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Le blog de Lucien PONS

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La psychopathie ukrainienne. Vol au dessus d'un nid de vipères

6 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #La France, #Terrorisme, #le nazisme, #Le fascisme

La psychopathie ukrainienne

 
Vol au dessus d'un nid de vipères
 

VOL AU DESSUS D'UN NID DE VIPÈRES

Depuis 2 ans l'Ukraine a entamé une descente aux enfers, à l'exception de la Crimée et du Donbass qui se sont rebeller par les urnes ou les armes pour se choisir un autre destin que celui de l'abjection et de la honte.

Irina Farion, qui intéresserait sans nul doute nombre de psychiatres, est est autant un exemple clinique que politique, car cette égérie hystérique n'est que le porte parole exalté d'une politique russophobe délirante qui non seulement est supporté par Kiev, cautionné par Washington mais aussi relayé par Bruxelles, jusque dans nos médias ménagers...

Il est grand temps pour nous d'écraser les vipères de Kiev et Bruxelles avant que leur venin qui se distille dans tout le corps européen n'aveugle nos esprits et nous entraîne dans une nouvelle guerre...

 

Lorsque l'on regarde dans le rétroviseur de cette Ukraine qui vit depuis 2014 le plus grand dérapage de son Histoire, on se souvient inévitablement du dossier explosif de la langue russe qui se voit ôter sa co-officialité avec la langue ukrainienne dès le lendemain du coup d'état du Maïdan, et qui va tout déclencher.
 
Si une telle réforme constitutionnelle a pu déclencher le processus dramatique que l'on connaît et la mort de plus de 10 000 personnes dans un conflit contre le Donbass, c'est qu'il s'agit "de la goutte qui a fait déborder le vase" d'une russophobie maladive.
 
Bien sûr, les parangons des "pacifiques démocrates du Maïdan" (BHL) pourront toujours ressortir de l'Histoire les dérives meurtrières d'un soviétisme totalitaire vécues par les ukrainiens, mais si le "devoir de mémoire" existe, il ne donne pour autant aucun "droit à la vengeance" et cette dernière, si elle s'exerce dans le futur, n'est alors que la manifestation d'une psychopathie génocidaire.
 
Les nouveaux maîtres de Kiev ont fait des slogans russophobes du Maïdan un programme gouvernemental délirant qui s'applique à vouloir éradiquer systématiquement toutes les traces russes laissées par l'Histoire dans ce pays qui est pourtant de ce trait d'union naturelle entre l'Est et l'Ouest. 
Ainsi depuis 2 ans, on peut observer la mise en oeuvre d'une politique d'éradication totale du caractère russe de l'Ukraine : destruction des monuments de l'époque soviétique, changement des toponymes russes, modification des programmes scolaires, interdiction des spectacles, œuvres cinématographiques ou théâtrales russes etc...mais le plus grave, stigmatisation et persécution des russophobes d'Ukraine, du parlement national jusque dans les écoles maternelles !
 
Depuis l'Antiquité la domination d'un peuple passe souvent par la destruction de sa mémoire et de sa langue qui sont les 2 arcs boutant supportant la voûte de son identité
 
Or en Ukraine, l'identité historique et culturelle russe n'est pas une propagande stalinienne, mais bien une réalité naturelle et historique depuis que le varègue Oleg fonda en 882 sur lles bords du Dniepr la "Rus de Kiev", première capitale de la Russie, et à la veille du Maidan, plus de 40 % des ukrainiens sont russophones, regroupés principalement dans le Sud Est du pays, et qui attestent de l'actualité de cette identité russo-ukrainienne.
En déclenchant une croisade contre les russophones d'Ukraine (mais surtout à travers eux contre la Russie) Kiev s'est de fait attaqué à une partie naturelle et historique de sa propre identité ! Cette politique hallucinante est donc un acte suicidaire qui ne peut aboutir qu'à une guerre civile et un démantèlement de l'intégrité territoriale... 
Ce qui est arrivé en quelques mois...
Parmi les parangons de cette croisade torquémadienne russophobe, Irina Farion en est certainement le cas psychiatrique le plus intéressant. En effet cette égérie de 52 ans affiche une haine hystérique et viscérale contre toute manifestation d'une identité russe, depuis la statue de Lénine jusqu'au prénom d'un enfant de maternelle ! 
Partout où elles passe, ses hurlements et injures russophobes détonnent rappelant jusque dans leur phrasé les vociférations d'un docteur Goebbels dont elle ne renie pas la référence.
 
Et, malheureusement ce cas clinique n'est pas isolé ni écarté du nouveau pouvoir de Kiev, au contraire, car Farion, qui est le numéro 3 du parti Svoboda (ex parti "socialiste national ukrainien") sera m^me député de la Rada, et surtout Directrice-adjointe de la "Commission du conseil sur l'éducation et la science."  !
 
Forte de ses responsabilités; Farion a engagé depuis 2 ans une véritable purge violente à l'égard des russophones, et ces déclarations délirantes et impunies témoignent bien d'une russophobie générale à tendance psychopathe d'un gouvernement ukrainien génocidaire.
 
Irina Farion lors d'un cérémonie honorant les divisions SS ukrainiennes 
Voici quelques déclarations tonitruantes de Farion :
 
"Ceux qui crient "Gloire à l'Ukraine - gloire aux héros" - sont les seuls ukrainiens libres. Ceux qui ne crient pas ces slogans sont des esclaves."
 
"Cette guerre avec la Russie est inévitable, tout à fait naturelle". "Désolé, je ne veux pas citer Hitler, mais il avait raison quand il disait que les guerres sont gagnées avant le déclenchement des hostilités."
 
"Mais le plus grand ennemi n'est pas celui qui est situé à proximité de nos frontières extérieures, notre plus grand ennemi est ici, chez nous (Farion commence une "liste des citoyens ukrainiens qui sont les ennemis de l'Ukraine:" dont les noms se terminent par "enko", puis par "uk", "yuk", "chyuk" "ishin" et "iv"...)  Voici qui sont les janissaires, les voleurs, les lèche-culs, les opportunistes, les corrompus!, Je souhaite que chacun d'entre eux soit abattu [sic] lors des élections par votre choix, chacun de ces déchets..."
 
"Nous sommes nés pour détruire Moscou!"
et récemment :
 
"C’est bien la langue ukrainienne qui doit dominer en exclusivité à Donetsk ainsi qu’à Lougansk. Pour ceux à qui cela déplait, les frontières sont ouvertes, ils n’ont qu’à prendre n’importe quelle bagnole et partir chez Poutine"
 
Ce florilège des haine et stupidité fusionnées est sans fin, aussi je le clôture avec le commentaire que cette malade mais responsable politique ukrainienne a écrit au lendemain du massacre d'Odessa du 2 mai 2014 où près de 50 manifestants pro-fédéralisation ont été brûlés dans la maison des syndicats  : "Bravo, Odessa, qu'ils brûlent en enfer"
 
 
Cette psychopathe n'est que la partie émergée d'un ensemble de tarés qui depuis 2 ans entraînent l'Ukraine dans un chaos total et une guerre civile sanglante. Mais le pire est que ce gouvernement néo-nazi est applaudi par Bernard Henri Levy, accueilli et soutenu par les gouvernements de l'Union Européenne, et qu'il est le bras armé d'une politique étasunienne qui cherche, par la crie ukrainienne qu'elle a provoqué, à servir ses intérêts militaro-industriels, à plonger l'Europe dans une nouvelle guerre fratricide...
 
 
Dans le Donbass un peuple s'est levé, incarnant la résistance et la dignité humaine, et au prix de lourds sacrifices, il a refusé la soumission et l'abjection.
Mais quand est-ce que les peuples d'Occident vont enfin ouvrir les yeux pour regarder en face et les armes à la main cette bête immonde qui de Washington à Kiev en passant par Bruxelles est de retour pour mettre notre Liberté en esclavage...
 
Car demain, si les peuples ne se réveillent pas, d'autres Farion viendront cracher leur venin jusque dans les demeures de nos enfants et nous serons alors jetés pour notre plus grande honte mais comme il se doit dans l'opprobre de l'Histoire que nous aurons lâchement sacrifiée...Il est donc grand temps d'écraser les vipères de Kiev et Bruxelles avant que leur venin qui se distille dans tout le corps européen n'aveugle nos esprits et nous entraîne dans une nouvelle guerre...
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
Dessert en forme de  "bébé russe" pour agrémenter les soirées mondaines de l'oligarchie ukrainienne
 
Sources de l'article :
 
- Vidéo YouTube, le lien : ICI
- Blog Noir de Brocéliande, le lien : ICI
- Vidéo YouTube, le lien : ICI
 
 
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Slobodan Despot : « Le traitement spécial réservé aux Russes et aux Serbes est motivé par leur insoumission »

4 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #La guerre

Slobodan Despot : « Le traitement spécial réservé aux Russes et aux Serbes est motivé par leur insoumission »

Slobodan Despot : « Le traitement spécial réservé aux Russes et aux Serbes est motivé par leur insoumission »

Slobodan Despot est écrivain et éditeur. Il a notamment publié Despotica en 2010 (Xenia) et Le miel en 2014 (Gallimard). Suisse d’origine serbe, il porte un intérêt tout particulier au monde slave. Nous avons discuté avec lui de la manière dont les médias, les politiques et les intellectuels occidentaux rendaient compte du conflit en Ukraine.

