Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

La Russie dévoile les raisons de l’arrestation de DSK par les USA.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Terrorisme

La Russie dévoile les raisons de l’arrestation de DSK par les USA


La Russie affirme que le directeur général du FMI a été emprisonné parce qu’il avait découvert que les réserves d’or des États Unis avaient disparu.

 
Un nouveau rapport préparé pour le Premier ministre Poutine par le Service de sécurité fédéral (FSB) dit que l’ancien chef du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a été inculpé et emprisonné aux États-Unis pour des crimes sexuels pour l’empêcher de révéler sa découverte du 14 mai : l’or  des  États-Unis situé au Bullion Depository à Fort Knox etait  « manquant ou porté disparu ».

Selon ce rapport secret du FSB, M. Strauss-Kahn était devenu « de plus en plus gênant » plus tôt dans le courant du mois les États-Unis ont commencé à retarder la livraison promis au FMI de 191,3 tonnes d’or convenu dans le deuxième amendement de l’accord signé par le Conseil exécutif en avril 1978 qui devaient être vendus pour financer ce qu’on appelle les droits de tirage spéciaux (DTS) comme une alternative aux monnaies de réserve. Ce nouveau rapport stipule que Strauss-Kahn avait soulevé la question avec des fonctionnaires du gouvernement américain proche du président Obama, il a été “contacté” par la  CIA  qui a apporté la preuve que tout l’or détenu par les États-Unis avait disparu.
Strauss-Kahn reçoit la preuve de la CIA. Il prend donc des dispositions immédiates pour se rendre à Paris, mais lorsqu’il est contacté par les agents travaillant pour la France de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et sachant que les autorités américaines étaient à sa recherche, il s’enfuit de New York vers l’aéroport JFK et les agents lui ordonnent de ne pas prendre son téléphone portable parce que la police des États-Unis pourrait suivre son emplacement exact.
 
Strauss-Kahn a été arrêté sur un vol Air France à destination de Paris, cependant, ce rapport dit qu’il a fait une «erreur fatale» en appelant l’hôtel à partir d’un téléphone dans l’avion et en leur demandant de lui faire parvenir sont téléphone portable qu’il avait oublié. Ainsi les agents américains ont été en mesure de repérer son appel et de l’arrêter.

Durant la dernière quinzaine, le rapport stipule que Strauss-Kahn a demandé à son ami intime et banquier Mahmoud Abdel Salam Omar de récupérer aux États-Unis les éléments de preuves fournis par la CIA. Omar, cependant, et exactement comme Strauss-Kahn, a été accusé hier par les États-Unis pour délit sexuel envers une femme de chambre dans un hôtel de luxe, une accusation que les services du FSB a démenti. Omar est agé de 74 ans et est un fervent musulman.

Poutine, après la lecture de ce rapport secret a pris la défense de M. Strauss-Khan et  devient le 1er leader mondial à dire que le directeur du FMI a été victime d’un complot des États-Unis. Poutine a ajouté : “Il est difficile pour moi d’évaluer les politiques des motifs cachés mais je ne peux pas croire à la version des faits tels qu’ils ont été présentés.

Il est intéressant à noter à propos de tous ces événements que l’un des premiers membres du Congrès, et en 2012 candidat à la présidence, Ron Paul a longtemps affirmé sa conviction que le gouvernement américain a menti sur ses réserves d’or détenues à Fort Knox et accuse la Réserve fédérale de cacher la vérité au sujet des réserves d’or américaines. Il a présenté un projet de loi à la fin 2010, mais qui a été ensuite annulé par les forces du régime Obama.

Lorsque la question a été  directement posée par des journalistes s’il croyait qu’il n’y avait pas d’or à Fort Knox, Ron Paul a donné la réponse incroyable, ”Je pense que c’est une possibilité.”

Il est également intéressant de noter qu’à peine 3 jours après l’arrestation de M. Strauss-Kahn, le député Paul a fait un nouvel appel aux États-Unis de vendre ses réserves d’or en disant : « Compte tenu du prix élevé et le problème de la dette énorme il faut par tous les moyens vendre au prix le plus haut. Cependant, des rapports des États-Unis diffusés en 2009 affirment qu’il n’y a pas d’or à vendre, en 2009 :

“En Octobre 2009, la Chine a reçu une cargaison de lingots d’or. L’or régule les échanges entre les pays pour payer leur dettes et le soi-disant équilibre du commerce. La plupart de l’or est échangé et stocké dans des coffres sous la supervision d’un organisme spécial basé à Londres, le London Bullion Market Association (LBMA ). Lorsque l’envoi a été reçu, le gouvernement chinois a demandé que des tests spéciaux soient  effectués pour garantir la pureté et le poids des lingots d’or. Quatre petits trous sont percés dans les lingots d’or et le métal est ensuite analysé.
 
Pour les effets pratiques sur l’économie mondiale devrait-il être prouvé que les États-Unis, en effet, ont menti sur leurs réserves d’or ? La Banque centrale de Russie hier a ordonné que le taux d’intérêt élevé de 0,25 à 3,5 pour cent et Poutine a ordonné l’interdiction d’exportation sur le blé et les céréales cultures a partir du 1er Juillet pour remplir les coffres du pays avec de l’argent qui, normalement, aurait dû être versée aux États-Unis.

Les américains ont le droit de savoir que leur pays se prépare a un terrible effondrement économique de leur nation et ce sera plus tôt que prévu

 

Ce blog se dégage de toute responsabilité concernant des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.

Lire la suite

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Turquie, #Daesch, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Au moins 50 personnes ont été tuées et près de 100 blessées dans un attentat à la bombe en plein mariage samedi soir à Gaziantep, ville du sud-est de la Turquie proche de la frontière syrienne.

Sur la chaîne de télévision CNN-Turk, le gouverneur de la province Ali Yerlikaya a indiqué dans la nuit de samedi à dimanche que le bilan s'élevait à au moins 50 morts et 94 blessés.

 

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Un précédent bilan faisait état de 30 morts.

M.Yerlikaya avait évoqué auparavant "un affreux attentat terroriste", peut-être perpétré par un kamikaze, "lors d'un mariage".

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

Ce nouvel attentat endeuillant la Turquie est survenu samedi à 22H50 (19H50 GMT) à Gaziantep, située à 60 km seulement de la frontière syrienne.

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

"Nous condamnons les traîtres qui ont organisé et perpétré cette attaque", a indiqué le gouvernorat de la province dans un communiqué.

Dimanche matin, Recep Tayyip Erdogan a pointé du doigt l'EI. Un responsable turc a indiqué que le mariage "se déroulait en plein air" et dans un quartier du centre de Gaziantep à forte concentration kurde, ce qui renforçait les spéculations sur un attentat djihadiste.

Attentat à la bombe lors d'un mariage en Turquie: le bilan s'alourdit à 50 morts

M. Erdogan a d'ailleurs jugé que les auteurs de l'attaque avaient pour objectif de semer la division entre les différents groupes ethniques vivant en Turquie.

Lire la suite

A propos d'enfants syriens, nos médias se font rares à évoquer la décapitation d'un gosse par un groupe djihadiste armé par les Etats-Unis. Par Jean Lévy.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Les membres du mouvement Nour al-Din al-Zinki ont égorgé un enfant d'une dizaine d'années dans la ville d'Alep. ©AF

Les membres du mouvement Nour al-Din al-Zinki ont égorgé un enfant d'une dizaine d'années dans la ville d'Alep. ©AF

A propos d'enfants syriens, nos médias se font rares à évoquer la décapitation d'un gosse par un groupe djihadiste armé par les Etats-Unis. Par Jean Lévy.

Un groupe rebelle soutenu par les Etats-Unis a annoncé mercredi mener une enquête après la diffusion d'une vidéo montrant la décapitation d'un jeune garçon par un homme identifié comme appartenant à son mouvement.

Les images d'un combattant découpant au couteau la tête du garçon atteignent le niveau d'atrocité de celles qu'a diffusées l'État islamique au cours des trois dernières années.

D'autres images montrent le garçon avant sa mort, à l'arrière d'un pick-up et des hommes l'accusant d'appartenir à un groupe de Palestiniens combattant au côté des forces de Bachar al Assad.

Enquête de Washington

« Voici un prisonnier de la Brigade Quds. Ils n'ont plus d'hommes, alors ils nous envoient des enfants », dit l'un des hommes. « Ce sont tes chiens, Bachar, les enfants de la brigade Quds », lance un autre homme.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, ces hommes appartiennent au Mouvement Nouraldine al Zinki, un groupe rebelle qui a reçu des équipements américains, notamment des missiles TOW.

Un porte-parole du département d'État a dit que Washington enquêtait sur « ces informations répugnantes » et que ses livraisons d'équipements seraient suspendues si les faits étaient avérés.

