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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #terrorisme tag

Schizophrénie de la politique migratoire européenne: analyse des enjeux

23 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La finance dérégulée, #La nation ., #La République, #Le grand banditisme, #La guerre, #Le traité Transatlantique., #Terrorisme

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L'incompréhensible politique étrangère de la France Opinion de Roland Hureaux

23 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #La finance dérégulée, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme

L'incompréhensible politique étrangère de la France

Opinion de Roland Hureaux

Laurent Fabius ne gardera pas un grand souvenir de sa visite à Téhéran de la fin juillet. Elle avait été précédée d'un déchaînement d'attaques personnelles sur le thème du sang contaminé. Il voulait se faire accompagner d'une délégation d'hommes d'affaires. Mais les Iraniens ont fait savoir qu'il n'y aurait que des discussions politiques, très froides au demeurant: de contrats, pas question. Le ministre des Affaires étrangères français s'attendait-il à autre chose après avoir tout tenté pour faire échouer les négociations entre Washington et Téhéran?

Il fut un temps où la France se démarquait suffisamment de la position des Etats-Unis pour jouer, le jour venu, un rôle d'intermédiaire, ce en quoi Fabius a échoué piteusement en juin dernier entre Israéliens et Palestiniens. Il fut un temps, sous Mitterrand notamment, où la France suivait les Etats-Unis mais en gardant un profil assez bas pour sauver la mise.

Avec Hollande, la France suit les Etats-Unis mais en tentant de faire de la surenchère: cela fut le cas avec l'Iran ; c'est toujours le cas avec la Syrie. C'est là le moyen le plus sûr de rester au bord de la route le jour où notre grand allié décide de changer de cap. C'est ce qui risque de nous arriver en Iran malgré la sympathie que notre pays inspire aux Iraniens.

Le décollage économique de l'Iran, imminent une fois les sanctions levées, pourrait se faire sans la France. II est peu probable par exemple que Peugeot récupère jamais le marché de 600 000 véhicules qu'il avait dans ce pays. C'est ce qui nous pend au nez aussi avec la Syrie.

«Traiter ses ennemis comme s'ils devaient être un jour nos amis ; traiter ses amis comme s'ils devaient être un jour nos ennemis». Vieux proverbe arabe ou pas, c'est en tous les cas depuis belle lurette le B.-A.-BA de la diplomatie. Il est clair que ce B.-A.-BA, Fabius l'ignorait quand il est allé dire à la tribune des Nations-Unies en 2012 que le président Assad «ne méritait pas de vivre». Un peu plus tôt, Juppé avait prétendu que le même Assad ne tiendrait pas plus de quelques jours. Trois ans et demi après, il est toujours là.

Ce n'est pas faute que la France ait engagé des moyens lourds pour le renverser. Fourniture massive d'armes et de matériels aux opposants, assistance technique de plusieurs dizaines de militaires français (dont plusieurs sont morts). A la fin du mandat de Sarkozy, un accord entre la France et le gouvernement de la Syrie nous avait permis de récupérer une trentaine de prisonniers faits par l'armée syrienne. A son arrivée, Hollande a relancé la guerre.

Aide de la France aux djihadistes

Inutile de dire que nos armes et notre appui logistique sont allés exclusivement aux djihadistes, en particulier au Front al-Nosra , nouveau nom d'al-Qaida, dont les différences avec Daech sont bien minces. Les mêmes qui enlèvent ou massacrent les chrétiens - et d'autres. La soi-disant Armée syrienne libre qui, disait-on , était l'objet de notre sollicitude demeure un fantôme - et un alibi pour aider les islamistes.

Pourtant le plus probable est que ce régime pris en grippe par notre diplomatie avec un rare acharnement tiendra. Il paraît certes aujourd'hui sur la défensive mais s'appuie sur un dispositif solide autour de Damas et de la frontière libanaise. La Russie ne le lâchera pas. La population est mobilisée, notamment les femmes dont bien peu, même chez les sunnites, souhaitent tomber entre les mains des «barbus». Ceux qui soutiennent les forces rebelles, Israël en tête, ne veulent pas vraiment qu'aucune des deux, Daech ou al-Nosra, remplace le régime de Damas, se contentant de le maintenir en état de faiblesse.

La nouvelle politique américaine

Les accords entre Washington et Téhéran prévoient le maintien d'Assad jusqu'à la fin de son mandat et le relâchement progressif de la pression des islamistes, qui pourraient être recyclés contre la Russie.

La France qui avait de solides positions en Syrie, son ancien mandat, où on n'a pas oublié que Jacques Chirac fut le seul chef d'Etat occidental à assister aux obsèques d'Assad père (eut-il raison d'y aller? C'est une autre question), sera-t-elle cette fois encore prise de court par le revirement américain, déjà perceptible? Ce serait confirmer l'amateurisme dans laquelle a sombré notre diplomatie: Mitterrand qui fut le mentor tant de Fabius que de Hollande doit se retourner dans sa tombe.

Les arguments moraux ne sont plus pris au sérieux. Meurtres d'enfants à Homs, utilisation de gaz, lâchage de bidons d'essence sur les populations: au moins ces accusations là , portées à l'encontre du régime syrien, se n'ont pas été avérées, ce qui n'en fait pas pour autant un régime tendre.

Un premier geste serait d'accorder une reconnaissance officielle au Lycée Charles de Gaulle de Damas que les parents d'élèves syriens ont continué de faire fonctionner en autogestion quand la France l'a fermé en 1991, témoignage émouvant d' un attachement aujourd'hui rare à la culture française.

Le second serait de lever l'embargo sur les produits pharmaceutiques particulièrement odieux quand on sait les dégâts que cette guerre absurde continue de faire dans la population civile.

