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Le blog de Lucien PONS

macron

Macron : l’adieu à Jupiter ou la présidence éclair par David Desgouilles

25 Août 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Macron, #Haute trahison

Macron : l’adieu à Jupiter
ou la présidence éclair
par David Desgouilles

vendredi 24 août 2018, par Comité Valmy

L’été meurtrier

Macron : l’adieu à Jupiter ou la présidence éclair
Si Emmanuel Macron a survécu à l’été,
Jupiter n’a pas fait sa rentrée.L’affaire Benalla
a largement entamé la posture impérieuse
du président. Qui n’incarne plus grand-chose…

Député des Yvelines et transfuge juppéiste, Aurore Bergé est devenue un symbole des petits soldats macronistes, de cette génération de trentenaires qui ont adapté au XXIe siècle numérique la vieille fonction de « godillots », comme on surnommait les parlementaires gaullistes disciplinés d’il y a cinquante ans. Cela ne signifie pas qu’elle méconnaisse les faiblesses du nouveau régime. Il y a quelques mois, c’est elle qui contactait, pour l’auditionner avec deux autres collègues LREM, notre ami Gérald Andrieu, auteur de l’excellent Peuple de la frontière, qui s’était mis – littéralement, quant à lui – en marche, pour ausculter la France périphérique, et avait constaté que cette dernière n’attendait pas Emmanuel Macron.

 

Jupiter à terre

Et dans Closer de cette semaine, elle rappelle ce que les Français lui ont dit pendant la dernière campagne présidentielle : qu’au pouvoir, Emmanuel Macron n’aurait pas le droit d’échouer, de décevoir, que c’était le mandat de la dernière chance. Elle a donc décidé d’aller parler dans cette publication « pipole », allant à la rencontre de la France périphérique via ses salons de coiffure, canal plus efficace que Twitter pour s’adresser à une partie d’entre elle, en effet.

 

Aurore Bergé connaît donc les difficultés intrinsèques au macronisme, et elle a compris aussi qu’on vivait un moment essentiel du quinquennat. Un moment où tout peut basculer. Elle a compris qu’il fallait réagir. Cette phrase sonne comme un tocsin. C’est le tocsin du Godillot 2.0. Mais tout a peut-être déjà basculé…

 

Car il s’est bien passé quelque chose cet été. Et les dignitaires de la Macronie les moins aveugles l’appréhendent fort bien, après avoir tenté de faire croire que les Français ne s’intéressaient pas à l’affaire Benalla, qu’il ne s’agissait que d’une histoire à dormir debout, fomentée par une coproduction des oppositions revanchardes, de bots russes et de journalistes déconnectés. L’affaire Benalla a définitivement fait tomber le masque jupitérien d’Emmanuel Macron. Jupiter était la promesse d’une présidence qui renouait avec les fondamentaux de la Ve République. Après la présidence De Funès et la présidence Bourvil, il fallait de la prestance, de l’incarnation. L’homme qui marchait seul dans la cour du Louvre alors que résonnaient les notes de Beethoven. L’homme de la nation.* Et puis patatras. Après l’affaire Benalla, il n’apparaît plus que comme l’homme d’un clan.

 

Emmanuel « Rambo » Macron

La présidence Jupiter s’est métamorphosée en présidence Rambo. Macron s’est pris les pieds dans le tapis. L’image de cette séquence, c’est le président lui-même qui vient accréditer le clanisme en réservant sa première réaction à l’affaire, non pas aux Français dans leur ensemble, mais au groupe LREM à l’Assemblée nationale. Qui compte sur ses godillots pour tweeter ses bons mots, parmi lesquels celui-ci, qu’on croirait sorti de la présidence De Funès : « Qu’ils viennent me chercher ! ». Ce soir-là, la communicante de l’Elysée, Sibeth Ndiaye, aurait très bien pu prononcer ces mots définitifs : « Le Jupiter, il est dead ».

 

Le roi n’a plus son manteau de Jupiter, alors que lui reste-t-il ? Pas grand-chose à vrai dire. Aurore Bergé pense avoir trouvé la solution en appuyant sur le côté réformateur du chef de l’Etat dans les colonnes de Closer. Mais, dépossédé de ce manteau jupitérien et apparaissant sous les traits d’un chef de bande, Emmanuel Macron n’est plus le réformateur chargé de recouvrer la souveraineté de la France, thème central de son premier discours devant les parlementaires à Versailles il y a un an. Il est celui qui adapte à la contrainte extérieure, celui qui imite les réformes des voisins, qui se soumet à la mondialisation sauvage. Le petit soldat des puissants. Il y a un an, nous avions déjà perçu des signes que la présidence jupitérienne ne constituait qu’une fausse promesse. Mais l’Elysée avait compris ses erreurs et avait redressé la barre à la rentrée. Pas sûr qu’il soit en état de le faire aujourd’hui. En septembre, les auditions de la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla, menées par l’excellent Philippe Bas, reprendront alors que les Français ne seront plus à la plage. D’autres affaires, comme celles touchant Alexis Kohler, le bras droit du président, pourraient encore défrayer la chronique. La révision constitutionnelle semble aujourd’hui bien mal en point, après avoir été reportée par le gouvernement, subissant les assauts de l’opposition parlementaire, qui a retrouvé des couleurs et surtout de l’efficacité à travers l’affaire Benalla.

 

Vers une colère blanche

Emmanuel Macron, pour la première fois, n’a pas été le maître des horloges, il s’est fait imposer un calendrier, preuve supplémentaire du décès de Jupiter. Il paraît bien illusoire que la majorité des trois-cinquièmes, nécessaire à l’adoption de la révision constitutionnelle ne soit pas hors d’atteinte. Emmanuel Macron tentera-t-il le coup de poker de l’article 11 gaullien, pour la faire adopter ? Expliquons-nous : en 1962, Charles de Gaulle avait utilisé cet article, celui du référendum direct, plutôt que la procédure de l’article 89, qui correspondait stricto sensu aux révisions de la Constitution et nécessitait préalablement l’accord des deux chambres. Gaston Monnerville, président du Sénat, avait parlé de forfaiture. Mais il s’agissait de promouvoir l’élection du président de la République au suffrage universel. De Gaulle n’avait pas tordu le bras du Parlement pour des queues de cerise. Il n’y a rien dans la réforme prévue par Emmanuel Macron qui vaille le coup de force similaire, sans accréditer davantage l’idée d’une « présidence Rambo ». Lui pourrait y voir au contraire un moyen de revêtir à nouveau le manteau gaullien et donc une posture jupitérienne. La roche tarpéienne est proche du Capitole, selon la formule consacrée.

Henri Guaino disait, il y a plus d’un an, que lorsque les Français s’apercevraient qu’ils ont porté au pourvoir tout ce qu’ils rejetaient, la colère gronderait. Nous n’en sommes pas si éloignés. Reste à savoir comment se traduira cette colère. Alors que son vieux canal, le vote lepéniste, est toujours en crise, ne reste-t-il pas que la sécession civique ? Combien de Français se rendront aux urnes, pour les européennes, en mai prochain ? Plus que l’ordre d’arrivée des listes en présence, le taux de participation constituera un indice fiable de cette colère. Et s’il passait sous la barre symbolique des 30 % ? Il s’agirait d’une colère blanche. Ce ne sont pas les moins dangereuses en démocratie.

