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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

Le plan de destruction de l'Algérie et du Maroc (Vernochet, Hindi)

9 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Le plan de destruction de l'Algérie et du Maroc (Vernochet, Hindi)

A l'occasion de leur chronique régulière pour MPI-TV, Youssef Hindi et Jean-Michel Vernochet s'interrogent sur le plan de destruction du Maghreb que BHL continue de développer et qui frappe maintenant l'Algérie et le Maroc.

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Neuf thèses sur la guerre dans laquelle nous sommes engagés

9 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #Terrorisme, #Daesch, #La Turquie

Neuf thèses sur la guerre dans laquelle nous sommes engagés


Rostislav Ichtchenko

Par Rostislav Ichtchenko – Le 2 mai 2016 – Source thesaker.is

Les 27 et 28 avril, le ministère russe de la Défense a tenu une conférence internationale sur la sécurité. Je participe à un groupe débattant des révolutions de couleur.

Le temps accordé aux intervenants (5 minutes) et aux participants au débat (1 minute) était trop bref pour présenter la totalité du concept des révolutions de couleur dans la politique moderne et leur impact sur la sécurité générale et militaire de l’État touché. Par conséquent, je présenterai mes vues sur la question sous forme de points. Je serai succinct, parce qu’on peut écrire une étude en plusieurs volumes sur les révolutions de couleur et la guerre hybride en général, et même alors le sujet pourrait ne pas être traité complètement.

Thèse 1. Le fait même que les militaires étaient intéressés par ce sujet (en fait des représentants de plusieurs douzaines de ministères de la Défense de divers pays ont participé à la discussion) montre que les révolutions de couleur sont considérées par les États modernes non pas comme une menace intérieure (où la police et les services spéciaux seraient intéressés), mais comme une menace extérieure. Elle a les caractéristiques d’une agression militaire, donc la contre-attaque relève de l’armée.

Thèse 2. Les coups d’État colorés, qui sont un élément de la guerre hybride moderne, ne sont pas apparus seulement parce qu’un conflit direct entre deux puissances nucléaires est devenu impossible en raison de leur destruction mutuelle certaine. Différents scénarios d’une guerre nucléaire limitée ou d’un conflit armé entre les superpuissances n’utilisant que des armes non nucléaires ont été et sont examinés. Toutefois, si des pays détiennent des armes nucléaires, un conflit militaire où celles-ci seraient utilisées est possible, et les états-majors généraux doivent avoir des plans pour cette éventualité.

Les coups d’État colorés étaient une réponse à cette impasse politique qui a surgi comme résultat de la formation, à la fois dans les pays civilisés et au niveau du droit international, de l’idée selon laquelle la guerre n’est pas un outil admissible pour résoudre des problèmes politiques. Ainsi, les coûts politiques et moraux pour un État qui ouvre les hostilités, même si un énorme avantage en termes de forces permet une victoire rapide avec des pertes minimes, sont devenus plus élevés que les avantages matériels et politiques du contrôle sur le territoire ennemi. Un blitzkrieg, et encore plus une campagne militaire prolongée, sont devenus non rentables.

Thèse 3. Un coup d’État de couleur n’est pas perpétré lorsque la situation est mûre pour un changement de régime (situation révolutionnaire classique), mais lorsqu’une force extérieure est intéressée à prendre le contrôle sur l’État victime.

Un coup d’État coloré est impossible sans ingérence extérieure. Lorsque le mécanisme du coup d’État est lancé dans un pays, cela signifie que celui-ci est attaqué par un agresseur.

L’identification de cet agresseur est généralement aisée. Prouver ses intentions agressives, si évidentes soient-elles, est toutefois habituellement impossible sur la base du droit international. L’agresseur expliquera toujours son ingérence dans les affaires intérieures de l’État victime en recourant à des excuses humanitaires et à la protection des droits humains.

Je vous rappellerai que selon les accords de Helsinki (qui sont maintenant les règles de l’OSCE et de l’ONU), la défense des droits humains ne peut être exclusivement l’affaire intérieure d’un État.

Thèse 4. Pourtant un agresseur a besoin de légitimer ses actions aux yeux de la communauté internationale. Par conséquent, en règle générale, il tente d’obtenir un mandat de l’ONU ou de l’OSCE pour intervenir ou, au moins, pour former une coalition internationale formelle de plusieurs douzaines de pays dans le but de masquer son agression, la décrivant comme visant à contraindre un régime dictatorial à respecter les normes internationales.

Thèse 5. Cela limite le genre de pays en mesure d’utiliser le mécanisme des coups d’État de couleur. Le pays agresseur doit non seulement disposer d’une immense supériorité militaire sur le pays victime (c’est souhaitable, mais pas absolument nécessaire). Il doit avoir un poids politique et diplomatique suffisant pour assurer une couverture légale à son ingérence.

Thèse 6. Comme n’importe quelle guerre ou opération militaire, le coup d’État de couleur est soigneusement planifié et préparé. En général, plusieurs plans sont élaborés, qui dépendent du degré de résistance du pays victime.

Le scénario idéal comprend la capitulation ou la trahison des élites nationales. C’est l’option la moins chère. Dans ce cas, toutes les ressources du pays victime, y compris le système politique et la structure administrative, peuvent être immédiatement utilisés par l’agresseur pour ses fins politiques.

Lorsque les élites nationales ne capitulent pas, la méthode des manifestations de rue pacifiques est utilisée. L’élite qui résiste est contrainte, sous la pression des manifestations de rue, de remettre son pouvoir à ses collègues les plus souples. Il lui est, en substance, donné à choisir entre la capitulation volontaire et une tentative de réprimer les manifestations, au risque de provoquer des victimes accidentelles, ce qui fournit le prétexte de décréter le régime répressif et dictatorial, de l’accuser de brutalités policières et de déclarer qu’il a perdu toute légitimité.

Si ce genre de pression pacifique ne fonctionne pas, au cours des semaines ou des mois qui suivent (cela dépend de la situation et de la résilience du régime du pays victime), on passe à l’insurrection armée. Dans ce cas, le régime est forcé de choisir entre la capitulation et les inévitables victimes d’une confrontation armée, qui se compteraient en douzaines ou même en centaines.

Parallèlement à l’incitation aux manifestations pacifiques ou au soulèvement armé, le pays agresseur organise l’isolement politique et diplomatique du pays victime.