"canempechepasnicolas" :

Ainsi, les Etats-Unis reconnaissent fournir les missiles les plus perfectionnés à des groupes, qualifiés de "modérés" par nos médias, dont les combattants "découpent au couteau la tête du garçon atteignent le niveau d'atrocité de celles qu'a diffusées l'État islamique au cours des trois dernières années..."

Comment après cela, croire encore à l'indépendance de nos médias et aux professions de foi démocratiques des dirigeants US ?

Lire la suite

L’IDEOLOGIE DU MONDE par Richard Labévière. Par Comité Valmy

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les média, #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

L’IDEOLOGIE DU MONDE
par Richard Labévière

dimanche 21 août 2016, par Comité Valmy

L’IDEOLOGIE DU MONDE

Depuis plus de cinq ans, Le Monde nous annonce la chute imminente de ce qu’il appelle « le régime de Damas », assimilé à une seule personne : Bachar al-Assad, « dictateur sanguinaire », « fils de dictateur », « nouvel Hitler », « nouveau Staline », etc… seul responsable (il va sans dire !) des 300 000 victimes d’une guerre civile qu’il aurait inventée lui-même pour conserver le pouvoir ! Depuis plus de cinq ans, le quotidien essaie de nous vendre la fiction d’une rébellion, sinon d’une « révolution » armée et constituée de « groupes modérés », laïcs, voire démocratiques. Depuis plus de cinq ans, l’ensemble de la rédaction du Monde (avec l’aide des Bernard-Henri Lévy, Jean-Pierre Filiu, Basma Kodmani et autres diseurs de bonne aventure) est mobilisé par la production idéologique du « politiquement correct » concernant la Syrie, sa guerre civilo-régionale et ses acteurs internationaux.

 

Patatrac, la reconquête en cours d’Alep (la deuxième ville du pays) par l’armée gouvernementale met brutalement par terre cette belle fable. En effet, les groupes jihadistes qui mènent la contre-offensive sont des terroristes d’Al-Qaïda et de Dae’ch. Dans une singulière volte-face, Le Monde du 10 août dernier nous apprend un peu tard que « l’insurrection a, désormais un nouveau visage », le visage hideux de groupes terroristes salafo-jihadistes !

 

Citation : « c’est un scénario que prédisent des observateurs depuis des mois : le siège des quartiers rebelles de la ville d’Alep, mené par le régime de Bachar al-Assad et l’échec des négociations politiques à Genève allaient bénéficier aux groupes les plus radicaux, et en particulier, au Front Al-Nosra. Dans l’immédiat, la nouvelle offensive menée depuis la fin juillet par les forces qui combattent le régime pour « briser le siège d’Alep » semble leur donner raison. Le groupe jihadiste, qui s’est rebaptisé fin juillet Front Fatah Al-Cham, a joué un rôle clef dans la percée réalisée au sud de la ville, samedi 6 août. Il est un pilier de la coalition Jaïch Al-Fatah, déployée sur ce front ». Des observateurs… Quels observateurs ? Les journalistes du Monde en font-ils partie ?

 

Sans préciser que cette nébuleuse – structurée durant l’été et l’automne 2012 – est financée par l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, le quotidien nous prévient : « sa participation déterminante aux combats pourrait avoir d’importantes répercussions pour l’insurrection syrienne », mais nous rassure aussitôt, parce que cette évolution « s’accompagne d’une tentative de normalisation : quelques jours avant l’assaut, le groupe (Front Fatah Al-Cham) affirmait avoir pris ses distances avec Al-Qaïda ». Ouf, on l’a échappé belle ! D’autant que le chef de la « Coalition syrienne » Anas Al-Abdé (sous la coupe des Frères musulmans et de l’Arabie saoudite) ouvre son cœur aux lecteurs du Monde : « la bonne nouvelle est que les groupes qui se battent contre Bachar al-Assad à Alep n’ont pas de liens avec les organisations terroristes comme Al-Qaïda et l’Etat islamique, a estimé M. Abdé, en tentant de minimiser le poids des hommes du Front Fatah Al-Cham qui représentent peut-être 10% des forces combattantes » (SIC). Le Monde a-t-il cherché à vérifier, sinon à contredire ces dires ? Que nenni !

 

Les connaisseurs de la région savent à quoi s’en tenir à propos de la campagne de communication de Nosra annonçant la rupture de ses liens avec Al-Qaïda. « D’abord, cette opération de com. s’est faite à la demande du Pentagone afin que celui-ci puisse légitimer ses livraisons d’armes à Nosra devant le Congrès », précise un officier des renseignements extérieurs français, « quant au fond, cette tentative de normalisation c’est un peu Frankenstein qui proclame vouloir devenir l’ami des hommes ou Michael Corleone qui déclare à la commission parlementaire anti-mafia qu’il est un honnête chef d’entreprise… »

 

Cependant, le quotidien poursuit : « au cours des semaines précédant l’offensive, les factions rebelles implantées dans l’est d’Alep, dont les artères ont été mutilées par les bombardements à répétition du régime, avaient appelé à la rescousse, sans enthousiasme, la coalition Jaïch Al-Fatah. Conscients du caractère radical de cette alliance, des militants affirmaient cependant qu’il n’y avait pas d’autres options disponibles pour éviter la chute du bastion insurgé ». Les bombardements américains sont des « frappes », ceux du « régime syriens » sont des « bombardements » qui mutilent… Par ailleurs, des « militants » affirmaient… Des militants de qui et de quoi ? Des militants de la Société de protection des animaux ??? On ne le saura sans doute jamais… Que de sources sérieuses pour un journal qui prétend toujours faire référence !

 

La chute est encore plus savoureuse puisqu’elle nous avertit (en guise de scoop) que le « nouveau visage de l’insurrection » entend imposer la Charia en Syrie et y établir… un « émirat islamique ». Bigre, nous voilà prévenu ! Mais on se demande aussitôt ce que sont devenus les autres « scoops » du Monde, notamment celui concernant l’attaque chimique de la Ghouta du 21 août 2013. Démenties par trois rapports des Nations unies, les « informations exclusives » du Monde semblent être passées à la trappe, abandonnées à la critique rongeuse des souris comme celles accusant dernièrement le groupe Lafarge d’avoir financé les hordes de Dae’ch.

 

Dans cette dernière affaire, selon les informations de prochetmoyen-orient.ch, le quotidien se serait fait enfler de bout en bout par les concurrents du cimentier français. En effet, la reconquête d’Alep par l’armée gouvernementale annonce non seulement la fin de la rébellion syrienne mais aussi le début de la reconstruction du pays qui nécessitera nombre de sacs de ciment. Par conséquent, tout est bon pour salir les concurrents et prendre leur place, une guerre économique sans merci fait déjà rage. Même au cœur d’une guerre civilo-régionale de grande ampleur, les affaires restent les affaires pour gagner la guerre économique sans fin…

 

Dans L’Idéologie allemande (1845), Karl Marx nous rappelle au réel : « la production des idées, des représentations et de la conscience, est d’abord directement et intimement mêlée à l’activité matérielle et au commerce matériel des hommes : elle est le langage de la vie réelle ». Les journalistes du Monde, qui couvrent la guerre civilo-internationale de Syrie depuis le début, semblent plus inspirés par Alice au pays des merveilles que par les bons auteurs. Hubert Beuve-Méry, Jacques Fauvet, André Fontaine, André Laurens réveillez-vous, ils sont devenus fous !

 

Richard Labévière
15 août 2016

Proche&Moyen-Orient.ch
Observatoire Géostratégique

Lire la suite

Pas d’Etat islamique à Hasaka – Mais des soldats américains qui « conseillent » aux Kurdes d’attaquer l’armée syrienne ? Par Moon of Alabama.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie

Pas d’Etat islamique à Hasaka – Mais des soldats américains qui « conseillent » aux Kurdes d’attaquer l’armée syrienne ?

Par Moon of Alabama le 20 août 2016

Hier, une bagarre a éclaté entre les troupes de l’Armée arabe syrienne (AAS) et les forces kurdes locales, dans la ville majoritairement kurde de Hasakah au nord-est de la Syrie. Hasakah, qui compte environ 200 000 habitants, abrite une garnison de l’Armée arabe syrienne (AAS) depuis des années. Il y a une certaine inimitié entre les Kurdes et les soldats, mais le calme règne habituellement.

Il y a eu déjà eu des heurts, mais c’était des rivalités locales entre les Forces de défense nationales auxiliaires syriennes et des minorités arabes locales (chrétiennes) et des gangs qui forment une force de sécurité intérieure kurde sous le nom d’Asayish. Ces combats se terminaient habituellement au bout d’un jour ou deux quand les adultes des deux camps réglaient le désaccord sur tel ou tel point de contrôle ou voie d’accès.

