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Le blog de Lucien PONS

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Les Déclarations de Prague du 3 juin 2008 et du Parlement Européen du 23 septembre 2008 et leurs conséquences

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #le nazisme, #La Russie, #Ukraine

Les Déclarations de Prague du 3 juin 2008

et du Parlement Européen du 23 septembre 2008

et leurs conséquences

PARTIE 1/2

Didier BERTIN -09 Mai 2011

SOCIETY FOR THE PROMOTION OF THE EUROPEAN HUMAN RIGHTS MODEL

Le contenu des Déclarations de Prague du 3 juin 2008 et du Parlement Européen du 23 septembre 2008, qui devait faire le bilan des souffrances vécues par les peuples sous les régimes communistes a finalement pris une tournure critiquable en répondant à une demande idéologique et partisane de la droite.

Depuis plus de deux ans nous avons pu constater des évolutions délétères que ces déclarations pourraient légitimer ou encourager.

Les partis de progrès doivent selon nous faire leur propre déclaration dans un cadre strictement éthique qui mentionne les aspects critiquables des régimes communistes en ne faisant aucun amalgame propagandiste et sans références historiques tronquées contrairement aux Déclarations de Prague et du Parlement Européen. Dans une seconde étape un texte sera proposé pour une nouvelle déclaration.

I-La déclaration de Prague du 3 Juin 2008

La déclaration de Prague du 3 Juin aurait dû être consacrée aux erreurs et crimes des régimes communistes des Pays européens mais a malheureusement été bien au-delà de cette mission en se livrant à une regrettable révision historique motivée par des convictions politiques dont les conséquences pourraient être regrettables.

Les lettres d’encouragement de Margaret Thatcher, de Nicolas Sarkozy, et de Zbigniew Brzezinski, partisan de l’hégémonie américaine par immixtion dans les affaires européennes, laissaient prévoir l’orientation de la déclaration de Prague et du processus qui en a résulté.

Les considérations historiques de référence qui n’étaient ni nécessaires ni justifiées ont ébranlé l’éthique européenne lorsque le Parlement européen a crû devoir faire une autre déclaration dans l’esprit de celle de Prague. L’éthique européenne avait été difficile à bâtir sur une union initiale de pays précédemment en conflit majeur.

Par son contenu, la déclaration de Prague perd le fil du bilan critique des graves erreurs, voire des crimes des régimes communistes pour devenir une déclaration politique de droite visant uniquement à porter au plus haut niveau de l’horreur les erreurs des régimes communiste.

A cette fin la Déclaration de Prague a introduit un risque de révision hâtive de la gravité des crimes du Nazis qui y ont été considérés de façon grossière comme équivalents à ceux du communisme. Il était pourtant clair et évident que les crimes Nazis représentaient le point culminant de l’horreur comme cela a été déterminé par le procès de Nuremberg et par l’ensemble des très longues procédures et investigations qui continuent encore aujourd’hui. Le procès d’un criminel de guerre doit s’est ouvert le 5 Mai à Budapest.

Cette révision indirecte des crimes Nazis n’a pu être faite que pour créer un « effet » symbolisant la forte désapprobation du communisme par les signataires de la déclaration de Prague et leurs partisans.

Il est devenu malheureusement banal de qualifier ce que l’on hait de Nazisme pour marquer l’horreur que l’on éprouve, mais cette triviale facilité de langage devient outrageante pour les victimes du Nazisme lorsqu’elle est reprise par des institutions dans des déclarations officielles.

Cette forme d’expression reprise par des institutions à la frontière du révisionnisme ou du négationnisme est contreproductive pour les détracteurs des régimes communistes. Tout se passe comme si l’on manquait d’arguments propres à la critique des régimes communistes et qu’il était nécessaire de se référer aux crimes d’un autre régime pour les qualifier. Or les régimes communistes ont engendré suffisamment d’erreurs et de crimes pour être critiqués pour ce qu’ils sont.

Cette référence donne à l’analyse des erreurs des régimes communistes une allure propagandiste au détriment des victimes des crimes du Nazisme.

Ce qui trahit la trivialité de l’analyse de la déclaration de Prague est la volonté de vouloir déclarer les crimes des régimes communistes comme équivalents à ceux des crimes Nazis alors qu’ils ne peuvent l’être par leur cadre géographique et historique, leurs faits générateurs, leurs objectifs, leurs idéologies sous-jacentes, leurs natures et les motivations de leurs instigateurs. Nous reviendrons sur cette inutile comparaison dans le paragraphe Nazisme et communisme.

Toutefois compte tenu des convictions politiques des initiateurs de la déclaration et de leurs partisans, cette simplicité d’analyse n’est pas innocente et est dangereuse par ses conséquences.

II –LES DANGEREUSES CONSEQUENCES DE LA DECLARATION DE PRAGUE

1- L’Union Européenne et la Commission Européenne

Les déclarations de Prague et du Parlement Européen ont semble-t-il déjà des effets sur les institutions européennes. Le Nazisme est perçu à présent comme un régime totalitaire parmi d’autres et est donc banalisé, en perdant de vue plus d’un demi siècle de procédures et d’investigations qui l’on consacrait comme le paroxysme de l’horreur (voir annexes 1, 2, 3, 4 et 6).

Il semble que la Commission Européenne ait à cet égard des pouvoirs restreints ou qu’elle restreigne elle-même, quant aux initiatives des Etats-membres, même si elles ne vont pas dans le sens de ce que souhaite l’Union Européenne (voir annexes 1,2 et 3). Cela est d’autant plus regrettable qu’il existe une Charte des Droits fondamentaux riche de sens mais dont l’application reste de facto à la libre initiative des Etat membres malgré les bonnes intentions du traité de Lisbonne de 2009.

En effet le Royaume Uni et la Pologne ont privé leurs citoyens du bénéfice de la Charte des Droits fondamentaux parce qu’ils l’ont demandé et que l’Union Européenne l’a accepté paradoxalement dans le cadre même du traité de Lisbonne qui avait notamment pour but d’en renforcer l’application.

2-Le Parlement Européen

De la même façon le parlement européen dans sa déclaration du 23 Septembre 2008 a refait les mêmes erreurs et raccourcis que ceux contenus dans la déclaration de Prague.

Cette déclaration de toutes façons n’engage pas légalement les pays de l’Union Européenne compte tenu des pouvoirs limités du Parlement Européen, mais reste regrettable a l’égard des pays étrangers et de leurs citoyens qui ne connaissent pas les mécanismes de fonctionnement des institutions européennes.

Aujourd’hui, le véritable Parlement Européen est l’ensemble des Parlements Nationaux et les électeurs européens ne s’y trompent pas. En effet, la déclaration du parlement Européen a simplement été transmise aux Présidents des Parlements Nationaux à titre d’information.

3- Nazisme et Communisme en bref

La déclaration de Prague mêle communisme et sa version pervertie « le Stalinisme » et omet la part de responsabilité de l’Europe due à l’offensive et à l’ostracisme dont ont été victimes les pays révolutionnaires de la part des Etats hautement conservateurs.

Cette agressivité a donné naissance à l’esprit de conquête du Premier Empire en France puis à celui de l’URSS. De plus, le concept certainement critiquable de dictature du prolétariat, sensé représentée le pouvoir donné au peuple démuni est insidieusement confondu avec celui de dictature d’un seul homme comme dans les dictatures Nazies, fascistes ou Staliniennes, en jouant sur le mot de dictature.

Après une longue période de mutisme des survivants des camps due à l’incompréhension environnante, les nombreuses procédures et les longues investigations ont permis de faire connaître de tous la réalité du Nazisme. Mais le mutisme ne recommencera pas pour valoriser les souffrances mêmes légitimes des peuples des pays de l’Est au détriment de celles des autres.

  • Le Nazisme a été le produit du racisme européen ambiant à l’époque de sa création, puisqu’il a été notamment inspiré d’ouvrages d’idéologues français et d’un anglais. Il a développé les notions de sous-hommes, de surhommes et d’espace vital pour ces derniers. Il était fondé sur la consécration au plus haut niveau de l’identité du peuple germanique.

  • Nous sommes donc loin du Communisme et de sa volonté de redonner le pouvoir aux travailleurs de toutes nationalités pour améliorer leur sort.

  • Le fondateur du Nazisme a développé l’antisémitisme à outrance mais celui-ci faisait déjà partie des traditions européennes et en particulier à l’Est.

  • Le Communisme a au contraire permis de réduire l’antisémitisme violent et de masse dans les pays de l’Est par rapport à ce qu’il était auparavant et à ce qu’il tend à redevenir.

  • Le culte de la mort et l’extermination étaient inscrits dans « Mein Kampf » en ce qui concerne les personnes en mauvaises santé et les Juifs et cela avant la conférence de Wannsee ; son auteur était persuadé qu’il était en accord avec les desseins du Seigneur et de la Nature.

  • Le Communisme ne comporte pas de telles valeurs conceptuelles.

  • Le Stalinisme qui est une version pervertie du Communisme a entrainé la mort et l’exil et l’incarcération d’un très grand nombre de personnes

  • Le Nazisme a mis au point l’industrialisation et la commercialisation, par la fourniture de services aux grandes entreprises allemandes, de l’extermination. Les méthodes de gestion et les équipements les plus performants pour l’époque ont été mis au service d’une industrie de la mort à haute productivité. L’exploitation des cadavres de Juifs en tant que matières premières pour l’industrie de fabrication d’objet de consommation a aussi été tentée.

  • Le Communisme n’a pas mené une politique industrielle et commerciale de la mort.

  • Les Nazis et leurs alliés ont déclenché un conflit mondial au cours duquel 65 millions de personnes on été tuées dont 21 millions de citoyens Soviétiques (voir annexe 6) et 63% de la population juive Européenne.

  • Le communisme n’a pas engendré une telle hécatombe. Voir annexe 4et 5

Il est t tout à fait regrettable qu’il soit nécessaire d’avoir à rappeler des choses aussi évidentes mais les signataires de la Déclaration de Prague ou du Parlement Européen n’en ont pas tenu compte.

Le Nazisme est bien le comble de l’Horreur et doit le rester à titre de référence et il n’est pas un totalitarisme comme les autre ainsi qu’on voudrait en imposer l’idée dans l’Union Européenne.

4-La Shoah et le déni de facto de la Shoah

La mise en équivalence du Communisme et du Nazisme par les déclarations de Prague et du parlement Européen a probablement pu encourager sur la base de ce même principe d’égalisation et de banalisation, certains pays de l’Est à prétendre qu’ils avaient été victimes d’un Génocide équivalent à la Shoah.

Dans certains cas cette auto-persuasion a été jusqu’au point de faire passer la Shoah au second plan et même de tenter de l’exclure de l’Histoire. La Shoah a pourtant été réalisée à 91% parmi les populations des pays de l’Est et ces pays en ont été les principaux témoins. Voir annexe 4.

  • Avec l’extermination de 6 000 000 de juifs, la Shoah a été le massacre de 63% des juifs européens (voir annexes 4 et 5) et aucun autre génocide ne lui est comparable par cette ampleur.

  • La population d’aucun pays de l’Est n’a été détruite à près des deux tiers.

  • Le pays de l’Est qui a sans doute perdu le plus grand nombre de personnes au cours de la deuxième guerre mondiale, a été l’URSS avec 21 millions de morts sur 170 millions d’habitants soit 12.4% de sa population.

La prétendue existence d’un Génocide dans les pays de l’Est équivalent à la Shoah pourrait avoir parmi d’autres, des motivations antisémites très enracinées dans ces pays malgré la presque disparitions des populations juives locales.

