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Le blog de Lucien PONS

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« Réhabiliter les communautés » : le multiculturalisme contre la laïcité !

18 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Laïcité, #la liberté, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #Je suis Charlie?

« Réhabiliter les communautés » : le multiculturalisme contre la laïcité !

Publié par Charles Arambourou

Publié le 5 févier 2015

Jean-Claude Sommaire, ancien secrétaire général du Haut Conseil à l’Intégration, propose ses solutions pour la « prévention de l’islamisme » : il s’agirait de reprendre le « chantier ouvert par Jean-Marc Ayrault » à partir du rapport Tuot « pour une République inclusive » de février 2013. Rappelons que les cinq rapports « sectoriels » qui en sont issus, proposant par exemple la suppression de la loi sur les signes religieux à l’école, avaient été discrètement retirés du site de Matignon devant les protestations des Républicains et des laïques. Les voilà de retour, édulcorés mais frappés au coin du même sociologisme – risquons le mot : sommaire…

La sociologie détournée en « sport de combat » contre la laïcité

L’enseignement du « fait religieux » à l’école avait ouvert la voie : pour toucher à la laïcité sans en avoir l’air, il suffit de remplacer « religion » par « fait religieux ». Un « fait », n’est-ce pas, c’est objectif : il est interdit de l’ignorer, et obligatoire de lui faire sa place, sous peine de « déni de la réalité ». A la base, une idéologie politique sommaire : la République indivisible et la laïcité seraient des « abstractions », la sociologie au contraire nous décrirait la vraie société, qui est pluriculturelle et pétrie de racines religieuses, et détermine l’identité de tout individu.
A cela, les Républicains opposent, depuis les Lumières et la Révolution, un discours cohérent : le citoyen, fondement de la République, est une construction politique partant d’une conscience émancipée, qui dépasse donc l’ensemble de ses particularismes « sociologiques » (communautaires, ethniques, religieux, etc.) La société est pluriculturelle, la République indivisible. Les individus sont croyants, incroyants, athées, indifférents… ; la République ne connaît que des citoyens.
J.-C. Sommaire, pratique la novlangue du sociologisme. Il ne dit pas « multiculturalisme », mais « réalité pluriculturelle » ; ni « communautarisme », mais « fait communautaire ». Les concepts restent les mêmes, et il nous propose rien moins que de nous y adapter, au nom de la fameuse « laïcité d’inclusion », grâce à des « accommodements raisonnables » (dont l’exemple canadien a prouvé qu’ils amplifiaient en réalité communautarisme, ségrégation, et intégrisme !).
Pour lui, le « réalisme » sociologiste commanderait de modifier nos lois, d’ailleurs « perçues comme punitives à leur égard par beaucoup de musulmans » – donc d’autoriser le port de la burqa dans la rue et celui des signes religieux par les élèves des écoles publiques (ce sont ses deux exemples). En un mot, d’en finir avec la laïcité ! Dans ces conditions, la brillante formule « réhabiliter le fait communautaire pour faire obstacle au communautarisme » n’est plus qu’un paralogisme : pour sauver la République, faut-il réhabiliter ce qui la tue ?

Les « issus de… », version politiquement correcte des « races »

Mais la sociologie utilisée mérite également qu’on s’y arrête. J.-C. Sommaire s’est déjà illustré (Rue89, 11/01/2013) par un article soulignant la « surdélinquance des jeunes issus de l’immigration d’origine maghrébine et africaine sub-saharienne », qui avait fait polémique. Aujourd’hui, il reprend exactement les mêmes termes (et en gros les mêmes solutions). En revanche, il nous précise que « beaucoup de jeunes issus des immigrations extra-coloniales portugaises, turques, tamoules, indo-pakistanaises, chinoises (…) semblent s’insérer plus facilement ». Du coup, sa clé de lecture de l’immigration « post-coloniale »/« extra-coloniale » ne marche pas -à moins d’ignorer quelle colonisation ont subi les « indo-pakistanais » !
Pire, Sommaire oppose tous ces « issus de… » à « la majorité autochtone » : l’essentialisation ethnico-nationale suscite plus qu’un malaise. Le discours multiculturaliste risque fort de déraper vers un « différentialisme » (« chacun chez soi, chacun ses lois –mais pas chez moi ») aux résonances sinistres. J. C. Sommaire se réclame certes de convictions humanistes, mais il chausse de vielles lunettes déformantes. L’idéologie ne saurait tenir lieu de méthodologie. Soit sa formulation : « les jeunes générations issues de la diversité » ; d’où « sortent » les malheureux ainsi désignés (stigmatisés) ? La « diversité » n’est qu’un euphémisme grossier de la langue de bois multiculturaliste pour désigner « ceux qui ne sont pas blancs ». Synonyme : « les minorités visibles », essentialisation de groupes humains imaginaires, car triés en fonction de leur couleur de peau. Bref, un racisme chic qui va jusqu’à demander des « statistiques ethniques » (comme le faisaient –tiens !- les épigones de Tuot précités…).
Si les frères Kouachi et Coulibaly ont assassiné, ne cherchez pas : c’est à cause des discriminations infligées par la France à « nos jeunes compatriotes issus de l’immigration post coloniale ». Or ils étaient Français, nés en France et non « blédards », commandités et financés par des réseaux politiques internationaux, deux d’entre eux ayant été entraînés au Yémen : ni l’immigration, ni le « post colonialisme » ne sont donc facteurs explicatifs. Ni la misère. Citons Boualem Sansal, écrivain algérien (journal Le Progrès, 29/01/2015) :

« Je ne crois pas aux explications de ceux qui mettent en avant la misère sociale, comme terreau premier du djihadisme. Il existe un projet politique dans le monde pour propager l’islamisme et porter le djihad d’abord en terre musulmane, puis ailleurs, en terre chrétienne notamment. »

Quant aux « discriminations », façon subtile et instruite de taire les « inégalités sociales », il suffit de rappeler que les « minorités visibles » n’en ont pas le monopole. Rappelons leurs principales victimes : les femmes, les homosexuels, les handicapés, les jeunes avant 25 ans, les personnes âgées, les salariés de plus de 50 ans, etc. La liste en est inépuisable ; les « minorités » additionnées représenteraient 90% de la population ! Pour toutes ces discriminations, l’origine étrangère non communautaire (réelle ou supposée), la couleur de peau, ou le lieu de résidence n’est qu’un facteur aggravant, et pas à sens unique : témoins les sur-discriminations infligées aux femmes et aux filles des quartiers communautarisés (tenue, sexualité, maternité, retrait des études ou du travail…) par leurs propres communautés.

