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Le blog de Lucien PONS

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Elections américaines : les démocrates parti de la guerre

6 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La guerre, #L'OTAN., #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme, #Europe supranationale

Elections américaines : les démocrates parti de la guerre

Elections américaines : les démocrates parti de la guerre

on: août 05, 2016

Et si l’enjeu des élections américaines à venir était rien moins que la troisième et dernière guerre mondiale ?+

La Russie a été invitée dans la campagne présidentielle par le parti Démocrate, à l’occasion de la publication par Wikileaks de près de vingt mille e-mails envoyés entre membres du parti et qui font apparaître, des manipulations en faveur d’Hilary Clinton et contre le deuxième candidat à l’investiture du parti, Bernard Sanders.+

Il est donc urgent du côté des soutiens d’Hillary Clinton de trouver un responsable. Il y a bien le parti républicain, mais il risquerait de « retourner le compliment ». Difficile d’accuser les soutiens de Bernard Sanders qui, pourtant, auraient aussi de bonnes raisons de passer les messages à Wikileaks, car maintenant qu’Hillary Clinton a gagné l’investiture, il faut veiller à l’unité du parti derrière sa candidate.+

Reste l’inusable bouc émissaire, le méchant Vladimir Poutine. Ainsi, contre toute vraisemblance, on accuse la Russie d’être derrière le piratage et d’avoir donné les messages à Wikileaks. Cela permet de faire d’une pierre deux coups, un on éloigne les questions du parti Démocrate et deux, on déconsidère l’adversaire Donald Trump dont on fait une « taupe » du Kremlin.+

Rapidement, Julian Assange explique, dans un entretien à la chaîne CNBC, que cette démarche est probablement une manœuvre de diversion vu qu’aucune preuve ne vient étayer ces accusations. De son côté, un site Israélien proche des services de renseignement de ce pays (Debka Files) explique que d’une part, le système de guerre électronique russe est une sorte de « trou noir ». On n’a presqu’aucun renseignement à son sujet, mais une chose paraît certaine c’est que si les Russes étaient impliqués, on ne trouverait pas de mentions comme “Fancy Bear,” ou “Cozy Bear” comme l’on dit les principaux vieux médias américains, repris par des vieux médias français. D’autre part, l’annonce par la société « Crowd Strike » qui travaille pour la campagne démocrate et qu’elle a trouvé l’origine du piratage en deux heures est hautement fantaisiste. Ce genre d’enquête qui nécessite des super-ordinateurs et une collaboration étroite avec les fournisseurs d’accès prend habituellement des mois, quand elle aboutit.+

Il n’est donc pas question de trouver la vérité mais d’utiliser tous les moyens possibles pour décrédibiliser un adversaire. Existe-t-il un moyen plus puissant aujourd’hui que de faire croire que Donald Trump est une taupe du Kremlin ? Après avoir utilisé ce genre d’argument, après avoir comparé Vladimir Poutine à Hitler, comment pourra-t-on une fois élue, si cela devait arriver, établir des relations normales entre grandes puissances ?+

Un spécialiste américain des relations américano-russes et ancien spécialiste de l’Urss, le professeur Stephen Cohen enseignant à Princeton et à l’Université de New York s’inquiète de plus en plus du tour pris par la politique étrangère américaine. Interviewé sur CNN par Michael Smerconish il expliquait : « Nous sommes très proches d’une confrontation nucléaire avec la Russie dans le genre de la crise des missiles de Cuba, mais cette fois le long de la frontière russe ou en Syrie. Cela nécessite de façon urgente un débat sur le sujet, d’autant que nous sommes en année électorale. (…) Cette présentation dangereuse de Donald Trump comme un agent russe qui vient principalement du camp démocrate, doit cesser immédiatement. » Et il poursuit en expliquant qu’à l’époque de la guerre froide, une époque qu’il est assez vieux pour avoir connue, on discutait de ces sujets aux Etats-Unis, on ne se contentait pas d’accusations sans aucune preuve comme aujourd’hui.+

L’affaire de e-mails démocrates a relancé la diabolisation de Donald Trump. C’est devenu une habitude en politique et dans les médias. On ne cherche pas à discuter les arguments de l’autre partie, on cherche à la déconsidérer, au besoin par des attaques personnelles, et on ne s’embarrasse pas de preuves.+

La dernière tentative de déstabilisation du camp Républicain en date est à trouver dans le numéro de ce jour du New York Times à propos de Paul Manafort, le conseiller de campagne de Donald Trump. Je ne reprendrai pas l’ensemble de l’article, ce n’est pas le sujet du moment et je vous conseille d’aller le lire pour vous faire votre opinion. Il commence comme ceci « Peu de consultants politiques ont eu un client qui échouait aussi spectaculairement que celui de Paul Manafort en Ukraine à l’hiver 2014 ». Pas besoin d’en dire plus, surtout ne pas préciser qu’alors, la campagne du client était terminée, qu’elle s’était soldée sur sa victoire et que ce n’est que quelques mois plus tard qu’il a été victime d’un changement de régime largement organisé par les Etats-Unis. Après une entame comme celle-là, l’incompétence du sieur Manafort est établie. Sans preuves, bien sûr, mais qui s’en souciera. Il ne reste plus qu’à expliquer que le client en question était un « homme de Poutine » et la boucle est bouclée. Le conseiller de Donald Trump est un incapable, un « homme de Poutine », donc Donald Trump lui-même est un incapable, et un « homme de Poutine ». Le niveau zéro de la réflexion politique.+

Henri Kissinger expliquait l’année dernière que la diabolisation du président russe ne pouvait tenir lieu de politique et qu’elle n’était que la marque d’une absence de politique.+

Ce qui a de quoi effrayer est que cette absence de politique pourrait être « gérée » par le parti démocrate qui est devenu en quelques années le parti de la guerre et un allié des néocons, aussi étonnant que cela puisse paraître à ceux qui se souviennent des positions de ce parti au début des années soixante dix.+

La candidate désignée à l’élection présidentielle de novembre, Hilary Clinton, est foncièrement belliciste. Elle l’a prouvé à maintes reprises dans un passé récent. Avec elle, comme le fait remarquer le journaliste américain Robert Parry, le parti Démocrate est maintenant le parti de la guerre le plus agressif, ce qui contraste énormément avec ses positions antérieures. Les Démocrates ont toujours été réticents à commencer des guerres extérieures quand ils n’y ont pas été résolument opposés comme dans le cas du Vietnam. Ils ont ainsi achevé en 2016 un virage à 180 degrés par rapport à leurs positions de 1968.+

Alors qu’elle n’était encore que sénateur de New York, Hilary Clinton a soutenu avec enthousiasme la guerre en Irak, ne retenant ses ardeurs qu’à l’approche des élections présidentielles de 2008 où elle se trouverait face à un candidat, Barack Obama qui lui, s’était opposé à cette guerre. En 2009, elle a soutenu la décision du président d’augmenter le contingent américain en Afghanistan pour lutter contre une nouvelle offensive des Talibans (le fameux « surge » de Barack Obama) qui n’a, en fait, pas eu d’autre résultat que la mort d’un millier de soldats américains supplémentaires et de beaucoup plus d’Afghans.+

En 2010, elle est parvenue à saboter la première tentative d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran sur le nucléaire. Cette tentative, qui était pilotée à l’initiative du président américain, par les présidents Brésilien et Turc, portait sur la remise par l’Iran d’une grande partie de son uranium faiblement enrichi.+