L’État islamique (en gris sur la carte) a autrefois menacé Hasakah mais le danger est maintenant écarté.

Carte via ISW

Carte via ISW

Hier, une nouvelle bagarre a éclaté, mais cette fois, elle a pris un tour sérieux. L’armée de l’air syrienne a été appelée pour contrecarrer des attaques directes contre la garnison de l’AAS et les quartiers des minorités:

Des avions de combat du gouvernement syrien ont bombardé des parties de la ville de Hasaka tenues par les kurdes au nord-est du pays, jeudi, pour la première fois en cinq ans de guerre civile, selon la milice kurde syrienne YPG (Unités de protection du peuple) et un groupe de surveillance.

Le gouvernement syrien a encore des points d’ancrage dans les villes de Qamishli et Hasaka, toutes les deux situées dans le gouvernorat de Hasaka, qui coexistent largement pacifiquement avec les parties du territoire tenues par les YPG.

La cause de la flambée de cette semaine n’est pas claire.

Xelil dit que l’artillerie des forces gouvernementales a bombardé des districts kurdes de Hasaka, et qu’il y a eu des affrontements violents dans la ville.

L’Observatoire syrien pour les droits de l’homme, qui suit la guerre à travers un réseau de militants, a déclaré que des avions de combat avaient ciblé les positions des forces de sécurité kurdes dans le nord-ouest et le nord-est de la ville de Hasaka.

Il semble que ces combats aient éclaté à cause de l’arrivée, pour une raison inconnue, de troupes américaines à Hasakah. L’armée américaine se plaint maintenant que ses troupes aient essuyé des tirs de l’armée de l’air syrienne:

Les frappes aériennes syriennes ont eu lieu au nord-est de la ville de Hasaka, un endroit où les affrontements au sol entre les combattants kurdes des YPG et les forces du régime syrien ont augmenté. Il y avait là un petit nombre d’agents spéciaux américains agissant comme conseillers des YPG lorsque les frappes aériennes syriennes ont commencé.

Après que les Su-24 syriens ont commencé à frapper, les États-Unis ont immédiatement contacté les Russes, a dit Davis qui a précisé que l’aviation américaine rétorquerait si les forces de la coalition étaient attaquées.

Les Russes ont expliqué que ce n’était pas eux qui avaient effectué ces frappes et les États-Unis ont envoyé précipitamment des avions de chasse pour protéger les Américains et leurs alliés.

Quand les avions des Etats-Unis et de la coalition sont arrivés, les jets syriens étaient partis.

Il n’y a pas d’Etat islamique dans la région qui est maintenant loin de la ligne de front.

-Pourquoi les troupes américaines, qui n’ont aucun fondement juridique pour être en Syrie, se trouvent-elles dans la ville de Hasakah ou dans sa région?

-Qui « conseillent-t-elles ? Et dans quel but?

-Pourquoi les rares conflits locaux s’enveniment-ils juste au moment où les troupes américaines arrivent dans la région?

Les Etats-Unis ont la chutzpah* « d’avertir » les Syriens de ne pas défendre leurs propres troupes sur leur propre sol :

Des nouvelles patrouilles aériennes de combat américaines ont été envoyées sur la zone, hier, et l’ont survolée aujourd’hui aussi.

Davis a dit que les Syriens seraient « bien avisés » de ne pas interférer avec les forces de la coalition sur le terrain à l’avenir.

Les forces gouvernementales syriennes sont attaquées par les troupes kurdes qui sont « conseillées » par les forces spéciales américaines. Et, si l’on en croit le porte-parole américain, les forces de l’air syriennes n’ont pas le droit de les défendre? Qu’est-ce que cela a à voir avec « la lutte contre ISIS » dans l’est de la Syrie, qui est soi-disant la seule raison pour laquelle les troupes américaines sont en Syrie?

L’armée de l’air syrienne est revenue à Hasakah aujourd’hui et a continué de bombarder la position à partir de laquelle l’armée syrienne est attaquée. Ils ne seraient pas là sans l’accord des Russes. Est-ce que l’armée des Etats-Unis veut entamer le combat contre l’armée de l’air syrienne et ses alliés russes?

Les YPG kurdes disent qu’ils évacuent actuellement les civils de certains quartiers de la ville. Ils semblent s’attendre à un conflit prolongé.

Tout mouvement contre l’armée syrienne à Hasakah sera attentivement examiné par Ankara. La Turquie craint, avec raison, que les États-Unis ne soutiennent l’objectif kurde d’une entité nationale kurde à cheval sur la Syrie et l’Irak. Ce qui mettrait en danger la Turquie du fait de sa propre grosse minorité kurde.

Si les Kurdes expulsent les forces syriennes de Hasakah avec le soutien des Etats-Unis, la Turquie saura que toutes les assurances américaines de ne pas œuvrer contre les intérêts de son allié turc sont mensongères. Cela augmentera l’animosité turque, déjà profonde, contre les États-Unis et cela accélérera ses démarches en vue d’une alliance avec la Russie et l’Iran.

Moon of Alabama | 19 août 2016

Note : Avoir du culot en Hébreu

Article original:http://www.moonofalabama.org/2016/08/hasakah-are-us-troops-advising-kurds-to-attack-the-syrian-army-.html#more

Traduction : Dominique Muselet

Source: http://arretsurinfo.ch/pas-detat-islamique-a-hasaka-mais-des-soldats-americains-qui-conseillent-aux-kurdes-dattaquer-larmee-syrienne/

Lire la suite

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ? Par Silvia Cattori.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ?

Par Offguardian le 20 août 2016

A propos de la photo d’Omran, 5 ans, qui a « ébranlé le monde », on peut lire ici une manière de relater les faits sous un angle différent de celui suivi par les médias de masse. Partant de sources plurielles, chacun peut mieux se faire sa propre opinion. [Silvia Cattori]

Capture d’écran du compte Facebook de Mahmoud Raslan.  Il apparaît ici portant une chemise bleu. On reconnait avec lui deux terroristes d’al-Nosra, Omar Salkho et Mohammed Mayuf, filmés à Alep lors de la décapitation d’un enfant, Abdallah Issa.

Capture d’écran du compte Facebook de Mahmoud Raslan. Il apparaît ici portant une chemise bleu. On reconnait avec lui deux terroristes d’al-Nosra, Omar Salkho et Mohammed Mayuf, filmés à Alep lors de la décapitation d’un enfant, Abdallah Issa.

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ?

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ? Par Silvia Cattori.

Le « journaliste » militant Mahmoud Raslan, d’Alep Est, aujourd’hui à Ramouseh. A l’arrière plan, un tank capturé par les groupes terroristes.

On nous a envoyé un lien vers ce qui apparaît être “Mahmoud Raslan” désigné dans le document de l’agence de presse AP comme un “photo-journaliste pour Al-Jazeera Mubasher.”

Voici une capture d’écran de la page Facebook de Mahmoud Raslan:

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ? Par Silvia Cattori.

Il apparaît ici sur une capture d’écran de la vidéo (en bas, à droite et à gauche) portant une chemise bleue à motifs, et également, portant la même chemise (en haut à gauche) avec quelques hommes qui ressemblent étrangement aux “rebelles” filmés en train de torturer un garçon de 12 ans avant de lui couper la tête. [on reconnaît, parmi d’autres, les terroristes, Omar Salkho et Mohammed Mayuf, impliqués dans la décapitation d’Abdallah Issa, Ndlr]

Ainsi, le prétendu évènement dont les médias de masse cherchent à faire le catalyseur d’une intervention occidentale plus musclée en Syrie, a été filmé par des amis d’al Nosra [1], et son principal témoin semble être un associé des pires meurtriers de la région.

Description sur leur page FB: Aleppo Media Centre is a reliable source of news from inside the province of Aleppo. We have a dedicated team of correspondents distibuted around the province

Description sur leur page FB: Aleppo Media Centre is a reliable source of news from inside the province of Aleppo. We have a dedicated team of correspondents distibuted around the province

Y a-t-il une confirmation indépendante montrant ce que cette vidéo prétend montrer? Savons-nous vraiment si le petit garçon a été blessé par une bombe et non par ses porteurs?

Peut-être que ceux qui nous réprimandent et nous insultent pour avoir mis en question la vidéo devraient-ils porter leur attention sur les vrais problèmes qui se posent ici. Le petit garçon de la vidéo est heureusement en vie. Celui qui a été décapité par les copains de Mahmoud Raslan ne l’est plus.

Si votre indignation est réelle et non feinte, tournez la où il le faut.

