l’ennemi pour nous construire ensemble : l’ennemi c’est tout ce qui nous divise... »

Mais soyons bien clairs : stopper les guerres impérialistes et abroger les lois racistes implique un combat implacable contre leur cause fondamentale : le capitalisme !

Michel Peyret

Saïd Bouamama, 15 janvier 2015

« Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. »
Bertolt Bre
cht

L’attentat contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo marquera notre histoire contemporaine. Il reste à savoir dans quel sens et avec quelles conséquences. Dans le contexte actuel de « guerre contre le terrorisme » (guerre extérieure) et de racisme et d’islamophobie d’Etat, les artisans de cet acte ont, consciemment ou non [1] accéléré un processus de stigmatisation et d’isolement de la composante musulmane, réelle ou supposée, des classes populaires.

Les conséquences politiques de l’attentat sont déjà désastreuses pour les classes populaires et cela va se renforcer si aucune alternative politique à la fameuse « Union Nationale » n’est proposée.

En effet, la manière dont les médias français et une écrasante majorité de la classe politique réagissent est criminelle. Ce sont ces réactions qui sont dangereuses pour l’avenir et qui portent en elles de nombreux « dégâts collatéraux » et de futurs 7 et 9 janviers toujours plus meurtriers. Comprendre et analyser pour agir est la seule posture qui peut permettre aujourd’hui d’éviter les instrumentalisations et dévoiements d’une émotion, d’une colère et d’une révolte légitime.

L’occultation totale des causes

Ne pas prendre en compte les causalités profondes et immédiates, isoler les conséquences du contexte qui les fait émerger et ne pas inscrire un événement aussi violent dans la généalogie des facteurs qui l’ont rendu possible condamne, au mieux, à la tétanie, au pire, à une logique de guerre civile. Aujourd’hui, personne dans les médias n’aborde les causes réelles ou potentielles. Pourquoi est-il possible qu’un tel attentat se produise à Paris aujourd’hui ?

Comme le souligne Sophie Wahnich, il existe « un usage fasciste des émotions politiques de la foule » dont le seul antidote est le « nouage possible des émotions et de la raison » [2]. Ce que nous vivons aujourd’hui est ce cantonnement des discours médiatiques et politiques dominants à la seule émotion, en occultant totalement l’analyse réelle et concrète. Toute tentative d’analyse réelle de la situation, telle qu’elle est, ou toute analyse tentant de proposer une autre explication que celle fournie par les médias et la classe politique, devient une apologie de l’attentat.

Regard sur le ventre fécond de la bête immonde

Regardons donc du côté des causes et d’abord de celles qui relèvent désormais de la longue durée et de la dimension internationale. La France est une des puissances les plus en guerre sur la planète. De l’Irak à la Syrie, en passant par la Libye et l’Afghanistan pour le pétrole, du Mali à la Centrafrique, en passant par le Congo pour les minerais stratégiques, les soldats français contribuent à semer la mort et le désastre aux quatre coins de la planète.

La fin des équilibres mondiaux issus de la seconde guerre mondiale avec la disparition de l’URSS, couplée à une mondialisation capitaliste centrée sur la baisse des coûts pour maximiser les profits et à la nouvelle concurrence des pays émergents, font de la maîtrise des matières premières la cause principale des ingérences, interventions et guerres contemporaines. Voici comment le sociologue Thierry Brugvin résume la place des guerres dans le monde contemporain :

« La conclusion de la guerre froide a précipité la fin d’une régulation des conflits au niveau mondial. Entre 1990 et 2001 le nombre de conflits interétatiques a explosé : 57 conflits majeurs sur 45 territoires distincts. […] Officiellement, le départ pour la guerre contre une nation adverse est toujours légitimé par des mobiles vertueux : défense de la liberté, démocratie, justice… Dans les faits, les guerres permettent de contrôler économiquement un pays, mais aussi de faire en sorte que les entrepreneurs privés d’une nation puissent accaparer les matières premières (pétrole, uranium, minerais, etc.) ou les ressources humaines d’un pays. » [3]

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le discours de légitimation des guerres s’est construit essentiellement sur le « danger islamiste » contribuant au développement d’une islamophobie à grande échelle au sein des principales puissances occidentales, que les rapports officiels eux-mêmes sont contraints de constater. [4] Dans le même temps, ces guerres produisent une solide « haine de l’occident » dans les peuples victimes de ces agressions militaires. [5] Les guerres menées par l’occident sont une des principales matrices de la bête immonde.

Dans la volonté de contrôle des richesses pétro-gazières, le Proche et le Moyen-Orient sont un enjeu géostratégique central. Les stratégies des puissances occidentales en général et françaises en particulier, se déploient sur deux axes : le renforcement d’Israël comme base et pivot du contrôle de la région, et le soutien aux pétromonarchies réactionnaires du golfe.

Le soutien indéfectible à l’Etat d’Israël est ainsi une constante de la politique française ne connaissant pas d’alternance, de Sarkozy à Hollande. L’État sioniste peut assassiner en toute impunité sur une grande échelle. Quels que soient l’ampleur et les moyens des massacres, le gérant local des intérêts occidentaux n’est jamais véritablement et durablement inquiété. François Hollande déclare ainsi lors de son voyage officiel en Israël en 2013 : « je resterai toujours un ami d’Israël ». [6]

Et, là aussi, le discours médiatique et politique de légitimation d’un tel soutien se construit sur la base d’une présentation du Hamas palestinien mais également (à travers des imprécisions verbales récurrentes) de la résistance palestinienne dans son ensemble, de la population palestinienne dans son ensemble et de ses soutiens politiques internationaux, comme porteurs d’un danger « islamiste ». La logique « du deux poids, deux mesures » s’impose une nouvelle fois à partir d’une approche islamophobe portée par les plus hauts sommets de l’État et relayée par la grande majorité des médias et des acteurs politiques.

Tel est le second profil du ventre de la bête immonde.

