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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

EDF prévoit de réduire fortement sa voilure...Pour mieux se vendre à une multinationale US ?

5 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #Services publics, #Energie

EDF prévoit de réduire fortement sa voilure...Pour mieux se vendre à une multinationale US ?

 

Après Alstom, EDF ?

Réduire la capacité industrielle de la France 

un objectif de l'oligarchie sans patrie

 

francetvinfo

EDF prévoit de supprimer au moins 4 000 postes,

sans licenciement, d'ici 2018,

selon des sources syndicales

 

EDF va se séparer de l'équivalent de 5,8% de ses effectifs. L'électricien prévoit desupprimer au moins 4 000 postes sur trois ans, et ce sans licenciement, selon des sources syndicales citées vendredi 15 janvier. Le groupe procéderait par le biais de non remplacements, de départs à la retraite ou des départs anticipés.

Ces réductions d'effectifs, entre 2016 et 2018, représentent plus du double des suppressions initialement annoncées par le groupe.

Des réductions d'effectifs officiellement abordées jeudi 

Ces réductions d'effectifs doivent être abordées jeudi prochain lors d'un comité central d'entreprise d'EDF SA (environ 68 000 salariés), selon les syndicats. A cette occasion, un appel à la grève est lancé par les syndicats CGT, FO et CFE-CGC pour protester notamment contre ces réductions d'effectifs.

Une source syndicale a fait part à l'AFP de "4 000 à 5 000" suppressions de postes, une deuxième source syndicale a évoqué "4 100" suppressions. Interrogé par l'AFP, EDF n'a pas fait de commentaire.

En décembre, les syndicats avaient protesté contre la suppression annoncée de "1 500 à 2 000 postes" d'ici à 2018

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Brzezinski est mort, je ne vais pas le pleurer, par Selma Benkhelifa

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #l'islamisme, #Terrorisme

Brzezinski est mort, je ne vais pas le pleurer,  par Selma Benkhelifa

Brzezinski est mort, je ne vais pas le pleurer

 

Zbigniew Brzezinski est mort ce 26 mai 2017, à l’âge de 89 ans. Cet homme est l’instigateur de la guerre en Afghanistan, celui qui – pour la CIA – a inventé le concept moderne du djihad, en soutenant les opposants à Najibullah le Président afghan de l’époque.

 
L’Afghanistan était pourtant résolument tourné vers la modernité. Les femmes y travaillaient, les filles y allaient à l’Université. Le pays avait sa propre compagnie aérienne. Une agriculture florissante en faisait le premier exportateur de fruits d’Asie centrale.
 
Mais Zbigniew Brzezinski est arrivé. Et le drame a commencé. 
 

Dans une longue interview, il admet avoir écrit une note au président Carter selon laquelle si la CIA aidait les Moudjahiddines, traduisez les « soldats de la Religion », cela entraînerait une réaction des Soviétiques, qui voudraient soutenir le Président Najibullah.

L’idée n’était pas de réellement mettre les moudjahiddines au pouvoir, mais de créer une guerre civile qui forcerait l’intervention russe. Et l’idée a marché.

 L’armée soviétique envahit l’Afghanistan, le 24 décembre 1979, quelques mois après la note de Brzezinski à Carter.

Heureux de son succès, Brzezinski écrira à Carter «Nous avons maintenant l’occasion de donner à l’URSS sa guerre du Vietnam.»

La guerre en Afghanistan n’a pas cessé depuis. Le pays exsangue ne s’est jamais remis des plaies causées par les combats fratricides qui l’ensanglantent encore aujourd’hui.

Des années plus tard, lorsqu’un journaliste du Nouvel Observateur interroge Brzezinski sur d’éventuels regrets, il répondra imperturbable:
 
« Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d’attirer les Russes dans le piège Afghan et vous voulez que je le regrette ?  » (1)
 
Le journaliste surpris insiste: « Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste,d’avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes ? »
 

Et Zbigniew Brzezinski répond « Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques excités islamistes où la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ?« 

Les « excités islamistes » ne font pas peur à la CIA, ni aux Présidents américains qui se sont succédé. Ce sont tout au plus des mercenaires dont on se sert et puis qu’on jette quand ils ne sont plus utiles. Ce sont des terroristes parce qu’ils terrorisent les gens du commun, vous, moi, ceux et celles qui partent travailler en métro ou qui vont à un concert. Ils ont terrorisés les habitants de Kaboul, d’Alger et d’Alep. Ils ne terrorisent pas les puissants de ce monde, qui sont très satisfaits de les voir faire le sale boulot et les aider à justifier leurs guerres et leurs atteintes à nos droits.

On pourrait penser que c’est de l’histoire ancienne, un cours sur la Guerre Froide, mais Brzezinski a continué à sévir des années durant. Il a aussi été conseiller du Président Obama.

Alors comment ne pas faire le rapprochement entre ce que la CIA a fait pour manipuler l’URSS et pousser les Soviétiques dans une guerre en Afghanistan et ce qui se passe en Syrie ?
 
Nous sommes tous et toutes victimes de la même manipulation, de Bruxelles à Damas, de Kaboul à Manchester.
 
Brzezinski est mort, je ne vais pas le pleurer, je voudrais juste qu’on se rappelle le manipulateur pervers qu’il a été et sa responsabilité dans tant d’années de guerres et de barbarie. Si certains hommes ont rendu le monde meilleur, Brzezinski fait assurément partie de ceux qui l’ont rendu pire.
 
(1) Source : Le Nouvel Observateur, 15/01/1998

- See more at:

http://www.investigaction.net/brzezinski-est-mort-je-ne-vais-pas-le-pleurer/#sthash.b8WkserJ.dpuf

 

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Écraser le Général Flynn, par Robert Parry

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #Le fascisme

Source : Consortium News, le 08-05-2017

Le 8 mai 2017

Exclusif : Bien qu’aucune preuve n’ait été actuellement présentée, deux fonctionnaires de l’ancienne administration Obama ont détruit la réputation du lieutenant général à la retraite Michael Flynn, le peignant comme un menteur et un traître potentiel, rapporte Robert Parry

Par Robert Parry

Il ne s’agit pas de défendre le jugement douteux du lieutenant général à la retraite Michael Flynn, mais plutôt de montrer que cette situation est un exemple préoccupant de la façon dont la surveillance électronique et l’ application d’une loi politisée peut, dans le nouveau maccarthysme ambiant, détruire la vie d’un citoyen américain.

Le lieutenant général à la retraite de l’armée américaine Michael Flynn lors d’un rassemblement de campagne pour Donald Trump au Phoenix Convention Center à Phœnix, Arizona le 26 octobre 2016 (Flickr Gage Skidmore)

Lundi, les témoignages de l’ancienne procureure générale Sally Yates et de l’ancien directeur des renseignements nationaux James Clapper n’ont pu apporter la preuve d’une faute de Flynn – les faits étant « classifiés » – néanmoins tout deux ont détruit sa réputation, le dépeignant à la fois comme un menteur et un traître potentiel.

Que les Sénateurs démocrates, en particulier, n’aient rien vu de troublant dans cette diffamation de l’ancien directeur de l’Agence de Renseignement de la Défense, et brièvement conseiller pour la sécurité nationale du Président Trump, est en soi dérangeant. Les Républicains furent un peu plus sceptiques, mais personne, semble-t-il, ne voulait être accusé de mollesse envers la Russie.

Ainsi, personne n’a montré le moindre scepticisme envers la curieuse allégation de Yates sur les supposés mensonges de Flynn au vice-président Mike Pence, sur des détails d’un appel téléphonique à l’ambassadeur russe Sergey Kislyak, qui aurait pu exposer Flynn à un chantage des Russes, sa principale explication pour sa précipitation à avertir la Maison-Blanche de ce soit-disant grave danger .

Yates a eu également des mots inquiétants sur une information « sous-jacente » qui soulevait d’autres questions sur le patriotisme de Flynn, mais cette preuve, étant également classifiée, n’a pas pu être partagée avec le peuple américain, le laissant imaginer la profondeur de la perfidie de Flynn.

Malgré la faiblesse des accusations de Yates – faisant écho au sénateur Joe McCarthy et à ses listes secrètes de communistes qu’il ne dévoilerait pas – les principaux médias américains ont accordé à Sally Yates un statut d’héroïne sans la moindre crainte qu’elle aurait pu exagérer la très improbable possibilité de chantage des Russes sur Flynn.