PHILITT : En 1999, l’OTAN et l’Occident ont déclenché une guerre au Kosovo en niant l’importance culturelle et historique de cette région pour le peuple serbe. Aujourd’hui, l’Occident semble ignorer l’importance de l’Ukraine pour le peuple russe. Avec 15 ans d’écart, ces deux crises géopolitiques ne sont-elles pas le symbole de l’ignorance et du mépris de l’Occident envers les peuples slaves ?

Slobodan Despot : « Le traitement spécial réservé aux Russes et aux Serbes est motivé par leur insoumission »

Slobodan Despot : La réponse est dans la question. On agit de fait comme si ces peuples n’existaient pas comme sujets de droit. Comme s’il s’agissait d’une sous-espèce qui n’a droit ni à un sanctuaire ni à des intérêts stratégiques ou politiques vitaux. Il y a certes des peuples slaves et/ou orthodoxes que l’OTAN traite avec une apparente mansuétude — Croates, Polonais, Roumains, Bulgares — mais uniquement à raison de leur docilité. On ne les méprise pas moins pour autant. Cependant, le traitement spécial réservé aux Russes et aux Serbes est motivé par leur insoumission à un ordre global dont l’Occident atlantique se croit à la fois le législateur et le gendarme. On peut déceler dans l’attitude occidentale vis-à-vis de ces deux nations des composantes indiscutables de ce qu’on appelle le racisme. Le journaliste suisse Guy Mettan publie d’ailleurs ce printemps une étude imposante et bienvenue sur la russophobie.

PHILITT : Comme l’explique Jacques Sapir, deux revendications légitimes se sont affrontées dans le cadre de la crise de Crimée : la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes et le respect de l’intégrité territoriale d’un État. Est-il possible, selon vous, de dépasser cette tension ?

Slobodan Despot : La Crimée fut arbitrairement rattachée, on le sait, à l’Ukraine par Khrouchtchev dans les années 50, à une époque où l’URSS semblait appelée à durer des siècles et où, du même coup, ses découpages intérieurs ne signifiaient pas grand-chose. L’éclatement de l’Empire a soulevé de nombreux problèmes de minorités, d’enclaves et de frontières inadéquates. La Crimée est non seulement une base stratégique de premier plan pour la Russie, mais encore une terre profondément russe, comme elle l’a montré lors de son référendum de mars 2014. Les putschistes de Kiev, sûrs de la toute-puissance de leurs protecteurs occidentaux, ont oublié de prévoir dans leur arrogance que leur renversement de l’ordre constitutionnel allait entraîner des réactions en chaîne. Or, non seulement ils n’ont rien fait pour rassurer les régions russophones, mais encore ils ont tout entrepris pour que celles-ci ne songent même plus à revenir dans le giron de Kiev.

De toute façon, le rattachement de la Crimée n’est, on l’oublie trop vite, que la réponse du berger russe à la bergère américaine, qui a jugé bon en 1999 de détacher à coup de bombes le Kosovo de la Serbie. Le bloc atlantique et ses satellites ont par la suite reconnu cet État mort-né malgré l’existence d’une résolution de l’ONU (n° 1244) affirmant clairement la souveraineté de la Serbie sur cette province. C’est au Kosovo qu’a eu lieu la violation du droit international qu’on dénonce en Crimée.

PHILITT : Concernant le conflit ukrainien, chaque camp dénonce l’action d’agents d’influence en tentant de minimiser la spontanéité des événements. Quelle est la part de réalité et de fantasme de cette lecture géopolitique ?

Slobodan Despot : Je rappellerai un cas d’école très peu connu. Toute la Crimée se souvient d’un incident gravissime survenu au lendemain du putsch de Maïdan, lorsque des casseurs néonazis bien coordonnés ont arrêté sur l’autoroute une colonne de 500 manifestants criméens revenant de Kiev, mitraillé et incendié leurs autocars, tabassé et humilié les hommes et sommairement liquidé une dizaine de personnes. Les médias occidentaux ont totalement occulté cet épisode. Comme il s’agissait de faire passer le référendum criméen pour une pure manipulation moscovite, il était impossible de faire état de cet événement traumatique survenu moins d’un mois avant le vote.

Les exemples de ce genre sont légion. Le livre très rigoureux du mathématicien français Michel Segal, Ukraine, histoires d’une guerre (éd. Autres Temps), en décompose un certain nombre en détail. Il faut reconnaître que le camp « occidentiste » a l’initiative de la « propagande contre la propagande », c’est-à-dire de la montée en épingle d’opérations d’influence supposées. Il jouit en cela d’une complaisance ahurissante des médias occidentaux. Or, dans un conflit comme celui-là, où tous les protagonistes sortent des écoles de manipulation soviétiques, les chausse-trapes sont partout et seul un jugement fondé sur la sanction des faits avérés et sur la question classique « à qui profite le crime ? » permettrait d’y voir clair. Nous en sommes loin ! Le plus cocasse, c’est que l’officialité nous sert à journée faite des théories du complot russe toujours plus échevelées tout en condamnant le « complotisme » des médias alternatifs …

Bernard-Henri Lévy

PHILITT : Dans la chaîne causale qui va de la mobilisation « humanitaire » jusqu’à l’intervention militaire, quelle est la place exacte des intellectuels qui l’approuvent ? Sont-ils de simples rouages ?

Slobodan Despot : Les intellectuels ont joué me semble-t-il un rôle bien plus important dans cet engrenage au temps de la guerre en ex-Yougoslavie. J’ai conservé les articles des BHL, Jacques Julliard, Glucksmann, Deniau etc… On a peine à croire, vingt ans plus tard, que des gens civilisés et hautement instruits aient pu tomber dans de tels états de haine ignare et écumante. Même le bon petit abbé Pierre, saint patron des hypocrites, avait appelé à bombarder les Serbes ! J’ai également conservé les écrits de ceux qui, sur le moment même, avaient identifié et analysé cette dérive, comme l’avait fait Annie Kriegel.

Aujourd’hui, à l’exception burlesque de Lévy, les intellectuels sont plus en retrait. Ils vitupèrent moins, mais s’engagent moins également pour la paix. Mon sentiment est que leur militantisme crétin au temps de la guerre yougoslave les a profondément décrédibilisés. Leur opinion n’intéresse plus personne. Du coup, dans l’actualité présente, le rôle des agents d’influence ou des idiots utiles est plutôt dévolu à d’obscurs « experts » académico-diplomatiques, souvent issus d’ONG et de think tanks plus ou moins liés à l’OTAN. Ces crustacés-là supportent mal la lumière du jour et abhorrent le débat ouvert. Il est caractéristique qu’Alain Finkielkraut ait dû me désinviter de son Répliques consacré à l’Ukraine suite à la réaction épouvantée d’un invité issu de ce milieu à la seule mention de mon nom. À quoi leur servent leurs titres et leurs « travaux » s’ils ne peuvent endurer un échange de vues avec un interlocuteur sans qualification universitaire ?

PHILITT : Bernard-Henri Lévy compare, dès qu’il en a l’occasion, Vladimir Poutine à Hitler ou encore les accords de Minsk à ceux de Munich signés en 1938. Cette analyse possède-t-elle une quelconque pertinence ou relève-t-elle de la pathologie ?

Slobodan Despot : M. Lévy a un seul problème. Il n’a jamais su choisir entre sa chemise immaculée et la crasse du monde réel. Il se fabrique des causes grandiloquentes à la mesure de sa peur et de sa solitude de garçon mal aimé errant dans des demeures vides qu’il n’a jamais osé abandonner pour mener la vraie vie selon l’esprit à laquelle il aspirait. Je le vois aujourd’hui mendier la reconnaissance par tous les canaux que lui octroie son immense fortune — journalisme, roman, reportage, théâtre et même cinéma — et ne recueillir que bides et quolibets. Et je l’imagine, enfant, roulant des yeux de caïd mais se cachant au premier coup dur derrière les basques de son père ou de ses maîtres. Dans mes écoles, on appelait ces fils-à-papa cafteurs des « ficelles » et nul n’était plus méprisé que ces malheureux-là. Aussi, lorsque j’entends pérorer M. Lévy, je ne pense jamais à l’objet de sa harangue, mais à l’enfant en lui qui m’inspire une réelle compassion.

Slobodan Despot : « Le traitement spécial réservé aux Russes et aux Serbes est motivé par leur insoumission »

PHILITT : Vous écriviez, pour annoncer une conférence qui s’est tenue à Genève le 25 février : « On a vu se mettre en place une « narratologie » manichéenne qui ne pouvait avoir d’autre dénouement que la violence et l’injustice. Si l’on essayait d’en tirer les leçons ? » Le storytelling est-il devenu la forme moderne de la propagande ?

