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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #ukraine tag

Escalade USA/Otan en Europe. Par Manlio Dinucci.

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le capitalisme;, #le nazisme, #Le fascisme, #Europe supranationale

Escalade USA/Otan en Europe

L’art de la guerre

 
"Exercise Noble Jump"

« Noble Jump » est le nom de la manoeuvre Otan qui s’est déroulée du 7 au 9 avril en Allemagne, Hollande, République Tchèque et huit autres pays européens, où en 48 heures ont été mobilisés des milliers de soldats de la « Force de pointe » à très haute rapidité opérative, faisant partie de la « Force de riposte » de 30mille soldats. La seconde phase se déroulera les 9-20 juin en Pologne, où seront déployées des troupes provenant d’Allemagne, Hollande, République Tchèque, Norvège et autres pays. On prépare ainsi la « Trident Juncture 2015 », la manoeuvre qui, de 28 septembre au 6 novembre, se déroulera en Italie, Espagne et Portugal avec des unités terrestres, aériennes et navales et avec des forces spéciales de tous les pays de l’Otan. Avec 25mille participants, annonce le US Army Europe, elle sera « la plus grande manoeuvre Otan depuis la chute du Mur de Berlin », qui testera les capacités de la « Force de riposte », dont le rôle -a expliqué un porte-parole Otan- est de « répondre à une crise avant même qu’elle ne commence », en d’autres termes  celui de la « guerre préventive ». Celui qui conduira la manoeuvre est le Jfc Naples, commandement Otan (avec quartier général à Lago Patria, Naples) aux ordres de l’amiral étasunien Ferguson, simultanément commandant des Forces navales USA en Europe et des Forces navales du Commandement Africa. Comme déclare le général étasunien Breedlove -Commandant suprême allié en Europe (le chef militaire de l’Otan toujours nommé par le Président des Etats-Unis) – ces manoeuvres constituent « une claire indication que notre Alliance a la capacité et la volonté de répondre aux défis émergents contre la sécurité sur nos flancs méridional et oriental ». C’est-à-dire qu’elle a la capacité et la volonté, en partant des bases en Europe, de faire d’autres guerres en Afrique du Nord/Moyen-Orient (où se prépare une autre intervention militaire en Libye) et en Europe orientale. Sur le « flanc oriental » l’Otan, après avoir provoqué l’explosion de la crise ukrainienne, fait de plus en plus pression sur la Russie.

Au large de l’Ecosse est en cours (11-24 avril) la plus grande manoeuvre navale Otan de la série « Joint Warrior », en fonction anti-Russie, avec la participation de plus de 50 navires de guerre et 70 chasseurs-bombardiers de 14 pays, y compris un groupe naval sous commandement italien. En Mer Noire, où en mars s’est déroulée une manœuvre Otan à laquelle a aussi participé l’Italie, des navires de guerre étasuniens croisent aux limites des eaux territoriales russes. Quand un chasseur-bombardier russe, désarmé mais outillé pour la guerre électronique, a survolé le torpilleur lance-missiles Donald Cook, le Pentagone a protesté pour « cette action provocatrice russe qui viole les protocoles internationaux ». Sont légaux par contre, pour Washington, les drones USA Global Hawk qui survolent la Mer Noire et l’Ukraine. Où est arrivé de Vicence un convoi USA de la 173rd Airborne Brigade avec armes et équipements pour l’opération « Fearless Guardian » : l’entraînement, pour une période de six mois, de trois bataillons (de claire inspiration nazie) de la Garde nationale ukrainienne, effectué par environ 300 paras USA. À qui s’ajoutent des centaines d’instructeurs envoyés par Grande-Bretagne et Canada. Ottawa fournit aussi à Kiev des images à haute définition de son satellite Radarsat-2 pour une utilisation militaire.

Et l’Allemagne ? Tandis que d’un côté elle semble se différencier de Washington en traitant avec Moscou, de l’autre elle participe aux manoeuvres Otan sous commandement USA en fonction anti-Russie et, en même temps, arme la Lituanie en lui offrant même des obus automoteurs Panzerhaubitze 2000, qui tirent 12 projectiles de 155mm à la minute avec une portée de 30-40 Km. Les mêmes qui ont été utilisés par l’Allemagne dans la guerre Otan en Afghanistan.

 Manlio Dinucci

Edition de mardi 21 avril 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/escalation-usanato-in-europa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

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Quand l’Ukraine devient officiellement nazie.

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #La France, #le nazisme, #Le fascisme, #AMERIQUE

Quand l’Ukraine devient officiellement nazie

Ukraine nazie

Par décision de son Parlement (la rada) du jeudi 9 avril 2015, l’Ukraine qualifie d’héroïque son passé nazi. Ce n’est pas la première fois, mais cette fois-ci elle le fait de façon solennelle, c’est-à-dire qu’elle « refonde » l’État ukrainien en mettant hors-la-loi le parti communiste, en déclarant comme « criminelle » toute référence au communisme, à ses fondateurs et à ses dirigeants, aux mots et aux symboles de son passé communiste, ainsi qu’à ses décisions politiques.

