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Le blog de Lucien PONS

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Kiev refuse la Paix. L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix.

4 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #L'OTAN.

   Kiev refuse la Paix 

 

L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix 

Kiev refuse la Paix. L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix.

L'armée ukrainienne, en dépit des volontés marquées de mettre (enfin) en oeuvre le processus de paix, continue de saboter quotidiennement l'application des deux premiers des treize points du protocole de Minsk (1: Cessez-le-feu immédiat et 2: Retrait des armements de la ligne de contact).

En effet durant le week end, l'artillerie ukrainienne a bombardé la zone de front tuant 2 soldats républicains et occasionnant de nouvelles destructions matérielles importantes. Hier 90 tirs ukrainiens contre le territoire de la DNR ont été encore enregistrés.

Bombardements sur Yasinovataya (Nord de Donetsk)

pendant le week-end des Primaires électorales

Mais c'est surtout par des actions délibérées sur les secteurs de Petrovsky (Quartier Sud Ouest de Donetsk) et Stanitsa Lugansk (au Nord de Lugansk) que Kiev a exprimé son refus obstiné d'engager le processus de paix dans le Donbass. En effet, et conformément au point 2 du processus de Minsk, un retrait des forces combattantes doit être effectué au niveau des zones de contact or, sur les secteurs cités, les forces ukrainiennes ont non seulement refusé de se soumettre à ce protocole (au Nord de Lugansk) mais ont même ont perturbé par des tirs le retrait engagé par les forces républicaines (près de Petrovsky).

Les représentants de l'OSCE qui doivent "assurer le suivi et la vérification du cessez-le-feu" (Point 3 des accords) étaient présents à Petrovsky lors des provocations ukrainiennes (voir la vidéo ci dessous) et ils ont aussitôt demandé aux forces ukrainiennes de "prendre des mesures " pour respecter le cessez le feu, mais en vain...

La conséquence est que le commandement militaire de la DNR a donné l'ordre à une de ses divisions de revenir sur ses positions initiales tant que Kiev ne se soumettra pas également au processus de Minsk signé par elle en février 2015.


Kiev ne peut pas la guerre et ne veut pas la paix

On voit donc une armée ukrainienne qui est bloquée dans les tranchées politiques et militaires creusées par Kiev. Incapables de relancer une offensive, les unités ukrainiennes ne veulent pas pour autant se plier aux consignes données par les accords de Minsk. Aussi les soudards se contentent-ils de maintenir le front sous un feu minimum afin d'alimenter la politique de terreur lancée par Kiev au Printemps 2014, de fixer les forces républicaines et de saboter le processus de Paix...

Depuis la semaine précédent la tenue des Primaires électorales dans le Républiques, l'artillerie ukrainienne a repris ses tirs contre les populations civiles du Donbass.

Après une trop courte trêve la population du Donbass

est à nouveau sous les obus de l'armée ukrainienne

Le satrape kiévien pris à son propre piège 
 
Ce sabotage permanent du processus de paix, sans toutefois s'accompagner d'un retour à une dynamique offensive, révèle la situation de blocage du Président Porochenko, qui militairement ne peux plus attaquer le Donbass sans risquer une Bérézina catastrophique et politiquement ne peut s'y désengager sans risquer la perte des territoires occupés (de Mariupol à Slaviansk) et surtout un coup d'état immédiat des nationalistes radicaux.
 
La marionnette étasunienne de Kiev de plus en plus impopulaire en Ukraine mais aussi dans les pays occidentaux est donc aujourd'hui sur un trône éjectable. Complètement isolé Porochenko ne doit le sursis de son pouvoir qu'à la perfusion économique de ses parrains occidentaux que sa présence maintient ouverte et la guerre dans le Donbass qui nourrit satisfait les radicaux et nourrit les oligarques et alimente encore une "union sacrée" politique de plus en plus fragile...


Un conflit aux ordres de Washington
 
De toute évidence l'évolution de la situation du front du Donbass, aujourd'hui gelée entre la guerre et la paix, est dépendante du contexte international et notamment du bras de fer engagé entre Washington et Moscou en Syrie. L'Ukraine reste un "front de réserve" pour la Maison Blanche qui profite de cette guerre dans le Donbass pour renforcer sa présence militaire en Europe et faire pression sur Moscou via une "otanisation" factuelle de l'Ukraine, tant politique et économique que militaire.
 
Par exemple, alors que le mythe de l'intervention russe dans le Donbass ne survit plus que dans les bas fonds des officines propagandistes occidentales, Anders Fogh Rasmussen, l'ancien secrétaire Général de l'OTAN qui a été nommé conseiller spécial du Président Porochenko tel un fanatique possédé  invoque encore la pseudo déstabilisation de l'Ukraine causée par Moscou et appelle à "la livraison d'armes défensives mortelles pour l'Ukraine, de sorte que l'Ukraine serait mieux en mesure de se défendre". Rasmussen n'est pas le seul occidental présent dans l'appareil d'Etat ukrainien et faisnt pression avec le lobbying de la communauté ukrainienne implantée en Amérique du Nord sur les décisions nord américaines.
Ainsi, la semaine dernière le congrès étasunien a donné son accord pour la livraison d' "armes de défense létales" à l'Ukraine, ce qui constitue une nouvelle provocation et surtout une décision contraire aux accords de Minsk.
 
En attendant l'évolution syrienne, l'échéance électorale étasunienne, les forces armées ukrainiennes quant à elles, appliquant des ordres précis de leur commandement militaire et politique entretiennent "à feu doux"  le front du Donbass qui peut exploser à nouveau à tout moment.
 
Combats près de Yasinovataya (Au Nord de Donetsk) 
au niveau du blok post Kroutaya Balka, le 2 octobre
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
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Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
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Porochenko recule pour mieux tomber. Par Erwan Castel.

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Ukraine, #L'OTAN.

lundi 26 septembre 2016

Faire monter le roi sur son trône

Porochenko recule pour mieux tomber

 
Cette rentrée 2016 aura été marquée par un sensible retour au calme sur le front du Donbass, où bien que n'étant pas respecté par Kiev, la trêve décidée le 1er septembre a donné lieu a une diminution importante des violations du cessez le feu (à moins de 100 tirs quotidiens en moyenne)
 
Parallèlement à cette accalmie militaire relative, ,nous avons pu observer une relance de l'action diplomatique amorcée lors du sommet du G20 en Chine entre les présidents russe francais et allemands et portée par les Ministres des affaires étrangères des deux derniers à Kiev.
 
Porochenko le dos au mur et au bord du gouffre 
 
Cette visite qui pour le moment n'a pas encore porté ses fruits est cependant importante car les propositions du Ministre francais Jean-Marc Ayrault et de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier marque un virage important dans le discours tenu par les occidentaux dans ce dossier.
Les occidentaux en effet, alors qu'ils s'étaient jusqu'à présent distingués par un alignement servile sur la politique de Washington et une confiance absolue dans celle menée par Kiev, ont évoqué, au grand dam de Porochenko and Co, pour la résolution du conflit dans la Donbass la nécessité :
 
  • De valider des élections locales dans le Donbass
  • De mettre en oeuvre la loi d"amnistie
  • D'organiser un statut spécial pour Donetsk et Lugansk
Ceci est certainement la conséquence du sabotage des accords de Minsk et de la mendicité agressive organisés par Kiev et qui finit même par irriter aujourd'hui ses partenaires de l'Union Européenne dont les projets d'investissements en Ukraine attendent depuis 2 ans une stabilisation du pays.
 
Pour mettre en oeuvre ces 3 points essentiels, Porochenko sera obligé de revenir sur ses propres rodomontades récentes et, provoquant certainement la ire de son aile radicale, engager une réforme de la constitution ukrainienne sans laquelle les accords ne peuvent être mis en oeuvre.
 
Et c'est là que cela risque de coincer du côté du Président car pour beaucoup d'ukrainiens encore accrochés à l'illusion de l'intégrité territoriale de leur pays aux frontières artificielles en plus d'engager une reconnaissance des Républiques de Donetsk et Lugansk ce serait ouvrir une boite de Pandore car vraisemblablement les autres régions de l'Ukraine demanderaient également l'accès au statut spécial, que ce soit pour des raisons identitaires ou oligarchiques.
 
En attendant la roue tourne, et "les accords de Minsk doivent maintenant avancer car il n'y aura pas de plan B" martèlent les diplomaties occidentales qui demandent à Porochenko d'engager la réforme constitutionnelle amorçant cette décentralisation avant la fin de l'année
(elle devait initialement être faite avant la fin 2015) 
La balle est donc dans le camp de Kiev qui vient de bénéficier de la réactivation des aides du FMI et du renouvellement des représailles économiques occidentales consécutives au retour de la Crimée en Russie, soutiens que les ministres allemand et francais ont conditionnellement  liés à la mise en oeuvre des accords de Minsk.
 
L'acceptation de ces propositions occidentales, pour débloquer les accords de Minsk, serait considéré comme une trahison nationale du gouvernement, et ce projet est aujourd'hui jugé inacceptable non seulement par l'aile radicale qui le considère comme un "plan de capitulation" (Oleh Liachko, chef du Parti radical) mais également par le propre parti du Président Porochenko, le Bloc Petro Porochenko, qui considère irréalisable ces accords et accuse même les ministres français et allemand de faire le jeu du Kremlin.
 
Menacé par son aile radicale qui mène le "parti de la guerre" et par ses oligarques qui veulent protéger leurs fiefs, Porochenko cherche à gagner du temps lâchant du lest millimètre par millimètre pour tenter de conserver son pouvoir. 
 
 
Quand les occidentaux prêchent le vrai pour imposer le faux
 
Les ministres allemand et francais en visite dans le Donbass ukrainien, avec Pavel Zhebrivsky  (a gauche)
C'est ici que nous pouvons nous demander quelles sont les intentions réelles des représentants occidentaux venus négocier cette hypothétique réanimation des accords de Minsk, d'autant plus que la position des USA, qui restent le chef d'orchestre de la diplomatie occidentale, révèle quant à elle une dissonance importante avec le discours présenté par ses partenaires intervenant à Minsk. En effet, d'une part les tensions entre Moscou et Washington ne cessent d'augmenter comme en témoigne la situation du conflit syrien, et et autre part les faucons étasuniens continuent a pousser leurs pions militaro-industriels en Ukraine et l’encouragent à la guerre (en autorisant la vente d'armes létales à l’Ukraine par exemple)
 
Donc nous pouvons affirmer que :
  • Fanatiques invétérés du système libéral économique auquel ils se sont volontairement soumis, la France et l'Allemagne espèrent certainement dans une progression des accords de Minsk pouvoir désengager progressivement les représailles économiques contre Moscou et qui les sanctionnent eux-même sérieusement au milieu d'une crise économique déjà grave. Le simple fait de corréler ces "sanctions économiques" anti-russes aux accords de Minsk est révélateur de cet objectif non avoué car ces représailles sont d'abord consécutives au retour de la Crimée et ensuite, la Russie n'est pour rien dans l'enlisement de la situation dans le Donbass.
Mais,
  • L'évolution du pouvoir ukrainien issu du Maïdan en système totalitaire national oligarque ethno centré ne fait que se confirmer et montre que Porochenko n'a joué dans sa réalisation qu'un rôle de préparateur "modéré" politiquement acceptable. Or ce dernier, qui s'accroche désespérément et logiquement à son pouvoir, est devenu aujourd'hui inutile aux ambitions étasuniennes pressées par leur calendrier anti-russe. Il faut donc pour Washington éjecter sa marionnette et passer à l'étape suivante avec des nouveaux fantoches qui en apparence seront plus indépendants de la Maison Blanche à l'image des djihadistes actuels en Syrie qui servent toujours ses intérêts sans en porter les couleurs.
 