Ces facteurs internationaux se conjuguent à des facteurs internes à la société française. Nous avons déjà souligné, plus haut, l’islamophobie d’État, propulsée par la loi sur le foulard en 2004 et entretenue depuis régulièrement (discours sur les révoltes des quartiers populaires en 2005, loi sur le niqab, « débat » sur l’identité nationale, circulaire Chatel et exclusion des mères voilées des sorties scolaires, harcèlement des lycéennes en jupes longues, interdiction des manifestations de soutien au peuple palestinien, etc.).
Il faut maintenant souligner que ce climat islamophobe n’a été confronté à aucune réponse par les forces politiques se réclamant des classes populaires. Plus grave, un consensus très large s’est fait jour à plusieurs reprises, au prétexte de défendre la « laïcité » ou de ne pas frayer avec « ceux qui défendent le Hamas ». De l’extrême-droite à une partie importante de l’extrême gauche, les mêmes arguments ont été avancés, les mêmes clivages ont été construits, les mêmes conséquences ont été produites.
Le résultat n’est rien d’autre que l’enracinement encore plus profond des islamalgames, l’approfondissement d’un clivage au sein des classes populaires, la fragilisation encore plus grande des digues antiracistes déjà fragilisées, et des violences concrètes ou symboliques exercées contre les musulmans et les musulmanes. Ce résultat peut se décrire, comme le propose Raphaël Liogier, comme la diffusion, dans une partie importante de la société, du « mythe de l’islamisation » débouchant sur la tendance à constituer une « obsession collective ». [7]

La tendance à la production d’une « obsession collective » s’est de surcroît encore approfondie avec le traitement médiatique récent des cas Zemmour et Houellebecq.
Après lui avoir offert de multiples tribunes, Eric Zemmour est renvoyé d’I-télé pour avoir proposé la « déportation des musulmans français ». Dans le contexte d’obsession collective que nous avons évoquée, cela lui permet de se poser en victime. Quant à l’écrivain, il est défendu par de nombreux journalistes au prétexte de ne pas confondre fiction et réalité.

Dans les deux cas cependant, il reste un approfondissement de « l’obsession collective » d’une part, et le sentiment d’être insulté en permanence une nouvelle fois, d’autre part.

Tel est le troisième profil du ventre de la bête immonde.

Ce facteur interne d’une islamophobie banalisée a des effets décuplés dans le contexte de fragilisation économique, sociale et politique générale des classes populaires aujourd’hui. La paupérisation et la précarisation massive sont devenues insoutenables dans les quartiers populaires. Il en découle des rapports sociaux marqués par une violence grandissante contre soi et contre les proches. A cela, se combinent le déclassement d’une part importante des classes moyennes, ainsi que la peur du déclassement pour ceux chez qui tout va encore bien mais qui ne sont pas « bien nés ». Ceux-là, se sentant en danger, disposent alors d’une cible consensuelle déjà toute désignée médiatiquement et politiquement comme légitime : le musulman ou la musulmane.

La fragilisation touche encore plus fortement la composante issue de l’immigration des classes populaires, qui est confrontée aux discriminations racistes systémiques (angle absolument mort des discours des organisations politiques se réclamant des classes populaires), celles-ci produisant des trajectoires de marginalisation (dans la formation, dans l’emploi, dans la recherche du logement, dans le rapport à la police et aux contrôles au faciès, etc.). [8]

L’approfondissement du clivage entre deux composantes des classes populaires dans une logique de « diviser ceux qui devraient être unis (les différentes composantes des classes populaires) et d’unir ceux qui devraient être divisés (les classes sociales aux intérêts divergents) » est le quatrième profil du ventre de la bête immonde.

De quoi accouche un tel ventre ?

Une telle matrice est à l’évidence propice à l’émergence de trajectoires nihilistes se traduisant par la tuerie à Charlie Hebdo. Extrêmement minoritaires, ces trajectoires sont une production de notre système social et des inégalités et discriminations massives qui le caractérisent.

Mais ce qu’ont révélé les réactions à l’attentat est tout autant important et, quantitativement, bien plus répandu que l’option nihiliste (pour le moment ?).
Sans pouvoir être exhaustifs, rappelons quelques éléments de ces derniers jours. Du côté des discours, nous avons eu Marine Le Pen exigeant un débat national contre le « fondamentalisme islamique », le bloc identitaire déclarant la nécessité de « remettre en cause l’immigration massive et l’islamisation » pour lutter contre le « djihadisme », le journaliste Yvan Rioufol du Figaro sommant Rokhaya Diallo de se désolidariser sur RTL, Jeannette Bougrab accusant « ceux qui ont traité Charlie Hebdo d’islamophobe » d’être les coupables de l’attentat, sans compter toutes les déclarations parlant « de guerre déclarée ».

A ces propos, se joignent des passages à l’acte de ces derniers jours : une Femen se filme en train de brûler et de piétiner le Coran, des coups de feu sont tirés contre la mosquée d’Albi, des tags racistes sont peints sur les mosquée de Bayonne et Poitiers, des grenades sont lancées contre une autre au Mans, des coups de feu sont tirés contre une salle de prière à Port la Nouvelle, une autre salle de prière est incendiée à Aix les Bains, une tête de sanglier et des viscères sont accrochés devant une salle de prière à Corte en Corse, un restaurant-snack-kebab est l’objet d’une explosion à Villefranche sur Saône, un automobiliste est la cible de coups de feu dans le Vaucluse, un lycéen d’origine maghrébine de 17 ans est molesté lors d’une minute de silence à Bourgoin-Jallieu en Isère, etc. Ces propos et actes montrent l’ampleur des dégâts d’ores et déjà causés par les dernières décennies de banalisation islamophobe. Ils font aussi partie de la bête immonde.

La bête immonde se trouve également dans l’absence criante d’indignation face aux victimes innombrables des guerres impérialistes de ces dernières décennies. Réagissant à propos du 11 septembre, la philosophe Judith Butler s’interroge sur l’indignation inégale. Elle souligne que l’indignation justifiée pour les victimes du 11 septembre s’accompagne d’une indifférence pour les victimes des guerres menées par les USA : « Comment se fait-il qu’on ne nous donne pas les noms des morts de cette guerre, y compris ceux que les USA ont tués, ceux dont on n’aura jamais une image, un nom, une histoire, jamais le moindre fragment de témoignage sur leur vie, quelque chose à voir, à toucher, à savoir ? ». [9]

Cette indignation inégale est à la base du processus de production d’un clivage bien réel au sein des classes populaires. Et c’est ce clivage qui est porteur de tous les dangers, notamment en période de construction de « l’union nationale », comme aujourd’hui.
L’union nationale qu’ils rêvent de construire, c’est « toutes et tous ensemble contre ceux qui ne sont pas des nôtres, contre celles et ceux qui ne montrent pas patte blanche ».