Elle supposait que, puisque le compte-rendu du vice-président Mike Pence sur la conversation Kislyak-Flynn différait en quelques détails de ce qui avait été réellement dit, les Russes se serviraient de cet différence pour contraindre Flynn à se soumettre à leurs demandes.

Mais ce qui n’a vraiment aucun sens, en partie, parce que même si les Russes avaient relevé cette différence, ils auraient bien entendu supposé que les Renseignements américains avaient leur propre transcription de la conversation, et donc il n’y aurait pas de base pour un chantage.

La prétendue alerte de Yates pourrait constituer un bon roman d’espionnage, mais elle a peu ou pas de base dans le monde réel. Mais il est difficile pour les Américains d’évaluer ses affirmations puisque tous les faits clés sont classifiés.

L’ignorance fait la Force

Le public ne sait même pas ce que se sont dit Kislyak et Flynn le 29 décembre 2016, lorsque Kislyak a appelé Flynn, qui était en vacances en République Dominicaine. Les deux ont apparemment discuté de la dégradation des relations entre les États-Unis et la Russie, alors que le président Obama venait d’imposer de nouvelles sanctions à la Russie, mais on ignore si la référence aux sanctions avait quelque chose de spécifique.

Sergey Kislyak, ambassadeur de Russie aux États-Unis (Photo de l’Ambassade de Russie)

Les détails sont importants ici, tout comme le fait que Flynn aurait bien pu ne pas se rappeler tous les détails parce qu’il n’était pas à son bureau et qu’il n’avait pas de soutien de son personnel pour prendre des notes ou enregistrer. Pour ce que nous en savons, Flynn était en maillot de bain, une Pina Colada à la main.

Ainsi, l’hypothèse selon laquelle Flynn mentait intentionnellement quand il a plus tard informé Pence et d’autres collègues est tirée par les cheveux. Pourtant, il a été reconnu coupable au tribunal de l’opinion publique sans que les preuves soient présentées ou sans lui laisser une chance sérieuse de se défendre.

Les motivations de Yates pourraient également mériter un examen. Son comportement semble celui d’une procureure partisane qui aurait probablement été en bonne place pour un poste de haut niveau sous une présidence Clinton. Cela influencerait-il son empressement à tordre les faits pour détruire Flynn et blesser le patron de Flynn ?

Après tout, le climat à l’intérieur de l’administration Obama dans ses derniers jours était de faire tout son possible pour renforcer la « résistance » à l’administration Trump entrante. Après l’investiture, il y a eu des manifestations massives anti-Trump avec des appels, pour ceux qui restaient de l’administration Obama, à se joindre à la #Resistance. Yates, en tant que reliquat de l’administration Obama et procureure générale en exercice, était dans une position idéale pour « résister ».

Le sentiment anti-Trump, compréhensible au sens politique, a fourni un motif à Yates pour exagérer une supposée menace et déclencher ainsi une crise immédiate au sein de l’administration Trump : objectif atteint.

C’était aussi la monnaie de la pièce contre Flynn, qui s’était associé au slogan infâme de la Convention nationale républicaine « enfermez-la (lock her up) ». Ainsi, les partisans de Clinton avaient un puissant motif de créer un contexte pour enfermer Flynn, ce qui semble maintenant tout à fait possible.

La course au jugement

Pourtant, dans cette course au jugement sur le Russie-gate, le public américain n’a pas eu la chance d’entendre Flynn ni les autres conseillers de Trump, présentés comme des agents russes sur la base d’insinuations, y compris le contenu d’un dossier de recherche sur l’opposition compilé par un ancien agent de renseignement britannique et apparemment financé par des partisans de Clinton inconnus.

L’ancienne secrétaire d’État, Hillary Clinton, parlant avec des partisans lors d’un rassemblement de campagne à Phoenix, en Arizona, le 21 mars 2016. (Photo de Gage Skidmore)

En reculant d’un pas, nous ne connaissons même pas la preuve derrière les allégations d’ingérence russe dans la campagne de 2016. Pour soutenir ces accusations, les chefs des services de Renseignement du président Obama ont émis un rapport incomplet le 6 janvier 2017, qui n’offrait aucune preuve – seulement des allégations – sur des agents russes qui auraient piraté des comptes e-mail démocrates et qui auraient, d’une manière ou d’une autre, fait passer ces informations à WikiLeaks.

Le gouvernement russe et WikiLeaks nient tous deux ce scénario, et le rapport du 6 janvier ne fait que répéter encore et encore combien ses rédacteurs sont sûrs que la Russie est coupable.

Lundi, Clapper, un ancien agent de la DNI, a clarifié un point que les Démocrates ont constamment déformé : à savoir que ce rapport n’était pas le jugement consensuel des 17 agences de renseignement américaines, mais le travail de trois agences seulement : la CIA, la NSA et le FBI.

Mais le grand problème du rapport du 6 janvier, c’est qu’il est complètement partial : il cite les raisons de croire que les Russes sont coupables, mais il passe sous silence les raisons tout aussi fortes de douter de leur culpabilité.

Par exemple, le rapport met l’accent sur le motif présumé de la Russie pour « pirater » et diffuser des courriels nuisibles à la campagne de Hillary Clinton citant la préoccupation du président russe Vladimir Poutine selon laquelle Clinton constituerait une menace de détérioration des relations déjà bien effilochées entre les deux superpuissances nucléaires.

Mais le rapport ne parle pas de l’inconvénient pour la Russie d’essayer d’interférer avec la campagne électorale des États-Unis et de ne pas réussir à stopper Clinton, ce qui était le plus probable jusqu’au soir de l’élection.

Si la Russie avait eu accès à des courriels démocrates et les avait fait passer à WikiLeaks pour publication, Poutine aurait dû penser que la NSA, avec sa capacité exceptionnelle de tracer les communications électroniques dans le monde, aurait bien pu détecter la manœuvre et en aurait informé Clinton.

Ainsi, en plus du caractère faucon bien connu de Clinton, Poutine aurait risqué de donner à la probable présidente des États-Unis une raison personnelle de se venger de lui et de son pays. Historiquement, la Russie a été très circonspecte dans de telles situations, gardant d’habitude pour des fins internes ses collectes de renseignement, sans les partager avec le public.

Bien qu’il soit concevable que Poutine ait décidé de prendre ici ce risque extraordinaire – malgré le point de vue largement répandu selon lequel Clinton était la favorite pour battre Trump – un rapport objectif du DNI aurait dû examiner la possibilité qu’il n’ait pas agi ainsi.

Mais le rapport du DNI n’a pas été motivé par une volonté d’équilibre : c’est bien un réquisitoire de procureur, et qui ne comporte aucune preuve véritable que l’accusé soit coupable.

Le rapport du DNI comprend également une annexe de sept pages, datant de 2012, qui est une attaque argumentée contre RT, le réseau de télévision soutenu par le gouvernement russe, lequel est accusé de dépeindre « le processus électoral américain comme antidémocratique ».

La preuve de cette accusation comprend des articles de RT sur les « vulnérabilités des machines à voter », bien que pratiquement toutes les principales organes de presse américains aient présenté des histoires similaires: certaines lors de la dernière campagne sur la faisabilité de piratage russe dans le processus de vote actuel, piratage dont même le renseignement américain dit qu’il n’y a pas existé.

Le rapport ajoute qu’en plus de nuire à la foi des Américains dans le processus démocratique des États-Unis, « RT a diffusé, accueilli et fait la publicité de débats avec des candidats tiers ». Apparemment, le point de vue du DNI est que montrer aux Américains qu’il existe des choix au-delà des deux principaux partis est en quelque sorte séditieux.

« Les présentateurs de RT ont affirmé que le système américain bipartite ne représente pas les points de vue d’au moins un tiers de la population et que c’est une ‘imposture’ », déclare le rapport. Pourtant, les sondages ont montré exactement ce sentiment chez un grand nombre d’Américains, qui préféreraient plus de choix que les deux candidats habituels ; et effectivement, la plupart des démocraties occidentales ont plusieurs partis.