Nous devons aussi rappeler que la Shoah n’a été que la phase paroxystique d’un l’antisémitisme européen bimillénaire

Cette phase paroxystique d’un continuum européen, a abouti à la nécessaire création d’un refuge pour les juifs au Moyen Orient et à ce titre l’Europe a une responsabilité directe dans le conflit du Moyen-Orient aujourd’hui.

La mise en cause de l’ampleur comparée de la Shoah risque d’amplifier le conflit au moyen orient en renforçant pour les autorités israéliennes le nécessaire rôle de refuge que représente l’Etat d’Israël; l’attitude européenne issue des déclarations de Prague et du Parlement Européen pourrait disqualifier l’Union européenne dans le processus de paix au moyen orient.

Des pays de l’Est comme la Lituanie et la Hongrie peuvent trouver dans les Déclarations de Prague et du Parlement Européen un soutien dans leur prétention à avoir été victimes d’un génocide équivalent à la Shoah et à développer le concept de double-Génocide.

L’unicité de la Shoah ne se prête par son ampleur en proportion de la population juive d’Europe, à aucune équivoque.

La seule notion de double génocide qui apparaît est celle de la disparition de la mémoire après celles des êtres.

La prétendue existence d’un autre Génocide équivalent à la Shoah pourrait constituer un crime de déni de la Shoah « en tant que telle ».

5-La possible incitation à l’intolérance issue des déclarations de Prague et du Parlement

Européen dans les Pays européens de l’Est :

Lituanie

  • La Shoah a été exclue du Musée National du génocide de Lituanie et du Centre de recherche du Génocide qui lui est associé.

  • Le responsable des relations publiques du Centre de Recherche du Génocide subventionné par l’Etat lituanien est un dirigeant du Parti Néo Nazi, et l’organisateur des défilés Nazis dans Vilnius.

  • Ses déclarations sur Diena.lt sont clairement antisémites : « Les juifs jouent avec des allumettes sur un baril de poudre…, si le Gouvernement ne fait rien le peuple s’en chargera… ». Voir annexes 7, 8 et 9)

  • Un Nazisme de parade et vainqueur est de nouveau autorisé en Lituanie.

  • Ce Pays a légalisé la croix gammée en 2010 en tant que symbole national (Jugement de Klaipeda) sans aucune protestation européenne à notre connaissance sont rares. Voir annexe 7.

Hongrie

  • Alors que le gouvernement de Gauche avait en 2010 avait établi un texte de loi condamnant le déni de la Shoah, le nouveau gouvernement totalitaire de droite a au cours de la même année a supprimé le mot Shoah de ce texte pour mettre en valeur celui de Génocide qui se rapporte à celui prétendument perpétré par le régime communiste. (Voir annexe 10)

  • Le gouvernement de droite a pris des mesures totalitaires limitant la liberté d'expression et accroissant son contrôle sur les principales entités du pays.

  • La Commission Européenne reste silencieuse sur la situation en Hongrie, à notre connaissance, en contravention avec les conditions de base de la Charte des Droits de Fondamentaux. De plus la Honfrie a pu malgré ce comportement accédé à la présidence du Conseil de l’Union Européenne.

Il faut savoir que la Lituanie a un rôle influent et prépondérant sur les autres pays de l’Est en matière d’encouragement à la révision historique.

Hongrie - Lituanie et autres…

  • Depuis la chute du Communisme, les criminels de guerre de certains pays de l’Est ont pu revenir vivre leur retraite tranquillement dans leurs pays d’origine soit volontairement, soit chassés des Etats Unis lorsqu’ils ont été démasqués (Voir annexes 7 et 10).

Les déclarations de Prague et du parlement européen ne vont pas faciliter la guérison de l’antisémitisme résurgent dans les pays de l’Est qui est d’autant plus significatif que les populations juives de ces pays ont pratiquement disparues.

6-Support possible à la désinhibition de l’extrême droite en Europe comme en France ou sa

progression est substantielle.

Cette constatation est évidente et ne nécessite pas de commentaires.

7- Un Néo-Maccarthysme en Europe et le paupérisme dans les pays de l’Est de l’Union

Européenne

La déclaration de Prague accuse les Parti communistes de ne pouvoir évoluer et encourage les politiques de type Maccarthyste bannissant les Partis communistes et leurs partisans.

Cette vision de la vielle Amérique ne convient évidemment pas à l’Europe qui doit rester un espace de liberté. Des lois de type Maccarthyste bannissant le Communisme sont en vigueur dans la plupart des pays de l’Est membres de l’Union Européenne et cela en contradiction avec la Charte des Droits Fondamentaux.

Plus 20 ans après la chute du communisme, nous constatons un échec économique et social dans la majorité des pays de l’Est.

On peut considérer sept de ces 10 pays comme des pays émergents. Ces pays restent particulièrement pauvres, peu réactifs aux politiques antisociales et les services publics s’y dégradent.

La Pologne qui est le plus grand pays de l’Est de l’Union Européenne, a privé ses citoyens du bénéfice de la Charte des Droits Fondamentaux.

Ceci creuse de plus en plus la différence entre Pays de l’Est et Pays de l’Ouest contrairement à ce qui est prétendument souhaité dans la déclaration de Prague.

Le salaire brut minimal moyen en pour l’ensemble de la population des pays de l’Est de l’Union Européenne est en 2011 de 282.6 Euros (267.6 Euros, sans l’exceptionnelle petite Slovénie) et correspond à ceux de pays émergents. Le salaire brut minimum en Bulgarie et Roumanie en 2011est de 148.7 Euros en moyenne par mois, ce qui est très inférieur au salaire minimum au Brésil. Ces deux pays représentent 28% de la population des pays de l’Est de l’Union Européenne. Voir annexe 13.

8-La liberté de l’Europe reconquise grâce à l’URSS

La déclaration de Prague et celle du Parlement Européen ne laisse aucune place au fait que l’Europe doive sa liberté à l’URSS.

Sans ses 21 millions de morts dont 13 600 0000 soldats de l’Armée rouge, (voir annexe 6) au cours de la seconde guerre mondiale, l’Europe aurait difficilement pu être libérée du Nazisme.

L’armée rouge a perdu 9.4 fois plus de soldats que l’ensemble des armées alliées des autres pays, de l’ordre de 1 440 000.’(Voir annexe 6).

Sans l’intervention de l’URSS, les déclarations de Prague ou du Parlement Européen n’existeraient sans doute pas et il aurait été possible qu’après une guerre interminable les alliés aient eu à signer un armistice avec l’Allemagne.

L’espace vital allemand aurait alors englobé de nombreux pays et l’extermination du Peuple juif presque réussi en Europe, aurait pu être complètement achevée en limitant son existence à la communauté des Etats Unis.

9-YALTA

Le partage de l’Europe n’a pas été décidé par l’URSS et l’Allemagne mais par les dirigeants du Royaume Unis, des Etats Unis et de l’URSS réunis à Yalta : Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt et Joseph Staline.

Dans un esprit fallacieux les Déclarations de Prague et du Parlement Européen lient le partage de l’Europe en différentes zones au Accords Ribbentrop –Molotov du 23 août 1939 et rompus le 22 juin 1941.

Selon les Déclarations du Prague et du Parlement européen, tout se passe comme si l’Allemagne Nazie avait gagné la Guerre en 1945 et avait divisé l’Europe avec l’URSS.

Nous sommes désolés d’avoir à rappeler des faits aussi évidents et connus de tous.

La référence au Pacte Germano-Soviétique est très significative de l’état d’esprit politique des signataires des déclarations de Prague et du Parlement européen.

10-Les relations entre l’Europe et la République Populaire de Chine

L’anticommunisme sans nuances qui se dégage de la déclaration de Prague pourrait finir par poser des problèmes diplomatiques et de tous ordres avec la Chine qui est pour le moment la seconde puissance économique mondiale avec ses 1 337 000 000 d’habitants soit 500 millions d’habitants de plus que les populations de l’Union Européenne et des Etats Unis réunis.

L’impression de la disparation du Communisme depuis la chute du bloc soviétique est fausse. Le communisme est l’idéologie de base de la Chine. Cette puissance mondiale s’est adaptée économiquement et de façon critiquable pour s’assurer une réussite sans commune mesure avec les médiocres performances de l’URSS. La Chine est aujourd’hui la deuxième puissance mondiale par la taille de son PNB d’environ 10 000 milliards de dollars.

.

II-La déclaration du Parlement européen du 23 septembre 2008 et ses surprenants et

précaires signataires

1-LA DECLARATION

« Encore une fois le refus de mentionner les accords de Yalta donne une couleur partisane et foncièrement à droite, à cette déclaration »

Faisant suite à la recommandation de la déclaration de Prague, 409 députés de la sixième législature du Parlement européen sur 732 ont signé une déclaration inspirée par celle de Prague, à quelques mois de la fin de leur mandat.

Le mot Stalinisme qui semble plus approprié, a été souvent préféré au mot communisme mais se réfère in fine et de façon générique aux régimes communistes selon les termes du 3e paragraphe de cette déclaration.

La suite de la déclaration consiste en un tragique mélange entre communisme et Nazisme à l’image de la déclaration de Prague et encore une fois les accords Ribbentrop-Molotov sont mentionnés comme le fondement de la division de l’Europe comme si l’Allemagne avait gagné la guerre, en prenant soin d’ignorer ceux de Yalta, ce qui décrédibilise le Parlement Européen.

Le Parlement Européen se permet même de proposer un jour de commémoration pour les victimes du communisme, mais aussi pour celles du Nazisme et qui se réfère aux accords Ribbentrop-Molotov.

Les victimes du Nazisme sont utilisées malgré elles pour donner du poids à l’anticommunisme, alors que les communistes ont été des résistants exemplaires aux Nazis et que comme nous l’avions mentionné le Nazisme aurait pu être très difficilement défait sans l’armée rouge.

Le choix de la date de commémoration proposée est à notre avis du domaine de la provocation consciente, probablement pour l’extrême droite ou inconsciente, nous l’espérons pour les autres.

Les victimes du Nazisme deviennent dans cette déclaration une quantité négligeable alors que comme nous l’avions mentionné, la destruction de près des deux tiers du peuple juif européens, qui en est la principale victime, « en Europe et par des Européens », peut être considéré comme la simple phase paroxystique du continuum antisémite européen.

Les jours de commémoration qui servent l’intérêt des uns et rejettent celui de l’ensemble des autres ne peuvent provoquer qu’amertume et haine.

Parmi les victimes privilégiées du Nazisme on peut citer sans être exhaustif les juifs et les Tziganes si peu appréciés dans les pays de l’Est, les homosexuels, les personnes souffrantes de défaillance physique ou mentale (les souffreteux comme disait approximativement le fondateur du Nazisme), les francs-maçons, les Communistes, les Socialistes, les Soviétiques civiles et militaires, les résistants et les autres soldats alliés. Il n’est donc pas possible qu’un jour de commémoration exclut qui que soit par la définition des victimes ou par le choix du jour de commémoration et ne peut être déterminé sans l’accord de tous, sans risquer de prendre l’aspect d’un totalitarisme que l’on veut dénoncer par ailleurs.

Heureusement les déclarations du Parlement Européen n’engagent pas l’Union Européenne en raison de ses pouvoirs limités. Les déclarations du Parlement Européen sont transmises pour information, aux Présidents des Parlement Nationaux de l’Union Européenne dont l’ensemble forme pour le moment le véritable parlement Européen.

La création d’un véritable Parlement européen implique des réformes de fond concernant ses prérogatives, le mode de scrutin et la nature des représentants de sorte que le peuple européen ne s’abstienne plus dans sa grande majorité aux élections de ce parlement. Il n’est pas évident que les Etats membres désirent véritablement créer un authentique parlement européen qui leur ferait perdre une partie de leurs prérogatives.

