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Le blog de Lucien PONS

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F. Mogherini: L'UE et la Russie ne sont plus des partenaires stratégiques. Par Karine Bechet Golovko.

25 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #le nazisme, #Ukraine

mardi 25 avril 2017

F. Mogherini: L'UE et la Russie ne sont plus des partenaires stratégiques

 
 
 
La première visite officielle, au bout de 2 ans, de la chef de la diplomatie européenne a permis de mettre les points sur les i, au cas où un doute persisterait, que certaines illusions pourraient encore brouiller le paysage. Le diagnostic a été posé froidement par F. Moghérini: l'UE et la Russie ne sont plus des partenaires stratégiques. Sont-elles seulement encore des partenaires, ou seulement des voisins ...
 

 
Les relations entre l'UE et la Russie sont au plus bas niveau qu'elles n'aient jamais connues. Ce constat vaut pour les relations internationales en générale entre le bloc américano-centré et la Russie. Comme le déclarait S. Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, elles se sont fortement dégradées par rapport à l'époque de la guerre froide:
"Sans aucun doute, c'est pire maintenant ... A l'époque, il existait deux Empires: occidental et soviétique, chacun d'eux développait des conflits avec son adversaire sur le terrain d'un pays tiers. Mais jamais à ses frontières et jamais frontalement. Même la rhétorique publique était plus légère. A l'époque, les deux clans ne dépassaient pas les limites établies. Aujourd'hui, il n'y a plus aucune règle."
La visite de F. Mogherini fut une impasse, une impasse repoussée pendant deux ans. L'accueil fut réglementaire et froid, comme vous pouvez le voir sur cette vidéo de la première conférence de presse (traduction en anglais):
 
 
Cette froideur réciproque a été relevée dans la presse française, dans l'article du journal Le Monde qui commence très justement par cette phrase:

Les formes ont été respectées.

Pour finalement ne déboucher sur aucun dialogue constructif, chacun restant sur ses positions:
Mais sur le fond, la rencontre a plutôt donné lieu à un dialogue de sourds.
La conférence de presse finale montre en effet l'irréductibilité des positions européenne et russe:
 
 
Si chacun invoque le caractère obligatoire des accords de Minsk, comme à chaque fois, le sens attribué à cette déclaration n'est pas le même de part et d'autre. Pour la Russie, l'UE doit faire pression sur l'Ukraine pour qu'elle commence à les mettre en place. Pour l'UE, la Russie est responsable de leur échec et tend à la faire passer du rang de garant à celui de partie.
 
Bien sûr, il y a la lutte contre le terrorisme, qui a été récemment timidement réactivée, selon S. Lavrov. Mais de toute manière toute coopération réelle est impossible en raison des positions différentes concernant le sort d'Assad en Syrie et l'impossibilité pour l'Occident de reconnaître à la Russie un rôle de partenaire, qui sous-entend la reconnaissance de l'égalité. C'est pourquoi lorsque S. Lavrov invoque un dialogue à égalité, sans que personne ne donne de leçon ... ce dialogue ne débouche sur rien. L'UE ne veut parler à égalité avec la Russie.
 
Et lorsque S. Lavrov invoque du bout des lèvres et très professionnellement l'ouverture de la Russie, la possibilité de développer avec l'UE des relations stratégiques plus profondes, F. Mogherini met les points sur les i, de manière somme toute assez peu diplomatique:
« Ce serait surréaliste de nous considérer comme des partenaires stratégiques et d’avoir adopté des sanctions réciproques. »
Et comme elle insiste sur le fait que les sanctions européennes sont liées au rattachement de la Crimée à la Russie qu'elle qualifie d'annexion, il est évident que la Russie et l'UE ne seront plus des partenaires stratégiques pendant de nombreuses années. 
 
La Russie a beau appeler à plus de sérénité dans l'appréciation des faits qui ont conduit au coup d'Etat constitutionnel en Ukraine et au rattachement de la Crimée, l'Occident - et l'UE en tête - sont dans une logique différente. L'Ukraine doit être une victime car elle est un instrument qui permet de tenter de freiner le retour de la Russie sur la scène internationale et de justifier la coalition atlantiste. Aucun acteur n'abandonnerait de lui-même le pouvoir qu'il possède: l'UE joue le rôle du pion au service du clan atlantiste dans la région.
 
 
 
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Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran Pepe ESCOBAR

11 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #Terrorisme

Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran  Pepe ESCOBAR

9 avril 2017

Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran

Pepe ESCOBAR

Le commandant du CENTCOM (Commandement central des États-Unis, le Pentagone), le général Joseph Votel, s’est pris pour la réincarnation du Docteur Folamour devant la Commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis, mercredi dernier. « Nous devons chercher des opportunités de déstabiliser l’Iran, que ce soit à travers des moyens militaires ou d’autres méthodes. »

Si orwellienne notre époque soit-elle, cette phrase se classe au rang des déclarations de guerre. Avec pour conséquence la destruction par le vide de l’accord sur le nucléaire passé avec l’Iran, à l’ONU, à l’été 2015.

Joseph Folamour ne s’est pas donné la peine de mâcher ses mots.

L’Iran est une des plus grandes menaces auxquelles les USA sont confrontés aujourd’hui (c’est la doctrine officielle du Pentagone qui le dit ; il vient en quatrième position, après la Russie, la Chine et la Corée du Nord). L’Iran a développé son « rôle déstabilisateur » et constitue « la plus grande menace de long terme à la stabilité » de tout le Moyen-Orient.

L’Iran est perfide ; « Je pense que l’Iran opère dans ce que j’appelle une zone grise ». Et c’est « une zone située entre la concurrence normale entre pays – qui s’arrête juste aux portes de conflits ouverts ».

L’Iran est impliqué dans des « mesures de facilitation d’aides létales » ; l’utilisation de « forces par procuration » ; et nombre de « cyber-activités ».

Les USA n’ont pas « vu d’amélioration dans le comportement de l’Iran ». Le garçon/pays turbulent en question pose encore « des menaces crédibles » à travers « son potentiel nucléaire » et son « robuste » programme de missiles balistiques.

Donc, en voilà assez ; nous allons les dégager.

Le djihad sans fin du CENTCOM

Une réponse simple consisterait à caractériser cette crise de colère infantile d’homme de main mafieux, comme un cadeau offert au monde par le fonds en pétrodollars de la Maison des Saoud.