Donc la conclusion pessimiste qui s'impose mais qui malheureusement est hautement probable est que les ministres Ayrault et Stenmeier, sont venus jouer un simulacre de conciliation qu'ils savent voué à l'échec, soit parce que Porochenko va engager une nouvelle stratégie de freinage et saboter encore les accords, soit parce qu'il va subir un inévitable coup d'état en tentant leur passage en force.
 
 
Je pense que les occidentaux recherchent la deuxième solution et en finir avec l'impopulaire Porochenko qui ne leur sert plus à rien sauf peut-être a provoquer un nouveau coup d'état collabo. Ce coup d'état s'il reste risqué quant à ses suites les déresponsabiliserait d'un retour (espéré mais non avoué) à une guerre inévitable tout en pouvant la limiter à l'Ukraine. 

Enfin et surtout cette perspective conforterait secrètement, par une nouvelle équipe de Kiev plus radicale, la stratégie russophobe étasunienne engagée en Ukraine et que l'échéance électorale américaine et la détérioration de la situation syrienne rendent urgente...
 
Savchenko, l'hystérique nationaliste ingérable que Poutine a relâché des prisons russes vers l'Ukraine comme on lance une grenade dégoupillée, a d'ailleurs encore récemment appelé à un troisième Maïdan pour renverser Porochenko tout en défendant la décentralisation pour toute le pays qui permettrait le renforcement des fiefs nationalistes et maintiendrait le Donbass, dont elle sait le contrôle militaire impossible, dans l'Ukraine.
 
Porochenko ne peux plus reculer comme il le fait depuis février 2015, date de la signature des accords de Minsk 2 et doit aujourd'hui assumer ses responsabilités et ses engagements, poussé sur un trône en forme de guillotine par ses parrains occidentaux qui veulent parier sur le pire... Cette tactique de "faire monter le roi sur son trône" pour mieux l'en faire descendre n'est pas pour déplaire aux nationalistes radicaux qui n'attendent que ca pour renverser un président jugé trop faible à leur goût...
 
En attendant il faut prendre ce qu'il y a à prendre à savoir l'accalmie sur le front qui profite aux familles du Donbass et le possible retour des prisons ukrainiennes des détenus des Républiques de Donetsk et Lugansk dans le cadre de l'amnistie proposée.
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


 

Rapport de situation hebdomadaire de Christelle Néant
 
observation : La cause commune étant pour moi supérieure aux délires psychotiques individuels je continuerai à partager le travail de tous les acteurs de la réinformation y compris ceux qui pratiquent à mon encontre une censure ad hominem hystérique...
 

Plan de la vidéo

SITUATION MILITAIRE

00'34" - Bilan des bombardements ukrainiens sur la semaine écoulée

01'36" - Pertes hors combat ukrainiennes

02'30" - Commandos de l'armée polonaise dans le Donbass et vote du sénat américain

03'29" - Changements récents dans le niveau des bombardements

SITUATION POLITIQUE

04'05" - Accord de désengagement des forces signé à Minsk

05'04" - Proposition écrite d'échange total des prisonniers

06'51" - Approvisionnement en eau de la République Populaire de Lougansk

07'17" - Savtchenko et le pouvoir ukrainien

08'03" - Analyse de l'évolution de la situation en Ukraine

12'11" - La campagne des primaires dans le Donbass

SOCIETE

12'48" - Aide humanitaire de 'armée de la République Populaire de Donetsk à un orphelinat

DIVERS

13'52' - L'enquête sur le crash du MH17

PENDANT CE TEMPS LA A KIEV

16'45" - Le cirque à la Rada

17'20 - Bagarres musclées et menaces entre députés à la télé ukrainienne

CRIMEE ET ELECTIONS EN RUSSIE

18'36" - La position de l'Ukraine concernant les élections législatives russes.

19'53" - Conclusion et rappel concernant le voyage pour les francophones dans le Donbass

Publié par Erwan Castel à 9/26/2016

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Bientôt, le retour à l’internement administratif ? ¨Par Robert Charvin

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #Terrorisme

Bientôt, le retour à l’internement administratif ?

Bientôt, le retour à l’internement administratif ?  ¨Par Robert Charvin

La mode politique en Europe et aux États-Unis est à la légitime défense « préventive ». Cette prévention, c’est-à-dire les mesures prises pour empêcher un mal qui risque de survenir, ne joue que très peu dans le domaine social. Dans le domaine médical, elle coûterait, dit-on, trop cher si elle était généralisée ; dans le monde des affaires, il ne faut surtout pas se prémunir contre les licenciements de masse et jouer au contraire sur l’effet de surprise et sur le désarroi qui en résulte pour les salariés ; en matière environnementale, le principe de précaution est très fortement contesté par les entreprises, parce qu’il serait source de paralysie !

Les gérants (privés) des grands moyens de production doivent être toujours plus libres de leur stratégie, profit oblige, y compris lorsque l’entreprise ne survit qu’avec l’argent public (par exemple, le groupe Alstom).

Par contre, dans le secteur strictement politique, les pouvoirs publics n’ont jamais trouvé mieux que de jouer aux victimes (il faut bien se défendre contre les agresseurs, y compris potentiels) ou aux protecteurs (le petit peuple a besoin d’une autorité sécuritaire au-dessus de lui).

Dans l’ordre international, il y a longtemps que les agresseurs se prétendent agressés.

Les nazis dénonçaient l’asphyxie que les vainqueurs de la Première Guerre mondiale avaient tenté d’imposer aux Allemands qui avaient pourtant besoin « d’espace vital » ; de surcroît, les juifs et les bolcheviques constituaient une menace chronique dissolvante pour le Reich. Il fallait donc agresser les Tchécoslovaquie, la Pologne, la France, la Grande Bretagne, l’URSS, etc. pour que le peuple allemand « respire » !

Plus près de nous, les démocraties (occidentales) ont remis à l’ordre du jour la prévention. Pour « contenir » et refouler le communisme dans un premier temps, (prétendument omniprésent, y compris lorsqu’il n’y avait que nationalisme et revendication d’indépendance de la part des peuples colonisés) ; puis, pour sauver la paix, ce qui exigeait la guerre, contre les prétendus détenteurs d’armes « de destruction massive » (comme l’Irak de Saddam Hussein, par exemple), ou pour protéger un allié contre une « menace » militaire, ce qui justifie le maintien de bases militaires américaines « d’intérêt stratégique » en Corée du Sud, proches de Pyong Yang, mais surtout de la frontière chinoise. On n’est jamais trop prudent contre l’ennemi nord-coréen détenteur d’une force nucléaire, alors que les alliés (Israël ou le Pakistan) n’ont que des bombes atomiques « dissuasives » !

Les manœuvres de l’OTAN, aux frontières russes, en Pologne et dans les pays Baltes, par exemple, sont aussi des mesures de précaution contre le risque d’une invasion des troupes russes sous la direction d’un chef d’État qui ne rêve, comme chacun sait, qu’à une Troisième guerre mondiale ayant oublié les 20 millions de victimes soviétiques de la Seconde Guerre ! « Il vaut mieux prévenir que guérir » disent les états-majors étasuniens, sans se préoccuper de la tension internationale ouverte que provoque la mise en œuvre de leurs arrière-pensées.

L’attaque contre la Libye (dont on connaît les brillants résultats et qui vient de faire l’objet d’un rapport très sévère des parlementaires britanniques) était aussi un acte de prévention. Il ne s’agissait pour les interventionnistes français et anglais, soutenus par les États-Unis, que de « prévenir un massacre » à Benghazi. Il y avait une telle urgence que les « protecteurs » occidentaux n’ont pas pris le temps d’évaluer la véracité des faits et la nature (islamiste) des forces hostiles à Tripoli qui se manifestaient !

La Charte des Nations Unies qui retire aux États l’usage de la force armée à l’exception du cas de légitime défense est balayée, avec la théorie de la « légitime défense préventive » qui juridise l’agression et celle de « la responsabilité de protéger » qui prétend légaliser l’ingérence (ce qui ne peut être le fait que des Grandes Puissances).

Une fois encore dans l’Histoire, on fait des mensonges d’État une arme à la discrétion des Puissances : il suffit de manipuler, d’aller vite et de ne pas avoir en face un État ayant les moyens de réagir avec force. Peu importe qu’au bout des quelques années, la vérité s’impose et que l’on dénonce l’arbitraire des agressions contre l’Irak ou la Libye. Les résultats sont là : les initiateurs ont été réélus et le chaos règne au sein de deux pays « non fiables » !

Et les États-Unis finiront bien par se débarrasser du phénomène Guantanamo, totalement hors-légalité, et par continuer à bénéficier dans le monde de la fascination entretenue de l’American way of life !

Si le court-termisme règne chez les politiciens occidentaux dans le domaine de la politique étrangère, il règne aussi dans l’ordre interne.

Le cas de la France hollando-sarkozienne est exemplaire, comme l’ont été les pratiques antérieures du gouvernement Daladier (sous la III° République), du gouvernement de Vichy et des gouvernements successifs (y compris « socialistes ») durant la guerre d’Algérie.

Le Décret-loi du 18 novembre 1939 prévoit l’internement administratif, c’est-à-dire l’arrestation et la détention, sans intervention de l’autorité judiciaire, de personnes jugées par l’administration « dangereuses pour la défense nationale et la sécurité publique », c’est-à-dire, à l’époque, surtout les communistes !

Le régime de Vichy, en vertu des « lois » prises par Pétain (3 septembre 1940, 28 juin, 18 juillet et 28 octobre 1941) frappe les communistes, les juifs, les auteurs d’infraction économique, les auditeurs de Radio Londres, et les résistants.

L’internement administratif réapparaît durant les « opérations de police » menées contre les « bandits » (les fellagas) en Algérie et leurs complices français (comme par exemple, Maurice Audin, exécuté par l’armée française ou contre Henri Alleg, torturé).

Il fonctionne aussi contre les autonomistes corses ou basques lors des voyages officiels !!

