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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #ukraine tag

L’UE n’a pas d’argent pour la Grèce, mais a 11 milliards d’euros pour un pays non membre, l’Ukraine.

18 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #Grèce, #La Russie, #AMERIQUE

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

Et sans que le Parlement de cette Europe capitaliste ne s'en émeuve. Ci-dessous, une photo de nos glorieux parlementaires défendant le capitalisme libre et non faussée en Ukraine:

L’UE n’a pas d’argent pour la Grèce, mais a 11 milliards d’euros pour un pays non membre, l’Ukraine.

Par contre, pour la Grèce, état de l'UE et de la zone euro, pas de fric!

Oui, la Commission européenne vient de rendre public son  « Paquet de soutien pour l’Ukraine »: 11 milliards d'euros accordés à l'Ukraine, pas pris dans les poches des hors-sol qui dirigent l'UE ou dans celles du patronat européen, non par tous les contribuables européens qui sont soumis à l'austérité. Pire, l'UE nous pique du pognon pour un gouvernement avec des néo-nazis dans ses rangs.

Voici les détails :

  • 3 milliards du budget de l’UE, soit 1,6 milliards en prêts d’aide macro financière (MFA) et un programme d’aide de subventions de € 1,4 milliards ;
  • Jusqu’à 8 milliards de la Banque européenne d’investissement et de la Banque européenne pour la Reconstruction et le développement ;
  • 3,5 milliards potentiels par le biais de la Facilité d’Investissement de Voisinage(sic) ;
  • Mise en place d’une plate-forme de coordination des donateurs ;
  • Application à titre provisoire de la Zone de Libre-échange Complète et Approfondie à la signature de l’accord d’Association et, si besoin, par le pré-approvisionnement autonome des mesures commerciales ;
  • Organisation d’un Forum/groupe d’investissement de haut niveau ;
  • Modernisation du système de Transit du gaz en Ukraine et travail sur les flux inverses, notamment par le biais de Slovaquie ;
  • Accélération du Plan d’Action de libéralisation des Visas dans le cadre établi ;
  • Offre d’un partenariat pour la mobilité ;
  • Assistance technique sur un certain nombre de domaines, des réformes constitutionnelles aux réformes judiciaires et les préparations d’élections.

Et si on ne devait que s'en tenir aux réformes ukrainiennes(sic), des dispositions ont été prises pour éradiquer la culture et la langue russe –provoquant naturellement la colère des plus de 8 millions de russophones qui composent la population – mais qui se considéraient également ukrainiens.

 

 

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La Croix (Gammée) et la Bannière (Orthodoxe) par Laurence Guillon

18 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #La France, #L'OTAN., #Europe supranationale, #AMERIQUE

blanche à Laurence GuillonLa Croix (Gammée) et la Bannière (Orthodoxe)

1455



Au début du conflit ukrainien, quand on en était seulement à l’Euromaïdan, un cosaque avait écrit une lettre pour préciser que les cosaques zaporogues n’avaient rien en commun avec les Ukrainiens de l’ouest ni les uniates galiciens, qui cherchaient à s’approprier leur gloire, les uniates n’étant rien de plus que des renégats, et que si un cosaque pouvait éventuellement épargner un polonais, il ne faisait pas grâce à un uniate, traître par définition. En effet, l’Eglise gréco catholique ou uniate a été le résultat d’une politique de conversion forcée des serfs orthodoxes des nobles polonais. Si je fais mémoire de cette opinion cosaque sévère et de cet événement historique, c’est que j’ai d’abord lu un article sur la déclaration pleine de retenue du Métropolite Onuphre, chef de l’Eglise Ukrainienne orthodoxe Canonique, et que m’est tombé sous les yeux, dans la rubrique « articles connexes » d'un site, celui de la Croix consacré au chef des Uniates d’Ukraine, Mgr Sviatoslav Shevchuk

Je vous invite à comparer les deux articles, l’exercice étant plein d’enseignements.

Nous n’avons pas le droit de justifier la guerre par des slogans religieux, proclame le métropolite Onuphre, primat de l’Eglise Orthodoxe Ukrainienne canonique. Et sans faire référence ni au pseudo patriarche Philarète autoproclamé qui va réclamer des armes aux USA, ni au monseigneur des Uniates, ni aux persécutions réelles dont sa propre Eglise est l’objet, il cite en exemple deux princes de ce qui n’était alors ni l’Ukraine ni la Moscovie, mais la Rous originelle dont sont issues toutes les Russies, la grande Russie, la petite Russie et la Biélorussie, Boris et Gleb, qui se sont laissé assassiner par leur frère félon plutôt que de se dresser contre lui au prix d’une guerre civile. Il appelle à la paix, à la réconciliation, sans un mot de reproche à l’égard des formations « concurrentes » :

La mort abrupte efface toutes les différences entre les vivants. Dans les tombes, il n’y a ni hommes de droite, ni hommes de gauche. Dans les tombes reposent aujourd’hui les enfants de notre Église, tant dans l’est, que dans le centre, ou dans l’ouest de l’Ukraine. Si nous n’arrêtons pas la guerre dans nos cœurs, elle éclatera à l’extérieur. En ces jours, le Seigneur nous donne la possibilité d’éprouver notre foi et notre attachement à l’enseignement du Christ. Je suis convaincu que ce n’est que dans le service de la paix et de l’amour qui pardonne tout, que nous trouverons la force pour la renaissance rapide de notre Patrie sous la protection de la sainte Église orthodoxe.


