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Le blog de Lucien PONS

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CIA, la France la vaut bien! Par Hélène Richard-Favre

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Les média

CIA, la France la vaut bien! Par Hélène Richard-Favre

12/03/2017

CIA, la France la vaut bien

 

Surfer sur le registre moral pour capter l’attention d’un électorat, voici qui semble décidément être devenu de mise. Ce qui se passe dans le cadre de la campagne présidentielle française révèle la crédulité citoyenne et le cynisme de qui la manipule.

Et puis, maintenant que l’UPR François Asselineau a obtenu ses parrainages pour entrer dans la course à l’Elysée, c’est désormais au tour des souverainistes de se déchirer.

Autant de fractures dans les partis ne peuvent que renforcer le candidat qui n'affiche, pour sa part, aucune ligne distincte.

L’intérêt à voir triompher Emmanuel Macron est tel que polariser l’attention sur tout ce qui peut détourner l’attention de son parcours et de ses visées est bon. 

Aujourd’hui, ce sont les costumes de François Fillon qui font la une. L’homme est, à l’évidence, dans le collimateur des  cercles proches du candidat en marche. Il n’est pas le seul et écarter du pouvoir tout ce qui menace certains intérêts précis s’impose.

Que la CIA s’intéresse à ce qui se passe en France a été explicitement admis par nombre de médias. Qu’elle se soit arrêtée à l’élection de 2012, à chacune et à chacun d’en décider. 

Le fait est que nombreuses sont les belles âmes qui estiment la France mériter de se mettre en marche.

Bien leur en prenne et bonne route à elles! Car quel(le) que soit celle ou celui qui accèdera à la fonction suprême, la tâche qui l’attend sera rude.

Inutile d’être grand sage pour le prédire. 

 

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SOS ! Les commandes ne répondent plus ! Régis Chamagne

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Les média, #macron

SOS ! Les commandes ne répondent plus !   Régis Chamagne

SOS ! Les commandes ne répondent plus !

Cet article tente de comprendre la stratégie de l’oligarchie dans l’élection présidentielle française à travers la suite des événements qui semble pour le moins relever du mouvement brownien.

Les éléments de base pour décrypter la pièce de théâtre qui se joue

Premièrement, dans cet ensemble qui fait système : partis politiques traditionnels – médias dominants – instituts de sondage, le centre de gravité est constitué des médias dominants et des instituts de sondage qui les alimentent en éléments de propagande. Les partis politiques sont des éléments périphériques du système. Quant aux donneurs d’ordres, ils ne sont pas visibles pour la majorité des citoyens. Nous parlerons de l’oligarchie, du grec « oligos » qui signifie « le petit nombre » et « arkho » qui signifie « commander ».

Deuxièmement, tous les journalistes savent que les résultats d’une élection sont corrélés avec le temps de passage des candidats dans les médias dominants. Du reste, les résultats des dernières joutes électorales confirment cette règle, à de très rares exceptions près. Cependant, il faut ajouter que cette règle est valable en période de stabilité politique, ce qui n’est pas le cas en ce moment précis de notre histoire.

Troisièmement, au regard des deux postulats précédents, si l’on observe le temps de passage des différents candidats dans les médias dominants, il devient clair que le système avait planifié un second tour Macron-Le Pen, mais qu’il est peut-être en train de changer de stratégie, voire de perdre le contrôle de la situation. Paniquerait-il ?

Période d’instabilité politique et de vide conceptuel

Au départ, la stratégie de oligarchie, relayée par les médias, reposait sur une analyse de situation élaborée à partir des sondages d’opinion dont peut-être certains auxquels les gens ordinaires n’ont pas accès. De cette analyse ressort globalement que les Français ont de moins en moins confiance dans la classe politicienne ainsi que dans les médias dominants, qu’il se situent de plus en plus « hors système », même si cette expression fourre-tout exprime des orientations diverses et parfois contradictoires. En somme, de façon plus ou moins intuitive, les Français craignent de subir le même sort que les Grecs et savent que la campagne électorale n’est qu’une mauvaise pièce théâtre sans importance, que la politique qui sera réellement menée ensuite est déjà décidée ailleurs. Cette intuition est confirmée par le mécanisme des GOPÉ que j’explique dans cet article, et est résumée par la phrase d’Emmanuel Todd, prononcée au cours d’une interview donnée au site comptoir.org : « En France, nous vivons l’arrivée à maturité du vide. »

Pour garder le contrôle de la situation, il fallait donc capter ce mécontentement et le maintenir dans le système. Car ceux qui dénoncent véritablement ce qui se passe sont qualifiés de « petits » candidats et ils doivent le rester. Eux analysent la situation : l’occupation financière que subit notre pays, la dictature qu’est l’Union européenne, le rôle destructeur de l’euro et criminel de l’OTAN. S’appuyant sur ces données, il fallait orienter les « anti-systèmes » de droite vers le Marine Le Pen, et ceux de gauche vers Mélenchon pour les neutraliser. Et surtout, il fallait aligner au second tour, face à Le Pen, un candidat présenté lui aussi comme « anti-système ».

Voleur de fenêtre

L’option stratégique s’est alors imposée naturellement : en guerre électronique, on appelle ça un « vol de fenêtre ». Le principe en est simple. Quand un radar est accroché sur sa cible, on superpose à l’écho de la cible un signal électronique d’intensité légèrement supérieur à ce dernier, puis on le décale lentement de l’écho de la cible et on entraîne avec lui la fenêtre de calcul du radar. On a volé la fenêtre de calcul du radar et le radar regarde notre voleur de fenêtre au lieu de la cible. Le voleur de fenêtre de l’oligarchie s’appelle Macron. C’est très ingénieux, il faut le reconnaître.

