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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

Non Monsieur Plenel, le BURKINI n'est pas un vêtement comme un autre! (par Fatiha Daoudi)

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La mondialisation, #Terrorisme, #l'horreur économique, #Comité pour une Nouvelle résistance, #l'islamisme

Publié par El Diablo

 

 

TIM WINBORNE -Reuters

TIM WINBORNE -Reuters

POLÉMIQUE - A vous entendre pérorer sur la liberté vestimentaire des femmes musulmanes, confortablement installé dans une démocratie centenaire dont les institutions sont solidement ancrées et où les libertés individuelles sont sacralisées, je sens mes cheveux se dresser sur ma tête non voilée et la colère m'envahir.

Vous dites que le burkini est un vêtement comme un autre alors que le terme lui-même est un carcan pour les femmes puisqu'il veut dire un mélange entre la burqa (voile total) et le bikini, vêtement de plage. Il ressemble à s'y méprendre à une combinaison de plongée sous-marine avec en plus une capuche qui couvre la tête. Imaginez ce qu'éprouve une femme ainsi couverte, sous le soleil!

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre et je sais de quoi je parle puisque je suis une femme de culture musulmane et vivant dans un pays, le Maroc, où l'islam est religion d'Etat. Pays où les droits des femmes ont évolué vers plus de liberté grâce aux femmes qui se sont battues becs et ongles pour que leur voix soit entendue et leur place dans l'espace public reconnue et qui continuent leur lutte encouragées par une volonté politique même si le gouvernement actuel est à majorité islamiste.

Cependant, leurs droits ne sont pas à l'abri d'une régression par ces temps où la pratique de l'islam est plus une ostentation qu'une dévotion.

Quand, Monsieur Plenel, vous comparez le burkini à la soutane en parlant de la sacro-sainte liberté individuelle, vous oubliez une chose importante c'est que la soutane est un habit porté par des personnes qui font de la religion une profession et qui bien entendu ne doivent aucunement être discriminées même lors de la séparation de l'Église et de l'Etat.

A l'opposé, le burkini n'est pas un vêtement professionnel mais une suite logique du voile et de la burqa. C'est un carcan sophistiqué dans lequel on enferme les femmes sur les plages qui sont censées être des lieux de villégiature et de détente. Par ce genre de vêtement, le corps des femmes est entravé afin, paraît-il, de ne pas mettre sans dessus dessous la libido masculine!

Qu'une personne qui a votre audience dans les médias français et francophones, affirme que le burkini est un vêtement dans lequel une minorité se cherche et qui est une mode passagère me choque car vous oubliez que les musulmans ne sont pas une minorité, l'islam étant la deuxième religion de France et que par conséquent, le burkini pourrait y constituer un danger pour les femmes toutes confessions confondues.

D'autre part, votre permissivité creuse la tombe des droits acquis par les femmes vivant dans les pays musulmans qui auront vite fait de légitimer cette entrave au corps féminin et toute autre en s'appuyant sur votre notoriété!

Je ne sais pas si vous en avez connaissance mais, dans ces pays musulmans, nos mères portaient, dans les années soixante, le maillot sur les plages et leurs corps profitaient librement du soleil avant qu'il ne se résume à leur entrejambes. De nos jours, nombreuses sont les femmes qui évitent de porter le maillot à la plage de peur d'être agressées par les fous de la religion qui ne sont en fait que de simples obsédés du sexe.

Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre. Il fait partie d'une stratégie qui, si elle est encouragée par des avis permissifs, finira par arriver à son but final: interdire l'espace public aux femmes!

Fatiha Daoudi

Juriste, politiste et experte en genre et en droits humains

 

SOURCE:

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George Soros fait plier le Conseil d’État

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La mondialisation, #La République, #La guerre, #Terrorisme, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #l'islamisme

George Soros fait plier le Conseil d’État
 

George Soros fait plier le Conseil d’État

 

Le Conseil d’État de la République française vient d’invalider la décision de la mairie de Villeneuve-Loubet d’interdire le port du burkini sur ses plages.

Il donne ainsi raison aux deux associations qui avaient contesté cette décision, la Ligue des droits de l’homme et le Collectif contre l’islamophobie en France, toutes deux largement subventionnées par le milliardaire George Soros.

Le maire de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca, et le premier ministre, Manuel Valls, plieront-ils devant les forces subversives de l’argent trouble ?

À suivre.

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Alex Jones appelle les Américains à réclamer des comptes à leur gouvernement sur la marche à la guerre avec la Russie et la Chine

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La Russie, #La France, #L'OTAN., #La guerre, #Europe supranationale, #Terrorisme, #Daesch

Alex Jones appelle les Américains à réclamer des comptes à leur gouvernement sur la marche à la guerre avec la Russie et la Chine

Oscar Platt – Russia Insider 20 août 2016

 

« La décision dépend de nous tous et il nous faut en débattre sérieusement. Les mondialistes ne veulent pas que ce débat ait lieu. »

 

20. Alex Jones.png

 

Il est du bon côté sur cette question, et il s’adresse à un très large public.

Jones fait vraiment un excellent travail à présenter la réalité des choses.

Il termine son exposé par un appel au peuple américain, le pressant de tenir son gouvernement pour responsable des politiques néo-conservatrices insanes qui le mènent à la guerre.

Jones a un très large public : ici, il parle de 28 millions de gens.

Et il conclut sur cet appel :

« Je suis Alex Jones et je vous demande à tous de réfléchir aux faits, de peser les preuves et de décider :

Si avoir 50.000 armes nucléaires sur cette planète est vraiment sans danger.

Si amasser des troupes à la frontière russe est vraiment une bonne idée ?

Si c’est une bonne idée de financer ISIS et Al Qaeda.

La décision dépend de nous tous, et il nous faut en débattre sérieusement. Les mondialistes ne veulent pas que ce débat ait lieu. Mais nous sommes là justement pour le mettre de force au premier plan et au centre de nos affaires… exactement comme nous l’avons fait sur la fraude électorale, comme nous l’avons fait sur les OGM et comme nous l’avons fait sur notre gouvernement qui finance ISIS.

Sur tous les fronts, Infowars est à la pointe de l’épée, parce que nous avons 28 millions de spectateurs et d’auditeurs qui, comme vous, sont vigilants et impliqués.

Mes amis, il est temps d’agir et d’arrêter une IIIe Guerre Mondiale ! »

 

Vidéo sous-titrée en français

Pour lire les sous-titres en anglais, cliquer à côté de la roue dentée.

Transcription aussi peu infidèle que possible :

C’est Poutine qui parle :

Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?

On sait chaque année ce qui va se passer et ils savent que nous le savons.

Il n’y a qu’à vous qu’ils racontent ces histoires et vous y croyez. Vous les racontez à vos compatriotes. et personne ne voit l’imminence du danger.

C’est ça qui m’inquiète : comment pouvez-vous ne pas voir que le monde est entraîné vers une catastrophe irréversible ?

C’est ça le problème ! Mais ils font comme s’il ne se passait rien. Je ne sais même plus comment vous atteindre.

« Poutine va essayer de déstabiliser l’Ukraine mais les Ukrainiens veulent rester indépendants. »

Pourquoi vous mêlez-vous de nos affaires ? Mêlez-vous de ce qui vous regarde ! Occupez-vous de vos affaires à vous !

« Mr. Trump a déclaré qu’il est prêt à rétablir de bonnes relations avec la Russie… » Et alors, qu’y a-t-il de mal à ça ? Nous sommes d’accord. Pas vous ?

Alex Jones :

Ces dernières années, on a vu toute une bande d’experts en géopolitique d’historiens, de statisticiens, d’hommes d’état venir nous avertir que le monde se précipite vers un conflit armé majeur entre les États-Unis et la Russie et que le climat actuel dans le monde est très semblable à ce qu’il était avant la première et la deuxième guerre mondiale.

Ces six derniers mois, Vladimir Poutine a donné plusieurs conférences de presse pour avertir le monde que, sous prétexte de se défendre, l’Ouest installe des armes nucléaires offensives tout le long de la frontière russe.

J’ai étudié les faits. Je sais qu’il y a deux ans, George Soros s’est vanté sur CNN d’avoir persuadé la majorité du Département d’État de renverser le gouvernement élu d’Ukraine.

Interview Soros-CNN :

– À propos de l’Ukraine, une chose que beaucoup de gens savent, c’est que durant les révolutions de 1989, c’est vous qui avez financé quantités de groupes dissidents en Europe de l’Est, en Pologne et en république tchèque. Êtes-vous en train de faire la même chose en Ukraine ?

– Disons que j’ai créé une fondation en Ukraine avant que l’Ukraine ne devienne indépendante de la Russie. Et depuis, cette fondation fonctionne et joue un rôle important dans les événements récents.

Alex Jones :

Maintenant, en Ukraine de l’Est, qui a toujours fait partie de la Russie en Crimée, c’est-à-dire à la frontière de la Russie nous avons des armées de pays membres de l’OTAN, qui se battent contre des troupes russes. Et les pertes russes ont été élevées.

La semaine dernière encore, Vladimir Poutine est venu nous dire, à une conférence de Presse, que Kiev était en train de lancer une guerre asymétrique qu’il qualifie de terroriste et, qu’on soit pour ou contre la Russie ou Poutine, ou qu’on soit simplement neutre ça devrait être une information majeure aux États-Unis. Voici un extrait de cette conférence de Presse

Vladimir Poutine :

« Il est exact que nos forces spéciales ont déjoué la tentative d’un groupe de sabotage infiltré qui appartient aux services d’espionnage du ministère de la Défense ukrainien et qui cherche à pénétrer en Crimée. Au vu de ces événements, il est devenu sans objet de rencontrer les autorités ukrainiennes actuelles au format Normandie.