1662
Le métropolite Onuphre, primat de l’Eglise Orthodoxe d’Ukraine


« L’Europe doit tout faire pour ramener la paix en Ukraine » dit Monseigneur Viatcheslav Shevchuk, le primat des Uniates, à la Croix, qui lui offre une tribune. «Tout », c’est-à-dire quoi, monseigneur, dans le contexte ? Le métropolite Onuphre a-t-il déclaré que « Moscou devait tout faire pour rétablir la paix en Ukraine » ? Non, il n’en a pas parlé, lui, il a parlé de ramener la paix dans le cœur de chacun, afin de la ramener aussi dans le pays, ce qui est une démarche plus spirituelle et plus chrétienne, convenons-en.
1663
Monseigneur Viatcheslav Shevchuk, primat de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine


Monseigneur Viatcheslav Shevchuk dénonce une « persécution ethnique ». Où ça, au Donbass, où les gens prennent des bombes sur la tête depuis des mois, où l’armée ukrainienne vise systématiquement les églises, les monastères, les hôpitaux et les écoles, où les enfants vivent dans des caves, où les prisonniers novorussiens sont crucifiés et brûlés vifs par des néonazis en goguette ? Non, pas du tout, des persécutions ethniques en Crimée ! Les Ukrainiens uniates sont persécutés en Crimée ! Ah bon. Première nouvelle, heureusement qu’il est venu la révéler à la Croix. Cette publication a-t-elle, soit dit en passant, vérifié l’info ? En Crimée, et au Donbass lui-même, a-t-il le front de dire, où les uniates fuient épouvantés les persécutions des russophones ! Pourtant le Donbass n’est pas précisément l’endroit où, traditionnellement, grouillaient les populations uniates, principalement galiciennes et situées dans la partie occidentale de l’Ukraine, autrefois polonaise et autrichienne, et principal soutien des nazis de Bandera lors de la seconde guerre mondiale, et des néonazis de Kiev, aujourd’hui. Mais il nous l’affirme, dans ce conflit, c’est l’Ukraine, qui souffre, enfin la sienne, l’uniate. Les sous-hommes orthodoxes du Donbass comptent pour du beurre.
Pour Monseigneur, le patriarcat de Moscou est « enfermé dans le déni et l’agression verbale ». Le Métropolite Onuphre fait preuve d’une « attitude de repli et de surdité à l’égard de la société ukrainienne ». D’après lui le pape sait que ce qu’il dit « correspond à la réalité et n’a rien d’idéologique ».
Quand des politicards et des journaleux faux-culs ordinaires mentent effrontément, c’est répugnant mais on s’y fait. Quand une publication appelée « la Croix » répercute les menteries d’un prélat retors, ça fait drôle…


Parlons-en, des persécutions ethniques et religieuses :
J’aborderai maintenant un troisième article instructif publié par le blog « Parlons d’orthodoxie » qui n’est pas particulièrement « pro Poutine ». Cet article, intitulé « Réflexions sur l’Eglise Gréco-catholique d’Ukraine et la déclaration de Balamand », permettra à toute personne ignorante des tenants et aboutissants de la question uniate en Ukraine de se faire une idée : Réflexions sur l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine et "La déclaration de Balamand"

Voici quels furent les débuts de l’Eglise uniate :
L'Eglise "uniate" d'Ukraine fut créée en 1596 quand l'Ukraine faisait partie du royaume Lituano-polonais; sous la pression des autorités catholiques, le métropolite de Kiev et 6 évêques sur 8 signèrent l'Union de Brest-Litovsk qui reprenait les conclusions du Concile unioniste de Florence-Ferrare (1439-1440), rejetées par Moscou et Constantinople. Les Orthodoxes réfractaires (clergé paroissial, monastères, Cosaques qui créèrent un éphémère état indépendant (1646) avant de passer sous protectorat russe en 1654) furent privés de tous droits religieux et une sévère répression s'abattit sur ceux qui résistaient; les églises, monastères et biens de l'Eglise, passèrent aux "Uniates". Ces persécutions contre les Orthodoxes devinrent alors un abcès permanent entre Rome et l'Orthodoxie.
Cette Eglise fut supprimée par Staline, nous informe l’article, sous l’accusation d’avoir collaboré avec les nazis et encouragé les revendications nationalistes. Puis elle fut rétablie et reconnue par Gorbatchev en 1989, et reprit ses vielles habitudes :
Dès leur reconnaissance par les autorités en 1989 (M. Gorbatchev, Secrétaire général du PCUS), les communautés gréco-catholiques s'emparèrent de leurs anciennes églises, où officiaient des communautés orthodoxes, souvent avec violence, et les Orthodoxes se retrouvèrent sans lieux de culte. En effet, de nombreuses églises et monastères avaient été confisqués après l'annexion et durant les répressions Khrouchtchéviennes (7) et les Orthodoxes officiaient donc dans les églises qui leur avaient été laissées. Ce sont à elles que les Gréco-catholiques s'attaquèrent en premier, avec la complicité des autorités, et non à celles, transformées en ¨divers établissements laïcs, que les autorités protégeaient.

