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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #ukraine tag

Maria Zakharova, la porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie cite le 10ème rapport de la Mission d’Observation des droits de l’homme de l’ONU.

29 Septembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #L'OTAN., #l'ONU, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme, #Le fascisme

Maria Zakharova

Maria Zakharova

(VIDEO) Kiev-Moscou. Maria Zakharova – le chant des GRADs russes

on: septembre 26, 2015

Maria Zakharova, la porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie cite le 10-me rapport de la Mission d’Observation des droits de l’homme de l’ONU lors d’un débat télévisé diffusé en direct entre les représentants du pouvoir ukrainien et leurs homologues russes.

Extrait de l’émission “Soirée dominicale avec Vladimir Soloviev” https://www.youtube.com/watch?v=HXcjt…

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Unicef complice des crimes de guerre ? La situation des enfants en Ukraine.

29 Septembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La République, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'ONU, #Europe supranationale, #le nazisme, #Le fascisme

Ukraine: camp militaire pour enfants.

Ukraine: camp militaire pour enfants.

Unicef complice des crimes de guerre ?

on: septembre 27, 2015

Dans notre article « Porochenko bientôt accusé de crimes de guerre par la Cour Pénale Internationale ? » nous avons parlé du reportage d’Arte en date du 25 août 2015 qui montre un centre de formation militaire ukrainien pour enfants : les enfants soldats. Inquiets de ne pas voir des réactions par des communiqués de la part des organisations défendant les enfants sur ce reportage d’Arte, nous avons décidé de contacter l’Unicef. Le premier contact avec l’Unicef a été surréaliste car pour notre interlocuteur Arte montre, « un genre de camp de vacances » et « que pour l’Unicef sur place c’est un peu difficile de dénoncer ce genre d’action… », pourtant notre interlocuteur dit, « le recrutement et l’utilisation d’enfants de moins de 15 ans comme soldats est interdit par le droit humanitaire international et constitue un crime de guerre pour la Cour pénale internationale ». Est-ce que l’Unicef va enfin dénoncer les enfants soldats formés par Kiev comme elle l’a juré haut et fort à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale contre le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats ce 12 février 2015 dernier ?

Enfants soldats. L’enrôlement et la conscription d’enfants de moins de 15 ans tombe sous la loi de la Cour Pénale Internationale. Dans notre article « Porochenko bientôt accusé de crimes de guerre par la Cour Pénale Internationale ? » nous avons parlé de Thomas Lubanga Dyilo, le président national de l’Union des patriotes congolais (UPC), coupable, selon la Cour Pénale Internationale, des crimes de guerre consistant à avoir procédé à l’enrôlement et à la conscription d’enfants de moins de 15 ans et à les avoir fait participer activement à des hostilités. Le reportage d’Arte montre aussi des enfants de moins de 18 ans s’entraîner militairement, dont certains partent au front, avec une jeune fille identifiée par le journaliste d’ Arte, comme avoir 12 ans en train de démonter et remonter une kalachnikov. D’autres enfants ayant visiblement moins de 15 ans sont aussi dans le reportage ce qui nous avait poussé à écrire que Porochenko allait bientôt être condamné par la Cour Pénale Internationale tout comme Thomas Lubanga Dyilo.

Unicef, son rôle. « 250 000 enfants sont toujours exploités dans le cadre des conflits armés dans le monde » et « l’Unicef présente ses actions pour sortir les enfants des groupes et des forces armés, d’assurer leur accès aux services socio-sanitaires essentiels, de reconnecter ces enfants avec un environnement protecteur de leur famille lorsque cela est possible, de leur proposer des alternatives durables grâce à la scolarisation, à l’apprentissage d’un métier, au soutien psychosocial et au soutien des communautés qui les accueillent » (Source). Puis, « Grâce à ces programmes, depuis 2001, près de 100 000 enfants associés aux forces et groupes armés ont pu être soutenus dans leur libération et leur réinsertion ». Le mot d’ordre de l’Unicef est, « sensibiliser le public en France : la condition des enfants soldats fait partie des thèmes que nous abordons dans les écoles ou les centres de loisirs ». Enfin l’Unicef, « promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient. »

Camp de vacances pour interlocuteur de l’Unicef. « J’ai vu ce reportage. Cela m’a donné l’impression que ces pratiques n’ étaient pas très conformes à ce qu’on souhaite en matière de bien être des enfants et de protection des enfants. En même temps dans le reportage il est dit que ce sont les parents qui les inscrivent à ce genre d’activité qui est plutôt sous un genre de camp de vacances. Donc à partir de là je n’ai pas eu l’impression que c’était des enfants qui étaient forcés de suivre ces activités et qu’il y avait une mise en danger de ces enfants », est la première remarque de notre interlocuteur (n’était pas la femme de ménage) à l’Unicef. « En tout cas je n’ai pas vu en quoi on pouvait incriminer le travail de l’Unicef ou le non travail de l’Unicef (notre rédaction dénonçait le silence de l’Unicef). « Je pense que pour l’Unicef sur place c’est un peu difficile de dénoncer ce genre d’action », termine notre interlocuteur.

Après avoir insisté auprès de l’Unicef pour obtenir un communiqué officiel pour dénoncer l’existence d’enfants soldats formés par Kiev, nous avons finalement reçu l’information suivante que l’Unicef est informé de l’existence de plusieurs camps militaires pour enfants sur le territoire contrôlé par Kiev, « l’Unicef a reçu des informations indiquant qu’un certain nombre d’enfants ont pu être recrutés et pourraient être directement impliqués dans les combats dans les régions de Donetsk et Lugansk. D’autres informations indiquent une prolifération de camps militaires pour mineurs (bien que les académies militaires ne soient pas illégales sous certaines conditions et existaient en Ukraine avant la crise) dans lesquels des enfants de moins de 15 ans ont pu être entraînés à la manipulation d’armes de guerre, ce qui est illégal. D’autres informations rapportent que certaines structures scolaires sont occupées par des militaires des deux camps. »