Nous avons eu des pertes à la suite de ces opérations. Nous ne pouvons pas faire semblant d’ignorer la mort de nos soldats du fait de ces opérations.

Je voudrais m’adresser à nos partenaires américains et européens :

Il est aujourd’hui définitivement évident que les autorités actuelles de Kievn n’entendent pas résoudre les problèmes par la voie des négociations, mais qu’elles ont choisi de recourir au terrorisme. Cela ne devrait pas nous étonner. Ce genre d’actions n’a pas d’autre objectif que d’abuser le peuple ukrainien et détourner son attention de la situation économique désastreuse du pays et des conditions misérables dans lesquelles vivent la plupart d’entre eux. »

Alex Jones :

Et voilà où on en est, deux ans après que George Soros et le département d’État se soient vantés d’avoir renversé le gouvernement élu d’Ukraine, pendant que l’OTAN et les forces de l’ouest s’entassent à la frontière Russe, que la Russie y masse 40.000 hommes en état d’alerte imminente et que Poutine dit : « plus de réunion ni de pourparlers avec l’Ukraine, vous attaquez des citoyens russes à Urist ».

, plus de comptes rendus dans les journaux ! Si ce n’est pour dire que je suis un agent russe ou que ce n’est qu’une guerre de l’information, ou que Donald Trump est vendu à Poutine.

Non ! Nous sommes vendus au sens commun, à la décence et au besoin urgent d’éviter une guerre nucléaire.

Et je vois les e-mails qui arrivent dans les commentaires, sur « la guerre de l’information que mène une minorité »… qu’on entend dire que je sème la terreur parce que je crains un conflit général…

Oui, je suis inquiet ! De savoir que l’Ouest finance Al-Qaïda, qu’ISIS s’empare du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Je suis malade de voir notre gouvernement créer des milliers de trillions de dollars de faux produits dérivés pour acheter le monde.

Je déplore de voir la fondation Clinton accepter de l’argent de dictateurs du Moyen-Orient qui oppriment les femmes et les homosexuels.

Je suis navré par l’attitude de laisser-faire de nos élites, mais ce qui m’angoisse encore davantage c’est l’attitude générale de la population américaine.

Parce que des gens que je connais personnellement m’ont dit : « Alex, on entend parler d’une guerre nucléaire depuis 1960 ! Ce n’est qu’un épouvantail. Ça n’arrivera jamais. »

Et le New-York Times plaisante en disant que nous voulons juste nous faire peur.

Nous sommes capables de détruire la vie plusieurs fois sur cette planète. Nous avons mis la main sur un feu de Prométhée qui peut soit nous emmener dans les étoiles, soit faire de cette planète entière une seule tombe géante.

J'ai trois enfants. J'étudie la géopolitique. Je cherche à construire un monde meilleur. Je désire la paix avec la Chine et la Russie. Je ne veux pas la guerre et je vois nos propres dirigeants nous dire de ne pas nous tracasser à propos de la guerre alors que ce sont eux qui ont donné des réacteurs nucléaires à la Corée du Nord et les secrets des missiles ICBM à la Chine dans les années 1990. Les mêmes personnes qui nous disent de ne pas nous tracasser à propos de tout ça sont celles qui mènent le monde au bord de l'extinction. Et pas que l'humanité !

Récemment nous avons vu la Haye prendre parti contre les Chinois à propos de la mer de Chine méridionale, et nous avons vu la Chine prendre en retour un ton très agressif et menacer le monde d'une guerre.

Que vous souteniez ou non le parti communiste chinois, je vous parle ici en tant que patriote américain pour vous rappeler que nous avons, des porte-avions en train de provoquer ouvertement depuis deux mois la marine chinoise en mer de Chine méridionale, et que les quotidiens et le président chinois disent que la guerre avec les États Unis est imminente. Mais je vois mille fois plus d’informations sur un athlète US en Amérique du Sud, aux jeux olympiques, qui a peut-être menti en disant qu'il avait été dévalisé…

C'est la Chine, l’histoire importante, pas ça ! Aux infos on apprend qu’il y a un trou de plus de 6 trillions de dollars [ 60 milliards de milliards $ ] au Pentagone. La dernière fois que CBS News a annoncé qu'il manquait 2 trillions [ 20 milliards de milliards ] c’était la veille du 11 septembre 2001. Vous avez vu ce qui est arrivé et ce n'est que le commencement de ce dont je veux vous parler.

Toute l'« élite » est en train de se faire construire des forteresses blindées et on pense même qu’en Nouvelle Zélande ils se les construisent sous terre. Ils font élever des murs énormes – du palais d’Hillary à celui de Zuckerberg – autour de leurs résidences. Ils agissent comme si c'était la fin du monde , tout en vous disant de ne pas vous en faire. Et vous, vous êtes un complotiste si vous dites que Poutine parle d'une guerre nucléaire.

Nous vivons des temps déments et tout ce que je fais c’est tirer la sonnette d'alarme et vous dire : « Jusqu'à présent nous n'avons pas eu de guerre nucléaire mais nous sommes très près d’en avoir une. Bon sang, ayons un débat là dessus au lieu de nous demander si oui ou non un type de l'équipe olympique a menti en disant qu’il s’est fait détrousser. »

Discutons des vrais problèmes, ici, ouvertement !

« Je suis Alex Jones et je vous demande à tous de réfléchir aux faits, de peser les preuves et de décider :

Si avoir 50.000 armes nucléaires sur cette planète est vraiment sans danger.

Si amasser des troupes à la frontière russe est vraiment une bonne idée.

Si c’est une bonne idée de financer ISIS et Al Qaeda.

La décision dépend de nous tous, et il nous faut en débattre sérieusement. Les mondialistes ne veulent pas que ce débat ait lieu. Mais nous sommes là justement pour le mettre de force au premier plan et au centre de nos affaires… exactement comme nous l’avons fait sur la fraude électorale, comme nous l’avons fait sur les OGM et comme nous l’avons fait sur notre gouvernement qui finance ISIS.

Sur tous les fronts, Infowars est à la pointe de l’épée, parce que nous avons 28 millions de spectateurs et d’auditeurs qui, comme vous, sont vigilants et sont impliqués.

Mes amis, il est temps d’agir et d’arrêter une Troisième Guerre Mondiale ! »

Source : http://russia-insider.com/en/alex-jones-analyzes-uss-marc...

Traduction et sous-titres de la vidéo : Anna S. pour A.S.I.

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Le grand marchandage. Le 26 Août 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Le grand marchandage

26 Août 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Le grand marchandage

A mesure que la poussière soulevée par les chars turcs de Jarablous retombe, les contours de la situation se font un peu plus nets, les analyses plus poussées. Byzantinisme moyen-oriental oblige, il convient de rester prudent, mais il semble que notre hypothèse 1 d'hier se vérifie, avec toutefois quelques variations non négligeables.

Apparemment, même si certains rapports sont légèrement contradictoires, les YPG kurdes repassent l'Euphrate sous la pression de leur "allié" américain. Inutile de dire que, après les énormes sacrifices consentis par les combattants kurdes pour prendre Manbij, le coup de poignard US est très mal vécu et un vieux proverbe refleurit ces derniers jours : "Les Kurdes n'ont d'autres amis que les montagnes".

Pour Washington, très inquiet de la réconciliation russo-turque, les Kurdes syriens sont devenus une monnaie d'échange afin d'amadouer le sultan. Nous annoncions depuis longtemps (ici par exemple) que viendrait le jour où les Américains seraient placés face à eux-mêmes :

(...) Erdogan, furieux, pète une veinule en exigeant des Etats-Unis qu'ils choisissent entre la Turquie et les Kurdes.
Pour être honnête, il n'a en l'occurrence pas tout à fait tort. Les Américains sont pris dans un imbroglio d'alliances totalement contradictoires que la crise syrienne fait passer au révélateur. Poutine a placé Obama exactement où il le voulait : face à ses incohérences. Le roi est nu et chacun s'en rend compte.

Le moment de vérité semble arrivé. L'opération de Jarablous est vue comme un avertissement aux Etats-Unis dans la foulée du net refroidissement suite au putsch manqué et de la flambée d'anti-américanisme de la société et des médias turcs. Et ce n'est pas la visite de Joe l'Indien qui a changé quelque chose. Le vice-président US a été humilié en étant reçu sur le tarmac de l'aéroport par... le n°2 de la mairie d'Ankara ! La suite n'est pas meilleure, un journal pro-gouvernemental qualifiant sa venue de "perte de temps" pour la Turquie. Ambiance, ambiance...

Gageons que le ton sera différent lors de la possible mais non encore confirmée visite de Poutine le 31 août pour assister à un match de football entre les deux pays. Toujours est-il que le maître du Kremlin a parlé par téléphone au sultan pas plus tard qu'aujourd'hui. Il a évidemment été question du dossier syrien en général et de l'opération turque en particulier.

Ce qui apparaît de plus en plus comme un grand rapprochement syro-turco-irano-russe, en fait un alignement d'Ankara sur les trois autres, n'est pas sans allumer quelques lumières rouges à Washington, d'où la soudaine et assez pathétique tentative américaine de se rabibocher avec Erdogan en balayant les Kurdes sous le tapis.

