Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

Syrie : La Sorbonne en guerre contre la liberté d’expression ! Oar Jean-Claude Antakli.

2 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Les média, #Terrorisme

Syrie : La Sorbonne en guerre contre la liberté d’expression !

Par : Antakli Jean-claude Publié le : 28/01/17

 

Lettre ouverte au public, aux médias, aux politiques, au Collectif pour la Syrie, et à tous mes confrères supposés participer au Colloque de la Sorbonne ce samedi 28 Janvier 2017.

Syrie : La Sorbonne en guerre contre la liberté d’expression ! Oar Jean-Claude Antakli.

 

L’histoire de la Vème République a été probablement secouée par de nombreux scandales, mais jamais la liberté d’expression n’a été autant menacée que sous ce quinquennat, qui aura contribué jusqu’au bout à boycotter toutes les initiatives destinées à apaiser, à réconcilier, à témoigner, à écouter et à débattre librement, ouvertement avec le public afin d’aider la Syrie et les Syriens à sortir enfin d’une guerre infernale qui aura duré 2000 jours, pourquoi ?

Le 28 Novembre 2016 devait avoir lieu un Colloque au Mémorial de Caen sous l’égide du Collectif pour la Syrie avec la participation d’une vingtaine de personnalités (écrivains, journalistes, chercheurs, ambassadeurs, anciens directeurs des services de Renseignements ainsi que de nombreux responsables de centres de recherches. Cet événement après avoir été validé par la Direction du Mémorial, la voilà qui au dernier moment sur de simples rumeurs dues aux mauvaises langues et sous une pression politique sans précédent l’annule à la grande stupéfaction de tous les intervenants !

Après les indignations d’usage, le Collectif pour la Syrie reporte ce même Colloque au 28 Janvier 2017 mais cette fois-ci à la Sorbonne sous l’égide de l’Académie de Géopolitique de Paris et du Mensuel Afrique Asie. Deux mois plus tard, le même scénario se reproduit avec les mêmes protagonistes qui prétendent êtres les amis de la Syrie, alors qu’ils ont contribué insidieusement à sa destruction, et les mêmes directives qui viennent d’en haut pour nous annoncer à travers la lettre du Président du Collectif pour la Syrie, leurs condoléances !

J’ai le grand regret et l’amertume de vous informer que le colloque intitulé «La Syrie en guerre» qui devait se tenir le 28 janvier 2017 à l’Université Paris Sorbonne vient d'être annulé sur décision du Président de cette institution phare, qui, après avoir donné son accord à la tenue de ce colloque il y a plusieurs semaines vient d'annuler cet évènement au dernier moment.

Le débat interdit
L’Académie de Géopolitique de Paris, le Collectif pour la Syrie et la Mensuel Afrique Asie voulaient organiser un débat apaisé sur le désastre syrien, pour essayer d’identifier des solutions capables d’alléger les souffrances des Syriens. Les conditions d’échange constructif étaient mises en place.
La Présidence de Paris Sorbonne en charge de l’amphithéâtre Descartes, dit avoir pris cette décision pour des raisons « diplomatiques et sécuritaires ».
Les services de Paris Sorbonne disent avoir été alertés « par des réseaux sociaux », sans autre précision, sur le fait que ce colloque réunissait « des militants d'extrême-droite bien connus et partisans de Bachar Al Assad ».
La Présidence de Paris 4 Sorbonne aurait tout de même été intellectuellement honnête de vérifier ces assertions avant de prendre cette décision. Des pressions du plus haut niveau ont été exercées.
A cela s’ajoutent les propos diffamatoires et les affirmations calomnieuses répandus par un obscur groupuscule nommé « Mémorial 99 » assisté par une faction dite « Souria Houria ». Des faux programmes avec des faux participants ont circulé suite à des actes de piratage informatique.
Cette décision d’annulation déshonore les responsables institutionnels français ayant cédé à leurs pressions. Elle déshonore Paris 4 Sorbonne également. Cela me paraît constituer une grave menace pour la liberté d'expression. Cette décision d’annulation du Colloque déshonore tous ceux qui ont participé à la prendre.

Tout participant, y compris ces bien-pensants de la censure, pouvait venir s'y exprimer et faire valoir librement son point de vue.
La décision du Président de la Sorbonne, après celle déshonorante et honteuse du Directeur du Mémorial de Caen (qui avait annulé le Colloque du 26 novembre 2016), constitue clairement une nouvelle manifestation de la censure qui sévit à nouveau dans le pays de Voltaire. Quelle tristesse !

Les mots fonts désormais peur.
Il fut un temps où on se battait pour que l’autre puisse s’exprimer librement même si on était en désaccord avec son point de vue.
« Ce n’était pas les fascistes qui avaient fait sombrer la République de Weimar mais le manque de démocrates », disait non sans raison Richard Von Weizsäcker, Président de la République Fédérale Allemande de 1984 à 1994.Gardons présent à l’esprit cette leçon d’histoire. Docteur Anas Alexis Chebib Président du Collectif pour la Syrie.

N’ayant pas pu joindre le Président de l’Université de la Sorbonne pour lui exprimer mon indignation et ma réprobation, je me suis tourné vers le Docteur Chebib pour lui témoigner ma solidarité, comme tous les intervenants mais pour lui exprimer aussi ma réserve de reporter encore et encore une énième fois un Colloque qui avait toute sa place, toute sa raison d’être dans ce qui restait comme espace de liberté dans notre pays...

Comment se résigner et démissionner face à des loups déterminés, à des lâches rôdés, sans donner le sentiment qu’ils ont gagné, eux qui s’inscrivent parfaitement dans ce que Georges Orwell dénonçait à son époque : « Dans ces temps de tromperie universelle dire la vérité est un acte révolutionnaire »

Tromperie universelle, nous y sommes jusqu’au cou avec les mensonges devenus vérités, les calomnies transformées en argumentaires de diplomatie et de sécurité, auxquels s’ajoutent les appuis politiques d’hier comme ceux d’aujourd’hui. Tous endossent une responsabilité collective dans le (Massacre des Innocents en Syrie). Que dire des voix suspectes qui s’élèvent bruyamment contre les crimes contre l’humanité, alors que leurs mains sont ensanglantées et que leur indignation camoufle leur propagande de diversion !

Au nom de la liberté d’expression, le Président Hollande lors des attentats de Charlie Hebdo a réussi à mobiliser 50 pays avec leurs représentants. Des centaines de milliers de français ont défilés dans les rues de Paris en solidarité avec les familles des victimes....

Aujourd’hui je suis à me demander s’il n’existe pas deux poids et deux mesures, selon que l’on soit journaliste à Charlie Hebdo, et où on peut en toute liberté sans aucune censure (liberté d’expression oblige), diffamer, humilier, provoquer, caricaturer le Coran, le prophète Mahomet, ironiser sur la virginité de la Ste Vierge jusqu’à demander symboliquement bien entendu, qu’elle écarte les cuisses pour s’assurer de sa virginité !

SI ironiser sur une telle croyance qui touche 1 milliard et demi de chrétiens, mais aussi un milliard et demi de musulmans, qui eux aussi croient fermement à la virginité de ce qu’ils appellent avec beaucoup de ferveur (Sayidatina Mariam) (Notre-Dame), ressort du domaine de la liberté d’expression, alors la censure du colloque doit être dénoncée haut et fort.

Avant de conclure, je joins quelques extraits des réactions soulevées par mes confrères, dont les analyses auraient pu contribué à marquer l’histoire de ce colloque d’une pierre blanche qui s’ouvre au moment même où se tient la Conférence d’Astana, où tous les syriens après tant de souffrance savaient besoin d’entendre parler plus tôt de paix, d’espérance et de réconciliation. Quelle leçon leur a-t-on donné avec tous ces règlements de comptes attisés par la haine, a convoitise, celle qui anime encore et toujours les marchands d’armes avec leurs spéculateurs qui comme des vautours guettent les futurs marchés du siècle qui survolent les cadavres encore chauds de tant de martyrs !

 

  1. Alain Chouet Ancien Directeur de la DGSE.

 

Chers tous, C'était malheureusement prévisible.

Je suis bien placé pour le savoir depuis ma conférence de juin 2012 devant l'IHEDN et ma participation à l'émission "Un œil sur la planète" de la réalisatrice Samah Soula qui m'ont également valu les foudres de la "bien-pensance" germanopratine ainsi que l'ostracisme des médias parisiens. précise qu'en ce qui me concerne je n'ai pas d'affinité avec l'extrême droite et que j'ai été écarté de mes fonctions en 2002 sous le soupçon, d'ailleurs infondé, d'appartenance au P.S.

Je constate chaque jour qu'en matière de presse et d'expression francophone, je n'ai - tout comme Fabrice Balanche et d'autres - aucun problème à m'exprimer sur le sujet en Suisse, en Belgique au Québec, au Liban, en Tunisie ou au Maroc et à dialoguer sereinement avec des gens qui ne partagent pas forcément mes analyses. Ce n'est malheureusement plus possible en France. Comme son nom l'indique, le "gauchisme de combat" à l'origine de ces interdictions en chaîne est d'abord une violence intellectuelle qui - au vu des propos tenus par ses zélateurs - ne demande qu'à se transformer en violence physique.

Dommage pour "le pays des lumières"...Amitiés et solidarité. Alain Chouet

 

2) Richard Labévière,

Chers Amis,

Dans tous les cas de figures, cette réunion doit avoir lieu d'une manière ou d'une autre. Dernièrement, et malgré les pressions, le CF2R d’Éric Denécé a pu organiser un colloque assez corrosif mais scientifique sur l'Arabie saoudite et le wahhabisme. Ensemble, avec les moyens et les réseaux dont nous disposons, nous sommes parfaitement en mesure de résister à ce retour intolérable de la censure dans notre pays. Je reste, bien-sûr, disponible à toutes espèces de suivi de notre entreprise commune et nécessaire. Richard Labévière Rédacteur en chef de prochetmoyen-orient.ch

 

3) Alain Corvez,

  1. trouve que c'est un excellent moyen pour faire connaître ce déni de démocratie, et la façon dont les institutions se couchent devant les intimidations de groupes qui ne représentent qu'eux-mêmes et ce que le Quai d'Orsay leur attribue. Le pouvoir vient de changer aux EUA en faveur de plus de vérité et, dans trois mois en France, je pense, il en sera de même : ces groupes seront alors réduits à leur triste réalité.

Alain Corvez Conseiller en stratégie international 2 avenue du général Balfourier

75016 Paris.

 

4) Jean Marie Schléret, Merci cher Alain Chouet, dont la clairvoyance a gêné l’establishment depuis les débuts des conflits en Syrie. Précieuse réaction qu’il faut faire connaître. Merci à tous ceux qui réagissent en faisant corps autour de notre président. Le collectif pour la Syrie parviendra à montrer à quel point il avait tracé dès 2012 la voie pour mettre un terme à la destruction de ce berceau de l’humanité. Amitiés à chacun...et bien d’autres réactions en chaînes vont suivre....

 

5) Patricia Lalonde : Eh bien je suis contente d'apprendre que je fais partie de l'Extrême droite française sous prétexte que je n'adhère pas à la politique Etrangère de la France au MO. Il ne me reste plus qu'à déchirer ma carte du PR et de l'UDI. Vive la liberté d'expression !

Pour toutes ces raisons je pense, je signe et je persiste que ce Colloque aurait dû avoir lieu coûte que coûte à n’importe quel lieu de Paris, quitte à camper sous la Tour Eiffel pour faire entendre les voix, celles qu’on a étouffées en Syrie et celles qu’on est en train d’étouffer en France ! Ne comptez pas sur moi pour que ma voix reste dans le désert !