Non, il n’y a pas un « bon usage des communautés »

A son tour, J.-C. Sommaire découvre « la réalité pluriculturelle de la société française » – sait-il que cela dure depuis la préhistoire ? D’où les trois « chantiers » qu’il propose.

1) Aborder le « fait communautaire » « en le distinguant du communautarisme », pour mieux le faire évoluer et « faciliter l’intégration » : pur verbalisme, car c’est exactement le contraire qui se produit sur le terrain. Toute concession au communautarisme fait le lit des extrémistes, et enferme définitivement dans la communauté celles et ceux qui veulent en sortir ! Il faut lire le témoignage de Pierre Bouchacourt, ancien élu municipal (PS) : Quand le communautarisme municipal se heurte au fondamentalisme religieux (Huffington Post 01/02/2015) :

« J’ai vu (…) les croyants sincères heureux de pouvoir prier dans leur nouvelle mosquée [subventionnée par la commune, NDLA] se faire doubler par des fondamentalistes, les tracts distribués dans la « mosquée pour un islam de la tolérance » qui appelaient au djihad. »

2) « Revisiter la question religieuse à la lumière d’une laïcité d’inclusion » (sic). Autrement dit, bricoler le principe de neutralité religieuse pour voir s’il n’est pas possible « dans les collectivités locales, les établissements scolaires, les centres sociaux et médico-sociaux » d’autoriser les repas halal, le port du voile, l’ouverture de salles de prières. Le tout « en fonction des caractéristiques de leur environnement » : communautarisme à Bobigny, laïcité à Neuilly ?

3) Développer les actions éducatives et sociales selon les « problématiques interculturelles » et les « méthodes de développement social communautaire ». On voit mal comment « des actions éducatives (…) à vocation émancipatrice » pourraient être menées en assignant les individus à leur communauté ! Cerise sur le gâteau : « une approche laïque des questions religieuses » est recommandée : on croyait naïvement que la laïcité consistait précisément pour les pouvoirs publics à NE PAS s’occuper des « questions religieuses » et à enseigner aux enfants à les laisser de côté à l’école publique…

A partir d’une analyse dangereuse, Sommaire propose des solutions qui ne le sont pas moins – la pratique l’a montré. On ne combat pas l’extrémisme communautarisé en « réhabilitant les communautés ».

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Un général français dénonce la manipulation dans l’affaire des attentats de Paris.

18 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Je suis Charlie?, #Terrorisme, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La France, #La République

Un général français dénonce la manipulation dans l’affaire des attentats de Paris

Un général français dénonce la manipulation dans l’affaire des attentats de Paris.

Dans une lettre adressée à un officier musulman, le général français Henri Poncet s’élève contre les opérations de manipulation des émotions suscitées par les attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo. Publiée par un site web, la lettre de cet officier supérieur confirme tout ce qui se dit sur la grosse machine propagandiste antimusulmans et anti-immigration qui s’est mise en branle depuis ces attentats meurtriers.

Rentrant des États-Unis quelques jours après les actions terroristes qui ont frappé la France, le général Poncet se joint ainsi à ces voix dissonantes qui dénoncent l’hypocrisie d’une classe politique en panne d’idées. « Je comprends ton malaise, car je me rappelle ton regard inquiet alors que, jeune sous-officier, tu venais d’être affecté à mon état-major et que, dans le cadre du petit tour que j’aimais faire régulièrement, j’étais entré à l’improviste dans ton bureau. Tu avais tout de suite vu que j’avais remarqué ton tapis de prière plié dans un coin. ‘Pratiquant ?’ t’avais-je demandé. Tu m’avais répondu par l’affirmative et j’avais vu ton soulagement quand j’avais ajouté : ‘Soldat français et musulman, pas de problème’ », a souligné cet officier supérieur de l’armée française.

Il poursuit dans sa lettre au capitaine Djamel : « Tu me dis également que tu t’es refusé de participer à un quelconque rassemblement. Je le comprends. L’élan émotionnel et spontané a été récupéré pour initier une opération de manipulation des foules qui a engendré ces manifestations de très grande ampleur. Je te rassure, si j’avais été en France, je m’en serais également abstenu ».

Cet ancien commandant des opérations spéciales ira plus loin en affirmant que « la liberté d’expression n’excuse pas tout et ne justifie en rien le droit à la caricature outrancière que j’assimile à l’insulte la plus méprisable ». Pour le général Henri Poncet, les caricatures de Charlie Hebdo ne sont donc pas de l’art. Elles ne cadrent pas non plus avec les valeurs républicaines ni avec le principe de la liberté d’expression et d’opinion. Il considère que la forte émotion suscitée par ces attentats a été utilisée par certains politiciens français au nom de la laïcité pour attiser leur haine du musulman.

« Gageons qu’avoir porté ces caricatures en valeur républicaine et en symbole de liberté, d’avoir voulu leur donner une caution nationale, va nous entraîner à chercher à marier la carpe et le lapin », avertit-il, rappelant ainsi ce qu’a écrit Albert Camus dans L’Homme révolté : « La liberté absolue raille la justice. La justice absolue nie la liberté. Pour être fécondes, les deux notions doivent trouver l’une dans l’autre leurs limites ».

Et toujours dans L’Homme révolté, il évoque cette limite en se référant aux Grecs et à « Némésis, déesse de la mesure, fatale aux démesurés ». Cet officier supérieur, révolté, estime que « c’est tout un pan de nos opérations psychologiques qui vient de s’écrouler. J’espère que nos autorités ne vont pas oublier que la liberté d’expression se décline aussi avec la responsabilité ». « Mais la classe politique, toutes catégories confondues, a voulu cacher son incurie et son incapacité à exercer les fonctions régaliennes de l’État depuis près de vingt ans », dénonce-t-il.

