Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

Agissements inhabituels des États-Unis dans le ciel de la Syrie

29 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/06/4bmy449806582esg4g_800C450-1728x800_c.jpg

Agissements inhabituels des États-Unis dans le ciel de la Syrie

Certaines sources syriennes ont fait part des agissements inhabituels américains dans le ciel syrien.

Selon la chaîne al-Mayadeen, ces nouveaux agissements des États-Unis ressemblent à ceux menés par eux avant leurs frappes balistiques sur la base militaire de Shayrat en Syrie, en avril dernier.

Ces sources ont confié à al-Mayadeen avoir observé, au cours de ces derniers jours, des activités d’espionnage inhabituelles des Américains au large de la Syrie, ce qui laisse penser qu’un incident aurait lieu.

De même, trois avions d’espionnage de la marine américaine ont effectué des vols au large de la Syrie.

Selon Sputnik, plusieurs sites occidentaux suivant les déplacements des avions militaires ont recensé les vols de trois avions de reconnaissance américains à proximité du littoral syrien, plus particulièrement de la base navale russe de Tartous.

Dans ce droit fil, Guennadi Gatilov, vice-ministre russe des Affaires étrangères a mis en garde les États-Unis contre tout acte unilatéral.

Les déclarations de Washington selon lesquelles Damas serait en train de préparer des « attaques chimiques », entraveront le processus des négociations d’Astana et de Genève consacrées au règlement de la crise syrienne.

« Les tentatives US visant à faire monter la tension en Syrie sont inadmissibles », a-t-il indiqué.

Il a également réitéré que pour la Russie, l’armée syrienne ne représentait aucune menace pour les experts américains.

Pour rappel, la Maison Blanche a prétendu, mardi 27 juin, dans un communiqué sans aucun document à l’appui, que le gouvernement syrien serait en train de préparer une attaque chimique.

source:http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i39750-agissements_inhabituels_des_états_unis_dans_le_ciel_de_la_syrie

 

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/agissements-inhabituels-des-etats-unis-dans-le-ciel-de-la-syrie/#KU1fWJYJPdIY2ekP.99

 

Lire la suite

Syrie: l’aviation US est intervenue contre un bombardier syrien pour protéger un convoi très spécial de Daech

29 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Syrie: l’aviation US est intervenue contre un bombardier syrien pour protéger un convoi très spécial de Daech

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/06/1031907856-1728x800_c.jpg

Syrie: l’aviation US est intervenue contre un bombardier syrien pour protéger un convoi très spécial de Daech

Le pilote du vieux bombardier léger syrien Sukhoï Su-22 (« Fitter ») abattu par des F/A-18E Super Hornet US pour protéger un convoi spécial d’anciens combattants de Daech (acronyme arabe péjoratif désignant l’organisation terroriste de l’État Islamique) près d’Al-Riqqa, est parvenu à s’éjecter à temps en évitant un premier missile. Il s’appelle Ali Fahd et est père de trois enfants.

Des forces spéciales de l’armée syrienne ont pénétré en pleine nuit dans la zone où l’appareil s’est abattu pour tenter de le secourir. Une opération SAR du type le plus extrême car les hordes de Daech et des mercenaires kurdes soutenus par des Navy Seals US sont aux trousses du pilote syrien.

Dans de telles conditions, les chances de survie d’Ali Fahd sont minimes selon des analystes. Cependant, tout demeure possible. Personne ne s’attendait qu’un vieil appareil comme le Su-22, destiné principalement à l’attaque au sol puisse réussir à  esquiver une première salve de missile AA (Air-Air) de dernière génération.

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/06/wp-1497901304166.jpg

Photographie non datée du pilote Ali Fahd des forces aériennes syriennes prise dans un endroit indéterminé, diffusée par l’un de ses proches sur Twitter. En arriete plan, le nez d’un Su-22

Photographie non datée du pilote Ali Fahd des forces aériennes syriennes prise dans un endroit indéterminé, diffusée par l’un de ses proches sur Twitter. En arriere plan, le nez d’un Su-22

Le mystère demeure quant à savoir pourquoi des F/A-18E US en provenance du Qatar se sont rués sur l’appareil syrien pour protéger un convoi spécial de Daech évoluant au sud de Tabaqa et fort éloigné des forces démocratiques kurdes (soutenues par les US).

Washington a justifié cet acte traduisant une extrême frustration par des règles d’engagement destinées à protéger les alliés de la coalition dont les forces démocratiques kurdes. Un prétexte qui ne tient pas du tout la route.

Selon certaines informations émanant de sources très au fait de la guerre de l’ombre en Syrie, le convoi transportait d’anciens combattants de Daech en phase de reconversion pour servir au sein des Maghawir Al-Thawra (les « commandos de la Révolution », un terme typiquement inventé par Washington) et avec eux se trouvaient deux responsables du département des opérations de la CIA et des agents arabisants du Mossad israélien.

source:https://strategika51.wordpress.com/2017/06/19/syrie-laviation-us-est-intervenue-pour-proteger-un-convoi-tres-special-de-daech/

 

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/syrie-laviation-us-est-intervenue-contre-un-bombardier-syrien-pour-proteger-un-convoi-tres-special-de-daech/#EtIzfYrs13XjU6XR.99

 

Lire la suite

3 questions à Bruno Drewski sur Macron et le départ d’Assad par GRÉGOIRE LALIEU

29 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

3 questions à Bruno Drewski sur Macron et le départ d’Assad

27 Jun 2017

Grégoire Lalieu

http://www.investigaction.net/wp-content/uploads/2017/06/macron-poutine-640x427.jpg http://www.investigaction.net/wp-content/uploads/2017/06/macron-poutine-640x427.jpg

 

Alors que le gouvernement Hollande avait fait du départ de Bachar Al-Assad une priorité absolue, Emmanuel Macron a déclaré que la destitution du président syrien n’était pas un préalable à tout. Quelques jours plus tôt, c’est l’Allemagne qui condamnait les sanctions US contre la Russie. Historien spécialiste du monde slave et maître de conférence à l’INALCO, Bruno Drewski est l’un des experts interviewés dans notre dernier livre, Le monde selon Trump. Il nous éclaire sur le revirement de Macron ainsi que sur les relations mouvantes entre les Etats-Unis et l’Europe.

 

Emmanuel Macron a déclaré que « la destitution de Bachar Al-Assad n’était pas un préalable à tout ». Un revirement de taille pour la France. Comment l’expliquez-vous ?

