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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

Michel Onfray : «Nous sommes déjà en guerre civile»

3 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La guerre, #Terrorisme, #Le fascisme, #l'immigration, #L'OTAN.

Michel Onfray : «Nous sommes déjà en guerre civile»

2 juin 2016,

Michel Onfray a reçu RT France dans son domicile de Caen, sa ville de toujours.

Michel Onfray a reçu RT France dans son domicile de Caen, sa ville de toujours.

Le philosophe a reçu RT France pour un entretien : contestation sociale en France, Etat islamique, politique intérieure et extérieure de l’Hexagone... Michel Onfray nous livre une analyse de l'actualité sombre, mais qu’il veut réaliste.

Il a mis fin à sa période de retraite médiatique. Attaqué de toutes parts pour ses prises de positions iconoclastes, Michel Onfray exècre toujours autant le politiquement correct. Cela tombe bien, il nous a ouvert ses portes pour un entretien détonnant. Une France au bord du chaos, un président qui ne pense qu’à se faire réélire, des politiques sans vision, l’avenir dépeint par le philosophe est peu enthousiasmant.

Durant cet entretien, il a longuement été question de l’islam, dont Michel Onfray a traité dans son dernier ouvrage, Penser l’islam. Une occasion d’aborder les positions explosives de celui qui pense qu’il faut «négocier avec Daesh».

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«Géographie» du Pentagone et mondialisation du putsch: Stratégie du “golpe global”

3 Juin 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #La guerre, #Le fascisme, #Terrorisme

«Géographie» du Pentagone et mondialisation du putsch: Stratégie du “golpe global”

L’art de la guerre

 
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Quelle liaison y a-t-il entre des sociétés géographiquement, historiquement et culturellement éloignées, du Kosovo à la Libye et à la Syrie, de l’Irak à l’Afghanistan, de l’Ukraine au Brésil et au Venezuela ? Celle d’être emportées dans la stratégie globale des Etats-Unis, exemplifiée par la «géographie» du Pentagone. Le monde entier s’y trouve divisé en «aires de responsabilité», chacune confiée à un des six «commandements combattants unifiés» des Etats-Unis : le Commandement Nord couvre l’Amérique du Nord, le Commandement Sud l’Amérique du Sud, le Commandement Européen la région comprenant Europe et Russie, le Commandement Afrique le continent africain, le Commandement Central Moyen-orient et Asie, le Commandement Pacifique la région Asie/Pacifique. Aux six commandements géographiques s’en ajoutent 3 opérant à l’échelle mondiale : le Commandement stratégique (responsable des forces nucléaires), le Commandement pour les opérations spéciales, le Commandement pour le transport.

«Géographie» du Pentagone et mondialisation du putsch: Stratégie du “golpe global”

A la tête du Commandement Européen se trouve un général ou un amiral nommé par le président des Etats-Unis, qui assume automatiquement la charge de Commandant suprême allié en Europe. L’Otan est ainsi insérée dans la chaîne de commandement du Pentagone, c’est-à-dire opère fondamentalement en fonction de la stratégie étasunienne. Celle-ci consiste en l’élimination de tout Etat ou mouvement politico/social qui menace les intérêts politiques, économiques et militaires des Etats-Unis qui, bien qu’étant encore la plus grande puissance mondiale, sont en train de perdre du terrain face à l’émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux.

Les instruments de cette stratégie sont multiples : de la guerre ouverte -voir les attaques aéronavales et terrestres en Yougoslavie, Afghanistan, Irak et Libye- aux opérations secrètes conduites dans ces pays comme dans d’autres, dernièrement en Syrie et Ukraine.

Pour ces opérations le Pentagone dispose des forces spéciales, environ 70 000 spécialistes qui « chaque jour opèrent dans plus de 80 pays à l’échelle mondiale ». Il dispose en outre d’une armée ombre de contractors (mercenaires) : en   Afghanistan, documente Foreign Policy, les mercenaires du Pentagone sont environ 29 000, c’est-à-dire trois pour chaque soldat étasunien ; en Irak environ 8 000, deux pour chaque soldat étasunien.

Aux mercenaires du Pentagone s’ajoutent ceux de la tentaculaire Communauté d’intelligence (renseignement) comprenant, en plus de la CIA, 15 autres agences fédérales. Les mercenaires sont doublement utiles : ils peuvent assassiner et torturer, sans que cela soit attribué aux USA, et quand ils sont tués leurs noms n’apparaissent pas dans la liste des morts. En outre le Pentagone et les services secrets disposent des groupes qu’ils arment et entraînent, comme les groupes islamistes utilisés pour attaquer de l’intérieur la Libye et la Syrie, et ceux néo-nazis utilisés pour le coup d’Etat en Ukraine.

Autre instrument de la même stratégie, ces « organisations non-gouvernementales » qui, dotées de moyens énormes, sont utilisées par la CIA et par le Département d’Etat pour des actions de déstabilisation interne au nom de la « défense des droits des citoyens ».

Dans le même cadre entre l’action du groupe Bilderberg -que le magistrat Ferdinando Imposimato dénonce comme «un des responsables de la stratégie de la tension et des massacres» en Italie, et celle de l’Open Society de l’ «investisseur et philanthrope George Soros», artisan des «révolutions colorées».