Il y a également dans cette loi, en guise de feuille de vigne, la mise au même niveau du communisme et du nazisme. Parfaitement stupide, cette mise sur le même plan a été rapidement effacée en déclarant comme « héros officiels » tous les membres des formations paramilitaires, et des organisations politiques nationalistes. En somme, toutes ces personnes sont officiellement reconnues comme « combattants pour l’indépendance ukrainienne. » Même ceux qui massacrèrent des dizaines de milliers de juifs en Galice. Sans parler des fusiliers, démolisseurs, membres de la rada centrale, de l’armée de la République populaire ukrainienne, des forces armées du Hetmanat, de l’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), de l’organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), et des membres du Mouvement populaire (Rukh) jusqu’en 1991.

Autrement dit, tout ce qui s’est passé depuis octobre 1914 : « au cours des 100 dernières années – s’est écrié devant la Parlement Jurij Shukevic, digne héritier de Roman, son père nazi – où nous avons été en guerre contre l’impérialisme russe, contre l’occupation russe. »

La loi a été présentée devant le parlement ukrainien par ce même Shukevic, accompagné du directeur de l’Institut de la Mémoire nationale, Vladimir Vjatrovic. S’en est fait également écho le porte-parole adjoint de la Rada, Andrej Parubij, celui qui mena le pogrom anti-russe le 2 mai 2014 à Odessa. « Le moment est venu de reconnaitre tous ceux qui ont combattu sous le drapeau bleu et jaune au trident comme des combattants pour l’existence de l’État ukrainien. »

Un autre député, Igor Moijsichuk, a exalté le « moment historique » du rétablissement de la vérité historique, « celle qui a été piétinée le 30 juillet 1941 et jusqu’à aujourd’hui. » Autrement dit, celle de la République populaire d’Ukraine qui s’était alliée aux nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Et on a pu entendre les vociférations du député Oleg Medunitsa : « Celui qui ne vote pas est un ennemi de l’Ukraine, et travaille pour l’ennemi. »

On comprend mieux dans quel climat s’est déroulé ce « vote historique. » En fait, tout le monde s’est levé, y compris la soi-disant opposition, les représentants d’une population qui est pratiquement russe pour moitié, tandis qu’on qualifiait la Russie et les Russes d’ennemis éternels. Le vote a fait l’unanimité : 254 favorables, aucun contre, aucune abstention.

J’aurais deux commentaires assez banals. Il sera intéressant maintenant de voir comment Bruxelles va soutenir l’idée d’une prochaine entrée de l’Ukraine dans l’OTAN et dans l’Union européenne. En fait, il s’agit d’inclure dans l’Europe un pays qui efface, par une loi, toute l’histoire de l’Ukraine unie et de ses racines antinazies. Deuxième chose, il conviendra de rappeler aux nazis ukrainiens que, si l’on devait les prendre au mot, l’Ukraine actuelle n’existerait plus. La Crimée, par exemple, serait russe, puisque ce qui l’a fait devenir ukrainienne fut un acte « délictueux » du « criminel » Nikita Khrouchtchev . Et toutes les régions de l’Ouest des Carpates, dont une grande partie de la Galice, ne pourraient pas faire partie de l’Ukraine, puisque ce fut Staline – un criminel communiste bien connu – qui, par une décision tout aussi « délictueuse », les inclut (pacte Molotov – Ribbentrop), au sein des frontières de l’Ukraine. Et l’Ukraine devrait aussi abandonner son titre de pays fondateur des Nations Unies (et sa place comme membre de l’ONU) : ces deux titres et ce rôle ont été obtenus suite à une décision de l’ex-URSS, encore une fois « criminelle », et donc à effacer.

En somme, l’Ukraine d’aujourd’hui, en se reconnaissant nazie, a cessé d’être l’État qu’elle était quand Euromaïdan a commencé.

Giuletto Chiesa

Article original : Megachip, dimanche 12 avril 2015

Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

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Les ratlines américaines, le recyclage des nazis

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #le nazisme, #Le fascisme, #La guerre, #AMERIQUE, #Les transnationales, #La mondialisation

Les ratlines américaines, le recyclage des nazis

Les ratlines américaines, le recyclage des nazis

Dans les questions qui reviennent souvent parmi les lecteurs ou nos interlocuteurs, celle dubitative concernant l’implication des Etats-Unis avec les néo-nazis en Ukraine est révélatrice de la désinformation que nous subissons. Lorsqu’elle est posée, c’est toujours dans le doute que les Etats-Unis d’Amérique, les hommes du débarquement en Normandie, le pays de la Démocratie puisse avoir la faiblesse de travailler, utiliser, protéger et même privilégier des partis ou des régimes d’extrême droite à travers le monde. La grande ignorance vient à la fois du fait des intenses propagandes menées depuis 70 ans mais aussi de l’idée à travers par exemple le cinéma, que l’Américain est forcément toujours « le gentil ». N’était-il pas l’opprimé de la Couronne d’Angleterre en 1776 ? Ne fut-il pas présent pour nous secourir en 1917 et 1944 ? Les Américains ne nous ont-ils pas sauvé à la fois du nazisme puis du communisme durant la Guerre froide ? Que serions-nous sans les Américains ?

