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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

L’INFO DE LA NUIT-Londres: 6 morts et 30 blessés, 3 terroristes abattus

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

L’INFO DE LA NUIT-Londres: 6 morts et 30 blessés, 3 terroristes abattus

L’INFO DE LA NUIT-Londres: 6 morts et 30 blessés, 3 terroristes abattus

 

Le bilan de l’attaque terroriste, qui a frappé Londres hier soir, s’établit ce matin à 6 morts et 30 blessés. 3 terroristes ont été abattus par la police.

À 22h08 (23h08, heure de Paris) la Metropolitan police reçoit plusieurs appels signalant qu’une camionnette blanche a fauché des piétons dans le quartier de London Bridge.

Les témoins racontent que le véhicule a zigzagué pour percuter volontairement les passants. 3 hommes descendent de la camionnette. Ils sont armés de couteaux et frappent à la gorge ceux qu’ils croisent à Borough Market.

Un policier qui se rend sur les lieux de l’attaque tente d’intervenir. Il reçoit plusieurs coups de couteau. Il est grièvement blessé à la tête, au visage et aux jambes mais ses jours ne sont pas en danger.

Un 3e « incident » (terminologie employée par la Metropolitan police) signalé à Vauxhall était une fausse alerte.

 

À Borough Market, les 3 terroristes sont repérés par la police et sont abattus 8 minutes après le 1er appel téléphonique signalant l’attaque. Ce sont les coups de feu qui ont été entendus et signalés par les riverains. Les 3 hommes portaient de fausses ceintures d’explosifs autour du ventre.

Theresa May réunira ce matin le comité Cobra (Cabinet Office Briefing Room). Y participent les ministres concernés, les responsables de la police et des services de renseignement intérieur et extérieur.

Emmanuel Macron a réagi dans la nuit en publiant ce message sur Twitter vers 3 heures du matin : « Face à cette nouvelle tragédie, la France est plus que jamais aux côtés du Royaume-Uni. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches ».

Rappelons que ce soir, à Manchester, Ariana Grande et plusieurs autres artistes ont prévu de donner un grand concert au profit et à la mémoire des victimes de l’attentat perpétré par un kamikaze le 22 mai, attentat qui a fait 22 morts et 50 blessés. Étant données les circonstances, il paraît peu probable que ce concert puisse être maintenu. Sur Twitter, la chanteuse a écrit: « Praying for London ♡ »

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Le calendrier ultra-serré des ordonnances sur le travail. Par Manuel Jardinaud

1 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #l'horreur économique, #Terrorisme, #Le fascisme

Le calendrier ultra-serré des ordonnances sur le travail.  Par Manuel Jardinaud

Le calendrier ultra-serré des ordonnances sur le travail

Par Manuel Jardinaud

Selon un document confidentiel que Mediapart s'est procuré, le gouvernement veut aller très vite pour réformer le code du travail. Le processus débutera avant les législatives et se terminera le 20 septembre, date de l'adoption du paquet d'ordonnances par le conseil des ministres.

Le gouvernement veut aller vite, très vite, sur les ordonnances concernant la réforme de la loi sur le travail. Après les propos du premier ministre sur le plateau du JT de France 2 le 30 mai dans lesquels il évoquait une présentation desdites ordonnances avant la fin septembre, Mediapart est en mesure d’en détailler le calendrier en exclusivité.

Selon un document confidentiel que nous nous sommes procuré, daté du 27 mai 2017, le projet de loi d’habilitation, première étape de la procédure du vote parlementaire, va être envoyé au conseil d’État dès le 14 juin. C’est dire que, étant donné le timing, tout semble déjà bouclé.

Le 28 juin, soit juste dix jours après le second tour des élections législatives, le projet de loi sera examiné en conseil des ministres pour être voté par le Parlement entre le 24 et le 28 juillet en session extraordinaire. Selon cet agenda précipité, l’envoi des ordonnances au conseil d’État, première étape vers l’adoption des textes visant le fond de la réforme, se fera le 28 août au plus tard.

 

Le document détaillant le calendrier du vote des ordonnances visant à réformer le code du travail. © DRLe document détaillant le calendrier du vote des ordonnances visant à réformer le code du travail. © DR

 

Le gouvernement se prépare à un sprint effréné. Il envisage l’adoption du paquet d’ordonnances en conseil des ministres le 20 septembre. L’ultime étape étant le vote du Parlement dans la foulée, lors de la première session à l’automne. Contacté, le ministère du travail n'a pas répondu à notre demande de confirmation.

Sans être une véritable surprise, ce calendrier précis montre ainsi la volonté farouche du nouvel exécutif de ne pas laisser respirer les partenaires sociaux qui se retrouvent pris dans une cadence infernale au beau milieu de l’été. De fait, compte tenu des dates retenues, ce sont à peine deux mois qui leur seront proposés pour ce qui devrait  ressembler davantage à des consultations qu'à une véritable négociation.

 

 

Avec un troisième round de rencontres qui s’ouvre aujourd’hui rue de Grenelle avec Muriel Pénicaud, la ministre du travail, le gouvernement peut déjà faire valoir qu'il a engagé un dialogue avec les syndicats et le patronat. Même si chacun, quelle que soit sa position, reste encore sur sa faim puisque l’Élysée et Matignon n’ont rien lâché sur le fond. Une lettre de cadrage doit être envoyée aux représentants des organisations syndicales et patronales en milieu de semaine prochaine, qui précisera les sujets sur lesquels ils auront à se pencher.

Dans sa volonté réformatrice, Emmanuel Macron veut frapper un grand coup. Après cette séquence de consultation destinée à donner des gages d'ouverture, le président de la République trace sa route à toute vitesse. Les séances de concertation, si elles ont lieu, se feront en plein cœur de l’été, si peu propice à une mobilisation dans la rue.

Si l’on s’en tient au programme du candidat, les points clés des ordonnances seront le référendum à l’initiative de l’employeur, le regroupement des instances représentatives du personnel, le champ de la négociation au sein de l’entreprise par rapport à la branche, le compte de pénibilité et, bien sûr, l’explosif sujet du barème obligatoire des indemnités aux prud’hommes. L'été risque d'être chaud.

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Les leçons de la rencontre Macron / Poutine par Karine Bechet Golovko.

31 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

mardi 30 mai 2017

 

Les leçons de la rencontre Macron / Poutine

 
 
 
Lorsque deux chefs d'Etat se rencontrent, chacun doit avoir une idée claire de ce qu'il attend de la discussion. Si l'on comprend sans difficulté l'intérêt pour Macron d'inviter le Président russe, l'intérêt de la Russie de se prêter au jeu du faire-valoir est beaucou plus flou. De cette confrontation, semble-t-il inattendue pour la Russie, en ressortira peut-être plus de clairvoyance dans sa vision de la France contemporaine.
 

Le produit Macron, un produit à la mode
 
E. Macron est un produit qui s'est bien vendu en France et dont le cours continue à augmenter, si l'on en croit les convertions récentes parmi ceux qui le critiquaient il y a encore peu. La forme fait oublier le fond. Il a suffit de mettre les habits d'un chef d'Etat qui reprend un minimum de patriotisme pastellisé, en le mêlant à de l'européanisme débridé, pour que chacun y trouve son De Gaulle ou son Delors, sans même faire le lien entre les figures contradictoires et inconciliables du produit. 
 
La technique de marketing très poussée qui a été emloyée est d'une efficacité redoutable et ce qui reste de capacité de réflexion indépendante des individus de notre société ne rassure pas. Nous avons plutôt l'impression d'être confronté à un troupeau de moutons qui se prend pour une société humaine et se dirige "de lui même" dans la voie qui lui a été préparée. 
 