Mais pour renouer le fil d'une relation interrompue, peut-être Hollande devra-t-il trouver un autre ambassadeur que Laurent Fabius?

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Un avion de combat israélien abattu par les forces syriennes au dessus du Golan

23 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Daesch, #ISIL, #Terrorisme, #AMERIQUE

Le 23 août 2015

Un avion de combat israélien abattu par les forces syriennes au dessus du Golan

Publié le 23 août 2015 par Strategika51

Standard

Des unités de la défense aérienne du territoire relevant de la III division de l’armée syrienne ont ouvert le feu, vendredi 21 août 2015, sur des avions de combat israéliens menant des raids contre des positions militaires et civiles en territoire syrien. D’après des informations publiques, un avion de combat israélien aurait été abattu par un système de la DCA syrienne au dessus du Golan. Les médias israéliens et leurs relais mondiaux demeurent silencieux à ce sujet.

Les avions israéliens ont ciblé à plusieurs reprises consécutives des positions militaires syriennes, dont notamment des unités de la 90e et de la 68e brigades à Qunaïtra et la grande périphérie de Damas mais également des régiments de la III division blindée et de la garde républicaine du dispositif défensif méridional de la capitale syrienne.

Depuis les raids aériens israéliens ayant visé un centre de recherches en agronomie que les israéliens avaient publiquement accusé d’abriter un réacteur nucléaire, l’armée syrienne s’abstenait de riposter aux fréquentes attaques aériennes israéliennes dont les plus spectaculaires ont eu lieu pour venir en aide à des factions de la rebellion syrienne dans le conflit en cours. Il semble que les règles d’engagement de l’armée syrienne aient connu un changement significatif induit par un apport qualitatif en équipement ou en soutien tactique assuré par de tierces parties.

La Syrie a explicitement laissé entendre qu’elle ripostera à toute nouvelle agression israélienne sur son territoire au lendemain d’un raid aérien israélien sur Damas où des bombes non-conventionnelles de nature inconnue ont été larguées sur le mont Qassioun surplombant la ville, abritant les forces d’élite de l’armée syrienne. Depuis lors la DCA syrienne est systématiquement entrée en action pour abattre des dizaines de drones israéliens soutenant les rebelles au sol.

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Thalys: un terroriste surarmé blesse le doigt de Spencer. Par Karine Bechet-Golovko

23 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Terrorisme, #Daesch

samedi 22 août 2015

 

 
Résultat de recherche d'images pour "terroriste recherché arme dans toilettes"
 
Un drame s'est déroulé dans le Thalys hier sur le trajet Amsterdam Paris. Un terroriste d'origine marocaine venu de Syrie est monté à bord armé d'une Kalachnikov, de neuf chargeurs, d'un pistolet automatique et ... d'un cutter. Après avoir fait feu, il blesse Spencer à l'arrière du cou et au doigt. Un autre doigt est entaillé appartenant à l'acteur qui voulait activer le système d'alarme. Non, il ne s'agit pas d'un film, c'est juste un vrai acteur dans la vraie vie.
 
Mais, j'avoue quand même ne rien comprendre à l'enchaînement. Ce que j'ai compris, c'est que des gentils militaires américains de l'OTAN ont immobilisé le dangereux terroriste euro-marocain et sauvé tous les passagers. 
 
Ouf, on est sauf. L'honneur ... on passe.


 
Mais bon, j'ai beau le tourner dans tous les sens, je ne comprend pas. Je vous assure, je ne fais exprès.
 
Un type entraîné en Syrie sort une kalachnikov sans faire de carnage. Breivik n'avait pas eu autant de problèmes ... 
 
Passons, le type a donc une Kalach dans les mains quand Alex dis à Spencer aller on va le choper, Spencer court pendant 10 mètres vers le méchant terroriste et celui-ci le touche à l'arrière du cou et lui fait bobo au doigt avec un cutter. Pendant les 10 mètres, il ne pouvait pas tirer??? Si c'est un terroriste qui rentre de Syrie ??? Et s'il utilise son "cutter", il attaque derrière le cou et ne tranche pas la gorge???
 
Décidément, je comprend pas. En plus, le type aurait déjà tiré et c'est pour ça que les militaires américains ont entendu les coups. En tout cas dans cette version. Et le type entre dans le wagon avec sa Kalach et il va réfléchir: Tirer ou pas tirer, voici la question ??? Il tranche cette question existentielle en sortant ... un cutter. Logique.
 
Soit, un terroriste philosophe, ça existe. Ou un mauvais terroriste, pas doué, et c'est pour ça qu'il est rentré en Europe, il n'avait pas le niveau. Pourquoi pas.
 
Je ne comprends pas.
 
Au fait, ils sont intervenus, Alex et Spencer, parce qu'ils ont vu le type entrer envec une Kalach ou parce que - dans le silence général d'un train où un terroriste a déjà tiré et un acteur tire le signal d'alarme - ils entendent le cliquetis d'une arme que l'on recharge dans les toilettes et ils l'attrapent à la sortie? Décidément, je comprend rien.
 
Parce que si l'on oublie que les versions sont totalement différentes, ici on perd le magnifique face-à-face d'un western ferrovière, le type a déjà tiré s'il doit recharger son arme. Et pourquoi se coincer dans les WC, pour se faire prendre en laissant le temps aux gens de réagir? Il est entraîné et armé et ne ne peut pas recharger rapidement sans aller faire pipi sous le coup de l'émotion? Au fait, il est si mauvais tireur qu'il n'a blessé personne à l'arme à feu?
 
Bref, je comprend pas. La seule chose qui est claire, c'est que l'on a de la chance d'avoir la protection de l'OTAN quand même ... Et que les militaires américains seront touours là pour nous sauver. Ca, j'ai compris.
 