Nous écrivions hier que, malgré la condamnation publique de l'intervention turque par Damas, Assad ne doit en réalité pas être mécontent de la tournure des événements, car partageant avec Ankara (mais aussi Bagdad et Téhéran) une même peur concernant tout mouvement d'autonomisation kurde. Il semble que nous fussions en deçà de la vérité...

Apparemment, l'Iran sert de boîte aux lettres entre Syriens et Turcs (qui, rappelons-le, ne se parlent plus directement) depuis quelques semaines déjà et l'opération de Jarabous aurait été discutée entre ces trois-là. Le respecté Robert Fisk ne dit pas autre chose et prévoit une réconciliation future entre le sultan et le lion de Damas, le pardon de Moscou n'ayant évidemment pas été gratuit.

Cet alignement turc sur le 4+1 est la suite logique du fiasco qu'est devenue au fil des ans la politique syrienne d'Erdogan. Menaces russes après l'incident du Sukhoï, prise de distance américaine, critiques européennes, attentats daéchiques, risque de voir se constituer un Kurdistan autonome syrien et reprise de la guerre avec le PKK, impossibilité de déloger Assad du pouvoir... n'en jetez plus ! Le sultan s'était isolé de tout et de tous.

En se rangeant sur la position russo-syro-iranienne, ce qu'a également plus ou moins fait, bien à contre-coeur, l'administration Obama, Ankara revient, affaiblie, dans le concert moyen-oriental. Ce grand marchandage se fait sur le dos des Kurdes mais aussi des "rebelles" immodérément modérés qui verront bientôt se tarir le soutien turc.

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Alain Juppé accusé par sa propre administration d’avoir falsifié les rapports sur la Syrie

27 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Alain Juppé accusé par sa propre administration d’avoir falsifié les rapports sur la Syrie

Réseau Voltaire | 20 mars 2012


Un haut fonctionnaire français a invité , le 19 mars 2012, des journalistes arabes basés à Paris pour leur révéler la bataille qui se livre actuellement au sein du gouvernement français en général et du Quai d’Orsay en particulier à propos de la Syrie.

Selon cette personnalité, l’ambassadeur de France à Damas, Éric Chevallier, dont l’ambassade vient d’être fermée et qui est rentré à Paris, a pris à partie son ministre devant ses collègues. Il a accusé Alain Juppé de ne pas avoir tenu compte de ses rapports et d’avoir falsifié les synthèses pour provoquer une guerre contre la Syrie.

Au début des événements, en mars 2011, le Quai avait dépêché des enquêteurs à Deraa pour savoir ce qui s’y passait. Leur rapport, transmis à Paris, indiquait qu’après quelques manifestations, la tension était retombée, en contradiction avec les reportages d’Al-Jazeera et de France24 qui indiquaient à l’inverse que la ville était à feu et à sang. L’ambassadeur demanda la prolongation de la mission pour suivre l’évolution des événements. Furieux de ce premier rapport, le ministre des Affaires étrangères lui téléphona pour exiger qu’il le modifie et fasse état d’une répression sanglante. L’ambassadeur plaça alors le chef de mission à Deraa en conférence téléphonique avec le ministre pour lui redire qu’il n’y avait pas de répression sanglante. Le ministre menaça l’ambassadeur et la conversation se termina de manière glaciale.

Immédiatement après, le cabinet d’Alain Juppé fit pression sur l’AFP pour qu’elle publie des dépêches mensongères confortant la vision du ministre.

Durant les mois qui suivirent, les incidents opposant Éric Chevallier et Alain Juppé ne cessèrent de se multiplier, jusqu’à l’affaire des otages iraniens et la mort du « journaliste » Gilles Jacquier. À cette occasion, l’ambassadeur reçu l’ordre d’exfiltrer les agents de la DGSE travaillant sous couverture de presse. Il réalisa l’importance de l’action secrète entreprise par Alain Juppé [1].

Ancien ministre de la Défense, Alain Juppé a semble t-il conservé de solides amitiés au sein des services militaires dont certains agents lui restent dévoués.

La même source assure que des rapports de l’ambassadeur auraient été négligés ou falsifiés et que celui-ci, pour étayer ses dires, aurait fait parvenir au Quai des rapports d’homologues européens attestant tous que la Syrie n’est pas confrontée à un cycle de manifestations/répression, mais à une déstabilisation par des groupes armés venus de l’étranger. À son arrivée à Paris, Éric Chevallier aurait demandé une enquête administrative interne pour confondre son propre ministre.

Ces révélations en appelant d’autres, un autre haut fonctionnaire a révélé qu’Alain Juppé n’est pas seulement en conflit avec son administration, mais aussi avec ses collègues de l’Intérieur et de la Défense. Claude Guéant et Gérard Longuet auraient non seulement négocié avec le général Assef Chawkat l’exfiltration des agents français présents dans l’Émirat islamique de Baba Amr, comme le Réseau Voltaire l’a relaté [2], mais aussi la libération de trois commandos français détenus par la Syrie [3].

Dimanche 18 mars, le quotidien pro-syrien Ad-Diyar, édité à Beyrouth, a confirmé que trois prisonniers français ont été remis au chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Édouard Guillaud, lors d’un déplacement au Liban, prétendument effectué à l’occasion de la réorganisation du contingent français de la FINUL. Selon une source syrienne de haut niveau, l’amiral aurait en échange personnellement veillé au complet démantèlement de la base arrière que les services militaires français avaient installée au Liban.

Le conflit entre l’ambassadeur Chevallier et le ministre Juppé est connu depuis longtemps. Le 4 avril 2011, le journal électronique Rue89 avait publié un article attribué à un auteur franco-syrien anonyme [4]. On pouvait y lire que l’ambassadeur « se serait fait le porte-parole du régime, prétendant que les révoltes de Daraa et Lattaquié sont manipulées depuis l’étranger et que les médias mentent sur la réalité ». Dix jours plus tard, c’était au tour de Georges Malbrunot d’affirmer sur son blog du Figaro que l’ambassadeur « est complètement basharisé » [5]. Enfin, le 5 mai, France24, la chaîne placée sous la tutelle d’Alain Juppé, avait accusé l’ambassadeur de « minimiser la révolte » [6]

Le conflit entre le chef d’état-major des armées et Alain Juppé est également connu depuis longtemps. L’amiral Edouard Guillaud n’avait pas apprécié qu’Alain Juppé, alors ministre de la Défense, planifie à l’avance le renversement de Mouammar el-Kadhafi. Avec le discret soutien de son nouveau ministre de tutelle Gérard Longuet, il avait fait savoir publiquement son désaccord lorsqu’il avait reçu instruction de mobiliser les forces françaises contre la Libye.

Quant aux relations Guéant-Juppé, elles sont notoirement exécrables. On se souvient qu’avec l’arrogance qu’on lui connaît Alain Juppé avait posé comme condition pour son entrée au gouvernement Fillon que Claude Guéant quitte le secrétariat général de l’Élysée parce qu’il ne voulait pas avoir à lui parler.

Après l’accord survenu entre Washington, Londres et Moscou pour calmer le jeu en Syrie, Alain Juppé peut toujours compter sur l’appui d’Ankara, de Riyad et de Doha, ainsi que sur les principaux médias, mais se trouve isolé en France et privé des moyens nécessaires à sa politique … à moins, bien sûr, que le président Sarkozy ne pousse à la guerre pour faire remonter dans les sondages le candidat Sarkozy.

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[1] « Le fiasco des barbouzes français à Homs », par Boris V., Komsomolskaïa Pravda, 18 janvier 2012, version française de New Orient News disponible sur le site du Réseau Voltaire.

[2] « Les journalistes-combattants de Baba Amr », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 mars 2012.

[3] « La France rétablit la censure militaire », Réseau Voltaire, 4 mars 2012.

[4] « À Damas, le régime de Bachar el-Assad prépare un bain de sang », par Sadik H., Rue89, 4 avril 2011.

[5] « Syrie : quand l’ambassadeur de France déjeunait avec la bête noire des frondeurs », par Georges Malbrunot, L’Orient indiscret/Le Figaro, le 14 avril 2011.

[6] « L’ambassadeur de France en Syrie a clairement minimisé la révolte », par Julien Pain et Peggy Bruguière, France24, 5 mai 2011.

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Golan : USA-Israël–Syrie-Liban, nouvelle guerre du pétrole. Par Galil Agar

26 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #l'islamisme

Golan : USA-Israël–Syrie-Liban, nouvelle guerre du pétrole.  Par Galil Agar

Depuis Septembre 2015, la compagnie israélo-états-unienne Afek exploite le pétrole du plateau du Golan, territoire libano-syrien occupé et colonisé par le régime sioniste (1) depuis près d’un demi-siècle. Le conseil de sécurité de l’ONU a toujours souligné « l’inadmissibilité » de cette occupation. Cependant, depuis la découverte de ces ressources, la pression diplomatique du régime de Tel-Aviv en faveur d’une reconnaissance officielle de l’annexion de ces territoires a augmenté. À la guerre de l’eau que se livrent dans le Golan les puissances frontalières depuis des décennies se surajoute désormais une guerre pour le pétrole. La pression militaire a elle aussi monté d’un cran sur le plateau, remettant en question la neutralité longtemps affichée du régime israélien dans le conflit syrien.

