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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #services publics tag

Une maman médecin raconte comment les vaccins ont tué son bébé de 6 mois

18 Octobre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La nation ., #La France, #La santé, #Services publics

Une maman médecin raconte comment les vaccins ont tué son bébé de 6 mois

Health Impact News, 4 octobre 2017

Une maman médecin raconte comment les vaccins ont tué son bébé de 6 mois

L’équipe VAXXED a récemment interviewé le Dr Stéphanie Christner de Tulsa en Oklahoma qui possède sa propre clinique « Verum Health », à Tulsa, et qui était pro-vaccins jusqu’à ce que sa petite fille décède à 6 mois de complications vaccinales.

Quand elle était enceinte de sa fille, le Dr Christner avait deux amies qui s’interrogeaient sur les vaccins. Elle les a écoutées sans émettre de jugement personnel. Elle a cependant entamé des recherches sur le site du CDC et en a parlé à son pédiatre qui lui a expliqué qu’elle ne pourrait garder son poste si elle ne faisait pas vacciner sa petite fille.

Le Dr Christner affirme que, dans sa propre formation médicale, pratiquement rien ne lui a été enseigné sur la science vaccinale et la fabrication des vaccins. Elle précise qu’au cours de sa profession, on s’attend à ce qu’elle vaccine tout le monde, et que si des complications se présentaient après l’administration de vaccins, personne ne penserait associer la complication aux vaccins.

Ses deux premiers petits garçons avaient été vaccinés et ont connu des retards de développement, ainsi que des allergies.

Quand sa petite fille est née, elle n’a pas été vaccinée à l’hôpital. Au cours de ses deux premiers mois, elle a toujours été en parfaite santé.

Quand elle a reçu ses vaccins de deux mois, les choses ont commencé à changer. Bien que sa petite fille présentait des problèmes de santé, la maman est restée dans le déni, ne reliant pas les problèmes de santé de son bébé aux vaccinations. Bien que la santé de sa petite fille ait continué à se dégrader, la maman a voulu poursuivre le calendrier vaccinal.

Sa petite fille est morte alors qu’elle avait à peine 6 mois.

Jusqu’alors, le Dr Christner n’avait jamais pu soupçonner une quelconque relation avec les vaccins. Elle déclare :

« Je me sens comme toutes les mamans du monde – j’étais d’une telle naïveté – je pensais qu’il n’était pas possible que l’on administre une chose qui pourrait s’avérer nuisible et qui n’avait pas été complètement étudiée, à ce que nous avons de plus précieux au monde, nos enfants ».

Aujourd’hui, le Dr Christner voit les choses différemment. Elle réalise que tellement de gens ont encore les yeux fermés. Elle croit que les pédiatres pourraient changer d’avis au sujet des vaccins s’ils se donnaient la peine d’effectuer les recherches qu’elle avait elle-même entreprises.

Quand elle a revu son pédiatre après le décès de sa petite fille, celui-ci aurait, par rapport à ce décès, exclu toute cause médicale et aurait suggéré à la maman de soupçonner la « nounou » qui s’occupait de son bébé.

Dans sa pratique médicale actuelle, elle ne cesse de voir les preuves des effets secondaires des vaccins. Elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour détoxifier le corps des enfants et ainsi les aider à guérir.

Source : Vaccine Impact

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SIGNEZ LA PÉTITION POUR LE MAINTIEN DE LA LIGNE SNCF PERTUIS-AIX EN PROVENCE

18 Octobre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La République, #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #Services publics

 
 

MAINTIEN DE LA LIGNE SNCF PERTUIS-AIX EN PROVENCE

 

La suppression de la ligne SNCF Pertuis /Meyrargues/ Aix en Provence et le remplacement par des cars prévue le 10 décembre 2017  constituent une aberration sur le plan environnemental, sur le plan de la sécurité routière, sur le plan social...Comment réduire les bouchons à l'entrée des grandes villes? Comment réduire l’émission des particules fines si nocives pour la santé? Comment réduire les accidents de la route si fréquents?.... La ligne Pertuis/Meyrargues/Aix en Provence ainsi que la Gare de Pertuis  ont été réhabilitées et ré-ouvertes en 2001. Il n'y a aucune raison logique aujourd'hui de priver les 70 000 citoyens du sud Luberon de ce moyen de transport aux multiples avantages.

TEXTE de LA PÉTITION : 

MOBILISONS-NOUS POUR MAINTENIR LA LIGNE FERROVIAIRE PERTUIS/MEYRARGUES/AIX/GARDANE/MARSEILLE

La région PACA subit avec d'autres régions de France les conséquences de la décision européenne de décembre 2016 d'ouvrir à la concurrence toute la partie voyageurs du réseau ferré : les TER, les inter cités et les TGV. Mais pour mieux préparer la vente aux opérateurs privés, il faut rendre ces transports plus rentables....D'où " la bonne idée libérale" de fermer les lignes qui ne généreraient pas assez de bénéfices aux actionnaires mais au détriment du service public et des usagers . La ligne Pertuis/Meyrargues/Aix en Provence ( Fiche 12) est donc appelée à s'arrêter et à stopper son trafic voyageurs au prétexte de travaux d'amélioration de la ligne Aix/Gardanne/Marseille Et ce dès le début décembre 2017.Cette décision met en évidence  quatre erreurs majeures .

 1. La suppression du trafic ferroviaire va gonfler dangereusement le trafic routier et remettre en question la sécurité et la tranquillité des usagers du sud Luberon sur la route ( environ 70 000 habitants)

 2 . Contrairement aux véhicules personnels ou aux cars qui polluent abondamment, le train est la meilleure réponse à la question environnementale. Les embouteillages sur les routes constituent les principales sources d'émissions de particules nocives pour la santé.

  3 .  La réouverture de la gare et de la ligne aux voyageurs en 2001 a permis de désenclaver la ville de Pertuis. PACA doit  se doter de grands services publics de transports ferroviaires . Pour répondre aux enjeux du changement climatique,  il faut arrêter ce projet de fermeture,  utiliser au mieux les atouts de notre gare, renforcer la ligne et  rouvrir la ligne Pertuis Cavaillon (restée disponible pour le fret et les Autorails voyageurs privés) ce qui permettrait de dynamiser aussi la bifurcation de Cheval-Blanc vers le port de Marseille,  rejoindre la gare Avignon-TGV.