2-ANALYSE CATEGORIELLE DES SIGNATAIRES DE LA DECLARATION DU

PARLEMENT EUROPEEN

Dans l’analyse qui va suivre nous avons mentionné par facilité de langage des noms de pays, il s’agit en réalité des députés européens de ces pays. Ces députés agissent selon leurs convictions personnelles et souvent sans discipline de groupe et ne représentent pas la position des autorités officielles de leurs pays.

Voir annexes 11et 12

2.1 - ALLEMAGNE – 99 députés - 23 Signataires

Le comportement des députés de ce pays ayant vécu dans un pays au cœur des expériences du Nazisme et du Communisme (RDA) a une signification fondamentale et constitue une référence qui aurait dû servir de guide aux autres députés.

Les députés européens allemands ont eu en connaissance de cause un comportement responsable:

  • 76 des 99 députes allemands n’ont pas signé la déclaration du 23 Septembre 2008.
  • 19 des 23 députes du SPD n’ont pas signé cette déclaration.
  • 11 des 13 députés Verts ne l’ont pas signé non plus.
  • Seuls 23 députés dont 17 de droite ont signé la déclaration.

2.2-LES PAYS DE L’EST – 204 DEPUTES SUR 732 ET 150 SIGNATAIRES

150 députés sur 204 soit 73.5% des députés des pays de l’Est ont évidemment signé cette déclaration, sans se soucier de son libellé qui va au-delà des crimes des régimes communistes, en reclassant les crimes du Nazisme.

Cette déclaration a mis en équivalence le communisme et le Nazisme et peut encourager les débordements déjà constatés dans les pays de l’Est.

Les députés des pays de l’Est avaient tout intérêt à signer cette déclaration sur une base « stratégique» et négligeant les références historiques.

Ils ont ont représenté 36.7% de l’ensemble des signataires. Toutefois on doit noter que 20 de ces 150 députes étaient des eurosceptiques et pour 75% d’entre eux, de nationalité polonaise. Les électeurs polonais ont tourné le dos à l’Europe en 2009 en s’abstenant de voter à 83%.

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Kiev refuse la Paix. L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix.

4 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #L'OTAN.

   Kiev refuse la Paix 

 

L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix 

Kiev refuse la Paix. L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix.

L'armée ukrainienne, en dépit des volontés marquées de mettre (enfin) en oeuvre le processus de paix, continue de saboter quotidiennement l'application des deux premiers des treize points du protocole de Minsk (1: Cessez-le-feu immédiat et 2: Retrait des armements de la ligne de contact).

En effet durant le week end, l'artillerie ukrainienne a bombardé la zone de front tuant 2 soldats républicains et occasionnant de nouvelles destructions matérielles importantes. Hier 90 tirs ukrainiens contre le territoire de la DNR ont été encore enregistrés.

Bombardements sur Yasinovataya (Nord de Donetsk)

pendant le week-end des Primaires électorales

Mais c'est surtout par des actions délibérées sur les secteurs de Petrovsky (Quartier Sud Ouest de Donetsk) et Stanitsa Lugansk (au Nord de Lugansk) que Kiev a exprimé son refus obstiné d'engager le processus de paix dans le Donbass. En effet, et conformément au point 2 du processus de Minsk, un retrait des forces combattantes doit être effectué au niveau des zones de contact or, sur les secteurs cités, les forces ukrainiennes ont non seulement refusé de se soumettre à ce protocole (au Nord de Lugansk) mais ont même ont perturbé par des tirs le retrait engagé par les forces républicaines (près de Petrovsky).

Les représentants de l'OSCE qui doivent "assurer le suivi et la vérification du cessez-le-feu" (Point 3 des accords) étaient présents à Petrovsky lors des provocations ukrainiennes (voir la vidéo ci dessous) et ils ont aussitôt demandé aux forces ukrainiennes de "prendre des mesures " pour respecter le cessez le feu, mais en vain...

La conséquence est que le commandement militaire de la DNR a donné l'ordre à une de ses divisions de revenir sur ses positions initiales tant que Kiev ne se soumettra pas également au processus de Minsk signé par elle en février 2015.


Kiev ne peut pas la guerre et ne veut pas la paix

On voit donc une armée ukrainienne qui est bloquée dans les tranchées politiques et militaires creusées par Kiev. Incapables de relancer une offensive, les unités ukrainiennes ne veulent pas pour autant se plier aux consignes données par les accords de Minsk. Aussi les soudards se contentent-ils de maintenir le front sous un feu minimum afin d'alimenter la politique de terreur lancée par Kiev au Printemps 2014, de fixer les forces républicaines et de saboter le processus de Paix...

Depuis la semaine précédent la tenue des Primaires électorales dans le Républiques, l'artillerie ukrainienne a repris ses tirs contre les populations civiles du Donbass.

Après une trop courte trêve la population du Donbass

est à nouveau sous les obus de l'armée ukrainienne

Le satrape kiévien pris à son propre piège 
 
Ce sabotage permanent du processus de paix, sans toutefois s'accompagner d'un retour à une dynamique offensive, révèle la situation de blocage du Président Porochenko, qui militairement ne peux plus attaquer le Donbass sans risquer une Bérézina catastrophique et politiquement ne peut s'y désengager sans risquer la perte des territoires occupés (de Mariupol à Slaviansk) et surtout un coup d'état immédiat des nationalistes radicaux.
 
La marionnette étasunienne de Kiev de plus en plus impopulaire en Ukraine mais aussi dans les pays occidentaux est donc aujourd'hui sur un trône éjectable. Complètement isolé Porochenko ne doit le sursis de son pouvoir qu'à la perfusion économique de ses parrains occidentaux que sa présence maintient ouverte et la guerre dans le Donbass qui nourrit satisfait les radicaux et nourrit les oligarques et alimente encore une "union sacrée" politique de plus en plus fragile...


Un conflit aux ordres de Washington
 
De toute évidence l'évolution de la situation du front du Donbass, aujourd'hui gelée entre la guerre et la paix, est dépendante du contexte international et notamment du bras de fer engagé entre Washington et Moscou en Syrie. L'Ukraine reste un "front de réserve" pour la Maison Blanche qui profite de cette guerre dans le Donbass pour renforcer sa présence militaire en Europe et faire pression sur Moscou via une "otanisation" factuelle de l'Ukraine, tant politique et économique que militaire.
 
Par exemple, alors que le mythe de l'intervention russe dans le Donbass ne survit plus que dans les bas fonds des officines propagandistes occidentales, Anders Fogh Rasmussen, l'ancien secrétaire Général de l'OTAN qui a été nommé conseiller spécial du Président Porochenko tel un fanatique possédé  invoque encore la pseudo déstabilisation de l'Ukraine causée par Moscou et appelle à "la livraison d'armes défensives mortelles pour l'Ukraine, de sorte que l'Ukraine serait mieux en mesure de se défendre". Rasmussen n'est pas le seul occidental présent dans l'appareil d'Etat ukrainien et faisnt pression avec le lobbying de la communauté ukrainienne implantée en Amérique du Nord sur les décisions nord américaines.
Ainsi, la semaine dernière le congrès étasunien a donné son accord pour la livraison d' "armes de défense létales" à l'Ukraine, ce qui constitue une nouvelle provocation et surtout une décision contraire aux accords de Minsk.
 
En attendant l'évolution syrienne, l'échéance électorale étasunienne, les forces armées ukrainiennes quant à elles, appliquant des ordres précis de leur commandement militaire et politique entretiennent "à feu doux"  le front du Donbass qui peut exploser à nouveau à tout moment.
 
Combats près de Yasinovataya (Au Nord de Donetsk) 
au niveau du blok post Kroutaya Balka, le 2 octobre
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
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*   *
 
Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
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LA BATAILLE DE MOSCOU, par Erwan Castel.

2 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #La Russie, #L'OTAN., #L'armée française, #Terrorisme, #le nazisme, #l'islamisme

LA BATAILLE DE MOSCOU

75 années de russophobie hystérique
 
 
Il y a 75 ans la bataille de Moscou était engagée par les unités d'assaut du régime nazi (opération "Typhon" du groupe d'armée Von Bock). Cette bataille avec celle de Stalingrad est l'une des plus importantes menées sur le front de l'Est pendant la "Grande guerre patriotique". Après 4 années de combats sanglants et de sacrifices monstrueux ( près de 20 millions de morts ), la Russie à vaincu l'Allemagne nazie.
 
Mais la haine russophobe mutant tel un virus dans l'idéologie étasunienne gonflée par une arrogance universaliste se lança dans une guerre froide contre Moscou qui lui avait pourtant garanti par ses sacrifices une victoire sur le front Ouest.
 
Puis la démesure eut raison du système soviétique menaçant d'entraîner la Russie dans son effondrement jusqu'à ce que Vladimir Poutine la ressuscite des ruines de son avatar communiste. On pouvait penser que les tensions s'apaiseraient, or il n'en est rien !
 
Aujourd'hui, malgré la disparition du nazisme et du soviétisme, cette russophobie hystérique occidentale continue piétinant l'héritage du passé prouvant surtout que les motivations qui l'animent sont pas seulement politiques mais bien systémiques et métapolitiques.
 
En effet, ce sont bien 2 visions du monde qui s'affrontent aujourd'hui : celle d'un monde multipolaire défendu par la Russie et où les relations sont fondées sur le respect des diversités naturelles et humaines et celle d'une dictature de la pensée unique étasunienne qui veut imposer à l'ensemble du monde ses déclinaisons politiques, économiques, culturelles etc. dans un chaos moral organisé.
 
Depuis les crises syrienne et ukrainienne, Washington veut entraîner l'Europe dans une nouvelle bataille de Moscou, multipliant les provocations verbales bellicistes et les sabotages meurtriers des plans de paix qui essayent d'étouffer les incendies allumés par la cupidité de son appareil militaro-industriel affamé....
 
 
Une stratégie du pire agressive et désespérée
 
 
La Maison Blanche excitée par la surenchère des discours électoraux de sa campagne présidentielle vient de faire "passer à la vitesse supérieure" sa stratégie russophobe et belliciste. 
 
Rien que pour cette dernière semaine on peut relever une nombre inquiétant de bouffées délirantes de la part des "néocons" de Washington, représentants hystériques d'un Nouvel Ordre Mondial vacillant et qui désespérément se lance dans une fuite en avant suicidaire :
 
  • Le 28 septembre, John Kirby, porte-parole du Département d’Etat américain (State Department) a directement menacé la Russie d’attaques dans ses villes si la Russie ne cesse pas de soutenir le Président Assad. il évoque des attentas menés sur le sol russe par les groupes terroristes aujourd'hui soutenus par Washington en Syrie !
  • Le 28 septembre Ashton Carter, le Secrétaire américain à la Défense ou devrait-on plutôt nommer le "Docteur Folamour" évoque le déploiement d'une force d'action rapide sur les frontières de la Russie pour dans l'éventualité d'un engagement "conventionnele et nucléaire" contre Moscou !
  • Le 29 septembre, le New York Times en évoquant la situation militaire syrienne, qualifie la Russie d' "Etat hors la loi", justifiant les préparatifs d'une nouvelle escalade militaire étasunienne contre les forces gouvernementales du Président Assad, soutenues dans leur combats anti terroristes par Moscou.
Ces trois délires ne sont malheureusement pas isolés, ils font suite à des déclarations tonitruantes prononcés chaque semaine depuis les conférences de presse des généraux étasuniens jusqu'aux tribunes de la candidate "Killary" Clinton qui ne jure par par la guerre contre l'Iran et la Russie...
 