Off Guardian| 19 août 2016

[1] https://www.facebook.com/AMCenglish/about/?entry_point=page_nav_about_item&tab=page_info

MSM using pro-al Nusra “media center” as source for war-propaganda

[2] https://off-guardian.org/2016/08/18/media-using-pro-al-nusra-media-center-as-source-for-war-propaganda/

Article original: https://off-guardian.org/2016/08/19/an-id-for-mahmoud-raslan/

Traduit de l’anglais par Arrêt sur info

Source: http://arretsurinfo.ch/qui-est-le-militant-journaliste-mahmoud-raslan-dalep/

MSM using pro-al Nusra “media center” as source for war-propaganda

At some point over the last few days a little boy and his family allegedly sustained minor cuts and bruises when their apartment building was allegedly bombed by pro-Assad forces. The Western media, which has consistently ignored the thousands of those severely injured and killed in Aleppo by “rebel” bombardment, has now found its conscience and gone crazy.

You must have seen this video, because it’s everywhere right now.

video: https://off-guardian.org/2016/08/18/media-using-pro-al-nusra-media-center-as-source-for-war-propaganda/

You’ll find it all over the Guardian, NBC, Independent and most other major corporate news outlets, most using the same AP source. The boy is allegedly five-year-old Omran Daqneesh. According to the AP report neither he nor the rest of his family sustained anything but superficial cuts and bruises.

Yet, in a conflict that has already claimed the lives of more than 100,000 people nationwide, the media wants us to believe this story is somehow unique and that the “horror generated” by a video of some people looking quite well but dusty and bloodstained will shock us more than the piles of corpses , “echo the anguished global response” to images of drowned Aylan Kurdi and galvanise us all into “doing something” – ie supporting a NATO intervention to save the terrorists in eastern Aleppo.

If the sight of all the major outlets who cheer on western-backed slaughter every day, running wall-to-wall op-eds and features about the tragedy of a little boy with a cut on his face, simply because it serves the empire’s agenda, doesn’t convince you of the moral and intellectual blank they’ve become then keep reading. It gets better.

AP and other outlets tell us the vid was “filmed and circulated” by a group called the “Aleppo Media Centre.” Who/what are they? Well,the Graun links to their Twitter, which is in Arabic,and which boasts over 20,000 alleged followers,including several members of the western media, and a plethora of similar short and often murky vids beside this one. We can also quite easily find their Facebook page, where we also find this:

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ? Par Silvia Cattori.

That’s “al Nusra” as in the US-designated terrorist group. It looks as if the AMC quite approves of them doesn’t it. Even calls them “rebels” not terrorists”, and cheers on the fact they have killed Syrian service men.

We’re also a bit curious about why the AP report claim the video was made Wednesday night, when it was uploaded to Twitter at 13:52 BST Wednesday afternoon, which would equate with 15:52 in Aleppo. Is this a time-zone anomaly? But then there’s the added confusion of theTweet itself, which seems to say pretty clearly that the vid was made on Sunday evening.

Qui est le militant « journaliste » Mahmoud Raslan d’Alep ? Par Silvia Cattori.

Sunday? Wednesday afternoon? Wednesday night? It would be good to clear that up. Maybe we can ask the photo-journalist and alleged eye witness, “Mahmoud Raslan”, quoted extensively by AP and almost every media outlet.

It’s this Raslan who sets the scene, provides corroboration, gives the background human interest story of handing survivors “from one balcony to another”, and of passing “three lifeless bodies” before finding our poster boy alive. So he must know for sure when it happened. But so far he seems hard to track down.

Some outlets such as the BBC describe him as a “photo journalist for Al Jazeera Mubasher”. He’s also described by the Indy and others as the “photographer behind [the] iconic image” of the little boy in the orange seat. This is slightly odd because the most widely distributed “iconic image” is just a still from the video, as the Guardian itself admits at the top of the article linked to above.

he Guardian even includes an interview with the alleged author of the video in its rolling coverage. The man’s name is claimed to be Mustafa al-Sarout, member of the terrorist-loving AMC.

Presumably Mahmoud Raslan was one of the other photographers there, inaccurately credited with the still from the vid. But who is he? If you search for “Mahmoud Raslan Al Jazeera Mubasher” you get nothing but hits on today’s AP story. No one has yet found any social media page or website for him, and if he was a photo-journalist prior to this event there doesn’t seem to be any record of his work or credits immediately available.

It would be good to track him down if possible wouldn’t it. Because without his confirmation the only source for this entire bizarre non-event currently being used as a catalyst for war is an unverified vid from an anti-government, pro-terrorist “media center”.

UPDATE 19/08/16: We now seem to have an ID for Raslan. We’re not clear if he works for Al_Jazeera, but he apparently is a friend of child-murderers.

Source: https://off-guardian.org/2016/08/18/media-using-pro-al-nusra-media-center-as-source-for-war-propaganda/

Crocodile Tears For Aleppo Poster Child

By Paul Craig Roberts

August 19, 2013 « Information Clearing House » – Washington’s media presstitutes are using the image of the child to bring pressure on Russia to stop the Syrian army from retaking Alleppo. Washington wants its so-called moderate rebels to retain Alleppo so that Washington can split Syria in two, thereby keeping a permanent pressure against President Assad.

Let us not forget the tens of thousands of children that Washington’s wars and bombings of 7 Muslim countries have killed without any tears shed by CNN anchors, and let us not forget the 500,000 Iraqi children that the United Nations concluded died as a result of US sanctions against Iraq, children’s deaths that Clinton’s Secretary of State Madeleine Albright said were worth it.

Let us not forget that Washington’s determination to overthrow the Syrian government has brought many deaths to Syrians of all age groups. Washington alone is responsible for the deaths. The evil Obama regime has stated over and over that “Assad must go” and is prepared to destroy the country and much of the population in order to get rid of him.

According to the Obama regime, Assad must go because he is a dictator. Washington tells this lie despite the fact that Assad was elected and re-elected and has far higher support among Syrians that Obama has among Americans. Moreover, whatever Washington accuses Assad of doing to Syrians is nothing compared to the death and destruction that Washington brought to Syria.

Perhaps the tragedy of Aleppo could have been avoided if the Russian government had not prematurely declared “mission accomplished” in Syria and withdrawn only to have to rush back after the Russian government was again deceived by Washington.

Dr. Paul Craig Roberts was Assistant Secretary of the Treasury for Economic Policy and associate editor of the Wall Street Journal. He was columnist for Business Week, Scripps Howard News Service, and Creators Syndicate. He has had many university appointments. His internet columns have attracted a worldwide following. Roberts’ latest books are The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West, How America Was Lost, and The Neoconservative Threat to World Order.

URL de cette page: http://arretsurinfo.ch/qui-est-le-militant-journaliste-mahmoud-raslan-dalep/

Arrêt sur Info se dégage de toute responsabilité concernant des erreurs ou informations incorrectes ou inexactes.

Vous pouvez reproduire les articles d’Arrêt sur Info à condition de citer la source et de ne pas les modifier ni les utiliser à des fins commerciales.

Vous voulez réagir, signaler une erreur, communiquer un renseignement ? Contact

Lire la suite

Des rebelles syriens “modérés” ont décapité un enfant. Re-publication de cet article du 22 juillet 2016 par Les Crises.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #AMERIQUE, #La France, #L'OTAN., #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #l'horreur économique, #Terrorisme, #Daesch, #La Russie

[Re-publication de cet article du 22 juillet 2016]

Étrangement, cela n’a pas trop fait la Une des médias (ils ont mis 4 heures pour faire de timides billets en fond de site)…

Bref, la barbarie à l’état pur…

J’en parle pour mieux montrer la propagande en cours depuis des mois sur les “rebelles modérés” en Syrie, dont nous avons parlé à de multiple reprises…

À comparer également au traitement médiatique de la mort du petit Aylan en septembre 2015…

RIP petit bonhomme

Source : Le Figaro, AFP, 20-07-2016

Une vidéo diffusée hier sur les réseaux sociaux montre des combattants rebelles décapitant un jeune garçon après l’avoir capturé près d’Alep, dans le nord de la Syrie. La vidéo montre le garçon étendu à l’arrière d’un camion et un combattant qui commence à le décapiter avec un petit couteau.

Un autre combattant crie: “Nous ne laisserons personne à Handarat”, localité située au nord d’Alep et où les rebelles et les forces du régime syrien s’affrontent.  Dans cette zone d’Handarat se situe un camp de réfugiés palestinien qui a été largement abandonné au cours des années.  L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG basée en Grande-Bretagne, a confirmé que la vidéo montrait des combattants rebelles.

Dans une vidéo antérieure, l’enfant était assis à l’arrière d’un camion avec des combattants qui l’accusaient d’être un membre des brigades Al-Qods, un groupe palestinien se battant au côté du régime du président syrien Bachar al-Assad.

