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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

Les 25 réformes structurelles que le gouvernement grec a promis à Bruxelles.

27 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Le capitalisme;, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #Les transnationales, #La lutte des classes, #La finance dérégulée, #Terrorisme, #Le fascisme

Publié par Michel El Diablo

 

Les 25 réformes structurelles que le gouvernement grec a promis à Bruxelles

Plus dure sera la chute. La colère grande à SYRIZA, où certains dénoncent une trahison, une capitulation face à la Troïka. Qu'en est-il ? Le projet de réformes structurelles envoyé par le Ministre de l'Economie grec donne une réponse : les Grecs vont encore souffrir

Répondre à d'immenses aspirations populaires, satisfaire de maigres promesses sociales se chiffrant néanmoins en milliards, le tout sans toucher aux privilèges des armateurs, du clergé, de l'armée, en respectant les engagements européens et en payant toute la dette. Comment faire ?

La réponse : en s'engageant non seulement à continuer les plans d'austérité précédents mais à aller plus loin dans les « réformes structurelles » exigées par l'UE.

De l'engagement auprès du peuple grec à celui auprès des dirigeants européens

Un petit jeu pour mesurer, en quelques jours, l'ampleur des reculs. Le 11 janvier, le ministre de l'Economie Varoufakis déclare devant l'Eurogroupe : « le peuple grec nous a donné un mandat fort pour mettre un terme au cycle de l'austérité qui a causé d'immenses dégâts sociaux et économiques.

Le nouveau gouvernement s'est engagé à ramener l'espoir, la dignité et la fierté aux citoyens grecs et à mettre en place un programme général pour traiter les racines de la piètre performance socio-économique de la Grèce ».

Le 16 janvier, les mandataires ne sont plus les mêmes : « la tâche du gouvernement est de mettre en place les réforme profondes dont la Grèce a besoin pour stopper les forces combinées de la déflation et de la spirale négative de la dette, de retrouver une croissance portée par l'investissement et de maximiser la valeur actuelle nette des remboursements de la dette à nos créanciers ».

« Notre gouvernement sera le plus réformateur de l'histoire grecque »

Dès le 11 janvier, Varoufakis mettait les choses au clair : « son gouvernement a été élu pour stabiliser, réformer, ramener la croissance en Grèce », réaffirmait ses engagements : « garder des finances publiques saines », « réaliser des réformes structurelles », « favoriser l'investissement ».

Il allait plus loin : « notre gouvernement sera le plus réformateur de l'histoire grecque moderne, parmi les plus enthousiastes réformateurs d'Europe ». De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace.

Dans ce document, point par point, Varoufakis rassurait les dirigeants européens : les privatisations ? « Notre gouvernement est tout sauf dogmatique, nous allons évaluer chaque projet au cas par cas. Tout ce qui a été dit dans les médias sur la privatisation du port du Pirée est très loin de la réalité. En fait, c'est tout le contraire, l'investissement étranger sera favorisé ».

Le salaire minimum ? « Ce sera progressif après septembre, avec consultation du patronat et des syndicats … pour ne pas pénaliser la compétitivité en échange le gouvernement s'engage à des réformes, ainsi dans la sécurité sociale avec la réduction des cotisations salariales ».

La ré-embauche de fonctionnaires ? « Elle sera limitée à 2 013 cas .. et se paiera par des économies dans d'autres postes de dépenses publiques ».

Trois promesses : respecter les engagements, rigueur budgétaire, payer la dette

On pourrait continuer. Le 16 février, Varoufakis affirme à la Troika ses trois engagements : « (1) réaffirmation de notre engagement à respecter les termes de notre accord de prêt avec tous les créanciers ; (2) aucune action qui ne menace de grever le budget actuel, ou a des implications sur la stabilité financière ; (3) aucune action visant à diminuer la valeur des prêts contractés ».

L'accord conclu avec l'Europe pour étendre les prêts européens sur 6 mois prévoyait en contre-partie l'adoption de « réformes structurelles » à proposer du côté du gouvernement grec. Poursuite des plans d'austérité de la Troïka, sous un autre nom, en somme.

A quoi ressemblent alors les « réformes structurelles » proposées par le gouvernement grec ? 7 pages très denses, 66 points dans 14 domaines. Quand le gouvernement Tsipras annonce qu'il sera « le plus réformateur de l'histoire grecque », cela se vérifie.

La plupart des engagements restent encore très vagues dans la « réforme fiscale structurelle », la « stabilité financière », « les politiques de croissance », et la « réponse à la crise humanitaire ».

Cela ne dit pas tout mais les réformes fiscales et les politiques de croissance occupent 2 pages, celles sur la stabilité financière 1 page … la réponse à la crise humanitaire, quelques lignes !

Sur quels engagements concrets le gouvernement grec va partir pour les prochains mois ? Le gouvernement multiplie les déclarations – y compris dans son plan – sur la lutte contre la corruption, l'évasion fiscale, les trafics, cela reste hypothétique.

25 réformes structurelles (sans nuance) promises par le gouvernement grec

Sur le concret, on peut résumer en 25 points :

1 – AUGMENTATION CIBLEE de la TVA ? : La « rationalisation de la TVA » dit Varoufakis, avec refonte des taux de façon « à maximiser les revenus sans pénaliser la justice sociale ». Le gouvernement souhaite « limiter les exemptions » (pas les supprimer) et « éliminer les décomptes non-raisonnables » (quels sont ceux raisonnables?) ;

2 – SPENDING REVIEW dans le PUBLIC : « Révision et contrôle des dépenses publiques » (spending review) : dans l'éducation, la santé, le transport, l'administration locale, les aides sociales. Le « spending review » a été l'instrument utilisé par le gouvernement social-libéral italien actuel pour imposer une « austérité juste » (sic).

3 – AMELIORER l'EFFICACITE des ADMINISTRATIONS : « Améliorer drastiquement l'efficacité des administrations locale et centrale en ciblant les promesses budgétaires, par des restructurations de la gestion et la ré-allocation des ressources mal distribuées ». Réforme de l’État, économies budgétaires, restructurations rationnelles, on connaît..

4 – COUPER DANS les DEPENSES PUBLIQUES : « Identifier des mesures par une spending review dans chaque ministère et la rationalisation des dépenses non salariales ». Soit couper désormais dans les dépenses publiques, des ministères, sans toucher directement les salaires

5 – LIMITER les DEPENSES de SANTE : « Contrôler les dépenses de santé tout en améliorant la livraison, la qualité des services médicaux, et en garantissant un accès universel ». Pour réaliser cette mission impossible, faire plus en dépensant moins, le gouvernement sera « aidé par l'OCDE », connu pour pester contre les systèmes de santé publics trop coûteux …

6 – LUTTER contre les RETRAITES ANTICIPEES : Travailler à « l'unification du système de retraites, en éliminant les failles dans le système, les incitations qui conduisent à une augmentation excessive des retraites anticipées, en particulier dans les banques et le secteur public ». En pointant les abus réels, au nom de l' « égalité » et de la lutte contre les privilèges cela signifie faire accepter un recul de l'âge de départ à la retraite.

7 – REALISER DES ECONOMIES sur les CAISSES de RETRAITE : « Consolider les caisses de retraite de façon à réaliser des économies ». Comment, sans toucher aux pensions, ni aux personnels des caisses ?

8 – Un REVENU (très) MINIMIMUM GARANTI … contre les RETRAITES avant 65 ANS : « aider les employés entre 50 et 65 ans y compris par un revenu minimum garanti, afin de lever les incitations à prendre des retraites anticipées ». Autrement dit, plutôt un revenu minimum pour tous à 500 € qu'une retraite à 1 000 € !

9 – HAUSSE DE LA PRODUCTIVITÉ dans le PUBLIC sans HAUSSE SALARIALE : « Réformer la grille des salaires dans le secteur public, avec pour but de 'décomprimer la distribution des salaires' via des gains de productivité et des politiques de recrutement appropriés sans réduire les paliers salariaux actuels, mais en s'assurant que la facture des salaires dans le secteur public n'augmente pas ». Cela signifie, travailler plus (intensément), embaucher guère plus (voire moins), sans gagner plus !

10 – REDUIRE les AVANTAGE SOCIAUX Dans le PUBLIC : « Rationaliser les avantages non-salariaux, pour réduire la dépense globale dans le secteur public, sans mettre en péril le fonctionnement du secteur public, en accord avec les pratiques de l'UE ». Réduire les dépenses dans les services publics, comment, sans dégrader le service ?

11 – MAXIMISER la MOBILITE dans le SECTEUR PUBLIC : Promouvoir des mesures comme « l'amélioration des mécanismes de recrutement, encourager les nominations managériales au mérite, processus juste pour maximiser la mobilité des ressources humaines et autres dans le secteur public ».

12 – S'ENGAGER auprès des BANQUES BIEN GEREES : La Grèce est engagée « auprès des banques qui sont gérées sur des principes commerciaux/bancaires sains »

13 – ASSURER la STABILITE du SECTEUR BANCAIRE avec la BCE : « Utiliser le Fonds de stabilité financière héllénique et s'assurer, en collaboration avec la BCE, la Commission européenne et le SSM, pour s'assurer qu'il joue son rôle consistant à assurer la stabilité du secteur bancaire et ses prêts aux banques commerciales, tout en respectant les règles européennes de concurrence ».

14 – RESPECT des PRIVATISATIONS déjà réalisées : S'engager à « ne pas revenir sur les privatisations déjà actées. Là où le processus de contrat a été lancé, le gouvernement respectera le processus, conformément à la loi »

15 – MISSIONS de SERVICE PUBLIC dans les FIRMES PRIVATISEES : Préserver la « fourniture de biens publics fondamentaux par les firmes/industries privatisées » en conformité avec la « législation européenne » ;

16 – ENCORE PLUS DE PRIVATISATIONS : « Analyser les privatisations qui n'ont pas encore été lancées, avec en vue d'améliorer ses termes afin de maximiser les revenus à en tirer par l’État, améliorer la concurrence dans les économies locales, promouvoir la reprise économique nationale et stimuler les perspectives de croissance ;

17 – PLUS de PARTENARIATS PUBLIC-PRIVE : Adopter une approche « au cas par cas, avec l'accent mis sur les concessions sur le long terme, les partenariats public-privé et les contrats qui maximisent non seulement les revenus gouvernementaux mais aussi les perspectives d'investissement privé ».

18 – De l'EMPLOI TEMPORAIRE bon marché sur le dos des CHOMEURS : « Etendre et développer le schéma actuel qui accorde des emplois temporaires aux chômeurs »

19 – HAUSSE graduelle du SMIC … contre FLEXIBILITE : Lancer une « nouvelle approche intelligente des négociations salariales collectives qui balance besoins de flexibilité et justice. Cela inclut l'ambition d'augmenter les salaires minimum tout en préservant la compétitivité et les perspectives d'emploi .. l'ampleur et le timing des changements sur le salaire minimum sera fait en consultation avec les partenaires sociaux et les institutions européennes et internationales »

20 – DEVELOPPER la CONCURRENCE LIBRE et non-FAUSSEE : Supprimer les « barrières à la concurrence »,

21 – LUTTER contre la BUREAUCRATIE : Introduire des actions pour « réduire le fardeau administratif de la bureaucratie », dont « une législation qui interdit les administrations publiques de demander des documents que l'Etat possède déjà ».

22 – DEMANTELER les PROFESSIONS REGLEMENTEES : « Poursuivre les efforts pour lever les restrictions disproportionnées et injustifiées dans les professions réglementées, dans le cadre de la stratégie générale pour frapper les intérêts corporatistes » ;

23 – LIBERALISER le MARCHE de l'ENERGIE, respect des DIRECTIVES de l'UE : « Aligner la législation du marché du gaz et de l'électricité avec les bonnes pratiques et la législation de l'UE ».