Ainsi, la critique implicite de RT sur le processus politique américain n’a rien qui sorte de l’ordinaire. Ce qui est extraordinaire, en revanche, c’est que la communauté du renseignement des États-Unis considère qu’en permettant aux candidats tiers américains d’exprimer leur opinion, RT a en quelque sorte subverti le processus démocratique américain.

Le rapport prend également à partie RT pour avoir couvert le mouvement Occupy Wall Street et pour avoir rendu compte des dangers environnementaux liés à la fracturation hydraulique, des sujets cités comme preuve supplémentaire que le gouvernement russe utilise RT pour affaiblir le soutien du public américain à la politique de Washington (bien que, encore une fois, ce soit là d’authentiques sujets d’intérêt général).

Compte tenu de la faiblesse – voire de l’absurdité – de ces attaques contre RT, les Américains pourraient avoir des raisons de se questionner sur la solidité des preuves concernant les élections de 2016. Mais nous ne sommes pas du tout autorisés à les voir : elles sont classifiées.

Quant à Michael Flynn, il pourrait bien y avoir des critiques légitimes à son égard pour avoir accepté de prononcer un discours payé lors du dixième anniversaire de RT en 2015, apparemment sans s’en expliquer avec le Pentagone.

La leader du Parti Vert, Jill Stein, et le lieutenant-général  Michael Flynn, assistent à un dîner marquant les 10 ans d’existence du réseau RT à Moscou, en décembre 2015, assis à la même table que le président russe Vladimir Poutine.

On m’a dit également que Flynn s’était fait des amis parmi les officiers russes qu’il avait rencontrés lors de sa coopération avec la Russie dans les campagnes militaires américaines en Afghanistan et dans la lutte contre le terrorisme.

Bien sûr, le président Obama lui-même a développé une relation de coopération avec le président Poutine et son prédécesseur, Dmitri Medvedev. Poutine a joué un rôle clé en persuadant l’Iran d’accepter des contraintes sévères sur son programme nucléaire, un accord que Obama considère comme sa plus grande réalisation en politique étrangère.

Ce n’est qu’après le putsch orchestré par les États-Unis en Ukraine au début de 2014 et la réaction de la Russie à un nouveau régime hostile à ses frontières, que la relation entre les États-Unis et la Russie est devenue clairement antagoniste. Bien que la plupart des politiciens américains et les médias accusent exclusivement Poutine et la Russie, une évaluation objective trouverait également à blâmer du côté américain.

Mais on est à court d’objectivité dans le Washington d’aujourd’hui, d’autant plus que les démocrates amers ont vu dans les espoirs de Trump de rétablir une relation plus coopérative avec la Russie, une vulnérabilité politique qui pourrait être exploitée dans la perspective d’un scandale allant jusqu’à une possible destitution.

Dans l’opinion officielle de Washington, Michael Flynn n’est rien d’autre qu’un chien écrasé dans la course majeure vers le pouvoir.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a révélé plusieurs affaires Iran-Contra pour The Associated Press et Newsweek, dans les années 80.

Source : Consortium News, le 08-05-2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

 

Commentaires recommandés

RGT Le 04 juin 2017 
 
 

Je pense personnellement que si cet homme a été “écarté” c’est plutôt pour son indépendance d’esprit.

Un type qui suivait ses propres convictions, et qui était donc “ingérable”.

L’ennemi politique est bien là : Un type qui ne suit pas l’intérêt des partis mais ses propres convictions, c’est réellement dangereux.

Surtout s’il réussit (on ne saura jamais).
Imaginez que les électeurs s’en rendent compte et surtout qu’ils approuvent.

L’intérêt de la nation et de sa population, les politiciens s’en foutent.
Seul compte leur propre intérêt et ils sont prêts à plomber tous ceux qui pourraient mettre en danger leur business fructueux.

Désormais le “danger” est écarté et il a été remplacé par un homme plus “compatible” avec les intérêts de la “démocratie”.
“On” a échappé de peu à la catastrophe.

P.S. Il ne faut pas oublier que certaines personnes honnêtes se joignent parfois à des politiciens quand ils ont la garantie de pouvoir mener à bien des actions qu’ils jugent justes et utiles.

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L’INFO DE LA NUIT-Londres: 6 morts et 30 blessés, 3 terroristes abattus

4 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

L’INFO DE LA NUIT-Londres: 6 morts et 30 blessés, 3 terroristes abattus

L’INFO DE LA NUIT-Londres: 6 morts et 30 blessés, 3 terroristes abattus

 

Le bilan de l’attaque terroriste, qui a frappé Londres hier soir, s’établit ce matin à 6 morts et 30 blessés. 3 terroristes ont été abattus par la police.

À 22h08 (23h08, heure de Paris) la Metropolitan police reçoit plusieurs appels signalant qu’une camionnette blanche a fauché des piétons dans le quartier de London Bridge.

Les témoins racontent que le véhicule a zigzagué pour percuter volontairement les passants. 3 hommes descendent de la camionnette. Ils sont armés de couteaux et frappent à la gorge ceux qu’ils croisent à Borough Market.

Un policier qui se rend sur les lieux de l’attaque tente d’intervenir. Il reçoit plusieurs coups de couteau. Il est grièvement blessé à la tête, au visage et aux jambes mais ses jours ne sont pas en danger.

Un 3e « incident » (terminologie employée par la Metropolitan police) signalé à Vauxhall était une fausse alerte.

 

À Borough Market, les 3 terroristes sont repérés par la police et sont abattus 8 minutes après le 1er appel téléphonique signalant l’attaque. Ce sont les coups de feu qui ont été entendus et signalés par les riverains. Les 3 hommes portaient de fausses ceintures d’explosifs autour du ventre.

Theresa May réunira ce matin le comité Cobra (Cabinet Office Briefing Room). Y participent les ministres concernés, les responsables de la police et des services de renseignement intérieur et extérieur.

Emmanuel Macron a réagi dans la nuit en publiant ce message sur Twitter vers 3 heures du matin : « Face à cette nouvelle tragédie, la France est plus que jamais aux côtés du Royaume-Uni. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches ».

Rappelons que ce soir, à Manchester, Ariana Grande et plusieurs autres artistes ont prévu de donner un grand concert au profit et à la mémoire des victimes de l’attentat perpétré par un kamikaze le 22 mai, attentat qui a fait 22 morts et 50 blessés. Étant données les circonstances, il paraît peu probable que ce concert puisse être maintenu. Sur Twitter, la chanteuse a écrit: « Praying for London ♡ »

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Le calendrier ultra-serré des ordonnances sur le travail. Par Manuel Jardinaud

1 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #l'horreur économique, #Terrorisme, #Le fascisme

Le calendrier ultra-serré des ordonnances sur le travail.  Par Manuel Jardinaud

Le calendrier ultra-serré des ordonnances sur le travail

Par Manuel Jardinaud

Selon un document confidentiel que Mediapart s'est procuré, le gouvernement veut aller très vite pour réformer le code du travail. Le processus débutera avant les législatives et se terminera le 20 septembre, date de l'adoption du paquet d'ordonnances par le conseil des ministres.

Le gouvernement veut aller vite, très vite, sur les ordonnances concernant la réforme de la loi sur le travail. Après les propos du premier ministre sur le plateau du JT de France 2 le 30 mai dans lesquels il évoquait une présentation desdites ordonnances avant la fin septembre, Mediapart est en mesure d’en détailler le calendrier en exclusivité.

Selon un document confidentiel que nous nous sommes procuré, daté du 27 mai 2017, le projet de loi d’habilitation, première étape de la procédure du vote parlementaire, va être envoyé au conseil d’État dès le 14 juin. C’est dire que, étant donné le timing, tout semble déjà bouclé.

Le 28 juin, soit juste dix jours après le second tour des élections législatives, le projet de loi sera examiné en conseil des ministres pour être voté par le Parlement entre le 24 et le 28 juillet en session extraordinaire. Selon cet agenda précipité, l’envoi des ordonnances au conseil d’État, première étape vers l’adoption des textes visant le fond de la réforme, se fera le 28 août au plus tard.

 

Le document détaillant le calendrier du vote des ordonnances visant à réformer le code du travail. © DRLe document détaillant le calendrier du vote des ordonnances visant à réformer le code du travail. © DR

 

Le gouvernement se prépare à un sprint effréné. Il envisage l’adoption du paquet d’ordonnances en conseil des ministres le 20 septembre. L’ultime étape étant le vote du Parlement dans la foulée, lors de la première session à l’automne. Contacté, le ministère du travail n'a pas répondu à notre demande de confirmation.

