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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

Pour le juge italien Imposimato, "l'OTAN est une menace pour la Paix et la sécurité dans le monde"

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La guerre, #Le fascisme

Pour le juge italien Imposimato, "l'OTAN est une menace pour la Paix et la sécurité dans le monde" .

Voici le discours du juge italien antimafia Ferdinando Imposimato, président honoraire de la Cour de cassation italienne, prononcé lors d'une réunion à Rome le 26 octobre 2015 à l'initiative du journaliste italien Giulietto Chiesa. M. Imposimato est un personnage extrêmement respecté en Italie pour l'ensemble de son combat contre le crime organisé. Le seul fait qu'un homme de sa trempe, aussi connu et inattaquable que lui, se prononce de façon tranchée sur le danger que représente l'OTAN pour la paix dans le monde, mais aussi sur sa vision des attentats du 11-Septembre, devrait provoquer un débat national voire, européen, sur ces questions. Il n'en est rien, de telles paroles ne seront jamais relayées par les médias grands publics et les journaux télévisés. Dormez bonnes gens.

 

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Les Kagan sont de retour ; les guerres vont suivre, par Robert Parry

14 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre

Source : Consortium News, le 15/03/2017

Le 15 mars 2017

Exclusif: La famille “royale” néoconservatrice des Kagan compte sur les Démocrates et les prétendus progressistes pour jouer les fantassins dans la nouvelle campagne néoconservatrice qui vise à pousser les Républicains et le président Trump à engager d’autres guerres de « changement de régime ».

Par Robert Parry

La famille Kagan, fleuron de l’aristocratie néoconservatrice de l’Amérique, refait surface après s’être remise de n’avoir pas vu s’accroître son influence – ce que lui aurait offert l’élection d’Hillary Clinton – et d’avoir perdu son pouvoir officiel au début de la présidence Trump.

L’ancienne Secrétaire d’État adjointe aux Affaires européennes, Victoria Nuland, qui a milité pour le coup d’État en Ukraine et qui a contribué à choisir les dirigeants de l’après coup d’État. (Elle est l’épouse du théoricien néoconservateur Robert Kagan.)

La famille Kagan est de retour, pontifiant dans les tribunes des plus grands journaux. Elle incite maintenant à un élargissement de l’intervention militaire étatsunienne en Syrie et elle harcèle les Républicains pour qu’ils participent avec un peu plus d’enthousiasme à la chasse aux sorcières antirusse au sujet de la contribution présumée de Moscou à l’élection de Trump.

Dans une tribune du Washington Post datée du 7 mars, Robert Kagan, cofondateur du Project for the New American Century et l’un des principaux cerveaux de la guerre d’Irak, a attaqué les Républicains dont le peu d’empressement à enquêter faisait d’eux « des complices après coup de la Russie. »

Puis Frederick Kagan, directeur du Critical Threats Project à l’American Enterprise Institut néoconservateur et sa femme, Kimberly Kagan, qui a son propre groupe de réflexion, l’Institute for the Study of War (Institut pour l’étude de la guerre), vantaient, dans une tribune du Wall Street Journal du 15 mars, les avantages d’un renforcement de l’intervention américaine en Syrie.

Pourtant, quelle que soit l’influence que gardent les Kagan à Washington, dans le monde des groupes de réflexion et des tribunes libres, ils demeurent presque totalement à l’écart des centres du pouvoir de la nouvelle ère Trump, même si, semble-t-il, ils ont vu une porte qu’on pouvait forcer.

Il y a un an, cependant, leurs perspectives avaient l’air bien plus exaltant. Ils pouvaient faire leur choix parmi un grand nombre de candidats républicains néoconservateurs à la présidence ou, comme Robert Kagan, ils pouvaient soutenir la candidate de l’establishment démocrate, Hillary Clinton, dont « l’interventionnisme progressiste » se confondait quasiment avec le néo conservatisme et n’en différait que par les explications rationnelles invoquées pour justifier toujours davantage de guerres.

Il y avait aussi l’espoir qu’Hillary Clinton présidente reconnaîtrait sa communauté de vues avec les faucons progressistes et les néoconservateurs en donnant une promotion à la femme néoconservatrice de Robert Kagan, Victoria Nuland, qui passerait du poste de secrétaire d’État adjointe aux Affaires européennes à celui de secrétaire d’État.

Alors ils auraient bénéficié d’un formidable élan pour à la fois augmenter l’intervention militaire américaine en Syrie et accroître l’escalade de la nouvelle guerre froide avec la Russie, remettant l’idée de « changement de régime» pour ces deux pays à l’ordre du jour. Ainsi, au début de l’an dernier, les opportunités semblaient infinies pour la famille Kagan qui allait pouvoir montrer sa force et engranger beaucoup d’argent.

Une affaire de famille

Comme je l’ai fait remarquer il y a deux ans dans un article intitulé “Une affaire de famille de guerre sans fin” : « Le commentateur néoconservateur Robert Kagan et sa femme, la secrétaire d’État adjointe aux Affaires européennes Victoria Nuland, sont à la tête d’une affaire de famille remarquable : elle, elle a déclenché une vraie guerre en Ukraine et elle a contribué à provoquer une seconde Guerre froide avec la Russie, et lui, il intervient pour exiger que le Congrès augmente le budget de l’armée afin que l’Amérique puisse faire face à ces nouvelles menaces contre la sécurité.

L’intellectuel néoconservateur bien connu Robert Kagan. (Photo credit: Mariusz Kubik, http://www.mariuszkubik.pl)

« Cet extraordinaire duo conjugal représente, pour le complexe militaro-industriel, deux forces qui s’unissent, une équipe dedans-dehors qui crée le besoin d’un budget militaire plus important, use de pressions politiques pour assurer des dotations plus élevées et regarde avec reconnaissance les marchands d’armes offrir de généreuses donations aux groupes de réflexion bellicistes de Washington.

« Non seulement la communauté des néoconservateurs dans son ensemble bénéficie de ces largesses, mais c’est le cas aussi d’autres membres du clan Kagan, y compris celui du frère de Robert, Frederick de l’American Enterprise Institute, et de sa femme Kimberly qui dirige sa propre agence, l’Institute for the Study of War. »

Cependant, les événements ne se sont pas déroulés tout à fait comme les avaient imaginés les Kagan. Les Républicains néoconservateurs ont trébuché lors des primaires et c’est Trump qui a gagné, et après qu’Hillary Clinton a renvoyé le sénateur Bernie Sanders dans les cordes et qu’elle a été nommée candidate pour les Démocrates, elle a perdu devant Trump lors de la présidentielle.

A la suite de sa surprenante victoire, Trump, en dépit de ses nombreuses lacunes, a reconnu ne pas être proche des néoconservateurs et les a laissés, pour la plupart, à la porte. Nuland a non seulement perdu son poste de secrétaire d’État adjointe mais elle a aussi démissionné du département d’État.

Trump à la Maison-Blanche, l’establishment de la politique étrangère de Washington, dominé par les néoconservateurs, avait pris un coup, mais il n’était pas au tapis. Les néoconservateurs ont reçu alors une bouée de sauvetage de la part des Démocrates et des progressistes qui détestaient Trump à un point tel qu’ils ont été ravis de reprendre le flambeau de la nouvelle Guerre froide de Victoria Nuland avec la Russie. Participant à un plan douteux pour écarter Trump du pouvoir, les Démocrates et les progressistes ont monté en épingle des accusations sans preuve selon lesquelles la Russie se serait entendue avec l’équipe de Trump afin de truquer l’élection américaine.

L’éditorialiste du New York Times, Thomas L. Friedman, a parlé pour nombre d’entre eux quand il a comparé la présumée « ingérence » de la Russie dans les élections avec le bombardement de Pearl Harbour et les attentats du 11-Septembre par al-Qaïda.

Dans l’émission Morning Joe sur MSNBC, il a exigé que les accusations de piratage contre la Russie soient traitées comme un casus belli. « C’était un événement de la même ampleur que le 11-Septembre, a-t-il déclaré. Ils ont attaqué le cœur de notre démocratie. C’était un événement de l’ampleur de Pearl Harbour. » Aussi bien Pearl Harbour que le 11-Septembre ont mené à des guerres.

Ainsi beaucoup de progressistes, aveuglés par leur haine de Trump, ont-ils favorisé le retour des néoconservateurs.

Le harcèlement des Républicains

Robert Kagan a choisi la page des tribunes libres du Washington Post pour harceler des Républicains qui comptent, comme le représentant Devin Nunes, président du House Intelligence Committee, qui se trouvait en photo au-dessus de l’article et de son titre « Roulant pour une ingérence de la Russie ».