 

Jean Claude Antakli écrivain-biologiste. Ex-Correspondant de l’Est-Républicain. Auteur d’Itinéraire d’un Chrétien d’Orient (5 ème édition), Le silence de Dieu ! Syrie, une guerre sans nom ! Et Syriapocalypse. 4 Livres, 15 ans d’écriture pour un seul et même combat celui de la vérité, de la liberté et de la paix.

 

Lire la suite

Syrie : Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana, par Comité Valmy

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Syrie : Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana
Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy

Syrie : Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari suite à la Déclaration finale d’Astana

[Texte intégral]

Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana

Communiqué du Dr Bachar al-Jaafari,
chef de la délégation du gouvernement syrien à Astana

Mesdames et Messieurs,

Ces deux derniers jours, nous avons travaillé dur, jour et nuit, pour le succès de cette réunion et avons fait tout notre possible pour surmonter les obstacles. C’est pourquoi, nous croyons que la réunion d’Astana a réussi à atteindre « l’objectif de cessation des hostilités pour une période déterminée » qui ouvre au dialogue politique, en cours, entre Syriens.

 

À cette occasion, comme je l’ai déjà fait, nous remercions la Direction du Kazakhstan de toutes les facilités qu’elle nous a accordées pour le succès de nos réunions et de nos travaux.

 

Nous remercions, tout particulièrement, nos amis russes et iraniens pour les énormes efforts consentis, lesquels ont efficacement contribué à cette réussite. Et cela, dans le but de stopper l’effusion du sang syrien et de travailler avec ces groupes [armés] afin de vaincre, ensemble, le terrorisme et de reconstruire la Syrie.

 

Et nous disons aux États de la région connus pour leur soutien aux terroristes : c’est assez. Assez ! Vous avez dilapidé les richesses de vos peuples, amené le terrorisme dans vos pays, pris la responsabilité de faire couler le sang syrien. Le temps est venu de reconsidérer les erreurs de vos politiques pour le bien de votre peuple et le bien des peuples de la région.

 

C’est ce que j’avais à dire pour commencer. Vous pouvez poser vos questions.


Question 1 [Hosni Mourtada, Al-Alam] : Vous avez dit que des États régionaux devaient cesser de faire couler le sang syrien, pouvez-vous les nommer ? Ensuite, les groupes armés présents à cette réunion, ont-ils accepté de combattre Daech et le Front al-Nosra ?

 

Bachar al-Jaafari : Je commencerai par la deuxième partie de votre question. Je pense que vous avez écouté le ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan lire le texte de la Déclaration finale émanant des trois États garants. Dans ce communiqué, ils réitèrent leur détermination à combattre conjointement l’EIIL et le Front al-Nosra. Daech et le Front al-Nosra sont donc nommément cités et c’est un article qui les engage tous les trois, y compris la Turquie qui l’a signé. Nous pouvons supposer qu’elle le respectera. Nous pouvons le supposer.

 

Quant à la première partie de votre question, tout le monde sait de quels États régionaux il s’agit. La Turquie est l’un de ces États, avec des États du Golfe, comme l’Arabie saoudite et le Qatar. Naturellement, ce discours s’applique à tous ceux qui ont contribué directement ou indirectement à l’effusion du sang syrien. À tous.

 

Le temps est venu pour ces États de modifier leurs politiques sanguinaires à l’égard du peuple syrien, de la Syrie, et de leur propre peuple. Assez de ces jeux avec le feu et de ces paris perdants. Tout le monde est perdant, y compris les États qui soutiennent le terrorisme rendu au cœur de leurs maisons. Terrorisme contre lequel nous n’avons cessé de les mettre en garde depuis le début.

 

Question 2 [Ahmad Hadj Ali ; Al-Manar] : Le chef de la délégation des factions armées a déclaré que la Russie est passée du rôle de soutien au régime à celui de garant du règlement et qu’elle tente de surmonter les obstacles. Autrement dit, les groupes armés parlent d’un changement du positionnement russe. D’autres informations parlent de tentatives consistant à négocier la séparation entre groupes armés et groupes terroristes, tel le Front al-Nosra, contre la sortie des alliés de la Syrie ; ce qui, comme vous le savez, laisserait l’Armée syrienne seule sur le terrain. Que veulent-ils dire et quel est, actuellement, le rôle de la Russie ?

 

Bachar al-Jaafari : Nous ne faisons pas de commentaires sur de telles informations. Nous sommes un État responsable qui évalue la situation à partir des déclarations officielles de telle ou telle capitale, de telle ou telle partie. Par conséquent, permettez-moi de ne pas les commenter. Ceci dit et globalement parlant, cette réunion d’Astana s’est tenue dans un but précis : consolider l’accord de cessation des combats et trouver ensemble les mécanismes nécessaires à cet effet. Tel est le but. La réunion d’Astana n’est pas un bazar pour troquer, acheter ou vendre. Des États importants se sont réunis et sont arrivés à une Déclaration finale, lue par le ministre du Kazakhstan. Je crois que cette image, colportée par certains, est exagérée ou trop simplifiée.

 

Question 3 [Vitaly Varounine de Saint-Petersbourg ; Canal 5] : Que ressentiez-vous face à ces représentants de l’opposition armée syrienne ?

 

Bachar al-Jaafari : Ce fut douloureux de nous asseoir, dans la même pièce, face à des Syriens associés à des agendas étrangers, travaillant pour des puissances étrangères, certains d’entre eux s’étant engagés dans des groupes terroristes. Ce n’est pas la première fois. Ce fut le cas lors des première et deuxième consultations à Moscou, ainsi qu’aux réunions de Genève. Mais quoi que cela nous coûte, nous le referons dans le cadre des prochaines rencontres, prévues et programmées, afin de sauver notre État et notre peuple. Nous ferons tout pour arrêter la guerre terroriste menée contre les Syriens, quel qu’en soit le prix.

 

Question 4 [Assaf Aboud ; BBC] : La Déclaration finale parle d’un mécanisme trilatéral de surveillance de la cessation des combats. Étant donné que votre délégation comportait des officiers des forces gouvernementales, les modalités de ce mécanisme ont-elles été discutées ? Un agenda a-t-il été fixé ?

 

Bachar al-Jaafari : La clause correspondant à votre question dit et je cite en anglais : « The Russian, Iranian and Turkish sides have decided to establish a trilateral mechanism to observe and ensure full compliance with the ceasefire, prevent any provocations and determine all modalities of the ceasefire » [Les côtés russe, iranien et turc ont décidé d’établir un mécanisme trilatéral pour observer et assurer le plein respect du cessez-le-feu, prévenir toute provocation et déterminer toutes les modalités du cessez-le-feu]. Par conséquent, ces modalités seront étudiées prochainement en concertation avec le gouvernement syrien.

 

Question 5 [Agence Reuters] : Premièrement, est-il possible que cette réunion mène directement aux négociations de Genève ou bien faudra-il une deuxième rencontre ? Deuxièmement, les participants de l’opposition ayant exprimé leur refus et leur colère quant au rôle iranien, qu’en diriez-vous ?

 

Bachar al-Jaafari : Lorsque vous traitez d’affaires politiques, vous ne devez pas tenir compte de vos émotions mais garder votre sang froid et faire de votre mieux conformément aux intérêts nationaux. Ici, la question n’est pas de savoir qui est heureux ou en colère, mais du fait que nous avons abouti à un « document de négociation » qui est cette Déclaration finale, sur laquelle tous se sont mis d’accord. C’est cela l’essentiel et c’est de cela que nous devons nous occuper avant tout.

 

Ceux qui disent qu’ils ne sont pas heureux du rôle négatif de telle ou telle partie cherchent à geler la situation. L’Iran, comme la Russie et la Turquie, est garant de ces négociations et a joué un rôle positif pour qu’elles aboutissent à la formulation finale, exprimée dans une déclaration tripartite. Je n’ai pas entendu ces critiques et il est pitoyable que certains membres de la délégation de l’opposition armée, ou des groupes terroristes, puissent critiquer l’une des trois parties ayant travaillé à ce résultat, alors qu’ils ont accepté l’accord tripartite signé le 29 décembre 2016.

 

De notre côté, nous pourrions dire que le rôle de la Turquie est négatif ; ce qu’il est. Mais nous ne le disons pas parce que nous sommes des diplomates conscients de nos responsabilités et que nous représentons un gouvernement légitime et responsable. Et si nous n’agissons pas comme ils le font, c’est parce qu’en matière de politique, vous devez traiter avec vos adversaires pour sauver votre pays et votre peuple. Ce à quoi nous nous employons ici et maintenant.

 

En ce qui concerne les pourparlers de Genève, je répète que le but de cette réunion d’Astana est la consolidation du cessez-le feu en Syrie. Elle fait partie de l’opération Genève, mais c’est une opération différente. Elle pourrait la faciliter, ce qui nous conviendrait.

 

Question 6 [Dima Nassif ; Al-Mayadeen] : Concernant le Front al-Nosra, quelle sorte de coordination a été prévue entre l’Armée syrienne et les factions armées ayant signé l’accord tripartite ? Devrons-nous attendre longtemps des éclaircissements sur les mécanismes de soutien au cessez-le-feu ? Quel prix politique devra payer Damas contre l’intégration de ces factions armées au sein d’un front plus large, pour combattre leurs alliés d’hier ?

 

Bachar al-Jaafari : La déclaration conjointe des États garants répond à votre question. Premièrement, cette Déclaration finale oblige les factions armées qui ont participé à la réunion d’Astana et ont accepté l’accord tripartite. Le garant de ces factions étant la Turquie pour la bonne raison qu’elle les parraine, la question concernant la coordination avec l’Armée syrienne est à poser au gouvernement turc.

 

Quand à votre question sur le mécanisme trilatéral de soutien à la cessation des hostilités, nous avons convenu qu’il sera limité dans le temps, le gouvernement syrien estimant qu’il ne devra pas dépasser une année. Délai pendant lequel les mesures techniques seront décidées par les experts militaires des participants à la réunion d’Astana.

 

Il n’y a pas de prix politique à payer. S’il y en avait un, ce serait le succès de ce qui a été déclaré suite à cette réunion. Un succès dont nous serions heureux, car tout ce qui peut être utile pour arrêter cette guerre terroriste, injuste et folle, contre notre peuple est bienvenu dans le cadre de la poursuite de notre combat contre le terrorisme de Daesh, du Front al-Nosra et des groupes associés.

 

Question 7 [Ramez al-Kadi ; Al-Jadid] : Il est vrai que ce n’est pas la première fois que vous vous asseyez avec des opposants, mais c’est la première fois que vous vous asseyez avec les factions terroristes. Est-ce que cela signifie que, désormais, le gouvernement syrien cessera de qualifier ces factions d’organisations terroristes ?

 

Bachar al-Jaafari : Ces groupes terroristes armés ont décidé de se joindre à un processus précis, mettant fin à leurs pratiques terroristes, les intégrant dans une nouvelle opération intitulée « Accord de cessation des hostilités garanti par la Russie, l’Iran et la Turquie ». Ce qui signifie que suite à la libération d’Alep et aux importantes victoires militaires de l’Armée syrienne sur tous les fronts, ces groupes terroristes ont acquis la conviction qu’ils n’ont aucun avantage à poursuivre leurs pratiques terroristes pour atteindre des objectifs politiques. Ils ont donc choisi de rejoindre l’opération d’Astana. Par ce choix, ils rejetteraient la violence et le terrorisme. C’est pourquoi nous avons accepté de nous asseoir avec eux.

 

Intervention du journaliste : Qu’en serait-il si le Front al-Nosra décidait de rejoindre le processus politique ?

 

Daech et le Front al-Nosra sont deux organisations classées terroristes par le Conseil de sécurité. Là-dessus, il y a consensus dans la Déclaration finale d’Astana, comme dans toutes les Résolutions du Conseil de sécurité en rapport avec la lutte contre le terrorisme.