Si la Syrie cristallise aujourd'hui ces délires inquiétants c'est certainement parce que le système étasunien enrage de voir sa stratégie de préemption de cette région géostratégique échouer malgré les  5 années de chaos répandu par les islamo-terroristes d'Al Qaida and Co que toute honte bue Washington soutient à nouveau comme autrefois en Afghanistan lorsqu'elle avait créé le golem Ben Laden...
 
Cette stratégie incohérente du monstre étasunien qui sponsorise ceux là même qu'il prétend combattre, révèle d'abord l’immoralité d'un système cynique et meurtrier qui agite l'étendard des "Droits de l'Homme" pour massacrer les populations libyennes ou syriennes, tout en soutenant des régimes saoudiens ou israéliens qui quotidiennement les bafouent.
 
La Russie quant à elle refuse désormais cette politique du chaos et la tectonique géopolitique qui arrive désormais à son stade ultime de tension doit aujourd'hui se détendre ou  bien casser dans un nouveau séisme mondial. 
 
Ce séisme si la Syrie semble potentiellement en être le détonateur pourrait voir sa déflagration principale éclater ailleurs et notamment dans le Donbass où les tentatives de résolutions pacifiques de la crise ukrainienne là aussi se dirigent lentement mais surement dans une impasse dangereuse.

L'objectif prioritaire de la stratégie étasunienne reste Moscou et ses frontières occidentales.
 
 
Des accords de Minsk désaccordés
 
 
Dans le Donbass ont lieu aujourd'hui les élections primaires réalisées conformément au protocole défini par l'OSCE et malgré la désapprobation des occidentaux à commencer par Kiev bien sûr qui voit dans ce scrutin la Vérité avancer au grand jour et piétiner sa propagande mensongère.

La trêve engagée le 1er septembre ne semble être de la part de Kiev qu'un sursis éphémère voulu ou imposé par ses commanditaires occidentaux soucieux de coordonner les actions de leurs différents pions avancés sur le Grand échiquier, de la Mer de Chine à l'Ukraine en passant par la Syrie....
 
Les accords de Minsk (voir ci après) qui sont aujourd'hui la seule option présentée pour rechercher la paix. voient leur processus enlisé depuis 1 an et demi au stade des 3 premiers des 13 points évoqués. Non seulement les bombardements continuent sur une  ligne de front qui est juste mis en sommeil  mais le pouvoir ukrainien semble décidé a refuser le mise en oeuvre des points suivants et notamment les points 4, 11 et 12 (sans parler des points 6, 8 et 10 qui rencontre de fortes résistances). Et pour être honnête il est également peu vraisemblable que les Républiques acceptent de leur côté le point 9 (restitution des frontières) en tout cas avec l'actuel pouvoir de Kiev.
 
1 - Cessez-le-feu immédiat.
2 - Retrait des armements de la ligne de contact
3 - Assurer le suivi et la vérification du cessez-le-feu par l'OSCE.
4 - Entamer un dialogue sur la réalisation d'élections locale et désignation des territoires concernés
5 - Garantir l'amnistie des combattants
6 - Assurer la libération des otages
7 - Garantir l'aide humanitaire dans le Donbass
8 - Mettre fin au blocus économique du Donbass
9 - Rétablissement du contrôle des frontières après: des élections concernant les territoires concernés et sous réserve de la mise en œuvre du point 11
10 - Retrait du territoire ukrainien de toutes forces armées et milices étrangères
11- mise en œuvre de la réforme constitutionnelle prévoyant le statut spécial des territoires concernés
12 - Sur la base des lois ukrainiennes négociations sur la tenue des élections dans les territoires concernés
13 - Intensifier l'action du groupe de contact tripartite
 
Selon moi, la seule chance pour voir un quelconque processus de paix aboutir dans la Donbass serait d'inviter les Républiques a participer à égalité avec l'Ukraine aux négociations et ensuite de redéfinir dans les détails une nouvelle feuille de route car l'actuelle est de fait irréalisable.
 
Au lieu de cela, les occidentaux s'entêtent a entretenir ce blocage et la donc la guerre qui de toute évidence justifie la militarisation étasunienne de l'Ukraine et offre à Washington un moyen de pression sur Moscou et un front potentiel en cas de guerre ouverte.
 
De toute évidence, l'échéance électorale étasunienne, avant ou après son calendrier seble bien s'imposer comme un carrefour à partir duquel Washington va choisir le chemin de la folie ou celui de la raison.
 
 
Un orage de plus en plus menaçant
 
 
1 siècle donc après la première et grande boucherie européenne, le vieux continent voit une nouvelle fois ses peuples menacés par une nouvelle apocalypse fratricide.
 
Tandis que les occidentaux se noient dans les fiels haineux d'une ploutocratie incohérente et amorale, les peuples de Russie qui ont toujours offert à leur pays la victoire des armes sont prêts à défendre une nouvelle fois leur Histoire commune, leurs identités multiples, et leur terre nourricière.
 
Même si la paix reste dans les coeurs des hommes de raison, j'ai bien peur que, tel le Phoenix la civilisation européenne a besoin de son lit de cendres pour renaître épurée du cancer qui la ronge et la dénature depuis des siècles d'universalismes divers, qu'ils soient religieux, politiques, économiques ou culturels.
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
*
*   *
 
Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
 
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Porochenko recule pour mieux tomber. Par Erwan Castel.

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Ukraine, #L'OTAN.

lundi 26 septembre 2016

Faire monter le roi sur son trône

Porochenko recule pour mieux tomber

 
Cette rentrée 2016 aura été marquée par un sensible retour au calme sur le front du Donbass, où bien que n'étant pas respecté par Kiev, la trêve décidée le 1er septembre a donné lieu a une diminution importante des violations du cessez le feu (à moins de 100 tirs quotidiens en moyenne)
 
Parallèlement à cette accalmie militaire relative, ,nous avons pu observer une relance de l'action diplomatique amorcée lors du sommet du G20 en Chine entre les présidents russe francais et allemands et portée par les Ministres des affaires étrangères des deux derniers à Kiev.
 
Porochenko le dos au mur et au bord du gouffre 
 
Cette visite qui pour le moment n'a pas encore porté ses fruits est cependant importante car les propositions du Ministre francais Jean-Marc Ayrault et de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier marque un virage important dans le discours tenu par les occidentaux dans ce dossier.
Les occidentaux en effet, alors qu'ils s'étaient jusqu'à présent distingués par un alignement servile sur la politique de Washington et une confiance absolue dans celle menée par Kiev, ont évoqué, au grand dam de Porochenko and Co, pour la résolution du conflit dans la Donbass la nécessité :
 
  • De valider des élections locales dans le Donbass
  • De mettre en oeuvre la loi d"amnistie
  • D'organiser un statut spécial pour Donetsk et Lugansk
Ceci est certainement la conséquence du sabotage des accords de Minsk et de la mendicité agressive organisés par Kiev et qui finit même par irriter aujourd'hui ses partenaires de l'Union Européenne dont les projets d'investissements en Ukraine attendent depuis 2 ans une stabilisation du pays.
 
Pour mettre en oeuvre ces 3 points essentiels, Porochenko sera obligé de revenir sur ses propres rodomontades récentes et, provoquant certainement la ire de son aile radicale, engager une réforme de la constitution ukrainienne sans laquelle les accords ne peuvent être mis en oeuvre.
 
Et c'est là que cela risque de coincer du côté du Président car pour beaucoup d'ukrainiens encore accrochés à l'illusion de l'intégrité territoriale de leur pays aux frontières artificielles en plus d'engager une reconnaissance des Républiques de Donetsk et Lugansk ce serait ouvrir une boite de Pandore car vraisemblablement les autres régions de l'Ukraine demanderaient également l'accès au statut spécial, que ce soit pour des raisons identitaires ou oligarchiques.
 
En attendant la roue tourne, et "les accords de Minsk doivent maintenant avancer car il n'y aura pas de plan B" martèlent les diplomaties occidentales qui demandent à Porochenko d'engager la réforme constitutionnelle amorçant cette décentralisation avant la fin de l'année
(elle devait initialement être faite avant la fin 2015) 
La balle est donc dans le camp de Kiev qui vient de bénéficier de la réactivation des aides du FMI et du renouvellement des représailles économiques occidentales consécutives au retour de la Crimée en Russie, soutiens que les ministres allemand et francais ont conditionnellement  liés à la mise en oeuvre des accords de Minsk.
 
L'acceptation de ces propositions occidentales, pour débloquer les accords de Minsk, serait considéré comme une trahison nationale du gouvernement, et ce projet est aujourd'hui jugé inacceptable non seulement par l'aile radicale qui le considère comme un "plan de capitulation" (Oleh Liachko, chef du Parti radical) mais également par le propre parti du Président Porochenko, le Bloc Petro Porochenko, qui considère irréalisable ces accords et accuse même les ministres français et allemand de faire le jeu du Kremlin.
 
Menacé par son aile radicale qui mène le "parti de la guerre" et par ses oligarques qui veulent protéger leurs fiefs, Porochenko cherche à gagner du temps lâchant du lest millimètre par millimètre pour tenter de conserver son pouvoir. 
 
 
Quand les occidentaux prêchent le vrai pour imposer le faux
 
Les ministres allemand et francais en visite dans le Donbass ukrainien, avec Pavel Zhebrivsky  (a gauche)
C'est ici que nous pouvons nous demander quelles sont les intentions réelles des représentants occidentaux venus négocier cette hypothétique réanimation des accords de Minsk, d'autant plus que la position des USA, qui restent le chef d'orchestre de la diplomatie occidentale, révèle quant à elle une dissonance importante avec le discours présenté par ses partenaires intervenant à Minsk. En effet, d'une part les tensions entre Moscou et Washington ne cessent d'augmenter comme en témoigne la situation du conflit syrien, et et autre part les faucons étasuniens continuent a pousser leurs pions militaro-industriels en Ukraine et l’encouragent à la guerre (en autorisant la vente d'armes létales à l’Ukraine par exemple)
 
Donc nous pouvons affirmer que :
  • Fanatiques invétérés du système libéral économique auquel ils se sont volontairement soumis, la France et l'Allemagne espèrent certainement dans une progression des accords de Minsk pouvoir désengager progressivement les représailles économiques contre Moscou et qui les sanctionnent eux-même sérieusement au milieu d'une crise économique déjà grave. Le simple fait de corréler ces "sanctions économiques" anti-russes aux accords de Minsk est révélateur de cet objectif non avoué car ces représailles sont d'abord consécutives au retour de la Crimée et ensuite, la Russie n'est pour rien dans l'enlisement de la situation dans le Donbass.
Mais,
  • L'évolution du pouvoir ukrainien issu du Maïdan en système totalitaire national oligarque ethno centré ne fait que se confirmer et montre que Porochenko n'a joué dans sa réalisation qu'un rôle de préparateur "modéré" politiquement acceptable. Or ce dernier, qui s'accroche désespérément et logiquement à son pouvoir, est devenu aujourd'hui inutile aux ambitions étasuniennes pressées par leur calendrier anti-russe. Il faut donc pour Washington éjecter sa marionnette et passer à l'étape suivante avec des nouveaux fantoches qui en apparence seront plus indépendants de la Maison Blanche à l'image des djihadistes actuels en Syrie qui servent toujours ses intérêts sans en porter les couleurs.
 
Donc la conclusion pessimiste qui s'impose mais qui malheureusement est hautement probable est que les ministres Ayrault et Stenmeier, sont venus jouer un simulacre de conciliation qu'ils savent voué à l'échec, soit parce que Porochenko va engager une nouvelle stratégie de freinage et saboter encore les accords, soit parce qu'il va subir un inévitable coup d'état en tentant leur passage en force.
 