 

David Desgouilles
20 août 2018

* Note Valmy : il faut à l’ami David Desgouilles beaucoup de bonne volonté (ou d’humour) pour discerner en Macron l’homme de la nation. Pour nous il est l’incarnation de la trahison nationale européiste et occidentaliste.

Antidote

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Emmanuel Macron n'est pas devenu Président par hasard...

1 Mai 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Macron

Emmanuel Macron n'est pas devenu Président par hasard...
 
 
 
Hier, nous avons tous pu prendre connaissance des sommes engagées par les différents candidats lors des dernières élections présidentielles. On découvre ainsi qu'Emmanuel Macron a dépensé 16,7 millions d'euros pour sa campagne. C'est même le candidat qui a dépensé le plus. Curieusement, aucun journaliste soulèvera la question suivante: Comment un homme inconnu du grand public un an auparavant, jamais élu, a-t-il pu en moins de deux ans créer un parti politique, l'animer et rassembler autant d'argent en si peu de temps.
 
La réponse à cette question, la genèse de l'histoire, c'est, en quelques sorte, Parker Pointu, commentateur de ce blog qui nous l'explique... Accrochez-vous, ça décoiffe...
 
" Macron est remarqué par Henri de Castries, président d’AXA mais aussi président du Groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderberg ou Club Bilderberg, un rassemblement annuel de plus d’une centaine de membres essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias.
 
 
Ils voient en Macron l’opportunité d'infléchir la politique économique et industrielle française et de contrer les syndicats, pour aller sur une politique libérale à l’anglo-saxonne. Cependant Macron ne parvient pas, à son poste de conseiller économique à l'Elysée, à faire fléchir Hollande et son gouvernement. Lors de la réunion du Groupe Bildelberg à Copenhague du 29 mai au 1 er juin 2014, la réunion compte de nombreux banquiers notamment de la Deutsche Bank, Christine Lagarde, Benoit Coeuré, ancien de la BCE, et Macron. De Castries et plusieurs banquiers se voient en présence de Macron. Il est donc décidé de faire pression sur Manuel Valls pour que Mr Macron soit ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d’Arnaud Montebourg trop instable. Jean-Pierre Jouyet est contacté et influence François Hollande. Macron est donc nommé Ministre le 26 août 2014. 
 
De Castries voit Valls et lui suggère de faire un geste vis-à-vis du patronat, de redorer son blason, qu’il en serait récompensé. Le 27 août Valls participe à l’université d’été du MEDEF il a prononcé un discours salué par une longue « standing ovation ». Les financiers ont réussi leur coup. Leur prodige est à leurs bottes, il n’y a plus qu’à manipuler la marionnette. Le patronat est satisfait mais le trouve encore trop timide dans ses réformes, ils le poussent à faire la loi « Macron 2 ». Mais Valls s’y oppose et donne le projet de réforme à Myriam El Khomri. Les financiers sont furieux contre Valls et décident sa perte, Valls les a trahi. Cependant Macron réussi à inclure dans la loi : la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales. Valls rétrograde Macron dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016. Le 21 mars 2016 De Castries, Gattaz (MEDEF), Mario Draghi (BCE), John Cryan DB, des financiers et les patrons des groupes de presse, Bolloré, Drahi, Bergé se réunissent à Francfort, et décident d’épauler Macron pour la création d’un parti dévoué à leur cause. Macron sera épaulé et financé pour créer un parti politique. La manipulation est simple la presse écrite doit lui consacrer de nombreuses unes, notamment la presse féminine, et la presse destinée aux jeunes. La télévision doit le présenter comme le gendre idéal. Les patrons de presse créaient des groupes de travail uniquement dédiés à l’image et à la communication Macron. Bolloré a eu cette réflexion : « Puisque la mode est aux couguars et aux MILF mettons sa couguar à la une, c’est tendance, les jeunes vont kiffer ! ». 
 
Les financiers vont élaborer la création du parti. Ils créent deux associations : l’« Association pour le renouvellement de la vie politique » et l’Association de financement du parti « Association pour le renouvellement de la vie politique » La deuxième sera financée par des fonds privés De Castries et Gattaz invitent Mr Logerot le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avec Mr Dargnat qui prendra la présidence de l’association de financement du parti, un ancien de BNP Paribas Asset Management. La machine est en marche. Le 6 avril 2016 le parti est créé. L’argent des groupes financiers abonde, la campagne est lancée. Fin avril 2016 Edouard Philippe maire du Havre est invité par De Castries et Bolloré, à Paris, ces derniers lui demandent de soutenir Macron puis ils invitent le futur premier ministre à la réunion Bidelberg qui se tient du 10 au 12 juin 2016 à Dresde. Une réunion se tient avec Christine Lagarde, Baroso et d’autres financiers.
 
 
A l’issue se tient une autre réunion à Berlin où il est décidé de faire de Macron le Président de la France. Sont présent des financiers, le directeur de la BCE, Drahi, Bolloré, Bergé et surprise : Mr Louvel Président du Conseil supérieur de la Magistrature. Ils sont rejoints le temps d’un dîner par Madame Merkel.
 
Dans le même temps, il faut penser à décrédibiliser Hollande, un débat aura lieu le 14 avril 2016 sur France 2. Les patrons de presse font pression sur Michel Field, patron de l'info du groupe France Télévision, pour que ce soit Léa Salamé, journaliste aux dents longues, multimillionnaire par son mariage et  bobo moraliste qui anime le débat. Le 14 avril 2016 elle fait son effet et François Hollande ne sera pas épargné. 
 
En novembre, les primaires de droite sont ouvertes, Fillon gagne. Jugé trop frileux dans son programme par les financiers, ils décident de l’éliminer. L’affaire Fillon est lancée, bien d’autres élus de droite et de gauche font travailler leur conjoints ou enfants, mais Fillon doit être éliminé. Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaîné et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions augmenter en 2017, comme par hasard.  Gaspard Ganzter, conseiller de Hollande mais aussi camarade de promo de Macron à l'ENA, rencontrera  le directeur du Canard début janvier. Déchaînement des médias sur Fillon, les journalistes bien obéissants et soi-disant indépendants se déchaînent. Mais surtout ils prennent soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits. L’homme à abattre c’est Fillon. De l’autre côté, ordre est donné d’axer sur le FN, sachant que lors d’une confrontation Macron Le Pen, Macron serait élu. La Machine médiatique est en route, les magistrats sont dans la course; peu importe si cette campagne est nauséabonde, mais Macron doit sortir vainqueur coûte que coûte. 
 
Lors d’une entrevue, entre Macron, Drahi, et Bolloré, Drahi dit à Macron : « Ne brusque pas les français, dis leur ce qu’ils veulent entendre, ce sont des veaux, ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste. Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre. Sache les séduire et les endormir et nous aurons ce que nous voulons. Beaucoup de gens (financiers et grands patrons) comptent sur toi, ne les déçois pas ! Sers toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes, qui se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les financiers et l’argent, mais sont les premiers à faire de l’évasion fiscale, tu verras ils viendront te lécher les fesses par intérêts, ce sont les pires, je ne les aime pas !» Bolloré lui dit : « Le Français veut de l’information instantané, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut leur servir ce qu’ils veulent ! » 
 
Réunion le 11 avril 2017 avec De Castrie, Drahi, Jouyet, Sarre et d’autres personnages influents avant le 1er tour des élections, la ligne médiatique est organisée, la presse est dévouée à Macron, mais Mélanchon inquiète, ainsi que le manque de confiance des français envers les politiques. Le 23 avril 2017 ils sont rassurés, Macron est en tête avec 24%. Drahi félicite Macron et lui dit : «Tu es président les français n’auront jamais les couilles de voter Le Pen et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi ! ». Cela se finit à la Rotonde...  Macron savait qu’il était président. Le 24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges ! Ces élections présidentielles furent qu’à un seul tour, magnifiquement orchestrées par, les médias, la finance et le CAC 40, les français n’y ont vu que du feu ! Le 7 mai 2017, Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible plan « en marche ». Le spectacle du Louvre fut un délire narcissique dont l’analyse révèle bien des intentions que je qualifierais de « déviantes » et bien éloignées des problèmes et attentes des Français.
 