Voici donc quelques réflexions qui taraudent toujours les Français, rapide à s’enflammer, prompt aux raccourcis. C’est oublier la véritable histoire entre la France et les Etats-Unis et des USA tout simplement. S’il y eut dans le monde un pays redevable de la France, ce sont bien les Etats-Unis. Sans la flotte française, les manufactures d’armes qui produisirent à crédit celles dont avaient besoin les insurgés américains, la révolte américaine serait restée dans l’histoire aux côtés des rébellions écrasées. Cette guerre coûta à la France l’équivalent du prix de trois châteaux de Versailles, une somme colossale qui ne fut jamais remboursée. Mieux encore, elle conduisit la France plus vite vers une crise économique la plongeant dans la terrible Révolution française. Les traités de commerce et d’alliance éternels signés par les Etats-Unis avec la France furent dénoncés par les Américains dès l’appel à l’aide des Français contre l’Angleterre en 1793. Pire, une guerre larvée franco-américaine fut notre récompense entre 1798 et 1800… Il fallut Bonaparte pour en finir par le traité de Mortefontaine. Les Américains avaient perdu 2 000 navires de commerce… contre 22 pour les Français.

Il avait fallu moins de 20 années pour voir la nature de la reconnaissance américaine, cette dégradation des relations étant dû à la fois au régime de Terreur dont fut victime Louis XVI mais aussi et surtout la proclamation de l’abolition de l’esclavage par les Français… un sujet sensible aux Etats-Unis. Cette première expérience d’une alliance d’un pays avec les Etats-Unis devait se renouveler plusieurs fois dans l’histoire. Les droits de l’Homme américains s’arrêtaient là où les intérêts marchands de quelques-uns pouvaient prévaloir. Toute la politique américaine depuis sa création a suivi cet adage. Lorsque les Américains chantaient « La Fayette nous voilà ! » en 1917, les USA n’étaient rentrés en guerre qu’après la naissance de la menace des sous-marins allemands et des incidents maritimes notables (torpillage du Lusitania). Si les USA avaient « fini par y aller », ce n’était pas politiquement de bon cœur. Leur intervention eut un prix, le matériel et les usines américaines ne tournèrent pas à plein régime comme nos manufactures de 1780 sans compensation financière… Entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, 80 % des stocks d’or du Monde qui se trouvaient en Europe, principalement entre Londres, Paris et Berlin se retrouvèrent entre les mains des Américains.

L’intervention dans la Seconde Guerre mondiale fut là encore difficile et tardive. Plus encore qu’en 1917, les Américains avaient de très fortes sympathies avec l’Allemagne nazie. Rappelons simplement Ford, les théories communes de l’eugénisme dans les deux pays et aussi le parti fasciste américain et la diaspora allemande en Amérique. Cette entrée en guerre ne fut obtenue d’ailleurs que par l’attaque japonaise du 7 décembre 1941. Même à cette date, les USA ne se rangèrent pas aux côtés des alliés et il fallut attendre le 12 décembre suivant pour qu’Hitler déclare lui-même la guerre aux Etats-Unis. La suite nous la connaissons, la victoire, le plan Marshall, la Guerre froide, des guerres par procuration partout dans le monde, l’OTAN. Prenant le rôle de gendarme de l’Humanité, les Etats-Unis n’ont alors cessé d’interférer dans toutes les parties du globe, souvent militairement, à chaque fois pour des raisons politiques et stratégiques. Ces raisons d’Etat ont été la cause des ratlines américaines, le recyclage de plus de 20 000 nazis et collaborateurs européens et l’organisation de la fuite de combien d’autres ?

Partout, ils furent réutilisés, au niveau de la recherche et des sciences, citons simplement Wernher von Braun, mais aussi des services secrets avec Reinhard Gehlen, Klaus Barbie, Otto von Bloschwing, Wilhelm Höttl, Guido Zimmer etc. Après la vitrine du procès de Nuremberg, les Etats-Unis ne se privèrent pas dans leur lutte avec l’URSS et le bloc de l’Est d’employer des milliers de nazis. Ils ne furent pas seulement Allemands ou Autrichiens, mais aussi Croates, Hongrois, Roumains, Bulgares et bien sûr Ukrainiens. Le principal repli des partisans de Bandera et Choukhevytch fut justement l’Europe occidentale et surtout les Etats-Unis. Les membres de l’UPA furent massivement employés au point de retrouver dans le lit du président Iouchtchenko, une certaine Katerina proche de Yaroslav Stetsko personnage clef de l’ABN, le Bloc des nations anti-bolcheviques mort aux Etats-Unis en 1986. Ainsi les Etats-Unis ne cessèrent jamais d’employer des nazis, des régimes militaires ou dictatoriaux à partir de la fin de la guerre, nous pouvons d’ailleurs repérer trois phases distinctes.