Une formidable instrumentalisation politique

Mais le scandale que nous vivons aujourd’hui ne s’arrête pas là. C’est avec un cynisme consommé que des instrumentalisations de la situation, et de la panique qu’elle suscite, se déploient à longueur de journée.

* Renforcement sécuritaire et atteintes aux libertés démocratiques

Certains, comme Dupont Aignan, réclament « plus de souplesse aux forces de l’ordre » alors qu’une nouvelle « loi antiterroriste » a déjà été votée l’automne dernier. Et, en écho, Thierry Mariani fait référence au Patriot Act états-unien (dont la conséquence a été de graves atteintes aux libertés individuelles sous prétexte de lutte contre le terrorisme) : « Les Etats-Unis ont su réagir après le 11 Septembre. On a dénoncé le Patriot Act, mais, depuis, ils n’ont pas eu d’attentat à part Boston ». [10]

Instrumentaliser la peur et l’émotion pour renforcer des lois et mesures liberticides, telle est la première manipulation qui est aujourd’hui testée pour mesurer le champ des possibles en matière de régression démocratique. D’ores et déjà, certaines revendications légitimes et urgentes sont rendues inaudibles par la surenchère sécuritaire qui tente de profiter de la situation : il sera par exemple beaucoup plus difficile de mener le combat contre le contrôle au faciès, et les humiliations quotidiennes qu’il produit continueront à s’exercer dans l’indifférence générale.

L’unité nationale

La construction active et déterminée de l’unité nationale est la seconde instrumentalisation majeure en cours. Elle permet de mettre en sourdine l’ensemble des revendications qui entravent le processus de dérégulation généralisé. La ficelle a beau être grosse, elle est efficace dans un climat de peur généralisé, que l’ensemble des médias produisent quotidiennement.

Dans certaines villes, l’unité nationale est déjà étendue au Front National qui a participé aux rassemblements de soutien à Charlie Hebdo. Dati et Fillon s’indignent déjà de « l’exclusion » de Marine Le Pen de l’unité nationale. C’est cette « unité nationale » qui fait le plus de dégâts politiquement aussi, car elle détruit les rares repères positifs qui pouvaient exister auparavant en termes d’alliances possibles et d’identités politiques.

L’injonction à se justifier

Une autre instrumentalisation se trouve dans l’injonction permanente des musulmans réels ou supposés à se justifier pour des actes qu’ils n’ont pas commis, et/ou à se démarquer des auteurs de l’attentat.

Cette mise en accusation permanente est humiliante. Il n’est venu à l’idée de personne d’exiger de tous les chrétiens réels ou supposés une condamnation lorsque le Norvégien Anders Behring Breivik a assassiné 77 personnes en juillet 2011 en se revendiquant de l’islamophobie et du nationalisme blanc.

Derrière cette injonction, se trouve la logique posant l’islam comme étant par essence incompatible avec la République. De cette logique découle l’idée de mettre les musulmans, réels ou supposés, sous surveillance non seulement des policiers, mais également des médias, des profs, des voisins, etc.

Être Charlie ? Qui peut être Charlie ? Qui veut être Charlie ?

Le slogan « nous sommes tous Charlie » est enfin la dernière instrumentalisation en déploiement ces jours-ci. Si l’attentat contre Charlie Hebdo est condamnable, il est hors de question cependant d’oublier le rôle qu’a joué cet hebdomadaire dans la constitution du climat islamophobe d’aujourd’hui.

Il est également hors de question d’oublier les odes à Bush que ses pages accueillaient alors que celui-ci impulsait cette fameuse « guerre contre le terrorisme » en Afghanistan puis en Irak. Ces prises de positions écrites ou dessinées ne sont pas des détails ou de simples amusements sans conséquences : elles sont à l’origine de multiples agressions de femmes voilées et de nombreux actes contre des lieux de cultes musulmans.
Surtout, ce journal a fortement contribué à cliver les classes populaires au moment où elles avaient besoin plus que jamais d’unité et de solidarité. Nous ne sommes

PAS PLUS Charlie hier qu’aujourd’hui.

Les temps qui s’annoncent vont être difficiles et coûteux.
Pour stopper l’escalade, nous devons mettre fin à la violence des dominants : nous devons nous battre pour stopper les guerres impérialistes en cours et abroger les lois racistes.

Pour stopper l’escalade, nous devons développer tous les cadres et événements de solidarité destinés à empêcher la déferlante des propos ou actes racistes et notamment islamophobes.

Pour stopper l’escalade, nous devons construire tous les espaces de solidarité économique et sociale possibles dans nos quartiers populaires, en toute autonomie vis-à-vis de tous ceux qui prônent l’union nationale comme perspective.
Plus que jamais, nous avons besoin de nous organiser, de serrer les rangs, de refuser la logique « divisant ceux qui devraient être unis et unissant ceux qui devraient être divisés ».

Plus que jamais, nous devons désigner l’ennemi pour nous construire ensemble : l’ennemi c’est tout ce qui nous divise.

Voir en ligne : Publié sur Le blog de Saïd Bouamama

[1] Il est d’une part trop tôt pour le dire et, d’autre part, le résultat est le même
[2] Sophie Wahnich, La révolution française, un évènement de la raison sensible 1787-1799, Hachette, Paris, 2012, p. 19.
[3] Thierry Brugvin, Le pouvoir illégal des élites, Max Milo, Paris, 2014.
[4] Djacoba Liva Tehindrazanarivelo, Le racisme à l’égard des migrants en Europe, éditions du Conseil de l’Europe, Strasbourg, 2009, p. 171.
[5] Jean Ziegler, La haine de l’Occident, Albin Michel, Paris, 2008.
[6] Le Monde, Hollande « ami d’Israël » reste ferme face à l’Iran, 17-11-2013.
[7] Raphaël Liogier, Le mythe de l’islamisation, essai sur une obsession collective, Le Seuil, Paris, 2012.
[8] Voir sur cet aspect mon dernièr article sur mon blog, Les dégâts invisibilisés des discriminations inégalité sociales et des discriminations racistes et sexistes,https://bouamamas.wordpress.com/
[9] Judith Butler, cité dans, Mathias Delori, Ces morts que nous n’allons pas pleurer,http://blogs.mediapart.fr/blog/mathiasdelori/080115/ces-morts-que-nous-n-allons-pas-pleurer., consulté le 9 janvier 2015 à 18 h.
[10] Le Parisien du 8-01-2015.

