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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #le nazisme tag

Un format Normandie au point mort. Porochenko, l'incendiaire de Minsk par Erwan Castel.

6 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

mardi 6 septembre 2016

Porochenko, l'incendiaire de Minsk

               Un format Normandie au point mort

  
 
Au G20, la situation ukrainienne a été évoquée entre la Russie, la France et l'Allemagne 
Lors du 11ème sommet du G20, la Syrie et l'Ukraine ont été au coeur des débats. Concernant le conflit du Donbass, les Présidents russe, étasunien, français et allemand se sont rencontrés pour évoquer l'escalade observée au cours des dernières semaines et l'évolution du processus de paix engagé à Minsk.
 
Le Président français évoquant le traitement de ce dossier avec Vladimir Poutine a rappeler "la nécessité de poursuivre le processus de Minsk, régler les points de blocage actuels, notamment la mise en oeuvre du statut spécial, la situation sécuritaire et l'absence de confiance entre les parties" en se gardant toutefois de rappeler que l'échec actuel des accords est imputable à l'attitude de Kiev qui refuse le dialogue et multiplie les provocations meurtrières, tant en Crimée que dans le Donbass.
En conclusion, Hollande a précisé qu'une nouvelle réunion du format Normandie allait être organisée dans les prochaines semaines.
Peu après Sa collègue allemande Merkel publiait une annonce similaire.


Minsk 2, un pis aller en attendant l'effondrement de l'Ukraine

Nous voyons ici beaucoup de partenaires de la Russie aux Etats Unis, qui s'accrochent aux imparfaits accords de Minsk et pourtant si difficiles à mettre en oeuvre  comme à un radeau sur l'océan de la guerre. Et pourtant leurs motivations ne sont pas les mêmes bien au contraire :

Les USA, veulent gagner du temps, pris au piège par le calendrier des élections présidentielles étasuniennes, par l'évolution du conflit syrien, le changement de cap de la Turquie ou l'aggravation des tensions en Mer de Chine... Si leur objectif final est de défaire et soumettre la puissance russe, une confrontation immédiate n'est ni opportune et serait hasardeuse. La perspective d'une nouvelle guerre mondiale en Europe n'effraie pas plus que cela les USA qui sauront quelle que soit son issue, en profiter comme à chaque fois pour redresser leur économie moribonde et soumettre un peu plus les pays européens affaiblis par la guerre. Mais Washington doit d'abord gérer d'autres incendies, allumés par eux mais dont ils ne contrôlent plus les évolutions soumises aux vents changeants des alliances géopolitiques.

La Russie, dans sa tradition historique privilégiant toujours la diplomatie aux armes tout en se préparant à cette ultime option n'a pas de prétention territoriale en Ukraine. Moscou une fois la réparation historique de la Crimée réalisée (par référendum) cherche plutôt a retrouver à ses frontières une Ukraine indépendante, libre du choix de ses partenaires économiques et surtout neutre de toute alliance militaire avec l'un des 2 blocs de cette guerre froide ressuscitée. L'Ukraine est un fruit pourri par le vers du Maïdan et Moscou sait que le temps joue en sa faveur et que le régime de Kiev va s'effondrer tout seul sur lui même.

L'Union Européenne quant à elle, confrontée à ses multiples crises systémiques (économiques, politiques, migratoires, sociales etc...), elle sait qu'en cas de confrontation militaire entre Kiev et Moscou, l'Europe sera comme lors du 2ème conflit Mondial, la grande perdante de cette tectonique géo-stratégique et ce, quelle que soit l'évolution du conflit car, soit il est circoncrit à l'Ukraine et dans ce cas l'occupation occidentale du Maïdan cessera avec la défaite immédiate de Kiev, soit il va s'étendre à l'Europe qui en devenant un nouveau champ de bataille va accélérer son effondrement définitif. Les européens ici, avec des motivations différentes s'alignent comme des esclaves derrière leurs maître étasunien.

Les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk, même si elles ne sont pas invitées à la table des négociations (et c'est là un des principaux défauts de ces négociations que de refuser l'un des 2 belligérants) interviennent indirectement pour que soient respectés au mieux les accords de Minsk. En effet, les forces républicaines limitent leurs "violations" du cessez le feu à des ripostes légitimes sur des objectifs militaires ukrainiens identifiés et responsables des premiers tirs. Pour appuyer une résolution pacifique au conflit, les autorités des 2 Républiques ont même proposé des rencontres avec celles de Kiev pour ouvrir des négociations directes.

 
Le Président insignifiant d'une Ukraine médiocre...

Reste l'Ukraine, cette marionnette étasunienne qui comme ses sœurs djihadistes de Syrie commence a échapper au contrôle de son créateur.

Alors qu'en août 2014, quand les USA et l'Union Européenne fondaient sur lui leurs ambitions politiques et surtout financières, le Président Porochenko avait été invité a rencontrer le Président Russe Vladimir Poutine, 2 ans plus tard, le sort de l'Ukraine est débattu à huis clos entre la Russie, les USA, l'Allemagne et la France, tandis que le représentant ukrainien brille (pour une fois !) .. mais par son absence ! Car même si l'Ukraine ne fait pas partie du G20 elle aurait pu y être invitée au même titre que la demi-douzaine de pays africains et asiatiques, d'autant plus que la crise et la guerre qui font rage dans ce pays étaient au coeur de nombreuses réunions...

Cela montre bien deux choses : 
  • Que l'importance de l'Ukraine ne se réduit aujourd'hui qu'au décor stratégique qu'elle représente et dans lequel s'affrontent par procuration les Etats-Unis et la Russie et que son avis est optionnel.
  • Que le Président Porochenko est devenu un fantoche ingérable, tirant sur sa laisse en permanence incapable d'obéir à son maître et de se faire obéir par ses factions nationalistes radicales.
En fait, même si l'Ukraine continue a être une proie pour la ploutocratie mondialiste, les occidentaux, depuis plus d'un an prennent de plus en plus de distance avec le pouvoir actuel de plus en plus infréquentable et ingérable, et tous attendent certainement (avec autant d'espoirs que d'inquiétudes) un changement de régime devenu inévitable, pour poursuive leur stratégie dans la région... 

 
Quant à Moscou, depuis l'opération terroriste ukrainienne tentée en Crimée, le Président Vladimir Poutine ne considère plus Porochenko comme un interlocuteur fiable et légitime.

 
... qui poursuit un cap vers la guerre totale

Tandis que les chefs d'Etats occidentaux, comprenant que la Russie ne reculera plus d'un mètre devant leur hégémonie militaro-industrielle, cherchent a mettre en oeuvre les accords de Minsk pour au moins conserver le territoire restant de l'Ukraine dans leur giron, le satrape de Kiev, continue quant à lui sa progression sur le chemin de la guerre, certainement encouragé par les faucons de guerre étasuniens qui dans les coulisses du pouvoir médiatique étasunien influencent la Maison Blanche et alimentent les caisses de Wall Street.

Nous avons signalé lors dans les précédents articles (Voir ICI, et ICI par exemple ) que sur le terrain militaire, malgré une trêve relativement respectée (au moins pour les bombardements aux armes lourdes) l'Etat Major ukrainien poursuivait son renforcement du front et la préparation à une prochaine offensive majeure.

Sur le plan politique, Porochenko ne loupe pas une seule occasion pour persister et signer sa stratégie belliciste à l'encontre des Républiques de Donetsk et Lugansk et de la Russie.
Ainsi après ses invectives guerrières chargées de vodka lancées à Mariupol fin août, le Président Ukrainien lors d'un discours à la Verkhona Rada (où il ne semble pas avoir encore dessoûlé) ce 6 septembre matin a menacé à nouveau le Donbass :
 
«le Retour du Donbass sera difficile et douloureux, 
mais l'armée ukrainienne est prête à défendre l'Ukraine de l'agression russe»
 
Lors de ces rodomontades arrogantes, destinées autant à rassurer les partisans de la guerre qui continuent à le menacer d'un "3ème Maïdan" que provoquer à nouveau la Russie et le Donbass, le "Piètre" Porochenko a continué a jeter de l'huile sur le feu de la guerre : 


Quant à l'OTAN, même si l'adhésion de l'Ukraine à l'Organisation militaire étasunienne n'est pas officiellement à l'ordre du jour, Porochenko a rappelé qu'elle reste «l'objectif stratégique de l'Ukraine», ajoutant qu'aujourd'hui, «Kiev est monté à un niveau de coopération sans précédent et plus que jamais rapproché avec les pays de l'OTAN».

Concernant les projets d'une nouvelle mobilisation et d'une loi martiale en Ukraine, Porochenko n'a pas écarté l'hypothèse de leurs applications tout en rejetant la responsabilité de ces mesures impopulaires sur la Russie  "Personnellement, je ne veux pas non plus la mobilisation ou la loi martiale (...) mais la réponse définitive à cette question dépend de Moscou".
 
Dans ses discours, Porochenko reste fidèle à ses mentors  du parti de la guerre étasunien comme le sénateur Mac Cain

Porochenko rejette les accords de Minsk 

Mais l'un des sujets le plus intéressants abordés ce matin par Porochenko est certainement sa position politique par rapports aux accords de Minsk. N'ayant pas peur des incohérences, le pantin kiévien tout en déclarant défendre les accords de Minsk précise que l'Ukraine  «ne cédera aucune position de principe» confirme ici son intention de poursuivre le blocage des négociations et de saboter le processus de paix notamment sur les points suivants :
  • Porochenko refuse d'apporter des modifications à la Constitution de l'Ukraine, qui concernaient l'approbation d'un projet de loi sur la décentralisation de certaines régions, et un statut spécial pour celles de Donetsk et Lugansk. 
  • Poursuivant sur le sujet, le Président ukrainien a rejeté également le projet de loi sur les élections locales dans le Donbass et "toute autre démarche stratégique”
Or, les élections locales comme l'étude d'un statut spécial font partie des bases des négociations engagées à Minsk. Il s'agit donc ici de la part de l'Ukraine qui est pourtant officiellement garante de leur application d'un rejet pur et simple des accords qu'elle a signé !
La prochaine réunion du Format Normandie, annoncée lors du G20 risque donc d'être difficile et de ressembler à un dialogue de sourds entre ceux qui ne partagent pas les mêmes objectifs et celui qui ne veut rien entendre !