 

Je pense que l’évolution de la situation en Syrie impose aujourd’hui aux autorités françaises de faire preuve de réalisme. À moins de s’engager dans une guerre totale au profit des mêmes terroristes responsables des attentats en France, elles ne peuvent plus s’empêcher de voir que l’armée syrienne est en train de gagner la guerre. Même si Israël et les Etats-Unis font tout pour retarder ce scénario. Sans une décision du Pentagone, l’hypothèse d’un engagement militaire français semble exclue. Le changement de gouvernement en cours à Paris donne donc le prétexte nécessaire pour changer de ton vis-à-vis de la Syrie.

La guerre contre la Syrie et son gouvernement semblant en passe d’être perdue, le gouvernement Macron se prépare sinon à accourir au secours de la victoire, au moins à la prendre en compte. Il essaiera sans doute en même temps de limiter et de retarder le plus possible les possibilités de rétablissement et de reconstruction de ce pays « rebelle » à l’ordre occidental. La crise récente entre les monarchies du Golfe et les intérêts de ces entités dans l’économie française ont également pu pousser le gouvernement Macron à faire preuve de plus de prudence. L’avenir dira si ce changement de ton ira plus loin en direction du réalisme et d’une réelle réconciliation franco-syrienne.

 

 

Quelques jours plus tôt, l’Allemagne critiquait vivement les nouvelles sanctions que veut imposer Washington à la Russie. Assistons-nous à la fin de la lune de miel entre l’Europe et les Etats-Unis ? 

 

Depuis le début de la crise ukrainienne, l’Allemagne a toujours été divisée. D’un côté, une fraction de son patronat a un intérêt direct à coopérer le long de l’axe Eurasie-Asie, donc avec Moscou. De l’autre côté, certains continuent à suivre la politique des États-Unis, surtout à cause de la pénétration très ancienne d’importants secteurs de la bureaucratie allemande par les agents d’influence d’outre-Atlantique. La gauche allemande tend elle aussi vers une coopération avec la Russie.

Avec la crise de régime en cours à Washington, les gouvernements européens, en particulier l’Allemagne, se sentent un peu « orphelins », même s’ils gardent des contacts privilégies avec les cercles néocons (« interventionnistes libéraux » selon la nouvelle appellation « clintonienne »). Ces cercles avaient agi en faveur de l’élection de Hillary Clinton. Ils gardent une influence clef dans leur pays.

Enfin, depuis assez longtemps, les stratèges à Washington se méfient du potentiel d’autonomie de l’Allemagne et derrière elle de l’Union européenne. C’est pourquoi les Etats-Unis ont cherché à établir des relations privilégiées avec les pays de l’« Intermarium ». Terme de l’entre-deux-guerres qui recouvre l’isthme Baltique-mer Noire. Ce territoire permet de séparer l’Allemagne de la Russie par un axe Pologne-pays Baltes-Ukraine. Il pourrait éventuellement être élargi à d’autres petits pays voisins, selon le vieux modèle du « cordon sanitaire » devant entourer la Russie et la séparer de l’Europe occidentale.

 

 

Quel impact ces éventuels changements d’alliance pourraient-ils avoir sur les Etats-Unis ? Trump va-t-il se retrouver isolé sur la scène internationale ?

 

Ces évolutions tendent évidemment à affaiblir la position déjà difficile de Trump à Washington. Avec la crise de pouvoir en cours aux Etats-Unis, beaucoup de dirigeants européens jusque-là très atlantistes commencent à comprendre que le grand frère n’est plus ce qu’il était en termes de puissance, de santé économique et de cohésion interne. Cela menace la sécurité des institutions et des élites européennes qui se sentaient jusque-là protégées par le gendarme Otan. Car l’objectif de cette alliance militaire n’était pas seulement de se projeter vers l’extérieur, mais aussi de garantir la stabilité des instances dirigeantes européennes et de sécuriser les mouvements de capitaux en son sein.

Toutes ces nouvelles incertitudes ont en tout cas soulevé un vent de panique à Berlin, à Bruxelles, à Paris et ailleurs. Suffisant pour que les pays d’Europe de l’Ouest, au sein de l’UE ou de manière isolée comme le montre le Brexit, tentent à nouveau de devenir des puissances plus autonomes ? Il est encore trop tôt pour le dire. Mais le contexte est là : crise du capitalisme mondialisé, crise de régime aux Etats-Unis, crise de l’Union européenne, échecs des politiques de l’OTAN hors de sa zone et désaffection massive des citoyens envers les régimes occidentaux… Tout cela pourrait amener une partie au moins des élites dirigeantes à envisager une recomposition de la scène politique internationale. Cela dépendra dans une large mesure des capacités économiques des uns ou des autres à forcer le destin dans une direction ou une autre.

Par ailleurs, avec la perte du contrepoids communiste et le verrouillage grandissant du système politique, médiatique et sécuritaire, tant au niveau national que supranational, les peuples semblent aussi de plus en plus désabusés. Cela peut évidemment entrainer une passivité grandissante, mais aussi provoquer des mobilisations de plus en plus fortes. Par exemple, alors qu’il n’a rassemblé qu’un faible pourcentage d’approbation de la part des électeurs, Macron a manifesté une certaine prudence dans la foulée du scrutin. Cela témoigne sans doute d’une nervosité au sein du régime actuel. Et cela pourrait pousser Paris à prendre plus d’autonomie par rapport à Washington. Des phénomènes semblables peuvent se produire dans d’autres pays de l’Union européenne, car partout, le mécontentement est perceptible.

Je ne pense pas que les élites actuelles des différents pays européens soient néanmoins déjà prêtes à faire un saut dans l’inconnu. Car ce n’est certainement pas l’esprit visionnaire, le courage politique et l’esprit de risque qui les caractérisent. Mais on doit se rappeler qu’à la veille du démantèlement du bloc soviétique, peu nombreuses étaient les élites des nomenklaturas locales alors prêtes à sauter vers l’inconnu. Toutefois, la désagrégation interne du système a finalement entraîné un phénomène généralisé de sauve-qui-peut vers l’Ouest. On ne doit donc pas exclure aujourd’hui un retour du balancier vers l’Est avec la crise généralisée du système économique, social et politique. D’autant plus qu’à l’Est, c’est désormais aussi le capitalisme, même si là-bas il est plus encadré par l’État.

Une refonte fondamentale de l’architecture internationale est donc possible. Elle n’entrainera pas forcément un changement de régime social, économique et politique. Il faudrait pour cela une véritable reconstruction des mouvements alternatifs et révolutionnaires. La pente vers la désagrégation du camp nord-atlantique semble malgré tout engagée. Les pays européens ont tout intérêt à prendre en compte le fait que le monde est désormais multipolaire, que le processus de rapprochement eurasiatique est lancé et que ce sont les puissances eurasiatiques, en particulier la Russie, qui sont en passe de reconstruire un équilibre dans les pays du monde arabo-musulman saccagés par l’aventurisme des Etats-Unis, d’Israël et de l’Otan.