Le général David Petraeus devant le Capitole avec Kimberly Kagan, fondatrice et présidente de l’Institute for the Study of War. (Photo credit: ISW’s 2011 Annual Report)

« Il aurait été impossible d’imaginer il y a un an, » écrit Kagan, « que des dirigeants du Parti républicain aideraient effectivement les Russes à s’ingérer dans le système politique de notre pays. Pourtant, et c’est incroyable, c’est le rôle que joue le Parti républicain. »

Kagan a alors repris la doxa des responsables de Washington qui acceptaient, sans émettre le moindre doute, les allégations des directeurs sortants des services de renseignement de la présidence Obama, à savoir que la Russie avait piraté les mails des Démocrates et les avait publiés via WikiLeaks pour gêner la campagne de Clinton.

Bien que les responsables du renseignement d’Obama n’aient fourni aucune preuve pour étayer ce qu’ils avançaient et que WikiLeaks ait nié avoir reçu ces deux liasses de mails des Russes, les officiels de Washington ont largement admis ces allégations, les considérant comme des motifs pour discréditer Trump et essayer de le destituer.

Passant sous silence le conflit politique d’intérêts de ceux qui avaient été nommés par Obama, Kagan a estimé que « vu l’importance de cette découverte particulière [l’ingérence de la Russie], les preuves doivent être déterminantes » et cela justifie « une enquête sérieuse, d’une grande ampleur et transparente. »

Kagan, cependant, doit aussi avoir compris quelle opportunité de revenir au pouvoir constituait pour les néoconservateurs ce rideau de fumée d’une nouvelle Guerre froide avec la Russie.

Il a déclaré : « La question la plus importante concerne la capacité de la Russie à manipuler les élections des États-Unis. Ce n’est pas un problème politique. C’est un problème de sécurité nationale. Si le gouvernement russe s’est effectivement ingéré dans les processus électoraux des États-Unis l’an dernier, alors il a la capacité de le faire dans toutes les autres élections à partir de maintenant. C’est une arme puissante et dangereuse, plus redoutable que des vaisseaux de guerre, des chars ou des bombardiers.

« Ni la Russie ni aucun autre adversaire éventuel n’a le pouvoir de mettre à mal le système politique étatsunien avec des armes de guerre. Mais en instillant des doutes sur la validité, l’intégrité et la fiabilité des élections des États-Unis, elle peut saper les bases de ce système. »

Une réalité différente

Le ton de la tribune de Kagan était alarmiste, mais la réalité était bien différente. Même si les Russes ont effectivement piraté les mails des Démocrates et les ont, d’une façon ou d’une autre, fait passer à WikiLeaks, affirmation non étayée et controversée d’ailleurs, ces deux séries de mails n’ont pas joué un rôle si important dans le résultat de l’élection.

L’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton et le sénateur Bernie Sanders. (NBC photo)

Selon Hillary Clinton, le responsable de sa défaite surprise, c’est le directeur du FBI James Cormey qui a ré-ouvert brièvement l’enquête sur le serveur privé dont elle se servait quand elle était secrétaire d’État.

En outre, tout porte à croire que les mails publiés par WikiLeaks étaient authentiques et révélaient les agissements illicites des dirigeants des Démocrates, comme la manière dont le Comité national du Parti démocrate a lésé Bernie Sanders et favorisé Hillary Clinton. Dans les mails du directeur de campagne de Clinton John Podesta, on a pu lire les discours rétribués que Clinton avait prononcés devant les financiers de Wall Street et qu’elle essayait de cacher aux électeurs, sans oublier quelques exemples d’octroi de marchés aux donateurs de la Fondation Clinton.

En d’autres termes, la publication de WikiLeaks a contribué à informer les électeurs américains à propos des irrégularités du processus démocratique dans leur pays. Les mails n’étaient pas de la « désinformation » ni des « fausses nouvelles », ils contenaient de vraies informations.

On a eu cette semaine une communication d’informations semblable à celles qui s’étaient produites avant l’élection. On a fait fuiter, en effet, des informations sur les feuilles d’impôts de Trump, lesquelles sont protégées par la loi. Cependant, à part le camp Trump, presque personne n’a jugé que la publication illicite des feuilles d’impôts d’un citoyen constituait, quelque part, une menace contre la démocratie américaine.

Les Américains ont le droit de connaître ce genre de détails à propos d’un candidat à la Maison-Blanche, c’était le sentiment général. Je suis tout à fait d’accord, mais est-ce qu’il ne s’ensuit pas également que nous avions le droit de savoir que le Comité du Parti démocrate abusait de son pouvoir pour faciliter la nomination de Clinton, le droit de savoir ce que contenaient les discours prononcés devant les banquiers de Wall Street et le droit de savoir que des gouvernements étrangers cherchaient à se faire attribuer des marchés en faisant des donations à la Fondation Clinton ?

Pourtant, parce que les hauts fonctionnaires nommés par Obama dans la communauté du renseignement « estiment » que la Russie était la source des mails de WikiLeaks, cette attaque contre la démocratie des États-Unis justifie une Troisième Guerre mondiale.

Toujours plus de propos inconsidérés

Accuser cependant, sans preuve, la Russie de fragiliser la démocratie des États-Unis n’était pas suffisant pour Kagan. Il a affirmé comme un « fait », bien que, une fois de plus, il n’ait pas présenté de preuves, les éléments suivants : la Russie « s’ingère dans les élections à venir de la France et de l’Allemagne, et elle s’est déjà ingérée dans le récent référendum italien et dans de nombreuses autres élections en Europe. Elle utilise cette arme contre autant de démocraties qu’elle peut pour saper la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques. »

Le Secrétaire d’État des États-Unis, John Kerry, accompagné de la secrétaire d’État adjointe aux Affaires européennes et eurasiennes Victoria « Toria » Nuland, s’adresse au président russe Vladimir Poutine lors d’une réunion au Kremlin à Moscou, en Russie, le 14 juillet 2016. [Photo du Département d’État]

Les dirigeants à Washington et les médias traditionnels ont beaucoup déploré leur impuissance au sujet de l’ère « post-vérité », mais ces prétendus avatars de la vérité sont aussi coupables que quiconque, agissant comme si la répétition constante d’une allégation non étayée de faits revenait à la prouver.

Mais ce que Kagan et d’autres néoconservateurs ont à l’esprit est clair : c’est une escalade des hostilités avec la Russie et une augmentation substantielle des dépenses consacrées au matériel militaire américain et à la propagande occidentale pour « contrer » ce qui est considéré comme une « propagande russe ».

Kagan l’admet, il a déjà beaucoup de Démocrates et de progressistes de premier plan de son côté. Donc, il cherche à forcer les Républicains à se joindre à cette campagne hystérique de dénigrement contre la Russie, quand il écrit :

« Mais ce sont les Républicains qui les couvrent. Le chef actuel du parti, le président, remet en cause les découvertes, les motivations et l’intégrité de la communauté du renseignement. Les dirigeants républicains au Congrès se sont opposés à la création d’un comité spécial d’enquête, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du Congrès. Ils ont insisté pour que les enquêtes soient menées par les deux comités de renseignement.

« Pourtant, le président républicain du comité à la Chambre a indiqué que cette enquête n’était pas bien urgente et il a même mis en cause la gravité et la validité des accusations. Le président républicain du comité au Sénat a abordé cette tâche à contrecœur.

« En conséquence, on a l’impression que les enquêtes avancent avec une lenteur délibérée, produisant peu d’informations et en fournissant encore moins au public. Il est difficile de ne pas conclure que c’est précisément l’intention de la direction du Parti républicain, à la fois à la Maison-Blanche et au Congrès. …

« Lorsque les Républicains s’opposent à des enquêtes approfondies, transparentes et immédiates, ils deviennent complices de la Russie après coup. »

Mentir avec les néoconservateurs

Beaucoup de démocrates et de progressistes peuvent trouver encourageant qu’un néoconservateur de premier plan, qui a contribué à ouvrir la voie de la guerre en Irak, soit désormais de leur côté pour dénigrer les Républicains coupables de ne pas se joindre avec enthousiasme à la dernière chasse aux sorcières russe. Mais ils pourraient également réfléchir un instant et se demander comment ils ont pu laisser leur haine de Trump les conduire à s’allier avec les néoconservateurs.

Le président russe Vladimir Poutine, après son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies, le 28 septembre 2015. (Photo de l’ONU)

Mercredi, dans The Wall Street Journal, Frederick, le frère de Robert Kagan, et sa femme, Kimberly, sont allés plus loin en présentant le vieux rêve des néocons d’une invasion américaine à grande échelle en Syrie, projet qui a été mis en attente en 2004 à cause des échecs militaires des États-Unis en Irak.

Cependant, les néoconservateurs sont avides, depuis longtemps, d’un « changement de régime » en Syrie et n’ont pas été satisfaits par ce qu’a fait Obama en armant les rebelles antigouvernementaux et par l’implication limitée de forces spéciales dans le nord de la Syrie afin de contribuer à la reconquête de la « capitale » de l’EI, Raqqa.