Dans le viseur de la stratégie golpiste de Washington il y a aujourd’hui le Brésil, pour miner de l’intérieur les BRICS, et le Venezuela pour miner l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (Alba). Pour déstabiliser le Venezuela -indique le Commandement Sud dans un document découvert récemment- il faut provoquer «un scénario de tension qui permette de combiner des actions de rue avec l’emploi dosé de la violence armée ».

Manlio Dinucci

Edition de mardi 24 mai 2016 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/strategia-del-golpe-globale/

Pour voir la vidéo en italien qui correspond au texte en français, cliquez ici.

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

 


 Apostille de la traductrice pour la version française

(avec l’accord de l’auteur)

On trouvera quelques illustrations des deux derniers instruments décrits par cette rubrique, dans, par exemple, les investigations suivantes :

1) Dans l’article, Alep: Bombardements dhôpitaux et propagande de guerre (http://arretsurinfo.ch/alep-bombardements-dhopitaux-et-propagande-de-guerre/ ) le journaliste étasunien Brandon Turbeville indique quelques pistes permettant de cerner des critères de l’ « indépendance, neutralité et impartialité » de certaines ONG. Ici, Médecins Sans Frontières. Extrait :

« Alors que MSF est souvent décrit par les médias occidentaux comme indépendant, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. En 2013 Tony Cartalucci écrivait [http://landdestroyer.blogspot.fr/2013/08/doctors-behind-syrian-chemical-weapons.html] : «Pour commencer, Médecins sans frontières est entièrement financé par exactement les mêmes institutions financières qui sont derrière Wall Street et la politique étrangère commune de Londres [et autres puissances occidentales, m-a p], y compris le changement de régime en Syrie et dans lIran voisin. Le propre rapport annuel de Médecins sans frontières (le rapport de 2010 est accessible ici), mentionne comme donateurs Goldman Sachs, Wells Fargo, Citigroup, Google, Microsoft, Bloomberg, Bain Capital, la société de Mitt Romney, et une myriade dautres sociétés financières). Médecins sans frontières présente aussi des banquiers dans son Comité de parrainage, dont Elizabeth Beshel Robinson de Goldman Sachs ». Pour avoir une idée de l’indépendance des sociétés et banques en question cf. tout l’ouvrage Le groupe Bilderberg, l’ « élite » du pouvoir mondial, de Domenico Moro (Editions Delga, 2014).

A (partir de) la page 36 du rapport financier 2010 (à défaut de trouver les suivants sur le site MSF), on verra sur la longue liste des donateurs quelques autres contributeurs tels que, pour ne citer que des très connus, la Fondation William Clinton et Richard Rockefeller, aussi généreux (tranche $100,000 – $499,999) qu’indépendants politiquement.

2) Le livre de la journaliste et essayiste étasunienne Diana Johnstone : « Hillary Clinton, la reine du chaos » (Editions Delga, 2015). Le chapitre « La mégère apprivoisante »   donne un aperçu du travail « humanitaire » -entre deux charges au Secrétariat d’Etat- de très proches collaboratrices de Hillary, comme : Samantha Power (p. 97 et suivantes) au Kosovo et au Cambodge, pour l’Open Society Institute de George Soros (par ailleurs donateur à MSF) ; ou Suzanne Nossel (p. 101 et suivantes) passant de Human Rights Watch au Secrétariat d’Etat de H. Clinton (2009), puis à la direction de la branche étasunienne de Amnesty International, en janvier 2012 «pour rendre un autre service au “smart power” comme directeur exécutif d’Amnesty International pour une année marquée par une importante campagne de soutien aux Pussy Riot ». La somme d’informations et l’analyse de cette campagne produites par l’auteur -de façon proprement hilarante dans ce passage mais tout le livre, beaucoup moins drôle, est passionnant- donnent un exemple significatif des «actions de déstabilisation interne au nom de la “défense des droits des citoyens” » par le Département d’Etat et Agences étasuniens, via des grosses ONG.

Dans ces deux investigations, on voit aussi comment certains acteurs de ces déstabilisations font partie simultanément des deux derniers instruments stratégiques décrits par Manlio Dinucci : à la fois comme (gros) contributeurs financiers d’ONG, et comme membres (y compris fondateurs ou dirigeants) de groupes ou institutions « indépendants » tels que Bilderberg et l’Open Society. Quant à la démocrate aspirante à la présidence des USA, elle émarge dans toutes les catégories de cette stratégie « sans frontières ».

 

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La Turquie n'envoie en Europe que les migrants malades et sans éducation !! Par Charles Sannat.

29 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Terrorisme, #Le fascisme, #La Turquie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

La Turquie n'envoie en Europe que les migrants malades et sans éducation !!

La Turquie n'envoie en Europe que les migrants malades et sans éducation !! Par Charles Sannat.

Les migrants sont forcément un coût avant de devenir un « bénéfice » potentiel. Bon, mais ça c’est la théorie rassurante que l’on vend à Madame Michu et aux ménagères européennes de moins de 50 ans.

La réalité c’est que la Turquie trie consciencieusement les migrants pour envoyer en Europe uniquement…

Les malades et les sans éducation !

Ho, ne hurlez pas à mon fascisme ou à mon racisme ou encore à ma xénophobie, vous tomberiez bien mal avec moi. Pour tout vous dire, je fais partie de ceux qui pensent que la valeur d’un homme n’est jamais liée à la couleur de sa peau mais à ses principes moraux, à son éducation et à son courage.