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LES MÉDIAS FRANÇAIS N’EN PARLENT PAS ! 70ème anniversaire de la LIBÉRATION de L’EUROPE : la victoire décisive de L’ARMÉE ROUGE soviétique de la Vistule à l’Oder [12 janvier 1945]

20 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Histoire, #La guerre, #le nazisme, #Le fascisme, #Europe supranationale, #La Russie, #La France, #AMERIQUE

Bonjour

Dans ces temps incertains où la propagande fait rage, il est utile de rappeler les faits historiques fondamentaux.

La contribution russe à la victoire sur le nazisme, cette peste" brune qui se répand à nouveau, est incontestable.

Sardou chantait "Si les ricains n'étaient pas là, nous serions tous en Germanie". Il conviendrait de chanter aujourd'hui avec force: "Si les ruskoffs n'étaient pas là nous serions tous en barbarie".

Lucien Pons

LES MÉDIAS FRANÇAIS N’EN PARLENT PAS ! 70ème anniversaire de la LIBÉRATION de L’EUROPE : la victoire décisive de L’ARMÉE ROUGE soviétique de la Vistule à l’Oder [12 janvier1945]

 

offensive-sovietique-1945

L’offensive soviétique s’est déclenchée le 12 janvier 1945, à 10h00.

Parties de la tête de pont de Baranov, qui mesurait environ 50 kilomètres de large et de profondeur, les forces du maréchal Koniev -10 armées, dont 2 armées de tanks- se sont déployées. Elles représentaient quelque 70 divisions appuyées par 2 armées aériennes.

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Au début, la progression a été ralentie par le brouillard qui recouvrait le champ de bataille et forçait l’aviation à rester au sol. Mais ce brouillard a contribué à dissimuler les troupes d’assaut. L’énorme quantité d’artillerie, habilement dirigée, a régulièrement pulvérisé les défenses allemandes.

Le troisième jour, l’attaque soviétique avait atteint Pinczow, à plus de 30 kilomètres de la ligne de départ, et traversé la Nida sur un large front. Puis la phase d’exploitation a commencé. S’engouffrant dans la brèche, les corps d’armée blindés soviétiques se sont répandus dans la plaine polonaise comme un torrent en crue.

Pour l’instant, l’élargissement de la brèche était plus significatif que son approfondissement.

Le maréchal Joukov est passé à l’attaque le 14 janvier 1945. Le 15 janvier, Kielce a été prise par une colonne soviétique qui fonçait vers le Nord en contournant l’extrémité des collines de Lysa Gora, menaçant ainsi l’arrière des forces allemandes situées en face du secteur du maréchal Joukov. La veille, ce dernier avait déclenché une double attaque : en direction de l’arrière de Varsovie et en direction de Radom, qui est tombée le 16 janvier.

libe-europe-2

Le même jour, les avant-gardes du maréchal Koniev traversaient la Pilica, à moins de 50 kilomètres de la frontière silésienne.

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De leur côté, les forces du maréchal Rokossovsky avaient, elles aussi, attaqué le 14 janvier 1945, à partir de deux têtes de pont sur la Narev, et elles avaient percé les défenses protégeant l’entrée Sud de la Prusse-Orientale. La brèche faisait plus de 300 kilomètres de large et, dans l’ensemble, un flot de près de 200 divisions -avec les réserves- avançait maintenant vers l’Ouest.

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Le développement de l’offensive soviétique

Le 17 janvier 1945, Varsovie est tombée aux mains du maréchal Joukov, qui l’avait contournée de chaque côté et dont les avant-gardes blindées atteignaient presque Lodz.

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A la fin de la première semaine, l’offensive soviétique s’était enfoncée de plus de 150 kilomètres sur un front de 650 kilomètres.

Dans un effort tardif pour protéger les approches de la Silésie, 7 divisions allemandes stationnées en Slovaquie ont été dépêchées vers le Nord. Mais l’arrivée de 7 divisions supplémentaires sur le versant Nord des Carpates pesait maintenant moins lourd que n’aurait pesé celle de 2 divisions avant le déclenchement de l’offensive soviétique, car la brèche était devenue trop large pour pouvoir être comblée.

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La plus grande partie de la Pologne occidentale est tellement découverte qu’elle donne à l’attaquant un avantage naturel facile à exploiter s’il possède une supériorité d’effectifs ou de mobilité lui permettant de profiter des vastes étendues. Les Allemands avaient profité de cet avantage en 1939. Maintenant qu’ils se retrouvaient sur la défensive, ils manquaient à la fois d’effectifs et de mobilité.

L’évacuation précipitée de la population civile des villes allemandes était un signe montrant que la rapidité de l’avance soviétique avait déjoué tous les calculs et contraint les forces allemandes à renoncer à défendre des positions intermédiaires qu’elles avaient espéré tenir.

Le 20 janvier 1945, les troupes du maréchal Koniev ont franchi la frontière de Silésie et sont entrées en territoire allemand. Le 26 janvier, les troupes du maréchal Rokossovsky atteignaient le golfe de Danzig, sur la côte Baltique, isolant du même coup toutes les forces allemandes de Prusse-Orientale. Les Allemands ont dû se replier sur Königsberg, où ils se sont retrouvés assiégés.

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Le 22 janvier 1945, le maréchal Koniev avait atteint l’Oder sur un front de 65 kilomètres, au Nord de la zone industrielle de Haute-Silésie.

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A la fin de la deuxième semaine d’offensive, l’aile droite du maréchal Koniev avait franchi le cours supérieur de l’Oder en de nombreux points, sur une largeur de 100 kilomètres au Sud de Breslau. Toute cette zone était bardée de tranchées, de barbelés, de fossés antichars et de blockhaus, mais il n’y avait pas de forces allemandes pour défendre cette véritable forteresse. Les forces disponibles, ou en train d’arriver, étaient gênées par le flot des réfugiés civils. Les routes étaient bloquées par des épaves de véhicules et des meubles abandonnés.