Ou de se rappeler que Joseph Folamour s’adressait précisément à ceux-là même qui, malgré les rapports accumulés au fil des années des dix-sept agences de renseignements des USA selon lesquels l’Iran n’a pas, et ne prévoit pas d’avoir d’armes nucléaires, dénoncent quand même « la menace nucléaire » iranienne.

Mais la réalité dépasse toujours la fiction. État islamique/Daech en personne a sorti une vidéo en farsi – avec un message destiné au guide suprême, l’ayatollah Khamenei – déclarant la guerre à l’Iran parce que ce sont des apostats chiites et parce qu’ils « tolèrent » les juifs.

Non, ce n’est pas un sketch des Monty Python. En fait, nous dérivons vers une situation de plus en plus curieuse, celle d’un CENTCOM qui a envahi et occupé l’Afghanistan et l’Irak ; qui a distribué la mort et la destruction gratuitement ; qui a provoqué une crise monumentale, avec des myriades de réfugiés à la clé ; qui est de nouveau en guerre en Irak ; qui cherche encore à tout prix un changement de régime en Syrie ; qui « dirige en arrière-plan » la destruction du Yémen par l’Arabie saoudite, et qui se retrouve aujourd’hui, de facto, ouvertement, l’allié objectif de Daech – qu’il a laissé suppurer pendant des années – contre l’Iran.

Appelez ça le djihad du CENTCOM, si vous voulez.

La performance de Joseph Folamour a eu lieu juste au moment où l’axe néocon/libéralcon, qui colporte sa russophobie hystérique – et son iranophobie – dans tous les couloirs de Washington DC et au delà, venait de savourer un bonbon géopolitique : le président iranien Hassan Rohani rencontrant le président russe Vladimir Poutine, dans le magnifique Grand Palais du Kremlin à Moscou. En termes néocon, traduisez par « les mollahs » rencontrent « Hitler ».

Certains développements étaient prévisibles ; le ministre des affaires étrangères Javad Zarif a confirmé que l’armée russe a l’autorisation d’utiliser des bases iraniennes « au cas par cas » – essentiellement contre des djihadistes en Syrie, comme en août dernier, quand des bombardiers à long rayon d’action Tu-22M3 et des Su-34 ont conduit des missions à partir de la base de Hamadan.

Mais, comme Rohani et Poutine l’ont clarifié, les rencontres ont dépassé la simple coopération militaire dans une vraie guerre de terrain contre la terreur.
Le partenariat comprend aujourd’hui une augmentation du volume des échanges commerciaux ; des échanges scientifiques ; la construction par la Russie de deux nouvelles centrales nucléaires civiles à Bushehr, le site du premier réacteur iranien ; l’adhésion prochaine de l’Iran à l’Organisation de coopération de Shanghai (SCO) ; et dans un avenir proche, la possibilité d’une aide russo-chinoise aux institutions bancaires iraniennes.

Alors que l’équipe de la Maison-Blanche tente de se mettre d’accord avant la première visite officielle du Secrétaire d’État « T-Rex » Tillerson en Russie, dans deux semaines, les ouvertures russes à l’Iran sont présentées comme un des obstacles-clés à un accord – avec le vieux slogan de l’« agression russe » en Ukraine, en Europe de l’Est et dans le cyberespace.

Pour le Pentagone, la coopération russo-iranienne est une abomination – en Syrie ou ailleurs, particulièrement après la bataille d’Alep. De plus, il se trouve que cela se raccorde particulièrement bien à la vision du monde du Richelieu/Machiavel de la Maison-Blanche, Steve Bannon ; Bannon était officier naval à l’époque de la crise des otages américains en Iran, et considère autant l’Iran comme une menace existentielle que les huiles du Pentagone.

Ainsi, le tableau vendu aujourd’hui à l’opinion publique américaine ne pourrait pas être plus effrayant ; l’Iran « déstabilise » l’intégralité du Moyen-Orient pendant que la Russie « déstabilise » l’Europe de l’Est, l’ouest des Balkans, l’Ukraine, en fait la planète entière.

Quel accord sur le nucléaire ?

Au moins, la feuille de route de Washington sur l’Iran est étalée au grand jour ; plus – et de très lourdes – sanctions ; un harcèlement non-stop couplé à une propagande constante, à destination de l’opinion publique occidentale ; des opérations secrètes et enfin, la possibilité d’une guerre ouverte.

Le sénateur Bob Corker, secrétaire du Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis, soutient avec zèle le projet de loi intitulé « Contrer les activités de déstabilisation de l’Iran » qui, s’il est approuvé, annulera l’engagement des USA dans l’accord sur le nucléaire avec l’Iran parrainé par l’ONU ; requalifiera le Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran en organisation terroriste, et ouvrira les vannes d’une nouvelle salve de sanctions.

Mais tout cela pourrait tout aussi bien se résumer au cas du chien qui aboie, mais ne mord pas. Tous ceux qui ont compris la direction du vent, à Washington, savent que le partenariat stratégique russo-iranien est l’un des trois points-clés, avec la Chine, de la plus grande aventure du jeune XXIe siècle : l’intégration eurasienne, avec la Russie et l’Iran en pièces maîtresses de l’échiquier énergétique et la Chine en locomotive d’investissements. Et il n’y a pas grand-chose que les USA puissent faire pour empêcher cela.

Encore cette fois, les chiens de la diabolisation aboient, la caravane eurasienne passe.

Pepe Escobar

Le 16 mars 2017

© Sputnik/ Vladimir Fedorenko https://sputniknews.com/columnists/201703311052129206-pentagon-daesh-war-iran/

Note du traducteur

Ajoutons à ce qui précède une information donnée par Pepe Escobar sur Facebook le 31 mars :

La Russie et l’Iran contournent le dollar

« Le système de paiements russe Mir va être connecté au Shetab iranien (Interbank Information Transfer Network, un réseau concurrent du système Swift) ’pour que les touristes puissent tranquillement utiliser les distributeurs automatiques de billets pendant leur visite de l’autre côté’, selon les mots du gouverneur de la Banque centrale d’Iran, Valiollah Seif.

La Russie et l’Iran commenceront bientôt à régler des transactions en rials et en roubles, contournant le dollar américain et ’stimulant les échanges commerciaux et les volumes d’imports-exports’.

Tout cela est inscrit dans la déclaration jointe de 16 pages – ’Vers une coopération stratégique générale’ – signée par Poutine et Rohani à Moscou.