Je pense aussi qu’il est impératif et indispensable d’être fort d’un côté et sage de l’autre. Tout ne se vaut pas. Tout n’est pas acceptable, tout n’est pas négociable. Il y a des limites que nous ne devons pas avoir peur d’évoquer car il y va de l’intérêt supérieur de notre nation, de sa stabilité sociale et, bien sûr, également économique.

Dire la vérité est une face de l’expression du courage, et il est important de dire cette vérité.

Et qui dit la vérité ? Un grand quotidien anglais, The Telegraph, que personne de censé ou de sérieux ne peux traiter ou qualifier de fasciste, les Anglais étant par ailleurs particulièrement ouverts et tolérants aux autres cultures. Mais ils savent aussi être d’un grand pragmatisme quand nous sommes pétris d’idéologie mortifère et confinant à la plus grande des stupidités.

Vous pourrez apprendre dans cet article qu’aucun grand média bien-pensant n’osera jamais ni traduire ni encore moins évoquer que :

« Ankara procède à un tri sélectif des migrants quand il s’agit de les envoyer en Europe dans le cadre de l’accord conclu par la Turquie et l’Union européenne. »

Ou encore que :

« La Turquie a besoin de migrants diplômés et en bonne santé. Pour cette raison, en application de l’accord sur les migrants, le pays envoie en Europe des réfugiés malades et avec un niveau d’éducation extrêmement bas », révèle le journal britannique The Telegraph.

« Des représentants officiels de l’Union européenne accusent ainsi Ankara de procéder à une sélection et d’empêcher les migrants diplômés de partir, précisant également que ces derniers pourraient mieux s’intégrer dans la société européenne. »

Et enfin, histoire d’achever ceux qui penseraient encore que les migrants seront une « chance économique pour l’Europe », méditez sur cette dernière phrase :

« Ankara raye de la liste des demandeurs d’asile des médecins syriens, des ingénieurs, des scientifiques et d’autres personnes hautement qualifiées, les empêchant ainsi de partir, lit-on dans le journal britannique. »

L’Europe récupère donc après les bons-offices ne nos « amis » turcs, les analphabètes et les malades.

Pour l’Europe, un coût de plus en plus important !

Pour les analphabètes, cela va être compliqué de les intégrer dans le siècle de l’économie de la « connaissance » et dans un marché du travail qui réclame des compétences de plus en plus pointues. Qu’en ferons-nous ? Rien. Quel avenir leur proposerons-nous ? Aucun. Comment cela se passera-t-il à terme ? Mal évidemment puisque sans perspectives positives, il n’y a pas d’intégration apaisée.

Pour les malades, il faudra évidemment les soigner, humainement il n’y a pas d’autre possibilité si ce n’est d’exiger une juste répartition de ces coûts et la Turquie doit aussi faire sa part.

Imaginer qu’un pays puisse procéder de la façon dont le fait la Turquie constitue tout simplement, et cela doit-être dit, un acte de guerre et une attaque directe contre les intérêts supérieurs de nos nations européennes.

Les pauvres migrants, qu’ils soient migrants de guerre ou migrants économiques, n’y sont pour rien. Ils poursuivent leur propre logique de migrants tandis que certains États se servent de toute une gamme de couillons utiles à des fins politiques et de déstabilisation.

Les migrants, comme les grandes parties des extrême-gauchistes, sont en réalité les idiots utiles des mondialistes et du totalitarisme marchand, participant malgré eux à l’éclatement des nations et à la création d’un immense maelström globaliste tellement divisé qu’aucun contre-pouvoir ne pourra plus jamais émerger afin de contrer le pouvoir exorbitant que s’arrogent les grandes multinationales.

En attendant, mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Article écrit par Charles Sannat pour Insolentiae

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Ukraine : L’interdiction du Parti communiste est un coup porté à la liberté d’expression dans le pays, par Amnesty International

20 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

Ou comment tu détournes les yeux de la situation en Ukraine quelques semaines, et tu loupes pleins de trucs…

Bref,  la liberté d’expression à l’Européenne est en marche…

Source : Amnesty International, 17-12-2015

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La décision prise mercredi 16 décembre d’interdire le Parti communiste en Ukraine est une violation flagrante du droit à la liberté d’expression et d’association et doit être annulée sans délai, a déclaré Amnesty International.

Le tribunal administratif du district de Kiev a donné droit à la requête du ministre ukrainien de la Justice concernant l’interdiction du Parti communiste, qui ne pourra plus fonctionner officiellement ni participer à des élections locales.

« L’interdiction du Parti communiste en Ukraine établit un dangereux précédent. Cette mesure fait revenir l’Ukraine en arrière, au lieu de la propulser sur le chemin de la réforme et d’un meilleur respect des droits humains », a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

Cette mesure fait revenir l’Ukraine en arrière, au lieu de la propulser sur le chemin de la réforme et d’un meilleur respect des droits humains.
John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

Au titre de quatre nouvelles lois adoptées en mai 2015, collectivement appelées les lois de « décommunisation », le fait d’afficher des symboles communistes ou nazis peut valoir des poursuites pénales et jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Cette législation interdit explicitement l’usage du terme « communiste ». Cependant, le Parti communiste d’Ukraine a refusé de modifier son nom, son logo et sa charte.

