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Le blog de Lucien PONS

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Avertissement Russe aux USA

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Ukraine

Avertissement Russe aux USA

 

s300

Le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, a donné quelques recommendations aux militaires americains:

« Je veux rappeler aux « stratèges » américains que la couverture aérienne des bases militaires russes de Hmeimim et de Tartous est assurée par les systèmes antiaériens S-300 et S-400 dont la portée pourra surprendre tout objet volant non identifié.»

De plus, les systèmes russes n’auront pas le temps de déterminer « en ligne directe » le trajet précis des missiles ni leur appartenance, a ajouté M. Konachenkov.

Les déclarations du ministère russe suivent les informations parues dans certains médias selon lesquelles les États-Unis pourraient porter des frappes contre les forces gouvernementales syriennes. Ces « fuites » pourraient en effet constituer un prélude à de véritables actions, a estimé le général. « Plusieurs médias vedettes occidentaux ont rendu publiques des fuites signalant qu’une discussion se déroulait au sein de la Maison Blanche sur la possibilité de réaliser des tirs de missiles et des frappes aériennes sur les positions des troupes syriennes. L’histoire montre que ce type d’informations fuitées précède souvent de vraies actions ». Mais ce qui suscite les plus sérieuses préoccupations est sans doute le fait que « les initiateurs de ces provocations sont des représentants de la CIA et du Pentagone qui déjà en septembre ont rapporté à leur président que les terroristes de l’« opposition » étaient bien contrôlables, alors qu’ils prônent désormais des « scénarios cinétiques en Syrie ».

 

« Je recommanderais à nos collègues à Washington de calculer minutieusement les éventuelles conséquences de la réalisation de tels projets », a prévenu M. Konachenkov.

Dans le contexte de possibles frappes de la part de Washington en Syrie, le ministère russe de la Défense a également affirmé qu’il planifiait d’abattre tous les objets volants non identifiés en Syrie à des fins défensives, car ils pouvaient présenter aussi une menace pour les militaires russes sur le sol syrien.

Source: www.mil.ru

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Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ? En savoir plus sur http://reseauinternational.net/peut-on-encore-prevenir-la-guerre-generalisee/#fr2pP7rHLlB9wCT6.99

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La guerre, #Terrorisme

Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ? En savoir plus sur http://reseauinternational.net/peut-on-encore-prevenir-la-guerre-generalisee/#fr2pP7rHLlB9wCT6.99

Les événements s’accélèrent autour de la crise syrienne et révèlent l’ampleur du conflit entre le camp atlantiste et le bloc russo-chinois. Après avoir observé le risque grandissant de guerre généralisée conventionnelle, voire nucléaire, Thierry Meyssan analyse les manœuvres des États-Unis et les réponses de la Russie.

—————–

Après la destruction du fleuron de la Marine des Émirats Arabes Unis, le 1er octobre, les armées des pétro-dictatures du Golfe hésitent à poursuivre seules la guerre contre la République arabe syrienne. Il est clair pour tous que le missile sol-mer qui a détruit le catamaran perce-vagues est une arme extrêmement sophistiquée que l’on n’avait jamais vue sur un champ de bataille. Il n’a été tiré ni par les Houthis, ni par les partisans de l’ancien président Saleh, qui ne disposent pas d’une telle arme, mais par la Russie, qui est secrètement présente depuis l’été au Yémen.

L’idée d’une coordination des jihadistes sans intervention des États-Unis, par leurs seuls alliés locaux, est d’autant plus difficile à imaginer que la rivalité entre l’Arabie Saoudite et le Qatar n’a cessé de miner les étapes précédentes de la guerre.

Washington envisage donc sérieusement l’unique option restante : la confrontation militaire directe.

Les États-Unis ont sollicité les 64 États et les 3 institutions internationales qui ont rejoint leur Coalition dite anti-Daesh afin de lancer une attaque contre Damas. Dans la pratique, seuls le Canada, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont présents. L’idée est de tirer des missiles de croisières sur Damas et Lattaquié, et de bombarder l’Armée arabe syrienne. Ce projet avait été annoncé aux membres de l’Otan, lors du Conseil atlantique du 27 septembre. Il a été soutenu par le sénateur John McCain dans le Wall Street Journal.

Cette opération implique une réorganisation de la préparation actuelle de la libération de Mossoul en Irak, occupé par Daesh. D’ores et déjà, chacun a pu constater que l’objectif de cette Coalition n’est pas celui qu’elle a annoncé, mais le changement d’occupant de Mossoul. Il s’agit de mettre en place non pas des autorités représentatives de l’Irak, ni de ses habitants historiques, mais des seuls sunnites irakiens de manière à créer un « Sunnistan ». La Coalition n’a pas bombardé Daesh, mais n’a pas hésité à anéantir « par erreur » une milice de volontaires chiites venue, elle, délivrer la ville de l’obscurantisme. Le président Recep Tayyip Erdoğan a vendu la mèche en déclarant au journal Sabah qu’une fois Mossoul libérée, la ville appartiendrait à ses habitants, « seuls les Arabes sunnites, les Turkmènes et les Kurdes sunnites pourront y rester ». En d’autres termes, la Coalition se propose de terminer le travail que Washington avait confié à Daesh. Son véritable objectif est d’avaliser le nettoyage ethnique pratiqué par les jihadistes, notamment l’expulsion ou le massacre des Chrétiens et des Kurdes yazidis, afin de créer un État religieusement homogène.

Ainsi que nous l’avons déjà plusieurs fois annoncé, Daesh devrait migrer de Mossoul vers Rakka et Deir ez-Zor, à la manière dont il a évacué Jarablous devant l’armée turque, sans livrer de combat.

Réagissant au projet de bombardement de la République arabe syrienne, la Russie a révélé l’installation en Syrie de batteries d’armes anti-aériennes S-300 et S-400. Selon les experts russes, ces armes sont capables non seulement de détruire n’importe quel avion en vol, y compris les avions furtifs, mais aussi les missiles de croisière. La situation ne s’étant jamais présentée sur le champ de bataille, personne n’en sait rien. Mais, depuis des siècles, les Russes n’ont jamais menti quant aux performances de leur armement.

Cette annonce a soulevé un vif émoi en Israël où les experts sont désormais persuadés que ce sont ces armes russes qui ont abattu un de ses avions et touché un autre, lorsque Tsahal a violé la cessation des hostilités de l’Aïd, le 13 septembre. L’état-major israélien a déclaré avoir perdu la dominance aérienne à la fois en Syrie et au Liban.