Si le soulèvement armé dans la capitale ne se produit pas ou ne débouche pas sur un changement de régime, le scénario suivant est la guerre civile. Dans ce cas, le pays agresseur déclare que le pouvoir est illégitime, il reconnaît l’opposition et lui fournit un soutien politique, diplomatique, financier puis militaire.

Enfin, si les résultats de la guerre civile débouchent sur une impasse, ou si l’opposition est en train de perdre, une agression directe (sous un prétexte humanitaire) est possible. La version plus douce est la mise en œuvre de zones d’exclusion aériennes et la fourniture massive d’armes, y compris des armes lourdes, aux rebelles. La version plus sévère implique l’invasion directe par des troupes étrangères, en règle générale déguisées en volontaires, ou par des forces spéciales.

Thèse 7. Comme on le voit, en dépit du caractère ostensiblement pacifique ou informationnel du coup d’État de couleur, son succès est garanti par la présence, derrière les diplomates et les journalistes, d’une force armée qui peut supprimer, si nécessaire, la résistance de l’élite nationale, même si celle-ci décide de se battre jusqu’au bout.

Cette variante a été utilisée en Irak, en Serbie et en Libye. Jusqu’à présent, elle n’a échoué qu’en Syrie. Mais en Syrie, il y avait une nouvelle composante importante. Les ressources, y compris militaires, d’une autre superpuissance étaient engagées dans le soutien au gouvernement légitime. La situation a changé, passant d’un coup d’État de couleur à une confrontation directe des deux superpuissances, comme dans les guerres de Corée et du Vietnam.

Ainsi, une condition nécessaire pour tout scénario de coup d’État de couleur était éliminée : la supériorité absolue, politique, diplomatique, économique, financière et militaire du pays agresseur sur le pays victime.

Cela nous amène à la thèse 8. Un coup d’État de couleur ne peut être stoppé ni par la consolidation de l’élite nationale (il ne ferait que progresser vers le scénario suivant), ni par la préparation de son armée à combattre (elle finira par s’épuiser), ni par un travail efficace de la presse nationale (elle sera submergée par les capacités technologiques de l’agresseur).

La préparation du pays victime à résister est une condition nécessaire mais non suffisante pour bloquer les mécanismes du coup d’État de couleur.

Seul le soutien des autorités légitimes du pays victime par une autre superpuissance en mesure d’affronter le pays agresseur avec une force égale, de toutes les manières et par tous les moyens, peut stopper une agression colorée.

Enfin, la thèse 9 et la conclusion. Les coups d’État de couleur d’aujourd’hui sont des opérations locales au sein de la confrontation mondiale des superpuissances. Tout comme les guerres de Corée, du Vietnam et d’autres encore, dans les années 1950 à 1990, n’étaient souvent que des guerres par procuration entre l’URSS et les États-Unis sur le territoire de quelqu’un d’autre, les coups d’État de couleur modernes, qui sont l’une des formes de la guerre hybride, sont aussi des éléments de la confrontation entre la Russie et les États-Unis.

C’est la guerre. Une nouvelle sorte de guerre. Pas la guerre comme continuation de la politique par d’autres moyens (pour reprendre l’expression de Clausewitz), mais la technologie colorée comme extension de la guerre par d’autres moyens.

Nous nous sommes engagés dans cette guerre avant de réaliser que nous étions en guerre. Comme cela arrive souvent avec la Russie, nous avons commencé par les défaites des années 1990, ensuite nous avons repris nos esprits, appris à combattre et nous avons combattu avec succès ces deux dernières années.

Article original paru sur e-news.su

Traduit du russe en anglais par Seva.

Traduit de l’anglais par Diane, vérifié par Wayan, relu par Diane pour le Saker francophone

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9 Mai: le pape et l'hommage implicite aux peuples soviétiques. Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

9 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #La République, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

9 Mai: le pape et l'hommage implicite aux peuples soviétiques.Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

9 Mai: le pape et l'hommage implicite aux peuples soviétiques. Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

© Photo. Photo courtesy of Pavel Dorohin

International

20:10 07.05.2016(mis à jour 08:39 08.05.2016) URL courte

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A l'approche du Jour de la Victoire, le Pape François s'est publiquement épinglé le ruban de Saint-Georges... et a énormément offensé Kiev. Maintenant, l'Ukraine menace d'interdire au Pape l'entrée dans le pays et le proclame digne du titre de "beau-père" et non Pape.

Le ruban orange et noir a été offert au Pape par le député russe Pavel Dorokhine lors d'une audience générale du pontife sur la place Saint-Pierre au Vatican. Le Pape a volontiers accepté le cadeau et l'a épinglé sur sa soutane pour commémorer les héros de la Seconde Guerre mondiale et exprimer sa solidarité avec le peuple russe.

La photo du Pape avec le ruban sur sa soutane a vite fait le tour des médias internationaux, et les autorités ukrainiennes ne sont pas restées de marbre…

The Pope wears a St. George Ribbon

Папа Римский надел георгиевскую ленту pic.twitter.com/oyeHrVFtwf

— Marcel Sardo (@marcelsardo) 6 мая 2016 г.

9 Mai: le pape et l'hommage implicite aux peuples soviétiques. Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

© REUTERS/ Valentyn Ogirenko

Les médias ukrainiens s'emmêlent encore les pinceaux !

Ces derniers temps, le ruban de Saint-Georges ne suscite qu'une réaction hostile en Ukraine. Après que la confrontation civile a éclaté, le ruban est devenu un symbole non officiel des opposants au régime actuel. Tout cela, ruban, autres symboles soviétiques, ainsi que soi-disant "mythes" soviétiques sur la Seconde Guerre mondiale, sont désormais regardés d'un mauvais œil par Kiev. Les radicaux mènent d'ailleurs une vraie chasse à ceux qui arborent le ruban orange et noir.

En mai 2014, un symbole alternatif au ruban a été créé, un pavot rouge qui copie de fait un emblème apparu jadis au Royaume-Uni.

Cette année à l'approche du Jour de la Victoire, les autorités exigent que les Ukrainiens ne portent en aucun cas le ruban de Saint-Georges.

Et dans ce contexte, le gouvernement ukrainien qui a déjà fait des pieds et des mains pour éradiquer toute trace de l'"agresseur", a reçu la nouvelle en pleine figure: le Pape François porte lui aussi le ruban!