En attendant, sur le secteur de l'aéroport où je suis, vers 11h00, les soudards ukropithèques ont à leur manière salué le discours de leur président en bombardant le secteur de Volvo Center.


Une guerre pour faire oublier ses échecs, se victimiser et forcer l'aide occidentale.

Complètement possédé par son hystérique russophobie le filleul de Mac Cain and Co a terminé son délire en précisant «Notre objectif, pour renforcer la capacité de défense de l'Ukraine est d'optimiser la coopération militaro-technique, d'aider le transfert de technologie militaire nous fournissant des armes meurtrières, au moins dans le cas d'une invasion à grande échelle par la Russie, que nous ne pouvons pas exclure et à laquelle nous nous sommes engagés à être prêt à tout moment».

Malgré sa défaite inévitable, la guerre dans laquelle Porochenko cherchera à tout prix à entraîner la Russie n'est ici qu'un moyen pour faire porter à cette dernière la responsabilité de son échec lamentable et de l'effondrement total d'une Ukraine disloquée. Pour réussir son coup et espérer un sursis, l'Ukraine a aussi besoin du soutien des occidentaux. Mais les amarres lancées dans l'hystérie enthousiaste du Maïdan commencent à fatiguer sérieusement y compris au niveau des investisseurs les plus affamés. 

Aussi pour ne pas risquer de revivre, soit le scénario géorgien (ou Sakaachvili s'était finalement retrouvé seul après son attaque contre les forces Russes) soit le scénario du Maïdan (coup d'état par les radicaux nationalistes) 

Arrivé à la phase finale de son effondrement l'Ukraine de Porochenko n'a donc plus que l'automne pour pouvoir prolonger son agonie en jouant la carte de la guerre. A condition que la Russie et surtout les occidentaux entrent dans la danse...

Aussi faut-il se méfier des scénarios les plus fous à l'image de l'attaque chimique de La Goutha en Syrie ce false flag qui allait provoquer l'escalade du conflit et accroître l'engagement des occidentaux, car le pouvoir Kiev aujourd'hui n'a jamais éta aussi dangereux car il n'a bientôt plus rien à perdre !


Une guerre qui revient lentement mais sûrement de sa pause 

 

Sur le front, les violations du cessez le feu se font chaque jour de plus en plus importantes : 4, 7, 10, 37 et maintenant 50 tirs qui ont été enregistrés hier sur la République de Donetsk. Les obus prohibés (calibre supérieur à 100 mm) ont également fait leur retour.

Par ailleurs, les forces ukrainiennes continuent leur approche des positions républicaines, alimentent leurs stocks logistiques, et invitent des journalistes étasuniens sur le front pour "observer les violations du cessez le feu par les séparatistes" (!) 
 
Il faut donc s'attendre dans les prochains jours à de nouvelles provocations importantes de la part de Kiev, voire des opérations de type "false flag" organisées sur la ligne de front, du côté ukrainien.

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 
Le SITREP hebdomadaire de Christelle Néant de l'agence DONi news.

https://www.youtube.com/watch?v=Uhzbu4D3pBk&feature=youtu.be

Plan de la première vidéo :

00'25" : Situation cartographiée de la ligne de front au Nord de Donetsk
10'20" : Bilan statistique des bombardements
19'45" : A propos d'une éventuelle intervention militaire russe
21'50" : Entrainement des unités blindées républicaines
22'30" : Terrorisme de Kiev, attentat à Lugansk
23'30" : Sécurité civile à Donetsk
24'50" : Tortures et prisons secrètes en Ukraine
26'10" : Ingérence étasunienne en Ukraine
29'00" : Collaboration et propagande mensongères occidentales
29'40" : Crimes et procès du bataillon Tornado

https://www.youtube.com/watch?v=0HGP0RxJhPw&feature=youtu.be


Plan de la deuxième vidéo :

00'05" : Crimes et procès du bataillon Tornado et propagande occidentales (suite)
04'30" : Le consulat représentatif de la DNR à Ostrava et les réactions de Kiev
05'45" : Situation économique à Kiev, déflation et paupérisation de la population
07'20" : La fuite en avant victimaire et belliciste de Kiev
09'20" : Le projet d'autodéfense de la population
10'30" : Les aides structurelles et humanitaires de la Russie en Crimée et Donbass
12'00" : L'effondrement inévitable et nécessaire de l'Ukraine et son morcellement
16'10" : Le risque d'un Maïdan 3
18'00" : Néo-nazisme et sionisme
20'20" : L'option diplomatique a défendre jusqu'au bout pour éviter les pertes d'une guerre
25'25" : Actualités de l'agence DONi news, circuit de découverte du Donbass
26'30" : Divers - Les rencontres pendant le G20 - Le rapprochement entre Chine et Russie
30'15" : Conclusion

Publié par Erwan Castel à 9/06/2016

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Que sont ces "regains de tension" en Ukraine?

3 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN.

Que sont ces "regains de tension" en Ukraine?

Le mois dernier nous avions droit dans nos journaux à quelques évocations à caractère moqueur quant à une opération terroriste en Crimée qui aurait été "inventée". Une opération qui aurait été un prétexte pour que "la Russie attise des tensions avec l'Ukraine". Ecoutons comment Victoria Shilova (leader d'un parti ukrainien et du mouvement "anti-guerre") interprète cet événement ainsi que la façon dont il a été traité dans le contexte général, pour en venir ensuite à un constat décapant sur la situation en Ukraine. Pas de langue de bois, on ressent bien l'exaspération de V.Shilova!

Liens utiles pour justifications des faits relatés:
* A propos d'Eugène Panov, ce "touriste innocent capturé" selon Kiev et certains médias européens. Pourtant: http://theukrainians.org/mm-enerhodar/
* Rencontre G20 le 4-5 septembre : http://www.bloomberg.com/news/article... et: http://www.bloomberg.com/news/article...

Les "exploits" des bataillons de volontaires pro-Kiev, et leur état d'esprit:
(Dont les personnes citées dans la présente vidéo)
http://www.youtube.com/watch?v=iP3DaG...
http://www.youtube.com/watch?v=EvvknC...
http://www.youtube.com/watch?v=__t_Le...
http://www.youtube.com/watch?v=IdzBfD...
http://www.youtube.com/watch?v=9UadIl...
http://www.youtube.com/watch?v=3RU8jf...

Les fameuses "invasions russes":
http://www.youtube.com/watch?v=w4gT7R...
http://www.youtube.com/watch?v=iuoSPm...
http://www.youtube.com/watch?v=Lq1WaR...
http://www.youtube.com/watch?v=wHscBg...
http://www.youtube.com/watch?v=RD_Jq2...
http://www.youtube.com/watch?v=0dXUcd...

Allusion à l'affaire du MH17:
http://www.youtube.com/watch?v=4z5QJ4...

Les médias qui tuent:
http://www.youtube.com/watch?v=fhrFZP...

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Quand l'armée ukrainienne profite du cessez le feu pour préparer son offensive avec ses mentors US

2 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme

Reculer pour mieux sauter

Quand l'armée ukrainienne profite du cessez le feu  pour préparer son offensive avec ses mentors US

 
 
Une délégation de l'Etat Major emmenée par le lieutenant général US Frederick Benjamin "Ben" Hodges est venue à Mariupol
Quelques jours avant que le Président ukrainien, "Piètre" Porochenko, vienne en état d'ébriété vociférer à Mariupol devant un parterre de collabos amusés, une visite plus discrète et pourtant beaucoup plus importante a été réalisée dans cette même ville située sur le front Sud du Donbass par Le lieutenant-général Frederick Benjamin "Ben" Hodges, Commandant en chef des armées étasuniennes en Europe. 
 
Ce 28 août, lors de ce qu'il convient d'appeler une tournée d'inspection, le Généralissime US en Europe, visitant le groupe opérationnel tactique "Mariupol a prononcé des discours lourds de signification : "Quand nous nous souvenons de nos camarades morts et de blessés, nous comprenons que nous devons nous préparer pour l'exécution des tâches officielles plus efficaces et répondre sérieusement aux demandes pour préparer les jeunes soldats, qui sont l'avenir de l'armée. Par conséquent, les forces américaines continueront à fournir une assistance à l'armée ukrainienne"
 
Cette coopération entre les forces américaines et l'armée de Kiev a commencé avec un programme de modernisation et de formation des unités ukrainiennes restées dans des concepts désuets datant des années 70-80. Ces programmes de formation encadrés par des unités étasuniennes de canadiennes se déroulent officiellement à Yavoriv dans la région de Lviv (Ouest de l'Ukraine) où un "Centre de sécurité internationale et de maintien de la paix" a été créé. Le premier bataillon ukrainien vient d'ailleurs d'y achever sa formation...
 
Ces actions faites dans le cadre de l'OTAN qui a nommé l'Ukraine "pays allié non intégré" sont complétées par des fournitures d'équipements et de matériels militaires de plus en plus importantes, ainsi que d'exercices et manœuvres "interalliées" auxquelles participent les forces ukrainiennes et dont beaucoup se déroulent sur leur territoire. 
 
Lorsqu'on observe l'évolution des coopérations entre l'armée américaine et des pays ou des structures "alliées" (je pense à l'Irak, ou aux djihadistes en Syrie) on sait que les GI's de l'Oncle Sam ne se limitent pas à jouer les professeurs dans des écoles militaires et à fournir des radios et des médicaments à leurs élèves... D'ailleurs un lot de drones de combat américains destinés à guider les tirs d'artillerie est arrivé par avion sur l'aéroport de Kramatorsk au Nord Ouest de Donetsk.
 