Unicef complice des crimes de guerre ? Mi-surpris de voir aucune parution de l’Unicef pour dénoncer les enfants soldats par Kiev ( car l’Unicef a son siège à New York et étant le Fonds des Nations unies pour l’enfance qui est une agence de l’Organisation des Nations unies, la position de l’Unicef n’est pas neutre et participerait à la désinformation internationale sur les violations réelles concernant les crimes de guerre en Ukraine tout comme le rapport de l’ONU dans notre précédant article « ONU : « graves violations des droits de l’homme dans le Donbass par l’Ukraine-Silence de la communauté internationale » qui sous estime les crimes de guerres dans le Donbass et refuse d’accuser le gouvernement de Kiev tout en ne dénonçant pas le silence de la communauté internationale) nous avons, donc, demandé à l’Unicef de nous donner les éléments de preuves sur les camps d’enfants soldats et de dénoncer l’existence de camps d’enfants soldats sur son site et aussi de réaliser un communiqué officiel. L’Unicef va enfin dénoncer les enfants soldats formés par Kiev ? Sensibiliser le public en France ? Ou cacher les crimes de guerre du gouvernement ukrainien avec l’aide de l’ONU, de l’OSCE ? Toutes des organisations partenaires !

Par Olivier Renault

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Gaz: la Russie et l'UE discutent d'une reprise des livraisons à l'Ukraine

12 Septembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #AMERIQUE, #La Russie, #La France, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme

Gaz: la Russie et l'UE discutent d'une reprise des livraisons à l'Ukraine

11 Sept. 2015, 
Un site de stockage de gaz souterrain à Lviv,en Ukraine, le 28 mai 2015
Un site de stockage de gaz souterrain à Lviv,en Ukraine, le 28 mai 2015 (AFP/Anatolii Stepanov)

La Russie et l'Union européenne ont discuté vendredi des solutions nécessaires à un redémarrage rapide des livraisons de gaz russes à l'Ukraine interrompues depuis début juillet, comprenant selon Moscou une aide financière de Bruxelles.
"Il me semble que nous avons trouvé des accords dont il faut maintenant discuter avec la partie ukrainienne", a déclaré le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak, cité par l'agence Interfax à l'issue de pourparlers à Vienne avec le vice-président de la Commission européenne à l'Energie Maros Sefcovic.

 
Il a souligné qu'un accord trilatéral Moscou-Kiev-Bruxelles devait être trouvé "au plus vite" car "il reste très peu de temps, (...) à peine un mois" pour que l'Ukraine soit en mesure d'avoir des réserves à un niveau suffisant pour assurer le transit du gaz livré à l'Europe via son territoireDe son côté, la Commission s'est contentée d'indiquer dans un communiqué que les pourparlers de vendredi constituaient "une base solide pour convenir d'une rencontre trilatérale" pour laquelle elle proposera une date.La Russie et l'Ukraine sont engagées dans un bras de fer sur le prix du gaz depuis l'arrivée au pouvoir de pro-occidentaux à Kiev début 2014. Après une première interruption des livraisons de plusieurs mois en 2014 puis un accord provisoire pour assurer du gaz à l'Ukraine pendant l'hiver, les livraisons sont de nouveau suspendues depuis juillet.Si pendant l'été cette situation n'était pas critique, l'arrivée de l'hiver, période de forte consommation, inquiète grandement l'Europe. Quelque 15% du gaz qu'elle consomme transite par l'Ukraine où les réserves sont à un niveau très faible, d'où des risques de perturbations dans les mois à venir.M. Novak a précisé que Moscou, qui pour l'instant ne voulait fixer de prix que sur un trimestre maximum, était prête "à une réduction pour le quatrième trimestre et le premier de l'an prochain, c?est-à-dire pour la période hivernale, dans l'objectif de fixer un prix au même niveau que pour les pays voisins de l'Ukraine comme la Pologne."

A la télévision russe, il a également annoncé que Bruxelles proposait de prêter des fonds directement à Kiev pour l'aider à remplir les réserves assurant la fluidité du transit vers l'Europe.
Ce crédit de 500 millions de dollars "sera transféré sur un compte spécial de Gazprom en tant que prépaiement et correspondra à un volume de deux milliards de m3 de gaz" et pourrait être complété ensuite par un autre prêt du même montant fourni la Banque mondiale , a-t-il précisé.
A Kiev, le patron de l'opérateur gazier Naftogaz Andriï Kobolev a confirmé à la presse que l'entreprise comptait "recevoir des fonds essentiellement des Européens sous la forme de crédits".
Une source européenne a indiqué que la Commission faisait "tous les efforts pour aider l'Ukraine à trouver des sources de financement adéquates".
Fin août, Bruxelles avait estimé que l'Ukraine ne disposait que de 13,4 milliards de m3 de gaz dans ses réserves contre 19 milliards nécessaires. Le patron de Gazprom Alexeï Miller, présent à Vienne, a averti que deux milliards de m3 financés par l'UE ne seraient "pas suffisants" pour atteindre le niveau souhaité.
Il a également souligné que le géant gazier russe était prêt à négocier avec l'Ukraine du transit au delà du contrat actuel courant jusqu'à 2019. Il affirmait jusque là que le gaz russe passerait par d'autres itinéraires, notamment par la Turquie mais Ankara a fait savoir vendredi que les discussions avec Moscou pour un gazoduc étaient "gelées".
Kiev a rejeté la hausse de prix demandée par Moscou après l'arrivée d'un pouvoir pro-occidental à Kiev, tandis que Gazprom exige le remboursement de la gigantesque dette gazière ukrainienne. Le conflit s'est encore envenimé depuis que la Russie a commencé à livrer du gaz directement aux zones contrôlées par les séparatistes dans l'Est de l'Ukraine en demandant à Kiev de payer.

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Un mari bien discret : Ivan Ivanovitch Pasternak. Un ukrainien particulier en France.

3 Septembre 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #La République, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #L'OTAN.