Derrière Genie Oil & Gas, Effi Eitam, Dick Cheney, Rupert Murdoch, Jacob Rothschild et Larry Summers
 Les champs pétroliers et gaziers qu’Israël envisage d’exploiter le long des côtes méditerranéennes sont disputés par le Liban, Chypre et la Turquie  Largement tributaire de régions aussi instables que le Caucase pour l’importation d’hydrocarbures, le régime israélien est en quête permanente de diversification de ses fournisseurs.  Les négociations en cours concernant les champs gaziers du Léviathan et de Tamar, dans la mer Méditerranée, pourraient s’avérer longues et délicates. Pour l’heure, 40 % du pétrole israélien est importé d’Azerbaïdjan, un petit État jonglant sans cesse entre les influences russes, turques et occidentales pour assurer sa pérennité.  L’homme de Tsahal et du Likoud à la tête de Genie Israel  L’exploration des ressources du Golan est donc vitale pour Israël. C’est pourquoi elle a été confiée à un ancien militaire, coutumier des coteries

Les champs pétroliers et gaziers qu’Israël envisage d’exploiter le long des côtes méditerranéennes sont disputés par le Liban, Chypre et la Turquie Largement tributaire de régions aussi instables que le Caucase pour l’importation d’hydrocarbures, le régime israélien est en quête permanente de diversification de ses fournisseurs. Les négociations en cours concernant les champs gaziers du Léviathan et de Tamar, dans la mer Méditerranée, pourraient s’avérer longues et délicates. Pour l’heure, 40 % du pétrole israélien est importé d’Azerbaïdjan, un petit État jonglant sans cesse entre les influences russes, turques et occidentales pour assurer sa pérennité. L’homme de Tsahal et du Likoud à la tête de Genie Israel L’exploration des ressources du Golan est donc vitale pour Israël. C’est pourquoi elle a été confiée à un ancien militaire, coutumier des coteries

Largement tributaire de régions aussi instables que le Caucase pour l’importation d’hydrocarbures, le régime israélien est en quête permanente de diversification de ses fournisseurs.

Les négociations en cours concernant les champs gaziers du Léviathan et de Tamar, dans la mer Méditerranée, pourraient s’avérer longues et délicates. Pour l’heure, 40 % du pétrole israélien est importé d’Azerbaïdjan, un petit État jonglant sans cesse entre les influences russes, turques et occidentales pour assurer sa pérennité.

L’exploration des ressources du Golan est donc vitale pour Israël. C’est pourquoi elle a été confiée à un ancien militaire, coutumier des coteries de la politique coloniale. Ancien ministre des infrastructures nationales, puis du logement et de la construction sous Ariel Sharon (2001–2003), militant de la fondation d’un Grand Israël, membre fondateur du parti Le foyer juif classé à l’extrême droite du Likoud, Effi Eitam, réside lui-même dans la colonie de Nov, sur le Golan. Il est président de Genie Israel, dont l’Afek est une filiale.

Le destin d’Eitam est de longue date lié à celui du Golan. Il s’est fait un nom durant la guerre du Kippour, repoussant les tanks syriens de la base de Nafah en 1973. Il s’est confronté au Hezbollah dès la guerre du Liban de 1982.

Effi Eitam, gardien du sanctuaire pétrolier du Golan, vétéran des guerres coloniales à la droite de Netanyahou

Effi Eitam, gardien du sanctuaire pétrolier du Golan, vétéran des guerres coloniales à la droite de Netanyahou

En 1988, le ministre de la défense Yithzak Rabin le charge de frapper des militants palestiniens. Il fait briser les os du jeune prisonnier palestinien Ayyad Aqel, frappé à mort. À partir des années 2000, il se fait connaître par des frasques verbales propulsant sa carrière politique naissante. Démissionnaire de l’armée, il appelle à l’assassinat d’Arafat, de Marwan Barghouti, à l’exclusion des arabes du système politique israélien, qualifiant les arabes israéliens de « cancer ». Il a cordialement invité les États-Unis à bombarder les sites nucléaires iraniens.

En 2008, sa faction politique Ahi fusionne avec le Likoud. En 2009–2010, il est mandaté en tant qu’ « émissaire spécial » de Netanyahou sur les campus états-uniens afin de promouvoir le programme de la « caravane pour la démocratie » sponsorisée par le Fonds National Juif. Eitam est donc un artisan du « néosionisme » armé le plus virulent en Israël, et du resserrement des liens entre Israël et l’élite anglo-saxonne à l’international.

De gauche à droite et de haut en bas : Mary Landrieu ( ex sécurité intérieure ) , Rupert Murdoch, Larry Summers , James Woolsey ( ex CIA ) , Dick Cheney, Jacob Rothschild , Bill Richardson (ex gouv. du Nouveau-Mexique ) et Michael Steinhart ( spéculateur professionnel ) ont tous des intérêts dans Genie Oil & Gas

De gauche à droite et de haut en bas : Mary Landrieu ( ex sécurité intérieure ) , Rupert Murdoch, Larry Summers , James Woolsey ( ex CIA ) , Dick Cheney, Jacob Rothschild , Bill Richardson (ex gouv. du Nouveau-Mexique ) et Michael Steinhart ( spéculateur professionnel ) ont tous des intérêts dans Genie Oil & Gas

Le projet d’exploitation du pétrole dans le Golan pourrait être un élément de ce resserrement. Genie Israel est elle-même une filiale de Genie Oil & Gas, dont la société mère est Genie Energy Limited. Comme le rapporte le nouvelobs, on trouve parmi les noms des membres du Conseil Consultatif Stratégique de Genie Oil & Gas ceux de l’empereur de la presse anglophone, notamment propriétaire de Fox News Rupert Murdoch, et du vice-président de l’administration Bush Dick Cheney.

Le banquier britannique Jacob Rothschild et Larry Summers, ancien secrétaire états-unien au trésor (1999–2001), ancien président de l’université de Harvard (2001–2006) et ténor des gouvernements démocrates de Bill Clinton à Obama, sont également de la partie.

Carmel Winery, la cave fondée par E. de Rothschild exploitant les domaines du Golan

Carmel Winery, la cave fondée par E. de Rothschild exploitant les domaines du Golan

Notons que le lointain aïeul de Jacob, le baron Edmond de Rothschild, avait dès les années 1891 à 1894, acheté 150 km² de terres dans le plateau du Golan. Ces terres sont aujourd’hui de fructueux domaines vinicoles.

Environ 3000 hectares sont exploités par Israël pour la culture du vin dans le Golan. Ce qui correspond à un tiers de la production israélienne. Le régime sioniste y produit également une huile d’olive très réputée. 40 % de la consommation de viande des Israéliens provient des élevages du Golan.

1967–2016 : remplacement des populations et annexion diplomatique

Les acquisitions des « pionniers » de l’époque d’Edmond de Rothschild en témoignent, les vues des organisations sionistes sur le plateau du Golan ne datent pas d’hier. Suite aux négociations de septembre 1923 cependant, le Golan est intégralement rattaché au mandat français de Syrie.

La mer de Galilée ( ou lac de Tibériade ) et le Jourdain émanant du Golan constituent les principales réserves d’eau de la région

La mer de Galilée ( ou lac de Tibériade ) et le Jourdain émanant du Golan constituent les principales réserves d’eau de la région

En 1946, deux ans avant l’acte de naissance d’Israël, la Syrie déclare son indépendance et la plus grande partie du Golan devient syrien. Dans les années 1950, la Syrie occupe les fermes de Chebaa, au Nord du Golan, revendiquées par le Liban. Dès 1953, Israël détourne les cours d’eau irriguant les pays arabes afin de s’approvisionner. En réponse à cette entreprise, la Syrie détourne le cours du Jourdain dans les années 1960.

Elle s’oppose alors au plan Johnston initié par les États-Unis pour développer des infrastructures hydrauliques dans la vallée du Jourdain en faveur de l’approvisionnement d’Israël. Un grave conflit s’ensuit entre Israël, la Jordanie et la Syrie, de 1964 à 1967.

Les guerres successives d’Israël contre les États arabes ont déterminé les conditions d’occupation du Golan

Les guerres successives d’Israël contre les États arabes ont déterminé les conditions d’occupation du Golan

Durant la guerre des six jours en 1967, Israël prend possession du Sinaï, de la bande de Gaza, de la Cisjordanie et d’une grande partie du Golan, dont les fermes de Chebaa, toujours revendiquées par le Liban. Pour éviter un bain de sang, les autorités syriennes appellent les 120 000 civils et les 30 000 soldats sous leur autorité dans le Golan à « abandonner leurs habitations et leurs propriétés » .

Parmi ces civils, on compte des Turkmènes, des Circassiens (ayant souvent opté pour la nationalité syrienne) et environ 10 000 Palestiniens. Environ 7000 Druzes (minorité arabophone et musulmane) habitant le territoire décident de rester dans le Golan. La majorité d’entre eux refuse néanmoins la citoyenneté israélienne. Tsahal implante 35 avant-postes occupés par des fermiers-soldats, protégeant six nouvelles colonies.

Durant la guerre du Kippour de 1973, déclenchée par la Syrie et l’Égypte pour récupérer leurs territoires, l’armée israélienne pousse son offensive sur 30 km à l’intérieur du territoire syrien. Damas, à 40 km des positions de Tsahal, est alors à portée de tir.

Sous la pression internationale, un armistice est signé, mais pas de traité de paix. Depuis 1973, Israël et la Syrie sont donc toujours en guerre. La FNUOD (Force des Nations Unies chargée d’Observer le Dégagement), établit une zone de séparation de laquelle Tsahal est priée de s’extraire.