Pour finir avec cette inspection du patron des forces étasuniennes en Europe à Mariupol, imaginez un court instant le concert d'aboiements que les merdias occidentaux nous auraient gratifié si un général russe (et même un simple caporal) était venu à Donetsk ou Lugansk visiter des unités républicaines déployées sur le front. Or ici cette visite étasunienne sur le front qui est autant une inspection qu'une provocation, passe inaperçue, pour ne pas dire normale aux yeux des journalopes qui hurlent à longueur à l'invasion russe dans le Donbass...
 
Une veillée d'armes entre fleurs et obus

Sans vouloir jouer les Cassandre, et briser les espoirs de paix que devrait normalement générer ce nouveau cessez le feu engagé à partir du 1er septembre à minuit, force est de constater que sur le front si le fracas des canons a effectivement diminué, en revanche le grondement des chenilles, lui, ne cesse de se rapprocher des lignes de défense républicaines.

Pendant la soirée, un nouveau civil du village d'Aleksandrovka (au Sud-Ouest de Donetsk) a été victime d'un tir de sniper ukrainien embusqué à Marinka qui l'a. sérieusement blessé à l'épaule .

Mais c'est dans la nuit du 1er au 2 septembre à 00h15, que le cessez le feu a été le plus violé, quand des combats ont éclaté dans le secteur Nord de Donetsk suite à des tirs ukrainiens engagés contre les positions républicaines de Spartak et Yasinovataya, avec des véhicules blindés, des Lances Grenades Automatiques et des armes d'infanterie. 

Ces accrochages ont confirmé le renforcement important du dispositif d'assaut ukrainien et son déploiement au plus près des lignes républicaines de ce secteur vital pour la défense du Donbass 
 
Devant le carrefour stratégique de Yasinovataya, les forces ukrainiennes continuent, malgré le cessez le feu en vigueur de réaliser une pression offensive sur les positions républicaines et de déployer de plus en plus d'unités d'assaut et de bombardement dans la zone d'Avdeevka
Ici le secteur très tendu de la zone industrielle située entre Avdeevka (en haut de la photo) et Yasinovataya (en bas). En bleu la ligne de front ukrainienne, en rouge, la ligne de front républicaine
Point positif, dans cette atmosphère de veillée d'armes au calme trompeur d'un œil de cyclone, la rentrée scolaire des enfants du Donbass a pu se dérouler ce 1er septembre dans la quiétude, et des milliers d'enfants, bouquets de fleurs traditionnels à la main ont pu retrouver leurs enseignants pour apprendre à construire un monde meilleur bâti sur la paix et la fraternité.

La veille, les familles s'étaient rassemblées par milliers sur la place centrale de Donetsk pour rendre hommage à leurs enfants tués par les soudards ukrainiens et porter au monde un message de Foi et d'espérance...

 
 

Pendant ce temps là, à Odessa, ville russe occupée par l'armée ukrainienne, les parents ont été obligés de donner de l'argent pour l' "Opération Spéciale anti-terroriste" dans le Donbass au lieu du traditionnel bouquet de fleurs... 

Chacun ses priorités, pour les uns la guerre, pour les autres la fraternité !

 
Dans le Donbass, les enfants ont pu retrouver le chemin de l'école sans regarder le ciel avec inquiétude, mais pour combien de temps ?
En attendant, de part et d'autres du front, chacun multiplie chaque jour les alertes criant "au loup" comme le berger d'Esope, et j'ai conscience de faire partie de ces pessimistes (en espérant secrètement me tromper) mais tout, sur le terrain diplomatique comme militaire, laisse a penser que le front du Donbass est au bord d'une nouvelle éruption...

Car si les canons ont diminué leurs aboiements meurtriers, en revanche ils sont toujours là et de plus en plus nombreux, rapprochant chaque jour leurs gueules noires et béantes des positions républicaines.

Et si d'un côté nous avons les enfants du Donbass, fleurs à la main, qui portent des espoirs de paix dans leurs écoles, de l'autre c'est un général US, la haine aux lèvres, qui visite le front de Mariupol chargé de promesses de guerre...


Ce cessez le feu ressemble plutôt à l'oeil d'un cyclone grandissant !

Voilà pourquoi, contrairement à la fable d'Esope où à la "drôle de guerre" de 1940, il ne faut pas s'endormir dans nos tranchées de combats et laisser s'émousser par les vagues d'alertes répétées nos sens réactifs car, provoquée volontairement ou exploitée circonstanciellement par l'ennemi, cette attention prolongée sur les remparts présente toujours le risque d'user les sens et fatiguer les muscles des défenseurs de la cité.

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
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Ukraine, deux ans après. Par Guy Mettan

1 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La guerre, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

Ukraine, deux ans après

Par Guy Mettan le 31 août 2016

Deux ans après le début du conflit en Ukraine, le moment est venu de faire un bilan provisoire. La poussière des événements est suffisamment retombée pour qu’on puisse en reconstituer la trame. Peu à peu, grâce aux enquêtes réalisées par des observateurs avisés comme le dénonciateur de l’Irangate et Prix Pulitzer Robert Parry, la vérité commence à se faire jour.

Et comme d’habitude, elle n’est pas très reluisante. La belle histoire de la révolution populaire qui jette à bas un régime honni et corrompu apparaît dans sa réalité crue: ce n’était qu’une fiction, une fable habilement tissée pour tromper un public avide de contes qui finissent bien.
Souvenez-vous du crash du vol MH 17 qui a fait près de 300 morts en juillet 2014 et semé l’effroi dans le monde entier, dont John Kerry déclara qu’il était dû à un missile « probablement russe » et qui servit de prétexte au second train de sanctions économiques contre la Russie.

Deux ans après, toujours aucune preuve malgré les promesses. Les résultats de l’enquête ne sont toujours pas publiés et les Etats-Unis, dont les satellites espions arrivent pourtant à lire les plaques de nos voitures, refusent de livrer leurs images aux enquêteurs alors que le SBU, le service secret ukrainien, multiplie les cajoleries envers les experts occidentaux chargés du dossier.

Souvenez-vous des fameux tirs de la police qui avaient décimé les manifestants « pacifiques » de la place Maidan en février 2014. Ici aussi, on nous a promis une enquête. Toujours sans résultat. Les arbres et le mobilier de rue qui avaient reçu des impacts de balle et auraient permis de repérer l’origine des tirs ont été détruits par le nouveau régime alors que les vidéos montrent que ces tirs visaient aussi bien les manifestants que les policiers qui les combattaient, dans le but de pousser ces derniers à réagir et à tirer sur la foule qui leur faisait face. À l’examen, il ressort que le procureur et les responsables de service de police chargés de l’enquête sont des agents zélés du nouveau pouvoir et d’anciens militants des mouvements d’extrême droite actifs dans le service d’ordre de Maidan. Qui sait que Andriy Paruby, aujourd’hui chef du Conseil de sécurité d’Ukraine et qui paradait comme un grand démocrate devant les télévisions occidentales en sa qualité de chef du « service d’auto-défense » de Maidan, est le cofondateur du parti national-social d’Ukraine qui a donné naissance au parti d’extrême-droite Svoboda en 2004? Et que son organisation de jeunesse, « Patriote ukrainien » est une composante du mouvement paramilitaire Secteur Droit?

De fait, il apparaît désormais que le mouvement de Maidan, loin d’être l’expression démocratique et spontanée d’un peuple en colère, a été encadré, géré et organisé par les leaders des réseaux ultra-nationalistes originaires de l’ouest de l’Ukraine. La plupart de ses membres ont été formés dans les camps de jeunesse d’extrême droite qui ont proliféré dans les années 2000 et transportés par cars jusqu’à Kiev. Les photos et films non censurés des manifestations de Maidan montrent une abondance d’insignes, de symboles et de portraits de nationalistes héritiers des partis qui ont dirigé l’Etat ukrainien mis en place par les nazis. Quant aux références antisémites, encore nombreuses au début du mouvement, elles ont été soigneusement expurgées afin de ne pas braquer les néoconservateurs américains proches d’Israël et les médias occidentaux.

De même, le passé compromettant des nouvelles autorités a été gommé afin de leur redonner une nouvelle virginité. Qui se souvient que le président Porochenko, présenté comme un simple homme d’affaires à succès, a été ministre aussi bien dans le gouvernement corrompu du tandem Yushchenko-Timoshenko que dans celui du président Yanukovitch? Il n’y a décidément pas que Staline qui retouchait les photos…

De fait, la formation idéologique des « héros » de Maidan qui occupent aujourd’hui les postes les plus en vue du gouvernement s’inspire directement des ultra-nationalistes des années 1920-1940 et des collaborateurs du régime ukrainien qui a exterminé les juifs et les Polonais de Volhynie en 1941-1944 – armée insurrectionnelle d’Ukraine (UPA), organisation des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera (OUN-B) – et de théoriciens racistes comme Yaroslav Stetsko, ancien premier ministre de l’Etat ukrainien en 1941 et partisan des « méthodes allemandes de dépopulation juive excluant leur assimilation ».

Les recherches montrent que nombre de ces dirigeants nationalistes ont émigré en Europe et aux Etats-Unis à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qu’ils ont ensuite servi de relais avec les groupes de pression occidentaux jusqu’à leur prise du pouvoir en 2014. On peut citer comme exemples la femme de l’ancien président orange Yushchenko et Nadia Diuk, vice-présidente de National Endowment for Democracy et proche de l’actuelle secrétaire d’Etat américaine Victoria Nuland, celle qui a mis au pouvoir l’ex-premier ministre Iatseniuk après Maidan.

Mais arrêtons-là. Le plus déplaisant de toute cette affaire, ce n’est ni d’avoir été trompé ni qu’on nous ait vendu des manifestants fascisants comme de bons démocrates – après tout chacun peut évoluer – mais que rien n’ait changé dans le pays. Jusqu’à quand supporterons-nous que les oligarques et la corruption continuent à sévir, que l’actuel président renie sa promesse de vendre ses entreprises, que des obus continuent à être tirés sur les populations civiles du Donbass sous prétexte de « provocations rebelles »? Il serait temps que les médias et les dirigeants européens mettent fin à cette stupéfiante hypocrisie.