"L’uniatisme a commencé une expansion active en Ukraine, cherchant à dépasser les limites de l’Ukraine occidentale et à s’implanter dans les régions orientales où il n’était guère présent auparavant. La preuve la plus triste de cette orientation fut le transfert en 2005 de l’archevêché majeur des gréco-catholiques de Lvov à Kiev et le projet de l’élever au rang de patriarcat qu’elle n’a jamais eu dans l’histoire. Ainsi, l’uniatisme n’est pas seulement un fait douloureux du passé qui, pendant des siècles, a divisé l’Orient et l’Occident, mais demeure un grave obstacle sur le chemin du rétablissement de l’unité perdue entre les Églises" écrit Mgr Hilarion en 2009 (ibid. note 1).
Car, nous dit l’article : « Les Gréco-catholique d’Ukraine considèrent que leur Eglise est élue par Dieu pour apporter la vraie foi aux Eglises d'Orient, avec une vision messianique qui s'affirma particulièrement entre les deux guerres. »

Nous apprenons qu’un accord a été conclu à ce propos entre le Vatican et les Eglises orthodoxes : l’accord de Balamand :
Le dialogue théologique entre les Églises, qui se développait après la première "rencontre au sommet" de 1964 (6) et la levée des anathèmes un an plus tard, fut consacré au sujet de l'uniatisme pendant la dernière décennie du siècle à la demande des délégués orthodoxes; les assemblées plénières de la Commission mixte à Freising (Allemagne, 1990), Balamand (Liban, 1993) et Baltimore (États-Unis, 2000) ont adopté plusieurs déclarations importantes à ce sujet dont la "Déclaration de Balamand", particulièrement importante puisque Rome admet pour la première fois que l'uniatisme pose problème et ne doit pas s'étendre (voir Conférence du Professeur Michel Stavrou pour l'analyse détaillée de ce texte). "Ce texte est intitulé « L’uniatisme, méthode d’union du passé, et la recherche actuelle de la pleine communion », et comporte 3 grandes décisions :

  1. La démarche de l’uniatisme est condamnée par les deux Eglises catholique et orthodoxe en tant que méthode d’union et en tant que modèle d’unité ;
  2. Les deux Eglises se reconnaissent mutuellement comme Eglises Sœurs ;
  3. Les orthodoxes s’engagent « par économie » à respecter les communautés uniates existantes.


Cet accord, nous dit-on, devait mettre fin au prosélytisme des uniates, mais il n’a jamais été signé. Et le prosélytisme actif des uniates n’a fait que croître et embellir, soutenu qu’il était par toutes sortes de forces nationales ou étrangères qui avaient intérêt à éradiquer ce qui était russe, russophone et orthodoxe en Ukraine.  
« L'Église gréco-catholique d’Ukraine se livre à des activités politiques directes, malheureusement, en utilisant des slogans russophobes tranchants et en lançant de durs jugements contre l'Église orthodoxe russe dans ses déclarations publiques » a déclaré le patriarche Cyrille, estimant qu'un tel comportement « russophobe jette une ombre très mauvaise » sur les relations entre l’Église russe et le Vatican. Il faut aussi souligner que l'Église gréco-catholique joue sur les dissensions internes à l'Orthodoxie Ukrainienne en menant des actions conjointes avec l'Eglise Orthodoxe Ukrainienne (soi- disant patriarche [b]Philarète). "Le chef de l’Église gréco-catholique d’Ukraine et le chef du soi-disant Patriarcat de Kiev ont arpenté les cabinets du Département d’état des États-Unis, incitant les autorités américaines à intervenir et à mettre de l’ordre en Ukraine" accuse Mgr Hilarion de Volokolamsk.[/b]
C’est clair, n’est-ce pas ? L’expansion politique importe beaucoup plus que la charité chrétienne et la compassion, comme on l’a vu aussi avec les exactions des catholiques croates contre les Serbes pendant la seconde guerre mondiale. C’est sans doute pour cela que monseigneur Viatcheslav Shevchuk vient demander le secours de l’Europe en se gardant bien d’évoquer les massacres commis au Donbass par son armée. On pourrait penser, au vu de la déclaration de Balamand, que les catholiques normaux, occidentaux, modernes, démocrates et œcuménistes n’encourageraient pas la conversion à coups de bombes sur la tronche, la conversion musclée du croisé ou du conquistador, si souvent stigmatisée quand elle s’exerce en tout autre endroit du monde que les pays slaves. Mais non, la Croix abonde dans son sens, couvre ses mensonges, met le pape dans le bain. Au fait, qu’en pense-t-il, le pape ? Eh bien, nous dit l’article de « Parlons d’orthodoxie »,  « le Vatican a toujours eu une attitude assez ambiguë vis-à-vis des gréco-catholiques. Ainsi, il ne leur accorde pas d'autonomie canonique et ne donne pas suite à leurs demandes d'érection en patriarcat, mais les Papes successifs soulignent à plusieurs reprises leur attachement à cette Eglise, ce qui provoque régulièrement des crises dans les relations avec l'Eglise russe (annulation d'une rencontre de théologiens orthodoxes et catholiques à Odessa en 1979, absence de la délégation de l'Eglise russe à la 4ème réunion de la Commission Théologique mixte à Bari en 1986 …) »
Evidemment…

 

Pour ce qui est des épurations ethniques, s’il reste un soupçon de conscience à la Croix qui n’est peut-être pas encore complètement gammée, que ses journalistes aillent se renseigner sur ce qui se passe vraiment en Ukraine et que couvre le monseigneur uniate :
  • Voici ce qu’il reste du monastère orthodoxe de la Vierge d’Ibérie et de son cimetière, après les bombardements ukrainiens :
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  • Voici l’un des nombreux témoignages de civils, auxquels la presse occidentale ne donne aucun écho :

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  • Et plus généralement, une rétrospective de ce forfait commis avec l’assentiment occidental et la bénédiction du monsignore :

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  • Et enfin, le témoignage d’un Français qui sauve l’honneur de notre triste France
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Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

18 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La République, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #le nazisme

Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

on: mai 18, 2015

J’ai eu la chance colossale de me rendre dans le Donbass et à Donetsk pendant plusieurs jours, d’accomplir ainsi un devoir qui aurait été celui de notre gouvernement dans des temps normaux. Avec des moyens très faibles, avec le soutien extraordinaire de quelques personnalités de Donetsk (et d’ailleurs), j’ai donc pu venir voir de mes propres yeux ce qu’il se passe dans cette région de l’Europe dont tout le monde parle mais que quasiment aucun français ne saurait placer sur une carte. J’ai accompli quelques milliers de kilomètres pour y parvenir et désormais je peux accuser le gouvernement français, plus fortement, plus justement. Ne rien dire serait un crime, ne rien dire serait déshonorer mon nom de Français. Je t’accuse gouvernement de France, je t’accuse par ton soutien indirect d’être responsable de la mort de milliers de personnes dans le Donbass, de favoriser la disette et les conditions de vies déplorables de la population, je t’accuse de participer à une propagande mensongère, injuste, sale et scandaleuse dont des millions de gens sont victimes, je t’accuse d’avoir trahi toutes les traditions françaises issues de la Révolution et même de l’Ancien régime, visant à supporter les faibles, à les défendre, à les libérer des oppressions à la manière des milliers de volontaires nationaux de l’An II qui marchèrent contre toute l’Europe pour arracher leur liberté et celle d’autres peuples.

Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement françaisLaurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement françaisLaurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

Je t’accuse gouvernement de France d’avoir abandonné ta souveraineté, en la laissant dans un caniveau appelé Union européenne, je t’accuse de ne plus utiliser les droits et les devoirs de La voix française qui intiment l’ordre à nos gouvernants d’user de notre diplomatie et de l’impact de notre aura dans le monde pour faire le bien, en toute indépendance et hors des cercles d’influence étrangers contraire à l’intérêt de la Nation. Je t’accuse gouvernement de France de mentir aux Français, par une propagande de masse criminelle qui consiste depuis de longs mois à saper, à attaquer et à salir la Russie par tous les moyens en sa possession. Cette politique russophobe dangereuse, frayant avec le racisme, le nationalisme est à ce point effrayante pour notre pays que nous avons refusé de défiler aux côtés de nos frères russes pour la Victoire du 9 mai 1945, victoire contre le nazisme. Pendant ce temps en Ukraine, nous supportons un régime s’appuyant sur une frange néonazi, nous avons versé plusieurs milliards d’euros par le biais de l’Union européenne avec les impôts des Français, argent qui sert à armer et équiper des soldats de bataillons de massacreurs et de violeurs tels ceux de Svoboda ou Aydar.

Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement françaisLaurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

Je t’accuse gouvernement de France, avec tous les journalistes ou presque de notre pays, de participer à un mensonge dramatique dont les gens meurent dans le Donbass : le mythe de l’armée russe ayant agressé l’Ukraine. Je suis allé dans le Donbass, j’y suis rentré en passant par deux postes frontières différents, à Novochakhtinsk et Matveev-Kourgan. S’il y avait les 50 000 soldats russes annoncé par des activistes pro-ukraine qui ont désormais du sang sur les mains de manière indirecte, telle l’infâme Nathalie Pasternak, s’il y avait plusieurs divisions, j’aurais nécessairement vu des centaines de chars, de camions, les forces de soutien, d’intendance etc. Je n’ai vu aucune force militaire russe massée à la frontière et il est difficile de cacher autant d’hommes de troupes dans un pays où la steppe des cosaques est l’apanage du paysage et de la morphologie du terrain. Je n’ai pas vu pendant tout mon voyage, ni soldat russe, ni régiment, ni brigade, ni division ou armée de la Fédération de Russie. Partout où je me suis rendu, dans les villes que j’ai traversé, comme par exemple la ville des Cosaques d’Antratsyt, petite ville de 54 000 habitants au sud de Lougansk, je n’ai pas vu de forces militaires russes. J’ai pu interroger tous les habitants que j’ai pu rencontrer, toutes les personnes ici présentent, même opposées au projet de la Novorossia (car j’en ai rencontré !) ont déclaré qu’il n’y avait pas d’Armée russe dans le Donbass. J’ai pu le vérifier moi-même pendant tout mon séjour et je n’ai découvert que les soldats républicains des forces des deux républiques, habillés et armés de manière très hétéroclite.

Je raconterais dans d’autres temps ce que j’ai vu et entendu dans le Donbass. Il aurait suffi au gouvernement français d’envoyer un seul diplomate, un seul observateur pour constater, vérifier et faire un rapport objectif à notre ministre des Affaires étrangères et à travers lui à notre Président de la République. Notre gouvernement français ne l’a pas fait, au contraire il s’entête à charger la Russie. Ce que j’ai vu dans le Donbass, ce sont de simples gens, jeunes, moins jeunes, femmes et hommes, enfants et vieillards. C’est une population certes russophone mais elle ne souhaite que sa liberté. Elle a déjà choisi l’indépendance par un référendum. Elle a déjà hissé à Donetsk et à Lougansk le drapeau de la liberté. Cette population est soutenue et encore de manière relative par la Russie qui a accueilli 1,7 millions de réfugiés sans aucune aide extérieure, sans que la France, pays des Droits de l’Homme ne verse un seul centime pour aider tous ces gens en détresse. C’est la Russie au contraire qui a été montré du doigt, sanctionnée injustement. C’est la population du Donbass qui souffre et meure. Sans la solidarité incroyable des gens du Donbass, des milliers d’entre eux seraient déjà morts, mais d’autres vont mourir, soldats ou civils. Et cela parce qu’ils veulent être libres, ils veulent être maîtres de leurs destinées, ils veulent vivre.