Pour enrober cette stratégie, ils ont commencé par faire ce que qu’ils savent faire : le matraquage médiatique et la manipulation par les sondages, la routine en somme. Mais cette fois, il fallait y aller un peu plus fort : organiser deux primaires afin d’occuper le terrain médiatique, et pas seulement celle du camp de l’opposition. Donc, exit Hollande ; de toutes façons il n’a pas son mot à dire. Et il fallait insister sur le fait que ces primaires relèvent d’une démarche démocratique que seuls les partis dit « de gouvernement » sont capables d’engager. Donc, matraquer deux idées : démocratique et partis de gouvernement. Cela étant, les résultats des primaires confirment que les Français rejettent les candidats chouchou du système : Juppé, Valls. C’est à ce genre d’indicateur que l’on mesure que nous vivons une période d’instabilité. Ensuite il fallait essayer de faire monter la mayonnaise, préparer les esprits et pourquoi pas susciter de l’enthousiasme. Après tout, nul n’est à l’abri d’un coup de chance. Tout ce cirque pour préparer le lancement de Macron.

Les Français demeurent gaulois, mince alors

Comme je l’ai évoqué dans une interview, Macron est un pur produit du système. Mieux que cela, il est en quelques sortes la « fin de race » de ce système consanguin. Ainsi, pour l’étiqueter « anti système », on a créer un amalgame entre « hors des partis » et « hors système » puis entre « hors système » et « anti système ».

Mais voilà que le vol de fenêtre ne fonctionne pas, et pour des raisons toute simples : les Français demeurent ce qu’ils sont. Mince alors ! Après quarante ans de propagande, ils continuent à réagir comme des gaulois, zut ! flûte et crotte de bique ! Ils disent que Macron n’a pas l’étoffe d’un président : trop jeune, trop frêle, trop inconsistant.

La France est une construction symbolique, je l’explique dans mon livre « Relève-toi ». Quand bien même les Français savent intuitivement que l’homme de l’Élysée n’est qu’un sous-préfet aux ordres de l’oligarchie, il faut qu’il ait un minimum de présence car il est un symbole pour la France. L’excitation que Sarkozy a réussi à faire passer pour de la volonté a pu compenser un temps son extrême vulgarité et son inculture ; l’embonpoint de Hollande a eu un côté rassurant et a compensé un temps sa fadeur et son inculture.

Avec Macron, la mayonnaise ne prend pas. C’est le règne du vide absolu, vide du programme, mais là n’est pas l’important, surtout vide symbolique. Quand un homme d’État porte sa voix par delà la foule, lui s’égosille comme un pantin ridicule.

Panique à bord

Du coup, le scénario catastrophe se profile. Face à Le Pen au second tour, Macron peut perdre. L’oligarchie doit revoir ses plans, très rapidement, en boucle courte, quitte à risquer un phénomène de résonance. Il faut faire revenir Juppé, donc détruire Fillon, il faut éliminer Le Pen. À cet égard, le parlement européen a levé son immunité parlementaire, pas pour des raison d’emplois fictifs, il y aurait eu un risque de jurisprudence, non, pour avoir publié des photos des atrocités commises par DAESH en réponse à Bourdin qui comparait le FN et DAESH.

La situation semble hors de contrôle. Les commandes ne répondent plus. Le système peut partir en vrille à n’importe quel instant.

Il reste toutefois une solution de dernier recours : annuler l’élection et décréter officiellement la dictature en France. Si cela se produit, quelle sera la réaction du peuple et celle de la garde prétorienne : police, gendarmerie, armée ? Là s’arrête mon analyse, je n’ai pas de boule de cristal.

Régis Chamagne

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La presse dévouée à Berlin et à Bruxelles condamne François Fillon. Par Jean Lévy.

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Les média

La presse dévouée à Berlin et à Bruxelles condamne François Fillon

Quand les croisés de "l'Europe"

désignent l'adversaire à abattre...

jugé, comme Marine Le Pen,

pas assez servile à Bruxelles...

franceinfo

François Fillon, un "homme dangereux"

qui a joué "son dernier atout", selon la presse étrangère

 

François Fillon, qui a choisi de se maintenir dans la course à l'Elysée malgré sa possible mise en examen, s'est dit victime d'un "assassinat politique", accusant de ce crime aussi bien la justice que le gouvernement et les médias, lors d'une conférence de presse, mercredi 1er mars. Le lendemain, quasi unanimement, la presse française, nationale et régionale, voit dans ces déclarations un "suicide politique", qui va "causer des dégâts à la démocratie" et "à la République".

Seul Le Figaro estime que François Fillon "a eu raison" de "contre-attaquer crânement en portant l'affaire devant l'arbitre suprême des sociétés démocratiques : le suffrage populaire".

Et à l'étranger ? "Monsieur Propre n'existe plus" depuis déjà quelques semaines, pour les médias européens. Et les derniers développements de l'affaire Fillon n'ont pas arrangé l'image du candidat chez nos voisins.

Le "moment Trump" de Fillon

Pour le journal belge Le Soir (article payant), François Fillon, "en bafouant l'Etat de droit, se disqualifie". Le choix du candidat des Républicains de s'en remettre aux électeurs en maintenant sa candidature "fait de lui désormais un homme dangereux pour la démocratie", estime le quotidien. François Fillon s'est ainsi "mis dans le sillage des populistes à la Trump, Le Pen, Wilders, Kaczynski et autres Orban", considère Le Soir.

Pour le quotidien Die Welt, en Allemagne, "la seule différence avec Marine Le Pen, c'est qu'il accepte de répondre aux juges le 15 mars". La conférence de presse de François Fillon a été un "moment Trump", analyse en outre le journal : "Fillon s’est présenté devant les médias comme un partisan de la théorie du complot."