C'est déjà quelque chose. C'est peut être même l'essentiel. 
 
PS: pauvre Spencer! merci Spencer! Et Alex. Et Chris. Et surtout Barack, sans qui tout cela n'aurait pu être possible. Merci!
 
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Renaissance des Jeunesses Hitlériennes en Ukraine.

15 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La République, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #La guerre

Renaissance des Jeunesses Hitlériennes en Ukraine.

Renaissance des Jeunesses Hitlériennes en Ukraine

En Ukraine la situation politique est telle qu’une bonne partie de la population se trouve sous l’emprise d’une propagande de masse double, celle de l’Occident et celle du régime. Dans cette ambiance de guerre d’ailleurs annoncée clairement par Porochenko et Iatseniouk comme une guerre contre la Russie, les enfants se trouvent embrigadés par leurs parents directement dans des camps de vacances d’entraînements ou des organisations « scouts » du type des fameux « Diables de la Forêt » de Roman Choukhevytch. Dans ces associations, les enfants sont politiquement formés, entraînés à la guerre et subissent une propagande raciale et idéologique nationaliste. A l’heure où l’Ukraine souhaite rentrer dans le giron européen, petit survol de la renaissance des jeunesses bandéristes millésime 2015.

Il ne faudrait pas croire que ces associations d’embrigadement de la Jeunesse ne sont le fait que de quelques illuminés. Les partis néo-nazis ultranationalistes organisent déjà des camps ou formation visant les plus jeunes. Il n’est pas question ici d’adolescents mais bien d’enfants, de jeunes garçons mais aussi fillettes à partir de six ans seulement. Le SBU, police politique et services secrets ukrainiens met aussi la main à la pâte en organisant régulièrement des animations et concours divers, dont de dessins où les enfants sont invités à prendre pour thème « les cannibales russes ayant ravagé un village ukrainien ». Tout est fait pour placer le Russe dans le même cadre historique que celui de l’idéologie nazie : « le barbare de l’Est, débile, le sous-homme asiatique menaçant la civilisation ». C’est la haine que ces enfants apprennent mais plus loin que la haine, et ceci est sans doute peut-être encore plus grave, l’embrigadement militaire des enfants.

Organisés en sections ou compagnies, les enfants subissent un entraînement militaire, séance de tirs avec des armes fictives, marches, défilés et parades, rituels et logiques militaires avec une hiérarchie. Cet apprentissage va jusqu’au parcours du combattant et la venue d’instructeurs pour leur expliquer les armes modernes, les familiariser à leur vue et leur faire des démonstrations. Ces camps se développent un peu partout en Ukraine. Les organisateurs pour attirer un maximum de monde tiennent à la gratuité totale de ces camps qui peuvent durer de quelques jours à plusieurs semaines. L’entraînement et l’embrigadement se situent aussi au niveau de l’esprit de corps, accomplissement par roulement des tâches domestiques, foi patriotique en fait dévoyée en nationalisme. Le milliardaire ukrainien et chypriote Kolomoïsky en finance par exemple un à Dniepropetrovsk pour des garçons de 10 à 14, comprenant un total de 300 pré-adolescents (voire la l’album photo de la page Facebook de son ex-adjoint Boris Filatov avec un nombre impressionnant des “J’aime” et des “Partages” nous parlant des enfants scandant dans la joie et la bonne humeur: “Une nation. Une Patrie” qui nous rappelle étrangement: “Ein Volk! Ein Reich!“).

FB-Boris Filatov11844110_885554234857564_1180405488_nDans l’ambiance nationaliste et guerrière que connaît l’Ukraine, les familles simples et pauvres se laissent également facilement tentées par l’envoi de leur progéniture sans aucun frais « pour passer des vacances » avec des camarades. Vous trouverez ici la description d’un camp organisé par le Parti Svoboda derrière le terrible bataillon de massacreurs Azov, dénoncés à plusieurs reprises pour ses crimes de guerre par Amnesty International. Les « gentils animateurs » du camp qui vont prendre en charge les « azovets » viennent directement du bataillon combattant sur le front, il sert par ailleurs à recycler les blessés graves du régiment. Imaginons d’anciens de la SS Leibstandarte Adolf Hitler venant dans un coin de campagne, au milieu des papillons et des forêts, apprendre à des têtes blondes comment se servir d’un Sturmgewehr 44… Ce camp est prévu pour des adolescents de 12 à 18 ans, les cours sont sérieux, manœuvres militaires, apprendre à monter et démonter de vraies armes, bases des premiers soins, parcours d’obstacles, tir avec des armes à air comprimé utilisées en principe dans le paint-ball, mais aussi conférences et projections de films patriotiques ou militaires, courses d’orientations, jeux de stratégie grandeur nature et sports. C’est littéralement la renaissance des Jeunesses Hitlériennes repeintes aux couleurs de l’Ukraine.

L’inquiétude en Europe de la multiplication de ses pratiques doit être grande. C’est toute une population, des dizaines de milliers d’enfants qui sont en train d’être habitués à la guerre. A la fin de 1944, alors que le loup nazi était acculé dans sa tanière, Hitler avait ordonné la levée en masse de la « Tempête du peuple », à savoir tous les « hommes valides » à rejoindre le Volkssturm et bientôt la Hitlerjugend elle-même, des enfants dont certains n’avaient pas 12 ans. Les vieux furent moins facile à convaincre de se battre jusqu’à la mort, beaucoup levèrent les bras à la première occasion et ne firent pas de zèle. Il en fut tout autrement des plus jeunes ayant subi un lavage de cerveau dans les préparations de la Jeunesse Hitlérienne. Ces enfants soldats fanatisés étaient redoutés des alliés, tant Occidentaux que Soviétiques. Ignorant souvent le danger ou la peur, intrépides et agiles, armés de quelques panzerfaust (une roquette antichar jetable à un coup) et d’armes de poing, ils se firent massacrer sur place, parfois avec un héroïsme hallucinant. Leur mort ne changea pas grand-chose, ils furent balayés, la guerre était déjà perdue de longue date.

