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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #politique etrangere tag

Vers une nouvelle phase de la guerre dans le Donbass ? Par Erwan Castel.

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme, #Politique étrangère, #l'horreur économique, #L'armée française

 

Kiev veut changer de braqué

 
Vers une nouvelle phase de la guerre dans le Donbass ?
 
Le bitube de calibre 23mm antiaérien ZSU 23/2 dit "Zouchka" aujourd'hui redoutable en tir terrestre
Ces derniers jours, plusieurs faits et déclarations laissent à penser que l'Ukraine, sans remettre en question son agression militaire contre les populations russes du Donbass (bien au contraire), veut tourner la page de sa cynique "Opération Spéciale Antiterroriste" qui depuis 3 ans s'est enlisée dans une guerre de tranchée hémorragique, pour tenter de définir et d'amorcer une nouvelle phase de cette guerre indirecte déclenchée contre la Russie à travers les russes vivant dans les anciens oblasts de Donetsk et Lugansk revenus depuis des Républiques Populaires.
 
 
Alexandre Turtchinov veut changer le cadre
 
Alexandre Turtchinov qui est surnommé aussi "le pasteur sanguinaire" est ne l'oublions pas le "père" de la guerre dans le Donbass, car c'est lui en tant que Président ukrainien par interim après le putsch du Maïdan, qui déclenche sur les conseils (ordres ?) du Directeur de la CIA John Brennan l' "Opération Spéciale (Anti)terroriste" contre le Donbass en avril 2014.
3 années et plus de 10000 morts plus tard, le pasteur sanguinaire veut transformer son monstre...
 
Car après avoir été Président du parlement ukrainien, la Verkhona Rada, Turtchinov en tant que "Secrétaire général du Conseil de Défense et de Sécurité Nationale" continue de superviser les opérations militaires déclenchées dans le Sud Est aux frontières de la Russie.
Récemment, Turtchinov qui est membre de la coalition radicale du parlement appelé "Parti de la guerre" (avec Timochenko, Pariuby, etc...et les nationalistes radicaux) a lancé le projet de faire évoluer le format de l'ATO vers celui d'une guerre hybride globale menée dans le Donbass contre la Fédération de Russie qui est accusée de l'avoir envahi.
 
« Il est temps non seulement de reconnaître l'invasion des territoires de certaines régions de Donetsk et de Lugansk, mais il est clair, qu'au niveau législatif il faut redéfinir les bases de la politique de l'Etat pour leur libération. Une technologie efficace pour protéger le pays, et cette loi est nécessaire de donner au président le droit d'engager l'armée et d'autres formations militaires contre l'agression hybride de la Fédération de Russie »
 
En d'autres termes, Turtchinov veut redéfinir non seulement le nom de cette opération militaire lancée contre le Donbass mais également, en modifient son échelle et sa portée qu'il veut étendre jusqu'à la Russie désignée officiellement comme l'ennemi, engager une véritable déclaration de guerre contre Moscou !
 
Vladimir Groysman veut changer les méthodes
 
Vladimir Groysman, le 1er Ministre de l' Ukraine, au sujet du conflit du Donbass a confirmé l'intention de récupéré prochainement les territoires séparatistes de Donetsk et Lugansk en s'inspirant de l'expérience croate des années 90 lorsque les nationalistes ont réduit à néant la République serbe de Krajina en 1998.
 
Kiev a annoncé avoir créé un groupe de travail conjoint des représentants de l' Ukraine et de la Croatie pour apporter et adapter l'expérience croate à l'objectif de réduire les Républiques Populaires de Donetsk et Lugansk.

Lorsque l'on connaît les méthodes employées dans l'ex-Yougoslavie dans les conflits ethniques rallumés pour servir l'interventionnisme occidental et la préemption de territoires géostratégiques dans les Balkans, il est inquiétant (mais pas surprenant) que Kiev veuille appliquer la même stratégie dans le Donbass.
 
Pavo Klimkin veut changer le cadre diplomatique
 
Le 11 mai lors d'un voyage à Washington, le Ministre ukrainien des Affaires Etrangères, Pavo Klimkin veut de son côté impliquer plus les USA en Ukraine en demandant qu'ils siègent à la table des négociations de Minsk... à la place de la Russie !

Cette proposition qui s'inscrit dans une dynamique russophobe belliciste et sonnerait définitivement et officiellement le "Format Normandie" pose également un problème du côté européen et particulièrement de celui de l"Allemagne qui verrait diminuer son leadership diplomatique au profit d'un ingérence étasunienne renforcée.
Tout au mieux Kiev pourrait obtenir la tenue de réunions en parallèle de celles de Minsk avec les USA (et sans la Russie), ce qui enliserait encore plus les chances d'arriver à un dénouement diplomatique de la crise, car la véritable intention de Kiev est d'engager plus loin encore les USA et derrière eux l'OTAN dans leur soutien à l'Ukraine en guerre.

Car actuellement le détonateur ukrainien a conscience de n'être pas suffisamment raccordé aux alliances politiques et militaires occidentales qui sont encore hésitantes a s'engager ouvertement derrière leur chien bandériste dans un conflit militaire et même diplomatique avec Moscou.
 
Une escalade militaire qui confirme les déclarations bellicistes de Kiev
 
Depuis le début du mois de juin l'escalade militaire de Kiev se poursuit frappant les positions défensives des Républiques du Donbass mais aussi et encore leurs quartiers résidentiels, provoquant de nouvelles victimes parmi la population civile
Actuellement sur le front, les indicateurs sont revenus dans le rouge, avec une reprise des bombardements ukrainiens et surtout un nouveau déploiement d'unités d'assaut, d'artillerie dont les armes lourdes (obusiers et chars de combat) sont pourtant interdites sur le front par les accords de Minsk 2.

La semaine dernière, un pont aérien militaire a été observé pendant plusieurs jours et nuits sur l'aéroport militaire de Kiev ainsi que des départs de convois ferroviaires acheminant selon plusieurs observateurs plus de 200 véhicules blindés en renfort des unités déployées déjà autour du Donbass.

Sur le terrain, les accrochages et échanges de tirs sont en augmentation, ainsi que les pertes humaines et les destructions matérielles, et les observateurs internationaux, de l'OSCE à l'ONU redoutent une nouvelle phase active du conflit pendant les mois d'été.

La guerre, l'ultima ratio d'un régime ukrainien à l'agonie

 

Même les ukrainiens eux-mêmes reconnaissent que leur pays malgré les perfusions occidentales vit un effondrement total sur plusieurs niveaux : économique, étatique, social et même international, et de plus en plus de personnes parlent aujourd'hui ouvertement de la nécessité d'organiser avant la destruction irréversible de l'Etat un troisième Maïdan (après ceux de 2004 et 2014)

Aujourd'hui le gouvernement ukrainien est arrivé dans une impasse trop étroite pour faire demi tour ou varianter sa politique. il est acculé et poussé à jouer la dernière carte qu'il a en main : la guerre, cette option qui n'est autre que la fuite en avant classique de tous les régimes totalitaires de l'Histoire quand ils sont arrivés au pied du mur de leur folie destructrice.
 
Le régime de Kiev désire donc se donner tous les moyens militaires mais aussi législatifs et diplomatiques pour relancer la guerre, en instaurant une loi martiale dans la zone de la guerre et en modifiant la constitution ukrainienne pour la mettre au service du génocide du Donbass . Prochainement un projet de loi « sur la restauration de la souveraineté de l'Etat de l'Ukraine sur le territoire occupé temporairement des régions de Donetsk et de Lougansk » va être soumis au parlement ukrainien, la Verkhona Rada, par Alexandre Turtchinov (que certains pronostiquent comme le prochain 1er Ministre) pour relancer la guerre contre la Russie à travers le Donbass.
 
Cette volonté d'en finir par la force avec le Donbass séparatiste est confirmée par plusieurs autres personnalités plus ou moins psychotiques de cette Ukraine agitée depuis 3 ans par des bouffées délirantes de plus en plus inquiétantes. Ainsi ce Zoryan Shkiryak, conseiller du ministre ukrainien de l'Intérieur qui déclarait ce 15 juin sur la chaîne ukrainienne "Canal 5" à propos du Donbass séparatiste « Nous allons libérer définitivement ce territoire et le nettoyage va certainement avoir lieu. Cela ne fait aucun doute »

Mais cette carte de la guerre est pour Kiev compliquée et délicate à jouer car si le Donbass militaire est à la portée de son armée, une nouvelle offensive avec les conséquences impopulaire qu'elle implique (pertes civiles et militaires, mobilisation, loi martiale etc...) risque de déstabiliser encore plus un régime déjà sur un siège éjectable, et surtout de provoquer l'entrée réelle sur la scène militaire du joueur russe qui ne laissera pas massacrer la population du Donbass.

En attendant, il faut admettre que le risque de guerre régionale augmente de jour en jour au fur et à mesure que ce gouvernement fantoche, mis en place sur la Maïdan par les laquais européens de la ploutocratie mondialiste et pris à la gorge par sa propre main. Il faudrait pour en finir avec cette guerre et gagner la paix que ce régime hystérique qui ne contrôle plus rien soit renversé par une population ukrainienne décidée à prendre réellement sa destinée en main, avant qu'il ne joue avec les incendiaires mondialistes qui tirent les ficelles la carte de la guerre totale, et là cela est devenu urgent !

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
*
* *
 
S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos, mais également par des crapules, jaloux ou obsédés du monopole de l'information venus jouer les vautours dans le Donbass..
 
Au delà de mes besoins de subsistance (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) j'utilise les dons supplémentaires pour aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.
 
Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
 
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel
 
Bien à vous
Erwan
 
 
 
 
 
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L’appel du 18 juin du Général de Gaulle il y a 77 ans et pourtant si proche...

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #le nazisme, #Politique étrangère, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Histoire

 L’appel du 18 juin du Général de Gaulle il y a 77 ans et pourtant si proche...

Français!

A l’appel de M. le président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l’affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes, sûr que par sa magnifique résistance elle a rempli son devoir vis-à-vis de nos alliés, sûr de l’appui des anciens combattants que j’ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.
En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés, qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat (*).

Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités.
Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n’écouter que leur foi dans le destin de la patrie.

Philippe Pétain, 17 juin 1940

(*) Tel est le texte qui fut prononcé. Sur la suggestion de Paul Baudouin, ministre des Affaires étrangères, la phrase fut rectifiée – inutilement et maladroitement – de la manière suivante : “C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut tenter de cesser le combat.”

De Gaulle répondit ceci :

Le contexte

Le 16 juin 1940 suite à la démission du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général de Gaulle décide de partir le lendemain pour l’Angleterre afin de poursuivre le combat.
Accompagné de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel, il s’installe provisoirement dans un appartement prêté par un Français, près de Hyde Park, au centre de Londres, au numéro 6 de Seymour Place.
Il y rédige le texte de l’Appel qu’il prononce le 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Dans ses Mémoires de Guerre le Général décrit les circonstances qui ont entouré l’Appel.

« La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s’offrait pour cela. Dès l’après-midi du 17 juin, j’exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre qu’aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l’utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l’armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu’il l’avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l’on connaît. »

Texte de l’appel du 18 juin

“Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres.”

L’appel du 22 juin

Il n’y a pas eu d’enregistrement (audio ou vidéo) de l’Appel du 18 juin 1940 contrairement à celui du 22 juin 1940 avec lequel on le confond souvent :

TEXTE DE L’APPEL du 22 JUIN 1940

Le gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît, maintenant, les conditions dictées par l’ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie.

On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une capitulation mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie.

Je dis l’honneur, car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec ses alliés.

Tant que ses alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi.

Le gouvernement polonais, le gouvernement norvégien, le gouvernement hollandais, le gouvernement belge, le gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens, car il est absurde de considérer la lutte comme perdue.

Oui, nous avons subi une grande défaite.

Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du gouvernement pendant ces derniers combats nous ont fait perdre la bataille de France.

Mais il nous reste un vaste empire, une flotte intacte, beaucoup d’or.

Il nous reste des alliés dont les ressources sont immenses, et qui dominent les mers.

Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine.

Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par cinq mille avions et six mille chars peuvent nous donner, demain, la victoire par vingt mille chars et vingt mille avions.

Je dis l’intérêt supérieur de la patrie car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande, qu’une bataille puisse décider.

Cette guerre est une guerre mondiale.

Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres, aujourd’hui, le resteront demain.

Même les alliés de l’Allemagne resteront-ils toujours ses alliés ?

Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible.

Tout ce qui peut être réuni en fait d’éléments militaires français et de capacité française de production d’armement doit être organisé partout où il y en a.

Moi, général De Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi. J’invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi. J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.

Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance !

Manuscrit de l’appel du 18 juin

Le manuscrit authentique de l’appel du 18 juin est composé de 4 feuillets. Ils sont la propriété de l’amiral Philippe de Gaulle (© amiral Philippe de Gaulle / Bridgeman Giraudon)

 

Réponses à [77 ans…] L’appel du 18 juin du Général de Gaulle

 

Georges Clounaud Le 18 juin 2017 
 
 

Mon cher Olivier, je reconnais bien toute votre malice dans ce salvateur rappel historique.
Ce 18 juin 2017, un raz-de-marée de marcheurs va envahir l’Assemblée Nationale et s’apprête à livrer le pays à la servitude néolibérale. “Un gouvernement de rencontre, oubliant l’honneur va capituler devant les marchés financiers. Mais rien n’est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l’univers libre, des forces libres n’ont pas encore donné. Un jour ces forces écraseront l’ennemi…”
J’aurais pu reprendre jusqu’au bout ces phrases, ces mots qui n’ont jamais autant été d’actualité. En ce dimanche matin caniculaire, j’ai la rage, une rage de sans-dents !
Cette horde de “marcheurs progressistes” animée par la seule foi du profit et encouragée par la loi du plus fort cherchera à dépecer encore plus notre beau pays blessé par la mondialisation libérale et son “système social archaïque”.
Puissions-nous entendre une nouvelle fois cet appel, nous de la France d’en bas, quelles que soient nos origines et nous unir tous pour mettre fin à cette barbarie moyenâgeuse maquillée grossièrement en progressisme indépassable !