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Quand la démocratie dégénère en bouffonnerie, par Bruno Guigue·

3 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #Les média

Quand la démocratie dégénère en bouffonnerie, par Bruno Guigue·
Quand la démocratie dégénère en bouffonnerie
 
On parle beaucoup des mésaventures de M. et Mme Fillon, mais la crise conjoncturelle gravissime que travers la droite française, en réalité, révèle surtout la perte de substance démocratique de notre système politique. Ce scandale politico-financier somme toute assez banal (si ce n'est que le principal intéressé est un candidat majeur à l'élection présidentielle) ne nous a pas appris que les élus considéraient les deniers publics comme de l'argent de poche. On le savait déjà. Il n'a pas dévoilé, non plus, l'imbrication suspecte des pouvoirs politique, médiatique, judiciaire et financier. Le phénomène est connu, et aussi ancien que la démocratie formelle, suspendue aux rapports de forces des acteurs sociaux qui se saisissent de ses procédures comme on investit un champ de bataille.
Ce que montre cette crise, c'est l'inanité d'un système où tout est suspendu au sort d'un politicien transformé par les primaires en « deus ex machina ». Que ce champion s'effondre, et tout est fini. On peut comprendre la colère des électeurs de droite, frustrés d’une représentation digne de ce nom lors d’une compétition majeure. Mais ce danger systémique est la rançon d'un régime qui fait du scrutin présidentiel la clé de voûte des institutions. Si elle lâche, tout s'effondre. Depuis la fondation de la Vème République, la vie politique a été mise en orbite autour de l'élection suprême. La compétition élyséenne en constitue l'alpha et l'oméga. L'instauration du quinquennat a accentué cette tendance, en faisant dépendre l'issue des élections législatives du verdict présidentiel.
Ce dispositif institutionnel taillé sur mesure pour le général de Gaulle fonctionne désormais à rebours de son projet initial. Destiné à souder la nation autour d'un chef élu par le peuple, il dépossède ce dernier en dévitalisant le débat démocratique. Emmanuel Macron est à la fois le théoricien et le bénéficiaire de cette politique de la terre brûlée qui évacue scrupuleusement la politique (au sens noble du terme) du débat électoral. Complètement artificielle, calquée sur les tempos instantanés et les codes débilitants de la télévision, la personnalisation du scrutin relègue les programmes au second plan. Les candidats sont lancés sur le marché comme des savonnettes, la confrontation dégénère en coups tordus, l'obsession du « buzz » supplante le débat d'idées. Le résultat final, c'est qu'on a un cheval de cirque à la place d'un cheval de course.
On pointe à juste titre la vacuité de cette joute électorale, on peste contre la débilité de ce Barnum politicien, mais on oublie généralement de souligner l'américanisation qui en est la cause. Au lieu de confronter des projets incarnés par des forces sociales organisées, la compétition présidentielle met aux prises des compétiteurs sans envergure, des bateleurs rodés à la « com » qui font des moulinets avec leurs bras en débitant des banalités. Si les électeurs sont dépolitisés, inutile de se demander pourquoi ! La crise de la politique est entretenue par le débat politique lui-même, soigneusement vidé de sa substance par les professionnels du décervelage.
Cette dégénérescence de la démocratie en bouffonnerie est d'autant plus nocive qu'elle s'accompagne d'un autre phénomène. C'est l'emprise des milieux financiers sur les médias de masse, phénomène qui semble avoir désormais atteint son maximum historique ! Dans un pays où neuf milliardaires possèdent la quasi-totalité des organes de presse, la délibération démocratique est au mieux une illusion consolatrice, au pire une vaste fumisterie. Naïfs, nous croyons que nous choisissons nos dirigeants et que ce choix est transparent. Mais deux idées fausses ne feront jamais une idée vraie. Et ce qui est sûr, c'est que cette double illusion est indispensable à la perpétuation de l'oligarchie.
La promotion d'Emmanuel Macron sur les décombres d'un fillonisme faisandé illustre à merveille ce poids des structures. La candidature du père Noël des possédants ayant explosé en plein vol, la caste lui a aussitôt trouvé un substitut. L’insoutenable légèreté de ce candidat à programme variable tient lieu de boussole d’une élection dont le résultat est programmé d’avance. La mine réjouie du jeune banquier d'affaires, très fier d’avoir gagné deux millions d’euros en deux mois en montant une OPA pour Nestlé, orne les couvertures des magazines, M. Bourdin lui sert copieusement la soupe sur Bfm, et « Le Monde » fait sa campagne grâce aux 13 millions d'euros de subventions publiques. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de l'oligarchie. Contrôlant les médias qui formatent l'opinion, elle préside à une foire d'empoigne électorale qui distraira le bon peuple et ne lui réservera aucune mauvaise surprise.   
 
Bruno Guigue
Quand la démocratie dégénère en bouffonnerie, par Bruno Guigue·
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La russophobie des médias critiquée par… Glenn Greenwald — 01 mars 2017

3 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La guerre, #Les média

Glenn Greenwald (loonwatch.com).

Glenn Greenwald (loonwatch.com).

La russophobie des médias critiquée par… Glenn Greenwald

Glenn Greenwald, dépositaire des révélations du lanceur d’alertes le plus célèbre au monde Edward Snowden, donne sa version de la russophobie de médias américains soulignant qu’ellle visait surtout à détourner l’attention du public américain des échecs de ses élites.

Ces derniers temps, le thème de la russophobie est devenu très populaire et lucratif dans les plusieurs médias américains, écrit Glenn Greenwald, l’un des fondateurs du magazine The Intercept.

À titre d’exemple, il cite un article sur la Russie publié par la revue The New Yorker. Cet article qui parle de la prétendue influence de Vladimir Poutine sur les résultats de l’élection présidentielle aux États-Unis a été largement salué par les partisans du Parti démocrate.