Quel futur l’Ukraine se prépare-t-elle en armant et en entraînant des enfants ? Quel monde démocratique l’Union européenne et la France supportent-ils en Ukraine à travers le régime de Porochenko ? Partout dans le monde, les enfants soldats et leur sort tragique ont été dénoncés. Y-aura-t-il bientôt des fanatiques de 10 ans sautant sur des mines en hurlant « Slava Oukraïni »(NDT : “Gloire à l’Ukraine” – en ukrainien) un AK-47 entre les mains ? A tous les parents je leur demande en leur âme et conscience de se demander quel régime nous supportons en Ukraine, souhaiteriez-vous cela pour la France, pour vos enfants ?

Laurent Brayard

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Un nouveau Maïdan pour le Belarus ?

13 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La guerre, #Ukraine, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

  Un nouveau Maïdan pour le Belarus ?

 

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Pars pour la Macédoine, pars, pars, pars.. (Vidéo)...Là-bas aussi (et encore) se prépare une nouvelle "révolution colorée"

13 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

 

Librairie Tropiques

 

La librairie du village

 

Tandis que les grandes manœuvres impériales se poursuivent pour achever les Grecs ( "Timeo danaos et dona ferentes"), l'observateur avisé qu'est Vincent Parlier est allé porter son regard sur le voisin du Nord, la Macédoine.

Un petit pays qui, au-delà sa notoriété culinaire spécifique,  bénéficie désormais, quoique de manière pour l'instant plus discrète, des mêmes bienveillantes attentions que ses voisines : l'Ukraine et la Grèce, de la part de l'empire atlantique des "démocrates" occidentaux.

Là-bas aussi (et encore) se prépare une nouvelle "révolution colorée" (ou fesse-bouc si on préfère), promue par l'OTAN et ses ONG "humanitaires", et dont le contexte est particulièrement édifiant 

Il est assez symptomatique que ces éclairages (très véridiques et instructifs) soient apportés au public américain par Ron Paul, notoirement libertarien* , protestant donc, comme de coutume, contre le mésusage de l'argent public par l'État fédéral (qu'il voue aux gémonies).

Ce que nous appelions jadis une "contradiction interne" du libéralisme, autrement dit le genre de "pli" dans le tapis de l'idéologie dominante et dans lequel il lui arrive parfois de se prendre les pieds...

* c'est à dire "libéral-radical" sur le mode spontanément importé chez nous (par exemple) par Michel Onfray, Le Pen et Cohn-Bendit.

 

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Borys Gudziak le drôle de journaliste du journal Ouest-France

10 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #La République, #Les média, #Ukraine, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

Borys Gudziak le drôle de journaliste du journal Ouest-France

Borys Gudziak le drôle de journaliste du journal Ouest-France

En France nous avons toute sorte de journalistes, l’opinion populaire est que nous avons certainement aussi les plus avilis d’Europe, passant par les moules bien huilés (ou vaselinés ?) des écoles prestigieuses de journalisme dénoncées par ailleurs par Serge Halimi dans son fameux Les Nouveaux Chiens de garde (1997 et 2005). La terrible machine à faire des élites du système ; Science Politique le bas fond du caniveau ; n’est pas en reste pour fournir aux plus hauts niveaux sa pléthore de journalistes au garde-à-vous pour servir le pouvoir en place. Terminé le journalisme combattif et vivifiant né sous la Grande Révolution de 1789, terminé les grands journaux comme L’Humanité du symbole immense qu’est Jean Jaurès, galvaudé d’ailleurs désormais dans toutes les bouches des mêmes personnages. Les compromissions avec le pouvoir sont telles que les politiques se substituent maintenant aux journalistes particulièrement dans les lignes de « journaux » comme le Huffington Post antenne propagandiste puissante en Europe d’ailleurs critiquée jusqu’aux Etats-Unis.

Un exemple de la confusion entre politiciens et journalistes, celui d’Hervé Maurey ; dont nous parlons souvent avec raison. Vous pourriez trouver sur bien d’autres thèmes, des politiciens en vogue ou sur le déclin prêtant leurs plumes ou leur voix à divers supports médiatiques français sans la moindre considération pour l’information et la séparation nécessaire des genres pour que la démocratie française puisse réellement s’appeler démocratie. Comment s’expliquer qu’un politique est le droit d’être également journaliste et que sa parole soit véhiculée massivement ? Ceci s’appelle propagande, au sens le plus cru du mot et également le plus corrompu. Cette corruption, le journal Ouest-France l’atteint au plus haut niveau avec Borys Gudziak. Nous n’avions pas assez des voix et plumes françaises, Ouest-France va chercher jusqu’en Ukraine « ses journalistes » et quels journalistes !!!

Nous connaissions déjà de longue date la nature de Ouest-France, peut-être le média le plus russophobe avec l’incomparable journal Libération bien que Le Figaro ne soit pas non plus en reste. Dans le journal régional Ouest-France ainsi que dans quelques autres, des anciens correspondants formés à l’école des antennes nationales en Russie et traditionnellement russophobes sont recyclés. Ils poursuivent savamment et habilement leur travail de sape. Ceci ne semble pas suffire, au point d’aller chercher Borys Gudziak. L’homme né en 1960… dans l’Etat de New-York est d’origine ukrainienne. De ces nombreux ukrainiens émigrés au Canada (le nid de Toronto), USA ou Argentine, les chemins des lignes de fuite des nazis et des collaborateurs bandéristes ukrainiens, oustachis croates et bien d’autres de toute l’Europe. Nous nous souvenons que Rome fut l’une des plaques tournantes des « Ratlines » à la fin des années 40 et dans les années 50 avec l’évêque Hudal de sinistre mémoire. C’est à Rome que Gudziak poursuit ses études jusqu’à l’Université d’Harvard avant de rejoindre l’Ukraine et Lvov dès 1992.