24 – DEVELOPPER les BONS ALIMENTAIRES : Répondre aux besoins … « nés de la montée de la pauvreté absolue par des mesures non-pécuniaires fortement ciblées (ex : bons alimentaires) »

25 – UN REVENU MINIMUM GARANTI pour TOUS … sans DEPENSES SUPPLEMENTAIRES : Évaluer « le schéma de Revenu minimum garanti en vue de l'étendre nationalement », ce qui doit se faire « sans aucun impact fiscal négatif »

Les dirigeants européens n'ont pas sauté au plafond, ils ont considéré le document comme « un bon point de départ ». Un bon point de départ pour continuer à faire payer plus le peuple grec jusqu'à l'agonie, les faire payer une dette indue pour soutenir l'Euro de la misère.

Combien de temps va encore durer l'agonie du peuple grec, sa duperie fondamentale ? Combien de temps avant de poser la seule et vraie question : remettre en cause l'euro et l'UE, refuser de payer la dette, faire payer les riches en Grèce comme ailleurs.

 

SOURCE:

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Les 25 réformes structurelles que le gouvernement grec a promis à Bruxelles.

27 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Le capitalisme;, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #Les transnationales, #La lutte des classes, #La finance dérégulée, #Terrorisme, #Le fascisme

Publié par Michel El Diablo

 

Les 25 réformes structurelles que le gouvernement grec a promis à Bruxelles

Plus dure sera la chute. La colère grande à SYRIZA, où certains dénoncent une trahison, une capitulation face à la Troïka. Qu'en est-il ? Le projet de réformes structurelles envoyé par le Ministre de l'Economie grec donne une réponse : les Grecs vont encore souffrir

Répondre à d'immenses aspirations populaires, satisfaire de maigres promesses sociales se chiffrant néanmoins en milliards, le tout sans toucher aux privilèges des armateurs, du clergé, de l'armée, en respectant les engagements européens et en payant toute la dette. Comment faire ?

La réponse : en s'engageant non seulement à continuer les plans d'austérité précédents mais à aller plus loin dans les « réformes structurelles » exigées par l'UE.

De l'engagement auprès du peuple grec à celui auprès des dirigeants européens

Un petit jeu pour mesurer, en quelques jours, l'ampleur des reculs. Le 11 janvier, le ministre de l'Economie Varoufakis déclare devant l'Eurogroupe : « le peuple grec nous a donné un mandat fort pour mettre un terme au cycle de l'austérité qui a causé d'immenses dégâts sociaux et économiques.

Le nouveau gouvernement s'est engagé à ramener l'espoir, la dignité et la fierté aux citoyens grecs et à mettre en place un programme général pour traiter les racines de la piètre performance socio-économique de la Grèce ».

Le 16 janvier, les mandataires ne sont plus les mêmes : « la tâche du gouvernement est de mettre en place les réforme profondes dont la Grèce a besoin pour stopper les forces combinées de la déflation et de la spirale négative de la dette, de retrouver une croissance portée par l'investissement et de maximiser la valeur actuelle nette des remboursements de la dette à nos créanciers ».

« Notre gouvernement sera le plus réformateur de l'histoire grecque »

Dès le 11 janvier, Varoufakis mettait les choses au clair : « son gouvernement a été élu pour stabiliser, réformer, ramener la croissance en Grèce », réaffirmait ses engagements : « garder des finances publiques saines », « réaliser des réformes structurelles », « favoriser l'investissement ».

Il allait plus loin : « notre gouvernement sera le plus réformateur de l'histoire grecque moderne, parmi les plus enthousiastes réformateurs d'Europe ». De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace.

Dans ce document, point par point, Varoufakis rassurait les dirigeants européens : les privatisations ? « Notre gouvernement est tout sauf dogmatique, nous allons évaluer chaque projet au cas par cas. Tout ce qui a été dit dans les médias sur la privatisation du port du Pirée est très loin de la réalité. En fait, c'est tout le contraire, l'investissement étranger sera favorisé ».

Le salaire minimum ? « Ce sera progressif après septembre, avec consultation du patronat et des syndicats … pour ne pas pénaliser la compétitivité en échange le gouvernement s'engage à des réformes, ainsi dans la sécurité sociale avec la réduction des cotisations salariales ».

La ré-embauche de fonctionnaires ? « Elle sera limitée à 2 013 cas .. et se paiera par des économies dans d'autres postes de dépenses publiques ».

Trois promesses : respecter les engagements, rigueur budgétaire, payer la dette

On pourrait continuer. Le 16 février, Varoufakis affirme à la Troika ses trois engagements : « (1) réaffirmation de notre engagement à respecter les termes de notre accord de prêt avec tous les créanciers ; (2) aucune action qui ne menace de grever le budget actuel, ou a des implications sur la stabilité financière ; (3) aucune action visant à diminuer la valeur des prêts contractés ».

L'accord conclu avec l'Europe pour étendre les prêts européens sur 6 mois prévoyait en contre-partie l'adoption de « réformes structurelles » à proposer du côté du gouvernement grec. Poursuite des plans d'austérité de la Troïka, sous un autre nom, en somme.

A quoi ressemblent alors les « réformes structurelles » proposées par le gouvernement grec ? 7 pages très denses, 66 points dans 14 domaines. Quand le gouvernement Tsipras annonce qu'il sera « le plus réformateur de l'histoire grecque », cela se vérifie.

La plupart des engagements restent encore très vagues dans la « réforme fiscale structurelle », la « stabilité financière », « les politiques de croissance », et la « réponse à la crise humanitaire ».

Cela ne dit pas tout mais les réformes fiscales et les politiques de croissance occupent 2 pages, celles sur la stabilité financière 1 page … la réponse à la crise humanitaire, quelques lignes !

Sur quels engagements concrets le gouvernement grec va partir pour les prochains mois ? Le gouvernement multiplie les déclarations – y compris dans son plan – sur la lutte contre la corruption, l'évasion fiscale, les trafics, cela reste hypothétique.

25 réformes structurelles (sans nuance) promises par le gouvernement grec

Sur le concret, on peut résumer en 25 points :

1 – AUGMENTATION CIBLEE de la TVA ? : La « rationalisation de la TVA » dit Varoufakis, avec refonte des taux de façon « à maximiser les revenus sans pénaliser la justice sociale ». Le gouvernement souhaite « limiter les exemptions » (pas les supprimer) et « éliminer les décomptes non-raisonnables » (quels sont ceux raisonnables?) ;

2 – SPENDING REVIEW dans le PUBLIC : « Révision et contrôle des dépenses publiques » (spending review) : dans l'éducation, la santé, le transport, l'administration locale, les aides sociales. Le « spending review » a été l'instrument utilisé par le gouvernement social-libéral italien actuel pour imposer une « austérité juste » (sic).

3 – AMELIORER l'EFFICACITE des ADMINISTRATIONS : « Améliorer drastiquement l'efficacité des administrations locale et centrale en ciblant les promesses budgétaires, par des restructurations de la gestion et la ré-allocation des ressources mal distribuées ». Réforme de l’État, économies budgétaires, restructurations rationnelles, on connaît..

4 – COUPER DANS les DEPENSES PUBLIQUES : « Identifier des mesures par une spending review dans chaque ministère et la rationalisation des dépenses non salariales ». Soit couper désormais dans les dépenses publiques, des ministères, sans toucher directement les salaires

5 – LIMITER les DEPENSES de SANTE : « Contrôler les dépenses de santé tout en améliorant la livraison, la qualité des services médicaux, et en garantissant un accès universel ». Pour réaliser cette mission impossible, faire plus en dépensant moins, le gouvernement sera « aidé par l'OCDE », connu pour pester contre les systèmes de santé publics trop coûteux …

6 – LUTTER contre les RETRAITES ANTICIPEES : Travailler à « l'unification du système de retraites, en éliminant les failles dans le système, les incitations qui conduisent à une augmentation excessive des retraites anticipées, en particulier dans les banques et le secteur public ». En pointant les abus réels, au nom de l' « égalité » et de la lutte contre les privilèges cela signifie faire accepter un recul de l'âge de départ à la retraite.

7 – REALISER DES ECONOMIES sur les CAISSES de RETRAITE : « Consolider les caisses de retraite de façon à réaliser des économies ». Comment, sans toucher aux pensions, ni aux personnels des caisses ?

8 – Un REVENU (très) MINIMIMUM GARANTI … contre les RETRAITES avant 65 ANS : « aider les employés entre 50 et 65 ans y compris par un revenu minimum garanti, afin de lever les incitations à prendre des retraites anticipées ». Autrement dit, plutôt un revenu minimum pour tous à 500 € qu'une retraite à 1 000 € !

9 – HAUSSE DE LA PRODUCTIVITÉ dans le PUBLIC sans HAUSSE SALARIALE : « Réformer la grille des salaires dans le secteur public, avec pour but de 'décomprimer la distribution des salaires' via des gains de productivité et des politiques de recrutement appropriés sans réduire les paliers salariaux actuels, mais en s'assurant que la facture des salaires dans le secteur public n'augmente pas ». Cela signifie, travailler plus (intensément), embaucher guère plus (voire moins), sans gagner plus !

10 – REDUIRE les AVANTAGE SOCIAUX Dans le PUBLIC : « Rationaliser les avantages non-salariaux, pour réduire la dépense globale dans le secteur public, sans mettre en péril le fonctionnement du secteur public, en accord avec les pratiques de l'UE ». Réduire les dépenses dans les services publics, comment, sans dégrader le service ?

11 – MAXIMISER la MOBILITE dans le SECTEUR PUBLIC : Promouvoir des mesures comme « l'amélioration des mécanismes de recrutement, encourager les nominations managériales au mérite, processus juste pour maximiser la mobilité des ressources humaines et autres dans le secteur public ».

12 – S'ENGAGER auprès des BANQUES BIEN GEREES : La Grèce est engagée « auprès des banques qui sont gérées sur des principes commerciaux/bancaires sains »

13 – ASSURER la STABILITE du SECTEUR BANCAIRE avec la BCE : « Utiliser le Fonds de stabilité financière héllénique et s'assurer, en collaboration avec la BCE, la Commission européenne et le SSM, pour s'assurer qu'il joue son rôle consistant à assurer la stabilité du secteur bancaire et ses prêts aux banques commerciales, tout en respectant les règles européennes de concurrence ».

14 – RESPECT des PRIVATISATIONS déjà réalisées : S'engager à « ne pas revenir sur les privatisations déjà actées. Là où le processus de contrat a été lancé, le gouvernement respectera le processus, conformément à la loi »

15 – MISSIONS de SERVICE PUBLIC dans les FIRMES PRIVATISEES : Préserver la « fourniture de biens publics fondamentaux par les firmes/industries privatisées » en conformité avec la « législation européenne » ;

16 – ENCORE PLUS DE PRIVATISATIONS : « Analyser les privatisations qui n'ont pas encore été lancées, avec en vue d'améliorer ses termes afin de maximiser les revenus à en tirer par l’État, améliorer la concurrence dans les économies locales, promouvoir la reprise économique nationale et stimuler les perspectives de croissance ;

17 – PLUS de PARTENARIATS PUBLIC-PRIVE : Adopter une approche « au cas par cas, avec l'accent mis sur les concessions sur le long terme, les partenariats public-privé et les contrats qui maximisent non seulement les revenus gouvernementaux mais aussi les perspectives d'investissement privé ».