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Pourquoi Macron a-t-il été imposé à la France, c'est pour la tuer! Une vidéo intéressante: Dominique de Villepin, pourquoi a t-il été marginalisé ?

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #Les transnationales, #le nazisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Politique étrangère

Pourquoi Macron a-t-il été imposé à la France, c'est pour la tuer! Une vidéo intéressante: Dominique de Villepin, pourquoi a-t-il été marginalisé ?

Un homme de grande taille qui porte un discours de la raison, un vrai Français, liquidé de la scène politique par les amoureux de la guerre.

https://www.youtube.com/watch?v=AxDxBvGz9xI

 

Ces hommes de valeur ont été écartés, sont-ils entrés en Résistance comme dans l’épisode précédent du gouvernement de Vichy ?

 

Pour mieux comprendre je vous propose une vidéo de Jacques Attali qui étale les cartes de la gouvernance Macron: « Les élus n’ont plus de pouvoir et voici votre avenir » - Effrayant !

https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=k40RpYZlvkQ&app=desktop

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France-Monde arabe : 1967-2017 Un demi siècle d’infléchissements successifs, par René Naba

6 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Turquie, #Politique étrangère

Source : Madaniya, René Naba, 01-06-2017

De la politique arabe à la politique sunnite à la politique wahhabite.

«La définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose et d’attendre des résultats différents ». Albert Einstein

«L’occupation ne peut aller sans oppression, répression, expulsions et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour il qualifie de terrorisme.» Conférence de presse du Général De Gaulle Paris 27 Novembre 1967.

En un demi siècle (1967-2017), la diplomatie française en direction de la rive méridionale de la Méditerranée a subi des infléchissements successifs pour déboucher sur une alliance contre nature avec le pays le plus antinomique de son héritage politique, passant ainsi par dégradés successifs de la politique arabe, à la politique sunnite à la politique wahhabite.

PROLOGUE

Sans remonter aux Croisades, il est généralement admis que la politique française à l’égard du monde arabo-musulman s’est articulée autour de trois grandes dates fondatrices :

  • 1536 : Le traité des Capitulations entre François 1 er et Soliman Le Magnifique.
  • 1798-1801- Le recentrage Bonaparte par déplacement du curseur de la sublime porte vers l’axe Le Caire La Mecque, autrement dit le monde arabe, le noyau central et historique de l’Islam.
  • 1967- La «Grande politique arabe de la France» du Général Charles de Gaulle, soit en quatre siècles trois infléchissements majeurs avec un bilan mitigé.

LE TRAITÉ DES CAPITULATIONS ENTRE FRANÇOIS 1ER ET SOLIMAN LE MAGNIFIQUE

François Ier (1494-1574) et Soliman Le Magnifique, surmonteront leurs récriminations réciproques sur le contentieux des Croisades, particulièrement la Bataille de Poitiers (732), le sac de Jérusalem (1099) et de Constantinople (1204), -«les pages honteuses de l’Occident chrétien», selon l’expression de l’historien Jacques Le Goff-, pour sceller une audacieuse alliance.
Pris en tenaille entre l’Allemagne et l’Espagne, tous deux sous la couronne de Charles Quint (1550-1558), François Ier pactisera avec le chef de l’Empire ottoman, un infidèle, au grand scandale de la chrétienté d’alors, en vue de contrebalancer la puissance du saint Empire.

Dans la même veine de son inspiration, il créera le «Collège des lecteurs royaux», précurseur du Collège de France et imposera l’enseignement de l’arabe, en 1537, qui connaîtra sa consécration cinquante ans plus tard par la création de la chaire d’arabe. Louis XIV parachèvera son œuvre sur le plan culturel. Sous l’impulsion de Colbert désireux de mettre à la disposition des négociants français des interlocuteurs appropriés en Orient, le Roi Soleil fonde la section des langues orientales au Collège Louis le Grand.

Colbert, l’auteur du si horrible «Code Noir de l’esclavage» qui sera publié après sa mort sous l’Édit de Mars 1695, décrétera «le privilège de la terre de France» et son pouvoir libératoire ; une clause de sauvegarde qui permettait de satisfaire un triple objectif : l’affranchissement automatique des esclaves du seul fait de fouler le sol français, la consécration a priori de l’esclavage ans les possessions d’outre-mer et la préservation des intérêts fondamentaux de la France par la mise en valeur de sa tradition d’hospitalité et de son bon renom dans le monde.

Sous la Révolution, la section des langues orientales du collège Louis le grand deviendra une institution autonome «l’École des langues orientales». L’arabe, le turc et le persan y seront les premières langues enseignées. Le général Bonaparte en Égypte décrétera la politique des égards… à l’égard des indigènes. Non pas par tropisme arabo musulman, mais pour l’évidente raison que le respect d’autrui constitue la première forme de respect de soi. En un mot par un réalisme enrobé d’idéalisme qu’il considérera comme le meilleur gage de la pérennisation de son action.

1798- 1801 : LE CURSEUR RECTIFICATIF DE BONAPARTE : LA «POLITIQUE DES ÉGARDS»

Pour rappel : L’expédition d’Égypte de Bonaparte était autant une expédition militaire que scientifique. Une différence de taille avec l’aventurisme français des siècles suivants l’expédition «punitive» de Suez (1956), la guerre de prédation économique de Libye (2011) et de Syrie (2012).

François Ier le précurseur, Bonaparte, le successeur, percevront les dividendes de cette politique d’ouverture vers l’outre-mer, deux siècles plus tard avec Jean François Champollion, l’un des plus illustres élève des «Langues O», déchiffreur des hiéroglyphes égyptiennes, une découverte qui fera de l’Égypte, l’un des centres du rayonnement culturel français en Orient, un exemple de rentabilité opérationnelle, le fameux «retour sur investissement» du jargon moderne.

En stratège, le général corse, sans doute plus averti des subtilités géostratégiques de la Méditerranée, s’est borné à recentrer la politique de son royal prédécesseur considérant que La Mecque et non Constantinople constituait le centre d’impulsion de la politique française de la zone.

Se gardant de tout messianisme, il revendiquera pour la France la charge du domaine régalien, laissant aux autochtones la gestion de leurs propres affaires locales, en application de «la politique des égards», première expression politique de l’autogestion des territoires conquis.

Son neveu, Napoléon III, caressera même le projet de fonder un «Grand Royaume Arabe» en Algérie. Cette évidence mettra deux siècles à s’imposer. Mais, entre-temps, que d’humiliations, que de gâchis. Pour avoir méconnu ce principe, pour avoir renié ces propres principes, la France en paiera le prix.

ENTRE TEMPS, AU XIXE SIÈCLE

Le Monde arabe servira de cible compensatoire aux désastres militaires français successifs sur le théâtre européen, tout au long du siècle depuis Waterloo, fait unique dans les annales militaires internationales.
Waterloo (1815), Mexique (1862), Sedan (1870) Fachoda (1898),
avec leur projection belligène sur le théâtre arabe :

  • Conquête de l’Algérie, en 1830, quinze ans après le désastre de Waterloo 1815)
  • Conquête de la Tunisie, en 1881, dix ans après la défaite de Sedan, en superposition aux avatars de l’expédition du Mexique (1862-1867).
  • Enfin Fachoda (1898), qui débouchera sur la conquête du Mali (Gouraud-Al Many Touré) et le Maroc en 1912.

La crise de Fachoda (en anglaisthe Fashoda incident) est un incident diplomatique sérieux qui opposa la France au Royaume Uni en 1898 dans le poste militaire avancé de Fachoda au Soudan (aujourd’hui, Sud Soudan). Son retentissement a été d’autant plus important que ces pays étaient alors agités par de forts courants nationalistes. Dans l’imaginaire collectif français, la crise de Fachoda reste comme une profonde humiliation infligée par un Royaume-Uni triomphant, hautain et forcément de mauvaise foi. En somme, l’image même de la «perfide Albion» abondamment reprise par la presse et les caricaturistes de l’époque. Cet épisode reste comme l’un des événements fondateurs mais surtout représentatif de la Troisième République encore jeune et fragile, au même titre d’ailleurs que les scandales politiques et financiers ui ont émaillé le dernier quart du xixe siècle en France.

Au XXe siècle, la politique arabe de la France

Dans la première partie du XXe siècle, la politique arabe de la France que Nicolas Sarkozy, pourtant issu de la famille gaulliste, a cherché à déconstruire avec le soutien actif des transfuges atlantistes philo sionistes, notamment Dominique Strauss Khan et Bernard Kouchner, a surtout consisté pour les pays arabes à voler au secours de la France, à deux reprises, au cours du XXe siècle, pour l’aider à vaincre ses ennemis, notamment en 1939-1945, en l’aidant à se débarrasser du joug nazi dont une fraction importante de la communauté nationale de confession juive en avait lourdement pâti.

Avec en contrepoint et pour prix de la contribution arabe à la libération de l’Alsace-Lorraine, l’amputation de la Syrie du district d’Alexandrette et sa cession à la Turquie, l’ennemi de la France lors de la Première Guerre Mondiale (1914-1918), et la carbonisation au napalm des habitants de Sétif, en Algérie, (1945), le jour même de la victoire alliée dans la deuxième Guerre Mondiale (1939-1945), ainsi que la fourniture dans la foulée à Israël de la technologie nucléaire au centre de Dimona (Néguev).

1967-2017 LA GRANDE POLITIQUE ARABE DU GÉNÉRAL DE GAULLE

Le tournant de la «Grande politique arabe» du Général de Gaulle est intervenu, en 1966, dans la foulée de l’indépendance de l’Algérie, clôturant une rupture quasi générale de la France avec le Monde arabe de dix ans, consécutive à l’expédition de Suez (1956), une agression tripartite des deux anciennes puissances coloniales de la zone (France-Grande Bretagne) de concert avec leur créature Israël.

Elle impliquait une politique d’ouverture sur l’ensemble de la rive sud de la Méditerranée, le Monde arabe, indépendamment de leurs systèmes politique -monarchiques ou républicains, progressistes ou conservateurs, aussi bien le Maroc que l’Algérie, la Libye que l’Arabie saoudite-, mais aussi les autres puissances régionales musulmanes du Moyen Orient : la Turquie (sunnite et laïc) et l’Iran (chiite).

Signe de la bonne entente Paris-Téhéran, le premier ministre de l’époque Georges Pompidou représentait la France aux festivités de Persépolis célébrant les fastes de l’Empire Pahlévi. La France, l’un des plus importants pollueurs nucléaires de la planète, équipementier d’Israël (Dimona) et de l’Apartheid d’Afrique du sud, nouait, parallèlement, une coopération nucléaire avec l’Iran impériale via le consortium EURODIF, avant que les hiérarques français -Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner et Laurent Fabius- ne se drapent dans la dignité d’une dinde effarouchée dans la perspective d’un Iran nucléarisé.

A – L’Irak (1968) et la Libye (1969), deux percées majeures de la diplomatie gaulliste dans d’anciennes chassées gardées anglo saxonnes

En treize ans (1966-1979), la diplomatie gaulliste a permis deux percées majeures de la France dans d’anciennes chasses gardées anglo saxonnes :

En Libye (1969) avec le «contrat du siècle» de 105 Mirage conclu par le gouvernement de Jacques Chaban Delmas avec le colonel Kadhafi. Et la préservation de la quote-part de Total lors de la nationalisation de l’IPC (Iraq Petroleum Company), en Irak, par Saddam Hussein.

L’illustration la plus significative de la solidarité franco-arabe s’est manifestée lors de la guerre d’octobre 1973 avec la phrase de Michel Jobert, à l’époque ministre des Affaires étrangères : «Est ce que tenter de rentrer chez soi constitue forcément une agression ?», pour justifier le franchissement du Canal de Suez et la destruction de la Ligne Bar Lev par l’armée égyptienne. Avec en retour, le traitement de faveur réservé à la France lors du boycott pétrolier des pays amis d’Israël.

B – Le choc pétrolier de 1973 : «Des idées mais pas du pétrole»

En 1973, La France est officiellement le partenaire privilégié du Monde arabe, officiellement épargnée par le boycottage pétrolier anti-occidental, le principal bénéficiaire du boom pétrolier, le principal bénéficiaire des contrats pétro monarchiques, mais les Français se cramponnent à une xénophobie lancinante, crispés sur un comportement guidé par une psychorigidité nourrie d’une nostalgie de grandeur.

Tout le monde garde présent à l’esprit les traits d’humour d’une époque où les Français exultaient de compenser leur absence de ressources naturelles par une prétendue supériorité intellectuelle, affichant leur fierté de ne «pas avoir de pétrole mais des idées», formule qui peut se décrypter de la façon suivante : «pas d’essence, mais la quintessence de l’esprit», humour qui sous-tendait une arabophobie ambiante dans une période où les arabo-musulmans étaient cloués au pilori pour avoir osé frigorifier les Français avec leur crise de l’énergie.

Le renchérissement du coût du pétrole était vécu comme un crime de lèse-majesté, alors qu’il s’agissait d’un problème de rajustement des prix du brut, longtemps outrageusement favorables aux économies occidentales.

La contradiction entre l’ouverture pan-arabe de la diplomatie française et la crispation identitaire de l’opinion française posait déjà à l’époque le problème de la mise en cohérence de la politique française à l’égard du fait arabo-musulman.

1979 : VALÉRY GISCARD D’ESTAING, LES PRÉMISSES D’UNE POLITIQUE SUNNITE EN SUBSTITUTION À LA POLITIQUE ARABE

Le premier infléchissement à la politique gaullienne a été, naturellement, le fait de Valéry Giscard d’Estaing, un «gaulliste sous toute réserve («Oui Mais»), en 1979, sous l’influence du complexe militaro industriel français qui conduira la France à perdre délibérément le bénéfice de l’hospitalité qu’elle avait accordée à l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny (Neauphle-le-château).