 
 
 
 
 
Natalka alias Nathalie et Ivan Ivanovitch alias Jean-Pierre Pasternak en 2010
 
Regardons une des rares bibliographies de JP Pasternak :
 
Traduction : Ivan Ivanovitch Pasternak (Пастернак Іван Іванович), Président de l'Association de la jeunesse ukrainienne de France (CYM), membre de la Commission de contrôle et d'audit du Congrès européen des Ukrainiens (Yeku), travaille comme bénévole dans la bibliothèque ukrainienne Simone Petlioura à Paris.)
 
 
Jean Pierre Pasternak est donc président du CYM France. Mais qu'est ce que le CYM, et surtout le CYM France ? Pour ce dernier, il n'existe plus de site web et sa page facebook a été supprimée suite à un article de Laurent Brayard. Montrant la participation de Jean-Pierre Pasternak à l'Euro-Maïdan est un goût prononcé pour les publications russophobes et haineuses.
 
 
Nous allons donc nous intéresser à la CYM qui est l'association de la jeunesse ukrainienne (Спілка української молод). Il s'agit d'une organisation de type scoutisme créée en 1925 au sein de la diaspora Ukrainienne. Elle est présente aux USA, Canada, Argentine, Australie, Belgique, France, Allemagne, etc. Elle est affiliée à l'organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). Cette affiliation nous donnes déjà une idée de l'idéologie diffusée par le CYM.
 
 
Le CYM commémore un certain nombre d’éléments fondateurs l'Holodomor, mais aussi la création de l'UPA :
 
L'UPA ou Armée Insurrectionnel Ukrainienne dont les chefs était Stepan Bandera, Dmytro Klyachkivskiy, Roman Choukhevytch est issus de la Légion Ukrainienne financée par les allemands. Elle s'est illustrée durant la seconde guerre en massacrant de 40 à 60000 polonais, en combattant les soviétiques et ses anciens alliés nazis. Son drapeau a été repris par Praviy Sektor.
 
 
Stepan Bandera est aussi célébré par le CYM à titre individuel :
 
 
Tout comme Roman Choukhevytch waffen SS ukrainien commandant le bataillon Nachtigall tristement célèbre pour sa participation à la shoa est lui aussi commémoré.  Tout comme la division SS Galicia.

 
 
 
 
  
 
 Jean Pierre Pasternak dans son uniforme de Druszynnyky, photo prise à la colonie de Rosey.
 
 
 
 
 
 Donc la CYM n'est pas une simple organisation inspirée du scoutisme mais une réelle organisation d'endoctrinement au bandérisme, ou l'on commémore les auteurs de pogroms et aux autres massacres.

Il serait incroyable que Jean-Pierre Pasternak qui est président de la branche française de la CYM soit ignorant de cette idéologie...

Et on est alors un peu moins surpris de trouver sur la page facebook de sa femme cette illustration :
 
Ne voyez vous pas le membre de l'UPA sur cette illustration des glorieux défenseur de l’Ukraine ? Je vous donne un indice, l'UPA de Bandera à le même drapeau que Praviy Sektor.

Une dernière question Nathalie Pasternak peut-elle ignorer de quelle association son mari et le représentant en France ?
Partage-t-elle les idéaux de son maris ?
 
 
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Renaissance des Jeunesses Hitlériennes en Ukraine.

15 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La République, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme, #La guerre

Renaissance des Jeunesses Hitlériennes en Ukraine.

Renaissance des Jeunesses Hitlériennes en Ukraine

En Ukraine la situation politique est telle qu’une bonne partie de la population se trouve sous l’emprise d’une propagande de masse double, celle de l’Occident et celle du régime. Dans cette ambiance de guerre d’ailleurs annoncée clairement par Porochenko et Iatseniouk comme une guerre contre la Russie, les enfants se trouvent embrigadés par leurs parents directement dans des camps de vacances d’entraînements ou des organisations « scouts » du type des fameux « Diables de la Forêt » de Roman Choukhevytch. Dans ces associations, les enfants sont politiquement formés, entraînés à la guerre et subissent une propagande raciale et idéologique nationaliste. A l’heure où l’Ukraine souhaite rentrer dans le giron européen, petit survol de la renaissance des jeunesses bandéristes millésime 2015.

Il ne faudrait pas croire que ces associations d’embrigadement de la Jeunesse ne sont le fait que de quelques illuminés. Les partis néo-nazis ultranationalistes organisent déjà des camps ou formation visant les plus jeunes. Il n’est pas question ici d’adolescents mais bien d’enfants, de jeunes garçons mais aussi fillettes à partir de six ans seulement. Le SBU, police politique et services secrets ukrainiens met aussi la main à la pâte en organisant régulièrement des animations et concours divers, dont de dessins où les enfants sont invités à prendre pour thème « les cannibales russes ayant ravagé un village ukrainien ». Tout est fait pour placer le Russe dans le même cadre historique que celui de l’idéologie nazie : « le barbare de l’Est, débile, le sous-homme asiatique menaçant la civilisation ». C’est la haine que ces enfants apprennent mais plus loin que la haine, et ceci est sans doute peut-être encore plus grave, l’embrigadement militaire des enfants.

Organisés en sections ou compagnies, les enfants subissent un entraînement militaire, séance de tirs avec des armes fictives, marches, défilés et parades, rituels et logiques militaires avec une hiérarchie. Cet apprentissage va jusqu’au parcours du combattant et la venue d’instructeurs pour leur expliquer les armes modernes, les familiariser à leur vue et leur faire des démonstrations. Ces camps se développent un peu partout en Ukraine. Les organisateurs pour attirer un maximum de monde tiennent à la gratuité totale de ces camps qui peuvent durer de quelques jours à plusieurs semaines. L’entraînement et l’embrigadement se situent aussi au niveau de l’esprit de corps, accomplissement par roulement des tâches domestiques, foi patriotique en fait dévoyée en nationalisme. Le milliardaire ukrainien et chypriote Kolomoïsky en finance par exemple un à Dniepropetrovsk pour des garçons de 10 à 14, comprenant un total de 300 pré-adolescents (voire la l’album photo de la page Facebook de son ex-adjoint Boris Filatov avec un nombre impressionnant des “J’aime” et des “Partages” nous parlant des enfants scandant dans la joie et la bonne humeur: “Une nation. Une Patrie” qui nous rappelle étrangement: “Ein Volk! Ein Reich!“).