Ce produit doit maintenant être vendu à l'international. L'on a vu la fameuse poignée de mains entre Trump et Macron, surmédiatisée en France, ici aussi la forme masquant le fond. Quel apport pour la politique française? Aucun. Simplement, il fallait donner l'image d'un homme de ce gringalet flottant dans son costume face à l'énorme Trump. L'intérêt reste au niveau de la communication: Macron est apte à tenir face à Trump. En tout cas, il est capable de serrer la main. Quel homme! Quel Président! Et toute la machine de presse de montrer un Macron digne d'un nouveau Talleyrand, face un à Trump sorti de son Western. Décidément, ce produit de consommation courante bénéficie de toutes les comparaisons glorieuses, comparaisons qui doivent le dispenser de faire réellement ses preuves.
 
De l'autre côté, l'autre homme fort est V. Poutine. L'invitation est lancée à la hâte, mais pas pour autant à la légère. Et elle est acceptée immédiatement. Il faut donc donner au Président russe un produit acceptable. Versailles, les ors de la Monarchie prostitués par la République, l'histoire retravaillée pour l'occasion et une haie d'honneur. On descend le perron et l'on sert la main chaleureusement, en véritable maître des lieux, Sans oublier que le but reste la mise à genoux, au minima le couteau dans le dos. Mais pour cela il y a la conférence de presse. La Russie ne s'attend pas à trouver si peu d'humanité derrière un tel sourire. C'est oublier que Macron n'existe pas, il est fabriqué, il ne fonctionne que pour remplir le but fixé.
 
Et le premier but de cette rencontre est rempli: Macron est un produit à la mode, il est devenu plus populaire que Trump, il sera donc acheté. Pari réussi.
 
 
Echanges de tirs lors de la conférence de presse
 
Voici la vidéo de la conférence de presse en français:
 
 
 
La vidéo en russe:
 
 
Avant même d'entrer sur le fond, une chose saute aux yeux: le Président russe est totalement absent, Macron occupe l'espace. La presse russe elle-même remarque cette attitude effacée de V. Poutine qui ne lui ressemble pas. Car si formellement il ne s'agit que d'une conférence de presse, banale, aucune règle n'est en réalité préservée, les organisateurs ont bousculé les convenances pour destabiliser. Et ça a marché.
 
Sur la manière, le choc entre deux hommes incarnant deux modes politiques irréconciliables. D'une part, la politique européenne traditionnelle européenne chez le Président russe, dont la courtoisie, pourtant mise à rude épreuve, reste inébranlable. Même à l'excès. D'autre part, Macron , l'agressivité et le manque de tact, tant face aux journalistes qu'à l'égard de son invité. 
 
Un exemple flagrant concerne la réponse faite par Macron sur le refus d'accès opposé aux journalistes de RT et Sputnik lors de la campagne présidentielle, question posée par une jouraliste de RT, devant le Président russe, son Président. Macron répond en dépassant toutes les bornes de la diplomatie:
 
 
 
Et pas une réaction rien. La situation était, certes, délicate. Réagir aurait pu être considéré comme une confirmation, un soutien direct apporté aux médias russes. Mais quel Président laisserait ses journalistes se faire insulter devant lui à l'étranger? La réaction est venue plus tard. Trop tard. Le porte-parole du Kremlin, D. Peskov a déclaré que le Kremlin ne consière pas que RT et Sputnik soient des organes d'influences. RT a publié un commentaire:
«Il est très décevant que ce qui avait commencé comme une rencontre productive entre deux chefs d'Etat se soit transformée en une nouvelle occasion pour le président Macron de proférer des accusations sans fondement contre RT. Il se trouve que, malgré les nombreuses invectives adressées durant la campagne présidentielle, jusqu’à aujourd’hui, pas un seul exemple, pas une seule preuve que RT ait diffusé des fausses informations à propos d’Emmanuel Macron n’a été présentée. Ni par son équipe, ni par les grands médias qui ont aveuglément diffusé les accusations de l’équipe d’Emmanuel Macron contre RT. Le tout sans questionnement aucun et sans prendre la peine de vérifier ces attaques. En qualifiant de fausse information toute information avec laquelle il ne se montre pas d’accord, le président Macron pose les bases d’un dangereux précédent qui menace à la fois la liberté d’expression et le journalisme dans son ensemble.»
Cet échange fait la Une de la presse française et donne l'image d'un Macron qui a su s'imposer face à Poutine, qui à la surprise générale, n'a pas répondu, alors qu'il en avait la possibilité:
 
Macron aurait-il pu répondre autement? Oui, s'il ne s'était agit que d'un enjeu secondaire. Or, en répondant aussi directement, d'une part il fait une réelle publicité à ces chaînes "d'opposition" en France, mais il lance un signal ouvertement liberticide à la société. La journaliste de RT, en provoquant cette réponse, a permis, d'autre part, de montrer toute la rigidité du système politico-médiatique actuel en France, qui ne supporte plus la contradiction et l'assimile à du mensonge. C'est toute la frontière entre l'information et la propagande.
 
L'agressivité de Macron s'est vue également en ce qui concerne la Syrie, où la menace de recourir aux bombardements en cas d'utilisation d'armes chimiques était directement adressée à la Russie, accusée a priori de couvrir les bombardements chimiques attribués au régime d'Assad par la communauté internationale, cette communauté qui refuse toute enquête indépendante. Ici non plus, le Président russe n'a pas répondu. Mais cette attaque a fait le bonheur du New York Times:
 
With Mr. Putin standing beside him, he accused two news organizations with ties to Russia of acting as “organs of influence” rather than as true outlets for journalism. And he publicly warned the Russian leader that the use of chemical weapons was a “red line” for France. “The use of chemical weapons by anyone will be the object of reprisals and immediate retaliation on the part of France,” he said.Mr. 
Putin has strongly backed President Bashar al-Assad of Syria, whose forces have been accused of using chemical weapons as recently as April. The Russian president did not respond directly to Mr. Macron’s implicit challenge.
D'une manière générale, E. Macron a donné le ton dès son discours d'introduction:
"Pierre le Grand est le symbole de cette Russie qui veut s'ouvrir à l'Europe et qui vient tirer en Europe tout ce qu'elle a de grand et de fort. (...) La Russie qui s'ouvre à l'Europe"
C'est cette Russie qui est la bienvenue, cette Russie qui connait sa place et ne prétend pas à plus, cette Russie qui vient apprendre de l'Europe, docilement, lorsque l'Europe a un peu de temps à consacrer à son éducation. Pour cela, d'ailleurs, il faut créer un Forum franco-russe des sociétés civiles: les grands esprits français vont pouvoir reformater les faibles esprits russes. Ce n'est jamais l'Europe qui s'ouvre à la Russie. Cette vision des rapports entre l'Europe et la Russie nous renvoie bien en arrière, à cette condescendance européenne, à cette Russie curiosité intéressante aux portes de la civilisation. 
 
La Russie d'aujourd'hui peut-elle l'accepter? En a-t-elle besoin? Et Macron d'enfoncer le clou avec la défense des droits des LGBT en Tchétchénie et des ONG en général en Russie:
"J'ai indiqué au Président Poutine les attentes de la France et nous sommes convenus d'avoir un suivi extrêmement régulier ensemble."
Autrement dit, Macron a fait la leçon et maintenant le Président va devoir rendre des comptes? Est-ce bien ce que la Russie est venue chercher à Versailles?
 
Toute la presse française célèbre la victoire de Macron, qui a effectivement largment dominé l'exercice en imposant ses règles:
 
 
 
 
 
Quel était le but de la Russie?
 