Il regrette qu’en se serrant les coudes, cette classe politique « ait joué à fond sur l’émotionnel pour ne pas se retrouver en position d’accusé par le peuple ». Il appelle ainsi le capitaine Djamel à ne pas baisser les yeux parce qu’il est musulman et à être fier de son armée. « De ton armée, Djamel, tu as le droit d’être fier, fier de toi-même, de tes frères d’armes. Tu peux regarder le drapeau de ton régiment sans baisser les yeux. Tu as droit au respect de tes concitoyens, de ton pays, de ton commandant en chef, parce que tu te bats pour la liberté, l’égalité et la fraternité », a conclu le général Henri Poncet.

Une lettre magistrale qui risque de soulever des vagues médiatiques dans l’Hexagone, plus particulièrement dans les milieux politico-médiatiques de Paris.

Rafik Meddour

Source : algeriepatriotique.com

Via http://www.cercledesvolontaires.fr/2015/02/16/un-general-francais-denonce-la-manipulation-dans-laffaire-des-attentats-de-paris-algerie-patriotique/

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L’Egypte dans l’escarcelle du «califat»: le rêve dément de l’Etat islamique. Article repris sur le journal "Le Temps".

18 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Terrorisme, #La mondialisation, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

L’Egypte dans l’escarcelle du «califat»: le rêve dément de l’Etat islamique

Chaos et désolation. Après les frappes de l’aviation égyptienne. (Jawhar Ali/Anadolu Agency)

Chaos et désolation. Après les frappes de l’aviation égyptienne. (Jawhar Ali/Anadolu Agency)

LE TEMPS - EDITORIAL - Mardi 17 février 2015
L’Egypte dans l’escarcelle du «califat»: le rêve dément de l’Etat islamique
PAR LUIS LEMA
Les combattants de l’Etat islamique ne manquent pas de rêves déments. L’un d’eux était explicité, l’été dernier, par leur «calife» autoproclamé, Abou Bakr al-Baghdadi: faire tomber dans l’escarcelle du «califat» le pays le plus peuplé du monde arabe, l’Egypte

Les combattants de l’Etat islamique ne manquent pas de rêves déments. L’un d’eux était explicité, l’été dernier, par leur «calife» autoproclamé, Abou Bakr al-Baghdadi: prendre l’Egypte en tenailles; harasser ce pays depuis le Sinaï et la Libye; puis, grâce à l’allégeance des Frères musulmans, obtenue à l’intérieur même de l’Egypte du fait de la férocité du régime en place, faire tomber dans l’escarcelle du «califat» le pays le plus peuplé du monde arabe. C’est une pure folie. Le problème, c’est que ce n’est pas la première. L’Etat islamique, malgré la coalition internationale qui s’est formée contre lui, contrôle le tiers du territoire de la Syrie et de l’Irak; il s’est emparé sans coup férir de Mossoul, la deuxième ville d’Irak; il menace Bagdad, le Liban et, demain, le Yémen. Le problème, c’est que chaque durcissement des fronts, chaque décomposition à l’œuvre des Etats, chaque situation putride jouent en sa faveur. Le problème, c’est que ces divers éléments sont désormais légion dans le monde arabe.

Comme Bachar el-Assad l’avait fait en Syrie, Mouammar Kadhafi avait «lâché» ses islamistes, les libérant de prison à l’heure où il sentait son pouvoir vaciller. L’Occident, c’est entendu, ne porte pas l’entièreté de la responsabilité dans cette descente aux enfers. Mais comme en Irak, comme en Syrie, il a laissé en Libye proliférer la gangrène. Ne voulant, ou ne pouvant, manier ni le bâton, ni la carotte, il a laissé avant tout agir ses alliés du golfe Persique (Qatar, Emirats, Arabie saoudite). Mais, faute de détermination politique, le terrain de jeu a fini par lui échapper totalement, ou presque. Aujourd’hui, pratiquement officielle, l’entrée de l’Egypte dans une Libye post-Kadhafi – de laquelle les Européens se sont désintéressés après l’avoir précipitée – n’est pas une bonne nouvelle. Voilà le maréchal Abdel Fattah al-Sissi devenu un rempart contre les fous islamistes, comme l’est désormais le Syrien Bachar el-Assad et comme le serait sans doute devenu Mouammar Kadhafi lui-même, s’il était encore en vie. Face aux brutales mises en scène des décapitations, face à cette menace qui semble effacer toutes les autres, l’heure n’est plus à chicaner. Quitte à accélérer encore l’imminence de futures catastrophes.

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Que font les terroristes jadis "amis" des Etats-Unis ?

18 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #Terrorisme, #Je suis Charlie?, #La République, #La France, #La nation .

Les Chinois ne font ici que dire maintenant officiellement ce que toutes les enquêtes sérieuses avaient amené à savoir mais que les Etats ne voulaient pas à l'époque reprendre à leur compte, ce qui confirme pourquoi je pense que la vague actuelle d'attentats ne cessera pas et n'est pas fortuite car elle est là pour créer un mouvement d'opinion islamophobe comme celle des années 1970 était là pour créer un mouvement d'opinion anticommuniste. La vague actuelle rappelle trop les attentats de type Gladio des années 1970, sans atteindre encore pour le moment celui de la gare de Bologne mis sur le compte des communistes extrémistes alors qu'on sait aujourd'hui que c'était Gladio/OTAN (aujourd'hui, on met les attentats sur le compte des islamistes extrémistes mais les techniques sont les mêmes, celle des escadrons de la mort d'Amérique centrale made in USA). C'est d'ailleurs l'ambassadeur des USA à San Salvador dans les années 1970, John Negroponte, qui a été nommé ambassadeur des USA à Bagdad après 2003 ...et juste après on a vu Al Qaïda débarquer en Irak, dans un pays où elle n'existait pas... Comme par hasard. Alors quand des daechistes débarquent en Libye pour tuer des chrétiens ou en France pour tuer des juifs, ne vous étonnez pas. Le pompier pyromane est à l'oeuvre. On trouve toujours les islamistes qu'il faut comme hier on trouvait les marxistes ou les nationalistes qu'il fallait pour légitimer une répression anti-islamique, anticommuniste, anti-nationaliste. Visiblement les Chinois en ont ras le bol de garder le silence !

Que font les terroristes jadis "amis" des Etats-Unis ?!