Les États-Unis ont répondu en faisant bombarder l’ambassade de Russie à Damas par des jihadistes. La Russie a annoncée l’arrivée en Méditerranée de trois nouveaux bâtiments de guerre, tandis que son porte-avion —qui était espéré en juillet— est en route.

Consciente du risque de guerre nucléaire, la France a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Moscou. Celui-ci a présenté un projet de résolution qu’il entend déposer au Conseil de sécurité à propos d’Alep. Ce pourrait être un moyen pour les Occidentaux de sortir la tête haute de cette confrontation. Ne l’ayant pas encore lu, je ne peux commenter ce projet de résolution. Cependant la presse française regorge d’articles sur la crise d’Alep basés sur des données fausses. Actuellement, la partie Ouest de la ville héberge entre 1,4 et 1,5 million d’habitants partisans de la République. La partie Est héberge entre 25 000 et 30 000 personnes. Le rapport se situe donc entre 46 et 50 fois plus de population et non pas à égalité comme on le suggère. Ce sont les jihadistes qui ont abattu les habitants d’Alep-Est qui tentaient de fuir durant la trêve de l’Aïd. Ce sont encore eux qui ont brûlé le convoi humanitaire du Croissant rouge syrien destiné aux civils qu’ils tiennent en otages à Alep. Après avoir offert lors de l’Aïd la possibilité à tous les résidents d’Alep-Est, qu’ils soient civils ou combattants, syriens ou étrangers de quitter la ville, l’armée arabe syrienne et ses alliés libanais, russes et iraniens ont lancé une opération contre les jihadistes au risque de tuer également les civils qu’ils tiennent en otages. C’est exactement la même logique qu’évoquent le Canada, les États-Unis, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni lorsqu’ils annoncent se préparer à bombarder les 1,5 million d’habitants de Mossoul.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a fait part à son homologue français, Jean-Marc Ayrault, de plusieurs amendements qu’il souhaiterait voir figurer dans le projet de résolution. Il a proposé que l’on revienne aux termes de l’accord de cessation des hostilités de l’Aïd. Mais il peu probable que ce retour en arrière soit accepté par Washington, c’est-à-dire qu’il reconnaisse qu’il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie. Le projet —amendé ou pas— sera présenté samedi au Conseil de sécurité. Le président Poutine se rendra en France le 19 octobre.

Thierry Meyssan

source: http://www.voltairenet.org/article193560.html

image: http://www.voltairenet.org/rien.gif

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La Troisième Guerre mondiale n’a jamais été aussi proche. Par Alexandre Douguine

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Ukraine, #Terrorisme

La Troisième Guerre mondiale n’a jamais été aussi proche


Par Alexandre Douguine – Le 19 septembre 2016 – Source Katehon


Comme nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises, l’aspect principal de cette saison politique ne sont pas les élections, mais la guerre. Mais si les élections ont une importance quelque part, alors c’est aux États-Unis où, encore une fois, elles sont étroitement liées à la guerre. Il y a deux jours, le samedi 17 septembre, la probabilité de cette guerre était vertigineuse. Comme nous le savons, les troupes américaines, qui n’ont jamais été invitées en Syrie, ont bombardé les positions de l’armée syrienne à Deir ez-Zor. À la suite de cet attentat, 60 soldats syriens ont été tués.

Cette frappe était extrêmement importante pour les militants d’ISIS, que les États-Unis, de façon informelle, conseillent et arment tout en prétendant les combattre. On a franchi une ligne rouge. Bombarder des soldats syriens est une chose, mais cela signifie une déclaration de guerre non seulement contre la Syrie, mais aussi contre la Russie, qui se bat en Syrie du côté d’Assad. Et cela signifie que nous avons atteint un point culminant.

Bien sûr, le leadership américain a immédiatement signalé que le raid aérien était une erreur et a mis en garde les dirigeants russes de ne pas se laisser entraîner par leurs émotions. Mais les Américains ne peuvent que mentir, car la technologie moderne permet aux objets satellites d’être vus à partir d’un ordinateur de bureau. Théoriquement, les bombardiers américains ne pouvaient pas simplement se tromper de cible lors d’une telle frappe. Et ce qui est le plus important : s’ils vous avaient dit qu’ils se préparaient à vous bombarder, et que vous n’avez rien dit, alors cela veut-il dire que vous êtes d’accord ?

Il est tout à fait évident que les États-Unis se préparent à lancer une guerre contre la Russie. Les incidents frontaliers représentent des opérations de reconnaissance. Mais comment Moscou, Poutine et le Kremlin vont-ils réagir ? Le point de non-retour n’a pas encore été franchi, mais est-ce que la réaction de Moscou n’a pas montré combien les Russes sont prêts pour une confrontation frontale directe avec les États-Unis et l’OTAN ? Ce fut la raison pour laquelle l’attaque aérienne a été lancée contre les positions de l’armée syrienne.

Le leadership américain globaliste ne peut évidemment pas gouverner le monde entier et, qui plus est, la menace posée par Trump remet leur contrôle sur l’Amérique elle-même en question. Maintenant, alors que la marionnette Barack Obama est toujours en fonction et que le candidat des globalistes, Hillary Clinton, se désintègre devant les yeux mêmes des électeurs américains, c’est leur dernière chance de commencer une guerre. Cela leur permettrait de reporter les élections ou de forcer Trump, s’il devait gagner, à commencer sa présidence dans des conditions catastrophiques. Ainsi, les néo-conservateurs et globalistes américains ont besoin de la guerre. Et vite, avant qu’il ne soit trop tard. Si Trump obtient la Maison Blanche en temps de paix, alors il n’y aura pas de guerre, au moins pas dans un avenir prévisible. Et cela signifierait la fin de l’omnipotence des élites mondialistes maniaques.

Ainsi en cet instant, tout est très, très grave. Les idéologues de l’OTAN et les globalistes américains tombent dans un besoin abyssal de guerre, maintenant – avant les élections américaines. Une guerre contre nous. Pas tellement pour la victoire, mais pour le processus lui-même. Ceci est la seule façon pour eux de prolonger leur domination et de détourner l’attention des Américains et du monde entier de leur interminable série d’échecs et de crimes. Le jeu des globalistes a été révélé. Bientôt, ils vont devoir se retirer du pouvoir et comparaître devant les tribunaux. Seule la guerre peut sauver leur situation.

Mais qu’en est-il de nous ? On n’a pas besoin de guerre. Pas maintenant, ni demain, ni jamais. Jamais dans l’histoire nous n’avons eu besoin de la guerre. Mais nous avons constamment combattu et, en fait, nous n’avons presque jamais perdu. Le coût de ces guerre a entraîné des pertes terribles et des efforts colossaux, mais nous avons gagné. Et nous allons toujours gagner. Si ce n’était pas le cas, alors aujourd’hui, nous n’aurions pas un tel pays, immense et non contrôlé depuis l’étranger.