La première commence dès 1945 et dure jusque dans les années 70. Elle consiste à recycler et utiliser les nazis dans toutes les parties du monde, en Europe particulièrement pour lutter contre l’Union soviétique dans l’âpre combat de la Guerre froide. Ils participèrent à du renseignement, à la formation de réseaux, au recrutement d’agents, de saboteurs, d’hommes de main. Ils furent très actifs dans les pays du Pacte de Varsovie, dans les Balkans, en Grèce, en Europe Centrale et de l’Est. Mais ils furent aussi utilisés en Amérique du Sud. Sur ce continent, ils servirent les régimes militaires et fascisants des différentes dictatures, verrouillant l’Amérique du Sud qui était un terrain propice de la propagation du communisme avec la proximité de Cuba. Cette utilisation sur le continent sud-américain fut plus longue dans le temps. Très soucieuse de ne pas voir la zone tomber sous l’influence soviétique, les Américains fermèrent les yeux sur les exactions terribles des différents régimes, commises par ailleurs parfois avec leur aide, comme le prouve magistralement Naomi Klein dans sa Stratégie des chocs. Partout, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay, au Chili, en Bolivie, au Brésil, des agents nazis ou fascistes, Allemands, Autrichiens, Italiens, Hongrois, Croates furent à la base des polices secrètes, des méthodes concentrationnaires, d’interrogatoires et de tortures, d’assassinat. Avec le temps, ces régimes furent abandonnés, les sbires nazis autrefois d’utiles agents ; lâchés et parfois poursuivis sans relâche. Ce fut le cas par exemple de Klaus Barbie.

Dans cette deuxième phase qui commence au début des années 70, les nazis ou fascistes continuent d’être employés sans vergogne. A cette date, les hommes employés ne sont plus ceux qui avaient combattu durant la Seconde Guerre mondiale, ou de moins en moins. C’est le cas de Stefano Delle Chiaie (1936-) un militant italien néofasciste utilisé ainsi que beaucoup d’autres pour mener des actions terroristes financées et pilotées de loin par la CIA dans le cadre de la Stratégie de la tension. Il s’agissait ici de terroriser la population en maintenant une pression inhérente à des attentats meurtriers (années de plomb), soit mis sur le dos de mouvements terroristes d’extrême-gauche, soit pour montrer le danger de la montée des forces d’extrêmes gauches, montrées du doigt comme génératrice de l’anarchie, de l’instabilité et de ruine économique. L’exemple italien n’est pas isolé, cette stratégie, pouvant d’ailleurs être couplée avec celle du Choc, fut employé nous l’avons vu en Amérique du Sud, mais aussi en Afrique, au Moyen Orient et en Asie. Elle fut généralisée et permis la construction de digue contre le communisme, le contrôle des électorats, la mainmise sur des économies et des richesses stratégiques. A la fin de l’Union soviétique, l’écroulement du bloc de l’Est et la disparition du Pacte de Varsovie, cette deuxième phase était terminée.

C’est donc au début des années 90 que commença la troisième phase, dans laquelle nous sommes encore présentement. Cette stratégie des Chocs a pu se trouver d’ailleurs adaptée, avec l’infiltration des syndicats comme en France, la motivation et le maintien dans la crise de zones entières, en Europe, particulièrement en France et au Royaume Uni. Mais elle a muté vers un contrôle direct ou indirect plus prégnant. Ce fut le cas au Moyen Orient avec les invasions remarquées de l’Irak, de l’Afghanistan et une lutte conduite contre des régimes autrefois utiles mais abattus par les Américains pour un contrôle plus direct. Rappelons le soutien à l’Irak contre l’Iran pendant la guerre terrible de 1980-1988, puis la première invasion du pays suivi d’une deuxième une décennie plus tard. Les Américains ont ainsi réalisé dans le monde musulman la même chose qu’ils avaient faite avec les nazis, supporter et armer les islamistes à des fins machiavéliques visant à atteindre des objectifs concrets de contrôles de points stratégiques et de ressources capitales pour le virage du XXIe siècle. Ces plans se sont relativement bien déroulés alors que les Etats-Unis prenaient quasiment le contrôle de l’Union européenne en passe de vassalisation totale.