 

Intervention du journaliste : Est-il vrai que vous avez exigé la fermeture de la frontière avec la Turquie et que la Déclaration finale n’en a pas tenu compte ?

 

Bachar al-Jaafari : Nous exigeons la fermeture de la frontière avec la Turquie depuis six ans et non seulement depuis cette réunion d’Astana.

 

Question 8 [Imad Sara ; Télévision arabe syrienne] : Quelles sont les régions concernées par l’accord de cessation des combats ? S’étendront-elles à Wadi Barada et, par conséquent, mettront fin aux coupures d’eau à Damas ? S’étendront-elles à Deir ez-Zor et d’autres régions ?

 

Bachar al-Jaafari : Concernant Wadi Barada, les neuf villes ou villages qui s’y trouvent ont été complètement libérés, reste le seul problème d’Aïn al-Fijeh, ville où jaillit la source principale alimentant en eau potable Damas, qui compte aujourd’hui sept millions d’habitants. Le groupe terroriste sévissant dans cette ville, usant de l’eau comme arme de pression sur la population et le gouvernement, est le Front al-Nosra. C’est pourquoi les opérations militaires se poursuivent contre le Front al-Nosra à Aïn al-Fijeh.

 

Quant à l’identification des régions concernées par l’accord de cessation des hostilités, elle revient aux experts militaires qui en établiront la cartographie prochainement, après échange d’informations entre les garants et l’Armée arabe syrienne, afin de localiser avec précision Daech, le Front al-Nosra et les groupes qui leur sont liés, et les combattre.

 

Question 9 [Jaafar Ahmad ; Télévision syrienne] : La Déclaration commune finale de la réunion d’Astana a affirmé son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne en tant qu’État multiethnique, multi-religieux, non confessionnel et démocratique. Pourquoi n’est-il pas fait mention de son caractère laïc ? Existerait-il un doute à ce sujet ? D’autre part, il est question du retour à Genève le 8 février. Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

 

Bachar al-Jaafari : La suppression de la référence au caractère laïc de la Syrie a été faite à la demande de la délégation turque et des groupes armés participant à la réunion d’Astana. C’est curieux et étrange qu’un gouvernement qui prétend que la Turquie est un État laïc, se prononce contre ce terme quand il s’agit des options du peuple syrien pour la Syrie. En soi, cela témoigne de la grande contradiction entre les paroles et les actes du côté turc.

 

Nous avons insisté pour que la laïcité fasse partie des caractéristiques du futur État syrien sur lequel les Syriens devront s’entendre. Nos amis iraniens et russes l’ont admis, mais la délégation turque et la délégation des groupes armés l’ont refusé, alors que la Turquie a assisté à la réunion de Vienne 2, laquelle a intégré ce terme dans sa déclaration finale. La Turquie est d’accord à Vienne, mais vient de se contredire à Astana.

 

Question 10 [Firas Mardini, canal Sama, Al-Fadaiya] : Avez-vous signé la Déclaration finale ou bien a-t-elle été signée par les États garants seulement ? Quant à Genève, la délégation de l’opposition armée rejoindra-t-elle les délégués des autres plates-formes de l’opposition, ou seuls les participants à la conférence d’Astana se retrouveront à Genève ?

 

Bachar al-Jaafari : Avons-nous signé le communiqué ? Non, parce qu’il exprime l’engagement des trois États garants. Évidemment, nous avons été consultés en permanence et mis au courant à toutes les étapes de son élaboration. Il n’est donc pas publié au nom de tous ceux qui ont participé à cette conférence, mais au nom des trois États garants de la cessation des hostilités. Quant à Genève, c’est l’Envoyé spécial, M. de Mistura, qui doit mener les consultations afin de décider quels seront les participants.

 

Intervention du journaliste : À quelle date ?

Bachar al-Jaafari : Nous ne le savons pas. La date sera fixée par les canaux diplomatiques.

Question 11 [Mohammad Khorchali, Canal Kurdistan] : Les Kurdes de Syrie ont joué un rôle important dans la lutte contre Daech. Qu’en pensez-vous ? Quel sera leur sort dans la Syrie à l’avenir ?

 

Bachar al-Jaafari : Je suis heureux que vous ayez parlé des Kurdes en tant que Syriens. Disant cela, vous avez répondu partiellement à votre question. Pour nous, que nous parlions d’Arabes, de Chaldéens, de Kurdes ou de toute autre composante du peuple syrien, ce sont tous des Syriens, sans aucune distinction. Nous sommes fiers de nos frères kurdes syriens, comme nous serions fiers de nous-mêmes, parce que les Kurdes de Syrie ont joué un rôle important dans notre Histoire et non seulement dans la lutte contre Daech.

 

Nous vivons ensemble depuis des milliers d’années et nous ne cherchons pas à tester la fidélité des uns et des autres, parce que nous sommes fidèles. Il se trouve que certains qui n’ont pas foi en la Syrie, mais en d’autres agendas planifiés par des forces étrangères, ont choisi une autre voie. Ici, une remarque s’impose : il y a aussi des Arabes syriens qui travaillent contre leur propre pays. Nous avons des traîtres qui rendent visite à Israël et combattent à ses côtés contre leur pays. Il ne faut donc pas généraliser en parlant de telle ou telle composante, car la plupart des Syriens sont fiers d’être syriens et c’est ainsi que nous les considérons.

 

Question 12 [journaliste de la BBC] : L’opposition a déclaré que l’opération Astana est terminée. Partant de là, votre gouvernement cessera-t-il ses attaques contre Wadi Barada ?

 

Bachar al-jaafari : Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, permettez que je rectifie votre question. Premièrement, j’ai déjà dit qu’il n’y a rien qui puisse être qualifié d’« attaque contre Wadi Barada », mais un problème à Aïn al-Fijeh où se trouve la source d’eau potable qui alimente les sept millions d’habitants de la capitale, Damas, depuis 41 jours. Je vous prie de répéter ce que je viens de dire. Depuis combien de jours ? M’avez-vous entendu ? Combien de jours ?

 

Journaliste de la BBC : Vous avez dit 41 jours.

Bachar al-Jaafari : Imaginez que je vous prive d’eau pendant deux jours, puis reposez-moi votre question. Quoi que dise ladite opposition armée, vous devriez vérifier une, deux, puis trois fois, avant de soutenir ses propos, parce que l’Armée syrienne libère des villes capturées par les terroristes. Telle est la vérité. Telle est la réalité. Nous ne combattons pas un pays étranger. Nous ne lançons pas une guerre contre nos voisins. Nous combattons des terroristes sévissant à l’intérieur de nos frontières et sur notre territoire, afin de protéger notre population. Il ne s’agit donc pas de « la chute » d’une ville ou d’un village aux mains de l’Armée syrienne, mais de « la libération » de la source d’eau potable alimentant sept millions d’habitants privés de cette eau depuis 41 jours ! Tant qu’il en sera ainsi, l’Armée syrienne poursuivra ses opérations.

 

Question 13 [identité de l’intervenant inaudible] : Lors d’un congrès à Genève, je vous ai interrogé sur les exigences des Kurdes syriens. Vous m’aviez répondu que ceux qui songent au fédéralisme ou à la partition de la Syrie prennent du Panadol. Or les Kurdes, avec d’autres composantes, ont annoncé la fédéralisation, notamment au Nord de la Syrie. Quel est votre avis à ce propos ?

 

Bachar al-Jaafari : Il existe un médicament encore plus efficace que le Panadol et c’est l’Advil. Quel que soit le régime qui pourrait être adopté par la Syrie, la décision revient au peuple syrien, lui-même, et non à l’une de ses composantes qui en déciderait de manière unilatérale. Celui qui a des idées sur le sujet n’a qu’à les soumettre démocratiquement au Parlement syrien, aussi folles soient-elles, telle celle du fédéralisme ; une idée folle qui ne se réalisera pas en Syrie. Il n’empêche qu’un parti ou un autre peut soumettre n’importe quelle idée de manière démocratique. Au cas où elle obtiendrait l’unanimité, nous pourrons en reparler.

 

Mais qu’un groupe de personnes parle de créer un petit État désigné comme « fédéral » et de diviser le pays au profit d’agendas étrangers, c’est un discours en tout point inacceptable, d’autant plus qu’il ne correspond pas à celui de tous les Syriens kurdes. Très nombreux sont les Syriens kurdes patriotes, par excellence, et contre le fédéralisme.

 

Merci Mesdames et Messieurs

Dr Bachar al-Jaafari
Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies
24/01/107

Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

Avec l’espoir, mêlé de certitude, que les violences perfides cachées sous la signature du gouvernement turc et de ses factions terroristes seront contrées, le moment venu, par la volonté farouche du peuple syrien de ne pas céder à leur odieux sectarisme en affirmant que la Syrie est, et restera, un pays laïc.

 

Source : Vidéos / Al-Fadaiya (Syrie)
https://www.youtube.com/watch ?v=6js68ZH8UxM&feature=youtu.be

Lire la suite

Autrefois respectée et écoutée du monde entier, la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie Itv de Michel Raimbaud, Russia Today. Par Comité Valmy.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Pourparlers sur la Syrie

Autrefois respectée et écoutée du monde entier,
la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie
Itv de Michel Raimbaud, Russia Today

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy

Les pourparlers sur la Syrie, Astana, le 24 janvier 2017.

 

Autrefois respectée et écoutée du monde entier,
la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie

Le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime, choisissant de soutenir des « révolutionnaires » armés et violents, déplore l’ancien ambassadeur de France Michel Raimbaud.

 

RT France : C’est la première fois que les représentants de l’opposition syrienne et du gouvernement se réunissent pour des négociations à Astana. Est-ce effectivement une avancée dans le processus des pourparlers ?

Michel Raimbaud (M. R.) : Le simple fait que des représentants de l’opposition syrienne se réunissent avec des représentants du gouvernement pour des négociations constitue bien entendu une avancée indéniable dans la recherche d’une issue politique à la « guerre universelle » qui détruit la Syrie et son peuple depuis maintenant six ans. Le fait que des protagonistes étrangers, qu’ils soient des alliés de l’Etat syrien comme la Russie et l’Iran, ou des parrains de l’opposition armée (pour ne pas dire terroriste) comme la Turquie, y soient impliqués, donne à ce scénario l’indispensable label « diplomatique » susceptible de garantir le sérieux de l’engagement des parties concernées.

La question n’est pas simple, dans la mesure où les représentants de « l’opposition » ont un passé ou un pedigree qui, en temps normal, ne leur assurerait pas un ticket d’entrée à une table de négociation. Dans la mesure également où l’un des parrains – le régime d’Erdogan, pour ne pas le nommer – se voit gratifié de l’un des premiers rôles dans un processus devant conduire (d’une façon ou d’une autre) à la reconstruction de la Syrie, pays invaincu mais en bonne partie détruit grâce aux bons soins dudit Erdogan.

« Il ne s’agit que d’un premier pas (celui qui coûte),
qui devrait aboutir à une consolidation du cessez-le-feu
généralisé et à séparer les « opposants armés »
des groupes terroristes »

Pour le reste, il ne s’agit que d’un premier pas (celui qui coûte), qui devrait aboutir à une consolidation du cessez-le-feu généralisé et à séparer les « opposants armés » des groupes terroristes. Ce premier épisode devra être suivi de beaucoup d’autres, à Astana ou à Genève, ou ailleurs. Mais le choix du lieu n’est pas anodin.

RT France : Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s’est montré assez sceptique à l’égard des pourparlers à Astana, arguant que le vrai progrès ne pouvait avoir lieu qu’à Genève lors de la prochaine étape. D’où vient ce scepticisme ?