Mais dans le cas présent, nous avons besoin d’acheter autant de temps que possible. Les Américains ont essentiellement attaqué nos positions, comme les Géorgiens à Tskhinvali en août 2008. Les Russes sont sous le feu, ce qui ne peut pas être ignoré. Notre réaction est extrêmement prudente et équilibrée. Nous avons exprimé ce que nous pensons de cet acte d’agression américain, mais en des termes très délibérés.

La fatalité de la situation réside dans le fait que si Washington décide d’opter pour la guerre maintenant, alors nous ne pouvons pas l’éviter. S’ils devaient insister et répéter encore et encore ce genre de situation comme celle du 17 septembre, alors nous devrons accepter le défi et entrer en guerre, ou admettre sciemment la défaite.

Dans cette situation, le résultat de la lutte pour la paix qui est, comme toujours, pleinement dans notre intérêt, ne dépend pas de nous. Nous avons vraiment besoin de la paix, pour gagner du temps jusqu’au 8 novembre, et alors tout sera beaucoup plus facile. Mais est-ce que le colosse qui s’effondre nous le permettra cette fois-ci ?

À Dieu ne plaise que cela arrive. Mais ceux qui pouvaient prier, ont prié à la veille de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Dans tous les cas, notre objectif est toujours et seulement la victoire. Notre victoire.

Les Américains bombardent nos gars. Une troisième guerre mondiale n’a jamais été aussi proche.

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RÉFLEXION: POUR PRÉSERVER LEUR HÉGÉMONIE LES AMÉRICAINS EXPORTENT T'ILS LE FAMEUX RÊVE AMÉRICAIN ? Par Erick Deseyne

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Daesch

RÉFLEXION: POUR PRÉSERVER LEUR HÉGÉMONIE LES AMÉRICAINS EXPORTENT T'ILS LE FAMEUX RÊVE AMÉRICAIN ?

"Quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d'hommes qui vivent au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code moral qui le glorifie" Frédéric Bastiat

Toute entrave a l’hégémonie AMÉRICAINE sera combattu....

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Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective. Par Diana Johnstone

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #La Turquie, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective

Par Diana Johnstone – Le 4 octobre 2016 – Source CounterPunch

Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective. Par Diana Johnstone

Tout le monde prétend vouloir mettre fin à la guerre en Syrie et restaurer la paix au Moyen-Orient.

Enfin, presque tout le monde.

«C’est un jeu éliminatoire où vous avez besoin que les deux équipes perdent, mais vous ne voulez surtout pas que l’une gagne – donc nous allons faire en sorte que ce soit un match nul, a dit Alon Pinkas, un ancien consul général israélien à New York, selon le New York Times en juin 2013. Laissons-les se saigner tous les deux, jusqu’à l’hémorragie mortelle : telle est la réflexion stratégique ici.»

Efraim Inbar, directeur du Begin-Sadat Center for Strategic Studies [Centre Begin-Sadat d’études stratégiques] a souligné les mêmes éléments en août 2016 :

L’Occident doit chercher a affaiblir État islamique, mais pas à le détruire […] Laisser des méchants tuer d’autres méchants sonne vraiment cynique, mais il est usuel et même moral d’agir ainsi si cela maintient les méchants occupés et moins en mesure de nuire aux bons types […] En outre, l’instabilité et les crises contiennent parfois des signes de changement positif […] L’administration américaine ne semble pas capable de reconnaître le fait qu’État islamique peut être un instrument utile pour saper l’ambitieux plan de Téhéran de domination du Moyen-Orient.

Okay, alors pas exactement tout le monde.

Mais le site humanitaire Avaaz veut sûrement mettre fin à la guerre et restaurer la paix.

Le veut-il vraiment ?

Avaaz fait actuellement circuler une pétition qui a recueilli plus d’un million de signatures et en vise un million et demi. Elle est susceptible de les obtenir avec des mots comme ceci :

«100 enfants ont été tués à Alep depuis vendredi dernier.»

«Trop, c’est trop !»

Avaaz poursuit en déclarant : «La solution parfaite pour mettre fin au conflit n’existe pas, mais il n’y en a qu’une pour faire cesser cette terreur tombant du ciel – que des gens, partout, demandent une zone d’exclusion aérienne pour protéger les civils.»

Zone d’exclusion aérienne ? Cela ne sonne-t-il pas familier ? C’était le stratagème qui a servi à détruire les défenses aériennes de la Libye et a permis un changement de régime en 2011. Cette solution était promue avec zèle par Hillary Clinton, qui appuie aussi totalement la même approche en Syrie.

Et lorsque l’Occident dit «exclusion aérienne», cela signifie que certains peuvent voler et d’autres non. Pendant la zone d’exclusion aérienne en Libye, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis y volaient autant qu’ils voulaient, tuant d’innombrables civils, détruisant les infrastructures et permettant aux rebelles islamistes de servir dans certaines parties du pays.

La pétition d’Avaaz fait la même distinction. Certains pourraient voler et d’autres non.

«Lançons un appel mondial à Obama et aux autres dirigeants pour qu’ils résistent à la terreur de Poutine et d’Assad. C’est peut-être notre dernière chance, notre meilleure chance d’aider à mettre fin à ce meurtre massif d’enfants sans défense. Ajoutez votre nom.»

Donc s’il s’agit de meurtre massif d’enfants sans défense, et de le stopper, nous devrions faire appel au roi des drones, Obama, pour qu’il mette fin à la «terreur venue du ciel».

Pas seulement Obama, mais aussi d’autres «bons» dirigeants, membres de l’OTAN :

Au Président Obama, au Président Erdogan, au Président Hollande, à la Premier ministre May et à d’autres dirigeants mondiaux : en tant que citoyens du monde entier, horrifiés par le massacre d’innocents en Syrie, nous vous appelons à imposer une zone d’exclusion aérienne au nord de la Syrie, y compris Alep, pour mettre fin au bombardement de civils en Syrie et garantir que l’aide humanitaire atteigne ceux qui en ont le plus besoin.

Le calendrier de cette pétition est éloquent. Elle arrive exactement au moment où le gouvernement syrien est désireux de mettre fin à la guerre en reconquérant la partie est d’Alep. Elle fait partie de la campagne de propagande massive actuelle qui vise à réduire la conscience qu’a l’opinion publique de la guerre en Syrie à deux éléments : les enfants victimes et l’aide humanitaire.