9 Mai: le pape et l'hommage implicite aux peuples soviétiques. Le Pape François porte le ruban de Saint-Georges, Kiev enrage

© Flickr/ Bill Brooks

En Ukraine, l'Institut de la mémoire ordonne d'oublier un symbole de la victoire

Les Ukrainiens n'ont pas tardé à se mettre en colère. Certains ont proposé d'interdire au souverain pontife l'entrée dans le pays, d'autres l'ont baptisé de "beau-père" et non Pape. Visiblement, le geste leur a tapé sur les nerfs!…

Et c'est alors qu'il n'y a pas longtemps Kiev se vantait du soutien implicite du Pape, après avoir pris le symbole de la Journée mondiale de la Trisomie 21 pour un drapeau national ukrainien. Sans se douter de rien, ils ont publié une image diffusée sur Instagram qui représentait le Pape François embrassant deux petites filles, dont l'une tenait dans sa main des rubans jaunes et bleus, qui rappellent, selon eux, l'un des emblèmes de l'Etat ukrainien.

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Le 8 mai 2016 en Ukraine les nazis tuent impunément, l'Union Européenne est étrangement silencieuse.

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme, #La Russie

Le 27 avril 2016 à 2 h 45 du matin les bataillons nazis intégrés à l'armée ukrainienne massacrent la population dans l'indifférence coupable de la France et de l'Union Européenne.

Pire encore l'Union Européenne ferme les yeux sur les crimes de guerre du régime de Kiev et elle donne son accord pour intégrer en son sein ce gouvernement infesté de nazis. Elle a interprétée de façon curieuse les fameuses "valeurs européennes" à la veille de la juournée de l'Europe. Mais peut-être , en bonne élève servile de l'Empire du Chaos elle applique soigneusement la théorie du langage einversé - Les valeurs de justice et de paix sont en fait un soutien à la guerre et au nazisme.

C'est vrai que l'anniversaire de la victoire sur le nazisme se confond avec la journée de l'Europe. Pour fêter cet anniversaire l'Union Européenne donne au Gouvernement ukrainien, au gouvernement turc et au gouvernement kosovar des certificats de bonne conduite.

Et pourtant:

Donbass. Tragédie de Elenovka. 5 tués, nombreux blessés

Ajoutée le 27 avr. 2016

A 2:45 du matin la file de voitures qui attendaient l'ouverture du check-point ukrainien a été bombardée depuis les positions ukrainiennes. 4 personnes dont une femme enceinte ont été tuées; Une 5-me personne a succombé à ses blessures. Nombreux blessés et beaucoup de destructions. L'OSCE, prévenue aussitôt, à mis plusieurs heures avant d'arriver sur place.

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La Commission européenne propose d’exempter de visas les citoyens du Kosovo

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #Le grand banditisme, #la mafia, #AMERIQUE, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

Source : RFI, 05-05-2016

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C’est une proposition de la Commission européenne : les ressortissants du Kosovo devraient bientôt pouvoir voyager dans l’espace Schengen sans visa. Cette proposition sera soumise au vote du Parlement européen.

Avec notre correspondant à Rahovec,  Laurent Geslin

C’est dans une ambiance de fête que la population du Kosovo a appris que la Commission européenne avait recommandé la levée des visas pour l’espace Schengen, au terme de négociations entamées depuis des années.

A Pristina, le Premier ministre Isa Mustafa parle d’un « grand jour ». De son côté, Samuel Žbogar, le représentant spécial de l’Union européenne au Kosovo, a salué cette mesure en déclarant que ceci démontrait que l’UE était à l’écoute des citoyens du Kosovo et de leurs problèmes.

Pour la grande majorité des citoyens du petit pays, y compris ceux de la minorité serbe, la levée des visas signifie la fin de l’isolement. Youssouf, Barbier, dans la petite ville de Rahovec, à l’est du pays, reste cependant prudent : « C’est ce qu’on dit à la télé peut-être, mais je n’y croirais pas tant que je n’aurais pas passé moi-même la frontière et vu ce qu’ils demandent ».

La commissaire européenne Federica Mogherini est à Pristina ce jeudi pour participer dans l’après-midi à la séance solennelle du Parlement kosovar qui doit approuver l’accord de délimitation de la frontière avec le Monténégro, ultime condition posée par l’Union européenne.

Source : RFI, 05-05-2016

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Pour l'anniversaire de la victoire sur le nazisme l'Union Européenne accepte en son sein l'Ukraine nazie, il y a deux ans pourtant à Marioupol...

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #Crime de guerre

Pour l'anniversaire de la victoire sur le nazisme l'Union Européenne accepte en son sein l'Ukraine nazie, il y a deux ans pourtant à Marioupol...

UN 9 MAI EN UKRAINE, IL Y A 2 ANS...

En 2014, le mouvement de contestation des régions russophones grandit au fur et à mesure que la répression du nouveau pouvoir vis à vis des russes se fait de pus en plus violente...Une semaine après le massacre d'Odessa, le monde russe est sous le choc tandis que les médias occidentaux jettent une indifference complice sur cette tragédie européenne. Les oblasts de Donetsk et Lugandk sont en ébullition sous le feu de la haine ukrainienne.

Mariupol, comme Odessa est un port maritime et à ce titre représente un atout stratégique et économique vital pour cette importante région minière, La population, majoritairement russophones et pro-russe a rejoint unanimement le mouvement réclamant une fédéralisation de l'Ukraine et veut faire des commémorations du 9 mai un grand rassemblement populaire de soutien à ce projet..

Mauis les manifestations pacifiques vont être écrasées dans le sang par le gouvernement de Kiev qui ordonne un assaut blindé effarant sur la foule désarmée. Là aussi, les images vont être censurée par les médias gouvernementaux de l'Union Européenne complice des assassins...

Plus de 100 tués dans ce qu'il convient d'appeler la prise en otage de la ville de Mariupol par des soudards ukrainiens au service de l'OTAN.
Depuis 2 ans cette population des bords de la mer d'Azov vit dans la terreur des miliciens et bataillons spéciaux qui occupent leur ville.