Les autorités ukrainiennes avaient déjà tenté de l’interdire en 2014. Peu après la fin du mouvement de protestation Euromaïdan début 2014, le Parti communiste était accusé de financer les séparatistes pro-russes dans l’est de l’Ukraine. Les services de sécurité ukrainiens ont affirmé avoir fourni la preuve de ce financement au ministère de la Justice, qui a ensuite déposé une motion visant à interdire le Parti en juillet 2014.

La procédure n’a jamais abouti car le juge nommé s’est retiré de l’affaire en 2015, invoquant les pressions des autorités qui avaient perquisitionné son bureau et saisi des dossiers en lien avec l’affaire.

Les mesures prises par les autorités ukrainiennes en vue d’interdire le Parti communiste en raison de son nom et de l’utilisation des symboles de l’ère soviétique bafouent les droits à la liberté d’expression et d’association et établissent un dangereux précédent dans la vie politique ukrainienne. En 2015, on a constaté une recrudescence des homicides à caractère politique qui demeurent non résolus, tandis que les journalistes et les médias qui critiquent le gouvernement en place sont harcelés.

Jeudi 16 septembre, les autorités ukrainiennes ont publié la liste des personnes interdites d’entrée sur le territoire, dont des dizaines de journalistes, majoritairement Russes.

« La décision rendue ce jour est assurément perçue par ses partisans comme une réponse aux vestiges nuisibles du passé soviétique. Pourtant, elle produit l’effet inverse, en adoptant le style de mesures draconiennes utilisées pour museler la dissidence, a déclaré John Dalhuisen.

« Exprimer son opinion sans craindre de poursuites, particulièrement si cette opinion est contraire à celle des détenteurs du pouvoir, était l’un des principes prônés lors des manifestations de l’EuroMaïdan. Éliminer le Parti communiste va à l’encontre de ces idéaux. »

Source : Amnesty International, 17-12-2015

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Ukraine. Interdit, le Parti communiste voit rouge

Source : L’Humanité, Damien Roussel, 24-12-2015

Des centaines de militants du Parti communiste d’Ukraine ont défilé le 1er mai pour la fête du travail à Kiev en 2015. Photo : Geovien So/NurPhoto/ImageForum

Des centaines de militants du Parti communiste d’Ukraine ont défilé le 1er mai pour la fête du travail à Kiev en 2015.
Photo : Geovien So/NurPhoto/ImageForum

La justice ukrainienne a confirmé le 16 décembre l’interdiction du Parti communiste d’Ukraine. Une décision dénoncée par Amnesty International.

Aucun cadeau. Une semaine avant Noël, la justice ukrainienne a sonné le glas du Parti communiste d’Ukraine (KPU) en confirmant son interdiction en vertu d’une loi entrée en vigueur en mai 2015 portant sur la pénalisation de l’utilisation de symboles communistes ou nazis. Cette loi proscrit notamment l’usage du terme « communiste ». Ce texte vise à rompre avec le passé soviétique de l’Ukraine au moment où les autorités de Kiev combattent les rebelles prorusses dans l’est du pays. Des peines allant jusqu’à dix ans de prison peuvent être prononcées.

Le 16 décembre, la cour d’appel administrative du district de Kiev a donné raison à une demande en ce sens du ministère de la Justice déposée juste après l’arrivée au pouvoir des pro-occidentaux du président Petro Porochenko lors des élections législatives du 26 octobre 2014. La justice a rejeté l’appel du KPU sur le jugement négatif en première instance de la cour administrative du district de Kiev. Le groupe des députés communistes de la Rada avait déjà été dissous en juillet 2014 en raison de leur soutien aux séparatistes des provinces de l’Est. Cet été, le ministre de la Justice, Pavel Petrenko, avait empêché le KPU de participer aux élections locales du 25 octobre. Les communistes ukrainiens avaient dû se résoudre à se ranger sous la bannière d’un mouvement baptisé l’Opposition de gauche. Avec comme résultat un score catastrophique : 1 % des voix.

La décision de la justice ukrainienne n’étant pas suspensive, le KPU ne peut plus utiliser son nom, son logo et sa charte. Son secrétaire général, Petro Simonenko, ne compte pas se laisser faire. « C’est illégal. Nous allons lutter. Nous allons faire appel et nous nous préparons à présenter les documents à la Cour européenne des droits de l’homme », a-t-il réagi auprès de l’AFP. Il a reçu le soutien de l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International. « L’interdiction du Parti communiste en Ukraine est une violation flagrante du droit à la liberté d’expression et d’association et doit être annulée sans délai », écrit Amnesty International dans un communiqué. « Cela crée un dangereux précédent. Avec ce geste, l’Ukraine va en arrière et non en avant sur la voie des réformes et d’un plus grand respect des droits de l’homme », a réagi John Dalhuisen, responsable d’Amnesty International pour l’Europe et l’Asie centrale.

« Une hystérie anticommuniste »

Cette mesure « peut être considérée par ses défenseurs comme une façon de gérer les vestiges néfastes du passé soviétique. Mais cela fait exactement le contraire en recourant au même style de mesures draconiennes visant à étouffer toute dissidence », a-t-il ajouté. De son côté, le Parti communiste français (PCF) a exprimé hier sa solidarité avec son homologue ukrainien en condamnant fermement une « décision inique ».