C’est elle également qui était à la manœuvre pour convaincre Barack Obama de demander à l’ONU l’établissement d’une zone d’interdiction aérienne au dessus de la Lybie, afin de protéger les « populations civiles innocentes ». Une fois la résolution obtenue grâce à l’abstention de la Chine et de la Russie (qui devait rapidement regretter sa position), la protection des populations est devenu une opération de changement de régime qui a plongé le pays dans le chaos que l’on sait. Le lendemain de la mort de Khadafi, Hillary Clinton déclarait sur une chaîne de télévision américaine : « nous sommes venus, nous avons vu, il est mort » en battant des mains de joie.+

Non seulement Hillary Clinton n’a pas reconnu ses torts en Lybie, mais elle a rapidement prévu d’organiser un changement de régime en Syrie, un autre « rêve » des néocons depuis 1990.+

Elle a quitté son poste de secrétaire d’état au début du deuxième mandat de Barack Obama en 2013. Quelques mois plus tard éclatait l’affaire du bombardement au sarin en Syrie, bombardement immédiatement mis sur le compte des forces gouvernementales. Malgré la pression internationale, le président temporisait quelques jours et on apprenait de source américaine qu’en fait de bombardement il n’y avait eu qu’une roquette tirée, roquette de fabrication artisanale et dont le rayon d’action indiquait que seuls des groupes terroristes auraient pu la tirer. Il s’agissait d’attirer les Etats-Unis dans la guerre aux côtés des terroristes. Peu de personnes doutent à Washington qu’Hillary Clinton aurait pesé de tout son poids pour une intervention directe si elle avait encore été secrétaire d’état. L’intervention de la Russie de Poutine qui a permis la destruction des armes chimiques du régime Assad n’a certainement pas arrangé les relations difficiles entre Hillary Clinton et la Russie et, en particulier, son ministre des affaires étrangères Serguei Lavrov.+

Pendant la campagne des primaires et une des rares fois où le sujet des relations internationales a été évoqué, Hillary Clinton a déclaré qu’en tant que présidente, elle ordonnerait une invasion de la Syrie, mais bien sûr, toujours dans le but de protéger les civils exterminés par leur président ! Quelle serait la réaction de la Russie ? Mais également celle de l’Iran, sans chercher encore à spéculer sur la réaction d’Israël qui n’a pas besoin d’une nouvelle Lybie à sa porte et qui a reçu des garanties de la Russie.+

Et que ferait Hillary Clinton en Ukraine ? Poursuivrait-elle la politique de Victoria Nuland et des néocons qui veulent que les Etats-Unis livrent des armes au président Poroshenko ? Nul doute que ces armes seraient immédiatement utilisées par l’armée ukrainienne pour anéantir les indépendantistes du sud est du pays et « délivrer » la Crimée. L’étape suivante sur la liste des rêves fous des néocons dont Hillary Clinton a épousé les thèses serait un changement de régime à Moscou. Résisterait-elle au plaisir pervers de montrer comme elle saurait être forte face à Vladimir Poutine ?+

On peut se poser la question et on est d’autant plus tenté de le faire quand on considère qui sont les principaux financiers de la campagne Démocrate. Je me pencherai en détail sur cette question dans un chapitre consacré au financement des campagnes politiques aux Etats-Unis. Remarquons simplement que les entreprises du complexe militaro-industriel sont largement représentées dans la liste des donateurs. Si elle était élue, Hillary Clinton aurait-elle la force politique de résister à leurs demandes ?+

Ce sont ces mêmes financiers qui reprochent depuis longtemps déjà à Barack Obama sa « faiblesse » dans le domaine de la politique extérieure, en particulier face à la Chine et à la Russie. On peut raisonnablement penser qu’Hillary Clinton serait beaucoup moins bien placée pour résister à ce genre de reproches.+

D’autant que, pour le moment au moins, il y a peu de voix qui s’élèvent pour prôner une approche plus diplomatique des grands problèmes du moment. Que ce soit le secrétaire général de l’Otan, son commandant suprême, tous rêvent d’en découdre avec la Russie.+

La seule voix d’importance politique nationale américaine qui se soit élevée contre les positions des démocrates et du complexe militaro industriel est celle de Donald Trump. Je ne soutiens pas le candidat Républicain, pas plus, d’ailleurs que je ne soutiens la candidate démocrate, mais je ne peux que constater où se trouve la réaction responsable d’un homme d’état qui pourrait se trouver à la tête de la plus grande puissance économique et militaire de la planète. Etant donné les enjeux, il y a lieu de bien réfléchir.+

Qu’a dit Donald Trump ? Qu’il voulait penser d’abord aux intérêts des Etats-Unis. Je mentionnerai au passage, que cela correspond à la position de cinquante sept pour cent de la population américaine selon un sondage « PEW » d’avril 2016. Il a dit également qu’il voulait en finir avec la guerre froide et coopérer avec la Russie dans différents domaines. Au lieu de susciter un vrai débat dans les vieux médias américains et européens, ses propos déclenchent une campagne de dénigrement digne du « McCarthisme ». Donald Trump a également dit qu’il aimerait savoir, soixante ans après sa création, quelles étaient les missions de l’Otan. Important sujet de réflexion quand on sait que le « Pacte de Varsovie » a, lui, disparu au début des années 90. Va-t-on en parler ? Non on explique que Donald Trump veut détruire l’Otan. Qui est à la manœuvre dans cette vaste opération de désinformation, le pari Démocrate et sa candidate Hillary Clinton. Cette dernière a déclaré il y a deux jours que Donald Trump avait fait “allégeance absolue aux objectifs de la politique étrangère russe”.+

Tout cela ne vous inquiète pas ?

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Les hurlements nationalistes et guerriers du général Allen, soutien d'Hillary Clinton.

6 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La guerre, #Europe supranationale, #La Russie, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

Les hurlements nationalistes et guerriers du général Allen, soutien d'Hillary Clinton (str Fr) .

FULL: General John Allen (ret. USMC) - Democratic National Convention
- General John Allen (ret. USMC), former Commander, International Security Assistance Forces, and Commander, United States Forces in Afghanistan.
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Le parti socialiste sponsor des dictateurs, de Washington, de l’Agenda 21 !

6 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La République, #La nation ., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #l'horreur économique, #le nazisme, #Terrorisme

Le parti socialiste sponsor des dictateurs, de Washington, de l’Agenda 21 !

Le parti socialiste sponsor des dictateurs, de Washington, de l’Agenda 21 !