Sans être une véritable surprise, ce calendrier précis montre ainsi la volonté farouche du nouvel exécutif de ne pas laisser respirer les partenaires sociaux qui se retrouvent pris dans une cadence infernale au beau milieu de l’été. De fait, compte tenu des dates retenues, ce sont à peine deux mois qui leur seront proposés pour ce qui devrait  ressembler davantage à des consultations qu'à une véritable négociation.

 

 

Avec un troisième round de rencontres qui s’ouvre aujourd’hui rue de Grenelle avec Muriel Pénicaud, la ministre du travail, le gouvernement peut déjà faire valoir qu'il a engagé un dialogue avec les syndicats et le patronat. Même si chacun, quelle que soit sa position, reste encore sur sa faim puisque l’Élysée et Matignon n’ont rien lâché sur le fond. Une lettre de cadrage doit être envoyée aux représentants des organisations syndicales et patronales en milieu de semaine prochaine, qui précisera les sujets sur lesquels ils auront à se pencher.

Dans sa volonté réformatrice, Emmanuel Macron veut frapper un grand coup. Après cette séquence de consultation destinée à donner des gages d'ouverture, le président de la République trace sa route à toute vitesse. Les séances de concertation, si elles ont lieu, se feront en plein cœur de l’été, si peu propice à une mobilisation dans la rue.

Si l’on s’en tient au programme du candidat, les points clés des ordonnances seront le référendum à l’initiative de l’employeur, le regroupement des instances représentatives du personnel, le champ de la négociation au sein de l’entreprise par rapport à la branche, le compte de pénibilité et, bien sûr, l’explosif sujet du barème obligatoire des indemnités aux prud’hommes. L'été risque d'être chaud.

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Les leçons de la rencontre Macron / Poutine par Karine Bechet Golovko.

31 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La République, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

mardi 30 mai 2017

 

Les leçons de la rencontre Macron / Poutine

 
 
 
Lorsque deux chefs d'Etat se rencontrent, chacun doit avoir une idée claire de ce qu'il attend de la discussion. Si l'on comprend sans difficulté l'intérêt pour Macron d'inviter le Président russe, l'intérêt de la Russie de se prêter au jeu du faire-valoir est beaucou plus flou. De cette confrontation, semble-t-il inattendue pour la Russie, en ressortira peut-être plus de clairvoyance dans sa vision de la France contemporaine.
 

Le produit Macron, un produit à la mode
 
E. Macron est un produit qui s'est bien vendu en France et dont le cours continue à augmenter, si l'on en croit les convertions récentes parmi ceux qui le critiquaient il y a encore peu. La forme fait oublier le fond. Il a suffit de mettre les habits d'un chef d'Etat qui reprend un minimum de patriotisme pastellisé, en le mêlant à de l'européanisme débridé, pour que chacun y trouve son De Gaulle ou son Delors, sans même faire le lien entre les figures contradictoires et inconciliables du produit. 
 
La technique de marketing très poussée qui a été emloyée est d'une efficacité redoutable et ce qui reste de capacité de réflexion indépendante des individus de notre société ne rassure pas. Nous avons plutôt l'impression d'être confronté à un troupeau de moutons qui se prend pour une société humaine et se dirige "de lui même" dans la voie qui lui a été préparée. 
 
Ce produit doit maintenant être vendu à l'international. L'on a vu la fameuse poignée de mains entre Trump et Macron, surmédiatisée en France, ici aussi la forme masquant le fond. Quel apport pour la politique française? Aucun. Simplement, il fallait donner l'image d'un homme de ce gringalet flottant dans son costume face à l'énorme Trump. L'intérêt reste au niveau de la communication: Macron est apte à tenir face à Trump. En tout cas, il est capable de serrer la main. Quel homme! Quel Président! Et toute la machine de presse de montrer un Macron digne d'un nouveau Talleyrand, face un à Trump sorti de son Western. Décidément, ce produit de consommation courante bénéficie de toutes les comparaisons glorieuses, comparaisons qui doivent le dispenser de faire réellement ses preuves.
 
De l'autre côté, l'autre homme fort est V. Poutine. L'invitation est lancée à la hâte, mais pas pour autant à la légère. Et elle est acceptée immédiatement. Il faut donc donner au Président russe un produit acceptable. Versailles, les ors de la Monarchie prostitués par la République, l'histoire retravaillée pour l'occasion et une haie d'honneur. On descend le perron et l'on sert la main chaleureusement, en véritable maître des lieux, Sans oublier que le but reste la mise à genoux, au minima le couteau dans le dos. Mais pour cela il y a la conférence de presse. La Russie ne s'attend pas à trouver si peu d'humanité derrière un tel sourire. C'est oublier que Macron n'existe pas, il est fabriqué, il ne fonctionne que pour remplir le but fixé.
 
Et le premier but de cette rencontre est rempli: Macron est un produit à la mode, il est devenu plus populaire que Trump, il sera donc acheté. Pari réussi.
 
 
Echanges de tirs lors de la conférence de presse
 
Voici la vidéo de la conférence de presse en français:
 
 
 
La vidéo en russe:
 
 
Avant même d'entrer sur le fond, une chose saute aux yeux: le Président russe est totalement absent, Macron occupe l'espace. La presse russe elle-même remarque cette attitude effacée de V. Poutine qui ne lui ressemble pas. Car si formellement il ne s'agit que d'une conférence de presse, banale, aucune règle n'est en réalité préservée, les organisateurs ont bousculé les convenances pour destabiliser. Et ça a marché.
 
Sur la manière, le choc entre deux hommes incarnant deux modes politiques irréconciliables. D'une part, la politique européenne traditionnelle européenne chez le Président russe, dont la courtoisie, pourtant mise à rude épreuve, reste inébranlable. Même à l'excès. D'autre part, Macron , l'agressivité et le manque de tact, tant face aux journalistes qu'à l'égard de son invité. 
 
Un exemple flagrant concerne la réponse faite par Macron sur le refus d'accès opposé aux journalistes de RT et Sputnik lors de la campagne présidentielle, question posée par une jouraliste de RT, devant le Président russe, son Président. Macron répond en dépassant toutes les bornes de la diplomatie:
 
 
 
Et pas une réaction rien. La situation était, certes, délicate. Réagir aurait pu être considéré comme une confirmation, un soutien direct apporté aux médias russes. Mais quel Président laisserait ses journalistes se faire insulter devant lui à l'étranger? La réaction est venue plus tard. Trop tard. Le porte-parole du Kremlin, D. Peskov a déclaré que le Kremlin ne consière pas que RT et Sputnik soient des organes d'influences. RT a publié un commentaire:
«Il est très décevant que ce qui avait commencé comme une rencontre productive entre deux chefs d'Etat se soit transformée en une nouvelle occasion pour le président Macron de proférer des accusations sans fondement contre RT. Il se trouve que, malgré les nombreuses invectives adressées durant la campagne présidentielle, jusqu’à aujourd’hui, pas un seul exemple, pas une seule preuve que RT ait diffusé des fausses informations à propos d’Emmanuel Macron n’a été présentée. Ni par son équipe, ni par les grands médias qui ont aveuglément diffusé les accusations de l’équipe d’Emmanuel Macron contre RT. Le tout sans questionnement aucun et sans prendre la peine de vérifier ces attaques. En qualifiant de fausse information toute information avec laquelle il ne se montre pas d’accord, le président Macron pose les bases d’un dangereux précédent qui menace à la fois la liberté d’expression et le journalisme dans son ensemble.»
Cet échange fait la Une de la presse française et donne l'image d'un Macron qui a su s'imposer face à Poutine, qui à la surprise générale, n'a pas répondu, alors qu'il en avait la possibilité:
 
Macron aurait-il pu répondre autement? Oui, s'il ne s'était agit que d'un enjeu secondaire. Or, en répondant aussi directement, d'une part il fait une réelle publicité à ces chaînes "d'opposition" en France, mais il lance un signal ouvertement liberticide à la société. La journaliste de RT, en provoquant cette réponse, a permis, d'autre part, de montrer toute la rigidité du système politico-médiatique actuel en France, qui ne supporte plus la contradiction et l'assimile à du mensonge. C'est toute la frontière entre l'information et la propagande.
 