  4. La région et le conseil départemental ont investi plusieurs dizaines de millions € pour la réouverture de la ligne Pertuis/Aix et la rénovation de la gare ; sans oublier le matériel neuf qui circule actuellement. Après un investissement aussi important les citoyens ne pourront pas admettre la fermeture du trafic ferroviaire pendant 4 ans à compter du 10 décembre 2017. Le Pass unique multimodal (BUS & TER) soumis au vote du Conseil Régional le 20 octobre prochain apporterait la solution au problème tant décrié du tarif sans abonnement.

Tous nos élus, dont

                Roger Pellenc, maire de Pertuis 1er vice-président du conseil de Territoire ; Julien Aubert, député conseiller régional ; Stéphane Sauvageon, conseiller régional adjoint au  maire ; Mireille Jouve, sénatrice, maire de Meyrargues ; Noëlle Trinquier, conseillère départementale ; Jean François Lovisolo, maire de La Tour DAigues, conseiller départemental...soutiennent cette mobilisation pour conserver la ligne et la gare de Pertuis.C'est pourquoi nous proposons aux usagers du sud Luberon de signer cette pétition.

NON à la fermeture de la ligne Pertuis/Meyrargues/Aix

OUI à la réouverture aux voyageurs de la ligne Pertuis/Cavaill

  Le collectif de défense des services publics sud Luberon.

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Il est impératif de supprimer TOUS les trains et de fermer définitivement la SNCF par Charles Sannat

18 Octobre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La République, #La finance dérégulée, #Services publics

Je sais, le titre est un poil provoquant mais il est à la hauteur de mon agacement à l’égard des imbécillités que l’on doit supporter à longueur de journée.

Vous comprenez, 70 % des lignes TGV perdent de l’argent. Le problème c’est que 90 % des lignes intercités aussi.

N’oublions pas les TER et autres réseaux de transports publics en commun dans les grandes villes tous aussi déficitaires les uns que les autres.

Donc cessons les âneries une bonne fois pour toutes.

NON un réseau de trains ne peut pas être rentable !! Ou alors les prix des billets sont tels qu’il est inutile d’attendre un client…

Le train n’est viable qu’avec des fonds publics car cela nécessite des infrastructures qui ne peuvent pas être amorties par une exploitation commerciale privée.

Ce n’est tout de même pas compliqué à comprendre…

À propos du dernier comité Théodule sur la question du train…

La question de la desserte du TGV

« Deuxième axe : comment remettre sur pied le modèle économique et financier du ferroviaire alors que 70 % des lignes TGV sont déficitaires et que SNCF Réseau ploie sous 45 milliards d’euros de dette qui atteindront 65 milliards d’euros en 2025. La performance des acteurs devra être étudiée mais aussi le fait que l’État n’assume pas toujours ses responsabilités, a reconnu la ministre. Et comment résoudre le problème de la desserte locale en TGV qui alourdit les coûts de la SNCF ? ”Les dessertes fines du TGV ont un impact non négligeable sur la situation financière de l’entreprise […]. Pour prendre une métaphore aérienne, on ne dessert pas Brive avec un A380”, a précisé Elisabeth Borne. Par ailleurs les péages régulièrement augmentés par SNCF Réseau ne découragent-ils pas les opérateurs ferroviaires ?
Enfin troisième thématique : l’ouverture à la concurrence. La ministre souhaite qu’elle soit une réussite pour chacun : les clients, les opérateurs, les régions, les cheminots. Le calendrier européen prévoit que le TGV soit ouvert à la concurrence en 2020 et les TER et les Trains d’équilibre du territoire au plus tard en 2023.
”Cette mission permettra de bâtir une stratégie s’ensemble et un système économique durable qui va s’ouvrir progressivement à la concurrence avec un service public performant”, a expliqué la ministre.
Jean Cyril Spinetta va s’appuyer sur les nombreux rapports publiés récemment et sur ses rencontres avec les présidents de région, la DGITM, Bercy, l’APE, l’Arafer, les opérateurs, le associations d’usagers, les représentants syndicaux… ”Le délai n’est pas excessif” a-t-il résumé pince sans rire. »

Charles SANNAT

Source Le Figaro ici

Photo via VisualHunt

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L'État sous-finance les services public pour préparer leur privatisation

10 Octobre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #La santé, #Services publics

 

France - L’État sous-finance les services public pour préparer leur privatisation

mardi 10 octobre 2017, par do (Date de rédaction antérieure : 10 octobre 2017).

Salut à toutes et à tous,

Quand un service public n’est pas suffisamment financé, il ne peut pas fonctionner correctement. Et quand il est très mal financé, il ne peut que fonctionner très mal. Alors, l’État aura beau jeu de dire : « Vous voyez bien que les entreprises privées fonctionnent mieux que les services publics. Donc il faut les privatiser. » !

Il en va ainsi pour les hôpitaux, l’éducation nationale, etc.

Le manque de personnels dû au sous-financement empêche que le travail soit fait correctement et en temps voulu. C’est ainsi, par exemple, que les services des urgences des hôpitaux publics sont surchargés et que les malades doivent attendre des heures et des heures avant d’être pris en charge.

Et comme il n’y a pas assez de lits et de personnels à cause dudit sous-financement, les patients ne peuvent pas être pris correctement en charge et sont souvent renvoyés chez eux comme ça, juste après leur avoir administré une dose de morphine en cas de cruralgie aigüe. J’ai connu un tel cas où le patient avait même été renvoyé chez lui à pieds, et pieds nus (les pompiers surmenés qui l’avaient amené à l’hôpital n’avaient pas eu le temps de penser à lui prendre ses chaussures). Il a dû appeler un taxi pour rentrer. Évidemment, la dose de morphine, si elle a momentanément supprimé la douleur, n’a en rien guéri ce patient qui aurait évidemment dû être hospitalisé. Mais, manque de lits et de personnels…

Et le sous-financement des services publics fait que les agents du publics (les fonctionnaires : les profs, les toubibs des hôpitaux, les infirmières, etc.) sont sous-payés et surchargés d’heures supplémentaires. Ils sont en permanence fatigués et sur les nerfs et donc souvent dans l’incapacité de faire le boulot aussi bien qu’ils aimeraient.

Pour un service public efficace, il faut qu’il soit financé correctement, ce qui signifie aussi que les agents des services publics, les fonctionnaires, soient payés correctement et pas surchargés d’heures supplémentaires. Au lieu de ça, le point d’indice des fonctionnaires est gelé depuis des années malgré l’inflation, et Macron compte bien continuer ainsi. Donc les fonctionnaires seront de moins en moins bien payés, ce qui poussera les gens à chercher des emplois plutôt dans le privé que dans le public.