 

 

Source : http://french.cri.cn/ (Radio Chine internationale) -

Le Président américain, Barack Obama, devrait rencontrer les dirigeants et les responsables de la sécurité d'un bon nombre de pays qui se réuniront, jeudi, à Washington, dans le cadre d'un sommet consacré à la lutte contre la violence terroriste, qui s'aggrave, à travers le monde. Ce sommet, placé sous le thème "Sommet sur la lutte contre l'extrémisme violent", devrait rassembler des experts en sécurité et des officiels venant de dizaines de pays, dans le sillage des récentes attaques terroristes survenues au Canada, en Australie, en France et au Nigeria.

Alors que les Etats-Unis souhaiteraient se percevoir, comme le leader de l'alliance contre le terrorisme, leurs relations avec de nombreux groupes et individus extrémistes s'avèrent complexes, voire, douteuses. Parmi les divers groupes terroristes, dans le monde, ayant, jadis, été soutenus par le gouvernement américain, le groupe Al-Qaïda constitue un cas "exemplaire", démontrant que la politique étrangère américaine est basée sur la "realpolitik" et la poursuite d'intérêts étroits, à court terme. Dans l'optique de lutter contre l'invasion soviétique, en Afghanistan, de 1979 à 1989, les services de renseignement américains avaient soutenu de nombreux groupes fondamentalistes islamiques, dans ce pays enclavé, ainsi que dans d'autres pays islamiques. Dans la foulée, un homme d'affaires arabe est devenu le principal protégé de la CIA américaine, (Central Intelligence Agency), dans cette "guerre de substitution" entre les deux superpuissances. Celui-ci portait le nom d'Oussama ben Laden. Le mouvement Al-Qaïda, dont plusieurs fondateurs ont été formés par le gouvernement américain, est devenu le plus grand groupe terroriste du monde, avec ses réseaux tentaculaires, répartis dans la quasi-totalité des pays islamiques déchirés par la guerre.

 

Quant à l'Etat islamique, (EI), ses principaux membres avaient reçu des entraînements de la CIA et des forces spéciales, dans un camp secret, en Jordanie, en 2012, a dévoilé Russia today, citant des officiels jordaniens bien informés.

 

Par ailleurs, les empreintes des agences américaines de renseignements ne sont pas limitées au monde islamique. Dans les années 1990, les forces spéciales américaines et l'Administration de lutte contre la drogue ont travaillé avec un groupe d'autodéfense de Colombie (AUC extrême droite colombienne) - Los Pepes - pour traquer et tuer un baron de la drogue, Pablo Escobar. Les deux principaux dirigeants de Los Pepes étaient Don Berna et Fidel Castano, deux anciens employés de Pablo Escobar. En 1997, des leaders de Los Pepes ont fondé les Forces d'autodéfense unies de Colombie, communément, connues sous le nom d'AUC, à l'origine de nombreux massacres et assassinats politiques, en Colombie.

Dans les années 1960, la CIA a, également, formé et protégé deux terroristes, qui tentaient d'assassiner le leader cubain, Fidel Castro, et de renverser le gouvernement communiste du pays. Luis Posada Carriles, un citoyen cubain, qui a fui vers les Etats-Unis après la Révolution cubaine, a aidé à organiser l'invasion de la Baie des Cochons, et après l'échec du débarquement, il est devenu agent de la CIA. Celui-ci a été formé, à Fort Benning, un poste de l'armée américaine, en banlieue de Columbus, dans l'Etat de la Géorgie, (Sud-Est). De 1964 à 1968, il a été impliqué, dans une série d'attentats à la bombe et d'autres activités secrètes anti-Castro. M. Posada a été reconnu coupable, par un tribunal du Panama, d'être l'un des auteurs de l'attentat contre un avion civil de ligne cubain, qui a tué 73 personnes, en 1967. Mais il a vécu, aux Etats-Unis, en tant que réfugié, et n'a jamais été condamné pour la moindre activité criminelle. Le complice de M. Posada, Orlando Bosch Avila, un autre exilé cubain, a été protégé, sous l'abri du gouvernement américain, bien que l'ancien Procureur général américain, Dick Thornburgh, le qualifie de "terroriste impénitent".
 

Source : http://french.cri.cn/

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De Villepin: “Il n’y avait pas de terrorisme avant l’intervention militaire américaine en Irak”

16 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Terrorisme, #Je suis Charlie?, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #L'OTAN., #Israël - palestine - Moyen-Orient

De Villepin: “Il n’y avait pas de terrorisme avant l’intervention militaire américaine en Irak”

L’ancien Premier Ministre Dominique de Villepin était invité sur le plateau d’I-Télé pour évoquer la tuerie de Copenhague. Le dernier bilan fait état de 3 morts et 5 blessés.

Pour Dominique de Villepin, à chaque intervention militaire occidentale, “nous nourrissons le terrorisme”. Une remarque importante à l’heure où la plupart des politiques et éditorialistes dans les médias évoquent un choc de civilisation voire une guerre contre l’Islam.

“Il n’y avait de terrorisme en Irak et en Syrie avant l’intervention militaire américaine de 2003.”

Pour Dominique de Villepin, la solution se trouve dans l’action diplomatique et politique. L’ancien Premier Ministre met en garde contre le “piège” des dualités simplicistes qui voudraient opposer facilement comme le fait une partie des analystes, l’Islam à l’Occident.

A nouveau, Dominique de Villepin est le seul homme politique à proposer une véritable analyse sur l’éclatement du Moyen Orient. Le chaos dans lequel vivent les populations musulmanes a été orchestré par l’équipe Bush et continué par l’administration Obama.

La France depuis l’ère Sarkozy s’est alignée sur la stratégie américaine au Moyen Orient rompant avec ses principes de neutralité, de politique gaullienne pro-arabe. La politique étrangère menée par François Hollande est en totale adéquation avec celle de Nicolas Sarkozy durant son quinquennat précédent

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Henri Pena-Ruiz : « Le fanatique ne tient aucune distance entre son être et ses croyances ». L'Humanité.