Reste maintenant la dernière étape: les législatives. Faire élire 50% à l’Assemblée Nationale de personnes qui n’ont jamais touché à la politique ou eu un mandat électoral. Cette manœuvre est organisée depuis Paris dans le cadre d’un mystérieux processus de sélection afin d’achever d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage de personnes désignées qui seront à la botte du régime. 
 
Là aussi, personne ne se posera la question du financement de toutes ces investitures. « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Au second tour des législatives, Macron obtiendra une très nette majorité. Le changement est devenu le deus ex machina de la politique. Il a suffi de le promettre pour conquérir le pouvoir. Le peuple, par ces élections, a perdu sa souveraineté; maintenant il élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie. Heureusement, 16 millions de personnes se sont abstenues ou ont voté blanc, signe qu’il y a des français qui font encore preuve d’intelligence, et ne se laissent pas manipuler. Mais le réveil va être brutal, les français vont bientôt pleurer, mais ils ont les politiques qu’ils méritent !
 
Parker Pointu
 
NB: Toutes les informations citées supra peuvent être vérifiées, ce ne sont pas des affabulations, ceux qui chercheront à savoir et qui ne se laisseront pas manipuler par les médias découvrirons cette triste vérité."
 
NB: le lecteur averti remarquera que la quasi totalité des acteurs principaux de cette histoire sortent du même moule: Science-Po, ENA
 
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr
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Ce que de nombreuses personnes soupçonnaient. Un MALADE MENTAL est à l' Élysée !!!

18 Avril 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #Macron

Ce que de nombreuses personnes soupçonnaient.
Un MALADE MENTAL est à l' Élysée !!!

D'après le professeur Adriano Sagatori psychiatre italien, Emmanuel Macronest un psychopathe .

 

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L’incroyable rapport qui juge le SMIC trop élevé. Par Laurent Herblay

9 Janvier 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Macron

L’incroyable rapport qui juge le SMIC trop élevé

Décidément, les oligo-libéraux n’ont peur de rien. Après tout, avec un président qui baisse les impôts des riches et des grandes entreprises alors même que les profits et les inégalités sont au plus haut, tout en déconstruisant le droit du travail, pourquoi s’embarrasser ? Maintenant, c’est le SMIC qui est en accusation : il serait trop cher et serait le coupable de notre niveau de chômage…

L’horreur sociale, en marche

Voici ici réunies bien des horreurs des oligo-libéraux. D’abord, ils trouvent le moyen de dresser les chômeurs contre les smicards, la rémunération trop élevée des seconds étant la cause de la situation des premiers. Salauds de smicards qui défendraient l’avantage acquis d’un salaire un peu trop gras de 1480 euros brut par mois, au prix d’empêcher les gentils patrons d’embaucher de pauvres chômeurs ! Ensuite, on retrouve cette tendance à avancer derrière de pseudo-experts qui détiendraient la vérité. Pourtant, ce nouvel assaut contre le niveau du salaire minimum ne repose sur aucune étude sérieuse, les grands économistes pointant au contraire les dangers des inégalités, même au FMI !

D’ailleurs, seulement 13% des salariés sont au SMIC, ce qui ne semble pas indiquer un niveau trop élevé. Mais le pire reste tout de même de voir ces augures que l’on devine issus des beaux quartiers qui pérorent sur le niveau trop élevé du salaire minimum du haut de rémunérations probablement très supérieures. Même si la remarque pourra être critiquée comme « populiste », difficile de ne pas souhaiter les voir vivre avec un tel salaire pendant quelques mois… Et un SMIC plus bas, ce serait aussi moins de consommations, et donc de richesse et de croissance. En fait, l’instauration d’un salaire minimum inférieur ferait du mal à l’économie et n’aurait absolument aucun contre-coup positif.

Car il faut être bien naïf pour croire qu’un SMIC inférieur de 10% générerait des emplois dans un marché unique où les entreprises peuvent trouver des salaires inférieurs de plus de 80% en Roumanie ou Bulgarie… La seule conséquence serait une baisse immédiate de la consommation et donc du PIB. Bien sûr, on peut brandir le cas de l’Allemagne en contre-exemple. Mais d’abord, outre-Rhin, il y a plus de pauvres qu’en France et le niveau de l’emploi outre-Rhin doit plus à la monnaie unique et à une bonne spécialisation industrielle. Et les dernières élections montrent bien les Allemands ne sont guère satisfaits par leur sort, la coalition au pouvoir ayant perdu plus de 20% de voix en 4 ans.

Quelle tristesse de voir l’état du débat en France, alors que la question agite les Etats-Unis, plusieurs états ayant choisi de fortement revaloriser le salaire minimum. En 2016, la Californie a décidé une revalorisation de 50% d’ici à 2022, à tempérer par le fait qu’il partait de bien plus bas que chez nous. Même Donald Trump, qui avait d’abord déclaré en campagne que les 7,25 dollars par heure étaient trop élevés, avait fini par dire que « les gens doivent recevoir plus ». Il est tout de même effarant que ce rapport n’ait pas été remis en perspective par l’évolution des Etats-Unis, ou même des récentes négociations salariales en Allemagne où IG Metal réclame de fortes hausses de salaire.

Malheureusement, depuis des années, les ultralibéraux continuent à faire passer leur petite musique antisociale, The Economist évoquant en 2012 une baisse de 300 euros, alors que les patrons gagnent toujours plus. Encore une preuve du caractère profondément antisocial de ces pseudo-ouverts venus de la gauche qui ne sont que des oligarques fermés et dépourvus d’humanisme.

Laurent Herblay

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Le Président Jupi-Taire invente la Censure Libérale, par Jacques-Marie Bourget

8 Janvier 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Les média, #Macron

Billet Invité. Jacques-Marie Bourget est un écrivain et journaliste français. Il a obtenu en 1986 le prix Scoop pour avoir révélé l’affaire Greenpeace. A failli mourir en 2000 à Ramallah, victime d’un tir de l’armée israélienne.

Bienheureux que nous sommes, nous voici face à une nouvelle version du Jupiter : le Jupi-taire. Un dieu propre à faire taire, à étouffer, bâillonner. Le concept de censure démocratique est né. Ouf, on y arrive, le monde du silence approche. Le moment où les « pas contents » devront choisir entre se taire ou aller en prison, couverts d’amendes amers. Comme le fait remarquer Patrick Weil (vrai militant des Droits de l’Homme et professeur à Yale) la différence entre Sarkozy et Macron, est que le premier annonçait avec fracas des choses horribles -qu’il n’appliquait jamais- alors que le second proclame du doucereux pour mettre immédiatement en œuvre de l’épouvantable. Le roi nous prie donc, en attendant mieux, d’accepter la censure d’Internet. Avatar symbolique du rétrécissement progressif du champ de la liberté. Vous avez cru entendre le mot Résistance ? Rêvez encore : la censure est là pour le bien de l’homme. Ce sont les médias eux-mêmes, depuis 1981 et l’avènement de Dieu Premier, qui ont rendu les armes face à la pensée juste. La crise économique de la presse, -conséquence de la fabrique de mensonges- et le regroupement des journalistes derrière la oumma des bien-pensants, ont creusé leur tombe et celle des libertés. Ce qui fait une économie de croque-mort.