 

Les rapports des aviateurs allemands décrivaient l’avance soviétique comme une pieuvre immense plongeant de longs tentacules dans les villes de Silésie. Ils faisaient mention de colonnes interminables de camions chargés de ravitaillement et de renforts et s’étendant à l’infini vers l’Est.

 

L’avance du maréchal Joukov, au centre, a pris des proportions encore plus menaçantes. Ses forces blindées se sont engouffrées dans le couloir séparant la Vistule de la Warta et, profitant de la surprise, elles ont pénétré dans la chaîne des lacs situés à l’Est de Gniezno, dans la partie la plus étroite de ce couloir, avant que les Allemands aient pu défendre les passages. Le 23 janvier 1945, les forces du maréchal Joukov entraient à Bydgoszcz. D’autres colonnes blindées approchaient de Poznan, où elles ont rencontré une résistance allemande plus vigoureuse. Contournant la forteresse, les forces du maréchal Joukov ont continué leur route vers l’Ouest et le Nord-Ouest. A la fin de la semaine, elles avaient atteint les frontières du Brandebourg et de la Poméranie, à moins de 150 kilomètres de Berlin.

 

La troisième semaine de l’offensive soviétique s’est ouverte avec l’occupation de plusieurs grandes villes industrielles de Haute-Silésie par l’aile gauche du maréchal Koniev, tandis que son aile droite établissait une nouvelle tête de pont sur l’Oder, à Steinau.

 

Le 30 janvier 1945, les éléments avancés du maréchal Joukov sont entrés en Brandebourg et en Poméranie. Ils ont vaincu la résistance opposée par les Allemands sur l’Oder.

 

Le 31 janvier, l’avant-garde du maréchal Joukov arrivait vers Kustrin, à 65 kilomètres des faubourgs de Berlin.

 

Il ne restait plus qu’un espace de 600 kilomètres entre les forces soviétiques et celles de leurs alliés occidentaux.

 

Vu sur ca nempeche pas nicolas et reveil communiste

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Paris-Donbass. Par Hélène Richard-Favre.

19 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #La France, #La guerre, #La Russie, #AMERIQUE, #La paix, #Terrorisme, #le nazisme, #Le capitalisme;

19/01/2015

Paris-Donbass

Intenses combats près de l'aéroport de Donetsk ou ce qu'il en reste

Les attentats survenus à Paris les 7 et 9 janvier derniers ont choqué.

La France s'est alors élevée pour défendre une valeur qui lui est chère "la liberté d'expression".

On a vu les rues de Paris noires de monde, on a chanté La Marseillaise comme jamais.

En Ukraine, lorsque les habitants du Donbass se sont soulevés pour défendre leurs valeurs, leur terre, leur Histoire, combien sont-ils, en France et ailleurs de par le monde, qui ont saisi le sens de leur mobilisation?

Quelques rares manifestations de soutien ont eu lieu tandis que dans nombre de médias occidentaux, on a persisté à traiter de "rebelle" et de "séparatiste", une population qui n'a eu à coeur que de défendre son "droit d'expression".

Dans l'est de l'Ukraine, les russophones sont privés de leur langue maternelle. L'ukrainien a été imposé à tous.

Et au-delà de l'idiome, c'est la vie de cinq mille citoyens qui a été rayée de la carte.

Comment ne pas réagir?

Pour qui a suivi ce blog, c'est plus de cent vint sujets que j'ai consacrés à la situation en Ukraine depuis un peu plus d'un an.

C'est ce que j'explique dans cet interview qui m'a été demandée par le journaliste Arkadiy Beinenson.

Publiée en russe, elle a été traduite du français par Roman Astvatsatourov.

19/01/2015

Paris-Donbass

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                                   Intenses combats près de l'aéroport de Donetsk ou ce qu'il en reste

 

Les attentats survenus à Paris les 7 et 9 janvier derniers ont choqué.

La France s'est alors élevée pour défendre une valeur qui lui est chère "la liberté d'expression".

On a vu les rues de Paris noires de monde, on a chanté La Marseillaise comme jamais.

En Ukraine, lorsque les habitants du Donbass se sont soulevés pour défendre leurs valeurs, leur terre, leur Histoire, combien sont-ils, en France et ailleurs de par le monde, qui ont saisi le sens de leur mobilisation?

Quelques rares manifestations de soutien ont eu lieu tandis que dans nombre de médias occidentaux, on a persisté à traiter de "rebelle" et de "séparatiste", une population qui n'a eu à coeur que de défendre son "droit d'expression".

Dans l'est de l'Ukraine, les russophones sont privés de leur langue maternelle. L'ukrainien a été imposé à tous.

Et au-delà de l'idiome, c'est la vie de cinq mille citoyens qui a été rayée de la carte. 

Comment ne pas réagir? 

Pour qui a suivi ce blog, c'est plus de cent vint sujets que j'ai consacrés à la situation en Ukraine depuis un peu plus d'un an.

C'est ce que j'explique dans cet interview qui m'a été demandée par le journaliste Arkadiy Beinenson.

Publiée en russe, elle a été traduite du français par Roman Astvatsatourov.

http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html 
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Le "Je suis Charlie" de Porochenko est une imposture! Le point de non retour est-il franchi ? Porochenko décidé a aller au bout de folie criminelle !

19 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La République, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La guerre, #Terrorisme, #le nazisme, #Politique étrangère

Le point de non retour est-il franchi ? Porochenko décidé a aller au bout de folie criminelle !

Le point de non retour est-il franchi ? Porochenko décidé a aller au bout de folie criminelle !

Comme à chaque fois, que les négociations de paix s’apprêtent a reprendre sur le discours des armes, le gouvernement de Kiev relance les combats et les bombardements contre les bastions séparatistes, accusant ensuite ces derniers d’avoir commencé en premier.
 
Par exemple, en ce début de janvier si l’aéroport a été repris de force par les Forces Armées de Novorossiya, c’est pour permettre à ces dernières d’avancer vers les positions tenues par l’artillerie de Kiev qui avait repris intensément ses bombardements sur les quartiers résidentiels.
 