Le 05 août 2016

Voilà que l’affaire du voyage du député Thierry Mariani en Crimée sert encore de cible au Parti socialiste français ! Mariani, député français, agit en homme libre et contre la dictature de l’information (La Lügenpresse tant dénoncée par les patriotes allemands) qui veut expliquer aux citoyens de France que la Russie est une dictature et que les républiques libres du Donbass comme la Crimée auraient été envahies par les Russes ! Que les Russes sont les méchants et que les Français avec le gouvernement actuel et les Etats-Unis avec Obama et peut-être demain Hillary Clinton sont les gentils ! En voulant nous faire croire que l’Ukraine n’a pas été envahie par l’OTAN dans le sang mais de manière démocratique ! La technique de l’inversion des valeurs est royalement appliquée par le PS ! Jean-Christophe Cambadélis attaque Thierry Mariani dans une déclaration de presse du PS « Ukraine/Crimée : Thierry Mariani multirécidiviste de l’irresponsabilité » et montre le niveau pitoyable et surtout dangereux de la caste actuelle au pouvoir !+

Le PS interdit les Français de référendum. Le parti socialiste par la voix de Cambadélis accuse la Russie d’avoir annexé la Crimée alors que les habitants de Crimée ont effectué un référendum et que les habitants de Crimée sont contents de vivre dans la fédération de Russie. Cambadélis devraient plutôt publier, «Ségolène Royale multirécidiviste de l’irresponsabilité » car la question du référendum rappelle les déclarations honteuses et arrogantes (pensant certainement que les Français ne regarderaient pas la BBC ne parlant pas l’anglais…) de Ségolène Royale dans un entretien avec la BBC en juillet 2016 où cette dernière dit , « je ne veux pas de référendum pour le peuple français » ; « la France ne fera pas l’erreur de David Cameron, je peux vous l’assurer. Nous ne ferons pas de référendum sur la sortie de l’Union Européenne de la France, je peux vous l’assurer » et qualifiant, de fait, les citoyens français dans sa lancée de débiles mentaux incapables d’avoir un avis n’ayant pas le niveau et tout simplement pas le droit de décider laissant entendre que seul le parti socialiste a le droit de décider de l’avenir de la France et de son peuple !

 

Car, elle, Ségolène Royal et les autres élus en place ont la science infuse et savent tout en étant supérieur aux autres faisant du peuple français des vaches bien gardées. « Nous croyons aux bonnes questions par rapport aux réponses », justifie Royal sa position quand le journaliste de la BBC se marre en voyant une telle personnalité politique de France, pays des droits de l’Homme, refuser un droit fondamental à ce même peuple de France ! Un droit fondamental que les mêmes socialistes exigent pour les autres nations ! C’est sûr que la Crimée montre au peuple français que par un référendum un peuple peut choisir et ce qui n’est pas le cas du peuple français  qui, lui, vit dans une dictature socialiste !+

Parti socialiste aux ordres de l’agenda 21 et de Washington. C’est évident. Le PS est l’instrument de Washington et de l’agenda 21 pour appauvrir les gens (Hartz IV en Allemagne avec le socialiste Schröder et le RSA en France!), les casser de leur statut de citoyen (TAFTA, loi du travail) et pour détruire leur identité au sein de leur famille et de la leur nation et de leur Histoire ! « L’accueil des réfugiés, pour nous, c’est oui ! » : Appel à la constitution d’un réseau de villes solidaires », publie Cambadelis sur sa page internet . Le parti socialiste et Cambadélis font la promotion de l’import de populations africaines et de la soumission par l’islam en France et de la lutte du changement climatique en obéissant à l’agenda 21 et à l’ONU pour changer le monde sans tenir compte de l’avis du peuple français. Le peuple français doit être rééduquer dans le sang et par la violence ! Le PS étant un outil des Young Leaders pour changer la France dans ses fondements avec l’introduction de l’enseignement de l’arabe dans les petites classes au profit des langues régionales de France (Le breton, le corse, le catalan, l’alsacien), il faut bien sûr attaquer un député français, Thierry Mariani, qui a le courage de montrer une autre position politique et de montrer son soutien à la politique russe et à la Crimée. La Russie est attaquée par Washington par les armes avec l’OTAN (encerclement par l’OTAN de la Russie) mais par la guerre de communication dont le PS se fait le porte-parole. Sans autorisation de Washington François Hollande n’aurait pas pu être élu tout comme Angela Merkel. La masse des Français doit toujours croire que la Crimée a été annexée, que la Russie c’est la dictature et que la France c’est, elle, la terre des droits de l’Homme qui protège la Syrie contre le dictateur Assad et contre le dictateur Poutine ! Mariani soutenant la Crimée et la Russie est dans les camps des méchants pour le PS et il doit être diabolisé. Le Parti socialiste ment ce qui n’est pas une surprise mais ce qui est grave ! Pour cela il suffit de compter le nombre des Young Leaders, achetés par Washington et l’ONU dans leur rang mais aussi voir que le président français, François Hollande, a soutenu dès le départ les djihadistes en Syrie contre un gouvernement légal. Encore une fois, Hollande avec le PS, soutient la technique de guerre voulue par Washington. Les tueurs formés en Syrie contre Assad sont maintenant en France. D’ailleurs un arsenal important de l’OTAN utilisé par les djihadistes (Le Gladio islamiste en somme) a été découvert à côté d’Alep. De toutes les manières le PS et Royal, Hollande ou Cambadélis sont des individus qui appartiennent au passé de la France et qui ne resteront pas dans les livres d’Histoire ! Thierry Mariani, lui, travaille pour la France de demain qui est naturellement l’alliée de la Russie et forcément le soutien de la Crimée. Cambadélis soutient le régime de Porochenko, celui d’un homme qui a appelé à massacrer les russophones et leurs enfants dans leurs caves ! Cambadélis soutient la politique de l’ONU qui massacre des populations civiles. L’Histoire n’oubliera jamais cela !

Olivier Renault

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Alep: le siège va-t-il se briser ?

5 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie

  • L\\\'armée syrienne encercle totalement l\\\'est d\\\'Alep.

Al-Qaïda en Syrie et ses associés mènent actuellement une attaque de grande envergure au sud-ouest de la ville d’Alep.

Leur objectif est d’ouvrir un corridor entre les zones rurales d’Idlib/Alep qu’ils occupent et les zones encore contrôlées par Al-Qaïda qui sont assiégées à l’est d’Alep. Entre 5 000 et 10 000 combattants d’Al-Qaïda, qui utilisent des équipements fournis par les Américains, prennent part à la bataille. Sur le papier, certains de ces combattants sont des « modérés », mais en réalité, tous ces groupes se sont maintenant engagés à appliquer la charia et donc à bannir toutes les minorités. Ils ont fait quelques progrès contre les forces gouvernementales, mais les forces aériennes syriennes et russes les bombardent férocement.

L’état-major général russe sait et dit depuis le mois d’avril qu'al-Qaïda en Syrie (alias Front al-Nosra ou Fateh al-Sham) et les différents groupes terroristes planifient une attaque de grande envergure contre Alep. Un commandant d’al-Qaïda a, en effet, confirmé que l’attaque était planifiée depuis longtemps dans une harangue à ses combattants avant l’assaut actuel.

Cela jette une nouvelle lumière sur les négociations interminables que le secrétaire d’Etat Kerry a imposées, pendant des mois, à son collègue russe. Les Etats-Unis tentaient de protéger al-Qaïda contre les attaques russes et syriennes alors même que les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies demandaient l’éradication d’al-Qaïda et de Daech. Ensuite, les Etats-Unis ont « offert » à la Russie de se battre collectivement contre al-Qaïda, sous commandement étasunien. Nous avons qualifié cette offre d’insensée et de fourbe. Tous ces verbiages, on le voit maintenant, ne servaient qu’à gagner du temps pour permettre à al-Qaïda de préparer l’attaque qu’ils viennent de lancer.

Une autre tentative pour gagner du temps, qui a échoué celle-là, a été de changer le nom du Front al-Nosra en Fateh al-Sham. Certains médias « occidentaux » ont dit que le groupe s’était séparé d’al-Qaïda, mais il s’agissait, au contraire, de la fusion d’al-Qaïda central et de Nosra/al-Qaïda en Syrie sous un nouveau nom. Les sponsors qataris d’al-Qaïda avaient exigé ce changement de nom pour pouvoir convaincre, au grand jour, les gouvernements « occidentaux » et leur opinion publique qu'al-Qaïda en Syrie était composée de « rebelles modérés ». Mais l’imposture a échoué. Le stratagème était trop visible pour être pris au sérieux. Le soutien « occidental » d’al-Qaïda va devoir se poursuivre secrètement et modérément.