 
Je pense que les occidentaux recherchent la deuxième solution et en finir avec l'impopulaire Porochenko qui ne leur sert plus à rien sauf peut-être a provoquer un nouveau coup d'état collabo. Ce coup d'état s'il reste risqué quant à ses suites les déresponsabiliserait d'un retour (espéré mais non avoué) à une guerre inévitable tout en pouvant la limiter à l'Ukraine. 

Enfin et surtout cette perspective conforterait secrètement, par une nouvelle équipe de Kiev plus radicale, la stratégie russophobe étasunienne engagée en Ukraine et que l'échéance électorale américaine et la détérioration de la situation syrienne rendent urgente...
 
Savchenko, l'hystérique nationaliste ingérable que Poutine a relâché des prisons russes vers l'Ukraine comme on lance une grenade dégoupillée, a d'ailleurs encore récemment appelé à un troisième Maïdan pour renverser Porochenko tout en défendant la décentralisation pour toute le pays qui permettrait le renforcement des fiefs nationalistes et maintiendrait le Donbass, dont elle sait le contrôle militaire impossible, dans l'Ukraine.
 
Porochenko ne peux plus reculer comme il le fait depuis février 2015, date de la signature des accords de Minsk 2 et doit aujourd'hui assumer ses responsabilités et ses engagements, poussé sur un trône en forme de guillotine par ses parrains occidentaux qui veulent parier sur le pire... Cette tactique de "faire monter le roi sur son trône" pour mieux l'en faire descendre n'est pas pour déplaire aux nationalistes radicaux qui n'attendent que ca pour renverser un président jugé trop faible à leur goût...
 
En attendant il faut prendre ce qu'il y a à prendre à savoir l'accalmie sur le front qui profite aux familles du Donbass et le possible retour des prisons ukrainiennes des détenus des Républiques de Donetsk et Lugansk dans le cadre de l'amnistie proposée.
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


 

Rapport de situation hebdomadaire de Christelle Néant
 
observation : La cause commune étant pour moi supérieure aux délires psychotiques individuels je continuerai à partager le travail de tous les acteurs de la réinformation y compris ceux qui pratiquent à mon encontre une censure ad hominem hystérique...
 

Plan de la vidéo

SITUATION MILITAIRE

00'34" - Bilan des bombardements ukrainiens sur la semaine écoulée

01'36" - Pertes hors combat ukrainiennes

02'30" - Commandos de l'armée polonaise dans le Donbass et vote du sénat américain

03'29" - Changements récents dans le niveau des bombardements

SITUATION POLITIQUE

04'05" - Accord de désengagement des forces signé à Minsk

05'04" - Proposition écrite d'échange total des prisonniers

06'51" - Approvisionnement en eau de la République Populaire de Lougansk

07'17" - Savtchenko et le pouvoir ukrainien

08'03" - Analyse de l'évolution de la situation en Ukraine

12'11" - La campagne des primaires dans le Donbass

SOCIETE

12'48" - Aide humanitaire de 'armée de la République Populaire de Donetsk à un orphelinat

DIVERS

13'52' - L'enquête sur le crash du MH17

PENDANT CE TEMPS LA A KIEV

16'45" - Le cirque à la Rada

17'20 - Bagarres musclées et menaces entre députés à la télé ukrainienne

CRIMEE ET ELECTIONS EN RUSSIE

18'36" - La position de l'Ukraine concernant les élections législatives russes.

19'53" - Conclusion et rappel concernant le voyage pour les francophones dans le Donbass

Publié par Erwan Castel à 9/26/2016

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Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le fascisme, #La mondialisation

samedi 17 septembre 2016

Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon, volontaire français dans le Donbass.
Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

Cette semaine aura été riche en enseignement en Ukraine. Il y a eu la visite des ministres des affaires étrangères Allemand et Français les 14 et 15 septembre lien. Cette visite n'aura globalement rien apporté de neuf dans le processus qui est censé diriger l'Ukraine et les 2 Républiques du Donbass vers la paix. Car pour faire la paix , il faut-être deux , et malheureusement , le dirigeant Ukrainien n'est pas un partisan de celle-ci source et ici. Nous pouvons constater que les diplomates ouest Européens n'ont absolument plus aucunes crédibilités , et encore moins , la moindre influence sur des conflits , celui-ci se déroulant pourtant sur notre continent. Dans ce jeu de dupe , la marionnette de Kiev , ne prend pas ses ordres auprès des subalternes , mais bien de Washington , le véritable chef d'orchestre de la tragédie Ukrainienne.

                                             Les institutions financières

En plus de la visite des ces 2 touristes , l'autre information importante de la semaine , est la reprise officielle de l'aide financière du FMI source. Mardi 14 septembre , cette institution , basée à Washington , a débloqué une nouvelle tranche du prêt de 17,5 milliards de dollars accordé en mars 2015. Cette aide de 1 milliards , est ni plus ni moins qu'un chèque en blanc accordé à la junte putschiste de Kiev , pour pouvoir continuer la guerre contre la population du Donbass. Tout est bon pour le FMI pour donner de l'argent frais à Kiev , même de changer ses règles d'attribution source . Outre le FMI , la banque mondiale et l'Union Européenne s'apprêtent elles aussi , avec notre argent , à donner des fonds à l'Ukraine source.

                                    Porochenko le fossoyeur de l'Ukraine  

Depuis sa mise en place par Washington à la tête de l'Ukraine , Porochenko , cet oligarque multimilliardaire , n'a apporté que la désolation et la guerre. Car il ne faut jamais oublier les buts de cette guerre dans le Donbass. Il s'agit de voler les richesses de l'Ukraine source, et en particulier ses terres fertiles. Parallèlement au pillage de l'Ukraine , il s'agit de provoquer la Russie à sa frontière , pour la forcer à intervenir dans ce conflit meurtrier. Les USA étant virtuellement en faillite , ils ont besoin d'une guerre majeure , loin de chez eux pour ne pas changer une formule qui gagne à tous les coups. Ce qui leur permettrait d'échapper au naufrage économique qui arrive à grands pas , de ne pas rembourser ses dettes , et de faire comme en 1944 , arriver en "sauveur" de l'Europe , tel le pompier pyromane ! Depuis maintenant plusieurs années , la presse occidentale , valide systématiquement , la théorie de Washington et de ses laquais , selon laquelle , ce serait la Russie qui menace ses voisins et la paix en Europe. Un dessin vaut mieux qu'un long discours pour contrer et ridiculiser cette rhétorique mensongère :
 


Porochenko , en ce faisant le porte-voix de ses maîtres atlantiste , porte une lourde responsabilité dans cette guerre , pudiquement appelé , opération antiterroriste Car, étant de plus en plus contesté par plus va en guerre que lui , il se condamne lui-même à plus ou moins brève échéance à être emporté par une contestation interne de plus en plus forte. Car pour faire la guerre , cet oligarque s'est appuyé sur les bataillons spéciaux , essentiellement composé de nazillon et autres nostalgiques du collaborateur du 3ème reich , Stepan Bandera. Pour celle et ceux qui douteraient du caractère nazi de ces gens là , je vous invite à lire ceci et cet article.
Il y a eu aussi l'excellent documentaire du journaliste d'investigation , Paul Moreira , qui a fait une enquête sur le sujet , avec en toile de fond le massacre de la maison des syndicats à Odessa le 2 mai 2014 article

Ici , un reportage de la télévision Ukrainienne sur le procès en cours du chef du bataillon tornado

Dans ces conditions , nous comprenons mieux pourquoi le courageux peuple du Donbass résiste à l'Ukraine , dont la colonne vertébrale est totalement opposée à ses valeurs humanistes et généreuses. Car en plus de devoir affronter ces nazillons de la sous-culture , l'Armée Ukrainienne n'est en reste au niveau criminalité. Les ukrops , comme nous les appelons ici , ont en dans leurs rangs , de véritables voyous et criminels en tous genres

Mais finalement , ces criminels ne font qu'imiter et exécuter sur le terrain , les propos de leur président !

Malheureusement , pour le Donbass , mais aussi pour le peuple Ukrainien , la paix n'est clairement pas à l'ordre du jour avec Porochenko et ses parrains yankees. Le 1er septembre , un nouveau cessez-le-feu , un de plus , a , comme les précédents , été violé de manière massive par les ukrops , allongeant encore un peu plus la liste des victimes dans le Donbass lien.
Tant que cette marionnette sera soutenue par l'occident et les institutions financières internationales , aucune solution de paix ne sera accepté par la junte de Kiev. Le courageux peuple n'a donc pas fini de payer le prix du sang pour pouvoir vivre libre et en sécurité contre la folie meurtrière de certains hommes ivres de pouvoirs et de déprédations !

Sébastien Hairon , volontaire en République de Donetsk.

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Besoin d'aide

Je vous envoie un s.o.s , même si j'ai honte de le faire , mais j'ai besoin de votre soutien. Même le plus petit don , me sera d'un précieux secours dans ce combat. Car malheureusement , et de tout temps , l'argent reste le nerf de la guerre.Je vous remercie pour votre soutien et vos messages d'amitiés , et je vous souhaite une agréable journée. Cordialement.
Sébastien Hairon

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Le Jerusalem Post éreinte Georges Soros pour sa campagne de chaos global

9 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #le nazisme, #le Nouvel Ordre Mondial, #La guerre, #l'immigration, #l'islamisme

Le Jerusalem Post éreinte Georges Soros pour sa campagne de chaos global

Par Caroline B. Glick le 07 septembre 2016

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Le Jerusalem Post éreinte Georges Soros pour sa campagne de chaos global

«La première chose que nous voyons est la nature mégalomaniaque du projet philanthropique de Soros. Aucun coin du globe n’est protégé de ses efforts. Aucun domaine politique n’est épargné.»

Les États-Unis ont ignoré la fuite de milliers de courriels de la Fondation Open Société (OSF) du milliardaire George Soros, par le groupe de hackers militants DCLeaks. L’OSF est le véhicule par lequel Soros a canalisé des milliards de dollars, au cours des deux dernières décennies, vers des organismes sans but lucratif aux États-Unis et dans le monde.

Selon les documents, Soros a donné plus de $30 millions à des groupes travaillant pour l’élection de Hillary Clinton en novembre, faisant de lui son principal donateur individuel. Donc, il est probable que le soutien des médias pour Clinton a joué un certain rôle dans leur empressement à enterrer l’histoire.

Mais il est également probable, qu’au moins certains rédacteurs ne comprenaient pas pourquoi les documents valaient la peine d’être divulgués. La plupart des informations était déjà de notoriété publique. Le financement massif par Soros des groupes d’extrême-gauche aux États-Unis et dans le monde a été documenté depuis plus d’une décennie.

Mais, à défaut de voir l’importance globale de l’histoire, au motif que beaucoup des détails étaient déjà connus, est un cas où les arbres cachent la forêt. La fuite des documents par DCLeaks est importante, car elle expose la forêt des réseaux de financement de Soros.

La première chose que nous voyons est la nature mégalomaniaque du projet philanthropique de Soros. Aucun coin du globe n’est protégé de ses efforts. Aucun domaine politique n’est épargné.

En surface, le grand nombre de groupes et de personnes qu’il soutient semblent sans rapport entre eux. Après tout, qu’est-ce que les changements climatiques ont à voir avec l’immigration africaine illégale en Israël ? Qu’est-ce que Occupy Wall Street a à voir avec les politiques d’immigration grecques ? Mais le fait est que les projets soutenus par Soros partagent à la base des attributs communs.

Ils travaillent tous à affaiblir la capacité des autorités nationales et locales, dans les démocraties occidentales, de faire respecter les lois et les valeurs de leurs nations et communautés.