Golan Netanyahou syrie liban pétrole Israël Afek Genie annexion colonie tsahal al nosra Netanyahou et son gouvernement en terrain illégalement conquis sur le plateau du Golan le 17.04.16. Une première depuis la guerre des 6 jours

Golan Netanyahou syrie liban pétrole Israël Afek Genie annexion colonie tsahal al nosra Netanyahou et son gouvernement en terrain illégalement conquis sur le plateau du Golan le 17.04.16. Une première depuis la guerre des 6 jours

Le 14 décembre 1981, Israël annexe la totalité du plateau du Golan. Cette annexion se déroule dans le cadre de l’invasion du Liban du Sud entamée en 1978 par le régime sioniste, se concluant en 1982 par l’occupation de l’intégralité du Liban. Le Liban reste occupé par Israël jusqu’en 2000.

Le conseil de sécurité de l’ONU condamne formellement la violation flagrante du droit international dans le Golan, sans se donner les moyens de s’opposer physiquement aux velléités expansionnistes du régime israélien. Dans les années 2000, Ariel Sharon déclare sa volonté d’aménagement structurel du territoire du Golan. En 2016, on y compte environ 30 000 occupants Israéliens 22 000 Druzes dont 10 % ayant opté pour la nationalité israélienne. Cette population est répartie dans 35 colonies.

L’ONU a condamné l’occupation du Golan par la résolution 417, mais du point de vue israélien, l’annexion a pris une dimension constitutionnelle en 1981, par la proclamation de la loi dite des hauteurs du Golan. Dimanche 17 avril 2016, pour la première fois depuis la guerre des six jours, le gouvernement israélien dans son intégralité s’est réuni sur le plateau du Golan pour sa réunion hebdomadaire.

À cette occasion, Netanyahou a déclaré :

« Le temps est venu pour la communauté internationale de comprendre la réalité et surtout deux éléments de base : d’abord, quoiqu’il arrive la frontière ne va pas bouger et deuxièmement, il est grand temps, après 50 ans, que le monde reconnaisse enfin que le Golan restera sous souveraineté israélienne pour toujours. »

Le 21 avril 2016, il rencontrait Vladimir Poutine à Moscou et répétait à cette occasion :

« Avec ou sans accord, le plateau du Golan restera dans le territoire souverain [d’Israël] »

Quelques jours plus tôt, s’entretenant avec John Kerry, il déclarait que la Syrie devait « oublier le Golan».

Golan : USA-Israël–Syrie-Liban, nouvelle guerre du pétrole.  Par Galil Agar

Selon une source proche du renseignement israélien (Debkafile) citée par la militante franco-syrienne anti-Assad Hala Kodmani dans Libération (17.04.16), l’offensive diplomatique de Netanyahou viserait à neutraliser un accord préalable entre Poutine et Obama, destiné à restituer le Golan à la Syrie à l’issue du conflit (quel qu’en soit le vainqueur).

Netanyahou a pleinement conscience que du point de vue du droit international, les ressources du Golan ne pourront jamais revenir à Israël. C’est pourquoi il souhaite forcer les grandes puissances à reconnaître la légitimité de cette annexion avant la fin de la guerre. Il sait que ni la Russie ni les États-Unis ni l’ONU ne pourraient imposer par la force une décision quelconque au régime sioniste, et tente donc de leur faire admettre bon gré mal gré que la concession du Golan à Israël serait un moindre mal.

De ce point de vue, les attaques répétées d’al-Nosra contre les forces internationales de la FNUOD, chargées de veiller au maintien d’une zone tampon entre les territoires colonisés par l’occupant israélien et la frontière syrienne, convergent incidemment avec les orientations du projet expansionniste du gouvernement israélien.

Une pression militaire décuplée
Le mercredi 28 janvier 2015, Tsahal a tué un casque bleu espagnol de la FINUL

Le mercredi 28 janvier 2015, Tsahal a tué un casque bleu espagnol de la FINUL

Durant l’année 2013 en effet, des enlèvements de soldats de la FNUOD se sont multipliés sur le territoire du Golan. De ce fait, le Canada, le Japon et l’Autriche retirent leurs troupes de la Force d’Observation, durant cette année. L’Autriche retire ses soldats à cause des dangers relevant du conflit syrien, mais également en raison de son désaccord avec la France et le Royaume-Uni concernant le financement et l’armement des factions rebelles syriennes.

La zone tampon maintenue par les casques bleus de la FNUOD (en rouge) était censée contenir l’occupation israélienne dans le Golan. Depuis le départ de la FNUOD, forcé par les agressions d’al-Nosra, Tsahal a carte blanche dans la région…

La zone tampon maintenue par les casques bleus de la FNUOD (en rouge) était censée contenir l’occupation israélienne dans le Golan. Depuis le départ de la FNUOD, forcé par les agressions d’al-Nosra, Tsahal a carte blanche dans la région…

La Russie propose alors de fournir 300 soldats afin de remplacer les forces retirées. La proposition est refusée par l’ONU, au motif que les membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU ne peuvent envoyer des hommes dans le cadre du mandat de la FNUOD.

Le 28 août 2014, 45 casques bleus fidjiens sont capturés, respectant l’ordre leur ayant été donné de ne pas résister aux miliciens d’al-Nosra. Des soldats philippins pris dans l’embuscade décident quant à eux de ne pas suivre cet ordre et ripostent. Ils sont alors soutenus par une brigade irlandaise. Les 45 soldats fidjiens sont libérés le 10 septembre 2014. Le Qatar, principal mécène d’al-Nosra, aurait payé la faction rubis sur l’ongle : 25 millions de dollars en échange de la libération des casques bleus.

Le 15 septembre 2014, le personnel de la FNUOD évacue ses positions dans le Golan. Trois jours plus tard, le Times of Israel publie un article sur les projets d’exploration de l’Afek. Le permis d’exploration attribué à l’Afek par les autorités israéliennes date d’avril 2013.

Le Qatar aurait payé 25 millions de dollars à al-Nosra pour la libération des casques bleus en 2014

Le Qatar aurait payé 25 millions de dollars à al-Nosra pour la libération des casques bleus en 2014

Selon l’article du Times Of Israel, un permis de l’administration régionale aurait été réitéré dès le 11 septembre 2014, le lendemain de la libération des soldats fidjiens, prévoyant des prospections dès le 28 septembre. L’évacuation de la FNUOD aura permis à la compagnie pétrolière de s’exécuter dans les plus brefs délais et à l’abri des regards.

Il est à noter qu’avant d’être les cibles de l’enlèvement du 28 août, les soldats de la FNUOD avaient fourni des rapports détaillés aux membres du conseil de sécurité de l’ONU décrivant des rencontres quotidiennes entre Tsahal et al-Nosra, comptabilisant 59 réunions entre le 1er mars et le 31 mai 2014. Que faut-il en déduire concernant les rapports entre Tsahal et al-Nosra ?

Comme les Druzes du Golan, les casques bleus de la FNUOD ont observé, avant leur évacuation, des réunions quotidiennes entre les milices de Tsahal et les factions d’al-Nosra

Comme les Druzes du Golan, les casques bleus de la FNUOD ont observé, avant leur évacuation, des réunions quotidiennes entre les milices de Tsahal et les factions d’al-Nosra

Depuis mars 2015 et la publication du Wall Street Journal notamment relayée par le média israélien i24News, il ne fait plus aucun doute que plusieurs centaines de combattants d’al-Nosra aient été soignés en Israël. Les Druzes, massacrés par les combattants d’al-Nosra, ne peuvent tolérer cette situation qu’ils dénoncent depuis les habitations du Golan où ils sont particulièrement exposés. Le 24 juin 2015, des Druzes israéliens excédés ont tiré sur deux ambulances circulant dans le Golan, tuant un Syrien, présumé rebelle. Israël assume d’ailleurs officiellement son soutien aux « rebelles syriens » depuis l’été 2015.

N’étant plus observée par la FNUOD après l’évacuation, Tsahal se sent pousser des ailes. Dès le 23 Septembre 2014, l’armée israélienne abat un bombardier Soukhoï Su-24 de l’armée syrienne au-dessus du Golan, déclarant qu’il aurait pénétré de 800 mètres dans l’espace aérien contrôlé par Israël.

Israël cible particulièrement les chefs de la résistance dans le Golan. Jihad Moughnieh sous le portrait de son père Imad, respectivement assassinés  en janvier 2015 dans le Golan et en 2008 à Damas. Samir Kantar, assassiné en décembre 2015 dans la banlieue de Damas

Israël cible particulièrement les chefs de la résistance dans le Golan. Jihad Moughnieh sous le portrait de son père Imad, respectivement assassinés en janvier 2015 dans le Golan et en 2008 à Damas. Samir Kantar, assassiné en décembre 2015 dans la banlieue de Damas

Le 18 janvier 2015, des tirs de missile israéliens ont coûté la vie à 6 combattants iraniens et 6 combattants libanais près de Quneitra dans la région des fermes de Chebaa. Dans sa riposte aux représailles du Hezbollah survenues le mercredi 28 janvier, Tsahal a tué un casque bleu espagnol de la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban). Les morts du 18 janvier comprenaient Mohammed Issa, responsable du dossier Irak-Syrie pour le Hezbollah, ainsi que Jihad Moughnieh, responsable du Hezbollah pour le Golan Syrien, fils d’Imad Moughnieh, haut commandant du Hezbollah, ayant lui-même trouvé la mort dans un attentat à la voiture piégée commis par le Mossad et la CIA à Damas en 2008.