Si cette attaque était repoussée, les énormes pertes que al-Qaïda subirait pourraient la faire renoncer à l’option de la guerre ouverte de style militaire. Si al-Qaïda réussit à vaincre l’armée arabe syrienne, cette dernière aura besoin d’importants renforts de forces terrestres pour reprendre l’initiative.

Mais les Etats-Unis ont compris que leur projet de changement de régime allait échouer quelle que soit l’issue de la bataille. Ils proposent maintenant de diviser la Syrie. La Syrie et tous ses voisins sont contre. Cela n’arrivera pas, mais Washington peut causer d’énormes dégâts avant de se rendre à l’évidence. La Russie peut et doit empêcher d’aussi importantes manœuvres américaines d’ingénierie sociale.

Par ailleurs, la Russie doit maintenant décider si elle veut assez intensifier son engagement pour sortir de l’impasse actuelle. Avec le temps qui passe, une impasse devient coûteuse et peut, à tout moment, tourner brusquement en défaite. Il est clair que jusqu’à présent les Américains ne négociaient pas sérieusement. Ils ne faisaient que gagner du temps pour permettre de grandes attaques contre le gouvernement syrien. La Russie doit choisir entre quitter complètement la Syrie ou intensifier suffisamment ses efforts pour vaincre les terroristes de façon décisive. Ce n'est pas une décision facile.

Aujourd’hui, des terroristes ont abattu un hélicoptère russe en Syrie. Le corps sanglant du pilote mort a été traîné dans la boue par des dingues locaux qui ont filmé la scène et ont posté la vidéo, tout fiers. Si le gouvernement russe avait besoin d’un prétexte officiel pour revenir en Syrie, il en a un maintenant. Aujourd’hui, également, Daech a menacé d’attaquer la Russie à l’intérieur de ses frontières. Voilà une autre bonne raison de revenir en force en Syrie. Il faut noter que la Russie est déjà extrêmement contrariée par le climat irrationnel d’hostilité qui règne contre elle à Washington DC. Il aura des conséquences.

Le Guide suprême iranien a affirmé récemment que l’accord nucléaire avec les Etats-Unis était un échec. Les Etats-Unis ne l’ont pas respecté au final. L’argent iranien est toujours bloqué dans les comptes contrôlés par les Etats-Unis et aucune banque internationale ne veut faire des affaires avec l’Iran, car les Etats-Unis menacent de les pénaliser. Selon le Guide iranien, il faut en conclure qu’un accord n’est possible avec les Etats-Unis sur aucune question locale au Moyen-Orient et que toutes les négociations avec eux sont une perte de temps. Cette nouvelle position officielle pourrait enfin faire sauter les limites sur le déploiement iranien en Syrie. Pourquoi prendre la peine de se limiter puisque les Etats-Unis n’en tiennent pas compte ?

La manière dont la situation en Syrie va évoluer à partir de maintenant dépend en grande partie de la Turquie. La Turquie est en train de changer de politique étrangère et de se tourner vers la Russie, l’Iran et la Chine. Mais jusqu’où cet éloignement de « l’Occident » ira et s’il s’assortira également d’un revirement complet sur la Syrie n’est pas encore clair. Si la Turquie bloque vraiment ses frontières et, avec elles, l’approvisionnement des terroristes, la guerre contre la Syrie pourrait se terminer en un an ou deux. Si l’approvisionnement (secret) continue, la guerre pourra se poursuivre pendant de nombreuses années. Dans les deux cas, un plus grand soutien (renforts en troupes, etc.) du gouvernement syrien par ses alliés réduirait considérablement le temps que la guerre prendrait encore (et les dégâts). Rien que cela justifierait les efforts supplémentaires des alliés de la Syrie.

L’avenir dira si Téhéran et Moscou sont d’accord avec cette conclusion.

Moon of Alabama

Traduction : Dominique Muselet

source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7433

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Un front hémorragique et un service des urgences en panne. Par Erwan Castel

4 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #L'OTAN., #Europe supranationale

jeudi 4 août 2016

Le réveil de la guerre ou des consciences

Un front hémorragique et un service des urgences en panne. 
 
 
 
Désormais le fracas des détonations, sans que jamais on puisse s'y habituer, fait à nouveau partie du quotidien de la ligne de front du Donbass. Chaque soir, l'artillerie ukrainienne pilonne les territoires républicains dont certains noms reviennent inlassablement dans ce martyrologe européen...
 
Le 3 août, une nouvelle réunion du "Groupe de contact" chargé d'accompagner la mise en oeuvre des accords de Minsk a eu lieu à Minsk exactement une semaine après que l'échec de la précédente réunion qui n'est pas arrivée à trouver un accord pour engager un cessez le feu réel, notamment par un retrait des forces au niveau des "zones de contact" du front.
 
Au moment où se déroulait à Minsk cette nouvelle tentative de négociations, l'armée ukrainienne engagée sur le front a tenu a exprimer son point de vue sur le processus de paix, en réalisant une nouvelle campagne de bombardements sur des positions et des quartiers résidentiels de la République de Donetsk :
 
 
La plupart de ces bombardements ukrainiens s'accompagnent également sur les zone où les combattants sont à portée de leurs armes légères d'échanges de tirs dont la violence n'échappe pas aux services de propagandes kiéviens, confrontés à l'urgence de remotiver une armée en pleine déliquescence morale.
 
Vidéo de la propagande ukrainienne, secteur de Marinka
 

Le gouvernement de Kiev semble complètement enlisé dans un naufrage économique total, un échec politique insurmontable d'où surnagent les scandales quotidien de corruption d'état, les assassinats politiques et le frasques d'une Savchenko psychotique...

Porochenko sait que le soutien inconditionnel des palais de l'Union Européenne appartient désormais au passé et que les aides économiques commencent à exiger en retour des résultats qu'il sait impossible a réaliser... Les USA quant à eux, dont la stratégie est empêtrée dans l'imbroglio turc et l'impasse syrienne,semblent hésité à s'engager plus en avant et directement dans la crise, hormis des aides militaires via la branche néo-conservatrice qui contrôle un partie du département américain de la défense. Il reste quelques pays comme le Canada ou la France et bien sûr les pays baltes par exemple qui continuent a soutenir aveuglément les soudards de Kiev, par héritage bandériste, cupidité imbécile ou russophobie pathologique....

La population civile du Donbass, quant à elle a repris le chemin des nuits blanches où dans les caves sombres résonnent à nouveau les pleurs des enfants...

 

 

 

 

 
Devant l'échec total de sa politique autant suicidaire que génocidaire, Porochenko, pour sauver son pouvoir illusoire (mais lucratif), semble donc décidé à une fuite en avant et entraîner la région dans une nouvelle guerre meurtrière et folle. 
 
Dans les prochaines semaines à venir, les pays occidentaux vont certainement devoir (enfin) "monter sur leur trône" et choisir entre leurs intérêts militaro-industriels que représente l'acquisition du territoire ukrainien ou leurs responsabilités politiques, morales et historiques consécutives à un soutien ou un laisser faire donnés à ce gouvernement de tarés.
 
Car ne nous leurrons pas, Kiev ne peut mener cette guerre que grâce aux subsides du FMI et aux aides de l'Union Européenne, du Pentagone et de l'OTAN, l'argent ici n'est pas seulement le nerf de la guerre, il est aussi le carburant du génocide du Donbass.
 