Une semaine après la tuerie d'Odessa perpétrée par les militants du Secteur Droit, Kiev, en planifiant un nouveau massacre mené cette fois par ses troupes régulières, a officialisé sà politique génocidaire à l'encontre de la population russe d'Ukraine...
Là aussi, aucune enquête ne sera diligentété par le gouvernement pour désigner et rechercher les coupables de cette journée sanglante.. et pour cause !

Le 9 mai 2014, le point de non retour était franchi dans le sang et des larmes. ...

Erwan Castel

 

In the morning of the 9th of  May the newly appointed head of the police department in Mariupol, Valery Androschuk has called for a gathering of local police personnel. He was accompanied by the head of the special battalion “Denpr” (a newly formed death squad of neo-nazi). During the meeting the police chief read to the policemen the order to disperse the rally on Victory day over fascism and arrest ‘the most active citizens’. This victory day rally is held every year on the 9th of May to remember the victory over Hitler fascism in 1945.

The policemen refused to fulfill the order of the newly appointed chief. Then the head of department Andruschuk shot one of them with a pistol on a  rank-and-file policeman. His colleagues immidiately shot back – the head of the police department was wounded and the head of the death squad ‘Dnepr’ was killed on the spot. The personnel of police refuse to obey any orders and declared that they would not wage a war against their own people. Androschuk barricaded himself in one of the offices of the building and called the National Guard to help him in the police department. Immediately APCs, ‘National guard’ and Right Sector militants were sent to suppress the defection of the police to the people of the city. Those promptly arrived and started an attack. At least 14 APCs and tanks were deployed to Mariupol by the Ukrainian government. The citizens of the city immediately took to the streets and tried to stop the tanks with their bare hands. In the end they were not successful. And so the tanks started the onslaught onto the city.

Policemen returned fire. In the end the police department was set ablaze. Some of the policemen were burnt alive inside the building. The police chief Valery Androschuk tried to escape from the police building during the assault. Locals caught and beat him. There is no information yet on the fate of the police chief. It is unclear if he could flee. The images show the police station, which burned to the ground.

Unarmed civilians in the city center tried to confront the Ukrainian Army, when it started to kill even more civilians. The retreating Army shot indiscriminately on unarmed civilians, who gathered near the burning police station. Dozens were killed.

According to Russia Today, one of their local reporters was shot and injured. Ukrainian authorities denied a medical jet from Germany that should transport the injured reporter to a hospital the landing.

Then people started to take over. One of the APCs was seized by them. People on the streets started to chase the army and build barricades. The rest of police personnel, who survived the onslaught, joined them. After the strong confrontation the “National Guard” and Right sector militants had to retreat from the town. The mayor also fled the town.

The acting Interior Minister Arsen Avakov and the government in Kiev stated about the vents that at least 20 “terrorists” (this is how Kiev authorities now dub the unarmed citizens of southeastern Ukraine) were killed and four more were taken captive. According to local residents of Mariupol and doctors from the hospital the death toll of the 9th was up to 100 people who were killed.

Today, on the 10th of May 2014, local residents started a spontaneous rally under slogan: “Glory to our policemen – our defenders! Down with police-murderers and the National guard”. In the afternoon of the day there are still dozens of dead bodies lying around in the streets of the city, who were killed by the Army yesterday. But the Army has now withdrawn from the city and the city is now completely under control of the local population.

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La Commission européenne accepte sous conditions d’exempter les Turcs de visa

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La Turquie, #Daesch, #Terrorisme, #L'OTAN., #AMERIQUE

Source : France 24, 04-05-2016

La Commission européenne a donné son feu vert mercredi pour exempter de visa, sous conditions, les Turcs voyageant dans l’espace Schengen. Cette disposition s’inscrit dans le cadre de l’accord entre l’UE et la Turquie sur la crise migratoire.

La Commission européenne a donné mercredi 4 mai son feu vert à une exemption de visa, sous conditions, pour les Turcs voyageant dans l’espace Schengen pour une courte durée. Cette disposition était l’une des conditionssine qua non qu’Ankara avait demandée pour que le pays continue d’appliquer l’accord migratoire signé le 18 mars avec l’Union européenne (UE). En contrepartie, Ankara s’est engagé à lutter contre l’afflux de réfugiés en Europe

Capture d’écran 2016-05-07 à 10.58.05

Ces derniers temps, la Turquie se montrait impatiente face à cette “promesse” européenne – et menacait de remettre en cause le pacte migratoire. “[Nous sommes] un pays qui tient sa parole, il faut bien entendu que l’Union européenne tienne aussi la sienne”, a averti mercredi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu à Ankara.

Le vert définitif de l’UE à l’exemption de visa dépend également de 72 critères que la Turquie doit remplir – qui vont de garanties sur la sécurité des documents d’identité au respect des droits fondamentaux. Ankara a presque rempli la totalité de ces conditions : il ne lui en reste plus que cinq. Lundi soir, le gouvernement turc a approuvé la suppression des visas pour les ressortissants de l’ensemble des 28 États membres de l’UE, une mesure de réciprocité qui constituait l’une des principales exigences de l’Europe (les ressortissants de quelques pays d’Europe de l’Est devaient jusqu’à présent demander un visa pour se rendre en Turquie).

L’adoption du passeport biométrique est l’une des dernières conditions à satisfaire. Mevlüt Cavusoglu a indiqué mercredi sur la chaîne télévisée NTV que la modification de la législation en la matière serait prochainement effectuée.

En 2015, l’Europe a été ébranlée par un nombre sans précédent de 1,25 million de demandes d’asile, déposées principalement par des Syriens, Irakiens et Afghans fuyant la guerre et l’insécurité. Combiné à la fermeture de la route migratoire des Balkans, l’accord avec Ankara a fait baisser la pression sur l’UE, même si la situation reste inquiétante en Grèce, où sont bloqués des dizaines de milliers de réfugiés.

De nombreuses ONG et associations craignent que Bruxelles ne ferme les yeux sur les restrictions de libertés en Turquie. “Ce n’est pas en tournant le dos à la Turquie, que nous verrons des progrès en ce qui concerne le respect des droits de l’Homme, de la liberté de la presse et de l’État de droit”, s’est défendu le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, dans une interview au quotidien italien La Repubblica.