14 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Laïcité, #La République, #La nation ., #Terrorisme

Henri Pena-Ruiz : « Le fanatique ne tient aucune distance entre son être et ses croyances »

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui

Vendredi, 6 Février, 2015

L'Humanité

Fervent défenseur de la laïcité, épris de justice sociale, le philosophe Henri Pena-Ruiz décrypte les ressorts du fanatisme religieux. La laïcité et les libertés, rappelle-t-il, ne sont l’apanage d’aucune civilisation. Elles ont été conquises, en Occident, dans le combat contre les privilèges publics des religions et du clergé. Réflexion sur un principe qui reste en France la clé de voûte du vivre-ensemble.

Quel miroir les actes de terreur au siège de Charlie Hebdo et à la porte de Vincennes tendent-ils à la société française ?

HENRI PENA-RUIZ Le terrorisme dont ont été victimes nos amis et camarades de Charlie Hebdo témoigne de la résurgence d’un fanatisme que l’on croyait appartenir au passé. Qu’est-ce qu’un fanatique ? Voltaire l’écrivait déjà dans ses Lettres philosophiques, le fanatique est celui qui ne tient aucune distance entre son être et ses croyances. Quand ses croyances sont mises en cause, caricaturées, objets de satire et de rire, il croit à tort sa personne atteinte. Dès lors, il est prêt à user d’une violence déchaînée. Le fanatisme, la violence, la barbarie ne sont pas l’apanage d’une religion. La longue histoire de l’Occident judéo-chrétien est aussi une vallée de larmes. Les bûchers de l’Inquisition en témoignent. Le grand inquisiteur espagnol Torquemada envoyait aux flammes les hérétiques auxquels il avait préalablement fait couper la langue. C’est d’ailleurs dans une lutte contre ce fanatisme religieux que sont nées la reconnaissance des droits humains, la liberté de conscience, l’égalité des droits entre croyants, agnostiques et athées. Ces principes fondateurs de la laïcité, qui sont au cœur de la République, ne sont pas nés d’une civilisation, mais d’une résistance aux préjugés que la religion catholique avait promus dans la civilisation occidentale. Par conséquent, lorsque nous défendons la laïcité et le triptyque républicain, liberté, égalité, fraternité, nous ne défendons pas un particularisme culturel. Nous défendons des conquêtes rendues possibles par le combat contre les préjugés de l’Occident judéo-chrétien, contre le patriarcat. Le fanatisme est le fait d’une toute petite minorité de croyants. D’ailleurs le fanatisme clérical de l’Inquisition a lui-même pris pour cible des croyants refusant les dogmes imposés par l’organisation ecclésiale. Les Cathares, noyés dans le sang par les croisés lors du siège de Béziers, étaient des chrétiens qui rejetaient la corruption d’une Église s’éloignant, à leurs yeux, du message originel du christianisme. Ils voulaient revenir à la pureté du message spirituel qu’ils estimaient corrompu par les privilèges temporels de l’Église catholique. En islam aussi, le fanatisme est le fait d’une minorité. Les criminels qui veulent faire de la foi la source de la loi, imposer la collusion du politique et du religieux, sont une infime minorité. L’écrasante majorité des citoyens français de confession musulmane vivent en parfait accord avec la République laïque. Dans une société qui doit assurer la coexistence des libertés individuelles, des êtres humains, nulle liberté n’est absolue. La manifestation d’une croyance religieuse doit s’inscrire dans le régime de droit qui permet à tous les êtres humains de vivre ensemble.

Quelles conditions matérielles ont permis ce retour du fanatisme religieux ?

HENRI PENA-RUIZ Dans cette mondialisation capitaliste qui détruit les droits sociaux, les services publics, privatise tout et présente ces mutations comme des fatalités, la désespérance prospère. Avec la généralisation du credo néolibéral, de nouvelles figures de la pauvreté et de la misère apparaissent, privant des pans entiers de la population des conditions minimales de l’accomplissement humain. C’est dans ce contexte que se joue la résurgence des fanatismes politico-religieux. Mais ne soyons pas mécanistes. Tous les fanatiques ne sont pas des misérables. Certains d’entre eux bénéficient des généreux financements des puissants de ce monde. N’oublions pas que l’impérialisme américain s’est longtemps accommodé de l’islamisme, dont il a encouragé le développement. Le fanatisme religieux ne peut être lu seulement comme un effet. Il faut en rechercher les causes. Sans tomber dans les explications simplistes se limitant à la dimension économique, ni dans les lectures essentialistes comme celle proposée par Samuel Huntington dans le Choc des civilisations. Le propre de la culture humaine, c’est qu’elle est mouvante. Il y a un islam des Lumières représenté par les philosophes arabes du XIIe siècle comme Averroès. Alain de Libéra souligne à juste titre la médiation arabe dans le sauvetage et la transmission des études et de l’héritage antique, au moment où les fanatiques chrétiens brûlaient les bibliothèques et détruisaient les temples.

Que penser de la notion d’« atteinte au sacré » ?

HENRI PENA-RUIZ On ne peut accepter que de telles notions s’imposent au centre du débat public. C’est une terrible régression ! Il n’y a de « sacré » que pour les croyants ! Un humaniste athée tiendra pour « sacré », non pas un dieu, mais le respect de l’être humain… La seule boussole, c’est l’universel. Or la croyance religieuse n’est pas universelle. Donc aucune loi ne peut en dériver. Le délit de blasphème est totalement inacceptable dans une République laïque. Il est parfaitement compréhensible qu’un croyant puisse se sentir offusqué par une satire, par une caricature, par une critique violente. Mais c’est la même chose pour un athée ! Les religieux ne se privent pas, quant à eux, de fustiger les athées, de les présenter comme des vecteurs d’immoralité. Rouco Varela, le cardinal de Madrid, un néofranquiste notoire, ne se gêne pas pour dépeindre les athées comme des monstres. Faut-il lui interdire de tenir de tels propos ? Non ! Laissons-le dire, comme nous devons laisser les athées libres de critiquer, de moquer, de caricaturer les religions. Oui, la caricature offusque les croyants. Mais depuis quand les sentiments particuliers d’une partie de la population doivent-ils dicter la loi commune ? Si les croyants obtenaient que la loi punisse toute critique ou caricature des croyances, les athées seraient en droit d’exiger que soit punie par la loi toute critique de l’athéisme. Les communistes pourraient demander la pénalisation de tout amalgame entre communisme et stalinisme. On n’en finirait plus ! Toute opinion serait guettée par la censure. Faut-il censurer la Religieuse, de Diderot, ou le Traité sur la tolérance, de Voltaire ? Une démocratie ne peut interdire l’expression d’un point de vue dès lors qu’il heurte quelqu’un. Cette revendication de protection juridique des croyances ne concerne pas seulement certains musulmans. Lorsqu’il était archevêque de Paris, Mgr Lustiger a créé l’association Croyance et Liberté. Celle-ci poursuivait en justice toute mise en cause du catholicisme et du christianisme. Souvenons-nous que l’Espace Saint-Michel, dans le Quartier latin, à Paris, a été incendié pour avoir projeté la Dernière Tentation du Christ, de Martin Scorsese.