Ces assassinats ciblés s’inscrivent clairement dans une stratégie israélienne consistant à profiter du chaos syrien pour « décapiter » le Hezbollah, son principal adversaire dans le Golan et donc le principal obstacle à l’exploitation des forages. En témoigne l’assassinat de Samir Kantar, Libanais Druze, chef de la résistance syrienne pour la libération du Golan, Dimanche 20 décembre 2015. Selon le Hezbollah, Kantar participait à une réunion visant l’organisation d’une coalition irano-libano-syrienne pour la reconquête du Golan, inspirée de la résistance à Israël dans le Sud-Liban lorsqu’il a été assassiné. L’immeuble dans lequel se tenait la réunion a été pulvérisé À plusieurs reprises, le Mossad avait tenté de l’assassiner en territoire syrien. Les leaders Druzes de Syrie, parfois réticents quant aux positions du Hezbollah, ont vivement dénoncé cet assassinat. Le nombre de victimes demeure inconnu. L’immeuble dans lequel se tenait la réunion a été intégralement pulvérisé.

L‘assassinat de Mustafa Badreddine, successeur et cousin d’Imad Moughnieh, s’inscrit également dans cette logique de déstabilisation du Hezbollah. Comme Samir Kantar, il a été pulvérisé par un raid aérien dans la banlieue de Damas, le 13 mai 2016.

Golan : USA-Israël–Syrie-Liban, nouvelle guerre du pétrole.  Par Galil Agar

De manière paradoxale, alors que des membres du gouvernement israélien ont officialisé l’alliance avec les factions anti-Assad, notamment dans le Golan, Israël persiste à proclamer sa neutralité dans le conflit syrien. Pourtant, des incursions dans le territoire syrien en provenance d’Israël, semblables à celle ayant scellé le sort de Mustafa Badreddine, sont récurrentes.

Dans la nuit du 27 au 28 avril 2013, l’aviation israélienne largue des bombes dans la banlieue de Damas, avant de survoler le palais de Bachar al-Assad. Elle réitère dans la nuit du 3 au 4 mai, puis cible de nouveau la banlieue de Damas le 5 mai 2013. Le 18 mars (en riposte à une attaque dans le Golan) et le 7 décembre 2014, de nouveaux bombardements ont lieu en territoire syrien. Puis de nouveau le 24 avril 2015 vers Qalamoun dans les montagnes, le 29 juillet près de Quneitra dans le Golan, le 20 août à plusieurs reprises dans le Golan.

Les bombardements israéliens ont repris le 18 février 2016 au sud de Damas, puis le 25 juillet, de nouveau à Quneitra. Le 22 août 2016, Quneitra a de nouveau été bombardée par Israël. Au moins 9 bombardements en 3 ans, voilà qui fait beaucoup pour un gouvernement affichant sa neutralité… Nul doute que la découverte d’hydrocarbures aura rajouté une pression supplémentaire dans le Golan, expliquant en partie la récurrence des frappes dans cette région.

Golan : USA-Israël–Syrie-Liban, nouvelle guerre du pétrole.  Par Galil Agar

Le Liban aussi est attaqué. Le 20 décembre 2015, après la mort de Samir Kantar, Tsahal a répondu à la riposte libanaise en tirant plusieurs obus dans le sud du pays. Dans l’après-midi, l’aviation israélienne a survolé Beyrouth et la côte, violant délibérément la souveraineté du Liban.

Toujours en représailles à l’assassinat de Samir Kantar, une faction du Hezbollah portant son nom a détruit un véhicule militaire israélien lundi 4 janvier 2016. Tsahal a riposté en bombardant deux villages du Sud-Liban.

Le 17 février 2016, le professeur israélo-états-unien Amitai Etzioni, ancien conseiller du président Jimmy Carter, publiait une tribune dans laquelle il suggérait de raser Beyrouth. Cette tribune n’est parue ni dans une revue satirique, ni dans un bulletin du Likoud, mais dans le journal de gauche Haaretz. Cette proposition n’avait malheureusement rien d’une plaisanterie. Ce serait pour Etzioni, la manière la plus sûre de se débarrasser du Hezbollah. Il a peut-être oublié que le Hezbollah était né précisément à cause d’une agression israélienne contre le Liban en 1982…

Du haut du Golan occupé, Netanyahou a lui-même admis la récurrence de ces frappes, lors d’un passage des troupes en revue le 11 avril 2016 :

« Nous agissons quand nous devons agir, y compris ici, de l’autre côté de la frontière, avec des dizaines de frappes destinées à empêcher le Hezbollah d’obtenir des armes pouvant changer le rapport de force »

Pour justifier ces frappes, il sort la carte de la légitime défense et de l’inversion des valeurs. Il affirme que c’est la Syrie qui

Golan : USA-Israël–Syrie-Liban, nouvelle guerre du pétrole.  Par Galil Agar

occupe le Golan, et que les forces de l’armée loyaliste comme de l’opposition syrienne menacent son intégrité territoriale… Pourtant, il devient de plus en plus clair, même pour les lecteurs de médias de masse comme La Croix, Libération, L’Express, Francetv, le nouvelobs, Vice News, I24News… que certains groupes djihadistes servent de sous-traitants à Tsahal dans la protection des territoires occupés par le régime sioniste dans le Golan. Israël ne veut pas d’une médiation des casques bleus dans le Golan, mais ne dit pas non à une zone tampon gérée par les émanations d’al-Nosra, comme le suggèrent les politologues Ofer Zalzberg et Cyril Roussel relayés par l’Express.

Selon le journaliste palestinien Abdel Badri Atwan, cette stratégie serait avalisée par les pays arabes opposés au régime d’Assad, sponsors officiels des factions terroristes, décidés à livrer l’intégralité Golan à Israël en échange de ses bons services, dans leur perspective commune d’affaiblissement du Hezbollah, de l’Iran et du régime syrien.

La guerre des six jours a causé la mort de 14 000 à 24 000 personnes. La guerre du Kippour a causé la mort de 13 000 personnes. L’actuel conflit syrien a déjà causé la mort de 290 000 à 400 000 personnes.

Galil Agar

(1) Nota bene. Sur le concept de « régime sioniste » et sur la notion d’objectivité :

L’emploi de l’expression « régime sioniste » peut faire débat. Une telle expression ne nuit-elle pas à l’exigence d’objectivité (terme usité à tort pour parler d’impartialité) , souvent considérée comme la pierre angulaire de l’éthique en terme d’information ? Ne rebutera-t-elle pas certains lecteurs en apportant à cet article un parfum de soupçon ? N’aurait-il pas été plus sage d’opter sobrement pour l’appellation d’origine contrôlée « État d’Israël » ?

La notion de « régime » renvoie ici à l’usage qu’en firent les néoconservateurs des années Bush Jr., (mauvais ?) élèves du philosophe Leo Strauss. Selon eux, il existerait de bons et de mauvais régimes. L’observateur critique ne doit pas s’abstenir de porter des jugements de valeur sur la nature de ces régimes, et les « bons » régimes doivent se donner les moyens de combattre les mauvais. C’est à partir de cet axiome qu’a été fondée la logique de propagande dont l’ « axe du mal » fut le pivot. Cette logique est lourdement sous-entendue lorsque les systèmes politiques iranien, syrien, autrefois irakien, sont qualifiés de « régimes » à longueur de journaux télévisés : régimes malfaisants dont les peuples doivent être libérés. Soit, prenons « les neo-cons » au mot. Ne nous abstenons pas de porter de porter des jugements de valeurs sur la nature des régimes politiques.

Qu’en est-il du sionisme ? Rien de plus contradictoire que les différents usages de ce terme. « Un sioniste est un individu qui désire ou soutient la création d’un État juif en terre d’Israël qui serait, dans le futur, l’État du peuple juif » écrit le romancier francophone israélien Avraham Yehoshua. Cette définition élude à nos yeux une donnée essentielle. Le sionisme ne comprend pas simplement la perspective de la création d’un État, mais aussi celle de son expansion continue par les moyens de la colonisation. L’expansion et la colonisation ne sont pas des dommages collatéraux. Ils sont au cœur du projet sioniste. L’ expansion territoriale est vitale pour Israël afin d’assurer sa survie énergétique. C’est la thèse principale du présent article. Le sionisme y est donc compris comme perspective d’expansion par l’occupation et la colonisation des territoires ainsi que par l’exploitation de leurs ressources. Évidemment, cette définition ne prétend pas au consensus. Elle s’assume ici dans sa subjectivité.

Cette velléité d’expansion comporte un volet idéologique et théologique. Elle vise la restauration du Grand Israël, s’étendant du Nil à l’Euphrate. Cette visée n’est un secret pour personne. Elle tire sa source d’une promesse faite par Yahvé au peuple hébreu dans l’ancien testament (Genèse XV, 18-21). Elle est mentionnée noir sur blanc dans L’État des Juifs de Theodor Herzl (1896). Elle est assumée publiquement, régulièrement et sans complexe aucun par les dirigeants actuels de l’État hébreu. Elle s’est manifestée dans les années 1980 par la publication du plan Oded Yinon, du nom de son rédacteur, fonctionnaire du ministère israélien des affaires étrangères. Ce plan envisage la balkanisation des États arabes frontaliers d’Israël en prévision de la constitution du Grand Israël. L’expression « régime sioniste » désigne donc ici le système politique œuvrant sciemment depuis Tel Aviv à l’établissement impérial du Grand Israël en s’octroyant les moyens, l’apparence et la légitimité d’un État moderne doté des ornements coutumiers d’un système parlementaire. L’État d’Israël est ici compris comme le costume d’apparat du régime sioniste.