M. R. : Au fil des cinq cents dernières années, l’Occident s’est progressivement installé dans sa position de maître de l’univers, ce qui lui confère une rente de situation que ses dirigeants trouvent normale, estimant que les questions importantes relatives à la paix et à la guerre ne peuvent se traiter ailleurs que « chez eux ».

Les Etats européens, alliés des Etats-Unis au sein de l’Alliance atlantique, ont ainsi du mal à admettre que des négociations sur un dossier phare comme celui de la guerre de Syrie puissent se tenir dans un pays comme le Khazakstan.

« Comment voulez-vous qu’un ministre européen sorte des chemins battus de la pensée unique et reconnaisse qu’Astana aura été une étape pionnière en soi ? »

Chef de la diplomatie allemande, Monsieur Steinmeier, a dû se rendre à l’évidence : c’est à Astana, capitale d’une ancienne république soviétique restée proche de la Russie, membre du Traité de sécurité collective de Taschkent (OTSC), où la tradition musulmane se mêle à l’influence slave, que les représentants de l’opposition syrienne et du gouvernement se sont réunis pour un premier round de négociations.

Comment voulez-vous qu’un ministre européen sorte des chemins battus de la pensée unique et reconnaisse qu’Astana aura été une étape pionnière en soi ? Le « vrai progrès » ne peut donc avoir lieu qu’à Genève, lors de la prochaine étape.

Monsieur Steinmeier a sûrement la mémoire courte. Sans doute oublie-t-il que Genève avait déjà accueilli (en 2012) des négociations sur la Syrie, et que le résultat n’avait pas pu être qualifié de « vrai progrès », certains des signataires de Genève affirmant, avant même que l’encre ne soit sèche, qu’ils n’avaient pas la moindre intention de respecter l’accord qu’ils venaient de signer.

Même si elle se trouve hors du champ de l’Union européenne ou de l’OTAN, Genève reste une ville de « chez nous ». C’est, en outre, l’un des sièges de l’ONU, organisation qui n’a jamais démérité en matière de complaisance envers l’Empire atlantique. Les Secrétaires généraux et leurs envoyés spéciaux font preuve d’un dévouement et d’un zèle à toute épreuve au service de « l’opposition » armée, y compris De Mistura, que l’on a pu juger sur pièces à l’occasion de la récente bataille d’Alep.

« C’est au peuple syrien et
à lui seul de décider de son avenir »

RT : L’administration de Barack Obama a toujours insisté sur le fait que Bachar el-Assad devait partir. Pensez-vous que cela va être également la priorité pour l’administration de Donald Trump ?

M. R. : Sur ce point, permettez-moi de rappeler un point essentiel : il n’appartient ni à Obama, ni à Kerry, ni à Cameron, ni à Sarkozy, ni Juppé, ni à Fabius, ni à Hollande, ni à Ayrault, ni à Donald Trump, ni à Steinmeier de décider si le président Bachar el-Assad doit partir ou rester. Vous constaterez comme moi qu’ils sont tous partis ou sur le point de partir, sauf Trump, qui vient de prendre ses fonctions.

C’est au peuple syrien et à lui seul de décider de son avenir.

Bien malin qui pourrait deviner quelles seront les priorités du nouveau président américain, qui sera sans doute très « flexible » ou imprévisible, comme il le dit lui-même. Pour la Syrie, il n’est pas déraisonnable d’espérer qu’il mettra en œuvre son intention annoncée de dialoguer avec la Russie, ce qui pourrait influer sur son attitude à l’égard de Bachar el-Assad…et de ses opposants.

« Depuis le début des « printemps arabes » le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime »

RT : Quel devrait être le rôle de la France dans la résolution du conflit ? Pourquoi n’est-elle plus protagoniste dans la région ?

M. R. : La France bénéficiait en Syrie d’un capital de sympathie indéniable jusqu’à la seconde guerre d’Irak. La situation s’est gâtée en 2003, suite au retour progressif au « bercail atlantique », selon l’expression consacrée.

Toutefois c’est depuis le début des « printemps arabes » que le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime, choisissant dès le mois de mars 2011 de soutenir des « révolutionnaires » armés et violents, bientôt terroristes. Des slogans comme « Bachar doit partir » ou des propos déplacés ne peuvent servir de ligne diplomatique…

Dans ce contexte, comment voulez-vous que la France, qui s’est mise elle-même hors-jeu, soit un protagoniste dans la région et dans le jeu diplomatique autour des problèmes de ce Grand Moyen-Orient ?

En tant qu’ancien diplomate, je déplore cette position et cette attitude négative, qui seront difficiles à amender et à faire oublier. Mais je ne suis sûrement pas le seul à souhaiter que la France retrouve le rôle traditionnel qui lui valait d’être respectée et écoutée partout dans le monde.

 

25 janvier 2017

Michel Raimbaud est ancien ambassadeur de France, professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques, officier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur

Lire la suite

Le peuple syrien veut désespérément la paix Tulsi Gabbard, Medium.com, par Comité Valmy.

27 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Le peuple syrien
veut désespérément la paix
Tulsi Gabbard, Medium.com

vendredi 27 janvier 2017, par Comité Valmy


Le peuple syrien veut désespérément la paix

Pendant qu’à Washington on se préparait pour l’inauguration du président Donald Trump, j’ai effectué, la semaine dernière, une mission d’enquête en Syrie et au Liban pour rencontrer et écouter le peuple syrien sans intermédiaires. Leurs vies ont été consumées par une guerre horrible qui a tué des centaines de milliers de Syriens et a forcé des millions d’autres à fuir leur patrie en quête de paix.

 

Il est clair maintenant plus que jamais : cette guerre de changement de régime ne sert pas les intérêts de l’Amérique, et elle n’est certainement pas dans l’intérêt du peuple syrien.

 

Nous avons rencontré ces enfants dans un refuge d’Alep ; leurs familles ont fui la partie orientale de la ville. La seule chose que ces enfants veulent, la seule chose que tous ceux que j’ai rencontré veulent, c’est la paix. Beaucoup de ces enfants n’ont connu que la guerre. Tout ce que leurs familles veulent, c’est rentrer à la maison, et retrouver la vie qu’ils avaient avant que la guerre pour renverser le gouvernement ne commence. C’est tout ce qu’ils veulent.

J’ai traversé Damas et Alep, en écoutant des Syriens de différentes parties du pays. J’ai rencontré des familles déplacées de la partie orientale d’Alep, de Raqqah, de Zabadani, de Latakia et de la périphérie de Damas. J’ai rencontré des dirigeants de l’opposition syrienne qui ont conduit les manifestations en 2011, des veuves et des enfants d’hommes qui luttaient pour le gouvernement et des veuves de ceux qui luttaient contre le gouvernement. J’ai rencontré Aoun, le président nouvellement élu du Liban et Hariri, le Premier ministre, Elizabeth Richard, l’ambassadeur américain au Liban, le président syrien Assad, le grand Mufti Hassoun, Denys Antoine Chahda, l’archevêque de l’Église catholique syrienne d’Alep, des chefs religieux musulmans et chrétiens, des étudiants, des propriétaires de petites entreprises, et d’autres encore.

 

Leur message au peuple américain était puissant et cohérent : il n’y a aucune différence entre les rebelles « modérés » et al-Qaïda (al-Nusra) ou ISIS - ils sont tous les mêmes. Il s’agit d’une guerre entre, d’une part, des terroristes sous le commandement de groupes comme ISIS et al-Qaida et, d’autre part, le gouvernement syrien. Ils supplient les États-Unis et d’autres pays d’arrêter de soutenir ceux qui détruisent la Syrie et son peuple.

 

J’ai entendu ce message encore et encore dans la bouche de ceux qui ont souffert, et survécu à des horreurs inexprimables. Ils m’ont demandé de faire entendre leur voix dans le monde ; Des voix frustrées qui n’ont pas été entendues en raison des fausses informations et des informations biaisées, uniformément destinées à soutenir la guerre pour un changement de régime au dépens de la vie des Syriens.

 

J’ai entendu des témoignages sur la façon dont les manifestations pacifiques du début ont été rapidement infiltrées par des groupes de djihadistes wahhabites comme al-Qaïda (al-Nusra), financés et soutenus par l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar, les États-Unis et d’autres. Ils ont exploité les manifestants pacifiques, occupé leurs communautés, tué et torturé les Syriens qui ne voulaient pas coopérer pas à leur lutte pour renverser le gouvernement.

 

J’ai rencontré une jeune musulmane de Zabadani qui a été enlevée, régulièrement battue et violée en 2012, alors qu’elle n’avait que 14 ans, par des « groupes rebelles » qui étaient en colère contre son père, un éleveur de moutons, qui ne leur donnait pas d’argent. Elle a assisté, horrifiée, à l’assassinat de son père, dans leur salon, par des hommes cagoulés qui ont vidé un chargeur tout entier sur lui.

 

J’ai rencontré un garçon qui a été kidnappé an allant acheter du pain pour sa famille. Il a été torturé, il a subi le supplice de la noyade, il a été électrocuté, placé sur une croix et fouetté, tout cela parce qu’il avait refusé d’aider les « rebelles » - il leur avait dit qu’il voulait juste aller à l’école. C’est ainsi que les « rebelles » traitent les Syriens qui ne coopèrent pas avec eux ou dont ils n’acceptent pas la religion.

 

Bien qu’opposés au gouvernement Assad, l’opposition politique a affirmé avec vigueur qu’elle rejetait catégorique l’utilisation de la violence pour obtenir des réformes. Les opposants politiques du gouvernement affirment que si les djihadistes wahhabites, soutenus par des gouvernements étrangers, réussissent à renverser l’État syrien, ils détruiront la Syrie et sa longue histoire de société laïque et pluraliste, une société où les peuples de toutes les religions ont toujours vécu pacifiquement côte à côte. Bien que cette opposition politique continue à vouloir des réformes, elle répète avec insistance que, tant que les gouvernements étrangers mèneront une guerre de changement de régime contre la Syrie par groupes terroristes djihadistes interposés, elle se tiendra aux côtés de l’Etat syrien et luttera pacifiquement pour une Syrie plus forte pour tous les Syriens.

 

À l’origine, je n’avais aucune intention de rencontrer Assad, mais quand j’en ai eu l’occasion, j’ai pensé qu’il était important de le faire. Je pense que nous devrions être capables de parler avec n’importe qui, s’il y a une chance que cela puisse contribuer à mettre fin à cette guerre qui cause tant de souffrances au peuple syrien.

 

J’ai rencontré ces femmes étonnantes à Barzi ; beaucoup d’entre elles ont des maris ou des membres de la famille qui se battent soit avec al-Nusra / al-Qaeda, soit avec l’armée syrienne. Quand elles arrivent dans ce centre communautaire, elles laissent tout cela derrière elles, et elles deviennent amies et, ensemble, elles apprennent toutes sortes de choses, comme la couture, etc., pour préparer leur avenir. Elles étaient des étrangères avant d’arriver à ce centre communautaire dont la mission est d’émanciper les femmes, et maintenant elles sont des « sœurs » qui partagent leurs joies et leurs peines.

 

Je rentre à Washington, plus que jamais résolue à mettre fin à la guerre illégale que nous menons pour renverser le gouvernement syrien. De l’Irak à la Libye et maintenant en Syrie, les États-Unis ont mené des guerres de changement de régime qui ont entraîné partout des souffrances inimaginables, tué des quantités d’innocents, et renforcé des groupes comme Al-Qaïda et ISIS.