Rien d’étonnant à ce que le Pentagone veuille la guerre. »

Traduction Entelekheia http://www.entelekheia.fr/pentagone-daech-ciblent-liran/

»» http://www.entelekheia.fr/pentagone-daech-ciblent-liran/

URL de cet article 31730

 

 

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[Vidéo]Trump dans le bourbier syrien, par Bassam Tahhan

9 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Terrorisme, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

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BILLET D'HUMEUR : ENTRE HONTE ET COLÈRE. Par Erwan Castel.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Terrorisme

Erwan Castel
Photo : Yana Basha

 
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Erwan Castel

BILLET D'HUMEUR : ENTRE HONTE ET COLÈRE

Au lendemain de l'attentat terroriste meurtrier qui a frappé la Russie dans son coeur historique et symbolique de Saint Petersbourg, la lie politico-médiatique française, étrons d'élite de la "société du spectacle" occidentale ne bouge pas...

Où sont les "Charlie" et les "Je suis Saint Petersbourg" ?

De la Mairie de Paris à la porte de Brandebourg les officines occidentales s'étaient empressées lors des derniers attentats d'exprimer une solidarité légitime avec les pays frappés en leur coeur par la pire lâcheté meurtrière existante...

Mais hier et aujourd'hui, alors que la Russie pleure ses victimes...

Rien !

Ce silence insultant la Russie n'est pas nouveau, souvenons - nous par exemple de la disparition tragique des chœurs de l'armée rouge en début d'année. Mépris total de la majorité des francais à commencer par le Tartuffe qu'ils ont choisi comme maître.

Cela prouve 2 choses :

1 / Que la russophobie portée par la propagande de guerre occidentale à complètement conditionné la majorité des francais qui nouveau sont plus que des moutons débiles.

2 / Que les manifestations "Je suis Charlie" and Co présentées comme des élans humanistes libres des citoyens de la "patrie des droits de l'Homme", n'étaient en fait que des bouffonneries d'esclaves sortant les mouchoirs de leur maître.

Mais souvenons nous aussi des milliers de fleurs déposées à Moscou devant les ambassades de France, de Grande Bretagne ou d'Allemagne lors des précédents attentats...

C'est cela que je veux retenir...

Car en Russie, la compassion n'est pas un cirque organisé pour créer une diversion politicienne par des bouffons médiatiques meneurs d'un troupeau abruti qui descend dans la rue comme le cochon dans sa fange....

Ici pour leurs peuples de la Fédération de Russie et leurs frères du monde slave, la compassion est un acte de conscience, libre et individuel, et qui n'obéit qu'à un appel du Cœur et non à une mode dont le cynisme invite les assassins Netanyahu ou Porochenko à déposer des fleurs de sang tandis que leurs soldats massacrent des populations civiles.

Au lendemain des attentats du Bataclan, dans Donetsk bombardée par une armée ukrainienne que la France subventionne (via le FMI et l'UE), des amis m'ont salué avec tristesse et condoléances. Malgré ses malheurs, la population du Donbass reste attentive à la destinée des autres peuples européens, humblement, sans gesticulations ostentatoires, mais toujours avec la main sur le coeur.

J'imagine déjà la prochaine défécation du torchon "Charlie Hebdo" pour lequel des milliers de russes sont venus fleurir l'ambassade de France au moment des attentats qui l'ont frappé.

Les occidentaux en général et les français en particulier dans leur servitude volontaire me font parfois vomir de honte car ils se déshumanisent totalement, rabaissant leur sens critique, leur liberté de conscience et leur intelligence de coeur bien en dessous de ceux des animaux qui nombreux, sont capables de nous donner des leçons de compassion quotidiennes.

Et j'ai peur que les résultats de la reptation présidentielle en cours ne confirment bientôt mon aigreur matutinale.

Ce matin je suis allé déposer une fleur sur le placître de l'église locale, pour me réconcilier avec l'humanité, étouffer ma colère et remercier le peuple russe du Donbass de m'offrir à chaque instant la liberté et l'humanisme que nombre des miens ont trahi et perdu....

Aujourd'hui je ne suis pas plus "Saint Petersbourg" que je n'étais "Charlie" en 2015, je veux juste être "humain"....

Erwan Castel

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Syrie: La surprenante offre de Donald Trump à Bachar Al Assad. Par René Naba

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Syrie: La surprenante offre de Donald Trump à Bachar Al Assad. Par René Naba

Syrie: La surprenante offre de Donald Trump à Bachar Al Assad

Tulsi Gabbard: «Si le président vous appelle, décrocherez vous le téléphone ?»
Bachar Al Assad: «S’agit il d’une hypothèse ou d’une proposition ?»
Tulsi Gabbard: «Décrocherez-vous le téléphone pour répondre à son appel ?»
Bachar Al Assad: «S’agit-il d’une proposition de votre part?»
Tulsi Gabbard: «Non, la proposition vient du président»

A ce moment, le président syrien sourit et remis à l’émissaire américain un numéro de téléphone où il pouvait être joint directement.

Les déclarations du secrétaire d’Etat Rex Tillerson jeudi 30 mars 2017 à Ankara selon lesquelles «Le sort du président Assad, à long terme, sera décidé par le peuple syrien», ne relèvent pas du hasard, mais d’une décision mûrement réfléchie de la nouvelle administration républicaine, désireuse de conférer la priorité au combat contre le terrorisme islamique.

Ci joint le récit intégral de ce surprenant dialogue entre le président syrien Bachar Al Assad et l’émissaire américain Tusli Gabbard, sénatrice démocrate de Hawaï, ainsi que cela a été rapporté lundi 3 avril 2017 par le directeur du quotidien libanais «Al Akhbar», Ibrahim Al Amine, auteur du scoop, consultable sur ce lien pour les locuteurs arabophones :

Tulsi Gabbard

Démocrate de Hawaï, hostile à Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État et candidate malheureuse à la présidentielle américaine 2016, Tulsi Gabbard avait voté en faveur de Bernie Sanders, le candidat de l’aile gauche du parti démocrate, lors des primaires de ce parti en 2016. Membre du House Armed Service Committee, Major dans la garde nationale, Tulsi Gabbard a effectué deux périodes de service au Moyen-Orient. En Octobre 2015, sur CNN, elle déclare: les États-Unis et l’Union Européenne doivent cesser cette guerre illégale et contre-productive visant à renverser le gouvernement d’Assad et se concentrer plutôt à combattre les groupes islamistes extrémistes».