C’est ainsi que le pouvoir procède pour faire disparaître le service public.

Constatons cependant que depuis la privatisation de la Poste et de la SNCF, par exemple, ces entreprises n’ont jamais si mal marché. De plus en plus de retards et d’accidents sur les voies ferrées, et de plus en plus de courriers déposés à une mauvaise adresse.

Bien à vous,
do
10 octobre 2017
http://mai68.org

Hôpital - SNCF - PTT - EDF-GDF - quelles sont les différences entre un service public, une entreprise publique, et une entreprise privée ? Pourquoi préférer le public ?

Rappel de définitions malheureusement oubliées mais indispensables à la lutte de classe, et notamment à la lutte contre la privatisation :

http://mai68.org/spip/spip.php?article482

 
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« Du jamais vu ! 2028 CRS en arrêt maladie un jour de manif… La France part à vau-l’eau ! » L’édito de Charles SANNAT

22 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La République, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Services publics, #L'armée française, #l'horreur économique

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Quand un État est en faillite, la dernier chose que les dirigeants ont intérêt de faire c’est de donner des sous, ou enfin ceux qu’il reste, aux gus qui portent des armes et qui sont susceptibles de faire durer le régime et de protéger ses représentants de la fureur des peuples.

Cela se passe ainsi, depuis la nuit des temps, des chefs de clans aux chefs de tribus, des rois aux empereurs, de l’Asie à l’Amérique en passant par l’Afrique, il est une loi humaine de l’exercice du pouvoir : il faut toujours payer ses centurions, sinon, quand centurions pas contents, centurions pas protéger Macron (béni soit son saint nom pour l’éternité et les siècles des siècles, il faut que je faillotte pour me faire bien voir).

Nos dirigeants, ici-bas, semblent avoir du mal à intégrer parfaitement cette règle de base du bon sens absolu et nécessaire à toute survie.

Remarquez, de deux choses l’une : soit Collomb comprend vite et les CRS seront vite payés, soit ils ont la « comprennette difficilette » au gouvernement, et le principe de sélection naturelle à la Darwin va vite se mettre en route, et ne survivront que les hommes politiques suffisamment adaptés à la nature actuelle, autant dire aucun, vu qu’être homme politique de haut niveau vous rend globalement inapte à toute prise avec le réel.

Les CRS protestent contre les nouvelles règles liées à la fiscalisation de leurs primes de déplacement

« La levée de boucliers des CRS s’amplifie à un très mauvais moment pour le gouvernement. Au moment où ce dernier doit faire face à une deuxième journée de manifestations contre la réforme du Code du travail, un grand nombre de compagnies vont manquer à l’appel. ”Près de 80 % d’entre elles ont débrayé”, affirment des sources syndicales qui ont recensé à 11h15 près de 2028 CRS ”consultants” qui se sont fait porter pâles sur le terrain. ”Du jamais vu dans le milieu du maintien de l’ordre”, concède un responsable de la Direction générale de la police nationale qui grimace à l’idée de tenir le service d’ordre de jeudi. »

Avouez tout de même que cela fait désordre… Je sens que cela va être assez difficile de modérer les demandes syndicales des CRS ces prochains mois, vu le sale boulot que le gouvernement compte leur faire faire, à savoir taper sur la tête des Français qui seraient opposés à certaines mesures, bien que parfois, certains méritent tout de même de recevoir quelques baffes étant donné les caillasseries régulières à chaque fin de manif.

C’est une vielle affaire qui remonte à Bernie les beaux costards payés avec des sous qu’on connaît pas à qui ils sont, puisque personne n’a le droit de poser des questions sur ses costards à Bernie, donc, alias Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur.

Grand seigneur, il avait accordé une revalorisation de cette indemnité portée à 39 euros. Un complément de salaire exonéré d’impôt et jusqu’alors versé par chèque par un régisseur.

« Bercy, qui y a vu une niche fiscale, a décidé d’assujettir ces versements perçus à la contribution sociale généralisée (CSG) ainsi qu’à la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) »…

Comme quoi, il n’y a pas de petites et mesquines économies !

Bref, l’État commence tout de même à trembloter des genoux… Remarquez, il y a de quoi !!

« Les CRS, dont les revendications sont portées par les principaux représentants policiers réunis de manière assez rare en intersyndicale. Ils en appellent à l’arbitrage de Gérard Collomb et prophétisent, en cas d’échec des négociations, une généralisation de la grogne à toute la police »…

Je crois surtout que vu ce que l’on demande aux policiers, aux gendarmes et de façon générale à l’ensemble de nos personnels de sécurité, payés au lance-pierre, il est justement à craindre une extension du conflit si les CRS ont gain de cause.

Et de vous à moi, ce ne sont pas les médecins, eux-aussi en colère, qui risquent d’y aller mollo sur les arrêts maladie !!

Ce pays part à vau-l’eau car les courroies de transmission des décisions ne fonctionnent plus ou de plus en plus mal et que les leviers ne répondent plus ou de moins en moins bien.

Notre pays est dans le même état que l’ex-URSS, et retenez bien cette comparaison. Jusqu’au dernier moment ou presque, l’URSS donnait l’illusion de la puissance et de la force. Il n’aura fallu que quelques semaines pour que cet immense empire ne s’effondre.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

“Insolentiae” signifie “impertinence” en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source Le Figaro ici

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L'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organise le 22 septembre 2017 uhne projection/débat autour du film "La Sociale".

17 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #La santé, #Services publics

L'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" organise le 22 septembre 2017 uhne projection/débat autour du film "La Sociale".

Bonjour

 

Les ordonnances contre le droit du travail provoquent un rejet massif de nos concitoyens pour la politique ultralibérale menée par le pouvoir actuel.

Les lois et projets de ce nouveau gouvernement constituent un véritable fléau social et économique. Tout le monde est concerné : actifs, retraités, chômeurs ou étudiants ; salariés du public ou du privé, urbains ou ruraux, citoyens ou élus des petites communes ...

 

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » poursuit sa mission d’éducation populaire et propose

la projection du film « La Sociale » le vendredi 22 septembre à 18h

à la maison des associations de la place Garibaldi à Nice.

Attention : voir le mode d’inscription dans l’affiche jointe

 

Le modèle social français est très sérieusement attaqué par les  prédateurs autorisés que sont les multinationales*. Les dépenses de santé, les retraites,  etc..., échappent en effet encore partiellement aux convoitises du grand capital.

Le pactole est gigantesque, par exemple 464,5 milliards d’euros de recettes ont été recouvrées en 2014 par la Sécurité Sociale.