Selon Glenn Greenwald, ceux qui attisent dans les médias l’hystérie antirusse se soucient peu des conséquences de leurs actes, leurs actions étant susceptibles de permettre le retour de la guerre froide. Une partie des Démocrates, de pair avec les Républicains les plus agressifs, ont créé par leurs avertissements une situation dans le pays où un simple appel à améliorer les relations avec la Russie est perçu comme une preuve de déloyauté.

Par ailleurs, nous rappelle M. Greenwald, la version affirmant que Vladimir Poutine a ordonné les cyberattaques contre les États-Unis, profondément ancrée dans les esprits de journalistes, n’a pas été confirmée officiellement. Ceci est reconnu même par The New Yorker, qui est forcé de reconnaître que les informations sur l’implication de la Russie dans les cyberattaques contiennent plus de suppositions que de preuves.

Les médias américains écrivent souvent que Poutine accuse les États-Unis de s’ingérer dans la politique intérieure de la Russie. Mais les journalistes ne donnent jamais d’explications détaillées de ces accusations.

Selon M. Greenwald, ce silence ne laisse aucun doute sur le bien-fondé des accusations. Pour s’en assurer, il suffit, selon le fondateur de The Intercept, de jeter un coup d’œil sur la couverture du magazine Time paru en 1996 qui annonçait: « Comment les conseillers américains ont aidé Boris Eltsine à remporter la présidentielle ».

Finalement, le recours à la menace extérieure n’est qu’une tactique connue depuis bien longtemps utilisée pour détourner l’attention de la population des échecs systématiques des élites américaines, estime M. Greenwald. Selon lui, les médias essayent d’obliger les Américains à concentrer leur attention sur ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique pour leur faire oublier la corruption et autres méfaits des autorités de leur propre pays, souligne Glenn Greenwald.

01.03.2017

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201703011030280916-usa-russophobie-medias/

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[Vidéo] Dr. Daniele Ganser – Pourquoi la France veut-elle la guerre? Par Claire Schieffer, le 28 février 2017

2 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #Les média

[Vidéo] Dr. Daniele Ganser – Pourquoi la France veut-elle la guerre?

Expert en histoire des ressources énergétiques et activiste pour la paix, Daniele Ganser est habitué à rassembler lors de ses conférences dans le monde germanophone plusieurs centaines de spectateurs, mais se heurte à la frilosité du public français. Pourquoi cette réticence française face aux discours pacifistes qui, outre-Rhin, semble conquérir un public toujours plus nombreux ? Ne serait-ce pas dû, en partie, à l’absence de médias réellement indépendants en France, quand des groupes comme Lagardère et Dassault sont liés à la diffusion de l’information dans l’hexagone ? Le silence inhabituel des intellectuels français est-il seulement lié à la situation actuelle d’état d’urgence ? Le professeur suisse place finalement ses espoirs dans la jeunesse d’aujourd’hui, qui s’informe par d’autres canaux que les médias officiels et ne veut plus entendre ce discours belligérant.

 

 

Voir aussi:  http://arretsurinfo.ch/video-interview-de-daniele-ganser-guerres-manipulees-et-terrorisme-detat/

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NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

12 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Les média

NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

Le cœur du système

«La propagande sert davantage à nous justifier nous-mêmes qu’à convaincre les autres; plus nous avons de raisons de nous sentir coupables, et plus fervente sera notre propagande.»
(Eric Hoffer, The True Believer: Thoughts on the Nature of Mass Movements)

Dans Le Maître et Marguerite, le chef-d’œuvre de Mikhaïl Boulgakov, le Diable apparaît en personne sous la cape du magicien Woland. Le Diable est joueur: il s’amuse à tester la vanité et la crédulité des hommes. Et il sait qu’il n’est d’humains plus crédules que les incrédules de métier. C’est ainsi que son premier interlocuteur, Berlioz, vedette littéraire du Moscou soviétique et athée militant, finira décapité par un tramway, exactement comme le magicien le lui a prédit.
Ah! S’il avait un seul instant pris au sérieux l’existence du Tentateur qui venait, justement, de lui offrir une cigarette…

Des blagues à ne pas faire en société
«Qu’est-ce que le Système ?»
me demandent sans cesse les idiots utiles du Système. (Tweet, 5.2.2017)

Nous sommes témoins d’une plaisanterie semblable lorsque nous parlons du «Système». Il m’arrive ainsi de lancer des aphorismes à ce sujet dont les échos sont connus d’avance: «Complotiste !», me répliquent aussitôt des sceptiques venus de divers horizons culturels et politiques, mais qui ont généralement en commun un binôme de caractéristiques paradoxal: d’un côté, la foi dans le rationalisme et le «fact-checking», et de l’autre des convictions morales et politiques d’une naïveté extrême. Ils s’attribuent à la fois une haute capacité de discernement, une mission de «vigilance citoyenne» et une position critique vis-à-vis du pouvoir.
Dans le langage ras-du-sol des services, ce sont de parfaits idiots utiles.

L’idiot utile est celui qui croit qu’il ne croit pas ce qu’il croit, mais qu’il le sait. Que sa subjectivité n’y est pour rien. Que sa connaissance ne lui vient pas par un quelconque canal d’influence ou d’endoctrinement, mais de la vérité des choses elle-même. Sans filtre. Sans intermédiaire. Sans diable ni système.