 

Source: Investig’Action

http://www.investigaction.net/fr/3-questions-a-bruno-drewski-sur-macron-et-le-depart-dassad/

Lire la suite

La dernière chance (Tribune collective de militants du PCF)

26 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme

Publié par El Diablo

Siège national du PCF à Paris (source :L'Express)

Siège national du PCF à Paris (source :L'Express)

E. Macron a donc dangereusement les mains libres. Malgré le score porteur d’espoir de JL Mélenchon à la présidentielle et l’excellente nouvelle de l’élection d’une trentaine de député-e-s insoumis et communistes, jamais la gauche n’a été aussi faible, et jamais le Parti communiste n’est tombé si bas : 2,7% aux législatives. C’est un véritable désastre que les plus démunis et les plus précaires vont payer au prix fort. Nous qui avons prétendu ces derniers mois « tenir la gauche debout », nous ne pouvons pas échapper au constat de notre échec. En tirer toutes les conséquences est la condition pour aider notre peuple à résister immédiatement, et entamer un redressement sans lequel nous allons cette fois-ci disparaître complètement de la vie politique.

Il y a presque dix ans déjà, les communistes avaient tiré des deux catastrophes électorales de 2002 et 2007 la conclusion qu’il nous fallait profondément nous transformer : conceptions, projet, organisation. Certes, nous avons élu des « commissions du projet » ou organisé des conférences nationales. Nous avons toiletté nos statuts. Mais reconnaissons-le, nous n’avons rien fait qui puisse faire dire : oui, ces dernières années, les communistes ont vraiment beaucoup changé. La seule innovation qui viendra sans doute à l’esprit des plus attentifs, parce qu’elle a réellement suscité de l’espoir, est la création du Front de gauche, mais pour constater aussitôt que nous n’avons pas su ou pu empêcher sa paralysie et son délitement. Nos décisions n’ont donc pas été mises en œuvre, et nous avons recommencé à prendre du « retard », cette fois-ci avec des conséquences dramatiques. Nous sommes toujours vus comme un parti de militant-e-s courageux et combatifs mais, notre score le dit de façon implacable, comme un parti du passé.

Notre stratégie de rassemblement face aux libéraux de droite et de gauche semblait au moins un acquis : même cela fut sérieusement remis en cause dès les municipales de 2014, puis aux régionales avec des listes à géométrie variable. Et pour l’élection présidentielle, la direction de notre parti a semé la plus grande confusion, au motif de « rassembler la gauche », en envisageant de participer à une primaire avec le PS, puis quand le vote des communistes l’eut définitivement exclu, pour tenter d’obtenir de JL Mélenchon qu’il cédât sa place à B. Hamon. Comme si c’était possible alors que celui-ci demeurait le candidat d’un PS complètement discrédité, et que la question décisive était : comment rompre enfin avec les politiques libérales que la droite et le PS ont menées alternativement depuis des décennies ? Jean-Luc Mélenchon en a fait un des principaux axes de sa campagne, et il a remporté un grand succès. Nous avons à l’inverse tergiversé et cherché jusqu’au bout à louvoyer entre le rejet du PS (y compris par de très nombreux communistes) et un souhait incompréhensible de préserver on ne sait quoi de la vieille union de la gauche. Et finalement, nous avons complètement échoué.

Pour reconquérir les classes populaires, il faut aujourd’hui avoir l’audace d’innover. Il y a eu le 23 avril presque autant de suffrages pour une alternative antilibérale que pour E. Macron. C’est un point d’appui considérable si nous savons rendre durable cet immense rassemblement d’exigences et d’attentes. Cela implique d’inventer les formes pluralistes et démocratiques qui permettront à toutes les forces de transformation sociale de travailler ensemble, dans le respect de leurs diversités, nécessité que la France insoumise doit prendre en compte. Dans cet objectif, il faut avoir l’ambition de faire vivre un projet communiste d’émancipation humaine plus que jamais indispensable. Et il faut pour cela que notre Parti se transforme radicalement, se dépasse pour entrer, enfin, dans le 21ème siècle.

Nous devons travailler à un projet révolutionnaire nouveau qui prenne à bras le corps dans tous les domaines les considérables mutations de notre époque, qui invente avec d’autres une stratégie européenne et mondiale de lutte contre le capitalisme mondialisé, qui relève le défi écologique. Nous devons travailler à un parti aux pratiques et au fonctionnement nouveaux pour faire vivre non seulement la souveraineté réelle des adhérent-e-s, mais aussi une démocratie d’intervention permanente et innovante qui donne toute sa place à la créativité et aux capacités d’initiatives de chacun-e-s. Nous devons travailler à nous saisir de toutes les idées neuves qui émergent du mouvement social, et imaginer comment nous ouvrir à tous les courants et toutes les cultures d’émancipation humaine qui devront impérativement coopérer et se rassembler dans une force politique nouvelle pour être capable de lutter efficacement, résister et l’emporter.

Tout cela suppose évidemment un très grand débat, et que les directions du Parti remettent leurs mandats à la disposition des communistes pour une évaluation sans tabou des actions passées et le renouvellement nécessaire de celles et ceux chargées de mettre en œuvre leurs décisions. Un congrès doit être convoqué rapidement. C’est notre dernière chance.

Alain Bascoulergue, Yannick Bedin, Gérard Billon, Nicole Borvo Cohen-Séat, Marie-Pierre Boursier, Patrice Cohen-Séat, Michel Duffour, Jean-Paul Duparc, Grégory Géminel, Frédérick Génévée, Fabienne Haloui, Robert Ingey, Roland Leroy, Sonia Masson, Claude Mazauric, Anna Meyroune, Frank Mouly, André Perez, Nora Saint-Gal, Vivian Point

Tribune publiée dans l’Humanité du 21 juin 2017

SOURCE :

 

Lire la suite
Lire la suite

Un autre pas vers une guerre dévastatrice. Par Paul Craig Roberts

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

Un autre pas vers une guerre dévastatrice

http://www.paulcraigroberts.org/2017/06/19/another-step-toward-devastating-war/

  • (Another Step Toward Devastating War)

Par Paul Craig Roberts

Juin 20, 2017 "Information Clearing House" – Un pilote américain idiot a abattu un chasseur syrien qui attaquait ISI, confirmant ainsi que Washington ne combat pas l’ISIS, comme le prétend Washington, mais qu’il protège l’ISIS, son agent envoyé en Syrie par Obama et Hillary pour renverser le gouvernement syrien. Le Général Michael Flynn a révélé dans une interview à la TV qu’Obama et Hillary, au-dessus de son objection comme directeur de l’Agence de renseignement de la défense, avaient pris « la décision obstinée » d’envoyer ISIS en Syrie.