Mais la satire a-t-elle la même charge, lorsqu’elle vise une religion minoritaire, pratiquée majoritairement par des populations discriminées, déshéritées ?

HENRI PENA-RUIZ S’en prendre à des personnes ou à des groupes de personnes en raison de leurs origines ou de leurs croyances religieuses relève du racisme, donc du délit. Mais la critique d’une religion vise des idées, des croyances, pas des personnes. Ce n’est pas en établissant le délit de blasphème que l’on résoudra les discriminations qui ferment les portes de l’emploi aux enfants d’immigrés vivant en Seine-Saint-Denis.

Pourquoi le principe de laïcité, qui nous permet, croyants et non-croyants, de vivre ensemble à égalité de droits, est-il tant attaqué ?

HENRI PENA-RUIZ Tout idéal qui met en cause des privilèges est combattu par les privilégiés. La laïcité ne s’en prend pas aux religions, mais aux privilèges publics des religions. D’ailleurs de grands penseurs croyants ont défendu ce principe. Je pense à Victor Hugo. Chrétien, certes hostile à certaines dérives réactionnaires de l’Église catholique, il a très tôt pris fait et cause pour la laïcité. « Je veux l’État chez lui et l’Église chez elle », a-t-il lancé lors du débat à l’Assemblée nationale sur la loi Falloux. C’est la formule impeccable de la séparation de l’Église et de l’État, cinquante-cinq ans avant la loi de 1905. La laïcité n’est pas hostile à la religion comme démarche spirituelle. Mais, dans son souci d’émancipation, elle s’en prend au cléricalisme comme volonté de domination politique.

L’instrumentalisation de la laïcité par l’extrême droite pour voiler son hostilité aux citoyens de confession musulmane a détourné la gauche du combat laïque… C’est pourtant un député communiste, Étienne Fajon, en 1946, qui a proposé l’introduction de ce principe dans la Constitution. Comment la gauche peut-elle se réapproprier la laïcité ?

HENRI PENA-RUIZ Seule une partie de la gauche a abandonné le combat laïque. Essentiellement au Parti socialiste, dans la deuxième gauche qui, par clientélisme électoral ou par approche compassionnelle, a corrompu, perverti le principe de laïcité. Quant à Marine Le Pen et au Front national, ils ne sauraient en aucun cas se réclamer du combat laïque. Les récentes déclarations de Jean-Marie Le Pen sont d’ailleurs claires. Il affirme que sa fille n’a utilisé la notion de laïcité que de façon « contingente ». Bruno Gollnisch, numéro 2 du Front national, s’est opposé de toutes ses forces au Parlement européen à un amendement d’une eurodéputée portugaise reconnaissant le droit à l’IVG pour toutes les femmes d’Europe. Il l’a fait en accord avec la commission des Conférences épiscopales de l’Union européenne. Je n’ai jamais entendu le Front national s’en prendre au concordat d’Alsace-Moselle, qui fait peser sur les contribuables le salariat des prêtres, des rabbins et des pasteurs. Ni au délit de blasphème toujours en vigueur dans cette région en vertu d’une loi allemande. Le Front national n’a jamais demandé l’abrogation de la loi Debré du 31 décembre 1959, qui organise le financement public d’écoles privées religieuses. Marine Le Pen n’incarne donc pas une figure de la laïcité, elle instrumentalise l’invocation de la laïcité, et non pas la laïcité elle-même, pour déguiser son rejet d’une partie de la population française.

Quatre millions de personnes ont marché le 11 janvier pour défendre la liberté d’expression. Le débat politique se concentre pourtant sur les réponses sécuritaires…

HENRI PENA-RUIZ Une politique sécuritaire n’est légitime que lorsqu’elle s’articule à une politique de prévention. L’insécurité est toujours l’effet d’une cause sociale. Tant que l’on ne combat pas cette cause sociale, on ne peut prétendre combattre l’insécurité. Lorsque Nicolas Sarkozy prétendait répondre à l’aspiration à la sécurité en mettant un policier à chaque coin de rue, il faisait fausse route. Les « zones de non-droit » sont d’abord des zones sans services publics, sans emplois, où la désindustrialisation a permis aux économies parallèles et à la criminalité de prospérer. Plus que de répression, ces territoires ont besoin de lien social. Or on ne retisse le lien social qu’en reconstruisant une économie humaine, créatrice d’emplois et capable de rompre avec la concentration de la richesse à un pôle et de la pauvreté à un autre.

Un Dictionnaire amoureux de la Laïcité. Après son essai Marx quand même (Plon, 2012), Henri Peña-Ruiz signe un Dictionnaire amoureux de la laïcité (Plon, 2014) nourri de textes que ce principe a inspirés, de Giordano Bruno à Voltaire, de John Locke à Victor Hugo. Les 248 entrées de l’ouvrage invitent à la (re)découverte de références littéraires, philosophiques et historiques qui permettent de comprendre la laïcité non pas comme dogme, mais comme processus d’émancipation. Comme indispensable cadre juridique aussi, organisant la vie commune et l’égalité des droits entre croyants et non-croyants.

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Lettre d’une habitante de Gorlovka.

13 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La République, #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La guerre, #La paix, #Terrorisme, #AMERIQUE

Lettre d’une habitante de Gorlovka

Lettre d’une habitante de Gorlovka.

Sans doute que peu de gens comprennent ce qui se passe ! Ici, chaque minute, des GENS meurent !