Le Système, selon eux, n’existe pas. Ou, s’il existe, il n’a ni malice ni intention particulière. Il fait partie du paysage comme le climat ou la course des astres et obéit aux décrets des institutions comme la charrue au laboureur. Ce qui existe, pour cette catégorie d’esprits, c’est l’«Antisystème», à savoir tous ces milieux étranges et «sulfureux» qui, sous couvert de «résistance» contre un spectre de leur invention, complotent pour renverser la démocratie. Quelquefois, souvent même, ces innocents décrètent que le Système, c’est justement ça: l’Antisystème. Tout comme les étiquettes, les causes et les effets s’intervertissent facilement. Pour que l’«Antisystème» soit moralement condamnable, pour qu’on puisse le censurer et le liquider sans états d’âme, il est nécessaire que sa cause soit une illusion.
Mais entre ces deux termes, lequel découle de l’autre?
La nécessité de bâillonner l’opposition à cause de ses mensonges, ou la nécessité de prouver que ses vues sont des mensonges afin de la bâillonner?

C’est celui qui dit qui est !
Les comploteurs dénoncent les complotistes. Quoi de plus normal? (Tweet, 31.1.2017)

Et de même: où se situe le crime de complot, si complot il y a? La divulgation massive, par WikiLeaks, des e-mails de Mme Clinton et de son entourage montre que la direction du parti Démocrate avait été accaparée par des gens qui, littéralement, passaient leur temps à comploter en coulisses: contre la Libye, pour la destruction de l’enseignement et de la conscience civique, pour les intérêts du complexe militaro-industriel, et j’en passe. Le déchaînement même du milieu médiatico-politique face à cette divulgation montre que les tractations secrètes avec des agents d’influence sans investiture démocratique sont un mode de gouvernement admis et protégé. Ainsi le complot a-t-il été attesté comme une réalité indiscutable et omniprésente par ses protagonistes et défenseurs mêmes! Mais par un extraordinaire renversement rhétorique, le crime de complot a été rejeté sur ceux qui, justement, le dévoilaient au grand jour — ainsi que sur leurs hypothétiques alliés russes (car le mot «russe» est un utile déclencheur réflexe qui associe immédiatement à l’espionnage, à la propagande et à la désinformation). En effet, le seul moyen de berner le public et de détourner son attention du complot indiscutable qu’il avait sous les yeux était de pointer du doigt un complot bien plus menaçant, d’autant plus menaçant qu’on ne pouvait en montrer qu’une ombre: celui liant Poutine à Trump via Julian Assange!

Et voici donc les comploteurs devenus complotistes à leur tour en dénonçant le complot des complotistes visant à faire éclater leur propre complot!

On pourrait étendre ce jeu de miroirs à l’infini. Ce qu’il reflète fondamentalement est très simple et vieux comme le monde: les rapports de force entre l’ordre établi et l’opposition, entre le discours du pouvoir et sa contestation. Selon que vous serez puissant ou misérable,/Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir, résumait sobrement La Fontaine dans «Les Animaux malades de la peste». OU Blaise Pascal, dans ses Provinciales, s’adressant à ses adversaires jésuites d’une mauvaise foi criante: «Vous êtes quatre-vingt docteurs, mes bons Pères, et je suis seul. Vous avez forcément raison!» (Je cite de mémoire.)

Voilà donc le billard à mille bandes réduit à un vulgaire jeu de quilles: celui qui tient en main la grosse boule est en position de faucher les autres, un point c’est tout. Or, quoi qu’il arrive, la main qui tient la boule est celle du Système. Les quilles peuvent être blanches, jaunes, vertes ou rouges, elles peuvent être «de gauche» ou «de droite», mais le choix à l’échelon des existences se ramène à cela: il y a ceux qui lancent la boule et ceux qui attendent d’être fauchés ou épargnés par le projectile.

Pourquoi tous ces faisceaux ?
«Une intelligentsia dominante, que ce soit en Europe, en Asie ou en Afrique, traite les masses comme une matière première qu’on peut soumettre à expérimentation, manipuler et gaspiller à volonté.» (Eric Hoffer, The Temper of Our Time, 1967)

Le mot système vient du verbe grec systeô, qui signifie attacher ensemble, entrelacer. En politique, le système est souvent représenté par des faisceaux: les convergences d’énergies tenues ensemble par le pouvoir central. On pense machinalement à Rome ou au fascisme italien. On oublie que ces mêmes faisceaux sont aussi sur les armoiries de la présidence française. Le Système, c’est le fascisme absolu, l’ordre en soi, tel qu’il se maintient et se perpétue, abstraction faite de l’idéologie et des justifications qu’il se donne. Il prend de plus en plus d’autonomie à mesure que la société humaine se technicise et se complexifie, en cela même qu’il exclut les impondérables du facteur humain tels que le libre arbitre, le bon vouloir, la vindicte ou la clémence.

La meilleure définition du mot tel qu’il nous intéresse ici a été donnée par Pontus de Thyard au XVIe siècle: «Ensemble dont les parties sont coordonnées par une loi». La loi est au centre. Le Système règne quand aucune volonté humaine, aucune loi morale ne peut se hisser publiquement au-dessus de la loi écrite. Sur le plan officieux, il en va tout autrement: plus la loi publique est rigoureuse, et plus les dérogations octroyées aux satrapes sont généreuses. Plus le commun est jugulé, et plus la nomenklatura s’auto-absout. Il suffit d’observer la classe politique pour s’en convaincre.

Encore faut-il que ce que nos yeux voient puisse — ose — remonter jusqu’au cerveau et que celui-ci en tire des conclusions. C’est une étape que le Système s’emploie à désactiver en criblant de tabous le discours public avec l’aide cruciale du dispositif de l’instruction et des médias. Il aura fallu un dressage rigoureux pour enseigner aux consciences contemporaines à craindre l’invocation même du «Système» et à censurer ceux qui en parlent. La crédulité est l’un des éléments clefs de ce dressage. On apprend à admettre n’importe quelle affirmation, pourvu qu’elle vienne d’une source autorisée. Par exemple, qu’une simple grippe saisonnière est une menace pour l’humanité ou qu’un avion de ligne détourné par des pilotes amateurs peut faire crouler un gratte-ciel sans même le toucher. Cette crédulité implique à la fois de l’ignorance (en matière scientifique et logique) et de l’obéissance. Ce qui, à l’aube de la conscience éclairée, était considéré comme des tares à déraciner est devenu aujourd’hui des vertus «démocratiques» que les ingénieurs sociaux entretiennent.