Source : France 24, 04-05-2016

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2 réponses à La Commission européenne accepte sous conditions d’exempter les Turcs de visa

  1. Pascalcs Le 08 mai 2016 à 04h02

    Aboutissement logique de l’à-plat-ventrisme de Merkel devant le maître chanteur Erdogan. Et cerise sur le gâteau, reniement total de Merkel face aux principes de liberté d’expression en autorisant sur ordre du Sultan, la poursuite pénale d’un humouriste allemand ayant osé railler Erdogan.
    Elle qui était en tête, bras dessus, bras dessous, avec Hollande et consors dans le cortège des Charlie.

    link to lefigaro.fr

    Pour sûr, les contres parties economiques pour les entreprises allemandes doivent être juteuses. Comme d’habitude. Le mercantilisme vaudra bien quelques entailles au protocole.

  2. DUGUESCLIN Le 08 mai 2016 à 06h22

    Les djihadistes soutenus par la Turquie, et les trafiquants de l’UCK du Kosovo vont pouvoir s’infiltrer tranquillement chez nous. C’est sans doute ça l’état d’urgence

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250 000 euros d'amende par réfugié refusé : Bruxelles veut imposer la solidarité par la force.

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #Europe supranationale, #l'immigration, #L'Italie., #Grèce, #La Turquie, #Terrorisme, #Daesch, #AMERIQUE

250 000 euros d'amende par réfugié refusé : Bruxelles veut imposer la solidarité par la force

6 mai 2016

250 000 euros d'amende par réfugié refusé : Bruxelles veut imposer la solidarité par la force.

Après avoir constaté l'échec cuisant des quotas de réfugiés imposés à chaque pays européen, Bruxelles veut instaurer une amende de 250 000 euros par réfugié refusé et par jour. François Gemenne, expert en flux migratoires, analyse cette proposition.

 

RT France : Que pensez-vous de la proposition de la Commission européenne d’instaurer une amende de 250 000 euros par réfugié refusé ?

François Gemenne (F.G.) : C’est une proposition très dissuasive, le montant de l’amende est très élevé. Donc je pense que cela va être très dissuasif à la fois financièrement mais aussi symboliquement puisque cela veut dire qu’un pays, s’il refuse des migrants, serait prêt à payer des sommes assez colossales. C’est aussi triste au fond qu’il faille imposer cela par la force alors que cela devrait être une sorte de mesure de solidarité spontanée entre Etats membres. Je suis un peu triste qu’il faille hélas en arriver là.

RT France : Cette menace adressée aux pays récalcitrants a-t-elle des chances de se concrétiser et d’être votée ?

F.G. : Plusieurs pays ont déjà annoncé qu’ils s’y opposeraient. La Hongrie mène le front. Je pense que la mesure risque de passer assez mal aussi auprès de certains pays comme les Pays-Bas ou le Danemark. Donc il y a a encore beaucoup de chemin avant que la mesure ne soit votée. Pour le moment c’est juste une proposition, et il va falloir encore beaucoup travailler avant que la proposition ne soit votée.

La difficulté c’est quel va être l’accueil des réfugiés dans des pays qui ne veulent pas d’eux

RT France : Depuis le début des quotas imposés par l’UE, les pays d’Europe de l’Est ont refusé de s’y plier. On sait également que ces pays n’auraient pas les moyens de payer cette amende. Cette nouvelle mesure aura-t-elle une véritable utilité ?

F.G. : Non. C’est une façon d’imposer aux pays de prendre des réfugiés. La difficulté c’est quel va être l’accueil des réfugiés dans des pays qui ne veulent pas d’eux. Je crains beaucoup que ce soit au final les réfugiés qui pâtissent de cette absence de solidarité et de coopération en Europe. Cela devrait être une mesure de solidarité naturelle entre Etats membres.

La difficulté du système c’est comment faire venir des réfugiés dans des pays où ils n’ont pas envie d’aller

RT France : Pensez-vous que la France va se retrouver parmi les pays qui respectent leur quota de réfugiés ou qui payent une amende ?

F.G. : Je pense que la France va se retrouver parmi les pays qui respectent leur quota, qu’elle va accepter cette proposition de la Commission européenne. Par contre la grande difficulté en France, c’est que les réfugiés pour le moment ne souhaitent pas venir en France, ils sont davantage attirés par l’Allemagne, le Royaume-Uni ou la Suède. La difficulté du système c’est comment faire venir des réfugiés dans des pays où ils n’ont pas envie d’aller.

RT France : Cette mesure risque-t-elle de diviser davantage les pays de l’UE ?

F.G. : Oui je suis certain que la mesure va diviser davantage l’Europe. Il suffit de voir les premières réactions aux annonces. Malheureusement, imposer la solidarité par la force, par des amendes, ça risque de ne pas marcher je le crains. Alors qu’il faut pourtant parvenir à des mécanismes de relocalisation en Europe, il faut absolument que l’Europe développe une approche commune et une réponse commune à cette question de l’asile. Malheureusement l’imposer par la force ou par des amendes, ça risque de ne pas marcher. C’est toujours compliqué d’imposer la solidarité par la force.

Je n’imagine pas qu’un pays puisse aller jusqu’à menacer de sortir de l’Union européenne, mais après tout, tout est imaginable vu les réactions vues en Europe depuis le début de cette crise

RT France : On parle beaucoup du Brexit en ce moment, peut-on envisager que d’autres pays émettent le souhait de quitter l’Union européenne ?

F.G. : On pourrait l’imaginer mais ça serait quand même assez aberrant que pour une question qui est malgré tout une question symbolique, on parle ici de l’accueil de quelques milliers de personnes, on en arrive à ce niveau de déchirement dans l’Union européenne. C’est assez pathétique. Je n’imagine pas qu’un pays puisse aller jusqu’à menacer de sortir de l’Union européenne, mais après tout, tout est imaginable vu les réactions vues en Europe depuis le début de cette crise, on ne peut rien exclure.

Lire aussi : Crise migratoire : une carte montre comment l'Europe devient une forteresse anti-réfugiés

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT. 

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l'UE met «le fusil sur la tempe» des Etats membres avec l’amende de 250 000 euros par réfugié refusé

8 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'immigration, #Daesch, #Terrorisme

l'UE met «le fusil sur la tempe» des Etats membres avec l’amende de 250 000 euros par réfugié refusé

Des réfugiés à la frontière syrienno-jordanienne Source: Reuters
Des réfugiés à la frontière syrienno-jordanienne

Quand un pays ne veut ou ne peut pas accueillir des migrants, l’intégration ne se passera pas bien, estime le secrétaire général adjoint de Debout la France et secrétaire départemental des Vosges Laurent Jacobelli.