Dans leur tribune du Wall Street Journal, Frederick et Kimberly Kagan appellent à l’ouverture d’un nouveau front dans le sud-est de la Syrie.

« Les forces armées américaines seront nécessaires. Mais les États-Unis peuvent recruter de nouveaux partenaires sunnites en combattant avec eux dans leur pays. Au départ, le but doit être de se battre contre l’EI parce qu’il contrôle, en Syrie, les dernières zones où les États-Unis peuvent raisonnablement espérer trouver des alliés sunnites qui ne soient pas sous l’influence d’al-Qaïda. Mais après la défaite de l’EI, il faudra lever une armée arabe sunnite capable de vaincre al-Qaïda et de contribuer à négocier un règlement de la guerre.

« Les États-Unis devront faire pression auprès du régime d’Assad, de l’Iran et de la Russie pour mettre fin au conflit dans des conditions que les arabes sunnites accepteront. Ce sera plus facile si on dispose d’une base sûre, indépendante et influente à l’intérieur de la Syrie. Le président Trump devrait s’affranchir des raisonnements erronés et de la planification inadaptée hérités de son prédécesseur. Il peut transformer cette lutte, mais seulement en transformant l’approche qu’en a l’Amérique »

Un nouveau plan pour la Syrie

En d’autres termes, les néoconservateurs sont de retour avec leur habileté à jouer avec les mots et leurs manœuvres stratégiques pour amener les forces armées étatsuniennes à accomplir un projet de « changement de régime » en Syrie.

Ils pensaient avoir quasiment atteint ce but en faisant porter au gouvernement syrien la responsabilité de la mystérieuse attaque au gaz sarin qui a eu lieu dans la banlieue de Damas le 21 août 2013 et en piégeant ainsi Obama qui se serait trouvé forcé de lancer une attaque aérienne d’envergure contre l’armée syrienne.

Mais le président Vladimir Poutine est intervenu et il a réussi à ce que le président syrien Bachar el-Assad livre toutes ses armes chimiques, même si ce dernier continuait à nier avoir joué le moindre rôle dans l’attaque au sarin.

L’intercession de Poutine, en mettant en pièces le rêve des néoconservateurs d’un « changement de régime » en Syrie, l’a propulsé en haut de la liste de leurs ennemis. Des néoconservateurs importants, comme Carl Gershman, président du National Endowment for Democracy, n’ont pas tardé alors à prendre l’Ukraine pour cible, ce qui, pour Gershman, constituait « la plus belle récompense » et une première étape qui devait aboutir à la destitution de Poutine à Moscou.

C’est à la secrétaire adjointe Victoria « Toria » Nuland qu’est revenu de superviser le « changement de régime » en Ukraine. L’un des coups de fil qu’elle a donné sur une ligne non sécurisée fin janvier ou début février 2014 a été intercepté, et on l’y entend parler avec l’ambassadeur en Ukraine, Geoffrey Pyatt, d’« arranger » ou d’« accoucher » un changement dans le gouvernement élu du président Viktor Ianoukovitch.

Quelques semaines plus tard, les combattants néonazis et ultranationalistes étaient en première ligne de l’attaque violente contre les bâtiments gouvernementaux et ont forcé Ianoukovitvh et d’autres responsables à s’enfuir pour sauver leur vie tandis que le gouvernement étatsunien se dépêchait de saluer le gouvernement issu du coup d’État comme « légitime ».

Mais le putsch ukrainien a conduit à la sécession de la Crimée et à une sanglante guerre civile dans l’est de l’Ukraine contre la minorité ethnique russe, des événements que le département d’État et les médias occidentaux ont qualifié d’« agression russe » ou d’« invasion russe ».

Ainsi, depuis les dernières années de l’administration Obama, tout était en place pour que les néoconservateurs et la famille Kagan mènent à bien la dernière étape de leur plan stratégique qui consistait à acculer la Russie et à instituer un « changement de régime » en Syrie.

Tout ce qu’il fallait, c’était qu’Hillary Clinton soit élue présidente. Pourtant, étonnamment, ces plans si bien conçus ont échoué. Bien qu’il ne soit pas, d’une manière générale, apte à la présidence, Trump a battu Clinton, amère déception pour les néoconservateurs et leurs alliés progressistes interventionnistes.

Pourtant, la prétendue #Resistance à la présidence de Trump et l’utilisation sans précédent par le président Obama de ses agences de renseignement pour dépeindre Trump comme un « candidat vendu aux Russes » a donné un nouvel espoir aux néoconservateurs pour la mise en œuvre de leur ordre du jour.

Il ne leur a fallu que quelques mois pour se réorganiser et se regrouper, mais ils ont maintenant l’espoir d’exercer sur Trump, à propos de la Russie, une pression si forte qu’il n’aura plus d’autre choix que de se laisser convaincre par leurs plans bellicistes.

Comme c’est souvent le cas, la famille Kagan a défini la stratégie : forcer les républicains à se joindre à la campagne de dénigrement de la Russie et à persuader un Trump radouci de lancer une invasion à grande échelle de la Syrie. Et dans cette entreprise, les Kagan utilisent Démocrates et progressistes comme fantassins.

Le journaliste d’investigation Robert Parry a dévoilé une grande partie des scandales Iran-Contra pour l’Associated Press et Newsweek dans les années 1980.

Source : Consortium News, le 15/03/2017

 

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

 

 

Réponse à Les Kagan sont de retour ; les guerres vont suivre, par Robert Pa Le 14 mai 2017 à 07h57Il “faut” au moins lire un résumé de la pensée de R Kagan exposée dans son livre “La puissance et la faiblesse” ((Of Paradise and Power : America and Europe in the New World Order) paru au début des années 2000.
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Puissance_et_la_Faiblesse
http://www.lemonde.fr/international/article/2002/07/26/puissance-americaine-faiblesse-europeenne-par-robert-kagan_285878_3210.html

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Un oasis de sérénité au milieu des ruines A la rencontre de la communauté tatare d'OktyabrskyPar Erwan Castel

13 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre, #le nazisme

vendredi 12 mai 2017

Un oasis de sérénité au milieu des ruines

 
A la rencontre de la communauté tatare d'Oktyabrsky
 
 
Aujourd'hui, avec une amie, nous sommes allé de nouveau à la rencontre de la communauté musulmane d'Oktyabrsky qui nous avait invité aujourd'hui dans la mosquée de Donetsk située dans leur quartier bombardé 
 
Alors qu'en France la communauté musulmane, médiatiquement prise en otage par un salafisme extrémiste cachant la forêt des vrais croyants, est soit instrumentalisée soit diabolisée, dans un monde russe majoritairement chrétien orthodoxe, l'identité musulmane est ici dépassionnée tout en étant vécue normalement intensément et en parfaite harmonie avec les autres communautés civiles ou religieuses. 
La vraie question que devrait se poser la société occidentale moderne qui a oublié les musulmans couchés dans ses cimetières militaires, n'est pas quels réponses apporter aux problèmes sociétaux religieux qui entourent cette communauté, mais pourquoi ils existent en Occident seulement aujourd'hui mais pas en Russie par exemple ... La réponse est peut-être plus à chercher plus du coté occidental et politique que du côté oriental et religieux, par exemple dans les soutiens néocolonialistes actuels au terrorisme salafiste, dans l'abandon des valeurs civilisationnelles qui cimentent une cohésion sociétale en imposant à toutes les communautés à la fois force, respect et protection etc., mais ceci est un autre débat...
 
Principalement composée de tatars, la communauté d'Oktyabrsky nous a accueilli les bras ouverts, nous invitant à suivre l'office religieux avant de partager un thé et des gateaux au rez de chaussée d'une mosquée moderne qui abrite, outre la salle de prière, une bibliothèque, un dortoir, une salle à manger et cuisine, des bureaux, ainsi qu'une école coranique...
 
Avant la guerre, cette communauté musulmane dans l'oblast de Donetsk était estimée à environ 7000 personnes, dont certaines familles venues du Tatarstan ou du Daghestan russes se sont implantées depuis plus d'un siècle dans le Donbass. Les salles de prière étaient alors organisées dans les lieux privés des uns des autres, jusqu'à ce que la Turquie réalise cette mosquée, dont la construction a été financée par le milliardaire Rinat Akhmetov, lui même tatar et musulman et qui a exercé un fort mécénat dans ce quartier nord de Donetsk dont il est originaire (école, hôpital, etc...)

 
Quand la guerre éclate, la communauté se retrouve en première ligne, surtout le secteur de sa mosquée qui a été construite à l'Ouest d'Oktyabrsky (en 1994) entre Peski et l'aéroport, à quelques centaines de mètres seulement d'une ligne de front particulièrement active. Autour de la mosquée les immeubles et les maisons sont frappés de plein fouet depuis 3 ans, l'immense piscine et le marché voisins sont détruits par les bombardements... 
 