Il est fort à parier que le compte rendu de situation que les occidentaux vont présenter aux prochaines réunions de l’Union Européenne concernant la crise, commenceront perfidement à la contre-attaque séparatiste devenue agression terroriste…Porochenko a donc choisi l’option militaire ou plutôt génocidaire, car en donnant l’ordre à son armée d’écraser les villes du Donbass sous le feu de ses canons et de son aviation, il provoque une escalade gravissime dans un  conflit aux enjeux et menaces internationales.Jusqu’où les occidentaux vont-ils soutenir ce satrape meurtrier ? est-il encore le pantin d’une stratégie étasunienne d’agression contre la Russie ou dans sa folie,a-t-il échappé à tout contrôle de ses parrains cupides et stupides ?Dans les 2 cas si rien est fait pour stopper ce fou, il est probable, 1 siècle après 1914, que l’Europe soit précipitée à nouveau dans une nouvelle spirale suicidaire, car la Russie malgré tous ces efforts diplomatiques ne pourra laisser exterminer la population du Donbass, sans réagir par d’autres moyens.
 
Porochenko a rejeté le plan Poutine de retrait de l’artillerie 
et a commencé l’agression

Article publié sur le site “RUSSIA TODAY” le 18 janvier 2015, le lien :  ICI

 
Le plan de cessez le feu de Poutine rejeté par Kiev !
Kiev a repris son offensive militaire dans l’Est de l’Ukraine le dimanche malgré la réception d’une proposition jeudi soir par le président russe que les deux parties du conflit retirent leur artillerie lourde, a déclaré l’attaché de presse du Président Poutine.
 
 
“Ces derniers jours, la Russie a toujours fait des efforts pour arbitrer le conflit. En particulier, le jeudi soir, le président russe Vladimir Poutine a envoyé un message écrit à président ukrainien Porochenko, dans lequel les deux parties au conflit ont été offerts un plan concret pour l’enlèvement de artillerie lourde. La lettre a été reçue par le Président de l’Ukraine le vendredi matin,” a déclaré le porte parole du  Kremlin, Dmitri Peskov, à l’agence RIA Novosti.
 
“Les derniers développements en Ukraine liés aux bombardements renouvelés des zones peuplées dans les régions de Donetsk et de Lougansk et une grave alarme et qui a pour conséquence de mettre en péril le processus de paix basé sur le mémorandum Minsk,” a écrit Vladimir Poutine
 
Poutine a proposé le retrait immédiat de l’artillerie d’un calibre plus de 100 mm à la distance définie par les accords de Minsk. La Russie est prête à contrôler le respect de ces mouvements conjointement avec l’OSCE, conclut la lettre.
 
Cependant, Peskov a souligné, que le dirigeant ukrainien a rejeté le plan, sans offrir des solutions de rechange et que “des actions militaires ont été à nouveau déclenchées” entraînant une “dégradation absolue de la situation dans le sud-est de l’Ukraine.”
 
Le ministère russe des Affaires étrangères a accusé Kiev d’utiliser le cessez le feu pour “regrouper ses forces, en essayant de prendre le chemin d’une nouvelle escalade avec un but de « régler » le conflit d’une manière militaire.”
 
“Nous sommes profondément préoccupés par le fait que la partie ukrainienne continue d’accroître sa présence militaire dans le sud-est du pays, en violation des accords de Minsk,” a indiqué le ministère dans un communiqué.
 

Un immeuble résidentiel à Donetsk endommagé par des bombardements ukrainiens le 18 Janvier 2015 (RIA Novosti / Mikhail Parhomenko)

 
Les troupes ukrainiennes ont lancé un assaut massif sur les domaines de la milice le dimanche matin.
 
L’ordre de Kiev est intervenu après plusieurs jours de violents affrontements dans les ruines de l’aéroport international de Donetsk – une scène de combats incessants au cours des mois au milieu d’un cessez-le fragile entre l’armée ukrainienne et les milices locales.
 
Vue de drone de l’aéroport de Donetsk 
Il a également été évoqué le bombardement meurtrier d’un bus plus tôt cette semaine; où 12 personnes ont été tuées mardi lorsque le bus a été pris pour cible à un poste de contrôle tenu par Kiev près de la ville de Volnovakha.
 
Les Forces Armées de Novorossiya ont nié les accusations selon lesquelles la milice locale était responsable, affirmant que le bus a été ciblé par les troupes ukrainiennes.
 
Un brusque escalade des affrontements a également été signalée sur toute la ligne de front à Donetsk et dans les régions avoisinantes.
 
La Russie a exhorté tous les membres de la communauté internationale, notamment l’OSCE, d’exiger que Kiev stoppe inconditionnellement sa politique forcée du conflit.
 
“Il y a un besoin urgent de cesser les hostilités et de reprendre le mode« silence »en Ukraine; la mission de l’OSCE devrait jouer un rôle particulier dans ce domaine, “
 
Moscou a souligné la nécessité de poursuivre les discussions au sein du groupe de contact pour respecter les accords de Minsk, en disant qu’il va faire tout ce qu’il peut pour que le groupe peut se réunir au début de la semaine prochaine.
 
“Nous demandons à tous les membres et ceux qui ont une influence sur la situation, de ne pas laisser une autre répartition [en pourparlers arrivera]», a déclaré le ministère des Affaires étrangères.
 
Les bombardements massifs de Kiev sur Donetsk 
 
 
La Russie a déclaré sa préparation “à utiliser son influence sur les milices”, dans le sud l’Ukraine afin qu’ils acceptent volontairement de se retirer armement lourd de la ligne de front, de sorte que ses coordonnées géographiques correspondent aux demandes de Kiev “pour éviter plus de victimes parmi la population civile.”
 
Le ministère des Affaires étrangères a lié les attaques meurtrières ordonné par Kiev provoquant “gigantesque embrasement” de Donetsk à la prochaine réunion du Conseil Affaires étrangères de l’UE le 19 Janvier.
 
Il a noté que “de telles tentatives ressemblent à des provocations (comparable au crash du Boeing MH17 et l’incident du bus à Volnovakha) arrivent généralement, à la veille de réunions de l’Union européenne et d’autres Etats de l’Ouest, concernant la situation en Ukraine “.
 