FB-Boris Filatov11844110_885554234857564_1180405488_nDans l’ambiance nationaliste et guerrière que connaît l’Ukraine, les familles simples et pauvres se laissent également facilement tentées par l’envoi de leur progéniture sans aucun frais « pour passer des vacances » avec des camarades. Vous trouverez ici la description d’un camp organisé par le Parti Svoboda derrière le terrible bataillon de massacreurs Azov, dénoncés à plusieurs reprises pour ses crimes de guerre par Amnesty International. Les « gentils animateurs » du camp qui vont prendre en charge les « azovets » viennent directement du bataillon combattant sur le front, il sert par ailleurs à recycler les blessés graves du régiment. Imaginons d’anciens de la SS Leibstandarte Adolf Hitler venant dans un coin de campagne, au milieu des papillons et des forêts, apprendre à des têtes blondes comment se servir d’un Sturmgewehr 44… Ce camp est prévu pour des adolescents de 12 à 18 ans, les cours sont sérieux, manœuvres militaires, apprendre à monter et démonter de vraies armes, bases des premiers soins, parcours d’obstacles, tir avec des armes à air comprimé utilisées en principe dans le paint-ball, mais aussi conférences et projections de films patriotiques ou militaires, courses d’orientations, jeux de stratégie grandeur nature et sports. C’est littéralement la renaissance des Jeunesses Hitlériennes repeintes aux couleurs de l’Ukraine.

L’inquiétude en Europe de la multiplication de ses pratiques doit être grande. C’est toute une population, des dizaines de milliers d’enfants qui sont en train d’être habitués à la guerre. A la fin de 1944, alors que le loup nazi était acculé dans sa tanière, Hitler avait ordonné la levée en masse de la « Tempête du peuple », à savoir tous les « hommes valides » à rejoindre le Volkssturm et bientôt la Hitlerjugend elle-même, des enfants dont certains n’avaient pas 12 ans. Les vieux furent moins facile à convaincre de se battre jusqu’à la mort, beaucoup levèrent les bras à la première occasion et ne firent pas de zèle. Il en fut tout autrement des plus jeunes ayant subi un lavage de cerveau dans les préparations de la Jeunesse Hitlérienne. Ces enfants soldats fanatisés étaient redoutés des alliés, tant Occidentaux que Soviétiques. Ignorant souvent le danger ou la peur, intrépides et agiles, armés de quelques panzerfaust (une roquette antichar jetable à un coup) et d’armes de poing, ils se firent massacrer sur place, parfois avec un héroïsme hallucinant. Leur mort ne changea pas grand-chose, ils furent balayés, la guerre était déjà perdue de longue date.

Quel futur l’Ukraine se prépare-t-elle en armant et en entraînant des enfants ? Quel monde démocratique l’Union européenne et la France supportent-ils en Ukraine à travers le régime de Porochenko ? Partout dans le monde, les enfants soldats et leur sort tragique ont été dénoncés. Y-aura-t-il bientôt des fanatiques de 10 ans sautant sur des mines en hurlant « Slava Oukraïni »(NDT : “Gloire à l’Ukraine” – en ukrainien) un AK-47 entre les mains ? A tous les parents je leur demande en leur âme et conscience de se demander quel régime nous supportons en Ukraine, souhaiteriez-vous cela pour la France, pour vos enfants ?

Laurent Brayard

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Un nouveau Maïdan pour le Belarus ?

13 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La guerre, #Ukraine, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

  Un nouveau Maïdan pour le Belarus ?

 

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Pars pour la Macédoine, pars, pars, pars.. (Vidéo)...Là-bas aussi (et encore) se prépare une nouvelle "révolution colorée"

13 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

 

Librairie Tropiques

 

La librairie du village

 

Tandis que les grandes manœuvres impériales se poursuivent pour achever les Grecs ( "Timeo danaos et dona ferentes"), l'observateur avisé qu'est Vincent Parlier est allé porter son regard sur le voisin du Nord, la Macédoine.

Un petit pays qui, au-delà sa notoriété culinaire spécifique,  bénéficie désormais, quoique de manière pour l'instant plus discrète, des mêmes bienveillantes attentions que ses voisines : l'Ukraine et la Grèce, de la part de l'empire atlantique des "démocrates" occidentaux.

Là-bas aussi (et encore) se prépare une nouvelle "révolution colorée" (ou fesse-bouc si on préfère), promue par l'OTAN et ses ONG "humanitaires", et dont le contexte est particulièrement édifiant 

Il est assez symptomatique que ces éclairages (très véridiques et instructifs) soient apportés au public américain par Ron Paul, notoirement libertarien* , protestant donc, comme de coutume, contre le mésusage de l'argent public par l'État fédéral (qu'il voue aux gémonies).

Ce que nous appelions jadis une "contradiction interne" du libéralisme, autrement dit le genre de "pli" dans le tapis de l'idéologie dominante et dans lequel il lui arrive parfois de se prendre les pieds...

* c'est à dire "libéral-radical" sur le mode spontanément importé chez nous (par exemple) par Michel Onfray, Le Pen et Cohn-Bendit.