L'agressivité de Macron s'est vue également en ce qui concerne la Syrie, où la menace de recourir aux bombardements en cas d'utilisation d'armes chimiques était directement adressée à la Russie, accusée a priori de couvrir les bombardements chimiques attribués au régime d'Assad par la communauté internationale, cette communauté qui refuse toute enquête indépendante. Ici non plus, le Président russe n'a pas répondu. Mais cette attaque a fait le bonheur du New York Times:
 
With Mr. Putin standing beside him, he accused two news organizations with ties to Russia of acting as “organs of influence” rather than as true outlets for journalism. And he publicly warned the Russian leader that the use of chemical weapons was a “red line” for France. “The use of chemical weapons by anyone will be the object of reprisals and immediate retaliation on the part of France,” he said.Mr. 
Putin has strongly backed President Bashar al-Assad of Syria, whose forces have been accused of using chemical weapons as recently as April. The Russian president did not respond directly to Mr. Macron’s implicit challenge.
D'une manière générale, E. Macron a donné le ton dès son discours d'introduction:
"Pierre le Grand est le symbole de cette Russie qui veut s'ouvrir à l'Europe et qui vient tirer en Europe tout ce qu'elle a de grand et de fort. (...) La Russie qui s'ouvre à l'Europe"
C'est cette Russie qui est la bienvenue, cette Russie qui connait sa place et ne prétend pas à plus, cette Russie qui vient apprendre de l'Europe, docilement, lorsque l'Europe a un peu de temps à consacrer à son éducation. Pour cela, d'ailleurs, il faut créer un Forum franco-russe des sociétés civiles: les grands esprits français vont pouvoir reformater les faibles esprits russes. Ce n'est jamais l'Europe qui s'ouvre à la Russie. Cette vision des rapports entre l'Europe et la Russie nous renvoie bien en arrière, à cette condescendance européenne, à cette Russie curiosité intéressante aux portes de la civilisation. 
 
La Russie d'aujourd'hui peut-elle l'accepter? En a-t-elle besoin? Et Macron d'enfoncer le clou avec la défense des droits des LGBT en Tchétchénie et des ONG en général en Russie:
"J'ai indiqué au Président Poutine les attentes de la France et nous sommes convenus d'avoir un suivi extrêmement régulier ensemble."
Autrement dit, Macron a fait la leçon et maintenant le Président va devoir rendre des comptes? Est-ce bien ce que la Russie est venue chercher à Versailles?
 
Toute la presse française célèbre la victoire de Macron, qui a effectivement largment dominé l'exercice en imposant ses règles:
 
 
 
 
 
Quel était le but de la Russie?
 
La question de savoir ce que pouvait faire le Président russe face à un tel comportement, reste ouverte. Soit la dénégation, soit le scandale. Il eût été aussi possible de répondre avec humour pour dénigrer son vis-à-vis, il est dommage que le choix ait été celui de la dénégation. Car en suivant la conférence de presse, l'on a vraiment l'impression que les deux Présidents font deux conférences de presse distinctes.
 
Et l'on voit bien que les différends ne sont pas conjoncturels, le maintien des échanges commerciaux ne règlera rien et ne signifie rien, sauf que les milieux d'affaires qui ne vivent pas de la globalisation n'ont aucun pouvoir d'influence sur la politique en France, qui se décide ailleurs. Et remettre en vrac sur le tapis, et en se dépêchant, la question des sanctions, alors que la Russie avait toujours pris de la hauteur en refusant par principe de discuter de ce qu'elle n'a pas initié, a clos la conférence de presse sur une étrange impression. 
 
Les différends sont profonds, c'est une vision du monde différente. Une vision du monde et un comportement auxquels, manifestement, la délégation russe n'a pas été préparée. Macron a clairement lancé un défi à V. Poutine: ou vous jouez selon nos règles, car nous reprenons les manettes suite à la défaite de Clinton, soit l'on ne vous reconnaît pas comme des nôtres. Et ces "valeurs" qu'il impose comme de fait acceptées par V. Poutine. 
 
La Russie, pour reprendre le terrain dans ces nouveaux types de rapports politiques, va devoir s'adapter très vite. Les victoires militaires ne comptent que pour autant qu'elles sont médiatisées : que reste-t-il d'Alep ou de Palmyre? Les bévues n'existent que pour autant que l'on en parle: qui s'inquiète des morts civils syriens suite aux bombardement américains? L'Occident maîtrise la parole médiatique et laisser RT et Sputnik se faire attaquer dans ce monde devenu largement virtuel n'est plus une faute de goût, c'est une erreur très grave. La Russie aussi doit affirmer ses lignes rouges dans ce nouveau monde, qu'il s'agisse de ses diplomates ou de ses journalistes.
 
Le seul avantage de cette rencontre est d'avoir pu faire tomber les illusions quant à Macron, ce Président particulièrement cultivé, très intelligent, pragmatique, avec lequel il sera possible de parler. Cette France-là ne cherche pas à coopérer avec la Russie, elle veut la faire rentrer dans le rang. Sans émotion superflue. Question d'intérêt: être globaliste ou ne pas être. La Russie va devoir faire un choix, il existe peu de camps. Or, à l'intérieur du pays, les sirènes néolibérales et globalistes chantent aussi, adapter la position stratégique du pays nécessite une clarification de sa politique.  
 
La scène s'est déroulée dans la Galerie des Batailles de Versailles. Ce n'est qu'une bataille, mais qui augure de la guerre qui se joue.
 
 
 
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La domination s’exerce par la coercition, par la manipulation ou par l’assentiment….Le Saker francophone

31 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Terrorisme, #La République, #La nation ., #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #le nazisme, #l'horreur économique

La domination s’exerce par la coercition, par la manipulation ou par l’assentiment….

Dans un système collectiviste, la coercition s’exerce au nom du bien. On peut comprendre la dictature du bien en lisant Aldous Huxley et son roman dystopique, Le meilleur des mondes.Dans un système libéral, la coercition s’exerce au nom d’accords (contrats) librement consentis, ce qui est nettement préférable si l’on considère que la liberté est préférable à l’esclavage. Cependant, il existe un moyen d’extorquer le consentement à un accord, c’est la dette. Le corollaire de la dette c’est l’usure, qui est la mise en esclavage. Ce n’est pas pour rien que l’usure est interdite dans les trois religions du Livre. Les moyens classiques de créer une dette à grande échelle sont l’État providence et la guerre.

Mais il existe un moyen beaucoup plus pernicieux (et frauduleux), c’est l’argent-dette. L’argent-dette consiste en un monopole privé de l’argent qui, pour entrer en circulation, doit être emprunté. Il est donc usuraire par principe, contrairement à l’argent traditionnel à base de sel, de coquillages ou de métaux précieux. Le système de l’argent-dette est un schéma de Ponzi. Il ne peut survivre que par une augmentation exponentielle de la dette. D’où la nécessité de baisser les taux d’intérêt, à chaque fois que les limites de l’endettement sont atteintes.

Actuellement, avec les taux à zéro, nous atteignons les limites de ce système. D’où la nécessité d’une société sans argent liquide, afin d’empêcher un bankrun lorsque les taux deviendront négatifs. Mais le vrai but de ce système est le « grand reset ». Le « grand reset » est un effondrement de ce schéma de Ponzi. Lors de cet effondrement, les dominants auront deux moyens de perpétuer leur domination. Le premier sera d’utiliser la colère générale pour instaurer un système collectiviste pour le « bien de tous ». Un système dont, bien entendu, ils seront les dirigeants. Le deuxième sera l’accaparement des biens tangibles et la transformation du reste de l’humanité en péon, c’est-à-dire un système néo-féodal de servage par la dette.

À la vue des efforts permanents de la propagande pour accuser le « capitalisme/libéralisme » de tous les maux, et la montée en puissance de mouvements et de leaders tel que Bernie Sanders ou Jean-Luc Mélenchon, on peut s’attendre à ce qu’ils choisissent le collectivisme. Ce qui est préférable pour eux, car tout appartiendra à l’État et l’État leur appartiendra. Les dissidents ne seront pas des hommes libres retranchés dans leur ferme, mais des méchants koulaks .