 

La Sécurité Sociale est créée à la Libération dans une France ruinée et pillée. Ambroise Croizat trace dès l’été 1943 les moutures de ce qui va devenir l’un des systèmes sociaux les plus enviés au monde. « Dans une France libérée, nous libérerons le peuple des angoisses du lendemain ! » écrit-il le 14 janvier 1944.

"Les Maîtres de Forges", l'ancêtre du "MEDEF", malgré le choix de la défaite et une collaboration active avec l'Allemagne nazie - ils avaient quasi unanimement préféré Hitler au front populaire - ont combattu cette avancée sociale pour les mêmes motifs qu'aujourd'hui à savoir : « l'impossibilité pour l'économie de supporter ces charges ».

 

L'ultralibéralisme ravage tout sur son passage. Le modèle social français hérité de la Résistance est le dernier rempart contre la barbarie. Le plus beau fleuron de cette révolution sociale, la Sécurité Sociale, est sur le point d'être anéanti.

Les maîtres du monde utilisent le fardeau de la dette, et la soumission de notre état nation aux diktats de la finance mondialisée, pour nous dépouiller de ce bien commun. Nous devons donc retrouver le chemin de la dignité et du courage afin de défendre cette conquête majeure sur la précarité et la misère.

 

Bien cordialement

Lucien Pons  Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

 

*Dans un éditorial du journal « Challenge » du 4 octobre 2007 Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF, écrit :

« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! ».

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. […] Il est grand temps de le réformer. […] La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance. […]

L’architecture de la Libération s’identifie à des conquêtes sociales qui continuent de marquer la société française : la création de la Sécurité Sociale, la nationalisation des ressources énergétiques et de grands secteurs économiques, le droit de vote des femmes, l’instauration de nouveaux pouvoirs pour le monde du travail, est à l’évidence dépassée, complètement dépassée, inefficace et datée. La France doit s’adapter aux exigences internationales nouvelles.»

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LA SÉCU A 70 ANS... « La Sécurité sociale glisse vers la privatisation partielle »

12 Septembre 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La sécurité sociale, #La santé, #Services publics

LA SÉCU A 70 ANS... « La Sécurité sociale glisse vers la privatisation partielle »

Frédéric Pierru, chargé de recherche en sociologie au Cnrs, explique pourquoi, à son avis, la Sécu est aujourd'hui en pleine déconstruction.

La Sécurité sociale a soixante-dix ans. Pourtant, cet anniversaire intéresse fort peu…

C'est vrai, on a fêté la fin de la guerre et le Débarquement, mais la Sécurité sociale, qui est pourtant une immense conquête sociale, ne se célèbre pas, ne passionne pas. Aujourd'hui, la Sécu, c'est de l'acquis. Non seulement, il n'y a aucune volonté politique de la refonder, mais, à l'inverse, on la laisse s’effriter, s'étioler. On la déconstruit à coup de mesures techniques et budgétaires. L'institution fonctionne en pilotage automatique. L'absence de vision politique fait que le gouvernement évolue au gré des rapports de forces : médecins libéraux, assurances complémentaires, hôpitaux, élus locaux... Inexorablement, la Sécurité sociale est entraînée vers la pente la plus glissante : celle de la privatisation partielle.

Par quel processus ?

Sous ce gouvernement, le processus de privatisation n'est pas idéologique, comme c'était le cas avec le gouvernement précédent. Il s'agit plus d'un glissement vers une privatisation rampante, réalisée en douce, une « métamorphose silencieuse » de l'assurance-maladie, pour parler comme Didier Tabuteau. A coup de forfaits, de franchises, de déremboursements, d'effritements successifs, on a poussé les Français vers l'obligation d'avoir une complémentaire santé. Ce transfert s'est fait insidieusement, sans débat démocratique. Veut-on vraiment que la Sécu se limite, demain, à prendre en charge les plus gros risques, type Ald [affections de longue durée], et se désengage du reste ? La question n'a jamais été posée aux Français.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est pourtant voté par les députés ?

Avec le PLFSS on voulait, en effet, obliger les élus de la nation à se prononcer sur le taux de prise en charge des dépenses de santé, à décider politiquement de ce que l'on voulait pour notre système de santé. Par exemple, est-ce que l'on voulait une Sécurité sociale universelle, égale pour tous, ou plus ciblée sur ceux qui en ont le plus besoin, comme les grands malades ou les plus démunis. Ce n'est plus ce débat politique qui est en question aujourd'hui dans le Plfss, mais seulement des mesures d'économies pour pallier les difficultés de financement de l'institution.

Le but aujourd'hui est de réduire le périmètre de la Sécurité sociale. Un pas a été franchi dans la prochaine «grande» loi santé, qui pose que les élus de la nation doivent désormais se prononcer sur le reste à charge – ce qui est un progrès – entendu comme ce qui reste à la charge des patients après l’intervention de l’assurance-maladie de base et les assurances complémentaires, ce qui est un recul incroyable ! Car, autrement dit, on a entériné l’idée que les complémentaires participent au même titre que la Sécu au financement des dépenses de santé de base ! Or, les conditions d'accès aux complémentaires santé ne sont pas du tout celles de la Sécu. On cotise à l'assurance-maladie selon ses revenus. Ce n'est pas le cas pour les complémentaires, dont le financement est globalement régressif. Il s'agit d'un transfert des dépenses publiques vers les dépenses individuelles des Français, mais qui ne dit pas son nom, dans la plus grande opacité. C’est un transfert intrinsèquement inégalitaire.

Vous le regrettez, bien sûr ?

Bien sûr, ce qui est en train de se passer est une magnifique illustration du manque de conception politique, de la gestion à courte vue de l'institution. Il y a un écart immense entre le discours du gouvernement et les actes sur ces questions. On veut nous faire croire, et ce sera pire encore demain avec l'Ani, que la Sécurité sociale et les assurances complémentaires, c'est pareil. La pensée technocrate, gestionnaire a pris le dessus et est en train de tout emporter, au nom du réalisme et du pragmatisme. Il faudrait quand même rappeler que la création de la Sécurité sociale était un acte politique, que la Sécurité sociale a été crée pour lutter contre l'insécurité sociale.

Comment faire évoluer les choses ?