Le faux-semblant de Washington que Washington combat l’ISIS, plutôt que le soutenir, est l’excuse pour Washington de sa présence illégale dans le conflit syrien. La Russie et l’Iran sont légalement en Syrie, invités par un gouvernement élu. Les Américains y sont non invités comme des criminels de guerre. En vertu du droit international établi par les Américains eux-mêmes, c’est un crime de guerre d’entreprendre une agression contre un pays qui n’a pas levé le poing contre lui.

Donc, pour être en Syrie, Washington doit prétendre qu’il « combat le terrorisme » plutôt que le soutenir. On a souvent émis le mensonge à cette affirmation, mais maintenant qu’un pilote américain a prouvé que les US sont en Syrie pour soutenir son agent, l’ISIS, pas même une presstitute (la presse qui déforme l’information) Megyn Kelly peut honnêtement déclarer croire que Washington combat l’ISIS.

Les Russes, les Syriens et les Iraniens l’ont su depuis le début. Pourtant, ces sources officielles sont toutes suspectes dans la presstitude des médias occidentaux. Donc, avec la complicité de la presstitude, le mensonge de Washington a tenu jusqu’à ce qu’un pilote américain idiot a fait sauter le mensonge hors du ciel en même temps qu’un chasseur syrien et son pilote.

Washington, bien sûr, mentira autant que possible. C’est la seule chose que Washington sache faire. Washington prétendra que c’était « un combattant de la coalition », c-à-d. quelqu’un d’autre qui pilotait le US F-18. Ce n’était pas nous. Ou ils prétendront que le chasseur syrien attaquait des femmes et des enfants, ou une enceinte transgenre ou une salle de maternité pour femmes violée par « les troupes brutales » d’Assad. Washington le tournera de telle manière qu’un crime de guerre agressif apparaisse comme une défense héroïque d’un groupe victime.

Une question : le pilote US idiot a-t-il fait ceci de sa propre initiative, coup chaud en jouant Top Gun, ou était-ce une provocation planifiée du complexe de l’armée/sécurité hors des canaux pour commencer un conflit entre les US et la Russie qui empêcherait toute possibilité du président Trump de rependre son objectif de désamorcer le haut niveau de tension avec la Russie ? Un $1 trillion, 100 milliards de budget militaire/sécurité annuel, payé par les contribuables américains est en jeu.

On ne sait pas si le pilote a agi de lui-même ou par ordre.

Ce qu’on sait c’est que les Russes ne l’ont pas bien accepté. La Ministère de la Défense russe a dit aujourd’hui qu’il considère la décision du « commandement US comme une violation intentionnelle des obligations US dans le cadre du mémo sur éviter des incidents et la sécurité des vols de l’aviation pendant des opérations en Syrie, signé le 20 octobre 2015. »

Surprise ! Surprise ! Les Américains ont déjà brisé un autre accord que Washington a signé avec la Russie.

Combien d’accords avec la Russie Washington doit-il briser avant que les Russes comprennent finalement qu’un accord signé avec Washington est dénué de sens ? Les Russes apprendront-ils un jour ? Les Indiens américains ne l’ont jamais appris. Il y a un fameux T-shirt américain : « Bien sûr que vous pouvez faire confiance au gouvernement : Demandez simplement à un Indien. »

Peut-être que finalement les Russes ont appris que tout accord avec Washington est au mieux sans valeur et au pire un arrêt de mort. Le Ministère de la Défense russe a annoncé aujourd’hui que la Russie mettait fin à toutes les interactions avec les US dans le cadre du mémorandum de prévention d’incidents dans les cieux syriens. De plus, le Ministère de la Défense russe a déclaré que la défense missile russe interceptera tout avion dans la région des opérations de forces aérospatiales russes en Syrie et: « dans les zones où l’aviation russe mène des missions de combat dans les cieux syriens, tout objet volant, y compris des jets et des véhicules aériens sans équipage découverts à l’ouest de l’Euphrate sera suivi par des défenses russes aériennes et de terrain comme des cibles aériennes. »

En d’autres mots, de la manière discrète russe, la Russie a déclaré une zone no-fly dans toutes les régions de la Syrie dans lesquels les Syriens et les Russes opèrent. Tout intrus dans cette zone sautera hors du ciel. Que ce soit un Américain, un Israélien, ils sont de la viande morte.

Comme c’est la Russie, pas Washington, qui a la supériorité aérienne en Syrie, tout ce qui est requis est un pilote américain stupide de plus, dont le cul stupide éclatera hors du ciel, et les abrutis complets à Washington devront reculer ou faire une gaffe. Aussi stupide qu’est Washington et plein d’orgueil, les abrutis feront une gaffe.

Il n’y a pas d’intelligence à Washington. Seulement de l’arrogance et de l’orgueil. Le quart de siècle que j’y ai passé était avec les gens tout à fait les plus stupides sur la face de la terre.

Je m’attends à ce que la Russie gagne ceci, parce que la Russie a un leadership intelligent, et que Washington n’en a pas.

Néanmoins, peut-être à tort, comme personne ne peut tout connaître, je blâme la Russie pour laisser la crise syrienne se développer. La Russie et la Syrie auraient gagné la guerre depuis longtemps, excepté que la Russie continuait à déclarer la victoire prématurée, se retirant, obligé de revenir, espérant toujours de réaliser un accord avec Washington. En effet, réaliser un accord avec Washington était plus important pour le gouvernement russe que gagner la guerre ou n’importe quoi d’autre.

Sans se soucier de l’évidence, l’espoir du gouvernement russe ne pouvait simplement pas mourir que la Russie et Washington pourraient réaliser un accord pour combattre le terrorisme ensemble. Quel complet non-sens.

Le terrorisme dans la province russe de Tchétchénie a été instigué par Washington. Le gouvernement russe semble ne pas comprendre qu’il n’y a pas de terroristes indépendants. Le terrorisme est une arme de Washington. Donc, comment le gouvernement russe peut-il faire un pacte contre le terrorisme avec le pays qui utilise le terrorisme comme une arme contre la Russie ?