Laurent Brayard : Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français

J’appelle donc, en mon nom unique et quoi qu’il puisse m’en coûter, même l’oppression et la prison, tous les Français, de quelques origines qu’ils soient, sans distinction de couleurs de peau, d’orientation politique, à sanctionner le gouvernement français par toutes les résistances possibles, électorales ou non, en pratiquant la résistance passive, en se dressant, en cessant de vivre à genoux. Les populations du Donbass nous montrent l’exemple, nous pouvons renverser ce régime présidentiel inique, d’oligarques repus et suffisants. Nous pouvons pacifiquement les pousser hors de nos murs, la force du Peuple comme le disait Danton est sans limite, il suffirait juste d’une étincelle pour que la France réapprenne sa force populaire, se réapproprie la Démocratie pour que plus jamais des mensonges et des falsifications de l’histoire ne soient soutenus par la France, surtout quand des gens meurent sous les bombes, assassinés et même faute de soins médicaux ou de nourriture. Pour moi ma décision est prise. Comme l’ambassadeur français à Prague en 1939 demandait la nationalité tchèque alors que les divisions allemandes forçaient la frontière, je demande la nationalité du Donbass. Je préfère partager le sort de braves gens que de me taire et suivre tacitement des politiques qui déshonorent leurs charges et à travers elle la France chaque jour qui passe.

Laurent Brayard

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Une massive manifestation de l’opposition se déroule à Skopje

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #La Yougoslavie, #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #Grèce, #Terrorisme, #Daesch, #le nazisme

Bonjour.

Aujourd'hui 17 mai 2015, le renversement de régime en Macédoine est en marche. Les manifestations seront d'abord pseudo-pacifiques, puis très violentes avec des morts comme à Kiev, le mode opératoire est connu. Tout cela orchestré par les armées secrètes de l'OTAN que sont les groupes de djihadistes et de nazis. La brutalité de ces barbares sauvages risque de semer chaos et désolation une fois de plus. L’Europe est à nouveau dans l’œil du cyclone, et cette fois par le sud.

Les rues de la capitale macédonienne accueillent des dizaines de milliers de personnes qui se sont rassemblées pour tenir la manifestation la plus importante jamais vue en Macédoine contre le gouvernement actuel.

La suite. http://francais.rt.com/international/2421-direct-massive-manifestation-macedoine.

Cordialement

Lucien Pons

Une massive manifestation de l’opposition se déroule à Skopje

La manifestation à Skopje
La manifestation à Skopje

Les rues de la capitale macédonienne accueillent des dizaines de milliers de personnes qui se sont rassemblées pour tenir la manifestation la plus importante jamais vue en Macédoine contre le gouvernement actuel.

Cette manifestation est l’aboutissement de mois de querelle entre le Premier ministre Nikola Gruevski et ses adversaires de centre-gauche qui ont déjà déclenché des affrontements dans les rues de la capitale.

Les manifestants réclament la démission de l’ensemble du gouvernement suite à des scandales de mise sur écoute, révélés en début d’année et qui semblent être le signe d’importants abus de pouvoir commis par les membres du gouvernement. 

En outre, les opposants accusent les autorités d’avoir organisé, le weekend dernier une opération policière dans la ville de Koumanovo, à 40 km de la capitale Skopje – qui s’est soldée par 22 morts, dont huit policiers – en vue de détourner l’attention du public des scandales de corruption qui ont secoué le gouvernement ces derniers mois. 

Mais ce n'est pa la fin. L'opposition accuse également M. Gruevski de dérive autoritaire et de mégalomanie dénonçant notamment un projet pharaonique d'embellissement de la capitale macédonienne, dont le coût est estimé à des dizaines de millions d'euros dans un pays où 28% de la population est au chômage.

En savoir plus : Bilan des tensions en Macédoine : 22 personnes tuées, 30 accusées de terrorisme

Mais sur la chaîne de télé pro-gouvernementale Sitel, Gruevski a déclaré qu’il «n’avait pas l’intention de quitter son poste ou d’accepter un gouvernement transitoire».

Les autorités macédoniennes ont déclaré qu’un service de renseignement étranger effectuait les écoutes et que l’opération policière à Koumanovo visait des membres d’un groupe terroriste albanais qui essayait de s’infiltrer sur le territoire du pays en vue d’organiser des attentats contre le gouvernement.

M. Gruevski, chef du gouvernement depuis 2006, et son parti (VMRO-DPMNE) ont été reconduits au pouvoir pour un mandat de quatre ans lors des législatives anticipées d'avril dernier.

Néanmoins, depuis, l'opposition refuse de participer aux travaux du Parlement et dénonce des «fraudes» commises durant le scrutin.

 

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Etats-Unis-Russie : les paupières lourdes. Qui a décrété que Poutine était notre ennemi?

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La mondialisation, #La Russie, #Europe supranationale, #Ukraine, #AMERIQUE, #Histoire

Etats-Unis-Russie : les paupières lourdes

Qui a décrété que Poutine était notre ennemi?

Publié le 14 mai 2015 à 9:00 dans Histoire Monde Politique

 

kerry poutine russie

« En vérité le proverbe chinois est sage qui énonce : « les hommes ressemblent plus à leur temps qu’à leur pères »1, disait le grand Marc Bloch. Ajoutant que les faits historiques étaient par essence des faits psychologiques.