 

J’appelle le Congrès et la nouvelle Administration à ne pas rester indifférents aux souffrances du peuple syrien et à soutenir l’Acte pour interdire l’armement des terroristes. Nous devons arrêter de les soutenir directement et indirectement - en fournissant directement des armes, de l’entrainement et du soutien logistique aux groupes rebelles affiliés à Al-Qaïda et à ISIS ; et indirectement par l’intermédiaire de l’Arabie Saoudite, des Etats du Golfe et de la Turquie. Nous devons mettre fin à notre guerre pour renverser le gouvernement syrien et nous concentrer sur la défaite d’Al-Qaïda et d’ISIS. Les États-Unis doivent cesser de soutenir les terroristes qui détruisent la Syrie et son peuple. Les États-Unis et les autres pays qui alimentent cette guerre doivent cesser immédiatement de le faire. Nous devons laisser le peuple syrien se remettre de cette terrible guerre.

 

Merci,

Tulsi
24 janvier 2017

Tulsi Gabbard est une députée démocrate étasunienne

Traduction : Dominique Muselet

Source :
Medium.com

Lire la suite

Je ne suis pas Charlie, je suis Bossé. – Les crimes de guerre de l’Ukraine.

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #Les média, #le nazisme

(VIDEO) Je ne suis pas Charlie, je suis Bossé. – Les crimes de guerre de l’Ukraine.

 

Le court-métrage Je NE suis pas Charlie, #JeSuisBossé du cycle Les crimes de guerre de l’Ukraine a été réalisé par Marina Eremtchenko à l’occasion du 2e anniversaire de la tragédie du quartier de Bossé (Donetsk) commémorée ce dimanche, le 22 janvier.

Je ne suis  pas Charlie, je suis Bossé. – Les crimes de guerre de l’Ukraine.

Il est 8h30… C’est l’heure de pointe. un nœud de transports: bus, voitures, tramway…  les gens s’empressent de rejoindre leur lieu de travail. ceux qui empruntent ce trajet savent que toutes les lignes de transport traversent ce carrefour à cette heure-ci. Le matin du 22 janvier n’a pas été une exception à la règle…

il y avait du monde à l’arrêt de bus. Tous étaient pressés de regagner leur destination. Selon les témoins, les obus tombaient à une minute d’intervalle, environ.

Je NE suis pas Charlie, je suis Bossé. – Les crimes de guerre de l’Ukraine.

 

Dans le pilonnage de l’arrêt des transports du quartier bossé à Donetsk 8 personnes ont été tuées et 26 ont été blessées

Lire la suite

Dans les géoles du régime putschiste et fasciste d'Ukraine. Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi, prisonnier brésilien torturé . La mobilisation de tous est essentielle !!!

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #Les média, #Le traité Transatlantique., #Le fascisme, #Ukraine, #le nazisme

Dans les géoles du régime putschiste et fasciste d'Ukraine.  Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi, prisonnier brésilien torturé . La mobilisation de tous est essentielle !!!
Dans les géoles du régime putschiste et fasciste d'Ukraine.  Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi, prisonnier brésilien torturé . La mobilisation de tous est essentielle !!!

Bonjour.

Dans les geôles du régime putschiste et fasciste d’Ukraine, le prisonnier brésilien Rafael Luzvarghi a besoin de la mobilisation de tous.

 

Dans les années 1970, après les coups d’état de Pinochet au Chili et de Vidéla en Argentine, bien que fomentés par les services secrets étasuniens, l’information n’étant pas libre comme aujourd’hui donnait quand même des nouvelles importantes sur l’ampleur de la répression dans ces deux pays. Les fameux escadrons de la mort étaient dénoncés !

Par exemple l’assassinat de monseigneur Oscar Roméro archevêque de San Salvador le 24 mars 1980, alors qu'il célébrait la messe, a été dénoncé mondialement. Même si ce fut beaucoup moins couvert que l’assassinat du prêtre polonais Jerzy Popiełuszko assassiné le 19 octobre 1984. Il était l’aumônier du syndicat Solidarność.

Il faut reconnaître que dans les années 1970 les médias dénonçaient les assassinat des opposants aux dictatures chiliennes et argentines. Nous avions connaissance des exactions perpétrées par les officiels de ces régimes. Au Chili « L'Estadio Nacional de Chile » à Santiago, utilisé dès le 12 septembre 1973, pour en faire un camp de concentration, de tortures et d’exécutions était connu. De même en Argentine l’école mécanique de la marine deviendra la sinistre réalité de la barbarie. Dans les deux cas l’opinion internationale utilisa entre autres les coupes du monde de 1974 en Allemagne de l’ouest et de 1978 en Argentine pour défendre la dignité humaine.

Amnesty international (créée en juillet 1961 à Londres) venait de naître et proposait des actions auprès des prisonniers politiques. La règle pour un groupe d’action était de s’occuper chaque mois d’un détenu en amérique latine et d’un détenu dans le bloc de l’est. Nous écrivions aux diverses ambassades. Ces lettres eurent pour effet de faire connaître ces détentions et ces tortures. Les pays concernés craignaient par-dessus-tout ce genre de révélations. Pour avoir participé activement à ces actions dans les années 1970, j’ai reçu dans les annnées 1980 des courriers de chiliens et d’argentins, libérés par ces mobilisations.

De nos jours on est loin de tout cela. La communauté internationale - l’Empire du bien - apporte une aide sans condition à ce gouvernement putschiste de Kiev. Notre gouvernement bien que signataire des accords de Minsk continue à soutenir le gouvernement ukrainien et ses nazis. L’Union Européenne fait de même. L’OSCE reste étrangement muette… Il est scandaleux que nos impôts servent à soutenir ces criminels…

Ces remarques me poussent à alerter tous mes contacts afin d’exercer une pression pour la libération des prisonniers politiques des geôles ukrainiennes. En particulier de ce courageux brésilien qui reprend le flambeau des brigades internationales, lorsque leur lutte contre le franquisme en Espagne permit de défendre et de porter haut la dignité humaine.

Aujourd’hui nous sommes tranquilles au quotidien. Nous ne risquons pas encore pour nos vies ou celle de nos proches. Nous déléguons, dans le meilleur des cas nos combats auprès de ces combattants pour la liberté.

Notre indignation morale, toute réelle qu’elle soit, doit s’accompagner d’une aide pour ces valeureux individus pétris de liberté et d’idéal. Nos leur devons bien quelques minutes pour alerter et interpeller les autorités concernées.

Faites votre devoir, téléphonez, écrivez, pour exiger justice et liberté pour Rafaël Lusarghi ! Merci

Afin d'apporter plus de renseignements sur l'enlèvement, l'incarcération, la torture, puis la condamnation de Rafaël Lusvarghi par les hommes de main de la junte de Kiev, je vous transmets trois messages.

Le premier message est tiré d'un blog russe. J'ai utilisé la traduction automatique, veuillez m'en excuser.

Mais l'urgence est là: les nazis au pouvoir à Kiev ne respectent rien. Ils agissent au mépris des conventions internationales. Ils agissent au mépris des accords de Minsk. ils réalisent ce genre d'exaction dans l'indifférence générale pour ne pas dire plus.

Notre devoir à tous est d'informer, D’informer et d'informer encore.

Notre devoir à tous est de solliciter les autorités compétentes afin de faire pression sur les nazis de Kiev que les occidentaux soutiennent.

Il m'est insupportable de constater que mes impôts servent à soutenir et a financer ces criminels, passibles comme leurs prédécesseurs de 1945 d’un tribunal de Nuremberg.

Intervenez auprès des organismes ci-dessous:

1 / MISSION DE L'OSCE EN UKRAINE :

  • 26 Turhenievska Street, 01054 Kyiv, Ukraine
  • Tél: (+38) 044 392 08 00
  • Fax: (+38) 044 390 00 75

Mail : smmua@osce.org

2 / CROIX ROUGE EN UKRAINE :

3 / AMBASSADE DU BRESIL EN UKRAINE :

 

Il y a aussi le mail du Ministère brésilien des affaires étrangères ici : Relacoes exteriores

4 / Amnesty International

76 bd Villette, 75949 PARIS CEDEX 19, tel: 01 53 38 65 65.

 

5 / Ministère français des Affaires étrangères.

37 quai d'Orsay 75351 Paris, tel. (33) (0)1 43 17 53 53

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ukraine/evenements/article/ukraine-appel-du-groupe-de-contact-trilateral-de-minsk-a-un-cessez-le-feu-21-12

 

Bien cordialement

Lucien PONS

 

Trois messages.

 

 

  1. Message du blog russe.

Les Escadrons de la mort ukrainiens enlèvent illégalement un citoyen du Brésil. Le 07/10/2016

Junte de Kiev capturé illégalement le Lusvarghi brésilien Rafael dans le Donbass miliciens +

Dans la matinée du 6 octobre, Kiev junte illégalement détenu célèbre brésilien bénévoles qui se sont battus pour les résidents du Donbass à 2014. Il a combattu dans le détachement de Cosaques Paul Dremova bataillon « fantôme ». Il part ensuite à la milice DNI. Un an auparavant, en octobre de l’année 2015, Rafael dit qui se retire dans les rangs de la milice et est allé au Brésil. Selon les informations que dont nous disposons, il voulait aller se battre en Syrie.

https://www.youtube.com/watch?v=K3bfb2njMyw&feature=youtu.be

 

La suite à lire ici :

http://lucien-pons.over-blog.com/2017/01/les-escadrons-de-la-mort-ukrainien.enlevent-illegalement-un-citoyen-du-bresil.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

L’article original: escadrons de la mort ukrainien enlèvement un citoyen du Brésil http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

 

Deux messages d’Erwan Castel, volontaire français en Novorussia.

 

  1. Un prisonnier torturé. Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi !


Voilà plus de 3 mois que le volontaire brésilien Rafael Luzvarghi qui avait rejoint les rangs des milices du Donbass en 2014 et 2015 est enfermé dans les geôles du SBU ukrainien...

La situation humanitaire de cet homme est devenue dramatique, battu régulièrement il a été encore ces derniers jours torturé et gravement blessé dans l'indifférence générale des autorités ukrainiennes et brésiliennes. Sa vie est en danger !

Il nous faut réagir massivement et urgemment pour aider cet homme généreux qui a suivi l'appel de son coeur en 2014.

Plus les messages d'alertes seront nombreux et plus Rafael aura une chance de voir les autorités gouvernementales et humanitaires venir le sortir de son enfer !



https://2.bp.blogspot.com/-zwXLfH3IPlw/WB65Wp4rjmI/AAAAAAAAz0k/klQwZvV1WcAy-iVgP1GJSvmZ0yEUw1gzACPcB/s640/rafael%2B01.jpg
 

Pour Rafael, la situation est aujourd'hui devenue urgente et vitale, et nous demandons à chacun d'alerter au maximum à son niveau, par ses réseaux, les organismes et les militants qui sont autour d'eux : Croix Rouge internationale, OSCE, Droits de l'Homme etc... et bien sûr toujours les autorités du Brésil, même si elles n'ont rien fait jusqu'à aujourd'hui pour obtenir son extradition.

 

Merci par avance de votre soutien, car plus les messages d'alertes seront nombreux et plus Rafael aura une chance de voir les autorités gouvernementales et humanitaires venir le sortir de son enfer.

 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 

Message complet à lire : https://alawata-rebellion.blogspot.fr/2017/01/un-prisonnier-torture.html

 

 

  1. Autre message d’Erwan Castel. Jeudi 26 janvier 2017 sur cette condamnation.

13 ans de prison pour la Liberté du Donbass. Rafael Luzvarghi condamné à Kiev

https://alawata-rebellion.blogspot.fr/2017/01/13-ans-de-prison-pour-la-liberte-du.html

Lire la suite

13 ans de prison pour la Liberté du Donbass. Rafael Luzvarghi condamné à Kiev. Par Erwan Castel.

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme

 

Le 26 janvier 20127.