Un lecteur vétilleux, précautionneux, de ceux qui ne montent à vélo qu’équipés d’une trousse de secours, me dira : « Comment peut-on désapprouver une mesure qui veut bannir le mensonge et la diffamation d’Internet ? ». J’applaudis et précise qu’en France la loi de 1881 -et suivantes ayant le même objet- permettent de traquer la diffamation et le mensonge. L’incrimination de « propagation de fausses nouvelles » n’a pas été abolie. Le tout en précisant que cette fameuse loi de 1881, qui, soi-disant, définit la liberté de la presse, est au départ un texte scélérat voté pour en limiter l’exercice ; et criminaliser certains propos favorables à la Commune de Paris… Peu importe. Même ce texte approuvé par la droite au XIXe siècle, suffit à poursuivre menteurs et manipulateurs. Tous les apprentis sorciers. Le voici : « La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler, sera punie d’une amende de 45 000 euros.

Les mêmes faits seront punis de 135 000 euros d’amende, lorsque la publication, la diffusion ou la reproduction faite de mauvaise foi sera de nature à ébranler la discipline ou le moral des armées ou à entraver l’effort de guerre de la Nation. » Que faire de plus ? Affuter la guillotine ? Quand Internet a propagé des « fakes » en forme d’ordures du genre « La France donne à chaque migrant une Carte Bleue bien garnie »… ou encore « En France les vieux payent la télé alors que les gens emprisonnés l’ont gratuitement », pour donner des exemples ordinaires de mensonges forgés dans les ateliers de l’extrême droite, avez-vous vu un procureur poursuivre ces incendiaires ? La fausse nouvelle n’est grave que si elle frôle un homme politique, pire un Président. Comme un outil existe pour évaluer l’importance d’un tremblement de terre, c’est « l’échelle de Richter », un instrument comparable permet de mesurer la considération que porte Emmanuel Macron à la liberté de la presse, c’est « l’échelle Delahousse ». Un président qui tolère ou encourage une séance de flagornerie comparable à celle mise en scène par France 2 -lors d’un entretien à l’Elysée le 17 décembre 2017- ne peut avoir que mépris pour les médias et ses « fonctionnaires ».

La question est donc : pourquoi le président français attaque-t-il la liberté d’Internet alors que l’outil répressif existe ? La réponse est simple. C’est pour rejoindre le flux de tous les néo-libéraux et néo-conservateurs de la planète. Ceux qui estiment que laisser vivre à sa guise un web qu’ils ne maitrisent pas est un très grand danger pour leur gouvernance. Une menace mortelle pour leur doctrine, l’asservissement par la finance mondialisée et néocoloniale. Les journaux eux-mêmes, petit à petit dépossédés de leur magistère par Internet, ont tout de suite milité pour que tout « site d’information » ne puisse exister « sans être adossé à un « grand média » »… Aux Etats-Unis, le New York Time en tête, nous avons assisté à de telles croisades de limitation du Net. Le tout est resté sans grand effet jusqu’au mois dernier où les géants américains, industriels du web, ont annoncé une restriction progressive de l’accès aux réseaux performants pour tout candidat qui ne soit pas un partenaire puissant ou « convenable ». Voilà où veulent en venir Macron et ses alliés : nous faire taire. Je dis « nous » puisque le débat, l’information plurielle sont devenues impossible en France et que le seul moyen de mettre à jour des sources et des points de vus différents c’est Internet. Tant pis si ce tuyau à deux conduits véhicule les meilleures nouvelles du monde, mais aussi des tonnes d’ordures. Comme devant la poubelle jaune et la poubelle verte, nous assez sommes assez adultes pour affronter le tri sélectif.

Ne soyons pas injustes envers Jupiter, il a bénéficié, comme on le dit en matière d’artillerie, d’une très forte « préparation ». C’est la presse subventionnée par des crédits d’Etat, c’est-à-dire tout, ou presque, ce qu’exposent les kiosques, qui, depuis des années, de docilité en compromission, a poussé le wagon vers l’abîme. C’est elle qui a conçu, financé l’avènement de journaux asexués tous clones de la « bien pensance », des pages dans lesquelles on pouvait lire sans une virgule de doute « Saddam Hussein a des armes de destruction massives » avec schémas à la clé. La doctrine de BHL a triomphé, agissant sur les rebelles comme un agent orange sur la jungle du Vietnam. L’engeance, celle des « nouveaux philosophes » (portée sur les fonds-baptismaux par François Furet avec pichenette de Michel Foucault), a réussi à imposer son néo-catéchisme: toute pensée non tamponnée « Atlantique » ne doit être ni exprimée ni survivre. De bons disciples comme Perdriel, Mougeote, Plenel, Joffrin, Giesbert, Minc, Barbier et leur marionnette Ménard ont veillé à ne jamais offenser Washington. Et la presse française est devenue une feuille d’avis de l’OTAN. Hélas pour eux, cette lecture ne rassemble pas des centaines de milliers de curieux. Ainsi Plenel, celui du Monde en 1999, a compté « 700 000 morts au Kosovo » ( pour un bilan officiel et final 2500) et publié en scoop les détails d’un plan serbe, dit « Fer à Cheval » qui prévoyait la déportation des albanais… Manque de flair, ce « Plan » était un faux bricolé par les services secrets allemands ! Voilà donc des « fakes » avant la mode. Et les « fakes » sont têtus.

Au passage, pour vous faire observer que la maladie de presse est ancienne, je me permets de relater une expérience personnelle. Au début du mois d’aout 1985, en publiant dans « VSD », un hebdomadaire populaire, un article de deux pages chapeauté du titre « La DGSE a fait couler le Rainbow Warrior », je croyais par ces lignes, avoir fait avancer la « vérité ». Et appeler un chat un chat : c’est-à-dire Mitterrand un assassin (un photographe est mort lors du sabotage du bateau avalisé par le Président). A défaut de recevoir une symbolique médaille je m’attendais à ce que mes découvertes éveillent l’attention de mes confrères… Bernique. Hormis Michel Polac, le magnifique trublion, personne n’a bronché. Mieux, Claude Angeli, alors chef du Canard Enchainé, est venu faire le flic de presse : « Toi il faut que tu te calmes ! ». Ah bon ? Et, svp facteur, de qui vient le message ? Le message venait de « Dieu Premier».

Cette foi nouvelle dans les vertus d’une presse couchée a été facilitée, aussi, par l’idéologie qui noie les « écoles de journalisme », et par le statut social des étudiants ici recrutés. Croisant un jour place de la Bourse un ancien confrère, devenu prof au Centre de Formation des Journalistes, je lui pose une question : « Enseignez-vous le doute ? »… et entendu sa réponse désabusée : « Non rien que des certitudes ». La pensée unique, née dans le bouillon Kub des idées de Furet, issue aussi des « droits de l’homme » tripotés par le BHLisme, s’enseigne désormais dans ces écoles. Institutions onéreuses pour tout étudiant, ce qui implique une sélection de classe. Pour l’essentiel, les nouveaux journalistes sont donc des fils d’archevêque ; peu inquiets du sort du monde.