Slobodan Despot : C’est évident. Il se développe en milieu anglo-saxon (et donc partout) une véritable osmose entre l’écriture scénaristique et l’écriture documentaire. Cas extrême : le principal « document » dont nous disposions sur l’exécution supposée de Ben Laden en 2011 est le film de Kathryn Bigelow, Zero Dark Thirty, qui a tacitement occupé dans la culture occidentale la place du divertissement et de l’analyse, et de la preuve. La réussite cinématographique de ce projet (du reste dûment distinguée) a permis d’escamoter toute une série d’interrogations évidentes.

Sur ce sujet du storytelling, nous disposons d’une enquête capitale. En novembre 1992, Élie Wiesel emmena une mission en Bosnie afin d’enquêter sur les « camps d’extermination » serbes dénoncés par la machine médiatique cette année-là. Ayant largement démenti cette rumeur, la mission Wiesel fut effacée de la mémoire médiatique. Par chance, il s’y était trouvé un homme de raison. Jacques Merlino, alors directeur des informations sur France 2, fut outré tant par l’excès de la campagne que par l’escamotage de son démenti. Il remonta jusqu’à l’agence de RP qui était à la source du montage. Son président, James Harff, lui expliqua fièrement comment il avait réussi à retourner la communauté juive américaine pour la convaincre que les victimes du nazisme de 1941 étaient devenues des bourreaux nazis en 1991. Il ne s’agissait que d’une story, d’un scénario bien ficelé. La réalité du terrain ne le concernait pas.

Les stories simplistes de ce genre ont durablement orienté la lecture de cette tragédie. Ceux qui s’y opposaient, fût-ce au nom de la simple logique, étaient bâillonnés. Le livre de Merlino, Les vérités yougoslaves ne sont pas toutes bonnes à dire (Albin Michel), fut épuisé en quelques semaines et jamais réimprimé, et son auteur « récompensé » par un poste… à Pékin !

Slobodan Despot : « Le traitement spécial réservé aux Russes et aux Serbes est motivé par leur insoumission »

PHILITT : Comment expliquer la faible mémoire des opinions occidentales ? Comment expliquer qu’elles aient « oublié » les preuves qui devaient être apportées de l’implication russe dans la destruction du MH-17 ? Le storytelling remplace-t-il, dans l’esprit du public, la causalité mécanique par une causalité purement morale ?

Slobodan Despot : Nous vivons en effet dans une époque hypermorale — ou plutôt hypermoralisante. L’identification des faits est subordonnée à l’interprétation morale qui pourrait en découler. Si, par exemple, voir des « jeunes » molester une gamine devant votre immeuble risque de vous inspirer des pensées racistes et sécuritaires, vous êtes prié de ne pas constater l’altercation et de passer votre chemin. C’est très vil au point de vue de la moralité individuelle, mais correct selon la moralité sociétale. Une même « école du regard » a été imposée au sujet de la Russie. Au lendemain de la tragédie du vol MH-17, la sphère politico-médiatique s’est mise à conspuer le président russe en personne comme s’il avait abattu l’avion de ses propres mains. Aujourd’hui, plus personne n’en souffle mot, le faisceau d’indices étant accablant pour le camp adverse. Ces dirigeants et ces personnalités publiques disposent de suffisamment de jugeote et de mémoire pour mener rondement et même cyniquement leurs propres affaires. Mais dans un contexte impliquant l’intérêt collectif, comme la guerre contre la Russie, ils abandonnent tout sens de la responsabilité et du discernement et se comportent comme des midinettes hyperventilées. Leur tartufferie n’est même plus un vice, mais une composante anthropologique. Ils réalisent le type humain totalement sociodépendant que le nazisme et le communisme ont tenté de mettre en place avant d’être coupés dans leur élan.

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Rouslan Kotsaba, un journaliste emprisonné depuis plus d'un an en Ukraine ignoré des médias français

3 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #Ukraine, #le nazisme, #la liberté, #Les média

jeudi 3 mars 2016

Rouslan Kotsaba, un journaliste emprisonné depuis plus d'un an en Ukraine ignoré des médias français

 


Le journaliste ukrainien Rouslan Kotsaba est emprisonné depuis plus d’un an maintenant pour avoir publiquement dénoncé la guerre dans le Donbass. Même si j'avais ici même dès le début dénoncé ce scandale (Voir ici et ) tout comme la chaine Youtube Thalie Thalie, l'histoire de Rouslan Kotsaba est mystérieusement passé complètement inaperçue dans les médias français pourtant si prompts parfois à se mobiliser (à juste titre) quand d'autres journalistes sont opprimés pour leurs idées dans d'autres pays du monde. Tatjana Zdanoka, députée lettonne du groupe des verts au parlement européen, a décidé de faire connaître son histoire pour exiger sa libération et la webtv TV Libertés est allé à sa rencontre...
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"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire."

3 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #la liberté, #La République, #La nation ., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #Terrorisme

Les miliciens français sont bien de retour !

 
"En ces temps d'imposture universelle,
 dire la vérité est un acte révolutionnaire."
 
George Orwell
 
 
La police française est bel et bien devenue aujourd'hui une milice politique au service d'une bien-pensance totalitaire et de plus en plus violente !
 
Au lieu de traquer le crime dans les rues de nos villes et dans nos campagnes, les forces de l'ordre sont lancés par l'oligarchie au pouvoir dans une répression hallucinante où sont bafoués les droits les plus fondamentaux et les libertés individuelles fondatrices de notre République !
 
Alors que des imams prônent ouvertement la charia dans les mosquées de France, que des migrants saccagent lesbiens publics et privés en toute impunité, que des hooligans créent des émeutes régulièrement etc... les casqués à matraque arrêtent un général venu soutenir pacifiquement l'inquiétude des habitants de Calais abandonnés à une insécurité quotidienne, profitent d'un état d'urgence obsolète pour interdire toute manifestation etc...
 
La répression semble bel et bien engagée au "pays des Droits de l'Homme", et de plus par les parangons eux mêmes d'une liberté d'expression qui se veulent héritiers de Jaurès !
 
Cette fois, c'est en Bretagne que les miliciens sont venus "marquer" un professeur mais aussi ses élèves car il avait osé présenter les relations historiques entre la France et la Russie et la politique engagée par le Président Poutine depuis son premier mandat...
 
Je ne doute pas un seul instant que ce professeur de breton ne se soit pas contenter de répéter les dogmes russophobes de la propagande de guerre, mais ait offert à ses élèves assommés par la dictature médiatique une autre version que celle des chiens de gardes de la Propagande étasunienne.
 
 
"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire" Cette pensée de George Orwell est plus que jamais d'actualité et ceux qui osent sortir des clous de la pensée unique deviennent criminels, comme ce professeur d'Histoire et de langue bretonne de Saint Anne d'Auray. Et son acte aux yeux des maîtres parisiens est devenu "crime de lèse mondialisme à connotation hérétique" ! car il ose présenter le nouveau "Diable" sous un jour différent de celui de la bien-pensance et qu'il est commis par des résistants culturels anti jacobins notoires d'une région traditionnellement rebelle. 
 
Donc, dans la France de Hollande on a le droit d'être russophobe et appeler à une guerre totale contre la Fédération de Russie comme le sinistre de Affaires Etrangères BHL par exemple, mais on n'a pas le droit de rappeler les racines communes et amitiés historiques entre nos deux pays.
 
Voilà pourquoi désormais; les laquais du système, obéissant servilement à la loi de la gamelle envoient aussitôt leurs prévôts tancer l'outrecuidance des manants osant penser par eux-mêmes.
 
Et pourtant, si je me souviens de mes cours de français et philosophie, la synthèse ne peut être conduite qu'après l'exposé d'une thèse ET d'une antithèse, car comme le rappelait Aldous Huxley, "la philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter".
 
Mais ceci, c'était dans une autre France, celle de mon père et avant lui de mes grands pères et de leurs pères qui se sont battus pour nos libertés et contre les dictatures...
Darnand doit sourire du fond de son enfer car dans la France vs UMPS les miliciens sont de retour, et il n'y a plus qu'une thèse acceptable, aujourd'hui au service de la ploutocratie mondialiste qui cherche à soumettre par la force les peuples non alignés à sa dictature mondialiste...
Cachée dans le cheval de Troie d'un antiterrorisme consensuel, la police de la pensée est aujourd'hui bel et bien à l'oeuvre dans nos belles cités, lançant ses casqués à matraque dans une chasse aux derniers hommes libres...
 
Combien de temps encore les forces de l'ordre, oubliant que dans le soie de leurs drapeaux et étendards sont inscrits les mots "Honneur et Patrie" et non "gouvernement et finance"; vont-ils continuer a obéir à ces faquins insultant nos valeurs ?
Combien de temps encore les français, oubliant les luttes et les révolutions qui ont forgé la grandeur de leur nation, vont-ils continuer à se comporter en moutons et laissant les loups les gouverner ?