18 – De l'EMPLOI TEMPORAIRE bon marché sur le dos des CHOMEURS : « Etendre et développer le schéma actuel qui accorde des emplois temporaires aux chômeurs »

19 – HAUSSE graduelle du SMIC … contre FLEXIBILITE : Lancer une « nouvelle approche intelligente des négociations salariales collectives qui balance besoins de flexibilité et justice. Cela inclut l'ambition d'augmenter les salaires minimum tout en préservant la compétitivité et les perspectives d'emploi .. l'ampleur et le timing des changements sur le salaire minimum sera fait en consultation avec les partenaires sociaux et les institutions européennes et internationales »

20 – DEVELOPPER la CONCURRENCE LIBRE et non-FAUSSEE : Supprimer les « barrières à la concurrence »,

21 – LUTTER contre la BUREAUCRATIE : Introduire des actions pour « réduire le fardeau administratif de la bureaucratie », dont « une législation qui interdit les administrations publiques de demander des documents que l'Etat possède déjà ».

22 – DEMANTELER les PROFESSIONS REGLEMENTEES : « Poursuivre les efforts pour lever les restrictions disproportionnées et injustifiées dans les professions réglementées, dans le cadre de la stratégie générale pour frapper les intérêts corporatistes » ;

23 – LIBERALISER le MARCHE de l'ENERGIE, respect des DIRECTIVES de l'UE : « Aligner la législation du marché du gaz et de l'électricité avec les bonnes pratiques et la législation de l'UE ».

24 – DEVELOPPER les BONS ALIMENTAIRES : Répondre aux besoins … « nés de la montée de la pauvreté absolue par des mesures non-pécuniaires fortement ciblées (ex : bons alimentaires) »

25 – UN REVENU MINIMUM GARANTI pour TOUS … sans DEPENSES SUPPLEMENTAIRES : Évaluer « le schéma de Revenu minimum garanti en vue de l'étendre nationalement », ce qui doit se faire « sans aucun impact fiscal négatif »

Les dirigeants européens n'ont pas sauté au plafond, ils ont considéré le document comme « un bon point de départ ». Un bon point de départ pour continuer à faire payer plus le peuple grec jusqu'à l'agonie, les faire payer une dette indue pour soutenir l'Euro de la misère.

Combien de temps va encore durer l'agonie du peuple grec, sa duperie fondamentale ? Combien de temps avant de poser la seule et vraie question : remettre en cause l'euro et l'UE, refuser de payer la dette, faire payer les riches en Grèce comme ailleurs.

 

SOURCE:

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France / Syrie : Le bal des hypocrites, par René Naba

27 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #l'ONU, #Terrorisme, #Daesch

Publié par Jean Lévy

 

Mais qui bombarde Damas, la capitale où se trouve le gouvernement syrien de Bachar al-Assad ? Qui veut détruire l'Etat syrien ?

Mais qui bombarde Damas, la capitale où se trouve le gouvernement syrien de Bachar al-Assad ? Qui veut détruire l'Etat syrien ?

COMITE VALMY

 

France / Syrie :

 

Le bal des hypocrites 

 

par René Naba

jeudi 26 février 2015, par Comité Valmy

 

France / Syrie : Le bal des hypocrites

Les sanctions de Jean Christophe Cambadélis contre Gérard Bapt…..du Pipeau

Paris 26.02.15 – Le tollé suscité en France par la visite d’une délégation parlementaire française en Syrie, dont trois membres ont rencontré le président Bachar Al Assad, a constitué, -quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse-, un camouflet majeur à la diplomatie française, jusque là maître d’œuvre de la conduite de la politique de la France à l’égard de Damas.

 

Les quatre parlementaires en déplacement en Syrie sont, outre Jacques Myard, Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne et président du groupe d’amitié France-Syrie à l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Vial, sénateur UMP de Haute-Savoie, président du groupe d’amitié France-Syrie au Sénat, et François Zocchetto, sénateur UDI de la Mayenne, président du groupe UDI-UC, membre du groupe France-Syrie au Sénat.

 

La visite parlementaire française marque, en effet, la rupture du Front commun opposé jusque là par la classe politique française au président syrien. Et les menaces de sanction brandies par le premier secrétaire du parti socialiste Jean Christophe Cambadélis relève de la gesticulation destinée à masquer le revers cuisant de la diplomatie socialiste.

 

Le précédent de Michel Vauzelle.

Le député de Toulouse n’a fait qu’accentuer le mouvement amorcé auparavant par une 0utre hiérarque socialiste, Michel Vauzelle, qui a rencontré à la mi février 2015, soit il y a moins de deux semaines, le Président de l’assemblée nationale syrienne, M. Jihad Lahham, dans le cadre de la conférence des parlements des pays méditerranéens.

 

Le fait que la rencontre Vauzelle-Lahham se soit déroulée à Monaco à l’abri des gros projecteurs de l’actualité et l’emballement médiatique qui s’empare de ce genre d’événements, n’enlève rien à sa réalité.

 

Difficile d’imaginer que la rencontre Vauzelle-Lahham se soit déroulée « à l’insu du plein gré » du Président socialiste du Conseil régional de la Région Provence Alpes Côte D’Azur (PACA) .

 

Gageons que l’ancien porte-parole du Président François Mitterrand ne se serait pas livré à une telle démarche sans l’aval de son ancien collègue de l’Élysée, à l’époque chargé de mission au palais présidentiel.

 

Comment sinon expliquer cette fermeté à l’égard du député socialiste Gérard Bapt et la mansuétude observée par Solferino à l’égard de cet autre hiérarque socialiste, Michel Vauzelle ? Pourquoi donc une dualité de comportement à l’égard des responsables socialistes selon que l’on soit dans l’œil des objectifs ou pas ?

 

Dans la guerre de Syrie et les revers retentissants qu’elle a subies depuis quatre ans, la déconfiture des fantoches qu’elle a promus porte parole de la révolution syrienne, la France est à la dérive.

 

Des diplomates syriens en Juin 2014 à un colloque sur le patrimoine syrien à l’Unesco

 

 

Contrainte sous l’effet des dévastations infligées par ses alliés au patrimoine archéologique et architectural syrien, rompant avec un sommeil dogmatique de près de quatre ans, la France, puissance de siège, a toléré la tenue d’un colloque sur le patrimoine syrien à l’Unesco, en Mai 2014, à Paris, avec, fait inhabituel, la présence de deux officiels syriens, le directeur des antiquités et des musées, M. Maamoun Abdelkarim et M. Talal Maalla, conseiller au ministère syrien de la culture.

 

Ce colloque s’est tenu du Lundi 26 mai au mercredi 29 Mai à l’UNESCO, dans la plus grande discrétion, un comportement qui tranche avec l’habituelle tonitruance de la diplomatie française pour tout ce qui a trait à la Syrie, selon des informations concordantes recueillies auprès des milieux syriens de Paris.

 

Intrigant non ? Le colloque avait été annoncé par simple inscription au programme mensuel de l’organisation internationale, sans la moindre publicité, et les invitations lancées oralement, en tout cas pour les officiels syriens encore en poste à Paris.

 

S’agissait-il de banaliser un tel événement, alors que le patrimoine de la Syrie est l’objet de la plus vive préoccupation depuis le pillage du souk d’Alep et l’assaut de la bourgade chrétienne de Maaloula ? Ou d’une fausse pudeur inhabituelle de Paris pour masquer ce que nombre de ses affidés pourraient considérer comme un honteux rétropédalage ?

 

Intrigant non ? L’événement était pourtant de taille, qui pourrait constituer un timide dégel de la France à l’égard de Bachar Al-Assad, dont elle prédisait la chute tous les quinze jours et reconduit à la tête de son pays pour un nouveau mandat de sept ans … soit au-delà du mandat de François Hollande, après avoir enterré Nicolas Sarkozy. Un cauchemar absolu.

 

Les aberrations de Laurent Fabius :
La schizophrénie comme mode de gouvernement.

La France a la gueule de Bois. Propulsé au rang peu envieux de pays le plus xénophobe d’Europe à l’occasion des élections européennes du 25 mai 2014, la diplomatie hollando fabiusienne et sa cohorte d’islamophilistes de pacotille essuie revers sur revers, dont le plus retentissant est sa dernière pantalonnade au Conseil de sécurité.

 

Il se dit pourtant que le Quai d’Orsay avait encouragé en sous-main les archéologues français à contribuer massivement au succès du colloque sur le patrimoine syrien. Pourquoi alors tant de discrétions ?

 

Comble de paradoxe : Le colloque s’est tenu au moment où Laurent Fabius interdisait aux Syriens vivant en France de voter à distance pour la présidentielle programmée dans une semaine. C’est à ne rien comprendre. Laurent Fabius, décidément, est soit complexe, soit retors. Soit paumé.

 

Vivement un nouveau ministre des Affaires étrangères qui se substitue au « somnolent des forums internationaux » qui mette en terme à cette politique chaotique si désastreuse pour sa diplomatie, de surcroît alliée des grandes démocraties régionales, (Arabie Saoudite, Turquie, Qatar) .

 

Sans ambages, bon débarras Laurent Fabius et le plus tôt serait le mieux. Le plus capé des hiérarques de gauche aura été la plus grosse déception diplomatique française de ce début du XXI me siècle.

 

René Naba

madaniya.info

Illustration
Des parlementaires français en « mission personnelle » en Syrie à Damas avec Bachar al Assad. Photo prise le 25 février 2015/REUTERS/Sana

René Naba
Journaliste-écrivain, ancien responsable du Monde arabo musulman au service diplomatique de l’AFP, puis conseiller du directeur général de RMC Moyen-Orient, responsable de l’information, membre du groupe consultatif de l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme et de l’Association d’amitié euro-arabe. Auteur de "L’Arabie saoudite, un royaume des ténèbres" (Golias), "Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français" (Harmattan), "Hariri, de père en fils, hommes d’affaires, premiers ministres (Harmattan), "Les révolutions arabes et la malédiction de Camp David" (Bachari), "Média et Démocratie, la captation de l’imaginaire un enjeu du XXIme siècle (Golias).
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Guerre illimitée ! La Psyop de Daesh porte pleinement ses fruits. Par Bernie Suarez

27 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Terrorisme, #ISIL, #Daesch, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Je suis Charlie?

Guerre illimitée ! La Psyop de Daesh porte pleinement ses fruits

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La CIA et le complexe militaro-industriel US en sont déjà à plus de six mois de campagne publicitaire, promotionnelle et de communication pour Daesh. Début janvier 2015, la presse révélait que les USA avaient déjà claqué plus d’un milliard de dollars pour combattre Daesh, théoriquement dilapidés en frappes aériennes et batailles secrètes, non-télévisées, contre Daesh, où il s’avère après coup que les Américains s’en prenaient en réalité à des cibles syriennes.

Les architectes du plan ont bossé tellement dur sur cette Psyop de Daesh (1) qu’on commence maintenant à entrevoir assez clairement les objectifs initialement visés de toute cette opération – une opération qui est devenue, disons, une sorte de théâtre international d’opérations militaires. Ce théâtre mondialisé, Psyop de Daesh, porte à présent ses premiers fruits et les globalistes expriment désormais clairement leurs revendications, reconnaissant par là même les raisons pour lesquelles ils avaient initialement concocté cette Psyop de Daesh.

Ce qu’ils revendiquent, c’est le droit à un usage « illimité » de leur « capacité militaire », mais où ils veulent, quand ils veulent et (bien évidemment) contre qui ils veulent. Est-ce qu’un empire tyrannique pouvait rêver mieux ? Et avec pareille révélation, l’idylle entre Daesh, la trinité USA/CIA/Israël et les autres partenaires de Daesh au sein de l’OTAN devient désormais totalement évidente pour quiconque veut bien regarder les choses telles qu’elles sont.

Pendant plus de six mois les Américains et tous ceux qui dans le monde entier arrivent encore à conserver un minimum de sens critique ont eu à subir un déluge de pseudo images vidéo aussi vagues que mauvaises, de reportages info lourdement orientés, présentant oralement comme autant de faits avérés d’obscurs récits de soi-disant batailles contre Daesh. Et du début à la fin, mois après mois, quoi que les USA et leurs alliés pro-Daesh puissent lui infliger, Daesh n’en est jamais affecté le moins du monde. Tout ce qu’on trouve à nous dire, c’est : Daesh ne cesse de gagner en puissance !