Guy Mettan | 30/08/2016

Journaliste, homme politique suisse

Source : guymettan.blog.tdg.ch

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Vive le capitalisme... ! Parole d’actionnaire : 372 milliards d’euros de dividendes au 2ème trimestre 2016

31 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #AMERIQUE, #l'horreur économique, #Les transnationales, #Terrorisme, #le nazisme

 

Vive le capitalisme... ! Parole d’actionnaire : 372 milliards d’euros de dividendes au 2ème trimestre 2016

Et non, non, non... détrompez-vous ! Ce n'est pas win-win ! Dans ce bas-monde il y a de gagnants... parce qu’il y a de perdants ! Ces actionnaires et patrons heureux sont l'oligarchie planétaire, la nomenklatura capitaliste, la classe dominante bénéficiant de plus de quarante ans de néolibéralisme rampant, conquérant et triomphant.

Les dividendes des actionnaires dans le monde sont en hausse en 2016. Donnant 372 milliards d’euros pour le deuxième trimestre de cette année (1). Un montant que nous pouvons extrapoler pour trouver une somme annualisée de 1 488 milliards d’euros, pas moins. La société de gestion d’actifs à l’origine de ce calcul trimestriel, Henderson Global Investors, annonce cependant pour toute l’année 2016 une hausse de dividendes de 3,9%, prévoyant seulement 1 180 milliards de dollars usd pour cette année. Retenons le calcul le plus haut pour de comparaisons pédagogiques.

Le montant annualisé des dividendes est plus important que le PIB individuel annuel de chacun de tous les pays du monde (PIB nominal de 2015), outre les dix premiers (2). Donc de tout ce " reste du monde ", soit un total de 187 pays et 20 territoires (3). Ce n’est pas rien. Plus important que le PIB de tous les pays de l’Amérique latine en individuel, outre le Brésil, avec ses 1 772 milliards de dollars (2015). Plus donc que le PIB des deux autres géants de cet ensemble géopolitique qui sont le Mexique, avec 1 144 milliards de dollars, et l’Argentine, avec 585 milliards de dollars.

Mais aussi plus que la somme des trois plus importants PIB de l’Afrique (2015) : le Nigeria avec 490 milliards de dollars, l’Égypte avec 331 milliards de dollars, et l’Afrique du sud avec 313 milliards de dollars, soit 1 134 milliards de dollars usd pour ces trois premières économies africaines. Bien supérieure aussi au PIB annuel de la CEDEAO, ces 15 pays de l’Afrique de l’ouest – avec le Nigeria, ce géant – qui eurent un PIB de 674 milliards de dollars (2015). Et d’ailleurs presque 50 fois le PIB de la Côte d’Ivoire, avec ses 31,2 milliards (2015), le plus "lourd" de tous les PIB de la zone franc CFA (pour rappel, "colonies françaises d’Afrique").

Et ce n’est que la pointe visible de l’iceberg. Entre sous-estimations, cachoteries, camouflages et escamotages. Cela ne tient pas compte de dividendes non versés, des réinvestissements. Ni des capitalisations, boursières. Ni des gains très substantiels d’actionnaires occupant de postes dirigeants dans les sociétés, disposant aussi des biens sociaux, des gains en nature. Ni des "dividendes" occultes, des "actionnaires" tapis dans l’ombre, de la corruption publique et privée, de ceux de l’économie grise et de l’économie noire, criminelle, des mafias diverses, ni de la finance off-shore, de tous ces dividendes invisibilisés et finissant en vastissimes fraudes fiscales – ce crime universel des personnes physiques et "morales" – le sport préféré des riches de notre monde, etc. etc.

Enfin, le bonheur des uns – en dividendes et paillettes, mais suivis parfois de charitable "philanthropie" pour la bonne conscience, de magazines mondains et soirées de gala – fait les malheurs de beaucoup, beaucoup d’autres, les malheurs de la précarité, des bas-salaires, du travail au noir, des accidents du travail, des maladies professionnelles, des dépressions, des burn-outs, des suicides, du chômage, des malnutritions, de la paupérisation, des guerres hybrides, des guerres civiles, de guerres classiques, des disettes, des famines, de la dévastation de la nature, du sous-développement organisé, du piétinement des peuples, de l’écrasement des souverainetés nationales, ... et cetera.

Vae victis ! soit Honte, misère et malheur aux vaincus, aux perdants...! A savoir, dans notre planète de vaincus et de perdants, dont le Sud à la vocation de les abriter depuis des siècles mais aussi dans le Nord riche et protégé – suite à la fin des trente glorieuses, l’éclatement de la première crise pétrolière en 1973 et le début des embats néolibéraux et du démantèlement par pièces de l’État social – soit un "petit" 99% de personnes touchant de non-dividendes ou d’anti-dividendes pour les plus exploités et marginalisés (4). Dans les rubriques "pertes et profits", les actionnaires ici régalés ont les profits, les auspices et les augures, les bons, et nous ici en bas de la pyramide – le "reste du monde" –qui sommes les perdants, nous sommes parqués dans les rubriques pertes.

Ces actionnaires et patrons heureux sont l’oligarchie planétaire, la nomenklatura capitaliste, la classe dominante bénéficiant de plus de quarante ans de néolibéralisme rampant, conquérant – hé oui, le premier pays gouverné par les économistes néolibéraux fut, fut, fut ... le Chili du général Pinochet dès 1973 ! – et triomphant. Les politiques économiques néolibérales sont faites en leur nom, pour garantir leurs intérêts stratégiques et de juteux dividendes.. Les marchés commandent les économies du monde mais les actionnaires commandent les marchés. Et ils ne veulent pas se voir ni comme oligarchie ni comme nomenklatura. A travers ses propagandistes, ses leaders d’opinion, les élites technocratiques agissantes à leur solde, ses médias tout-puissants et ses griots de toute sorte, ils veulent aussi empêcher l’humanité qu’on les voit ainsi, nus et devenir ensuite détestables.

Hé non, non, non... détrompez-vous ! Ce n’est pas win-win ! Dans ce bas-monde il y a de gagnants... parce que il y a de perdants !

Rassurés, enrichis ou protégés par salariés, fonctionnaires de tout type et bénévoles intéressés – parfois aussi par de serfs et esclaves modernes, comptables, managers, avocats fiscalistes, pénalistes, journalistes, théories et théoriciens, idéologues, propagandistes, religieux qui consolent, justifient ou absolvent doutes et mauvaises consciences, politiciens, pas mal de politiciens, artistes, sportifs et saltimbanques, cireurs-de-pompe amateurs et professionnels, gardes du corps, matons, policiers, militaires et mercenaires... ... les actionnaires, les patrons, tout compte fait, n’ont pas trop à se plaindre (5).

Donc, sourires, champagne et bonnes consciences... Merci, merci patrons et actionnaires, et encore plus de prospérité, amours, gloire et beautés pour vous !

 

Luis F. Basurto

 

(1) " Tous les actionnaires de la planète se sont partagé 372 milliards d’euros au deuxième trimestre " Le Monde.fr avec AFP | 2016/08/22 01:42:53- mis à jour le 2016/08/22 09:51:03

(2) A savoir, les EU, la Chine, le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Inde, l’Italie, le Brésil et le Canada

(3) Données statistiques issues de :
http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GDP.MKTP.CD?end=2015&a...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_nominal

(4 ) https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2015-01-19/les-1-...

(5) https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2016-01-18/62-per...

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Le crépuscule de l’Otan par Thierry Meyssan. Damas (Syrie) | 11 juillet 2016

30 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Ukraine, #AMERIQUE, #le nazisme, #Terrorisme

Le crépuscule de l’Otan

L’histoire de l’Otan et ses activités actuelles permettent de comprendre comment l’Occident a construit ses mensonges et pourquoi il en est désormais prisonnier. Les éléments contenus dans cet article sont choquants, mais il est impossible de démentir les faits. Tout au plus peut-on s’accrocher aux mensonges et persister à s’y tenir.

| Damas (Syrie)

L'Otan chante «We are the world». Lors de la réunion d’Istanbul, le 13 mai 2015, les dirigeants de l’Otan terminent un repas bien arrosé. Ils se moquent des crétins qui croient en leur discours de paix en chantant « We are the world ». On reconnait sur cette indécente vidéo le général Philip Breedlove, Jens Stoltenberg, Federica Mogherini et de nombreux ministres de la Défense.

Le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Otan vient de se tenir à Varsovie (7 et 8 juillet 2016). Ce devait être le triomphe des États-Unis sur le reste du monde, ce fut en réalité le début de la débâcle.

Rappelons ce qu’est l’Alliance atlantique.

Ce que fut l’Alliance

Alors que les élites européennes étaient paniquées à l’idée d’une possible accession au pouvoir des Partis communistes, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1949, elles se placèrent sous « parapluie » états-unien. Il s’agissait avant tout d’être en mesure de menacer les Soviétiques pour les dissuader de soutenir les communistes occidentaux.

Les États de l’Ouest étendirent progressivement leur alliance, notamment en y joignant les Allemands de l’Ouest, qui avaient été autorisés à reconstituer leur armée, en 1955. Inquiets des capacités de l’Alliance, l’URSS répondit en créant le Pacte de Varsovie, six ans après la création de l’Otan.

Cependant, avec la Guerre froide, les deux alliances évoluèrent de manière impériale : d’un côté l’Otan dominée par les États-Unis et dans une moindre mesure par le Royaume-Uni, de l’autre le Pacte de Varsovie dominé par l’Union soviétique. De fait, il était devenu impossible de quitter ces structures : l’Otan n’hésita pas à utiliser le Gladio pour organiser des coups d’État et recourir à des assassinats politiques préventifs, tandis que le Pacte de Varsovie envahissait à visage découvert la Hongrie et la Tchécoslovaquie qui avaient émis des velléités d’indépendance.

Avant même la chute du Mur de Berlin, l’Union soviétique mit fin à ce système. Mikhaïl Gorbatchev laissa chaque État membre du Pacte de Varsovie reprendre son indépendance (« My Way ») ce qu’il dénomma ironiquement sa « doctrine Sinatra ». Lorsque l’URSS s’effondra, ses alliés se dispersèrent et il fallut plusieurs années de stabilisation avant que ne se constitue l’actuelle Organisation du Traité de sécurité collective (OTCS). Ayant intégré les erreurs du passé, celle-ci est basée sur une stricte égalité des États membres.