13 ans de prison pour la Liberté du Donbass

 
Rafael Luzvarghi condamné à Kiev
 
 
Hier nous rendions compte de la situation inquiétante du volontaire brésilien Luzvarghi incarcéré à Kiev depuis octobre 2016, et le même jour s'est déroulé son procès au cours duquel il a été confirmé ses coups et blessures ainsi que les menaces de mort qu'il a reçu en prison. La mobilisation réalisée sur les réseaux sociaux concernant les conditions éprouvantes de sa détention a déclenché une visite urgente du représentant de la Croix rouge dans le prison de Lukyanovka, qui a obtenu de meilleures garanties pour sa sécurité.
 
Le 25 janvier 2017, Rafael Luzvarghi a été condamné à 13 années d' emprisonnement avec confiscation des biens, par le tribunal de Pechersk (district de Kiev) en vertu de l' Article 258-3 ("... participant à un groupe terroriste ou une organisation terroriste» (pénalité - de 8 à 15 ans de prison)) et de l'article 260 ("participation à des activités illégales de formations armées" (3 à 8 ans)) du Code pénal de l' Ukraine. 
 
Rafael a décidé de plaider coupable des faits qui lui sont reprochés (participation aux combats) pour déclencher une procédure simplifiée, un éventuel allègement de peine et aussi de meilleures conditions de détention...
 
 
Dans cette affaire, j'avoue être un peu décontenancé, surtout concernant les circonstances de l'arrestation de Rafael qui semble s'être littéralement "jeté dans la gueule du loup" le 6 octobre 2016 en faisant confiance aux promesses d'amnistie reçues dans le cadre de son embauche dans la société privée de sécurité maritime «Omega Consulting Group». Lorsque j'ai croisé Rafael à Donetsk en 2015 il ne m'a pas laissé le souvenir d'un homme naïf même si sa témérité au combat est reconnue par tous. 
 
Le fait est qu'il a été piégé par le SBU ukrainien et abandonné par les autorités brésiliennes pour être traîné devant un tribunal dans un procès que Kiev a voulu exemplaire.
 
Condamner un soldat régulier à 13 ans de réclusion criminelle pour terrorisme est cher payé compte tenu que l'ONU, malgré les demandes régulières de Kiev, n'a jamais reconnu les Républiques de Donetsk comme organisations terroristes, et que les accords de Minsk prévoient l'amnistie pour tous les combattants engagés sur le front du Donbass. 
 
Il faudrait ici rappeler que si le qualificatif de "groupes armées illégaux" est applicable aux forces armées des Républiques de Donetsk et Lugansk, il ne l'est pas moins aux unités spéciales ukrainiennes formées à partir d'extrémistes nationalistes ou de repris de justice libérés sous contrat militaire. Quant au qualificatif de "terroriste", entre un combattant qui engage le combat contre un agresseur armé et une armée qui bombarde continuellement une population civile désarmée depuis bientôt 3 ans, je sais reconnaitre sans hésitation l'assassin du héros...
 
Il y a donc dans ce dossier beaucoup d'interrogations, autant sur les faits que les réactions des uns et des autres, comme cette incompréhensible abandon de la part des autorités brésiliennes d'un de leur ressortissant (car il n'y a pas à ma connaissance d'accord de justice entre le Brésil et l'Ukraine et Luzvarghi n'est pas sous le coup d'un mandat d'arrêt international).
 
 
Pour ma part, Rafael reste un camarade qui est venu ici dans le Donbass, écoutant l'appel de son coeur, pour défendre une population victime d'une agression militaire à caractère génocidaire. Je sais que les accusations infâmes (terrorisme, meurtres, viols etc...) ne sont pures diffamations calomnieuses et aussi stupides que les commentateurs qui le traitent de "mercenaire" devant assumer aujourd'hui ses crimes. 
 
Car lorsqu'un homme accepte de risquer sa vie pour moins de 200 euros par mois, combat sous l'uniforme des soldats qui attaquent un pays, se convertit à la foi du peuple qu'il est venu défendre, je crois que nous sommes très loin de la définition du "mercenaire" ou du "terroriste", mais plutôt de celle d'un homme généreux qui a tout abandonner pour servir un peuple victime d'un totalitarisme violent et meurtrier.
 
Le fait qu'il soit aujourd'hui dans une prison à Kiev est contextuellement logique vu la perfidie coutumière des autorités ukrainiennes, mais cela ne justifie en rien la surenchère de calomnies, mauvais traitements, infractions aux conditions de détentions etc... qui ne font que prouver que Rafael est aujourd'hui le bouc émissaire d'un esprit de vengeance fanatique d'un état moribond qui n'accepte pas qu'un peuple refuse son totalitarisme tyrannique.  
 
Il reste à espérer que les différentes mobilisations pour secourir notre camarade vont l'aider à se sortir de ce cauchemar :
 
  • Soit par une extradition vers le Brésil où il exécutera certainement sa peine
  • Soit par un échange avec des prisonniers ukrainiens détenus dans le Donbass
  • Soit par une application de la loi d'amnistie prévue par les accords de Minsk
Au pire Rafael devra serrer les dents et attendre la chute du régime de Kiev, ce qui revient à commuer sa peine de 13 ans à 13 mois grand maximum !
 
Erwan Castel, volontaire en Novorissiya
 
 
Sources de l'article :
 
- média ukrainien : Novynarnia
- Site You tube ; ICI et ICI 
 
Les autres articles sur Rafael Luzvarghi dans ce blog, le lien : ICI
 
 
 
La page de soutien FB à Rafel Luzvarghi : Free Rafael Lusvarghi
 
 
Le 25 janvier, un groupe du Comité International de la Croix Rouge est venu visiter les prisonniers ukrainiens de la DNR. Lors de leur inspection les représentants du CICR n'ont constaté aucune infraction aux conditions de détention pratiquées dans le Donbass. Ce n'est pas la première fois que les autorités républicaines autorisent ce genre de visite aux organismes internationaux, qui peuvent constater que les détenus ne subissent pas de mauvais traitements, reçoivent leur courrier etc...
 
Cette situation n'est malheureusement pas identique en Ukraine où les prisonniers souffrent de mauvais traitements comme en témoignent leur état sanitaire lors des trop rares échanges de prisonniers que Kiev accepte exceptionnellement d'appliquer, comme l'imposent les accords de Minsk.
 
Nous reviendrons ultérieurement sur ce volet des prisonniers de guerre.
 
 
*
*   *
 
S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.
 
Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
 
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
 
Erwan
 
 
 
Lire la suite

LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme, #Politique étrangère

LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS  ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

Bonjour.

Les Escadrons de la mort ukrainien. enlèvent illégalement un citoyen du Brésil.

Afin d'apporter plus de renseignements sur l'enlèvement, l'incarcération, la torture, puis la condamnation de Rafaël Lusvarghi par les hommes de main de la junte de Kiev, je vous transmets ce message tiré d'un blog russe. J'ai utilisé la traduction automatique, veuillez m'en excuser.

Mais l'urgence est là: les nazis au pouvoir à Kiev ne respectent rien, au mépris des conventions internationales, au mépris des accords de Minsk, ils réalisent dans l'indifférence générale pour ne pas dire plus, ce genre d'exaction. Notre devoir à tous est d'informer, d'informer encore. Notre devoir à tous est de solliciter les autorités compétentes afin de faire pression sur les nazis de Kiev que les occidentaux soutiennent. Il m'est insupportable de constater que mes impôts servent à soutenir et financer ces criminels nazis passibles comme leurs prédécesseurs de tribunaux de Nuremberg.

Intervenez auprès des organismes ci-dessous:

1 / MISSION DE L'OSCE EN UKRAINE :

  • 26 Turhenievska Street, 01054 Kyiv, Ukraine
  • Tél: (+38) 044 392 08 00
  • Fax: (+38) 044 390 00 75
  • Mail : smmua@osce.org

2 / CROIX ROUGE EN UKRAINE :

  • 30, Pushkinskaya Street, 01004 Kiev, Ukraine
  • Tél: (+38) 044 235 01 57
  • Fax: (+38) 044 288 16 58,
  • Mail: international@redcross.org.ua

 

3 / AMBASSADE DU BRESIL EN UKRAINE :

  • Borichiv Tyk, 22-A, Podol, 04070 Kiev, Ukraine
  • Tél (+38) 044 425 93 64
  • Fax (+38) 44 425 95 40
  • Mail : brasemb.kiev@itamaraty.gov.br

Il y a aussi le mail du Ministère brésilien des affaires étrangères ici : Relacoes exteriores

 

 

4 / Amnesty International

76 bd Villette, 75949 PARIS CEDEX 19 tel: 01 53 38 65 65

 

5 / Ministère français des Affaires étrangères.

37 quai d'Orsay 75351 Paris, tel. (33) (0)1 43 17  53 53

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/ukraine/evenements/article/ukraine-appel-du-groupe-de-contact-trilateral-de-minsk-a-un-cessez-le-feu-21-12

 

Bien cordialement

Lucien PONS

Le message traduit du russe.

Украинские каратели похитили гражданина Бразилии http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

07/10/2016 18:18 +

Junte de Kiev capturé illégalement le Lusvarghi brésilien Rafael dans le Donbass miliciens +

Утром 6 октября киевская хунта незаконно задержала - знаменитого бразильского добровольца, который сражался за жителей Донбасса с 2014 года. Он воевал в казачьем отряде Павла Дремова батальона "Призрак". Затем он перешел в ополчение ДНР. Год назад, в октябре 2015 года, Рафаэль сообщил, что уволился из рядов ополчения и отправился в Бразилию. По имеющейся у нас информации, он хотел отправиться воевать в Сирию

 

Dans la matinée du 6 octobre, Kiev junte illégalement détenu célèbre brésilien bénévoles qui se sont battus pour les résidents du Donbass à 2014. Il a combattu dans le détachement de Cosaques Paul Dremova bataillon « fantôme ». Il part ensuite à la milice DNI. Un an auparavant, en octobre de l’année 2015, Rafael dit qui se retire dans les rangs de la milice et est allé au Brésil. Selon les informations que dont nous disposons, il voulait aller se battre en Syrie.

https://www.youtube.com/watch?v=K3bfb2njMyw&feature=youtu.be

 

Как отмечается на странице движения "Новое сопротивление" в Facebook (Nova Resistência - Brasil), Лусваргхи задержан в аэропорту Борисполь в Киеве. На видео сразу несколько человек из СБУ незаконно и без предупреждения повалили бывшего ополченца на пол, заковали в наручники и увезли в неизвестном направлении. На видео они демонстративно пролистывают паспорт бойца Донецкой Народной Республики. Также в видеоролике СБУ сообщила, что забрала у бразильца военный билет ДНР, приказ о награждении за боевые заслуги от Игоря Стрелкова и ноутбук. Там же указано, что на него уже заведено уголовное дело по части 1 статьи 258-3 "Создание террористической группы или террористической организации"

 

Tel que mentionné sur la page « nouvelle résistance » mouvement sur Facebook (Nova Resistência-Brasil), Lusvarghi détenu à l’aéroport Boryspil de Kiev. Dans la vidéo, plusieurs personnes du SBU illégalement et sans avertissement frappé anciens miliciens sur le terrain, menotté et emmené dans une direction inconnue. Dans la vidéo ils défile un air de défi passeport chasse Donetsk République populaire de Chine. Aussi dans la vidéo, l’UDF a déclaré qui a pris la carte militaire brésilien DNI commande à récompenser les services militaires de Igor Strelkova et ordinateur portable. Il est également fait remarquer que c’est une affaire criminelle en vertu de la partie 1 de l’article 258-3 « la formation d’un groupe terroriste ou d’organisation terroriste »

LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS  ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

Царьграду удалось поговорить с его другом из Бразилии, также ополченцем Новороссии Луизом Дави. Он сообщил, что члены СБУ под видом русскоязычных обманули Лусваргхи и предложили ему работу - в сфере охраны судов (ship security). "Сейчас он под арестом в Киеве. СБУ устроила ловушку. Его арестовали в международной зоне аэропорта - это незаконно. И нарушили пункт об амнистии Минских договоренностей. Таким образом, они похитили гражданина Бразилии", - подчеркнул Дави.+

По словам Дави, полиция Бразилии уже предупреждена о похищении: "Мы уже позвонили в нашу федеральную полицию и бразильские службы национальной безопасности. Они сказали только, что проверят. Единственный путь - постараться распространять это в СМИ. И посмотрим, сделает ли что-нибудь российское правительство".+

По предварительным данным, Лусваргхи совершал перелет из Бразилии, сделав пересадку в Дублине. Судя по всему, он летел в Россию - крайне сомнительно, чтобы что-то могло его задержать в Киеве добровольно. Некоторые из его соратников предполагают, что самолет посадили в Борисполе по запросу с украинской стороны. Как утверждает Дави, рейс не должен был делать остановку в Киеве, что подтверждает намерения СБУ о похищении. Он предположил, что заманивали на "работу" либо в Москву, либо в Одессу.