Si demain, les pays occidentaux ne sanctionnent pas les violations ukrainiennes du cessez le feu par un blocus économique de Kiev, c'est que l'Europe aura choisi non seulement le camp de la guerre totale mais surtout le chemin de l'opprobre infâme...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya 
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Quand le JT de France 2 soutient de facto Al-Nosra, quel combat contre le terrorisme? Par Karine Bechet-Golovko

4 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Les média, #La République, #Terrorisme, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Politique étrangère, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Le fascisme

Quand le JT de France 2 soutient de facto Al-Nosra, quel combat contre le terrorisme?

Le 03 août 2016

Quand le JT de France 2 soutient de facto Al-Nosra, quel combat contre le terrorisme? Par Karine Bechet-Golovko

Après la série d’attentats qui touche la France, plus sanglants et plus barbares les uns que les autres, l’on aurait pu espèrer que la France réalise que soutenir des terroristes, simplement parce qu’ils n’aiment pas un Président étranger que les Etats Unis veulent faire tomber, est un peu léger comme justification d’une politique internationale. Mais non, aucune leçon n’a été tirée, comme le montre le JT de 20h sur France 2 hier soir, qui soutenait ouvertement “l’opposition” contre qui se déchainent les forces de Assad. Rappelons que ces forces “d’opposition” sont des membres de Al-Nusra, organisation reconnue comme terroriste non seulement par la Russie, mais aussi par l’ONU et les Etats Unis. Manifestement pas par la France, qui a l’hypocrisie de sa faiblesse.+

Voici la dernière mouture du “grand reportage” sur Alep qui vous fera comprendre à quel point le peuple syrien souffre, non pas en raison de Daesh, mais de l’armée de Assad et de la Russie, qui en plus ouvre des corridors humanitaires douteux. Livrer de l’aide humanitaire à une population au bord de la catastrophe humanitaire est en effet très douteux.+

Regarder à partir de la 15e minutes: JT de 20H présenté par Julian Bugier sur France 2 le 2 août 2016.+

Ainsi, les journalistes sont conduits par des forces d’opposition à Assad qui, donc très objectivement puisqu’elles sont “indépendantes”, leur livrent leur version des choses. Deux remarques: 1) Les journalistes français ont de bons contacts avec les groupes de cette “opposition modérée” armée contre le Gouvernement régulier syrien; 2) Aucune tentative n’ayant été faite pour chercher des personnes ayant un autre point de vue, France 2 se transforme en organe de propagande des groupes terroristes modérés en Syrie.+

Et d’insister sur le caractère douteux de l’aide humanitaire apportée par la Russie – sans expliquer pourquoi la coalition “démocratique américaine” préfère livrer des armes aux groupes terroristes combattant Assad plutôt que de la nourriture aux populations, alors que chacun est d’accord pour reconnaître que la population d’Alep est dans une situation de crise humanitaire. Selon l’ONU, 300 000 personnes sont en danger.+

Suite à l’intensification des combats autour d’Alep suite à la constante violation du régime de silence par les groupes terroristes, la Russie a décidé le 28 juillet de lancer une grande opération humanitaire pour aider la population de la ville, qui se réduit en deux temps: largage de nourriture, de produits pour bébés et autres produits de premières nécessités et ouverture de corridors humanitaires:+

Les organisations humanitaires internationales ont été proposées de se joindre à cette opération.+

Pour le sauvetage des civils en otage, ainsi que pour les combattants qui veulent mettre bas les armes, le Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes a été ordonné d’ouvrir 3 couloirs humanitaires.+

Près de ces couloirs humanitaires on va installer des centres de premier secours et d’alimentation.+

“En prenant en compte le fait que les partenaires américaines ne nous ont pas accordé les données sur la séparation de Jabhat al-Nusra et des détachements de l’Armée syrienne libre, il faut créer à nord d’Alep dans la direction de la route Kastello la 4ème couloir pour le passage sécurisé des combattants avec l’armement. Il est à noter, que cela n’est effectué qu’afin de garantir la sécurité des habitants d’Alep,». (…) Sergueï Choïgou a exprimé un espoir que « le collègues américaines nous accorderont les données sur les positions des formations de l’Armée syrienne libre et l’information sur l’apparence du détachement de l’opposition modérée – l’armement et le matériel, combien de chars, VCI et pièces d’artillerie on utilise.+

La population va être informée sur les couloirs humanitaires de sortie de la ville à coups de feuilles volantes, messages SMS, haut-parleurs. La tête de département militaire a ordonné d’organiser le parachutage des produits alimentaires, des médicaments et des objets de première nécessité aux civils bloqués par les combattants. L’attention particulière doit être payée à la livraison des objets de soin donné aux enfants et malades.+

Pour éviter les victimes vaines parmi les civils et les combattants qui n’ont pas mis bas les armes mais qui n’ont aussi pas s’entacher en crimes de sang, le Ministre de la Défense de la Russie a appelé le gouvernement syrien à garantir l’amnistie.+

La suite, nous la connaissons. Un hélicoptère russe en mission humanitaire a été abattu le 1er août par missiles par les rebelles modérés de Al-Nusra. 5 morts. Al-Nusra continue a attaquer Alep, ces gentils opposants dont parle France 2, sans les citer bien sûr, bombardent des quartiers de la vieille ville, des centres commerciaux, l’aéroport d’Alep. Et pendant ce temps, la presse parle, sans que l’information ne soit encore confirmée, de bombes chimiques de chlore lancées sur les populations avec morts et blessés par dizaines.
Mais Amnesty International estime que les corridors humanitaires ne servent à rien. Que ça ne résoudra pas le problème. Puisque le régime est responsable de ce que des terroristes aient pris en otage la population. Vouloir libérer cette population semble ne pas plaire à Amnesty.+

Et pour cause, les Etats Unis également condamnent cette opération humanitaire, l’armée syrienne doit tout bonnement cesser d’attaquer … les terroristes. Comme cela, les populations civiles seront libres. Est-ce une plaisanterie?+

Pendant ce temps, des groupes armés se rendent et l’armée syrienne avance, ce qui fait manifestement enrager les “partenaires américains”. Et explique cette campagne de dénigrement ignoble.+

Quel jeu joue France 2, chaîne publique? Aucun. Elle retransmet le message que la France veut faire passer. Seulement il faut choisir: soit pleurer sur les victimes de Nice, soit pleurer sur les terroristes d’Alep.+

Tant que la France soutiendra les terroristes, elle en paiera le prix.+

Karine Bechet-Golovko

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L'UL CGT de TOURCOING exige la réintégration de Stéphanie, caissière à Auchan City (communiqué)

3 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Terrorisme, #Chroniques du fascisme ordinaire

Publié par El Diablo

 

L'UL CGT de TOURCOING exige la réintégration de Stéphanie, caissière à Auchan City (communiqué)

ON NOUS COMMUNIQUE:

UNION LOCALE DE TOURCOING ET ENVIRONS
43 rue de Lille 59200 Tourcoing
03 20 24 48 34 / ulcgt-tourcoing@live.fr