Notons au passage que l’Otan comme le Pacte de Varsovie sont des organisations contraires à la Charte des Nations unies car les États membres perdent leur indépendance en acceptant de placer leurs troupes sous commandement états-unien ou soviétique.

Contrairement à la Russie, les États-Unis sont restés un empire et continuent à utiliser l’Otan pour mener leurs alliés à la baguette. L’objectif initial de faire pression sur les Soviétiques pour qu’ils n’aident pas les communistes occidentaux à accéder au pouvoir n’a plus de raison d’être. Il ne reste donc qu’une tutelle états-unienne.

En 1998, l’Otan livra sa première guerre, contre un État minuscule (l’actuelle Serbie) qui ne l’avait aucunement menacée. Les États-Unis créèrent lentement les condition du conflit, formant la mafia kosovare au terrorisme sur la base turque d’Incirlik, organisant une campagne de terreur en Serbie, puis accusant le gouvernement serbe de la réprimer de manière disproportionnée. L’enclume ayant écrasé la mouche, on constata dans les chancelleries que l’Alliance était en réalité bien lourde et peu efficace. On commença alors de profondes réformes.

L’Alliance depuis le 11 septembre 2001

Avec la disparition de l’URSS, il n’y avait plus aucun État au monde capable de rivaliser militairement avec les États-Unis, et donc encore moins avec l’Otan. Celle-ci aurait normalement dû disparaître, mais il n’en fut rien.

D’abord un nouvel ennemi surgit : le terrorisme. Puis, il frappa diverses capitales de l’Alliance, obligeant les Etats membres à se soutenir les uns les autres.

Bien sûr, il n’y a aucune proportion entre ce que fut le Pacte de Varsovie et une bande de barbus terrés dans une cave en Afghanistan. Pourtant, tous les Etats membres de l’Otan font mine de le croire, car ils n’ont pas le choix : le seul moyen de protéger sa population est de signer les communiqués de l’Otan, de tenir le discours unique obligé.

Malgré une abondante littérature historique, les Occidentaux n’ont toujours pas compris que l’Otan avait été créée par leurs classes possédantes contre eux et qu’elle est aujourd’hui utilisée par les États-Unis contre leurs élites. Le cas est un peu différent pour les États baltes et la Pologne, qui sont entrés récemment dans l’Alliance et en sont encore au premier stade de crainte des élites face aux communistes.

La zone géographique presque illimitée de l’Alliance

Si l’Otan était une alliance défensive, elle se bornerait à défendre ses États membres, mais au lieu de cela, elle a élargi sa zone d’intervention géographique. À la lecture du communiqué final de Varsovie, on constate qu’elle se mêle de tout : de la Corée —où les États-Unis n’ont toujours pas signé de paix avec la République démocratique— à l’Afrique —où le Pentagone espère toujours installer l’AfriCom—. La seule partie du monde qui lui échappe, c’est l’Amérique latine, zone réservée de Washington (« doctrine Monroe »). Partout ailleurs, les vassaux du Pentagone sont priés d’envoyer leurs troupes pour défendre les intérêts de leur suzerain.

L’Alliance est aujourd’hui de toutes les guerres. C’est elle qui coordonna la chute de la Libye, en 2011, après que le commandant de l’AfriCom, le général Carter Ham, eut protesté contre l’emploi d’Al-Qaïda pour renverser Mouamar el-Kadhafi. C’est encore elle qui coordonne la guerre contre la Syrie depuis l’installation de l’Allied Land Command, en 2012, à Izmir en Turquie.

Au fur et à mesure, des États non-européens ont été intégrés dans l’Otan, avec des niveaux divers de participation. Les derniers en date sont le Bahreïn, Israël, la Jordanie, le Qatar et le Koweït, qui disposent chacun d’un bureau au siège de l’Alliance depuis le 4 mai.

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Le nouveau siège de l’Alliance, à Bruxelles, vient d’être construit pour la modique somme d’un milliard de dollars.

Ce que l’Alliance est aujourd’hui

Chaque État membre est prié de s’armer pour participer aux prochaines guerres et d’y consacrer 2 % de son PIB, même si l’on est en réalité encore loin du compte. Ces armes devant être compatibles aux normes Otan, il est prié de les acheter à Washington.

Certes, il reste des productions nationales d’armement, mais pas pour très longtemps. Ainsi au cours des vingt dernières années, l’Otan a systématiquement poussé à détruire les usines aéronautiques militaires de ses États membres, sauf celles des États-Unis. Le Pentagone a annoncé la création d’un avion multirôle à un prix imbattable, le F-35 Joint Strike Fighter. Tous les États en ont commandé et fermé leurs propres usines. Vingt ans plus tard, le Pentagone n’est toujours pas en mesure de produire un seul de ces avions à tout faire et doit présenter des F-22 bricolés durant les foires d’armement. Les clients sont constamment sollicités pour financer les recherches, tandis que le Congrès étudie la relance de la production d’anciens avions car, probablement, le F-35 ne verra jamais le jour.

L’Otan fonctionne donc comme une entreprise de racket : ceux qui ne payent pas devront affronter des attentats terroristes.

Les États-Unis ayant poussé leurs alliés à devenir dépendants de leur industrie militaire, ils ont cessé de la perfectionner. Pendant ce temps, la Russie a reconstitué son industrie d’armement et la Chine est sur le point d’y parvenir. D’ores et déjà l’armée russe a dépassé le Pentagone en matière conventionnelle. Le système qu’elle a pu déployer à l’Ouest de la Syrie, en mer Noire et à Kaliningrad lui permet d’inhiber les commandes de l’Otan qui a dû renoncer à la surveiller dans ces régions. Et en matière aéronautique, elle produit déjà des avions multirôle à faire pâlir d’envie les pilotes de l’Alliance. La Chine, quant à elle, devrait également dépasser l’Otan en matière conventionnelle d’ici deux ans.

Les Alliés assistent donc à la décrépitude de l’Alliance, qui est aussi la leur, sans réagir, à l’exception du Royaume-Uni.

Le cas de Daesh

Après l’hystérie des années 2000 à propos d’al-Qaïda, un nouvel ennemi nous menace : l’Émirat islamique en Irak et au Levant, « Daesh ». Tous les États membres ont été priés de rejoindre la « Coalition mondiale » (sic) et de le vaincre. Le sommet de Varsovie s’est félicité des victoires remportées en Irak et même en Syrie malgré « l’intervention militaire de la Russie, sa présence militaire importante, son soutien au régime » qui forment une « source de risques et [de] défis supplémentaires pour la sécurité des Alliés » (sic) [1].

Chacun ayant bien compris que l’Émirat islamique avait été créé en 2006 par les États-Unis, on nous assure que l’organisation s’est aujourd’hui retournée contre eux, comme on nous l’avait asséné à propos d’al-Qaïda. Pourtant, le 8 juillet, alors que l’Armée arabe syrienne combattait divers groupes terroristes dont Daesh à l’Est de Homs, l’armée de l’air US est venue les couvrir durant quatre heures. Ce temps a été mis à profit par Daesh pour détruire méthodiquement le pipeline reliant la Syrie à l’Irak et à l’Iran. Ou encore, lors des attentats du 4 juillet en Arabie saoudite (notamment en face du consulat états-unien de Jeddah, de l’autre côté de la rue), Daesh a utilisé des explosifs militaires high tech dont seul le Pentagone dispose aujourd’hui. Il n’est donc pas difficile de comprendre que d’une main le Pentagone combat l’Émirat islamique dans certaines zones, tandis que de l’autre, il lui fournit des armes et un soutien logistique dans d’autres zones.

L’exemple ukrainien

L’autre croquemitaine, c’est la Russie. Ses « actions agressives (…) y compris ses activités militaires provocatrices à la périphérie du territoire de l’Otan et sa volonté avérée d’atteindre des objectifs politiques par la menace ou l’emploi de la force, constituent une source d’instabilité régionale, représentent un défi fondamental pour l’Alliance » (sic).

L’Alliance lui reproche d’avoir annexé la Crimée, ce qui est exact, en niant le contexte de cette annexion : le coup d’État organisé par la CIA à Kiev et l’installation d’un gouvernement comprenant des nazis. Bref, les membres de l’Otan ont tous les droits tandis que la Russie viole les accords qu’elle avait conclus avec l’Alliance.

Le sommet de Varsovie

Le sommet n’a pas permis à Washington de colmater les brèches. Le Royaume-Uni qui vient de mettre un terme à sa « relation spéciale » en sortant de l’Union européenne a refusé d’augmenter sa participation à l’Alliance pour compenser l’effort qu’elle a résilié au sein de l’UE. Londres s’est abrité derrière son prochain changement de gouvernement pour éluder les questions.

Tout au plus a-t-on pu prendre deux décisions : installer des bases permanentes à la frontière russe et développer le bouclier anti-missiles. La première décision étant contraire aux engagements de l’Otan, on procédera en installant des troupes qui alterneront de sorte qu’il n’y aura pas de contingent permanent, mais que des soldats seront toujours présents. La seconde consiste à utiliser le territoire des Alliés pour y déployer des soldats US et un système d’armes. Pour ne pas vexer les populations qu’ils occuperont, les États-Unis ont accepté de placer le bouclier anti-missiles non pas sous leur commandement, mais sous celui de l’Otan. Ce qui ne change que sur le papier car le Commandeur suprême de l’Alliance, actuellement le général Curtis Scaparrotti, est obligatoirement un officier états-unien nommé par le seul président des États-Unis.

[1] « Communiqué du Sommet de l’Otan à Varsovie », Réseau Voltaire, 9 juillet 2016.