Détruire la Syrie : une entreprise criminelle collective. Par Diana Johnstone

A partir d’un tel point de vue les rebelles disparaissent. Donc également tous leurs soutiens étrangers, l’argent saoudien, les fanatiques wahhabites, les recrues d’EI venus du monde entier, les armes étasuniennes et le soutien français. La guerre n’est plus que l’étrange caprice d’un «dictateur», qui s’amuse à bombarder des enfants sans défense et à bloquer l’aide humanitaire. Cette manière de voir réduit la guerre de cinq ans en Syrie à la situation décrite en Libye pour justifier la zone d’exclusion aérienne : rien d’autre qu’un méchant dictateur qui bombarde son propre peuple.

Pour le public qui aime à consommer les événements mondiaux sous forme de contes de fées, tout cela se tient. Signez une pétition sur votre ordinateur et sauvez les enfants.

La pétition d’Avaaz ne vise pas à mettre fin à la guerre et à restaurer la paix. Elle vise clairement à faire obstacle à l’offensive du gouvernement syrien pour reprendre Alep. L’Armée syrienne a subi de lourdes pertes en cinq ans de guerre, ses recrues potentielles ont en effet été invitées à éviter un service militaire dangereux en allant en Allemagne. La Syrie a besoin de puissance aérienne pour réduire ses pertes. La pétition d’Avaaz appelle à paralyser l’offensive syrienne et se met donc du côté des rebelles.

Attendez – cela ne signifie-t-il pas qu’ils veulent que les rebelles gagnent ? Pas exactement. Les seuls rebelles vraiment assez forts pour gagner, c’est État islamique. Personne ne veut vraiment ça.

Le constat est que pour mettre fin à cette guerre, comme pour mettre fin à la plupart des guerres, il faut qu’un camp sorte par le haut. Lorsqu’on sait qui est le camp gagnant, il peut y avoir des négociations fructueuses pour des choses comme l’amnistie. Mais cette guerre ne peut pas être «terminée par des négociations». C’est un résultat que les États-Unis ne pourraient soutenir que si Washington pouvait utiliser les négociations pour imposer ses propres marionnettes – pardon, des exilés pro-démocratie vivant en Occident. Mais en l’état actuel, ils seraient rejetés comme traîtres par la majorité des Syriens qui soutiennent le gouvernement et comme apostats par les rebelles. Donc un camp doit l’emporter pour mettre fin à cette guerre. Le résultat le moins mauvais serait que le gouvernement Assad vainque les rebelles afin de préserver l’État. Pour cela, les forces armées syriennes doivent reprendre la partie est d’Alep occupée par les rebelles.

Le boulot d’Avaaz est d’obtenir que l’opinion publique s’oppose à cette opération militaire en la décrivant comme rien d’autre qu’un effort commun russo-syrien pour assassiner des civils, en particulier des enfants. Pour cela, ils appellent à une opération militaire de l’OTAN pour abattre (c’est ce que signifie «exclusion aérienne») les avions syriens et russes qui assurent un soutien aérien à l’offensive de l’armée syrienne.

Même des mesures radicales comme celles-ci ne visent pas à mettre fin à la guerre. Elles signifient affaiblir le camp vainqueur pour l’empêcher de gagner. Pour faire durer le blocage. Cela signifie – pour recourir à l’absurde expression populaire utilisée pendant la guerre en Bosnie – créer un «terrain de jeu équitable», comme si la guerre était un événement sportif. Cela signifie laisser la guerre continuer encore et encore jusqu’à ce qu’il ne reste rien de la Syrie et que ce qui reste de la population syrienne remplisse les camps de réfugiés en Europe.

Comme le New York Times l’a rapporté de Jérusalem en septembre 2013, «la synergie entre les positions israéliennes et américaines, bien qu’elles ne soit pas explicitement formulée par les dirigeants de chaque pays, pourrait être une source critique de soutien, puisque M. Obama cherche l’approbation du Congrès pour des frappes chirurgicales en Syrie». Il ajoutait que «les problèmes de sécurité nationale d’Israël recueillent un large soutien bipartisan à Washington, et l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), l’influent lobby pro-Israël à Washington, a fait pression mardi en soutien à l’approche de M. Obama». (C’était lorsque Obama projetait de «punir le président Bachar al-Assad pour utiliser des armes chimiques sans le forcer à quitter le pouvoir» – avant qu’Obama décide de se joindre à la Russie pour désarmer plutôt l’arsenal chimique syrien, une décision pour laquelle il est toujours condamné par le lobby pro-Israël et et le Parti de la guerre.) La déclaration de l’AIPAC «n’a rien dit, cependant, sur le résultat préféré de la guerre civile…»

En effet. Ainsi que le rapport de 2013 de Jérusalem continuait, «comme les espoirs se réduisaient de voir l’émergence d’une force rebelle modérée laïque qui pourrait forger un changement démocratique et même un dialogue constructif, avec Israël, une troisième approche a gagné du terrain : laisser les méchants se brûler eux-mêmes. ‹La poursuite du conflit sert absolument les intérêts d’Israël›, a déclaré Nathan Thrall, un analyste pour l’International Crisis Group basé à Jérusalem.»

La pure vérité est que la Syrie est la victime d’une entreprise criminelle collective planifiée depuis longtemps, afin de détruire le dernier État nationaliste arabe laïque au Moyen-Orient, à la suite de la destruction de l’Irak en 2003. Alors que la répression des «manifestations pacifiques» de 2011 est attribuée au gouvernement, le soulèvement armé a été planifié depuis des années et était soutenu par des puissances étrangères : l’Arabie saoudite, les États-Unis et la France, parmi d’autres. Les motifs français restent mystérieux, à moins qu’ils ne soient liés à ceux d’Israël, qui voit la destruction de la Syrie comme un moyen d’affaiblir son principal rival dans la région, l’Iran. L’Arabie saoudite a des intentions similaires pour affaiblir l’Iran, mais avec des motifs religieux. La Turquie, l’ancienne puissance impériale dans la région, a des ambitions territoriales et politiques propres. Le dépeçage de la Syrie peut les satisfaire tous.

Cette conspiration flagrante et parfaitement transparente pour détruire la Syrie est un crime international majeur, et les États mentionnés ci-dessus sont des co-conspirateurs. Ils sont rejoints dans cette entreprise criminelle collective par des organisations prétendument «humanitaires» comme Avaaz, qui propagent la propagande sous le couvert de protéger des enfants. Cela fonctionne parce que la plupart des Américains ne peuvent tout simplement pas croire que leur gouvernement ferait des choses pareilles. Parce que les gens normaux ont de bonnes intentions et haïssent voir des enfants tués, ils imaginent que leur gouvernement doit être semblable. Il est difficile de dépasser cette foi réconfortante. Il est plus naturel de croire que les criminels sont des gens méchants dans un pays auquel nous ne comprenons vraiment rien.