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Laffaire de notre camarade Stéphanie, caissière à Auchan City, licenciée pour des faits futiles, prend une ampleur médiatique considérable. La disproportion entre la sanction (licenciement) et les faits présumés (la direction évoque une « malversation », une « fraude », pour des erreurs se chiffrant en centimes…), entre les protagonistes (un Empire milliardaire et une femme seule avec enfants, survivant avec moins de 1000 euros par mois), cette disproportion « parle » aux gens.
Cette honteuse affaire n’est hélas pas un évènement à dissocier de son contexte : un pays livré aux seuls appétits des capitalistes, dont le droit du travail est en voie d’être détruit (loi El Khomri), dont toutes les conquêtes sociales sont remises en cause, un pays ravagé par la précarité et le chômage, un pays où la haine de classe (en particulier vis-à-vis de la CGT, organisation historique à l’origine de toutes nos conquêtes) sévit de façon de plus en plus ouverte, un pays donc, où désormais, les exploiteurs se pensent intouchables et tout permis.
La société Auchan City Tourcoing, partie infime d’un Empire multimilliardaire, n’échappe pas à la norme : 150 000 euros de CICE (argent public donné à Mulliez), un terrain de rêve offert pour un euro symbolique, et pour les salariés, des conditions de travail très dégradées, des salaires de misère, un turn-over permanent, le « principe » même de l’hyper en centre-ville, vécu par ses dirigeants comme une « expérimentation » (qui ne ravit pas les commerçants du centre), fait des salariés du magasin des cobayes (moins payés que les autres salariés d’Auchan, avec une charge de travail supérieure, …). C’est cela aussi que révèle cette affaire.
Il a fallu à notre Union Locale batailler ferme pour obtenir l’organisation d’élections dans l’entreprise. Celle-ci a longtemps (et illégalement) reculer l’échéance. En juin 2013, finalement, face à une section « syndicale » CFTC de dernière minute, notre CGT gagnait ces élections avec 72 % des voix du personnel. Depuis, l’influence de la CGT n’a fait que se renforcer, malgré le turn-over, et ceci pour deux raisons : une gestion du personnel désastreuse qui multiplie les pressions et sanctions, et une écoute et une réactivité très fortes de nos militants dans le magasin et dans notre Union Locale.
A cela il faut ajouter
une volonté manifeste de salir la CGT et son délégué syndical (sous très haute pression). Ceci sur un territoire administré par l’ami des patrons Darmanin, contre lequel notre Union Locale doit également se battre, puisqu’il souhaite nous expulser de la ville.
Cette affaire donc, médiatisée (mais qui n’est que la face émergée de l’iceberg des humiliations vécues par le monde du travail), révèle à grands traits ce à quoi les dirigeants de ce pays (politiques et économiques) nous préparent : une société où seule la loi du profit, la loi du plus fort, a droit de cité, quand les travailleurs sont censés rester dociles, se sentir coupables et en même temps heureux d’avoir un boulot, même très mal payé, même très pénible, et même si les fins de mois commencent au plus tôt.

Pour revenir à Stéphanie : notre CGT est la sienne. Nous défendons ses intérêts de la même manière que ceux de milliers d’autres, au quotidien, dans une ville où près d’un tiers des habitants vit sous le seuil de pauvreté. Le barbecue populaire que nous avons organisés samedi soir, après avoir invité à Tourcoing-Plage celles et ceux qui le voulaient, a encore accentué notre vocation : en plus d’organiser les travailleurs dans l’entreprise, nous ne pouvons que combattre avec celles et ceux qui sont sortis de l’entreprise par la loi du profit, discuter avec eux, rendre contagieux notre « optimisme de la volonté », combattre la résignation et le fatalisme (terreaux des fascismes). Et c’est pourquoi nous resterons dans nos locaux, la « Maison du Peuple ».
Stéphanie comme tant d’autres risque de voir sa situation se dégrader encore avec le chômage.
NOUS NE L’ACCEPTONS PAS ! Et notre révolte face à sa situation, cette révolte, nous la vivons chaque jour au contact des travailleurs (avec ou sans emploi) de Tourcoing. Lorsque la presse indique que Stéphanie ira défendre ses intérêts aux Prud’Hommes, elle a raison. Mais nous ne nous satisfaisons pas de cette « victoire » à venir. NOUS EXIGEONS LA REINTEGRATION DE NOTRE CAMARADE !
Nous lançons un appel aux Mulliez : la colère de vos salariés (à noter que Stéphanie et la CGT bénéficient d’un soutien quasi unanime dans le magasin), c’est aujourd’hui aussi la colère de vos clients. Il y a des limites. Vous les dépassez. Cette affaire n’est pas un évènement isolé, mais bien le révélateur d’un malaise bien plus large. A vous de l’entendre.
La section syndicale CGT Auchan City Tourcoing exige :
- La réintégration de Stéphanie, préalable à une refonte de la gestion du personnel.
- Cette gestion du personnel doit considérer les salarié(e)s du magasin comme des êtres humains et non comme des denrées périssables.
- A cet effet il faut renouer la confiance avec le personnel, en le reconnaissant, et notamment en procédant à une augmentation des salaires (pour au moins les aligner sur les autres magasins Auchan)
- Il faut embaucher du personnel, et sans attendre les trop nombreux cadeaux que vous font l’Etat et les collectivités territoriales avec l’argent public.
- Enfin, il faut renouer le dialogue avec les représentants du personnel et ne plus chercher à créer une autre réalité (sans la CGT) que la réalité actuelle (avec la CGT)

 

Tourcoing, le 2 août 2016

 

SOURCE:

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Assad le tyran ? Par Philip Roddis – Le 23 mai 2016.

3 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Assad le tyran ?


Par Philip Roddis – Le 23 mai 2016 – Source Off Guardian

Je connais des hommes et des femmes intelligents, courageux, indépendants et bien intentionnés qui sont sûrs que Bachar al-Assad – le type affable qui ressemble à un gendarme français et qui, s’il n’en tenait qu’à lui, serait le chirurgien ophtamologiste qu’il voulait être et pour quoi il a été formé si l’Histoire ne lui avait pas réservé d’autres projets – est un monstre. Certains disent qu’il est tout aussi mauvais que les coupeurs de tête acharnés à transformer un pays divers et autrefois prospère en un théâtre d’horreurs incroyables : justement l’idée que poursuivent les fanatiques de la volonté d’Allah sur la terre.

Moi, je suis enclin à laisser au gars un peu de mou, et cela pour trois raisons.

UN, l’info sur la prétendue tyrannie d’Assad junior et son impopularité universelle, et sur les incidents de Daara largement mis en avant dans les médias commerciaux et sociaux comme ayant suscité une révolution syrienne, est d’origine louche. Les sources comprennent des topos émanant de Washington, de Whitehall et de politiciens de l’OTAN dont les antécédents sur la région seraient, dans tout monde sain et à peu près alerte, traités avec dédain. Elles incluent aussi Al-Jazeera – propriété de l’Émir du Qatar, dont des décennies d’hostilité envers Damas rendent presque sans valeur le traitement de la Syrie par cette source, par ailleurs utile – et le pompeusement intitulé Observatoire syrien des droits de l’homme. Permettez-moi de vous parler de ces types. Ou plutôt, ce type, puisque même le New York Times – qui n’était pas un porte-parole de Damas la dernière fois que nous avons vérifié – décrit cet Observatoire comme « un homme-orchestre dont le fondateur, Rami Abdul Rahman, a fui la Syrie il y a treize ans et opère à partir d’un appartement (à Coventry) ».