Le romancier Avraham Yehoshua est régulièrement présenté par les médias français comme un artisan du processus de paix. Le 22 Novembre 2012, lors d’un entretien accordé au quotidien italien La Republicca, ce pacifiste a appelé Israël à « cesser de fournir de l’électricité et de la nourriture » à Gaza, enjoignant son gouvernement d’interagir avec l’enclave palestinienne comme avec un pays en guerre. Lorsque vous évoquez les plans d’expansion, c’est-à-dire de conquête, d’occupation et de colonisation constitutifs du projet sioniste, publiquement assumés par l’élite au pouvoir en Israël, un sioniste est un individu qui vous répond qu’Israël est un petit état démocratique cerné par de grands ennemis totalitaires, que chaque jour d’existence de cet état est un nouveau miracle et qu’Israël a le droit de se défendre.

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Le burkini, un vrai festival! par marc Rameaux.

26 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #La nation ., #l'immigration, #l'islamisme, #AMERIQUE, #Terrorisme, #La mondialisation

vendredi 26 août 2016

Un vrai festival

 
 
Je ne voulais vraiment pas en parler, tant le sujet relevait pour moi de l’évidence. Apparemment, à part chez quelques individus et veilleurs indépendants, toute pensée un tant soit peu cohérente a été définitivement anéantie dans la sphère politico-médiatique.
 
La question du burkini n’est en rien un débat sur la liberté de choix, sur la tolérance de nos sociétés, sur « le droit à s’habiller comme l’on veut », comme j’ai pu le lire sous la plume de quelques ravis de la crèche néo-libéraux ou socialistes.
 
Placer la discussion sur ce terrain serait revenu à défendre en 1933 le droit aux fringants jeunes gens nommés les SA de porter ces jolis brassards ornés d’une croix gammée, comme s’il s’agissait d’un simple choix vestimentaire.
 
Le burkini n’est ni un choix vestimentaire parmi d’autres, ni un signe religieux, ni même un vêtement propre aux femmes d’une communauté. Le burkini est un uniforme, un vêtement de combat d’une armée totalitaire en ordre de bataille, ne rêvant que de faire la peau à l’occident et plus généralement d’écraser tous ce qui n’est pas eux. Qui plus est, ces rêves de destruction et de domination sont devenus leur seule raison d’être et le seul moteur de leur existence, sans qu’aucun accomplissement positif ne vienne s’y glisser.
 
 
 
L’armée totalitaire est bien organisée, coordonnée, dispose de plans et d’instructions précises. Autour d’eux, tous les musulmans ne font pas partie des troupes de choc comme tous les allemands n’appartenaient pas aux SA. Mais c’est maintenant la majorité d’entre eux qui éprouve une sympathie pour les meneurs, tout comme à un certain point, une majorité d’allemands avait fini pas basculer : il faut avoir le courage de le dire.
 
Trop de silence, d’inaction et de victimisation complices valent collaboration : le non soutien des musulmans aux islamistes ne redeviendra crédible que lorsqu’ils cesseront de se déclarer seulement inquiets pour eux-mêmes lorsqu’un homme chinois a été battu à mort, un enfant juif tué d’une balle dans la tête à bout touchant, des centaines d’innocents écrasés ou égorgés et torturés. Egalement qu’ils cessent de trouver des excuses ou circonstances atténuantes aux exécuteurs.
 
Enfin lorsqu’ils assumeront leur propre devoir, c’est-à-dire celui de prendre les armes et de corriger eux-mêmes sévèrement ceux qui emploient leur religion comme instrument du nouveau totalitarisme. Ne pas voir que nous en sommes arrivés là, c’est vivre dans de très rares cercles privilégiés, préservés aussi bien de cette réalité que de celle du « peuple qui empeste » et les empêche de vivre dans leurs rêves.
 
 
Placer le débat sur le plan des libertés politiques et des libertés de l’individu est proprement hallucinant, et ne peut être défendu que soit par quelques ravis de la crèche néo-libéraux, soit par des pré-collabos de l’islamo-gauchisme émargeant chez Edwy Plenel, au PIR ou au NPA. Il est cocasse de voir les néo-libéraux communier ainsi avec le gauchisme radical, mais cela n’est en rien surprenant : le relativisme moral généralisé de 1968 a finalement bien transmis ses gènes à ses deux rejetons préférés. Que les soi-disant « libéraux » évoquant les mânes de Von Mises à tout bout de champ se rappellent ce que Von Mises a dû fuir et comment les épisodes de sa vie se sont enchaînés.
 
 
Certains principes ne se négocient pas, ne se soumettent pas à la marchandisation. Car électoralement, le salafisme possède une valeur marchande élevée, même pécuniaire par le sponsoring actif des pétromonarchies. Le libéralisme politique n’a jamais consisté à laisser à la « régulation par le marché des idées» le jugement à porter sur des idéologies inacceptables : être nazi ou raciste n’est pas une opinion mais un délit, il devrait en être de même du salafisme.
 
 
L’exemple du scénario corse aurait pourtant dû ouvrir les yeux à certains. La petite virée en burkini n’était pas un festival de choix vestimentaires de femmes entièrement libres de leurs actions. Elle était accompagnée d’une privatisation de la plage occupée et d’une interdiction ne serait-ce que de regarder ce territoire conquis, jusqu’à usage de la violence.
 
Ne pas voir que les significations charriées par le burkini sont immanquablement associées à cette mentalité d’intimidation et de guerre de territoire est le degré zéro de l’analyse politique. Certains vêtements et accessoires ont des sens symboliques extrêmement forts, qui font qu’ils ne sont plus précisément de simples vêtements. Les voir sous l’angle du goût et de l’habillement nous ramène à ce lâche credo du « pas d’amalgame », pensant naïvement que pour la plupart des musulmans, il ne s’agit que d’affaire de goût et de fripes.
 
Il y a sans doute eu des inconscients pour penser que lorsqu’un allemand prêtait allégeance à la croix gammée dans son habillement, il pouvait ne rien avoir de commun avec les méchants excités qui se livraient à toutes les exactions dans les années 1930.
 
 
La défense des libertés civiques n’a jamais consisté à autoriser n’importe quoi, en particulier lorsqu’il s’agit de menaces claires comme de l’eau de roche. Il est pénible de devoir rappeler la simple définition : « la liberté s’arrête là où commence celle des autres », pourtant à la base de toute liberté politique digne de ce nom, mais la bouillie mentale de la pensée dominante ignore ces principes élémentaires.
 
 
Le propre du post-modernisme est de penser la liberté comme une palette de nombreux choix indifférenciés, c’est-à-dire une absence de choix véritable. Le relativisme moral ne mène pas à la liberté mais à l’insipide, puis par voie de conséquence à l’aveuglement et à la passivité, préparant toutes les servitudes.
 
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RMC: La chronique qui a fait virer Thomas Guénolé

26 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Services publics, #Terrorisme, #l'islamisme

RMC: La chronique qui a fait virer Thomas Guénolé.

Ajoutée le 27 nov. 2015

La nouvelle lui a été annoncée par un coup de téléphone du directeur de la rédaction de RMC, Philippe Antoine. Vendredi 20 novembre, Thomas Guénolé a appris que la chronique qu'il tenait sur RMC était suspendue et même définitivement arrêtée. Cela lui a été confirmé par un mail reçu dimanche soir, comme il l'a indiqué au site Arrêt sur images.

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Lettre à Manuel Valls: La FRANCE ne sera PAS CHARIA-COMPATIBLE ! [par André Gerin]

26 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #l'islamisme, #Europe supranationale, #La nation ., #La République, #Terrorisme

Publié par El Diablo

 

 

André Gerin,  député communiste de la 14e circonscription du Rhône de 1993 à 2012.

André Gerin, député communiste de la 14e circonscription du Rhône de 1993 à 2012.

ON NOUS COMMUNIQUE LE TEXTE SUIVANT:

 

Madame, Monsieur,

Je viens d'adresser le courrier ci-dessous à Manuel Valls, Premier ministre. 

Je lui demande de légiférer contre le burkini. Il est temps d'éradiquer l'idéologie islamiste. La majorité des français en a marre. 

Cordialement

André GERIN

**********

Monsieur le Premier Ministre,

 

Nous assistons actuellement à une nouvelle tentative de remise en cause de la laïcité par la multiplication de burkinis dans certains territoires de l’hexagone. En réaction, certains maires ont pris des arrêtés municipaux pour interdire le port de ce vêtement dans l’espace public. Vous leur avez d’ailleurs déclaré votre soutien. Prendre le temps nécessaire au service de la République et de la laïcité est une excellente prérogative.
 
A l’instar du voile intégral, la lutte contre l’idéologie islamiste fait partie des priorités nationales. Oui, la République doit faire preuve de fermeté et se défendre. C’est ma conviction intime. Car, à moins d’être frappé de cécité, la question du burkini vient s’ajouter à la longue liste des coups portés à l’identité de la France et aux valeurs républicaines. Ils sont le résultat de notre aveuglement, d’accommodements, voire même de complicités.
 
Depuis l’affaire du foulard de Creil en 1989, nous avons vu se développer le foulard à l’école, les prières de rues, l’exercice d’une pression pour que des repas halal soient servis dans les cantines scolaires, l’apartheid sexuel dans les piscines, le sexisme qui mène à une vie infernale pour les jeunes filles dans certains quartiers et le port, de plus en plus visible, de longues abayas noires ou brunes.