C'est aux peuples natifs de se réapproprier leurs destinées, de restaurer les anciens territoires, en renversant la ploutocratie au pouvoir et en rendant aux peuples leurs limites historiques et leurs sanctuaires aujourd'hui soumis à des expansionnismes totalitaires asservissant l'Europe à des intérêts militaro-industriels outre atlantiques..
 
En attendant ce jour de la reconquête...
 
..."Garde à vous !
Thèse, thèse, thèse, thèse, et taisez-vous !"
 
Erwan Castel, volontaire français en Novorossiya
 
Auray (Morbihan) : Des élèves auditionnés par la gendarmerie 
au sujet des cours de leur professeur 
sur la Russie et Vladimir Poutine
 
Le lien de l'article : Ici
 
 
BREIZATAO – POLITIKEREZH (02/03/2016) 
 
"Ce professeur d’histoire et de langue bretonne du collège Sainte-Anne à Sainte Anne d’Auray – en Bretagne – n’en revient toujours pas. Revenant de vacances, Pascal G. a appris avec stupéfaction que ses élèves de troisième année de collège avaient été auditionnés par la gendarmerie. Motif de l’enquête ? La façon dont l’enseignant aurait présenté la Russie contemporaine durant ses cours.
 
Convocations d’élèves en série
 
Le professeur, âgé d’une quarantaine d’années, enseigne depuis une dizaine d’années dans la filière bilingue français-breton de l’établissement Saint-Anne de la ville d’Auray, dans le département du Morbihan. Celle-ci assure les cours généraux prévus par les programmes du ministère de l’Éducation, mais en langue bretonne.
 
Bien noté de ses supérieurs, les responsables de l’établissement ont été aussi surpris que lui d’apprendre les faits.
 
Le 17 février en effet, six élèves étaient convoqués par la gendarmerie d’Auray pour subir un long interrogatoire au sujet des cours dispensés par leur professeur. Les enquêteurs ont ainsi tenu à savoir ce qu’avait déclaré l’enseignant “au sujet de la Russie et de Vladimir Poutine” durant les cours d’histoire dispensés en langue bretonne par ce dernier.
 
C’est lors de la rentrée des classes que Pascal G. a été informé par ses élèves de leur mésaventure, choqués de leur expérience.
 
Cour de géopolitique contemporaine
 
Le professeur, conformément aux programmes scolaires, doit aborder “l’introduction à la géopolitique contemporaine” et notamment la situation de la Russie actuelle.
 
“J’ai d’abord fait un état des lieux de la Russie après la fin du communisme. J’ai expliqué les grandes lignes de la politique du président russe, Vladimir Poutine. Une politique qui a consisté à constituer une classe moyenne en Russie tout en s’appuyant sur le sentiment patriotique, après les années de crise de la présidence de Boris Eltsine” détaille le professeur dans un email.
 
“Je suis revenu sur les alliances entre la France et la Russie au XXème siècle, en 1914 mais aussi entre 1940 et 1945” poursuit-il.
 
“J’ai traité l’engagement russe en Syrie et en Irak contre Daech aux côtés des forces armées françaises” précise t-il.
 
“J’aborde l’histoire sur la base des faits, j’essaie d’expliquer la complexité des rapports géopolitiques afin de développer l’esprit critique des élèves. Je ne me prononce pas sur le bien-fondé ou non des actions menées par une diplomatie” conclut-il.
 
Police politique
 
Le professeur, dont les élèves ont tenu à lui manifester leur soutien, ne s’explique pas ce qui lui arrive. Il doit être entendu à son tour dans les prochains jours par la gendarmerie. Malgré ses demandes, celle-ci ne lui a pas donné de détails sur les raisons de l’enquête de police dont le caractère politique est évident.
 
Respecté par ses pairs, la hiérarchie du professeur n’a pas été davantage alertée de l’enquête. Signe de ce qu’aucune procédure disciplinaire interne n’a été entreprise.
 
La France et la Russie coopèrent en Syrie
 
 
L’action de la gendarmerie intervient alors que le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu à Moscou courant décembre 2015 afin de “coordonner” les efforts de l’armée française avec ceux de l’armée russe en Syrie. Il s’agit pour Paris et Moscou de conjuguer leurs efforts contre le groupe terroriste “Etat Islamique”, responsable des attentats sanglants de Paris, en novembre."
 
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Rapport de situation de Donetsk: Les soldats ukrainiens se tirent dessus dans le brouillard et les Géorgiens sous contrat se mutilent pour s'enfuir de l'OAT - 1er mars 2016

2 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La Russie, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #Ukraine, #l'Allemagne, #le nazisme

Rapport de situation de Donetsk: Les soldats ukrainiens se tirent dessus dans le brouillard et les Géorgiens sous contrat se mutilent pour s'enfuir de l'OAT - 1er mars 2016

"La situation sur la ligne de contact s'est détériorée. Lors de 33 violations du cessez-le-feu, l'armée ukrainienne a bombardé 186 fois le territoire de la République populaire de Donetsk," a rapporté mardi le commandant en second de l'armée de Donetsk Edouard Bassourine, en soulignant que "les forces armées ukrainiennes ne sont pas totalement prêtes à mettre en œuvre les objectifs dans des conditions météorologiques défavorables", en particulier, durant le contrôle de la 54e brigade mécanisée, "la commission du quartier général a enregistré des faits montrant que les soldats ukrainiens s'étaient bombardés mutuellement dans des conditions d'épais brouillard."

"Lors des bombardements, l'ennemi a utilisé des armes prohibées par les accords de Minsk, comme des mortiers d'un calibre de 120 mm - 26 fois, et des mortiers d'un calibre de 82 mm - 93 fois. L'ennemi a utilisé 32 fois des véhicules de combat d'infanterie, mais aussi différents types de lance-grenades, de systèmes antiaériens et d'armes légères.

Les punisseurs ukrainiens ont bombardé des localités comme Zaïtsevo, Spartak, Staromikhaylovka, Zhabichevo, Kominternovo, le territoire de l'aéroport de Donetsk, la zone du centre Volvo, et le district de Petrovsky à Donetsk, depuis des localités comme Peski, Krasnogorovka, Maryinka, Zhovanka, Vodyanoye et Opytnoye, occupées par les soldats ukrainiens.

Suite au bombardement par les Ukrainiens du district de Petrovsky à Donetsk hier soir, une jeune femme née en 1989 a été blessée.

Durant la journée écoulée, les services de renseignement des forces armées de la RPD ont enregistré de l'armement et de l’équipement militaire prohibés dans la zone tampon. Ainsi dans les localités suivantes:
- à Dzerzhinsk (à 5 km de la ligne de contact) ont été enregistrés un système d'artillerie automoteur 2S1 "Gvozdika" et un char d'assaut;
- à Novotroitskoye (à 6 km de la ligne de contact) ont été enregistrés deux chars d'assaut, deux véhicules de combat d'infanterie et deux véhicules avec des munitions à l'intérieur.

D'après les services de renseignement de la RPD, l'Ukraine continue de nettoyer le territoire dans la zone tampon. Ainsi, dans la localité de Novolouganskoye, le personnel militaire du Service de Sécurité de l'État ukrainien arrête les habitants qui ont un lien quelconque avec la RPD. Il nous a été rapporté que les gens sont emmenés hors de leur maison principalement de nuit et parfois sans vêtements chauds.

Les services de renseignement de la RPD ont enregistré que les forces armées ukrainiennes ne sont pas totalement prêtes à mettre en œuvre les objectifs dans des conditions météorologiques défavorables. En particulier, durant le contrôle de la 54e brigade mécanisée, en charge des points de passage, la commission du quartier général a enregistré des faits montrant que les soldats ukrainiens s'étaient bombardés mutuellement dans des conditions d'épais brouillard.

Ainsi, dans la zone de la localité de Drouzhba, pendant l'occupation des secteurs d'attente, à cause d'actions non coordonnées et d'erreurs du commandement des 30e et 54e brigades mécanisées, les unités ont bombardé leurs propres positions avec des armes légères de gros calibre. Le même genre de bombardement a eu lieu dans la zone de la localité de Krasnoye, où les soldats des 16e et 58e brigades mécanisées ont tiré sur le poste défensif voisin. Ces mesures préparatoires du contrôle ont fait un blessé parmi les soldats des forces armées ukrainiennes.

Les services de renseignement de la RPD ont aussi enregistré un bombardement entre soldats ukrainiens dans la zone des localités de Kominternovo et Vodyanoye.

Les soldats de l'unité nazie "Aïdar" ont ouvert le feu avec des mortiers et des armes lourdes contre les soldats de la 56e brigade mécanisée des forces armées ukrainiennes. Suite aux tirs de réponse contre les unités "Aïdar", plusieurs véhicules chenillés et véhicules de combat d'infanterie ont été détruits.

Il y a des procédures établies par les commandants de l'unité "Aïdar" pour le fait de perdre de l'équipement militaire. Nous pouvons supposer que personne ne sera tenu pour responsable pour la perte de l'équipement militaire et la commission le mettra sur le compte d'attaques infructueuses contre l'armée de la République populaire de Donetsk.