 

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Borys Gudziak le drôle de journaliste du journal Ouest-France

10 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #La République, #Les média, #Ukraine, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

Borys Gudziak le drôle de journaliste du journal Ouest-France

Borys Gudziak le drôle de journaliste du journal Ouest-France

En France nous avons toute sorte de journalistes, l’opinion populaire est que nous avons certainement aussi les plus avilis d’Europe, passant par les moules bien huilés (ou vaselinés ?) des écoles prestigieuses de journalisme dénoncées par ailleurs par Serge Halimi dans son fameux Les Nouveaux Chiens de garde (1997 et 2005). La terrible machine à faire des élites du système ; Science Politique le bas fond du caniveau ; n’est pas en reste pour fournir aux plus hauts niveaux sa pléthore de journalistes au garde-à-vous pour servir le pouvoir en place. Terminé le journalisme combattif et vivifiant né sous la Grande Révolution de 1789, terminé les grands journaux comme L’Humanité du symbole immense qu’est Jean Jaurès, galvaudé d’ailleurs désormais dans toutes les bouches des mêmes personnages. Les compromissions avec le pouvoir sont telles que les politiques se substituent maintenant aux journalistes particulièrement dans les lignes de « journaux » comme le Huffington Post antenne propagandiste puissante en Europe d’ailleurs critiquée jusqu’aux Etats-Unis.

Un exemple de la confusion entre politiciens et journalistes, celui d’Hervé Maurey ; dont nous parlons souvent avec raison. Vous pourriez trouver sur bien d’autres thèmes, des politiciens en vogue ou sur le déclin prêtant leurs plumes ou leur voix à divers supports médiatiques français sans la moindre considération pour l’information et la séparation nécessaire des genres pour que la démocratie française puisse réellement s’appeler démocratie. Comment s’expliquer qu’un politique est le droit d’être également journaliste et que sa parole soit véhiculée massivement ? Ceci s’appelle propagande, au sens le plus cru du mot et également le plus corrompu. Cette corruption, le journal Ouest-France l’atteint au plus haut niveau avec Borys Gudziak. Nous n’avions pas assez des voix et plumes françaises, Ouest-France va chercher jusqu’en Ukraine « ses journalistes » et quels journalistes !!!

Nous connaissions déjà de longue date la nature de Ouest-France, peut-être le média le plus russophobe avec l’incomparable journal Libération bien que Le Figaro ne soit pas non plus en reste. Dans le journal régional Ouest-France ainsi que dans quelques autres, des anciens correspondants formés à l’école des antennes nationales en Russie et traditionnellement russophobes sont recyclés. Ils poursuivent savamment et habilement leur travail de sape. Ceci ne semble pas suffire, au point d’aller chercher Borys Gudziak. L’homme né en 1960… dans l’Etat de New-York est d’origine ukrainienne. De ces nombreux ukrainiens émigrés au Canada (le nid de Toronto), USA ou Argentine, les chemins des lignes de fuite des nazis et des collaborateurs bandéristes ukrainiens, oustachis croates et bien d’autres de toute l’Europe. Nous nous souvenons que Rome fut l’une des plaques tournantes des « Ratlines » à la fin des années 40 et dans les années 50 avec l’évêque Hudal de sinistre mémoire. C’est à Rome que Gudziak poursuit ses études jusqu’à l’Université d’Harvard avant de rejoindre l’Ukraine et Lvov dès 1992.

La suite de sa carrière est celle d’un prêtre (1998), recteur de l’académie théologique de Lvov (2000), évêque de Carcabia, exarque apostolique de France pour les Catholiques orientaux de rite ukrainien (2012), éparque de Saint-Vladimir de Paris des Byzantins-Ukrainiens (2013), Chevalier de la Légion d’Honneur (1er janvier 2015). Le parcours est limpide, l’avant-garde bandériste américaine parachutée et vomie par les Etats-Unis sur l’Ukraine et comme on le voit aussi sur la France. Le prix de ses services aura été la plus prestigieuse médaille française et le droit de devenir « journaliste » pour Ouest-France. Bretons, Vendéens et Normands apprécieront la prose de cet habile personnage nous servant soudainement le 31 juillet un article sur l’avion malaisien descendu en plein vol au-dessus du Donbass en juillet 2014. Il est certain que des cours de théologie à l’exarchat, Boris Gudziak doit être un éminent spécialiste non seulement en termes de journalisme mais aussi du conflit dans le Donbass.

Et le drôlet ne se prive pas de désinformer dans son article ligne après ligne : « L’Ukraine a été traumatisée par l’annexion de son territoire », hélas pour lui la Crimée république autonome depuis 1991 a décidé par référendum de sa sortie de l’Ukraine en mars 2014, « l’agression étrangère et la guerre » faisant allusion au Donbass en oubliant que nulle armée russe ne s’y trouve et que l’agression est venue de Kiev bombardant et massacrant les populations russophones. Ceci rend tout autant ridicule les « L’Ukraine subit une attaque terroriste de l’ampleur du massacre de Charlie Hebdo sur une base quotidienne […] c’est sans compter 1,8 million de réfugiés, des dizaines de milliers de blessés et d’estropiés, paralysés, sans jambes, sans bras, sans yeux, des centaines de milliers souffrent de choc post-traumatique ». Vraiment, de l’ampleur de Charlie Hebdo ? Doit-on rappeler le ridicule de la comparaison, que les réfugiés ont fuis les massacres et les bombardements orchestrés par les Ukrainiens et sont partis en Russie ou Israël, l’Europe et la France crachant littéralement sur leurs existences ? Doit-on vous rappeler la condition des gens estropiés dont vous parlez Monseigneur Gudziak ? J’ai rencontré hier une femme de 35 ans ayant un bras en moins, ayant perdu son mari et son fils d’à peine 5 ou 6 ans, restant seule avec une fille de 11 ans à élever. Si cette pauvre femme pouvait lire ce que vous avez écrit c’est de sa seule main valide qu’elle vous giflerait Monseigneur, et je compte bien que vous tendrez la seconde joue. Car ce sont les Ukrainiens qui ont massacré sa famille et cette femme me disait hier « vivre avec les Ukrainiens ? Plus jamais ! ».

Ma double condition de Français et de catholique me fait doublement honte lorsque je découvre des hauts personnages de l’église qui violent à la fois la générosité de la France et leurs devoirs d’évêque en parjurant leur fonction d’homme de Dieu en venant prendre la plume pour nous servir un faux message de paix : « Gardez-vous des faux prophètes ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs », Evangile selon Matthieu 7.15.