Les gens commencent à comprendre qu’une nation souveraine est préférable à une nation soumise à une administration supranationale. Espérons qu’ils finissent par comprendre qu’un homme souverain (c’est à dire libre) est préférable à un homme soumis à une administration collectiviste, avant qu’il ne soit trop tard.

Alors, rappelez-vous : le capitalisme, c’est la propriété privée. Le libéralisme, c’est la liberté.

Et dénoncez les vrais oppresseurs, les usuriers.

Hocine

http://lesakerfrancophone.fr/la-domination-sexerce-par-la-coercition

Note du Saker Francophone Hocine s’appuie sur une lecture du monde à travers des rapports de force entre les puissances réelles et leurs idéologies. Derrière chaque idéologie peut se cacher un totalitarisme et il nous invite à être libre pour échapper à toute forme de coercition, les formes visibles et violentes, mais surtout les formes invisibles et parfois quasi indolores. Il reste tout de même une question de fond, que le mot « liberté » (où chacun met sa définition) ne semble pas régler de manière évidente, c’est la « mise en commun » de savoirs complexes ou de moyens de production. Comment mettre en commun, sans que votre parcelle à vous ne finisse capturée par un pouvoir? Brandon Smith règle la question en parlant de communautés, avec liberté totale de s’associer ou de se dés-associer. Mais est-on jamais vraiment libre? Peut-être faut-il accepter notre condition humaine et assumer ces combats quotidiens, parfois contre nous-même et notre environnement?

Liens proposés par le Saker Francophone sur le sujet du « grand reset »

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Un PUTSCH sans soldats [par le général (2S) Henri Roure]

31 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Un PUTSCH sans soldats [par le général (2S) Henri Roure]

L’élection présidentielle, qui a amené M. Macron à la présidence, est le fruit vénéneux d’un déni de démocratie. Il s’agit d’une spoliation, résultat d’un rejet masqué de l’idéal démocratique. La manipulation vient de loin. Elle est probablement la forme la plus élaborée du coup d’État car elle ne refuse pas le principe des élections sur lequel repose l’expression de la volonté populaire, mais, sciemment - j’allais écrire scientifiquement - elle pervertit, oriente, sculpte l’opinion publique. Elle repose sur l’énorme puissance d’un système qui a l’ambition de s’imposer au monde, à commencer par ce que nous appelons, aujourd’hui, improprement, l’Occident. Ses moyens sont, à l’évidence, considérables.

Nous sommes confrontés à un monstre que certains ont baptisé l’internationalisme financier, ou l’ultra libéralisme, mais qui, en tout état de cause, est intimement lié à la puissance étatsunienne. Il s’agit de l’avatar le plus ingénieux de l’impérialisme étatsunien relayé par son allié fidèle l’Union Européenne.

La vraie démocratie est trop dangereuse pour la finance internationale, car elle peut amener au pouvoir des personnes véritablement choisies par le peuple avec des idées aussi saugrenues que la défense des intérêts nationaux, la patrie, la protection sociale, la morale, l’éducation et la culture, le service public ou encore l’État de droit. Ce risque ne peut être accepté quand il s’agit de globaliser ou plus exactement d’américaniser et de subordonner les peuples au puissant réseau politico-bancaire piloté par Washington. Il est donc nécessaire de tendre vers une pensée unique.

Difficile cependant de s’affranchir des élections… Dès lors il faut les truquer à l’aide de la désinformation aboutissant à la manipulation de l’opinion publique ; c’est tellement plus simple et moins risqué puisque le système est propriétaire des médias et des instituts de sondage et peut s’appuyer sur quelques dirigeants, intellectuels ou bobos, bien placés et convaincus. Il ne faut pas s’étonner, ainsi, de l’assassinat politique de François Fillon, dont le programme trop judicieux et national pouvait éloigner la France de cette subordination. L’astuce fut de l’accuser de ce que l’immense majorité des parlementaires fait, en toute légalité, mais qui, pour lui, fut présenté, dans un acharnement médiatique sans limite, comme de la corruption. Aucun journaliste ne s’éleva pour regarder les faits avec objectivité. Et pour cause, tous dépendent du système…

Aude Lancelin, ancienne rédactrice en chef adjointe de l’Obs le dit clairement : « l’ensemble des médias est sous la coupe du CAC 40 ». En association avec eux quelques juges haineux trop liés à un pouvoir désireux de se survivre à lui-même et intimement impliqué dans le réseau. La suite se présentait d’évidence. Face à un éclatement consommé des partis traditionnels, résultat de primaires inspirées de la vision étatsunienne de la sélection des candidats et inadaptées à la culture politique française, un inconnu, issu directement du milieu bancaire, et présentant l’image de la nouveauté, put être propulsé dans le pseudo débat. Le système, alors, n’a même pas cherché à se dissimuler sous les atours d’une apparente objectivité. Les médias aux ordres n’eurent qu’à relayer l’habituelle hystérie anti Front National en utilisant tous les vieux procédés passant de l’association d’images aux citations hors contexte et à l’insinuation. Il fallait faire « barrage » sans que quiconque sache vraiment pourquoi, ou, plus justement, de crainte que le constat devienne trop clair que ce parti avait récupéré les idées gaullistes, imprudemment abandonnées par la droite classique.

Le matraquage, cette fois, fit l’éloge du néophyte et, toute honte bue, ceux qui auraient dû rester neutres ou au moins discrets, affirmèrent péremptoirement qu’il fallait voter pour lui. Preuve suprême de cet internationalisme bien loin d’être prolétarien, l’étatsunien Obama apporta bruyamment son soutien, Merkel de même et l’inénarrable Junker donna sa contribution. Des étrangers intervenaient dans une élection française ! Personne n’y vit un scandale… Dans un panorama politique trafiqué et disloqué, le banquier fut élu. Il le fut avec les voix d’électeurs qui, par opposition, viscérale et entretenue, à l’autre candidat, celui de la négation absolue de ce système, se sont piégés. Comment faire désormais pour se séparer de celui qu’ils ont, de fait, contribué fortement à porter à la magistrature suprême ?

Ajoutons que l’opération était tellement bien montée que le nouveau président a été élu alors que l’immense majorité du corps électoral lui était, sinon hostile, du moins opposée. Qui le dit ? Regardons les chiffres sous un angle particulier. La participation a été de 74,56% soit 25% d’abstentions. Il y a eu 66% de suffrages exprimés, c’est à dire 34% de nuls ou blancs. Si, à ce chiffre, nous ajoutons les 34% qui ont voté Le Pen, nous constatons que 68% des personnes qui se sont déplacées jusqu’aux urnes n’ont pas voté pour Macron. Dans cette élection nombreux sont ceux qui se sont abstenus par hostilité aux finalistes. En minorant leur nombre parmi les non-votants, nous pouvons les estimer à 6 ou 7%. Ce qui fait un total intermédiaire voisin de 75% qui ont refusé Macron. Si nous ajoutons à ce dernier chiffre ceux qui ont voté Macron par opposition à le Pen, mais pas par adhésion à ses idées, nous aboutissons, probablement, à 85% du corps électoral qui ne soutient pas le nouvel « élu » …

Le nouveau président est peut-être légal aux termes de la Constitution, mais illégitime au regard de la morale politique.

Au bilan, Macron est un usurpateur. En réalité, la démocratie française d’aujourd’hui n’est qu’une dictature qui se déguise. Elle est devenue le pire des régimes comme tous les autres. J’ose espérer que personne parmi ces profiteurs, qui vont suivre Macron, ne proférera la moindre critique sur la façon dont nos amis africains voient la démocratie…


Je ne suis donc pas en opposition mais en résistance, tout en sachant que le combat sera long et difficile. Je débute ma marche…


Général (2S) Henri Roure
Secrétaire national pour les questions de défense au CNIP (Centre National des Indépendant et Paysans)

SOURCE :

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Mascarade de l’antifascisme. Rédigé par L'oeil de Brutus .