Dernier paillasson tendu sous les pieds de Macron et de la censure d’Internet, tous ces sites autoproclamés chasseurs de « Fakes news ». A défaut de s’acheter un miroir et de s’y mirer, Le Monde et Libération se sont constitués en meute pour désigner comme « fake » ou « complot » tout ce qui nuit à la ligne générale dessinée par Niel ou Drahi. Ces innocents ignorent que le concept de « complotisme » a été inventé par la CIA comme outil capable de discréditer tout interlocuteur trop bien informé. Reste dans le canon fumant de ces drôles de censeurs la cartouche de l’antisémitisme, écrire que Netanyahou perd ses cheveux peut vous conduire au pilori. Vous êtes socialement mort.

Dans la battue contre la liberté sur Internet, comme dans les polars, on trouve enfin des « privés ». Des types qui s’ennuyant d’être « rien » -comme le dirait Macron- et qui montent leur propre stand de tir. Dénonçant sur Internet et au doigt mouillé des innocents. Leur but ? Exister, participer à l’honorable festin de la pensée juste pour -rêve d’un jour- être invité aux côtés de Sifaoui sur le plateau des « experts » de C Dans L’air.

Aujourd’hui la nouvelle censure démocratique ne s’exerce pas seulement au pied du mur, c’est-à-dire en refusant l’édition de textes ou d’images jugées inacceptables pour la pensée dominante, elle réussit l’exploit d’un grand bond en arrière en nous renvoyant à Richelieu. Oui, à la « censure préalable », le filtre de l’imprimatur qui évite tout malentendu. N’étant pas gardien du phare des libertés, je n’ai pas en main le décompte des réunions, conférences et autres propositions de débats annulées en France sous la pression du politiquement correct. Depuis 2012, et le début de la guerre en Syrie, il est impossible au pays de Voltaire, de rassembler dans une salle ouverte au public des hommes et des femmes s’exprimant sur cette guerre. Dès l’annonce d’un tel colloque les menaces tombent et les organisateurs apeurés, honteux, annulent le rendez-vous. Dans une salle de l’Assemblée Nationale il a été possible au Front National de réunir la fleur des groupes anti-avortement, mais impossible de trouver un auditorium pour exposer la situation syrienne et la politique étrangère de la France. Que le forum soit « partisan » n’est pas une excuse à la censure dans un pays de libre parole. L’interdiction de ces débats-là vaut aussi pour ceux qui concernent l’Ukraine et mieux encore pour la Palestine. Evoquer ce pays martyrisé c’est additionner les salles de réunion refusées, les intervenants décommandés. Si besoin est, les censeurs s’abritent derrière la menace de « troubles l’ordre public ». Comme si « l’ordre public » était une excuse au mensonge.

Plus caché, feutré mais aussi corrosif a été, en 1994, l’interdit d’édition qui a frappé le colossal historien et philosophe anglais Éric Hobsbawm avec son livre « L’Age des Extrêmes ». Ce bouquin essentiel a été traduit en bantou alors que pas un éditeur tricolore ne s’est aventuré à mettre de ce texte en librairie. L’interdit, non-dit et non-écrit donc tacite, avait été édicté par la clique Rosanvallon et Nora, petits maîtres à penser agissant comme des veaux sous leur mère, en l’occurrence François Furet. Pas question qu’un penseur, obstinément marxiste, ouvre sa gueule. Pour lire ce bouquin il a été nécessaire que l’équipe du Monde Diplomatique se joigne à un éditeur belge. C’est vous dire si le libre propos est un sport de combat !

L’exception française, donc l’esprit de censure, a contaminé la Suisse. Guy Mettan, co-fondateur de la version helvétique de Reporters Sans Frontières (RSF) est un mort vivant depuis qu’il a eu l’idée d’instaurer un débat sur le rôle joué en Syrie par les « Casques Blancs »… C’est Christophe Deloire, le Ménard après Robert, de RSF qui a pulvérisé Mettan. Pour Deloire il n’est pas question de débattre de l’action de ces magnifiques sauveteurs couverts de lauriers par Hollywood, les intervenants ne lui conviennent pas. Pauvre Deloire qui, il y a quelques mois, faisait la retape auprès du dictateur gabonais Bongo. Son but ? Que ce dernier finance un « forum » organisé de concert avec Libération. Résumons ! Nous avons RSF, un machin matricé par l’ultra drotiier Ménard, qui intervient en tant qu’organisation de journalistes pour réclamer la censure. Après cela étonnez-vous que la presse meure !

Mais Deloire, l’homme en forme de cette fin d’année 2017, va encore faire parler de lui. Cette fois c’est le projet d’une télé russe, diffusée en français, qui ne lui convient pas. Cette chaine, composée de journalistes tricolores et dûment encartés, n’a pas encore émis une seule image, un seul son que le devin Deloire dit « halte ». Lui, Deloire, sait que Poutine, qui n’a que ça à faire entre deux coups de balais donnés à Daesch, écrit lui-même les sujets diffusés sur RT-TV. Il est fort Deloire…! Bizarre, quand Patrick Drahi a lancé « i24 News » une télévision en français qui entend officiellement « montrer le vrai visage d’Israël », Deloire s’est tu. Sans doute enroué ? Et rechute en laryngite contre CNN ou Fox News, qui, même en anglais, diffusent pas mal de bêtises ?

Avez-vous entendu Deloire protester contre la disparition de « Afrique Asie », un mensuel spécialisé dans l’actualité internationale, un journal d’une qualité rare ? Non. Il devait être en RTT. Ce journal historique, fondé par Simon Malley, a été le compagnon de lutte de tous les mouvements de décolonisation de la planète. Ce n’est pas rien. Comme par hasard l’état français a commandé un interminable contrôle fiscal contre « Afrique Asie », enquête ridicule au sein d’un journal militant. Mais qui s’est achevée par une amende de 150 000 euros. Majed Nehme, le directeur-héros de cette aventure, a donc été obligé de fermer ce journal exemplaire. Voilà les dernières nouvelles du monde libre, où les français ne parlent plus aux français.

En guise de travaux pratiques je livre à nos lecteurs l’expérience vécue par la grande et courageuse historienne Annie Lacroix-Riz – professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII. Au prétexte qu’elle est l’une des seules à s’opposer à la cohorte placée sous la férule de Stéphane Courtois, un communiste très repenti qui passe ses heures à expier son passé, et qui est devenu le guide suprême en matière de marche arrière historique, Lacroix-Riz, avec son sac à vérités, est devenu l’ennemi numéro 1. Comme la dame est imbattable, tant elle est documentée, face à elle il faut fuir ou annuler tout débat. D’autant que la spécialité de l’historienne est brûlante : la collaboration sous toutes ses formes, liens entre nazis et Vatican, construction de l’Europe sous la dictée américaine…Elle a même découvert que, pendant la période nazie, le Zyklon B avait été, pour partie, produit dans des usines françaises…

Un jour c’est France 2 qui la convoque pour évoquer André Bettencourt, un homme trop actif sous Vichy. L’historienne racle ses fonds, prend de son temps et répond aux questions du documentariste. Quelques heures avant la diffusion du « sujet » elle reçoit un SMS « Désolé, mais faute de place votre témoignage a été coupé ». Ah ça alors c’est vrai, la lutte des places est un phénomène connu !