Ce jugement de la cour d’appel administrative du district de Kiev sonne comme un coup de grâce pour un parti, première force politique en 1994 et 1998, miné par des dissensions et des exclusions après son revers électoral lors du scrutin législatif de 2014 (3,87 % des voix et aucun député, contre 13,18 % et 32 sièges en 2012). Selon le quotidien britannique de centre gauche The Guardian, qui constate « une hystérie anticommuniste » en Ukraine, le KPU ne fait désormais plus qu’office de « bouc émissaire » : « Pour détourner l’attention de la population de la hausse des prix, les autorités ukrainiennes ont besoin de continuer leur lutte idéologique. »

Source : L’Humanité, Damien Roussel, 24-12-2015

 

Réponse à Ukraine : L’interdiction du Parti communiste est un coup porté à la liberté d’expression dans le pays, par Amnesty International

Commentaire recommandé

 Le 19 mai 2016 à 05h02
 
 

Je pense que les journaux ont tous la même opinion : celle des intérêts privés qui les possèdent (financiers, banquiers, oligarques). Et les gouvernements occidentaux ont aussi les mêmes opinions que celles des intérêts privés qui les “possèdent” (via la corruption, les “dossiers” ou la nécessité de plaire à ces merdias qui peuvent faire ou défaire des carrières politiques).

Se pose alors la question de la déontologie des journalistes, pris entre leurs obligations de simples employés d’un côté (ils doivent obéir à leur hiérarchie qui décide), et la Charte de Munich (informer, ne pas déformer, ne pas mentir, etc). La question se pose de manière identique pour tous les métiers, avec des employés forcés d’obéir à leur hiérarchie jusqu’aux limites de ce qui est autorisé par la loi. Finalement, pour tous les métiers, et compte tenu du taux de chômage maintenu confortable pour le Medef, on est très nombreux à être “soit pute, soit chômeur”.

Mais la différence entre la plupart des métiers et journaliste, c’est leur responsabilité écrasante dans toute cette misère des peuples, dans cette dérive fasciste, dans la propagande de guerre anti-russe, dans la mise en danger de notre espèce (guerre nucléaire, environnement, eugénisme). Et, grosse naïveté, ils étalent les preuves de leur kollaboration, publiquement, partout.

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Accord de principe du FMI pour poursuivre son aide à l’Ukraine.

19 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme

Accord de principe du FMI pour poursuivre son aide à l’Ukraine

Rédaction

Le FMI a indiqué mercredi avoir donné son accord de principe pour poursuivre son aide à l’Ukraine après avoir menacé de l’interrompre face aux retards de la lutte contre la corruption dans le pays.

Les équipes du Fonds monétaire international ont conclu un accord avec les autorités ukrainiennes qui doit être désormais approuvé par le conseil d’administration du Fonds et qui se traduira par le déblocage d’un nouveau prêt de 1,6 milliard de dollars, indique l’institution dans un communiqué.

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Annecy : un réfugié sans logement incendie des bureaux de la mairie

18 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Terrorisme, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

18/05/2016

 Locaux municipaux incendiés, merci pour l’accueil!

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Peut-être s’agit-il d’un nouveau « désaxé » comme sont appelés, en général, ceux qui commettent de tels actes.

Le fait est que les dégâts sont là:

http://www.leparisien.fr/faits-divers/annecy-un-refugie-s...

Accueillir des réfugiés est un geste noble.

Pour quelle réponse?

Certes, il s’agit-là d’un cas isolé mais ajouté aux autres, comment les qualifier?

Aujourd’hui, par ailleurs, la France a connu la violence à nouveau.  

Pour le changement claironné par le candidat Hollande en 2012, c’est, en effet, bel et bien « maintenant ».

Mais l’Elysée de l’un valait sans doute l’enfer de millions d’autres...

 

Annecy : un réfugié sans logement incendie des bureaux de la mairie

 ILLUSTRATION. Un Soudanais a été interpellé après avoir incendiés des bureaux dans la mairie d'Annecy (Haute-Savoie).
 ILLUSTRATION. Un Soudanais a été interpellé après avoir incendiés des bureaux dans la mairie d'Annecy (Haute-Savoie).

Un Soudanais de 28 ans qui venait d'obtenir le statut de réfugié, a été interpellé mardi, à Annecy (Haute-Savoie), après avoir mis le feu aux locaux d'une antenne de la mairie. Son coup de folie s'expliquerait parce qu'il reprochait aux employés de ne pas lui trouver un logement « tout de suite », selon France 3 Alpes.


Mardi  matin, l'homme se présente en mairie, avec sa carte de réfugié, statut dont il bénéficie depuis avril. Il est orienté vers le Pôle Solidarités, en charge des logements sociaux, pour demander un hébergement très rapidement à Annecy Le personnel lui donne un dossier à remplir, à ramener dans l'après-midi. A son retour, le jeune Soudanais commence à s'emporter lorsque les agents lui fournissent un nouveau document administratif à remplir. Le ton monte, les insultes volent, le matériel informatique, avec.