23 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Macron

Mascarade de l’antifascisme

16 Mai 2017 , Rédigé par L'oeil de Brutus Publié dans #Idées

Mascarade de l’antifascisme

La plupart des réflexions ci-après sont issues de la lecture du Crépuscule de la France d’en Haut de Christophe Guilluy (Flammarion 2016)

 

 

Pier Paolo Pasolini soulignait déjà en 1974 (!) qu’en abandonnant la question sociale, la gauche chercherait à instrumentaliser un « antifascisme facile qui a pour objet un fascisme archaïque qui n’existe plus et n’existera plus jamais ». Lionel Jospin reconnaîtra plus tard que cette « lutte antifasciste en France n’a été que du théâtre » et que le « Front national n’est pas un parti fasciste ». Et ce n’est pas un hasard si de BHL à Pierre Bergé, du MEDEF au entreprises du CAC 40, de Hollywood à Canal plus, les plus grands pourfendeurs du « fascisme » sont aussi les meilleurs zélateurs de la mondialisation. On remarque également que bien souvent les groupes « antifa » recrutent leurs membres non parmi les ouvriers mais parmi les jeunes diplômés de la bourgeoisie.

Cette instrumentalisation de l’antifascisme permet à des élites, qui devraient pourtant être totalement délégitimées et décrédibilisées – ne serait-ce que de par leurs résultats et les scandales à répétition –, de se trouver à bon compte une supériorité morale d’une part et en réduisant toute critique de la mondialisation à une dérive fasciste et/ou raciste. Bien évidemment, cette posture nécessite un ennemi et celui-ci est trouvé : le Front national, qu’il faut alors sur-médiatiser. Pour « lutter contre le fascisme », il s’agit alors, ni plus ni moins, que d’en faire la promotion ! et l’on se lance dans un « combat à mort » où l’on évitera à tout prix de détruire son adversaire pour, tout au contraire, en assurer la longévité. Mais en pratique, ce n’est pas vraiment le FN qui est en ligne de mire mais les classes populaires dans leur ensemble, le problème étant que ce n’est pas tant le FN qui influence les classes populaires que l’inverse : « le FN n’est qu’un symptôme d’un refus radical des classes populaires du modèle mondialisé » et les classes supérieures cherchent alors à fasciser les classes populaires pour discréditer et délégitimer leur diagnostic, « un « diagnostic d’en bas » qu’on appelle populisme ».

 

 

Il ne s’agit ainsi donc pas tant de cesser de dénoncer le Front National pour ce qu’il est réellement (un parti démagogue, opportuniste, sans réelles convictions ni programme consistant[i], conservant encore et toujours ses relents xénophobes et ses fréquentations plus que douteuses – lire Ce qu’est le FN ce qu’il n’est pas), mais d’admettre qu’à lui seul il n’est certes pas en mesure de mettre la République en péril (sinon il aurait dû être interdit depuis longtemps !). Par contre, beaucoup plus inquiétante est l’évolution prise par le mouvement « En Marche ! » et son guide charismatique, tout frais moulu président de la République (lire

Emmanuel Macron : en marche vers le fascisme ?). D’autant plus que bien peu ont relevé (et se sont inquiété) du fait (entre tant d’autres choses !), qu’avant même l’élection de M. Macron, il était possible pour une grande radio publique de censurer quiconque n’appelait pas à voter pour le camp du Bien au point d’en acculer l’humoriste Emmanuel Barré à démissionner de France Inter[ii].

Rappelons également qu'historiquement l'extrême-droite n'a pas le monopole du fascisme, loin de là : les différents mouvements fascistes recrutèrent souvent abondamment à "gauche", à commencer par Benito Mussolini et Pierre Laval qui firent leurs premières armes politiques respectivement au parti socialiste italien à la SFIO (tandis qu'à l'opposé, par exemple, la Résistance française compta nombre de membres anciennement issus de mouvements d'extrême-droite).

 

 


1 t sur ce point la prestation de Mme Le Pen au débat de l’entre-deux-tours fut criante de vérité.

Benoît Rayski, “Censuré”, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter [archive], causeur.fr, 27 avril 2017

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EN DIRECT - Manchester : 19 morts et 50 blessés dans une «attaque terroriste». Le Figaro.

23 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La mondialisation, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Daesch, #Les transnationales, #Le fascisme, #ISIL, #Terrorisme

EN DIRECT - Manchester : 19 morts et 50 blessés dans une «attaque terroriste»

Des spectatrices du concert d'Ariana Grande à Manchester, recueillies par les services de secours après l'explosion qui a tué 19 personnes et fait 50 blessés.

Des spectatrices du concert d'Ariana Grande à Manchester, recueillies par les services de secours après l'explosion qui a tué 19 personnes et fait 50 blessés.

 

Une explosion a eu lieu à la Manchester Arena, lundi soir, à l'issue du concert de l'artiste américaine Ariana Grande. Theresa May condamne «une attaque terroriste épouvantable» et présidera une réunion d'urgence du gouvernement ce matin.

 

Gérard Collomb : «Solidarité avec le peuple britannique»

 
"Solidarité avec le peuple britannique. Mes premières pensées vont aux victimes et familles endeuillées", a tweeté Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur. 

Où a exactement eu lieu l'explosion ?

 
La Manchester Arena a évoqué dans un tweet une explosion qui se serait déroulée hors de la salle de concerts, dans un endroit public.
Un communiqué de la police des transports a mentionné quant à lui une explosion dans le foyer de la salle de concerts. Ce foyer est un espace public qui relie la salle à la gare toute proche de Victoria où passent trains et métros.

La vidéo du drame

 
Dans cette vidéo publiée sur Twitter, on peut entendre une détonation qui pourrait être l'explosion qui a causé la mort de 19 personnes hier soir.

Les blessés traités dans six hôpitaux différents

 
La police de Manchester a publié un nouveau communiqué, reprenant les mots de son chef, Ian Hopkins. Le bilan provisoire reste à 19 morts et environ 50 blessés. "Les blessés sont traités dans six hôpitaux différents de Manchester", précise-t-on La police de Manchester travaille en étroite collaboration avec les services nationaux, peut-on lire dans ce texte publié sur Twitter qui évoque toujours un "acte terroriste".

Jeremy Corbyn salue les «brillants services d'urgence»

 
"Terrible incident à Manchester. Mes pensées sont avec toutes les personnes affectées et nos brillants services d'urgence", a réagi sur Twitter le leader du Labour, Jeremy Corbyn. 

Un deuxième numéro d'urgence mis en place

 
Après le numéro d'urgence antiterroriste, un autre numéro a été mis en place pour "ceux qui sont inquiets pour leurs proches ou toute personne qui aurait pu être dans la zone", explique la police sur Twitter. 

La Sécurité intérieure américaine «surveille de près» la situation à Manchester

 
Dans un communiqué publié sur son site internet, le département de la Sécurité intérieure des États-Unis a affirmé qu'il surveillait "de près" la situation à Manchester. "Nous travaillons avec nos homologues étrangers pour obtenir des informations supplémentaires sur la cause de l'explosion", peut-on lire. 

"A l'heure actuelle, nous n'avons aucune information selon laquelle une menace crédible viserait spécifiquement des sites musicaux aux Etats-Unis", précise le département de l'administration fédérale américaine incitant tout de même à une "protection accrue dans et autour des lieux publics et événements". 

Le Parti conservateur suspend sa campagne pour les législatives après le drame

 
Le Parti conservateur a décidé de suspendre sa campagne électorale en vue des législatives anticipées du 8 juin, rapporte mardi la chaîne de télévision Sky News. Cette décision intervient après la mort lundi à Manchester d'au moins 19 personnes dans ce que la police pense être un attentat. ,"Une source conservatrice a déclaré la Press Association que la campagne électorale de la première ministre était suspendue", relaie Sky News.

La Une du Manchester Evening News

 
Le quotidien local a, comme le Guardian, fait sa couverture sur "l'acte terroriste" survenu à Manchester lundi soir. "Terreur à l'Arena", titre le journal.

Anne Hidalgo : «Paris est cette nuit aux côtés de Manchester»

 
"Paris est cette nuit aux côtés de Manchester. Mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et aux secours qui interviennent sur place", a tweeté la maire de Paris, Anne Hidalgo. 

Réunion d'urgence du gouvernement britannique mardi matin

 
Theresa May présidera une réunion d'urgence du gouvernement mardi matin, à neuf heures, après l'explosion survenue à Manchester hier soir, affirment plusieurs médias britanniques. 

TÉMOIGNAGE - «Il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée»

 
"On a écouté la dernière chanson et soudain, il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée", a confié Gary Walker, de Leeds, venu avec sa femme pour attendre leur filles à la sortie du concert, sur la radio 5 de la BBC.