Ils travaillent tous à entraver le libre marché, si ce marché est d’ordre financier, idéologique, politique ou scientifique. Ils le font au nom de la démocratie, des droits de l’homme, de la justice économique, raciale, sexuelle et d’autres termes nobles.

En d’autres termes, leur objectif est de subvertir les démocraties occidentales pour leur rendre impossible le maintien de l’ordre ou, pour les sociétés, de conserver leurs identités et valeurs uniques.

L’association Black Lives Matter (BLM), qui a reçu $650 000 des groupes contrôlés par Soros au cours de l’année écoulée, est un exemple classique de ces efforts. Jusqu’à récemment, la police était universellement admirée aux États-Unis, comme l’équivalent interne de l’armée. BLM a émergé comme une force sociale tendant à politiser le soutien à la police.

Son argument central est que, aux États-Unis, la police n’est pas une bonne force permettant à la société de fonctionner par le maintien de la loi et de l’ordre. Au contraire, la police est un outil de la répression blanche contre les Noirs.

La façon d’appliquer la loi dans les communautés majoritairement afro-américaines est critiquée comme étant raciste par nature.

L’agitation BLM, qui a été accusée d’inspirer les meurtres de policiers dans plusieurs villes américaines, a provoqué deux réponses de la part des policiers et de leur hiérarchie.

D’abord, ils ont été démoralisés, car ils se trouvent criminalisés pour essayer de garder leurs villes à l’abri des criminels.

Ensuite, leur volonté d’utiliser la force – dans des situations qui exigent l’utilisation de la force – a diminué. D’une part la peur des accusations criminelles, d’autre part la condamnation publique de «racisme» conduisent la police à préférer l’inaction, même lorsque les situations exigent qu’elle agisse.

La démoralisation et l’intimidation de la police est très susceptible de provoquer une forte augmentation des crimes violents.

Ensuite, il y a les actions de Soros pour le compte de l’immigration clandestine. Des États-Unis à l’Europe et à Israël, Soros a poussé, dans le monde entier, à utiliser l’immigration pour saper l’identité nationale et la composition démographique des démocraties occidentales. Les e-mails divulgués montrent que ses groupes ont interféré dans les élections européennes, pour obtenir des élus qui soutiennent les politiques frontalières ouvertes aux immigrants du monde arabe et pour soutenir financièrement et autrement les journalistes qui sont sympathiques à la cause des immigrants.

Les groupes de Soros sont sur le terrain pour permettre aux immigrants illégaux d’entrer aux États-Unis et en Europe. Ils ont cherché à influencer les décisions de la Cour suprême des États-Unis sur l’immigration clandestine en provenance du Mexique. Ils ont travaillé avec des groupes musulmans et d’autres pour diaboliser les Américains et les Européens qui opposent à l’ouverture des frontières.

En Israël aussi, Soros s’oppose aux efforts du gouvernement pour mettre fin au passage de l’immigration clandestine en provenance d’Afrique à travers la frontière avec l’Égypte.

La notion au cœur de la campagne pour la légalisation sans entrave de l’immigration, est que les États ne doivent plus être en mesure de protéger leurs identités nationales.

S’il est raciste pour les Grecs de protéger leur identité nationale en cherchant à bloquer l’entrée de millions de Syriens sur leur territoire, alors il est raciste pour la Grèce – ou la France, l’Allemagne, la Hongrie, la Suède, les États-Unis ou la Pologne – d’exister.

Parallèlement à ces efforts, il y en a d’autres, orientés vers le rejet du droit des démocraties occidentales à maintenir des normes sociales installées de longue date. Les groupes soutenus par Soros, par exemple, se tiennent derrière la poussée non seulement pour le mariage gay, mais pour les toilettes publiques unisexes.

Ils soutiennent non seulement le droit des femmes à servir dans des unités de combat, mais aussi les efforts pour forcer les soldats à vivre dans des casernes unisexes. En d’autres termes, ils soutiennent les efforts visant à nier aux citoyens des démocraties occidentales, le droit de maintenir une distance entre eux et le rejet par Soros de leurs valeurs les plus intimes – leur intimité sexuelle et leur identité.

En ce qui concerne Israël, les groupes soutenus par Soros travaillent à délégitimer tous les aspects de la société israélienne comme racistes et illégitimes. Les Palestiniens sont le point focal de ses attaques. Il les utilise pour prétendre qu’Israël est un État raciste. Soros finance des groupes de gauche modérés, des groupes de la gauche radicale, des groupes arabes israéliens et des groupes palestiniens. Par divers moyens complémentaires, ces groupes disent à leurs publics cibles qu’Israël n’a pas le droit de se défendre ou de faire appliquer ses lois à l’égard de ses citoyens non juifs.

Aux États-Unis, des groupes soutenu par Soros, de BLM à J Street sont à l’œuvre pour rendre socialement et politiquement acceptable de s’opposer à Israël.

La poussée des efforts de Soros, de Ferguson à Berlin et Jérusalem, a pour objectif de provoquer la pagaille et le chaos, afin que les autorités locales, paralysées par ces groupes pris en charge par Soros, soient incapables d’assurer la sécurité de leurs sociétés ou même d’argumenter de manière cohérente qu’ils méritent cette sécurité.

À bien des égards, la campagne de Donald Trump est une réponse directe, non pas à Clinton, mais à Soros lui-même.

En appelant à l’érection d’un mur à la frontière, en applaudissant à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, en soutenant Israël et une interdiction temporaire de l’immigration musulmane, en encourageant la police contre BLM, Trump agit directement pour déjouer les efforts à plusieurs milliards de dollars de Soros.

Les DCLeaks ont exposé l’étendue de la campagne de la gauche, financée par Soros, contre les fondements des démocraties libérales. Les mouvements dedémocratie directe que soutient Soros ne sont rien moins que des appels au gouvernement par la foule – l’ochlocratie.

Les peuples de l’Occident doivent reconnaître le fondement commun à toutes les actions de Soros. Ils doivent se rendre compte aussi, que la seule réponse à ces campagnes préméditées de subversion consiste, pour les gens de l’Ouest, à défendre leurs droits nationaux et leur droit individuel à la sécurité. Ils doivent se tenir au côté des institutions nationales qui garantissent la sécurité, conformément à la règle de la loi, au respect et à la défense de leurs principes et de leurs traditions nationales.

Par Caroline B. Glick – Le 30 août 2016 – Russia Insider

Article original paru dans le Jerusalem Post

Traduit pour le Saker francophone

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À suivre les contes de fées de Washington sur la menace russe, la France et l'Allemagne se déshonorent et entraînent l'Europe vers le désastre. Par Christelle Néant.

7 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Russie, #Terrorisme, #le nazisme, #La guerre

À suivre les contes de fées de Washington sur la menace russe, la France et l'Allemagne se déshonorent et entraînent l'Europe vers le désastre

Alors que doucement, mais sûrement, le nombre de bombardement de l'armée ukrainienne augmente à nouveau à peine quelques jours après l'entrée en vigueur du nouveau cessez-le-feu, l'Union Européenne, et surtout la France et l'Allemagne, pourtant garants des accords de Minsk, continuent de fermer les yeux sur la situation réelle.

Alors que 49 violations dont 10 avec de l'artillerie de 122 mm ont été enregistrées ces dernières 24 h de la part de l'armée ukrainienne, et que Porochenko continue de fanfaronner en public sur le fait qu'il n'appliquera pas deux des points pourtant majeurs des accords de Minsk que sont la loi sur la décentralisation et celle sur les élections, la France et l'Allemagne continuent de commenter la situation d'une manière totalement décalée de la réalité.

Ainsi l'Allemagne a réaffirmé le fait que les sanctions contre la Russie ne seront levées que s'il y a des progrès concernant l'application des accords de Minsk, alors que pour les avoir participé aux négociations qui ont abouti à ces accords la chancelière allemande est censée savoir qu'ils ne concernent en RIEN la Russie…

Le président français, François Hollande, est lui encore plus déconnecté des réalités. Dans un discours hallucinant de mauvaise foi crasse, le président français a en effet exhorté Vladimir Poutine à « regarder en face la situation en Ukraine et en Syrie » (sic).

Comment cet homme qui ferme délibérément les yeux sur les crimes de guerre et le génocide commis par l'armée ukrainienne, les mouvements nazis qui prennent de plus en plus de pouvoir y compris politique en Ukraine, et l'effondrement en cours de la situation politique et économique, peut-il oser dire au président russe, qui lui est bien informé et loin de fermer les yeux sur toutes ces horreurs, de regarder la situation en face ? On en reste pantois devant un tel culot.

Monsieur Hollande et madame Merkel, feraient bien de regarder bien en face, la montée de plus en plus violente des groupuscules nazis en Ukraine, qui n'ont pas hésité une seconde et en totale impunité, à incendier à Kiev le bâtiment d'une chaîne de télévision qui osait dire certaines vérités qui dérangent en Ukraine. Sans l'intervention de députés courageux, qui ont exfiltré les employés de la chaîne TV piégés dans le bâtiment, cette histoire aurait pu finir comme l'incendie du bâtiment des syndicats à Odessa. On attend toujours la réaction des pseudo organisations de défense des droits de l'homme comme Human Rights Watch, l'ONU, ou l'UE, qui restent bien silencieuses…

Les deux dirigeants européens feraient bien aussi de regarder de près la venue de ces journalistes américains sur le front, pour filmer des violations des accords de Minsk par les troupes de la République Populaire de Donetsk, qui n'existent pas, et ce malgré toutes les provocations de l'armée ukrainienne. Ou de s'intéresser à l'arrivée de ces containers de produits chimiques qui font craindre le risque d'une attaque chimique contre la population civile du Donbass, des deux côtés de la ligne de front.

Ils feraient bien surtout de regarder l'augmentation de l'armement et de l'entraînement des groupuscules nazis en Ukraine, qui pourraient bien déclencher un Maidan 3.0, et promettent déjà un automne « chaud » aux autorités de Kiev. Si ces groupuscules réussissent leur coup d'état et renversent Porochenko, la guerre dans le Donbass reprendra immédiatement, pendant que l'Ukraine sombrera totalement dans le nazisme.

Presque 80 ans après leurs prédécesseurs, nos dirigeants ont choisi la même voie que ceux d'alors face à la montée du nazisme : l'aveuglement volontaire par lâcheté.

Il est vraiment temps que l'Union Européenne, et surtout la France et l'Allemagne ouvrent les yeux, et arrêtent d'imposer aux peuples européens les contes de fées de Washington et de l'OTAN sur la soit-disant « menace russe », avant que cette hallucination collective ne transforme l'Europe en champ de bataille pour la troisième fois en à peine plus d'un siècle.

Car comme l'a si bien dit Churchill :

« Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. »

Christelle Néant

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Un format Normandie au point mort. Porochenko, l'incendiaire de Minsk par Erwan Castel.

6 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

mardi 6 septembre 2016

Porochenko, l'incendiaire de Minsk

               Un format Normandie au point mort

  
 
Au G20, la situation ukrainienne a été évoquée entre la Russie, la France et l'Allemagne 
Lors du 11ème sommet du G20, la Syrie et l'Ukraine ont été au coeur des débats. Concernant le conflit du Donbass, les Présidents russe, étasunien, français et allemand se sont rencontrés pour évoquer l'escalade observée au cours des dernières semaines et l'évolution du processus de paix engagé à Minsk.
 
Le Président français évoquant le traitement de ce dossier avec Vladimir Poutine a rappeler "la nécessité de poursuivre le processus de Minsk, régler les points de blocage actuels, notamment la mise en oeuvre du statut spécial, la situation sécuritaire et l'absence de confiance entre les parties" en se gardant toutefois de rappeler que l'échec actuel des accords est imputable à l'attitude de Kiev qui refuse le dialogue et multiplie les provocations meurtrières, tant en Crimée que dans le Donbass.
En conclusion, Hollande a précisé qu'une nouvelle réunion du format Normandie allait être organisée dans les prochaines semaines.
Peu après Sa collègue allemande Merkel publiait une annonce similaire.