Même quant il fut révélé que depuis au moins le mois de septembre, le bruit courait à travers tout l’Irak que « Daesh et la CIA ne faisaient qu’un », personne dans tous les médias occidentaux n’a levé le petit doigt pour faire capoter cette foutue Psyop, ne fut-ce qu’en rappelant le fait que pas une seule des filières de ravitaillement de Daesh n’a jusqu’ici été interrompue, que pas un seul de leurs comptes en banque n’a encore été bloqué, qu’aucune attaque (illégale) de la NSA contre leurs données informatiques (à l’instar de ce qui se pratique couramment contre des citoyens américains qui ne font rien de mal) n’a encore pu permettre de localiser les positions de Daesh ou de réunir des informations permettant de mettre fin au théâtre de Daesh. Pas un seul reportage dans le courant dominant des médias sur les centaines de camions de ravitaillement de Daesh convoyés en Syrie depuis la frontière turque. Pas un seul reportage sur tous les procédés par lesquels la Turquie soutient Daesh, ou sur le fait que les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN permettent à Daesh d’être ravitaillée en permanence en eau, vivres, munitions, nécessaire de toilettes, etc. Rien !

Comment Daesh se débrouille pour avoir encore accès à Internet, passer ses coups de fil, communiquer, produire et diffuser sur Internet des vidéos magnifiquement produites, mystère et boulle de gomme ! Au lieu de ça, on a quoi ? Rita Katz, du département production de Daesh, et son SITE institute (estampillé propagande antiterroriste par la CIA), qui nous raconte qu’elle est tombée tout à fait par hasard sur des vidéos de décapitations de Daesh, et qu’elle est arrivée à les montrer au monde entier avant même que Daesh ait trouvé le temps de faire la promotion de ses propres vidéos. Et à part ce genre d’absurdité, pas le moindre indice dans les médias d’une seule initiative pertinente pour stopper la progression de Daesh.

Au contraire, depuis le lancement du Daesh show les médias n’ont eu de cesse de faire de la pub pour Daesh, d’en vanter les exploits et de montrer au monde combien Daesh s’avère chaque jour plus hallucinante et invulnérable. Depuis le lancement de cette formidable campagne publicitaire, vers la fin de l’été 2014, nous avons vu le script de la Daesh Psyop évoluer depuis la vidéo de la pseudo décapitation de James Foley, supprimée sur YouTube parce que trop graphique et offensive, vers l’émergence d’une organisation paramilitaire désormais pleinement transnationale (théoriquement), plus puissante et mieux organisée qu’aucune nation au monde.

Nous avons aussi pu voir les commentaires de départ se transformer, au fil des mois, en un récit épique raconté très différemment par des types diamétralement opposés de couverture médiatique. D’un côté les médias réellement alternatifs, indépendants et non-industriels, qui ont collectivement mis à nu le mythe de Daesh et montré à quel point ce mythe devenait, un reportage après l’autre, de plus en plus absurde et ridicule. De l’autre le courant dominant des médias industriels qui matraque inlassablement sa pub pour l’indomptable Daesh, pour bien l’enfoncer, quotidiennement et méthodiquement dans la tête des téléspectateurs, afin de les préparer à approuver et soutenir le lancement d’une nouvelle guerre, désormais sur le point de démarrer.

Si vous faites l’inventaire de toutes les Unes de journaux de ces six derniers mois, vous constaterez très probablement que Daesh y a totalisé plus de gros titres que n’importe quel autre sujet. Dans une société aussi orwellienne que la nôtre (et qui souffre d’amnésie dans ce domaine grâce aux médias du « ministère de la vérité », ou courant dominant, qui changent régulièrement les grands titres pour les rajuster sur l’ordre du jour), on constate que les récits sur Daesh ont une étonnante tendance à se répéter, au point de ne même plus être raccord avec le script des médias eux-mêmes, et de s’éloigner de plus en plus de la réalité, de ce qui est avéré ou même de ce qui est simplement rationnel.

Et pour couronner le tout, la manière complètement délirante dont la machine médiatique de la CIA pédale depuis des mois pour nous fourguer absolument sa pub pour Daesh se retrouve à présent intégralement mise à nu par les dernières exigences de la Maison Blanche, qui revendique maintenant ouvertement le droit à un usage illimité de sa puissance militaire pour pouvoir dorénavant frapper et tuer qui bon lui semble ! Pour mettre toute cette Psyop en perspective, jetons un œil à la succession des réponses de Washington au sujet de Daesh sur les six derniers mois.

Chronologie des réactions de la Maison Blanche à propos de Daesh

Début septembre 2014, en réponse aux pseudo-récits et vidéos de décapitations de Daesh qui, à l’assaut de Mossoul, aurait fait main basse sur des stocks entiers d’armes américaines, Obama déclare : « Nous n’avons pas de stratégie… » Plutôt inhabituel comme déclaration pour un dirigeant US supposé répondre à une menace ! La stratégie à ce stade était simplement de veiller à ce que les États-Unis aient vraiment l’impression d’être « the underdog » (c’est-à-dire « donnés perdants » dans un match pas net). C’est une stratégie particulièrement connue des entraîneurs de boxe, mais on la retrouve très souvent dans le sport. Tout le monde sait que la plupart des gens aiment bien et même préfèrent miser sur celui qui est a priori donné perdant. L’idée de tirer pleinement parti de ce penchant naturel à parier sur celui qui a la plus mauvaise cote était l’un des points clé de la stratégie initiale, pour piquer les américains au vif et les enrôler dans le soutien massif à une « action » contre Daesh.

A l’époque, les médias dominants suivaient exactement la même ligne, soutenant ce qui allait se confirmer comme La stratégie à tenir jusqu’à fin 2014, début 2015. Le plan ? Donner Daesh grand favori en en parlant continuellement et continuer de montrer au monde qu’ils sont de plus en plus redoutables, tout en donnant l’impression que nous ne serons pas à la hauteur pour leur faire face.

Après le lancement de la stratégie du « nous sommes donnés perdants », en septembre 2014, on a eu droit à tout un tas de récits vraiment inhabituels, comme les fanfaronnades de Daesh vantant ses exploits sur les réseaux sociaux, Daesh produisant des vidéos promotionnelles incluant le meurtre de non-supporters, Daesh recrutant massivement à l’autre bout du monde, Daesh allant même jusqu’à imprimer sa propre monnaie… Fin 2014, il n’y avait littéralement rien que Daesh n’ait déjà accompli.

Début 2015, l’image de Daesh était définitivement vendue et dès le mois de janvier Washington annonçait la création d’une nouvelle « Force d’intervention » secrète, prête à combattre Daesh. Aucun détail concernant cette force d’intervention ne pouvait être divulgué. La seule chose dont on pouvait être sûr c’est que ça allait encore nous coûter une fortune, que les autres pays (pro-Daesh) de l’OTAN seraient tenus d’emboîter le pas, et que cette force d’intervention serait basée quelque part au Proche ou au Moyen-Orient, c’est-à-dire pile dans la région du monde où les USA s’ingèrent illégalement depuis des années dans leur quête de domination du monde.

Début février 2015, la réaction d’Obama et de la Maison Blanche était : « Obama met en garde de ne pas exagérer la menace de Daesh ». Ce type de position et de réaction à l’égard de Daesh est ce qu’on appelle un renversement de psychologie. Obama, qui jusqu’ici se donnait lui-même perdant, commence à présent à se positionner comme quelqu’un qui se sent prêt à attaquer Daesh, comme quelqu’un de calme, qui ne souhaite pas passer pour un belliciste. Mais tout ça était clairement couru d’avance.

Et bien sûr, peu après cette mise en scène, où il s’efforce d’avoir l’air calme et détendu, Obama réagit maintenant au feuilleton Daesh en forçant le trait. A chaque fois qu’un pseudo groupe terroriste obtient des États-Unis soutien, munitions, ravitaillement et appui promotionnel, Washington se prétend sur le point d’attaquer. Evidemment, prétendre devoir répondre à une telle mascarade en déchainant d’un coup toute la puissance militaire des USA est pour le moins disproportionné.

A peine quelques jours après sa demande de lancement d’une « guerre illimitée » au Moyen-Orient, qui cadre parfaitement avec les plans du PNAC (Project for the New American Century, ou « Projet pour le nouveau siècle de l’Amérique »), on annonce l’envoi de 4 000 soldats américains au Kuwait pour combattre Daesh. Voilà ce qui arrive quand la machine médiatique de la CIA et ses politiciens attitrés prennent des décisions à l’avantage du complexe militaro-industriel ! Et tout le monde reste planté là, pantois, à regarder cette bande de psychopathes nous bassiner avec Daesh et se déclarer de facto en droit de lancer une « guerre illimitée ».

Les super-pouvoirs de Daesh transcendent la réalité

Comme je le soulignais dans un récent article à propos de la monumentale campagne publicitaire dont les médias industriels gratifient sciemment Daesh, la plupart des gens ne réalisent absolument pas l’amplitude de cette campagne ni à quel point Daesh y est plus que divinisé. Un obscur ramassis de mercenaires (payés 300 dollars par mois, parait-il) et enrôlés dans les bas fonds des quatre coins du Proche-Orient, avec des pouvoirs à la Jésus Christ ou Superman, mais combinés ensemble. A en croire l’industrie médiatique occidentale, les services de renseignements de Daesh sont capables de coiffer sur le poteau tous leurs adversaires mis ensemble. Une armée supra-humaine, face à laquelle tous les services de renseignements militaires du monde travaillant de concert finissent totalement largués ; capable d’échapper aussi bien à tous les systèmes de surveillance internationaux qu’aux fouilles illégales de données de la NSA ; et par-dessus le marché non seulement capables, de se battre sur plusieurs fronts et contre plusieurs pays en même temps, mais qui gagnent en plus !

J’ai déjà écrit là-dessus mais, la marque Daesh s’est imposée face au monde (d’après la machine médiatique de la CIA) dotée de capacités technologiques plus affutées que des lames de rasoir : programmateurs, hackers, super-anguilles de l’informatique, imbattables, intraçables et capables de véritables prouesses sur les réseaux sociaux. Dans le monde entier, leur représentation du monde complètement débile et psychopathe se révèle irrésistiblement attrayante : Américains moyens, Canadiens, Australiens, [Belges, Français ndt], même les femmes tombent sous le charme !! Du jour au lendemain, des gens de tous bords décident soudain, apparemment sans aucune raison, de rejoindre Daesh. A mon avis, tout ce beau monde (si vraiment ils existent) se laisse surtout hypnotiser par le monumental battage médiatique dont bénéficie Daesh dans les médias de masse. Comme quoi, la pub et le matraquage médiatique, ça marche vraiment !

Briser la fascination hypnotique pour Daesh

Récemment, j’ai vu un représentant éminent de la Gauche twitter son scepticisme sur la théâtrale mise en scène de Daesh. Doit-on y deviner l’amorce d’un virage dans les médias dits de gauche ? En attendant (ce qu’attend d’ailleurs l’humanité entière) que dans le monde des médias les uns et les autres commencent enfin à emboiter le pas, à sortir du rang, et à chercher vraiment à faire toute la lumière sur toute cette histoire, on peut être certain que les choses auront le temps d’empirer joliment avant que ça ne s’améliore. Daesh est incontestablement une partie du puzzle pour le nouvel ordre mondial. C’est un outil implacable pour asservir l’humanité en exterminant et en anéantissant les nations souveraines qui refusent de se soumettre et osent nous tenir tête (Syrie, Iran [Irak, Libye, etc. ndt]), afin de mieux nous asservir ensuite. En attendant, la lancinante migraine de Daesh, qu’on l’appelle théâtre ou Psyop, continuera sa besogne, hélas ! Dans cette Psyop de Daesh, les globalistes lui ont refilé tous les atouts possibles pour la placer au pinacle, et tout ce qui nous reste à espérer maintenant c’est que ce soit justement cet excès de zèle qui finisse par causer leur perte.