Environ 100 000 € de dommages

Le réfugié qui perd complètement ses nerfs s'enferme dans les locaux, achève d'en vandaliser une partie avant d'y mettre le feu. L'homme qui s'enfuit ensuite a été rattrapé par la police dans un square. Deux bureaux ont été incendiés, un troisième endommagé, selon France 3 Alpes.

Selon une première estimation, il y aurait pour 100 000 € de dégâts. L'auteur présumé sera jugé en comparution immédiate, jeudi matin.


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Hollande et les décombres par Jacques Sapir.

18 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #l'Allemagne, #l'horreur économique, #Terrorisme

Hollande et les décombres par Jacques Sapir.

Hollande et les décombres

 

La loi El Khomri a donc été passée en force, et le Premier-ministre tout comme le Président peuvent contempler leur œuvre : ils ont fait de la politique française un champ de ruines. Bien sûr, ils ont « gagné », comme cela se dit et se lit dans les cercles médiatiques du pouvoir. Le mouvement social s’épuise. Mais, c’est une victoire parmi les décombres. Le Président s’était présenté comme l’homme de la synthèse et du renouveau moral ; il n’aura réussi qu’à être l’homme de la destruction et du discrédit.

 

Décombres politiques

Le champ de ruines est impressionnant si on regarde l’espace politique. Le Parti « socialiste » est au bord de la scission. Bien entendu, on ne peut exclure un replâtrage tant les uns comme les autres manquent singulièrement de courage politique. Mais, la réalité est que le P « S » a explosé. Les anciennes rancoeurs, recuites au feu doux de congrès, sont désormais devenues inexpiables. Dans le même temps, ceux que l’on appelle les « frondeurs », et c’est sans doute bien trop d‘honneurs que de les comparer à cette épisode de l’Histoire de France, se sont complètement déconsidérés par leur refus de voter la motion de censure déposée par la droite. Seul, la fin du dernier mandat de François Mitterrand peut se comparer à cela. Pourtant, à l’époque, cela ne concernait que le P « S ». François Hollande, par ses manœuvres, aura réussi à entraîner dans la chute l’autre « grand » parti, les « Républicains ».

Que l’on regarde les principales figures qui se battent pour la primaire, de Nicolas Sarkozy à Alain Juppé, en passant par l’ectoplasmique Bruno Le Maire et le terne François Fillon, c’est une surenchère d‘austérité qui nous est promise. Aucun de ces personnages n’a la moindre compréhension de la situation économique où nous nous trouvons. Si les programmes des uns ou des autres étaient appliqués, ils plongeraient la France dans une nouvelle récession. Cette droite a d‘ailleurs fait amplement la preuve de son sectarisme, et de son incompréhension des problèmes économiques, en écrivant le texte d’une motion de censure qui est un concentré d‘imbécillités et qui a servi à certains des frondeurs pour justifier (à tort) leur abstention, et en fin de compte leur lâcheté.

Les deux grands partis sont aujourd’hui largement déconsidérés. Voilà les décombres sur lesquels Manuel Valls et François Hollande sont en train de régner. Que, de ces décombres naissent de coupables ambitions, comme celles d‘Emmanuel Macron, le Ministre de l’économie, n’est pas pour étonner. On dira que l’homme tire dans le dos de sa propre famille politique. Mais, quand on n’a plus d’honneur, on n’a plus de famille. Et l’homme qui prétend sauver l’économie française par des autocars peut se targuer d’avoir été à bonne école avec ce que lui aura appris la fréquentation de cette prétendue « gauche » de gouvernement.

 

Décombres sociaux et économiques

Le désastre actuel ne s’arrête, hélas, pas là. Il s’étend au domaine économique et social. Qui ne peut voir dans l’obstination mortifère du gouvernement à faire passer la loi El Khomri la preuve d’une soumission à un pouvoir étranger ? Car, cette loi, elle était exigée par les instances européennes, au nom de ces « réformes » qui ne sont que le nom donné à l’austérité. Et, cette austérité, elle est la véritable politique économique de la zone Euro, telle qu’elle est imposée par l’Allemagne. Car, c’est l’Allemagne qui entend profiter des avantages que la zone Euro lui donnent sans faire d‘efforts en contrepartie. En son nom, mais aussi en celui d’une construction européenne qui est largement sortie de ses rails, on va détruire les institutions collectives et les règles qui s’étaient constituées à travers près de 150 ans de luttes sociales.

Dans le même temps que passait cette réforme détestable en France, on apprenait qu’à Bruxelles les gouvernements des pays de l’UE n’avaient pu se mettre d’accord sur une réforme de la directive concernant les travailleurs détachés. On sait qu’en l’état, cette directive permet une concurrence déloyale qui pénalise lourdement les entreprises françaises. Ici encore se dévoile toute l’hypocrisie du gouvernement qui dit un jour qu’il va faire ceci et qui le lendemain se soumet sans faillir aux injonctions de Bruxelles. La liste est longue des reniements, et ceux-ci on commencé dès le début du mandat de François Hollande avec le vote du TSCG, traité qu’il aurait fallu soumettre à référendum.

Cette présidence laisse donc derrière elle un véritable champ de ruines économiques et sociales, avec un accroissement impressionnant du chômage et de la précarité combiné à la destruction sans précédant des institutions sociales et un recul historique en matière de droit du travail. Ce qui est véritablement tragique est que ce champ de ruines pourrait laisser les mains libres à d’autres reculs et d‘autres destruction car, il faut le rappeler, le programme des prétendants des « Républicains », est de la même eau, ou plutôt de ce même vin ranci issu des outres fétides du néo-libéralisme et de la soumission à Bruxelles et à l’Union européenne.