En 2016 c’est une certaine Juliette Dubois qui, sur RMC TV, se passionne pour une tranche d’histoire « 1939-1945 la face cachée du Vatican ». Lacroix-Riz est incontournable, elle est ici assise dans son jardin. La naïve historienne sort ses archives les plus explosives et attend le passage de la questionneuse… qui, comme Godot, ne viendra jamais. Le dernier acte de censure est aussi lié à ce documentaire de RMC, un conte de fée qui donne la part belle aux hommes de Dieu. Cette fois, le film étant diffusé par la RTBF la télé belge, Lacroix-Riz est convoquée à Bruxelles « pour un débat ». On lui envoie des billets de train…Et, magie habituelle, sans que les TGV de Guillaume Pépy y soient pour quelque chose, l’historienne qui dérange ne se dérange pas : elle est décommandée. Si je mets en avant l’exemple de Lacroix-Riz c’est que la dame, même sans le relais des médias officiels, a une certaine capacité d’alerter un petit réseau. Mais quid des inconnus, des isolés, qui se font moucher dès qu’ils évoquent des sujets touchant à la « contre pensée ». Quid d’un chercheur qui n’embouche pas, pour ses travaux, la bonne trompette, l’écrivain qui n’écrit pas les bons livres ?

Voilà un état des lieux. C’est le mien et vous direz qu’il n’a pas de valeur universelle, rien de « scientifique ». C’est juste le résultat de 50 ans d’expérience dans la presse et l’édition, un demi-siècle à voir de près bouger le monde, et se faire la guerre plus que la paix. Un demi-siècle de mensonges, de presse ou d’Etat, vécus sur le champ. Que dire de plus ? La liberté, valeur sans partage avait un goût, il est devenu light, comme le Coca.

Jacques-Marie Bourget, 7/1/2017

PS. « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » [Evelyn Beatrice Hall, résumant sa vision de la pensée de Voltaire dans son livre, The Friends of Voltaire, 1906]

Listes de publication d’Annie Lacroix-Riz :

  • La CGT de la Libération à la scission (1944-1947), Paris, Éditions Sociales, 1983, 400 p.
  • Le choix de Marianne: les relations franco-américaines de 1944 à 1948, Paris, Éditions Sociales, 1985, puis 1986, 222 p.
  • Les Protectorats d’Afrique du Nord entre la France et Washington du débarquement à l’indépendance 1942-1956, Paris, L’Harmattan, 1988, 262 p.
  • L’économie suédoise entre l’Est et l’Ouest 1944-1949: neutralité et embargo, de la guerre au Pacte Atlantique, L’Harmattan, 1991, 311 p.
  • Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre Froide (1914-1955), Paris, Armand Colin
  • Industrialisation et sociétés (1880-1970). L’Allemagne, Paris, Ellipses, 1997, 128 p.
  • Industriels et banquiers français sous l’Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy, Paris, Armand Colin, coll. « Références » Histoire, 1999, 661 p. puis 2007.
  • L’Histoire contemporaine sous influence, Paris, Le Temps des cerises, 2004, 145 p., puis, 2e édition (1er, 120 p.), 2010.
  • Le choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, 2009, 2e éd. (1re éd. 2006), 679 p.
  • L’intégration européenne de la France : La tutelle de l’Allemagne et des États-Unis, Paris, Pantin, Le Temps des cerises, 2007, 108 p.
  • De Munich à Vichy : l’assassinat de la Troisième République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008, VIII-408 p.
  • L’Histoire contemporaine toujours sous influence, Pantin, Le Temps des cerises, 2012, 263 p.
  • Aux origines du carcan européen (1900–1960) : la France sous influence allemande et américaine, Pantin, Delga / Le Temps des cerises, 2014, 197 p.
  • Les élites françaises entre 1940 et 1944 : de la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine, Paris, Armand Colin, 2016, 496 p.

 

49 réponses à Le Président Jupi-Taire invente la Censure Libérale, par Jacques-Marie Bourget

Commentaires recommandés
Macarel Le 08 janvier 2018 à 07h40
 
 

Jupi-taire ne fait que confirmer et amplifier la tendance au “libéral autoritarisme” de ses prédécesseurs.
Mais peut-il en être autrement dans une UE qui est absolument non démocratique ?
L’UE est une tyrannie, qui est au service du “Corporate power”. Et les campagnes de nos dirigeants “autocrates libéraux” sont financées d’élections, élections par ce “Corporate power”.
Le candidat voulu par les milieux d’affaires, “nous est vendus” un an ou deux avant les élections grâce à une campagne massive de promotion médiatique. Comme ce fut le cas pour Macron.
L’on voit mal d’ailleurs, de quoi ce dernier pourrait se plaindre, tant il a bénéficié de cette massive campagne de promotion médiatique.
La vérité, c’est qu’ils craignent les voix dissonantes, car ils savent que leur base électorale est des plus fragiles. Donc en plus de la promotion massive, ils veulent pour la prochaine fois un outil juridique pour pouvoir faire taire les voix dissonantes sous n’importe quel prétexte foireux.
C’est dans la logique et l’aboutissement d’un processus non démocratique, qui prend ses racines dans la “construction européenne” telle que conçue par les oligarchies qui contrôlent le pouvoir dans chaque pays de l’UE, oligarchies au service du “Corporate power”.

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Loi anti-« fake news » : comment l’État va contrôler l’information. Par Nicolas Bourgoin.

8 Janvier 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #Les média, #Macron

Loi anti-« fake news » : comment l’État va contrôler l’information

La vérité est enjeu de lutte. Cet aphorisme prend toute sa portée à l’heure où le Président Macron annonce une nouvelle loi liberticide dont l’enjeu est rien de moins que le contrôle de l’information sous couvert de lutte contre les « fake news ». Les sites accusés de propager de « fausses informations » pourront être ainsi fermés sur simple décision administrative. Dans le viseur de l’exécutif : les journaux russes Russian Today et Sputnik que le Président avait déjà accusés de « se comporter comme des organes de propagande mensongère ».

Ce projet a provoqué une levée de boucliers dans les différents groupes parlementaires, de FI au Front National en passant par Les Républicains. Marine Le Pen, notamment, s’est interrogée sur Twitter : « Contrôle de la parole libre sur internet, judiciarisation supplémentaire de la société : la France est-elle toujours une démocratie si elle musèle ses citoyens ? ». Bruno Retailleau de LR, a pour sa part  rappelé que seuls les régimes autoritaires prétendent au contrôle de la vérité. Jean-Luc Mélenchon, enfin, se demande qui va décider qu’une information est vraie ou fausse. Question évidemment cruciale même si on connaît déjà la réponse…

L’énergie déployée par l’exécutif pour soutenir la désinformation étatique et réduire l’accès à une information alternative montre, si besoin était, que les mots (comme supports des idées) sont des armes dans les rapports politiques entre dominants et dominés. Aux mains des élites mondialistes, ils servent à la fabrication du consentement et prêchent la résignation en présentant la politique actuelle comme la seule praticable. Aux mains des dominés, ils sont un outil de réinformation active et une force émancipatrice.

internet

 

Les médias, relais du pouvoir 

Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes, autrement dit, la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituelle. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose, du même coup, des moyens de la production intellectuelle, si bien que, l’un dans l’autre, les pensées de ceux à qui sont refusés les moyens de la production intellectuelle sont soumises du même coup à cette classe dominante. Les pensées dominantes ne sont pas autre chose que l’expression idéale des rapports matériels dominants ; elles sont ces rapports matériels dominants saisis sous forme d’idées, donc l’expression des rapports qui font d’une classe la classe dominante ; autrement dit, ce sont les idées de sa domination.” (Karl Marx & Friedrich Engels, Thèses sur Feuerbach).