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Pour "FRANCE 2" l’Union Soviétique n’a jamais existée ! Le véritable SECRET D'HISTOIRE de Stéphane Bern (par Jean Lévy]

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #La guerre, #le nazisme, #Histoire, #Culture, #Chroniques du fascisme ordinaire, #Comité pour une Nouvelle résistance

Publié par El Diablo

 

 

 

 

Pour "FRANCE 2" l’Union Soviétique n’a jamais existée ! Le véritable SECRET D'HISTOIRE de Stéphane Bern (par Jean Lévy]

Le véritable secret d’histoire de Stéphane Bern

par Jean LÉVY

Mardi soir, 23 août 2016, à la télé sur France2, un documentaire nous retraçait la vie et l’action de Winston Churchill. Naturellement, une grande partie du film était consacrée au rôle joué par le Premier ministre britannique  au cours de la Seconde guerre mondiale. Or, si la relation de ses rapports avec de Gaulle et Roosevelt était correctement contée, pas une allusion n’est faite, ni à l’URSS, ni à la guerre à l’Est !

Un grand silence blanc, comme si l’Union soviétique n’avait jamais existée…

Si bien, que le commentaire ose prétendre qu’au lendemain de la défaite française, en juin 40,  la Grande-Bretagne est demeurée seule à faire la guerre à l’Allemagne durant DEUX ANS…Donc, jusqu’à l’entrée des Etats-Unis dans le conflit,  le 7 novembre 1942…Exit, l’agression nazie du 22 juin 1941 contre l’URSS, pas un mot sur la guerre à l’Est, la défense héroïque de Moscou et de Leningrad, les victoires décisives – quant à l’issue du conflit -  de Stalingrad, de Koursk et de Berlin, tous ces faits historiques passés à la trappe, totalement  ignorées !

C'est un "secret d'histoire" : le Front de l'Est n'a jamais existé ! 

Monsieur Stéphane Bern, vous refaites l’histoire à grande échelle. Comme mensonge par omission, on ne fait pas mieux. Et vous osez vous présenter comme un historien conteur de charme, amateur, certes, des têtes couronnées, qui vous font vibrer jusqu’à l’indécence, mais, de là à falsifier à ce point l’histoire, on reste ébahi ! Comment c’est possible en 2016 en France, et sur une chaine publique par dessus le marché !

Comment, dans ces conditions, les Français pourraient-ils connaître le rôle majeur joué par l’Armée rouge dans la défaite allemande ? On ne s’étonne plus de la croyance massivement partagée par nos compatriotes, que la Libération de la France, ils la doivent aux Américains.

Qui sait, aujourd’hui, que le débarquement allié du 6 juin 44 à pu tenir sur la côte normande que grâce au front de l’Est, où se concentraient sur 2000 kms, 200 divisions allemandes, alors que seules 50 se positionnaient en France…

Qui connaît le lourd tribut payé par les Soviétiques à la victoire finale : 20 millions de morts, un pays dévasté (subissant, comme en Bielorussie, un Oradour tous les deux jours) ?

On a beau être blasé aujourd’hui sur l’objectivité de l’information dans les médias, à la télé comme à la radio (de « service public »), on reste malgré tout sans voix face à un tel déni de vérité, à ce  déchainement de propagande, qui évoque celle diffusée par l’Occupant entre 1940 et 1944.

Et encore, à l’époque, celle de « Radio Paris ment, Radio Paris ment…Radio Paris est allemand ! », l’affichage était franchement assumé. On savait qu’il s’agissait de la radio du vainqueur qui nous imposait sa présence.

Aujourd’hui, on nous ment au nom de la « liberté d’expression » et du « pluralisme » !

Jusqu'à quand ?

J.L.

 

SOURCE:

 

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De la parade au cimetière Situation sur le front du Donbass au 26 août 2016. Par Erwan Castel.

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La guerre, #le nazisme

De la parade au cimetière

 Situation sur le front du Donbass au 26 août 2016.

 
 
 
 
Le 24 août, jour de l'indépendance ukrainienne,  Kiev a surtout démontré sa dépendance à une russophobie haineuse et stupide, en bombardant 695 fois le territoire de la République de Donetsk, notamment dans le secteur de Yasinovataya où l'armée ukrainienne exerce depuis le mois de mars une offensive rampante destinée à isoler Gorlovka et menacer Makeevka. 
 
L'autorité de la République de Donetsk, face à ces attaques désormais ouvertes et grandissante a lancer ce soir là une alerte à destination de l'OSCE pour signifier que Kiev avait franchi la limite. Le lendemain d'ailleurs le Président Zakharchenko a confirmé qu'il s'agissait de le dernière alerte entendez par là "avertissement" donné et que désormais toute prochaine attaque ukrainienne se verra sanctionner par une riposte destructrice des forces armées républicaines.


La dérive terroriste de l'armée ukrainienne
 
Ce ras le bol qui intervient après plus de 2 mois de bombardements meurtriers quotidiens et intensifs des territoires habités de la République (700 tirs en moyenne par jour) est également provoqué par l'engagement des ukrainiens dans des modes opératoires ouvertement terroristes. Après l'opération en Crimée, l'attentat manqué contre le Président de la République de Lugansk, c'est au tour de Donetsk d'être la cible d'unités spéciales cherchant à saboter ou assassiner au coeur de la République. En quelques jours la RPD a subi :
 
  • Des sabotages sur les réseaux de téléphonie mobile.
  • Des attaques ciblées sur les stations de filtration d'eau potable 
  • Une tentative d'assassinat sur le Président Zakharchenko
  • L'explosion d'une bombe qui a tué une personne le 25 août
  • Un attentat à l'explosif dans un bureau de recrutement de Kirovky le 26 août soir
Kiev, qui bombarde déjà sans vergogne les populations civiles du Donbass depuis 2014, semble ici vouloir faire prendre à sa stratégie criminelle un chemin ouvertement terroriste, dont le but évident est de décapiter l'appareil politico-militaire des Républiques et de faire fuir sa population des zones urbaines. 
 

Et toujours et encore des renforts envoyés vers le Donbass
 
L'armée ukrainienne ne cesse de se renforcer sur le front du Donbass, et là où il y a quelques mois n'étaient repérés que quelques blindés et pièces d'artillerie, tenant discrètement et prudemment leurs positions au delà des lignes de contact, nous pouvons observer aujourd'hui de véritables concentrations d'unité d'assaut qui se sont positionnées au plus près de la ligne de front.
 
Un nouvel exemple de cette accumulation de matériels dont la quantité et l'attitude dépassent celle d'une stratégie défensive mais révèlent une intention agressive imminente, sont ces unités qui au sortir du défilé du 24 août 2016 à Kiev (journée de l'indépendance" ont directement pris le chemin de la guerre vers le Donbass... 
 
Les services de renseignements des Républiques collectent chaque jour de nouvelles informations en provenance des unités d'observations déployées sur le front, des territoires occupées par les ukrainiens, ou des communications officielles ou privées interceptées, il en ressort que de nombreuses unités font route vers le front, tandis que les rotations vers l'arrière sont limitées au maximum, et surtout que les réapprovisionnement logistiques sont multipliés 
 
"Les matériels ukrainiens capturés (dans les chaudrons en 2014-2015) nous ont beaucoup aidé. Nous sommes heureux que Piotr Porochenko nous envoie aujourd'hui un complément de véhicules de combat, qui à terme, seront nôtre. Il y a en effet une grande demande, d'envoyer un peu plus BTR des années quatre-vingt, et de BMP-2, et c'est une bonne décision de Porochenko. Le char T-72 est également une bonne affaire. Mais, s'il n'y a a pas de T-72, du T-64 fera l'affaire parce que une fois brûlés ils nous donne plus de ferraille. Blague mise à part, c'est la vérité, Porochenko envoie du matériel sur le front et la quantité est certainement plus importante que les chiffres annoncés. En réalité, elle est deux fois supérieure. L'ukraine se prépare à lancer des combats sur une  grande échelle."
 
Alexandre Zakharchenko, Président de la République Populaire de Donetsk


Quel scénario d'offensive ukrainienne est envisageable ?
 
Aujourd'hui, même si toute la ligne de front est concernée par les bombardements de l'armée ukrainienne, cette dernière semble concentrer ses efforts sur le secteur Nord de la République, entre le Secteur Nord Est de Gorlovka au Nord et le Secteur Nord-Est de Donetsk au Sud.
 
 
Gorlovka est en effet un problème majeur pour Kiev car cette ville, qui par sa taille représente un objectif important, fait office de bouclier Nord pour le ville de Donetsk et surtout pour Debaltcevo, ce carrefour routier et ferroviaire situé entre les 2 Républiques du Donbass. La violence des combats qui se sont déroulés pendant l'hiver 2014-2015 dans ce secteur attestent de son importance stratégique, et Kiev sait que ni Donetsk, ni Lugansk ne peuvent se permettre d'y perdre du terrain et y jetteront en cas d'offensive le maximum de leurs forces.
 
L'armée ukrainienne a donc relancé depuis le mois de juin à partir de ses positions une espèce d'offensive statique qui en exerçant une pression croissante avec son artillerie et des attaques localisées oblige les forces républicaines à renforcer leurs positions et leurs réserves dans le secteur. Si un assaut blindé dans une zone urbaine semble improbable, en revanche une conquête de Yasinovataya par les ukrops étirerait le front par le Nord de Makkeevka, coupant l'axe Donetsk/Gorlovka et mobilisant ainsi plus de forces républicaines en première ligne, prélevés sur les forces de réserve.

Cette stratégie pourrait se résumer par "pousser sur la porte pour entrer par la fenêtre". reste à savoir par où les ukrainiens chercherait à contourner les forces concentrées sur ce secteur Nord à contenir la pression
L'axe d'offensive au Sud de Donetsk semble le plus propice, en terme de faisabilité, car au Nord, la proximité des forces républicaines augmenterait le risques de nouveaux "chaudrons"




Une nouvelle nuit de bombardements important sur la République de Donetsk
 


En attendant, la pression sur le secteur Nord du front continue et même s'intensifie chaque jour. 