Laurent Brayard

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L’Europe a besoin de paix – et non pas de nouvelles troupes américaines. Point de vue allemand, par Willy Wimmer.

9 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La France, #La Russie, #La guerre, #Ukraine

 L’Europe a besoin de paix – et non pas de nouvelles troupes américaines. Point de vue allemand, par Willy Wimmer.

L’Europe a besoin de paix – et non pas de nouvelles troupes américaines

Point de vue allemand

par Willy Wimmer

On n’en croit pas ses oreilles en entendant ce qui se dit à Washington. D’abord on laisse brailler un dirigeant civil des Forces de l’air américaines parfaitement inconnu. Puis, un peu plus tard, on peut entendre la déclaration du commandant en chef de l’armée américaine désigné devant le Congrès américain. Selon lui, la Fédération de Russie est le pire des ennemis des Etats-Unis. On se tient la tête – car nous allons au-devant de catastrophes, mais il se peut aussi que nous soyons plus profondément dans le marasme de l’Alliance que nous ne le pensions.
Washington veut la bagarre, et même plus que cela. Nous avons, en Europe, quelque expérience avec la puissance dirigeante de l’Alliance, à laquelle nous appartenons. Nous, qui nous étions engagés pour une défense commune, ne menons plus que des guerres, déversant le malheur sur une large partie de la terre et nous sommes tout surpris de voir que les populations désespérées des régions que nous avons recouvert de guerre fuient vers nous dans leur détresse. Ils viennent chez nous pour constater que là où on a conçu cette politique désastreuse, les portes sont fermées hermétiquement: aux Etats-Unis.
La Russie est capable de répondre elle-même aux tirades venant du Congrès américain. Mais depuis plus de vingt ans, nous ne manquons pas d’expérience avec notre grand voisin oriental. Et cette expérience va à l’encontre de ce que se dit à présent publiquement à Washington. De hauts fonctionnaires américains exigent, lors d’entretiens dans notre pays, une «fidélité sans faille» dans le domaine de nos relations avec la Fédération de Russie. On y met le paquet. Lors de son voyage dans les Balkans, le pape a mis en garde contre une nouvelle guerre mondiale. Dans le même temps, Monsieur le Président de notre pays a été fêté lors d’une grande manifestation, alors même qu’il s’emploie à soutenir des engagements militaires comme aucun de ses prédécesseurs auparavant ne l’avait fait. Et sa méthode n’est pas sans conséquences.
Ces déclarations états-uniennes risquent de nous emporter avec le courant, car ceux qui dans notre pays devraient contribuer à la libre formation d’une opinion indépendante dans le sens des intérêts nationaux se montrent depuis belle lurette incapables d’assurer cette tâche étatique primordiale. Tant le gouvernement que le Parlement sont, en la matière, impuissants, et laissent en réalité les organes secrets diriger les affaires, alors qu’ils n’ont aucune légitimation pour se mêler de la politique du pays. La politique allemande éveille l’impression que l’épicentre de la politique a été transféré sous les yeux de tous de Berlin vers une grande ville de Westphalie orientale. Les médias, qui du temps de Bonn se battaient pour présenter les meilleures voies en politique, semblent ne vouloir plus rien d’autre que la meilleure position à la pointe du courant dominant. Ce qui se dit à Washington dans les hautes sphères développe suite aux mécanismes de l’Alliance et des traités une énorme force contraignante, telle une forte aspiration. C’est très exactement ce qui se passe suite aux déclarations de ce général utilisé comme porte-voix par son président.
Qui oserait, à Berlin, s’aventurer à émettre sa propre conception de la situation? A la fin de la première guerre froide, on a pu observer à quel point l’évaluation de la menace soviétique d’alors par Washington était soumise à l’opportunité. Alors que toute la partie occidentale de l’Europe craignait une attaque venant de l’Est, on présentait à Washington aux visiteurs allemands une nouvelle vue du monde. A l’encontre de tout ce qui avait été prêché pendant des décennies, on prétendit que l’armée rouge, avec ses forces d’attaques en Europe centrale, n’était soudainement plus que défensive, destinée à tirer les leçons militaires des guerres de Napoléon et Hitler: la défense de la mère patrie russe contre les menaces venant de l’Occident accompagnées de dévastations sans fin.
S’il ne s’agissait à Washington que de tactique, en considération de la situation économique réelle de cet immense empire, alors nous devrions réfléchir, en cette année du 25e anniversaire de la réunification allemande, au fait que les Etats-Unis se soient focalisés sur la Russie avec leurs alliés les plus sûrs, cela depuis la Première Guerre mondiale, afin de la détruire. Alors même que Moscou avait lâché du lest en acceptant la réunification, Washington, mais aussi Londres et Paris, sans parler de Tel-Aviv, ayant de la peine à y croire. Frank Elbe, l’un des plus importants collaborateurs du dernier grand ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher a, il y a quelques semaines, lors d’une interview accordée au média russe sputnik, attirait l’attention sur le fait que ceux qui, à Washington, incitent de façon virulente, à se positionner contre la Russie, ont des origines familiales russes remontant à la période de la guerre. Dans quelle mesure a-t-on affaire à des règlements de comptes et qu’est-ce qui se joue à nos dépends?
Lors du coup d’Etat au printemps 2014 à Kiev, nous avons pu observer à quel point l’ensemble de l’Occident s’est laissé influencer. Rarement l’Occident, auquel pourtant nous tenons, a pareillement renié ses valeurs comme lors du massacre du Maïdan ou lors de l’incendie d’Odessa avec une quarantaine de victimes, de même que la triste instrumentalisation des victimes du crash d’un avion de ligne en Ukraine. Une fois de plus la fin justifie les moyens et c’est d’autant plus consternant que nous avons déjà vécu de tels moments de malheur dans le passé.
Nous nous mettons en péril mortel du fait des manœuvres non seulement des forces navales de l’OTAN sous le nez de la flotte russe dans la mer Noire, mais aussi de l’apparition de bombardiers atomiques américains dans l’espace aérien ukrainien ou des opérations «coups de poings» à la frontière russe avec la participation de troupes allemandes. La modification de la politique générale européenne, ayant donné à Moscou – en acceptant l’unification allemande – l’espoir de ne plus devoir craindre de guerre dans ses régions occidentales, a sciemment été inversée par l’ensemble des pays occidentaux.
Ne risque-t-on pas que les forces ayant une mentalité similaire que le chef d’état major américain désigné réapparaissent également à Moscou? Si l’un des pilotes des avions bombardiers occidentaux et russes qui survolent la région commet une erreur dans cette atmosphère de guerre, nous aurons rapidement fini d’exister. Nous n’aurions plus même l’occasion de déterminer qui a commis l’erreur fatale. Voulons-nous vraiment admettre en Europe que Washington crée, avec les forces bellicistes européennes des conditions semblables à celles des manœuvres américano-sud-coréens dans la péninsule coréenne risquant à tout instant le déclenchement d’une guerre non maîtrisable? Le comportement des Etats-Unis sur notre territoire et celui d’autres Etats européens, a détruit depuis de longues années les fondements du traité de l’OTAN et ne justifie donc plus le stationnement de troupes américaines dans les pays européens. La raison profonde de ces stationnements réside dans une défense commune, ce à quoi les peuples avaient donné leur accord. Mais en aucun cas, les Parlements l’avaient pour une alliance agressive – et surtout pas pour se lancer dans une destruction collective, une destruction soutenue par certains cercles à Washington, au Congrès américain et par un général de l’infanterie de marine.    •