La Une du Guardian de mardi

 
Le quotidien britannique fait sa couverture avec l'explosion survenue à Manchester. 

Facebook a activé son Safety Check

 
Comme à chaque attentat ou événement dramatique, Facebook a activé son Safety Check. Cette fonctionnalité détecte les utilisateurs du réseau social susceptibles d'être dans une zone affectée par un drame et leur propose de cliquer sur un bouton pour informer leurs amis qu'ils sont en sécurité.

À LIRE - Qu'est ce que le «Safety Check» ?

Les secours toujours sur place

 
Les secours sont toujours en cours d'intervention sur les lieux de l'incident, annonce la police sur Twitter, appelant à éviter la zone un maximum. 
Les secours et la police sur place.REUTERS/Jon Super
Une ambulance.Peter Byrne/PA via AP

L'explosion contrôlée n'était que des vêtements abandonnés

 
La police a annoncé il y a quelques minutes qu'elle allait procéder à une explosion contrôlée dans un endroit situé à quelques dizaines de mètres de la salle. Elle a ensuite indiqué qu'il s'agissait "de vêtements abandonnés et non d'un objet suspect". 

Un numéro d'urgence antiterroriste

 
Un numéro d'urgence antiterroriste a été mis en place, a communiqué le ministre de l'Intérieur britannique, Ben Wallace. "S'il vous plaît, soyez vigilant, et si vous voyez quelque chose de suspicieux, appelez la ligne antiterroriste", a-t-il déclaré sur Twitter. 

Le maire de Manchester réagit : «Une nuit terrible pour notre belle ville»

 
"Mes pensées vont aux familles qui ont perdu des êtres chers, mon admiration va à nos courageux services d'urgence. Une nuit terrible pour notre belle ville", a déclaré le maire de Manchester, Andy Burnham, via Twitter. 

Theresa May condamne «une attaque terroriste épouvantable»

 
La première ministre britannique Theresa May a condamné l'"attaque terroriste épouvantable" qui a eu lieu à Manchester lundi soir. "Nous travaillons à établir tous les détails de ce qui est traité par la police comme une épouvantable attaque terroriste", a souligné Mme May, en exprimant sa sympathie aux familles.

Sadiq Khan : Londres «aux côtés» de Manchester

 
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a apporté son soutien à la ville de Manchester après cette explosion. "Londres se tient aux côtés de Manchester - nos pensées vont vers ceux qui ont été tués et blessés cette nuit ainsi qu'à nos courageux services d'urgence", a-t-il déclaré sur Twitter.

TÉMOIGNAGE - «Tout le monde paniquait, ça poussait dans les escaliers»

 
Isabel Hodgkin, qui assistait au concert, a déclaré à la chaîne de télévision Sky News: "Tout le monde paniquait, ça poussait dans les escaliers". "Le couloir était plein de monde, il y avait une odeur de brûlé, il y avait beaucoup de fumée pendant qu'on sortait", a-t-elle confié.

TÉMOIGNAGE - «Tout le monde criait et courait»

 
Robert Tempkin, 22 ans, a déclaré à la BBC: "Tout le monde criait et courait, il y avait des manteaux et des téléphones sur le sol, les gens ont tout abandonné" dans le mouvement de panique. "Des gens hurlaient qu'ils avaient vu du sang, mais d'autres disaient que c'étaient des ballons qui avaient explosé ou une enceinte qui avait claqué", a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne, plusieurs fois visée par des attentats depuis 2005

 
o Le 7 juillet 2005, quatre attentats suicide coordonnés à l'heure de pointe dans trois rames de métro et un bus londoniens font 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés. 

o Le 30 juin 2007, une voiture-bélier remplie de bouteilles de gaz est précipitée contre le principal terminal de l'aéroport de Glasgow (Ecosse), très fréquenté en ce début de vacances scolaires, sans exploser. Un Indien qui conduisait le véhicule est grièvement brûlé après s'être aspergé d'essence. Il décède un mois plus tard.

o Le 22 mai 2013, deux Londoniens d'origine nigériane renversent en voiture un soldat de 25 ans, Lee Rigby, dans le sud-est de Londres avant de le frapper de nombreux coups de couteau et de tenter de le décapiter.

o Le 5 décembre 2015, Muhaydin Mire, 30 ans, né en Somalie, blesse au couteau deux personnes, dont une grièvement, à l'entrée de la station de métro de Leytonstone, dans l'est de Londres, deux jours après les premières frappes aériennes britanniques visant l'État islamique en Syrie.

o Le 22 mars 2017, un homme fonce dans la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face à Big Ben, avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement. L'attaque a fait cinq morts. Son auteur, Khalid Masood, un citoyen britannique converti à l'islam, a été abattu par la police. L'attentat a été revendiqué par le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

#RoomForManchester , un hashtag solidaire sur Twitter

 
Après cet "acte terroriste", le hashtag #RoomForManchester a été mis en place sur Twitter pour les personnes qui ont besoin d'un hébergement ou d'un endroit pour passer la nuit. Pour rappel, le quartier du centre de la ville a été bouclé et la gare proche de la Manchester Arena fermée. 

De nombreux mineurs assistaient au concert

 
De nombreux adolescents assistaient au concert d'Ariana Grande ce lundi soir. Une cinquantaine d'entre eux se sont réfugiés dans un hôtel Holiday Inn à proximité.

Le quartier bouclé

 
Le quartier du centre de Manchester a été entièrement bouclé. Des policiers armés sont sur place aux alentours de la salle. La Manchester Arena se trouve au-dessus de la gare de Manchester Victoria. La circulation de tous les trains a été interrompue. De nombreuses ambulances sont sur les lieux. La police est en train de mettre en place un numéro d'urgence pour renseigner les familles.
La police, sur place.Peter Byrne/PA via AP

Un témoin raconte la scène

 
«Nous étions en train de quitter la salle après le concert d'Ariana Grande vers 22h30 lorsqu'on a entendu un bang, comme une explosion, qui a paniqué tout le monde, et tout le monde essayait de fuir la salle», a raconté Majid Khan, 22 ans, à l'agence briannique Press Association. «Tous les gens qui étaient de l'autre côté de la salle de concert où le bang a été entendu sont soudain venus vers nous en courant et ils essayaient de sortir, donc ça bloquait, et tout le monde fuyait vers la sortie qu'il pouvait trouver le plus rapidement possible», a-t-il ajouté. «C'était la panique».

La police de Manchester procède à une explosion contrôlée

 
La police de Manchester a annoncé qu'elle allait procéder à une explosion contrôlée dans un endroit situé à quelques dizaines de mètres de la salle de concert Arena où l'explosion présumée a fait 19 morts. «Il va y avoir une explosion contrôlée dans les jardins de la Cathédrale. Si vous entendez du bruit, n'ayez pas peur», a annoncé la police sur son compte Twitter.

Une salle qui peut accueillir 21.000 spectateurs

 
Inaugurée en 1995, la Manchester Arena a une capacité de 21.000 spectateurs, selon son site internet. Elle revendique le statut de plus grande de spectacle couverte d'Europe. 

Ariana Grande indemne

 
La chanteuse américaine Ariana Grande, qui se produisait à la Manchester Arena, est indemne, a déclaré un de ses porte-parole.

Scène de panique

 
Une spectatrice a déclaré à Reuters avoir ressenti une énorme déflagration alors qu'elle quittait l'enceinte. Dans les instants qui ont suivi, la foule s'est mise à crier et à courir pour s'échapper. "Nous étions en train de partir et nous venions d'atteindre la porte lorsqu'une énorme explosion s'est produite, tout le monde s'est mis à crier", a déclaré à Reuters Catherine Macfarlane, une des spectatrices. "C'était une énorme explosion, vous pouviez la ressentir dans votre poitrine. Cela a provoqué un chaos, tout le monde courrait, criait et cherchait tout simplement à partir.
 
 

Bonjour à tous

 
Une déflagration s'est produite lundi soir dans une salle de concert de Manchester, tuant 19 personnes et en blessant environ 50 autres, a annoncé mardi la police britannique, qui traite cet événement comme un "acte terroriste".

La police de Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre, explique être intervenue après avoir été informée qu'une déflagration avait été entendue à la Manchester Arena, une immense salle de spectacles où se produisait la chanteuse américaine, Ariana Grande.
 
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