Ainsi dans la nuit du 26 au 27 août l'armée ukrainienne a réalisé des bombardements massifs sur les quartiers périphériques de Donetsk, frappant délibérément des lieux de vie civile comme le puits de ventilation minier de Chelyuskintsev à Staromikhaïlovka, ou l'école maternelle Ubarevicha à Makeevka.

Ces bombardements ont été réalisés par l'artillerie lourde, les mortiers et les véhicules blindés (chars et BMP) et l'armée de Kiev


A noter également une nouvelle explosion qui a frappé les locaux d'un bureau de recrutement de l'armée, rue Kuprin dans le district de Kirovsky au Sud de Donetsk. l'engin explosif muni d'un dispositif de mise à feu retardée était posé sur le rebord de la fenêtre du commissariat militaire.

Du côté de la République de Lugansk, les opérations ukrainiennes de bombardements du front ont connu cette nuit une augmentation sensible avec notamment 2 heures de pilonnage sur le secteur de Stanista Luganskaya et Igoro au Nord de Lugansk.

 
Quelques uns des bombardements ukrainiens de la soirée du 26 août 2016
 

La stratégie de la terreur menée par Kiev depuis 2 ans est donc bel et bien en train de franchir une nouvelle étape au coeur des Républiques de Donetsk et Lugansk 

Pendant ce temps là Moscou a déclenché un "exercice" d'alerte maximale inopiné pour l'ensemble de ses forces armées de la zone Sud. Je ne crois pas au hasard dans ce domaine et imagine que Vladimir Poutine envoie un message fort à Porochenko, pour le dissuader de "franchir le Rubicon"...

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
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Un scientifique attaqué pour avoir prouvé les dangers des OGM gagne son procès en diffamation devant les tribunaux

25 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

Un scientifique attaqué pour avoir prouvé les dangers des OGM gagne son procès en diffamation devant les tribunaux

Par Alain Mirak -

27 mai 2016

Un scientifique attaqué pour avoir prouvé les dangers des OGM gagne son procès en diffamation devant les tribunaux

image: http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/wp-content/uploads/2016/05/seralini.jpg

Leur étude a découvert que les rats nourris avec des OGM ont développé des tumeurs et sont morts prématurément. Mais ça n’était pas l’objet de leur étude. Il était prévu qu’elle évalue la toxicité potentielle à long terme de la consommation de maïs OGM ainsi que de l’exposition inhérente au Roundup.

Lorsque les résultats de l’étude de Séralini sur la toxicité à long terme ont été publiés avec les présentations des rats avec leurs énormes tumeurs, un tsunami d’indignation des scientifiques pro-OGM et des journalistes complices a reçu un écho favorable de la presse et des médias grand public.

Les centaines de scientifiques qui ont défendu le travail de Séralini ont été la plupart du temps ignorés. De nombreux indécis sont restés dans la confusion et prêts à se mettre du côté des chiens qui aboient de l’industrie de la biotechnologie.

Monsanto a influencé une revue scientifique pour qu’elle retire le rapport de Séralini

Cette attaque très médiatisée de Séralini et son équipe a été un assaut aérien et naval pour affaiblir la défense de la minuscule île des partisans de la vérité sur les OGM. Puis l’assaut sur le terrain contre cette île de science intègre a été perpétré en nommant furtivement l’ancien scientifique de Monsanto, Richard E. Goodman, à un poste nouvellement créé à la revue Food and Chemical Toxicology (FCT), une publication Elsevier.

C’est la revue dans laquelle l’étude de Séralini « Toxicité à long terme de l’herbicide Roundup et d’un maïs génétiquement modifié pour tolérer le Roundup » avait été à l’origine examinée par des pairs et publiée. Avec Goodman aux commandes de l’assaut, le rédacteur en chef de FCT, Wallace Hayes a retiré l’étude de Séralini de la revue en 2013, un an après avoir été examinée par des pairs et publiée.

Hayes a admis que l’étude n’était pas frauduleuse ni inexacte, mais a expliqué qu’elle n’était pas concluante. Des scientifiques intègres ont réagi vivement, expliquant que les études examinées par des pairs et publiées sont souvent non concluantes, et recommandent de « nouvelles études ».

Pour le cas où vous penseriez que je tire trop vite sur Goodman, à la même époque, une étude brésilienne prouvait que les gènes de départ du maïs Bt avec insecticide, ne se désintègrent pas dans l’estomac des mammifères comme le prétend Monsanto, mais survivent intacts et nuisent aux cellules sanguines des mammifères. Cette étude a également été retirée de FCT.

Cette étude a maintenant été publiée dans une autre revue. D’ailleurs l’étude de Séralini a été également vite republiée en 2014 par une autre revue éloignée des envahisseurs de Monsanto: Environmental Sciences Europe.

Et aussi, à la suite des réactions indignées de scientifiques internationaux contre la revue FCT, voici une mise à jour du 26 février 2015 de Scientists for Global Responsibility:

Des changements importants sont intervenus cette année à la revue Food and Chemical Toxicology, dont le rédacteur en chef, A. Wallace Hayes avait retiré l’étude capitale de l’équipe de Séralini. Le Comité de Rédaction de la revue a maintenant un nouveau rédacteur en chef, José L. Domingo, qui a publié des documents montrant que l’innocuité des cultures génétiquement modifiées n’est pas un fait établi, et le comité de rédaction a exclu Richard Goodman, l’ex-employé de Monsanto, qui était devenu rédacteur en chef adjoint de la biotechnologie peu de temps avant que l’étude de Séralini soit retirée. (Caractères gras ajoutés par l’auteur).

Séralini riposte avec succès

Séralini et son équipe de recherche ne se sont pas contentés de voir leur étude republiée dans une revue qui intéresse peu et n’est pas soutenue par les médias grand public. Ils ont alors formé un groupe appelé le CRIIGEN, acronyme de Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique, et ont riposté.

Gardez à l’esprit que les attaques sur Séralini et al ont porté sur les tumeurs, qui ont eu un fort impact visuel dans les médias. Mais Séralini et son équipe ne recherchaient a priori pas les effets cancéreux. Leur analyse de toxicité était axée sur les effets à long terme sur la santé du foie et des reins, où ils ont trouvé des preuves irréfutables de dommages graves.

L’étude du professeur Séralini concernait la toxicité chronique, et non une étude de carcinogénicité à grande échelle. Par conséquent, il n’a pas mené une analyse statistique des tumeurs et des résultats de mortalité. Au lieu de cela, il les a simplement rapportés, sans en tirer de conclusions définitives.

C’était conforme au protocole de toxicité chronique de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique), qui exige que toutes les « lésions », y compris les tumeurs, observées soient enregistrées.

Donc, Séralini et le

le CRIIGEN ont décidé d’attaquer plutôt que de simplement se défendre; ce qu’ils ont fait avec le soutien de nombreux scientifiques internationaux. Ils ont contesté avec succès le magazine Marianne, et son journaliste responsable, Jean-Claude Jaillet qui avait prétendu publiquement en 2012 que Séralini et son équipe étaient coupables de « fraude scientifique dans laquelle la méthodologie avait servi à renforcer des résultats prédéterminés ».

Ce même article indiquait également que « des chercheurs du monde entier » avaient émis des « paroles sévères » au sujet de la longue recherche (deux ans) de Séralini sur la toxicité du maïs OGM résistant au Roundup sur les rats. Séralini et le CRIIGEN, avec l’aide de leurs avocats Bernard Dartevelle et Cindy Gay ont gagné leur procès contre le magazine Marianne.

Puis après une enquête de trois ans se terminant le 25 novembre 2015, la Haute Cour de Paris a inculpé Marc Fellous, l’un des accusés dans le procès en diffamation. Il se trouvait qu’il était le président de la Commission du Génie Biomoléculaire qui avait approuvé sans discuter de nombreux produits génétiquement modifiés à la consommation.

Aucun détail n’a été révélé publiquement, mais apparemment Fellous a été accusé de faux et usage de faux, utilisant la signature d’un scientifique pour « prouver » que Séralini et son équipe s’étaient trompés dans leur étude qui a conclu que le maïs Roundup Ready de Monsanto était impropre à la consommation, jusqu’à ce que d’autres études soient entreprises. Le jugement et la condamnation finale est attendue début 2016.

L’enquête de la cour a découvert que le journaliste américain Henry Miller, via le magazine Forbesnotoirement pro-OGM avait commencé les attaques diffamatoires. Ce Henry Miller est l’un de ces mercenaires professionnels employés par les industries dangereuses pour la santé et le bien-être de l’humanité et de la planète, y compris l’industrie du tabac. Un sale travail, mais ça paye bien.

Source: realfarmacy.com

image: http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/wp-content/uploads/2016/05/seralini.jpg

Leur étude a découvert que les rats nourris avec des OGM ont développé des tumeurs et sont morts prématurément. Mais ça n’était pas l’objet de leur étude. Il était prévu qu’elle évalue la toxicité potentielle à long terme de la consommation de maïs OGM ainsi que de l’exposition inhérente au Roundup.

Lorsque les résultats de l’étude de Séralini sur la toxicité à long terme ont été publiés avec les présentations des rats avec leurs énormes tumeurs, un tsunami d’indignation des scientifiques pro-OGM et des journalistes complices a reçu un écho favorable de la presse et des médias grand public.

Les centaines de scientifiques qui ont défendu le travail de Séralini ont été la plupart du temps ignorés. De nombreux indécis sont restés dans la confusion et prêts à se mettre du côté des chiens qui aboient de l’industrie de la biotechnologie.

Monsanto a influencé une revue scientifique pour qu’elle retire le rapport de Séralini

Cette attaque très médiatisée de Séralini et son équipe a été un assaut aérien et naval pour affaiblir la défense de la minuscule île des partisans de la vérité sur les OGM. Puis l’assaut sur le terrain contre cette île de science intègre a été perpétré en nommant furtivement l’ancien scientifique de Monsanto, Richard E. Goodman, à un poste nouvellement créé à la revue Food and Chemical Toxicology (FCT), une publication Elsevier.