C’est la réapparition de la Russie dans le jeu international, apparaissant à nouveau comme une concurrente gênante, se rapprochant de pays non-alignés comme le Venezuela, le Brésil, l’Inde ou la Chine que l’offensive américaine a commencé contre la Russie. Elle fut commencée en Ukraine en 2004, puis poursuivie en Géorgie et de nouveau en Ukraine. Aujourd’hui nous sommes au paroxysme de cette guerre sourde. En Ukraine, les Américains n’ont donc eu aucun mal, dans la grande tradition des ratlines américaines, de financer les partis néonazis comme Svoboda, de soutenir le régime brun de Porochenko et d’envoyer conseillers et mercenaires donner la main aux massacres dans le Donbass durant l’été et l’automne 2014. Historiquement, il n’y a donc aucune impossibilité aux Américains de faire alliance avec des néonazis. La realpolitik américaine depuis l’indépendance du pays en 1776 a été construite sur cet unique adage. Rappelons d’ailleurs que les ponts sont importants entre les deux mondes. Les Etats-Unis furent le dernier pays esclavagiste occidental, la terre de création du KKK, le Ku Klux Klan, des ségrégations raciales, mère des théories eugénistes et récemment de celles du Gender, génératrice d’invasions militaires récurrentes étayant chacune des décennies de son histoire, terre de la création de la bombe atomique et seule nation l’ayant utilisée contre d’autres hommes. En faudrait-il plus pour démontrer que le gouvernement américain (à ne pas confondre avec son peuple) a toujours été prêt à tout ?

Laurent Brayard

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UKRAINE, l'AFP réécrit l'histoire en se rangeant du côté des bourreaux

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La République, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Les média

 

lundi 20 avril 2015

Le 21 avril 2015
 

L'AFP réécrit l'histoire en se rangeant du côté des bourreaux :

Nous étions habitués au peu d'objectivité de l'AFP, ou plutôt à sa fainéantise intellectuelle qui consistait à recopier sans les contrôler les communiqués du gouvernement de Kiev, ou de ses différents ministères.
Mais cette fois-ci un pas a été franchi, peut être emporté par l'euphorie du fürhergeburstag, l'AFP, s'est trouvée une nouvelle source d'information : "La page du bataillon Azov" et le clame haut et fort.

Voyons ce grand moment de désinformation :

"Pour sa part, le bataillon Azov, une milice favorable à Kiev opérant près de Marioupol, a confirmé l'arrêt des combats. La situation à Chirokiné s'est un peu stabilisée, avec le retrait de l'artillerie des séparatistes prorusses après le retour au village de la mission de l'OSCE, selon la page internet du bataillon."

(©AFP / 20 avril 2015 17h17)

Dès le début des violations du cessez le feu à Shirokino, tous les rapports de l'OSCE étaient clairs, le coupable était le bataillon Azov (voir les articles écrits le 10 mars, et regroupés hier sur ce blog). Rapports que l'AFP n'avaient pas pris la peine de lire, relayant les informations provenant de Kiev.

Donc l'AFP, en officialisant les mensonges de Kiev, permet au coupable d'incriminer la victime, réécrit l'histoire en se rangeant du côté des bourreaux.

source :


http://www.romandie.com/news/Chef-de-lOSCE--de-bonnes-chances-pour-la-paix-en-Ukraine/585897.rom
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Europe: les dirigeants occidentaux ferment les yeux sur le néofascisme.

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #le nazisme, #Le fascisme, #Europe supranationale, #Economie, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre

Europe: les dirigeants occidentaux ferment les yeux sur le néofascisme

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Europe: les dirigeants occidentaux ferment les yeux sur le néofascisme.

L'ex-président de la Croatie Stjepan Mesić signale le danger du nationalisme rampant et de la fascisation qui pèse sur l'Europe, tout en se révoltant par la passivité de l'Occident face à ces phénomènes.

 

 

Les dirigeants des pays occidentaux ferment les yeux sur le néofascisme en Europe, tout en sous-estimant la contribution soviétique dans la victoire sur le fascisme, a indiqué l'ex-président de Croatie Stjepan Mesić dans son article dans le journal croate Novi list

 

"La droite ne fait pas que lever la tête, elle déploie aussi ses drapeaux fascistes dans les Etats dits en période de transition. Je ne citerai qu'un exemple. A Riga, des marches d'anciens légionnaires SS sont traditionnelles", constate M.Mesić, signalant le danger du nationalisme croate et de la "fascisation qui pèse sur la Croatie", ainsi que la passivité de l'Occident face à ce genre de manifestations.

 

Et d'ajouter que rien de pareil n'était possible même d'imaginer en Allemagne, du moins à présent. 

 

"Quoi qu'il en soit, Angela Merkel garde le silence au sujet des événements à Riga (…) Le président français (François) Hollande et le locataire de la Maison Blanche (Barack) Obama n'en disent rien, eux non plus. Ils "ne s'aperçoivent pas" du néofascisme en Europe, tout en refusant de se rendre à Moscou pour participer aux célébrations du 70e anniversaire de la victoire sur le fascisme et ce, pour condamner la politique de (Vladimir) Poutine", a relevé l'ex-chef de l'Etat croate.

Selon lui, l'Union européenne est née de l'idée de la nécessité de mettre en place un mécanisme efficace de prévention d'une réédition de la guerre mondiale et de l'holocauste, mais ceux qui définissent aujourd'hui la politique de l'UE "l'ont oublié ou font semblant de l'avoir oublié".