Notez que la journaliste n’a pas écrit ”l’enfant était assis à l’arrière d’un camion avec des ”mercenaires islamistes” qui l’accusaient d’être un membre des brigades Al-Qods, un groupe palestinien se battant aux côtés de l’armée loyaliste sous l’autorité du gouvernement syrien”

Amnesty International a déclaré dans un rapport publié en juillet que des rebelles islamistes et djihadistes actifs en Syrie étaient coupables de crimes de guerre, les accusant d’être responsables “d’une effrayante vague d’enlèvements, de tortures et d’exécutions sommaires”.  L’organisation humanitaire a nommé dans ce rapport cinq groupes rebelles opérant dans le nord de la Syrie, parmi lesquels le groupe islamiste Noureddine Zinki.

Selon l’OSDH, les rebelles que l’on voit sur la vidéo montrant la décapitation d’un enfant sont des combattants de Noureddine Zinki. Le groupe rebelle a publié un communiqué dans lequel il affirme que cette décapitation est “une erreur individuelle qui ne représente pas la politique générale du groupe”. “Les personnes qui ont commis cette infraction ont été arrêtées et remises” à une commission d’enquête, ajoute Noureddine Zinki.

Tu m’étonnes – abrutis de combattants… qui ont filmé !

D’après Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH, “le jeune garçon n’a pas plus de 13 ans, il a été capturé mardi dans la région d’Handarat, mais les faits ont eu lieu dans une zone d’Alep tenue par les rebelles, le quartier Al-Machad pour être précis.” M. Abdel Rahmane n’a pas été en mesure de dire si le garçon était un Palestinien ni s’il était un enfant-soldat.

Source : Le Figaro, AFP, 20-07-2016

C’était bien un Syrien…

============================================

Syrie. Des rebelles vont enquêter suite à la décapitation d’un enfant

Source : Ouest France, 20-07-2016

Suite à une vidéo montrant la décapitation d'un enfant, les rebelles syriens ont assuré mené une enquête interne. | Infographie Ouest France

Suite à une vidéo montrant la décapitation d’un enfant, les rebelles syriens ont assuré mené une enquête interne. | Infographie Ouest France

Un groupe rebelle soutenu par les États-Unis a annoncé mercredi mener une enquête après la diffusion d’une vidéo montrant la décapitation d’un jeune garçon par un homme identifié comme appartenant à son mouvement.

Les images d’un combattant découpant au couteau la tête du garçon atteignent le niveau d’atrocité de celles qu’a diffusées l’État islamique au cours des trois dernières années.

D’autres images montrent le garçon avant sa mort, à l’arrière d’un pick-up et des hommes l’accusant d’appartenir à un groupe de Palestiniens combattant au côté des forces de Bachar al Assad.

Enquête de Washington

« Voici un prisonnier de la Brigade Quds. Ils n’ont plus d’hommes, alors ils nous envoient des enfants », dit l’un des hommes. « Ce sont tes chiens, Bachar, les enfants de la brigade Quds », lance un autre homme.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, ces hommes appartiennent au Mouvement Nouraldine al Zinki, un groupe rebelle qui a reçu des équipements américains, notamment des missiles TOW.

Un porte-parole du département d’État a dit que Washington enquêtait sur « ces informations répugnantes » et que ses livraisons d’équipements seraient suspendues si les faits étaient avérés.

Dans un communiqué, Nouraldine al Zinki a dénoncé une « atteinte aux droits de l’homme »ne représentant ni sa politique ni ses pratiques. Il dit avoir formé un comité chargé d’enquêter. « Tous ceux qui ont participé à cette violation ont été arrêtés et remis au comité pour les besoins de son enquête. »

Source : Ouest France, 20-07-2016

===========================================

“Moi, je suis tout simplement curieux: avez-vous vu et êtes-vous au courant du fait qu’un groupe soutenu par les Etats-Unis a décapité un enfant? “, a demandé sans détour Matthew Lee, journaliste de l’Associated Press (AP) connu pour ses questions parfois gênantes mais perspicaces, à Mark Toner.

“Non. Merci. Bien sûr. Nous l’avons vue, mais ne pouvons pas le confirmer. Il nous faut plus d’informations”, a balbutié M. Toner en réponse, ajoutant qu’autant qu’on ait compris ces annonces non confirmées, l’armée syrienne libre a mis en place une commission spéciale pour enquêter sur l’incident, que ceux qui y ont été éventuellement impliqués sont interpellés et qu’il s’agit apparemment du groupe Nour al-Din al-Zenki (“si je ne me trompe pas”)…

L’incertitude a fidèlement gagné M. Toner dans la suite.

“Est-ce que ça influera de telle ou telle façon sur le soutien que les États-Unis apportent à ce groupe ou à l’Armée syrienne libre?”, continuait d’interroger le journaliste, infatigable.

“Bien, nous sommes d’avis… Si, évidemment, ce que vous avez dit, ces informations selon lesquelles l’incident a eu lieu, sont confirmées, ainsi que le fait que le groupe est vraiment impliqué, je crois que nous pourrons… prendre une pause”, a déclaré — ou plutôt marmonné?— le porte-parole. (Source)

 

===========================================

Le meurtre a eu lieu à Mashhad, à environ 40 km. à l’Ouest d’Alep.

Il a également été dit qu’il avait apparemment reçu un traitement médical avant d’être saisi, en notant que l’une photographie montre une perfusion intraveineuse dans son bras.

Sa soeur, identifiée comme “Zoze Aisa”, a dit qu’elle était en colère et bouleversée que les gens dépeignent son frère Abdullah comme Palestinien.

Harakat Nour al-Din al-Zenki est parmi les groupes rebelles qui auraient reçu un soutien financier et militaire de différents pays , y compris la Turquie, le Qatar et d’autres pays du Golfe, selon le rapport d’Amnesty

Le groupe est également signalé comme ayant reçu le soutien d’un organisme de coordination connu sous le commandement d’opération du Nord (mieux connu sous son acronyme MOM turc), qui a été créé par les alliés des États-Unis dont la France, le Qatar, l’ Arabie Saoudite, Turquie, les Émirats Arabes Unis et le Royaume-Uni en 2014, selon Amnesty.

Mais le financement de Nurredin Zinki aurait été arrêté en septembre 2015 après avoir uni leurs forces avec deux groupes accusés d’enlèvement de deux travailleurs humanitaires italiens.

Son interrogatoire est visible ici.

CnwKYMQXEAARMFl

rislan

13700149_174104953006164_4758536442124336083_n

La vidéo de l’horreur est ici, si vous avez le cœur bien accroché, mais je vous la déconseille.

Voir aussi l’article du journal The Telegraph

P.S. Vous noterez que nos médias en ont parlé :

decapite

decapite

decapite

Contrairement à ce que pensent certains, les médias cachent peu de choses, la propagande chez nous est bien plus subtile. Les médias en parlent, mais très peu, pas en une, et pas plus d’une journée, sans suivre le devenir du sujet, ou réagir entre eux.

Et en l’espèce, ils ne montrent pas les images, même floutées, ou, comme L’Obs, c’est mélangé avec autre chose.

Quand ils veulent, ils font mousser un sujet – vois Aylan en 2015 [EDIT : ou Omrane en 2016] : là, ils ont fait le boulot…

La question à se poser n’est jamais : “Les médias en ont-ils parlé ? ” (car c’est généralement le cas), mais : “Les médias ont il fait leur boulot, à savoir l’information a-t-elle bien atteint ma conscience ?” (bref, puis-je ne parler avec mon beau-frère le week-end prochain, car il sera au courant).

Sur les informations importantes, les médias doivent avoir une obligation de résultat, pas de moyen !

===========================================

Tiens grâce à Internet, on a identifié plusieurs des assassins – et ce sont des commandants du groupe en question : Muhammed Ma’yuf et Omar Salkhu…

enfant-1

enfant-1

enfant-1

Un rebelle modéré posant devant un drapeau de Daech, tout va bien :

enfant-1

===========================================

Comment dit le focialiste déjà ? (Paris-Match le 2 juillet 2015)

Ben si.

 

 

102 réponses à Des rebelles syriens “modérés” ont décapité un enfant

Commentaires recommandés

bluetonga Le 22 juillet 2016 à 02h59
 
 

Hélas, comme je l’ai mentionné sur un autre fil, le petit Abdullah (10, 12 ans?), extirpé de force de l’hôpital où il était soigné (d’où l’intraveineuse à son bras), terrorisé puis décapité au couteau sous les lazzis et encouragements des soudards qui l’ont enlevé, pour avoir commis le crime d’être le fils d’un combattant d’en face, ne jouira pas de la même popularité médiatique que le petit Aylan, 5 ans, noyé au cours d’une tentative de migration clandestine et photogéniquement échoué sur la plage, pour le plus grand profit de la cause des migrants/réfugiés.