Il n’y a aucune chance que cette entreprise criminelle éveille jamais l’attention des procureurs de la Cour pénale internationale qui, comme la plupart des grandes organisations internationales, est totalement sous le contrôle des États-Unis. Par exemple, le Secrétaire général adjoint pour les questions politiques des Nations unies, qui analyse et élabore les questions politiques pour le Secrétaire général Ban Ki Moon, est un diplomate américain, Jeffrey Feltman, qui était un membre important de l’équipe de Hillary Clinton lorsqu’elle effectuait un changement de régime en Libye. Et les complices dans cette entreprise incluent toutes les organisations pro-gouvernementales «non gouvernementales» comme Avaaz, qui pousse l’hypocrisie à de nouvelles extrémités en exploitant la compassion pour des enfants afin de justifier et de perpétuer ce crime majeur contre l’humanité et contre la paix dans le monde.

Diana Johnstone est l’auteur de Fools’ Crusade: Yugoslavia, NATO, and Western Delusions. Son dernier livre est Queen of Chaos: the Misadventures of Hillary Clinton [Hillary Clinton : la reine du chaos, Editions Delga]. Elle peut être atteinte à diana.johnstone@wanadoo.fr

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francophone

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Le plan de l'apocalypse de l'OTAN: 800 chasseurs bombarderont la Syrie.

6 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'Italie., #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Daesch

Le 5 octobre 2016 
Vers une intervention de l'Otan en Syrie?
Vers une intervention de l'Otan en Syrie?

Des sources bien informées à Moscou et à Berlin font état d'un plan concocté par l'Otan visant à frapper l'armée syrienne à l'aide des dizaines d'escadrons et en présence de 14 pays. 

Le site d'analyse et d'information allemand Firil.net qui rapporte cette information évoque la présence de "plus de 800 chasseurs bombardiers" dans cette opération qui " aurait lieu dans les jours à venir". 

"L'Otan avait déjà conçu un plan similaire en juillet dernier, plan qui n'a pas vu le jour : à l'époque certains des membres de l'Alliance et leurs alliés régionaux n'étaient pas militairement disposés et un certain niveau de coordinations entre Moscou et Washington empêchait l'Otan de réfléchir sérieusement à l'option militaire. En effet, le plan précité visait à reproduire le même scénario qu'en Serbie des années 90 à l'exception près que la Russie de 2016 n'a rien de comparable à la Russie d'il y a 20 ans" 

La rupture du dialogue entre Washington et Moscou d'une part et la fulgurante progression de l'armée syrienne à Alep de l'autre semblent avoir décidé l'Otan à lancer une grande offensive contre l'armée syrienne. 

Mais que cherche l'Otan? 

La libération d'Alep par l'armée syrienne aplanira le terrain aux victoires encore plus grandes voire à la reprise totale des régions syriennes par l'armée syrienne. 

-Les évolutions sur le terrain ont prouvé aux Américains et à leurs alliés une chose:  le " régime Assad a besoin d'un an au maximum pour libérer la totalité du territoire syrien et mettre en échec les plans qui visent à le démembrer. Or la crise en Syrie aurait dû éroder les capacités militaires et économiques de la Syrie, de l'Iran et de la Russie par sa longueur voire sa pérennité. 

- Le fait que la Syrie et ses alliés iraniens et russes sortent la tête haute de cette crise revient à offrir sur un plateau d'or le contrôle de la moitié du Moyen-Orient à la Russie , ce qui signifie le déclin progressif de l'Otan et une détérioration de la situation dans laquelle se trouvent les alliés régionaux de l'Alliance à savoir la Turquie, l'Arabie saoudite et les pays arabes du golfe Persique. 

-L'écart très réduit entre Hillary Clinton et Donald Trump pousserait les démocrates à recourir à l'option militaire et ce, dans l'objectif d'augmenter les chances d'une victoire démocrate à la présidentielle US. 

-Une victoire syrienne garantirait la montée en puissance du Hezbollah, et élargirait le pouvoir de marchandage du camp pro Assad aux négociations. 

La Russie n'a d'ailleurs pas caché son inquiétude de voir Washington couper le dialogue car cette décision signifie " le retour des Etats Unis à l'option militaire". 

C'est d'ailleurs pour répondre à cette même inquiétude que Moscou, bien au fait du plan de l'Otan a envoyé ses S300 en Syrie. Les batteries de missiles S300 seront déployées dans la base de Lattaquié mais les S400 sont déjà envoyés en Syrie. 

Toujours selon les sources allemandes, la réunion de John Kerry et l'opposition syrienne à Washington et son opposition à une solution militaire en Syrie n'ont pas été qu'un leurre, destinée à prendre de court la Russie et ses alliés, une fois l'offensive lancée. 

Suivant le plan de l'Otan, l'attaque va commencer par des frappes aériennes d'envergure qui dureront de 3 à 5 jours et viseront essentiellement le centre de commandement et l'Etat major de l'armée syrienne! il y aura également question d'assassinat de haut commandants de l'armée syrienne et d'attaques contre les bâtiments publics aussi bien dans la banlieue de Damas que dans la banlieue d'Alep et de Lattaquié. 

800 chasseurs bombardiers décolleront de la Turquie, de la Jordanie et de la Méditerranée et les missiles de croisière et Tomahawk seront tirés depuis les bases américaines dans le golfe Persique. Les chasseurs éviteront évidemment cette partie de l'espace aérien syrien qui est exposées aux S400 russes. Ils pénétreront donc le ciel syrien via le nord-est , l'Irak, la Jordanie et Israël. 

" C'est une opération qui ressemble à " Renard du désert", laquelle s'est déroulée en 98 et c'est l'Arabie saoudite qui va la financer", selon les sources allemandes. Aucune intervention terrestre n'aura pas lieu mais les "rebelles formés par la CIA" prendront d'assaut dans les heures suivant les bombardements des lieux visés. Des camions bourrés d'armes venus de la Turquie et de la Jordanie les alimenteront au préalable en armes et en munition. 

L'offensive sera déclenchée d'ici quelques jours à moins qu'une trêve parvient à s'installer. Israël n'interviendra que dans le cas d'urgence. 

Les Etats Unis ne pourront pas perdre en Syrie car cela signifierait la défaite de leurs alliés ...... 