L’interrompant, le journaliste lui pose alors la question suivante: «Cela ne vous importe-il pas que le régime brutal d’Assad ait tué 200.000 personnes au moins ou peut-être 300.000 personnes de son propre peuple».

La réponse fuse: «Les choses qu’on dit à propos d’Assad, ce sont les mêmes que l’on disait à propos de Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi par ceux qui poussaient les États-Unis à renverser leurs régimes. Si cela devait arriver en Syrie, nous nous retrouverons devant une situation de plus grande souffrance, des persécutions plus importantes des Chrétiens en Syrie. En prime notre ennemi en sortira renforcé».

  1. http://www.madaniya.info/2016/02/17/la-coordination-secrete-syro-americaine-contre-le-djihadisme-en-syrie-1/
  2. http://www.madaniya.info/2016/02/19/la-coordination-secrete-syro-americaine-contre-le-djihadisme-en-syrie-2/

Le dialogue entre Donald Trump et Tulsi Gabbard le 21 novembre 2016

Les contacts entre Donald Trump et Tusli Gabbard se sont noués à l’automne 2016. celui qui n’était alors que le candidat républicain à la présidentielle avait relevé le positionnement de la sénatrice démocrate et son entourage songeait même à lui proposer un poste ministériel au sein de la nouvelle administration qui devait succéder au démocrate Barack Obama.

L’entretien entre le président élu et la démocrate a eu lieu le 21 novembre 2016 et a duré 2H30, au cours duquel la sénatrice a informé d’emblée son interlocuteur que son voyage prévu de longue date ne pouvait être indéfiniment retardé du fait qu’il avait été fixé à la mi janvier 2017.

Donald Trump a admis partagé l’opinion de Tulsi Gabbard sur la Syrie, et, en réplique, la sénatrice a informé Donald Trump qu’elle songeait à forger une loi interdisant à tout américain de collaborer avec quiconque entretenant un lien direct ou indirect avec les organisations terroristes, particulièrement Daech.

La suite du dialogue Donald Trump-Tulsi Gabbard :

Donald Trump (DT): « Allez vous rencontrer Assad ? »
Tulsi Gabbard (TG): « Probablement »
Donald Trump (DT): « Parfait. Demandez lui s’il est disposé à entretenir des contacts avec nous. »

L’homme a tenu bon

Je suis disposé à entrer en contact téléphonique avec lui. Mais qu’il soit clair que la coopération portera sur le combat contre Daech. Il constatera que son éviction du pouvoir ne figure pas à l’ordre du jour de mes préoccupations. C’est d’ailleurs un thème qui va disparaître progressivement du débat public.

Toutefois, le contact direct et l’abolition des sanctions sont des sujets qui demandent du temps.

L’important est que l’on sache comment il se comporte et dans quelle mesure il est disposé à coopérer avec nous en dehors des Russes et des Iraniens. Nous devons changer de politique vis à vis d’Assad.

L’Homme a tenu bon. Le contenir directement pourra se révéler utile. Les faits nous commandent de coopérer avec lui s’il l’on veut combattre effectivement Daech.

Donald Trump, pragmatique et empirique, part du constat que Barack Obama a sapé l’influence américaine au Moyen-Orient et rend responsable son prédécesseur démocrate de la percée russe. Il considère qu’il incombe à son administration de rétablir une cogestion, particulièrement en Syrie et en Irak et que la Syrie peut constituer un terrain d’entente entre Russes et Américains.

L’Iran, le pays le plus sérieux dans son combat contre Daech.

Donald Trump considère en outre que Daech représente le plus grand danger. Il est convaincu du soutien de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie à Daech et à toutes les déclinaisons d’Al Qaida. En dépit de détestation de l’Iran, il est convaincu que Téhéran est le plus sérieux dans son combat contre Daech.

Son objectif n’est pas d’opérer un bouleversement fondamental de la politique américaine, mais juste d’infléchir sa stratégie, en focalisant sur Daech, et en mettant de côté les autres objectifs, tels l’éviction du président syrien.

Le rôle d’obstruction de l’ambassadrice américaine au Liban, Elizabeth Richard.

Lors de sa confirmation par la commission des affaires étrangères du Sénat américain comme nouvel ambassadeur des Etats Unis au Liban, Elizabeth Richard avait affirmé que sa mission prioritaire sera de faire front à la Syrie et au Hezbollah. Aussi n’a-t-elle pas été avisée de la mission de Tulsi Gabbard ni de ses objectifs. Elle estimait néanmoins qu’elle devait avoir la haute main sur cette visite, fixant les rendez vous de la sénatrice, écartant au besoin ce qu’elle considérait comme indésirable.

Le Liban divisé par l’ambassade américaine en trois zones selon le degré de risques.

Elizabeth Richard a voulu circonvenir les choses, demandant à s’entretenir avec l’équipe de la sénatrice, à son arrivée à Beyrouth. A l’ambassade, le responsable de la sécurité a fait un topo sur la situation sécuritaire en dotant ses interlocuteurs d’instructions adéquates.

L’officier chargé de la sécurité de l’ambassade a proposé que Tulsi Gabbard soit logée à la résidence de l’ambassadrice.

L’équipe de la sénatrice a décliné les offres, spécifiant qu’elle souhaitait que la visite de Tulsi Gabbard se déroule en dehors de tout protocole, que l’émissaire de Donald Trump choisira elle-même ses interlocuteurs libanais, de même que la date et le lieu de ses rendez-vous.

Le responsable de la sécurité de l’ambassade a alors insisté pour connaître l’identité du service libanais chargé de la protection de la sénatrice, exposant les zones à risques au Liban. Selon lui, le Liban est divisé en trois zones: Zone Rouge, frappée d’une interdiction absolue d’accès de jour comme de nuit; Une Zone Jaune, avec libre accès uniquement le jour; Une Zone Verte, avec libre accès de jour comme de nuit.

Des unités spéciales américaines au Liban prêtes à intervenir à tout moment.

Au terme de son exposé le responsable a confié à l’équipe de la sénatrice des numéros de téléphone pour an faire usage en cas d’urgence, l’assurant que les États Unis disposaient de diverses unités déployées sur l’ensemble du territoire libanais prêtes à intervenir à tout moment en cas de nécessité.