Par exemple la Seconde guerre mondiale, l’effondrement de juin 1940 et l’occupation occupent une place particulière dans la mémoire française. La tragédie dont notre pays, ne s’est jamais remis a initié le processus de notre sortie de l’Histoire. Cela explique les visions successives de de ce passé, pourquoi la France en est à ce point malade. Fatalement, comme l’avait compris Marc Bloch, ces usages du passé, prétendant le clarifier, ne sont que politiques. Et la mémoire le masque de l’idéologie. Le passé nous réserve d’autres surprises. Car nous savons avec Michel Foucault « qu’on montre aux gens non pas ce qu’ils ont été, mais ce qu’il faut qu’il se souvienne qu’ils ont été. »2.

Et quand ce phénomène se combine avec un véritable travail de propagande tel que les médias français se sont faits une spécialité, cela peut complètement fausser le jugement et amener, même les plus informés à commettre de grosses bévues. Ce qui s’est passé autour du 70e anniversaire de la victoire de la « Grande alliance » sur l’Allemagne en est une jolie illustration. Tout à son suivisme millimétré de la stratégie américaine, enfin de celle qu’il s’imagine, notre Président de la République ignorant de l’histoire, mais également du présent est complètement passé au travers.

La question de savoir qui a gagné la guerre, est évidemment tranchée. C’est une alliance, où les soviétiques ont fait l’effort principal en Europe, et les Américains dans le Pacifique. Sans oublier le courage britannique initial dans son refus de capituler stratégiquement décisif. Alors, les russophobes compulsifs vous diront que non, accompagnés par ceux qui assimilent Staline et Poutine. Et c’est là que se situe le problème, cette position n’étant que le masque d’une idéologie voulant  faire de la Russie actuelle la continuation mécanique de l’URSS. Justifiant ainsi la stratégie américaine visant à la ramener à la situation des années 90 c’est-à-dire celle d’un pays vassal. Stratégie issue de la « victoire » dans la guerre froide et du concept « d’exceptionnalité » des États-Unis. Qui fait cependant l’objet de débats parfois sévères dans ce pays. Un sondage récent de Gallup donnait 76 % des Américains favorables à un retour à une certaine forme d’isolationnisme.

Les dirigeants français, tout à leur atlantisme dépassé en ont rajouté soucieux qu’ils sont d’être le meilleur élève du grand frère. Confondant fidélité et servilité.

François Hollande n’a donc pas été à Moscou pour le 9 mai. Grossière erreur. Pas parce que c’était insultant pour le peuple Russe, celui-ci s’en moque. Mais parce que tactiquement, en maltraitant l’histoire, il a traité la Russie comme un ennemi. Comme le font la Pologne ou la Lituanie qui elles, ont cependant quelques raisons historiques pour ça. Et les russes sont méfiants. Avec Napoléon et Hitler, ils savent ce qu’être envahi veut dire.

Mais si l’on décrète que la Russie est l’ennemi, encore faudrait-il savoir à qui on a affaire. Les cérémonies organisées dans tout le pays en ont donné une idée. Arrêtons-nous sur quelques détails révélateurs. Au début de la parade, Sergueï Shoigun Ministre de la défense debout dans sa voiture est rentré sur la Place Rouge pour passer en revue les troupes qui allaient défiler. Toute la Russie l’a vu, passant sous l’arche du « Christ Sauveur », lui le mongol bouddhiste retirant sa casquette et faisant le signe de croix orthodoxe.

En mémoire des morts de la guerre ensuite, toute la Russie arborait le ruban de Saint Georges. Celui de l’ordre institué par Catherine II, en 1789 pour récompenser officiers et soldats. Ordre militaire de Saint-Georges, martyr et victorieux, supprimé par Lénine et récemment rétabli.

Le « vive le Peuple vainqueur !» de Poutine fut suivi par le défilé du « régiment éternel ». Plusieurs centaines de milliers de personnes arpentant les allées de la capitale en brandissant les portraits de leurs parents, grands-parents, aïeuls ayant participé au formidable effort de la « Grande Guerre Patriotique ». François Hollande s’il s’était rendu à Moscou, y aurait croisé un peuple qui croit en son pays. Qui comme le disait Philippe Séguin « a absorbé le communisme comme un buvard », et déçu par l’Occident, vient de se tourner à nouveau vers l’Asie. On ne lit plus Marx en Russie, mais Berdaïev et Soljenitsyne. Pas très bolchevik tout ça, mais dans la Sainte Russie restaurée, l’idéologie slavophile tient la corde. Ce n’est pas nécessairement ce qui m’enchante, mais il va bien falloir faire avec.

Angéla Merkel et John Kerry moins myopes que François Hollande ont essayé de se rattraper. En faisant rapidement le voyage de Moscou. Ils ne doivent pas croire ce qu’on lit dans le Journal du Dimanche et dans Libération à propos des cérémonies du 9 mai : « Poutine tout seul », « Poutine isolé ». Titres absolument débiles et qui en disent long sur l’aveuglement propagandiste de certains médias. Vladimir Poutine n’était pas tout seul. Des chefs d’État représentant la moitié de la population mondiale, rien que ça. Et pourquoi les présidents chinois et indiens étaient-il là et leurs troupes ont-elles défilé ? Parce que, soucieux de leur « autonomie stratégique », l’un comme l’autre ont perçu avec la crise ukrainienne et l’attitude américaine qu’il serait sage de se regrouper et de répondre aux sollicitations politiques, économiques et stratégiques russes. Mais nos belles âmes n’ont aucune idée de ce qui se passe dans ces pays. Rentrant d’un périple en Chine cette évidence m’a sauté aux yeux.