Le pouvoir exécutif frappe ainsi ses adversaires politiques sans que l’autorité judiciaire n’exerce son contrôle, parfois avec la complaisance de juristes aptes à se plier à toutes les autorités !

Le pouvoir politique, périodiquement, fait la démonstration que la justice et le droit sont inadaptés au « maintien de l’ordre public » ou du moins qu’il estime que telle est la solution. Autant dire que la sûreté personnelle n’est garantie que lorsqu’elle n’a pas vraiment à l’être !

Avec les attentats islamistes, de forts courants politiques réclament le retour de l’internement administratif pour tous ceux qui sont « susceptibles » de commettre un attentat. A la différence des socialistes de 1956-1957 qui se refusaient à admettre qu’il y eut une « guerre » en Algérie, le Parti Socialiste de 2016 estime que la France est en « guerre » contre les islamistes (ce qui n’a pas préoccupé les dirigeants français en Libye ou en Syrie).

Or, l’état de guerre, même « officieux » justifierait l’internement des 10.000 personnes « fichées S », car elles sont « susceptibles de troubler l’ordre public » ! L’opinion est largement mobilisée sur ce thème par des médias sans scrupule. Comme si la répression, quelle qu’elle soit, était l’arme exclusive pour régler les problèmes !

Comme si l’Histoire ne montre pas l’extrême diversité des victimes de ces internements arbitraires par nature !

Comme si chacun de nous n’était pas, selon tel ou tel pouvoir exécutif, « susceptible » de troubler l’ordre public, et par là même de connaître, à son tour, l’internement administratif !

Source: 16 septembre 2016, Robert CHARVIN, Investigaction.

Retrouvez le livre de Robert Charvin, Faut-il détester la Russie, sur notre boutique.

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Bientôt, le retour à l’internement administratif ?  ¨Par Robert Charvin

Devons-nous « assimiler, coloniser et civiliser » la Russie ? Et même « l’affaiblir par tous les moyens », comme le recommande le stratège US Brzezinski ? Quels intérêts sert la campagne actuelle de diabolisation de la Russie ? D’où vient ce courant de révisionnisme historique qui minimise la contribution de l’URSS à la victoire des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale et qui tend à assimiler le communisme au nazisme ? Pourquoi, Vassili Kononov, un résistant antinazi a-t-il été accusé de « crime de guerre » par la Cour suprême de Lettonie ? Pourquoi a-t-il été envoyé en prison à l’âge de 75 ans, un demi-siècle après les faits ? Ce livre original nous met en garde : une certaine propagande médiatique peut nous mener tout droit vers une nouvelle guerre froide. Pas si froide ? - See more at: http://www.investigaction.net/bientot-le-retour-a-linternement-administratif/#sthash.PI6TQQfC.dpuf

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Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le fascisme, #La mondialisation

samedi 17 septembre 2016

Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon, volontaire français dans le Donbass.
Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

Cette semaine aura été riche en enseignement en Ukraine. Il y a eu la visite des ministres des affaires étrangères Allemand et Français les 14 et 15 septembre lien. Cette visite n'aura globalement rien apporté de neuf dans le processus qui est censé diriger l'Ukraine et les 2 Républiques du Donbass vers la paix. Car pour faire la paix , il faut-être deux , et malheureusement , le dirigeant Ukrainien n'est pas un partisan de celle-ci source et ici. Nous pouvons constater que les diplomates ouest Européens n'ont absolument plus aucunes crédibilités , et encore moins , la moindre influence sur des conflits , celui-ci se déroulant pourtant sur notre continent. Dans ce jeu de dupe , la marionnette de Kiev , ne prend pas ses ordres auprès des subalternes , mais bien de Washington , le véritable chef d'orchestre de la tragédie Ukrainienne.

                                             Les institutions financières

En plus de la visite des ces 2 touristes , l'autre information importante de la semaine , est la reprise officielle de l'aide financière du FMI source. Mardi 14 septembre , cette institution , basée à Washington , a débloqué une nouvelle tranche du prêt de 17,5 milliards de dollars accordé en mars 2015. Cette aide de 1 milliards , est ni plus ni moins qu'un chèque en blanc accordé à la junte putschiste de Kiev , pour pouvoir continuer la guerre contre la population du Donbass. Tout est bon pour le FMI pour donner de l'argent frais à Kiev , même de changer ses règles d'attribution source . Outre le FMI , la banque mondiale et l'Union Européenne s'apprêtent elles aussi , avec notre argent , à donner des fonds à l'Ukraine source.

                                    Porochenko le fossoyeur de l'Ukraine  

Depuis sa mise en place par Washington à la tête de l'Ukraine , Porochenko , cet oligarque multimilliardaire , n'a apporté que la désolation et la guerre. Car il ne faut jamais oublier les buts de cette guerre dans le Donbass. Il s'agit de voler les richesses de l'Ukraine source, et en particulier ses terres fertiles. Parallèlement au pillage de l'Ukraine , il s'agit de provoquer la Russie à sa frontière , pour la forcer à intervenir dans ce conflit meurtrier. Les USA étant virtuellement en faillite , ils ont besoin d'une guerre majeure , loin de chez eux pour ne pas changer une formule qui gagne à tous les coups. Ce qui leur permettrait d'échapper au naufrage économique qui arrive à grands pas , de ne pas rembourser ses dettes , et de faire comme en 1944 , arriver en "sauveur" de l'Europe , tel le pompier pyromane ! Depuis maintenant plusieurs années , la presse occidentale , valide systématiquement , la théorie de Washington et de ses laquais , selon laquelle , ce serait la Russie qui menace ses voisins et la paix en Europe. Un dessin vaut mieux qu'un long discours pour contrer et ridiculiser cette rhétorique mensongère :
 


Porochenko , en ce faisant le porte-voix de ses maîtres atlantiste , porte une lourde responsabilité dans cette guerre , pudiquement appelé , opération antiterroriste Car, étant de plus en plus contesté par plus va en guerre que lui , il se condamne lui-même à plus ou moins brève échéance à être emporté par une contestation interne de plus en plus forte. Car pour faire la guerre , cet oligarque s'est appuyé sur les bataillons spéciaux , essentiellement composé de nazillon et autres nostalgiques du collaborateur du 3ème reich , Stepan Bandera. Pour celle et ceux qui douteraient du caractère nazi de ces gens là , je vous invite à lire ceci et cet article.
Il y a eu aussi l'excellent documentaire du journaliste d'investigation , Paul Moreira , qui a fait une enquête sur le sujet , avec en toile de fond le massacre de la maison des syndicats à Odessa le 2 mai 2014 article

Ici , un reportage de la télévision Ukrainienne sur le procès en cours du chef du bataillon tornado

Dans ces conditions , nous comprenons mieux pourquoi le courageux peuple du Donbass résiste à l'Ukraine , dont la colonne vertébrale est totalement opposée à ses valeurs humanistes et généreuses. Car en plus de devoir affronter ces nazillons de la sous-culture , l'Armée Ukrainienne n'est en reste au niveau criminalité. Les ukrops , comme nous les appelons ici , ont en dans leurs rangs , de véritables voyous et criminels en tous genres

Mais finalement , ces criminels ne font qu'imiter et exécuter sur le terrain , les propos de leur président !

Malheureusement , pour le Donbass , mais aussi pour le peuple Ukrainien , la paix n'est clairement pas à l'ordre du jour avec Porochenko et ses parrains yankees. Le 1er septembre , un nouveau cessez-le-feu , un de plus , a , comme les précédents , été violé de manière massive par les ukrops , allongeant encore un peu plus la liste des victimes dans le Donbass lien.
Tant que cette marionnette sera soutenue par l'occident et les institutions financières internationales , aucune solution de paix ne sera accepté par la junte de Kiev. Le courageux peuple n'a donc pas fini de payer le prix du sang pour pouvoir vivre libre et en sécurité contre la folie meurtrière de certains hommes ivres de pouvoirs et de déprédations !

Sébastien Hairon , volontaire en République de Donetsk.

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Besoin d'aide

Je vous envoie un s.o.s , même si j'ai honte de le faire , mais j'ai besoin de votre soutien. Même le plus petit don , me sera d'un précieux secours dans ce combat. Car malheureusement , et de tout temps , l'argent reste le nerf de la guerre.Je vous remercie pour votre soutien et vos messages d'amitiés , et je vous souhaite une agréable journée. Cordialement.
Sébastien Hairon

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Comprendre la géopolitique de la troisième guerre mondiale Par Olivier Demeulenaere

7 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La guerre, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Comprendre la géopolitique de la troisième guerre mondiale

Ou la vraie raison pour laquelle la Russie et la Syrie sont ciblées en ce moment.

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[un article de SCGnews.com traduit par Les Brindherbes engagés]

Une synthèse de très bonne facture pour qui veut comprendre les grands enjeux géopolitiques de notre époque – jusqu’aux développements les plus récents et les plus brûlants. Les habitués du blog s’y sentiront en terrain familier : Le cocktail explosif de pétrole, de gaz et de dollars de l’Empire états-unien va-t-il nous mener à la troisième guerre mondiale ? OD

 

« Contrairement à la croyance populaire, la conduite des nations sur la scène internationale n’est presque jamais motivée par des considérations morales, mais plutôt par un cocktail obscur d’argent et de géopolitique. Ainsi, lorsque vous voyez les porte-paroles de la classe dirigeante commencer à diaboliser un pays étranger, la première question dans votre esprit doit toujours être « qu’y a-t-il réellement en jeu ici ? »

Depuis quelque temps la Russie, la Chine, l’Iran et la Syrie ont été dans le collimateur. Une fois que vous comprenez pourquoi, les événements qui se déroulent dans le monde en ce moment prennent beaucoup plus de sens.

Le dollar américain est une monnaie unique. En effet, son design actuel et sa relation à la géopolitique ne ressemblent à aucune autre dans l’histoire. Si elle a été la monnaie de réserve mondiale depuis 1944, ce n’est pas ce qui la rend unique. Beaucoup de monnaies ont successivement tenu le statut de réserve au cours des siècles, mais ce qui rend le dollar unique, c’est le fait que depuis le début des années 1970, il a été, à quelques exceptions notables près, la seule monnaie utilisée pour acheter et vendre du pétrole sur le marché mondial.

Avant 1971, le dollar américain était indexé sur la valeur de l’or, du moins officiellement. Selon le FMI, dès 1966, les banques centrales étrangères détenaient 14 milliards de dollars américains, mais les États-Unis avaient seulement 3,2 milliards de dollars en or alloué pour couvrir les avoirs étrangers.

Traduction : la Réserve fédérale a imprimé plus d’argent qu’elle ne pouvait réellement garantir.

Le résultat a été une inflation galopante et une fuite générale du dollar.

En 1971, dans ce qui est devenu plus tard le «choc Nixon», le président Nixon a complètement supprimé l’étalon-or du dollar.