Les systèmes de santé ont une inertie très forte. Il faut des conjonctures historiques et politiques exceptionnelles pour les faire évoluer substantiellement. Cela a été le cas en 1945. Ce fut le cas également en 1958 avec le changement de République : la réforme Debré de l'hôpital et les décrets préparant le terrain à la convention entre médecins et Sécurité sociale ont été des réformes profondes et structurantes. C'est également le cas de la réforme Obama aux Etats-Unis. Bien sûr, celui-ci n'a pas réussi à aller aussi loin qu'il l'aurait souhaité, mais la volonté politique et les conditions historiques – l'arrivée au pouvoir d'un président noir – étaient là. Ce volontarisme politique fait aujourd’hui complètement défaut. On pose juste des Rustines et on se contente de gérer le «trou de la Sécu» au fil de l’eau, sans vision stratégique.

Les Français s'en rendent-ils compte, eux qui se disent tant attachés à leur Sécurité sociale ?

Les Français semblent aujourd’hui résignés – tous les discours gouvernementaux et « experts » cherchent à alimenter cette résignation : « on ne peut pas faire autrement » – et il est devenu très compliqué de mobiliser sur le sujet. Pour espérer une réaction, il faudrait que les Français comprennent bien ce qui est en train de se passer et saisissent les vrais enjeux. Or les décideurs déploient des efforts considérables pour « égarer les esprits » en usant et en abusant des antiphrases et des oxymores. A cet égard, la notion aussi opaque que technocratique de «service territorial de santé au public» de la prochaine loi santé est un modèle du genre, visant à faire croire que l’on va enfin construire un véritable service public de la santé de proximité, alors même que la privatisation du financement des soins courants va continuer et que l’on ne va guère s’en prendre aux syndicats de médecins libéraux les plus conservateurs... Une telle confusion, entretenue par des considérations de tactique politique et de communication, ne favorise pas une délibération démocratique de qualité sur un sujet essentiel. Je suis parfois consterné.

LA SÉCU A 70 ANS... « La Sécurité sociale glisse vers la privatisation partielle »

source: VIVA

http://www.communcommune.com/article-la-secu-a-70-ans-la-securite-sociale-glisse-vers-la-privatisation-partielle-124104309.html

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Bons d’achat ou aides en nature ? La Commission et Athènes débattent de la gestion courante de la pauvreté. Le journal " RUPTURES".

1 Juillet 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Grèce, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Services publics

Bons d’achat ou aides en nature ? La Commission et Athènes débattent de la gestion courante de la pauvreté

Alors que les créanciers d’Athènes sont parvenus à un compromis pour débloquer un nouveau « plan d’aide » tout en temporisant une fois encore sur la question de l’allègement de la dette, un autre débat de fond agite Bruxelles loin des caméras : faut-il distribuer des bons d’alimentation ou bien de la nourriture pour gérer la pauvreté grandissante en Grèce (et ailleurs) ?

Comme le rapporte EurActiv, plusieurs États membres ont demandé à la Commission européenne l’autorisation de donner des bons d’achat aux pauvres, solution jugée moins coûteuse et plus digne que la distribution de nourriture et de vêtements. Une requête exprimée depuis 2014, notamment par la Grèce et la Roumanie.

Le Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) est un programme de l’UE créé en 2014 censé assister les États membres dans le secours matériel aux perdants de la mondialisation et des politiques d’austérité (ce n’est pas ainsi que Bruxelles les considère…). En principe, les capitales sont libres de choisir les modalités de l’aide. Mais la Commission européenne s’oppose à la distribution de bons d’achat, arguant que ceux-ci s’apparentent à des « moyens financiers », alors que, selon ses statuts actuels, le FEAD ne doit fournir que des aides en nature.

L’exécutif affirme que les « bons ne peuvent être considérés, ni en substance ni en termes fiscaux, comme de l’aide non financière ». EurActiv, qui s’est procuré la réponse que la Commission a envoyée aux États membres concernés, en conclut : « Les autorités nationales doivent donc continuer à acheter les denrées et biens elles-mêmes, et à les distribuer à leurs partenaires, ou à financer directement des organisations ad hoc pour qu’elles accomplissent elles-mêmes les achats. »

La Commission est décidément inénarrable. Non seulement elle impose les mesures d’austérité qui sont directement responsables de l’augmentation de la pauvreté, mais elle se permet en plus de contester la façon dont les États membres organisent la distribution des produits de première nécessité.

La Grèce et la Roumanie assurent de leur côté que le recours aux bons est à la fois plus efficace et économique. Elles mettent aussi en avant la dignité, qui serait davantage préservée avec ce système. On peut postuler qu’Athènes, qui compte près de 20 000 personnes enregistrées comme « bénéficiaires » de programmes d’aide, pense aussi à son importante activité touristique et ne souhaite pas que les files de nécessiteux soient exposées à la vue des vacanciers (les distributions ont lieu tous les mois dans quinze lieux de la capitale).

La municipalité d’Athènes a adressé une lettre à la Commission dans laquelle elle affirme que les coûts opérationnels et la logistique lourde l’ont contrainte à ne distribuer que des denrées déjà emballées, alors que le FEAD est censé fournir des produits frais. Si la ville a plaidé en faveur des bons d’achat, c’est aussi parce que ces derniers avantageraient les supermarchés locaux, ce qui profiterait à l’économie et à l’emploi dans la capitale grecque.

Aucune des parties n’a l’indécence de s’interroger sur les causes de cette pauvreté proliférante, chacune étant absorbée par des considérations techniques sur la gestion courante de l’indigence. Débattre de l’administration de la misère plutôt que de son éradication…  Le postmodernisme bruxellois se porte bien.

La Commission européenne est décidément inénarrable. Non seulement elle impose les mesures d’austérité qui sont directement responsables de l’augmentation de la pauvreté, mais elle se permet en plus de contester la façon dont les États membres organisent la distribution des produits de première nécessité. L’exécutif a une priorité indéniablement noble : faire respecter à la lettre les statuts du FEAD, un programme de l’UE dont le budget provient exclusivement… des États membres (il n’y a pas à proprement parler d’ « argent européen »).

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Démantèlement de la cotisation sociale, hausse de la CSG : Macron applique le programme du MEDEF Par Olivier Nobile .

29 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La santé, #La Sécurité Sociale, #Services publics

Démantèlement de la cotisation sociale, hausse de la CSG : Macron applique le programme du MEDEF

Le Président Macron a annoncé son intention de procéder à une augmentation de la CSG de 1,7 point dans les prochaines semaines. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l’augmentation de cet impôt qui est affecté à la Sécurité sociale. Toutefois la ligne de dénonciation brandie par ses contempteurs, fondée sur la baisse de pouvoir d’achat des travailleurs et de retraités est pour partie erronée et ne permet pas de comprendre en quoi cette augmentation de la CSG est effectivement critiquable.