Il est légitime, au-delà de la médiocrité de la politique extérieure française, de s’interroger sur l’aveuglement des États-Unis et de l’Europe. Qui déclenchant un coup d’état en Ukraine, provoquant une guerre civile, ont cru « ramener la Russie à la raison ». Cadeau royal fait à Vladimir Poutine, qui a pu ainsi récupérer la Crimée sans coup férir. Souder les russes autour de lui comme viennent de le démontrer les cérémonies. Se rapprocher de la Chine et de l’Inde, ceux-ci alors convaincus qu’il n’y avait pas grand-chose à faire avec les USA. Relançant la dynamique des BRICS. Les sanctions et les attaques spéculatives contre le rouble pour gênantes qu’elles aient pu être début, sont aujourd’hui absorbés. De nouveaux circuits ont été créés. Les fournisseurs européens en seront pour leurs frais.

Il semble que les écailles commencent à tomber des yeux. La conférence de presse consécutive à la visite de John Kerry à Sotchi, montre bien que les occidentaux sont un peu embêtés et qu’il n’est pas impossible que l’on se dirige vers un apaisement.

*Photo : Joshua Roberts/AP/SIPA. AP21733984_000006.

Restera les Mistral. Peu probable qu’ils intéressent les Cubains (que François Hollande est allé visiter, une fois obtenue l’autorisation américaine…). Mais de toute façon, pour les vendre à quelqu’un d’autre, il faut l’accord des Russes…

Hollande tout seul?

  1. Marc Bloch, Apologie pour l’histoire, Armand Colin. 
  2. Michel Foucault. Dits et écrits 1954 – 1988. Gallimard 
  3.  

Kerry en Russie : dégel à Sotchi ?

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Ukraine - Opération "antiterroriste" à Marioupol un mensonge de plus

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #le nazisme

Ukraine - Opération "antiterroriste" à Marioupol un mensonge de plus.

Original YT 15 mai 2014
(ERR: Avakov est ministre de l'Intérieur et non de la Défense)

Odessa avait déjà marqué les esprits, mais cette fois les "opérations" à Marioupol du pouvoir de Kiev étaient officielles.

Découvrez comment les fédéralistes sont devenus maintenant pour de bon des séparatistes (et on les comprend) suite à l'intervention du bataillon "Azov" et de Praviy Sektor (connu maintenant en France sous l'appellation traduite: "Secteur Droit" sur Facebook...).

Le "crime" initial des riverains: Vouloir célébrer la victoire de la deuxième guerre mondiale (traditionnellement le 9 mai en Ukraine et en Russie).

Ce montage a été réalisé à partir de plusieurs vidéos amateures, les mêmes qui avaient été coupées et privées de leurs paroles d'origine afin de réaliser le petit film de désinformation de "Le Monde" et aussi de "Euronews". A la fin, les témoignages et réactions recueillis par Graham Philips.

A présent, on se demande comment Porochenko va mettre "fin à la guerre"...

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Du MISTRAL en RAFALE: une météo inquiétante [par Jean LÉVY]

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #La République, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #le nazisme

 

Du  MISTRAL en RAFALE: une météo inquiétante [par Jean LÉVY]

Chacun connaît les raisons invoquées par le pouvoir « socialiste »(ou plutôt le prétexte), du refus français de livrer à leur destinataire les deux frégates commandées par la Russie : l’intervention militaire dans le Donbass – démentie par Moscou – en soutien au soulèvement de la population de cette région russophone de l’est ukrainien, malmenée par les autorités de Kiev.

« Motif hautement moral », prétendent le gouvernement et ses chiens de garde, les médias, « le commerce ne doit pas prendre le pas sur les principes ».

Au risque que cette morale-là nous coûte 2 milliards d‘euros pour non- exécution d’un contrat, principe érigé en règle d’or  à l’ère du marché libre et non faussé.

Mais revenons sur la raison invoquée.

François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius se drapent donc dans la morale vertueuse : « Comment livrer des vaisseaux militaires (même si ceux-ci lui appartiennent en fait), à un État agresseur ? ».

Qui renierait une telle position ?

Qui ?

Mais le président de la République lui-même et son gouvernement !

Ne vient-il pas de vendre 24 Rafales au Qatar qui cache à peine ses livraisons d’armes aux mercenaires de l’Etat islamique, menaçant aujourd’hui de réduire en cendres Palmyre et ses merveilles architecturales millénaires, après celles d’Irak, il y a peu de temps…

Et on attend toujours de la part de François Hollande une mise en garde sévère à l’Arabie saoudite, qui le plus officiellement du monde, intervient militairement au Yémen, bombardant sauvagement Sanaa, sa capitale, des centaines et des centaines de victimes civiles à la clef.

Raisons invoquée par le roi d’Arabie : il vient au secours d’un président chassé par son peuple !

Personne ne prétend, même dans nos médias pourtant peu scrupuleux en matière d’information, que Vladimir Poutine ait envoyé ses bombardiers pour raser Kiev…

Comme on le voit ce qui est juste sur les bords du Don ne l’est plus dans le désert arabique…

Car, le gouvernement PS et son président comptent  bien livrer au plus vite des Rafales au potentat saoudien !

Ainsi va la morale hollandaise, elle est comme la sauce, elle se tourne comme les moulins du plat pays.

Mais, gare à la météo politique : on signale du grand vent de Mistral en Rafale …

J.L.

SOURCE:

 

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La Suisse en aide à l'est de l'Ukraine. Par Hélène Richard Favre.