La question de savoir ce que pouvait faire le Président russe face à un tel comportement, reste ouverte. Soit la dénégation, soit le scandale. Il eût été aussi possible de répondre avec humour pour dénigrer son vis-à-vis, il est dommage que le choix ait été celui de la dénégation. Car en suivant la conférence de presse, l'on a vraiment l'impression que les deux Présidents font deux conférences de presse distinctes.
 
Et l'on voit bien que les différends ne sont pas conjoncturels, le maintien des échanges commerciaux ne règlera rien et ne signifie rien, sauf que les milieux d'affaires qui ne vivent pas de la globalisation n'ont aucun pouvoir d'influence sur la politique en France, qui se décide ailleurs. Et remettre en vrac sur le tapis, et en se dépêchant, la question des sanctions, alors que la Russie avait toujours pris de la hauteur en refusant par principe de discuter de ce qu'elle n'a pas initié, a clos la conférence de presse sur une étrange impression. 
 
Les différends sont profonds, c'est une vision du monde différente. Une vision du monde et un comportement auxquels, manifestement, la délégation russe n'a pas été préparée. Macron a clairement lancé un défi à V. Poutine: ou vous jouez selon nos règles, car nous reprenons les manettes suite à la défaite de Clinton, soit l'on ne vous reconnaît pas comme des nôtres. Et ces "valeurs" qu'il impose comme de fait acceptées par V. Poutine. 
 
La Russie, pour reprendre le terrain dans ces nouveaux types de rapports politiques, va devoir s'adapter très vite. Les victoires militaires ne comptent que pour autant qu'elles sont médiatisées : que reste-t-il d'Alep ou de Palmyre? Les bévues n'existent que pour autant que l'on en parle: qui s'inquiète des morts civils syriens suite aux bombardement américains? L'Occident maîtrise la parole médiatique et laisser RT et Sputnik se faire attaquer dans ce monde devenu largement virtuel n'est plus une faute de goût, c'est une erreur très grave. La Russie aussi doit affirmer ses lignes rouges dans ce nouveau monde, qu'il s'agisse de ses diplomates ou de ses journalistes.
 
Le seul avantage de cette rencontre est d'avoir pu faire tomber les illusions quant à Macron, ce Président particulièrement cultivé, très intelligent, pragmatique, avec lequel il sera possible de parler. Cette France-là ne cherche pas à coopérer avec la Russie, elle veut la faire rentrer dans le rang. Sans émotion superflue. Question d'intérêt: être globaliste ou ne pas être. La Russie va devoir faire un choix, il existe peu de camps. Or, à l'intérieur du pays, les sirènes néolibérales et globalistes chantent aussi, adapter la position stratégique du pays nécessite une clarification de sa politique.  
 
La scène s'est déroulée dans la Galerie des Batailles de Versailles. Ce n'est qu'une bataille, mais qui augure de la guerre qui se joue.
 
 
 
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La domination s’exerce par la coercition, par la manipulation ou par l’assentiment….Le Saker francophone

31 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Terrorisme, #La République, #La nation ., #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

La domination s’exerce par la coercition, par la manipulation ou par l’assentiment….

Dans un système collectiviste, la coercition s’exerce au nom du bien. On peut comprendre la dictature du bien en lisant Aldous Huxley et son roman dystopique, Le meilleur des mondes.Dans un système libéral, la coercition s’exerce au nom d’accords (contrats) librement consentis, ce qui est nettement préférable si l’on considère que la liberté est préférable à l’esclavage. Cependant, il existe un moyen d’extorquer le consentement à un accord, c’est la dette. Le corollaire de la dette c’est l’usure, qui est la mise en esclavage. Ce n’est pas pour rien que l’usure est interdite dans les trois religions du Livre. Les moyens classiques de créer une dette à grande échelle sont l’État providence et la guerre.

Mais il existe un moyen beaucoup plus pernicieux (et frauduleux), c’est l’argent-dette. L’argent-dette consiste en un monopole privé de l’argent qui, pour entrer en circulation, doit être emprunté. Il est donc usuraire par principe, contrairement à l’argent traditionnel à base de sel, de coquillages ou de métaux précieux. Le système de l’argent-dette est un schéma de Ponzi. Il ne peut survivre que par une augmentation exponentielle de la dette. D’où la nécessité de baisser les taux d’intérêt, à chaque fois que les limites de l’endettement sont atteintes.

Actuellement, avec les taux à zéro, nous atteignons les limites de ce système. D’où la nécessité d’une société sans argent liquide, afin d’empêcher un bankrun lorsque les taux deviendront négatifs. Mais le vrai but de ce système est le « grand reset ». Le « grand reset » est un effondrement de ce schéma de Ponzi. Lors de cet effondrement, les dominants auront deux moyens de perpétuer leur domination. Le premier sera d’utiliser la colère générale pour instaurer un système collectiviste pour le « bien de tous ». Un système dont, bien entendu, ils seront les dirigeants. Le deuxième sera l’accaparement des biens tangibles et la transformation du reste de l’humanité en péon, c’est-à-dire un système néo-féodal de servage par la dette.

À la vue des efforts permanents de la propagande pour accuser le « capitalisme/libéralisme » de tous les maux, et la montée en puissance de mouvements et de leaders tel que Bernie Sanders ou Jean-Luc Mélenchon, on peut s’attendre à ce qu’ils choisissent le collectivisme. Ce qui est préférable pour eux, car tout appartiendra à l’État et l’État leur appartiendra. Les dissidents ne seront pas des hommes libres retranchés dans leur ferme, mais des méchants koulaks .

Les gens commencent à comprendre qu’une nation souveraine est préférable à une nation soumise à une administration supranationale. Espérons qu’ils finissent par comprendre qu’un homme souverain (c’est à dire libre) est préférable à un homme soumis à une administration collectiviste, avant qu’il ne soit trop tard.

Alors, rappelez-vous : le capitalisme, c’est la propriété privée. Le libéralisme, c’est la liberté.

Et dénoncez les vrais oppresseurs, les usuriers.

Hocine

http://lesakerfrancophone.fr/la-domination-sexerce-par-la-coercition

Note du Saker Francophone Hocine s’appuie sur une lecture du monde à travers des rapports de force entre les puissances réelles et leurs idéologies. Derrière chaque idéologie peut se cacher un totalitarisme et il nous invite à être libre pour échapper à toute forme de coercition, les formes visibles et violentes, mais surtout les formes invisibles et parfois quasi indolores. Il reste tout de même une question de fond, que le mot « liberté » (où chacun met sa définition) ne semble pas régler de manière évidente, c’est la « mise en commun » de savoirs complexes ou de moyens de production. Comment mettre en commun, sans que votre parcelle à vous ne finisse capturée par un pouvoir? Brandon Smith règle la question en parlant de communautés, avec liberté totale de s’associer ou de se dés-associer. Mais est-on jamais vraiment libre? Peut-être faut-il accepter notre condition humaine et assumer ces combats quotidiens, parfois contre nous-même et notre environnement?

Liens proposés par le Saker Francophone sur le sujet du « grand reset »

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Un PUTSCH sans soldats [par le général (2S) Henri Roure]

31 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Un PUTSCH sans soldats [par le général (2S) Henri Roure]

L’élection présidentielle, qui a amené M. Macron à la présidence, est le fruit vénéneux d’un déni de démocratie. Il s’agit d’une spoliation, résultat d’un rejet masqué de l’idéal démocratique. La manipulation vient de loin. Elle est probablement la forme la plus élaborée du coup d’État car elle ne refuse pas le principe des élections sur lequel repose l’expression de la volonté populaire, mais, sciemment - j’allais écrire scientifiquement - elle pervertit, oriente, sculpte l’opinion publique. Elle repose sur l’énorme puissance d’un système qui a l’ambition de s’imposer au monde, à commencer par ce que nous appelons, aujourd’hui, improprement, l’Occident. Ses moyens sont, à l’évidence, considérables.