Que pense la Russie d’à quoi sert le plan des néoconservateurs de conquérir la Syrie et l’Iran si ce n’est d’apporter plus de terrorisme en Russie

Vladimir Poutine est un leader bien informé, fort et capable d’un pays. Peut-être le seul à part la Chine. Clairement, il n’y en a pas en Occident, un désert de leadership.

Il y a peu de doute que Poutine est un dirigeant moral qui est opposé à la guerre et veut le mieux pour tous les pays. Néanmoins, en sacrifiant l’avantage chaque fois qu’il en obtient pour l’idée absurde de faire un accord avec Washington, communique simplement à Washington une faiblesse. Washington pense que Poutine est simplement une autre personne sur laquelle Washington peut marcher. C’est une erreur de jugement et résultera en une guerre. Ce serait beaucoup mieux si Poutine relevait le défi et éclaircissait complètement que « si vous voulez la guerre, elle sera là en 30 minutes. » Soudain, on prendrait la Russie au sérieux.

J’admire Poutine. Mais il se trompe de jeu. Au lieu de parer l’agression de Washington, il devrait être agressif et forcer l’Europe et Washington à venir vers lui pour une solution.

Poutine, le dirigeant du monde libre, ne devrait pas être sur la défensive vis-à-vis d’un gouvernement à Washington en banqueroute, minable à la noix qui se complaît dans son mal.

Le Dr. Paul Craig Roberts a été assistant Secrétaire au Trésor pour la politique économique et un éditeur associé du Wall Street Journal. Il a été éditorialiste pour Business Week, Scripps Howard News Service, et Creators Syndicate. Il a eu un emploi dans de nombreuses universités. Ses articles Internet ont attiré des adeptes dans le monde. Les derniers livres de Roberts sont The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West, How America Was Lost, and The Neoconservative Threat to World Order.

Voyez plus sur http://www.informationclearinghouse.info/47286.htm#sthash.exUs1Q3H.dpuf

L’empire de Washington englué

 

 

http://www.mondialisation.ca/lempire-de-washington-englue/5594449

 

Par Dr. Paul Craig Roberts

Mondialisation.ca, 12 juin 2017

paulcraigroberts.org 5 juin 2017

Région : États-Unis, Europe

Thème: Désinformation médiatique, Environnement, Guerre USA OTAN, Militarisation, Services de renseignements

 

 

http://www.mondialisation.ca/wp-content/uploads/2017/06/deep-state-400x225.jpg

Le complexe militaro-industriel de sécurité a mis soixante-dix ans à construire son empire. Le complexe a assassiné un président américain (JFK) qui le menaçait et expulsé un autre (Richard Nixon) de son siège. Le complexe ne tolère pas l’élection de politiciens en Europe qui pourraient ne pas suivre la ligne de Washington sur la politique étrangère et économique.

Soudain, selon les médias occidentaux et même russes, le complexe laisserait un homme, Trump, qui ne règne pas en Amérique, et une femme, Merkel, qui ne règne pas en Allemagne, détruire son empire.

Selon les médias aux ordres, en sortant de l’Accord de Paris (le pacte climatique mondial) et en déclarant que les membres de l’OTAN devraient contribuer davantage au budget de l’alliance, dans laquelle le contribuable américain a une part proportionnellement excessive, Trump a amené Merkel à conclure que l’Europe ne peut pas compter plus longtemps sur Washington. La discorde entre Trump et Merkel et la démission de Washington de son rôle de leader aurait détruit l’alliance occidentale et laissé l’UE elle-même au bord de la rupture.

Tout cela est une sottise absurde. Voici ce qui s’est vraiment passé :

 

À peine Trump élu, des hommes en costumes foncés et cravates sombres, avec des porte-documents, lui ont expliqué que ce n’était pas la politique de Washington de normaliser ses relations avec la Russie ; ils lui ont aussi expliqué que ce n’était pas la politique de Washington de sortir de l’Accord de Paris. Trump a dit quelque chose comme ça : « Écoutez, les gars, vous m’avez déjà demandé d’abandonner mon initiative de paix avec la Russie et mon intention de sortir de Syrie. Maintenant, vous me forcez sur mon engagement L’Amérique d’abord. Si les gens se rendent compte que je ne suis pas vraiment le président, avec qui allez-vous gouverner ? Que pensez-vous d’un compromis ? »

Voici le marché, comme Trump l’a parfaitement expliqué dans son discours. Il retire temporairement les États-Unis de l’Accord de Paris et ouvre immédiatement des négociations pour revenir dans l’Accord, selon des termes moins onéreux pour les Américains. En d’autres termes, le lâchage est un geste pour sauver la face, qui entraînera une petite réduction des coûts pour l’Amérique. En fin de compte, nous aurons une victoire de Trump et aucun dommage pour l’Accord de Paris.

Pour sa réélection, Merkel a besoin d’une impulsion qui détournera l’attention allemande du million de réfugiés musulmans que celle-ci a laissé entrer en Allemagne, amenant avec eux le crime, le viol et le terrorisme. Sa déclaration dramatique selon laquelle l’Europe ne peut plus compter sur l’Amérique était un moyen idéal de recentrer l’attention. Je ne serais pas surpris que Trump et Merkel se soient concertés pour organiser la façon de jour le coup.

Pourtant, ni les journalistes, ni les commentateurs ne pouvaient dévoiler la vérité évidente. Pourquoi ? Les médias occidentaux ne pouvaient pas laisser passer l’occasion de dénoncer Trump, en l’accusant d’avoir détruit le leadership américain et le climat, et les organisations environnementales ont saisi l’occasion de collecter des fonds pour s’opposer à la destruction du climat par Trump. Les commentateurs russes ont vu l’espoir pour la Russie d’entrer dans l’OTAN, ainsi que la rupture de l’UE, suite aux conséquences de l’isolationnisme de l’Amérique.

.

Il y a deux implications sérieuses de cette tromperie médiatique. L’une d’elles est que les Américains et le monde sont aveugles au fait qu’il existe des centres de pouvoir qui contraignent le président des États-Unis et sont capables de remplacer l’ordre du jour sur lequel celui-ci a fait campagne par le leur. Nous avons vu cela avec Obama, mais on nous a expliqué que ce dernier n’en avait jamais eu l’intention [de tenir ses promesses de campagne]. Maintenant, nous allons avoir la même explication avec Trump. Le fait que le président soit contraint par le complexe militaro-industriel de sécurité et le pouvoir financier, ne sera pas mis en lumière. Ainsi, le mythe de la Matrice, selon lequel la démocratie apporte le changement par les élections, continuera à empêcher les gens de se rendre compte de la réalité.