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #Europe supranationale

17/05/2015

La Suisse en aide à l'est de l'Ukraine

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Depuis décembre 2013, près de 150 sujets de ce blog ont été consacrés à ce qui s'est d'abord appelé crise ukrainienne avant de devenir guerre en Ukraine.

La Suisse, l'an dernier, a eu un rôle essentiel à jouer dès lors qu'elle présidait l'OSCE et célébrait également le bicentenaire de ses relations diplomatiques avec la Russie.

Certains événements prévus dans ce cadre ont été maintenus quand d'autres ont été annulés. On se rappellera, entre autre, la visite prévue du président de la Chambre basse du Parlement russe, Sergueï Naryshkine que son homologue suisse, Ruedi Lustenberger a jugé bon d'annuler:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/15/suisse-russie-l-insulte.html

Heureusement, l'interview qu'avait sollicitée Darius Rochebin du Président de la Douma avait un peu sauvé la mise:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/10/02/un-temps-fort-...

Or voici que ce 15 mai, le site officiel de la Confédération Helvétique annonce que la Suisse a envoyé un convoi humanitaire à destination de l'est de l'Ukraine:

https://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msg-id=57284

Cette initiative est heureuse pour les populations concernées, bien sûr.

Mais elle l'est aussi pour la Suisse qui renoue ainsi avec sa neutralité un peu mise à mal jusque là par certaines décisions prises.

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La visite en France de M. Yatsenyuk.

17 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #le nazisme, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE

Lors de la visite du Premier Ministre Ukrainien Arseniy Yatsenyuk à Paris, où il a rencontré Manuel Valls, un journaliste pose la question qui fâche à M. Yatsenyuk.

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Le 9 mai, L’EUROPE se devait d’être à MOSCOU

15 Mai 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La République, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La guerre, #La paix, #Histoire

Publié par Michel El Diablo

 

Le président russe V.Poutine a défilé au premier rang de la marche commémorative «Régiment immortel» où les descendants de soldats qui ont participé à la Seconde Guerre mondiale rendent hommage à leurs parents…

Le président russe V.Poutine a défilé au premier rang de la marche commémorative «Régiment immortel» où les descendants de soldats qui ont participé à la Seconde Guerre mondiale rendent hommage à leurs parents…

Le 9 mai, L’EUROPE se devait d’être à MOSCOU
Une insulte à l’histoire
 
La cérémonie de samedi était l’hommage à la contribution décisive de la Russie à la victoire contre Hitler. Comme le montre Olivier Berruyer sur son blog, chose oubliée aujourd’hui, la Russie est, de loin, le pays qui a le plus contribué à la défaite du nazisme. D’abord, c’est le premier pays par la contribution du sang, avec plus de 20 millions de victimes, 30% des morts de la Seconde Guerre Mondiale. Quand les Etats-Unis ont perdu 400 000 soldats, l’URSS en a perdu entre 8,7 et 13,9 millions !En 1945, pour 57% des Français, l’URSS était le premier contributeur à la défaite de l’Allemagne, les Etats-Unis pour 20%. L’histoire a été réécrite avec le temps puisque 54% citent Washington et 23% Moscou.
 
Quelque soit ce que l’on pense du régime de Poutine, l’histoire imposait à la France et sans doute aussi aux autres dirigeants européens de se rassembler samedi, dans un message de rassemblement pour défendre la liberté contre l’oppression du totalitarisme le plus barbare. C’était le moins que l’on pouvait faire pour honorer la mémoire des 80 millions de morts provoqués par le conflit, mais aussi la liberté dont nous avons profité par la suite. Il est difficile de ne pas comprendre, en se rappelant ce qu’a été cette guerre, qu’il était indispensable pour les principaux dirigeants européens d’être présents à Moscou samedi pour honorer cette alliance qui a fait tomber Hitler, comme l’a noté Jacques Sapir.
 
Deux poids, deux mesures
 
Bien sûr, certains se boucheront le nez en évoquant la Russie de Poutine. Sa pratique de la démocratie n’est pas conforme à ce que nous pouvons attendre, mais après tout, nous raisonnons aussi avec notre histoire et nos valeurs. Ensuite, les évènements ukrainiens sont plus complexes que la façon dont ils sont trop souvent présentés. Et de toutes les façons, même si la Russie était une dictature, fallait-il ignorer cette cérémonie historique majeure, les 70 ans de la fin de la Seconde Guerre Mondiale ? Et cela est d’autant plus vrai que nos dirigeants ne sont aussi regardants avec des dirigeants au pédigré bien plus contestable que la Russie, que ce soit la Chine, l’Arabie-Saoudite ou le Qatar.
 
En effet, les dirigeants absents samedi reçoivent en grande pompe le premier ministre Chinois, alors que les Chinois n’ont pas leur mot à dire sur qui les dirige. La mort du roi d’Arabie Saoudite a vu déflier bien des dirigeants de la planète, dont Barack Obama et François Hollande. Il n’est quand même pas difficile de comprendre que la place des présidents des Etats-Unis et de la France était plus à Moscou samedi dernier pour honorer ce combat commun contre la barbarie plutôt qu’à Riyad pour honorer la mort de l’autocrate d’un pays qui ne partage pas beaucoup de valeurs avec nous… Et que dire du voyage de Hollande dans le Golfe, à des régimes largement aussi critiquable que la Russie.
 
L’effarante décision diplomatique de ne pas aller à la cérémonie des 70 ans de la rédition de l’Allemagne à Moscou révèle la russophobie sans nuance ni recul de nos dirigeants. Et mis en rapport avec les honneurs donnés à certains régimes, elle révèle une totale absence de valeurs.
 
Laurent HERBLAY
 
SOURCE:

 

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