À ce stade, le dollar est devenu une monnaie fiduciaire basée uniquement sur la dette. Avec une monnaie indexée sur la dette, l’argent est littéralement fabriqué a la demande.

Environ 70% de la monnaie en circulation est créée par les banques ordinaires qui sont autorisées à prêter plus que ce qu’elles ont véritablement sur leurs comptes.

Le reste est créé par la Réserve fédérale, qui prête de l’argent qu’elle n’a pas, la plupart du temps au gouvernement.

Un peu comme des chèques en bois, sauf que pour les banques, c’est légal. Cette pratique qui est appelé le système bancaire de réserve fractionnaire est soi-disant régulé par la Réserve fédérale, une institution qui se trouve être détenue et contrôlée par un conglomérat de banques privées, et aucune agence ou succursale du gouvernement ne réglemente la Réserve fédérale.

Maintenant, pour rendre les choses encore plus intéressantes ces prêts de réserve fractionnaires ont des intérêts attachés, mais l’argent pour payer ces intérêts n’existe pas dans le système. En conséquence, la somme de la dette totale est toujours supérieure a la somme d’argent en circulation, et pour pouvoir subsister l’économie doit sans cesse croître.

Ce n’est évidemment pas durable.

Maintenant, vous vous demandez peut-être comment le dollar a maintenu une position dominante sur la scène mondiale depuis plus de quarante ans, si ce n’est rien de plus qu’une chaîne de Ponzi élaborée.

Eh bien c’est là que le dollar rencontre la géopolitique.

En 1973, sous couvert de la crise artificielle du pétrole dans l’OPEP, l’administration de Nixon a entamé des négociations secrètes avec le gouvernement d’Arabie Saoudite pour établir ce qui est depuis appelé le système de recyclage des pétrodollars. En vertu de l’accord, les Saoudiens ne vendraient leur pétrole qu’en dollars américains, et devraient investir la majorité de leurs profits pétroliers excédentaires dans les banques américaines et les marchés de capitaux. Le FMI devrait alors utiliser cet argent pour faciliter les prêts aux pays importateurs de pétrole qui avaient des difficultés a assumer l’augmentation des prix du baril. Le paiement et les intérêts sur ces prêts seraient évidemment libellés en dollars américains.

Cet accord a été formalisé dans la « Commission Américano-Saoudienne sur la coopération économique » mise en place par Henry Kissinger, le secrétaire d’Etat de Nixon en 1974.

Un autre document publié par le Congressional Research Service (service de recherche du Congrès) révèle que ces négociations leur donnaient un avantage supplémentaire, puisque les responsables américains discutaient ouvertement la possibilité de saisir militairement des champs de pétrole en Arabie Saoudite.

“Aux États-Unis, le choc pétrolier a entraîné une inflation, de nouvelles préoccupations quant aux investissements étrangers des pays producteurs de pétrole, et la spéculation ouverte sur ​​l’opportunité et la faisabilité de prise militaire des champs de pétrole en Arabie Saoudite ou d’autres pays. Dans la foulée de l’embargo, les deux responsables saoudiens et américains ont travaillé à renforcer la relation bilatérale sur la base d’une opposition commune au communisme, une coopération militaire renouvelé, et grâce à des initiatives économiques qui ont favorisé le recyclage des pétrodollars saoudiens aux États-Unis par l’intermédiaire d’investissements saoudiens dans les infrastructures, l’expansion industrielle, et des titres américains.”

Le système a été élargi en 1975 pour inclure le reste des membres de l’OPEP.

Bien que présenté comme un tampon pour les effets récessifs de la hausse des prix du pétrole, ce dispositif a eu un effet secondaire caché. Il a supprimé les contraintes traditionnelles sur la politique monétaire américaine.

La Réserve fédérale est depuis libre d’augmenter les réserves monétaires à volonté. La demande toujours croissante de pétrole permet d’éviter l’abandon du dollar, tout en distribuant les conséquences inflationnistes à l’ensemble de la planète.

Le dollar est passé d’une monnaie indexée sur l’or à une monnaie soutenue par l’or noir. Il est également devenu premier produit d’exportation des USA.

◊  Vous êtes-vous déjà demandé comment l’économie américaine a été en mesure de rester à flot tout en ayant plusieurs milliards de dollars de déficit commercial pendant des décennies ?

◊  Vous êtes-vous déjà demandé comment il se fait que les États-Unis détiennent une telle quantité disproportionnée de la richesse mondiale quand 70% de l’économie américaine est basée sur la consommation ?

Dans l’ère moderne, les combustibles fossiles font tourner le monde. Ils se sont intégrés dans tous les aspects de la civilisation : l’agriculture, le transport, les matières plastiques, le chauffage, la défense et la médecine, et la demande ne cesse de croître encore et toujours.

Tant que le monde a besoin de pétrole, et aussi longtemps que le pétrole est vendu uniquement en dollars américains, il y aura une demande de dollars, et c’est cette demande qui donne au dollar sa valeur.

Pour les États-Unis c’est une affaire primordiale. Les dollars sortent, soit en tant que papier ou chiffres dans un système informatique, tandis que des produits et des services réels et tangibles entrent.

Cependant, pour le reste du monde, ce n’est qu’une forme très sournoise d’exploitation.

Que le commerce mondial se fasse principalement en dollars fournit également à Washington une arme financière puissante au travers de sanctions. Cela est dû au fait que la plupart des transactions à grande échelle en dollars doivent nécessairement passer par les États-Unis.

Ce système des pétrodollars est resté incontesté jusqu’en septembre 2000, lorsque Saddam Hussein a annoncé sa décision de vendre le pétrole irakien en euros plutôt qu’en dollars. C’était une attaque directe contre le dollar, et certainement l’événement géopolitique le plus important de l’année, mais seulement un article dans les médias occidentaux anglophones l’a mentionné.

project for a new american centuryLe même mois où Saddam annonçait qu’il s’éloignait du dollar, une organisation appelée le «Projet pour un Nouveau Siècle Américain », dont il s’avère que Dick Cheney est membre, a publié un document intitulé «Reconstruire la stratégie, les forces et ressources de défense américain pour un nouveau siècle ».

Ce document a appelé à une augmentation massive des dépenses militaires américaines et une politique étrangère plus agressive afin d’étendre la domination des États-Unis dans le monde entier. Cependant le document a déploré que la réalisation de ces objectifs risquait de prendre de nombreuses années « en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor ».

Un an plus tard ils avaient ce qu’ils souhaitaient.

Profitant de la réaction émotionnelle du 11 septembre, l’administration Bush fut capable d’envahir l’Afghanistan et l’Irak ainsi que de voter le Patriot Act sans réelle résistance.

Il n’y avait aucune arme de destruction massive en Irak et ce n’était en aucun cas une question de mauvais renseignements. C’était purement et simplement un mensonge prémédité, et la décision d’invasion a été prise en parfaite connaissance des désastres qui en découleraient.

Ils savaient exactement ce qui allait se passer, mais en 2003, ils l’ont quand même fait. Une fois les champs de pétrole irakiens sous contrôle des États-Unis, les ventes de pétrole en euros ont été immédiatement interrompues. Mission accomplie.

Peu de temps après l’invasion de l’Irak, l’administration Bush a tenté d’étendre ces guerres à l’Iran. Le gouvernement iranien aurait soit-disant travaillé à la construction d’une arme nucléaire. Après le fiasco irakien, la crédibilité de Washington a été gravement endommagée et par conséquent ils n’ont pas réussi à mobiliser le soutien international ou national pour une intervention. Leurs efforts ont en outre été sabotés par des éléments au sein de la CIA et du Mossad qui ont publiquement affirmé que l’Iran n’avait pas encore pris la décision de développer des armes nucléaires, encore moins commencé à le faire. Toutefois, la campagne de diabolisation contre l’Iran a continué même sous l’administration Obama.

Pourquoi ?

Eh bien, pourrait-il y avoir quelque chose à voir avec le fait que depuis 2004, l’Iran a entamé l’organisation d’une bourse pétrolière indépendante ? Ils construisaient leur propre marché du pétrole, et il n’allait pas être lié au dollar. Les premières livraisons de pétrole ont été vendus sur ce marché en juillet 2011.

Incapables d’obtenir la guerre qu’ils voulaient, les États-Unis ont utilisé l’ONU pour imposer des sanctions contre l’Iran. L’objectif des sanctions était de renverser le régime iranien. Bien qu’elles aient infligé des dégâts sur l’économie iranienne, les mesures n’ont pas réussi à déstabiliser le pays. Cela était dû en grande partie à l’aide de la Russie à contourner les restrictions bancaires étatsuniennes.

En février 2009, Mouammar Kadhafi a été nommé président de l’Union africaine. Il a immédiatement proposé la formation d’un État unifié avec une monnaie unique. C’était la nature de cette monnaie proposée qui l’a tué.

En mars 2009, l’Union africaine a publié un document intitulé «Vers une monnaie unique africaine ». Les pages 106 et 107 de ce document précisent les avantages et les techniques de gestion d’une banque centrale africaine utilisant l’étalon-or. À la page 94 il est dit explicitement que la clé de la réussite de l’Union monétaire de l’Afrique serait la « l’indexation éventuelle d’une monnaie unique africaine au plus monétaire de tous les biens – l’or. » (Notez que le numéro de page est différent selon les versions du document qu’ils ont publié.)

En 2011, la CIA s’est installée en Libye et a commencé à soutenir des groupes militants dans leur campagne pour renverser Kadhafi alors que les États-Unis et l’OTAN imposaient et élargissaient une résolution de zone d’exclusion aérienne Onusienne pour faire pencher la balance avec des frappes aériennes. La présence d’extrémistes d’Al-Qaïda parmi ces combattants rebelles a été discrètement étouffée.

La Libye, comme l’Iran et l’Irak avait commis le crime impardonnable de remettre en cause le dollar américain.

L’intervention de l’OTAN en Libye a continué dans une guerre secrète contre la Syrie. Les arsenaux du gouvernement libyen ont été pillés et les armes ont été expédiés via la Turquie aux groupes rebelles syriens travaillant pour renverser Assad. Il était déjà clair à ce stade que beaucoup de ces combattants avait des liens avec des organisations terroristes. Cependant l’appareil de sécurité nationale des États-Unis considère qu’il s’agit d’un mal nécessaire. En fait, le Conseil sur les relations étrangères (CFR) a publié un article en 2012 déclarant que

«L’afflux de djihadistes apporte la discipline, la ferveur religieuse, l’expérience de combat d’Irak, le financement de sympathisants sunnites dans le Golfe, et surtout, des conséquences mortelles. Bref, l’Armée Libre Syrienne (ALS) a besoin d’al-Qaïda en ce moment. »

(Chapeau à theantimedia.org pour avoir mis le doigt là-dessus.)

Soyons clairs ici, les États-Unis ont mis l’EIIL/ISIS/Daesh au pouvoir.