Nous sommes confrontés à un monstre que certains ont baptisé l’internationalisme financier, ou l’ultra libéralisme, mais qui, en tout état de cause, est intimement lié à la puissance étatsunienne. Il s’agit de l’avatar le plus ingénieux de l’impérialisme étatsunien relayé par son allié fidèle l’Union Européenne.

La vraie démocratie est trop dangereuse pour la finance internationale, car elle peut amener au pouvoir des personnes véritablement choisies par le peuple avec des idées aussi saugrenues que la défense des intérêts nationaux, la patrie, la protection sociale, la morale, l’éducation et la culture, le service public ou encore l’État de droit. Ce risque ne peut être accepté quand il s’agit de globaliser ou plus exactement d’américaniser et de subordonner les peuples au puissant réseau politico-bancaire piloté par Washington. Il est donc nécessaire de tendre vers une pensée unique.

Difficile cependant de s’affranchir des élections… Dès lors il faut les truquer à l’aide de la désinformation aboutissant à la manipulation de l’opinion publique ; c’est tellement plus simple et moins risqué puisque le système est propriétaire des médias et des instituts de sondage et peut s’appuyer sur quelques dirigeants, intellectuels ou bobos, bien placés et convaincus. Il ne faut pas s’étonner, ainsi, de l’assassinat politique de François Fillon, dont le programme trop judicieux et national pouvait éloigner la France de cette subordination. L’astuce fut de l’accuser de ce que l’immense majorité des parlementaires fait, en toute légalité, mais qui, pour lui, fut présenté, dans un acharnement médiatique sans limite, comme de la corruption. Aucun journaliste ne s’éleva pour regarder les faits avec objectivité. Et pour cause, tous dépendent du système…

Aude Lancelin, ancienne rédactrice en chef adjointe de l’Obs le dit clairement : « l’ensemble des médias est sous la coupe du CAC 40 ». En association avec eux quelques juges haineux trop liés à un pouvoir désireux de se survivre à lui-même et intimement impliqué dans le réseau. La suite se présentait d’évidence. Face à un éclatement consommé des partis traditionnels, résultat de primaires inspirées de la vision étatsunienne de la sélection des candidats et inadaptées à la culture politique française, un inconnu, issu directement du milieu bancaire, et présentant l’image de la nouveauté, put être propulsé dans le pseudo débat. Le système, alors, n’a même pas cherché à se dissimuler sous les atours d’une apparente objectivité. Les médias aux ordres n’eurent qu’à relayer l’habituelle hystérie anti Front National en utilisant tous les vieux procédés passant de l’association d’images aux citations hors contexte et à l’insinuation. Il fallait faire « barrage » sans que quiconque sache vraiment pourquoi, ou, plus justement, de crainte que le constat devienne trop clair que ce parti avait récupéré les idées gaullistes, imprudemment abandonnées par la droite classique.

Le matraquage, cette fois, fit l’éloge du néophyte et, toute honte bue, ceux qui auraient dû rester neutres ou au moins discrets, affirmèrent péremptoirement qu’il fallait voter pour lui. Preuve suprême de cet internationalisme bien loin d’être prolétarien, l’étatsunien Obama apporta bruyamment son soutien, Merkel de même et l’inénarrable Junker donna sa contribution. Des étrangers intervenaient dans une élection française ! Personne n’y vit un scandale… Dans un panorama politique trafiqué et disloqué, le banquier fut élu. Il le fut avec les voix d’électeurs qui, par opposition, viscérale et entretenue, à l’autre candidat, celui de la négation absolue de ce système, se sont piégés. Comment faire désormais pour se séparer de celui qu’ils ont, de fait, contribué fortement à porter à la magistrature suprême ?

Ajoutons que l’opération était tellement bien montée que le nouveau président a été élu alors que l’immense majorité du corps électoral lui était, sinon hostile, du moins opposée. Qui le dit ? Regardons les chiffres sous un angle particulier. La participation a été de 74,56% soit 25% d’abstentions. Il y a eu 66% de suffrages exprimés, c’est à dire 34% de nuls ou blancs. Si, à ce chiffre, nous ajoutons les 34% qui ont voté Le Pen, nous constatons que 68% des personnes qui se sont déplacées jusqu’aux urnes n’ont pas voté pour Macron. Dans cette élection nombreux sont ceux qui se sont abstenus par hostilité aux finalistes. En minorant leur nombre parmi les non-votants, nous pouvons les estimer à 6 ou 7%. Ce qui fait un total intermédiaire voisin de 75% qui ont refusé Macron. Si nous ajoutons à ce dernier chiffre ceux qui ont voté Macron par opposition à le Pen, mais pas par adhésion à ses idées, nous aboutissons, probablement, à 85% du corps électoral qui ne soutient pas le nouvel « élu » …

Le nouveau président est peut-être légal aux termes de la Constitution, mais illégitime au regard de la morale politique.

Au bilan, Macron est un usurpateur. En réalité, la démocratie française d’aujourd’hui n’est qu’une dictature qui se déguise. Elle est devenue le pire des régimes comme tous les autres. J’ose espérer que personne parmi ces profiteurs, qui vont suivre Macron, ne proférera la moindre critique sur la façon dont nos amis africains voient la démocratie…


Je ne suis donc pas en opposition mais en résistance, tout en sachant que le combat sera long et difficile. Je débute ma marche…


Général (2S) Henri Roure
Secrétaire national pour les questions de défense au CNIP (Centre National des Indépendant et Paysans)

SOURCE :

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Mascarade de l’antifascisme. Rédigé par L'oeil de Brutus .

23 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Macron

Mascarade de l’antifascisme

16 Mai 2017 , Rédigé par L'oeil de Brutus Publié dans #Idées

Mascarade de l’antifascisme

La plupart des réflexions ci-après sont issues de la lecture du Crépuscule de la France d’en Haut de Christophe Guilluy (Flammarion 2016)

 

 

Pier Paolo Pasolini soulignait déjà en 1974 (!) qu’en abandonnant la question sociale, la gauche chercherait à instrumentaliser un « antifascisme facile qui a pour objet un fascisme archaïque qui n’existe plus et n’existera plus jamais ». Lionel Jospin reconnaîtra plus tard que cette « lutte antifasciste en France n’a été que du théâtre » et que le « Front national n’est pas un parti fasciste ». Et ce n’est pas un hasard si de BHL à Pierre Bergé, du MEDEF au entreprises du CAC 40, de Hollywood à Canal plus, les plus grands pourfendeurs du « fascisme » sont aussi les meilleurs zélateurs de la mondialisation. On remarque également que bien souvent les groupes « antifa » recrutent leurs membres non parmi les ouvriers mais parmi les jeunes diplômés de la bourgeoisie.

Cette instrumentalisation de l’antifascisme permet à des élites, qui devraient pourtant être totalement délégitimées et décrédibilisées – ne serait-ce que de par leurs résultats et les scandales à répétition –, de se trouver à bon compte une supériorité morale d’une part et en réduisant toute critique de la mondialisation à une dérive fasciste et/ou raciste. Bien évidemment, cette posture nécessite un ennemi et celui-ci est trouvé : le Front national, qu’il faut alors sur-médiatiser. Pour « lutter contre le fascisme », il s’agit alors, ni plus ni moins, que d’en faire la promotion ! et l’on se lance dans un « combat à mort » où l’on évitera à tout prix de détruire son adversaire pour, tout au contraire, en assurer la longévité. Mais en pratique, ce n’est pas vraiment le FN qui est en ligne de mire mais les classes populaires dans leur ensemble, le problème étant que ce n’est pas tant le FN qui influence les classes populaires que l’inverse : « le FN n’est qu’un symptôme d’un refus radical des classes populaires du modèle mondialisé » et les classes supérieures cherchent alors à fasciser les classes populaires pour discréditer et délégitimer leur diagnostic, « un « diagnostic d’en bas » qu’on appelle populisme ».