14 Janvier 2017, l’arrivée à Beyrouth de Tulsi Gabbard.

Tusli Gabbard est arrivée le dimanche 14 Janvier 2017 à Beyrouth, en compagnie de son époux, Abraham William, un riche homme d’affaires originaire de l’Inde. A l’aéroport de Beyrouth-Khaldé, elle a été accueillie par un détachement de l’unité chargée de la protection des ambassades, relevant des Forces de Sécurité Intérieures (FSI), mis à sa disposition par le ministre de l’Intérieur Nihad Machnouk.

La traversée dans la zone Hezbollah

Le convoi s’est dirigé directement vers Yarzé, colline surplombant Beyrouth siège de la Présidence de la République libanaise, du ministère de la défense et de l’ambassade de Syrie au Liban, notamment, où elle a été accueillie par l’ambassadeur syrien Ali Abdel Karim.

Le convoi a emprunté un court trajet, ce qui signifie qu’il a immanquablement traversé la banlieue sud de Beyrouth, en pleine «zone rouge», de l’ambassade américaine, la fameuse ville de Dayeh des journalistes français, autrement dit le fief du Hezbollah.

A la question de savoir où elle se trouvait, il lui fut répondu, laconiquement: «Dans la zone du Hezbollah».

Tulsi Gabbard: «Où sont donc les bases militaires et les hommes en armes»?
Réponse: «Pas de présence de toutes ces choses ici».
Tuslsi Gabbard: Êtes vous surs que nous traversons une zone sous contrôle du Hezbollah»?
Réponse: Oui absolument et dans quelques minutes nous serons dans une zone sous contrôle total de l’armée libanaise, où se trouve le bureau de l’ambassadeur syrien.

A son arrivée dans le secteur de Yarzé, le convoi a été pris en charge par les «Fouhouds» (Les Panthères), troupes de chocs des forces de sécurité libanaise. Les officiels de l’ambassade américaine avaient peu apprécié que le service de protection des ambassades aient été chargé de la protection de la sénatrice américaine, considérant que ce service était sous influence du Hezbollah.

A son arrivée à son hôtel,l’ambassadrice des États Unis à Beyrouth, Elizabeth Richard, a demandé à rencontrer l’émissaire du président Donald Trump. Tulsi Gabbard a refusé, lui précisant qu’elle ne souhaitait rien de l’ambassade.

Le séjour à Damas de Tulsi Gabbard et le récit de sa première rencontre avec le président Bachar Al-Assad

Lundi 15 janvier à 008 H du matin, le convoi américain se dirige directement vers Damas. A son arrivée au poste frontière de Masnah, le convoi est accueilli par une délégation officielle syrienne qui prend en charge la protection de l’émissaire américain, abandonnant le convoi libanais dans le secteur libanais de la zone frontalière.

Le premier échange Bachar A-Assad-Tulsi Gabbard

Accueillie par un sourire du président syrien, Tusli Gabbard entre d’emblée dans le vif du sujet:

Tusli Gabbard: Je suis là pour une mission de collecte d’informations. Je souhaite visiter plus d’une région si possible, aller à la rencontre des gens. Je souhaite aussi que vous nous fournissiez des informations fiables sur ceux qui apportent leur soutien à Daech et à al Qaida. Je suis là avec l’accord du Congrès américain. Je devais venir il y a un mois, mais j’ai retarde mon voyage à la demande du président Trump en personne.

J’ai rencontré Donald Trump avant ma venue. Je suis porteuse d’un message de sa part. Je suis chargé de vous soumettre ses vues sur la zone. Il m’a en plus chargé d’une demande directe à vous.

L’émissaire américain se livre alors à un exposé des vues de la nouvelle présidence américaine, mettant l’accent sur la position des alliés des États Unis dans la zone, de l’Arabie saoudite, à la Turquie, en passant par ls autres pays du Golfe.

La priorité de Donald Trump est le combat contre Daech. Dans son approche, il prend en considération le dossier iranien, un pays très sérieux dans son combat contre Daech. Donald Trump veut une modification radicale de la politique des États Unis à l’gard de la Syrie et de la zone.

Donald Trump: admiratif de l’intelligence de la Russie dans sa gestion du dossier syrien.

Bachar Al-Assad: « S’agit il des impressions que vous avez recueillies de votre entretien avec votre président ? »
Tulsi Gabbard : « Non, ce sont ces idées. Il m’a demandé de vous les soumettre. En résumé, nous voulons coopérer avec vous pour combattre Daech. Il (Donald Trump) est admiratif de l’intelligence de la Russie dans sa gestion du dossier syrien. Il entend bâtir une entente avec les Russes en Syrie. »

Puis, soudainement, Tulsi Gabbard s’adresse directement au président syrien en ces termes :

Tulsi Gabbard : « Si le Président Trump vous contacte, répondrez-vous ? »
Assad esquisse un sourire et répond par une autre question: « S’agit-il d’une suggestion ou d’une proposition ? »
Tulsi Gabbard : « Non, pas une supposition ».
Bachar Al-Assad: « Donc s’agit-il d’une proposition de votre part ? »
Tulsi Gabbard : « Non il s’agit d’une proposition directe du Président Trump et c’est lui qui l’a demandé de vous la transmettre. Et je répète la question: S’il vous contacte, allez vous décrocher ? »
Bachar Al-Assad: « Naturellement. Je vous donnerai un numéro de téléphone où vous pourrez me joindre rapidement. »

Tulsi Gabbard a été surprise par la rapidité de la réponse du président syrien. Sous l’effet d’une campagne d’intoxication, elle était convaincue que Bachar Al-Assad demanderait un délai avant de répondre à la proposition de Donald Trump. Le temps de consulter ses amis Russes et Iraniens. Les Américains pensaient sérieusement qu’«Assad n’oserait pas nouer un contact avec les États Unis ans l’accord préalable de ses alliés».

Avant la fin de l’entretien, Tulsi Gabbard a insisté pour effectuer une tournée à l’intérieur de la Syrie, notamment Alep de nouveau sous l’autorité du pouvoir central, afin d’établir un rapport circonstancié sur la situation.

Au terme de son exposé de deux heures, le président syrien a pris la parole à son tour pour exposer à son interlocutrice le rôle des États Unis dans leur soutien aux organisations terroristes.