PEU IMPORTE QUI : militaire ou pas, de la résistance ou non, femme, homme, petit garçon, petite fille, enfant, bébé ! Je regarde tous ceux que j’ai comme amis et les amis de mes amis. C’est étonnant que ceux qui déplorent le sort de notre peuple sont vous savez qui ? Les Russes, ceux qui savent au moins quelque chose de cette guerre !

MES amis, par exemple, de l’est de l’Ukraine, m’écrivent encore et encore en message personnel (c’est bien fait pour vous). Les autres, vous savez quoi ? Il faut vous extirper jusqu’à la racine ! Et encore ? Vous ne devinerez pas. Ils écrivent que nous sommes une tumeur qui peut s’étendre ! Et nous, ou plutôt eux, craignent que nous les attaquions ! Et qui va les attaquer ? Ceux qui sont restés ici ? Nous sommes de jour en jour moins nombreux !

Et ce n’est pas nous qui avons voulu cette guerre ! Tous se souviennent comment c’est arrivé ! Vous êtes allés trop loin avec les gens qui sont ici ! D’abord, quand on a commencé à bombarder nos villes et que tout le monde s’est précipité dans les autres régions, qu’avez-vous fait, les Ukrainiens? Vous avez doublé le prix des logements ! Vous nous avez traité comme des ordures ! Vous avez tout fait pour que nous repartions d’où nous venions ! 2) Vous avez arrêté de nous payer nos retraites. 3) Vous avez fermé le passage et créé pour nous un système de laissez-passer !

Et pourtant, nous sommes des êtres humains, comme vous, nous ne différons de vous en rien. Plus vous nous traitez mal, moins nous voulons rentrer. Je n’éprouve pour vous plus aucun respect ni amour ! Comme autrefois !

Celui qui était un être humain l’est resté, mais ceux qui ne l’étaient pas se sont révélés dans toute leur splendeur ! Quand d’une façon incompréhensible, les bombes se sont mises à pleuvoir sur Marioupol, heu, comme on l’a compris un jour, mais avant, quoi ? Vous vous souvenez comme vous avez augmenté le loyer des appartements ? Le moins cher coûtait 4000-5000 ! Et si on vous bombarde ? Où allez-vous vous enfuir ?

Je regrette vraiment ce qui s’est passé à Slaviansk ! Maintenant, nous comprenons tous, comment ces gens vivaient ! Seigneur ! C’est seulement si cette guerre finit par toucher chacun de vous que vous comprendrez tous combien il est terrible de vivre au XXI° siècle et de ne pas savoir ce qui va arriver dans une seconde ! Voici que vous vous préparez certainement à aller dormir et nous, vous savez OU ? VOUS SAVEZ OU ? Dans les couloirs! Nos enfants, nos parents, nos femmes dorment par terre. Vous comprenez cela, ou non ? Non, si Kiev et toute l’Ukraine se révoltaient contre le génocide, peut-être que la guerre s’arrêterait ? ENTENDEZ-NOUS !

Traduction Laurence Guillon

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Samir Amin : « Un acte odieux, mais la faute en est à la France et aux États Unis »

12 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #Politique étrangère, #La guerre, #La paix, #Je suis Charlie?

 
 

Samir Amin

9.01.15 – Nous avons joint Samir Amin par téléphone à Paris. Philosophe et économiste, directeur du Forum du Tiers Monde, basé à Dakar, il commente l’attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo.

propos recueillis par Giuseppe Acconcia

Pourquoi les terroristes ont-ils frappé si durement au cœur de l’Europe ?

C’est une conséquence directe de la politique occidentale en Libye. En particulier le Sud du pays est devenu une base d’approvisionnement gigantesque. Cette région a été stratégique pour la France, sans elle l’armée française n’aurait pas pu intervenir au Sahel. Je dirai même plus. Je crois que l’exécution des attaques a une relation avec l’avancée de l’armée française au Tchad ces derniers jours. Les djihadistes ont voulu réaffirmer que le Sud de la Libye doit rester leur base et une terre de personne. Évidemment tout ceci est ensuite la conséquence directe des attaques de l’Otan contre le colonel Muammar Khadafi en 2011.

Qui est donc le vrai responsable de ces actions. Est-ce peut-être le cas de mettre en discussion la politique occidentale au Moyen Orient ?

Il s’agit d’un odieux acte de terrorisme de soi-disant islamistes qui ont une compréhension très particulière de l’Islam et de la religion. Mais la responsabilité de ces attentats est de la France et des États Unis. Les puissances occidentales continuent à soutenir l’Arabie Saoudite, le Qatar et les pays du Golfe. Ils accordent tout à ces pays, qui donnent un soutien gigantesque au terrorisme. Pour être plus clair, les puissances occidentales considèrent l’alliance avec les pays du Golfe comme un fondement de la politique néo-libérale. La deuxième erreur occidentale est d’avoir combattu les autocrates qui ont cherché à mettre un frein à l’Islam politique, de Saddam Hussein à Muammar Khadafi. Par exemple en Iraq Saddam Hussein bien qu’il réussissait à assurer la coexistence entre chiites et sunnites a été brutalement destitué. Et Khadafi avait clairement contenu les dérives islamistes en Libye.

Y a-t-il des responsabilités spécifiques de la France ?

La France a une responsabilité de plus : avoir soutenu les islamistes en Algérie, en les présentant comme des victimes de la dictature de l’armée. Une partie de ces islamistes s’est réfugiée en Arabie Saoudite mais aussi en Europe : en Grande Bretagne encore plus qu’en France.

Pourquoi les puissances occidentales ont-elles intérêt à continuer de fomenter le terrorisme international ?

Le seul objectif des puissances occidentales est de faire avancer leur politique néo-libérale. Pour ceci, pour elles, le monde se divise en deux : les pays qui soutiennent inconditionnellement le néo-libéralisme sont les seuls amis de l’Occident, même s’il s’agit d’odieux islamistes ; les pays récalcitrants sont par contre des ennemis de la dictature du capital international. Dit autrement, les puissances occidentales ont un seul critère : le libéralisme absolu. A ceux qui le soutiennent on pardonne tout. Et la démocratie n’a rien à voir avec cela.

Parmi les terroristes certains auraient fait référence à Al Qaeda au Yemen pendant les attaques.