Dans la zone de la localité de Pervomaisk, nous avons enregistré des faits d'auto-mutilation parmi les Géorgiens sous contrat servant dans les forces armées ukrainiennes, visant à recevoir une considération matérielle puis un retrait ultérieur de la zone de l'OAT. Les conditions de service insupportables en sont la raison et des conflits avec les soldats des unités ukrainiennes nazies ont été enregistrés.

Dans les unités de la 54e brigade de reconnaissance des forces armes ukrainiennes, déployées dans la localité de Chasovyar, nous avons enregistré une attitude brutale des commandants envers leurs subordonnés. Des faits de nouveaux soldats servant sur une base contractuelle battus à leur arrivée ont été enregistrés. Les activistes de la 54e brigade préparent une rébellion contre leurs commandants et vont révéler leur attitude criminelle envers leurs subordonnés.

Je voudrais enfin attirer votre attention sur le travail de la MSS de l'OSCE. D'après les rapports sur les résultats du travail de la MSS de l'OSCE dans le Sud-Est de l'Ukraine, présentés quotidiennement dans ses quartiers généraux, nous pouvons en conclure que certains observateurs accomplissent leur devoir avec bassesse et consentent grandement à la situation," a indiqué Bassourine.

Commandant en second Edouard Bassourine, traduction officielle depuis l'anglais par Úlfdís Haraldsdóttir

Agence DONi News

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Rapport de situation de Donetsk: Concours sanglants et chaos au sein des FAU sur fond de préparation cachée pour une offensive - 29 février 2016

1 Mars 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #l'Allemagne, #La Russie, #AMERIQUE, #le nazisme, #L'OTAN., #Europe supranationale

"La situation dans la République populaire de Donetsk reste tendue. Durant la semaine écoulée, la partie ukrainienne a violé 164 fois le cessez-le-feu, et bombardé 668 fois le territoire de la République, y compris 343 bombardements avec des armes lourdes. Durant la journée écoulée, l'armée ukrainienne a bombardé 273 fois le territoire de la République au cours de 25 violations du cessez-le-feu," a rapporté lundi le commandant en second de l'armée de Donetsk Edouard Bassourine, en soulignant que "les autorités politiques et militaires ukrainiennes se sont retirées de la mise en œuvre des accords signés et de l'évolution de la situation vers la résolution pacifique du conflit", et "sous couvert de leurs rotations, essayent de cacher la véritable situation sur la ligne de contact, et, très probablement, les préparatifs d'une offensive contre la RPD", "incluant des formes cyniques d'encouragement des soldats", alors que "les observateurs de l'OSCE rapportent aussi l'occupation systématique de localités et le transport d'armes et d'équipement militaire par les soldats ukrainiens dans la zone tampon." "En annonçant des victoires fictives, les autorités militaires essayent de rehausser le prestige des forces armées ukrainiennes et de cacher tout le chaos qui existe dans les unités," a indiqué Bassourine.

"Les bombardements les plus intensifs, y compris ceux impliquant des armes lourdes prohibées par les accords de Minsk, ont été menés contre les localités de Zaïtsevo, Spartak, Staromikhaylovka, Zhabounki, Dokouchaevsk, Vesyoloye, la zone de l'aéroport et le centre Volvo, ainsi que les districts de Petrovsky et Kouibyshevsky à Donetsk.

Lors des bombardements, l'ennemi a utilisé 14 fois des mortiers de 120 mm, 143 fois des mortiers de 82 mm, dont 122 obus tirés sur la localité de Kominternovo. L'ennemi a aussi utilisé 86 fois des véhicules de combat d'infanterie, ainsi que différents types de lance-grenades, des systèmes antiaériens et des armes légères.

D'après la mission de l'OSCE, dans les sites de stockage des armes et de l'équipement ukrainiens, les observateurs ont enregistré l'absence de quatre lance-roquettes multiples "Ouragan" de 220 mm, 12 lance-roquettes multiples "Grad" BM-21 de 122 mm, sept obusiers MSTA-B de 152 mm, 44 chars d'assauts, quatre mortiers et un canon antichar D-44 de 85 mm. Ce n'est pas la première fois qu'est aussi notée la présence d'armes et d'équipement non enregistrés auparavant. Les observateurs de l'OSCE rapportent aussi l'occupation systématique de localités et le transport d'armes et d'équipement militaire par les soldats ukrainiens dans la zone tampon.

Toutes les violations enregistrées par la mission de l'OSCE dans les sites de stockage des armes et équipements militaires ukrainiens sont ignorées et, comme nous pouvons le voir dans les rapports de l'OSCE, aucune décision n'est prise à leur sujet. En d'autres termes, les autorités politiques et militaires ukrainiennes se sont retirées de la mise en œuvre des accords signés et de l'évolution de la situation vers la résolution pacifique du conflit. Je voudrais attirer votre attention sur le fait que l'aggravation de la situation militaire et politique dans le Donbass a habituellement lieu à la veille d'une réunion des ministres des Affaires étrangères au format Normandie.

Ce sont les civils qui souffrent toujours d'une telle politique et de l'échec de la misse en œuvre des accords. Le concours sanglant entre les commandants des divisions bombardant les localités pacifiques a déjà porté ses résultats. Durant la semaine écoulée, quatre soldats des forces armées de la RPD sont morts et un autre a été blessé. Parmi les civils, trois personnes ont été blessées et deux enfants ont eu une commotion cérébrale suite à l'explosion d'obus ukrainiens.

Les activités des unités des forces spéciales du ministère de l'Intérieur ukrainien visant à identifier et arrêter les informateurs de la RPD près de la ligne de contact ont abouti à la disparition de deux personnes, un homme et une femme dans la zone de la localité de Zhovanka.

Nos services de renseignement continuent d'enregistrer des mouvements constants de l'équipement des FAU dans les directions de Gorlovka, Donetsk et Marioupol, à la fois vers les localités de la zone de l'OAT et tout le long de la ligne de contact. Après avoir analysé le transport des soldats et de l'équipement militaire, nous pouvons en conclure que les autorités politiques et militaires ukrainiennes, sous couvert de leurs rotations, essayent de cacher la véritable position des unités sur la ligne de contact et la présence là-bas d'armes prohibées; en d'autres termes, une violation des accords de Minsk sur le retrait des armes, et, très probablement, les préparatifs d'une offensive contre la RPD.

Dans le même temps, en parallèle à de telles mesures, les autorités ukrainiennes donnent de fausses informations à propos d'une augmentation du nombre d'attaques de la part des forces armées de la RPD et trompent les représentants de la mission de l'OSCE, en accusant la RPD de ne pas respecter les accords de Minsk. Les représentants ukrainiens auprès du CCCC y contribuent pleinement. Ils continuent de fournir de fausses informations sur ce qui se passe dans la zone de conflit, montrant en particulier, des rapports vidéos et photos de prétendus bombardements menés depuis le territoire de la RPD. Je voudrais vous rappeler que dans les villes de Donetsk et Gorlovka, il n'y a pas de représentants de la partie ukrainienne au sein du CCCC. Pour autant que nous le sachions, la partie ukrainienne ne veut pas d'eux dans ces zones afin de continuer à mentir cyniquement et à inventer différentes excuses pour ses actions visant à interrompre les accords de Minsk.

D'après une interception radio, le commandement ukrainien continue de montrer une attitude cynique envers ses propres troupes. En particulier, un représentant du service du personnel des FAU du ministère de la Défense est arrivé dans la 28e brigade mécanisée et a amené plus d'une centaine de médailles "Pour leur courage en captivité". Cela a provoqué une réaction mitigée du commandant de la brigade qui a frappé le représentant en question. Ce fait indique que le commandement ukrainien se moque ouvertement de ses soldats et ne recule devant rien, pas même des formes cyniques d'encouragement des soldats, car la captivité est une honte pour tout soldat et rien d'autre.

Récemment, ont eu lieu des enfumages plus fréquents de la partie ukrainienne à propos de la prétendue occupation des localités de Zaïtsevo et Shirokino, avec même quelques preuves qui ont été présentées. Je voudrais vous rappeler que les forces armées de la RPD ont quitté unilatéralement la localité de Shirokino afin de faire baisser la tension dans la direction du Sud. Alexander Hug avait donné sa parole qu'une zone démilitarisée serait créée dans cette localité, et que seuls les civils pourraient y rester. Les autorités ukrainiennes essayent de cacher l'orgie en cours dans les unités des FAU. Il y a des affrontements ouverts entre bataillons nationalistes et unités des FAU survenant sur fond de mauvais approvisionnement financier et de redistribution des sphères d'influence dans les localités et aux points de passages dans la zone de l'OAT et tout le long de la ligne de contact. Je crois qu'en annonçant des victoires fictives, les autorités militaires essayent de rehausser le prestige des forces armées ukrainiennes et de cacher tout le chaos qui existe dans les unités.