Soit dit en passant, on peut comprendre que les parents d’Aylan aient voulu fuir un pays où arrive ce qui est arrivé à Abdullah.

Vous là-bas, nos dirigeants qui occupez les strapontins, qui avez orchestré tout ça, les complices, votre digestion sera-t-elle seulement légèrement perturbée ce soir? Ou comme disait Poutine : “vous rendez-vous seulement compte de ce que vous avez fait”?

Lire la suite

Les USA préparent le chaos en Macédoine, en Serbie et en Grèce

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Terrorisme, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Grèce, #La Turquie, #La Russie

vendredi 19 août 2016

Les USA préparent le chaos en Macédoine, en Serbie et en Grèce

 
 
Le Quotidien serbe Informer, citant des médias russes, a déclaré que la Macédoine, la Serbie et la Grèce sont «dans le collimateur» de Washington après le dernier pacte entre Poutine et Erdogan qui a décidé de relancer le projet de Turkish Stream.
 
La seule façon pour les États-Unis de permettre aux trois nations des Balkans de vivre en paix est qu’elles renoncent à leur partenariat d'affaires avec la Russie, quel qu’en soit le bénéfice pour tous les trois.
 
inf_sred 
- Les États-Unis ont leur propre projet de gaz appelé pipeline Trans-Adriatique (TAP) qui est en concurrence avec le projet russo-turc. Le gaz proviendrait de Bakou, en Azerbaïdjan. Les États-Unis souhaitent voir la Russie isolée dans tous les domaines, en particulier dans les affaires et veut voir les trois pays des Balkans sous le contrôle de Washington.
 
« Les États-Unis ont presque créé une guerre en Macédoine qui a été utilisée comme un message à Belgrade que le même destin les attend à moins qu'ils ne remplissent les demandes de Washington »  Rapporte Informer, citant des médias russes.
 
Moscou et Ankara ont signé un contrat dans lequel ils financent le gazoduc 50-50. Le pipeline passera sous la mer Noire et trouverait son chemin à travers la Grèce, la Macédoine, la Serbie, vers l'Autriche et l'UE. Pendant ce temps, la Turquie et la Russie ont organisé pour faire leur commerce de plusieurs  dans leurs monnaies locales et en or, ce qui est encore un autre poignard au cœur de l'empire de Washington et de la domination du dollar. La Russie négocie en monnaies locales avec quelques dizaines de pays, dont la Chine, l'Iran et l'Inde.
 
Les États-Unis disent très clairement qu'ils feront tout en leur pouvoir pour empêcher le projet Turkish stream. 
 
Malgré la paix complète en Macédoine, il y a plus d'un an, le secrétaire d'État américain Kerry  a soudainement annoncé la Macédoine était dans la «ligne de feu». La seule raison pour le commentaire de Kerry était que la Macédoine a commencé la construction de sa partie de l'infrastructure de Turkish Stream. Peu après l'annonce de Kerry, il y a eu le «scandale des écoutes téléphoniques», suivi d’une attaque terroriste avortée à Kumanovo, puis suivi d'un coup d'État dirigé de l’étranger.
 
Le Premier ministre de la Serbie, qui a remporté ses élections avec une écrasante majorité, n'a pas été en mesure de former un gouvernement durant six mois. Tout cela après avoir annoncé que la Serbie ne laissera pas les pays occidentaux (lire les USA) dictent l'avenir de son pays. Vucic semble avoir mal évalué dans quelle mesure Washington est prêt à s’assurer que la région n'aura pas de liens d'affaires avec la Russie, et, maintenant la Turquie. Vucic est déjà confronté à un scénario macédonien avec des manifestations par le secteur «ONG» financé par les Américains.
 
La Turquie a connu sa propre «révolution made in USA», sous la forme d’un coup d’état, moins d’une semaine après qu’Erdogan a présenté ses excuses à Moscou pour avoir fait abattre son jet militaire au-dessus de la Syrie, et a offert à Moscou de relancer tous leurs projets communs qui étaient  au point mort, le Turkish Stream étant l'objectif principal.
 
___
 
Lire la suite

Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue.

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #Les Antifafs.

Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue

Par Bruno Guigue le 13 mai 2016

Double attentat, en mai 2012 à Damas, revendiqué par le groupe terroriste al-Nosra qui a fait plus de 60 morts et près de 400 blessés. Photo: D.R.

Double attentat, en mai 2012 à Damas, revendiqué par le groupe terroriste al-Nosra qui a fait plus de 60 morts et près de 400 blessés. Photo: D.R.

Au moment où un dirigeant historique de la résistance arabe libanaise, en Syrie, vient de mourir sous les coups de l’armée sioniste, j’adresse cette lettre ouverte aux intellectuels et militants de « gauche » qui ont pris parti pour la rébellion syrienne et croient défendre la cause palestinienne tout en rêvant de la chute de Damas.

Vous nous disiez, au printemps 2011, que les révolutions arabes représentaient un espoir sans précédent pour des peuples subissant le joug de despotes sanguinaires. Dans un excès d’optimisme, nous vous avons écoutés, sensibles à vos arguments sur cette démocratie miraculeusement naissante et à vos proclamations sur l’universalité des droits de l’homme. Vous aviez presque réussi à nous persuader que cette protestation populaire qui emporta les dictateurs tunisien et égyptien allait balayer la tyrannie partout ailleurs dans le monde arabe, en Libye comme en Syrie, au Yémen comme à Bahreïn, et qui sait où encore.

        Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue.

Mais cette belle envolée lyrique laissa rapidement paraître quelques failles. La première, béante, apparut en Libye. Adoptée par le conseil de sécurité pour secourir des populations civiles menacées, une résolution de l’ONU se transforma en chèque en blanc pour la destitution manu militari d’un chef d’Etat devenu encombrant pour ses partenaires occidentaux. Digne des pires moments de l’ère néoconservatrice, cette opération de « regime change » accomplie pour le compte des USA par deux puissances européennes en mal d’affirmation néo-impériale aboutit au désastre dont la malheureuse Libye continue de payer le prix. L’effondrement de ce jeune Etat unitaire livra le pays aux ambitions effrénées des factions et des tribus, sciemment encouragées par les convoitises pétrolières des charognards occidentaux.

Il y avait pourtant de bonnes âmes, parmi vous, pour accorder des circonstances atténuantes à cette opération, comme il y en avait, davantage encore, pour exiger qu’un traitement analogue fût infligé au régime de Damas. Car le vent de la révolte qui soufflait alors en Syrie semblait valider votre interprétation des événements et donner une justification a posteriori au bellicisme humanitaire déchaîné contre le potentat de Tripoli. Pourtant, loin des médias « mainstream », certains analystes firent observer que le peuple syrien était loin d’être unanime, que les manifestations antigouvernementales se déroulaient surtout dans certaines villes, bastions traditionnels de l’opposition islamiste, et que la fièvre sociale de couches paupérisées par la crise n’entraînerait pas pour autant la chute du gouvernement syrien.

Ces avertissements de bon sens, vous les avez ignorés. Comme les faits ne correspondaient pas à votre narration, vous les avez triés comme bon vous semble. Là où des observateurs impartiaux voyaient une polarisation de la société syrienne, vous avez voulu voir un tyran sanguinaire assassinant son peuple. Là où un regard dépassionné permettait de discerner les faiblesses, mais aussi les forces de l’Etat syrien, vous avez abusé de rhétorique moralisante pour instruire à charge le procès d’un gouvernement qui était loin d’être le seul responsable des violences. Vous avez vu les nombreuses manifestations contre Bachar Al-Assad, mais vous n’avez pas vu les gigantesques rassemblements de soutien au gouvernement et aux réformes qui emplirent les rues de Damas, Alep et Tartous. Vous avez dressé la comptabilité macabre des victimes du gouvernement, mais vous avez oublié celles des victimes de l’opposition armée. A vos yeux, il y avait de bonnes et de mauvaises victimes, des victimes qui méritent qu’on en parle et des victimes dont on ne veut pas entendre parler. Délibérément, vous avez vu les premières, tout en vous rendant aveugles aux secondes.

Manifestation pro Assad

Manifestation pro Assad

Au même moment, ce gouvernement français, dont vous critiquez volontiers la politique intérieure pour entretenir l’illusion de votre indépendance, vous a donné raison sur toute la ligne. Curieusement, la narration du drame syrien qui était la vôtre coïncidait avec la politique étrangère de M. Fabius, chef d’œuvre de servilité mêlant l’appui inconditionnel à la guerre israélienne contre les Palestiniens, l’alignement pavlovien sur le leadership américain et l’hostilité recuite à l’égard de la résistance arabe. Mais votre mariage ostensible avec le Quai d’Orsay ne sembla pas vous gêner. Vous défendiez les Palestiniens côté cour, et vous dîniez avec leurs assassins côté jardin. Il vous arriva même d’accompagner les dirigeants français en visite d’Etat en Israël. Vous voilà embarqués, complices, pour assister au spectacle d’un président qui déclare qu’il « aimera toujours les dirigeants israéliens ». Mais il en fallait plus pour vous scandaliser, et vous avez repris l’avion avec le président, comme tout le monde.