La suite de sa carrière est celle d’un prêtre (1998), recteur de l’académie théologique de Lvov (2000), évêque de Carcabia, exarque apostolique de France pour les Catholiques orientaux de rite ukrainien (2012), éparque de Saint-Vladimir de Paris des Byzantins-Ukrainiens (2013), Chevalier de la Légion d’Honneur (1er janvier 2015). Le parcours est limpide, l’avant-garde bandériste américaine parachutée et vomie par les Etats-Unis sur l’Ukraine et comme on le voit aussi sur la France. Le prix de ses services aura été la plus prestigieuse médaille française et le droit de devenir « journaliste » pour Ouest-France. Bretons, Vendéens et Normands apprécieront la prose de cet habile personnage nous servant soudainement le 31 juillet un article sur l’avion malaisien descendu en plein vol au-dessus du Donbass en juillet 2014. Il est certain que des cours de théologie à l’exarchat, Boris Gudziak doit être un éminent spécialiste non seulement en termes de journalisme mais aussi du conflit dans le Donbass.

Et le drôlet ne se prive pas de désinformer dans son article ligne après ligne : « L’Ukraine a été traumatisée par l’annexion de son territoire », hélas pour lui la Crimée république autonome depuis 1991 a décidé par référendum de sa sortie de l’Ukraine en mars 2014, « l’agression étrangère et la guerre » faisant allusion au Donbass en oubliant que nulle armée russe ne s’y trouve et que l’agression est venue de Kiev bombardant et massacrant les populations russophones. Ceci rend tout autant ridicule les « L’Ukraine subit une attaque terroriste de l’ampleur du massacre de Charlie Hebdo sur une base quotidienne […] c’est sans compter 1,8 million de réfugiés, des dizaines de milliers de blessés et d’estropiés, paralysés, sans jambes, sans bras, sans yeux, des centaines de milliers souffrent de choc post-traumatique ». Vraiment, de l’ampleur de Charlie Hebdo ? Doit-on rappeler le ridicule de la comparaison, que les réfugiés ont fuis les massacres et les bombardements orchestrés par les Ukrainiens et sont partis en Russie ou Israël, l’Europe et la France crachant littéralement sur leurs existences ? Doit-on vous rappeler la condition des gens estropiés dont vous parlez Monseigneur Gudziak ? J’ai rencontré hier une femme de 35 ans ayant un bras en moins, ayant perdu son mari et son fils d’à peine 5 ou 6 ans, restant seule avec une fille de 11 ans à élever. Si cette pauvre femme pouvait lire ce que vous avez écrit c’est de sa seule main valide qu’elle vous giflerait Monseigneur, et je compte bien que vous tendrez la seconde joue. Car ce sont les Ukrainiens qui ont massacré sa famille et cette femme me disait hier « vivre avec les Ukrainiens ? Plus jamais ! ».

Ma double condition de Français et de catholique me fait doublement honte lorsque je découvre des hauts personnages de l’église qui violent à la fois la générosité de la France et leurs devoirs d’évêque en parjurant leur fonction d’homme de Dieu en venant prendre la plume pour nous servir un faux message de paix : « Gardez-vous des faux prophètes ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs », Evangile selon Matthieu 7.15.

Laurent Brayard

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Netzpolitik, une histoire de presse et de trahison en Allemagne

10 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #la liberté, #Les média, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #Je suis Charlie?, #Terrorisme

Netzpolitik, le scandale allemand qui va bientôt arriver en France

Une enquête pour trahison a visé deux blogueurs qui avaient révélé les projets de surveillance massive d’un service de renseignement fédéral.

Des Allemands ont exprimé leur soutien au site Netzpolitik lors de manifestations.

Des Allemands ont exprimé leur soutien au site Netzpolitik lors de manifestations.©Stefan Boness/Ipon/SIPA

On croyait l’Allemagne plus robuste que les autres démocraties, face au grignotage des libertés fondamentales à la faveur de la lutte antiterroriste. Il n’en est rien. Le ministre fédéral de la justice, Heiko Maas, a forcé mardi le procureur général Harald Range à partir en retraite anticipée, une manoeuvre destinée à livrer un bouc émissaire à l’opinion publique scandalisée par l’affaire Netzpolitik.

Deux responsables du site spécialisé sur les libertés numériques Netzpolitik.org et leur source inconnue, ont fait l’objet d’une enquête pour trahison de secrets d’État après une plainte contre X du patron du service de renseignement intérieur, l’Office de protection de la constitution (BfV). En cause, la publication par le blog de deux documents internes expliquant des projets allemands de surveillance d’Internet dans le but d’illustrer la dérive possible de la République fédérale vers la surveillance généralisée des citoyens. “C’est une intimidation inacceptable”, a dénoncé Reporters sans frontières. “Il est scandaleux de vouloir ainsi réduire au silence des journalistes qui ont, par le passé, dénoncé des abus des services secrets”, a préciséle bureau allemand de RSF, qui a publié les documents litigieux sur son propre site, par solidarité.