(Veux tu dire que c’est comme pour « steel city scribblings » ? [le blog de l’auteur, NdT] Nous, nous avons des équipes de journalistes sur nos listes de paie…)

Regardez : l’Ukraine et la Grèce… L’Irak, la Libye et la Syrie… La Bolivie, le Venezuela et une série d’autres pays dont les politiques déplaisaient à Washington et à Wall Street. De grands récits généraux sont construits sur le gouvernement de ces pays – avant des interventions ouvertes ou secrètes – à partir de preuves douteuses. À force de répétitions, et à travers le ton sobre des politiciens et des experts impartiaux, ces récits acquièrent le statut d’une vérité inattaquable. J’ai entendu des universitaires expérimentés – des hommes et des femmes qui sanctionnent régulièrement leurs étudiants pour ne pas étayer leurs affirmations dans leurs travaux – réciter de telles opinions inconsciemment pro-impérialistes sans l’ombre d’une preuve. J’ai entendu une militante de gauche aguerrie et courageuse me dire, lorsqu’elle a été mise au défi d’étayer une affirmation selon laquelle Assad est aussi malfaisant qu’EI, qu’elle verrait si elle pouvait « déterrer quelque chose » – puis perdre son sang-froid lorsque j’ai dit que c’était chercher une preuve pour appuyer une conclusion a priori. (Autre qu’un lien vers Al Jazeera, sa propre source était ce type magnifique à l’Observatoire syrien, que je dois réécouter.) Et j’ai rencontré un ami juif qui me disait que les horreurs sur Assad « ne peuvent pas toutes être des inventions ». Des types moins forts que moi pourraient sombrer dans le désespoir lorsque quelqu’un comme lui – apparenté à des gens qui en savent beaucoup sur l’échelle industrielle de la calomnie – parle de cette manière.

Un exemple central de cette authentification par la répétition est l’usage présumé du gaz sarin neurotoxique, élevé par des diffusions répétées au statut de fait avéré. Sur cette question et d’autres s’y rapportant, j’ai vu trop de partis manifestement biaisés prononcer la culpabilité d’Assad sans aucune preuve ou alors infiniment minces ; trop de groupes et d’individus crédules relayant de tels jugements sur Facebook et Twitter. J’ai aussi entendu des amis intelligents, qui devraient en savoir plus, dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu, un proverbe dangereusement complaisant lorsque le poids combiné des médias occidentaux parle d’une voix uniquement et singulièrement non critique. En revanche, je vous recommande cette enquête de Who What Why [Qui, quoi, pourquoi] ;  pas seulement parce qu’elle conseille la prudence mais aussi pour son approche impartiale. Who What Why n’exclut pas la possibilité de la culpabilité d’Assad. Ce qu’il fait est d’exposer les faits connus, en commençant par les multiples usages du sarin en Syrie, avant de peser les preuves médico-légales et balistiques et de poser la question du cui bono ? – Damas, les islamistes et l’OTAN. Le résultat n’est pas seulement un exemple rare d’appréciation sobre sur un aspect important du désastre qu’est la Syrie ; plus généralement, c’est un modèle de ce à quoi ressemble une enquête solide et critique.

Un autre exemple souvent répété de la vilenie d’Assad est l’usage de bombes barils. Damas est-il coupable ? Avec un plus grand degré de certitude que pour le sarin, la réponse est probablement oui. De mauvaises choses, les bombes barils, mais elles sont aussi artisanales et sommaires : au contraire du degré technique de l’armement utilisé – au bénéfice de l’énorme industrie américaine de l’armement – par la coalition des forces en Irak, où les gens meurent encore de l’uranium appauvri laissé par les armes conventionnelles. « Scandaleux, disent Kerry et Obama. Ces gens épouvantables utilisent (gloups) des bombes barils. » Et comme s’ils n’attendaient que ça, les bavards des médias commerciaux et sociaux se précipitent pour relayer le message partout – aucun des deux groupes ne se souciant de vérifier si les bombes barils sont pires que les faucheuses de marguerites et autres panoplies létales couramment utilisées par nos forces. Subitement, l’épreuve de vérité pour séparer les bons types des mauvais est l’usage de bombes barils. Comme nous sommes facilement manipulables !

Mais ce sont des détails, de simples embellissements de récits plus larges qui viennent pour dominer notre compréhension des conflits à l’étranger et notre rôle infailliblement bien intentionné là-dedans. Et les escrocs et les menteurs courent parmi nos classes politiques, bien sûr, mais la plupart des politiciens parviennent à façonner nos points de vue sur les questions étrangères non seulement parce que nous avons tendance à en savoir peu et à peu nous en soucier, mais parce qu’ils s’en convainquent d’abord eux-mêmes. Pour certains, c’est parce qu’ils sont bêtes. (Mémoire pauvre et incapacité à établir des liens y contribuent.) Pour d’autres, c’est parce qu’ils en savent moins que nous. Et pour la plus grande partie, c’est parce que – guidés par le conformisme, la dissonance cognitive, le sens du côté où notre tartine est beurrée et la pure paresse – les humains sont disposés à croire ce qu’il convient de croire. Parce que nous à l’Ouest nous savons, comme dans nous pensons que nous savons, que nos chefs et nos médias sont tenus à des vérifications et à des contrepoids qui fonctionnent plus ou moins, donc que la thèse du mensonge répété qui devient vérité de Hitler n’est plus valable. Soutenez-vous que Assad est le diable que l’on nous a dit qu’il est ? Comment et où l’avez-vous découvert ? Voici une enquête d’opinion internationale – sûrement plus crédible et impartiale que les sources citées ci-dessus – montrant qu’une majorité de Syriens le soutiennent. Vous ne l’aurez pas vu dans le Daily Mail. Vous devriez l’avoir vu dans le Guardian ou l’Independent, mais seulement comme une note dissonante mineure – la quantité comptant ici plus que la qualité – dans une symphonie bien orchestrée, Assad le diable en sol majeur.

DEUX, dans tous les cas où l’Ouest a pesé de tout son poids militaire et financier pour déloger un prétendu tyran au Moyen-Orient, les résultats ont été : chaos meurtrier… privatisation … destruction de la protection sociale… gros bénéfices non seulement pour les marchands d’armes mais pour le grand capital en général, aidé par des politiciens opportunistes – allez vérifier Haliburton-Cheney, Clinton-ExxonMobil. En somme, ceux qui ont le plus à gagner à renverser le tyran sont précisément ceux qui contrôlent le récit sur sa tyrannie. Cela ne disqualifie pas automatiquement le récit, mais cela devrait nous rendre soupçonneux. Alors pourquoi n’est-ce pas le cas ? Pourquoi tant de gens de gauche et du centre-gauche répètent-ils et relaient-ils ce récit sans se soucier de faire un petit bout d’appréciation indépendante des preuves ? Et oui, je sais que certaines gens ont des boulots, des enfants et des vies occupées. Tout le monde ne peut pas passer des heures et des heures à étudier chaque affirmation des médias milliardaires, mais ce que nous pouvons tous faire est de faire de la place pour ménager un espace à un scepticisme à l’ancienne et à cette question perpétuellement utile, cui bono?