RT France : Vous avez réagi sur Twitter à la nouvelle proposition de la Commission européenne d’infliger aux pays membres de l’UE une amende de 250 000 euros par réfugié refusé. Pourquoi est-ce «une folie migratoire imposée par Bruxelles» ?

 

Dernière folie de Bruxelles est de vouloir nous imposer l’accueil des migrants

Laurent Jacobelli (L.J.) : Bruxelles se mêle de la vie de nations souveraines et la dernière folie de Bruxelles est de vouloir nous imposer l’accueil des migrants. Ils auront tout essayé : la contrainte morale, le chantage aux frontières et maintenant la menace financière. De quel droit des bureaucrates que personne n’a élus ont-ils décidé du nombre de migrants qui doit arriver en France ? Chaque pays doit être libre de choisir combien de personnes viennent sur son territoire, dans quelles conditions et selon quelles règles. Ce n’est pas ni à Bruxelles, ni - on peut le dire, en l’occurrence - à Berlin, de décider. Imaginez, 250 000 euros par personne, imaginez ce qu’on pourrait faire avec cette somme en France, par exemple pour aider les gens qui dorment dans la rue. L’ordre des priorités de Bruxelles est devenu fou. Il y a une inversion totale des valeurs. Il faut maintenant que les bureaucrates de Bruxelles laissent les pays décider librement de leur sort.

Quand un pays ne veut ou ne peut pas accueillir des migrants, l’intégration ne se passera pas bien

RT France : Les pays de l'Europe de l’Est ont qualifié cette proposition de chantage. Peuvent-ils s’opposer à cette proposition et empêcher qu’elle soit votée ?

L.J. : Bien sûr que non puisque, comme à chaque fois, tout est décidé d’avance. Vous savez sûrement que l’Union européenne décide à quelques-uns, en général Monsieur Juncker, Madame Merkel, et qu’après ils imposent leurs vues. Les pays de l’Est auxquels vous faites référence n’ont évidemment pas les moyens de payer ces amendes. C’est donc une manière de leur mettre le fusil sur la tempe et de leurs dire «vous n’avez pas le choix, vous voulez protéger vos frontières mais nous à Bruxelles on ne le veut pas, et nous allons vous imposer des migrants». C’est une folie parce que, quand un pays ne veut ou ne peut pas accueillir des migrants, l’intégration ne se passera pas bien. Quand il n’y a pas d’emploi, quand il n’y a pas les ressources économiques, quand il n’y a pas l’envie de la population de recevoir des migrants, c’est un contre-sens de croire que l’on peut forcer le pays à accueillir des migrants.

 

Il y a un moment où il va y avoir un réveil des peuples, on le voit en Angleterre avec le Brexit

RT France : A quoi cette mesure peut aboutir ?

L.J. : Les dictateurs et les dictatures vont de loi en loi, de décision en décision, toujours plus loin, pour tester leur pouvoir et puis un jour le peuple se révolte. On l’a vu à peu près partout dans le monde. Il y a quelques jours, l’Union européenne nous obligeait à faire surveiller nos frontières par la Turquie. La Turquie dont la complicité, ou en tout cas la duplicité, vis-à-vis de Daesh est connue. La Turquie qui n’a pas les moyens de surveiller ses frontières. La Turquie qui ne respecte pas les droits de l’homme. Et c’est à la Turquie que nous avons livré le contrôle de nos frontières face aux flux migratoires.

 

L’Union européenne, dans la mesure où elle n’est pas démocratique, est rejetée par les nations démocratiques

On nous a annoncé qu’on allait échanger un migrant contre un migrant, c’est-à-dire qu’un clandestin qui arrivait avant sur le sol européen choisissait sa destination, en général l’Allemagne. Cela a énervé Madame Merkel. Donc aujourd’hui quand un migrant viendra par la Turquie, il sera imposé à un pays, la France, la Pologne, etc. Il n’y aura même plus le choix. Comme tout cela est passé comme une lettre à la poste, l’Union européenne va encore plus loin dans le cynisme, et je dirais même dans la volonté dictatoriale d’imposer ses vues. C’est l’histoire de l’amende de 250 000 euros par migrant. Mais il y a un jour où les peuples vont réagir. Nous, à Debout la France, nous avons lancé une pétition contre cet accord avec la Turquie. En deux semaines, plus de 50 000 personnes l’ont déjà signée pour dire «non, on ne veut pas que l’Union européenne choisisse pour nous, on ne veut pas de ce chantage fait aux migrants avec la Turquie». Il y a un moment où il va y avoir un réveil des peuples, on le voit en Angleterre avec le Brexit, on le voit référendum après référendum... L’Union européenne, dans la mesure où elle n’est pas démocratique, est rejetée par les nations démocratiques.

 

La Turquie ne peut pas être par son histoire, par son comportement actuel vis-à-vis de Daesh et de l’islamisme, un partenaire fiable 

RT France : La crise des réfugiés ne fait que s’aggraver. Comment donc gérer cette crise si la Turquie n’est pas un partenaire fiable ?

L.J. : La Turquie ne peut pas être par son histoire, par son comportement actuel vis-à-vis de Daesh et de l’islamisme, un partenaire fiable. Mais l’Union européenne ne peut pas reconnaître son erreur fondatrice qui est qu’ôter le contrôle aux frontières des pays revient au chaos économique et au chaos migratoire. La seule solution aujourd’hui est que chaque pays rétablisse le contrôle aux frontières et décide de qui peut rentrer chez lui. C’est la seule solution. En France, quand quelqu’un vient sur le territoire français même clandestinement, il n’a pratiquement aucune chance d’être renvoyé chez lui. Donc il faut le contrôle aux frontières par les nations et le respect des lois par les nations. Il faut, dans un deuxième temps, à l’extérieur, faire une chasse implacable à Daesh. Comme l’a d’ailleurs fait la Russie. Mais il faut l’accompagner et détruire le mouvement Daesh. Il faut aider les pays à se développer chez eux, pas chez nous. Ce sont des solutions de bon sens, mais quand on voit les milliards qui sont déversés, six milliards à la Turquie - et cela ne prend d’ailleurs même pas en compte les dix milliards que l’Europe a donné pour l’adhésion de la Turquie - quand on regarde ces sommes colossales qui sont déversées, on se dit qu’elles seraient quand même mieux utilisées en aidant ces pays à se développer. On pourrait investir dans l’armée – on fait le contraire en France – pour exterminer Daesh. Tout est fait à l’envers en fait. On est faible à l’extérieur donc on laisse les migrants fuir de situations souvent terribles, et on est faible à l’intérieur de l’Union européenne puisqu’on laisse des bureaucrates de Bruxelles, qui vivent dans une bulle et qui n’ont pas du tout conscience des répercussions de ce chaos migratoire sur les populations, décider pour nous.