Le secrétaire général de l’ONU, selon un porte-parole, est “alarmé” par la grave escalade des combats dans l’est de l’Ukraine, qui a déjà fait de nombreuses victimes, et a appelé à une “cessation immédiate et complète des hostilités.”
 
 
Voir les autres articles sur le site “RUSSIA TODAY” :
___________
 
Sources de l’article 
Site “RT” (Russia Today) le lien : ICI
 
 
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Porochenko est Charlie ... (pdt. Ukraine) . Par Vincent Parlier

19 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #la liberté, #L'OTAN., #Le fascisme, #le nazisme, #La France, #La République, #La Russie, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme

On ne vous l'a peut-être pas dit à la télévision, mais le président ukrainien, Petro Porochenko, fait partie des "je suis Charlie" qui viendront le Dimanche 11 janvier prendre part à la manifestation organisée par le gouvernement français: la "marche républicaine".

Pour ceux qui ne le connaissent que peu, voici quelques extraits montrant comment les expressions "lutte contre le terrorisme" et "liberté de parole" prennent tout leur sens en Ukraine.

Pour ceux qui ne connaissent le massacre d'Odessa que d'après la version de "Libération" (le tuteur officieux de Charlie Hebdo), penchez vous sur cette vidéo déjà ancienne, et surtout sur les liens fournis dans sa description:
http://www.youtube.com/watch?v=d2gFSK...

Pour une investigation plus détaillée sur le massacre d'Odessa:
http://www.les-crises.fr/svoboda-c-es...
http://www.les-crises.fr/images-choc-...

Toute la manipulation sur la crise ukrainienne depuis 1 an:
http://www.youtube.com/playlist?list=...

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Le fascisme s'étend en Europe. Espagne: Multiples Manifestations Et Répression Dans Le Silence Des Médias Français…. Des camarades de Barcelone nous demandent de faire savoir ce qui se passe depuis 48 heures dans toute l'Espagne.

19 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le fascisme, #le nazisme, #La guerre, #La finance dérégulée, #La mondialisation, #La France, #La nation ., #La République, #Le grand banditisme, #L'OTAN.

 

Espagne: Multiples Manifestations Et Répression Dans Le Silence Des Médias Français….

Des camarades de Barcelone nous demandent de faire savoir ce qui se passe depuis 48 heures dans toute l'Espagne.

Des manifestations éclatent un peu partout et la répression se donne libre cours.

Suite à la mobilisation massive et quotidienne durant les derniers 7 jours (plus de 6000 personnes) d'un quartier ouvrier de Burgos (Nord de l'Espagne) appelé EL GAMONAL, contre la construction d'un parking (la mairie du PP a décidé que les riverains ne pourront plus garer leurs véhicules et seront contraints de louer pour 40 ans des parkings à 20.000 euros la place, bonjour la spéculation !), qui se sont soldées avec plusieurs personnes arrêtées dont 2 incarcérées, la population de différentes villes d'Espagne s'est mobilisée durant ces 4 derniers jours et sans chômer en soutien aux habitants de EL GAMONAL.

Suite aux arrestations, les habitants de GAMONAL se préparent à résister à la charge des flics. Les retraités sont particulièrement actifs.

Quelqu'un ose-t-il traiter de "casseurs" ces anciens travailleurs ? Ils ne font que se défendre!

Devant la Mairie de Burgos

A Madrid, après des charges extrêmement violentes de la police espagnole, il y a eu plusieurs blessés et parmi les personnes arrêtées il y a un sapeur-pompier.

Il ne participait pas à la manifestation, il était avec ces camarades entrain d'éteindre une barricade en feu qui risquait de s'étendre à des véhicules garés.Lorsque les anti-émeutes sont arrivés à leur hauteur, ils ont essayé de virer les pompiers !!! ces derniers leur ont demandé d'attendre deux minutes le temps d'éteindre le feu mais ils se sont vu insulter et taper par les flics !!!

 Moment de l'arrestation.

http://www.20minutos.es/noticia/2030499/0/bombero-detenido/protesta-madrid/apoyo-gamonal/#xtor=AD-15xts=467263

 Le pompier une fois libéré raconte: (Vidéo)

Ses collègues se sont tout de suite mobilisés avec les camions vers le commissariat et ont été reçus à coup de matraque, balles de gomme et gaz lacrymogènes: (Vidéo)

A Barcelone, les pompiers sont sortis en solidarité avec leurs camarades de Madrid.

 Les photos de la mobilisation des pompiers de Barcelone en soutien à ceux de Madrid:
http://www.flickr.com/photos/ acampadabcnfoto/sets/ 72157639825217106/

A Zaragosse, Alicante, Madrid, Barcelone, Séville, etc les manifestations se succèdent.

Palencia (Nord de la Castille)
Toutes réprimées avec une extrême violence. Il y a des dizaines de personnes arrêtées et toujours au commissariat. Beaucoup de blessés.
Sur la vidéo suivante vous pourrez apprécier la répression à Madrid. Comme ils n'arrivent pas à tenir tête aux pompiers et aux manifestants, ils s'en prennent aux gens qui sont sur les trottoirs. En fin de vidéo, le journaliste se voit ordonner d'arrêter de filmer.

(Vidéo)

 

Les flics pénètrent dans le métro de Madrid et charge sur les gens !

A Barcelone, un commissariat a été attaqué après une manifestation réprimée.

(Vidéo)
 

A Madrid et Alicante, il y a eu des corps à corps parce que les gens en ont marre de se faire taper dessus et surtout ont décidé de braver la peur contre la nouvelle loi de répression qui a été votée la semaine dernière ramenant l'Espagne dans les mêmes conditions de manifestation que du temps de Franco,

c'est-à-dire INTERDITES !.

Le PP de Madrid annonce qu'ils vont mettre tous les moyens pour faire face aux "terroristes" (il s'agit du peuple qui se mobilise !!!)

A Saragosse, un retraité gît par terre après la charge. Ils ne font rien pour le secourir et ne laissent approcher personne. Des salauds fascistes

Le PP de Madrid annonce qu'ils vont mettre tous les moyens pour faire face aux "terroristes" (il s'agit du peuple qui se mobilise !!!)

https://www.youtube.com/watch? v=9TXNDUSoAfA

 Un handicapé est arrêté par les gorilles à Madrid lors de l'expulsion de son logement. Remarquez comment il s'y prennent alors qu'il se trouve sur un fauteuil roulant.