Un peu d’histoire : qu’est-ce que la CSG ?

La Contribution sociale généralisée a été instaurée par Michel Rocard en 1991. À l’origine, cette nouvelle contribution a été présentée comme un mode d’élargissement de l’assiette du financement de la Sécurité sociale et un moyen de soumettre les revenus du capital à une fiscalité sociale. En effet, contrairement à la cotisation sociale, part indirecte des salaires uniquement acquittée par les employeurs et les salariés, la CSG s’étend sur les revenus d’activité, de remplacement, du patrimoine, du capital et des jeux. Les taux de CSG varient en fonction des revenus concernés.

A l’origine, la CSG sur les revenus d’activité (du travail) est instaurée au taux de 1,1 % et a été compensée par la suppression de 1,05 % de cotisations salariale d’assurance vieillesse(1) L’instauration de la CSG a en réalité donné lieu à un double mouvement symétrique très difficilement compréhensible pour le grand public :
1. cotisations patronales (-1,6 pt) branche famille / cotisations patronales (+ 1,6 pt déplafonnés) branche vieillesse
2. CSG famille (+ 1,1 pt) / Cotisation salariale vieillesse (- 1,05 pt
). Déjà en 1991 Rocard usait du même subterfuge que celui qu’entend mettre en oeuvre le président Macron : compenser la baisse de pouvoir d’achat des salariés liée à l’introduction d’un impôt sur l’activité par une baisse corrélative de cotisations sociales. D’ailleurs la plupart des observateurs de l’époque n’ont vu dans la CSG qu’une nouvelle génération de cotisation sociale. La nature juridique de la CSG a toutefois immédiatement donné lieu à une décision du Conseil Constitutionnel qui a confirmé sa nature fiscale et non celle de cotisation sociale(2)À noter qu’une récente décision du Conseil d’Etat a remise en cause la nature fiscale de la CSG et de la CRDS sur les revenus locatifs et des plus-values immobilières des non-résidents ; cette décision, loin de reconnaître la nature salariale de la CSG ouvre en réalité la voie à de nombreuses réclamations auprès du fisc de la part de contribuables français affiliés auprès de caisses de sécurité sociale étrangères. . La CSG est donc un impôt affecté à la Sécurité sociale et les postes d’affectation (branche famille initialement) sont un enjeu déterminant de la discussion. Quoiqu’il en soit la CSG marque le point de départ d’une introduction massive de la fiscalité dans les finances de la Sécurité sociale. Nous y reviendrons.

La CSG a très rapidement connu une expansion ininterrompue. En 1994 puis en 1997, la CSG sur les revenus d’activité est augmentée par deux fois dans des proportions importantes, et cette fois-ci sans compensation par une baisse de cotisation sociale. Le taux de CSG est aujourd’hui de 7,5 % et cette hausse a permis de diversifier ses postes d’affectation : outre la branche famille, la CSG est aujourd’hui affectée au Fonds de Solidarité Vieillesse, à l’Assurance maladie (dont elle représente 50 % des recettes), à la Caisse Nationale de solidarité pour l’autonomie, et à la CADES (qui a pour mission d’emprunter sur les marchés financiers pour amortir la dette sociale). À noter, en ce qui concerne l’affectation de la CSG à la CADES, qu’il s’agit d’une décision récente et pour le moins contestable, la CADES étant déjà financée par un autre impôt siamois de la CSG, crée par Alain Juppé en 1996, la CRDS. La question de l’affectation de la CSG à la CADES pourrait apparaître comme terriblement technique et il serait possible d’en épargner le lecteur si cette décision d’affectation ne s’était faite au détriment des recettes de la branche famille, créant artificiellement le déficit de la CNAF qui a justifié la réforme des prestations familiales de 2013, laquelle s’est traduite par une économie de 2,5 milliards d’euros au détriment des familles …

La CSG : un impôt social sur le capital ?

Beaucoup ont vu en 1991 et voient encore aujourd’hui dans la CSG une contribution du capital au financement de la Sécurité sociale et l’apport de ressources nouvelles permettant de garantir la pérennité financière de la Sécurité sociale. Le rendement de la CSG atteint 90 milliards d’euros par an et son rendement unitaire est en effet très supérieur à celui d’un point de cotisation sociale (12 milliards d’euros par point de CSG contre 8 milliards pour un point de cotisation sociale déplafonnée). Si l’on y regarde de plus près, le fort rendement de la CSG est une réalité en trompe-l’oeil.

En effet, en premier lieu, 70 % du rendement de la CSG repose sur les revenus d’activité. A tel point que la CSG est fréquemment présentée comme le premier impôt sur le revenu français, son rendement se situant loin devant celui de l’impôt sur le revenu (IR) acquitté par les contribuables. D’aucuns, tels Thomas Piketty, entendent-ils d’ailleurs fusionner les deux impôts sur le revenu (CSG et IR), occultant le fait que le premier est affecté à la Sécurité sociale et qu’une telle fusion ne manquerait pas de priver la Sécurité sociale de ressources essentielles au gré des projets de loi de finances.

Le rendement de la CSG sur les revenus d’activité est en réalité sensiblement identique à celui de la cotisation sociale déplafonnée acquittée par les employeurs et salariés, les seules différences sur cette assiette au profit de la CSG proviennent du fait que certains revenus du travail ont été précisément exonérés de cotisations sociales… mais pas de CSG (c’est le cas de l’épargne salariale par exemple).

Mais surtout, l’assiette qui apporte à la CSG un avantage comparatif décisif par rapport à la cotisation sociale en termes de rendement n’est nullement composée des revenus du capital. En effet 20 % du rendement de la CSG provient des revenus de remplacement, autrement dit les pensions de retraite, les indemnités de chômage, les pensions d’invalidité et les indemnités journalières de la Sécurité sociale. Présenté autrement, l’assujettissement des revenus de remplacement à la CSG correspond dans les faits à une réduction de 18 milliards d’euros de prestations sociales versées chaque année aux Français, elles-mêmes versées en contrepartie de la cotisation sociale qui est une partie indirecte de leur salaire !

En conséquence, si l’on ajoute la CSG sur les revenus d’activité (le salaire direct) et la CSG sur les revenus du remplacement (le salaire indirect), 90 % du rendement de la CSG repose sur les revenus du travail. La CSG sur les revenus du capital et du patrimoine, ne représentent guère que 10 % du rendement de cet impôt miracle. C’est certes une ressource non négligeable pour la Sécurité sociale mais marginale et qui ne frappe au demeurant que les revenus du capital des particuliers et non celui des entreprises.