En 2013, ces mêmes rebelles syriens en cheville avec Al-Qaïda ont lancé deux attaques au gaz sarin. Il s’agissait d’une tentative pour faire accuser Assad et mobiliser le soutien international pour une intervention militaire. Heureusement, ils ont été exposés par les enquêteurs de l’ONU et les Russes et l’appel à des frappes aériennes est tombé complètement à l’eau quand la Russie est intervenue pour négocier une solution diplomatique.

La campagne pour le changement de régime en Syrie, comme en Libye a été présenté en termes de droits de l’homme. Évidemment, ce n’est pas le véritable motif.

En 2009, le Qatar a mis sur la table une proposition visant à lancer un pipeline de gaz naturel à travers la Syrie et la Turquie à destination de l’Europe. Assad a toutefois rejeté cette offre, et en 2011 il a arrangé un pacte avec l’Irak et l’Iran pour faire un pipeline vers l’est, mettant ainsi le Qatar et l’Arabie Saoudite complètement sur la touche. Il n’est pas surprenant que le Qatar, l’Arabie saoudite et la Turquie aient été les puissances régionales les plus insistante en faveur d’un renversement du gouvernement syrien.

Mais pourquoi cette histoire de pipeline a mis la Syrie dans la ligne de mire de Washington ? Trois raisons:

1. Cette disposition du pipeline aurait significativement renforcé la position de l’Iran, leur permettant d’exporter vers les marchés européens sans avoir à passer par l’un des alliés de Washington. Cela réduit évidemment l’effet de levier du gouvernement américain.

2. La Syrie est le plus proche allié de l’Iran. Son effondrement affaiblirait intrinsèquement l’Iran.

3. Syrie et l’Iran ont signé un accord de défense mutuelle, et une intervention américaine en Syrie pourrait ouvrir la porte à un conflit ouvert avec l’Iran.

En février 2014, ce jeu d’échec mondial s’est emballé sur un nouveau territoire : l’Ukraine. La véritable cible était cependant la Russie.

Voyez-vous, la Russie se trouve être le deuxième plus grand exportateur de pétrole au monde, et non seulement ils ont été une épine diplomatique dans le pied de Washington, mais ils ont également ouvert une bourse de l’énergie en 2008, avec des ventes libellées en roubles et en or. Ce projet était en préparation depuis 2006, ils ont également travaillé avec la Chine à retirer le dollar dans l’ensemble de leur commerce bilatéral.

La Russie a également travaillé à l’organisation d’une Union économique eurasienne, qui comprend l’intention d’adopter une unité monétaire commune, et qui devrait avoir son propre marché énergétique indépendant.

Ce qui nous mène à la crise en Ukraine. Celle-ci s’est vue offrir un choix : rejoindre l’UE ou adhérer à l’Union eurasienne. L’Europe a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une offre exclusive. L’Ukraine ne pouvait pas joindre les deux. La Russie, pour sa part, affirmait que l’adhésion aux deux ne posait pas de problème. Le président Ianoukovitch a décidé d’écouter la Russie.

En réponse, le dispositif de sécurité nationale des États-Unis a fait ce qu’il fait le mieux : ils ont renversé Ianoukovitch et installé un gouvernement fantoche. Pour voir la preuve complète de l’implication de Washington à la veille du coup d’état regardez « La crise en Ukraine ce qu’on ne vous dit pas » (en anglais, ndlr).

Cet article du Guardian est également intéressant à lire.

Bien que tout cela semblait se passer au mieux dans un premier temps, les États-Unis ont rapidement perdu le contrôle de la situation. La Crimée a organisé un référendum et le peuple a voté massivement pour la sécession de l’Ukraine et la réunification avec la Russie. La transition a été ordonnée et pacifique. Personne n’a été tué, mais l’Occident a immédiatement maquillé l’événement comme un acte d’agression russe, et cela est devenu dès lors le leitmotiv.

La Crimée est importante sur ​​le plan géostratégique en raison de sa position sur la mer Noire qui permet la projection de la puissance navale Russe dans la Méditerranée. Elle a également fait partie du territoire russe pour la plupart de l’histoire récente.

Les États-Unis pressent pour l’inclusion de l’Ukraine dans l’OTAN depuis des années. Une telle démarche placerait les forces américaines à la frontière de la Russie et aurait pu potentiellement aboutir à la perte de bases navales Russes en Crimée. C’est pourquoi la Russie a immédiatement accepté les résultats du référendum de Crimée et rapidement renforcé le territoire.

Pendant ce temps dans l’Est de l’Ukraine, deux régions ont déclaré l’indépendance de Kiev et ont tenu leurs propres référendums. Les résultats sont évidemment quasi unanimement en faveur de l’indépendance.

Kiev a répondu à cela avec ce qu’ils appellent des opérations anti-terroristes. En pratique, cela a été une campagne massive et aveugle des bombardements qui ont tué des milliers de civils. Apparemment, tuer des civils n’est pas considéré comme une agression pour l’Occident. En fait, le FMI a mis en garde explicitement le gouvernement provisoire que leur prêt de 17 milliards de dollars d’aide pourrait être en danger s’il n’était pas en mesure de mettre un terme au soulèvement en Ukraine orientale.

Alors que la guerre contre l’Ukraine de l’Est faisait rage, des élections ont eu lieu et Petro Porochenko a été élu président. Il s’avère que Porochenko a été exposé par un câble diplomatique divulgué et publié par Wikileaks en 2008 après avoir travaillé comme informateur pour le Département d’Etat des États-Unis depuis 2006. Ils se sont référés à lui comme «Notre taupe Ukrainienne» et la plupart des câbles visés faisaient état de l’information qu’il fournissait. (Un câble distinct a montré que les États-Unis savaient Porochenko corrompu, même à ce moment-là.)

Avoir une marionnette en place ne s’est cependant pas avéré être suffisant pour donner à Washington la plus haute main dans cette crise. Qu’est-ce que Washington fait quand elle n’a pas d’autre moyen de pression ? Ils imposent des sanctions, ils diabolisent et ils montrent les dents (ou utilisent une opération sous fausse bannière).

Ce n’est pas une très bonne stratégie pour traiter avec la Russie. En fait, elle a déjà fait contre-feu. Les sanctions ont simplement poussé la Russie et la Chine dans une coopération plus étroite et accéléré le programme de dé-dollarisation de la Russie. Et en dépit de la rhétorique, cela n’a pas conduit à l’isolement de la Russie. Les États-Unis et l’OTAN ont mis un fossé entre eux et la Russie, mais pas entre la Russie et le reste du monde (cherchez ‘BRICS’ si vous n’êtes pas sûr à ce sujet).

Ce nouvel axe anti-dollar va plus loin que l’économie. Ces pays comprennent ce qui est en jeu ici. C’est pourquoi, dans le sillage de la crise ukrainienne la Chine a proposé un nouveau pacte de sécurité eurasienne qui inclurait la Russie et l’Iran.

Examinez les implications ici tandis que l’administration Obama commence les bombardements en Syrie, qui a également un accord de défense mutuelle avec l’Iran.

Ce n’est pas la guerre froide 2.0. C’est la Guerre Mondiale 3.0. Les masses peuvent ne pas encore voir l’ensemble du tableau, mais l’Histoire s’en souviendra de cette façon.

Les alliances se solidifient déjà et une guerre chaude est en cours sur plusieurs fronts. Si les provocations et les guerres par procuration continuent, ce n’est qu’une question de temps avant que les grandes puissances s’affrontent directement, et ça c’est une recette pour un désastre.

Est-ce que tout cela vous semble fou ?

Eh bien, vous avez raison. Les gens qui dirigent le monde en ce moment sont fous, et le public somnambule marche vers une tragédie. Si vous voulez modifier le cours des affaires courantes, il n’y a qu’une seule façon de le faire. Vous devez réveiller ce public. Même les armes les plus puissantes sont neutralisées si vous atteignez l’esprit de l’homme derrière la gâchette.

Comment pouvons-nous réveiller les masses me demanderez-vous ? N’attendez pas que quelqu’un d’autre réponde à votre place. Faites preuve de créativité. Agissez comme si le futur de vos enfants et petits-enfants en dépendait, car c’est exactement le cas.

Source : SCGnews.com, le 11 septembre 2014

Traduit par Manu Gignoux pour Les Brindherbes Engagés

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Quelques rappels :

En route vers la troisième guerre mondiale ?

La chute du pétrodollar résonnera sur la planète entière (Jim Willie)

11 septembre, Journée officielle des « merdias » et du mensonge d’Etat

Nous avons le pouvoir de refuser le projet des Etats-Unis ! (Peter Koenig)

« Dans le conflit ukrainien, on peut observer la relation entre le pétrole, le gaz et l’OTAN dans toute sa splendeur » (D. Ganser)

Les USA, pour tenter de ralentir leur déclin, entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie (P. Leconte)

Revoir aussi :

[Vidéo] Pourquoi l’Amérique a-t-elle besoin d’une grande guerre en Europe ?

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À suivre les contes de fées de Washington sur la menace russe, la France et l'Allemagne se déshonorent et entraînent l'Europe vers le désastre. Par Christelle Néant.

7 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Russie, #Terrorisme, #le nazisme, #La guerre

À suivre les contes de fées de Washington sur la menace russe, la France et l'Allemagne se déshonorent et entraînent l'Europe vers le désastre

Alors que doucement, mais sûrement, le nombre de bombardement de l'armée ukrainienne augmente à nouveau à peine quelques jours après l'entrée en vigueur du nouveau cessez-le-feu, l'Union Européenne, et surtout la France et l'Allemagne, pourtant garants des accords de Minsk, continuent de fermer les yeux sur la situation réelle.

Alors que 49 violations dont 10 avec de l'artillerie de 122 mm ont été enregistrées ces dernières 24 h de la part de l'armée ukrainienne, et que Porochenko continue de fanfaronner en public sur le fait qu'il n'appliquera pas deux des points pourtant majeurs des accords de Minsk que sont la loi sur la décentralisation et celle sur les élections, la France et l'Allemagne continuent de commenter la situation d'une manière totalement décalée de la réalité.

Ainsi l'Allemagne a réaffirmé le fait que les sanctions contre la Russie ne seront levées que s'il y a des progrès concernant l'application des accords de Minsk, alors que pour les avoir participé aux négociations qui ont abouti à ces accords la chancelière allemande est censée savoir qu'ils ne concernent en RIEN la Russie…

Le président français, François Hollande, est lui encore plus déconnecté des réalités. Dans un discours hallucinant de mauvaise foi crasse, le président français a en effet exhorté Vladimir Poutine à « regarder en face la situation en Ukraine et en Syrie » (sic).

Comment cet homme qui ferme délibérément les yeux sur les crimes de guerre et le génocide commis par l'armée ukrainienne, les mouvements nazis qui prennent de plus en plus de pouvoir y compris politique en Ukraine, et l'effondrement en cours de la situation politique et économique, peut-il oser dire au président russe, qui lui est bien informé et loin de fermer les yeux sur toutes ces horreurs, de regarder la situation en face ? On en reste pantois devant un tel culot.