(Bien que je ne sois pas prêt à exposer complètement mes vues à ce propos, je vois beaucoup le chaos syrien comme un produit des politiques occidentales, à considérer à la lumière des tensions entre l’Occident et non seulement la Russie, mais aussi la Chine. Ces tensions ont de multiples aspects, fiscaux et économiques autant que géopolitiques et militaires, et il y a des signes que la Chine et la Russie s’unissent – la première amenant son énorme surplus, la seconde ses énormes réserves énergétiques – pour contester une hégémonie du dollar qui a soutenu le monde occidental depuis 1945 et près de la totalité de l’ordre mondial depuis la chute de l’Union soviétique en 1990. Tandis qu’il y a des aspects positifs à cette contestation, en particulier la capacité des pays en développement de résister à l’austérité imposée par le FMI en concluant des accords moins draconiens à Pékin et à Moscou, le résultat est que le monde est plus dangereux. L’Histoire n’offre pas d’exemple de pays le plus puissant sur la terre autorisant que son économie soit contestée, et dans ce contexte, la localisation géographique de la Syrie est importante. Ses ports en eaux chaudes sur la Méditerranée en font la candidate évidente pour transporter le pétrole des producteurs éloignés du littoral jusqu’en Europe, avec des routes concurrentes sur la table. Assad a rejeté l’oléoduc occidental/saoudien/qatari soutenu par l’Égypte passant par Homs (arabe) pour choisir en lieu et place l’oléoduc Iran-Irak (islamique) soutenu aussi par la Russie. Étant donné cela, une compréhension du conflit syrien comme une guerre des oléoducs – Washington ayant une fois de plus inventé ou exacerbé un soulèvement populaire qui doit être soutenu au nom de la Démocratie – ne peut pas être rejetée facilement. Ni le contexte plus large tel qu’il est brièvement esquissé.)

TROIS, supposons que certaines au moins des choses dites sur la brutalité d’Assad puissent être prouvées. Je n’ai pas encore vu de preuves crédibles, mais cela ne signifie pas qu’aucune ne pourrait surgir. Où cela nous mènerait-il ? Pour ceux qui à gauche font passer leur noble universalisme au-dessus de la realpolitik, la réponse est claire : tous les côtés sont également et indiciblement vils, donc la peste est partout ! OK, pour les besoins du raisonnement, disons que Assad est aussi mauvais que les coupeurs de tête. (Pire peut-être, puisque ceux-ci ont au moins la courtoisie de fournir les preuves de leur mauvaiseté sur internet.) Pour les champions d’une troisième force islamiste modérée qui s’est réduite à un croupion autour de Londres et de Washington (qui eux-mêmes n’y croient plus mais tiennent la ligne), la conclusion, rarement formulée mais découlant logiquement de cette prémisse, est que c’était à Assad de jeter l’éponge et d’embarquer ce soir pour une clinique suisse où il pourrait pratiquer l’optométrie chère à son cœur, et tout irait pour le mieux. En particulier si les Russes partaient aussi, suivis par le Hezbollah. Trois démons hors du cadre ; quelle joie ! C’est vrai, les fantassins d’Allah aiment chanter Les Alaouites au couteau, les chrétiens à Beyrouth, mais c’est la fougue de la jeunesse, n’est-ce pas ?

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker francophone

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Vaincre la haine christianophobe, en France et en Syrie Par Bruno Guigue

1 Août 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La nation ., #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #l'islamisme, #Daesch, #Arabie Saoudite

Vaincre la haine christianophobe, en France et en Syrie

Par Bruno Guigue – le 26 juillet 2016 – Arrêt sur Info

 Des CRS devant l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray

Des CRS devant l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray

Assassiner un prêtre catholique dans son église, c’est frapper cruellement la France, la tétaniser par l’horreur du crime commis. Mais c’est aussi la frapper au plus profond, la blesser, à travers la communauté catholique, dans une de ses traditions spirituelles les plus anciennes. Avec l’ignoble attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, une France qui était déjà meurtrie le 14 juillet vient de subir de plein fouet la haine sectaire, antichrétienne, des émules de Daech.

Les chrétiens d’Orient en savent quelque chose : cette vindicte meurtrière ne fabrique pas ses ennemis au hasard. Au Moyen-Orient, les communautés religieuses minoritaires dressent un obstacle symbolique sur les pas du projet totalitaire mené sous l’emblème de la charia wahhabite. Le pseudo-califat de Mossoul y exige une sanglante épuration confessionnelle qui frappe les chrétiens, les yézidis, les chiites, mais aussi les Kurdes, dont le sunnisme d’inspiration soufie est également suspect à leurs yeux.

 

Si le djihadisme est (notamment) christianophobe, c’est parce que son idéologie sectaire de matrice saoudienne est circulaire : tous ceux qui, en raison de leur confession, sont naturellement enclins à la tiédeur envers l’entreprise purificatrice s’exposent à en faire les frais. Cette règle d’intolérance est valable partout, en France comme au Moyen-Orient. Elle est constitutive de l’entreprise d’asservissement dont Daech est l’avatar contemporain, et l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, après tant d’autres, est l’application de cette doctrine mortifère.

Si les informations communiquées par les enquêteurs sont exactes, l’un des auteurs de ce meurtre, connu des services de police, aurait été refoulé par la Turquie à la fin de l’année 2015 lors d’une tentative de pénétration en Syrie. Ce candidat au djihad n’ayant pu exercer sa violence meurtrière au pays de Cham, il l’a donc déchaînée en France. Frustré de sa dose d’hémoglobine sur le théâtre syrien, il s’est offert une compensation à domicile. Difficile, une fois de plus, de nier le rapport entre la terreur qui s’abat sur nos têtes et la politique moyen-orientale de nos dirigeants.

Avec cet aller-retour France-Turquie, le crime du 26 juillet fournit une illustration saisissante de l’effet boomerang entretenu par une politique française particulièrement perverse. Car les petites frappes du djihad ont été encouragées par le discours officiel à mener leur sanglante équipée en Syrie, et elles y sont parties par centaines, la fleur au fusil, pour tuer en masse les partisans de Bachar-le-boucher, pour reprendre l’expression de Jean-Pierre Filiu, principal conseiller du président français et ministre officieux de cette propagande de guerre contre un État souverain.

Ces desperados de la terreur, les Syriens de toutes confessions en subissent les exactions depuis 2011, et notamment les chrétiens du quartier de Bab Touma, à Damas, où les obus de mortier en provenance de la zone rebelle font régulièrement leur lot de victimes, jusque dans l’enceinte du Lycée français Charles-de-Gaulle ! Mais les rebelles de l’armée de l’islam font partie de l’opposition prétendument modérée reconnue par nos dirigeants, et ils bénéficient du précieux soutien de l’Arabie saoudite, ce pays allié de la France où le culte chrétien est rigoureusement interdit.

Cela n’empêchera pas un exécutif français complètement schizophrène, totalement cynique, ou les deux à la fois, de condamner le crime christianophobe en France au moment où il le cautionne en Syrie en déroulant le tapis rouge devant des chefs rebelles couverts de sang. Manifestement, il s’avère incapable de répondre à la crise gravissime que traverse notre pays autrement que par la persévérance dans une double absurdité, politique et militaire.

En diabolisant l’État syrien, le gouvernement français contribue à prolonger la prolifération du nid de serpents puisqu’il affaiblit la principale force qui l’affronte courageusement sur le terrain. Simultanément, il se livre à des bombardements aériens militairement ineptes qui ont pour principal effet, en tuant des civils, d’alimenter la haine de la France. Pour faire échouer cette tentative de déstabilisation de la société française, ni les discours compassionnels ni les mouvements de menton mussoliniens ne suffiront. Ce qu’il faut, c’est changer radicalement de politique et s’allier avec ceux qui combattent le terrorisme au lieu de distribuer des médailles à ceux qui le financent.

Bruno Guigue

Article original publié dans Arrêt sur Info

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Hillary Clinton avoue tout sur Al Qaida .

31 Juillet 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La République, #La Russie, #L'OTAN., #Terrorisme, #l'islamisme

Elle avoue tout sur Al Qaida Partager à max avant que Facebook enleve la vidéo

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