Et la Russie? la réponse est bien claire.... il n'est pas question pour le camp pro Assad non plus de perdre. 

ADDENDUM

Les commentaires bizarrement ne s'affichent pas.

A propos de cet article je vous transmets deux commentaires intéressants

Supasupz • 10-07-2016 19:24 • Le plan de l'apocalypse de l'OTAN: 800 chasseurs bombarderont la Syrie.

Vous ne publiez pas mon commentaire?

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Supasupz • 10-07-2016 14:30 • Le plan de l'apocalypse de l'OTAN: 800 chasseurs bombarderont la Syrie.

"Des sources bien informées à Moscou et à Berlin".

Pouvez vous citez les sources russes s'il vous plait? Vous n'en faites pas état dans votre article.

Et concernant les sources allemandes, à vrai dire je n'en vois qu'une (tous les sites parlant de cet hypothétique bombardement massif des américains renvoient vers cette seule et unique source), le "Firil center for studies", dont le site n'est accessible qu'en langue arabe, et qui semble avoir été réalisé entièrement en flash, puisque il n'y a aucune possibilité de traduire les pages, aucune possibilité de copier le texte ou enregistrer les liens, et dont on ne sait rien sur qui en est responsable.



Merci d'apporter des précisions, ça me paraît fondamental pour établir la vérité.

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De la Syrie à la Normandie en passant par l'Espagne, par Jean LEVY

6 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #L'OTAN., #Daesch

 

Rennes  bombardée en juin par l'US Air Force et libérée en juillet 44...
Rennes  bombardée en juin par l'US Air Force et libérée en juillet 44...

Rennes bombardée en juin par l'US Air Force et libérée en juillet 44...

La bataille d'Alep et ses antécédants historiques

 

De la Syrie à la Normandie en passant par l'Espagne

 

par Jean LEVY


 

La bataille d'Alep, que l'armée syrienne est en train de libérer, est présentée par nos médias comme une conquête d'une ville étrangère . Les bombardements liés à cette opération militaire sont dénoncés comme des actes de barbarie...

Comment qualifier alors les bombardements de nos villes normandes par l'US Air Force en cet été 44, si ce n'est, d'après leurs auteurs, à la préparation de ces villes ?

Nos médias à l'unisson évoquent comme précédent historique l'écrasement de la ville espagnole de Guernica par l'aviation nazie en 1937, et aussi le siège de Sarajevo.

Il est bon alors de rétablir la vérité.

Mai 1936, le peuple espagnol vient de porter au pouvoir par voie électorale une majorité "Frente popular".

Le 18 juillet 1936, les forces armées se soulèvent contre la République. Elles sont écrasées par le peuple descendu dans la rue à  Madrid et  Barcelone. Mais des unités débarquent du Maroc et prennent pied sur le continent. Ainsi commence une guerre civile qui va durer trois ans. Très rapidement, des contingents des armées régulières italiennes et allemandes interviennent en faveur des troupes du général Franco, le "caudilo" du putsch armé. Les gouvernements de France - de front populaire - et de Grande-Bretagne déclarent la non-intervention, laissant libre champ aux fascistes, ne respectent même pas les accords antérieurs de livraison d'armes au gouvernement légal...

Face à la barbarie des forces franquistes, soutenues massivement par Hitler et Mussolini - la destruction de la ville basque de Guernica par l'aviation allemande en constitue un épisode sanglant - des volontaires venus de nombreux pays au secours de la République espagnole,  de France en particulier à l'appel du Parti communiste, constituent les Brigades internationales (d'où sortiront peu d'années après, les cadres des FTP, fer ce lance de la résistane armée contre l'Occupant allemand),  Mais face aux armées de métier allemande et italienne et à leur matériel, le peuple espagnol succombe en mars 1939. Les combattants républicains se réfugiant en France sont immédiatement internés dans des camps de concentration par les derniers gouvernements de la IIIème République. 

Six mois après, c'était la guerre avec l'Allemagne, puis la débâcle militaire préparée de longue date par la bourgeoisie française, le coup d'état du 10 juillet 40 installant l'état français à Vichy, une occupation du sol national durant quatre longues années, et la Résistance animée par nombre d'anciens des Brigades internationales.

Et aujourd'hui...

Ce rapide retour en arrière de ces  tragiques années s'inscrivent en faux contre le scandaleux amalgame qu'ose faire le pouvoir PS en assimilant les héros des Brigades internationales aux éléments terroristes soutenus par la France et les Etats-Unis, engagés dans la lutte contre le gouvernement légal de Syrie et de son président Bachar al-Assad !

Aussi les propos tenus avec frénésie par les journalistes, entre autres sur France Inter, concernant la situation militaire en Syrie, lors de ce dernier week-end, sont très inquiétants. 

En clair, nous serions en face d'un véritable génocide de la population d'Alep soumis à un déluge de feu d'une ampleur inédite, déversé par l'aviation syrienne (encore que on nous sous entend qu'il pourrait s'agir de bombardements effectués par des appareils russes...). Les immeubles s'écrouleraient comme des châteaux de cartes sur leurs habitants écrasés par les bombes et les missiles. Et cet enfer dure, nous dit-on, depuis quatre jours et quatre nuits...

Bilan annoncé : des centaines de victimes, et l'info relaie qu'il s'agit de civils, femmes et enfants de préférence...  De quoi secouer les cœurs les plus endurcis. Si ces nouvelles étaient vraies, on pourrait se poser la question sur le professionnalisme des aviateurs syriens, qui négligeraient de viser les forces djihadistes adverses... 

Les journalistes, des radios et télés en particulier, décrivent donc un climat d'apocalypse programmé froidement par le gouvernement de Damas, particulièrement par Bachar al-Assad, comparé à "un boucher qui massacre son propre peuple", comme l'aiment à le répéter nos ministres.

Bombarder une ville occupée que l'on veut libérer, est-ce un crime ?

Les journalistes se désespèrent, en duo avec les plus hautes autorités de la République de la non réaction des Occidentaux, bloqués au Conseil de sécurité par le veto russe. 

Le nom de Vladimir Poutine est voué aux gémonies.

Et le recours au souvenir de la guerre civile espagnole se retoure contre ceux qui osent l'évoquer. Car, s'il y avait comparaison entre les deux situations, elle serait en faveur de la République syrienne qui se défend, comme hier celle d'Espagne, contre ses "rebelles", armés et secondés par l'étranger, 

A l'inverse, les volontaires des Brigades internationales pourraient être assimilés à ceux du Hesbollah libanais venant au secours de leur voisin, victime d'une agression internationale. Et Franco,de son côté, réunit des volontaires d'autres pays, de France entre autres, des éléments acquis au fascisme, qui deviendront peu d'années plus tard, les Kollabos de l'Occupant allemand. Tels les fanatiques de l'Organisation islamique rejoignant le camp anti-Assad... avant de s'occuper de la France...