Vous aviez condamné à juste titre l’intervention militaire américaine contre l’Irak en 2003. La vertu roborative du bombardement pour la démocratie vous laissait froids, et vous doutiez des vertus pédagogiques des frappes chirurgicales. Mais votre indignation à l’égard de cette politique de la canonnière version « high tech » s’avéra étrangement sélective. Car vous réclamiez à cor et à cri contre Damas, en 2013, ce que vous jugiez intolérable dix ans plus tôt contre Bagdad. Une décennie a suffi pour vous rendre si malléables que vous voyiez le salut du peuple syrien, désormais, dans une pluie de missiles de croisière sur ce pays qui ne vous a rien fait. Reniant vos convictions anti-impérialistes, vous avez épousé avec enthousiasme l’agenda de Washington. Sans vergogne, non seulement vous applaudissiez par avance aux B 52, mais vous repreniez la propagande US la plus grotesque, dont le précédent irakien et les mensonges mémorables de l’ère Bush auraient dû vous immuniser.

        Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue.

Pendant que vous inondiez la presse hexagonale de vos inepties, c’est un journaliste américain, enquêteur hors pair, qui mit en pièces le pitoyable « false flag » destiné à rendre Bachar-Al-Assad responsable d’une attaque chimique dont aucune instance internationale ne l’a accusé, mais que les expertises du Massachussets Institute of Technology et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, en revanche, ont attribuée à la partie adverse. Ignorant les faits, les travestissant au besoin, vous avez joué à cette occasion votre misérable partition dans cette cacophonie de mensonges. Pire encore, vous continuez de le faire. Alors qu’Obama lui-même laisse entendre qu’il n’y a pas cru, vous vous obstinez à réitérer ces sornettes, comme des chiens de garde qui aboient après la disparition de l’intrus. Et pour quel motif ? Pour justifier le bombardement, par votre propre gouvernement, d’un petit Etat souverain dont le tort principal est de refuser l’ordre impérial. Pour venir en aide à une rébellion syrienne dont vous avez sciemment masqué le véritable visage, accréditant le mythe d’une opposition démocratique et laïque qui existe seulement dans les salons des grands hôtels de Doha, de Paris ou d’Ankara.

BHL et Fabius

BHL et Fabius

Cette « révolution syrienne », vous l’avez donc exaltée, mais vous avez pudiquement détourné les yeux de ses pratiques mafieuses, de son idéologie sectaire et de ses financements troubles et douteux. Vous avez soigneusement occulté la haine interconfessionnelle qui l’inspire, cette aversion morbide pour les autres confessions directement inspirée du wahhabisme qui en est le ciment idéologique. Vous saviez que le régime baassiste, parce qu’il est laïque et non confessionnel, constituait une assurance-vie pour les minorités, mais vous n’en aviez cure, allant même jusqu’à qualifier de « crétins » ceux qui prenaient la défense des chrétiens persécutés. Mais ce n’est pas tout. A l’heure du bilan, il restera encore cette ultime ignominie : vous avez cautionné la politique d’un Laurent Fabius pour qui Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida, « fait du bon boulot ». Tant pis pour les passants déchiquetés dans les rues de Homs ou les alaouites de Zahra assassinés par les rebelles : à vos yeux, ils ne sont que du menu fretin.

Entre 2011 et 2016, les masques tombent. Vous vous réclamez du droit international, mais vous applaudissez à sa violation contre un Etat souverain. Vous prétendez promouvoir la démocratie pour les Syriens, mais vous êtes devenus les fourriers du terrorisme qu’ils endurent. Vous dites que vous défendez les Palestiniens, mais vous êtes dans le même camp qu’Israël. Lorsqu’un missile sioniste s’abat sur la Syrie, n’ayez crainte : il ne frappera jamais vos amis. Grâce à Israël, grâce à la CIA, et grâce à vous, ces courageux rebelles vont continuer à préparer l’avenir radieux de la Syrie sous l’emblème du takfir. Le missile sioniste, lui, va tuer un des dirigeants de cette résistance arabe que vous avez trahis.

Bruno Guigue | 13 mai 2016

Bruno Guigue est un haut fonctionnaire, essayiste et politologue français né à Toulouse en 1962. Ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA. Professeur de philosophie et chargé de cours en relations internationales dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, l’invisible remords de l’Occident (L’Harmattan, 2002).

Bruno Guigue est un haut fonctionnaire, essayiste et politologue français né à Toulouse en 1962. Ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA. Professeur de philosophie et chargé de cours en relations internationales dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, l’invisible remords de l’Occident (L’Harmattan, 2002).

Lire la suite

L’axe Moscou-Ankara-Téhéran, à marche forcée, par le site dedefensa

21 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Daesch

L’axe Moscou-Ankara-Téhéran, à marche forcée

L’axe Moscou-Ankara-Téhéran, à marche forcée

Une deuxième interview en huit jours du ministre des affaires étrangères turc Cavusoglu montre un durcissement de la position turque vis-à-vis du bloc-BAO (OTAN, USA) et, par conséquent, une dialectique de plus en plus chaleureuse pour un rapprochement de type “stratégique” (coopération des armements) avec la Russie. (D’une façon générale, le ministre turc parle de la Russie parce qu’il s’adresse à un canal de communication russe [Sputnik.News, RT en relais, repris par divers médias dont ZeroHedge.com], mais son discours embrasse également, indirectement, les relations avec l’Iran, – où Erdogan doit se rendre la semaine prochaine, – et à la lumière de la nouvelle situation russo-iranienne.)

Les déclarations de Cavusoglu montre une très forte insatisfaction à propos des relations de la Turquie avec le bloc-BAO, notamment vis-à-vis de l’OTAN qui semble poursuivre une politique de rupture des liens de coopération avec la Turquie. Il s’agit de faits concrets, concernant la coopération en matière de défense, notamment “les transferts de technologies et les investissements” : « It seems to us that NATO members behave in an evasive fashion on issues such as the exchange of technology and joint investments. Turkey intends to develop its own defense industry and strengthen its defense system... » cela induit nécessairement une réaffirmation beaucoup plus concrète et immédiate de l’idée d’une coopération en profondeur avec la Russie dans le domaine des armements (« In this sense, if Russia were to treat this with interest, we are ready to consider the possibility of cooperation in this sector »)

(Notre perception à ce point et avant de poursuivre sur le sujet principal abordé ici [l’axe Moscou-Ankara-Téhéran] est que l’attitude de l’OTAN vis-à-vis de la Russie se manifeste essentiellement depuis le putsch-avorté du 15 juillet et manifeste rien de moins que l’insatisfaction courroucée de l’Organisation que le coup n’ait pas réussi, et cette insatisfaction à l’encontre du pouvoir qui a résisté à cette attaque “entre pays-frères” de l’Alliance. D’une certaine façon, c’est comme si l’OTAN sermonnait la Turquie : “Mais comment est-il possible que vous n’ayez pas laissé ce putsch réussir, puisqu’il correspond à un réalignement qui doit être fait ? ”... Nous caricaturons à peine ; nous pensons qu’effectivement la pensée-Système est à ce point d’aveuglement et d’absurdité. Il suffit de reprendre ce que nous écrivions hier à propos du bloc-BAO, de l’attribuer avec encore plus de force à l’OTAN qui représente la machinerie archétypique de ce vide absolu, et de bien préciser, avec toute l’insistance possible, qu’il s’agit de la pensée-Système et du Système : « Le [Système/l’OTAN] est devenu stratégiquement autiste, intellectuellement plongé dans une totale impuissance conceptuelle. Il semble ne plus savoir qu’une chose, c’est le décompte presque indifférent de ses erreurs, de ses aveuglements, des énormes changements qui se produisent à ses dépens, du chaos qui s’installe sur ses propres territoires... » Dans de telles conditions, il est normal [le “new normal”, comme dirait Soros] que l’OTAN “punisse” la victime du putsch qu’elle a largement contribué à organiser, pour avoir résisté et finalement fait échouer l’opération.)