Monsieur Hollande et madame Merkel, feraient bien de regarder bien en face, la montée de plus en plus violente des groupuscules nazis en Ukraine, qui n'ont pas hésité une seconde et en totale impunité, à incendier à Kiev le bâtiment d'une chaîne de télévision qui osait dire certaines vérités qui dérangent en Ukraine. Sans l'intervention de députés courageux, qui ont exfiltré les employés de la chaîne TV piégés dans le bâtiment, cette histoire aurait pu finir comme l'incendie du bâtiment des syndicats à Odessa. On attend toujours la réaction des pseudo organisations de défense des droits de l'homme comme Human Rights Watch, l'ONU, ou l'UE, qui restent bien silencieuses…

Les deux dirigeants européens feraient bien aussi de regarder de près la venue de ces journalistes américains sur le front, pour filmer des violations des accords de Minsk par les troupes de la République Populaire de Donetsk, qui n'existent pas, et ce malgré toutes les provocations de l'armée ukrainienne. Ou de s'intéresser à l'arrivée de ces containers de produits chimiques qui font craindre le risque d'une attaque chimique contre la population civile du Donbass, des deux côtés de la ligne de front.

Ils feraient bien surtout de regarder l'augmentation de l'armement et de l'entraînement des groupuscules nazis en Ukraine, qui pourraient bien déclencher un Maidan 3.0, et promettent déjà un automne « chaud » aux autorités de Kiev. Si ces groupuscules réussissent leur coup d'état et renversent Porochenko, la guerre dans le Donbass reprendra immédiatement, pendant que l'Ukraine sombrera totalement dans le nazisme.

Presque 80 ans après leurs prédécesseurs, nos dirigeants ont choisi la même voie que ceux d'alors face à la montée du nazisme : l'aveuglement volontaire par lâcheté.

Il est vraiment temps que l'Union Européenne, et surtout la France et l'Allemagne ouvrent les yeux, et arrêtent d'imposer aux peuples européens les contes de fées de Washington et de l'OTAN sur la soit-disant « menace russe », avant que cette hallucination collective ne transforme l'Europe en champ de bataille pour la troisième fois en à peine plus d'un siècle.

Car comme l'a si bien dit Churchill :

« Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. »

Christelle Néant

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Un format Normandie au point mort. Porochenko, l'incendiaire de Minsk par Erwan Castel.

6 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme, #Terrorisme

mardi 6 septembre 2016

Porochenko, l'incendiaire de Minsk

               Un format Normandie au point mort

  
 
Au G20, la situation ukrainienne a été évoquée entre la Russie, la France et l'Allemagne 
Lors du 11ème sommet du G20, la Syrie et l'Ukraine ont été au coeur des débats. Concernant le conflit du Donbass, les Présidents russe, étasunien, français et allemand se sont rencontrés pour évoquer l'escalade observée au cours des dernières semaines et l'évolution du processus de paix engagé à Minsk.
 
Le Président français évoquant le traitement de ce dossier avec Vladimir Poutine a rappeler "la nécessité de poursuivre le processus de Minsk, régler les points de blocage actuels, notamment la mise en oeuvre du statut spécial, la situation sécuritaire et l'absence de confiance entre les parties" en se gardant toutefois de rappeler que l'échec actuel des accords est imputable à l'attitude de Kiev qui refuse le dialogue et multiplie les provocations meurtrières, tant en Crimée que dans le Donbass.
En conclusion, Hollande a précisé qu'une nouvelle réunion du format Normandie allait être organisée dans les prochaines semaines.
Peu après Sa collègue allemande Merkel publiait une annonce similaire.


Minsk 2, un pis aller en attendant l'effondrement de l'Ukraine

Nous voyons ici beaucoup de partenaires de la Russie aux Etats Unis, qui s'accrochent aux imparfaits accords de Minsk et pourtant si difficiles à mettre en oeuvre  comme à un radeau sur l'océan de la guerre. Et pourtant leurs motivations ne sont pas les mêmes bien au contraire :

Les USA, veulent gagner du temps, pris au piège par le calendrier des élections présidentielles étasuniennes, par l'évolution du conflit syrien, le changement de cap de la Turquie ou l'aggravation des tensions en Mer de Chine... Si leur objectif final est de défaire et soumettre la puissance russe, une confrontation immédiate n'est ni opportune et serait hasardeuse. La perspective d'une nouvelle guerre mondiale en Europe n'effraie pas plus que cela les USA qui sauront quelle que soit son issue, en profiter comme à chaque fois pour redresser leur économie moribonde et soumettre un peu plus les pays européens affaiblis par la guerre. Mais Washington doit d'abord gérer d'autres incendies, allumés par eux mais dont ils ne contrôlent plus les évolutions soumises aux vents changeants des alliances géopolitiques.

La Russie, dans sa tradition historique privilégiant toujours la diplomatie aux armes tout en se préparant à cette ultime option n'a pas de prétention territoriale en Ukraine. Moscou une fois la réparation historique de la Crimée réalisée (par référendum) cherche plutôt a retrouver à ses frontières une Ukraine indépendante, libre du choix de ses partenaires économiques et surtout neutre de toute alliance militaire avec l'un des 2 blocs de cette guerre froide ressuscitée. L'Ukraine est un fruit pourri par le vers du Maïdan et Moscou sait que le temps joue en sa faveur et que le régime de Kiev va s'effondrer tout seul sur lui même.

L'Union Européenne quant à elle, confrontée à ses multiples crises systémiques (économiques, politiques, migratoires, sociales etc...), elle sait qu'en cas de confrontation militaire entre Kiev et Moscou, l'Europe sera comme lors du 2ème conflit Mondial, la grande perdante de cette tectonique géo-stratégique et ce, quelle que soit l'évolution du conflit car, soit il est circoncrit à l'Ukraine et dans ce cas l'occupation occidentale du Maïdan cessera avec la défaite immédiate de Kiev, soit il va s'étendre à l'Europe qui en devenant un nouveau champ de bataille va accélérer son effondrement définitif. Les européens ici, avec des motivations différentes s'alignent comme des esclaves derrière leurs maître étasunien.

Les Républiques populaires de Donetsk et Lugansk, même si elles ne sont pas invitées à la table des négociations (et c'est là un des principaux défauts de ces négociations que de refuser l'un des 2 belligérants) interviennent indirectement pour que soient respectés au mieux les accords de Minsk. En effet, les forces républicaines limitent leurs "violations" du cessez le feu à des ripostes légitimes sur des objectifs militaires ukrainiens identifiés et responsables des premiers tirs. Pour appuyer une résolution pacifique au conflit, les autorités des 2 Républiques ont même proposé des rencontres avec celles de Kiev pour ouvrir des négociations directes.

 
Le Président insignifiant d'une Ukraine médiocre...

Reste l'Ukraine, cette marionnette étasunienne qui comme ses sœurs djihadistes de Syrie commence a échapper au contrôle de son créateur.

Alors qu'en août 2014, quand les USA et l'Union Européenne fondaient sur lui leurs ambitions politiques et surtout financières, le Président Porochenko avait été invité a rencontrer le Président Russe Vladimir Poutine, 2 ans plus tard, le sort de l'Ukraine est débattu à huis clos entre la Russie, les USA, l'Allemagne et la France, tandis que le représentant ukrainien brille (pour une fois !) .. mais par son absence ! Car même si l'Ukraine ne fait pas partie du G20 elle aurait pu y être invitée au même titre que la demi-douzaine de pays africains et asiatiques, d'autant plus que la crise et la guerre qui font rage dans ce pays étaient au coeur de nombreuses réunions...

Cela montre bien deux choses : 
  • Que l'importance de l'Ukraine ne se réduit aujourd'hui qu'au décor stratégique qu'elle représente et dans lequel s'affrontent par procuration les Etats-Unis et la Russie et que son avis est optionnel.
  • Que le Président Porochenko est devenu un fantoche ingérable, tirant sur sa laisse en permanence incapable d'obéir à son maître et de se faire obéir par ses factions nationalistes radicales.
En fait, même si l'Ukraine continue a être une proie pour la ploutocratie mondialiste, les occidentaux, depuis plus d'un an prennent de plus en plus de distance avec le pouvoir actuel de plus en plus infréquentable et ingérable, et tous attendent certainement (avec autant d'espoirs que d'inquiétudes) un changement de régime devenu inévitable, pour poursuive leur stratégie dans la région... 

 
Quant à Moscou, depuis l'opération terroriste ukrainienne tentée en Crimée, le Président Vladimir Poutine ne considère plus Porochenko comme un interlocuteur fiable et légitime.

 
... qui poursuit un cap vers la guerre totale

Tandis que les chefs d'Etats occidentaux, comprenant que la Russie ne reculera plus d'un mètre devant leur hégémonie militaro-industrielle, cherchent a mettre en oeuvre les accords de Minsk pour au moins conserver le territoire restant de l'Ukraine dans leur giron, le satrape de Kiev, continue quant à lui sa progression sur le chemin de la guerre, certainement encouragé par les faucons de guerre étasuniens qui dans les coulisses du pouvoir médiatique étasunien influencent la Maison Blanche et alimentent les caisses de Wall Street.

Nous avons signalé lors dans les précédents articles (Voir ICI, et ICI par exemple ) que sur le terrain militaire, malgré une trêve relativement respectée (au moins pour les bombardements aux armes lourdes) l'Etat Major ukrainien poursuivait son renforcement du front et la préparation à une prochaine offensive majeure.

Sur le plan politique, Porochenko ne loupe pas une seule occasion pour persister et signer sa stratégie belliciste à l'encontre des Républiques de Donetsk et Lugansk et de la Russie.
Ainsi après ses invectives guerrières chargées de vodka lancées à Mariupol fin août, le Président Ukrainien lors d'un discours à la Verkhona Rada (où il ne semble pas avoir encore dessoûlé) ce 6 septembre matin a menacé à nouveau le Donbass :
 
«le Retour du Donbass sera difficile et douloureux, 
mais l'armée ukrainienne est prête à défendre l'Ukraine de l'agression russe»
 
Lors de ces rodomontades arrogantes, destinées autant à rassurer les partisans de la guerre qui continuent à le menacer d'un "3ème Maïdan" que provoquer à nouveau la Russie et le Donbass, le "Piètre" Porochenko a continué a jeter de l'huile sur le feu de la guerre : 


Quant à l'OTAN, même si l'adhésion de l'Ukraine à l'Organisation militaire étasunienne n'est pas officiellement à l'ordre du jour, Porochenko a rappelé qu'elle reste «l'objectif stratégique de l'Ukraine», ajoutant qu'aujourd'hui, «Kiev est monté à un niveau de coopération sans précédent et plus que jamais rapproché avec les pays de l'OTAN».