Ça ne m’étonne pas, au Yemen pendant des années les islamistes ont été soutenus par les États-Unis pour leur fonction anti-communiste, ensemble avec l’Arabie Saoudite. Dans ce cas la bataille était contre le « danger » national populaire de l’ex Yemen du Sud.

Est-ce plausible qu’il s’agisse de djihadistes avec des passeports européens, comment cela s’explique-t-il ?

Les puissances occidentales ont toléré que des citoyens européens partent pour la Syrie pour combattre Bachar Al Assad. Ce mécanisme a été soutenu par la Turquie et par d’autres gouvernements occidentaux . Mais il faut faire attention à ne pas tomber dans l’islamophobie. La majorité écrasante des immigrés qui vivent en France, croyants ou pas, ne sont pas du tout fanatiques de l’Islam réactionnaire. Par contre il ne faut pas sous-estimer que soient impliqués beaucoup d’athées et des convertis à ces mouvements radicaux. Les terroristes, comme d’habitude, sont bien préparés. La même chose advint avec les Talibans en Afghanistan qui avaient été entraînés par la CIA au Pakistan. Et ainsi ces « jihadistes européens » ne sont pas des amateurs, probablement ils se sont formés en Syrie et en Iraq. C’est pour cela qu’ils sont extrêmement efficaces.

Pourquoi c’est la presse qui a été choisie comme objectif ?

Les terroristes ont choisi un objectif « intelligent ». Leur but est de diffuser la terreur dans les médias. L’objectif, en dernière analyse, est celui d’obliger l’Occident à renoncer à la laïcité et à la liberté d’expression.

Source : il manifesto.it, trouvé sur histoireetsociete.wordpress.com

 

 

4 réponses à Samir Amin : « Un acte odieux, mais la faute en est à la France et aux États Unis »

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UKRAINE - "Le risque de guerre totale est réel" : Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France

11 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La République, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #AMERIQUE, #La guerre, #La paix, #Terrorisme

UKRAINE - "Le risque de guerre totale est réel" : Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France

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Jacques Attali s'oppose à l'escalade guerrière en Europe. La France est l'alliée de la Russie.

11 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La République, #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #Terrorisme

Une fois de plus, nous pouvons être entraînés dans une guerre absurde, contre ceux qui devraient être nos alliés dans d’autres combats infiniment plus importants.
Il est en effet totalement absurde de se poser en défenseur d’un gouvernement ukrainien aussi incohérent que les précédents, incapable de proposer un programme de reconstruction de l’État, et qui ne trouve pas mieux pour exister que de réaffirmer que le russe, langue maternelle d’une partie significative de sa population, n’est plus langue nationale.
Alors, faut-il s’indigner de voir la Russie se poser en défenseur des droits de ces minorités ? Nous opposerions nous aux Hollandais s’ils volaient au secours des Flamands à qui un gouvernement belge aurait interdit de parler leur langue ? Et nous, Français, ne réagirions nous pas si le gouvernement suisse interdisait à ses citoyens de parler le français ?
Si l’Ukraine ne veut pas donner à ses russophones un statut décent, il est normal que ceux-ci veuillent l’obtenir, et qu’ils appellent à l’aide la Russie voisine, où beaucoup d’entre eux se sont déjà réfugiés.
Ne nous laissons pas entrainer par ceux qui prétendre que la Russie voudrait ensuite se saisir de la Pologne ou des pays baltes, en réalité invulnérables parce que membres indéfectibles de nos alliances. Ne nous laissons pas non plus entrainer par ceux qui prétendent inviolables les frontières de l’Europe quand cela les arrange et qui ne se sont pas opposés à la sécession de la Slovaquie, à la partition de la Yougoslavie ni même au redécoupage des frontières lors de la naissance du Kosovo !
Enfin, le conflit qui menace désormais avec la Russie, pour la défense d’un gouvernement ukrainien incompétent, est d’autant plus absurde que nous avons bien des combats essentiels à mener en commun avec les Russes.
Ne voit-on pas que le terrorisme fondamentaliste est en train de tenter de s’organiser en un état islamiste unique, qui irait du Nigéria à la Tchétchénie, en passant par le Mali, la Libye, la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan et une partie du Pakistan ? Ne voit-on pas que ce qui se joue avec le terrorisme en Europe renvoie en écho à cette même bataille ? Ne voit-on pas que les compétences de l’armée russe en matière de lutte antiterroriste nous seraient fort utiles dans cet affrontement majeur ?
La France doit donc pousser les Européens à se dégager de l’influence ici délétère de ceux qui, aux États-Unis et en Europe, en particulier en Pologne, continuent de confondre Poutine avec Hitler. Et de ceux qui, comme dans les organes de direction de l’OTAN, sont heureux d’inventer un ennemi imaginaire pour justifier leur existence.
Il est urgent de proposer à nos partenaires européens de parler à la Russie comme un allié potentiel et non comme un ennemi imaginaire. Ce serait, d’ailleurs, la seule façon de pousser ce pays vers la démocratie.
Il est en conséquence aussi urgent de repenser notre loi de programmation militaire. Et en particulier nos stratégies de défense.
La France est l’un des rares pays au monde à maitriser la dissuasion nucléaire, les opérations spéciales, et la projection de forces conventionnelles et d’entrée en premier sur un théâtre. Elle est par ailleurs le seul pays d’Europe à posséder un porte-avion nucléaire. Mais son effort de défense n’est pas adapté à la nature des menaces à venir, et il décline depuis 1995 (avec notamment une baisse de 30% des effectifs en vingt ans). L’opération Serval au Mali a ainsi révélé les failles de nos équipements de renseignement (drones), de logistique (transporteurs), et de ravitaillement en vol, où certains de nos matériels en service le sont depuis plus de 50 ans ! Alors que nous dépensons des sommes indues, depuis trop longtemps, pour maintenir la chaine de production du Rafale, pour le seul bénéfice de l’entreprise qui le produit.
Tout cela serait à repenser. D’urgence. Il faudrait pour cela, en toute priorité, débattre, au Parlement, de notre vision du monde et de ses menaces. Beau débat. Bien plus intéressant et important que tous ceux qui agitent aujourd’hui notre classe politique.
j@attali.com

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