Une deuxième conséquence est que les Russes, espérant toujours faire partie de l’Occident tout en conservant leur souveraineté nationale, ce qu’aucun membre de l’UE ou de l’OTAN n’est autorisé à faire, verront dans le soi-disant retrait du leadership américain des espoirs renouvelés d’adhérer à l’Europe. Si les Russes prennent au sérieux l’onction, par le New York Times, de l’Allemande Merkel comme « dernier défenseur de l’Ouest libéral », la Russie pourrait se laisser tenter, militairement et économiquement, de ralentir ses préparatifs militaires et le développement de ses relations économiques avec l’Asie.

Les gens n’auront toujours qu’une petite idée des événements réels, tant que les reportages et les commentaires ne refléteront que des ordres du jour politiques et des aspirations optimistes.

Paul Craig Roberts

 

Article original en anglais :

http://www.globalresearch.ca/wp-content/uploads/2017/04/deep-state-51x46.jpg

Washington’s Empire Is Not Unraveling

Traduit par jj relu par nadine pour le Saker Francophone

La source originale de cet article est paulcraigroberts.org

Copyright © Dr. Paul Craig Roberts, paulcraigroberts.org, 2017

 

Lire la suite

Fonds pour la « défense », nouveaux milliards pour la guerre. Par Manlio Dinucci

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La Russie

Fonds pour la « défense », nouveaux milliards pour la guerre. Par Manlio Dinucci

Fonds pour la « défense », nouveaux milliards pour la guerre

Manlio Dinucci

 

Le « Fonds pour la défense », que l’Union européenne a lancé le 22 juin, a été défini comme un « pas historique » par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Reste à voir dans quelle direction.

Le Fonds représente une injection massive d’argent public dans l’industrie de guerre européenne. Il commence avec l’allocation de 90 millions d’euros en 2017-2019 pour la recherche sur de nouvelles technologies militaires, en particulier de systèmes robotiques pour les forces navales et terrestres. A partir de 2020 l’allocation pour la recherche militaire grimpera à 500 millions d’euros par an.

A cela s’ajoute une allocation encore plus importante pour encourager la coopération entre les pays Ue dans le développement conjoint et dans l’acquisition de systèmes d’armes : ils peuvent par exemple investir conjointement pour développer le même type de drone ou acquérir en bloc le même char d’assaut pour en réduire le coût (une sorte de « groupe d’achats solidaire » pour la guerre).
Pour ce secteur le Fonds alloue 500 millions d’euros pour 2019 et 2020 et un milliard d’euros par an après 2020. Grâce à l’ « effet multiplicateur » on prévoit de générer des investissements d’ensemble dans l’industrie de guerre Ue équivalents à 5 milliards d’euros annuels après 2020.

Le Fonds n’est pas alternatif mais complémentaire aux engagements financiers que les pays Ue membres de l’Otan ont pris dans l’Alliance, dont font partie (après le Brexit) 21 des 27 membres de l’Union européenne. En 2014 ces pays ont pris l’engagement, requis par l’administration Obama, de destiner au militaire au moins 2% du PIB. Jusqu’à maintenant, outre les USA, seuls Grèce, Estonie, Grande-Bretagne et Pologne ont dépassé ce seuil. L’Italie, calcule le Sipri, dépense pour le militaire 1,55% du PIB, c’est-à-dire environ 70 millions d’euros par jour d’argent public. En montant au niveau de la Grèce (2,36% malgré la crise économique), elle dépenserait plus de 100 millions par jour ; en montant à celui des USA (3,61%), elle dépenserait plus de 160 millions d’euros par jour. Ces 2%, insiste Trump, sont désormais insuffisants pour les missions croissantes de l’Alliance.
La dépense militaire de l’Italie, que le Sipri place au 11
ème rang mondial en 2016, est en réalité plus haute que celle inscrite dans le budget du ministère de la Défense. Dans la dernière Loi de finance sont inscrits (toujours en argent public) presque 10 milliards d’euros pour produire des chars d’assaut Freccia et Centauro 2, des frégates Fremme, des hélicoptères d’attaque Mangusta. Au poste « Construction publique, y compris scolaire » 2,6 milliards sont alloués pour le Pentagone italien, voulu par la ministre Pinotti pour réunir en une unique structure les sommets de toutes les forces armées. Cette structure se trouvera dans la zone aéroportuaire de Centocelle à Rome, où a déjà été transférée la Direction générale des armements avec son staff de 1500 personnes.

La Direction des armements devra à présent s’agrandir pour gérer l’ultérieure montée en puissance de l’industrie de guerre italienne, déjà en excellente forme. En 2016, l’export italien d’armes a augmenté de plus de 85% par rapport à 2015, grimpant à 14,6 milliards d’euros. Par la vente de 28 chasseurs-bombardiers Eurofighter au Koweit, grâce à la ministre Pinotti, efficiente représentante de commerce en armes.

Dans le projet de loi pour la mise en oeuvre du « Livre Blanc pour la sécurité nationale et la défense », approuvé en février dernier par le Conseil des ministres, l’industrie militaire est qualifiée de « pilier du Système Pays ». Il se trouve maintenant renforcé par le Fonds Ue pour la « défense », pendant qu’on démolit l’Article 11, pilier de la Constitution.

 

Edition de samedi 24 juin 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/fondo-ue-per-la-difesa-altri-miliardi-per-la-guerra/

Traduit de l’italien par M-A Patrizio

 

Article 11 de la Constitution italienne :

« L’Italie répudie la guerre en tant qu’instrument d’atteinte à la liberté des autres peuples et comme mode de solution des conflits internationaux; elle consent, dans des conditions de réciprocité avec les autres États, aux limitations de souveraineté nécessaires à un ordre qui as- sure la paix et la justice entre les Nations; elle aide et favorise les organisations internationales poursuivant ce but ».

 

 

Note pour la version française :

En France : "création d'une « capacité militaire de planification et de conduite extérieure », sorte de QG qui sera chargé de centraliser les opérations extérieures (non armées dans un premier temps comme la formation de soldats au Mali ou en Somalie). Autre projet, la mise en place d'une coopération structurée permanente - prévue par le traité de Lisbonne - qui regroupera les Etats volontaires pour accélérer la défense européenne. Enfin, la création d'un Fonds européen de la défense doté à terme d'un budget annuel de 5,5 milliards d'euros. Il aura trois usages, tous destinés à mutualiser l'effort de défense : le financement de la recherche dans des technologies innovantes ; le développement de prototypes de drone ; et l'achat en commun de matériels".
( https://www.lesechos.fr/monde/europe/030400384498-macron-arrive-a-bruxelles-avec-un-capital-de-sympathie-et-des-projets-qui-fachent-2096582.php#OLlpZXB6QYUhvsMg.99 )

et

"Le Premier ministre Edouard Philippe a promis ce vendredi au Salon du Bourget que le gouvernement maintiendrait l'objectif fixé par Emmanuel Macron de consacrer 2% du PIB au budget de la Défense d'ici à 2025, malgré les contraintes budgétaires » (http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/06/23/97002-20170623FILWWW00190-edouard-philippe-pour-un-budget-de-la-defense-a-2-du-pib.php )

Grande discrétion du gouvernement et de ses médias sur le chiffrage de ces programmes.