Concernant les projets d'une nouvelle mobilisation et d'une loi martiale en Ukraine, Porochenko n'a pas écarté l'hypothèse de leurs applications tout en rejetant la responsabilité de ces mesures impopulaires sur la Russie  "Personnellement, je ne veux pas non plus la mobilisation ou la loi martiale (...) mais la réponse définitive à cette question dépend de Moscou".
 
Dans ses discours, Porochenko reste fidèle à ses mentors  du parti de la guerre étasunien comme le sénateur Mac Cain

Porochenko rejette les accords de Minsk 

Mais l'un des sujets le plus intéressants abordés ce matin par Porochenko est certainement sa position politique par rapports aux accords de Minsk. N'ayant pas peur des incohérences, le pantin kiévien tout en déclarant défendre les accords de Minsk précise que l'Ukraine  «ne cédera aucune position de principe» confirme ici son intention de poursuivre le blocage des négociations et de saboter le processus de paix notamment sur les points suivants :
  • Porochenko refuse d'apporter des modifications à la Constitution de l'Ukraine, qui concernaient l'approbation d'un projet de loi sur la décentralisation de certaines régions, et un statut spécial pour celles de Donetsk et Lugansk. 
  • Poursuivant sur le sujet, le Président ukrainien a rejeté également le projet de loi sur les élections locales dans le Donbass et "toute autre démarche stratégique”
Or, les élections locales comme l'étude d'un statut spécial font partie des bases des négociations engagées à Minsk. Il s'agit donc ici de la part de l'Ukraine qui est pourtant officiellement garante de leur application d'un rejet pur et simple des accords qu'elle a signé !
La prochaine réunion du Format Normandie, annoncée lors du G20 risque donc d'être difficile et de ressembler à un dialogue de sourds entre ceux qui ne partagent pas les mêmes objectifs et celui qui ne veut rien entendre !

En attendant, sur le secteur de l'aéroport où je suis, vers 11h00, les soudards ukropithèques ont à leur manière salué le discours de leur président en bombardant le secteur de Volvo Center.


Une guerre pour faire oublier ses échecs, se victimiser et forcer l'aide occidentale.

Complètement possédé par son hystérique russophobie le filleul de Mac Cain and Co a terminé son délire en précisant «Notre objectif, pour renforcer la capacité de défense de l'Ukraine est d'optimiser la coopération militaro-technique, d'aider le transfert de technologie militaire nous fournissant des armes meurtrières, au moins dans le cas d'une invasion à grande échelle par la Russie, que nous ne pouvons pas exclure et à laquelle nous nous sommes engagés à être prêt à tout moment».

Malgré sa défaite inévitable, la guerre dans laquelle Porochenko cherchera à tout prix à entraîner la Russie n'est ici qu'un moyen pour faire porter à cette dernière la responsabilité de son échec lamentable et de l'effondrement total d'une Ukraine disloquée. Pour réussir son coup et espérer un sursis, l'Ukraine a aussi besoin du soutien des occidentaux. Mais les amarres lancées dans l'hystérie enthousiaste du Maïdan commencent à fatiguer sérieusement y compris au niveau des investisseurs les plus affamés. 

Aussi pour ne pas risquer de revivre, soit le scénario géorgien (ou Sakaachvili s'était finalement retrouvé seul après son attaque contre les forces Russes) soit le scénario du Maïdan (coup d'état par les radicaux nationalistes) 

Arrivé à la phase finale de son effondrement l'Ukraine de Porochenko n'a donc plus que l'automne pour pouvoir prolonger son agonie en jouant la carte de la guerre. A condition que la Russie et surtout les occidentaux entrent dans la danse...

Aussi faut-il se méfier des scénarios les plus fous à l'image de l'attaque chimique de La Goutha en Syrie ce false flag qui allait provoquer l'escalade du conflit et accroître l'engagement des occidentaux, car le pouvoir Kiev aujourd'hui n'a jamais éta aussi dangereux car il n'a bientôt plus rien à perdre !


Une guerre qui revient lentement mais sûrement de sa pause 

 

Sur le front, les violations du cessez le feu se font chaque jour de plus en plus importantes : 4, 7, 10, 37 et maintenant 50 tirs qui ont été enregistrés hier sur la République de Donetsk. Les obus prohibés (calibre supérieur à 100 mm) ont également fait leur retour.

Par ailleurs, les forces ukrainiennes continuent leur approche des positions républicaines, alimentent leurs stocks logistiques, et invitent des journalistes étasuniens sur le front pour "observer les violations du cessez le feu par les séparatistes" (!) 
 
Il faut donc s'attendre dans les prochains jours à de nouvelles provocations importantes de la part de Kiev, voire des opérations de type "false flag" organisées sur la ligne de front, du côté ukrainien.

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 
Le SITREP hebdomadaire de Christelle Néant de l'agence DONi news.

https://www.youtube.com/watch?v=Uhzbu4D3pBk&feature=youtu.be

Plan de la première vidéo :

00'25" : Situation cartographiée de la ligne de front au Nord de Donetsk
10'20" : Bilan statistique des bombardements
19'45" : A propos d'une éventuelle intervention militaire russe
21'50" : Entrainement des unités blindées républicaines
22'30" : Terrorisme de Kiev, attentat à Lugansk
23'30" : Sécurité civile à Donetsk
24'50" : Tortures et prisons secrètes en Ukraine
26'10" : Ingérence étasunienne en Ukraine
29'00" : Collaboration et propagande mensongères occidentales
29'40" : Crimes et procès du bataillon Tornado

https://www.youtube.com/watch?v=0HGP0RxJhPw&feature=youtu.be


Plan de la deuxième vidéo :

00'05" : Crimes et procès du bataillon Tornado et propagande occidentales (suite)
04'30" : Le consulat représentatif de la DNR à Ostrava et les réactions de Kiev
05'45" : Situation économique à Kiev, déflation et paupérisation de la population
07'20" : La fuite en avant victimaire et belliciste de Kiev
09'20" : Le projet d'autodéfense de la population
10'30" : Les aides structurelles et humanitaires de la Russie en Crimée et Donbass
12'00" : L'effondrement inévitable et nécessaire de l'Ukraine et son morcellement
16'10" : Le risque d'un Maïdan 3
18'00" : Néo-nazisme et sionisme
20'20" : L'option diplomatique a défendre jusqu'au bout pour éviter les pertes d'une guerre
25'25" : Actualités de l'agence DONi news, circuit de découverte du Donbass
26'30" : Divers - Les rencontres pendant le G20 - Le rapprochement entre Chine et Russie
30'15" : Conclusion

Publié par Erwan Castel à 9/06/2016

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Que sont ces "regains de tension" en Ukraine?

3 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN.

Que sont ces "regains de tension" en Ukraine?

Le mois dernier nous avions droit dans nos journaux à quelques évocations à caractère moqueur quant à une opération terroriste en Crimée qui aurait été "inventée". Une opération qui aurait été un prétexte pour que "la Russie attise des tensions avec l'Ukraine". Ecoutons comment Victoria Shilova (leader d'un parti ukrainien et du mouvement "anti-guerre") interprète cet événement ainsi que la façon dont il a été traité dans le contexte général, pour en venir ensuite à un constat décapant sur la situation en Ukraine. Pas de langue de bois, on ressent bien l'exaspération de V.Shilova!

Liens utiles pour justifications des faits relatés:
* A propos d'Eugène Panov, ce "touriste innocent capturé" selon Kiev et certains médias européens. Pourtant: http://theukrainians.org/mm-enerhodar/
* Rencontre G20 le 4-5 septembre : http://www.bloomberg.com/news/article... et: http://www.bloomberg.com/news/article...

Les "exploits" des bataillons de volontaires pro-Kiev, et leur état d'esprit:
(Dont les personnes citées dans la présente vidéo)
http://www.youtube.com/watch?v=iP3DaG...
http://www.youtube.com/watch?v=EvvknC...
http://www.youtube.com/watch?v=__t_Le...
http://www.youtube.com/watch?v=IdzBfD...
http://www.youtube.com/watch?v=9UadIl...
http://www.youtube.com/watch?v=3RU8jf...

Les fameuses "invasions russes":
http://www.youtube.com/watch?v=w4gT7R...
http://www.youtube.com/watch?v=iuoSPm...
http://www.youtube.com/watch?v=Lq1WaR...
http://www.youtube.com/watch?v=wHscBg...
http://www.youtube.com/watch?v=RD_Jq2...
http://www.youtube.com/watch?v=0dXUcd...

Allusion à l'affaire du MH17:
http://www.youtube.com/watch?v=4z5QJ4...

Les médias qui tuent:
http://www.youtube.com/watch?v=fhrFZP...

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Quand l'armée ukrainienne profite du cessez le feu pour préparer son offensive avec ses mentors US

2 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #le nazisme, #Terrorisme

Reculer pour mieux sauter

Quand l'armée ukrainienne profite du cessez le feu  pour préparer son offensive avec ses mentors US

 
 
Une délégation de l'Etat Major emmenée par le lieutenant général US Frederick Benjamin "Ben" Hodges est venue à Mariupol
Quelques jours avant que le Président ukrainien, "Piètre" Porochenko, vienne en état d'ébriété vociférer à Mariupol devant un parterre de collabos amusés, une visite plus discrète et pourtant beaucoup plus importante a été réalisée dans cette même ville située sur le front Sud du Donbass par Le lieutenant-général Frederick Benjamin "Ben" Hodges, Commandant en chef des armées étasuniennes en Europe. 
 
Ce 28 août, lors de ce qu'il convient d'appeler une tournée d'inspection, le Généralissime US en Europe, visitant le groupe opérationnel tactique "Mariupol a prononcé des discours lourds de signification : "Quand nous nous souvenons de nos camarades morts et de blessés, nous comprenons que nous devons nous préparer pour l'exécution des tâches officielles plus efficaces et répondre sérieusement aux demandes pour préparer les jeunes soldats, qui sont l'avenir de l'armée. Par conséquent, les forces américaines continueront à fournir une assistance à l'armée ukrainienne"
 
Cette coopération entre les forces américaines et l'armée de Kiev a commencé avec un programme de modernisation et de formation des unités ukrainiennes restées dans des concepts désuets datant des années 70-80. Ces programmes de formation encadrés par des unités étasuniennes de canadiennes se déroulent officiellement à Yavoriv dans la région de Lviv (Ouest de l'Ukraine) où un "Centre de sécurité internationale et de maintien de la paix" a été créé. Le premier bataillon ukrainien vient d'ailleurs d'y achever sa formation...
 
Ces actions faites dans le cadre de l'OTAN qui a nommé l'Ukraine "pays allié non intégré" sont complétées par des fournitures d'équipements et de matériels militaires de plus en plus importantes, ainsi que d'exercices et manœuvres "interalliées" auxquelles participent les forces ukrainiennes et dont beaucoup se déroulent sur leur territoire. 
 