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VIDEO. Regardez l'entretien intégral de Bachar Al-Assad à France 2

20 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La mondialisation, #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #ISIL, #Israël - palestine - Moyen-Orient

VIDEO. Regardez l'entretien intégral de Bachar Al-Assad à France 2

Une première pour une télévision française : après quatre ans de conflit, Bachar Al-Assad, le président de la république arabe syrienne, a accordé un entretien à David Pujadas pour France

Quatre ans après le début de la guerre en Syrie, le président Bachar Al-Assad
répond pour la première fois aux questions d’une télévision française. Un entretien réalisé dimanche 19 avril à Damas par David Pujadas, et diffusé lundi 20 avril dans le 20 heures de France 2.

Bachar Al-Assad revient sur sa responsabilité dans le conflit, la répression, les bombardements contre les civils. Il réfute ainsi l'utilisation "d'armes aveugles" et explique que "les armes utilisées contre les terroristes sont des armes qui nécessitent de viser" et que ce sont "les gouvernement occidentaux" qui ont inventé "l'utilisation d'armes chimiques et du chlore."

"L'Etat islamique est né en Irak sous controle américain"

Sur l'organisation Etat islamique, le président syrien explique que "l'EI est né en Irak sous controle américain et que c'est le chaos syrien" qui les a amenés dans son pays. Autre responsable pour le président syrien, "le régime français qui considérait l'Etat islamique comme des modérés". Quant aux jihadistes français partis en Syrie, le président syrien dit "n'en avoir aucun dans ses prisons".

Interrogé sur d'éventuels liens entre les services de renseignements syriens et français, il a répondu : "Il y a des contacts, mais il n'y a pas de coopération.(...) Nous sommes prêts au dialogue mais comment établir un dialogue avec un régime qui soutient les terroristes et pourquoi faire? (...) Le principal message qui doit être adressé [à François Hollande] doit l'être par le peuple français. Les sondages en France montrent bien le message que Hollande devrait écouter davantage. A savoir qu'il est le président le plus impopulaire depuis les années 1950. Il devrait s'occuper de ses citoyens et les protéger des terroristes qui viennent en France (...) Quand on parle de terrorisme, ce que vous avez vécu n'est que la partie émergée de l'iceberg."

Enfin Bachar Al-Assad revient sur les circonstances de la mort, en 2012 à Homs, du reporter de France 2, Gilles Jacquier.

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Révélations sur le crash de l’Airbus Germanwings 4U9525

20 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La guerre, #AMERIQUE, #La République, #La Russie, #L'armée française, #L'OTAN., #La mondialisation

Révélations sur le crash de l’Airbus Germanwings 4U9525


Le 30 mars 2015 – Source HaBE

LE VOL GERMANWINGS ABATTU PAR UN FAISCEAU LASER ÉTATS-UNIEN?

Un ami de HaBE a traduit l’article des services secrets russes (SVR) concernant le crash du vol de l’Airbus de Germanwings.

Selon les services secrets russes (SVR), Obama aurait été très en colère en apprenant que le vol Germanwings 4U9525 avait été abattu par l’Otan pendant des exercices militaires. 

Il s’agit d’un blog public russe. Le texte proprement dit montre certaines connaissances techniques. Il mentionne également la frégate de la Flotte du Nord, la Severomorsk (désignation russe: gros chasseur de sous-marins), effectivement en patrouille en Méditerranée actuellement.

 

Des essais de tir laser états-uniens ont provoqué la destruction de l’avion de Germanwings transportant 150 passagers civils innocents

Le 26 mars 2015, le ministère russe de la défense a annoncé  que les rapports de la Flotte du Nord indiquent que la chute du Boeing de la compagnie aérienne allemande Germanwings (vol 4U9525) serait le résultat direct d’un essai manqué de l’armée de l’air états-unienne avec le système laser HELLADS (High Energy Liquid Laser Area Defense System). Ce test a été effectué lors d’une tentative de lancement de missile balistique intercontinental (ICBM), la cible a été ratée, mais pas les 150 passagers civils qui ont trouvé la mort à bord de l’avion .

Selon le rapport transmis au Ministère de la défense par la Flotte du Nord actuellement en état d’alerte maximum, l’alarme a été déclenchée hier sur le contre-torpilleur russe Severomorsk, alors en manœuvres en Méditerranée. Alors que tout était normal, des anomalies électriques ont été détectées au-dessus du Sud de la France et de l’Italie, ainsi que dans l’ouest et le sud de la Suisse. La région à partir de laquelle ces anomalies ont été provoquées était la Mer du Nord. Selon le rapport, cela correspond au secteur de mobilisation de la 510e escadrille de l’armée de l’air états-unienne, basée à Aviano, en Italie.

Curieusement, le rapport relève également que ces anomalies sont apparues dans la zone d’intervention de la 510e escadrille en même temps que les radars civils britanniques étaient aveuglés, ce qui est confirmé par un avis de l’Autorité de sûreté aérienne: «En procédant à des réglages avec Manchester, je vois bien l’A380 passer au-dessus de moi à Barcelone, mais rien sur le radar. Bizarre».