Il faut faire le tri entre les vrais et les faux réfugiés

RT France : Que faire avec les réfugiés qui sont déjà sur le territoire européen ?

L.J. : D’abord, il faut faire le tri entre les vrais et les faux réfugiés. Les médias, à longueur d’interviews et de reportages, nous font croire que tous les migrants fuient la guerre et la persécution. C’est faux. Selon les pays et les études, on remarque que c’est entre 10% et 20% des migrants qui arrivent sur le sol européen. D’abord pour les 80% qui reste, il faut les faire respecter la loi et leur demander de quitter le sol européen. Deuxièmement, il faut faire attention pour comprendre si ceux avec des papiers syriens sont vraiment syriens. L’Allemagne elle-même a reconnu qu’un tiers des Syriens qui sont arrivés sur son territoire n’étaient pas syriens.

 

Sous couvert d’un faux humanisme, nous accueillons tout le monde, ouvrons nos portes, et, finalement, on n’améliore pas le sort de ceux qui ont vraiment le droit au titre de réfugié

Il faut voir qui est réellement réfugié et qui ne l’est pas. Tous ceux qui n’ont aucun droit au droit d’asile doivent être renvoyés chez eux, c’est la loi dans de nombreux pays et c’est la loi en France. Il ne faut pas créer de nouvelle loi, il suffit juste de respecter la loi. Quand on ne respecte pas la loi, être clandestin et entrer par effraction dans un pays c’est violer la loi, il faut appliquer la loi et renvoyer les gens chez eux. Pour les gens qui sont vraiment persécutés et qui ont le dispose du droit d’asile, il faut bien évidemment et dans la stricte limite du droit d’asile, les accueillir et leur permettre de s’intégrer dans la population. Mais paradoxalement, le chaos migratoire dans lequel nous sommes fait que ceux qui ont fui Daesh prennent souvent la même route que des infiltrés de Daesh et se retrouvent dans des pays eux aussi victimes. Sous couvert d’un faux humanisme, nous accueillons tout le monde, ouvrons nos portes, et, finalement, on n’améliore pas le sort de ceux qui ont vraiment le droit au titre de réfugié. 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT. 

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Quatre services de sécurité connaissaient les fournisseurs d’armes de Coulibaly

7 Mai 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #La justice, #Terrorisme, #Daesch

Quatre services de sécurité connaissaient les fournisseurs d’armes de Coulibaly

7 MAI 2016 | PAR KARL LASKE

Un nouveau trafiquant présumé, Antoine Denevi, a été interpellé le 13 avril à Malaga où il se cachait après avoir dénoncé son réseau en juin 2014. Huit mois avant l’attaque de l’HyperCacher de Vincennes, la PJ lilloise et la DCRI suivaient donc la filière de remilitarisation d’armes slovaques utilisées par Amedy Coulibaly. Tandis que l’ancien militaire Claude Hermant informait de son côté la gendarmerie et les douanes.

 

« Tiens tant que j’y pense, est-ce que tu pourrais demander à Pierre, s’il peut, de regarder si je ne suis pas recherché en France stp ? » En juin 2015, via cet échange sur messagerie, Antoine Denevi, 27 ans, ancien hooligan, ex-responsable pour le Nord-Pas-de-Calais de l’organisation dissoute Troisième voie, cherchait à savoir s’il était à l’abri. Il s’était installé à Malaga, en Espagne, après avoir dénoncé à la police les activités d’un réseau de vente d’armes remilitarisées auquel il appartenait. Ce réseau avait, sans le savoir, armé Amedy Coulibaly fin 2014. « T’as des soucis ? » lui demande-t-on en réponse. « Bah normalement je suis passé entre les mailles du filet mais je préfère être sûr », répond-il.

Impacts de balles sur la vitrine de l'HyperCacher de la Porte de Vincennes. © ReutersImpacts de balles sur la vitrine de l'HyperCacher de la Porte de Vincennes. © Reuters

Après être resté près d’un an en Espagne, Antoine Denevi a été interpellé le 13 avril à Malaga par des policiers français et espagnols. Remis à la France, il a été mis en examen et incarcéré à Lille le 27 avril. Il a donc rejoint en prison l’ancien militaire français Claude Hermant, incarcéré en janvier 2015, deux semaines après l’attaque de l’HyperCacher de la Porte de Vincennes.

La mise en cause des deux hommes accable désormais les services de sécurité français. En effet, Claude Hermant a révélé, dès son arrestation, avoir été un informateur immatriculé de la Section de recherche (SR) de la gendarmerie et de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Et avoir ainsi infiltré certains réseaux criminels pour le compte de ces services en leur « injectant » des armes. Quant à Antoine Denevi, il a informé la police judiciaire lilloise lors de deux dépositions, les 24 juin et 30 juillet 2014, de l’importation et de la remilitarisation d’armes slovaques, obtenues par Claude Hermant auprès de la société slovaque AFG, et des contacts d’Hermant « avec des gendarmes et des policiers ». Cinq mois avant les attentats.

À la suite de la première déposition de l’ancien hooligan, des planques ont permis à la PJ, dès juillet 2014, de prendre en photo et d’identifier les acheteurs d’armes de ce réseau. Mais un quatrième service de sécurité – outre la gendarmerie, les douanes et la PJ –, la DCRI, était aussi au fait de l’activité du réseau. En mars 2014, la Direction zonale du renseignement intérieur (DZRI) a en effet indiqué à la PJ disposer d’informations faisant état de « l’implication » de Claude Hermant « dans la revente d’armes à feu sur la région Nord-Pas-de-Calais » à partir d’un local utilisé « pour la remise en service d’armes démilitarisées ».