Mais la coupole et ses 2 minarets couleur émeraude survivent depuis 3 ans aux orages d'acier quotidiens malgré des éclats qui régulièrement viennent crever les fenêtres ou griffer les murs.

 
La mosquée d'Oktyabrsky, elle non plus n'a pas été épargnée par les bombardements ukrainiens 
Au moment des premiers bombardements ukrainiens, de nombreuses personnes quittent le quartier pour se réfugier dans le centre ville, en Russie ou pour quelques unes en Ukraine où elles ont de la famille. 
Le quartier devient alors un champ de ruines où seules quelques personnes, par choix ou obligation, tentent de survivent. Lorsque le front se stabilise et malgré la poursuite des bombardements du secteur, la vie revient peu à peu autour et à l'intérieur de la mosquée que les fidèles avec des amis et voisins déblaient et réparent. Ce lieu de culte, devient même un centre d'accueil pour les personnes ayant perdu leur logement ou qui ne peuvent plus subvenir à leur subsistance...

 
Au milieu de l'esthétique ésotérique d'une calligraphie arabe ornementale, l'Iman Rushan nous accueille les bras ouverts et le coeur sur la main, nous expliquant par l'exemple comment, avec une poignée d'hommes et de femmes restés ici depuis 3 ans, la survie s'est organisée sous les bombardements. 

Ici, la Zakat, ce soutien financier qui est un des piliers de la foi musulmane, a pris avec la guerre une dimension élevée, vitale et urgente...
 
"Ceux qui n'ont rien ne donnent rien mais ceux qui ont de l'argent doivent partager avec les premiers, c'est un devoir sacré qui doit être fait pour aider tous ceux qui sont dans le besoin et ce quelle que soit leur communauté car tous nous sommes les fils du divin quel que soit le nom qu'on lui donne" souligne Rushan, cet homme de foi, imam humble au sourire accueillant et qui tient à nous offrir lui même le thé de l'hospitalité au coeur de son sanctuaire...
 
 
Les heures s'écoulent ici hors du temps et de l'espace dans une atmosphère sereine que viennent à peine troubler les explosions qui retentissent juste derrière le terril voisin qui signale la mine de charbon du quartier, depuis 3 ans fermée car traversée par la ligne de front...
 
A l'issue de la prière rituelle qui revêt ce vendredi une importance particulière du fait qu'elle ouvre le mois du "Chaabane", cette période de purification précédant le Ramadan, les membres de la communauté nous ont invité à partager boissons rafraîchissantes, thés parfumés et gateaux sucrés dans la salle de cours située au rez de chaussée de la salle de prière.
 
 
Dans les conversations qui vont bon train, la guerre bien sûr occupe les esprits mais surtout les aides à apporter aux voisins, aux amis, aux enfants que côtoient les membres de cette communauté qui évacuent les pollutions politiques et propagandistes pour ne considérer que la détresse appelant à une solidarité responsable.

Ces femmes et ces hommes aux allures discrètes et aux sourires chaleureux, à l'image de "l'auvergnat" de Brassens, invitent passant, et voisin, et bien au delà d'une déclinaison religieuse particulière en passant toutefois à travers elle, à venir s'abreuver à la source d'un humanisme universel. (mais non universaliste).

Je remercie Rushan, Khalima, Kamil et toutes ses femmes et ses hommes de l'accueil à la fois simple et chaleureux qu'il m'ont réservé, qu'ils soient assuré de mon amitié et respect les plus sincères .

 

En début d'après midi, nous quittons cette mosquée qui depuis les bombardements de Kiev est devenue pour beaucoup un oasis de paix et de réconfort, et nous nous engageons dans le désert de ruines calcinées, salués une dernière fois par des invitations à revenir encore à l'ombre de ces minarets accrochant le soleil, pour partager un nouveau thé fraternel et un bouquet d'espérances qui dans les coeurs d'Oktyabrsky ne fane jamais... 

Un grand merci également à Yulia, cette habitante et amie courageuse qui a choisi depuis 3 ans de rester sous les obus dans ce quartier où elle est née et a grandi et qu'elle porte au plus profond de son coeur. 

Traductrice patiente et dévouée, Yulia m'aide depuis des mois à rencontrer ces hommes et ces femmes exceptionnels du Donbass, comme ces tatars d'Oktyabrsky qui humblement et quotidiennement, par le respect et le partage nous montrent ce qu'est la vraie noblesse de coeur. 
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
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S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier

Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos.

J'ai réduits mes besoins de subsistance à leur portion congrue (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) pour pouvoir  plus encore aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés des virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.

En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel

Bien à vous
Erwan
 
 
 
 
 
 
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Présentation du livre d’Olivier Delorme : « 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe » (par Bertrand Renouvin]

11 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

Publié par El Diablo

Présentation du livre d’Olivier Delorme : « 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe » (par Bertrand Renouvin]

Leurs livres ne se répètent pas : ils se complètent. Après Jacques Sapir (L’Euro contre la France, l’euro contre l’Europe, au Cerf), après Coralie Delaume et David Cayla (La fin de l’Union européenne, chez Michalon) et avant que je présente le livre de Frédéric Farah (Europe : La grande liquidation démocratique, Editions Bréal), voici les 30 bonnes raisons de quitter l’Europe (Editions H&O) exposées par Olivier Delorme, agrégé d’histoire, historien de la Grèce et des Balkans.

Résistant, Jean-Louis Bory publia en 1945 un roman écrit pendant la lutte de libération nationale et qui eut un immense succès : Mon village à l’heure allemande. Historien, lui aussi romancier, inspiré par le général de Gaulle et resté étranger au gaullisme partisan, Olivier Delorme aurait pu titrer son livre « Mon Europe à l’heure allemande » car l’Allemagne est le fil noir qui relie les trente chapitres du livre.

Bien entendu, il n’y a pas plus de « complot allemand » pour retrouver une position hégémonique en Europe qu’il n’y a de « complot américain » ourdi dans les couloirs de Washington et de Wall Street. Le jeu des acteurs se déroule pour l’essentiel dans la pleine lumière des rapports de force géopolitiques. Après 1945, les Etats-Unis sont en position dominante en Europe de l’Ouest et l’Allemagne vaincue, massivement criminelle (1), veut faire reconnaître à la fois sa respectabilité et son rôle dans la reconstruction européenne. La France, mais aussi le Vatican, jouent un rôle décisif dans cette reconstruction qui se fait contre l’Union soviétique. De l’exposé très complet et limpide d’Olivier Delorme, je retiens ici trois courtes leçons d’histoire :

L’Europe dont on nous parle – l’Ouest du continent – est le produit de la Guerre froide et elle n’a existé, jusqu’en 1990, que par la Guerre froide. Quelques dates suffisent pour établir ce point : la première bombe atomique soviétique explose le 22 août 1949 ; le coup de Prague qui a lieu le 25 février 1948 et la fin de la guerre civile en Grèce, le 16 octobre 1949, achèvent de délimiter les deux camps ; c’est le 9 mai 1950 que Robert Schumann, ministre français des Affaires étrangères, fait la fameuse Déclaration qui lance la « construction européenne ».

Cette Europe de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), du Marché commun puis de la Communauté Economique européenne a la particularité de ne pas être européenne : elle ne se produit pas elle-même, ce sont les Etats-Unis qui lui accordent leurs crédits (le plan Marshall) et qui exigent en avril 1948 la création de l’Organisation économique de coopération européenne (OECE devenue OCDE). Comme les Etats-Unis ont imposé le dollar comme monnaie internationale et déployé leurs forces armées sur le sol européen, leur voix est évidemment prépondérante !

Durement éprouvée par l’Occupation et les combats de la Libération, embourbée en Indochine et sans capacités atomiques, la France peut d’autant moins contester la politique européenne des Etats-Unis que son personnel politique est largement convaincu que les nations doivent être dépassées dans « l’Europe ». Ce dépassement qui est présenté comme une loi de l’histoire se résume à un tour de passe-passe : alors que l’Allemagne n’est pas encore une nation puisqu’elle n’a connu dans sa brève existence que la forme impériale à l’exception des quatorze années de la République de Weimar, on proclame que toutes les nations sont belliqueuses par essence et on réclame leur fusion dans l’Europe supranationale. Ce qui permet d’ailleurs de noyer la culpabilité allemande dans le flot des condamnations des nationalismes-fauteurs-de-guerre.

Cette thématique du dépassement s’est inscrite dans une idéologie douce, fade au regard des idéologies totalitaires, mais qui donne encore un semblant d’esprit aux classes dirigeantes : il s’agit du démocratisme chrétien, incarné par Robert Schuman, Alcide de Gasperi et Konrad Adenauer qui opèrent sous impulsion vaticane. De ces trois « pères fondateurs », le français fut assurément le pire. On a trop oublié que Robert Schuman, député mosellan entre les deux guerres, défenseur du patronat, admirateur de Salazar et de Franco, avait voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain avant de s’abstenir scrupuleusement de toute activité résistante. Frappé d’une peine d’indignité nationale dont le Général eut la faiblesse de le faire relever, mais encouragé par Pie XII et le patronat, ce familier de l’American Commitee for United Europe s’ingénia à bâtir une Europe qui n’a cessé de contredire l’ambition catholique d’universalité, de justice et de paix puisque la reddition progressive à l’ultra-concurrence coïncide avec l’extension de la guerre de tous contre tous.