Tout devient un secret d’État

Le fondateur de Netzpolitik.org, Markus Beckedahl, et le journaliste André Meister ont eux-mêmes révélé sur le blog l’existence de l’enquête les visant pour soupçon de trahison, déclenchant un tollé outre-Rhin. Rentré de vacances en urgence pour gérer le scandale, le ministre de la Justice Heiko Maas s’est désolidarisé du procureur général Harald Range, tout comme le reste de la classe politique, Angela Merkel comprise. Une manoeuvre un peu facile dans la mesure où ce sont bien les lois rédigées par l’exécutif et votées par le législatif qui ont permis au service de renseignement de déclencher l’enquête judiciaire. “Ce sont les règles du métier”, regrettait d’ailleurs mardi le Frankfurter Allgemeine Zeitung: “À chaque scandale, il faut trouver quelqu’un qui en assume la responsabilité politique.”

Rejeter la faute sur Harald Range est d’autant plus malhonnête que, contrairement à son homologue français, le procureur général allemand ne peut invoquer le principe d’opportunité des poursuites pour, éventuellement, ne pas donner suite. Il n’avait donc pas une grande marge de manoeuvre lorsque le patron du BfV a exigé une enquête en se fondant sur les textes législatifs protégeant le secret d’État, et c’est logiquement qu’il a demandé à des experts indépendants de juger si les documents relevaient bien du secret d’État (la polémique a éclaté avant qu’ils ne rendent leur avis).

“Les libertés de la presse et d’expression (…) ne sont pas illimitées, y compris sur Internet. Elles n’exonèrent pas les journalistes du devoir de respecter la loi”, s’est-il défendu devant la presse après son éviction. L’affaire repose donc entièrement sur le pouvoir donné par la loi aux organes chargés de protéger le secret d’État, et sur l’interprétation de plus en plus large de cette notion.

Le problème va se poser en France

S’il est indispensable de protéger certains secrets, il est tout aussi vital de préserver des garde-fous pour détecter les abus : les contre-pouvoirs sont les piliers de la démocratie. Alors, les projets de surveillance de la population allemande par un service de renseignement fédéral relèvent-ils du secret d’État ? Doivent-ils être cachés aux citoyens, alors qu’ils n’ont pas été consultés sur le sujet ? Rien n’est moins sûr.

L’Allemagne fait face à un dilemme qui touche ou va toucher toutes les démocraties dans l’ère post-Snowden, où les secrets fuitent de plus en plus facilement : faut-il sacrifier la liberté d’expression pour consolider les lois sécuritaires ? “Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux”, répondait Benjamin Franklin…

En France, avec des textes comme la loi de programmation militaire et la loi sur le renseignement, ce n’est qu’une question de temps avant que le problème ne se pose. D’autant que, contrairement aux Allemands qui sont très sensibles sur le sujet, traumatismes historiques obligent, les Français se désintéressent très largement d’une dérive potentielle de leur système démocratique. En atteste l’indifférence générale dans laquelle la loi sur le renseignement a été adoptée en juin dernier, alors qu’elle donne quasiment carte blanche aux espions pour surveiller les Français, sans intervention de la justice. Chez nous, des journalistes pourraient donc devoir faire face à une telle situation sans le soutien populaire…

Source : Guerric Poncet, pour Le Point, le 5 Août 2015.


Une enquête pour trahison secoue les médias et la justice allemandes

Le fondateur blog allemand Netzpolitik.org, Markus Beckedahl (gauche), l'un journalistes, Andre Meister (droite).

Le fondateur du blog allemand Netzpolitik.org, Markus Beckedahl (gauche), et l’un des journalistes, Andre Meister (droite). - AFP

Une enquête préliminaire pour “haute trahison” visant des journalistes allemands provoque la polémique outre-Rhin. L’affaire a coûté son poste au procureur général allemand.

L’enquête a beau être suspendue, le tollé engendré continue lui de faire des vagues. Le blog allemand Netzpolitik.org est au cœur d’une polémique qui a coûté mardi son poste à un sommité de la justice fédérale, le procureur général allemand, Harald Range. Pour comprendre l’affaire, il faut remonter au jeudi 30 août. Netzpolitik, blog spécialisé dans la défense des droits numériques — récompensé par le passé pour la qualité de son travail d’investigation –, révèle que deux de ses journalistes sont visés par une enquête préliminaire pour ‘”haute trahison”, diligentée par Harald Range.

Jamais, depuis plus de 50 ans, un journaliste allemand n’avait été soupçonné d’un tel motif. En cause : la publication, en début d’année, de documents de l’Office fédéral de protection de la constitution, les services de renseignements allemands, portant sur la surveillance d’Internet.

La révélation de cette enquête par le fondateur du site, Markus Beckedahl, a aussitôt suscité un tollé en Allemagne. L’Association des journalistes allemands a dénoncé une “tentative inadmissible de réduire au silence deux collègues critiques” et a appelé le procureur fédéral à classer l’enquête. L’opposition a aussi dénoncé une “disgrâce constitutionnelle” par la voix de la député des Verts Renate Künast, présidente de la commission des affaires judiciaires du Bundestag. “S’il n’y avait pas de journalisme d’investigation, nous ne saurions rien”, a-t-elle fulminé.

D’un an d’emprisonnement à la perpétuité

Dès le lendemain, le procureur Harald Range, a annoncé la suspension des investigations. Une suspension qui n’est pas synonyme d’un abandon des poursuites. Et pour ce motif, les journalistes encourent d’un an d’emprisonnement à la perpétuité. Plusieurs journaux européens, dont “Libération” en France, ont signé une lettre ouverte pour demander l’arrêt immédiat des poursuites, dénonçant “une attaque contre la liberté de la presse”.

En début de semaine, mardi 4 août, nouveau rebondissement avec l’annonce de la démission du procureur Harald Range. Ce dernier s’en est publiquement pris à son ministère de tutelle, dénonçant son ingérence et y voyant à son tour une “attaque intolérable contre l’indépendance de la justice”. “Influencer une enquête parce que son résultat peut ne pas être politiquement opportun est une attaque intolérable contre l’indépendance de la justice”, a tempêté le procureur mardi.