A nous de faire notre possible pour mettre à nu les visées bellicistes de cette sinistre Psyop dont on voit le principal objectif porter déjà ses premiers fruits. Les gangsters globalistes veulent pouvoir mener une guerre sans limites, et c’est à nous de les en empêcher. Pour cela, il nous faut cesser de nous représenter Daesh et les gangsters du nouvel ordre mondial comme des entités différentes, elles ne sont qu’une seule et même chose. L’Etat Islamique est véritablement une pièce maîtresse dans la stratégie du nouvel ordre mondial. Sans Daesh, toute cette stratégie part en eau de boudin. Essayez de comprendre cette logique et de vous sortir la tête de cette Psyop de Daesh. Pour l’instant, c’est aussi simple que ça : pas de Daesh, pas de nouvel ordre mondial ! Obama le sait pertinemment, la Maison Blanche le sait pertinemment, ce traitre de John McCain n’en doute pas une seconde et presque tout le monde à Washington en est pleinement conscient.

Plus que jamais, il est important de dénoncer les médias de masse et d’espérer que suffisamment d’infos et de réflexions sérieuses sortiront des médias indépendants pour réveiller les Occidentaux et bloquer cette nouvelle pirouette de Washington pour s’autoriser une nouvelle guerre. Dites Non à toujours plus de guerres barbares ; dites Non à la propagande (légale) de nos gouvernements pour promouvoir la guerre ; dites Non au soutien systématique à des groupes terroristes mis en scène par les globalistes pour atteindre leurs objectifs réels. On en est à un stade où les Occidentaux sont complètement assommés de revenir sans arrêt au même scénario : Problème-Réaction-Solution. Il est temps de faire marche arrière et de changer le paradigme qui permet à ce scénario monté en boucle de se répéter à l’infini. Nous savons pertinemment que les « solutions » proposées par nos gouvernements ne solutionnent absolument rien et ne font qu’aggraver le problème. A chaque fois on nous refait le coup, et à chaque fois on se retrouve ré-embarqué dans le même faux plan : Problème-Réaction-Davantage de problèmes.

Nous devons absolument trouver d’autres solutions, sans quoi on n’y survivra pas ; de vraies solutions pour le monde, des solutions efficaces et qui marchent vraiment. Notre futur, celui de l’humanité, tient littéralement à notre capacité d’arrêter ou de remplacer le système de contrôle, celui qui leur permet de brider notre capacité à opter pour de vraies solutions. Et c’est précisément sur les ressources dont nous serons capables de faire preuve dans ce domaine que se jouera notre avenir et celui de l’espèce humaine.

Bernie Suarez

 Article original :

Unlimited War! ISIS Psyop Theater Comes to Full Fruition, Global Research, 16 février 2015

Traduction : Dominique Arias pour Mondialisation.ca

(1) Note du traducteur

Petite note à l’attention des lecteurs francophones : L’anglais est une langue synthétique, le français beaucoup moins. Certaines expressions abrégées mais courantes et parfaitement explicites en anglais deviennent tout de suite balourdes, obscures et impropres une fois intégralement traduites français. Psyop on the home-front par exemple est littéralement intraduisible : Psyop devrait être traduit par opération de guerre psychologique, ce qui reste abscons. Une Psyop est généralement une opération de désinformation, qui peut aussi bien viser à démoraliser l’adversaire qu’à galvaniser nos troupes, nos alliés ou ceux qui, loin du front, doivent soutenir la guerre. Home-front devrait être traduit par « l’arrière » sauf que « l’arrière » induit l’idée qu’on est loin du front alors que home-front indique qu’on a, chez soi (home), un deuxième front, où se joue de nos jours l’essentiel d’une guerre, et justement sur le plan psychologique. De même, le terme Proxy-war donne en français « guerre par procuration » (ce qui n’a rien de clair pour un néophyte), alors qu’il s’agit d’une guerre d’agression indirecte menée nécessairement par une Grande puissance contre un État cible, par l’intermédiaire de troupes mercenaires locales ou d’origines diverses (proxy-forces). Comme les Occidentaux ne mènent évidemment jamais de guerre d’agression (Impossible ! Depuis Nuremberg, ils ne sont toujours pas tombés d’accord sur une définition claire dudit « crime suprême » utilisable en droit international), l’euphémisme d’usage est « opération de déstabilisation », mais vraiment du bout des lèvres, ou plus généralement « soutien aux insurgés modérés ».

Ancien GI devenu militant pacifiste, l’auteur de cet article connaît parfaitement ce type d’activités, pour les avoir pratiquées et étudiées ensuite. Bref, comme l’article en question contient en grand nombre et à répétition ce type d’expressions, nous avons préféré les garder telles quelles afin que le lectorat francophone puisse s’y habituer et rattraper l’écart qui le sépare des anglophones dans la compréhension de ce type de pratiques. Il ne s’agit nullement d’imposer des anglicismes mais de gagner simplement en clarté et en lisibilité.

Petit lexique donc :

Psyop : opération de guerre psychologique, généralement de désinformation visant à manipuler, désorienter ou leurrer l’ennemi (sachant que sur le « home-front », l’ennemi c’est toute personne susceptible de se poser des questions ou de dénoncer les crimes de son propre camp ou de ses alliés).

Daesh : l’Etat Islamique en Irak et au Levant, soit EIIL ou ISIS en anglais.

US : abréviation universellement explicite qui évite de répéter sans arrêt américain/américaine.

USA : abréviation similaire qui évite de répéter sans arrêt Amérique ou États-Unis.

Globalisation : généralement traduit en français par « mondialisation », mais qui passe alors à la trappe la prééminence de solutions et d’approches globales (économiques, politiques ou militaires), c’est-à-dire non-spécifiques et donc écartant délibérément toute considération ou spécificité culturelle, historique ou géographique théoriquement susceptible de peser dans le règlement de problèmes nationaux.

Globalistes : partisans de ce type d’approche.

Bernie Suarez est un auteur révolutionnaire qui a une formation en médecine, en psychologie et en techniques de communication. Ancien GI devenu militant pacifiste et parfaitement au fait des méthodes actuelles de l’armée en matière de désinformation et du soutien des médias à ces démarches, il a écrit ces dernières années de nombreux articles sur la liberté, la corruption gouvernementale, la collusion des élites et les solutions à ces problèmes. Il est aussi le créateur du Truth and Art TV project, où il publie et reprend articles et vidéos sur ces sujets.

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LIBYE: les conséquences de la guerre impérialiste

27 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La mondialisation, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Terrorisme, #Daesch, #ISIL, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #La France

Publié par Michel El Diablo

LIBYE: les conséquences de la guerre impérialiste

Le groupe Etat islamique (EI) a exhibé la décapitation de vingt et un travailleurs chrétiens coptes enlevés dans la ville de Syrte en Libye. Cet acte barbare fait suite à d’autres tueries similaires qui vont de la décapitation au meurtre d'otages dans cette région du monde.

Washington, Paris et leurs alliés sont responsables des atrocités tant au Caire qu’en Lybie. Ces décapitations islamistes en Libye sont le résultat de la guerre menée par l'OTAN en 2011, dont l’objectif était de chasser le régime du colonel Kadhafi.

Avant l'intervention de l'OTAN, il n'y avait ni assassinat de chrétiens en Libye, ni milices islamistes liées à Al-Qaïda. En 2011, le gouvernement Obama et ses alliés européens menés par le président français Nicolas Sarkozy ont décidé de renverser Kadhafi. Les puissances impérialistes ont fait parvenir d'énormes quantités d'argent et d'armes aux milices islamistes et aux combattants d'Al-Qaïda et ont assuré leur soutien aérien sous la forme d’une campagne massive de bombardements qui a tué des dizaines de milliers de Libyens.

Le but poursuivi par les puissances impérialistes était de s'emparer à tout prix des richesses pétrolières du pays et de faire de son territoire une base d'opérations pour d'autres interventions à travers le Moyen-Orient et l'Afrique.

Les conséquences désastreuses sont aujourd'hui visibles. La Libye sombre dans une guerre civile toujours plus meurtrière entre diverses factions islamistes et milices rivales qui se disputent le pouvoir. Le pays sert de terrain d'entraînement à des forces islamistes soutenues par la CIA qui vont combattre le régime syrien du président Bashar Al-Assad ou sévir en Afrique. On assiste aux conséquences de la brutalité sans borne du système capitaliste et de leurs dirigeants, aux répercussions dramatiques en Libye, en Syrie, en Irak, en France.

La responsabilité du chaos libyen incombe à la fois à l'ancien président français Nicolas Sarkozy, instigateur de la guerre en Libye, au Président Obama dont le gouvernement a fourni l'essentiel des armes qui ont détruit les forces armées libyennes, aux puissances alliées de l'OTAN qui ont participé à cette agression meurtrière, au PS de Hollande en passant par le Front de gauche de Mélenchon … qui ont soutenu cette intervention.

 

Après la décapitation de ces 21 travailleurs coptes par le groupe Etat Islamique, il n’a fallu que quelques heures à l’Egypte dirigée par le général Abdel Fatah al-Sissi, avec l’appui des Etats-Unis, pour qu’il lance des frappes aériennes tuant soixante quatre personnes, dont sept civils. Abdel Fatah al-Sissi parvenu au pouvoir par un coup d’Etat soutenu par l’Occident, a tué en 2013 au moins 3.000 personnes. En 2014, ses tribunaux ont condamné à mort 1.397 détenus politiques, il a aussi promulgué une loi interdisant les manifestations et les grèves afin de réprimer tout acte de protestation contre son régime. Des groupes de défense des droits de l’Homme ont estimé à 40.000 les personnes arrêtées sous son régime… Cela n’a pas empêché le gouvernement français de lui vendre des avions rafales… Ah ! Les valeurs de la République !

 

Ce que vit le Moyen-Orient en dit long sur l'impérialisme. Dans un entretien à Vox le 11 février, Obama déclare : « On est bien obligé de tordre le bras des pays qui ne font pas ce que nous voulons ».

La recrudescence des guerres impérialistes fait grandir la menace de guerre mondiale. Nous devons nous opposer à l’engagement de la France dans ces guerres, Développer la lutte pour la Paix, Lutter sans répit contre le capitalisme.

 

SOURCE:

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Alexis Tsipras et Syriza acceptent de maintenir la Grèce sous contrôle étranger...Adieu le programme électoral !

27 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #Terrorisme

Publié par Jean Lévy

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Le ministre néerlandais des Finances et président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, le 24 février 2015 à Bruxelles où l'on juge les propositions de la Grèce
Le ministre néerlandais des Finances et président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, le 24 février 2015 à Bruxelles où l'on juge les propositions de la Grèce

Le ministre néerlandais des Finances et président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, le 24 février 2015 à Bruxelles où l'on juge les propositions de la Grèce

Alexis Tsipras et Syriza 

acceptent de maintenir la Grèce

sous contrôle étranger

(la fameuse "Troïka" a fait place aux "Institutions",  toujours constituées par l'UE, la BCE et le FMI)

 

Après l'abandon d'un salaire minimum garanti, le gouvernement grec s'es tient  "à la  fourniture d'électricité gratuite à des familles dans le besoin, d'accès gratuit aux services de soins, distribution de coupons d'aides alimentaires et de transport pour les plus modestes".

 

Ainsi la charité a remplacé les mesures sociales de rupture avec la dictature de la finance internationale, annoncées dans le programme électoral de Syriza.