Sous l’égide de Jean Monnet, proche, très proche des Etats-Unis avant, pendant comme après la guerre, la CECA créée en 1951 par le traité de Paris fut le premier organe supranational qui géra la production de charbon et d’acier en faisant primer la solidarité transatlantique sur les impératifs hautement proclamés de la construction européenne : la CECA accepta notamment de renoncer aux importations de charbon polonais pour leur substituer le charbon étatsunien. Les gaullistes et les communistes s’opposèrent sans succès au traité de Paris mais, en mobilisant l’opinion publique, ils réussirent à faire échouer le projet de Communauté Européenne de Défense qui impliquait le réarmement de la République fédérale allemande. Du moins, cette moitié d’Allemagne, où la dénazification fut une « farce », était redevenue respectable aux yeux des Etats-Unis et d’anciens vichystes : membre du Conseil national de Pétain, Antoine Pinay est le chef du gouvernement qui signe en mai 1952 le traité de CED.

Mais quelle respectabilité ? On répète depuis cinquante ans que l’Allemagne s’est relevée par ses efforts et la rigueur imposée par l’économie sociale de marché. Olivier Delorme détruit la légende : l’économie ouest-allemande a bénéficié des crédits américains, de l’annulation d’une grande partie de ses dettes, de l’échelonnement à long terme du reliquat, de l’ajournement du remboursement des intérêts et de l’oubli des dommages de guerre. Si nous avions puni l’Allemagne de l’Ouest et ses Allemands pour leurs crimes aussi méthodiquement que Berlin punit la Grèce pour des légèretés qui n’ont jamais tué personne, si nous avions pillé l’Allemagne vaincue aussi systématiquement que l’Allemagne pille aujourd’hui la Grèce, le pays que nous prenons pour modèle serait encore couvert de ruines.

Il était certes nécessaire de relever une République fédérale soumise, comme la République démocratique allemande, à occupation militaire : pour la France, les territoires de l’Est constituaient un glacis face à une possible invasion soviétique et il était important que la population y vive confortablement afin de ne pas se tourner vers les communistes. Mais il était non moins important de conserver le contrôle de l’ensemble des affaires de la Bundesrepublik. Né après l’échec du plan Fouchet d’Europe politique, le traité franco-allemand fermement proposé par le général de Gaulle au chancelier Adenauer visait à établir une entente politique qui reposait sur une base fragile car le chancelier allemand, qui avait accepté la participation allemande à la Force nucléaire multilatérale (MLF) proposée par les Etats-Unis, était aux prises avec ses ministres qui ne voulaient pas de traité bilatéral avec la France (2). D’ailleurs, comme le rappelle Olivier Delorme, le célèbre traité de l’Elysée, fondateur de l’amitié franco-allemande et du non moins célèbre « couple franco-allemand » fut affublé par le Bundestag, en juin 1963, d’un préambule interprétatif unilatéral précisant que les liens entre la République fédérale et les Etats-Unis primeraient toujours sur les liens avec la France.

Le redressement économique ouest-allemand se fit dans un pays dont l’existence dépendait du maintien de l’équilibre de la terreur et qui était voué, dans la très faible hypothèse d’un déferlement de troupes russes, à servir de champ de bataille – placé par précaution sous le feu de nos missiles nucléaires tactiques Pluton. Ce dispositif n’empêchait pas la France gaullienne de maintenir de bonnes relations avec l’Union soviétique qui garantissait quant à elle la division des deux Allemagnes (3).

La chute du mur de Berlin a détruit cet équilibre très favorable à la France. L’absorption de la RDA par la République fédérale a ravivé les inquiétudes françaises que François Mitterrand voulut apaiser en arrimant l’Allemagne par le traité de Maastricht. La manœuvre fut un échec complet puisque le « nain politique » allemand du temps de la Guerre froide se mua en puissance dominante par l’effet de l’Union économique et monétaire, du laxisme français face aux menées allemandes lors de l’éclatement de la Yougoslavie et de la fascination de l’élite française du pouvoir et des affaires pour le prétendu modèle allemand.

Au cours de cette période qui n’est malheureusement pas terminée, nous avons pu vérifier que l’Europe réduite à l’Union européenne ne garantissait ni la paix, ni la prospérité, ni la démocratie. Quant au « couple franco-allemand », mariage de raison lourd d’arrière-pensées, il s’est disloqué dès la réunion des deux Allemagnes. Le constat d’Olivier Delorme est implacable. C’est l’Allemagne qui a déclenché la catastrophe yougoslave en reconnaissant la Slovénie et la Croatie selon des affinités historiques qui l’ont poussée à soutenir les extrémistes croates (4) et c’est encore l’Allemagne qui a été à la manœuvre aux côtés des Etats-Unis et de la Pologne lors du renversement de Ianoukovitch. C’est l’Allemagne qui détient la réalité du pouvoir monétaire dans la zone euro, organisée à l’allemande, selon les règles et les fantasmes du patriotisme monétaire allemand qui font de l’euro une monnaie allemande, justement analysée comme « carcan idéologique » et moyen de contrainte effectif, déflationniste et rigoureusement antisocial, utilisé pour punir la Grèce – comme fut punie l’Allemagne de l’Est – et pour décourager tout mouvement de révolte contre l’ordre monétaire.

Olivier Delorme ne montre aucun signe de découragement. Pour lui comme pour nous, la reconquête de la souveraineté nationale est possible à brève échéance et il faut dès à présent envisager la réunion des Etats nationaux du continent dans une Europe enfin européenne. C’est pour l’Union européenne que sonne le glas.

Bertrand Renouvin

***

(1) Ce ne sont pas seulement des SS mais l’ensemble de l’armée allemande soutenue par la très grande majorité du peuple allemand qui s’est rendue coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Cf. Christian Baechler, Guerre et exterminations à l’Est, Hitler et la conquête de l’espace vital – 1933-1945. Tallandier, Texto, 2016.

(2) Sur ce point, cf. Pierre Maillard, De Gaulle et le problème allemand, Ed. de Guibert, 2001 et plus particulièrement le chapitre IX : La crise du traité franco-allemand ; cf. également la communication de Jacques Bariety : « De Gaulle, Adenauer et la genèse du traité de l’Elysée du 22 janvier 1963, in De Gaulle en son siècle, tome 5 : L’Europe. Page 352-364. Institut Charles de Gaulle, Plon/ La Documentation française, 1992.

(3) Georges-Henri Soutou, L’Alliance incertaine, Les rapports politico-stratégiques franco-allemands, 1954-1996. Fayard, 1996, et ma présentation de l’ouvrage : http://www.bertrand-renouvin.fr/france-allemagne-lavenir-incertain/

(4) Cf. http://www.bertrand-renouvin.fr/francois-mitterrand-la-france-et-letat-4-chronique-114/

 

SOURCE :

 

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« La bienvenue de l’Europe à Macron : la France dépense trop. Ambiance !! » L’édito de Charles SANNAT . Le 10 mai 2017

10 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Le fascisme, #Terrorisme

« La bienvenue de l’Europe à Macron : la France dépense trop. Ambiance !! » L’édito de Charles SANNAT . Le 10 mai 2017

« La bienvenue de l’Europe à Macron : la France dépense trop. Ambiance !! » L’édito de Charles SANNAT

 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je crains fort que ce nouveau quinquennat nous semble long, très long. Alors que j’entends souvent l’expression « après Hollande ça va être dur de faire pire », mon petit doigt me dit que rien n’est moins sûr !

Si certains disent que l’on a touché le fond, il ne faut pas oublier qu’une fois au fond on peut effectivement remonter mais aussi se mettre à creuser, et notre pays semble avoir une furieuse envie de creuser…

Noooon… Je ne fais pas d’anti-macronisme primaire ! Je n’allais même pas accuser ce pauvre bougre qui n’a même pas encore pris officiellement ses fonctions !

Je voulais m’en prendre plutôt à la Commission européenne dont le président Juncker – ce gentil garçon luxembourgeois qui a su assurer la prospérité de son État lilliputien en permettant aux entreprises de tous ses voisins de ne pas payer d’impôts, bref, ce parangon de la vertu budgétaire (surtout avec le pognon des autres et le vôtre en particulier) – vient donc de féliciter le petit père du peuple Macron (béni-soit-son-nom maintenant qu’il est président), et tout aussi sec… hop ! de le mettre en garde !

Manu, t’as plus de sous !