Ce départ précipité a rapidement fait couler beaucoup d’encre. De nombreux médias et politiques ont souligné la réaction tardive du ministre de la Justice, Heiko Maas, face à une enquête initiée en mai et qu’il n’a manifestement pas tenté d’empêcher, au moins au début. “Il faut savoir quand le ministre a été mis au courant pour la première fois de cette enquête”, a demandé Hans-Pete Uhl, un responsable du parti CSU.

Berlin “enfoncé jusqu’au cou dans le bourbier de la NSA”

La menace de cette enquête continue en tout cas de provoquer l’inquiétude de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Dans un courrier adressé au ministre des Affaires étrangères, la représentante de l’OSCE pour la liberté de la presse, Dunja Mijatovic, a appelé les autorités allemandes à s’assurer du respect de “la liberté d’information et de la liberté des médias” et a dit “espérer” que l’enquête visant Netzpolitik était définitivement close.

Il faut dire que l’imbroglio judiciaire intervient alors que le pays s’interroge sur le degré de collaboration entre les services secrets allemands et l’agence de renseignement américaine NSA. Pour le fondateur de Netzpolitik, Berlin est clairement “enfoncé jusqu’au cou dans le bourbier de la NSA et compagnie”.

Harald Range sait combien les écoutes de la NSA ont une importance particulière en Allemagne. C’est précisément lui qui a récemment renoncé, contre toute attente, aux poursuites dans l’affaire de l’espionnage présumé d’un téléphone de la chancelière allemande Angela Merkel par l’agence américaine.

Source : Daisy Lorenzi, pour Les Echos, le 5 Août 2015.

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MH-17 : LE SILENCE DES COMPLICES

8 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #Les média, #La guerre, #L'OTAN., #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

MH-17 : LE SILENCE DES COMPLICES

MH-17 : LE SILENCE DES COMPLICES

Nous vivons à une époque où le progrès informationnel incarné par la toile omniprésente et omnipotente a gratifié le quatrième pouvoir d’une dimension illusoire sans précédent, au point que le journaliste, normalement en quête de vérité, s’est subitement transformé en illusionniste. Il ne se passe pas un jour sans que nous ne voyions apparaître des mensonges gros comme des maisons, que ce soit au niveau du traitement qui avait été réservé au massacre de la Ghouta en Syrie, traitement symptomatique à bien des égards, ou que ce soit, contraire au bon sens le plus élémentaire dès ses débuts, celui du dossier ukrainien.

Il m’est bien triste de le reconnaître, mais la désinformation russophobe qui gangrène les médias atlantistes est originellement française. Guy Mettan, député au grand conseil du canton de Genève et président du club suisse de la presse, l’a bien noté dans un article publié sur les pages de Libé (nous n’en sommes plus à un paradoxe près !) : « La russophobie moderne est née en France, avant de migrer en Grande-Bretagne et en Allemagne et, enfin, aux USA. Succédant à la russophilie de Voltaire, la russophobie française moderne a commencé avec Louis XV et Napoléon, qui ont forgé et diffusé le faux Testament de Pierre le Grand selon lequel le fondateur de la puissance russe aurait enjoint à ses successeurs de dominer l’Europe jusqu’à Londres ». Très franchement, ça ne vous rappelle rien ?L’esprit cartésien de mes chers compatriotes gaullois n’ayant d’égal que le pragmatisme décomplexé de nos politiques, il a fallu attendre le soi-disant miracle de la Marne pour que la Russie rentre dans les bonnes grâces françaises même si une période de réchauffement était quand même à relever sous la IIIème République. On y ajoutera bien sûr la russophilie européo-souverainiste du Général, vaguement soutenu dans les masses pour qui la Russie soviétique équivalait à Stalingrad en s’associant donc à un tournant providentiel de la II GM. Mais déjà à l’époque, alors qu’il n’y avait pas internet et les effets spéciaux télévisés étaient tout ce qu’il y avait de plus modeste, on s’évertuait à insuffler aux masses une pieuse admiration des exploits américains … si bien que la plupart des gens de ma génération assez peu versés en Histoire étaient (et restent, je présume) persuadés que les grands, les vrais vainqueurs de la Grande Guerre, ce sont bien évidemment les Américains. Moralité : il a fallu trois-quatre générations pour renverser et reforger une dimension cruciale de la réalité historique.

S’il est vrai qu’internet permet des manipulations sans nom, il est non moins vrai que l’antidote s’extrait du poison lui-même : autant que de mentir, internet permet de rétablir la vérité ou du moins de s’en rapprocher. Le cas du MH-17, exemple type de désinformation multilatérale, anti-russe et fondée sur des accusations totalement arbitraires, est d’une grande force démonstrative.

Il est, d’une part, facteur d’enlisement pour les politiques occidentales puisque le téléguidage américain a donné lieu à des sanctions insensées et au dénouement honteux des Mistral. Petit détail croustillant : non contente d’avoir dû rembourser 1,3 milliards d’euros – encore que Poutine a fait un rabais pour des raisons que nous ignorons – la France constate aujourd’huique la NSA a signé un contrat de 490 millions de dollars avec la Russie. Pourtant, dès le début de la partie, il était clair que l’UE, sous l’impulsion loyaliste germanique, tomberait elle-même dans le piège des leurres américains.

D’autre part, le traitement dévié du dossier a exacerbé une guerre extrêmement dangereuse pour l’Europe car menée en pleine Europe, aux frais du FMI et du contribuable européen. N’oublions pas non plus le fond tactique et symbolique les tireurs de ficelle ayant bien capté qu’il était facile de déstabiliser un Etat européen en l’espace de quelques misérables mois en dressant des peuples frères les uns contre les autres, aussi bien dans les frontières du pays concerné qu’en dehors.