Initiée par le néo gaulliste Jacques Chirac (1974), le partenariat stratégique avec l’Irak fera de la France un «cobelligérant de l’Irak» dans sa guerre contre l’Iran Khomeiniste chiite (1979-1989), par ricochet l’alliée du bloc des pays sunnites arabes qu’ils soient Républicains (Irak, Égypte) ou monarchistes (les pétromonarchies du Golfe).

Curieux retournement que celui de la France et de l’Irak, les deux pays qui avaient accordé l’asile politique à l’Imam Khomeiny du temps de son exil, dont 14 ans à Najaf (sud de l’Irak), qui se retournent contre lui à son arrivée au pouvoir pour lui mener une guerre de près de dix ans… dont les rebondissements ultimes déboucheront sur la fin de Saddam Hussein, la perte de l’Irak par la France et son passage sous influence iranienne.
Drôle de résultat pour un pays qui se targue de la rationalité cartésienne.

LA FRANCE, FER DE LANCE DU COMBAT CONTRE LE MONDE CHIITE

Sous le tandem Chirac-Giscard et son prolongement socialiste animé par François Mitterrand (1979-1995), la France se positionnera en fer de lance du combat contre le Monde chiite. D’abord en tant que cobelligérant de l’Irak contre l’Iran (1979-1989), deux décennies plus tard, dans la guerre contre la Syrie (2011-2016), le maillon intermédiaire de «l’Axe de la Résistance» à l’hégémonie israélo-occidentale ; puis dans son rôle dans la mise sur pied d’un Tribunal Spécial International sur le Liban, chargé de juger les assassins de Rafic Hariri, un crime interne instrumentaliser pour criminaliser tant la Syrie que le Hezbollah libanais, enfin dans son rôle d’obstruction dans les négociations internationales sur le nucléaire iranien.
Par ricochet, la France, pendant une décennie (1980-1990), se trouvera en butte avec le «noyau dur du Monde arabo-musulman», au Tchad face à la Libye, au Liban face à la Syrie, avec les attentats du Drakkar, l’assassinat de l’ambassadeur de France Louis Delamarre, la spirale des otages, dont le plus illustre dommage collatéral sera le chercheur Michel Seurat.
Face à l’Iran, enfin, en France même, où les attentats de Paris (1986-1987), salueront le retour au pouvoir de Jacques Chirac à la faveur de la 1 ère cohabitation socialo-gaulliste.

LE «PRINTEMPS ARABE» (2011-2016), LE SACCAGE DES ATLANTISTES PHILO SIONISTES, NICOLAS SARKOZY ET FRANÇOIS HOLLANDE

A- La Libye, le deuxième infléchissement de la politique arabe du Général de Gaulle

Percée de la diplomatie gaulliste dans la décennie 1070, la Libye sera détruite et le pré carré français en Afrique durablement déstabilisé, 40 ans plus tard, par Nicolas Sarkozy un post gaulliste, « le premier président de sang mêlé » de France, tel qu’il s’est défini avec ce terme de grande ambiguïté, sans préciser la nature de ce métissage : Franco hongrois ? Ou Judeo chrétien ?
Menée contre un pays sunnite à structure républicaine en coalition avec les pétro-monarchies wahhabites, la guerre contre la Libye a marqué un nouvel infléchissement de la « politique arabe du Général de Gaulle », réduite désormais à une solidarité avec les pays musulmans sunnites d’obédience exclusivement wahhabite, à structure monarchique.

LA DIPLOMATIE FRANÇAISE AU XXIE SIÈCLE : UNE DIPLOMATIE ATLANTISTE PAR UN COUPLAGE DU WAHHABISME AVEC LA DROITE ISRAÉLIENNE

De solidarité avec les pays sunnites (Guerre contre de l’Iran 1979-1989), la diplomatie française en direction du Moyen orient s’est ainsi réduite à une solidarité avec les pétromonarchies et les pays se réclamant du néo-islamisme (Turquie).

La Libye a en effet scellé la nouvelle politique arabe du pouvoir français dans ses deux versions -post gaulliste et socialo-motoriste. Une politique de substitution.

Une politique d’alliance avec le wahhabisme (Arabie saoudite, Qatar et le néo islamiste Erdogan) en substitution à la politique sunnite, prolongée par une solidarité avec la droite israélienne.
François Hollande a même été jusqu’à assurer Benyamin Nethanyahu dans sa cuisine qu’il dénichera toujours une chanson d’amour pour Israël».

La guerre de Syrie accentuera cette tendance, particulièrement amplifiée avec l’entrée en scène de Laurent Fabius, le petit télégraphiste des Israéliens dans les négociations internationales sur l’accord sur le nucléaire iranien.

61 ans après l’agression tripartite (anglo-franco-israélienne) de Suez (1956), les socialistes s’inspirant de leur modèle Guy Mollet, laisseront libre cours à leur prurit belligène à l’égard des Arabes. Au nom du combat contre la démocratie.

Nasser en son temps avait été qualifié de Bickbachi et comparé à Hitler, le clan Assad de dictature sanguinaire, dans une alliance contre-nature avec les gérontocrates édentés, lubriques et libidineux du Golfe.

Que l’on ne s’y méprenne pas : L’alliance franco turque du XXIe siècle ne constitue en aucun cas une réédition du traité des Capitulations, mais une alliance, là aussi, contre nature entre la France et un pays présidé par un néo islamiste, Reccep Tayyib Erdogan, qui fait office de plaque tournante du djihadisme planétaire, le gestionnaire du flux migratoire des sinistrés de la politique occidentale vers l’hémisphère sud à destination d’une Europe en crise systémique.

BILAN

1er postulat : Le privilège de la terre de France a volé en éclat, dommage collatéral de la cécité politique des gouvernants. Il n’est pas indifférent de noter à ce propos que les plus célèbres réfugiés politiques du Moyen Orient en France de l’époque contemporaine, l’ayatollah Ruhollah Khomeiny, guide de la révolution islamique iranienne, et l’ancien chef du gouvernement intérimaire libanais, le général Michel Aoun, chef du Courant Patriotique Libanais (CPL), se soient retournés contre leur pays hôte à leur retour au pays natal. Du fait de la France.

En application du primat sunnite, tendance wahhabite, Jacques Chirac, -incarnation non du gaullisme mais du gaullisme d’entreprise-, privilégiera, au Liban, l’alliance avec le milliardaire libano-saoudien Rafic Hariri.

Il mettra à l’index des forces représentatives libanaises, tel le Général Michel Aoun, chef du plus important parti politique chrétien, de même que le Hezbollah, dont le président français souhaitait qu’il soit passible de «mesures coercitives» alors que la formation paramilitaire chiite faisait face à une guerre de destruction du Liban de la part d’Israël, en juillet 2006.

Dans ce contexte, la «déconcertante alliance» du Hezbollah et du général Michel Aoun, pour reprendre l’expression des analystes occidentaux, apparaît comme la résultante et la réplique de la «déconcertante attitude» des Occidentaux à l’égard des aspirations du monde arabe, particulièrement en ce qui concerne la Palestine et les Chrétiens d’orient.

Une alliance d’autant plus impérieuse pour «préserver le caractère arabe» qu’elle a brisée stratégiquement le clivage confessionnel islamo chrétien de l’équation libanaise. L’adhésion à cette alliance du parti Tachnag, le plus important parti arménien de la diaspora, rejoint ces préoccupations, de même que les réticences du nouveau patriarche maronite à opter pour un alignement inconditionnel à la stratégie occidentale en terre arabe.

2e postulat : la France protectrice des Chrétiens d’orient. Voyons voir.
Terre d’asile, La France, fille aînée de l’église, accueillera les Arméniens rescapés du génocide turc, en 1915, mais, paradoxalement, gratifiera de son forfait la Turquie, leur éradicateur et ennemi de la France lors de la première guerre mondiale, en lui offrant sur un plateau, Hatay, par amputation du District d’Alexandrette de la Syrie.

Une opération qui s’est révélée être une aberration de l’esprit vraisemblablement unique dans l’histoire du monde, pathétique illustration d’une confusion mentale au nom de la préservation de prétendus intérêts supérieurs de la nation au détriment de la victime.

Protectrice des chrétiens d’Orient, elle a facilité l’accès de son territoire aux Libanais fuyant les ravages de la guerre civile (1975-1990), mais elle a, dans le temps institutionnalisé et instrumentalisé le confessionnalisme politique, au mépris du principe de la laïcité et de la séparation de l’église et de l’état, un des principes fondateurs de la République française.

EN GUISE DE CONCLUSION

Comment expliquer l’alliance de la France avec les forces les plus rétrogrades et les plus répressives du Monde arabe, sous couvert de combat pour la démocratie, son prédécesseur gaulliste avec le Qatar, le parrain des destructeurs des sites islamiques de Tombouctou, et le successeur socialiste, avec le Royaume wahhabite.

L’empressement à faire intervenir le GIGN lors de la prise de la Mecque, en novembre 1979, et la passivité face au saccage des stèles de Tombouctou par les Wahhabites d’Ansar Eddine ?

Comment expliquer une alliance avec le parrain des preneurs d’otages des prélats de Syrie, de quatre journalistes français, des destructeurs des sites religieux, notamment de Maaloula, dans la banlieue de Damas, l’un des plus anciens sites antiques de l’humanité, dont les habitants parlent l’araméen, la langue du Christ, dont les religieuses ont fait office de bouclier humain.

Une alliance avec le maître de l’intolérance et de la xénophobie, celui dont l’un des dignitaires religieux a décrété la destruction des églises de la péninsule arabique, prioritairement aux nombreuses bases militaires occidentales qui paralysent la souveraineté de ces émirats mirages, ne se doutant nullement des inconséquences de ses propos qui pourraient entraîner, en représailles, une réplique de la xénophobie européenne sur les quatre mille mosquées qu’abrite la rive nord de la Méditerranée.

Comment expliquer enfin la nouvelle alliance avec la Turquie contre la Syrie, qui abrite le mémorial du génocide arménien à Deir Ez-Zor. Contre la Syrie, le siège des patriarcats d’orient depuis la chute de Constantinople. Contre la Syrie, que la France a amputé du district d’Alexandrette, cédée à la Turquie en guise de bonus à son génocide.
Chrétiens de Syrie et d’ailleurs doivent se pénétrer d’une réalité première à savoir que l’Occident, particulièrement la France, protectrice des chrétiens d’Orient, a été leur fossoyeur.

La création d’Israël a entraîné l’exode des chrétiens palestiniens, l’agression anti nasserienne de Suez, en 1956, l’exode des chrétiens d’Égypte, l’invasion américaine de l’Irak, l’exode des chrétiens d’Irak; et la bataille de Syrie, l’exode des chrétiens de Syrie, alors que la guerre civile libanaise a provoqué un exode massif des chrétiens libanais, dans une tentative occidentale de fixer sur place les Palestiniens et de faire du Liban leur patrie de rechange.

Que reste-t-il de la politique d’amitié affairiste du tandem Chirac-Hariri à l’origine de la mise à l’index du Général Aoun ?
L’ancien premier ministre Rafic Hariri a été pulvérisé par un attentat, en 2005, de même que le responsable de son service de sécurité, Wissam Hassan, la dague sécuritaire du clan saoudo-américain au Liban, ainsi que les vecteurs médiatiques de la diplomatie atlantiste, Gébrane Tuéni et Samir Kassir (Groupe An Nahar).

Son fils et successeur Saad a été caramélisé, dix ans plus tard, par sa déconfiture financière et sa faillite politique, au terme d’un long exil en Arabie saoudite, en plein «printemps arabe», qui lui a valu le sobriquet infamant de «planqué de Beyrouth».

Du côté français, Jacques Chirac, pensionnaire posthume de son ami libanais Rafic Hariri assassiné du fait du retournement de la politique française au Liban, sera, lui, le premier président français depuis Pétain à faire l’objet d’une condamnation de Justice et son successeur, Nicolas Sarkozy, qui voulait confiner l’Iran et sanctuariser Israël avec son projet d’ «Union Pour la Méditerranée», est en maille avec la justice pour des affaires en rapport avec l’argent illicite… de Bygmalion au financement libyen de sa campagne présidentielle.

Le retour sur investissement de la politique arabe de Bonaparte a eu pour nom Lesseps, Canal de Suez, Champollion, hiéroglyphe… un rayonnement qui perdure encore de nos jours.

Le retour sur investissement de la politique arabe du tandem philo sioniste atlantiste Sarkozy-Hollande a eu pour nom Mohammed Merah, les Frères Kouachi, Hédi Nemmouche, Si Ahmed Glam, Salah Abdel Salam, Charlie Hebdo, Paris Bataclan, Nice etc.. Un bain de sang qui déshonore les stratèges en chambre du nouveau cours de la diplomatie française.

Si la France se range de nos jours dans le camp de la démocratie, elle le doit certes aux « Croix Blanches » des cimetières américains de Normandie, mais aussi au sacrifice des quelques cinq cent mille combattants du Monde arabe et africain qui ont aidé la France à se libérer du joug nazi, alors qu’une large fraction de la population française pratiquait la collaboration avec l’ennemi. Cinq cent mille combattants pour la Première Guerre mondiale (1914-1918), autant sinon plus pour la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945).

Au terme d’un centenaire calamiteux généré par une gestion aberrante des accords Sykes-Picot, la politique française en direction du Monde arabe porte la marque de stigmates de sa diplomatie erratique dont la scarification morale aura été, symboliquement, la Légion d’Honneur épinglée sur la poitrine du prince héritier d’un Royaume détenteur du record mondial des décapitations, la marque de fabrique de son pupille Daech, la terreur de la France et du Monde occidental.