Jusqu'à ce que la partie ukrainienne commence à appliquer les accords de Minsk, la paix sur la terre du Donbass est hors de question," a indiqué Bassourine.

Commandant en second Edouard Bassourine, traduction officielle depuis l'anglais par Úlfdís Haraldsdóttir

Agence DONi News

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Les Etats-Unis préparent-ils une « révolution de couleur » en Russie?

29 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #AMERIQUE, #La guerre, #Terrorisme, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #L'OTAN.

Les Etats-Unis préparent-ils une « révolution de couleur » en Russie?

Les Etats-Unis préparent-ils une « révolution de couleur » en Russie?

Par Moon of Alabama le 28 février 2016

Etats-Unis Russie Syrie Ukraine

Via l’ancien ambassadeur indien M K Bhadrakumar, nous apprenons que le gouvernement russe se prépare à affronter une tentative de « révolution colorée », lors des élections parlementaires en septembre :

« La réunion annuelle du Service fédéral de sécurité de Russie (FSB), l’organisation qui a succédé au KGB soviétique, est une excellente occasion de prendre la température des relations « Est-Ouest ». (Le cliché de la guerre froide se révèle utile une fois de plus.) Le discours habituel du président Vladimir Poutine lors de la réunion du FSB, vendredi, à Moscou, a couronné cet événement.

Il a fait une annonce sensationnelle , à savoir que le FSB était en possession d’informations précises selon lesquelles on élaborerait en Occident des plans pour provoquer de l’agitation politique en Russie, pendant la période qui précède les importantes élections législatives d’octobre. Poutine a évité d’utiliser l’expression « révolution de couleur », mais il y a fait implicitement référence. »

Les différents services américains et les néo-conservateurs du Département d’Etat aimeraient certainement fomenter des révoltes en Russie. Mais il y a très peu de chances qu’un putsch réussisse à Moscou. Il n’y a pas d’opposition efficace au gouvernement actuel, et quelques difficultés économiques n’inciteront pas les Russes à prendre l’état d’assaut. Ils auraient pendu Eltsine plus d’une fois, si c’était le cas.

Ce serait beaucoup plus facile si Washington acceptait la Russie telle qu’elle est et lui faisait un peu de place sur l’échiquier politique international. Mais cela n’arrivera jamais, n’est-ce pas ?

En fait, le scénario qui se dessine ici, en ce qui concerne les relations russo-américaines pour le reste de la présidence de Barack Obama, est plutôt sinistre. Le problème principal de la Russie actuellement, c’est que les États-Unis interfèrent dans sa politique interne en vue de créer des dissensions politiques qui affaibliraient le Kremlin, l’obligeant à adopter des politiques en harmonie avec les stratégies régionales et mondiales américaines.

Les États-Unis ne peuvent pas accepter une Russie (ou tout autre pays) en mode nationaliste, soufflant un puissant vent contraire à ses stratégies mondiales.

La victoire de Trump ou Sanders à la présidence des Etats-Unis pourrait se traduire par des relations plus amicales avec Moscou. Mais il y a beaucoup de monde dans les diverses bureaucraties, en particulier au Pentagone, dont les crédits dépendent d’une relation hostile avec la Russie (et la Chine). Il sera difficile de les réduire au silence. Cela augmente la difficulté de résoudre les crises en cours en Syrie et en Ukraine:

« Poutine a prévenu que Moscou écrasera dans l’œuf toute tentative américaine de susciter de l’agitation politique en Russie. On peut faire confiance à Poutine pour qu’il le fasse. Cependant, la grande question demeure : comment des conflits régionaux tels que la Syrie ou l’Ukraine pourraient-ils faire l’objet d’un traitement approprié quand les deux grandes puissances sont enfermées dans une lutte existentielle? »

Si les États-Unis essayaient vraiment de créer des troubles autour des élections à Moscou, nous pouvons nous attendre à une intensification des conflits dans les deux théâtres d’opérations d’Ukraine et de Syrie, au cours de l’été. Ne serait-ce que pour intensifier le message « Poutine est le Mal » que les médias « occidentaux » sont sommés de propager dans leurs populations.

Moon of Alabama | 27 février 2016

Article original : http://www.moonofalabama.org/2016/02/is-the-us-preparing-a-color-revolution-in-russia.html

Traduction : Dominique Muselet

Source : http://arretsurinfo.ch/les-etats-unis-preparent-ils-une-revolution-de-couleur-en-russie/

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Maria Zakharova à RT : «Nous n’avons plus le temps de jouer, les terroristes sont déjà parmi nous»

28 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Turquie, #AMERIQUE, #La Russie, #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme, #Europe supranationale

Source : Youtube, 21-02-2016

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La Russie a été durement critiquée pour sa campagne contre Daesh et accusée par les médias occidentaux d’avoir provoqué des morts civils lors de ses frappes en Syrie. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères était l’invitée de l’émission «In the Now» pour répondre à ses diverses accusations et pour livrer son point de vue de la situation internationale actuelle.

Source : Youtube, 21-02-2016

44 réponses à Maria Zakharova à RT : «Nous n’avons plus le temps de jouer, les terroristes sont déjà parmi nous»

Commentaire recommandé

DUGUESCLIN Le 28 février 2016 à 05h55

La Russie n’a pas la culture des super héros invincibles, des “rambos” qui partent faire la guerre partout dans le monde vaincre tous les méchants de la planète.
Ils ne sont ni conquérants ni agresseurs. Ce qu’ils veulent, c’est vivre en paix, que les hommes se respectent entre eux.
Mais ce que les atlantistes ne veulent pas voir, c’est qu’il est dans la mentalité russe de défendre leur patrie au prix de leur vie.
Celui qui se défend trouve en lui-même la force de combattre parce qu’il n’a pas d’autre choix qu’un agresseur n’a pas car son combat n’est pas motivé par la justice.
Si l’armée russe est aussi forte ce n’est pas pour agresser qui que ce soit mais pour préserver la paix dans leur pays. Les russes n’aiment pas la guerre, mais ils la font totalement si on les y contraint.
C’est parce que je vais régulièrement en Russie que je peux recueillir ce que je rapporte.

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[Pépite] Que l’Europe remette Poutine à sa place, par Guy Verhofstadt

26 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La France, #Europe supranationale, #La Russie, #La Turquie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine

La PÉPITE du jour, dans le quotidien économique français.

Bien entendu, une telle charge coordonnée contre Poutine, venant de plusieurs endroits avec les mêmes éléments de langage (c’est pour cela que je les reprends ici) n’est pas anodine.

Source : Les Echos, Guy Verhofstadt, 23-02-2016

Morgestraich carnival parade, Basel, Switzerland - 15 Feb 2016

Pour Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE au Parlement européen, Vladimir Poutine exacerbe les crises qui frappent l’Europe. L’heure est venue de contrer l’agressivité du président russe.

La stabilité de l’Europe est actuellement mise à l’épreuve au travers d’au moins six crises majeures : chaos régional principalement lié à la guerre en Syrie, risque de sortie britannique hors de l’UE , afflux de réfugiés d’une ampleur inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, difficultés financières non résolues, expansionnisme russe, et retour du nationalisme dans la vie politique.

Or, c’est tout à fait sciemment que le président russe Vladimir Poutine vient exacerber au moins quatre de ces crises. Outre le comportement aventuriste dont il fait preuve en Ukraine, Poutine ne cesse d’instiller de l’obstructionnisme dans la politique européenne en soutenant les partis populistes et eurosceptiques, d’ attiser le conflit au Moyen-Orient via son intervention militaire en Syrie, et par voie de conséquence d’aggraver la crise des réfugiés. L’heure est venue pour l’UE d’ouvrir les yeux face à la menace que représente Poutine, et de commencer à contrer l’agression initiée par le président russe.

En effet, cette propagation du nationalisme à laquelle nous assistons aujourd’hui en Europe s’explique notamment par le fait que la Russie finance les partis politiques d’extrême droite, dont la montée en puissance empêche l’Europe d’élaborer une réponse collective à la crise des réfugiés. Au Royaume-Uni, cette formation pro-Poutine qu’est le Parti pour l’indépendance vient talonner de très près le Premier ministre David Cameron, ce qui conduit le gouvernement à refuser de prendre en charge sa juste part de réfugiés. De même, la Suède a pris la décision de fermer ses frontières, en réaction à des sondages de plus en plus favorables à l’extrême droite des Démocrates de Suède. Et ce malheureux constat s’observe sur tout le continent.

Ah pardon, je pensais que c’était juste que les citoyens n’avaient pas envie d’accueillir des immigrés…

Vladimir Poutine entrave le processus de paix

Dans le même temps, Poutine veille à saboter les efforts de la communauté internationale visant à négocier une solution politique au conflit syrien, principale cause de la crise des réfugiés. L’appui de la Russie aux interventions militaires du gouvernement syrien à Alep vient entraver le processus de paix, qui dépend d’une coopération entre acteurs mondiaux, puissances régionales et forces d’opposition modérées, que Poutine ne cesse de bombarder.