«Nous avons tous été assez satisfaits de dégrader le gouvernement, de laisser tomber le civisme et en général de conspirer à produire des citoyens ignares et obéissants» écrivait ainsi en mars dernier Bill Ivey, le «monsieur Culture» de Bill Clinton, à John Podesta, le chef de campagne de Mme Clinton. Ces agents d’influence étaient encore, en mars 2016, ceux qui tenaient la boule du jeu de quilles. Ils étaient au cœur du système, si certains de leur domination qu’ils se permettaient des aveux écrits qu’une personne avisée hésiterait à livrer même à l’oreille d’un ami. Ils ne pouvaient imaginer que, huit mois plus tard, ils se retrouveraient à la place des quilles.

Ils n’y sont pas du reste, le Système ayant engagé une guerre totale contre ce président indésiré que les médias ne nomment jamais «l’homme le plus puissant du monde» ainsi qu’ils le faisaient avec tous ses prédécesseurs.

Le Système est impersonnel, même s’il a un ample personnel à son service et même s’il confère à l’élite de ce personnel des pouvoirs dont les rois et les tyrans de jadis ne disposaient pas. L’erreur de ceux qui le contestent (et la technique de ceux qui veulent en détourner l’attention) est de le personnaliser: de réduire des lois générales et des mécanismes à des individus et à des traits de personnalité. Les gouvernements combattus par le Système sont systématiquement réduits à des régimes, et les régimes eux-mêmes à la seule figure de leur chef (Kadhafi, Saddam, Assad, Poutine…); cependant que les «Antisystème» s’acharnent à identifier derrière le mécanisme des «tireurs de ficelles» dont l’existence ou non n’a aucune importance.

Lorsque l’action personnelle commence à compter réellement, c’est qu’on se trouve dans un système de pouvoir individualisé et donc, déjà, en marge du Système. La personnalité de l’ivrogne Juncker n’a pas plus de poids dans l’Union soviétique européenne que celle de l’ivrogne Eltsine n’en avait dans l’URSS finissante, deux systèmes inhumains en fin de course. L’opposition sourde et poltronne du pauvre Obama aux agissements de son propre appareil n’a en rien freiné l’emballement général. Mais le fait même que la personnalité de Vladimir Poutine infléchisse le cours de son histoire montre que la Russie est sortie, en partie, de l’orbite du Système.

Une autre erreur courante consiste à prêter au Système une idéologie. Le Système n’a pas d’idéologie: il se sert en opportuniste de celle qui, à un moment donné, le plus à même de consolider et d’étendre son empire. Il optera naturellement de préférence pour des idéologies collectivistes, globalistes et légiférantes. Le Système est en soi un appareil de soumission. Il exige de chaque individu, à tous les échelons, une soumission plus ou moins étendue et accorde en échange la protection, la sécurité et des privilèges. D’où son alliance naturelle avec l’Islam, qui est la Soumission, si l’on peut dire, à l’état natif. D’un côté comme de l’autre, la Loi balaie les particularités humaines, les raisons individuelles et surtout ces «lois non écrites» d’Antigone qui, à travers les siècles, ont toujours dissuadé notre propre civilisation de se transformer en un mécanisme totalitaire.

L’humain contre l’androïde
Ne jamais nommer le Système: c’est le meilleur service à lui rendre. Persée ne pouvait croiser le regard de Méduse. (Tweet, 10.12.2015)

Or ce que nous observons aujourd’hui dans nos aires est un bouleversement tectonique. L’évolution tranquille du Système vers ce mécanisme parfait via le perfectionnement technique couplé à la régression de l’humain a été bouleversée par une série d’événements politiques, mais aussi de prises de conscience psychologiques. Aux États-Unis, pour parler schématiquement, un outsider a réussi à prendre à revers le Système. Certes, M. Trump était une «huile» de premier plan de l’oligarchie américaine, mais le Système n’est pas réductible à l’oligarchie. Dans le cadre du Système, un juge vénal ou un journaliste illettré a la faculté de faire trébucher l’oligarque le plus puissant pour peu que son action serve le Système. Et non seulement Trump a-t-il réussi à enlever la présidence des États-Unis, mais encore s’emploie-t-il, depuis le premier jour de son mandat, à faire passer en force toute une série de mesures aussi perpendiculaires à la marche du Système que les bâtons qu’on met dans une roue.

Pour le dire encore plus schématiquement: l’administration Trump, comme l’État de Poutine, comme nombre d’autres insurrections décriées comme «populistes», s’emploie à enrayer la stratégie du Système dans son cœur même, laquelle consiste à abattre toutes les frontières établies par des communautés humaines conscientes (et donc des souverainetés volontaires) pour les remplacer par de nouveaux cloisonnements hermétiques dont lui seul, le Système, aurait les clefs: systèmes de sécurité et de contrôle total, omnisurveillance, dématérialisation documentaire et monétaire, puçage et traçage. Ce n’est pas un hasard si les milliardaires de la Silicon Valley — qui sont pourtant de sa classe sociale — montent en première ligne contre le nouveau président américain, aux côtés des patrons des médias de masse et des vedettes du show-biz, principaux organisateurs du décervelage et de la régression de masse.