 

Aussi, le plan de réformes soumis par Athènes a reçu un premier accueil positif mardi à Bruxelles et sera examiné dans l'après-midi par la zone euro, qui devrait, sauf coup de théâtre, accorder une prolongation jusqu'à l'été du programme de financement et éviter au pays l'asphyxie financière.

Une téléconférence de l'Eurogroupe aura lieu à 14H00 (13H00 GMT), a indiqué le patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, après l'envoi par la Grèce de sa liste de réformes qui a été examinée dans la matinée par les institutions créancières (UE, BCE et FMI).

La confirmation de cette téléconférence laisse supposer que les créanciers de la Grèce -- que plus personne ne nomme la troïka -- ont donné leur feu vert à la liste de réformes soumise par le pays lundi soir, avant l'expiration à minuit du délai fixé par la zone euro.

A la Bourse d'Athènes, l'indice général bondissait de 7% mardi à la mi-journée.

 

AFP

Le gouvernement rend publique sa liste de réformes :

 

Le gouvernement grec a rendu publique mardi sa liste d'engagements transmise à Bruxelles, qui prévoit de "réviser" le programme des privatisations non encore engagées, sans revenir sur celles achevées, et garde l'objectif d'augmenter le salaire minimum sans préciser le calendrier et de niveau de relèvement.

Dans ce document en quatre chapitres, la Grèce insiste à plusieurs reprises sur "la concertation avec les institutions" (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) dans l'élaboration détaillée de ses projets, ces mêmes institutions que le gouvernement d'Alexis Tsipras voulait chasser du pays après son élection.

Outre une volonté de compromis sur les thèmes du salaire minimum et des privatisations, le gouvernement grec souhaite restructurer son système fiscal en améliorant la collecte, très défaillante, des impôts et en ciblant les grosses fortunes.

Ces engagements prévoient également de couper dans les dépenses non salariales des ministères pour faire des économies et d'inciter les salariés à travailler plus longtemps dans un pays où le recours à la retraite anticipée est très fréquent, pesant sur l'équilibre des caisses d'assurance sociale.

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis signe ces propositions de six pages qui sera passée au crible mardi après-midi, lors d'une conférence téléphonique par ses 18 homologues de la zone euro, afin de valider le prolongement de l'aide financière à la Grèce jusqu'à fin juin.

 

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Réponse de la Syrie au 9ème rapport de la Commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’homme.

27 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La guerre, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #Daesch, #Terrorisme, #l'ONU, #Le capitalisme;, #La mondialisation

Publié par Jean Lévy

Réponse de la Syrie au 9ème rapport de la Commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’homme
Réponse de la Syrie au 9ème rapport de la Commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’homme

Réveil Communiste

 

 

Réponse de la Syrie

au 9ème rapport de la Commission d’enquête internationale

sur les violations des droits de l’homme

24 Février 2015 , Rédigé par Réveil CommunistePublié dans #Impérialisme#Ce que dit la presse

Réponse de la Syrie au 9ème rapport de la Commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’homme

Lu sur PCF Bassin

mardi 24 février 2015, par Comité Valmy

COMMUNIQUÉ DU Dr BACHAR AL-JAAFARI

Bonjour Mesdames et Messieurs,

Vous venez d’écouter, comme moi, l’Ambassadeur britannique [1] censé devenir le prochain Président du Conseil de sécurité. Il vous a parlé de la réunion informelle de la Commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’homme en Syrie. Je fais remarquer et souligne qu’il s’agit d’une réunion informelle, parce qu’elle a eu lieu en dehors du Conseil de sécurité et, par conséquent, ne représente que le point de vue de celui qui s’exprime.

Néanmoins, j’aimerais faire les remarques suivantes :

Comme vous le savez, le Gouvernement syrien a toujours exprimé ses réserves vis-à-vis du travail entrepris par cette soi-disant Commission indépendante diligentée par le Conseil des droits de l’homme. Et ceci, nous l’avons dit dès le début, parce qu’elle a été créée à des fins politiques pour servir l’agenda caché des manipulateurs et des maîtres du terrorisme qui frappe la Syrie, son gouvernement et son peuple.

Une Commission biaisée dès le début. Elle ne s’est pas rendue en Syrie. Elle n’a rencontré que des personnes vivant à l’étranger et se présentant comme des opposants, tout en continuant à ignorer tous les rapports qui lui ont été adressés par le Gouvernement syrien.

Si vous consultez le rapport de cette Commission [2], vous constaterez qu’il ne reflète que les points de vue des dits opposants se trouvant à l’extérieur de la Syrie et dans des camps [de réfugiés, Ndt] en Turquie, en Jordanie, au Liban et ailleurs, mais néglige de mentionner le moindre mot des milliers d’informations fournies par le Gouvernement syrien depuis des années ; ce qui, en soi, indique à quel point elle est biaisée.

C’est pourquoi nous pensons que cette Commission fait partie intégrante du problème et non de la solution qui résoudrait la crise syrienne. Elle a été utilisée par des membres influents au Conseil des droits de l’homme, aussi bien qu’au Conseil de sécurité, pour nuire au Gouvernement syrien et diaboliser ses actions, alors qu’il fait face à la guerre menée contre lui, contre la Syrie et le peuple syrien, depuis quatre ans.

Avant de nous engager dans l’exercice des questions / réponses, j’aimerais vous montrer quelque chose de très utile et de très instructif. Ceci est un registre de 500 pages, un registre inhabituel élaboré par les autorités syriennes et listant les terroristes tués en Syrie, pour le seul mois d’Octobre 2013 ; des terroristes étrangers uniquement, avec leurs photos, leurs noms, leurs nationalités. Certains d’entre eux ont peut-être été utilisés comme témoins contre le Gouvernement syrien. Beaucoup sont arrivés de Jordanie qui assure, comme vous le savez, la présidence du Conseil des droits de l’Homme. Beaucoup sont arrivés d’Arabie saoudite, de Libye, de Tunisie, du Pakistan, d’Afghanistan, d’Australie, des USA, de Grande Bretagne, de France, de Belgique, d’Allemagne, d’Italie, du Qatar, des Émirats arabes unis, du Koweït, du Turkménistan, de Lituanie, du Burkina Faso, du Nigéria, d’Égypte, du Canada… des Palestiniens par hasard, des Libanais…

Ceux-là sont des opposants syriens. Tous des étrangers. Des étrangers que les USA qualifient d’ « opposition syrienne modérée ». Ils sont Australiens, mais ce sont des opposants syriens modérés. Que cela vous plaise ou non, c’est ainsi que les USA vous les présentent ! Ceux-là sont les représentants de l’opposition syrienne légitime, démocratique et pacifique ! Ils sont peut-être pakistanais, mais ce sont des opposants syriens !

Une même méprise répétée illégitimement et insolemment par de hauts fonctionnaires de l’ONU, tel le porte-parole du Secrétaire général lui-même ; lequel a maintes fois considéré les terroristes sévissant dans le Golan syrien -occupé par Israël- comme des éléments appartenant aux groupes armés de l’opposition syrienne.

Ceci, alors que nous savons tous, d’après les rapports du Conseil de sécurité, que ces individus sont des terroristes de l’EIIL [État Islamique en Irak et au Levant] et de Jabhat al-Nosra ; lesquels ont kidnappé l’équipe de la FNUOD [Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement] sur instructions du Qatar, leurs blessés étant soignés dans les hôpitaux israéliens avec l’accord des autorités israéliennes. Mais le porte-parole du Secrétaire général insiste et continue à considérer ces terroristes comme des groupes d’opposants syriens armés, en sachant que leur chef est, comme par hasard, un Jordanien et ex-bras droit d’Al-Zarqaoui en Irak.

Par conséquent, quelque chose ne tourne pas rond ici. Quelque chose d’hypocrite est entrain de s’installer quelque part. On cherche à tromper les membres du Conseil de sécurité. Certaines personnes influentes cherchent à tromper les médias et l’opinion publique. Ils traitent le Gouvernement syrien et les groupes terroristes sur un pied d’égalité. N’est-ce pas là une violation des résolutions du Conseil de sécurité, 2170, 2178 et 2199 ?

Trois résolutions très récemment adoptées par le Conseil de sécurité contre l’EIIL, les combattants étrangers et Jabhat al-Nosra, condamnant le parrainage des terroristes et leur passage à travers la frontière syro-turque, le vol d’antiquités et d’artéfacts de l’héritage culturel… Que fait-on de ces résolutions ? Que fait-on dans ce Conseil qui devrait appliquer ses propres termes ?

Nous sommes le seul gouvernement de cette organisation [ONU] à mettre en exécution ces trois résolutions. Ce registre le prouve et en témoigne. Je vous rappelle une fois de plus que ces 500 pages de photos de terroristes ne couvrent qu’un seul mois : octobre 2013. Je pourrais vous montrer des dizaines de registres similaires sur les opérations terroristes en Syrie, exécutées selon les instructions de leurs manipulateurs et maîtres, lesquels ne sont autres que certains des membres influents du Conseil de sécurité et du Conseil des droits de l’homme.

RÉPONSES AUX QUESTIONS DES JOURNALISTES

1. Est-ce que l’ASL [Armée Syrienne Libre] et d’autres groupes supposément modérés font partie de la liste [3] établie par la Commission d’enquête ? Pensez-vous à l’ASL lorsque vous parlez des groupes terroristes autres que Daech et Jabhat al-Nosra ? Que pensez-vous de l’accord signé entre la Turquie et les USA concernant l’entraînement de combattants dès mars prochain [4] ?

Vous vous souvenez sans doute que, selon les estimations du Pentagone de l’année dernière, 2 000 terroristes appartenant à ces groupes armés opéraient en Syrie. Ce sont là les estimations du Pentagone. Ce chiffre a évidemment augmenté depuis et serait aujourd’hui d’environ 3000.

Ces groupes de terroristes armés ne sont pas arrivés en Syrie en parachute. Ils sont venus d’Australie, des USA, de France, d’Arabie saoudite, du Koweït, du Qatar, de Turquie… Lorsqu’un Australien quitte Sydney pour se retrouver à Alep, quelqu’un pourrait-il m’expliquer comment a-t-il fait pour traverser toutes les frontières et les pays sur sa route vers la Syrie ? Comment a-t-il leurré les Services de renseignement sans jamais être intercepté ? Comment ces milliers de terroristes ont-ils pu venir du monde entier ? Qui les a envoyés ? Qui les a parrainés ? Qui les a accueillis dans les aéroports d’Ankara et d’Istanbul avant de les escorter vers la frontière syro-turque ? Qui les a envoyés du Liban et de la Jordanie vers la Syrie ? Qui sont les victimes de cette tragique situation ? N’est-ce pas les Syriens et les Irakiens, et maintenant les Libyens et les Égyptiens ?

Je suis sûr que vous avez entendu les discours tenus hier sur la situation en Libye, dans cette même enceinte, par les ministres des Affaires étrangères libyenne et algérienne. Ils tiennent pratiquement les mêmes propos que j’ai tenus il y a 2, 3 et 4 ans. Maintenant, tout le monde reconnaît l’exactitude et la véracité de ce que nous disions, mais certains membres influents au sein de ce Conseil ne veulent toujours pas les admettre. Ils ont tort et leur politique à l’égard de la Syrie est injuste. C’est une guerre de la terreur menée contre mon pays.

2. Puis-je vous interroger sur « la liste secrète » que la Commission d’enquête a établie et qu’elle pense publier plus tard ? Craignez-vous que des membres du gouvernement, de l’Armée et même le Président syrien, figurent sur cette liste ?