Nos journalistes, et le gouvernement PS encore davantage, connaissent fort bien cette histoire.Et s'ils la triturent de la sorte, c'est en connaissance de cause. 

Alors pourquoi mènent-ils  cette campagne avec une telle violence ?

Par haine des Russes, de la Russie et de leur allié syrien ? 

Poutine - le diable - représente pour la gente politique aux Affaires, celui qui reconstruit la souveraineté d'un état menacé de dislocation après la défaite de l'Union soviétique. C'était du temps béni de Boris Elsine au Kremlin, le pantin des Occidentaux, alors qu'il vendait son pays aux plus offrants. Ceux-ci ne supportent pas, aujourd'hui, que Vladimir Poutine y ait mis bon ordre et dote son pays d'une force militaire capable de faire face à toute provocation. 

Raison de voir le président russe comme l'ennemi.

Pourquoi ce déferlement médiatique hystérique, téléguidé de l'Elysée, pourquoi une telle violence, de tels mensonges répandus dans l'opinion ?

Qui croirait à l'humanisme de nos dirigeants, qui seraient heurtés par le coût humain de ces opérations militaires ?

Nous devons nous rappeler, il y a trois ans, François Hollande se désespérait du refus de la Chambre des Communes britannique d'intervenir militairement en Syrie, et du peu d'empressement d'Obama de se lancer dans une nouvelle aventure. Pourtant, le président français, lui,  avait déjà le doigt sur le bouton pour lancer ses missiles sur Damas ...Peu soucieux à l'occasion, des pertes civiles syriennes que ce geste aurait occasionnées. Et quand il vend des Rafales au gouvernement de l'Arabie saoudite, peu lui chaut des nombreux civils au Yémen assassinés par ces mêmes Rafales.

Alors, pourquoi cette déferlante campagne contre les dirigeants syriens et contre la Russie ?

On peut s'inquiéter des objectifs du pouvoir, à quelques mois d'une élection présidentielle plus que difficile. François Hollande aime parader comme "chef de guerre" au milieu des troupes françaises, engagées au Mali ou ailleurs. 

Mais il y a plus grave. 

La crise économique et sociale déferle et, en France comme au sein de l'Union européenne, des fissures, deviennent fractures. Le pouvoir oligarchique tremble sur ses bases. Aux États-Unis, un phénomène de même nature pousse au  rejet des "élites" et menace "l'establishment". Et cela au moment où la Chine est en passe de les détrôner sur le podium des puissances de ce monde...

Et on peut légitimement se demander si tout ce sinistre cirque médiatique ne s'inscrit pas dans un scénario de fin du monde, où la guerre mondiale serait le joker de l'impérialisme en perdition.

La guerre d'Espagne a précédé la Seconde guerre mondiale de six mois...

Soyons non seulement vigilants, mais aussi à l'initiative pour défendre la Paix.



 

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BHL , l'ombre de la mort.

6 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Terrorisme, #l, #La France, #Daesch, #La Yougoslavie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Europe supranationale

mercredi 5 octobre 2016

BHL , l'ombre de la mort

 

Le 29 septembre 2016 , à l'occasion des commémorations du 75ème anniversaire du massacre de 34 000 juifs à Babi Yar  , mimolette 1er (alias l'occupant de l'Elysée) , n'a rien de trouver de mieux que d'envoyer Bernard-Henry Levy comme représentant officiel source
Ce philosophe auto-proclamé , a derrière lui , une longue carrière de fauteurs de guerre et de complicités de meurtres. Pourquoi avoir choisi  une personne qui ne représente que son nombril , et quelques groupies , du genre adolescentes attardées ?

                                                             La Bosnie

En Bosnie , Bothul , pour les intimes , soutient les Bosniaque et son douteux président Alija Izetbegovic source
Une photo de BHL datant de janvier 1993 avec le président Bosniaque :

Voir aussi , ce reportage , prouvant l'implication des USA dans la guerre de Bosnie , et la complicité , au moins passive du président Bosniaque de l'époque. Allo BHL , pourquoi tu tousses ???

Toute ressemblance avec ce qui se passe en Syrie depuis 2011 n'est pas fortuit !
Il ne faut non plus oublier que notre inestimable "philosophe" a fait aussi du trafic d'arme pour la Bosnie ! source

Bien entendu , ce trafiquant d'arme , n'a jamais été inquiété par la justice , qu'elle soit internationale ou Française !

La libye

En février 2011 , lorsque débute les premiers troubles en Libye , suite aux révolutions colorées , dénommés "printemps Arabes" , nous retrouvons BHL dans le rôle de ministre de la guerre et des affaires étrangères officieux de la France. Ce va en guerre narcissique , surtout avec le sang des autres , impose sa vison des choses à Sarko l'Américain , pour attaquer la Libye source
Résultats des courses , des morts à foison , un pays ruiner , détruit et en proie à la guerre civile à cause de ce visionnaire maléfique , sans oublier le nabot Sarko et Cameron , le 1er ministre Anglais ! En prime , il ne faut s'imaginer que ces gens-là ont agi avec philanthropie , ou par humanité. Ces mots-là n'existent pas réellement chez eux , sauf pour les journaux télévisés ! source ici et l'exellent dossier dans le blog lescrises
Non seulement il n'a pas honte de son action contre la Libye et son peuple , mais il en est même fier ce raté intégral.

Et dire que ce fou dangereux souhaite la même chose pour la Syrie !

Proprement hallucinant !
Heureusement , il reste encore quelques personnes lucides en France pour remettre à sa juste place ce philosophe de pacotille

Le mythomane en "action". Pathétique et pitoyable...
 

Pour approfondir ces connaissances sur la Libye de Kadhafi loin de la doxa des médias de masse.