Le burkini quant à lui, s’est invité dans l’actualité estivale. Il constitue un désordre dans l’espace public. Cette nouvelle bataille politique a reçu la désapprobation de la grande majorité des citoyens de notre pays. Devant leur ras-le-bol, nous devons leur répondre. Ils ne veulent pas, à juste titre, voir la France devenir charia-compatible.

Il est temps et grand temps d’éradiquer cette gangrène islamiste.

Les français veulent avoir la certitude que le gouvernement mettra tout en œuvre pour empêcher cette prolifération qui empoisonne leur vie quotidienne. Sachant que la loi d’octobre 2010 sur l’interdiction du voile intégral est, hélas, appliquée à dose homéopathique, le doute est donc permis sur l’action gouvernementale.

Une fois de plus, nous sommes confrontés à un islam politique, dans sa conquête de l’espace public, qui tente d’instrumentaliser nos droits individuels, en portant de nouveaux coups à notre République. Il est plus que temps d’agir et de stopper cette prolifération. L’interdiction du burkini s’impose dans tous les lieux de baignade. Je pense qu’une loi fondée sur l’ordre et la sécurité publiques peut être envisagée.

Il est possible de porter notre action à plusieurs niveaux, en complétant la loi sur l’interdiction du voile intégral d’une part et d’autre part, en proposant, sans plus attendre des arrêtés préfectoraux, voire même des décrets au niveau ministériel. Car le « marquage au corps » peut être perçu comme une atteinte au principe d’égalité (principe inscrit dans le préambule de la Constitution)

« Nul ne peut se présenter dans un lieu qui accueil du public et qui pratique des activités de loisirs et de baignade, dans une tenue à caractère religieux ». C’est un principe que nous devrions affirmer. Il soulagerait de nombreux maires qui prennent de lourdes responsabilités difficiles à tenir, à travers des arrêtés municipaux, compte-tenu des fortes incertitudes juridiques. Dans le contexte actuel, ne pas laisser-faire est très important, pour appréhender ces nouvelles offensives de l’islamisme.

Aussi, nous avons besoin de faire appel aux français de confession musulmane, dans cette lutte contre toute forme d’extrémisme. Ils devraient se démarquer résolument de toute interprétation visant à nier l’égalité hommes/femmes. C’est également un appel afin qu’ils utilisent, sans modération, les valeurs de la République et le principe de laïcité.

C’est un noble et difficile combat politique que nous avons à mener. Contre vents-et-marées, sans répit, sans a priori partisan, avec courage et fermeté, nous devons prendre toutes les mesures qui s’imposent.

A l’instar du voile intégral, le port du burkini, exige de faire preuve de neutralité religieuse. Montrer son visage et son corps dans une tenue décente, conforme aux mœurs et aux traditions, à notre art de vivre à la française n’est pas négociable.

Tels sont, monsieur le Premier ministre, les réflexions et propositions que je voulais vous faire partager dans cette période cruciale pour la France. D’autant que j’ai apprécié votre implication résolue, au cours de la mission d’information parlementaire sur le voile intégral que j’ai eu l’honneur de présider.

Je souhaite que ces propositions puissent contribuer à l’utilité de l’action du gouvernement.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.



André GERIN

député-maire honoraire de Vénissieux

 

SOURCE:

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Syrie : pas d’ISIS à Hasaka, mais des soldats américains qui "conseillent" aux Kurdes d’attaquer l’armée syrienne ?

26 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Terrorisme

Syrie : pas d’ISIS à Hasaka, mais des soldats américains qui "conseillent" aux Kurdes d’attaquer l’armée syrienne ?

Soldats américains en Syrie qui portaient des insignes de la milice kurde syrienne YPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soldats américains en Syrie qui portaient des insignes de la milice kurde syrienne YPG

 

 

COMITE VALMY

par Moon of Alabama

 

Hier, une bagarre a éclaté entre les troupes de l’Armée arabe syrienne (AAS) et les forces kurdes locales, dans la ville majoritairement kurde de Hasakah au nord-est de la Syrie. Hasakah, qui compte environ 200 000 habitants, abrite une garnison de l’Armée arabe syrienne (AAS) depuis des années. Il y a une certaine inimitié entre les Kurdes et les soldats, mais le calme règne habituellement.

 

Il y a eu déjà eu des heurts, mais c’était des rivalités locales entre les Forces de défense nationales auxiliaires syriennes et des minorités arabes locales (chrétiennes) et des gangs qui forment une force de sécurité intérieure kurde sous le nom d’Asayish. Ces combats se terminaient habituellement au bout d’un jour ou deux quand les adultes des deux camps réglaient le désaccord sur tel ou tel point de contrôle ou voie d’accès.

 

L’État islamique (en gris sur la carte) a autrefois menacé Hasakah mais le danger est maintenant écarté.

Carte via ISW

Hier, une nouvelle bagarre a éclaté, mais cette fois, elle a pris un tour sérieux. L’armée de l’air syrienne a été appelée pour contrecarrer des attaques directes contre la garnison de l’AAS et les quartiers des minorités :

 

Des avions de combat du gouvernement syrien ont bombardé des parties de la ville de Hasaka tenues par les kurdes au nord-est du pays, jeudi, pour la première fois en cinq ans de guerre civile, selon la milice kurde syrienne YPG (Unités de protection du peuple) et un groupe de surveillance....

 

Le gouvernement syrien a encore des points d’ancrage dans les villes de Qamishli et Hasaka, toutes les deux situées dans le gouvernorat de Hasaka, qui coexistent largement pacifiquement avec les parties du territoire tenues par les YPG.

 

La cause de la flambée de cette semaine n’est pas claire.

...

Xelil dit que l’artillerie des forces gouvernementales a bombardé des districts kurdes de Hasaka, et qu’il y a eu des affrontements violents dans la ville.

 

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme, qui suit la guerre à travers un réseau de militants, a déclaré que des avions de combat avaient ciblé les positions des forces de sécurité kurdes dans le nord-ouest et le nord-est de la ville de Hasaka.

 

Il semble que ces combats aient éclaté à cause de l’arrivée, pour une raison inconnue, de troupes américaines à Hasakah. L’armée américaine se plaintmaintenant que ses troupes aient essuyé des tirs de l’armée de l’air syrienne :

 

Les frappes aériennes syriennes ont eu lieu au nord-est de la ville de Hasaka, un endroit où les affrontements au sol entre les combattants kurdes des YPG et les forces du régime syrien ont augmenté. Il y avait là un petit nombre d’agents spéciaux américains agissant comme conseillers des YPG lorsque les frappes aériennes syriennes ont commencé.

 

Après que les Su-24 syriens ont commencé à frapper, les États-Unis ont immédiatement contacté les Russes, a dit Davis qui a précisé que l’aviation américaine rétorquerait si les forces de la coalition étaient attaquées.

 

Les Russes ont expliqué que ce n’était pas eux qui avaient effectué ces frappes et les États-Unis ont envoyé précipitamment des avions de chasse pour protéger les Américains et leurs alliés.

 

Quand les avions des Etats-Unis et de la coalition sont arrivés, les jets syriens étaient partis.

 


-  Pourquoi les troupes américaines, qui n’ont aucun fondement juridique pour être en Syrie, se trouvent-elles dans la ville de Hasakah ou dans sa région ?

-  Qui « conseillent-t-elles ? Et dans quel but ?

-  Pourquoi les rares conflits locaux s’enveniment-ils juste au moment où les troupes américaines arrivent dans la région ?

 

Les Etats-Unis ont la chutzpah* « d’avertir » les Syriens de ne pas défendre leurs propres troupes sur leur propre sol :

 

Des nouvelles patrouilles aériennes de combat américaines ont été envoyées sur la zone, hier, et l’ont survolée aujourd’hui aussi.

 

Davis a dit que les Syriens seraient « bien avisés » de ne pas interférer avec les forces de la coalition sur le terrain à l’avenir.

 

Les forces gouvernementales syriennes sont attaquées par les troupes kurdes qui sont « conseillées » par les forces spéciales américaines. Et, si l’on en croit le porte-parole américain, les forces de l’air syriennes n’ont pas le droit de les défendre ? Qu’est-ce que cela a à voir avec « la lutte contre ISIS » dans l’est de la Syrie, qui est soi-disant la seule raison pour laquelle les troupes américaines sont en Syrie ?

 

L’armée de l’air syrienne est revenue à Hasakah aujourd’hui et a continué de bombarder la position à partir de laquelle l’armée syrienne est attaquée. Ils ne seraient pas là sans l’accord des Russes. Est-ce que l’armée des Etats-Unis veut entamer le combat contre l’armée de l’air syrienne et ses alliés russes ?

 

Les YPG kurdes disent qu’ils évacuent actuellement les civils de certains quartiers de la ville. Ils semblent s’attendre à un conflit prolongé.

 

Tout mouvement contre l’armée syrienne à Hasakah sera attentivement examiné par Ankara. La Turquie craint, avec raison, que les États-Unis ne soutiennent l’objectif kurde d’une entité nationale kurde à cheval sur la Syrie et l’Irak. Ce qui mettrait en danger la Turquie du fait de sa propre grosse minorité kurde.

 

Si les Kurdes expulsent les forces syriennes de Hasakah avec le soutien des Etats-Unis, la Turquie saura que toutes les assurances américaines de ne pas œuvrer contre les intérêts de son allié turc sont mensongères. Cela augmentera l’animosité turque, déjà profonde, contre les États-Unis et cela accélérera ses démarches en vue d’une alliance avec la Russie et l’Iran.

 

Note : culot en Hébreu

Moon of Alabama
19 août 2016

Traduction : Dominique Muselet

Tag(s) : #Impérialisme
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