Qu’est ce que je rirais si ces crétins ne poussaient pas au conflit…

Amis jeunes, c’est à cause de gens comme ça que vous ne connaitrez pas la paix toute votre vie – observez bien.

Le 15 février, d’après les Nations Unies, au moins 50 personnes parmi lesquelles des femmes et des enfants auraient perdu la vie dans plusieurs frappes de missiles sur des écoles et des hôpitaux dans le nord de la Syrie. Le gouvernement français a qualifié à juste titre ces attaques de « crime de guerre ». La Russie a pour sa part nié toute implication, bien que des fragments de missiles de fabrication russe aient été retrouvés sur place. L’association humanitaire Médecins Sans Frontières a expliqué que seuls la Russie ou le gouvernement syrien pouvaient être derrière ces attaques.

Je n’ai pas le temps de vérifier, mais il faudra qu’on m’explique depuis quand un type bombardé au sol peut savoir qui l’a bombardé – j’aurais pensé que des AWACS ou satellites auraient pu fournir des informations fiables, mais je pense (et comme pour le MH17) qu’au XXIe siècle, on va finir par demander à tout le monde de mettre une webcam à sa fenêtre, les militaires n’ayant a priori jamais les moyens de savoir quoi que ce soit.

Par ailleurs, d’après le Comité international de la Croix-Rouge, les combats menés autour d’Alep aurait contraint au déplacement environ 50.000 personnes. Beaucoup de ces Syriens désespérés – ceux qui pour la plupart ne pouvaient pas financièrement se permettre de fuir jusqu’à présent – prendront la route de la Turquie et de l’Europe.

La Russie largue ses bombes aux endroits mêmes où Poutine affirme soutenir un cessez-le-feu. De toute évidence, la parole du président russe n’a aucune valeur, comme l’illustrent les antécédents du Kremlin en Ukraine.

À l’heure où l’attention des États-Unis se trouve captée par la campagne présidentielle , les dirigeants de l’Europe se retrouvent esseulés tandis que l’Ours russe ronge la porte du continent.

Pôvre petit chou qui n’a pu papa pour le protéger !

Ca, c’est de l’Europe puissance !

L’heure est venue de prendre des mesures immédiates.

Aux aaaaaaaaaaaaaaaarmes citoyens; formeeeeeeeeeez…

Des mesures fortes

Il s’agirait tout d’abord pour les gouvernements européens de mettre rapidement un terme à ce mécanisme par lequel la Russie finance un certain nombre de partis politiques en Europe, en sollicitant si nécessaire l’aide de la CIA pour déterminer la manière dont ces fonds sont transférés.

Celle là, c’est cadeau tant c’est énorme, ne me remerciez pas.

(au passage, je rappelle que l’histoire du FN, c’est un parti politique français à qui les v=babques françaises refusent de preter de k’a

Cet effort devra se poursuivre jusqu’à ce que ces pipelines qui approvisionnent les partis européens en argent russe soient coupés une bonne fois pour toutes.

Deuxièmement, l’UE doit se préparer à imposer de plus lourdes sanctions économiques à la Russie. La résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui fixe la feuille de route du processus de paix en Syrie, contraint l’ensemble des acteurs, y compris la Russie, à cesser toute frappe aveugle à l’encontre de civils. Si la Russie manque à cette obligation, ces sanctions devront être déclenchées.

Si c’est les occidentaux, aussi.

Troisièmement, il est nécessaire que l’UE œuvre aux côtés de la Turquie et d’autres acteurs régionaux

Non, je rêve, il n’a pas écrit ça ? Pas les parrains de Daech qui sont en train de bombarder la Syrie là ? On peut le tondre ?

Troisièmement, il est nécessaire que l’UE œuvre aux côtés de la Turquie et d’autres acteurs régionaux afin d’établir des zones de refuge au niveau de la frontière turco-syrienne, en direction desquelles se dirigent les populations déplacées d’Alep et d’ailleurs. Bien que cette démarche présente un certain risque, elle n’offre actuellement aucune alternative crédible.

Si, on arrête de soutenir les barbares, et on laisse le gouvernement syrien reprendre la ville en quelques jours – après on verra, mais les afflux de réfugiés cesseront.

Enfin, l’Europe doit cesser de faciliter la tâche de Poutine,

C’est vrai que je sentais l’UE un peu molle du genou là, avec toute cette russophilie ambiante…

et appliquer une approche collective face à l’afflux de réfugiés. Dans le cadre de cette réponse d’urgence, garde-côtes et police aux frontières européennes doivent être mis en place, avec pour mission d’aider la Grèce à gérer ses propres frontières, ainsi que de sauver des vies humaines et de traiter les nouvelles arrivées.

Dans le même temps, les fonds de l’UE doivent être utilisés afin d’améliorer les conditions de vie dans les camps de réfugiés en Turquie, en Jordanie et ailleurs, afin d’offrir aux résidents de ces camps un minimum d’espoir de satisfaction de leurs besoins essentiels. Et effectivement, les dirigeants européens doivent consentir à prendre en charge leur juste charge d’individus dans le besoin, en permettant aux réfugiés de demander asile dans l’UE directement à partir du pays dans lequel ils résident actuellement.

George Soros a eu raison d’affirmer récemment que le plus grave menace à long terme pour la stabilité de l’UE n’était autre que la Russie. Il est toutefois dans l’erreur lorsqu’il annonce un scénario dans lequel l’UE serait vouée à fléchir, pour finalement s’effondrer sous les poids des multiples crises auxquelles elle est confrontée. Il est temps que l’Europe s’affirme, qu’elle tire parti de sa puissance économique, et qu’elle en fasse bon usage afin de remettre Poutine à sa place.

bah, après tout, ces gens prenant sans cesse les USA comme modèle, il est clair que la guerre est au bout de chemin.

Cet article est publié en collaboration avec Project Syndicate 2016 – Que l’Europe remette Poutine à sa place

Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE au Parlement européen et ancien Premier ministre belge

Source : Les Echos, Guy Verhofstadt, 23-02-2016

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La vision de Kissinger sur les relations américano-russes

26 Février 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Source : The National Interest, le 04/02/2016

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La Russie devrait être perçue comme un élément essentiel de tout nouvel équilibre global.

Henry A. Kissinger

Le 4 février 2016

Entre 2007 et 2009, Evgueni Primakov et moi-même avons présidé un groupe composé de ministres d’État à la retraite, de hauts fonctionnaires et de chefs militaires de Russie et des États-Unis, incluant certains d’entre vous présents aujourd’hui. Son objectif était d’atténuer les aspects antagonistes des relations États-Unis-Russie et d’étudier les opportunités d’approches coopératives.

En Amérique, il était décrit comme un “Track II group”, ce qui signifie qu’il était bipartite et encouragé par la Maison-Blanche à explorer mais non à négocier en son nom. Nous avions alterné des réunions dans chacun des pays. Le président Poutine a reçu le groupe à Moscou en 2007, et le président Medvedev en 2009. En 2008, le président George W. Bush a rassemblé une grande partie de son équipe pour la sécurité nationale dans la salle du Cabinet pour un dialogue avec nos invités.

Tous les participants avaient occupé des postes à responsabilité durant la Guerre Froide. Pendant les périodes de tension, ils avaient fait valoir l’intérêt national de leur pays comme ils le comprenaient. Mais ils avaient aussi appris par l’expérience des périls d’une technologie menaçant la vie civilisée et évoluant dans une direction qui, en période de crise, pourrait perturber toute activité humaine organisée. Des soulèvements surgissaient tout autour du globe, amplifiés en partie par différentes identités culturelles et la confrontation d’idéologies. Le but de l’initiative Track II était de surmonter les crises et d’explorer des principes communs à l’ordre mondial.

Evgueni Primakov était un partenaire indispensable dans cette initiative. Son esprit analytique aiguisé combiné à une large compréhension des tendances mondiales acquise au cours des années qu’il a passées à proximité et finalement au centre du pouvoir, et sa grande dévotion à son pays ont amélioré notre réflexion et aidé à la quête d’une vision commune. Nous n’étions pas toujours d’accord, mais nous nous respections toujours. Nous le regrettons tous et moi personnellement en tant que collègue et ami.

Je n’ai pas besoin de vous dire que nos relations aujourd’hui sont bien pires que ce qu’elles étaient il y a une décennie. En effet, elles sont certainement le pire de ce qu’elles ont été avant que ne se termine la guerre froide. La confiance mutuelle s’est dissipée de part et d’autre. La confrontation a remplacé la coopération. Je sais que ces derniers mois, Evgueni Primakov cherchait des moyens de surmonter cette inquiétante situation. Nous honorerions sa mémoire en faisant nôtre cette démarche.