A Burgos, les manifestants installent la future pendaison du maire du PP.

Rassemblement de Malaga. Les minutes qui suivent c'est la charge.

A Lanzarote, Iles Canaries, le juge ordonne l'expulsion d'un couple de septuagénaires, d'un logement appartenant à l'église.
 

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Milices djihadistes, créatures monstrueuses de l'impérialisme ! Par Aline Retesse Lutte Ouvrière.

19 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Le fascisme, #le nazisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La mondialisation, #Les transnationales, #La République, #Terrorisme, #Politique étrangère

Milices djihadistes, créatures monstrueuses de l'impérialisme !

« Des milices comme celles de l'État islamique, qui utilisent le drapeau de la religion, prétendant représenter la population sunnite, tout comme celles, plus ou moins puissantes, qui prétendent représenter la population chiite, n'auraient jamais vu le jour si l'impérialisme ne leur avait pas ouvert la voie en attisant, directement ou indirectement, les divisions au sein de la population irakienne et en utilisant ces divisions pour imposer sa domination. Ces milices djihadistes ont été favorisées politiquement par les dix années de guerre et d'occupation impérialistes, qui n'ont apporté à la population que la misère, les destructions, les morts. Elles ont, de plus, été aidées matériellement pour certaines. Ainsi, les États du Golfe, et en particulier l'Arabie saoudite et le Qatar, en bons exécuteurs des basses œuvres pour le compte des pays impérialistes, États-Unis en tête, ont fourni aux milices de l'État islamique basées en Syrie de l'argent et des armes. Ces forces réactionnaires sont les créatures monstrueuses de l'impérialisme, devenues aujourd'hui de plus en plus incontrôlables. »

Il y a là quelques bonnes vérités à connaître et à faire connaître, même si Lutte Ouvrière n'est pas seule à les dire !

Michel Peyret

LUTTE OUVRIÈRE N°2424 DU 16 JANVIER 2015

Un terrorisme nourri par la politique de l'impérialisme

Utilisant l'émotion provoquée par les attentats en France, tous les dirigeants politiques français, de Hollande et Valls à Sarkozy, y sont allés de leurs déclarations pour appeler à faire la guerre contre le terrorisme.

Sans surprise, le ministre des Affaires étrangères, Fabius, a annoncé que les interventions militaires françaises au Mali et au Moyen-Orient seraient renforcées. Mardi 13 janvier, les députés votaient par 488 voix pour, une contre, et 13 abstentions, la prolongation de l'intervention des forces françaises en Irak. Le même jour, le porte-avions Charles-de-Gaulle partait en direction de la région du Golfe où il devrait être engagé dans des combats contre le groupe État islamique.

Cet envoi du Charles-de-Gaulle et d'avions supplémentaires au Moyen-Orient signifie de prochains raids aériens, qui n'apporteront que des destructions et des victimes parmi la population civile, sans pour autant vaincre les djihadistes.

Le gouvernement veut justifier les interventions passées au Mali ou en Centrafrique, ou encore celle déclenchée en septembre en Irak. Il voudrait surtout pouvoir continuer ces guerres, voire les intensifier, avec l'assentiment des travailleurs et de l'ensemble des classes populaires. Mais ces guerres menées par la France dans le monde, au nom de la lutte contre le terrorisme, ont eu pour seul objectif la défense des intérêts des grands groupes capitalistes.

Pour justifier l'intervention au Mali, déclenchée il y a tout juste deux ans, le gouvernement français parlait de s'opposer à l'instauration d'un État terroriste. Mais il était surtout préoccupé de préserver l'ordre dans sa zone d'influence africaine, dans cette zone située au nord du Mali, tout près de la frontière du Niger, pour que le trust français Areva puisse continuer à exploiter les gisements d'uranium.

Il faut bien combattre la barbarie, répètent en boucle les dirigeants politiques, de Hollande à Sarkozy. Mais qui a semé cette barbarie partout dans le monde ? Les milices djihadistes qui, en Irak et en Syrie, imposent une dictature moyenâgeuse à la population des territoires conquis, ne sont pas nées de rien.

Des milices comme celles de l'État islamique, qui utilisent le drapeau de la religion, prétendant représenter la population sunnite, tout comme celles, plus ou moins puissantes, qui prétendent représenter la population chiite, n'auraient jamais vu le jour si l'impérialisme ne leur avait pas ouvert la voie en attisant, directement ou indirectement, les divisions au sein de la population irakienne et en utilisant ces divisions pour imposer sa domination.

Ces milices djihadistes ont été favorisées politiquement par les dix années de guerre et d'occupation impérialistes, qui n'ont apporté à la population que la misère, les destructions, les morts. Elles ont, de plus, été aidées matériellement pour certaines. Ainsi, les États du Golfe, et en particulier l'Arabie saoudite et le Qatar, en bons exécuteurs des basses œuvres pour le compte des pays impérialistes, États-Unis en tête, ont fourni aux milices de l'État islamique basées en Syrie de l'argent et des armes. Ces forces réactionnaires sont les créatures monstrueuses de l'impérialisme, devenues aujourd'hui de plus en plus incontrôlables.

« Il serait temps que les pays occidentaux tirent les leçons de l'Afghanistan. Il y avait en 2001 un foyer de terrorisme. Aujourd'hui il y en a une quinzaine. Nous les avons multipliés. (...) Combien de terroristes allons-nous créer ? », déclarait même l'ancien Premier ministre Villepin en septembre dernier, au lendemain de la décision de Hollande de participer à une nouvelle guerre en Irak, qu'il jugeait « absurde et dangereuse ».

Oui, la barbarie des guerres menées par les puissances impérialistes pour maintenir leur domination a engendré la barbarie des milices intégristes. Compter sur les Hollande et autres dirigeants impérialistes pour la combattre, c'est compter sur des pyromanes pour éteindre le feu. C'est bien ce système capitaliste lui-même, et les hommes politiques qui gouvernent en son nom, qu'il faut combattre.

Aline Retesse

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