Pays européen disposant de la plus importante façade maritime face la rive musulmane de la Méditerranée, abritant de surcroît la plus importante communauté arabo musulmane de l’Union Européenne, ces deux paramètres commandent à la France de définir une stratégie à long terme en direction de son environnement méditerranéen et non de réduire sa «politique arabe» à une variable d’ajustement conjoncturel de la compétitivité de son complexe militaro-industriel et du train de vie des dirigeants français, particulièrement des béquilles financières dont ils escomptent se doter du fait de leur mansuétude à l’égard de leurs mécènes : Valéry Giscard D’Estaing du diamantaire Bokassa, Jacques Chirac de son hébergeur posthume Rafic Hariri, le sang mêlé Nicolas Sarkozy du crésus du Qatar et le socialo motoriste François Hollande de la dynastie wahhabite dont il décernera la Légion d’Honneur à son prince héritier.

L’honneur de la France lui commande de rompre avec la politique de la punition et de l’humiliation, si préjudiciable à son renom.

  • De favoriser, non la balkanisation du Monde arabe, mais son unité afin de doter cet ensemble d’un seuil critique à l’effet de fonder un véritable partenariat avec l’ensemble européen, sur un pied d’égalité.
  • De contribuer à la renaissance non du chauvinisme bureaucratique, mais une forme rénovée du nationalisme arabe sur de bases démocratiques, meilleur garde fou à l’expansionnisme néo-islamiste confrérique de sensibilité wahabbiste, si destructeur de civilisations, si destructeur de nos valeurs communes.
  • Dernier, mais non le moindre, Restaurer le peuple palestinien, victime par excellence des turpitudes occidentales, dans ses droits nationaux légitimes, tant il est vrai qu’il ne saurait y avoir de sérénité trans-méditerranéenne sans le recouvrement du peuple palestinien de sa dignité.

Source : Madaniya, René Naba, 01-06-2017

 

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Quand la démocratie dégénère en bouffonnerie Par Bruno Guigue

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Politique étrangère, #Macron

« En marche » ?... Beuh !

« En marche » ?... Beuh !

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Quand la démocratie dégénère en bouffonnerie

 

On parle beaucoup des mésaventures de M. et Mme Fillon, mais la crise conjoncturelle gravissime que traverse la droite française, en réalité, révèle surtout la perte de substance démocratique de notre système politique. Ce scandale politico-financier somme toute assez banal (si ce n’est que le principal intéressé est un candidat majeur à l’élection présidentielle) ne nous a pas appris que les élus considéraient les deniers publics comme de l’argent de poche. On le savait déjà. Il n’a pas dévoilé, non plus, l’imbrication suspecte des pouvoirs politique, médiatique, judiciaire et financier. Le phénomène est connu, et aussi ancien que la démocratie formelle, suspendue aux rapports de forces des acteurs sociaux qui se saisissent de ses procédures comme on investit un champ de bataille.

Ce que montre cette crise, c’est l’inanité d’un système où tout est suspendu au sort d’un politicien transformé par les primaires en « deus ex machina ». Que ce champion s’effondre, et tout est fini. On peut comprendre la colère des électeurs de droite, frustrés d’une représentation digne de ce nom lors d’une compétition majeure. Mais ce danger systémique est la rançon d’un régime qui fait du scrutin présidentiel la clé de voûte des institutions. Si elle lâche, tout s’effondre. Depuis la fondation de la Vème République, la vie politique a été mise en orbite autour de l’élection suprême. La compétition élyséenne en constitue l’alpha et l’oméga. L’instauration du quinquennat a accentué cette tendance, en faisant dépendre l’issue des élections législatives du verdict présidentiel.

Ce dispositif institutionnel taillé sur mesure pour le général de Gaulle fonctionne désormais à rebours de son projet initial. Destiné à souder la nation autour d’un chef élu par le peuple, il dépossède ce dernier en dévitalisant le débat démocratique. Emmanuel Macron est à la fois le théoricien et le bénéficiaire de cette politique de la terre brûlée qui évacue scrupuleusement la politique (au sens noble du terme) du débat électoral. Complètement artificielle, calquée sur les tempos instantanés et les codes débilitants de la télévision, la personnalisation du scrutin relègue les programmes au second plan. Les candidats sont lancés sur le marché comme des savonnettes, la confrontation dégénère en coups tordus, l’obsession du « buzz » supplante le débat d’idées. Le résultat final, c’est qu’on a un cheval de cirque à la place d’un cheval de course.

On pointe à juste titre la vacuité de cette joute électorale, on peste contre la débilité de ce Barnum politicien, mais on oublie généralement de souligner l’américanisation qui en est la cause. Au lieu de confronter des projets incarnés par des forces sociales organisées, la compétition présidentielle met aux prises des compétiteurs sans envergure, des bateleurs rodés à la « com » qui font des moulinets avec leurs bras en débitant des banalités. Si les électeurs sont dépolitisés, inutile de se demander pourquoi ! La crise de la politique est entretenue par le débat politique lui-même, soigneusement vidé de sa substance par les professionnels du décervelage.

Cette dégénérescence de la démocratie en bouffonnerie est d’autant plus nocive qu’elle s’accompagne d’un autre phénomène. C’est l’emprise des milieux financiers sur les médias de masse, phénomène qui semble avoir désormais atteint son maximum historique ! Dans un pays où neuf milliardaires possèdent la quasi-totalité des organes de presse, la délibération démocratique est au mieux une illusion consolatrice, au pire une vaste fumisterie. Naïfs, nous croyons que nous choisissons nos dirigeants et que ce choix est transparent. Mais deux idées fausses ne feront jamais une idée vraie. Et ce qui est sûr, c’est que cette double illusion est indispensable à la perpétuation de l’oligarchie.

La promotion d’Emmanuel Macron sur les décombres d’un fillonisme faisandé illustre à merveille ce poids des structures. La candidature du père Noël des possédants ayant explosé en plein vol, la caste lui a aussitôt trouvé un substitut. L’insoutenable légèreté de ce candidat à programme variable tient lieu de boussole d’une élection dont le résultat est programmé d’avance. La mine réjouie du jeune banquier d’affaires, très fier d’avoir gagné deux millions d’euros en deux mois en montant une OPA pour Nestlé, orne les couvertures des magazines, M. Bourdin lui sert copieusement la soupe sur Bfm, et « Le Monde » fait sa campagne grâce aux 13 millions d’euros de subventions publiques. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’oligarchie. Contrôlant les médias qui formatent l’opinion, elle préside à une foire d’empoigne électorale qui distraira le bon peuple et ne lui réservera aucune mauvaise surprise.

Bruno Guigue  3 MARS 2017

Source : Bruno Guigue 

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La France n’a plus de politique étrangère ? Vendons notre siège au Conseil de l’ONU au Qatar. Par Jacques-Marie BOURGET du Grand Soir.

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La nation ., #Daesch, #Politique étrangère

La France n’a plus de politique étrangère ? Vendons notre siège au Conseil de l’ONU au Qatar.

L'Europe est une colonie étasunienne créée par un agent français de la CIA et un ministre de Pétain. La politique étrangère de Paris se décide à Washington. Pourquoi dépenser de l'argent en entretenant un lourd Titanic nommé Quai d'Orsay ? Il faut en faire un palace couvert d'étoiles et vendre notre voix au Conseil de l'ONU au plus offrant, à coup sûr le Qatar.

Et si, sur eBay, on mettait en vente la voix de la France au Conseil de sécurité de l’Onu ? Ça ferait des sous pour payer d’autres gardes du corps à Marine Le Pen et d’autres épouses travailleuses à François Fillon. J’ai un ami corse, expert pointilleux en achat et vente de votes, qui pourrait se charger de la transaction. On nous dit que les caisses de la France sont vides ? Très bien. Mais puisque personne, entre les candidats à la succession de Paul Deschanel, ne nous propose de faire revenir en France les 160 milliards de taxes et impôts en cavale, ce droit de suffrage à l’Onu a la qualité d’une voix en or.

Ma réflexion mérite au moins une bonne étude de marché. Il serait judicieux de la confier à Ladreit de la Charrière, un homme qui a de l’entregent, et même de l’entre-François ; qui connaît donc du monde, le monde. Les plus courageux d’entre nous, ceux qui ont perdu de jolies soirées à écouter les moulins à paroles des « primaires » l’ont constaté : pour présider la France, un programme de politique étrangère n’est pas nécessaire. C’est un peu l’option macramé au bac, larguée entre la prolongation du boulevard Saint-Germain jusqu’à la mer et la gratuité des rasoirs.

Avant, l’Europe était à l’étranger... C’est fini. Tant mieux pour l’espéranto et les citoyens du monde : maintenant l’Europe, c’est chez nous. Que vous croyez ! On a oublié de le marquer sur la carte, mais la capitale des 28 n’est ni à Bruxelles ni à Strasbourg, mais à Washington. C’est là, après 1945, que le plan d’un grand marché « libre », d’une grande colonie, a été écrit. Son nom sera Europe. Pour en maçonner les fondations, les Américains ont jadis missionné deux formidables apôtres, Jean Monnet, ami de la CIA, et Robert Schuman, ministre de Pétain, des hommes sûrs. Résultat, aujourd’hui à Bruxelles 40 000 lobbyistes, tels les petits Blancs d’Afrique, veillent au bon déroulement de l’US dessein.

À ce point vous objectez que, si l’Europe est étasunienne, en débattre est alors causer de politique étrangère ! Pas du tout. Par la magie de la mondialisation mondialisée, il se trouve que la France, c’est l’Amérique. Donc plus besoin de payer au Quai d’Orsay des diplomates, « néocons », qui ne sont que les perroquets de Washington. Fermons le Quai puisque nos choix à l’étranger, hors le sursaut Chirac-Villepin, sont ceux des Bush, Clinton, Obama et Trump aujourd’hui. Voilà une seconde économie, zéro Quai.

Sûrement têtus, vous entendez démontrer que je déraille. Puisque la France bombarde des pans entiers de la planète, c’est bien la preuve que Paris a une vraie géopolitique. À cet instant je suis étonné que vous n’ayez pas remarqué que l’Otan est un outil des États-Unis dont nous ne sommes que les mercenaires. Qu’il n’y a pas de bombe « occidentale » larguée sans un OK venu du corral washingtonien.

Exemple : quand Hollande, dans une crise de folie peu douce, entreprend de bombarder Damas, Obama dit « no » et le met au piquet (et c’est heureux). Sans juger utile d’informer le vacataire de l’Élysée que les Russes, par leurs radars et contre missiles, avaient déjà rendu le ciel de Damas impénétrable. Non, ce qui est autorisé, recommandé, c’est le farouche soutien aux oligarques néo-nazis ukrainiens. Ça, c’est le paradis assuré. D’ailleurs sur son écran raplapla, Pujadas nous le serine : « L’Ukraine, c’est vital pour l’Europe. » Traduisons : pour les États-Unis. Et pour ses milliardaires de la variété Soros, autrement dit pour Wall Street et les « révolutions » orange. Regardons ailleurs, à Riyad : quand Hollande assiste à une réunion du Conseil de commandement qui regroupe les Saoudiens et les États du Golfe, dont le but est d’écraser le Yémen, il obéit à qui, le président de la République François ?

Heureusement, en cache-sexe de la « politique » étrangère française, nous avons Bachar. Ah ! Bachar ! Celui que l’on appelle par son petit nom comme un ami – ou comme un domestique arabe – sert de cours de rattrapage, type Sciences-Po, à des députés qui prennent le Pirée pour un homme. Observons que chacun d’eux, gauche-droite, en bon godillot, a voté pour la guerre en Libye. Un choix judicieux qui nous indique une grande capacité de visionnaire.

J’allais oublier un axe fondamental, celui sur lequel la France déploie son savoir-faire comme une clématite sur un tuteur : l’Afrique. Boum le Mali ! Pan pan les terroristes ! Ouh là là ! Allez faire un peu de tourisme chez les Dogons ou visiter les Toubous et, dans la foulée, la Centrafrique comme ce n’est pas loin, vous verrez comme tout va bien en Françafrique où on ne fait pas de politique étrangère, mais des affaires. C’est sûr, vous n’en reviendrez pas.

Donc tel un « expert » invité à l’émission télévisée C dans l’air, j’en reviens à ma bonne idée : vendons notre voix à l’Onu, soyons Folamour. Je propose comme client le Qatar, sa sagesse, sa hauteur de vue, sa qualité démocratique qui sont une garantie : notre voix sera aussi bien portée que du Dior par la Cheikha.

Pourtant, espoir, le retour d’une stratégie, d’« une vision pour la France », n’est pas une illusion totalement perdue. Il suffit pour cela de confier les clés du pays à Emmanuel Macron ou à Benoît Hamon. Prenons le Proche-Orient comme exemple, le chaudron où mitonne tant d’injustice. Par rapport à Israël, le banquier Macron qui condamne la colonisation en Algérie, mais l’approuve à Gaza et Cisjordanie, « rejette l’idée que la France reconnaisse la Palestine »... Tandis que Hamon, qui lui ne trouve pas d’aspect criminel à la colonisation, « attend que les pays qui entourent Israël cessent de lui être hostiles »... Face à ces idées fortes exprimées par de tels géants, je retire ma proposition : la voix de la France n’est plus à vendre. Elle est déjà en viager.

Jacques-Marie BOURGET

Ce texte a été publié dans le mensuel Afrique Asie de mars 2017.

Normalien, cacique à l’agrégation de lettres modernes, Laurent Fabius utilise tout naturellement le mot "expertise" dans son sens anglais (LGS).