Pour ce qui concerne les trois pays dont nous parlons, il s’agit d’un pas de trois qui se déroule en ce moment, avec trois partenaires, ou trois danseurs effectivement qui évoluent ensemble sur une musique dont ils ne sont pas les compositeurs et à laquelle ils doivent s’adapter avec le plus de justesse et de grâce. (La musique est très postmoderne, une sorte de musique sérielle des erreurs et des inversions que ne cesse de produire le Système, par le relais des acteurs principaux du bloc-BAO, certes.) Les trois acteurs organisent donc plusieurs pas de deux pour se rôder, avant d’arriver à la composition coordonnée entre trois : ce fut d’abord Ankara-Moscou (Erdogan à Saint-Petersbourg) puis Moscou-Téhéran (le déploiement des forces ariennes russes à la base du lieu-dit Noji, proche d’Hamadan) ; maintenant, on doit avoir un pas de deux Ankara-Téhéran, avec la visite programmée d’Erdogan en Iran la semaine prochaine. Sputnik.News a un article du 18 août, qui étudie les perspectives de ce pas de trois que d’aucuns pourraient commencer à se risquer à désigner comme une alliance (« Alliance Between Russia, Turkey, Iran on Syria Taking Shape »).

« Turkey is considering a coalition with Russia and Iran against terrorists in Syria. President Recep Tayyip Erdogan will soon visit Tehran to discuss the issue. The visit is also expected to normalize ties between Turkey and Iran, the two powers seeking dominance in the region. Next week, Erdogan will visit Tehran to discuss a Russia-Turkey-Iran coalition to fight terrorism in Syria, Fars news agency reported.

A coalition between Russia, Turkey and Iran on Syria is theoretically possible but hard to work out in practice, Alexander Sotnichenko, an expert in Russian-Turkish relations, said. “Such an alliance between the key players is crucial for the peaceful settlement in the Middle East. At the same time, Turkey on the one hand and Russia and Iran on the other hand still support different sides of the Syrian conflict. The recent developments in Aleppo show that Ankara is still supporting terrorists,” Sotnichenko told the Russian online newspaper Vzglyad. [...] At the same time, it is premature to say that Erdogan could break up with NATO. “NATO is a deeply integrated military and technological alliance. In turn, Moscow cannot provide the similar level of partnership to Turkey,” he said.

» Stanislav Tarasov, head of the Middle East-Caucasus think tank, underscored that the West is now leaving Turkey alone with serious challenges, including the attempted coup and refugee crisis. “It’s no surprise that Erdogan is looking for partners in Russia and Iran,” he said. Tarasov also pointed out that despite numerous tensions between Ankara and Tehran they have a common stance on the Kurdish problem. The idea is to preserve the territorial integrity of both Turkey and Iran. Currently, the Kurdish problem is one of the most important issues for Ankara. In order to resolve it, Erdogan may turn to Tehran.

» Tarasov also assumed that Erdogan could easily abandon ties with Daesh and end support for terrorist groups in Syria. “The current domestic situation in Turkey is threatening Erdogan’s power. The Turkish president would go to all lengths to stay in power,” the analyst concluded. »

Les divers facteurs affectant les trois pays concernés, ainsi que le champs d’action apparent de leur alliance (la Syrie, ou comment résoudre le conflit qui en est à sa cinquième années) sont des données conjoncturelles. La partie qui se joue, ou le ballet qui s’exécute sous nos yeux, répond à une dynamique générale bien plus puissante, qui ne laisse guère de choix aux uns et aux autres. On a déjà envisagé cet aspect des choses, particulièrement pour Erdogan vis-à-vis des Russes (voir les 6 août et 12 août)... Malgré les arrière-pensées des uns et des autres, les intérêts nationaux, les tendances manœuvrières et manipulatrices (surtout de la part d’Erdogan), “le rouge est mis” depuis le putsch-avorté du 15 juillet.

L’événement a affirmé, d’une façon opérationnelle et symbolique à la fois, que la politique-Système que le bloc-BAO exécute au nom du Système est dans un mode définitivement incontrôlable et passe désormais par la recherche de toutes les façons possibles de l’élimination des acteurs qui constituent des obstacles à sa mission de dissolution et de néantisation du théâtre de la Syrie et de ses alentours. Le plus fragile et le plus vulnérable de ces acteurs est Erdogan, dont la politique et la tendance à la manipulation ne cessent d’alimenter le désordre au sein de la machinerie de la politique-Système dont il a pourtant prétendu souvent faire partie. L’attitude de l’OTAN à l’égard de la Turquie ne laisse aucun doute : le coup du 15 juillet ayant échoué, une autre tentative aura lieu aussitôt que possible, jusqu’à l’élimination d’Erdogan, et en attendant une pression extrême est exercée sur lui, de la part de la même OTAN ainsi conduite à la politique absurde pour elle de pousser la Turquie vers une attitude anti-otanienne qui présage d’une rupture gravissime. Pour cette raison générale et dans ces circonstances, le président turc n’a plus beaucoup d’espace pour manœuvrer, et encore moins pour manipuler. Sa seule porte de sortie réside dans l’alliance avec ses deux puissants voisins, la Russie au Nord et l’Iran au Sud. De leurs côtés, la Russie et l’Iran, en meilleures positions, n’en sont pas moins convaincus que l’alliance avec la Turquie doit être recherchée par tous les moyens, pour former cet axe de verrouillage de la Syrie et, d’une façon générale, de toute la région.

Nous ne parlons certainement pas, ici, d’un projet d’alliance classique, éventuellement pour régler un conflit (la Syrie) selon une issue satisfaisante, pour ensuite établir une certaine hégémonie permettant la stabilisation de la région. C’est bien entendu le but affiché d’une telle entreprise, et d’ailleurs d’une façon absolument logique. Pourtant, s’il n’y avait que cela, nous serions beaucoup moins catégoriques sur la possibilité effective de réaliser cette alliance, parce que l’analyse impliquerait effectivement qu’il reste de l’espace pour les manipulateurs pour se manifester, – cela, pour Erdogan en premier. Mais ce n’est pas du tout la situation qui règne actuellement, dans tous les cas depuis le 15 juillet d’une manière effective ; aussi s’agit-il d’un rassemblement nécessaire, évidemment de facture antiSystème, auquel sont forcés ces trois pays pour résister à la poussée totalement déstructurante et dissolvante de la politique-Système qui se produit d’elle-même puisqu’elle est produite par le Système, dans un moment que l’on connaît bien, que nous avons déjà décrit, qui est celui d’un vide du pouvoir dans le bloc-BAO avec de nombreuses perspectives de chaos internes, et particulièrement les perspectives extrêmement dangereuses et risquées, et totalement imprévisibles, des élections présidentielles USA-2016.

Par conséquent, il y a de très fortes chances que l’axe Moscou-Ankara-Téhéran se fasse, et se fasse vite, et il ne s’agira pourtant de rien qui ressemble à une victoire ou à une promesse de victoire, puisqu’il s’agira d’un acte antiSystème. S’il se fait, si aucun putsch-bis activé par l’OTAN et quelques “États parallèles” de Washington n’a lieu à Ankara, – quoique ce pourrait être un échec de plus qui accélèrerait encore plus, paradoxalement, le processus de résistance décrit, – il s’agira effectivement d’un acte de résistance (antiSystème) contre le Système dans la dynamique de surpuissance maximale où il se trouve aujourd’hui. Ce jugement n’est évidemment pas pour discréditer l’opération en train de se faire, ni la diminuer, bien au contraire ; cette opération est essentielle, comme tout acte de résistance, dans la mesure où elle contribue à pousser cette dynamique surpuissance jusqu’à son régime maximal, là où la surpuissance se transforme en autodestruction... Il s’agit simplement de comprendre de quoi il s’agit, d’en mesurer les limites mais surtout les enjeux, et d’en peser les capacités.

Ainsi et de même, de ce point de vue, nous ne retirons aucun des termes laudatifs que nous avons développés pour caractériser l’opération russe de déploiement en Iran et de partenariat stratégique avec Téhéran, ni son caractère historique par rapport aux grandes tendances russes. Comme l’alliance en devenir que nous évoquons, il s’agit d’actes stratégiques qui sont remarquables et doivent être appréciés comme tels... Ce sont leurs effets qu’il faut pondérer décisivement par rapport à la forme du combat en cours, et surtout par rapport à la puissance de l’adversaire qui ne peut être défini ni géographiquement, ni stratégiquement, ni politiquement, parce qu’il s’agit d’un Système, d’une civilisation en cours d’effondrement, – c’est-à-dire une dynamique qui nous frappe tous autant que nous en sommes les acteurs, qui n’est pas seulement un adversaire mais également le cadre général de nos activités qu’il faut pourtant pousser vers son autodestruction. Il s’agit donc simplement de bien comprendre de quoi il est question et d’écarter la facilité des jugements fractionnels et rationnels habituels, de forme politique ou stratégique, qui privent nécessairement le jugement général qu’il faut hausser de l’influence de l’intuition d’un outil essentiel de compréhension du cours tumultueux, torrentiel et tempétueux des choses.

Mis en ligne le 19 août 2016 à 10H12.

Lire la suite