(Traduction Horizons et débats)

km. L’étude la plus élaborée concernant l’influence de la Fondation Bertelsmann, basée à Gütersloh en Westphalie orientale, est probablement celle de Thomas Schuler, publiée en 2010.
Dans son ouvrage paru en 2014 intitulé: «Die Macher hinter den Kulissen. Wie transatlantische Netzwerke heimlich die Demokratie unterwandern» (ISBN 978-3-93816-22-5), Hermann Ploppa a situé les activités de cette fondation dans le cadre transatlantique. Il écrit: «Au cours des années 1990, une fondation s’est imposée au premier plan, surpassant en taille et en importance toutes les fondations existantes: la Fondation Bertelsmann sise dans la petite ville de Gütersloh en Westphalie orientale. Cette fondation est plus américaine que les Américains. […] Déjà en 1992, Reinhard Mohn s’efforça d’intégrer sa fondation dans les réseaux transatlantiques. […] Depuis lors, cette fondation fait de la politique et dans certains domaines, elle a transformé les politiciens élus en figurants.»

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Mistral: un compromis perdant pour la France. Par Jacques Sapir

8 Août 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #L'OTAN.

Mistral: un compromis perdant pour la France. Par Jacques Sapir

Mistral: un compromis perdant pour la France

L’affaire des deux navires de la classe « Mistral », que la Russie avait commandé à la France, et que la France a refusé de livrer en raison du conflit en Ukraine, semble devoir connaître son épilogue. Un communiqué du gouvernement russe, confirmé par une déclaration de M. Le Drian, le Ministre de la défense, annonce que les deux pays ont trouvé un accord : la France va rembourser à la Russie les sommes payées par cette dernière, soit environ 1,16 milliards d’euros. Cet accord est plutôt avantageux pour la France. La Russie était en droit d’exiger des pénalités de rupture de contrat pour un montant bien plus élevé. Pourtant, le gouvernement russe a décidé de ne pas poursuivre le gouvernement français et d’accepter un accord à l’amiable. Il y a là, incontestablement, un geste de bonne volonté de la part de Vladimir Poutine. La France s’en tire donc à bon compte. Mais, le coût, pour la France, de cette lamentable affaire risque d’être, en réalité, bien plus élevé[1].

Le coût pour la France

Le coût financier ne se limitera pas à la somme que la France va rembourser à la Russie. Ces deux navires, le Vladivostok et le Sébastopol ont été construits aux normes russes, qu’il s’agisse des équipements de communication ou des équipements électriques et techniques. Cela rend ces deux navires inutilisables par une marine occidentale. En fait, si la France veut les revendre à un autre pays, les deux seuls pays qui peuvent utiliser ces navires tels quels sont soit la Chine soit l‘Inde. Pour pouvoir les revendre à d’autres pays, il faudra refaire une partie de l’équipement et des moyens de communication, ce qui devrait entraîner une dépense supplémentaire de 400 à 500 millions d’euros. Or, il est plus que probable qu’aucun acheteur n’acceptera de payer ce surcoût, qui restera à la charge de la France. Quand bien même la France trouverait un acquéreur pour ces deux navires, et que cet acquéreur accepte de payer le prix que la Russie avait – elle – accepté, la perte pour les chantiers, et pour l’Etat, serait de 400 à 500 millions d’euros.

Il y a aussi un coût industriel. L’annulation de cette vente compromet toute une série d’autres contrats que pouvaient espérer l’industrie française. C’est aussi au coup dur pour les chantiers navals français. Quoi qu’en disent les russes, qui n’ont – bien évidemment – aucun intérêt à ébruiter cette affaire, des transferts de technologies importants ont été consentis par les industriels français, que ce soit dans le domaine des moteurs diésels, dans celui de la conception même des navires, ou – plus simplement – dans la réorganisation industrielle des chantiers russes. En effet, on oublie que ces derniers vont construire deux unités jumelles de celles dont la vente a été annulée. Ces deux unités seront construites dans les chantiers navals de Saint-Pétersbourg, et ces derniers pourraient construire, à partir de 2020, un développement de la classe « Mistral », qui sera à la fois plus gros et plus rapide. Le coût industriel ne se limitera pas à cela. Le plan de charge des chantiers navals français sera durablement affecté par cette annulation. Entre le transfert de savoir-faire, le développement d’une capacité de production concurrente, qui pourrait peser sur de futurs contrats car les coûts de production des chantiers navals russes sont inférieurs à ceux des chantiers navals français, et une perte en terme d’emploi, le coût industriel de cette annulation sera certainement élevé.