Selon cet article du Figaro, « le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a averti le nouveau chef de l’État des risques auxquels s’exposaient la France si elle ne parvenait pas à maîtriser durablement sa dépense et à réduire son déficit. Le commissaire européen Moscovici a également réagi.

À Bruxelles, l’optimisme aura été de courte durée. À peine Emmanuel Macron élu, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a tenu à l’avertir des risques encourus par la France si le nouveau gouvernement ne parvenait pas à endiguer durablement la croissance de ses dépenses. «Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit», a déclaré Jean-Claude Juncker. «Les Français consacrent entre 53 % et 57 % de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette cela ne peut pas fonctionner dans la durée», a ajouté le président de la Commission européenne. Jean-Claude Juncker a estimé que le nouveau chef de l’État français ne pourrait pas compter à sens unique sur la tolérance et la solidarité de ses partenaires européens sur ces questions. «Il appartient aussi aux Français de faire un geste en direction des autres» en faisant les réformes nécessaires a-t-il ainsi déclaré. Le commissaire européen en charge des Affaires économique et financières, Pierre Moscovici, a estimé de son côté que «Macron doit sortir la France de la procédure de déficit excessif». »

Alors… Maintenant que vous avez voté à 65 % officiellement, et 45 % du corps électoral seulement, pour sa sainteté Macronléon 1er bientôt couronné à Reims, vous allez la sentir passer la réforme ! Pensez donc, avec une telle popularité, le jeune prince qu’on sort (c’est un jeu de mot hein), et que nous a sorti le système européiste, va se charger de ramener le déficit de la France sous des niveaux plus acceptables.

50 milliards d’euros d’économie ! Et c’est où qu’on coupe ? Et c’est quels « zimpôts » qu’on augmente ?

Bon, de vous à moi, il n’y a pas de secret : il va évidemment falloir dépenser moins si on veut rester dans l’Europe (d’où justement l’idée d’en sortir) car contrairement à ce que l’on veut faire croire aux gens, s’il y a un coût évident à une sortie de l’euro, il y en a un tout aussi important à un maintien !

Alors nous allons expérimenter la grècification, comme prévu, et pour cela le plan est implacable. Il va falloir choisir quels impôts seront montés car ils seront montés, et quelles dépenses il faudra couper et elles seront coupées !!

Ce qui nous amène au plan machiavélique pour ce faire !

Le gouvernement d’union nationale pour réformer la France à grands coups de trique !

Si Macron veut supprimer la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, il ne faut pas se leurrer : il faudra des sous, si Macron veut embaucher des profs pour que les gamins soient 12 par classe, il faudra payer, de même que pour l’impôt sur les sociétés que Macron veut baisser !

Moi ça m’arrange toutes ces baisses, et je suis pour un prof particulier par gamin. Le problème c’est que parfois, on a plus besoin de vigiles que de profs, sans oublier que cela a un coût. Qui paye ? Où trouve-t-on l’argent ?

Le budget de Macron n’est pour le moment pas équilibré, et personne n’y croit un instant, d’ailleurs l’alpha et l’oméga c’est encore la suppression de postes de fonctionnaires.

Pourquoi pas…

Mais si Macron doit ramener le déficit à moins de 3 %, croyez-moi, cela va commencer à couiner fortement dans les chaumières, d’ailleurs tout le monde couine déjà et Macron, le plus jeune président, mal élu malgré son score de dictateur africain, est déjà en proie au scepticisme syndical, populaire, mais aussi politique.

Les législatives risquent d’accoucher d’une assemblée difficilement gouvernable. Enfin, pour pouvoir diriger par ordonnances, Macron devra tout de même se faire voter les pouvoirs de le faire par une majorité de députés. Est-ce que la majorité socialiste actuelle les lui votera avant de partir ? Macron pourra-t-il diriger ? Rien n’est certain, et le troisième tour social, lui, semble se profiler à grands pas. Pourtant, la grande idée, le grand plan, c’est de réussir à unir la classe politique en dynamitant et sabordant l’ensemble des grands partis afin de mettre en avant une « union sacrée » des démocrates, un gouvernement « d’union nationale » des gentils pro-européens qui nous défendront contre les hordes fascistes qui veulent déferler sur l’Europe.

Face à ce programme, il y a effectivement peu de chance que Manu-le-beau-gosse connaisse un état de grâce quelconque…

Ça promet un quinquennat comme ça !

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source Le Figaro ici

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Chasseurs USA F-35 en Estonie et Bulgarie. Déployés dans les bases à quelques minutes de vol de la Russie.

7 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #L'armée française, #le nazisme

Chasseurs USA F-35 en Estonie et Bulgarie. Déployés dans les bases à quelques minutes de vol de la Russie.

 
Chasseurs USA F-35 en Estonie et Bulgarie. Déployés dans les bases à quelques minutes de vol de la Russie.

Deux chasseurs F-35 étasuniens sont arrivés le 25 avril dans la base aérienne d’Ämari, en Estonie, pour leur « premier déploiement d’entraînement en Europe » », c’est-à-dire pour leur premier exercice de guerre en Europe. Peu après, le 28 avril, deux autres chasseurs sont arrivés avec le même objectif dans la base aérienne de Graf Ignatievo en Bulgarie. Ils font partie du groupe de six F-35A Lightning II transférés le 15 avril des Etats-Unis à la base anglaise de Lakenheat.

 

C’est le premier « déploiement d’entraînement » de F-35 étasuniens outre-mer, communique la U.S. Air Force, en soulignant qu’il « renforce la sécurité de nos alliés Otan et partenaires européens et démontre notre engagement pour la sécurité régionale et mondiale ». Le ministre estonien de la défense Tsahkna a déclaré, à la cérémonie de bienvenue, qu’ « héberger un avion aussi avancé constitue une reconnaissance de l’important rôle joué par cette base ». Ämari est en effet la principale base de la mission Otan de « surveillance aérienne » de la Baltique, où des chasseurs-bombardiers fournis par roulement par les membres de l’Alliance (Italie comprise) sont prêts au décollage vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour « réagir rapidement aux violations de l’espace aérien ». La base se trouve à environ 200km du territoire russe et à environ 400km de l’enclave russe de Kaliningrad, qu’un chasseur peut rejoindre en quelques minutes. Stratégiquement importante aussi Graf Ignatievo, une des quatre bases USA en Bulgarie, à à peine plus de 500km du territoire russe.

Le choix de ces bases pour le premier exercice des F-35 en-dehors du territoire étasunien a de multiples objectifs. Avant tout celui de renforcer la « European Reassurance Initiative », l’opération lancée par les Etats-Unis en 2014 pour « rassurer » les alliés Otan et partenaires européens face à « une Russie qui veut de plus en plus s’imposer avec ses actions agressives ». Pour cette opération, dans laquelle entre le déploiement de la 3ème Brigade blindée US en Pologne, ont été attribués 3,4 milliards de dollars pour l’année fiscale 2017.

L’exercice des F-35 sert en même temps à « intégrer le nouveau chasseur de 5ème génération dans l’infrastructure Otan ». Pour le moment, communique la U.S. Air Force, on ne prévoit pas d’utiliser le F-35 dans la « surveillance aérienne » de la Baltique, mais « si nécessaire, le chasseur pourrait être utilisé au combat ».

Un autre objectif de l’exercice, effectué aux frontières de la Russie, est celui de tester la capacité du F-35 d’échapper aux radars russes. C’est en substance un essai d’attaque nucléaire : le nouveau chasseur est de fait destiné à être le principal vecteur de la nouvelle bombe nucléaire B61-12 par laquelle les USA vont remplacer les actuelles B-61 à partir de 2020. L’Italie disposera à la fois des F-35 et des B61-12, utilisables dans des opérations sous commandement USA.

Un objectif ultérieur de l’exercice est de démontrer que le nouveau chasseur de Lokheed Martin, malgré les nombreux problèmes techniques, est désormais « combat ready » (prêt au combat), en démentant les prévisions de ceux qui pensaient qu’il ne volerait jamais. Le 26 avril, Lokheed Martin a reçu un contrat de 109 millions de dollars pour l’upgrade (modernisation) d’un des nombreux software du chasseur. Le 1er mai, la société a reçu un autre contrat d’une valeur de 1,4 milliards de dollars, pour la production initiale de 130 F-35 Lightning II du lot 12, destinés aux Etats-Unis et à d’autres pays.

Il est maintenant essentiel que le chasseur « combat ready » soit utilisé dans une guerre pour être déclaré « combat proven », testé au combat. Dans l’attente, il est envoyé en Estonie et Bulgarie combattre la nouvelle guerre froide contre la Russie pour nous « rassurer », nous Européens.

Manlio Dinucci

Article original en italien :

 

Caccia Usa F-35 in Estonia e Bulgaria. Schierati nelle basi a pochi minuti di volo dalla Russia

Edition de jeudi 4 mai 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/cacciabombardieri-usa-f-35-schierati-in-estonia-e-bulgaria/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Chasseurs USA F-35 en Estonie et Bulgarie. Déployés dans les bases à quelques minutes de vol de la Russie.
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La guerre civile en Grèce, laboratoire de la guerre froide.