La CSG, cheval de Troie de la fiscalisation de la Sécurité sociale et son étatisation

Comme nous l’avons dit plus haut, l’enjeu de la CSG réside dans son affectation. Et celle-ci ne tient nullement au hasard. Depuis sa création, la CSG vise dans les faits à se substituer à la cotisation sociale comme mode de financement des pans de la Sécurité sociale liés à l’assistance aux plus pauvres (Fonds de solidarité vieillesse qui verse le minimum vieillesse(3)De son vrai nom : Allocation de Solidarité pour les personnes âgées. , Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) ou qualifiés d’universels (branche famille, assurance maladie). La CSG poursuit par conséquence un objectif univoque et correspond à une très vieille revendication du MEDEF : exonérer les employeurs de leur responsabilité sociale en qualité de financeurs des risques sociaux non directement liés à l’emploi et faire financer ces risques (prestations familiales, dépenses de santé, dépenses d’assistance) par leurs bénéficiaires eux-mêmes.

Il s’agit d’une stratégie politique assumée de séparation des prestations de sécurité sociale en deux catégories étanches : celle des risques sociaux dits contributifs, c’est à dire couverts par des prestations sociales versées en contrepartie d’une cotisation sociale préalable (retraites, indemnités journalières de l’assurance maladie, rentes d’accidents du travail …) et celle des prestations versées de manière universelle ou dans le cadre de le prise en charge de la pauvreté (prestations familiales sous conditions de ressources, prise en charge des soins médicaux, etc …). Cette stratégie s’appuie sur l’idée communément admise qu’il ne serait plus possible de faire financer par les employeurs (via la cotisation sociale) des prestations sociales à vocation universelle car versées à des bénéficiaires qui ne cotisent pas, dans un contexte de chômage de masse. Par conséquent l’impôt est appelé à se substituer à la cotisation sociale car il ne serait pas possible de faire financer par les cotisations des travailleurs des prestations sociales versées y compris à des inactifs…

Cet argument est spécieux à plus d’un titre. Tout d’abord la fiscalisation du financement de la Sécurité sociale participe directement de la réduction des salaires dans la valeur ajoutée, donc d’une augmentation des profits des entreprises, tout en faisant peser le financement des risques sociaux sur les assurés eux-mêmes, ce qui s’apparente pour ces derniers à une double peine. En effet, comme on l’a démontré plus haut, ce sont toujours les travailleurs qui sont appelés en définitive à financer les risques sociaux : en effet, comme on l’a démontré plus haut ce sont eux qui contribuent pour plus de 90% à la CSG. Or, et c’est le point le plus important, la CSG, contrairement à la cotisation sociale, n’ouvre droit à aucune prestation sociale. En conséquence, en faisant reposer le financement de la branche famille et de l’assurance maladie sur la CSG, le législateur a introduit la possibilité de faire financer, par la CSG des travailleurs, des prestations sociales … auxquelles ceux-ci ne peuvent prétendre ! Pour s’en convaincre, il suffit d’observer l’évolution des prestations de la branche famille qui sont toutes soumises à conditions de ressources et réservées aux familles les plus modestes. Seules les Allocations familiales demeurent encore universelles mais la modulation introduite en 2014 les a réduites pour les allocataires ayant un revenus supérieur à 6000 € par mois pour un couple. Il en va de même de l’assurance maladie, certes devenue universelle depuis 1999 (loi CMU orientée elle aussi vers les plus démunis) mais dont les montants de remboursement ont été continuellement abaissés, obligeant les assurés sociaux à souscrire massivement à des contrats d’assurance complémentaire, rendus d’ailleurs obligatoires depuis l’ANI de 2012. La fiscalisation des pans dits universels (ou non contributifs) de la Sécurité sociale s’accompagne systématiquement d’une transformation de la Sécurité sociale en un auxiliaire de l’Etat en matière de lutte contre la pauvreté, rompant précisément avec la vocation initiale de la Sécurité sociale, conçue comme une institution du salaire visant à protéger les travailleurs de notre pays.

Par ailleurs il est inepte de prétendre qu’il n’y aurait aucun lien entre les prestations sociales à vocation universelle et le monde de l’entreprise, et partant, justifierait de mettre fin à la responsabilité économique et sociale de l’employeur. Rappelons pour commencer la nature assurantielle de la Sécurité sociale érigée par le Conseil National de la Résistance n’excluait nullement que la Sécurité sociale poursuive un objectif affirmé d’universalisation des prestations sociales. C’est également nier le fait que rétrécissement du nombre de travailleurs cotisants est principalement liée à la situation de chômage de masse qui s’est traduite depuis 30 ans par l’éviction massive de travailleurs potentiels du monde du travail. C’est faire peu de cas des dizaines de milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales versées sans contrepartie au patronat, dont le CICE et le pacte de responsabilité sont les derniers avatars en date, et ce, sans impact sur la réduction du chômage… Mais cela mériterait d’autres développements.

Prétendre enfin qu’il n’y a aucun lien entre les prestations familiales ou les prestations de l’assurance maladie et le monde du travail est absurde. En effet, l’état de santé des travailleurs ou encore le fait que les parents de jeunes enfants puissent les faire garder pendant leur journée de travail contribuent directement à la productivité du travail et sont des facteurs de croissance endogène ; la Sécurité sociale génère pour le système capitaliste d’importantes externalités positives. C’est sur cette base que les employeurs se sont vu imposer en 1945 une responsabilité sociale et économique en se voyant contraints de financer la Sécurité sociale par la cotisation sociale. Vouloir mettre fin au financement salarial de la Sécurité sociale consiste à segmenter les branches de la Sécurité sociale et à rigidifier la frontière entre risques sociaux selon leur nature universelle ou assurantielle. Les conséquences politiques sont considérables : il s’agit de mettre fin au principe de solidarité entre les branches et liquider le principe de démocratie sociale qui sous-tendait le projet du Conseil National de la Résistance.