Toute cette propagande cherche à diaboliser le gouvernement syrien et à tromper l’opinion publique. Ils l’ont fait par le passé et ils referont dans le futur. Quelle sorte de crédibilité peut-on accorder à de tels documents, lorsqu’on sait que le Haut- Commissaire aux droits de l’homme est jordanien, que le président de l’ Alliance des civilisations des Nations unies [5] est qatari, que le Centre des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme est financé par l’Arabie saoudite, et que le prochain Sommet humanitaire mondial aura lieu en Turquie [6] ?

Quelle sorte de crédibilité peut-on accorder à cette organisation lorsqu’on offre des postes aussi importants et cruciaux à des personnes dont les gouvernements sont profondément impliqués dans les massacres du peuple syrien ? Voilà ce que je peux vous répondre.

3. La Commission d’enquête a formulé des accusations graves contre le gouvernement syrien, parlant de dizaines de milliers de détenus soumis à la torture, selon ses dires. Elle aurait même dressé des listes de responsables. Quelle est la réponse du gouvernement syrien à toutes ces accusations ?

Ces accusations ne sont pas nouvelles et sont essentiellement destinées à manipuler l’opinion publique… [Ici, la question étant posée en arabe, M. Al-Jaafari a sans doute jugé bon de reprendre les arguments du communiqué ci-dessus, avant de poursuivre, NdT] […]

La Commission dit avoir puisé ses témoignages dans les camps de Jordanie, de Turquie et du Liban ; lesquels se trouvent sous la garde des services du renseignement de ces pays qui les manipulent et décident de leur destin. Mais, pour nous, toutes les victimes sont syriennes et la Commission ne cherche pas à aider le gouvernement syrien à affronter la guerre contre les terroristes arrivés de tous les coins de la terre, pour s’en prendre au Gouvernement, à l’État et au Peuple syrien.

La question est : qui les amènent en Syrie ? Ne viennent-ils pas pour répondre à l’appel du wahhabisme salafiste et takfiri, désormais surnommé Daech ? Leur structure mentale est d’origine saoudienne, fondée sur les enseignements et la pensée du wahhabisme saoudien. On nous dit qu’ils coupent les têtes, flagellent les hommes et lapident les femmes. N’est-ce pas là des pratiques saoudiennes toujours d’actualité ?

Par conséquent, tous ces rapports et tout ce que certains racontent, devant le Conseil de sécurité et le Conseil des droits de l’Homme, est destiné à préparer le terrain propice à une escalade contre le Gouvernement syrien, maintenant que l’Armée syrienne avance aussi bien sur le front sud que sur le front nord. Et, naturellement, il leur faut agiter les instances jordaniennes car la bataille dans le Sud est alimentée par la Jordanie, tandis que la bataille dans le nord est alimentée par la Turquie.

Le problème est donc politique. Nous aurions aimé qu’il s’agisse d’une question humanitaire, de droits de l’homme ou de droit international. Dans ces cas, la Communauté internationale nous aurait sans doute aidés puisque nous sommes autant concernés par ces droits. Des droits que tout le monde est censé respecter, mais dont le respect n’est pas à sens unique. En l’occurrence, quelqu’un pourrait-il nous convaincre qu’autoriser la Jordanie, la Turquie et l’Arabie saoudite à entraîner des terroristes sur leur sol avant de les expédier en Syrie, relève du droit international ? Comment peut-on concilier ceci et cela ?

4. Il existe des rapports indiquant que des sommes considérables ont été allouées aux refugiés. Pouvez-vous nous en parler, ainsi que des terroristes rebelles en provenance de Jordanie, notamment du camp « Al-Zaatari » ?

Des milliards de dollars ont été collectés par les États du Golfe et les dites ONG de charité, mais aussi par des Services de renseignement, avant d’être expédiés dans les camps et en territoire syrien, pour promouvoir les actes terroristes contre le Gouvernement syrien.

Lequel gouvernement n’a cessé d’inviter les Syriens de ces camps à revenir au pays pour qu’il puisse assumer ses responsabilités, exactement comme nous le faisons pour des millions de Syriens déplacés à l’intérieur de notre territoire. Nous ne voulons pas voir un seul Syrien vivre dans ces lieux de viols, de mariages précoces des fillettes et d’entraînement pour terroristes. Ce sont des paradis pour recruter, entraîner et parrainer, non seulement des éléments syriens, mais aussi des éléments venant du monde entier. C’est donc un problème de la plus haute importance.

Nous ne devons pas nous focaliser uniquement sur la forme. Nous devrions nous intéresser aux motivations des États du Golfe et de ceux qui, comme les USA et l’UE, imposent des sanctions contre le peuple syrien. S’ils étaient vraiment intéressés par le bien-être de ce peuple, ils agiraient autrement.

Par conséquent, tous ces gouvernements font partie intégrante du problème. Ils ne sont d’aucune aide pour résoudre la situation humanitaire. Ils ont créé cette situation et cherchent à égarer l’opinion publique sur ce qui se passe réellement en Syrie.

5. Quel serait, selon vous, l’impact de ces actions menées par la Commission d’enquête sur l’initiative positive de De Mistura consistant à obtenir un cessez-le-feu à Alep ?

Nous attendons que M. De Mistura revienne à Damas pour informer le gouvernement syrien sur ses consultations avec les membres du Conseil de sécurité. À partir de là, nous aviserons.

6. Que pensez-vous du Sommet mondial contre le terrorisme qui s’est tenu il y a quelques jours à Washington ?

Un, nous n’avons pas été invités à y participer. Deux, il a eu lieu en dehors du cadre des Nations Unies. Trois, il n’a réuni que certains États membres. Il n’était donc ni mondial, ni universel. Il s’agit d’une conférence semblable à tant d’autres, telle celle concernant les armes nucléaires par exemple.

Malheureusement, l’administration US n’a invité que certains gouvernements, alors que la Syrie, l’Irak et d’autres pays, sont principalement concernés par le terrorisme qui s’est propagé dans le monde. Ce contre quoi nous n’avons cessé de prévenir depuis 2011 au sein même de ce Conseil, notamment en qui concerne les activités terroristes en Libye et le fait qu’un grand nombre de ces armes s’est finalement retrouvé en Syrie, en passant par le Liban et la Turquie ; ce qui a été confirmé par un rapport spécial du Sous-comité contre le terrorisme.

Aujourd’hui, tous disent qu’en Libye c’est le chaos et qu’il est nécessaire de traiter ce problème. Nous, nous n’avons cessé de le dire depuis quatre ans. Résultat : des milliers de nos citoyens tués par ces armes en provenance de Libye et par des terroristes, qualifiés de jihadistes, arrivés de Libye et de Tunisie via le Liban et la Turquie.

Dr Bachar al-Jaafari
Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies


20/02/2015

Sources : Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari [20 février 2015]
http://webtv.un.org/watch/bashar-ja%E2%80%99afari-syria-on-syria-media-stakeout-20-february-2015/4072766853001

[durée : 24’21’’]https://www.youtube.com/watch ?v=46_bCGtOlhA&app=desktop [durée : 19’51’’]

Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

Notes :

[1] Mark Lyall Grant (United Kindom) and commissioners from the Independent International Commission of Inquiry on Syria on the human rights situation in Syria - Media Stakeout (20 February 2015)
http://webtv.un.org/media/watch/mark-lyall-grant-united-kindom-and-commissioners-from-the-independent-international-commission-of-inquiry-on-syria-on-the-human-rights-situation-in-syria-media-stakeout-20-february-2015/4072716546001

[2] Report of the Independent International Commission of Inquiry on the Syrian Arab Republic
http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/RegularSessions/Session28/Documents/A.HRC.28.69_E.doc

http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx ?NewsID=15594&LangID=E

[3] U.N. Panel Threatens to Name Those It Accuses of War Crimes in Syria
http://www.nytimes.com/2015/02/21/world/middleeast/un-panel-threatens-to-name-those-it-accuses-of-war-crimes-in-syria.html

[4] Les Etats-Unis et la Turquie d’accord pour former et équiper des rebelles syriens.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/02/17/les-etats-unis-et-la-turquie-d-accord-pour-former-et-equiper-des-rebelles-syriens_4578429_3218.html

[5] L’Alliance des civilisations des Nations unies
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_des_civilisations

[6] La Turquie accueillera le tout premier Sommet Humanitaire Mondial au cours de la première moitié de l’année 2016.
http://www.mfa.gov.tr/le-sommet-humanitaire-mondial.fr.mfa

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Des élus français rencontrent Assad à Damas et défient la ligne officielle de Paris. Par jean Lévy.

26 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La France, #L'OTAN., #Europe supranationale, #Terrorisme, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Publié par Jean Lévy

Des élus français

rencontrent Assad à Damas

et défient la ligne officielle de Paris

Quatre élus français à Damas, sourires et serrements de mains avec Bachar al-Assad: l'image défie la ligne officielle de la France, qui exclut tout contact avec le président syrien, et donne de l'eau au moulin de ceux qui souhaitent reprendre langue avec le régime.

Faisant fi de la rupture des relations diplomatiques depuis 2012 entre Paris et la Syrie, quatre parlementaires français de la majorité socialiste et de l'opposition de droite sont depuis mardi à Damas, en "mission personnelle", "pour voir ce qui se passe, entendre, écouter", selon l'un d'entre eux, le député UMP Jacques Myard.

M. Myard, son collègue PS Gérard Bapt, ainsi deux sénateurs, l'UMP Jean-Pierre Vial et le centriste François Zocchetto, ont été reçus mercredi matin par le président Assad en personne. La veille, ils avaient été reçus par le vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Moqdad et avaient dîné avec le mufti de la République, cheikh Ahmad Hassoun.

"Nous avons rencontré Bachar al-Assad pendant une bonne heure. Ça s'est très bien passé", a déclaré M. Myard par téléphone à l'AFP, tout en refusant de préciser la teneur des échanges qui ont porté, selon la télévision syrienne, sur l'état des relations franco-syriennes et la question du terrorisme.

LES MINISTRES PS CONTRE CETTE RENCONTRE DE PAIX

Paris, qui a fermé en mars 2012 son ambassade à Damas, a minimisé l'affaire. Cette rencontre est "une initiative personnelle" et en aucun cas une mission "officielle et diplomatique de la France", a mis au point le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

"On se doutait bien que Bachar allait leur dérouler le tapis rouge, ça profite à sa stratégie de relégitimation", a commenté pour sa part une source diplomatique.

Depuis le début de la guerre en Syrie, qui a fait plus de 210.000 morts en quatre ans, la France campe sur une ligne dure, exigeant le départ du président Bachar al-Assad et répétant qu'il ne peut faire partie d'une solution politique.

Paris soutient militairement et politiquement "l'opposition modérée" en Syrie, extrêmement affaiblie et éclatée, et estime qu'une solution au conflit passe par des négociations entre les représentants de cette opposition et des éléments du régime syrien, à l'exclusion du président Assad.

Mais quatre ans de guerre sanglante, l'échec des tentatives diplomatiques, et surtout l'irruption du groupe jihadiste État islamique (EI), ont mis à mal cette stratégie.

Et les voix réclamant une reprise de contact avec Damas se font de plus en plus insistantes, dans plusieurs pays occidentaux, effrayés par le nombre de leurs ressortissants partant grossir les rangs de l'EI et susceptibles de revenir commettre des attentats sur leur propre sol.

"Nous avons malheureusement des voix en Europe qui émergent pour dire qu'après tout, Assad est un moindre mal", déplorait récemment l'universitaire et opposante Basma Kodmani, s'inquiétant que "le phénomène Daech (acronyme arabe de l'EI, ndlr) éclipse tout le reste de la question syrienne".

En France, ces voix, d'abord limitées à des cercles pro-russes ou des associations de soutien aux chrétiens d'Orient, se sont étendues dans les milieux du renseignement, où la collaboration avec Damas en matière de lutte anti-terroriste a connu des périodes fructueuses.