4 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Nation, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Grèce, #le nazisme, #Terrorisme

La guerre civile en Grèce, laboratoire de la guerre froide

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2017/05/scobie-1728x800_c.jpg

La guerre civile en Grèce, laboratoire de la guerre froide

Le 12 février 1945, deux traités signent le basculement de l’Europe dans une guerre froide qui va durer pendant plus de 40 ans. À Yalta, Churchill, Eisenhower affaibli et Staline posent pour la photo immortalisant la signature du traité qui répartit l’Europe en zones d’influence. Ils entérinent ainsi un partage dessiné à la va-vite par Churchill et Staline au Kremlin, un soir d’Octobre 1944.

Des résistants de l’ELAS, en larmes, déposent leurs armes en février 1945

Ce même jour du 12 février 1945, à Varkiza, dans une propriété des contreforts du Mont Hymette plantée d’oliviers, les dirigeants de l’EAM et le gouvernement de transition grec signent le traité de désarmement imposé par les Britanniques aux maquisards qui ont libéré la Grèce de leurs seules forces. Deux jours plus tard, arrivé directement de Yalta, Churchill assiste à la reddition des armes par les résistants progressistes qui pleurent de rage. C’est la voie ouverte aux anciens miliciens collaborateurs pour instaurer dans toute la Grèce une terreur blanche qui va se transformer quelques mois plus tard en véritable guerre civile. Mais comprendre les causes du conflit fratricide qui déchire la Grèce à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale implique un retour sur la période immédiatement précédente, celle de la résistance à l’occupation nazie.

Quand les Allemands entrent dans Athènes en 1941, presque tous les membres du KKE (Parti Communiste Grec), pourchassés par le dictateur Metaxas, sont en prison. Nikos Zachariadis, le Secrétaire Général du KKE, né à Istanbul et formé à Moscou, est transféré de sa prison grecque à Dachau – où il survivra comme kapo pendant quatre ans. Seuls quelques deux cents militants circulent encore dans la clandestinité. Sous la coupe des puissances européennes depuis son indépendance en 1830, alternant faillites et nouveaux emprunts pour rembourser l’argent avancé par le Royaume-Uni  lors des luttes pour son indépendance en 1824, la Grèce reste un pays essentiellement rural. Pourtant, lors de l’hiver rigoureux de 1941-42, une famine meurtrière, provoquée par les confiscations et pillages allemands mais aussi par le blocus anglais, tue plus de 100 000 personnes. La résistance grecque à l’occupant nazi s’organise très vite autour de la solidarité et des soupes populaires de l’EA (Solidarité Nationale). Elle se renforce lors des grandes manifestations contre le travail obligatoire, que les occupants n’ont jamais réussi à imposer aux Grecs mais qui a été remplacé par un « prêt obligatoire » qui justifie ainsi le pillage de la Banque de Grèce. En province, la Résistance se fédère à travers la lutte contre les confiscations des récoltes. En surgit l’organisation EAM (Front National de Libération) autour d’un petit noyau de communistes qui ont échappé aux répressions de Metaxas. Au sein de l’EAM, syndicats et partis progressistes rassemblent de larges tranches de la population, classes moyennes et religieux compris.« En seulement deux années, le KKE devient un parti de masse avec plus de 200 000 membres ; il est en effet considéré comme l’expression par excellence de la classe ouvrière et des masses populaires, l’inspirateur et le centre qui contrôle le bloc résistant rassemblé autour d’EAM. »

Début 1942 le militant communiste Thanassis Klaras, nom de guerre « Aris Velouchiotis« , part dans les montagnes de Grèce Centrale pour fonder  l’ELAS, Armée Populaire de Libération de la Grèce, bras armé de l’EAM, en recrutant les villageois. Des agents britanniques sont parachutés « pour organiser un maquis » et saboter les voies ferroviaires grecques qui ravitaillent la campagne d’Afrique. Ils sont étonnés de trouver l’ELAS déjà bien établie et progressant très vite, grâce aux succès militaires de Velouchiotis et de ses combattants. « Aris » devient vite légendaire par son charisme, ses talents de stratège et ses succès militaires contre les occupants allemands. Les sabotages et les actions se succèdent, à chaque fois lourdement punies par des exécutions de civils et des destructions de villages, 879 villages rasés et 460 partiellement détruits au mois de juillet 1944.

Les résistants de l’ELAS libèrent dès 1943 une grande partie du pays, administrée selon un système d’autogestion et de justice sociale – qui n’avait encore jamais si bien fonctionné dans les zones montagnardes – contrôlé et géré par des assemblées populaires. L’EAM-ELAS parvient même à organiser des élections nationales en vue de constituer un Comité provisoire de libération nationale. 1,8 million d’électeurs, femmes comprises, votent sur tout le territoire, à la barbe des forces allemandes dans la capitale et les zones occupées. Un « gouvernement de la montagne » est désigné, pour gérer le pays en attendant la libération. L’enjeu est de taille : organiser le pays sur les principes de la laocratie, gouvernement du peuple, après nationalisation de la grande industrie et des banques, mais respect de la petite propriété et de la liberté de culte – les Grecs sont profondément croyants, et nombreux sont les popes qui se battent aux côtés des résistants. Il s’agit surtout que le pays ne retombe pas sous la coupe du roi anglophile Georges II, qui a livré le pays au dictateur Metaxas en 1936. Dans ce but, le Premier ministre britannique Winston Churchill cherche depuis 1942 à diviser les différents groupes de résistants, en encourageant à coup de livres d’or la droite nationaliste de l’ancien officier Zervas à s’engager elle aussi dans la résistance, pour ne pas laisser le champ libre aux communistes de l’EAM-ELAS à la Libération. Il souhaite ainsi s’assurer que le roi Georges II, dont personne ne veut plus en Grèce, remontera sur le trône à la fin de la guerre.

Plus prosaïquement, un anticommunisme viscéral inspire les projets du Foreign Office et dicte toute la politique britannique en Grèce ; les envoyés de Londres iront jusqu’à laisser se conclure des accords entre leurs protégés et les forces d’occupation, contre la Résistance communiste. À la Libération, ils laisseront les Allemands se retirer sans perte pour aller se battre sur le front de l’Est, afin d’éviter que les résistants communistes ne s’emparent d’une partie décisive du pays.

 

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Macron / Le Pen: parce que l'un des deux sera le prochain Président. Par Karine Bechet Golovko

4 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le traité Transatlantique.

jeudi 4 mai 2017

Macron / Le Pen: parce que l'un des deux sera le prochain Président

 
 
 
Hier a eu lieu le tant attendu débat de l'entre deux tours. Un débat violent qui n'aurait pu être autre. Car ce sont deux visions du pays qui s'opposent. Pour la première fois depuis les débuts de la Ve République, l'opposition ne se résume pas à des propositions différentes pour régler les mêmes questions: ici les questions sont différentes. Sortir de l'Europe vs plus d'Europe? Plus d'immigration avec la fin des frontières vs contrôler l'immigration avec la restauration des frontières? Restaurer le rôle de l'Etat dans l'économie vs l'autorégulation du marché global? La violence vient de la réelle opposition.
 
Mais dimanche prochain, nous aurons l'un des deux en Président, peu importe l'abstention ou le vote blanc. Alors réfléchissons, l'heure n'est plus à pudibonderie.
 

 
 
L'agressivité des échanges entre Macron et Le Pen n'a échappé à personne, même si les journaux prennent d'embler le parti d'un Macron qui aurait finalement survécu, ce dont ils n'étaient manifestement pas si certain que cela.
 
 
Autre remarque préliminaire, l'absence des présentateurs qui ne maîtrisent absolument pas le débat et se font déborder par les candidats. C'est à se demander si ce n'était pas voulu, car un tel manque de professionnalisme laisse pantois. Mais si les échanges furent violents, souvent au raz des paquerettes, il n'y a pas eu de véritable dérapage. Car Marine Le Pen était attendue sur les questions de l'immigration, pour justifier le qualificatif d'extrême droite. Mais en écoutant ce débat, il est difficile de parler de néonazisme. Populisme, possible. Souverainisme, certainement. Mais rien à voir avec la rhétorique d'extrême droite, même si pour un oui ou pou un non Hitler est remis au goût du jour, banalisé. Donc finalement, le pugilat n'a pas permis de "faire tomber le masque" du FN, à tel point que l'on se demande s'il en porte réellement un.
 