Lire la suite

Badia. Le 24 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Badia

24 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Depuis des siècles, l'aride steppe syro-jordanienne ne vit passer que troupeaux et bergers. Qui eût cru qu'elle serait un jour le point focal du grand échiquier eurasiatique ? Le contrôle sur la frontière irako-syrienne et le devenir de l'arc chiite qui en découle doivent y être pour quelque chose...

En l'état actuel des choses, le magistral blitz loyaliste du 9 juin a profondément changé la future donne moyen-orientale, au détriment des Saoudiens et des Israéliens, donc de l'empire américain ou de ce qu'il en reste. Ayant de la suite dans les idées, l'armée syrienne et les milices chiites pro-gouvernementales ont enclenché la marche avant :

Selon certaines sources, les loyalistes ont pris 85 km de frontière et ne seraient plus qu'à 12 km du T2. Objectif : le noeud stratégique et frontalier d'Al Boukamal / Al Qaïm sur l'Euphrate, que d'aucuns prétendent être la nouvelle capitale officieuse de l'Etat Islamique après l'encerclement désormais complet de Raqqa par les forces kurdes, la libération très prochaine de Mossoul et l'impossibilité répétée pour les petits hommes en noir de venir à bout de Deir ez Zoor.

Al Bukamal, bientôt le dernier bastion urbain de Daech et bataille ultime de la longue guerre syrakienne ? C'est bien possible... A moins que tout n'ait déjà été réglé par de discrets envoyés dans les couloirs du pouvoir à Moscou, Washington, Damas et Téhéran, l'on pourrait assister à une détonante convergence de l'armée syrienne, des YPG kurdo-américaines, des UMP iranisées et de l'armée irakienne. Deux contre un si l'on considère, dans le meilleur des cas pour les Américains, que l'armée irakienne restera neutre : le rapport de force n'est de toute façon pas en faveur de l'empire. Le tout face à une résistance désespérée de l'EI dont ce sera le chant du cygne. Chaud devant...

La position de faiblesse stratégique des Etats-Unis, dont les proxies "modérés" semblent définitivement bloqués dans la coquille vide d'Al Tanaf, explique peut-être la dernière provocation en date. Jeudi, un avion de la coalition US a effectué un bombardement sur une position daéchique dans la région de Palmyre, assistant de facto les loyalistes qui avancent lentement mais sûrement dans la zone.

Si l'empire voulait aider Assad, ça se saurait. Il s'agit bien évidemment ici d'une bravade vis-à-vis de Moscou qui a cadenassé le ciel syrien à l'ouest de l'Euphrate après l'incident du Su-22. Message subliminal : Puisqu'on aide l'armée syrienne contre l'EI, vous seriez mal inspirés de nous descendre... On imagine que pendant quelques secondes, les officiers russes du système de défense anti-aérien ont été placés dans une expectative assez troublante. Rien de bien méchant en soi, c'est simplement le petit jeu d'agaceries qui continue.

Au Kremlin, on se doit de garder la tête froide - ce qui ne devrait pas être trop difficile pour le judoka joueur d'échecs. La situation sur le terrain est éminemment favorable, ce n'est pas le moment de gober les grossiers hameçons américains.

Si la mort du "calife Ibrahim" se confirme, ce serait une énorme victoire en terme de relations publiques (d'où le silence assourdissant de la MSN occidentale qui a fait le strict minimum sur ce sujet pourtant ô combien médiatique). Pendant que l'Idlibistan est à nouveau le théâtre de bisbilles intra-barbues, l'armée syrienne avance partout : outre les fronts déjà mentionnés ci-dessus, la route Ithriya-Resafa devrait bientôt être contrôlée, créant un appétissant kotel daéchique qui commence d'ailleurs à être réduit.

Le 4+1 est en pleine bourre tandis que le Conseil de Coopération du Golfe n'en finit pas de s'enfoncer dans la crise. L'ultimatum de 10 jours (dont la fermeture de la base turque !) lancé par l'Arabie saoudite et ses alliés au Qatar est évidemment inacceptable pour Doha et ne peut qu'être refusé. Si un conflit ouvert reste tout de même improbable à ce stade, une guerre froide de quelques années est tout à fait possible au sein de la filiale moyen-orientale du camp autoproclamé du Bien, ce qui met Washington dans un embarras extrême.

A Moscou et à Téhéran, au contraire, le sourire va jusqu'aux oreilles. Aussi, dans le contexte actuel, tout le jeu pour l'ours consiste à montrer les dents sans utiliser ses griffes, en se laissant simplement porter par le vent de l'Histoire. Nul doute que d'autres provocations auront lieu, auxquelles il faudra ne pas répondre tout en grognant assez fort pour qu'elles ne se répètent pas trop souvent.

A l'instant, Israël a d'ailleurs bombardé des positions syriennes dans l'extrême-sud alors que l'armée est aux prises avec Al Qaeda. Réaction infantile, sur un théâtre secondaire faut-il préciser, de Bibi ben Laden, impuissant devant la reconstitution de l'arc chiite.

 

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/06/badia.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Lire la suite

Victorieuse Syrie, par Bruno Guigue

24 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Victorieuse Syrie, par Bruno Guigue

 Victorieuse Syrie, par Bruno Guigue
 
 

Armée syrienne arborant le drapeau de l’Etat syrien à deux étoiles. Crédit photo Sputnik


Comme par un matin calme, le paysage s’éclaircit peu à peu en Syrie. Partout à l’offensive, l’armée nationale a reconquis des milliers de kilomètres carrés de territoire à l’est d’Alep, de Homs et de Damas. Elle s’apprête à reprendre le contrôle intégral des frontières syro-jordanienne et syro-irakienne, traditionnelles voies de transit des mercenaires venus dévaster le berceau de la civilisation pour une poignée de pétrodollars. En restaurant la souveraineté de l’Etat sur le sol national, cette courageuse armée de conscrits inflige un camouflet à tous ceux qui rêvaient de détruire cet Etat récalcitrant, à tous ceux qui voulaient le mettre en charpie parce qu’il osait déjouer leurs plans néo-coloniaux.