 

Ruptures

Dès lors, il ne faut pas s’étonner des violences qui accompagnent les manifestations de protestation contre la loi El Khomri. Il est clair que dans nombre de cas on est en présence de provocations encouragées voire commises à l’instigation du Ministère de l’intérieur. Les images de « casseurs » opérant à côté des CRS le prouvent. Mais, il serait faux de s’en tenir à cette seule explication. Ce serait faire bon marché de l’exaspération croissante d’une large part de la jeunesse en révolte, et qui se trouve sans débouchés politique avec la fin du mouvement « Nuit debout ». Avec toutes ses limites, et elles étaient nombreuses, ce mouvement témoignait de la convergence des aspirations pour « autre chose ». Les instigateurs de ce mouvement n’ont pu ou voulu lui donner un débouché politique. Il est donc compréhensible que face à la violence légale déployée par le gouvernement, violence dont l’usage de l’article 49-3 a été le symbole, cette exaspération s’exprime. Mais, elle cache une exaspération plus profonde et plus sourde, qui se traduira certainement dans les résultats aux prochaines élections. Le meilleur pourvoyeur en votes Front National est indiscutablement ce gouvernement et, au-delà, une large part de la « classe politique » qui, par manque d’intelligence pour certains, par conformisme pour d‘autres, par soumission à l’européisme pour beaucoup, se révèle incapable de produire les réponses nécessaires face à la crise économique, sociale et politique que nous traversons. Cela fait partie des décombres que laisse derrière lui François Hollande.

Une grande partie de la jeunesse n’est pas simplement « en révolte ». Elle est en rupture avec les cadres politiques et sociaux qu’on veut lui imposer. Et la même chose peut être dite de nombreuses catégories sociales, des travailleurs hospitaliers aux paysans, des ouvriers et employés – soumis à la tyrannie de « petits chefs » dopés à la loi El Khomri – aux policiers et militaires. Il ne faudra pas s’étonner ni gémir si ces catégories usent, pour exprimer leur rupture, du seul instrument qui leur est offert.

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Brésil : Dilma Rousseff, à peine évincée par un coup d'Etat civil, le pays placé sous tutelle par la finance internationale.

18 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Amérique Latine, #La finance dérégulée, #Les transnationales, #Europe supranationale, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #La lutte des classes, #Terrorisme

Publié par Jean Lévy

Brésil : Dilma Rousseff, à peine évincée par un coup d'Etat civil, le pays placé sous tutelle par la finance internationale.

 

 

 

 

 

Le banquier israélien, représentant la finance mondiale qui va contrôler le Brésil

Le banquier israélien, représentant la finance mondiale qui va contrôler le Brésil

"canempechepasnicolas" : 

les choses sont claires : le coup d'Etat manigancé par Washington au Brésil est bien le fruit de la finance internationale !

 

 

C'est le JSSNews d'Israël qui l'annonce ...

 

L’israélien Ilan Goldfein

nommé Gouverneur

de la Banque Centrale du Brésil

Ilan Goldfein, un israélien de Haïfa, a été nommé jeudi pour être le président de la Banque centrale du Brésil. Il a été nommé après la suspension de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff.

 

Goldfein avait précédemment servi comme chef économiste chez Itau, la plus grande banque privée du Brésil, adjoint au gouverneur de la Banque du Brésil, conseiller de la Banque mondiale et conseiller du Fonds monétaire international.

Goldfein a obtenu son doctorat en économie au MIT. Il est considéré comme l’un des principaux économistes au Brésil. Outre le portugais, il parle l’hébreu, l’anglais et l’espagnol. Il a de la famille en Israël y revient régulièrement.

 

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Privatisations, libéralisation du travail : le 49.3 comme arme favorite des gouvernements français

11 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #AMERIQUE, #La République, #Les transnationales, #Terrorisme, #La lutte des classes

Privatisations, libéralisation du travail : le 49.3 comme arme favorite des gouvernements français

Le Premier ministre Manuel Valls © Charles PlatiauSource: Reuters
Le Premier ministre Manuel Valls

Alors que le gouvernement se prépare à faire usage du 49.3 pour adopter la loi El Khomri, RT France revient sur les projets de lois précédemment passé en force grâce à cet article de la Constitution.

  • Le champion toute catégorie de l’utilisation du 49.3 reste sans conteste le socialiste Michel Rocard, qui a fait adopter 28 projets de loi en trois ans tel que le changement de statut de Renault préparant ainsi sa privatisation.
  • Le 30 juin 1993, Édouard Balladur fait adopter la loi de privatisation, ouvrant la voie à l’ouverture au capital privé d’entreprises et banques autrefois sous le giron de l’Etat, telles que la BNP, ELF ou encore TOTAL. 
  • Sous le gouvernement d’Alain Juppé (deux recours) en 1996, cet article a été utilisé pour opérer le changement de statut et la privatisation de France Telecom.
  • En février 2003, Jean-Pierre Raffarin (deux recours) utilise cette procédure afin de faire passer la réforme de l’élection des conseillers régionaux. Au menu de cette loi, la hausse de 5 à 10% du seuil nécessaire pour se maintenir au second tour lors des scrutins régionaux, rendu ainsi plus difficile la représentation des petits partis politiques.
  • Le 10 février 2005, face à l’hostilité de la jeunesse et de nombreux députés au projet de loi pour l’Egalité des chances, plus connue pour sa mesure du Contrat Première Embauche, Dominique de Villepin engage la responsabilité de son gouvernement afin de faire adopter la loi. Mais le président Jacques Chirac ne la fera finalement pas appliquer.