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Etat des lieux de la géopolitique mondiale – Russie, Iran, Etats-Unis Par Youssef Hindi — 11 mars 2017

12 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Histoire, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Etat des lieux de la géopolitique mondiale – Russie, Iran, Etats-Unis

 
Vladimir Poutine avec le chef suprême, l’ayatollah Ali Khamenei à Téhéran le 23 novembre 2015. Crédit : AFP PHOTO / ALEXEI Druzhinin)

Vladimir Poutine avec le chef suprême, l’ayatollah Ali Khamenei à Téhéran le 23 novembre 2015. Crédit : AFP PHOTO / ALEXEI Druzhinin)

 

L’entrée de la Russie en guerre contre l’organisation Etat islamique (à partir d’octobre 2015), aux côtés de l’armée syrienne, n’a pas seulement révélé la duplicité des puissances occidentales et leur soutien aux groupes terroristes, mais elle a été aussi la traduction d’un basculement géopolitique mondiale en faveur des puissances eurasiatiques. La nouvelle donne dans les rapports de forces géopolitiques a été explicitée par le chef de la diplomatie russe Sergeï Lavrov, lors de la 53e Conférence de Munich sur la sécurité qui a eu lieu les 17, 18 et19 février 2017. Le Ministre des Affaires étrangères russe déclara durant son discours :

« Il y a dix ans, le Président de Russie Vladimir Poutine prononça un discours que beaucoup en Occident considéraient comme un défi et même une menace, bien que le message soulignât avant tout la nécessité de renoncer aux actions unilatérales et ce en faveur d’une coopération honnête basée sur le respect mutuel, le droit internationale, l’évaluation conjointe des problèmes mondiaux et la prise de décision collective. Malheureusement, les avertissements qu’il a alors émis sur les conséquences négatives d’entraver l’émergence d’un monde multipolaire sont devenus réalité.

L’Humanité est à la croisée des chemins aujourd’hui. L’ère historique qui pourrait être appelée l’Ordre post-guerre froide est arrivée à sa fin. Son principal résultat, nous le voyons, est l’échec total des institutions de la Guerre froide à s’adapter aux nouvelles réalités. Le monde n’est devenu ni « occidentalo-centrique », ni un endroit plus sûr et plus stable. Cela est évident au regard des résultats de la « démocratisation » du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, et ailleurs.

L’expansion de l’OTAN a créé un niveau de tension jamais vu en Europe depuis 30 ans…

Nous rejetons catégoriquement les allégations de ceux qui accusent la Russie et les nouveaux centres d’influence mondiale de tenter de saper l’ordre libéral. Ce modèle global a été préprogrammé pour la crise dès le moment où cette vision de la mondialisation économique et politique a été conçue avant tout comme un instrument pour assurer la croissance d’un club d’élite de pays et sa domination sur tous les autres. Il est clair qu’un tel système ne pourrait durer éternellement. Les dirigeants qui ont un sens de la responsabilité doivent maintenant faire leur choix. J’espère que ce choix sera fait en faveur d’un ordre mondial démocratique et juste, d’un ordre mondial post-occidental, si vous voulez, dans lequel chaque pays développe sa propre souveraineté dans le cadre du droit international et s’efforcera d’équilibrer leurs propres intérêts nationaux avec leurs partenaires, dans le respect de l’identité culturelle, historique et civilisationnelle de chaque pays. »[i]

De toute évidence, si les responsables occidentaux se refusent à accepter le monde multipolaire, la guerre mondiale restera la seule issue.

La fin de la séquence historique du « Printemps arabe »

Le politologue Naoufel Brahimi el Mili, dans un ouvrage intitulé Le Printemps arabe : une manipulation ?[ii], démontre que les révoltes arabes furent essentiellement le fruit d’un travail de terrain via notamment la participation active de la chaîne qatari Al-Jazeera suivant le plan de remodelage du Grand Moyen-Orient (Greater Middle East initiative, 2002) – plan attribué aux néoconservateurs américains mais dont l’origine est israélienne (Plan Oded Yinon, 1982).

Le Printemps arabe, qui démarra à la fin de l’année 2010 en Tunisie – et qui, par effet de « contagion » a touché l’Egypte, puis l’Algérie et le Maroc (ces deux derniers ont néanmoins su gérer la « révolte » et l’empêcher d’aboutir, à l’inverse de la Tunisie et de l’Egypte) – ne fut pas la première des révoltes arabes qui aura profité au projet sioniste.

En effet, en 1916, sous l’impulsion britannique, les Arabes se sont révolté contre l’Empire ottoman (qui était pourtant un empire décentralisé et dont la présence en terres arabes ne se faisait pas sentir par les populations) ; soulèvement qui s’est poursuivi en 1917 en accompagnant le démantèlement de l’Empire ottoman. Les troupes arabes ont aidé les Britanniques (appuyé sur le terrain par un contingent juif) à prendre Jérusalem, participant ainsi à la création du foyer juif en Palestine, ignorant qu’ils creusaient leur propre tombe[iii].

Avec le Printemps arabe de 2010-2011, l’histoire se répète. Après l’Empire ottoman, c’est au tour des dictateurs arabes de jouer le rôle d’ennemi à abattre afin de passer au second découpage – le premier fut celui du Moyen Orient, conformément à l’accord secret de Sykes-Picot (1916) faisant suite à celui de McMahon-Hussein (1915), au lendemain de la Grande Guerre – du monde arabo-musulman (Moyen Orient élargi).

Si la révolte arabe de 1916-1917 a contribué à la création du Foyer juif en Palestine, la révolte arabe de 2010-2011 aura, pour sa part, contribué à l’avancement du projet du Grand Israël.

Les révoltes ont conduit à la chute de plusieurs gouvernements par effet domino (pour reprendre l’expression du Sheikh Imran Hosein qui annonça le Printemps arabe avec huit ans d’avance), et leur remplacement par les Frères musulmans financés par le Qatar et soutenu par les Etats-Unis[iv]. Puis, l’on a vu, à commencer par la Libye, déferler des hordes de mercenaires et d’assassins endoctrinés et financés par les deux Etats wahhabites que sont le Qatar et l’Arabie Saoudite, armés et soutenus par les Etats-Unis, Israël, la France et la Grande-Bretagne, semer le désordre, bombarder, massacrer les populations civiles en Libye, en Syrie et en Irak.

Et ce avec le soutien des Frères musulmans de toutes tendances, en Europe et ailleurs, à l’instar de Tariq Ramadan (travaillant à la fois à l’Université d’Oxford en Angleterre et au Qatar). Rien d’étonnant d’ailleurs à ce que Frère Tariq se soit, dès le déclenchement du Printemps arabe, parfaitement aligné sur la politique atlantiste, sioniste et wahhabite, appelant fallacieusement les égorgeurs de Libye et de Syrie « freedom fighters » (combattants de la liberté) ; en cela, rien ne le distingue de Bernard-Henri Levy…

De la même façon que le chef du Hamas (qui est une émanation des Frères musulmans), Khaled Mechaal[v], a quitté traîtreusement Damas (où il était exilé) au lendemain du déclenchement du Printemps arabe, pour s’installer au Qatar. Tandis qu’Ismaël Hanyié (membre du Hamas et ancien Premier Ministre de l’autorité palestinienne, 2006-2007) se rendait au Caire pour faire allégeance au gouvernement des Frères Musulmans, tout en vouant Bachar el-Assad aux gémonies.

Le Printemps arabe a eu au moins le mérite de faire tomber de nombreux masques, de révéler au grand jour l’agenda des Frères musulmans qui coïncide « curieusement » avec celui d’Israël, et de mettre en lumière la réalité des alliances géopolitiques et les accointances idéologiques d’un certain nombre d’imposteurs qui avançaient masqués.

Le rôle corrosif de ces entités terroristes a été et est encore, conformément au plan israélien Oded Yinon, d’anéantir les structures étatiques préexistantes. L’avancement de ce qu’il convient d’appeler « le printemps sioniste », a provoqué, en réaction, un renforcement de l’alliance russo-iranienne.

C’est cette alliance que les stratèges sionistes essayent de défaire depuis plusieurs années, après avoir rendu impossible toute normalisation des rapports entre les Etats-Unis et l’Iran.

Le lobby pro-israélien derrière la politique anti iranienne des USA

Donald Trump, qui n’a jamais caché, durant toute sa campagne présidentielle, sa volonté de collaborer avec la Russie de Vladimir Poutine, notamment sur le règlement du problème terroriste en Orient, a parallèlement tenu des propos hostiles à l’Iran – menaçant d’ailleurs de déchirer l’accord sur le nucléaire[vi].

Or, la principale puissance régionale stabilisatrice est l’Iran ; pays allié de la Russie et de la Syrie qu’elle aide militairement à lutter contre les groupes terroristes. Il y a donc, dans la position de Trump vis-à-vis de l’Iran, une incohérence qui ne peut pas être seulement imputable à son manque d’expertise géopolitique ; d’autant plus que son agressivité et celle de son conseiller Michael Flynn (qui a été débarqué après avoir glissé sur une peau de banane des Services de renseignements qui cherchent à amputer le nouveau président de ses principaux piliers) reste jusque-là purement verbale. De toute évidence, ce n’est que pour complaire à Israël et éviter d’avoir le lobby sioniste sur le dos que Donald Trump s’est livré à une agressivité théâtrale contre l’Iran.

Il faut, pour comprendre l’anti-iranisme des administrations américaines successives se pencher sur le lobbying israélien aux Etats-Unis.

En effet, jusqu’en 1993, les Etats-Unis n’étaient pas partisans d’une politique agressive envers l’Iran. C’est principalement sous l’influence de l’Etat hébreu que les Américains ont pris ce tournant anti-iranien. Au début de l’année 1993, alors que Bill Clinton arrive au pouvoir, le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et son ministre des Affaires étrangères Shimon Pérès commencent à défendre l’idée que l’Iran constitue une menace pour Israël et les Etats-Unis. A la mi-mars 1993, le Washington Post rapportait ceci :

« Quelle que soit leur sensibilité politique, les responsables israéliens estiment qu’il est nécessaire de convaincre l’opinion et les dirigeants américains de l’urgence de mesures visant à contenir l’Iran, et que les Etats-Unis sont la seule puissance mondiale capable de prendre de telle mesure »[vii].

Les États-Unis se plièrent aux exigences israéliennes en pratiquant une politique d’endiguement (contention) de l’Iran en cernant militairement le pays par des bases militaires, tout comme ils le font avec la Russie. Robert Pelletreau, qui était secrétaire d’État adjoint en charge du Proche-Orient, déclara que cette politique d’endiguement militaire était pour l’essentiel la copie conforme d’une proposition israélienne[viii].

Cette politique, une fois mise en place, fut très critiquée pour plusieurs raisons ; une d’entre elles est que ces exigences israéliennes poussaient les États-Unis à adopter une politique d’hostilité à l’encontre de deux pays déjà antagonistes : l’Iran et l’Irak, ce qui, d’un point de vue stratégique est contre-productif[ix], mais très utile à la stratégie israélienne sur le long terme. Au sein de l’appareil d’Etat américain, des voix s’élevèrent en conséquence en faveur d’un dialogue avec l’Iran[x].

Mais pour les israéliens, cette politique d’isolement n’était pas encore satisfaisante, il fallait aller plus loin, alors Israël et son lobby aux États-Unis, se sont attaqué aux lois permettant aux entreprises américaines de commercer avec l’Iran. L’analyste Tritta Parsi rapporte à ce sujet que « à la demande du gouvernement israélien, l’AIPAC rédigea et fit circuler à Washington un mémorandum de 74 pages soutenant que l’Iran était une menace non seulement pour Israël, mais aussi pour les États-Unis et l’Occident tout entier »[xi].

En avril 1995, l’AIPAC publia un rapport intitulé « Pour un ensemble de sanctions contre l’Iran : un plan d’action »[xii]

Dans la même année, la société pétrolière américaine Conoco qui était alors au bord de signer un accord avec l’Iran pour l’exploitation des gisements pétrolifères, s’est vue empêchée de conclure : le président Clinton avait mis son véto en personne à cet accord le 14 mars 1995 et prit un décret le lendemain même pour interdire aux entreprises américaines de participer à l’exploitation des réserves pétrolières iraniennes.
Bill Clinton révéla plus tard ceci : « Un des opposants les plus efficaces au contrat avec Conoco était Edgar Bronfman Sr. », soit le très influent ancien dirigeant du Congrès juif mondial. L’AIPAC contribua aussi à torpiller l’accord[xiii].

Le fait suivant illustre assez bien le jeu subtil et pervers d’Israël, un jeu alambiqué assorti d’une authentique duplicité : bien que l’Entité sioniste ait tout fait pour que les États-Unis rompent tout rapport économique et commercial avec l’Iran, Israël ne s’est pas interdit de commercer avec son ennemi prétendument déclaré en achetant des produits iraniens via des intermédiaires[xiv].

Après avoir poussé les États-Unis à mener une politique de blocus et de sanctions économiques à l’encontre de l’Iran, les boutefeux sont passés à l’étape suivante : ils ont encouragé Washington à mener des frappes contre les installations nucléaires iraniennes et même à livrer la guerre à Téhéran ; en parallèle ils défendaient l’idée d’un changement de régime en Iran.

Depuis le début des années 1990, Israël mène des campagnes anti-iraniennes aux États-Unis ; en 1990, les dirigeants israéliens désignaient l’Iran comme leur ennemi le plus redoutable car il aurait été capable de développer un armement nucléaire, ce qui par ailleurs, serait tout à fait légitime. Un Iran menacé à la fois par Israël qui est sur-nucléarisé et par la plus grande puissance militaire mondiale, peut légitimement développer un armement atomique afin de sanctuariser son territoire et éviter ainsi de subir le même sort que l’Irak.

Israël, qui a de toute évidence pour objectif de devenir un État impérial au Proche-Orient, ne peut tolérer qu’une puissance comme l’Iran dont l’influence est croissante dans la région, se dote d’un arsenal nucléaire. Du point de vu israélien, l’Iran doit, soit tomber sous les coups d’une coalition wahhabo-américano-sioniste (l’Arabie étant automatiquement partie prenante d’une telle coalition), soit se soumettre, d’où l’idée d’un changement de régime.