Victorieuse sur le plan militaire depuis la libération d’Alep, la Syrie souveraine l’emporte aussi sur le plan politique. Le temps paraît lointain où “Le Monde diplomatique” pouvait prédire, sans craindre le ridicule, l’exil doré de la famille Assad quelque part en Sibérie. Ses adversaires, le président syrien les a vus défiler, qui psalmodiaient les mêmes stupidités sur un pays dont ils ignoraient tout. A en croire les Occidentaux, le départ de Bachar Al-Assad devait être un “préalable” à la solution de la crise. En réalité, c’était tout le contraire. La résistance de l’Etat syrien dont le président est la clé de voûte exigeait son maintien. Là où tant d’autres auraient pris la poudre d’escampette, le chef est resté à son poste, et il a bien fait.

Fervent admirateur d’Al-Qaida, Laurent Fabius estimait que le chef de l’Etat syrien “ne méritait pas d’être sur terre”. Mauvaise pioche ! Car si M. Fabius cultive son éthylisme mondain au Conseil constitutionnel, M. Assad, lui, est toujours aux commandes à Damas. Son armée élimine la nébuleuse de groupes sectaires dont l’ancien ministre espérait le triomphe, et le peuple syrien goûte l’espoir renaissant d’une issue à la guerre. Ce qui est frappant avec les dirigeants occidentaux, c’est leur tendance à parler trop vite. Pendant six ans, leur presse aux ordres répétait comme un mantra l’effondrement imminent du régime syrien. Heureusement pour les journalistes, ils ne sont pas payés au résultat.

Pour comprendre les raisons de cette résistance à une offensive internationale sans précédent, il suffisait de consulter des sources fiables et d’exercer son jugement critique. Les officines de propagande avaient beau prétendre qu’un peuple unanime se dressait contre le tyran, on pouvait voir sur “Al-Mayadeen”, en mars et octobre 2011, de gigantesques rassemblements populaires en faveur du “gouvernement et des réformes”. Clamant sa fidélité à l’Etat nationaliste laïc et son rejet de la charia wahhabite, la foule inondait les rues de Damas, Alep, Tartous et ailleurs. Mais les médias occidentaux préféraient braquer leurs caméras vers des attroupements de barbus en les faisant passer pour un soulèvement populaire.

Des faits majeurs, indispensables à l’intelligence des événements, ne firent donc l’objet d’aucune narration, tandis qu’on nous proposait une narration des “faits” qui consistait à les fabriquer pour les besoins de la cause. Les “rebelles modérés” massacraient les familles des fonctionnaires baasistes, par exemple, et ces horreurs étaient imputées à une armée nationale dont il était entendu qu’elle “tire sur les civils”. Les “neocons” de Washington étant à la manoeuvre, ce genre de supercherie était pourtant plus que prévisible. “Pendant que vous parlez de la réalité que nous produisons, nous produisons une nouvelle réalité”, disait Karl Rove, conseiller de George W. Bush et apôtre distingué du “chaos constructif”.

Heureusement, vient un moment où l’épreuve des faits dissipe les mensonges les plus grossiers. Difficile de répéter les sornettes habituelles lorsque les populations fuient manifestement les zones rebelles, l’armée reconquiert peu à peu le territoire national et le gouvernement syrien, à l’évidence, bénéficie du soutien sans faille de ses alliés. Après avoir renoncé à la formule rituelle sur le “régime aux abois”, la presse occidentale a fini par proscrire son ironie coutumière sur les “victoires en trompe-l’oeil” de Damas. Pour se divertir, il aurait fallu conserver les centaines d’articles expliquant que les Russes et les Iraniens allaient “lâcher Bachar” et que c’était cuit pour le “despote”. Seul Jean-Pierre Filiu, tel un disque rayé, s’obstine à dire qu’il n’y a “plus d’armée syrienne”, mais on se demande sur quelle planète il habite.

Victorieuse sur le plan militaire face aux milices takfiristes, soutenue par la majorité du peuple syrien qui veut en finir avec cette tragédie, confortée par un jeu d’alliances qui penche en sa faveur, la Syrie souveraine entrevoit le bout du tunnel. L’impérialisme n’ayant pas l’habitude de lâcher le morceau, la route sera encore longue, mais l’évolution favorable de la “guerre du désert” laisse augurer une accélération des événements. Combat d’arrière-garde mené par une puissance en déclin, les provocations militaires US n’y changeront rien. La dernière agression, qui a vu un SU-22 syrien abattu par un F-16 près de Raqqa, a eu pour seul effet de torpiller les velléités de coopération russo-américaine contre Daech, Moscou ayant annoncé que tout aéronef étranger serait dorénavant ciblé par la DCA russe.

Cette provocation a aussi incité les Iraniens à effectuer leur premier tir de missile en territoire syrien contre Daech, l’implication militaire de Téhéran ayant fait preuve d’une discrétion qui n’est plus de mise dès lors que le bras de fer avec Washington atteint un seuil critique. En réalité, cette montée des tensions sert Damas, qui condamne fermement la présence occidentale sur le territoire national, et dont l’allié russe joue sa crédibilité à chaque provocation US. Même s’ils prennent Raqqa, les alliés arabo-kurdes des Etats-Unis vont se retrouver le bec dans l’eau, et l’armée syrienne y retournera sous peu. Bientôt chassé de ses pseudo-capitales (Mossoul et Raqqa), privé de ses voies de ravitaillement, pris en tenailles par les forces irakiennes et syriennes, Daech est en mauvaise posture.

Mais ce n’est pas tout. Une enquête du “Wall Street Journal” vient de donner de précieuses informations sur le soutien d’Israël aux rebelles syriens qui assurent la garde rapprochée du Golan occupé. Peu préoccupé par le sort de ces supplétifs, le journal de la finance new-yorkaise ironise sur le “cash” touché par les chefs de milices. Lorsque Damas en aura fini avec Daech, ces collaborateurs de l’occupant auront du souci à se faire. Quant aux pseudo-défenseurs de la cause palestinienne qui réclamaient des armes pour la “rébellion syrienne”, ils ont l’air malin. “Provoquer la chute de Bachar al-Assad est le meilleur moyen de protéger Israël”, écrivait Hillary Clinton. Après six années de mensonges, les masques tombent. La Syrie a affronté l’envahisseur sioniste en 1948-49, 1967, 1973 et 1982, et elle n’a jamais capitulé. Aujourd’hui, l’heure de vérité approche, mais on sait déjà qui a gagné la partie.

Bruno Guigue | 22 juin 2017

Lire la suite
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>