L’enjeu de la lutte qui se développe aujourd’hui sous nos yeux dépasse les visions et la mission de tous les gouvernants de ce siècle et du précédent. Cette lutte est l’aboutissement d’une longue évolution de la civilisation européenne, qui a mis entre les mains de l’humanité les outils de sa libération en même temps que ceux de son anéantissement. L’enjeu est le choix entre une société encore calquée sur des destinées humaines ou une «entité» gérée par un Système anonyme épaulé par la mince élite gérant l’ensemble des banques et des médias et les prêtres informatiques de la post-humanité.

Coda
En ouverture de son ouvrage posthume (inédit en français), La fourmilière globale, Alexandre Zinoviev proposait au tournant du XXIe siècle une «fiction» terrifiante, qui pourtant paraît presque banale aujourd’hui:

«Notre XXe siècle aura peut-être été le siècle le plus dramatique de toute l’histoire humaine du point de vue de la destinée des gens et des nations, des idées, des systèmes sociaux et des civilisations. Mais, toutes ces choses étant posées, ce fut aussi un siècle de passion et d’aventure: siècle d’espoirs et de désespoirs, d’illusions et de visions, d’avancées et de déceptions, de joies et de malheurs, d’amour et de haine… Ç’aura été, peut-être, le dernier siècle humain. A sa suite se profile une masse de siècles d’histoire suprahumaine ou posthumaine, une histoire sans espoirs ni désespoirs, sans illusions ni visions, sans avancées ni déceptions, sans joies ni chagrins, sans amour ni haine…»

Bref, nous voici aux portes d’une masse de siècles où le Système aura éradiqué l’Homme. Ou pas ?

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Syrie: des scientifiques allemands démasquent les positions des médias mainstream

9 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les média, #ISIL

Syrie: des scientifiques allemands démasquent les positions des médias mainstream

Syrie: des scientifiques allemands démasquent les positions des médias mainstream

© Sputnik. Michail Alaedine
 
 

Dans leur déclaration commune, un groupe de professeurs allemands se sont prononcés contre les positions des médias mainstream occidentaux sur la Syrie et le rôle de la Russie et de l'Iran dans le conflit qui secoue depuis près de six ans ce pays proche-oriental, rappelant où cette guerre civile plonge ses racines.

Les membres du conseil scientifique de l'organisation Attac Deutschland, qui s'oppose aux processus de globalisation, constatent dans leur Déclaration sur la guerre en Syrie que la Russie et l'Iran « ont d'abord épuisé toutes les chances de parvenir à un règlement politique du conflit » et ce n'est qu'après qu'ils ont eu recours à une intervention armée.

Le Renversement d'Assad était planifié depuis 2001

 

Les scientifiques qui ont apposé leurs signatures au bas du document, rappellent que, d'après les déclarations de l'ancien commandant des forces de l'Otan en Europe Wesley Clark, tout de suite après les attentats du 11 septembre les États-Unis avaient décidé de renverser les autorités dans sept pays, y compris en Syrie.

 

Depuis 2005 ont été mis en place des conditions dans le but d'atteindre cet objectif, dont « d'innombrables actions médiatiques propagandistes visant le pouvoir d'Assad » et « le financement et la formation d'une armée de djihadistes », qualifiés dans les médias mainstream d'« opposition modérée ».

« Cependant, la majeure partie des forces armées de cette opposition s'apparentaient au système d'Al-Qaïda et aux islamistes radicaux du Front al-Nosra que les médias américains eux-mêmes qualifiaient jusque-là d'organisations terroristes.

 

Or, ce sont ces mêmes groupes qu'on envisageait d'employer pour renverser les autorités syriennes et iraniennes, dit le texte de la déclaration.

 

La Russie ne s'est pas ingérée dans la situation en Syrie tant qu'il s'agissait d'un conflit interne. Moscou n'a pris parti pour le gouvernement syrien que lorsque l'organisation terroriste Daech a réussi par le biais de la « terreur et avec le soutien militaire et logistique des services spéciaux américains, saoudiens et turcs à prendre le contrôle de larges territoires du nord de l'Irak, y compris la ville de Mossoul ».

Attaque de sarin et désarmement chimique

 

Les auteurs de la déclaration considèrent que si en août 2013 le président américain de l'époque Barack Obama a pris la décision surprise d'ajourner une frappe sur la Syrie c'est parce qu'il avait compris qu'il serait impossible de prouver l'implication de Damas dans l'attaque chimique perpétrée à Gouta. Les échantillons de sarin prélevés par des experts ont montré que les substances toxiques ne provenaient pas des arsenaux de l'armée syrienne.

 

Le président US a alors emprunté le plan B: il n'y aura pas de frappes si Assad accepte de détruire tous ses arsenaux d'armes chimiques sous le contrôle de l'Onu.

« Au bout du compte, c'est la Russie (…) qui a profité grâce à son habilité diplomatique de ce changement de cap pour détruire tous les arsenaux d'armes chimiques syriennes avec le concours des États-Unis et la surveillance des Nations unies », est-il indiqué. Toutefois, regrettent les auteurs du document, les médias mainstream n'ont même pas cité cet exemple de la politique pacifiste de Moscou.

« Assad ne peut pas partir »

 

La Russie et l'Iran ont déployé tous leurs efforts pour apporter une solution politique à la crise syrienne, écrivent les auteurs du rapport, rappelant un grand nombre d'initiatives de cessez-le-feu à Alep. Les scientifiques blâment les pays occidentaux et surtout les groupes armés qui ont rejeté toutes les négociations avec le président Bachar el-Assad, posant son départ comme préalable à tout dialogue.

 

Et pourtant, estiment-ils, n'importe que homme politique raisonnable et avisé aurait compris qu'Assad ne peut pas quitter son poste, même s'il le souhaite lui-même.