"On ne peut pas travailler sur Daech et contre Daech sans passer par la Syrie, donc une nécessaire reprise de dialogue est obligatoire", a ainsi estimé mercredi sur BFMTV l'ancien patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini.

"Beaucoup de services aimeraient retourner à Damas", reconnaissait récemment un diplomate européen, soulignant que Paris et Londres étaient, au sein de l'UE, dans une position encore "extrêmement crispée" vis-à-vis de toute reprise de contact, même minimale, avec Damas.

MAIS FABIUS RECIDIVE...

"L'idée qu'on pourrait trouver la paix en Syrie en faisant confiance à M. Bachar al-Assad et en pensant qu'il est l'avenir de son pays est une idée que je crois fausse", a réitéré dimanche le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

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La lutte contre le nazisme: « Les 300 », le symbole oublié de Zaporojié. Il vaut mieux mourir debout que vivre à genoux!

26 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La guerre, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Terrorisme, #le nazisme, #Le fascisme

La lutte contre le nazisme: « Les 300 », le symbole oublié de Zaporojié. Il vaut mieux mourir debout que vivre à genoux!
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Le courage de ces hommes a été passé sous silence en Occident, soit mépris, soit ignorance totale des faits. Ceci s’est passé dans une ville symbole de l’Ukraine, sur la frontière historique entre ce pays et ce qui fut l’Hetmanat des Cosaques qui se soulevèrent contre les Ukrainiens et les Polonais au XVIIe siècle. Vous ne connaissez pas cette histoire ? Vous pourriez en aborder quelques-unes des facettes en lisant les lignes de Tarass Boulba du grand auteur russe et ukrainien Nicolas Gogol (1809-1852). Les Cosaques y construisirent une Sitch dans une île du Dniepr et lancèrent des raids vers l’Ouest et le Sud. C’est dans cette ville que quelques dizaines de courageux russophones ont été au cœur d’un acte à la fois sensationnel et ignoble.

Sur le Dniepr, Zaporojié est une ville de contraste, comme toutes les villes sur ce grand fleuve. Les Russophones étaient avant la guerre 57 %, les Ukrainiens seulement 42 %. Cela plante déjà le décor. Depuis toujours elle fut un lieu de passage, emprunté d’ailleurs par toutes les armées envahissants pour les uns l’Est, pour les autres l’Ouest : Polonais, Cosaques, Russes, Tatars, Allemands, Bolcheviques, Blancs, Verts, Nazis… La ville était aussi sur la fameuse ligne du Dniepr, ligne de défense qui fut le dernier espoir des Hitlériens de se maintenir en Ukraine et qui fut forcée par l’Armée rouge en octobre 1943. Elle eut beaucoup à souffrir des combats et des destructions. Ville industrielle parmi les plus grandes d’Ukraine, elle comptait plus de 760 000 habitants en 2013.

Alors que le mouvement Euromaïdan était sorti vainqueur dans sa lutte pour le pouvoir, en utilisant massivement les militants néo-nazis des Partis Svoboda et Pravy Sektor, la situation en avril 2014 était explosive en Ukraine. Ayant pris une importance capitale dans l’appareil du pouvoir en train de naître après le coup d’Etat du Maïdan, les nationalistes ultras sortirent de l’Ouest de l’Ukraine et de Kiev pour se répandre dans tout le pays. Ils furent encore une fois à l’avant-garde de toutes les manifestations russophobes, antisémites et pro-européennes. Passages à tabac d’opposants russophones, intimidations, destructions de biens privés, pillages, mises à bas de monuments et de sculptures rappelant la période soviétique : statues de Lénine, cimetières militaires, plaques commémorative des combattants de l’Armée rouge, vestiges de la Seconde Guerre mondiale, cimetières juifs ou de soldats soviétiques, porteurs de rubans de Saint-Georges (symbole patriotique soviétique et russe), tout cela fut mis à bas, détruit, saccagé, persécuté, tabassé.

Le 13 avril 2014, quelques dizaines de russophones s’étaient rassemblés à Zaporojié sur une place publique pour protester contre la tournure du Maïdan, tournure clairement néo-nazie à ce moment-là et qui allait se dévoiler par le massacre d’Odessa quelques jours plus tard. Les opposants russophones furent bientôt, comme vous le verrez sur cette vidéo, encerclés par une foule vociférant composée de fanatiques armés de bâtons, de barres de fer, de marteaux et d’autres armes contondantes, y compris des couteaux. Les opposants russophones n’étaient pas armés, ils étaient venus ici pour protester pacifiquement. Ils furent bientôt entourés par une horde véritablement hystérique, les quelques dizaines de russophones étant encerclés par des « septembriseurs » près au massacre et dix fois plus nombreux. C’est avec peine que la police, par ailleurs très molle a protégé la vie de ces hommes. Ils furent insultés pendant six longues heures, canardés de farine, d’œufs, puis de pierres, de bouteilles et d’autres projectiles. Formant un cercle de défense compacte, pour exprimer leur protestation de manière démocratique, ils ont été insultés de la pire des manières.

Les néo-nazis présents étaient venus en nombre et entrainèrent probablement la foule dans son hystérie. A un moment, les manifestants russophones pacifiques furent même atteints, certains traînés et roués de coups, avec l’intention avérée de les lyncher sans autre forme de procès. Courageusement ils firent face, devant subir les outrages d’une foule surexcitée de plus en plus nombreuse. Les fascistes lançaient des slogans et des appels au meurtre, ils promettaient la mort à ceux qui ne jetteraient pas les rubans de Saint-Georges, à ceux qui ne s’agenouilleraient pas au sol et qui ne chanteraient pas l’hymne national ukrainien. Aucun d’entre eux, même malgré l’évidence que leurs vies étaient en danger ne mit le genou à terre. L’ironie du sort est qu’ils furent finalement embarqués par la police, comme des criminels, chargés dans des paniers à salade par les forces de l’ordre et emmenés au poste. Ils furent ici interrogés, malmenés, pressés psychologiquement et fichés comme de vulgaires délinquants. Les fanatiques assoiffés de sang les avaient suivis jusque devant le commissariat de Police… où ils durent encore être exfiltrés par les policiers sous les injures…

Ces hommes ont donné à l’Europe un symbole très fort, de liberté, de refus de se soumettre, de lutte pour la Démocratie et la liberté d’expression. Il n’était pas convenable pour des journalistes de parler de leur histoire. Ils étaient russophones donc du mauvais côté. Il n’était pas convenable de les montrer en exemple, comment expliquer que le mouvement Euromaïdan n’était nullement démocratique, qu’il y avait déjà des persécutions à caractère politique et racial en Ukraine quand les médias vendaient leurs fables de la méchante Russie ? Ils furent passés sous silence. Auraient-ils été massacrés comme à Odessa que les médias français et européens auraient sans doute tronqué le sujet. C’est l’histoire de tous les civils morts en Ukraine depuis le début de l’Euromaïdan, d’abord à Kiev, puis dans toutes les villes et enfin surtout dans l’Est de l’Ukraine.

Alors toi, citoyen français qui regardera cette vidéo, demandes toi de quelle côté est la Démocratie. Demandes toi pourquoi notre gouvernement soutient les hommes qui étaient armés de matraques et de barres de fer. Ce sont les sbires de Porochenko, ce sont eux qui sont montrés comme des « héros ». Devant cette injustice, pour ne pas finir à genou, les gens du Donbass eux ont choisi de répondre, de se défendre par les armes. Des milliers d’entre eux sont déjà morts, la France a participé à leur assassinat en supportant l’Armée ukrainienne, en fournissant de l’argent avec l’Union européenne, jusqu’à faire les honneurs au chef suprême de cette « Ukraine démocratique » du Palais de l’Elysée. Est-ce cela la Démocratie des Charlie ? En voulez-vous plus citoyens français ?

Les 300 spartiates zaporogues

Les 300 spartiates zaporogues

 

Le 26 février 2015

 

Laurent Brayard pour Novorossia Vision

 
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Après avoir créé Al-Qaïda puis Daech : les services secrets américains instrumentalisent les néonazis.

26 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Daesch, #Terrorisme, #ISIL, #L'OTAN., #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #Politique étrangère, #Israël - palestine - Moyen-Orient

Après avoir créé Al-Qaïda puis Daech : les services secrets américains instrumentalisent les néonazis

 
Des néonazis ukrainiens arborant la Rune du loup. D. R.
Des néonazis ukrainiens arborant la Rune du loup. D. R.

Il n'y a pas que les terroristes islamistes de Daech que l'Otan utilise pour faire ses sales guerres du XXIe siècle à sa place. Cette grande organisation terroriste mondiale qu'est devenue l'Alliance atlantique se sert aussi d'organisations néonazies en Europe de l'Est pour déstabiliser le géant russe, en attendant, peut-être, de se tourner vers d'autres puissances comme la Chine. Le journaliste Luc Michel a relevé ce fait en attirant l'attention sur une couverture de BFMTV et un message subliminal sciemment affiché par la chaîne. «Sur BFMTV, on a perdu toute pudeur», écrit-il sur son blog. Il est choqué par la diffusion hier lundi, dans le journal de 7h30, d’un reportage sonore «illustré par une vidéo de propagande du bataillon néonazi Azov, BFMTV affichant sans vergogne en plein écran les logos des néonazis : "Rune du Loup" et "Soleil noir"». Il rappelle que «la "Rune du loup", symbole SS sous le IIIe Reich, a notamment été l’emblème de la division SS Das Reich». Pour ses lecteurs français, il précise que c’est cette division qui a commis le crime de guerre d’Oradour-Sur-Glane en juin 1944 en France. Luc Michel estime que cette apologie du nazisme, inspirée par l’Otan, est justifiée par la campagne menée contre la Russie. L’instrumentalisation des groupes néonazis en Europe pour la déstabilisation de la Russie rappelle, effectivement, comment les services secrets américains ont ravivé et armé l’extrémisme islamiste pour combattre les pouvoirs arabes laïques. L’Otan n’ignore pas qu’il y a un regain d’activisme des nazis et des mouvements d’extrême droite qui leur sont proches, dans les pays européens. Ainsi, en Allemagne, les autorités alarmées par la montée du Parti national démocratique (NPD, extrême droite, ont tout fait pour l’interdire, surtout quand elles ont découvert qu'un groupe terroriste néonazi était impliqué dans les meurtres de neuf immigrés et d'une policière entre 2000 et 2007. En Grèce, le parti Aube Dorée (Chryssi Avgi), néonazi, a également fait l’objet d’une répression en tant que groupe criminel lié à des attaques contre des opposants politiques de gauche et des migrants. Le terrain de prolifération de la vermine nazie se trouve actuellement en Ukraine où le conflit créé de toutes pièces par les services occidentaux a été l'occasion pour des groupes néo-nazis fascistes, une trentaine actuellement, de multiplier leurs capacités de recrutement et d’obtenir les financements pour leurs activités criminelles. Ces milices ont commis des crimes de guerre dans le sud-est de l'Ukraine (enlèvements, torture, vols, exécutions sommaires). L'une de ces milices, le bataillon Aydar, a ouvert un camp de détention clandestin en plein centre de la ville de Severodonetsk, où les détenus étaient torturés. Le principal chef de ces groupes terroristes, le criminel Igor Kolomoïsky est, entre autres, derrière le massacre d'Odessa en mai 2014 quand des syndicalistes ont été brûlés vifs et d'autres abattus alors qu'ils fuyaient l'incendie de l'immeuble abritant leur syndicat, incendie allumé par les néonazis. Ce sont ces «libérateurs» que l’Otan utilise comme alliés pour s’en prendre à Poutine. Comme elle crée et manipule les groupes terroristes sous couvert de la religion musulmane pour plonger les pays arabes dans le chaos type libyen.
Houari Achouri
  

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