Nous l’avons dit, une confrontation directe avec l’Iran est loin de faire l’unanimité aux États-Unis ; la CIA, le Département d’Etat et l’armée, étaient partisans d’un dialogue avec l’Iran. Fin février 2007, le Sunday Times rapportait :

« d’après des sources haut placées dans les cercles du renseignement et de l’armée, certains des membres les plus éminents de l’état-major américain sont prêts à présenter leur démission si la Maison-Blanche ordonne une attaque militaire contre l’Iran »[xv]

Ephraim Sneh, l’un des faucons israéliens, s’est exprimé à ce propos sans ambiguïté :

« Nous étions contre le dialogue Irano-États-Unis parce que l’intérêt des États-Unis ne coïncidait pas avec le nôtre »[xvi]

Les Iraniens, de leur côté, ont depuis le début des années 1990 tendu la main aux États-Unis et ont même proposé de travailler à l’élaboration d’un modus vivendi avec Israël[xvii]. L’Iran, sous la présidence de Rafsandjani (de 1989 à 1997) et plus encore sous Khatami (de 1997 à 2005), a constamment cherché un compromis et la paix. L’Iran n’a durci le ton – sous la présidence d’Ahmadinejad (2005-2013) – qu’après de longues années de négociations infructueuses. La radicalisation des États-Unis, sous l’Administration Bush, précède l’arrivée à la présidence iranienne d’Ahmadinejad, qui n’est en quelque sorte que la réponse à la politique d’endiguement menée par les États-Unis sous influence israélienne.

Le guide suprême iranien, l’Ayatollah Khameneï, composant avec des forces contradictoires – d’un côté les Pasdaran (Gardiens de la Révolution), nationalistes (auxquels appartient Ahmadinejad) et de l’autre, une partie du clergé (qui compte les hommes les plus riches d’Iran et dont la préoccupation est leur intérêt personnel plutôt que celui de l’Iran) et les réformateurs (comme le pro-américain Moussavi, qui s’est présenté aux élections de 2009 face à Ahmadinejad), tournés vers l’Occident –, a su adapter la politique iranienne aux circonstances, en laissant accéder à la présidence des hommes dont les profils peuvent être parfois antagonistes (Ahmadinejad/Rohani).

Après le départ d’Ahmadinejad, l’on a vu arriver le diplomate Rohani à la présidence ; il a, dès son arrivée, entamé une politique de compromis calquée sur celle de Khatami et assez éloignée de celle d’Ahmadinejad. Ceci à permis la levée des sanctions économiques et de « normaliser » temporairement les relations entre l’Iran et les États-Unis.

J’annonçais en 2015 que cette normalisation des rapports serait temporaire et qu’elle se conclurait par l’annulation de l’accord nucléaire[xviii] ; et c’est ce que nous voyons avec Donald Trump qui annonçait durant sa campagne qu’il jetterait cet accord à la poubelle. Israël s’efforce de faire revenir les Américains sur l’accord nucléaire, tout en continuant à maintenir les Etats-Unis et l’Iran dans un état conflictuel permanent[xix].

Après l’arrivée de Bush au pouvoir (en particulier durant son deuxième mandat), la politique américaine, sous l’influence d’Israël, est devenue résolument agressive, au point que le Pentagone a envoyé des missions de renseignement en territoire iranien et actualisé ses « plans de mobilisation en vue d’une invasion de l’Iran »[xx].

Bush déclara le 20 mars 2006 à Cleveland que « La menace iranienne, c’est bien entendu leur objectif déclaré de détruire notre grand allié Israël… Nous aurons recours à la force militaire pour protéger notre allié »[xxi]

Des déclarations associant « guerre contre l’Iran » et « allié israélien » (et non pas à la sécurité des Etats-Unis) à partir de là se multiplièrent ; ce qui signifiait clairement que l’Amérique irait en guerre contre un État ne le menaçant ni directement ni indirectement, simplement pour complaire à l’État hébreu. Cette maladresse a alarmé le lobby pro-israélien, car à travers les siècles, les rabbins messianistes et leurs continuateurs les messianistes athées, avancent masqués, faisant exécuter leurs plans et atteindre leurs objectifs par des puissances tierces (ce que j’ai abondamment exposé dans mon ouvrage Occident et Islam : Sources et genèse messianiques du sionisme[xxii]). Au printemps 2006, le journal Forward publiait ceci :

« Les dirigeants de la communauté juive ont instamment prié la Maison-Blanche d’éviter d’annoncer publiquement son désir de défendre Israël contre de possibles agressions iraniennes. Ce n’est pas que ces dirigeants soient opposés au recours à une intervention américaine pour protéger Israël, mais plutôt qu’ils ont peur que les déclarations publiques du président Bush ne créent l’impression que les États-Unis n’envisagent une action militaire contre l’Iran au seul profit d’Israël – ce qui pourrait amener l’opinion à attribuer aux Juifs américains la responsabilité des conséquences négatives d’une frappe américaine contre l’Iran »[xxiii].

Il serait en effet éminemment fâcheux que l’opinion publique connaisse la vérité vraie…

En avril 2006, Malcolm Hoenlein, vice-président du lobby pro-israélien La Conférence des présidents expliquait que « bien que nous appréciions beaucoup cette sollicitude, la question est de savoir s’il est vraiment opportun de lier la question iranienne à Israël »[xxiv]

Car ce sont les États-Unis qui doivent porter toute la responsabilité du désordre en Orient comme en 1991, en 2003 et demain, peut-être, celle d’une éventuelle nouvelle Guerre mondiale.

La position actuelle de Donald Trump ressemble beaucoup à la stratégie préconisée par Henry Kissinger. En effet, comme je l’expliquais dans un article du 4 septembre 2015 (La Russie, l’Europe et l’Orient[xxv]), Kissinger tente depuis plusieurs années un rapprochement de la Russie et des Etats-Unis, en contrepartie d’un découplage de Moscou d’avec Téhéran. Le 11 mai 2014, sur CNN, Kissinger déclarait qu’il ne fallait pas isoler la Russie, parce « qu’il est dans l’intérêt de tous qu’elle soit maintenue dans le système international ».

En 2008, Kissinger, avait de la même façon publiquement tendu la main à la Russie… sur le dos de l’Iran qu’il désignait comme « un danger pour le monde environnant », c’est-à-dire pour Israël représentant la totalité du monde environnant. Kissinger s’est d’ailleurs entretenu avec Vladimir Poutine en 2009 et en janvier 2012, deux mois avant sa réélection à la présidence de Russie[xxvi].

Cette subtile stratégie sioniste vis-à-vis de la Russie échappait à l’époque aux analystes, mais comme nous le verrons plus bas, la nouvelle donne géopolitique fait apparaître clairement le jeu israélien et valide l’analyse que j’en faisais en 2015.

Le renforcement de l’alliance russo-iranienne

L’hiver terroriste dont a immédiatement accouché le Printemps arabe a été un révélateur de la nature et de la finalité de ces pseudo-révoltes pour la « liberté » et la « démocratie ».

La contagion terroriste et l’affaiblissement de l’Etat syrien sous la poussée daechienne a contraint la Russie à s’impliquer directement sur le terrain.

L’aggravation de la guerre contre le terrorisme et la pression occidentaliste contre la Russie a radicalisée la diplomatie de la Fédération de Russie vis-à-vis de l’Occident ; parallèlement, la nouvelle donne géopolitique a renforcé l’alliance stratégique entre la Russie et l’Iran.

Ceci a fait échouer, comme je l’annonçais, la stratégie d’Henri Kissinger consistant à découpler la Russie et l’Iran en proposant aux Russes de les intégrer au système international. Poutine n’est pas tombé dans ce piège. Déjà en avril 2015 le président russe autorisait la livraison de missiles défensifs S-300 à l’Iran ; livraison que Dimitri Medvedev avait bloquée durant sa présidence (2008-2012). A cette livraison des S-300 à l’Iran, Israël a réagi en annonçant l’envoie d’armes en Ukraine afin d’alimenter le feu[xxvii] qui couve après les accords de cessez-le feu de Minsk II (12 février 2015) ; Vladimir Poutine avait alors mis en garde Israël contre les livraisons d’armes à Kiev.

Mon analyse de la stratégie sioniste que proposait Henri Kissinger vis-à-vis de la Russie a été confirmée il y a quelques jours par le grossier Benjamin Netanyahou le 5 mars 2017. Le Premier ministre israélien, qui s’apprêtait à se rendre à Moscou, a déclaré qu’il allait tenter de convaincre jeudi (9 mars) Vladimir Poutine d’empêcher une présence militaire iranienne permanente en Syrie :

« L’Iran tente de s’établir de façon permanente en Syrie au travers d’une présence militaire terrestre et maritime et d’ouvrir progressivement un front sur le plateau du Golan », et il ajouta « Je ferai part au président Poutine de l’opposition ferme d’Israël à une telle possibilité. J’espère que nous parviendrons à trouver des arrangements pour éviter des frictions possibles entre nos forces, comme nous l’avons fait jusqu’à maintenant. »[xxviii]

Si Vladimir Poutine a toujours ménagé Israël en raison de l’influence qu’exerce les pro-israéliens à la tête de l’Etat russe – Alexandre Douguine expliquait à ce propos, en septembre 2013, que « la guerre fait rage autour de Vladimir Poutine. Il subit une forte pression des fonctionnaires libéraux, pro-américains et pro-israéliens, qui sont dans son entourage. Ils tentent de le convaincre de rester neutre (par rapport à la guerre en Syrie). Un homme, Vladimir Poutine, et une large majorité de la population russe qui le soutient sont d’un côté, et l’entourage de Poutine constitue une cinquième colonne de l’Occident. Cela signifie que Poutine est seul. Il a le peuple avec lui, mais pas l’élite politique. L’Occident active tous ses réseaux au sein de l’élite politique russe pour peser sur la décision de Poutine. C’est une guerre invisible qui se déroule actuellement.[xxix] – », la situation proche-orientale et les menaces contre la Russie ainsi que l’exacerbation des tensions Est/Ouest, renforce sans doute, à l’intérieur de l’appareil d’Etat russe, Vladimir Poutine, les nationalistes et les eurasistes, face aux libéraux, aux occidentalistes et aux pro-israéliens.

De même qu’en Iran, les Gardiens de la Révolution (les Pasdaran) et plus largement les conservateurs – face à l’hostilité de Trump et sa volonté de déchirer l’accord nucléaire négocié et conclu par les libéraux pro-américains iraniens (représentés par le président Rohani) – voient leur position renforcée au sein de l’appareil d’Etat en Iran.

Il y a donc fort à parier que Netanyahou ne convaincra pas Poutine de s’opposer à la « présence » iranienne en Syrie, ce qui irait à l’encontre des intérêts même de la Russie et de la stabilisation de la Région qui dépend en bonne partie de l’Iran. Si Poutine doit ménager Israël, il n’en demeure pas moins que Netanyahou doit prendre toutes les précautions possibles pour ne pas provoquer des frictions, voire une opposition frontale entre la Russie et Israël, dont les intérêts et la politique, au Proche-Orient, sont diamétralement opposés ; ce que l’évolution de la situation en Syrie met clairement en évidence.

Le basculement définitif de la géopolitique mondiale, dont la Grande Syrie (le Sham) est le pivot et le révélateur, clarifiera de façon nette les alliances et les deux camps qui s’affrontent.

Par Youssef Hindi | 10 mars 2017

[i] Lire la retranscription complète du discours : http://www.mid.ru/en/press_service/minister_speeches/-/asset_publisher/7OvQR5KJWVmR/content/id/2648249

[ii] Edité en 2012, éditions Max Milo.

[iii] Voir : Youssef Hindi, Occident et Islam : Sources et genèse messianiques du sionisme, Sigest, 2015.

[iv] L’Administration américaine a soutenu les Frères musulmans durant 
les élections présidentielles égyptiennes de 2012 et le président élu (destitué un an plus tard) Mohamed Morsi. Morsi a fait ses études et a vécu aux Etats-Unis, et détient par ailleurs la nationalité étasunienne. Il a notamment travaillé en tant qu’ingénieur à la NASA. Lire le très intéressant article sur les rapports qu’entretien le frère de Barak Obama, Malik Obama, avec les saoudiens et les Frères musulmans : http://www. solidariteetprogres.org/actualites-001/freres-obama-protecteurs-terrorisme-islamique-saoudien-10481.html

[v] Le portrait élogieux de Mechaal qu’a dressé le journal Le Monde après sa trahison, est tout à fait significatif : Khaled Mechaal, chef du Hamas, homme aux multiples vies, 07/12/2012.

[vi] Voir : Le Point, « Iran : l’accord sur le nucléaire menacé par Trump », 15/01/2017.

[vii] David Hoffman, « Israel Seeking to Convinces U.S. That West Is Threatened by Iran », Washington Post, 13 mars 1993.

[viii] Tritta Parsi, « Israeli-Iranian Relations », art. cit., p. 402. Cité par Walt et Mearsheimer, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, 2007, La Déouverte, p. 315.

[ix] Voir : Walt et Mearsheimer, op.cit. p. 316.

[x] Zbigniew Brzezinski et Brent Scowcroft, Differential Containment : American Policy Toward Iran and Iraq, Report of an Independent Study Group on Gulf Stability and Security, Council on Foreign Relations, New York, 1997, p. 5-32 ; et Gary Sick, « Rethinking Dual Containment », Survival, 40, n° 1, printemps 1998. Voir : Walt et Mearsheimer op.cit. p. 316.

[xi] Trita Parsi, « Israeli-Iranian Relations », art. cit. p. 305. Cité par Walt et Mearsheimer, Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, p. 316.

[xii] AIPAC, « Comprehensive U.S. Sanctions against Iran : A Plan for Action », Washington, DC, 2 avril 1995.

[xiii] Walt et Mearsheimer, op. cit. p. 317.