A l’issue de cette rencontre, Tulsi Gabbard a rencontré l’épouse du chef de l’état syrien, Mme Asma Al-Assad. Cet entretien de deux heures également a porté sur les aspects sociaux et les effets négatifs de la guerre sur la population syrienne.

Puis, Tulsi Gabbard a rencontré successivement, le Mufti de Syrie, Badreddine Hassoune, le Patriarche Ignace Ephrem (Syriaques), des hommes d’affaires et des académiciens. Elle a également visité la grande Mosquée de Damas, La Mosquée des Ommeyades.

La délégation américaine a résidé au palais des hôtes de Damas et a dîné avec Mme Bouthaina Chaabane, conseiller du président Assad chargé de l’Information, en présence de M. Bachar Jaafari, délégué de la Syrie aux Nations Unies et Chef de la délégation gouvernementale syrienne aux négociations de Genève. Au cous de ce dîner, les modalités d’un entretien Tulsi Gabbard avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al Mouallem, ont été arrêtées.

Alep, mardi 16 janvier 2017

A Alep, Tulsi Gabbard a longuement parcouru la ville, rencontrant l’administrateur de la ville, des parlementaires, des académiciens, des hommes de religion, des activistes de la société civile avant de visiter un camp de personnes déplacées.

Avant son départ d’Alep, la délégation américaine a reçu un appel de Damas souhaitant revoir l’émissaire du président Trump pour un entretien approfondi et détaillé qui sera entrecoupé d’un déjeuner de travail. La présidence syrienne proposait en outre à Tulsi Gabbard de lui confier des documents irréfutables concernant l’implicaiton directe des hommes de la sécurité américaine dans leur soutien aux terrorisme en Syrie. A la suite de cet appel, Tulsi Gabbard décida alors de reporter son départ de Syrie de 24 heures.

Retour à Damas, mercredi 17 janvier et la remise des documents officiels syriens

Ce jour là, Tulsi Gabbard rencontra à deux reprises le Président Bachar Al Assad en présence des responsables syriens des services de sécurité, munis de documents. L’émissaire américain a été saisi par le choc à la vue de ses documents que les Syriens lui ont remis, ce jour là, afin de lui permettre son enquête aux États Unis même.

Jeudi 18 janvier Beyrouth

Entretien surprise avec l’ancien président Emile Lahoud et le ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim Jaafari.

Jeudi 18 janvier à Beyrouth a été une journée d’entretiens intensifs avec des personnalités choisies par Tulsi Gabbard, elle même: Les trois présidents, le président de la République Michel Aoun, le premier ministre Saad Hariri, le président de la chambre des députés Nabih Berry, le Commandant en chef de l’armée et le directeur général de la Sûreté Générale, le patriarche maronite Mgr Bichara Ar Rahi, et l’ancien président de la République Emile Lahoud, seul ancien président libanais à avoir eu droit à un tel traitement, pourtant jadis ostracisé par Jacques Chirac l’ancien partenaire du milliardaire libano saoudien Rafic Hariri.

Un incident est révélateur du parasitage déployé par l’ambassadrice américaine à Beyrouth, Elizabeth Richard, hostile à cette visite.
Comme un rendez vous était sollicité auprès des services de la présidence de la chambre pour un entretien avec M. Nabih Berri, la demande a été refusée au prétexte que l’émissaire américain entreprenait ses démarches sans l’aval du du Département d’état. Les collaborateurs de M.Berri ont soutenu avoir eu cette explication directement par l’ambassade américaine.

Alertée sur cette mauvaise manière, Tulsi Gabbard a chargé son adjoint d’aviser l’ambassadrice, Mme Elizabeth Richard, qu’elle devra rendra compte de son comportement illégal devant l’administration américaine

Avant son départ de Beyrouth, M. Tulsi Gabbard a rencontré le ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim Jaafari, qui se trouvait fortuitement dans la capitale libanaise.

Épilogue du signataire de ce texte

Et pendant ce temps là, les hiérarques de l’Élysée et du Quai d’Orsay t leurs amplificateurs médiatiques, les éditocrates de France, continuent de se lamenter……

-Ah si Obama avait bombardé la Syrie, nous n’en serions pas là, oubliant que la Chambre des Communes avait refusé un engagement militaire du Royaume Uni en Syrie et que de sérieux doutes subsistaient sur les responsables de l’usage des armes chimiques en Syrie.

A propos de l’usage des armes chimiques en Syrie

-Ah, si la France n’était pas aussi dépendante militairement des États Unis nous n’en serions pas là.

-Ah si la France était une véritable démocratie présupposant une autorisation du parlement avant un engagement militaire extérieur, nous n’en serions pas là.
Ah, si la France cessait son état de lévitation permanent pour se livrait, pour une fois, à son autocritique, nous n’en serions pas là.

-Ah, si la France avait soutenu l’opposition démocratique syrienne et non les mercenaires des pétromonarchies, compagnons de route du terrorisme islamique, nous n’en serions pas là.

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Jour de deuil pour la paix dans le monde : le 04 avril 1949 naissait l'OTAN. Par Sébastien Hairon.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

dimanche 26 février 2017

26 février 1991 : réunion en vue de dissoudre le pacte de Varsovie. Et l'otan, c'est pour quand ?

 
Il y a maintenant 26 ans, le 25 février 1991, une réunion des ministres des affaires étrangères et de la défense du pacte de Varsovie se tenant à Budapest prononçait la dissolution de cette organisation militaire. Fondé  le 14 mai 1955 pour répondre à la menace que représentaient les USA et son organisation militaire, l'otan, qui existait depuis le 4 avril 1949.
En toute logique, la disparition de ce pacte militaire aurait dû avoir pour conséquence la dissolution de l'otan et permettre au monde d'avoir l'espoir qu'il en était enfin fini avec ces superstructures militaristes et belliqueuses. Que neni ! Malheureusement, les USA s'arrogeant unilatéralement comme les seuls vainqueurs de la guerre froide comptaient bien au contraire asseoir encore un peu plus son emprise sur le reste de la planète qui lui échappaient jusque-là, en particulier en Europe centrale et de l'est.
Suite à l'accord tacite passé entre l'Union Soviétique et l'otan, la RDA dissoute suite à la chute du mur de Berlin en 1989 intégrera de facto l'otan. Cet accord stipulait que l'otan n'avancerait pas vers l'est, qu'aucune troupe ou armes nucléaires n'y seraient stockées.Nous savons aujourd'hui ce que vaut la parole de l'otan...
Le 12 mars 1999 la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque rejoignent l'otan.
Le 29 mars 2004 l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie sont happées eux aussi par cette entité insatiable.
Le 1er avril 2009, l'Albanie et la Croatie intègrent eux aussi l'otan.
A ce jour l'otan compte 28 pays membres.
 