Les dernières utilisations en date remontent à la loi Macron, le 49.3 avait alors été utilisé trois fois par le gouvernement de Manuel Valls au gré des modifications opérées par le Sénat. La Constitution permettant de d’utiliser autant de fois que nécessaire pour un même projet de loi. En appliquant cette procédure pour faire passer la loi travail, Manuel Valls deviendra le quatrième plus grand utilisateur du 49.3 de la cinquième République à égalité avec Michel Debré et Laurent Fabius.

Lire aussi : Les multiples recours au 49.3 ont déjà fait perdre la présidentielle à François Hollande

France

Privatisations, libéralisation du travail : le 49.3 comme arme favorite des gouvernements français
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Il parait que le 9 mai 2016 était aussi la journée de l'Europe. L'équation de Manuel Valls est donc : "Combien de fois peut-on appliquer le 49.3 afin de bien trahir le peuple et de le soumettre davantage à la dictature de l'Union Européenne?"

11 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Les transnationales, #Terrorisme, #La République, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Le grand banditisme

Il parait que le 9 mai 2016 était aussi la journée de l'Europe. L'équation de Manuel Valls est donc : "Combien de fois peut-on appliquer le 49.3 afin de bien trahir le peuple et de le soumettre davantage à la dictature de l'Union Européenne?"

Bonjour.

Réfléchissons un peu :

  • la loi Macron est passée avec l’article 49. 3 de la constitution.

Cette loi n’est en fait que la transcription de la feuille de route édictée par la commission européenne !

  • La loi El Khomri risque d’être rejetée par le parlement, le premier ministre va être à nouveau contraint de faire appel au fameux article 49.3 de notre constitution.

Cette loi n’est en fait que la transcription de la feuille de route édictée par la commission européenne !

http://www.coe.gouv.fr/Adoption-du-rapport-Les-reformes-des-marches-dutravail-en-Europe.html

http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2016/cr2016_france_fr.pdf

Je propose que nous ayons une minute de silence pour feu notre démocratie avant que de protester vigoureusement.

Je vous propose d’avoir un peu de compassion pour ce gouvernement félon qui choisit de trahir son peuple afin d’obéir aux recommandations des transnationales et des banquiers. Hélas ce ne sont que les marionnettes tristes et désarticulées d’un théâtre d’ombre où le peuple est offert en sacrifice aux divinités du marché dont la main invisible tient le poignard pour l’assassiner. La main invisible est celle de nos élites produites par l’école républicaine qui part s’embaucher à Bruxelles sur injonction de nos dirigeants.

Je vous propose cette réflexion : je croyais que la France était un pays "démocratique" et que les élus du peuple : les députés, ceux qui siègent à l'Assemblée Nationale, (enfin... quand ils sont présents...), et qui sont payés avec l'argent des contribuables, avaient leur mot à dire sur les lois (c'est d'ailleurs pour cela qu'on les appelle "les législateurs"...).
On nous aurait donc menti ? Donc en vérité : la France est une DICTATURE, et les députés sont des godillots qui ne représentent pas le peuple. J'ai tout bon ?

Je vous propose deux citations :

  • La première est de Spinoza :

« Quand un pouvoir souverain s’est engagé à l’égard d’un autre, si plus tard le temps ou la raison lui font voir que son engagement est contraire au salut commun de ses sujets, il ne doit point l’observer ».

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs" (Article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen, et préambule de la Constitution du 24 juin 1793). La déclaration de 1793, celle de Robespierre et des Montagnards donne préséance à l’égalité et au bonheur du plus grand nombre sur la liberté.

Je vous propose une vidéo très intéressante

https://www.youtube.com/watch?v=fx35Z4Ns3zM&feature=youtu.be&t=2204

L'association "Comprenons l'Europe" présente la conférence "L'Union Européenne, un projet totalitaire ?". Présentation : Charles, administrateur du site internet solidaire et citoyen aufildesidees.org dont une partie des bénéfices est reversée à des associations.

Les citoyens ont conscience du rôle de plus en plus prépondérant qu'exerce l'Union européenne sur la vie politico-scoiale des différents pays.

Et pourtant, le fonctionnement de ses institutions est mal connu pour une majorité d'entre nous. La construction bruxelloise est plus fondée sur des croyances : la garantie de la paix, de la démocratie, de l'assurance économique (ect..) que sur des bases pragmatiques, comme la séparation des pouvoirs et sa conséquence direct sur les affaires politiques.

Pour débattre d'un projet politique, il est nécessaire d'en connaitre le fonctionnement, signeriez-vous un contrat vous engageant ainsi que la vie de vos enfants et dont vous ne savez que très peu de choses en contrepartie d'un bénéfice que rien ne garantit ?

Bien cordialement

Lucien Pons

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