 

 

Il ne s’agit ainsi donc pas tant de cesser de dénoncer le Front National pour ce qu’il est réellement (un parti démagogue, opportuniste, sans réelles convictions ni programme consistant[i], conservant encore et toujours ses relents xénophobes et ses fréquentations plus que douteuses – lire Ce qu’est le FN ce qu’il n’est pas), mais d’admettre qu’à lui seul il n’est certes pas en mesure de mettre la République en péril (sinon il aurait dû être interdit depuis longtemps !). Par contre, beaucoup plus inquiétante est l’évolution prise par le mouvement « En Marche ! » et son guide charismatique, tout frais moulu président de la République (lire

Emmanuel Macron : en marche vers le fascisme ?). D’autant plus que bien peu ont relevé (et se sont inquiété) du fait (entre tant d’autres choses !), qu’avant même l’élection de M. Macron, il était possible pour une grande radio publique de censurer quiconque n’appelait pas à voter pour le camp du Bien au point d’en acculer l’humoriste Emmanuel Barré à démissionner de France Inter[ii].

Rappelons également qu'historiquement l'extrême-droite n'a pas le monopole du fascisme, loin de là : les différents mouvements fascistes recrutèrent souvent abondamment à "gauche", à commencer par Benito Mussolini et Pierre Laval qui firent leurs premières armes politiques respectivement au parti socialiste italien à la SFIO (tandis qu'à l'opposé, par exemple, la Résistance française compta nombre de membres anciennement issus de mouvements d'extrême-droite).

 

 


1 t sur ce point la prestation de Mme Le Pen au débat de l’entre-deux-tours fut criante de vérité.

Benoît Rayski, “Censuré”, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter [archive], causeur.fr, 27 avril 2017

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EN DIRECT - Manchester : 19 morts et 50 blessés dans une «attaque terroriste». Le Figaro.

23 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La mondialisation, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Daesch, #Les transnationales, #Le fascisme, #ISIL, #Terrorisme

EN DIRECT - Manchester : 19 morts et 50 blessés dans une «attaque terroriste»

Des spectatrices du concert d'Ariana Grande à Manchester, recueillies par les services de secours après l'explosion qui a tué 19 personnes et fait 50 blessés.

Des spectatrices du concert d'Ariana Grande à Manchester, recueillies par les services de secours après l'explosion qui a tué 19 personnes et fait 50 blessés.

 

Une explosion a eu lieu à la Manchester Arena, lundi soir, à l'issue du concert de l'artiste américaine Ariana Grande. Theresa May condamne «une attaque terroriste épouvantable» et présidera une réunion d'urgence du gouvernement ce matin.

 

Gérard Collomb : «Solidarité avec le peuple britannique»

 
"Solidarité avec le peuple britannique. Mes premières pensées vont aux victimes et familles endeuillées", a tweeté Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur. 

Où a exactement eu lieu l'explosion ?

 
La Manchester Arena a évoqué dans un tweet une explosion qui se serait déroulée hors de la salle de concerts, dans un endroit public.
Un communiqué de la police des transports a mentionné quant à lui une explosion dans le foyer de la salle de concerts. Ce foyer est un espace public qui relie la salle à la gare toute proche de Victoria où passent trains et métros.

La vidéo du drame

 
Dans cette vidéo publiée sur Twitter, on peut entendre une détonation qui pourrait être l'explosion qui a causé la mort de 19 personnes hier soir.

Les blessés traités dans six hôpitaux différents

 
La police de Manchester a publié un nouveau communiqué, reprenant les mots de son chef, Ian Hopkins. Le bilan provisoire reste à 19 morts et environ 50 blessés. "Les blessés sont traités dans six hôpitaux différents de Manchester", précise-t-on La police de Manchester travaille en étroite collaboration avec les services nationaux, peut-on lire dans ce texte publié sur Twitter qui évoque toujours un "acte terroriste".

Jeremy Corbyn salue les «brillants services d'urgence»

 
"Terrible incident à Manchester. Mes pensées sont avec toutes les personnes affectées et nos brillants services d'urgence", a réagi sur Twitter le leader du Labour, Jeremy Corbyn. 

Un deuxième numéro d'urgence mis en place

 
Après le numéro d'urgence antiterroriste, un autre numéro a été mis en place pour "ceux qui sont inquiets pour leurs proches ou toute personne qui aurait pu être dans la zone", explique la police sur Twitter. 

La Sécurité intérieure américaine «surveille de près» la situation à Manchester

 
Dans un communiqué publié sur son site internet, le département de la Sécurité intérieure des États-Unis a affirmé qu'il surveillait "de près" la situation à Manchester. "Nous travaillons avec nos homologues étrangers pour obtenir des informations supplémentaires sur la cause de l'explosion", peut-on lire. 

"A l'heure actuelle, nous n'avons aucune information selon laquelle une menace crédible viserait spécifiquement des sites musicaux aux Etats-Unis", précise le département de l'administration fédérale américaine incitant tout de même à une "protection accrue dans et autour des lieux publics et événements". 

Le Parti conservateur suspend sa campagne pour les législatives après le drame

 
Le Parti conservateur a décidé de suspendre sa campagne électorale en vue des législatives anticipées du 8 juin, rapporte mardi la chaîne de télévision Sky News. Cette décision intervient après la mort lundi à Manchester d'au moins 19 personnes dans ce que la police pense être un attentat. ,"Une source conservatrice a déclaré la Press Association que la campagne électorale de la première ministre était suspendue", relaie Sky News.

La Une du Manchester Evening News

 
Le quotidien local a, comme le Guardian, fait sa couverture sur "l'acte terroriste" survenu à Manchester lundi soir. "Terreur à l'Arena", titre le journal.

Anne Hidalgo : «Paris est cette nuit aux côtés de Manchester»

 
"Paris est cette nuit aux côtés de Manchester. Mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et aux secours qui interviennent sur place", a tweeté la maire de Paris, Anne Hidalgo. 

Réunion d'urgence du gouvernement britannique mardi matin

 
Theresa May présidera une réunion d'urgence du gouvernement mardi matin, à neuf heures, après l'explosion survenue à Manchester hier soir, affirment plusieurs médias britanniques. 

TÉMOIGNAGE - «Il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée»

 
"On a écouté la dernière chanson et soudain, il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée", a confié Gary Walker, de Leeds, venu avec sa femme pour attendre leur filles à la sortie du concert, sur la radio 5 de la BBC.

La Une du Guardian de mardi

 
Le quotidien britannique fait sa couverture avec l'explosion survenue à Manchester. 

Facebook a activé son Safety Check

 
Comme à chaque attentat ou événement dramatique, Facebook a activé son Safety Check. Cette fonctionnalité détecte les utilisateurs du réseau social susceptibles d'être dans une zone affectée par un drame et leur propose de cliquer sur un bouton pour informer leurs amis qu'ils sont en sécurité.

À LIRE - Qu'est ce que le «Safety Check» ?

Les secours toujours sur place

 
Les secours sont toujours en cours d'intervention sur les lieux de l'incident, annonce la police sur Twitter, appelant à éviter la zone un maximum. 
Les secours et la police sur place.REUTERS/Jon Super
Une ambulance.Peter Byrne/PA via AP

L'explosion contrôlée n'était que des vêtements abandonnés

 
La police a annoncé il y a quelques minutes qu'elle allait procéder à une explosion contrôlée dans un endroit situé à quelques dizaines de mètres de la salle. Elle a ensuite indiqué qu'il s'agissait "de vêtements abandonnés et non d'un objet suspect". 