Le rapport du ministère de la défense russe indique que, pendant le décollage et l’atterrissage des bombardiers B1, les systèmes radar des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’UE sont souvent aveugles. Précisément comme hier, lorsque l’incident a été consigné à Manchester. Cela correspond vraisemblablement au déploiement d’un bombardier britannique B1, qui est équipé du système HELLADS de l’armée de l’air états-unienne.

Ce rapport mentionne également le fait que les structures militaires des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de l’UE mettent souvent en danger les vols civils sur tout le continent pendant leurs manœuvres militaires. L’année dernière, entre le 5 et le 10 juillet, pas moins d’une cinquantaine d’avions ont disparu par moments des écrans radar en Autriche, en Allemagne, en République tchèque et en Slovaquie.

L’aviation civile slovaque a reconnu cet aveuglement du radar dans un communiqué: «La disparition d’objets des écrans radar a été mise en corrélation avec les manœuvres militaires dans différentes régions d’Europe… dont le but était de couper les fréquences radio. Ces opérations ont provoqué la disparition temporaire de plusieurs objets des écrans radar, et ce bien qu’en même temps, les avions soient restés en contact radio avec les contrôleurs aériens et aient poursuivi leur route normalement.»

Toutefois, le rapport montre bien le danger que présentent ces manœuvres militaires occidentales pour l’aviation civile. En atteste l’incident survenu le 3 mars, signe avant-coureur de l’affreux accident du vol 9525 de la compagnie Germanwings qui s’est produit hier. À cause de l’armée de l’air états-unienne, l’Airbus A321 du vol LH1172 de la compagnie Lufthansa, qui volait à l’altitude normale, a brusquement plongé pendant plusieurs minutes, comme en atteste le diagramme du radar.

Voici le récit du reporter présent à bord sur cette brusque perte d’altitude du vol Lufthansa LH1172 survenue il y a deux semaines dans le Sud de la France, paru sous le titre Catching a Lufthansa Airbus A321’s Rapid Descent Live (la brusque perte d’altitude d’un Airbus A321 de la Lufthansa en direct) :

«Par moments, j’ai pensé assister à une avarie en temps réel à des milliers de kilomètres de l’avion. Heureusement, les pilotes ont réagi rapidement et se sont dirigés vers l’aéroport le plus proche.»

Sur AirlineReporter.com, la Lufthansa a confirmé que le vol LH1172 transportait 151 passagers, et que le capitaine a décidé d’atterrir à Nantes «à cause d’un problème médical» (passager malade). «Elle confirme que rien d’exceptionnel ne s’est produit et que l’avion s’est posé en toute sécurité »

À la différence du vol Lufthansa LH1172 dont il est question ici, le vol 9525 de Germanwings n’a pas été en mesure de corriger la perte brutale d’altitude… et l’avion et ses passagers ont été littéralement pulvérisés et disséminés sur les flancs d’une montage du Sud de la France.

Qu’est-ce qui a pu causer une destruction aussi complète de l’avion Germanwings 9525? Comme nous le constatons dans ce rapport et comme on l’a vu la première fois le 3 février, l’armée de l’air états-unienne a testé son système HELLADS sur des satellites météo réformés. Ce procédé consiste à faire augmenter la température intérieure des satellites et à les faire ainsi exploser dans l’espace.

Cependant, les spécialistes russes de la défense indiquent dans ce rapport que les systèmes laser chimiques (tels que les HELLADS de l’armée de l’air états-unienne qui ont frappé l’avion de Germanwings du vol 9525 et failli toucher le vol Lufthansa LH1172) sont connus pour le manque de précision de leur système de visée sur de grandes distances. En effet, l’atmosphère tend généralement à éparpiller leur rayonnement, lequel peut alors atteindre d’autres objets dans le voisinage.

Quant au scénario exact qui a conduit à la destruction du vol 9525, il s’agissait d’une opération de défense occidentale sous forme de test dans les couches denses de l’atmosphère simulant l’attaque de missiles nucléaires russes.

Le test dans les couches denses de l’atmosphère proprement dit? Il a échoué. Le test a été annoncé le soir précédant le lancement d’un missile intercontinental (ICBM), le lundi matin en Californie, par l’armée de l’air états-unienne. Il a été annoncé par le régime d’Obama comme «message au monde sur les capacités nucléaires de Washington».

Contrairement à ce qui était dit, ce message au monde était en réalité adressé à la Fédération de Russie, en représailles contre la destruction [virtuelle] du porte-avion états-unien Theodore Roosevelt, au moyen de la technologie margrav lors de jeux de guerre quelques semaines plus tôt, destruction [virtuelle] qui était le pendant de la mise hors d’état du navire US Donald Cook l’année dernière en mer Noire.

Malheureusement, ce rapport furieux indique que 37 avions de l’Otan participaient hier à ce test de tir de missile étatsunien et qu’un seul transpondeur aérien militaire italien était actif, celui qui a signalé la chute du vol Germanwings 9525 par le code d’alarme 7700.