[xiv] Tritta Parsi, « Israeli-Iranian Relations », art. cit., pp. 308, 311, 329-330. Voir : Walt et Mearsheimer, op. cit. p. 317.

[xv] Michael Smith et Sarah Baxter, « U.S. Generals Will Quits if Bush Orders Iran Attack », Sunday Times, Londres, 25 février 2007.

[xvi] Cité dans Trita Parsi, « Israeli-Iranian Relations », art. cit. p. 403. Voir : Walt et Mearsheimer op.cit. p. 320.

[xvii] Walt et Mearsheimer, op.cit. p. 314.

[xviii] Youssef Hindi, Occident et Islam – Tome I : Sources et genèse messianiques du sionisme, chap. IV : Géopolitique et stratégie du sionisme, 2015, Sigest.

[xix] Voir les déclarations du ministre des Affaires étrangères britanniques Philipp Hammond rapportées par le site d’information franco-israé- lien Aalyaexpress-News.com, Grande-Bretagne : « Israël veut un état permanent de confrontation avec l’Iran », 16/07/2015.

[xx] Voir : Walt et Mearsheimer op.cit. p. 325.

[xxi] « President Discusses War on Terror and Operation Iraqi Freedom », 
Cleveland, Ohio, White House, Office of the Press Secretary, 20 mars 2006.

[xxii] Voir : Youssef Hindi, Occident et Islam – Tome I : Sources et genèse messianiques du sionisme, 2015, Sigest.

[xxiii] Ori Nir, « Groups to Bush ». Voir : Walt et Mearsheimer op.cit. p. 325.

[xxiv] Cité dans James D. Besser et Larry Cohler-Esses, « Iran-Israel Linkage by Bush Seen As Threat »

[xxv] http://www.geopolintel.fr/article970.html

[xxvi] Source : http://fr.rian.ru/world/20120120/193093922.html

[xxvii] Sputnik, Poutine met Israël en garde contre les livraisons d’armes à Kiev, 18 avril 2015.

[xxviii] Le Figaro, Netanyahou veut convaincre Poutine de contrer l’axe Iran-Syrie, 5 mars 2017.

[xxix] Voir l’interview d’Alexandre Douguine : http://manuelochsenreiter.com/blog/2013/9/6/what-will-russia-do

 

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PIERRE LE CORF DIT TOUTE LA VÉRITÉ SUR LA SYRIE, LA FRANCE ET LES RÉFUGIÉS [ALEP 1.03.17] . Par Bertrand Rivière.

8 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Politique étrangère, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Turquie

PIERRE LE CORF DIT TOUTE LA VÉRITÉ SUR LA SYRIE, LA FRANCE ET LES RÉFUGIÉS [ALEP 1.03.17]   

Depuis Alep, je partage juste quelques mots et je vous lis cette lettre que j’ai écrite à Mr le Président François Hollande qu'il a reçue et lue, pour ceux qui n’aiment pas lire. Egalement un message que j'avais reçu du Quai D'Orsay m'invitant à quitter le pays et à cesser de transmettre des contenus sur internet, sur les médias. Je n’aime pas jouer les activistes qui enfoncent des portes ouvertes mais le mensonge est trop gros et j’avoue avoir du mal à le digérer, pas après tout ce que j’ai et chacun ici a vu et vécu. On continue de s’accrocher ici et de faire au mieux, jour après jour pour améliorer la vie et l’espoir. J’ai en ce moment même 150 gamins et familles avec moi, quand je les regarde vivre, rigoler, ça efface tout le reste, mais ce combat est pour eux et je ne veux pas que nous détruisions tout ce en quoi ils croient, et même si ce n’est pas moi qui vais changer le monde ni ne suis là pour vous convaincre, j’espère au moins vous pousser à réfléchir avec vos coeurs, à vous poser les bonnes questions et être ceux qui de par le nombre pourront changer les choses
La lettre et des dizaines de témoignages https://www.facebook.com/notes/pierre...
Nous dirons que c’est une vidéo, qui, au pire, comme la lettre, comme tous les témoignages de Syriens, médias, servira d’archive pour le temps qui passe. Le temps qui vous démontrera à quel point on vous a trompés pour légitimer cette guerre qui a commencé à s'inviter chez nous. Voilà qu'Alep a été presque totalement effacé des médias, mais la vie et la guerre continuent ici même si elle ne fait plus la une des journaux que vous ouvrez le matin dans le métro. Les gens continuent de souffrir de la situation que nous avons construite.
Personne ne nous a consultés quant aux sanctions contre le peuple Syrien et le financement de groupes armés. Si vous tiquez pour 500 000€ d’emploi fictif pour celui-ci ou celle-là (qui n'est que du grain à moudre pour vous garder occupés) je n’arrive pas à comprendre comment, sinon la boulimie d’informations, vous ne pouvez pas tiquer pour des milliards détournés pour faire la guerre, déstabiliser le pays de ceux que vous retrouvez maintenant devant vos porches, dans vos rues. Ils font désormais partie de vos quotidiens, il ne s’agit pas seulement de leur donner à manger, leur donner un toit, de la chaleur, ils avaient tout ça déjà, rendez-leur la paix et la possibilité de se reconstruire.
We are superheroes : https://www.facebook.com/heroesworldt...

 

PIERRE LE CORF DIT TOUTE LA VÉRITÉ SUR LA SYRIE, LA FRANCE, LES CASQUES BLANCS ET LES RÉFUGIÉS [ALEP 1.03.17] https://gaideclin.blogspot.com/2017/0...

https://www.youtube.com/watch?v=1QtfI3H2oZ0&feature=youtu.be

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LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme, #Politique étrangère

LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS  ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

Bonjour.

Les Escadrons de la mort ukrainien. enlèvent illégalement un citoyen du Brésil.

Afin d'apporter plus de renseignements sur l'enlèvement, l'incarcération, la torture, puis la condamnation de Rafaël Lusvarghi par les hommes de main de la junte de Kiev, je vous transmets ce message tiré d'un blog russe. J'ai utilisé la traduction automatique, veuillez m'en excuser.

Mais l'urgence est là: les nazis au pouvoir à Kiev ne respectent rien, au mépris des conventions internationales, au mépris des accords de Minsk, ils réalisent dans l'indifférence générale pour ne pas dire plus, ce genre d'exaction. Notre devoir à tous est d'informer, d'informer encore. Notre devoir à tous est de solliciter les autorités compétentes afin de faire pression sur les nazis de Kiev que les occidentaux soutiennent. Il m'est insupportable de constater que mes impôts servent à soutenir et financer ces criminels nazis passibles comme leurs prédécesseurs de tribunaux de Nuremberg.

Intervenez auprès des organismes ci-dessous:

1 / MISSION DE L'OSCE EN UKRAINE :

  • 26 Turhenievska Street, 01054 Kyiv, Ukraine
  • Tél: (+38) 044 392 08 00
  • Fax: (+38) 044 390 00 75
  • Mail : smmua@osce.org

2 / CROIX ROUGE EN UKRAINE :

  • 30, Pushkinskaya Street, 01004 Kiev, Ukraine
  • Tél: (+38) 044 235 01 57
  • Fax: (+38) 044 288 16 58,
  • Mail: international@redcross.org.ua

 

3 / AMBASSADE DU BRESIL EN UKRAINE :

  • Borichiv Tyk, 22-A, Podol, 04070 Kiev, Ukraine
  • Tél (+38) 044 425 93 64
  • Fax (+38) 44 425 95 40
  • Mail : brasemb.kiev@itamaraty.gov.br

Il y a aussi le mail du Ministère brésilien des affaires étrangères ici : Relacoes exteriores

 

 

4 / Amnesty International

76 bd Villette, 75949 PARIS CEDEX 19 tel: 01 53 38 65 65

 

5 / Ministère français des Affaires étrangères.

37 quai d'Orsay 75351 Paris, tel. (33) (0)1 43 17  53 53

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ukraine/evenements/article/ukraine-appel-du-groupe-de-contact-trilateral-de-minsk-a-un-cessez-le-feu-21-12

 

Bien cordialement

Lucien PONS

Le message traduit du russe.

Украинские каратели похитили гражданина Бразилии http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

07/10/2016 18:18 +

Junte de Kiev capturé illégalement le Lusvarghi brésilien Rafael dans le Donbass miliciens +

Утром 6 октября киевская хунта незаконно задержала - знаменитого бразильского добровольца, который сражался за жителей Донбасса с 2014 года. Он воевал в казачьем отряде Павла Дремова батальона "Призрак". Затем он перешел в ополчение ДНР. Год назад, в октябре 2015 года, Рафаэль сообщил, что уволился из рядов ополчения и отправился в Бразилию. По имеющейся у нас информации, он хотел отправиться воевать в Сирию

 

Dans la matinée du 6 octobre, Kiev junte illégalement détenu célèbre brésilien bénévoles qui se sont battus pour les résidents du Donbass à 2014. Il a combattu dans le détachement de Cosaques Paul Dremova bataillon « fantôme ». Il part ensuite à la milice DNI. Un an auparavant, en octobre de l’année 2015, Rafael dit qui se retire dans les rangs de la milice et est allé au Brésil. Selon les informations que dont nous disposons, il voulait aller se battre en Syrie.

https://www.youtube.com/watch?v=K3bfb2njMyw&feature=youtu.be

 

Как отмечается на странице движения "Новое сопротивление" в Facebook (Nova Resistência - Brasil), Лусваргхи задержан в аэропорту Борисполь в Киеве. На видео сразу несколько человек из СБУ незаконно и без предупреждения повалили бывшего ополченца на пол, заковали в наручники и увезли в неизвестном направлении. На видео они демонстративно пролистывают паспорт бойца Донецкой Народной Республики. Также в видеоролике СБУ сообщила, что забрала у бразильца военный билет ДНР, приказ о награждении за боевые заслуги от Игоря Стрелкова и ноутбук. Там же указано, что на него уже заведено уголовное дело по части 1 статьи 258-3 "Создание террористической группы или террористической организации"

 

Tel que mentionné sur la page « nouvelle résistance » mouvement sur Facebook (Nova Resistência-Brasil), Lusvarghi détenu à l’aéroport Boryspil de Kiev. Dans la vidéo, plusieurs personnes du SBU illégalement et sans avertissement frappé anciens miliciens sur le terrain, menotté et emmené dans une direction inconnue. Dans la vidéo ils défile un air de défi passeport chasse Donetsk République populaire de Chine. Aussi dans la vidéo, l’UDF a déclaré qui a pris la carte militaire brésilien DNI commande à récompenser les services militaires de Igor Strelkova et ordinateur portable. Il est également fait remarquer que c’est une affaire criminelle en vertu de la partie 1 de l’article 258-3 « la formation d’un groupe terroriste ou d’organisation terroriste »

LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS  ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

Царьграду удалось поговорить с его другом из Бразилии, также ополченцем Новороссии Луизом Дави. Он сообщил, что члены СБУ под видом русскоязычных обманули Лусваргхи и предложили ему работу - в сфере охраны судов (ship security). "Сейчас он под арестом в Киеве. СБУ устроила ловушку. Его арестовали в международной зоне аэропорта - это незаконно. И нарушили пункт об амнистии Минских договоренностей. Таким образом, они похитили гражданина Бразилии", - подчеркнул Дави.+

По словам Дави, полиция Бразилии уже предупреждена о похищении: "Мы уже позвонили в нашу федеральную полицию и бразильские службы национальной безопасности. Они сказали только, что проверят. Единственный путь - постараться распространять это в СМИ. И посмотрим, сделает ли что-нибудь российское правительство".+

По предварительным данным, Лусваргхи совершал перелет из Бразилии, сделав пересадку в Дублине. Судя по всему, он летел в Россию - крайне сомнительно, чтобы что-то могло его задержать в Киеве добровольно. Некоторые из его соратников предполагают, что самолет посадили в Борисполе по запросу с украинской стороны. Как утверждает Дави, рейс не должен был делать остановку в Киеве, что подтверждает намерения СБУ о похищении. Он предположил, что заманивали на "работу" либо в Москву, либо в Одессу.

Constantinople a pu s’entretenir avec son ami du Brésil, également membres de la nouvelle Luiz Davie. Il a dit que les membres de l’UDF sous le couvert de Russie triché Lusvarghi et lui a proposé un poste dans le domaine des navires (sûreté de navire). « Il est maintenant en état d’arrestation à Kiev. SBU a organisé un piège. Il a été arrêté à l’aéroport international zone est illégale. Et les accords de Minsk Amnesty paragraphe ont été violés. Ainsi, ils ont enlevé un citoyen du Brésil ", Davie a souligné. +

Selon la police de Davie, Brésil avait déjà averti de l’enlèvement : « nous avons appelé notre police fédérale et le service de sécurité nationale brésilienne. Ils ont ne dit que cette vérification. Le seul chemin-essayer de le distribuer dans les médias. Et voir si tout ce que le gouvernement russe «.+

Selon les données préliminaires, le Lusvarghi a effectué le vol du Brésil, une transplantation à Dublin. Apparemment, il s’est envolé pour la Russie-douteux que quelque chose pourrait détenir à Kiev. Certains de ses partisans ont suggéré que le plan a été mis à Boryspil sur demande de la partie ukrainienne. Comme l’a déclaré Davi, le vol ne doivent pas faire escale à Kiev, ce qui confirme l’intention de l’UDF sur l’enlèvement. Il est spéculé qu’incités à « travailler » à Moscou ou à Odessa.

LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS  ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

Если это так, то речь идет о заранее спланированном похищении. Помимо всего прочего оно идет вразрез с одним из главных принципов Минских соглашений - среди основных пунктов четко и недвусмысленно зафиксировано требование "обеспечить помилование и амнистию путем введения в силу закона, запрещающего преследование и наказание лиц в связи с событиями, имевшими место в отдельных районах Донецкой и Луганской областей Украины".+

"То, что мы точно знаем - арест незаконен. Согласно Минским договоренностям, амнистия предназначена для всех, кто принимал участие в украинской гражданской войне. Соглашения в Минске подписало и украинское правительство - следовательно, оно обязано его соблюдать. Это незаконный захват бразильского гражданина", - сообщают товарищи бразильца в Facebook.