 

Cette organisation militaire sous commandement américain ne devrait donc plus exister aujourd'hui. Malheureusement, l'otan sert de paravent à l'hégémonisme militariste états-uniens et  à sa politique belliciste à travers le monde. L'otan permet aux USA de multiplier les opérations d'ingérence sous couvert de cette organisation comme contre la Serbie en 1999 ou en Libye en 2011 et demain peut-être contre les russophones du Donbass voire même contre la Russie.
La trahison étant la marque de fabrique de "nos dirigeants", aucun des présidents ou de chef de gouvernement dénoncent cette forfaiture et la continuité de l'otan dans sa politique vindicative et somme toute dangereuse pour la paix et la stabilité mondiale.
Pire même, en France Nicolas Sarkosy, connu dans le milieu sous le sobriquet de sarko l'américain, et son alter ego, François Hollande dans la droite lignée de la soumission à l'empire américain, ont faits réintégrer la France au sein du commandement de l'otan ! Merci du cadeau !
Ils ne nous restent plus qu'à espérer, qu'un jour cette organisation criminelle implose et disparaisse définitivement dans les poubelles de l'histoire. Pour que ce jour de libération arrive, il faudra fatalement un changement politique majeur en Europe de l'ouest, avec l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle classe politique et surtout de dirigeants qui respecteront leurs engagements à sortir nos pays respectifs de l'otan, mais aussi de cette entité technocratique qu'est l'Union Européenne et cette monnaie d'escroc nommée l'euro !
Vivement l'acte de décès et le pot de départ !

Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

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Sébastien
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En ce 3 avril 2017, les coeurs sont russes. Par Hélène Richard-Favre.

4 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

Les services d'urgence évacuent une victime à Saint-Petersbourg, le 3 avril 2017. Photo Alexabder Bulekov. AFP

Les services d'urgence évacuent une victime à Saint-Petersbourg, le 3 avril 2017. Photo Alexabder Bulekov. AFP

04/04/2017

En ce 3 avril 2017, les coeurs sont russes

L’émotion au plan international est palpable, après l’explosion qui a eu lieu dans le métro de Saint Pétersbourg. Messages, commentaires, réactions, gestes confirment une réelle solidarité humaine.

Certes, il existe aussi des endroits du monde où l’on a accueilli la nouvelle de manière autre, en ont témoigné certaines images diffusées sur un réseau social bien connu.

Et puis, sur ce même réseau, une remarque, celle du directeur adjoint du magazine Marianne laisse aussi dubitatif que songeur. Le journaliste écrit:

Après l’attentat de Saint-Pétersbourg, on attend le moment où la Tour Eiffel exhibera les couleurs russes comme en d’autres circonstances comparables.

Ce constat rappelle qu’en-deça des mots, les marqueurs de la vie politique et des relations internationales demeurent bien ancrés.

La France s’est exprimée par l’entremise de son Ministre des Affaires Etrangères et les condoléances ont été présentées à la Russie. Mais la Tour Eiffel ne sera sans doute pas à l’image de ce qu’elle a pu être en d’autres occasions similaires.

Lors du téléjournal de la RTS, l’événement qui a endeuillé Saint-Pétersbourg a été commenté par le présentateur vedette et la correspondante de la chaîne à Moscou. Quand le premier a évoqué un certain courage des Russes qui encaissent bien, la seconde a su recarder le sujet.

Elle a rappelé comment la Russie s’est montrée très bouleversée tant par les attentats qui ont eu lieu sur son sol que par ceux qui ont frappé, notamment la France.

Merci à elle.

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Courrier du chef d'état major des armées

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La guerre, #L'armée française

Courrier du chef d'état major des armées

Chef d’état-major des armées· lundi 27 mars 2017

 

Mon cher camarade,

 

Je vous écris ces quelques mots depuis l’Australie où je rencontre, en ce moment même, nos homologues militaires. Chaque semaine, des signaux, venus des cinq continents, accréditent l’idée d’une dégradation sécuritaire. Le monde semble, chaque jour, plus instable et plus incertain. Ici, à l’autre bout du monde, je le mesure tout autant. L’évolution n’a pas pu vous échapper ; vous êtes – ou vous serez bientôt – en première ligne.

Nul ne peut dire précisément, aujourd’hui, comment la situation évoluera demain. Le brouillard de la guerre s’épaissit. Le pire n’est pas certain, mais tout devient possible en raison de l’expansion du terrorisme islamiste radical et du comportement belliciste de certains Etats-puissance.

Ces deux types de menaces sont distincts, mais non disjoints. Dans les deux cas, les stratégies reposent sur l’imprévisibilité, l’intimidation et le fait accompli. Dans les deux cas, la conflictualité sort du seul champ physique pour se porter massivement sur le champ virtuel de l’information et du cyber. Dans les deux cas, l’élévation du niveau d’agression passe par la prolifération, les trafics d’armes ou le réarmement.

Car le monde réarme. Deux exemples simplement : l’Asie consacre, cette année, 100 milliards de dollars de plus que l’Europe à sa défense. De l’autre côté du Pacifique, les Etats-Unis projettent d’augmenter leur budget de 9% pour atteindre 639 milliards de dollars, en 2018.

Tout nous indique que nous avons changé d’époque. La France et, plus largement, le continent européen ne sont plus totalement préservés des crises, qui traversent un monde désormais ouvert et globalisé. Nous sommes entrés dans le temps du courage. Nous avons le devoir de regarder la réalité en face ; sans la noircir, ni l’exagérer mais avec le souci de l’exactitude et de la lucidité. C’est le retour de l’histoire.

Je le dis, à temps et à contretemps : face à ces menaces, notre modèle d’armée complet est la meilleure garantie de protection de la France et des Français.

Mais il y a une autre garantie, plus importante encore ? Cette garantie, nous l’avons en nous. C’est notre courage ; notre espérance ; notre sens du service ; nos valeurs. Vous le savez, les temps difficiles permettent souvent aux hommes, comme aux nations de développer ce qu’ils ont de meilleur. C’est le cas aujourd’hui. J’y vois une opportunité.