D’un côté les risques dits contributifs (vieillesse, chômage, prestations en espèce …) demeurent financés par la cotisation sociale uniquement car le patronat a un intérêt direct à en faire des leviers de son projet politique de régulation sociale des travailleurs. La réforme du paritarisme initiée dès 1967, de même que le développement considérable des organismes complémentaires et paritaires de Protection sociale (UNEDIC, AGIRC-ARRCO, institutions de prévoyance, complémentaires santé ANI …) ont contribué à donner au patronat un rôle prédominant dans la gouvernance des régimes de protection sociale directement connectés au projet capitaliste : chômage, retraite, prévoyance d’entreprise …

D’un autre côté, les risques dits universels de la protection sociale (prestations familiales, prestations en nature de l’assurance maladie, minima sociaux et aides au logement) sont très majoritairement financés par l’impôt et l’Etat a progressivement dessaisi les partenaires sociaux de toute responsabilité politique. L’Etatisation massive de la Sécurité sociale s’exerce en premier lieu sur les régimes de base de la Sécurité sociale et ceux-ci perdent progressivement toute vocation de protection sociale universelle des travailleurs au profit d’un objectif de prise en charge minimale des besoins sociaux des plus pauvres et des exclus du monde du travail. En ce sens la fiscalisation d la Sécurité contribue à créer un système de protection duale, écartelé ente la Protection sociale d’entreprise réservée aux travailleurs les plus favorisés des grands groupes et les dispositifs de prise en charge de la pauvreté financés par l’impôt et réservés exclusivement aux plus démunis. Quant aux travailleurs situés juste au dessus des seuils de prise en charge des prestations sous conditions de ressources (prestations familiales, CMU complémentaire, minima sociaux …), ils deviennent les éternels laissés pour compte d’un système qu’ils contribuent à financer sans pouvoir en bénéficier. Au prix d’un sentiment d’abandon et d’un ressentiment marqué à l’endroit des “assistés” et des “privilégiés” (fonctionnaires, salariés couverts des garanties collectives …). Oubliant au passage que les vrais privilégiés sont davantage à rechercher du côté des ultra-riches…

La CSG Macron : ne pas faire fausse route

Le projet d’accroissement de la CSG annoncé par le Président Macron ne fait que renouer avec le projet de son mentor Michel Rocard. Il s’agit d’accroître la part de cet impôt dans le financement de la Sécurité sociale et de réduire parallèlement les cotisations salariales acquittées par les salariés. Pour un salarié, ce système de vases communicants se traduira par une légère augmentation de pouvoir d’achat.

Les retraités risquent en revanche d’être les vrais perdants de cette mesure : la hausse de la CSG se fera en effet sans compensation de pouvoir d’achat mais il est d’ores et déjà prévu de ne pas toucher aux taux réduit des retraités les plus modestes, de telle sorte que cette augmentation touchera en définitive 60% des retraités dont le revenu est supérieur à 1200 € par mois. Cela étant, pour une partie d’entre eux, la baisse du montant des pensions devrait être compensée par l’exonération de la taxe d’habitation. Pour les fonctionnaires et les chômeurs, la situation est moins claire mais il est prévu des mécanismes de compensation, de telle sorte que cela ne se traduira pas ou peu par une baisse de pouvoir d’achat.

Nous pouvons en tout état de cause penser qu’Emmanuel Macron, en fin stratège, saura éviter le piège de baisses de pouvoir d’achat trop brutales orientées vers telle ou telle catégorie sociale afin d’éviter de heurter brutalement l’opinion publique ou attiser les oppositions. En ce sens, la critique de la mesure d’augmentation de la CSG à l’aune de la baisse du pouvoir d’achat semble faire fausse route.

La véritable finalité de cette mesure repose en revanche sur un nouvel affaiblissement de la cotisation sociale au profit d’une nouvelle extension de la fiscalisation du financement de la Sécurité sociale. Voila le sens de cette réforme qui vise à étatiser encore davantage les pans jugés universels du Droit social des travailleurs et parachever le mouvement de transformation de la Sécurité sociale en auxiliaire a minima des politiques d’assistance à destination des plus pauvres. Le tout au prix d’un réduction des droits sociaux des travailleurs, d’une liquidation de ce qui reste de démocratie sociale dans les Conseils d’Administration des organismes sociaux, et d’une incitation pour ces derniers à trouver leur salut dans les dispositifs de prévoyance d’entreprise et de régimes complémentaires inféodés aux intérêts du MEDEF. Soit quelques mètres de terre supplémentaires sur le cercueil d’Ambroise Croizat.

Note(s)   [ + ]

1.L’instauration de la CSG a en réalité donné lieu à un double mouvement symétrique très difficilement compréhensible pour le grand public :
1. cotisations patronales (-1,6 pt) branche famille / cotisations patronales (+ 1,6 pt déplafonnés) branche vieillesse
2. CSG famille (+ 1,1 pt) / Cotisation salariale vieillesse (- 1,05 pt
2.À noter qu’une récente décision du Conseil d’Etat a remise en cause la nature fiscale de la CSG et de la CRDS sur les revenus locatifs et des plus-values immobilières des non-résidents ; cette décision, loin de reconnaître la nature salariale de la CSG ouvre en réalité la voie à de nombreuses réclamations auprès du fisc de la part de contribuables français affiliés auprès de caisses de sécurité sociale étrangères.
3.De son vrai nom : Allocation de Solidarité pour les personnes âgées.
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Manifestation le jeudi 29 juin 2017 à Nice pour défendre l’Hôpital public en danger.

26 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Services publics, #La santé

Manifestation le jeudi 29 juin 2017 à Nice pour défendre l’Hôpital public en danger.

 

Le RPS FIERS appelle à soutenir et à rejoindre les agents hospitaliers du CHU de Nice. Rassemblement à 8h devant l’hôpital de Cimiez, 4 avenue Reine Victoria à Nice.

 

"L’hôpital public est en danger à Nice ».

  • Risque de suppression de 300 lits et de 300 postes sur la région.
  • Projet de délocalisation sur Marseille du service de transfusion sanguine, par souci de rentabilité. Problème majeur pour les patients qui ont des besoins fréquents de transfusion (leucémies,…).
  • A côté de ça, des nouvelles vaccinations controversées, risquent d'être rendues obligatoires. Comme dans la scandaleuse affaire de la grippe aviaire, elles vont coûter cher à la sécurité sociale, tout en étant peut-être inutiles, voire néfastes pour notre santé et celle de nos enfants.
  • Par contre, soyons certains que les laboratoires y trouveront leur compte et que leur actionnaires, qui ne sont pas vaccinés contre le virus du profit, se réjouiront"
  • L'inspection générale des affaires sociales (IGAS) tape une fois de plus sur l’hôpital public.

 

Manifestation le jeudi 29 juin 2017 à Nice pour défendre l’Hôpital public en danger.
Manifestation le jeudi 29 juin 2017 à Nice pour défendre l’Hôpital public en danger.
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