Minsk 2, un pis aller en attendant l'effondrement de l'Ukraine

Nous voyons ici beaucoup de partenaires de la Russie aux Etats Unis, qui s'accrochent aux imparfaits accords de Minsk et pourtant si difficiles à mettre en oeuvre  comme à un radeau sur l'océan de la guerre. Et pourtant leurs motivations ne sont pas les mêmes bien au contraire :

Les USA, veulent gagner du temps, pris au piège par le calendrier des élections présidentielles étasuniennes, par l'évolution du conflit syrien, le changement de cap de la Turquie ou l'aggravation des tensions en Mer de Chine... Si leur objectif final est de défaire et soumettre la puissance russe, une confrontation immédiate n'est ni opportune et serait hasardeuse. La perspective d'une nouvelle guerre mondiale en Europe n'effraie pas plus que cela les USA qui sauront quelle que soit son issue, en profiter comme à chaque fois pour redresser leur économie moribonde et soumettre un peu plus les pays européens affaiblis par la guerre. Mais Washington doit d'abord gérer d'autres incendies, allumés par eux mais dont ils ne contrôlent plus les évolutions soumises aux vents changeants des alliances géopolitiques.

La Russie, dans sa tradition historique privilégiant toujours la diplomatie aux armes tout en se préparant à cette ultime option n'a pas de prétention territoriale en Ukraine. Moscou une fois la réparation historique de la Crimée réalisée (par référendum) cherche plutôt a retrouver à ses frontières une Ukraine indépendante, libre du choix de ses partenaires économiques et surtout neutre de toute alliance militaire avec l'un des 2 blocs de cette guerre froide ressuscitée. L'Ukraine est un fruit pourri par le vers du Maïdan et Moscou sait que le temps joue en sa faveur et que le régime de Kiev va s'effondrer tout seul sur lui même.

L'Union Européenne quant à elle, confrontée à ses multiples crises systémiques (économiques, politiques, migratoires, sociales etc...), elle sait qu'en cas de confrontation militaire entre Kiev et Moscou, l'Europe sera comme lors du 2ème conflit Mondial, la grande perdante de cette tectonique géo-stratégique et ce, quelle que soit l'évolution du conflit car, soit il est circoncrit à l'Ukraine et dans ce cas l'occupation occidentale du Maïdan cessera avec la défaite immédiate de Kiev, soit il va s'étendre à l'Europe qui en devenant un nouveau champ de bataille va accélérer son effondrement définitif. Les européens ici, avec des motivations différentes s'alignent comme des esclaves derrière leurs maître étasunien.

Les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk, même si elles ne sont pas invitées à la table des négociations (et c'est là un des principaux défauts de ces négociations que de refuser l'un des 2 belligérants) interviennent indirectement pour que soient respectés au mieux les accords de Minsk. En effet, les forces républicaines limitent leurs "violations" du cessez le feu à des ripostes légitimes sur des objectifs militaires ukrainiens identifiés et responsables des premiers tirs. Pour appuyer une résolution pacifique au conflit, les autorités des 2 Républiques ont même proposé des rencontres avec celles de Kiev pour ouvrir des négociations directes.

 
Le Président insignifiant d'une Ukraine médiocre...

Reste l'Ukraine, cette marionnette étasunienne qui comme ses sœurs djihadistes de Syrie commence a échapper au contrôle de son créateur.

Alors qu'en août 2014, quand les USA et l'Union Européenne fondaient sur lui leurs ambitions politiques et surtout financières, le Président Porochenko avait été invité a rencontrer le Président Russe Vladimir Poutine, 2 ans plus tard, le sort de l'Ukraine est débattu à huis clos entre la Russie, les USA, l'Allemagne et la France, tandis que le représentant ukrainien brille (pour une fois !) .. mais par son absence ! Car même si l'Ukraine ne fait pas partie du G20 elle aurait pu y être invitée au même titre que la demi-douzaine de pays africains et asiatiques, d'autant plus que la crise et la guerre qui font rage dans ce pays étaient au coeur de nombreuses réunions...

Cela montre bien deux choses : 
  • Que l'importance de l'Ukraine ne se réduit aujourd'hui qu'au décor stratégique qu'elle représente et dans lequel s'affrontent par procuration les Etats-Unis et la Russie et que son avis est optionnel.
  • Que le Président Porochenko est devenu un fantoche ingérable, tirant sur sa laisse en permanence incapable d'obéir à son maître et de se faire obéir par ses factions nationalistes radicales.
En fait, même si l'Ukraine continue a être une proie pour la ploutocratie mondialiste, les occidentaux, depuis plus d'un an prennent de plus en plus de distance avec le pouvoir actuel de plus en plus infréquentable et ingérable, et tous attendent certainement (avec autant d'espoirs que d'inquiétudes) un changement de régime devenu inévitable, pour poursuive leur stratégie dans la région... 

 
Quant à Moscou, depuis l'opération terroriste ukrainienne tentée en Crimée, le Président Vladimir Poutine ne considère plus Porochenko comme un interlocuteur fiable et légitime.

 
... qui poursuit un cap vers la guerre totale

Tandis que les chefs d'Etats occidentaux, comprenant que la Russie ne reculera plus d'un mètre devant leur hégémonie militaro-industrielle, cherchent a mettre en oeuvre les accords de Minsk pour au moins conserver le territoire restant de l'Ukraine dans leur giron, le satrape de Kiev, continue quant à lui sa progression sur le chemin de la guerre, certainement encouragé par les faucons de guerre étasuniens qui dans les coulisses du pouvoir médiatique étasunien influencent la Maison Blanche et alimentent les caisses de Wall Street.

Nous avons signalé lors dans les précédents articles (Voir ICI, et ICI par exemple ) que sur le terrain militaire, malgré une trêve relativement respectée (au moins pour les bombardements aux armes lourdes) l'Etat Major ukrainien poursuivait son renforcement du front et la préparation à une prochaine offensive majeure.

Sur le plan politique, Porochenko ne loupe pas une seule occasion pour persister et signer sa stratégie belliciste à l'encontre des Républiques de Donetsk et Lugansk et de la Russie.
Ainsi après ses invectives guerrières chargées de vodka lancées à Mariupol fin août, le Président Ukrainien lors d'un discours à la Verkhona Rada (où il ne semble pas avoir encore dessoûlé) ce 6 septembre matin a menacé à nouveau le Donbass :
 
«le Retour du Donbass sera difficile et douloureux, 
mais l'armée ukrainienne est prête à défendre l'Ukraine de l'agression russe»
 
Lors de ces rodomontades arrogantes, destinées autant à rassurer les partisans de la guerre qui continuent à le menacer d'un "3ème Maïdan" que provoquer à nouveau la Russie et le Donbass, le "Piètre" Porochenko a continué a jeter de l'huile sur le feu de la guerre : 


Quant à l'OTAN, même si l'adhésion de l'Ukraine à l'Organisation militaire étasunienne n'est pas officiellement à l'ordre du jour, Porochenko a rappelé qu'elle reste «l'objectif stratégique de l'Ukraine», ajoutant qu'aujourd'hui, «Kiev est monté à un niveau de coopération sans précédent et plus que jamais rapproché avec les pays de l'OTAN».

Concernant les projets d'une nouvelle mobilisation et d'une loi martiale en Ukraine, Porochenko n'a pas écarté l'hypothèse de leurs applications tout en rejetant la responsabilité de ces mesures impopulaires sur la Russie  "Personnellement, je ne veux pas non plus la mobilisation ou la loi martiale (...) mais la réponse définitive à cette question dépend de Moscou".
 
Dans ses discours, Porochenko reste fidèle à ses mentors  du parti de la guerre étasunien comme le sénateur Mac Cain

Porochenko rejette les accords de Minsk 

Mais l'un des sujets le plus intéressants abordés ce matin par Porochenko est certainement sa position politique par rapports aux accords de Minsk. N'ayant pas peur des incohérences, le pantin kiévien tout en déclarant défendre les accords de Minsk précise que l'Ukraine  «ne cédera aucune position de principe» confirme ici son intention de poursuivre le blocage des négociations et de saboter le processus de paix notamment sur les points suivants :
  • Porochenko refuse d'apporter des modifications à la Constitution de l'Ukraine, qui concernaient l'approbation d'un projet de loi sur la décentralisation de certaines régions, et un statut spécial pour celles de Donetsk et Lugansk. 
  • Poursuivant sur le sujet, le Président ukrainien a rejeté également le projet de loi sur les élections locales dans le Donbass et "toute autre démarche stratégique”
Or, les élections locales comme l'étude d'un statut spécial font partie des bases des négociations engagées à Minsk. Il s'agit donc ici de la part de l'Ukraine qui est pourtant officiellement garante de leur application d'un rejet pur et simple des accords qu'elle a signé !
La prochaine réunion du Format Normandie, annoncée lors du G20 risque donc d'être difficile et de ressembler à un dialogue de sourds entre ceux qui ne partagent pas les mêmes objectifs et celui qui ne veut rien entendre !

En attendant, sur le secteur de l'aéroport où je suis, vers 11h00, les soudards ukropithèques ont à leur manière salué le discours de leur président en bombardant le secteur de Volvo Center.


Une guerre pour faire oublier ses échecs, se victimiser et forcer l'aide occidentale.

Complètement possédé par son hystérique russophobie le filleul de Mac Cain and Co a terminé son délire en précisant «Notre objectif, pour renforcer la capacité de défense de l'Ukraine est d'optimiser la coopération militaro-technique, d'aider le transfert de technologie militaire nous fournissant des armes meurtrières, au moins dans le cas d'une invasion à grande échelle par la Russie, que nous ne pouvons pas exclure et à laquelle nous nous sommes engagés à être prêt à tout moment».

Malgré sa défaite inévitable, la guerre dans laquelle Porochenko cherchera à tout prix à entraîner la Russie n'est ici qu'un moyen pour faire porter à cette dernière la responsabilité de son échec lamentable et de l'effondrement total d'une Ukraine disloquée. Pour réussir son coup et espérer un sursis, l'Ukraine a aussi besoin du soutien des occidentaux. Mais les amarres lancées dans l'hystérie enthousiaste du Maïdan commencent à fatiguer sérieusement y compris au niveau des investisseurs les plus affamés. 

Aussi pour ne pas risquer de revivre, soit le scénario géorgien (ou Sakaachvili s'était finalement retrouvé seul après son attaque contre les forces Russes) soit le scénario du Maïdan (coup d'état par les radicaux nationalistes) 

Arrivé à la phase finale de son effondrement l'Ukraine de Porochenko n'a donc plus que l'automne pour pouvoir prolonger son agonie en jouant la carte de la guerre. A condition que la Russie et surtout les occidentaux entrent dans la danse...

Aussi faut-il se méfier des scénarios les plus fous à l'image de l'attaque chimique de La Goutha en Syrie ce false flag qui allait provoquer l'escalade du conflit et accroître l'engagement des occidentaux, car le pouvoir Kiev aujourd'hui n'a jamais éta aussi dangereux car il n'a bientôt plus rien à perdre !


Une guerre qui revient lentement mais sûrement de sa pause 

 

Sur le front, les violations du cessez le feu se font chaque jour de plus en plus importantes : 4, 7, 10, 37 et maintenant 50 tirs qui ont été enregistrés hier sur la République de Donetsk. Les obus prohibés (calibre supérieur à 100 mm) ont également fait leur retour.