L'Ukraine
Début 2014 , nous retrouvons cet oiseau de mauvaise augure , à Kiev en Ukraine , pendant la pseudo révolution de la dignité. Fidèle à lui-même et sa dialectique nauséabonde , nanard nous sort le grand jeu devant un parterre de...néonazis ! Ce vautour assoiffé de sang , telle une hyène rodant autour d'un cadavre encore chaud , il va se lancer dans un discours enflammé contre la Russie et Poutine. Heureusement qu'il n'est pas à l'Elysée , car ce doux-dingue aurait envoyé la jeunesse Française mourir sur le nouveau front de l'est !L'Europe c'est la paix , mais je ne sais pas pourquoi , mais quand j'entends cet histrion , je ne lis ou entend que de l'invective , de la haine et des lendemains douloureux pour les peuples qu'il "soutient" ! source , ici et

Car malheureusement , c'est bien ce qui s'est passé : l'Ukraine et le peuple Ukrainien sont en train de devenir une base avancée de l'OTAN dans le but de rapprocher encore un peu plus ses troupes vers les frontières de la Russie. De plus , le peuple Ukrainien est aux mains d'oligarques qui ruinent littéralement leur pays pour satisfaire aux exigences de leurs parrains US et de l'UE contre les financements versé entre autres par le FMI. L'esclavage par la dette , voilà le résultat de cette révolution colorée , made in USA/Soros ! Comme si ça ne suffisait pas , le dirigeant de la junte putschiste de Kiev à lancer une guerre dans le Donbass contre la population russophone qui ne voulait pas de cette pseudo révolution , ni des néonazis de pravy sector source , ici Du bon boulot comme à chaque fois avec cette éminence grise !
Voilà le résultat dans le Donbass ! Merci Bernard !

Ici en photo avec Porochenko , l'oligarque de la junte de Kiev qui massacre des civils avec son armée et les bataillons punitifs composé de néonazi et nostalgique de Stepan Bandera dans le Donbass
 
De quels droits , et/ou avec quelle légitimité , ce philosophe autoproclamé se permet-il d'ouvrir son clape-merde sur des sujets aussi graves ?
Est-ce un écrivain de talent à la renommée internationale ? 
Un philosophe émérite ?
Un acteur talentueux ? ( quoi que , à voir ce bouffon se donner en spectacle , il ait possible qu'il est louper une grande carrière ! )
etc etc source ( non exhaustive )
Finalement , j'utilise cet amateur de tarte à crème comme une boussole : quand je ne connais pas un sujet , je vais voir ce qu'en dit Bernard , et je sais qu'il faut que je pense exactement l'inverse de sa diatribe vomitive du moment. Finalement , il n'est pas totalement inutile...mais très dangereux pour les peuples qui aspirent à vivre libre et loin de ses délires hallucinogènes source 
Sébastien Hairon volontaire bénévole à Donetsk
 
                                                  
 
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Le général Piquemal radié des cadres de l’armée.

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'armée française, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le fascisme, #l'immigration, #l'islamisme, #Terrorisme

Le général Piquemal radié des cadres de l’armée.

  • Par lefigaro.fr
  • Publié le 05/10/2016.

Le général Piquemal radié des cadres de l’armée.

- La justice a reproché à l'ancien parachutiste d'avoir organisé une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février dernier. Le port de son uniforme lui est désormais interdit.

Le général de corps d'armée Christian Piquemal, qui avait participé à une manifestation non autorisée contre la politique migratoire à Calais le 6 février dernier, est, selon nos informations, radié des cadres. Cette mesure disciplinaire très forte intervient comme une surprise, cinq mois après sa comparution devant le tribunal de Boulogne-sur-mer, d'autant que l'institution judiciaire l'avait finalement relaxé le 26 mai.

Le général de 2e section, à la retraite depuis seize ans, ancien parachutiste et commandant de la Légion étrangère (de 1994 à 1999), était poursuivi pour «organisation d'une manifestation non autorisée» et «participation à un attroupement qui ne s'est pas dissous après sommation». Depuis sa relaxe, le général Piquemal s'estimait «totalement blanchi», le Parquet n'ayant pas fait appel de ce jugement. Mais sur le plan administratif, une procédure disciplinaire, lancée en mars par le ministre de la Défense, vient d'aboutir à sa radiation des cadres, le devoir de réserve du militaire étant au cœur du dossier. Le général, qui l'a seulement appris mi-septembre par un courrier recommandé, avait été entendu le 14 juin par le Conseil Supérieur de l'Armée de Terre (CSAT), siégeant disciplinairement à l'Hôtel des Invalides à Paris. L'instance avait transmis son avis consultatif - non communiqué au général ni à ses deux avocats - au ministère de la Défense, et la radiation avait ensuite été prise par un décret du 23 août signé par le président de la République, le premier ministre et le ministre de la Défense.

«Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière»

«Profondément indigné par cette décision injuste et injustifiée, excessive et disproportionnée», réagit-il. Le général quatre étoiles entreprend aujourd'hui une procédure de recours devant le Conseil d'État, confie-t-il au Figaro, «avant d'aller devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), si besoin». «Cette sanction est un hiatus, une anomalie grave, en totale contradiction avec ma relaxe, se scandalise-t-il. C'est le désaveu du pouvoir judiciaire par le pouvoir administratif, cela bouleverse la hiérarchie des normes juridictionnelles, c'est tout simplement du jamais-vu!». Pour ce «serviteur de l'État respecté», «patriote et combattant d'élite», admiré par son entourage, la sanction a des conséquences particulièrement «humiliantes» et «vexatoires», admet le général d'une voix blanche. Si son grade ne peut lui être retiré, le port de son uniforme lui est en revanche interdit, tout comme sa carte d'identité militaire d'officier général - en principe accordée à vie. C'est l'atteinte à ces symboles forts et ce retour forcé au statut civil qui lui «font le plus mal», plus que les autres attributs, notamment financiers, liés à son statut. «Le plus inacceptable pour moi, c'est d'être mis au ban de cette manière après avoir donné quarante années au service de la France, d'être rayé comme ça et traité comme un paria». Le 6 février, à Calais, l'arrestation et la garde à vue d'une quarantaine d'heures de cet homme de 75 ans avait créé l'émoi. Aujourd'hui, une ligue de défense se constitue. Un comité de soutien et de réhabilitation du général Piquemal est en train de se monter, composé de civils et de militaires, selon nos informations, et présidé par le général (2e section) Antoine Martinez.

Pour beaucoup de ses soutiens, cette sanction disciplinaire n'est rien d'autre qu'«un règlement de compte politique», dit l'un d'eux. «Si l'administration estime que j'ai transgressé mon devoir de réserve (valable pour tout militaire, même à la retraite, NDLR) en usant de ma liberté d'expression, analyse le général, cela veut dire une chose: c'est que ma liberté d'expression ne peut être que celle de la pensée dominante. Et si elle n'est pas conforme à la bien-pensance politique, alors elle est sanctionnée. La vérité, c'est que mon cas sert d'instrument pour faire taire la Grande Muette, car les officiers généraux s'expriment aujourd'hui beaucoup plus qu'avant. Ils veulent faire de moi un exemple pour imposer le silence dans les rangs».

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