Un coût symbolique : une perte de crédibilité

Mais, le coût ne se limitera pas à un coût financier et industriel. Il y a un coût symbolique élevé. La France ne peut être considérée comme un partenaire fiable par de nombreux pays, et en particulier des pays des BRICS qui sont intéressés par des équipements français et qui ont des moyens financiers importants. Ces pays, pour des raisons politiques, ne souhaitent pas (ou ne peuvent pas) acheter des équipements militaires aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne voire à l’Allemagne. La France était, logiquement, leur partenaire. C’est ce qui n’est plus vrai désormais, avec l’annulation de la vente des deux navires à la Russie.

En fait, il semble bien que l’on en ait eu un exemple avec la vente des Rafales à l’Inde. Le gouvernement français a exprimé sa satisfaction avec la vente de 36 avions à l’Inde. Mais, les discussions portaient en réalité sur la vente de 125 avions, ainsi que sur des contrats de fourniture de pièces détachées portant sur au moins 20 ans. En réalité, il semble bien que l’Inde ait considéré qu’elle prenait un risque stratégique à se lier à l’industrie française sur une longue durée. Cette vente de 36 avions apparaît en réalité comme un lot de consolation et non pas comme le mirifique contrat qui a été évoqué. En réalité, le total des ventes de Rafales est – pour l’instant – très inférieur aux 125 avions que l’on espérait vendre à l’Inde. La perte en crédibilité de l’industrie française qui découle de l’annulation de la vente des deux navires à la Russie, si elle ne peut être immédiatement évaluée, pourrait bien avoir un coût très supérieur aux 1,16 milliards qui ont été remboursés à la Russie.

Une annulation de vente devenue sans objet ?

Ce qui pose le problème plus général non seulement du pourquoi de l’annulation de la vente des Vladivostok et Sébastopol mais au-delà de la dégradation des relations économiques entre la Russie et la France. Le prétexte était les événements d’Ukraine. Mais, la France a été, avec la Russie, cosignataire des accords de Minsk, qui devaient permettre non seulement un cessez-le-feu mais aussi un accord politique entre Kiev et les insurgés du Donbass. Mais, le gouvernement de Kiev s’est refusé à appliquer le volet politique de cet accord. Et, l’on a pu constater que la très grande fragilité du cessez-le-feu est largement due aux forces du gouvernement de Kiev qui se livrent à des bombardements réguliers sur des cibles civils dans le Donbass. Les gouvernements occidentaux s’en sont émus. Le gouvernement des Etats-Unis, qui n’est lui pas partie prenante des accords de Kiev, à reconnu que des unités déployées par le gouvernement de Kiev, comme le bataillon Azov étaient composées de néo-nazis. Ne serait-il pas temps de tirer les leçons de tout cela et d’annuler les sanctions économiques et financières qui ont été prises contre la Russie ?

La mécanique des sanctions et le poids des Etats-Unis

On sait, aujourd’hui, que les sanctions économiques prises par la France et les Pays de l’Union européenne, se sont retournées contre ces pays. L’effondrement du commerce avec la Russie a touché de nombreuses entreprises. De plus, les contre-sanctions qui ont été prises par le gouvernement russe ont eu un effet très négatif sur l’agriculture française. En fait le régime des sanctions apparaît à la fois comme inefficace, à des effets pervers importants en matière de détournement de commerce, et n’apparaît pas comme justifié politiquement.

Mais, il est clair que même si la France annulait les sanctions économiques, elle resterait tributaire de la législation américaine en ce qui concerne le commerce et surtout les moyens de financement. En effet, les Etats-Unis se sont dotés d’un arsenal de loi extraterritoriales, qui leur permettent de poursuivre une société non-américaine uniquement parce qu’elle utilise le Dollar dans des échanges avec un pays « sous sanctions » des Etats-Unis. En effet, le champ d’application des lois sur les sanctions s’est élargi de manière considérable à toute entreprise et personne dans le monde à partir d’une connexion aussi tenue avec le territoire américain qu’un email ou une communication téléphonique, selon la formule rituelles « passed through, was stored on, and transmitted to servers located in the United States »[2]. Ceci confère un pouvoir extraordinaire au sens premier, soit sortant de l’ordinaire, aux autorités américaines[3]. Dans la mesure où le gouvernement français n’a pas protesté, et n’a pas invoqué la court d’arbitrage international ou la cour international de justice de La Haye dans ce type de conflits, il a accepté de se plier à la législation américaine. Cela pose un problème majeur quant à l’indépendance de notre pays.

On peut penser que l’accord auquel la France et la Russie ont abouti sur le Vladivostok et le Sébastopol va permettre de stabiliser la situation des relations économiques entre les deux pays. C’est en tout cas ce qu’espèrent les industriels français, qui ont été durement affectés par les sanctions. Mais, pour qu’une réelle amélioration soit possible il faudrait que les sanctions tant économiques que financières soient levées. Et pour cela, il faudrait que la France recouvre son indépendance en matière de politique étrangère, tant vis-à-vis des Etats-Unis que de l’Union européenne. On en est, hélas, encore loin.

Jacques Sapir

[1] http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Les-premiers-chomeurs-de-l-affaire-Mistral-809991

[2] L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) : Réprime les actes de commerce internationaux effectués par des firmes de toute nationalité avec des pays qui sont sous embargo par le gouvernement américain : « The Office of Foreign Assets Control (OFAC) of the US Department of the Treasury administers and enforces economic and trade sanctions based on US foreign policy and national security goals against targeted foreign countries and regimes, terrorists, international narcotics traffickers, those engaged in activities related to the proliferation of weapons of mass destruction, and other threats to the national security, foreign policy or economy of the United States. »

[3] Charles F. Smith & Brittany D. Parling, “‘American Imperialism’: A Practitioner’s Experience with Extraterritorial Enforcement of the FCPA,” UNIV. OF CHICAGO LEGAL FORUM 237, at 239 (2012); 15 U.S.C. §§78dd-1, 78dd-3.

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