« Assad représente toutes les confessions et minorités ethniques de Syrie, notamment les alaouites, les chrétiens, les Yézidis et autres — ils soutiennent le régime d'Assad (…) et espèrent qu'il ne cédera pas ses positions et ne libérera pas le champ à Daech qui exterminera inévitablement toutes les minorités religieuses et les alaouites ».

Bonnes et mauvaises bombes

Les auteurs du rapport portent leur attention sur les victimes civiles. D'après leur point de vue, la couverture de ce sujet dans les médias mainstream se caractérise par une étroitesse de vue ainsi que par une position antirusse.

« Bien que nous soyons opposés à une juxtaposition du nombre de morts des deux côtés, suite à une couverture unidimensionnelle et antirusse de ce sujet et à la propagande des médias occidentaux, il convient de rappeler que depuis le mois d'août 2014, 40 000 civils irakiens ont péri sous les bombes de la coalition internationale menée par les États-Unis, soit au moins quatre fois plus qu'à Alep. 15 000 personnes ont trouvé la mort rien qu'à Mossoul », stipule le document.

 

Et d'ajouter que « depuis 1980 les États-Unis à eux seuls ont attaqué, occupé ou bombardé 14 États musulmans. Au cours des deux derniers centenaires, aucun pays musulman n'a jamais attaqué un État occidental ».

 

Ce sont l'Iran et la Russie qui portent toujours le chapeau des coupables, même lors de l'évacuation des groupes armés d'Alep. Mais lorsque des extrémistes ont mis le feu à huit bus syriens, les médias mainstream ont mangé leur langue.

Politique fatale de renversement de pouvoirs

 

Les scientifiques sont extrêmement étonnés par le fait que les médias mainstream non seulement ne critiquent pas, mais ne disent pas un seul mot sur la politique « fatale de renversement de régimes au Proche et Moyen-Orient, menée par les États-Unis ».

 

Et pourtant, les « États manqués », terreaux fertiles pour le terrorisme et principale source du flux de migrants vers l'Europe sont les conséquences de la politique de Washington.

En conclusion, les auteurs du rapport se disent préoccupés par l'émergence d'« une nouvelle guerre froide entre l'Occident et la Russie » et exhortent toutes les institutions civiles à prendre part au débat politique et main dans la main avec les partisans du pacifisme à préconiser des moyens de prévention des conflits et des guerres.

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Vous avez dit "conflit d'intérêts?". Les dessous de la très médiatique et très coûteuse campagne de MACRON ?

6 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Emmanuel Macron, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #Les média, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Les dessous de la très médiatique et très coûteuse campagne de MACRON ?
Les dessous de la très médiatique et très coûteuse campagne de MACRON ?

Un scandale qui ne fait pas la « Une » des médias : pourquoi le financier franco-israëlien Patrick Drahi met son appareil médiatique (L'Express, L'Expansion, L'Étudiant, Libération, BFM-TV, RMC) au service d'Emmanuel Macron : un prêté pour un rendu.

Les feux médiatiques sont braqués sur Fillon sur des comportements décrits au final comme des dérapages personnels, tout au plus comme relevant des pratiques d'un certain nombre d'élus coupés du peuple et des réalités.

Qu'il faut sanctionner bien sûr, pénalement, moralement, politiquement au nom de la probité, de la transparence ...

Soit.

Mais nos grands médias dénonciateurs de ces comportements sont en même temps muets sur les aspects pourtant systémiques eux bien plus profondément, de pratiques et de connivences qui débouchent sur des situations payées cash par les travailleurs.

Aspects qui dévoilent les liens structurels et les intérêts croisés entre les politiques au service du capital et les affairistes financiers, prédateurs de l'économie, des entreprises et de l'emploi et les médias propriétaires des mêmes affairistes.

Un cas emblématique, celui de Macron dans le gouvernement socialiste à la tête du ministère de l'économie.

En 2014 Patrick Drahi est en concurrence avec BOUYGUES TELECOM pour racheter SFR.

Arnaud Montebourg Ministre de l’Economie et des Finances avant d’être débarqué du gouvernement s’oppose au rachat de SFR par Drahi, estimant qu’il doit se mettre en règle fiscalement avec la France alors que sa holding ALTICE est au Luxembourg , qu’il vit en Suisse et qu’il a la nationalité israélienne.

Dès son arrivée à Bercy le 28 octobre 2014 son successeur MACRON nouveau ministre de l’Economie et des Finances, signe lui le décret en faveur de Drahi l’autorisant à racheter SFR et déboute BOUYGUES Télécom.
Et dans quelles conditions Drahi rachète-t-il SFR, sous accord de Macron?

Eh bien en utilisant la méthode crapuleuse dite LBO - voir notre article :

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/10/sfr-drahi-le-stade-suppreme-du-capitalisme.html

dont le mécanisme consiste à emprunter auprès des banques l'argent qu'on n'a pas ou qu'on ne désire pas investir et à ensuite rembourser la dette contractée en se payant sur la bête, c'est-à-dire à dégager des profits en liquidant massivement les emplois et en licenciant donc.

Chez SFR la saignée ça a été 5000 emplois sacrifiés sur les 15.000 existant : 1/3 des salariés jetés à la rue, sacrifiés sur l'hôtel du profit pour les prédateurs et leurs complices politiques.

Et comment le prédateur économique, par ailleurs déjà grand propriétaire de presse renvoie-t-il l'ascenseur au politique qui l'a si bien servi ?

Comment ça profite ensuite à Macron ?

Eh bien Drahi met son appareil médiatique (l'Express, L'expansion, L'étudiant, Libération, BFM-TV, RMC) qui inclue l'intervention d'instituts de sondage (Interactive) à la disposition de la promotion présidentielle du sieur Macron.

 

SOURCES :

 

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