Par ailleurs, les forces ukrainiennes continuent leur approche des positions républicaines, alimentent leurs stocks logistiques, et invitent des journalistes étasuniens sur le front pour "observer les violations du cessez le feu par les séparatistes" (!) 
 
Il faut donc s'attendre dans les prochains jours à de nouvelles provocations importantes de la part de Kiev, voire des opérations de type "false flag" organisées sur la ligne de front, du côté ukrainien.

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 
Le SITREP hebdomadaire de Christelle Néant de l'agence DONi news.

https://www.youtube.com/watch?v=Uhzbu4D3pBk&feature=youtu.be

Plan de la première vidéo :

00'25" : Situation cartographiée de la ligne de front au Nord de Donetsk
10'20" : Bilan statistique des bombardements
19'45" : A propos d'une éventuelle intervention militaire russe
21'50" : Entrainement des unités blindées républicaines
22'30" : Terrorisme de Kiev, attentat à Lugansk
23'30" : Sécurité civile à Donetsk
24'50" : Tortures et prisons secrètes en Ukraine
26'10" : Ingérence étasunienne en Ukraine
29'00" : Collaboration et propagande mensongères occidentales
29'40" : Crimes et procès du bataillon Tornado

https://www.youtube.com/watch?v=0HGP0RxJhPw&feature=youtu.be


Plan de la deuxième vidéo :

00'05" : Crimes et procès du bataillon Tornado et propagande occidentales (suite)
04'30" : Le consulat représentatif de la DNR à Ostrava et les réactions de Kiev
05'45" : Situation économique à Kiev, déflation et paupérisation de la population
07'20" : La fuite en avant victimaire et belliciste de Kiev
09'20" : Le projet d'autodéfense de la population
10'30" : Les aides structurelles et humanitaires de la Russie en Crimée et Donbass
12'00" : L'effondrement inévitable et nécessaire de l'Ukraine et son morcellement
16'10" : Le risque d'un Maïdan 3
18'00" : Néo-nazisme et sionisme
20'20" : L'option diplomatique a défendre jusqu'au bout pour éviter les pertes d'une guerre
25'25" : Actualités de l'agence DONi news, circuit de découverte du Donbass
26'30" : Divers - Les rencontres pendant le G20 - Le rapprochement entre Chine et Russie
30'15" : Conclusion

Publié par Erwan Castel à 9/06/2016

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Que sont ces "regains de tension" en Ukraine?

3 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN.

Que sont ces "regains de tension" en Ukraine?

Le mois dernier nous avions droit dans nos journaux à quelques évocations à caractère moqueur quant à une opération terroriste en Crimée qui aurait été "inventée". Une opération qui aurait été un prétexte pour que "la Russie attise des tensions avec l'Ukraine". Ecoutons comment Victoria Shilova (leader d'un parti ukrainien et du mouvement "anti-guerre") interprète cet événement ainsi que la façon dont il a été traité dans le contexte général, pour en venir ensuite à un constat décapant sur la situation en Ukraine. Pas de langue de bois, on ressent bien l'exaspération de V.Shilova!

Liens utiles pour justifications des faits relatés:
* A propos d'Eugène Panov, ce "touriste innocent capturé" selon Kiev et certains médias européens. Pourtant: http://theukrainians.org/mm-enerhodar/
* Rencontre G20 le 4-5 septembre : http://www.bloomberg.com/news/article... et: http://www.bloomberg.com/news/article...

Les "exploits" des bataillons de volontaires pro-Kiev, et leur état d'esprit:
(Dont les personnes citées dans la présente vidéo)
http://www.youtube.com/watch?v=iP3DaG...
http://www.youtube.com/watch?v=EvvknC...
http://www.youtube.com/watch?v=__t_Le...
http://www.youtube.com/watch?v=IdzBfD...
http://www.youtube.com/watch?v=9UadIl...
http://www.youtube.com/watch?v=3RU8jf...

Les fameuses "invasions russes":
http://www.youtube.com/watch?v=w4gT7R...
http://www.youtube.com/watch?v=iuoSPm...
http://www.youtube.com/watch?v=Lq1WaR...
http://www.youtube.com/watch?v=wHscBg...
http://www.youtube.com/watch?v=RD_Jq2...
http://www.youtube.com/watch?v=0dXUcd...

Allusion à l'affaire du MH17:
http://www.youtube.com/watch?v=4z5QJ4...

Les médias qui tuent:
http://www.youtube.com/watch?v=fhrFZP...

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Quand l'armée ukrainienne profite du cessez le feu pour préparer son offensive avec ses mentors US

2 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme

Reculer pour mieux sauter

Quand l'armée ukrainienne profite du cessez le feu  pour préparer son offensive avec ses mentors US

 
 
Une délégation de l'Etat Major emmenée par le lieutenant général US Frederick Benjamin "Ben" Hodges est venue à Mariupol
Quelques jours avant que le Président ukrainien, "Piètre" Porochenko, vienne en état d'ébriété vociférer à Mariupol devant un parterre de collabos amusés, une visite plus discrète et pourtant beaucoup plus importante a été réalisée dans cette même ville située sur le front Sud du Donbass par Le lieutenant-général Frederick Benjamin "Ben" Hodges, Commandant en chef des armées étasuniennes en Europe. 
 
Ce 28 août, lors de ce qu'il convient d'appeler une tournée d'inspection, le Généralissime US en Europe, visitant le groupe opérationnel tactique "Mariupol a prononcé des discours lourds de signification : "Quand nous nous souvenons de nos camarades morts et de blessés, nous comprenons que nous devons nous préparer pour l'exécution des tâches officielles plus efficaces et répondre sérieusement aux demandes pour préparer les jeunes soldats, qui sont l'avenir de l'armée. Par conséquent, les forces américaines continueront à fournir une assistance à l'armée ukrainienne"
 
Cette coopération entre les forces américaines et l'armée de Kiev a commencé avec un programme de modernisation et de formation des unités ukrainiennes restées dans des concepts désuets datant des années 70-80. Ces programmes de formation encadrés par des unités étasuniennes de canadiennes se déroulent officiellement à Yavoriv dans la région de Lviv (Ouest de l'Ukraine) où un "Centre de sécurité internationale et de maintien de la paix" a été créé. Le premier bataillon ukrainien vient d'ailleurs d'y achever sa formation...
 
Ces actions faites dans le cadre de l'OTAN qui a nommé l'Ukraine "pays allié non intégré" sont complétées par des fournitures d'équipements et de matériels militaires de plus en plus importantes, ainsi que d'exercices et manœuvres "interalliées" auxquelles participent les forces ukrainiennes et dont beaucoup se déroulent sur leur territoire. 
 
Lorsqu'on observe l'évolution des coopérations entre l'armée américaine et des pays ou des structures "alliées" (je pense à l'Irak, ou aux djihadistes en Syrie) on sait que les GI's de l'Oncle Sam ne se limitent pas à jouer les professeurs dans des écoles militaires et à fournir des radios et des médicaments à leurs élèves... D'ailleurs un lot de drones de combat américains destinés à guider les tirs d'artillerie est arrivé par avion sur l'aéroport de Kramatorsk au Nord Ouest de Donetsk.
 
Pour finir avec cette inspection du patron des forces étasuniennes en Europe à Mariupol, imaginez un court instant le concert d'aboiements que les merdias occidentaux nous auraient gratifié si un général russe (et même un simple caporal) était venu à Donetsk ou Lugansk visiter des unités républicaines déployées sur le front. Or ici cette visite étasunienne sur le front qui est autant une inspection qu'une provocation, passe inaperçue, pour ne pas dire normale aux yeux des journalopes qui hurlent à longueur à l'invasion russe dans le Donbass...
 
Une veillée d'armes entre fleurs et obus

Sans vouloir jouer les Cassandre, et briser les espoirs de paix que devrait normalement générer ce nouveau cessez le feu engagé à partir du 1er septembre à minuit, force est de constater que sur le front si le fracas des canons a effectivement diminué, en revanche le grondement des chenilles, lui, ne cesse de se rapprocher des lignes de défense républicaines.

Pendant la soirée, un nouveau civil du village d'Aleksandrovka (au Sud-Ouest de Donetsk) a été victime d'un tir de sniper ukrainien embusqué à Marinka qui l'a. sérieusement blessé à l'épaule .

Mais c'est dans la nuit du 1er au 2 septembre à 00h15, que le cessez le feu a été le plus violé, quand des combats ont éclaté dans le secteur Nord de Donetsk suite à des tirs ukrainiens engagés contre les positions républicaines de Spartak et Yasinovataya, avec des véhicules blindés, des Lances Grenades Automatiques et des armes d'infanterie. 

Ces accrochages ont confirmé le renforcement important du dispositif d'assaut ukrainien et son déploiement au plus près des lignes républicaines de ce secteur vital pour la défense du Donbass 
 
Devant le carrefour stratégique de Yasinovataya, les forces ukrainiennes continuent, malgré le cessez le feu en vigueur de réaliser une pression offensive sur les positions républicaines et de déployer de plus en plus d'unités d'assaut et de bombardement dans la zone d'Avdeevka
Ici le secteur très tendu de la zone industrielle située entre Avdeevka (en haut de la photo) et Yasinovataya (en bas). En bleu la ligne de front ukrainienne, en rouge, la ligne de front républicaine
Point positif, dans cette atmosphère de veillée d'armes au calme trompeur d'un œil de cyclone, la rentrée scolaire des enfants du Donbass a pu se dérouler ce 1er septembre dans la quiétude, et des milliers d'enfants, bouquets de fleurs traditionnels à la main ont pu retrouver leurs enseignants pour apprendre à construire un monde meilleur bâti sur la paix et la fraternité.

La veille, les familles s'étaient rassemblées par milliers sur la place centrale de Donetsk pour rendre hommage à leurs enfants tués par les soudards ukrainiens et porter au monde un message de Foi et d'espérance...

 
 

Pendant ce temps là, à Odessa, ville russe occupée par l'armée ukrainienne, les parents ont été obligés de donner de l'argent pour l' "Opération Spéciale anti-terroriste" dans le Donbass au lieu du traditionnel bouquet de fleurs... 

Chacun ses priorités, pour les uns la guerre, pour les autres la fraternité !

 
Dans le Donbass, les enfants ont pu retrouver le chemin de l'école sans regarder le ciel avec inquiétude, mais pour combien de temps ?
En attendant, de part et d'autres du front, chacun multiplie chaque jour les alertes criant "au loup" comme le berger d'Esope, et j'ai conscience de faire partie de ces pessimistes (en espérant secrètement me tromper) mais tout, sur le terrain diplomatique comme militaire, laisse a penser que le front du Donbass est au bord d'une nouvelle éruption...

Car si les canons ont diminué leurs aboiements meurtriers, en revanche ils sont toujours là et de plus en plus nombreux, rapprochant chaque jour leurs gueules noires et béantes des positions républicaines.

Et si d'un côté nous avons les enfants du Donbass, fleurs à la main, qui portent des espoirs de paix dans leurs écoles, de l'autre c'est un général US, la haine aux lèvres, qui visite le front de Mariupol chargé de promesses de guerre...


Ce cessez le feu ressemble plutôt à l'oeil d'un cyclone grandissant !

Voilà pourquoi, contrairement à la fable d'Esope où à la "drôle de guerre" de 1940, il ne faut pas s'endormir dans nos tranchées de combats et laisser s'émousser par les vagues d'alertes répétées nos sens réactifs car, provoquée volontairement ou exploitée circonstanciellement par l'ennemi, cette attention prolongée sur les remparts présente toujours le risque d'user les sens et fatiguer les muscles des défenseurs de la cité.

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
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