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AFP PHOTO/ ALEXANDER KHUDOTEPLY

Enfin, sur un plan global, le semblant d’enquête mené discrédite totalement le droit international en achevant de démolir ses fondements. Voici pourquoi.

Lors du sommet de l’ANASE qui vient de se clore, le chef de la diplomatie russe a remarqué que la Russie était le seul pays à présenter des images satellites du Boeing malaysien au moment du crash la partie ukrainienne gardant pour elle les enregistrements dont elle dispose (échanges entre l’aiguilleur du ciel, le pilote et le co-pilote) et la partie américaine entretenant les soupçons des médias occidentaux et des familles endeuillées. On se souviendra du triomphe déplacé du Spiegel qui s’appuyant sur des a priori sans queue ni tête avait en son temps titré « Nous les avons ! Des photos des satellites américains montrent que les séparatistes sont les coupables ! ». La publication desdites images avaient été depuis rapportée aux calendes grecques de même que la prise en charge de l’enquête par l’ONU conformément à la résolution 2166 de juillet 2014 sortie par le Conseil de sécurité.

En plus de ces étranges omissions, plusieurs faits inexplicables renforcent les incertitudes des experts et décrédibilisent les marchands d’illusion. Ainsi :

  • Comment se fait-il que la Malaisie, première victime d’un drame qui a emporté la vie de près de 300 personnes, n’ait été inclue dans le groupe d’enquête que six mois après l’évènement alors donc que l’Australie, la Belgique, l’Ukraine et les Pays-Bas avaient été aussitôt engagés ?
  • Comment se fait-il que des mois après le crash de gros débris perforés en long et en large jonchaient encore le champ sinistré ? Dans un reportage récemment tourné par RT, on peut voir de simples villageois recueillir des fragments de taille et les stocker en lieu sûr en attendant qu’ils soient récupérés. Personne ne se manifeste. Comme s’il fallait faire piétiner l’enquête autant que possible. En outre, personne n’a jamais cherché à analyser les témoignages à l’époque tout crus et tout frais de ces mêmes villageois qui auraient vu – je ne crois que très passablement aux hallucinations collectives – unchasseur ukrainien escorter le Boieng. S’y ajoute le témoignage (jamais exploité par la partie occidentale) d’un aiguilleur du ciel espagnol qui aurait repéré non pas un mais deux chasseurs ukrainiens dans les parages. Des menaces récurrentes l’ont depuis réduit au silence. Les experts interrogés avaient procédé à une reconstitution informatique du crash en partant de l’hypothèse que l’avion avait été bel et bien descendu par un missile sol-air Bouk. Ils en ont déduit, au grand conditionnel, que ce scénario pourrait être validé mais qu’il n’était qu’une version plausible de la tragédie. Pourquoi ne pas faire une reconstitution du même genre en vérifiant l’hypothèse des chasseurs ? Quand bien même l’on s’en tiendrait à la version du missile Bouk, pourquoi en imputer automatiquement le lancement aux forces républicaines ?
  • Comment se fait-il que la partie malaysienne se contente de gober les pseudo-conclusions abracadabresques d’experts enquêtant à huis clos ? La même question vient d’être posée ou plutôt reposée par l’ancien Premier ministre malaysien, M. Mahathir ibn Mohamed.
  • Comment se fait-il, rétrospectivement, que l’Ukraine n’ait pas fermée son espace aérien dans une zone en guerre ? Toute considération pécuniaire ou souverainiste mise de côté, il semble étrange qu’aucune condamnation officielle internationale n’ait été prononcée. Or, juridiquement (formellement) parlant, Kiev reste le principal responsable du crash. La question de savoir qui a tiré le missile est en ce sens secondaire.

La vérité a cela de fâcheux qu’elle finit toujours par éclater … même en amas de pépites. Joost Niemoller, journaliste d’investigation néérlandais, a publié fin 2014 un ouvrage intitulé The Cover-Up Deal dans lequel il mène se propre enquête du crash. On y apprend plus particulièrement que les ententes conclues (à huis clos) entre le Conseil national de la recherche et Kiev prévoyaient un droit de veto relatif au déroulement de l’enquête. En d’autres termes, aussi bienles enquêteurs occidentauxengagés que leurs collègues ukrainiens peuvent faire barrage à la poursuite de l’enquête ou la faire dévier à leur guise. Merci au procureur général ukrainien d’avoir été si loquace lors d’une conférence de presse donnée à Kiev le 10 août, il y a soit un an de là. Comment s’étonner que l’enquête n’ait pas bougé d’un pouce ? Il n’est pas exclu que nous ayons de fracassantes surprises quelques années plus tard quand le dossier ukrainien sera définitivement abandonné et/ou le Léviathan médiatique tentaculaire renversé. Nous en avons déjà eu avec la lessive « de destruction massive » genre Ariel ou Persil made in Irak et enfin révélée au grand jour, Colin Powell n’en revient toujours pas d’avoir été trompé par la CIA : trop tard ! L’Irak est un pays détruit. Entre-temps, les 300 passagers du vol MH17 ne ressusciteront jamais. Qu’ils aient été cyniquement sacrifiés ou involontairement tués par les parties belligérantes, il est certain que leur mort – tant dans ses circonstances que dans la façon morcellée et partiale dont l’enquête est effectuée –contribue à décrédibiliser jusqu’à son noyau dur cette propagande atlantiste qui se nourrit de virtualité et d’opportunisme en achevant de dévisser les fondements du droit international.

Françoise Compoint

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