C’est la revue dans laquelle l’étude de Séralini « Toxicité à long terme de l’herbicide Roundup et d’un maïs génétiquement modifié pour tolérer le Roundup » avait été à l’origine examinée par des pairs et publiée. Avec Goodman aux commandes de l’assaut, le rédacteur en chef de FCT, Wallace Hayes a retiré l’étude de Séralini de la revue en 2013, un an après avoir été examinée par des pairs et publiée.

Hayes a admis que l’étude n’était pas frauduleuse ni inexacte, mais a expliqué qu’elle n’était pas concluante. Des scientifiques intègres ont réagi vivement, expliquant que les études examinées par des pairs et publiées sont souvent non concluantes, et recommandent de « nouvelles études ».

Pour le cas où vous penseriez que je tire trop vite sur Goodman, à la même époque, une étude brésilienne prouvait que les gènes de départ du maïs Bt avec insecticide, ne se désintègrent pas dans l’estomac des mammifères comme le prétend Monsanto, mais survivent intacts et nuisent aux cellules sanguines des mammifères. Cette étude a également été retirée de FCT.

Cette étude a maintenant été publiée dans une autre revue. D’ailleurs l’étude de Séralini a été également vite republiée en 2014 par une autre revue éloignée des envahisseurs de Monsanto: Environmental Sciences Europe.

Et aussi, à la suite des réactions indignées de scientifiques internationaux contre la revue FCT, voici une mise à jour du 26 février 2015 de Scientists for Global Responsibility:

Des changements importants sont intervenus cette année à la revue Food and Chemical Toxicology, dont le rédacteur en chef, A. Wallace Hayes avait retiré l’étude capitale de l’équipe de Séralini. Le Comité de Rédaction de la revue a maintenant un nouveau rédacteur en chef, José L. Domingo, qui a publié des documents montrant que l’innocuité des cultures génétiquement modifiées n’est pas un fait établi, et le comité de rédaction a exclu Richard Goodman, l’ex-employé de Monsanto, qui était devenu rédacteur en chef adjoint de la biotechnologie peu de temps avant que l’étude de Séralini soit retirée. (Caractères gras ajoutés par l’auteur).

Séralini riposte avec succès

Séralini et son équipe de recherche ne se sont pas contentés de voir leur étude republiée dans une revue qui intéresse peu et n’est pas soutenue par les médias grand public. Ils ont alors formé un groupe appelé le CRIIGEN, acronyme de Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique, et ont riposté.

Gardez à l’esprit que les attaques sur Séralini et al ont porté sur les tumeurs, qui ont eu un fort impact visuel dans les médias. Mais Séralini et son équipe ne recherchaient a priori pas les effets cancéreux. Leur analyse de toxicité était axée sur les effets à long terme sur la santé du foie et des reins, où ils ont trouvé des preuves irréfutables de dommages graves.

L’étude du professeur Séralini concernait la toxicité chronique, et non une étude de carcinogénicité à grande échelle. Par conséquent, il n’a pas mené une analyse statistique des tumeurs et des résultats de mortalité. Au lieu de cela, il les a simplement rapportés, sans en tirer de conclusions définitives.

C’était conforme au protocole de toxicité chronique de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique), qui exige que toutes les « lésions », y compris les tumeurs, observées soient enregistrées.

Donc, Séralini et le CRIIGEN ont décidé d’attaquer plutôt que de simplement se défendre; ce qu’ils ont fait avec le soutien de nombreux scientifiques internationaux. Ils ont contesté avec succès le magazine Marianne, et son journaliste responsable, Jean-Claude Jaillet qui avait prétendu publiquement en 2012 que Séralini et son équipe étaient coupables de « fraude scientifique dans laquelle la méthodologie avait servi à renforcer des résultats prédéterminés ».

Ce même article indiquait également que « des chercheurs du monde entier » avaient émis des « paroles sévères » au sujet de la longue recherche (deux ans) de Séralini sur la toxicité du maïs OGM résistant au Roundup sur les rats. Séralini et le CRIIGEN, avec l’aide de leurs avocats Bernard Dartevelle et Cindy Gay ont gagné leur procès contre le magazine Marianne.

Puis après une enquête de trois ans se terminant le 25 novembre 2015, la Haute Cour de Paris a inculpé Marc Fellous, l’un des accusés dans le procès en diffamation. Il se trouvait qu’il était le président de la Commission du Génie Biomoléculaire qui avait approuvé sans discuter de nombreux produits génétiquement modifiés à la consommation.

Aucun détail n’a été révélé publiquement, mais apparemment Fellous a été accusé de faux et usage de faux, utilisant la signature d’un scientifique pour « prouver » que Séralini et son équipe s’étaient trompés dans leur étude qui a conclu que le maïs Roundup Ready de Monsanto était impropre à la consommation, jusqu’à ce que d’autres études soient entreprises. Le jugement et la condamnation finale est attendue début 2016.

L’enquête de la cour a découvert que le journaliste américain Henry Miller, via le magazine Forbesnotoirement pro-OGM avait commencé les attaques diffamatoires. Ce Henry Miller est l’un de ces mercenaires professionnels employés par les industries dangereuses pour la santé et le bien-être de l’humanité et de la planète, y compris l’industrie du tabac. Un sale travail, mais ça paye bien.

Source: realfarmacy.com

dans laquelle la méthodologie avait servi à renforcer des résultats prédéterminés ».

Ce même article indiquait également que « des chercheurs du monde entier » avaient émis des « paroles sévères » au sujet de la longue recherche (deux ans) de Séralini sur la toxicité du maïs OGM résistant au Roundup sur les rats. Séralini et le CRIIGEN, avec l’aide de leurs avocats Bernard Dartevelle et Cindy Gay ont gagné leur procès contre le magazine Marianne.

Puis après une enquête de trois ans se terminant le 25 novembre 2015, la Haute Cour de Paris a inculpé Marc Fellous, l’un des accusés dans le procès en diffamation. Il se trouvait qu’il était le président de la Commission du Génie Biomoléculaire qui avait approuvé sans discuter de nombreux produits génétiquement modifiés à la consommation.

Aucun détail n’a été révélé publiquement, mais apparemment Fellous a été accusé de faux et usage de faux, utilisant la signature d’un scientifique pour « prouver » que Séralini et son équipe s’étaient trompés dans leur étude qui a conclu que le maïs Roundup Ready de Monsanto était impropre à la consommation, jusqu’à ce que d’autres études soient entreprises. Le jugement et la condamnation finale est attendue début 2016.

L’enquête de la cour a découvert que le journaliste américain Henry Miller, via le magazine Forbesnotoirement pro-OGM avait commencé les attaques diffamatoires. Ce Henry Miller est l’un de ces mercenaires professionnels employés par les industries dangereuses pour la santé et le bien-être de l’humanité et de la planète, y compris l’industrie du tabac. Un sale travail, mais ça paye bien.

Source: realfarmacy.com

image: http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/wp-content/uploads/2016/08/bandeau4.png

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[Il y a 72 ans, la LIBÉRATION DE PARIS] Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées". [Il y a 72 ans, la LIBÉRATION DE PARIS] Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"[Il y a 72 ans, la LIBÉRATION DE PARIS] Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées". Par El Diablo.

25 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Culture, #Chroniques du fascisme ordinaire, #le nazisme, #Histoire

Publié par El Diablo

 

 

 

 Cécile Rol-Tanguy dans le jardin de sa maison de famille, dans le Loir-et-Cher.(© Stéphanie Trouillard, France 24)

Cécile Rol-Tanguy dans le jardin de sa maison de famille, dans le Loir-et-Cher.(© Stéphanie Trouillard, France 24)

CET ARTICLE A ÉTÉ PUBLIÉ INITIALEMENT LE 24 AOÛT 2014

 

L’agente de liaison de la Résistance, Cécile Rol-Tanguy, était aux premières loges de la Libération de Paris. Soixante-dix ans après, la veuve du chef des FFI d’Île-de-France raconte ses années dans l'armée de l'ombre et souligne le rôle des femmes.

Dans la maison de famille des Rol-Tanguy, dans le Loir-et-Cher, le souvenir de la Résistance est omniprésent, dans la bibliothèque, sur les murs… Là, les nombreuses décorations d’Henri, chef des FFI (Forces françaises de l’intérieur) d’Île-de-France durant la Libération de Paris. Ici, une photographie prise devant la gare Montparnasse en août 1944 : "C’est une voiture de FFI du 14e arrondissement, le quartier d’Henri", précise non sans fierté sa veuve, Cécile Rol-Tanguy.

À 95 ans, elle n’aime pas se mettre en avant, mais depuis la mort de son époux en 2002, c’est elle qui a repris le flambeau. D’école en école, de cérémonie en cérémonie, elle ne cesse d’entretenir la mémoire. "Je suis un peu étonnée de me retrouver là encore 70 ans après, mais c’est pour rappeler le souvenir de tous ceux et celles que j’ai connus et qui sont partis", explique-t-elle avec un sourire malicieux. Puis elle ajoute : "Cela m’émeut de voir qu’on a beaucoup oublié les femmes (…) Avec ma dernière nomination pour la Légion d’honneur, j’ai considéré que je représentais toutes les femmes qui n’avaient rien eu."

"Notre ennemi principal était le fascisme"

Même si l’Histoire a surtout retenu le rôle de son mari, Cécile Le Bihan, de son nom de jeune fille, appartient à ces héroïnes de l’ombre qui ont refusé de se soumettre à l’Occupation. En juin 1940, la jeune dactylo, élevée dans une famille communiste, fait le choix de la résistance. Alors qu’Henri Tanguy, qu’elle vient tout juste d’épouser, est pris dans la débâcle de l’armée française, elle commence à rédiger des tracts pour le syndicat des Métallos : "Mon mari m’avait toujours dit que notre ennemi principal était le fascisme. En voyant les Allemands dans Paris en 1940, je n’ai pas hésité." Lorsque son époux est enfin démobilisé au mois d’août, le couple décide de lutter ensemble. Ancien des Brigades internationales durant la guerre d’Espagne (1936-1939), Henri a l’expérience de la lutte armée. Il rejoint d’autres militants communistes dans la clandestinité, tandis que Cécile devient son agent de liaison.

 

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