Un numéro d'urgence antiterroriste

 
Un numéro d'urgence antiterroriste a été mis en place, a communiqué le ministre de l'Intérieur britannique, Ben Wallace. "S'il vous plaît, soyez vigilant, et si vous voyez quelque chose de suspicieux, appelez la ligne antiterroriste", a-t-il déclaré sur Twitter. 

Le maire de Manchester réagit : «Une nuit terrible pour notre belle ville»

 
"Mes pensées vont aux familles qui ont perdu des êtres chers, mon admiration va à nos courageux services d'urgence. Une nuit terrible pour notre belle ville", a déclaré le maire de Manchester, Andy Burnham, via Twitter. 

Theresa May condamne «une attaque terroriste épouvantable»

 
La première ministre britannique Theresa May a condamné l'"attaque terroriste épouvantable" qui a eu lieu à Manchester lundi soir. "Nous travaillons à établir tous les détails de ce qui est traité par la police comme une épouvantable attaque terroriste", a souligné Mme May, en exprimant sa sympathie aux familles.

Sadiq Khan : Londres «aux côtés» de Manchester

 
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a apporté son soutien à la ville de Manchester après cette explosion. "Londres se tient aux côtés de Manchester - nos pensées vont vers ceux qui ont été tués et blessés cette nuit ainsi qu'à nos courageux services d'urgence", a-t-il déclaré sur Twitter.

TÉMOIGNAGE - «Tout le monde paniquait, ça poussait dans les escaliers»

 
Isabel Hodgkin, qui assistait au concert, a déclaré à la chaîne de télévision Sky News: "Tout le monde paniquait, ça poussait dans les escaliers". "Le couloir était plein de monde, il y avait une odeur de brûlé, il y avait beaucoup de fumée pendant qu'on sortait", a-t-elle confié.

TÉMOIGNAGE - «Tout le monde criait et courait»

 
Robert Tempkin, 22 ans, a déclaré à la BBC: "Tout le monde criait et courait, il y avait des manteaux et des téléphones sur le sol, les gens ont tout abandonné" dans le mouvement de panique. "Des gens hurlaient qu'ils avaient vu du sang, mais d'autres disaient que c'étaient des ballons qui avaient explosé ou une enceinte qui avait claqué", a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne, plusieurs fois visée par des attentats depuis 2005

 
o Le 7 juillet 2005, quatre attentats suicide coordonnés à l'heure de pointe dans trois rames de métro et un bus londoniens font 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés. 

o Le 30 juin 2007, une voiture-bélier remplie de bouteilles de gaz est précipitée contre le principal terminal de l'aéroport de Glasgow (Ecosse), très fréquenté en ce début de vacances scolaires, sans exploser. Un Indien qui conduisait le véhicule est grièvement brûlé après s'être aspergé d'essence. Il décède un mois plus tard.

o Le 22 mai 2013, deux Londoniens d'origine nigériane renversent en voiture un soldat de 25 ans, Lee Rigby, dans le sud-est de Londres avant de le frapper de nombreux coups de couteau et de tenter de le décapiter.

o Le 5 décembre 2015, Muhaydin Mire, 30 ans, né en Somalie, blesse au couteau deux personnes, dont une grièvement, à l'entrée de la station de métro de Leytonstone, dans l'est de Londres, deux jours après les premières frappes aériennes britanniques visant l'État islamique en Syrie.

o Le 22 mars 2017, un homme fonce dans la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement. L'attaque a fait cinq morts. Son auteur, Khalid Masood, un citoyen britannique converti à l'islam, a été abattu par la police. L'attentat a été revendiqué par le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

#RoomForManchester , un hashtag solidaire sur Twitter

 
Après cet "acte terroriste", le hashtag #RoomForManchester a été mis en place sur Twitter pour les personnes qui ont besoin d'un hébergement ou d'un endroit pour passer la nuit. Pour rappel, le quartier du centre de la ville a été bouclé et la gare proche de la Manchester Arena fermée. 

De nombreux mineurs assistaient au concert

 
De nombreux adolescents assistaient au concert d'Ariana Grande ce lundi soir. Une cinquantaine d'entre eux se sont réfugiés dans un hôtel Holiday Inn à proximité.

Le quartier bouclé

 
Le quartier du centre de Manchester a été entièrement bouclé. Des policiers armés sont sur place aux alentours de la salle. La Manchester Arena se trouve au-dessus de la gare de Manchester Victoria. La circulation de tous les trains a été interrompue. De nombreuses ambulances sont sur les lieux. La police est en train de mettre en place un numéro d'urgence pour renseigner les familles.
La police, sur place.Peter Byrne/PA via AP

Un témoin raconte la scène

 
«Nous étions en train de quitter la salle après le concert d'Ariana Grande vers 22h30 lorsqu'on a entendu un bang, comme une explosion, qui a paniqué tout le monde, et tout le monde essayait de fuir la salle», a raconté Majid Khan, 22 ans, à l'agence briannique Press Association. «Tous les gens qui étaient de l'autre côté de la salle de concert où le bang a été entendu sont soudain venus vers nous en courant et ils essayaient de sortir, donc ça bloquait, et tout le monde fuyait vers la sortie qu'il pouvait trouver le plus rapidement possible», a-t-il ajouté. «C'était la panique».

La police de Manchester procède à une explosion contrôlée

 
La police de Manchester a annoncé qu'elle allait procéder à une explosion contrôlée dans un endroit situé à quelques dizaines de mètres de la salle de concert Arena où l'explosion présumée a fait 19 morts. «Il va y avoir une explosion contrôlée dans les jardins de la Cathédrale. Si vous entendez du bruit, n'ayez pas peur», a annoncé la police sur son compte Twitter.

Une salle qui peut accueillir 21.000 spectateurs

 
Inaugurée en 1995, la Manchester Arena a une capacité de 21.000 spectateurs, selon son site internet. Elle revendique le statut de plus grande de spectacle couverte d'Europe. 

Ariana Grande indemne

 
La chanteuse américaine Ariana Grande, qui se produisait à la Manchester Arena, est indemne, a déclaré un de ses porte-parole.

Scène de panique

 
Une spectatrice a déclaré à Reuters avoir ressenti une énorme déflagration alors qu'elle quittait l'enceinte. Dans les instants qui ont suivi, la foule s'est mise à crier et à courir pour s'échapper. "Nous étions en train de partir et nous venions d'atteindre la porte lorsqu'une énorme explosion s'est produite, tout le monde s'est mis à crier", a déclaré à Reuters Catherine Macfarlane, une des spectatrices. "C'était une énorme explosion, vous pouviez la ressentir dans votre poitrine. Cela a provoqué un chaos, tout le monde courrait, criait et cherchait tout simplement à partir.
 
 

Bonjour à tous

 
Une déflagration s'est produite lundi soir dans une salle de concert de Manchester, tuant 19 personnes et en blessant environ 50 autres, a annoncé mardi la police britannique, qui traite cet événement comme un "acte terroriste".

La police de Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre, explique être intervenue après avoir été informée qu'une déflagration avait été entendue à la Manchester Arena, une immense salle de spectacles où se produisait la chanteuse américaine, Ariana Grande.
 