Constantinople a pu s’entretenir avec son ami du Brésil, également membres de la nouvelle Luiz Davie. Il a dit que les membres de l’UDF sous le couvert de Russie triché Lusvarghi et lui a proposé un poste dans le domaine des navires (sûreté de navire). « Il est maintenant en état d’arrestation à Kiev. SBU a organisé un piège. Il a été arrêté à l’aéroport international zone est illégale. Et les accords de Minsk Amnesty paragraphe ont été violés. Ainsi, ils ont enlevé un citoyen du Brésil ", Davie a souligné. +

Selon la police de Davie, Brésil avait déjà averti de l’enlèvement : « nous avons appelé notre police fédérale et le service de sécurité nationale brésilienne. Ils ont ne dit que cette vérification. Le seul chemin-essayer de le distribuer dans les médias. Et voir si tout ce que le gouvernement russe «.+

Selon les données préliminaires, le Lusvarghi a effectué le vol du Brésil, une transplantation à Dublin. Apparemment, il s’est envolé pour la Russie-douteux que quelque chose pourrait détenir à Kiev. Certains de ses partisans ont suggéré que le plan a été mis à Boryspil sur demande de la partie ukrainienne. Comme l’a déclaré Davi, le vol ne doivent pas faire escale à Kiev, ce qui confirme l’intention de l’UDF sur l’enlèvement. Il est spéculé qu’incités à « travailler » à Moscou ou à Odessa.

LES ESCADRONS DE LA MORT UKRAINIENS  ENLÈVENT ILLÉGALEMENT UN CITOYEN DU BRÉSIL.

Если это так, то речь идет о заранее спланированном похищении. Помимо всего прочего оно идет вразрез с одним из главных принципов Минских соглашений - среди основных пунктов четко и недвусмысленно зафиксировано требование "обеспечить помилование и амнистию путем введения в силу закона, запрещающего преследование и наказание лиц в связи с событиями, имевшими место в отдельных районах Донецкой и Луганской областей Украины".+

"То, что мы точно знаем - арест незаконен. Согласно Минским договоренностям, амнистия предназначена для всех, кто принимал участие в украинской гражданской войне. Соглашения в Минске подписало и украинское правительство - следовательно, оно обязано его соблюдать. Это незаконный захват бразильского гражданина", - сообщают товарищи бразильца в Facebook.

"Рафаэль Лусваргхи боролся на Украине за права страдающего населения Юго-Востока, третируемого русофобским правительством в Киеве. У него не было иных желаний, кроме как помогать и бороться за права других людей", - отмечается в соцсети.

Пресс-центр СБУ принципиально не отвечает на звонки из России. Очень по-украински: захватить человека, продемонстрировать ролик на YouТube и никак не комментировать.+

Между тем ситуация крайне опасная. Страх друзей и боевых товарищей Лусваргхи не лишен оснований: СБУ уже "прославилась" пытками невинных людей и нарушениями законодательства на всех уровнях. Правозащитники Amnesty International подтвердили, что украинские спецслужбы пытали задержанных, чтобы добыть признания. Как минимум случаи зафиксированы в двух тюрьмах СБУ, расположенных в Краматорске и Красноармейске: они избивали руками, ногами и тупыми предметами. "Нам люди рассказывали также, что к ним применялись пытки водой. Это когда на лицо человека кладется ткань, а сверху медленно льют воду, из-за чего у человека складывается ощущение, что он захлебывается. Мы знаем о нескольких случаях пыток электрошокером, в том числе в районе гениталий", сообщал представитель Amnesty International Красимир Янков.+

Не исключает это и его товарищ Луиз Дави. "Возможно, сейчас его пытают и пытаются заставить сдать все позиции по Новороссии и батальонов. Затем его будет судить киевская хунта и посадят в тюрьму навечно. Единственный путь освободить Рафаэля - обменять на других украинских пленников. Но даже если его освободят, какая-нибудь группа идиотов-укропов убьет его прямо на улице или в аэропорту. Пути оттуда нет", - сказал он.+

Украинские СМИ уже запустили информационные вбросы и утверждают, что бразильцу грозит от 8 до 15 лет тюрьмы за "терроризм". Хотя именно СБУ своими действиями доказывает, что они - террористы, не признающие никаких законов и соглашений. Особенно цинично это выглядит после того, как Порошенко ездит клянчить деньги у Запада и лжет, что Украина "соблюдает" выполнение Минских договоренностей.+

Лусваргхи родился недалеко от Сан-Паулу, но с детства интересовался Россией. После того как на родине он выучился на полицейского, в 2010 году поехал в Россию. В армию его не взяли по причине иностранного гражданства, и тогда бразилец поехал в сентябре 2014 года добровольцем в Донбасс. Он сражался в казачьем отряде Павла Дремова батальона "Призрак".+

Лусваргхи участвовал в многочисленных освободительных операциях в Вергулевке, Первомайском, Горловке, Старобешево, Дебальцево и в аэропорту Донецка. 26 апреля 2015 года попал под минометный обстрел и был в тяжелом состоянии, но восстановился. Если российская общественность сейчас не поднимет информационную волну, мы рискуем потерять нашего отважного друга в украинских застенках и позволим украинцам плодить беззаконие и откровенный беспредел. Мы вместе с жителями Донбасса и Бразилией требуем: Свободу Лусваргхи!

Подробнее: Украинские каратели похитили гражданина Бразилии http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

Dans l’affirmative, alors nous parlons un enlèvement prévu à l’avance. Plus que tout il va à l’encontre de l’un des grands principes des accords de Minsk-parmi les principaux points clairement et sans ambiguïté fixée « de couvrir les grâces et amnisties par la promulgation d’une loi interdisant la poursuite et le châtiment des individus en relation avec les événements qui ont eu lieu dans certaines régions de Donetsk et Louhansk oblasts de l’Ukraine ».+

« Ce que nous savons pour sûr l’arrestation illégale. Selon les accords de Minsk, une amnistie est conçue pour tous ceux qui ont participé à la guerre civile ukrainienne. L’accord signé à Minsk et l’ukrainien gouvernement-donc il est obligé de s’y conformer. Cette saisie illégale de citoyen brésilien ", ladite collègue brésilien sur Facebook.

« Rafael Lusvarghi se sont battus en Ukraine pour le droit à la population en détresse dans la région du sud-est, tretiruemogo rusofobskim gouvernement à Kiev. Il n’a pas d’autres souhaits, que d’aider et de lutter pour les droits d’autrui »,-a déclaré dans les réseaux sociaux.

Le centre de presse du SBU n’a pas retourner les appels de la Russie. Même en ukrainien : prenez la personne pour voir la vidéo sur YouTube et n’a aucun commentaire.+

Pendant ce temps, la situation est extrêmement dangereuse. Peur des amis et des camarades Lusvarghi non sans raison : l’Ukraine a déjà « fameux » torture personnes innocentes et des violations de la loi à tous les niveaux. Défenseurs des droits de l’homme Amnesty International a confirmé que ce secret ukrainien services d’avoir torturé des détenus pour extorquer des aveux. Au moins cas enregistrés dans deux prisons en Ukraine, situé à Kramatorsk et Krasnoarmijsk : ils coup de poing, coups de pied et émoussés instruments. « Gens nous ont dit aussi qu’ils avaient été torturés avec de l’eau. C’est quand une personne est mises sur le dessus du tissu lentement et versez de l’eau, laissant une personne se sentant qu’il Peters. On connaît plusieurs cas de torture jelektroshokerom, notamment dans le domaine des organes génitaux », signalée par le représentant d’Amnesty International Krasimir Yankov.+

N’exclut pas de cela et sa compagne Louise Davie. «Peut-être maintenant sa tentative et essayer de passer toutes les positions sur la nouvelle Russie et bataillons. Ensuite, il jugera la junte de Kiev et serait envoyé en prison pour toujours. La seule façon de libérer Rafael-échangé aux autres prisonniers ukrainiens. Mais même si sa sorti, tout groupe d’idiots-ukropov le tuera juste là dans la rue ou à l’aéroport. Le chemin d’accès d’il n’y pas «, at-il dit.+

Médias ukrainiens ont déjà commencé à l’alimentation des renseignements et demander que le brésilien fait face de 8 à 15 ans de prison pour « terrorisme ». Bien qu’il soit SSU ses actions prouvent qu’ils sont des terroristes qui ne reconnaissent pas les lois ou conventions. Surtout avec cynisme, cela ressemble après que Poroshenko va mendier de l’argent de l’Ouest et se trouve que l’Ukraine « respecte » les arrangements d’exécution de Minsk.+

Lusvarghi est né dans les environs de São Paulo depuis l’enfance mais s’intéressait en Russie. Une fois à la maison, il était un policier de l’année 2010 est allé à la Russie. L’armée n’a pas pris en raison de la nationalité étrangère, et le brésilien a ensuite en septembre 2014 année de volontariat dans le Donbass. Il a combattu dans le détachement de Cosaques Paul Dremova bataillon « fantôme ».+

Lusvarghi a participé à nombreuses opérations de libération à Galachki, Gorlovka, Starobeshevo, Vergulevke, Debalcevo et à l’aéroport de Donetsk. 26 avril 2015 année passa sous l’attaque au mortier et était dans un état grave, mais a récupéré. Si maintenant, le public russe n’est pas levée information vague, nous risquons de perdre notre ami courageux dans les prisons ukrainiennes et laisser les Ukrainiens à produire le désordre et l’anarchie de Frank. Nous avons ainsi que les résidents du Donbass et le Brésil demande : liberté de Lusvarghi !

Lire la suite : escadrons de la mort ukrainien enlèvement un citoyen du Brésil http://tsargrad.tv/article/2016/10/07/ukrainskie-karateli-pohitili-grazhdanina-brazilii

Lire la suite

Un prisonnier torturé ! Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi ! Par Erwan Castel.

26 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme, #Politique étrangère, #Le fascisme

Un prisonnier torturé

 
Alerte maximale pour Rafael Luzvarghi  !
 
DERNIÈRES NOUVELLES :
 
Informations confirmées : Rafael Luzvarghi a été condamné aujourd'hui 25 janvier 2017 à 13 ans de réclusion avec confiscation des biens par la cour de Kiev, en référence à  la partie 1 de l'article 258 relatif à la "création d'une organisation terroriste" et l'article 260 relatif à la "création de groupe armé illégal"

Quant à son état de santé, il est effectivement blessé aux jambes mais ne souffrirait pas de fractures.

 
 
Voilà plus de 3 mois que Rafael Fernandez Marques Luzvarghi, volontaire brésilien qui a combattu dans les rangs des milices républicaines en 2014 et 2015, est enfermé dans une geôle du SBU ukrainien de la forteresse-prison de Lukyanovka à Kiev.
 