Sur le débat en lui-même, les deux interlocuteurs n'ont pas été à la hauteur, mais pour des raisons différentes. Marine Le Pen était empêtrée dans ses fiches, à un point tel qu'elle a baissé sa stature. Si elle est élue, va-t-elle se présenter ainsi, donnant l'impression de ne pas maîtriser le sujet? Macron, de son côté, a poussé au maximum son côté morveux prétentieux, qui s'attache aux détails techniques en parfait haut technocrate lisse et transparent, botte en touche sur la vision du pays et ses relations avec l'islam. Il incarne cette génération qui ne sort jamais de l'adolescence, qui est incapable de devenir adulte. 
 
Mais c'est bien l'un des deux qui sera élu à la présidence de la République dimanche. L'on peut dire que l'élection a été volée aux français par la justice et les médias. D'une certaine manière, c'est vrai. L'acharnement médiatico-judiciaire bien dirigé contre Fillon, l'adulation médiatique de Macron. Pourtant, les français avaient le choix: celui de la réflexion. Ils ne l'ont pas fait. Tout d'abord, parce que la réponse émotionnelle primaire est plus facile. Ensuite, parce que hurler avec les loups est plus confortable, même si l'on ne comprend pas dans quel but ils hurlent - puis s'arrêtent. Enfin, parce que s'ils attendent des réformes, elles ne doivent rien changer. Ce qui a abouti à ce résultat paradoxale d'avoir écarté les candidats attendus (Hamont et Fillon), pour se rabattre vers des candidats dit en opposition avec le système. Car l'inconnu étant impossible à imaginer, il est nié. Le monde post-moderne de Macron est aussi insaisissable que le retour au souverainisme de Le Pen. Dans les deux cas, ils entraînent un changement trop radical pour être appréhendé par l'inconscient collectif.
 
Pourtant, directement ou indirectement, ils sont le produit du système dominant aujourd'hui. Macron est le pure produit des technologies politiques post-moderne, qui remplacent le débat d'idée par le marketing, pour faire vendre une politique impopulaire et anti-démocratique qui a remplacé l'électeur par l'acheteur. Dans ce but, le FN est l'instrument nécessaire: il est censé fédérer la peur et détourner l'attention en créant un danger qui fait réagir l'imagination. C'est le seul parti contre lequel Macron ait une chance de gagner. Par ailleurs, la montée du FN est également le résultat logique de la politique menée: les réformes du droit du travail qui ont mis les gens dans la rue - en vain, la politique d'immigration massive dans les pays de l'UE, la question de l'euro qui limite les possibilités de réaction de l'Etat en temps de crise, l'incohérence de la politique internationale qui a brisé l'équilibre des relations Est-Ouest pour le remplacer par un atlantisme primaire. Le mécontentement augmente et fournit l'électorat nécessaire au FN. 
 
Le score attendu autour de 40% du FN, montre que le système néolibéral arrive au bout du système démocratique. Pas parce que le FN, n'en déplaise à la bonne pensance, soit anti-démocratique, mais parce qu'il va se constituer en parti d'opposition républicaine, qui, à terme, va mettre en échec le programme néolibéral impopulaire, car ne s'adressant qu'à une minorité. Donc le système néolibéral, qui a pu utiliser les mécanismes démocratiques pour arriver au pouvoir, ne peut s'y maintenir démocratiquement, car il repose sur une minorité. Autrement dit, l'élection de Macron, pure produit du système néolibéral, pourra être le dernier Président élu en France au suffrage universel - les "représentants du peuple" sont beaucoup plus dociles, comme nous le voyons.
 
Que ces candidats vous plaisent ou non, dimanche l'un d'eux sera Président. Il est possible de se draper dans sa dignité et décider que se déplacer serait par trop s'abaisser. L'on peut également se donner bonne conscience en allant voter blanc: je me suis déplacé, j'ai fait l'effort, mais je ne suis d'accord avec rien.
 
C'est merveilleux la bonne conscience. Surtout que l'on entend un peu partout que le vote blanc est pris en compte. Alors, pourquoi s'en priver? Pour ceux qui y croient, une petite mise au point:
Depuis la loi du 21 février 2014 visant à reconnaître le vote blanc aux élections les bulletins blancs sont décomptés séparément des votes nuls et annexés en tant que tel au procès verbal dressé par les responsables du bureau de vote. Mais, comme auparavant, ils ne seront pas pris en compte dans le nombre des suffrages exprimés (ensemble des bulletins moins les votes blancs et nuls).
Finalement, ne pas se déplacer, un vote nul ou un vote blanc n'est rien d'autre qu'une démission. Se laver les mains de ce qui se passe pour ne pas se salir, parce que l'on n'est pas totalement satisfait par ce que l'on voit. Et ensuite reprendre sa dignité et continuer à critiquer? C'est une position un peu facile. C'est une position lâche. Il faut se salir les mains pour avoir le droit de critiquer.
 
Lorsque vous irez voter, n'oubliez pas que vous votez pour un Président. Pas pour un ministre de l'économie ou des transports, mais pour un Président. C'est-à-dire pour une personne qui doit conduire et déterminer la politique du pays. A charge ensuite aux membres du gouvernement de la mettre techniquement en oeuvre. Vous votez pour une personne qui va aussi représenter la France à l'étranger, qui va vous représentez, vous au-delà du pays. Finalement, le choix qui se pose est simple: souverainisme contre mondialisme. Il n'y a pas de mauvais programme, il n'y a que des choix. Macron veut plus d'Europe, car il en est le candidat. Marine Le Pen veut plus de France. Leurs programmes sont diamétralement opposés, car ils correspondent à des visions exclusives de l'avenir du pays.
 
Ayez le courage de faire un choix, même s'il ne vous satisfait pas entièrement. Nous n'avons plus les moyens de la pudibonderie.
 
 
 
 
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Le combat pour le progrès social est INCOMPATIBLE avec la violence à l’encontre des forces de l’ordre ( Communiqué de la CGT)

4 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre

Publié par El Diablo

Policier touché par un jet de cocktail molotov le 1er mai 2017 à Paris, photo ©Zakaria ABDELKAFI / AFP

Policier touché par un jet de cocktail molotov le 1er mai 2017 à Paris, photo ©Zakaria ABDELKAFI / AFP

Le combat pour le progrès social est INCOMPATIBLE avec la violence à l’encontre des forces de l’ordre ( Communiqué de la CGT)

C’est avec la plus grande fermeté que la CGT condamne les actes de violences et de vandalisme qui ont eu lieu hier, en marge de la manifestation parisienne, tout comme les atteintes à l’intégrité physique de plusieurs policiers.

La lutte pour le progrès social et les valeurs d’humanisme que porte notre Organisation Syndicale sont incompatibles avec de tels agissements. Celles et ceux qui s’y livrent n’ont rien à voir avec notre action syndicale ; leurs actes incarnent la négation de nos valeurs.

Montreuil, le 2 mai 2017

VOIR EGALEMENT LE LIEN CI-DESSOUS:

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NON, HITLER N'EST PAS PARVENU AU POUVOIR PAR UNE VOIE DÉMOCRATIQUE ! Quand le révisionnisme historique veut conduire au vote MACRON [par Jean Lévy]

2 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #le nazisme

Publié par El Diablo

La Une de "L'Humanité" du 6 mars 1933

La Une de "L'Humanité" du 6 mars 1933

NON, HITLER N'EST PAS PARVENU AU POUVOIR PAR UNE VOIE DEMOCRATIQUE

par Jean LÉVY

Les hommes-liges du monde de la finance font le forcing pour imposer aux Français la candidature du banquier Macron, ex-associé gérant de la banque Rothschild, afin de porter celui-ci à l'Elysée. Tous les arguments sont bons pour peser sur le choix des citoyens.

Y compris les mensonges historiques.

Le dernier en date, c'est de faire l'amalgame entre l'accession d'Adolf Hitler à la chancellerie du Reich et l'éventuelle élection de Marine Le Pen le 7 mai prochain. Ainsi, d'après nos faussaires en écriture historique, Hitler serait parvenu au pouvoir par la voie démocratique et et il s'en serait servi pour instaurer sa dictature. Voyez l'allusion...

Nous ne voulons pas ici donner quelque certificat de bonne conduite à Marine Le Pen. Elle est assez grande pour ça. Mais simplement rétablir la vérité sur l'histoire.

Non, Hitler n'est pas devenu chancelier du fait qu'il aurait disposé d'une majorité au Reichstag. Il a été porté au pouvoir par le complot de l'oligarchie allemande de l'époque. Les journaux français de cette période l'attestent. Ceux que nous citons sont, non seulement "de droite", mais également propriétés du Capital. Le Temps ne s'en cache pas : il appartient au fameux Comité des Forges où règnent alors les de Wendel et Schneider.

Mais lu par les gens de ce monde-là, nul besoin pour ces journaux de travestir la vérité. Et de ne pas cacher la tendresse que ce quotidien et ses confrères portent au nouveau chancelier allemand : un "pouvoir fort", matant la classe ouvrière, et d'abord les communistes, pour être en situation d'exercer le pouvoir sans entrave en faveur des Konzerns, que demander de mieux ?

[…]

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