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LÉGISLATIVES dans le RHÔNE : Rififi à chez les « insoumis » qui présentent finalement une liste face à Michèle PICARD, maire PCF de Vénissieux

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Terrorisme, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #Les média

Publié par El Diablo

L'affiche électorale de Michèle Picard, candidate PCF, avec son suppléant Kamal Ahamada

L'affiche électorale de Michèle Picard, candidate PCF, avec son suppléant Kamal Ahamada

France Insoumise : le national soumet le local

Par : Gilles Lulla – le 18 mai 2017

Une semaine après avoir décidé majoritairement de ne pas présenter de candidats dans la 14e circonscription pour ne pas entamer les chances de la gauche de l’emporter, les militants mélenchonistes de Vénissieux, Feyzin, Saint-Fons, Saint-Priest et Solaize étaient de nouveau réunis, le 17 mai en soirée, pour arrêter une décision qui se faisait attendre.

Ils n’en auront pas eu la possibilité. Le national a tranché. Il y aura bien un candidat insoumis : Benjamin Nivard. Il aura pour suppléante Léa Leverd. Leur candidature a été déposée ce matin à la préfecture du Rhône.

Entre ces deux réunions, la confusion a régné. Sur le site internet de la France insounise, Benjamin Nivard, qui s’était positionné de longue date, est passé du statut de titulaire à celui de suppléant, puis de nouveau à celui de titulaire, pour pallier le retrait de Monia Benaïssa, qui était devenue titulaire après avoir été pressentie pour être suppléante… avant de finalement jeter l’éponge !

Cette valse-hésitation traduit la forte opposition qui existe entre l’échelon local, où le souci de ramener la 14e circonscription à gauche l’emporte, et le national, désireux de faire fructifier dans un maximum de circonscriptions le bon score réalisé par Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle.

Les militants « anti-candidature » s’estiment floués. « La candidate communiste et maire de Vénissieux, Michèle Picard, était la mieux placée pour représenter la gauche, soulignent-ils. Nous ne voulons pas prendre le risque d’un second tour qui opposerait le FN à Yves Blein, l’ex PS converti au macronisme. Malgré tout, le bureau national de la France insoumise a décidé d’imposer un candidat. Nous ne reconnaissons pas sa légitimité. »

Gérard Médioni, qui était jusqu’à présent coordonnateur du mouvement sur la circonscription, a par ailleurs annoncé qu’il se désengageait. La direction de campagne est désormais assurée par Claude Delorme.

Mais c’est une drôle de campagne qui s’ouvre pour le binôme insoumis. Elle sera courte (un peu plus de trois semaines avant le 1er tour). Et les troupes seront clairsemées. Les militants ont été invités lors de la réunion du 17 mai à se positionner individuellement : certains ont choisi de soutenir Michèle Picard, d’autres de s’abstenir, d’autres enfin, fidèles à la direction nationale mais minoritaires, de soutenir les candidats désignés.

Au-delà des législatives, on peut s’interroger sur les traces que laissera une telle désunion dans un mouvement naissant. « On a essayé de régler le malaise au mieux pour essayer de faire vivre la France insoumise à l’avenir », assure Gérard Médioni.

SOURCE :

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Rapide voyage à l’intérieur de la SYRIE gouvernementale [TÉMOIGNAGE]

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La mondialisation, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Publié par El Diablo

Rapide voyage à l’intérieur de la SYRIE gouvernementale [TÉMOIGNAGE]

Le Collectif Polex à reçu un ami revenu récemment de Damas. Il tient à conserver l'anonymat, il n'est pas toujours facile d'exprimer en France une opinion contraire à celle des gouvernants occidentaux sur la Syrie. Vous lirez ce témoignage (ci-dessous) en nous portant garant de son honnêteté.

Le Collectif Communiste Polex

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Début avril 2017, pendant 7 jours, j’ai pu découvrir la Syrie légale, celle contrôlée par le gouvernement de Bachar Al Assad. Voici quelques impressions et réflexions rapides sans prétention et loin d’un reportage ou une enquête exhaustive, ce qui me semble difficile dans ce pays en guerre depuis 6 ans. Nous avons pu obtenir le visa dans le cadre d’un voyage alliant solidarité et découverte. L’objectif humanitaire du déplacement était de faire parvenir des médicaments aux hôpitaux syriens Cela nous permettait de découvrir la vie quotidienne de ce pays martyre. Depuis l’embargo, la Syrie officielle doit acheter ses médicaments en devises au Liban.

La destruction de l’appareil productif (notamment la région d’Alep) a accentué la pénurie et le pays a du mal à couvrir ses besoins médicaux. Le groupe était formé d’une dizaine de personnes provenant de différents milieux socioculturels. Il y avait des ouvriers qualifiés, des techniciens, des fonctionnaires, des retraités, hommes et femmes. Tous se présentaient comme des amis de la Syrie et de son peuple. Ils voulaient voir sur place une réalité dont les média occidentaux dominants ne parlent pas. Le voyage avait été organisé par une petite association humanitaire de Syriens de France. Les zones parcourues s’étendent de la frontière libanaise à Damas puis de Damas à Alep en passant par Homs, et la côte méditerranéenne.

Sur certains axes, nous avons circulé dans les bus normaux, parmi la population syrienne, notamment dans le long trajet de 8 heures entre Damas et Alep. L’autoroute est parfois encore coupée et il faut faire de longs détours, d’abord par la montagne puis par le désert pour ne pas être exposés à des tirs intempestifs. Le reste du circuit, Lattaquié, Tartous, Homs, Maaloula (la cité chrétienne ravagée) a été effectué en mini bus loué par les organisateurs. Nous avons pu entrevoir la vie de cette population courageuse et qui semble unie. Damas, à notre arrivée en fin d’après-midi, souffre d’embouteillages permanents. Le centre-ville semble craquer tant la densité humaine parait importante. La présence de nombreux réfugiés provenant des zones de combat est manifeste. On s’entasse dans les appartements de la famille, des cousins, des amis. La vie est très chère et partout pauvreté mais dignité. L’artisanat, la réparation et le recyclage en tout genre permet à la population de survivre malgré les pénuries liées aux sanctions occidentales. Le soir il n’y a plus d’éclairage public et les coupures d’électricité nombreuses. Les blocs électrogènes prennent le relais chez les particuliers. L’armée arabe et nationale syrienne dite « armée du régime » et les différents groupes de défense locale sont partout. Ils sont formés par toutes les communautés avec beaucoup de jeunes certainement nouvellement enrôlés. Ces soldats ont le sentiment de se battre actuellement contre une agression extérieure. Leur solde est basse et sans commune mesure avec les salaires proposés dans les milices des groupes rebelles. Pour eux, il n’y a pas d’islamistes modérés mais de terroristes qui occupent leur pays en y créant l’insécurité. Les deux plus grandes villes du pays (Damas et Alep) sont totalement pacifiées de même que les villes de la côte et Homs. Cela ne les empêche pas d’entendre des canonnades lointaines, le survol des Mig, des hélicoptères et de subir des attentats à la voiture piégée. De temps à autre (deux fois durant notre séjour) la capitale reçoit des tirs de roquettes aveugles provenant des montagnes. C’est pour des raisons de sécurité qu’il nous fallut faire demi-tour à seulement 20 km de la cité antique de Palmyre. La présence de snipers de Daech était signalée. Dans cette zone nous avons pu apercevoir 5 puits de pétrole en flamme et une raffinerie détruite. Faute de moyen et à cause de l’insécurité les autorités laissent brûler. Cela explique la grande difficulté pour s’approvisionner en carburant. La population disciplinée ouvre les sacs aux barrages de sécurité qui ceinturent les quartiers. Sur les routes des check points distants de 5 à 10 km contrôlent les coffres des véhicules, les sacs et marchandises. Pour des échanges directs et totalement indépendants nous étions limités par la langue et seuls les chrétiens semblent avoir sauvegardé la culture francophone. Je peux citer une religieuse libanaise responsable d’un orphelinat, un homme d’affaire lié au tourisme ou des personnes âgées rencontrées librement et vraiment au hasard dans les rues de Damas. Les témoignages recueillis convergent souvent dans le même sens. Il y a eu un incontestable mouvement démocratique en 2011 que les chrétiens ont salué mais qui très vite a été pris en main par des groupes armés islamistes et djihadistes. La soi-disant opposition laïque se disputait à Istanbul, à Paris ou au Caire mais n’avait aucune représentation crédible sur le terrain. Souvent on nous a interrogés sur le rôle de la diplomatie française qui d’après eux aurait pu avoir un rôle médiateur mais qui s’est alignée sur les seuls groupes terroristes.