Plus d’un siècle et demi plus tard, ces propos ont conservé toute leur actualité. La classe dominante détient les principaux moyens de communication et de production de l’information par lesquels elle impose ses idées au reste de la société. Les médias les plus influents sont la propriété des groupes industriels et financiers liés à l’appareil d’Etat. Dans l’ensemble des pays occidentaux, la grande presse officielle est aux mains de groupes financiers qui la contrôlent. A elle seule, la puissante Hearst corporation contrôle aujourd’hui à travers le monde plus d’une cinquantaine de journaux, une trentaine de chaînes de télévisions et 300 magazines. En France, nous assistons ces dernières années à une concentration croissante des entreprises de presse et à la formation de véritables empires chargés de mettre l’information aux normes de la pensée dominante.

Mais cette hégémonie est peu à peu remise en question par le développement d’une presse alternative, en particulier sur Internet, incitant le pouvoir politique à durcir le ton et tenter de réduire la liberté d’expression et de consultation de certains sites. Les dernières lois antiterroristes et le passage des principales dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun ont pour effet sinon pour fonction de restreindre drastiquement le champ de la parole contestataire en la criminalisant partiellement selon le bon vouloir du pouvoir exécutif.

De quoi le complotisme est-il le nom ?

L’emploi du terme est monté en puissance après les attentats du 11 septembre pour disqualifier les analyses remettant en cause la version officielle. De façon générale, il pointe les failles de l’information étatique, ses zones d’ombre ou ses lacunes (ce que les medias ne nous disent pas) ou ses tromperies manifestes (ce que Michel Collon appelle les mediamensonges), de façon parfois brouillonne ou maladroite mais toujours salutaire car propice au débat. Et le lecteur reste toujours libre d’opérer un tri dans la masse des faits, comme le souligne Frédéric Lordon :

« Il suffirait donc parfois d’un soupçon de charité intellectuelle pour retenir ce qu’il peut y avoir de fondé dans certaines thèses immédiatement disqualifiées sous l’étiquette désormais infamante de « conspirationnistes », écarter leurs égarements explicatifs, et conserver, quitte à les réagencer autrement, des faits d’actions concertées bien réels mais dont la doctrine néolibérale s’efforce d’opérer la dénégation« .

Une méthode constructive mais qui suppose un travail actif de la part du public, à mille lieux de l’attitude de consommateurs passifs de l’information à laquelle veulent nous contraindre les élites dominantes.

(Re)conquérir le pouvoir médiatique

La parole des dominants ne s’impose que par la force du système de domination. Face à ce constat, que faire ?  et comment résister à la désinformation ?  Les techniques de réinformation existent, il suffit de les mettre en oeuvre à commencer par se réapproprier le langage, outil de la pensée. A l’heure où la propagande se cache sous la « communication », où les régressions sociales sont des « réformes », où les jihadistes oeuvrant sur le territoire syrien sont des « rebelles », où toute critique de la politique israélienne est assimilé à une forme d’antisémitisme, il est urgent d’appeler les choses par leur nom. Proscrire évidemment le terme de « complotiste » ou « conspirationniste » (il est de fait rarement question de complots ou de conspirations dans les analyses auxquelles la presse dominante attribue ces étiquettes et de toute façon il existe des complots avérés) et le remplacer par « critique de la parole médiatique officielle » est déjà un minimum. Ensuite, reconnaître que la désinformation est avant tout le fait des medias dominants dont la fonction est de défendre les intérêts du système qui les finance, pour en tirer ensuite toutes les conséquences : puiser sans retenue dans les medias alternatifs (indépendants des groupes industriels), multiplier les sources d’information et les croiser afin de s’approcher le plus possible de la vérité reste le meilleur moyen de s’affranchir de la parole (et donc de la pensée) dominante.

Ce travail hors de portée il y a seulement quinze ans devient aujourd’hui possible grâce au développement d’Internet. Espace de contrôle et de surveillance mais aussi de liberté et de démocratie, il rétablit la symétrie de l’information entre le pouvoir et le peuple en donnant à n’importe qui la capacité de s’informer aussi bien qu’un chef d’État et de se réapproprier un débat confisqué par les élites ou les « experts » qui monopolisent l’espace médiatique. Le site Acrimed, parmi d’autres, s’est fait la spécialité de remettre l’information à l’endroit. Cet exercice collectif de la pensée critique est le premier acte de la « dépossession des dépossédeurs » comme l’écrit Frédéric Lordon, et un prélude à l’émancipation sociale et politique. Le langage construit la pensée et celle-ci détermine à son tour l’action : en ces temps d’imposture universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire (George Orwell).

Voir une interview filmée à propos de mon dernier ouvrage, « Surveiller et prévenir. L’ère de la pénalité prédictive. »

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Censure : le porte-parole du gouvernement confirme ce qui rappelle les lois de Goebbels sur la presse, Par Olivier Renault

8 Janvier 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République, #Les média, #Macron

Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement a confirmé au micron de Bourdin ce 4 janvier l'introduction de lois qui rappellent celles de Goebbels en 1933 sur la presse en ciblant ouvertement les média russes ! Durant le Troisième Reich les média russes – média soviétiques- étaient aussi la cible du gouvernement nazi de l'époque. L'Elysée définit maintenant le métier de journaliste de manière précise dans un cadre... légal alors que ce métier n'est pas la propriété d'un groupe (politique, juridique, financier, religieux, sectaire... ou commercial d'une école de journalisme) n'étant pas une marque déposée par un copyright ce qui fait la jolie liberté de la presse. Les journalistes, en cette époque d'ubérisation de ce métier, déclassifiés par le gouvernement, qui font pourtant leur métier mais qui apportent des faits contre la politique officielle n'auront pas d'accréditation de presse et le droit, donc, de mener des recherches. Seuls les journalistes et les média officiels, ceux de la Lügenpresse (presse qui produit des mensonges)- comme ils sont nommés en Allemagne par l'opposition proche de l'AfD- vont obtenir le droit de passer de nombreuses portes et d'avoir certains dossiers.  Inutile de dire que les journalistes ne rentrant pas dans les critères de l'Elysée n'auront pas le droit de poser des questions afin de vérifier leurs sources ou n'obtiendront simplement pas de réponses à leurs questions !