Sur ce plan, je voudrais terminer sur deux recommandations. Ce sont les deux attitudes à opposer, en priorité, à ces menaces. Etre vigilant, d’abord, pour ne pas être pris, à revers, par surprise. Garder l’œil ouvert. Veiller, ce qui signifie à la fois « rester éveillé » et « protéger ». Etre unis, surtout, car les menaces se nourrissent de la discorde. Elles prolifèrent sur le terreau de la division. Opposons à ces menaces notre unité, notre force, notre cohésion. Il n’y a rien de plus dissuasif !

Comme annoncé précédemment, je vous parlerai, dans ma prochaine lettre, des missions qui évidemment découlent des menaces.

 

Fraternellement,

 

Général d’armée Pierre de Villiers

 

L'armée française enrôle des aigles pour combattre les drones

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Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg

3 Avril 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg

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Une explosion s'est produite aujourd'hui dans le métro de Saint-Pétersbourg, rapporte le site d'information russe Life News. Selon des informations préliminaires citées par l'agence Interfax, l'explosion a fait au moins dix morts, tandis que l'agence de presse RIA fait état d'au moins dix blessés.

Les causes n'étaient pas connues dans l'immédiat.

» EN DIRECT - Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg, au moins 10 morts

Le site Life News a diffusé des images de blessés allongés sur un quai. Il a également publié une photo montrant la porte éventrée d'un wagon du métro.

D'autres médias russes dont l'agence de presse RIA ont également signalé une explosion dans le métro. Un journaliste de Reuters a vu une dizaine d'ambulances s'approcher de la station Sennaïa Plochtchad.

Le site Fontanka indique pour sa part que trois stations du réseau ont été fermées aux voyageurs.

> Lire: Explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg, plusieurs morts

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Détruire Daesh ? Par Thierry Meyssan

30 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Détruire Daesh ?

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/03/1-5338-de192-1728x800_c.jpg

Détruire Daesh ?

Alors que Washington multiplie les signaux confirmant son intention de détruire Daesh, les Britanniques et les Français, suivis par l’ensemble des Européens, envisagent de faire bande à part. Londres et Paris auraient coordonné l’attaque de Damas et d’Hama pour contraindre l’armée arabe syrienne d’aller les défendre et de la sorte pour affaiblir sa présence autour de Rakka. Les Européens espèrent organiser la fuite des jihadistes vers la frontière turque.

La réunion de la Coalition anti-Daesh à Washington, les 22-23 mars, s’est très mal passée. Si en apparence les 68 membres ont réaffirmé leur volonté de lutter contre cette organisation, ils ont en réalité étalé leurs divisions.

Le secrétaire d’État états-unien, Rex Tillerson a rappelé l’engagement du président Trump devant le Congrès de détruire Daesh et non plus de le réduire comme l’affirmait l’administration Obama. Ce faisant, il a placé sans débat les membres de la Coalition devant le fait accompli.

Premier problème : comment les Européens en général et les Britanniques en particulier pourront-ils sauver leurs jihadistes, s’il ne s’agit plus de les déplacer, mais de les supprimer ?

Rex Tillerson, et le Premier ministre irakien, Haïder al-Abadi, ont rendu compte de la bataille de Mossoul. Malgré les satisfecit, il est évident pour tous les experts militaires qu’elle ne sera pas terminée avant de très longs mois. Car à Mossoul, chaque famille ou presque a un de ses membres engagé dans Daesh.

Au plan militaire, la situation de Rakka est beaucoup plus simple. Les jihadistes y sont des étrangers. Il convient donc prioritairement de couper leur approvisionnement, puis de les séparer de la population syrienne.

Deuxième problème : l’armée des États-Unis doit préalablement obtenir l’autorisation du Congrès, puis de Damas, pour se déployer en territoire syrien. Les généraux James Mattis (secrétaire à la Défense) et John Dunford (chef d’état major interarmées) ont tenté de convaincre les parlementaires, mais ce n’est pas gagné. Il faudra alors négocier avec Damas et donc clarifier ce qui doit l’être.

À la question des Européens sur ce que Washington ferait de Rakka libérée, Rex Tillerson a étrangement répondu qu’il y ferait revenir la population déplacée ou réfugiée. Les Européens en ont conclu que cette population étant massivement favorable à Damas, Washington a l’intention de restituer ce territoire à la République arabe syrienne.

Prenant la parole, le ministre des Affaires étrangères portugais, Augusto Santos Silva, a souligné que cette proposition allait à l’encontre de ce qui avait été décidé précédemment. Les Européens ont le devoir moral, a-t-il souligné, de poursuivre leur effort de protection envers les réfugiés qui ont fui la « dictature sanguinaire ». Or, même libérée, Rakka ne sera pas une zone sûre, du fait de l’armée arabe syrienne qui serait pire que Daesh.

Le choix par les Européens de confier cette intervention au Portugal n’est pas neutre. L’ancien Premier ministre portugais dont Santos Silva a été ministre, António Guterres, est l’ancien haut-commissaire pour les Réfugiés et l’actuel secrétaire-général de l’Onu. Il avait été aussi président de l’Internationale socialiste, une organisation entièrement contrôlée par Hillary Clinton et Madeleine Albright. Bref, il est aujourd’hui le paravent de Jeffrey Feltman à l’Onu et du clan belliciste.

Troisième problème : libérer Rakka de Daesh, certes, mais, selon les Européens, pas pour la restituer à Damas. D’où la surenchère française.

Immédiatement, on a vu les jihadistes de Jobar attaquer le centre de la capitale et ceux d’Hama attaquer des villages isolés. Peut-être s’agit-il pour eux d’une tentative désespérée afin d’obtenir un lot de consolation à Astana ou à Genève avant la fin de la partie. Peut-être s’agit-il d’une stratégie coordonnée par Londres avec Paris.

Dans ce cas, on devrait s’attendre à une vaste opération des puissances coloniales à Rakka. Londres et Paris pourraient attaquer la ville avant qu’elle ne soit encerclée de manière à contraindre Daesh à se déplacer et ainsi le sauver. Daesh pourrait se replier à la frontière turque, voire en Turquie même. L’organisation deviendrait alors le liquidateur des Kurdes pour le compte de Recep Tayyip Erdoğan.

Thierry Meyssan

Source : Al-Watan (Syrie)

via: http://www.voltairenet.org/article195783.html

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