"Рафаэль Лусваргхи боролся на Украине за права страдающего населения Юго-Востока, третируемого русофобским правительством в Киеве. У него не было иных желаний, кроме как помогать и бороться за права других людей", - отмечается в соцсети.

Пресс-центр СБУ принципиально не отвечает на звонки из России. Очень по-украински: захватить человека, продемонстрировать ролик на YouТube и никак не комментировать.+

Между тем ситуация крайне опасная. Страх друзей и боевых товарищей Лусваргхи не лишен оснований: СБУ уже "прославилась" пытками невинных людей и нарушениями законодательства на всех уровнях. Правозащитники Amnesty International подтвердили, что украинские спецслужбы пытали задержанных, чтобы добыть признания. Как минимум случаи зафиксированы в двух тюрьмах СБУ, расположенных в Краматорске и Красноармейске: они избивали руками, ногами и тупыми предметами. "Нам люди рассказывали также, что к ним применялись пытки водой. Это когда на лицо человека кладется ткань, а сверху медленно льют воду, из-за чего у человека складывается ощущение, что он захлебывается. Мы знаем о нескольких случаях пыток электрошокером, в том числе в районе гениталий", сообщал представитель Amnesty International Красимир Янков.+

Не исключает это и его товарищ Луиз Дави. "Возможно, сейчас его пытают и пытаются заставить сдать все позиции по Новороссии и батальонов. Затем его будет судить киевская хунта и посадят в тюрьму навечно. Единственный путь освободить Рафаэля - обменять на других украинских пленников. Но даже если его освободят, какая-нибудь группа идиотов-укропов убьет его прямо на улице или в аэропорту. Пути оттуда нет", - сказал он.+

Украинские СМИ уже запустили информационные вбросы и утверждают, что бразильцу грозит от 8 до 15 лет тюрьмы за "терроризм". Хотя именно СБУ своими действиями доказывает, что они - террористы, не признающие никаких законов и соглашений. Особенно цинично это выглядит после того, как Порошенко ездит клянчить деньги у Запада и лжет, что Украина "соблюдает" выполнение Минских договоренностей.+

Лусваргхи родился недалеко от Сан-Паулу, но с детства интересовался Россией. После того как на родине он выучился на полицейского, в 2010 году поехал в Россию. В армию его не взяли по причине иностранного гражданства, и тогда бразилец поехал в сентябре 2014 года добровольцем в Донбасс. Он сражался в казачьем отряде Павла Дремова батальона "Призрак".+

Лусваргхи участвовал в многочисленных освободительных операциях в Вергулевке, Первомайском, Горловке, Старобешево, Дебальцево и в аэропорту Донецка. 26 апреля 2015 года попал под минометный обстрел и был в тяжелом состоянии, но восстановился. Если российская общественность сейчас не поднимет информационную волну, мы рискуем потерять нашего отважного друга в украинских застенках и позволим украинцам плодить беззаконие и откровенный беспредел. Мы вместе с жителями Донбасса и Бразилией требуем: Свободу Лусваргхи!

Подробнее: Украинские каратели похитили гражданина Бразилии http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

Dans l’affirmative, alors nous parlons un enlèvement prévu à l’avance. Plus que tout il va à l’encontre de l’un des grands principes des accords de Minsk-parmi les principaux points clairement et sans ambiguïté fixée « de couvrir les grâces et amnisties par la promulgation d’une loi interdisant la poursuite et le châtiment des individus en relation avec les événements qui ont eu lieu dans certaines régions de Donetsk et Louhansk oblasts de l’Ukraine ».+

« Ce que nous savons pour sûr l’arrestation illégale. Selon les accords de Minsk, une amnistie est conçue pour tous ceux qui ont participé à la guerre civile ukrainienne. L’accord signé à Minsk et l’ukrainien gouvernement-donc il est obligé de s’y conformer. Cette saisie illégale de citoyen brésilien ", ladite collègue brésilien sur Facebook.

« Rafael Lusvarghi se sont battus en Ukraine pour le droit à la population en détresse dans la région du sud-est, tretiruemogo rusofobskim gouvernement à Kiev. Il n’a pas d’autres souhaits, que d’aider et de lutter pour les droits d’autrui »,-a déclaré dans les réseaux sociaux.

Le centre de presse du SBU n’a pas retourner les appels de la Russie. Même en ukrainien : prenez la personne pour voir la vidéo sur YouTube et n’a aucun commentaire.+

Pendant ce temps, la situation est extrêmement dangereuse. Peur des amis et des camarades Lusvarghi non sans raison : l’Ukraine a déjà « fameux » torture personnes innocentes et des violations de la loi à tous les niveaux. Défenseurs des droits de l’homme Amnesty International a confirmé que ce secret ukrainien services d’avoir torturé des détenus pour extorquer des aveux. Au moins cas enregistrés dans deux prisons en Ukraine, situé à Kramatorsk et Krasnoarmijsk : ils coup de poing, coups de pied et émoussés instruments. « Gens nous ont dit aussi qu’ils avaient été torturés avec de l’eau. C’est quand une personne est mises sur le dessus du tissu lentement et versez de l’eau, laissant une personne se sentant qu’il Peters. On connaît plusieurs cas de torture jelektroshokerom, notamment dans le domaine des organes génitaux », signalée par le représentant d’Amnesty International Krasimir Yankov.+

N’exclut pas de cela et sa compagne Louise Davie. «Peut-être maintenant sa tentative et essayer de passer toutes les positions sur la nouvelle Russie et bataillons. Ensuite, il jugera la junte de Kiev et serait envoyé en prison pour toujours. La seule façon de libérer Rafael-échangé aux autres prisonniers ukrainiens. Mais même si sa sorti, tout groupe d’idiots-ukropov le tuera juste là dans la rue ou à l’aéroport. Le chemin d’accès d’il n’y pas «, at-il dit.+

Médias ukrainiens ont déjà commencé à l’alimentation des renseignements et demander que le brésilien fait face de 8 à 15 ans de prison pour « terrorisme ». Bien qu’il soit SSU ses actions prouvent qu’ils sont des terroristes qui ne reconnaissent pas les lois ou conventions. Surtout avec cynisme, cela ressemble après que Poroshenko va mendier de l’argent de l’Ouest et se trouve que l’Ukraine « respecte » les arrangements d’exécution de Minsk.+

Lusvarghi est né dans les environs de São Paulo depuis l’enfance mais s’intéressait en Russie. Une fois à la maison, il était un policier de l’année 2010 est allé à la Russie. L’armée n’a pas pris en raison de la nationalité étrangère, et le brésilien a ensuite en septembre 2014 année de volontariat dans le Donbass. Il a combattu dans le détachement de Cosaques Paul Dremova bataillon « fantôme ».+

Lusvarghi a participé à nombreuses opérations de libération à Galachki, Gorlovka, Starobeshevo, Vergulevke, Debalcevo et à l’aéroport de Donetsk. 26 avril 2015 année passa sous l’attaque au mortier et était dans un état grave, mais a récupéré. Si maintenant, le public russe n’est pas levée information vague, nous risquons de perdre notre ami courageux dans les prisons ukrainiennes et laisser les Ukrainiens à produire le désordre et l’anarchie de Frank. Nous avons ainsi que les résidents du Donbass et le Brésil demande : liberté de Lusvarghi !

Lire la suite : escadrons de la mort ukrainien enlèvement un citoyen du Brésil http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

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Un prisonnier torturé ! Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi ! Par Erwan Castel.

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme, #Politique étrangère, #Le fascisme

Un prisonnier torturé

 
Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi  !
 
DERNIÈRES NOUVELLES :
 
Informations confirmées : Rafael Luzvarghi a été condamné aujourd'hui 25 janvier 2017 à 13 ans de réclusion avec confiscation des biens par la cour de Kiev, en référence à  la partie 1 de l'article 258 relatif à la "création d'une organisation terroriste" et l'article 260 relatif à la "création de groupe armé illégal"

Quant à son état de santé, il est effectivement blessé aux jambes mais ne souffrirait pas de fractures.

 
 
Voilà plus de 3 mois que Rafael Fernandez Marques Luzvarghi, volontaire brésilien qui a combattu dans les rangs des milices républicaines en 2014 et 2015, est enfermé dans une geôle du SBU ukrainien de la forteresse-prison de Lukyanovka à Kiev.
 
Ce volontaire qui avait quitté le Donbass après avoir été blessé au combat a été piégé par le SBU, via une société de sécurité privée, la «Omega Consulting Group» dont les bureaux de Londres lui avaient promis un emploi dans la sécurité privée de navires au Sri Lanka. Rafael Luzvarghi a quitté le Brésil le 5 octobre pour se rendre à un autre bureau de cette société, situé à Odessa d'où il devait embarquer. Il avait alors reçu la garantie que l'amnistie prévue par les accords de Minsk s'appliquerait et qu'il n'avait rien à craindre en arrivant à Kiev... 
Faire confiance ainsi aux autorités ukrainiennes a certainement été sa plus grande erreur !
 
Car il c'est bien un piège qui lui a été tendu par le SBU :
 
Arrestation de Rafael Luzvarghi le 6 octobre 2016
au terminal «D» de l'aéroport "Boryspil" de Kiev
 
 
Depuis plus de 3 mois Rafael Luzvarghi est donc détenu et dans des conditions éprouvantes dans la forteresse de Lukyanovka, qui est certainement une des pires prisons ukrainiennes de l'aveu même de ses propres directeurs.
 
Au lendemain de son arrestation, les autorités du Brésil ont été alertées tant à Brasilia que dans les ambassades en Russie et Ukraine, mais sans obtenir de réaction de leur part, malgré leur obligation de protéger leurs ressortissants. Depuis plus de 3 mois, le sort du prisonnier est quasiment inconnu à part de rares et inquiétantes nouvelles émanant des organismes qui visitent parfois les prisons.

Les geôliers ukrainiens, que le statut de ressortissant étranger de Rafael doit, empêcher de "se lâcher" complètement sur lui, dans une perversité dont le sadisme n'à d'égal que la lâcheté, font appel à  des psychopates qui sont enfermés dans le même bloc que notre camarade pour assouvir sans en porter la responsabilité leur haine hystérique.
 
Ainsi apprend t-on récemment que Rafael, qui est accusé d'avoir "tué des ukrainiens et violé des femmes" et qui est régulièrement torturé physiquement et mentalement par ses gardiens vient d'être agressé par ses co-détenus qui ont menacé de le tuer s'il ne leur faisait pas venir de l'argent. Rien que pour ces derniers jours  :
 
  • Le 23 janvier, il est sévèrement battu lors d'un nouvel interrogatoire,
  • Le 24 janvier, des criminels, co-détenus lui cassent une jambe dans l'indifférence complice des gardiens.
 
La forteresse-prison de Lukyanovka
La direction de la prison, malgré les alertes qui lui ont été transmises par différents organismes humanitaires ne fait absolument rien pour protéger le prisonnier dont la vie est aujourd'hui menacée.
Et le sort de jeune homme franc et remarquablement social, qui s'est converti à l'orthodoxie pour sceller spirituellement son engagement aux côtés de la population du Donbass, n'est pas un cas isolé : des centaines de prisonniers politiques ou militaires subissent vivent chaque jour dans les geôles ukrainiennes les mêmes conditions inhumaines
 
Pour Rafael, la situation est aujourd'hui devenue urgente et vitale, et nous demandons à chacun d'alerter au maximum à son niveau, par ses réseaux, les organismes et les militants qui sont autour d'eux : Croix Rouge internationale, OSCE, Droits de l'Homme etc... et bien sûr toujours les autorités du Brésil, même si elles n'ont rien fait jusqu'à aujourd'hui pour obtenir son extradition.
 
Il reste également l'espoir que Rafael Luzvarghi soit libéré dans le cadre des échange de prisonniers entre les Républiques et l'Ukraine, mais la mauvaise volonté affichée par Kiev pour appliquer cette directive des accords de Minsk n'est pas encourageante. 
 
Pour aider ce volontaire qui est aujourd'hui un homme torturé en danger de mort, vous pouvez alerter les organismes suivants :
 
 1 / MISSION DE L'OSCE EN UKRAINE :
    • 26 Turhenievska Street, 01054 Kyiv, Ukraine
    • Tél: (+38) 044 392 08 00 
    • Fax: (+38) 044 390 00 75 
    • Mail : smmua@osce.org
    2 / CROIX ROUGE EN UKRAINE : 
    • 30, Pushkinskaya Street, 01004 Kiev, Ukraine
    • Tél: (+38) 044 235 01 57
    • Fax: (+38) 044 288 16 58,
    • Mail: international@redcross.org.ua
     
    3 / AMBASSADE DU BRESIL EN UKRAINE :
    • Borichiv Tyk, 22-A, Podol, 04070 Kiev, Ukraine
    • Tél (+38) 044 425 93 64
    • Fax (+38) 44 425 95 40
    • Mail : brasemb.kiev@itamaraty.gov.br
    Il y a aussi le mail du Ministère brésilien des affaires étrangères iciRelacoes exteriores
     
    Merci par avance de votre soutien, car plus les messages d'alertes seront nombreux et plus Rafael aura une chance de voir les autorités gouvernementales et humanitaires venir le sortir de son enfer. 
     
    Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



    Source de l'article :

    Rapport de la milice (réseau VK) le lien : ICI
    Printemps russe, le lien : ICI
    Antifascist, le lien : ICI

    Mise à jour concernant la condamnation, le lien : ICI

    Les autres articles sur Rafael Luzvarghi dans ce blog, le lien : ICI
    La page de soutien FB à Rafel Luzvarghi : Free Rafael Lusvarghi
     
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    S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation
     
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    En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
     
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    Erwan
     
     
     
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