La stratégie de censure par l'emploi d'un mot sans définition. « Nous allons lutter contre les fausses informations. C'est une exigence pour un débat démocratique serein », a écrit Benjamin Griveaux sur son compte Twitter. «Pour avoir un débat démocratique serein, sincère, il y a évidemment les journalistes, mais il y a besoin de pouvoir avoir des informations propres, sourcées, fiables». Et qui va donner les sources aux journalistes ? Le service presse de l'Elysée comme le service de presse des armées ? Les informations propres, sourcées, fiables, écrites par le service presse du gouvernement ? Macron avait déclaré dans sa conférence de presse sur l'introduction d'une loi sur la presse que les journalistes n'avaient pas à savoir de quelle manière il écrit ses textes. « De quelle manière » veut pourtant dire avec qui et sous quelles influences ! Les journalistes interdits de regarder dans la sphère non officielle du président d'un Etat, c'est interdire le travail d'investigation journalistique et obliger les rédactions avec leurs journalistes servils à copier les dossiers de presse du service presse de l'Elysée comme cela est le cas avec la chancellerie à Berlin dont les dossiers de presse sont écrits par Bertelsmann. Le nouveau mot employé « les fausses informations (les fake-news) » permet de censurer des contenus alors que ce même nouveau mot n'a pas une définition précise et que le contrôle des fake-news est réalisé par des entreprises privées après délations de n'importe qui. Nous ne savons pas qui est derrière ce « n'importe qui » ce qui est une chose très pratique pour un Etat qui veut censurer.   Encore une fois le gouvernement français, montrant son manque d'autonomie, applique des lois lancées avant par Berlin.

La confirmation de Benjamin Griveaux chez Bourdin

Source

Les média russes clairement visés. «[mettre un terme à ces fake news] peut passer par les hébergeurs, par les diffuseurs, par ceux qui sont les producteurs de ces informations fausses. Et puis nous avons aussi [...] des médias qui sont des médias de propagande et non pas de journalisme, je pense à des médias qui sont détenus par des gouvernements étrangers», a précisé Benjamin Griveaux. «Vous parlez des Russes», a alors lancé Jean-Jacques Bourdin. «Oui», a confirmé Benjamin Griveaux. 

Benjamin Griveaux confirme la position de Macron et confirme  ce qui rappelle les lois de Goebbels sur la presse en ciblant directement des média non français- les média russes qualifiés d'agents- et en usant des mots précis ne laissant pas de doutes sur la volonté de nettoyer le paysage médiatique et celui de la pensée libre, « il y a besoin de pouvoir avoir des informations propres, sourcées, fiables », des choix de mots qui nous renvoient à la notion de pureté « d'une seule maturité nationale et de moeurs  comme dans la déclaration de Goebbels sur la presse en 1933  :  « Tout le monde n'a pas le droit d'écrire ! Seule une maturité nationale et de mœurs peut permettre d'obtenir le droit d'écrire. Ce droit est lié aux devoirs envers l'Etat. » 

Olivier Renault

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Pétition: Non au projet de loi sur les fake-news : défense de la liberté d'expression et de la presse

8 Janvier 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République, #Les média, #Macron

Non au projet de loi sur les fake-news : défense de la liberté d'expression et de la presse
Pétition: Non au projet de loi sur les fake-news : défense de la liberté d'expression et de la presse

Ce n'est ni au gouvernement ni à la loi, de décider si une information est une fake-news ou non et de la manière dont la presse peut aller rechercher les informations !!!!

Emmanuel Macron, pour ses premiers vœux à la presse, a annoncé vouloir prochainement légiférer les contenus de l'information sur Internet par la mise en place d'une loi.

La suite du texte de la pétition 

Texte de Lucien Pons.

 

Bonjour,
Je viens de signer la pétition "Non à la future loi sur les Fake-news qui est une atteinte contre la liberté d'expression et de la presse" et je souhaitais savoir si vous voudriez nous aider en ajoutant votre signature.

Je signe car je ne supporte pas la dictature qui avance. Ce projet ressemble au positionnement du Monde à propos du fameux "Décodex». Ce journal s'est alors arrogé par ce biais le "Ministère de la Vérité". Les blogs d'Olivier Berruyer, de Michel Collon, le Comité Valmy et j'en passe se sont vu apposer l'étiquette rouge infamante traquant les "fausses informations". En décodant la novlangue cela signifie simplement : «Refuser la propagande officielle " et essayer de retrouver autant que faire se peut "l'esprit critique" cher à Descartes et aux Lumières.

Le locataire actuel de l’Elysée s'inspire des dispositions prises par le gouvernement collaborationniste de Vichy.  Dans l'état français (la république avait été abolie) ce gouvernement a relayé la propagande nazie avec par exemple le rôle de "Radio Paris". Rappelez-vous "Radio Paris ment, radio Paris ment, radio Paris est allemand"! Pour traquer les terroristes qui osaient déjà répandre des "faques niouses" un tribunal d'exception a même été créé, les fameuses "Sections Spéciales" ont laissés la marque de la vilénie et de l'asservissement à l'occupant. Il est vrai que ces juges avaient pour objectif de traquer et de condamner les Résistants, les ministres du front Populaire et autres hauts fonctionnaires fidèles à la République et à une « certaine idée de la France ». Par cette ignominie, Emmanuel Macron signe-t-il ce grand bond en arrière tant attendu par la ploutocratie au pouvoir en France, en Union européenne et dans le « Monde Libre » en général ?

Devant ce retour en force de la haute trahison  et de la collaboration il est nécessaire que le peuple français se lève et retrouve sa liberté et son indépendance. L'imposture a assez duré.

C'est bizarre que cette date du 3 janvier soit si souvent utilisée pour faire passer en catimini (la trêve des confiseurs) les pires régressions. Déjà le 3 janvier 1973  la loi Pompidou Giscard -  obligeant l'état à se financer sur les marchés boursiers - a mis en place la dette illégitime de la France qui n'a cessé d'enfler depuis. Pour mémoire en 1967 le ministre français de l’économie et des finances – Michel Debré – annonçait fièrement au Général de Gaulle que la France avait apuré ses dettes* !

Lucien Pons

*Livre d’Eric Branca « L’AMI AMERICAIN Washington contre de Gaulle 1940- 1969 », août 2017.

 

Pour signer, c'est ici:

http://chn.ge/2CzRK1Y

Merci!
Lucien Pons

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671 infractions ! Pénicaud n’a pas attendu d’être ministre pour détester le code du travail

7 Janvier 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Macron

671 infractions ! Pénicaud n’a pas attendu d’être ministre pour détester le code du travail

C’est une information révélée par le Canard Enchaîné ce mercredi 20 décembre. Muriel Pénicaud aurait à son actif 671 infractions au code du travail datant de la période – récente – où elle était à la tête de Business France.

 

Visiblement, la haine de Muriel Pénicaud contre le code du travail ne date pas d’hier. En effet, l’actuelle ministre du Travail a été épinglée par l’inspection du travail pour pas moins de 671 infractions au code du travail lorsqu’elle était à la tête de Business France, selon des informations révélées par Le Canard Enchainé.

Ces infractions, passible d’une amende totale de 600 000 €, ont été recensées pour la période allant de juillet 2016 à mai 2017. Autant dire que déjouer le code du travail semblait être une activité à plein temps pour Muriel Pénicaud. Toujours selon le Canard Enchaîné, les inspecteurs auraient relevé 557 dépassements du plafond d’heures quotidiennes pour 92 salariés, « avec un record à plus de 55 heures » ! De plus, des irrégularités concernant le travail de nuit d’agents ont aussi été constatées, tout comme le non-respect du repos légal entre deux journées de travail.

Des infractions avérées qui en disent long sur le sort qu’entend réserver Pénicaud au code du travail au cours de son mandat ministériel. Fidèle soldat du président des riches et représentante directe des classes dominantes au sein de l’exécutif, le véritable visage de Pénicaud se révèle encore un peu plus avec cette nouvelle affaire.

Crédit photo : YouTube/Business France

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