Nous avons pu visiter librement, sans escorte avec seulement des personnes parlant arabe, les zones libérées d’Alep Est. Nous avons pu observer les terribles destructions sur les lignes de front et l’organisation des réseaux creusés par les rebelles dans une stratégie de guerre souterraine. Les tunnels communiquaient avec les égouts où de puissantes charges explosibles étaient positionnées sous les positions tenues par l’armée régulière. Les souks et la mosquée des Omeyade ont été pillés et fortement endommagés mais déjà des jeunes de l’école technique de Damas s’affairent à des travaux de restauration. Les bâtiments publics ont été occupés par les groupes rebelles de même que certaines maisons de particuliers car elles avaient par leur position une utilité stratégique. Nous avons trouvé, dans les sous-sols du QG des fameux casques blancs mais occupés par des combattants terroristes ((Jabhat Al Nostra) au milieu des immondices, des tracts du CBRN-TF en arabe (Chemical, biological, Radiological, Nuclear) de la task force de l’OTAN. Cela prouverait que des contacts entre l’alliance atlantique et les rebelles étaient engagés pour une assistance sanitaire et logistique.

Malgré leurs victoires récentes et leur moral élevé, l’armée nationale et les différentes défenses territoriales apparaissent comme épuisées et fatigués. Ils habitent dans des abris de fortune avec un matériel dérisoire aux barrages (des Kalachnikovs et des pick-up avec mitrailleuse Doushka).

Contrairement aux légendes nous n’avons pas vu de Russes en déplacement, seulement une base près d’Alep. On nous a dit qu’après les déminages, une de leurs spécialités, ils ne feraient que de la logistique.

Nous pouvons conclure que ce voyage de solidarité n’était pas de vouloir sauver un régime politique mais l’existence même d’un état souverain que certains voudraient voir éclaté. L’état syrien est indépendant depuis 1946. Il est reconnu comme tel par la communauté internationale. Malgré toutes ses imperfections, il permettait de faire vivre en paix les diverses communautés composant la société syrienne. L’avenir appartient au peuple syrien, sans intervention extérieure, lui seul saura décider de son futur.

 

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Les origines psychologiques des inégalités socio-économiques. Par Sarah Sermondadaz.

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Daesch, #l'horreur économique

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Les origines psychologiques des inégalités socio-économiques

 

Une étude danoise a décrypté les mécanismes sociaux et psychologiques qui aggravent les inégalités économiques et la violence. À la clé, un phénomène d'auto-renforcement préoccupant.

 
Inégalités

Deux femmes passent à côté d'un sans-abri, dans la Sarthe

GILE MICHEL/SIPA
 
 
 
 

INÉGALITÉS. Pourquoi ceux qui auraient le plus à gagner dans la lutte contre les inégalités, c'est-à-dire les classes moyennes et populaires, ne s'engagent que peu pour les limiter ? Les raisons relèvent de la sociologie mais aussi de la psychologie. C'est ce qu'explique une étude danoise de l'université d'Aarhus, publiée dans les Proceedings of the National Academy of Science (PNAS). Cette dernière s'attache à comprendre, grâce à des indicateurs économiques, sociaux et psychologiques, le cercle vicieux des inégalités... et pourquoi la situation est d'autant moins susceptible de changer lorsque les écarts entre individus sont très importants.

Un individualisme nourri de la théorie des jeux

Les chercheurs partent d'un postulat issu de l'éthologie animale : "Les animaux en position dominante, ou aux caractéristiques physiques extraordinaires, vont plus souvent réagir avec agressivité, expliquent-ils. À l'inverse, les subordonnés et individus plus ordinaires ont plus facilement tendance à courber l'échine." Même les jeunes enfants qui ne maîtrisent pas encore le langage réagissent de la sorte, précisent-ils, afin d'estimer les chances de victoire avant une confrontation. Et chez les adultes civilisés ? Pour répondre à cette question, une vaste enquête a été réalisée à travers 27 pays (les Etats-Unis étant représentés par 30 états).

PROTOCOLE. Le mode opératoire des chercheurs a nécessité deux étapes distinctes, au niveau social mais aussi individuel : tout d'abord une méta-analyse réalisée à partir de données de la Banque mondiale et des Nations-Unies dans 27 pays, issues d'une enquête sur plus de 40.000 personnes économiquement privilégiées. Pour chaque pays, plusieurs critères ont été retenus pour quantifier objectivement les inégalités : absence de liberté de la presse, violence, inégalités de genre, absence de démocratie.... Résultat : le comportement social de domination exprimé dans les réponses est plus important dans les pays où les inégalités sont plus prononcées. 

PSYCHOLOGIE. C'est au niveau des États-Unis que la composante psychologique a ensuite été étudiée, sur environ 5.000 personnes anonymes en situation de privilège social (c'est-à-dire des hommes blancs). "Notre démarche fut assez extrême : nous avons demandé aux participants s'ils étaient prêts à participer à une chasse aux migrants, si le gouvernement décidait de les déclarer hors-la-loi, et notamment s'ils étaient prêts à recourir à la force physique", explique Lotte Thomsen, co-auteur de l'étude. Une proposition qui flirte bon l'alt-right... et qui a été d'autant plus appuyée par les sondés qu'ils vivaient dans un état où les inégalités de revenus sont importantes (ce critère étant mesuré par le coefficient de Gini). "Evidemment, c'est extrêmement préoccupant. Notre étude confirme le lien entre domination socio-économique et racisme (...), sans parler de la violence", rapporte Jonas Kunst, qui a également travaillé sur le projet.

 

Les normes culturelles et les choix psychologiques se renforcent de façon négative afin de renforcer les inégalités / © Kunst et al.

Paradoxales classes moyennes : quand il est trop coûteux de se révolter

A priori, rien que de très logique : tout ceci relève de la théorie des jeux, qui postule que chaque acteur d'un système social va chercher à maximiser ses gains, quitte à en aggraver les inégalités s'il n'en souffre pas personnellement. "Les membres des groupes dominants répondent à l'inégalité perçue, non en réduisant leur domination, mais au contraire en l'appuyant : les retombées sont alors plus positives pour ces individus", expliquent les chercheurs. "Finalement, les inégalités structurelles, l'instabilité sociale et la violence des pays et États sont reflétées par l'état d'esprit de leur population, et inversement." 

COÛT. Tout ceci vaut pour les groupes sociaux en situation de domination ou de soumission extrême, mais quid des groupes intermédiaires, par exemple les classes moyennes ? "Même si les groupes subordonnés sont en situation de désavantage, ils peuvent trouver intérêt à éviter des conflits coûteux, en particulier lorsque les chances d'échecs sont grandes", écrivent les scientifiques. "Des expériences de psychologie ont déjà montré que les individus subordonnés préfèrent dans ce cas se taire et accepter leur sort." Et quant au fait que des participants se soient déclarés prêts à "participer à des actions violentes contre certains groupes ethniques" si les autorités ouvraient la voie... "Les résultats de notre étude montrent que les inégalités et la violence sociales forment un cercle vicieux, ajoute Lotte Thomsen. Vu l'accroissement des inégalités partout dans le monde, il y a de quoi s'inquiéter."

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