Ce volontaire qui avait quitté le Donbass après avoir été blessé au combat a été piégé par le SBU, via une société de sécurité privée, la «Omega Consulting Group» dont les bureaux de Londres lui avaient promis un emploi dans la sécurité privée de navires au Sri Lanka. Rafael Luzvarghi a quitté le Brésil le 5 octobre pour se rendre à un autre bureau de cette société, situé à Odessa d'où il devait embarquer. Il avait alors reçu la garantie que l'amnistie prévue par les accords de Minsk s'appliquerait et qu'il n'avait rien à craindre en arrivant à Kiev... 
Faire confiance ainsi aux autorités ukrainiennes a certainement été sa plus grande erreur !
 
Car il c'est bien un piège qui lui a été tendu par le SBU :
 
Arrestation de Rafael Luzvarghi le 6 octobre 2016
au terminal «D» de l'aéroport "Boryspil" de Kiev
 
 
Depuis plus de 3 mois Rafael Luzvarghi est donc détenu et dans des conditions éprouvantes dans la forteresse de Lukyanovka, qui est certainement une des pires prisons ukrainiennes de l'aveu même de ses propres directeurs.
 
Au lendemain de son arrestation, les autorités du Brésil ont été alertées tant à Brasilia que dans les ambassades en Russie et Ukraine, mais sans obtenir de réaction de leur part, malgré leur obligation de protéger leurs ressortissants. Depuis plus de 3 mois, le sort du prisonnier est quasiment inconnu à part de rares et inquiétantes nouvelles émanant des organismes qui visitent parfois les prisons.

Les geôliers ukrainiens, que le statut de ressortissant étranger de Rafael doit, empêcher de "se lâcher" complètement sur lui, dans une perversité dont le sadisme n'à d'égal que la lâcheté, font appel à  des psychopates qui sont enfermés dans le même bloc que notre camarade pour assouvir sans en porter la responsabilité leur haine hystérique.
 
Ainsi apprend t-on récemment que Rafael, qui est accusé d'avoir "tué des ukrainiens et violé des femmes" et qui est régulièrement torturé physiquement et mentalement par ses gardiens vient d'être agressé par ses co-détenus qui ont menacé de le tuer s'il ne leur faisait pas venir de l'argent. Rien que pour ces derniers jours  :
 
  • Le 23 janvier, il est sévèrement battu lors d'un nouvel interrogatoire,
  • Le 24 janvier, des criminels, co-détenus lui cassent une jambe dans l'indifférence complice des gardiens.
 
La forteresse-prison de Lukyanovka
La direction de la prison, malgré les alertes qui lui ont été transmises par différents organismes humanitaires ne fait absolument rien pour protéger le prisonnier dont la vie est aujourd'hui menacée.
Et le sort de jeune homme franc et remarquablement social, qui s'est converti à l'orthodoxie pour sceller spirituellement son engagement aux côtés de la population du Donbass, n'est pas un cas isolé : des centaines de prisonniers politiques ou militaires subissent vivent chaque jour dans les geôles ukrainiennes les mêmes conditions inhumaines
 
Pour Rafael, la situation est aujourd'hui devenue urgente et vitale, et nous demandons à chacun d'alerter au maximum à son niveau, par ses réseaux, les organismes et les militants qui sont autour d'eux : Croix Rouge internationale, OSCE, Droits de l'Homme etc... et bien sûr toujours les autorités du Brésil, même si elles n'ont rien fait jusqu'à aujourd'hui pour obtenir son extradition.
 
Il reste également l'espoir que Rafael Luzvarghi soit libéré dans le cadre des échange de prisonniers entre les Républiques et l'Ukraine, mais la mauvaise volonté affichée par Kiev pour appliquer cette directive des accords de Minsk n'est pas encourageante. 
 
Pour aider ce volontaire qui est aujourd'hui un homme torturé en danger de mort, vous pouvez alerter les organismes suivants :
 
 1 / MISSION DE L'OSCE EN UKRAINE :
    • 26 Turhenievska Street, 01054 Kyiv, Ukraine
    • Tél: (+38) 044 392 08 00 
    • Fax: (+38) 044 390 00 75 
    • Mail : smmua@osce.org
    2 / CROIX ROUGE EN UKRAINE : 
    • 30, Pushkinskaya Street, 01004 Kiev, Ukraine
    • Tél: (+38) 044 235 01 57
    • Fax: (+38) 044 288 16 58,
    • Mail: international@redcross.org.ua
     
    3 / AMBASSADE DU BRESIL EN UKRAINE :
    • Borichiv Tyk, 22-A, Podol, 04070 Kiev, Ukraine
    • Tél (+38) 044 425 93 64
    • Fax (+38) 44 425 95 40
    • Mail : brasemb.kiev@itamaraty.gov.br
    Il y a aussi le mail du Ministère brésilien des affaires étrangères iciRelacoes exteriores
     
    Merci par avance de votre soutien, car plus les messages d'alertes seront nombreux et plus Rafael aura une chance de voir les autorités gouvernementales et humanitaires venir le sortir de son enfer. 
     
    Erwan Castel, volontaire en Novorossiya



    Source de l'article :

    Rapport de la milice (réseau VK) le lien : ICI
    Printemps russe, le lien : ICI
    Antifascist, le lien : ICI

    Mise à jour concernant la condamnation, le lien : ICI

    Les autres articles sur Rafael Luzvarghi dans ce blog, le lien : ICI
    La page de soutien FB à Rafel Luzvarghi : Free Rafael Lusvarghi
     
    *
    *   *
     
    S'il vous plaît, pour m'aider dans ce travail de réinformation
     
    Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos ... et locales, obsédées par la recherche du monopole de l'information.
     
    Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass
     
    Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
     
    En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
     
    Bien à vous 
     
    Erwan
     
     
     
    Lire la suite

    Les élites jouent aux réfugiés à Davos : un « spectacle abominable de richards étroits d’esprit ». Par Olivier Demeulenaere

    22 Janvier 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique

    Les élites jouent aux réfugiés à Davos : un « spectacle abominable de richards étroits d’esprit »

    les-elites-jouent-aux-refugies-a-davos

    « La mise en scène de la détresse des réfugiés est devenue un événement couru du Forum de Davos. C’est un symptôme visible de notre société néo-féodale, estime l’analyste financier américain Gerald Celente.

    La rencontre annuelle du Forum économique mondial (WEF) de 2017 s’est ouverte le 17 janvier à Davos, ville touristique située dans les Alpes suisses. Le thème de la réunion cette année, c’est le «leadership réceptif et responsable».

    Le World Economic Forum (WEF) de Davos est souvent considéré comme le sommet des riches et des puissants.

    Cette année, les participants au Forum auront la possibilité de prétendre qu’ils subissent les mêmes privations que les réfugiés.

    Avant le début du Forum, l’ONG Oxfam a publié un rapport sur l’inégalité grandissante de la répartition des richesses sur la planète. Selon ce rapport, la richesse des huit individus les plus riches du monde [il y a un an tout juste, c’était encore 62] équivaut à la richesse que possède la moitié de la population la plus pauvre du monde. Qui plus est, cela signifie aussi que les dix plus grandes entreprises génèrent désormais des bénéfices supérieurs à ceux de 180 gouvernements pris dans leur ensemble.

    RT : Pensez vous qu’il est normal que des individus aussi riches imitent la vie de réfugiés ?

    Gerald Celente (G. C.) : Bon, c’est un camp pour milliardaires et ils se comportent comme de petits campeurs. C’est une sorte d’individus qui établit des «zones de non-violence» dans les écoles, comme si cela pouvait arrêter les choses. C’est aussi lâche de leur part, car aucun d’entre eux ne parle des raisons de cette énorme crise des réfugiés. Cela ne pourrait pas être à cause de la destruction de l’Irak. Non, cela n’a rien à voir mais elle est pourtant responsable de la mort de plus d’un million de personnes. Cela n’a rien à avoir avec la destruction de l’Afghanistan, un conflit qui est devenue la guerre la plus longue de l’histoire des Etats-Unis. Cela n’a rien à avoir avec les Etats-Unis, l’OTAN et leur coalition qui tuent et massacrent en Syrie, forçant les populations à abandonner leurs maisons…

    « C’est une honte, cela vous montre le niveau d’absurdité, d’arrogance et d’étroitesse d’esprit des ces petits êtres avec tout cet argent »

    Selon le New York Times : «Il y a un événement important à Davos – la simulation de l’expérience des réfugiés, ou les participants du Forum peuvent se mettent à quatre pattes et rampent, feignant de fuir des armées en marche. C’est l’un des évènements les plus populaires chaque année.»

    Evénement populaire, vraiment ? Et si on organisait un événement populaire qui permettait de se déplacer d’un endroit où votre maison est bombardée, vos parents tués et où les soldats violent votre sœur ? Pourraient-ils supporter cela ? C’est une honte et cela vous montre le niveau d’absurdité, d’arrogance et d’étroitesse d’esprit de ces petits êtres avec tout cet argent. C’est un spectacle dégoûtant.

    RT : Ne serait-il pas plus convenable d’envoyer aux réfugiés l’argent dépensé pour ce jeu ?

    G. C. : Qu’est-ce que vous avez à Davos ? Nous avons huit personnes qui ont plus d’argent que la moitié de la population de la planète. L’argent dépensé à Davos pourrait aider les camps de réfugiés et la crise migratoire touchant d’autres pays. Mais cela ne fait pas partie de leurs intérêts, ou au moins ça ne semble pas l’être. Parce que, encore une fois, l’aspect le plus important, ici, c’est que personne ne parle de cause à effet.

    Pourquoi ont-ils [les réfugiés] fui ? Cela ne pourrait pas être à cause de ce que le président Barack Obama, lauréat du prix Nobel de la paix de merde, a décidé que Mouammar Kadhafi devait partir – ensemble avec l’OTAN et les autres pays. C’est eux qui ont provoqué cette crise. Vous avez ces milliardaires pitoyables, avec une attitude déplorable et avec beaucoup d’argent, qui jouent dans leur club de milliardaires. Jouons à un jeu ! Et selon New York Times, c’est l’un des spectacles les plus remarquables de cette charade.

    « C’est ce que nous avons. Une société néo-féodale »

    RT : On organisait apparemment le jeu depuis 2009. Pourquoi depuis aussi longtemps ?

    G. C. : Les sociopathes et les psychopathes n’ont jamais honte et ils ne regrettent jamais ce qu’ils font. N’oubliez pas que ce sont des banquiers. Alors, pour tous ces gens dans le monde qui ont perdu leur maison à cause de malhonnêtetés et des sales mensonges, ou de «méfaits», comme les garçons blancs, cireurs de chaussures aiment les appeler, ils n’ont pas de regrets. Regardons justement les faits. Six banques, et, encore une fois, ce sont des riches à Davos, qui ont été condamnées pénalement pour avoir truqué les taux Libor, les taux d’intérêts et le marché Forex, les marchés des devises dans un volume de 5,3 milliards par jour. Six personnes reconnues coupables de ces crimes.

    L’un d’entre eux est-il allé en prison ? A-t-il dû s’acquitter d’une amende ? Rien. Alors, c’est ce que nous avons. Une société néo-féodale. Les élites financières et la noblesse politique se sentent mal, lorsqu’elles rampent par terre et jouent aux réfugiés dans un camp pour milliardaires.

    Gerald Celente est un analyste financier américain, conseiller commercial et prévisionniste. Il est également éditeur de Trends Journal.

    RT en français, le 18 janvier 2017

    Lire aussi :

    Davos comme si vous y étiez

    « Nos leaders nationaux ont échoué. Il est temps d’abandonner le pouvoir à des institutions globales efficaces » (sic).

    Rappels :

    Les banksters et l’inégalité des revenus : humour de psychopathes/ Chris Hedge : la pathologie des super-riches

    A Davos, l’élite soutient la société sans cash (S. Wapler)

    Lire la suite
    << < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>