A la fin de la guerre froide, les Russes et les Américains avaient une vision d’un partenariat stratégique modelé par leurs récentes expériences. Les Américains espéraient qu’une période de réduction des tensions conduirait à une coopération productive sur les enjeux planétaires. La fierté russe dans leur rôle de modernisation de leur société fut tempérée par leur malaise face à la transformation de leurs frontières et par la constatation des tâches monumentales à venir en termes de reconstruction et redéfinition. Des deux côtés, beaucoup comprenaient que les destins de la Russie et des États-Unis restaient étroitement entrelacés. Maintenir une stabilité stratégique et empêcher la prolifération des armes de destruction massive devenaient une nécessité grandissante, tout comme l’était la construction d’un système de sécurité pour l’Eurasie, spécialement le long des contours étirés de la Russie. De nouvelles perspectives s’ouvraient en matière de commerce et d’investissement ; la coopération en matière d’énergie était en haut de la liste.

Malheureusement, le rythme du bouleversement mondial a dépassé les capacités de la diplomatie. La décision d’Evgueni Primakov en tant que Premier ministre, durant un vol au-dessus de l’Atlantique en direction de Washington, d’ordonner à son avion de faire demi-tour et de retourner à Moscou pour protester contre le début des opérations de l’OTAN en Yougoslavie était symbolique. Les espoirs initiaux qu’une étroite coopération dans les premières phases de la campagne contre al-Qaïda et les Talibans en Afghanistan pourraient mener à un partenariat sur un éventail plus large de problèmes s’affaiblissaient dans le tourbillon des disputes sur la politique au Moyen-Orient, puis se sont effondrés avec les manœuvres militaires russes dans le Caucase en 2008 et en Ukraine en 2014. Les efforts les plus récents pour trouver un terrain d’entente sur le conflit en Syrie et pour réduire les tensions en Ukraine ont peu changé l’accroissement du sentiment d’éloignement.

Le récit prévalant dans chaque pays rejette la totalité du blâme sur l’autre, et dans chaque pays il y a une tendance à la diabolisation, si ce n’est de l’autre pays, du moins de ses dirigeants. Comme les problèmes de sécurité nationale dominent le dialogue, une partie de la méfiance et des suspicions provenant de la lutte acharnée durant la guerre froide a resurgi. Ces sentiments ont été exacerbés en Russie par la mémoire de la première décennie post-soviétique lorsque la Russie souffrait d’une vertigineuse crise politique et socio-économique, alors que les États-Unis bénéficiaient de leur plus longue période ininterrompue de développement économique. Tout cela causa des divergences politiques sur les Balkans, l’ancien territoire soviétique, le Moyen-Orient, l’expansion de l’OTAN, les ventes d’armes et de défense anti-missile au point de submerger les perspectives de coopération.

Peut-être plus important encore a été le fossé fondamental entre les conceptions historiques. Pour les États-Unis, la fin de la guerre froide représentait une justification de sa foi traditionnelle en une inévitable révolution démocratique. Ils visualisaient l’expansion d’un système international gouverné essentiellement par des règles juridiques. Mais l’expérience passée de la Russie est plus compliquée.

Pour un pays sur lequel avaient marché des armées étrangères depuis des siècles venant aussi bien de l’Est que de l’Ouest, la sécurité nécessitera toujours d’avoir une fondation géopolitique aussi bien que légale. Lorsque sa frontière de sécurité se déplace de 1 000 miles de l’Elbe vers Moscou, à l’est, la perception par la Russie de l’ordre mondial renfermera une inévitable composante stratégique. Le défi de notre époque est de fusionner deux points de vue – le juridique et le géopolitique – dans une conception cohérente.

De cette manière, paradoxalement, nous nous trouvons confrontés à nouveau à un problème essentiellement philosophique. Comment pour les États-Unis travailler avec la Russie, un pays qui ne partage pas l’ensemble de ses valeurs mais est une indispensable composante de l’ordre international ?

Comment pour la Russie mettre en pratique ses intérêts en matière de sécurité sans déclencher des alarmes dans sa périphérie et accumuler les adversaires. La Russie peut-elle gagner une place respectée dans les affaires mondiales avec lesquelles les États-Unis sont à l’aise ? Les États-Unis peuvent-ils poursuivre leurs valeurs sans être perçus comme menaçant de vouloir les imposer ? Je n’essaierai pas de proposer des réponses à toutes ces questions. Mon objectif est d’encourager une initiative pour les explorer.

Beaucoup de commentateurs, russes et américains, ont rejeté la possibilité que les É-U et la Russie collaborent à un nouvel ordre mondial. Selon eux, les États-Unis et la Russie sont entrés dans une nouvelle guerre froide.

Le danger aujourd’hui est moins le retour à une confrontation militaire que la consolidation dans les deux pays d’une prophétie en cours de réalisation. Les intérêts à long terme des deux pays appellent à un monde qui transforme les actuelles turbulences et fluctuations en un nouvel équilibre de plus en plus multipolaire et globalisé.

La nature de la tourmente est en soi sans précédent. Jusque récemment, les menaces internationales mondiales étaient identifiées grâce à l’accumulation de pouvoir par un État dominant. Aujourd’hui les menaces proviennent plus fréquemment de la désintégration de pouvoir étatique et du nombre grandissant de territoires non gouvernés. Cette propagation du vide de pouvoir ne peut être gérée par aucun État, peu importe sa puissance, sur une échelle exclusivement nationale. Cela requiert une coopération durable entre les États-Unis et la Russie, et d’autres grandes puissances. Par conséquent, les éléments de compétition, dans le cadre des conflits traditionnels du système interétatique, doivent être contenus afin que la compétition soit maintenue dans certaines limites et crée les conditions qui empêchent que cela ne se reproduise.

Il y a, comme nous le savons, de nombreux problèmes décisifs devant nous, l’Ukraine et la Syrie sont les plus immédiats. Durant ces dernières années, nos pays ont engagé des discussions épisodiques sur ces questions sans progrès notable. Ce n’est pas surprenant, car les discussions se sont déroulées en dehors du cadre d’un accord stratégique. Chacun de ces problèmes spécifiques est l’expression d’un autre problème stratégique plus large. L’Ukraine a besoin d’être incorporée à la structure de l’architecture internationale et européenne de sécurité de telle façon qu’elle serve de pont entre la Russie et l’Occident, plutôt que de poste avancé de chaque côté. Concernant la Syrie, il est clair que les factions locales et régionales ne peuvent trouver une solution par elles-mêmes. Des initiatives russo-américaines compatibles coordonnées avec d’autres grandes puissances pourraient créer un modèle de solutions pacifiques au Moyen-Orient et peut-être ailleurs.

Toute initiative pour améliorer les relations doit inclure un dialogue sur l’ordre mondial émergent. Quelles sont les tendances qui érodent l’ancien ordre et formatent le nouveau ? Quels défis les changements posent aux intérêts nationaux et russes et américains ? Quel rôle chaque pays veut-il jouer dans la mise en forme de cet ordre, et quelle position peut-il raisonnablement et finalement espérer occuper dans ce nouvel ordre ? Comment concilions-nous les conceptions très différentes de l’ordre mondial qui se sont développées en Russie et aux États-Unis – et chez d’autres grandes puissances – en fonction de l’expérience historique ? Le but devrait être de développer une conception stratégique des relations russo-américaines dans laquelle les points de discorde pourraient être gérés.

Dans les années 60 et 70, je percevais les relations internationales comme une relation essentiellement antagoniste entre les États-Unis et l’Union soviétique. Avec l’évolution de la technologie, une conception de stabilité stratégique que les deux pays pouvaient mettre en œuvre s’est développée, même lorsque leur rivalité continuait dans d’autres domaines. Le monde a considérablement changé depuis. En particulier, dans l’émergence de l’ordre multipolaire, la Russie devrait être perçue comme un élément essentiel de tout nouvel équilibre mondial, non en premier chef comme une menace pour les États-Unis.

J’ai passé la majeure partie des soixante-dix dernières années engagé d’une façon ou d’une autre dans les relations américano-russes. J’étais dans les centres de décision lorsque les niveaux d’alerte ont été relevés, et aux célébrations conjointes de succès diplomatiques. Nos pays et les peuples de par le monde ont besoin de perspectives qui soient plus dans la durée.

Je suis ici pour débattre de la possibilité d’un dialogue qui cherche à fusionner nos avenirs plutôt que de discourir sur nos désaccords. Cela requiert respect des deux côtés pour les valeurs vitales et de l’intérêt pour l’autre. Ces objectifs ne peuvent être atteints dans le temps qu’il reste à l’administration actuelle. Mais leur poursuite ne devrait pas pour autant être différée en raison de politiques intérieures américaines.

Cela résultera seulement d’une volonté commune de Washington et de Moscou, au sein de la Maison-Blanche et du Kremlin, de dépasser les griefs et le sentiment de persécution pour affronter les défis majeurs qui attendent nos deux pays dans les années à venir.
Henry A. Kissinger a servi en tant que conseiller en sécurité nationale et Secrétaire d’État sous les présidents Nixon et Ford. Ce discours a été prononcé à la Fondation Gorchakov de Moscou durant la conférence Primakov.

Image: Wikimedia Commons/World Economic Forum.

Source : The National Interest, le 04/02/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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