Comme Mediapart l’a déjà souligné (ici et ), la justice ne s’est décidée à agir qu’après les attentats – et l’identification des armes utilisées par Coulibaly. Claude Hermant a été interpellé quinze jours après l’attaque de Charlie Hebdo et de l’HyperCacher, mais la justice antiterroriste a encore attendu onze mois pour faire officiellement le lien etinterroger le Lillois, en décembre 2015. 

Photo d'Antoine Denevi rendue publique par la police espagnole après son arrestation. © DRPhoto d'Antoine Denevi rendue publique par la police espagnole après son arrestation. © DR

Chef du groupuscule Troisième voie pour le Nord-Pas-de-Calais, Antoine Denevi rendait compte par mail de ses activités militantes à son chef, Serge Ayoub, jusqu’à la dissolution du mouvement, à la suite de la mort de Clément Méric, en 2013. Il avait rencontré Hermant, créateur et animateur de la Vlaams Huis (VH, la Maison flamande), lieu de rendez-vous de l’extrême droite identitaire lilloise, avant d’être brièvement employé par ce dernier dans une friterie.

En juin 2014, Denevi explique aux policiers qu’Hermant lui a promis qu’il pourrait être payé grâce aux ventes d’armes qu’il ferait. Il dénonce ses contacts avec le trafiquant belge Christian Halluent qui a fait l’acquisition chez AFG de 174 armes entre juillet 2013 et mai 2014 – parmi lesquelles l’un des fusils d’assaut qui sera utilisé par Amedy Coulibaly. Il livre aussi le nom d’un des plus importants clients du réseau, Samir L., qu’Hermant avait ciblé de même qu’Halluent, en accord avec les gendarmes. Il identifie aussi Samir sur une planche photo : « C’est quelqu’un de très prudent, il est calme, il a du sang-froid. Physiquement, il change souvent d’aspect, je ne lui connais pas de voiture », relate Denevi.

À la question : « Est-ce que Claude est protégé ? », Denevi répond qu’il sait « qu’il a des contacts avec des gendarmes, des policiers de la sûreté urbaine, des douaniers ».« Claude a l’habitude de filmer tous ses rendez-vous, et il conserve ces enregistrements à toutes fins utiles », assure-t-il. Un enregistrement audio d’une réunion avec le douanier Sébastien Lemaire a d’ailleurs été retrouvé.

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Mais depuis, Antoine Denevi est apparu lui-même comme un protagoniste du trafic, en contact avec Samir L. et Christian Halluent. Plusieurs armes remilitarisées, achetées à la firme slovaque AFG par un hooligan dont il est proche, Nicolas B., ont été découvertes lors d’une perquisition, puis lors d’une rixe. Placé en garde à vue, Nicolas B. a avoué qu’il avait commandé une quinzaine d’armes pour un tiers, et l’enquête fait apparaître ses échanges avec Denevi. L’ancien hooligan aurait aussi lui-même commandé des armes chez AFG sous la fausse identité de « Nicolas Sarkozette » (sic), sans émouvoir le moins du monde la firme slovaque.

Selon des correspondances par messagerie versées au dossier d’instruction lillois, l’ancien hooligan se vante d’avoir joué un mauvais tour à Claude Hermant : « C’est l’arroseur arrosé »« on a appliqué ses règles », s’amuse Denevi, qui s’inquiète des représailles. « Quand je remonte, je passe même pas par Lille, vu ce que tout le monde doit penser de moi, confie-t-il. J’ai jamais osé reprendre contact avec personne… On doit penser que je suis une salope… » Mais Claude Hermant « ne bougera pas » avant le procès, tente de le rassurer un ami, « trop risqué pour lui ».

« Puis, faut pas croire, il est seul, approuve Denevi. Y’a pas d’armée avec lui. » « Non, c’est sûr, opine son ami. Après, t’as pas besoin d’une armée pour bouger. Mais bon, […] à part peut-être des extérieurs que je ne connais pas, y’a rien de sérieux. » « C’est clair, mais en cas de soucis, je pense qu’on est aussi capable d’avoir du lourd », certifie Antoine Denevi. L’ancien hooligan assure aussi que l’affaire aura « servi de leçon à tout le monde »« Je ne le referais pas, perso », lâche-t-il dans une sorte d’aveu.

Les armes utilisées par Amedy Coulibaly dans l'HyperCacher. © DRLes armes utilisées par Amedy Coulibaly dans l'HyperCacher. © DR

Le récit de Claude Hermant devant les policiers, le 22 janvier 2015, montre qu’il s’est douté très vite que les armes qu’il avait livrées avaient pu servir aux attentats. « Les dernières actualités que l’on a pu voir sur nos télés, ces événements horribles, je parle bien des attentats de Paris, ont fait tilt dans ma tête, déclare-t-il. En détaillant ce qui a pu paraître dans la presse, et notamment le type d’armes cité, j’ai pris conscience que ces armes avaient pu être des armes que j’ai été amené à fournir à Samir. »

Hermant relate avoir rencontré Samir dix mois plus tôt, à l’occasion« d’opérations d’infiltration pour le compte de la gendarmerie »« Il a établi des commandes, j’ai fait une première transaction. La première chose que j’ai faite, c’est prendre la plaque d’immatriculation de son véhicule. » « Les gendarmes m’ont dit qu’ils prenaient en compte l’information et qu’ils allaient travailler dessus », poursuit-il. « Je lui ai fourni entre 40 ou 45 pièces. Je ne peux vous dire précisément quelle quantité pour chaque type d’armes. […] Pour moi, Samir est encore en possession de VZ 61 [pistolet mitrailleur Scorpio – ndlr] car il m’a demandé récemment 50 cartouches de 7,65. » « Je tiens à vous dire que lorsque je lui ai demandé pour les faits de Paris, s’il était impliqué, il m’a dit qu’après cette dernière commande il allait se mettre au vert », révèle-t-il.

Malgré cette mise en cause très directe, la PJ attendra encore trois mois avant de placer Samir L. en garde à vue. Connu des services de police, l’acheteur présumé nie les faits, avant que des photos d’armes soient retrouvées dans la mémoire du téléphone portable d’un de ses amis. Les juges lillois le mettent en examen le 30 avril 2015. Le même jour que le douanier mis en cause.

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