Lorsqu'on observe l'évolution des coopérations entre l'armée américaine et des pays ou des structures "alliées" (je pense à l'Irak, ou aux djihadistes en Syrie) on sait que les GI's de l'Oncle Sam ne se limitent pas à jouer les professeurs dans des écoles militaires et à fournir des radios et des médicaments à leurs élèves... D'ailleurs un lot de drones de combat américains destinés à guider les tirs d'artillerie est arrivé par avion sur l'aéroport de Kramatorsk au Nord Ouest de Donetsk.
 
Pour finir avec cette inspection du patron des forces étasuniennes en Europe à Mariupol, imaginez un court instant le concert d'aboiements que les merdias occidentaux nous auraient gratifié si un général russe (et même un simple caporal) était venu à Donetsk ou Lugansk visiter des unités républicaines déployées sur le front. Or ici cette visite étasunienne sur le front qui est autant une inspection qu'une provocation, passe inaperçue, pour ne pas dire normale aux yeux des journalopes qui hurlent à longueur à l'invasion russe dans le Donbass...
 
Une veillée d'armes entre fleurs et obus

Sans vouloir jouer les Cassandre, et briser les espoirs de paix que devrait normalement générer ce nouveau cessez le feu engagé à partir du 1er septembre à minuit, force est de constater que sur le front si le fracas des canons a effectivement diminué, en revanche le grondement des chenilles, lui, ne cesse de se rapprocher des lignes de défense républicaines.

Pendant la soirée, un nouveau civil du village d'Aleksandrovka (au Sud-Ouest de Donetsk) a été victime d'un tir de sniper ukrainien embusqué à Marinka qui l'a. sérieusement blessé à l'épaule .

Mais c'est dans la nuit du 1er au 2 septembre à 00h15, que le cessez le feu a été le plus violé, quand des combats ont éclaté dans le secteur Nord de Donetsk suite à des tirs ukrainiens engagés contre les positions républicaines de Spartak et Yasinovataya, avec des véhicules blindés, des Lances Grenades Automatiques et des armes d'infanterie. 

Ces accrochages ont confirmé le renforcement important du dispositif d'assaut ukrainien et son déploiement au plus près des lignes républicaines de ce secteur vital pour la défense du Donbass 
 
Devant le carrefour stratégique de Yasinovataya, les forces ukrainiennes continuent, malgré le cessez le feu en vigueur de réaliser une pression offensive sur les positions républicaines et de déployer de plus en plus d'unités d'assaut et de bombardement dans la zone d'Avdeevka
Ici le secteur très tendu de la zone industrielle située entre Avdeevka (en haut de la photo) et Yasinovataya (en bas). En bleu la ligne de front ukrainienne, en rouge, la ligne de front républicaine
Point positif, dans cette atmosphère de veillée d'armes au calme trompeur d'un œil de cyclone, la rentrée scolaire des enfants du Donbass a pu se dérouler ce 1er septembre dans la quiétude, et des milliers d'enfants, bouquets de fleurs traditionnels à la main ont pu retrouver leurs enseignants pour apprendre à construire un monde meilleur bâti sur la paix et la fraternité.

La veille, les familles s'étaient rassemblées par milliers sur la place centrale de Donetsk pour rendre hommage à leurs enfants tués par les soudards ukrainiens et porter au monde un message de Foi et d'espérance...

 
 

Pendant ce temps là, à Odessa, ville russe occupée par l'armée ukrainienne, les parents ont été obligés de donner de l'argent pour l' "Opération Spéciale anti-terroriste" dans le Donbass au lieu du traditionnel bouquet de fleurs... 

Chacun ses priorités, pour les uns la guerre, pour les autres la fraternité !

 
Dans le Donbass, les enfants ont pu retrouver le chemin de l'école sans regarder le ciel avec inquiétude, mais pour combien de temps ?
En attendant, de part et d'autres du front, chacun multiplie chaque jour les alertes criant "au loup" comme le berger d'Esope, et j'ai conscience de faire partie de ces pessimistes (en espérant secrètement me tromper) mais tout, sur le terrain diplomatique comme militaire, laisse a penser que le front du Donbass est au bord d'une nouvelle éruption...

Car si les canons ont diminué leurs aboiements meurtriers, en revanche ils sont toujours là et de plus en plus nombreux, rapprochant chaque jour leurs gueules noires et béantes des positions républicaines.

Et si d'un côté nous avons les enfants du Donbass, fleurs à la main, qui portent des espoirs de paix dans leurs écoles, de l'autre c'est un général US, la haine aux lèvres, qui visite le front de Mariupol chargé de promesses de guerre...


Ce cessez le feu ressemble plutôt à l'oeil d'un cyclone grandissant !

Voilà pourquoi, contrairement à la fable d'Esope où à la "drôle de guerre" de 1940, il ne faut pas s'endormir dans nos tranchées de combats et laisser s'émousser par les vagues d'alertes répétées nos sens réactifs car, provoquée volontairement ou exploitée circonstanciellement par l'ennemi, cette attention prolongée sur les remparts présente toujours le risque d'user les sens et fatiguer les muscles des défenseurs de la cité.

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
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Ukraine, deux ans après. Par Guy Mettan

1 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La guerre, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme

Ukraine, deux ans après

Par Guy Mettan le 31 août 2016

Deux ans après le début du conflit en Ukraine, le moment est venu de faire un bilan provisoire. La poussière des événements est suffisamment retombée pour qu’on puisse en reconstituer la trame. Peu à peu, grâce aux enquêtes réalisées par des observateurs avisés comme le dénonciateur de l’Irangate et Prix Pulitzer Robert Parry, la vérité commence à se faire jour.

Et comme d’habitude, elle n’est pas très reluisante. La belle histoire de la révolution populaire qui jette à bas un régime honni et corrompu apparaît dans sa réalité crue: ce n’était qu’une fiction, une fable habilement tissée pour tromper un public avide de contes qui finissent bien.
Souvenez-vous du crash du vol MH 17 qui a fait près de 300 morts en juillet 2014 et semé l’effroi dans le monde entier, dont John Kerry déclara qu’il était dû à un missile « probablement russe » et qui servit de prétexte au second train de sanctions économiques contre la Russie.

Deux ans après, toujours aucune preuve malgré les promesses. Les résultats de l’enquête ne sont toujours pas publiés et les Etats-Unis, dont les satellites espions arrivent pourtant à lire les plaques de nos voitures, refusent de livrer leurs images aux enquêteurs alors que le SBU, le service secret ukrainien, multiplie les cajoleries envers les experts occidentaux chargés du dossier.

Souvenez-vous des fameux tirs de la police qui avaient décimé les manifestants « pacifiques » de la place Maidan en février 2014. Ici aussi, on nous a promis une enquête. Toujours sans résultat. Les arbres et le mobilier de rue qui avaient reçu des impacts de balle et auraient permis de repérer l’origine des tirs ont été détruits par le nouveau régime alors que les vidéos montrent que ces tirs visaient aussi bien les manifestants que les policiers qui les combattaient, dans le but de pousser ces derniers à réagir et à tirer sur la foule qui leur faisait face. À l’examen, il ressort que le procureur et les responsables de service de police chargés de l’enquête sont des agents zélés du nouveau pouvoir et d’anciens militants des mouvements d’extrême droite actifs dans le service d’ordre de Maidan. Qui sait que Andriy Paruby, aujourd’hui chef du Conseil de sécurité d’Ukraine et qui paradait comme un grand démocrate devant les télévisions occidentales en sa qualité de chef du « service d’auto-défense » de Maidan, est le cofondateur du parti national-social d’Ukraine qui a donné naissance au parti d’extrême-droite Svoboda en 2004? Et que son organisation de jeunesse, « Patriote ukrainien » est une composante du mouvement paramilitaire Secteur Droit?

De fait, il apparaît désormais que le mouvement de Maidan, loin d’être l’expression démocratique et spontanée d’un peuple en colère, a été encadré, géré et organisé par les leaders des réseaux ultra-nationalistes originaires de l’ouest de l’Ukraine. La plupart de ses membres ont été formés dans les camps de jeunesse d’extrême droite qui ont proliféré dans les années 2000 et transportés par cars jusqu’à Kiev. Les photos et films non censurés des manifestations de Maidan montrent une abondance d’insignes, de symboles et de portraits de nationalistes héritiers des partis qui ont dirigé l’Etat ukrainien mis en place par les nazis. Quant aux références antisémites, encore nombreuses au début du mouvement, elles ont été soigneusement expurgées afin de ne pas braquer les néoconservateurs américains proches d’Israël et les médias occidentaux.

De même, le passé compromettant des nouvelles autorités a été gommé afin de leur redonner une nouvelle virginité. Qui se souvient que le président Porochenko, présenté comme un simple homme d’affaires à succès, a été ministre aussi bien dans le gouvernement corrompu du tandem Yushchenko-Timoshenko que dans celui du président Yanukovitch? Il n’y a décidément pas que Staline qui retouchait les photos…

De fait, la formation idéologique des « héros » de Maidan qui occupent aujourd’hui les postes les plus en vue du gouvernement s’inspire directement des ultra-nationalistes des années 1920-1940 et des collaborateurs du régime ukrainien qui a exterminé les juifs et les Polonais de Volhynie en 1941-1944 – armée insurrectionnelle d’Ukraine (UPA), organisation des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera (OUN-B) – et de théoriciens racistes comme Yaroslav Stetsko, ancien premier ministre de l’Etat ukrainien en 1941 et partisan des « méthodes allemandes de dépopulation juive excluant leur assimilation ».

Les recherches montrent que nombre de ces dirigeants nationalistes ont émigré en Europe et aux Etats-Unis à la fin de la Deuxième Guerre mondiale et qu’ils ont ensuite servi de relais avec les groupes de pression occidentaux jusqu’à leur prise du pouvoir en 2014. On peut citer comme exemples la femme de l’ancien président orange Yushchenko et Nadia Diuk, vice-présidente de National Endowment for Democracy et proche de l’actuelle secrétaire d’Etat américaine Victoria Nuland, celle qui a mis au pouvoir l’ex-premier ministre Iatseniuk après Maidan.

Mais arrêtons-là. Le plus déplaisant de toute cette affaire, ce n’est ni d’avoir été trompé ni qu’on nous ait vendu des manifestants fascisants comme de bons démocrates – après tout chacun peut évoluer – mais que rien n’ait changé dans le pays. Jusqu’à quand supporterons-nous que les oligarques et la corruption continuent à sévir, que l’actuel président renie sa promesse de vendre ses entreprises, que des obus continuent à être tirés sur les populations civiles du Donbass sous prétexte de « provocations rebelles »? Il serait temps que les médias et les dirigeants européens mettent fin à cette stupéfiante hypocrisie.

Guy Mettan | 30/08/2016

Journaliste, homme politique suisse

Source : guymettan.blog.tdg.ch

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