Le fait que de nombreux pilotes allemands refusent aujourd’hui de voler est à imputer à ces manœuvres militaires des États-Unis dirigées contre la Russie, selon le rapport. La probabilité pour que l’Occident dise la vérité sur ce qui est arrivé au vol 9525 de Germanwings est aussi mince que pour ce qui a été dit sur la chute du vol MH117 de Malaysian Airlines. Les relevés satellitaires indiquent qu’il a été abattu par un chasseur ukrainien. Cette probabilité peut donc être considérée comme nulle.

Des témoins de la chute de l’avion ont déclaré aux représentants d’Air France avoir entendu une explosion et vu de la fumée de l’A320 de Germanwings «peu avant qu’il ne s’écrase dans les montagnes près de Digne», confirmant indirectement la version exposée ici. Un pilote d’hélicoptère a également déclaré que des débris de l’avion ont été trouvés plus haut dans la montagne que le site du crash, ce qui, selon ses dires, confirme qu’une partie du fuselage s’est «rompue avant que l’avion ne s’écrase».

Traduit par Gilles Chertier pour le Saker Francophone

En savoir plus : Le pilote du vol Germanwings aurait aussi été aveugle !

Article original en russe

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RUSSIE-USA: Le masque tombe, le voile se lève. Par Le Saker Francophone

17 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La République, #La Russie, #La guerre, #Terrorisme, #le nazisme, #Le fascisme

RUSSIE-USA:
Le masque tombe, le voile se lève

Par Le Saker Francophone – le 17 avril 2015

GUERRE – le masque tombe

Discours de Georges Friedman géopoliticien américain pour Stratfor devant le Chicago Council, le 4 février 2015 – Vidéo vocalisée en français

1 – L’Europe n’existe pas
2 – Seule une union Allemagne-Russie pourrait nous menacer, ça n’arrivera jamais
3 – L’armée ukrainienne est une armée US, nous donnons nos médailles à leurs soldats méritants
4 – Nous livrons des armes dans tous les pays de l’est européen, même en Ukraine
5 – Notre but est d’installer un cordon sanitaire autour de la Russie
6 – Nous intervenons militairement dans le monde entier, nous dominons les océans et toute la terre
7 – Nous faisons battre nos ennemis entre eux, c’est cynique mais ça marche
8 – Les attaques préventives déstabilisent les ennemis, nous faisons ça dans toutes les guerres
9 – Nous installons des régimes favorables à nos intérêts
10 – Nous sommes un empire, nous ne pouvons pas nous relâcher
11 – L’Otan doit occuper tout l’espace terrestre entre la mer Baltique et la mer Noire
12 – Nous ne savons pas ce que va faire l’Allemagne, elle est dans une situation très difficile
13 – Nous ne voulons pas d’une coopération entre le capital financier et technologique allemand et les ressources de matières premières russes, les USA essaient d’empêcher ça depuis un siècle. Le destin de l’Europe dépendra de la décision des Allemands, où vont-ils diriger leurs exportations?

PAIX – le voile de l’espoir se lève

Conférence de presse de Poutine à Moscou, le 6 avril 2015 – Vidéo vocalisée en français

1 – La Russie n’attaque pas l’Occident, elle n’agresse personne, elle défend ses intérêts
2 – En 1990, la Russie a arrêté les vols de ses bombardiers stratégiques, mais les avions US continuaient à voler avec des armes nucléaires à bord. Pourquoi? Contre qui? Nous avons recommencé depuis trois ans, alors qui provoque?
3 – Nous avons deux base militaires hors de Russie, à la frontière afghane, c’est même l’intérêt des USA. Eux ont plus de mille bases partout dans le monde, et nous sommes des agresseurs? Où est le bon sens? Que font les armes nucléaires américaines en Europe?
4 – Le budget militaire du Pentagone est dix fois plus élevé que le nôtre et nous menons une politique agressive? Il faut garder son bon sens. Avons-nous des bases aux frontières des USA?
5 – Pourquoi veut-on nous interdire de nous défendre? Qui a résilié le traité sur les missiles? Qui installe ses missiles aux frontières de l’autre? Et nous sommes agressifs?
6 – Nous voulons des relations d’égalité avec l’Occident, en accord avec nos intérêts nationaux
7 – Nous avons attendu 20 ans avant d’être acceptés à l’OMC, avec beaucoup de concessions, les règles solides sont violées, celles de l’OMC, de l’ONU, du droit international avec les sanctions contre nous
8 – Nous voulons collaborer sur les problèmes de l’humanité, sécurité, désarmement, terrorisme, santé, drogue, crime organisé
9 – Après la chute du mur de Berlin, on nous avait promis un gel de l’Otan, et aujourd’hui elle est partout à nos frontières, c’est un nouveau mur. Les Occidentaux ont décidé qu’ils étaient vainqueurs.
10 – Il faut arrêter de construire de nouveaux murs et faire un monde commun humain, prospère et en sécurité.
11 – Les sanctions économiques ne sont pas le prix que nous payons pour la Crimée, mais pour notre volonté d’exister en tant que nation et civilisation libre
12 – Quoi que nous fassions pour la détente, nous rencontrons toujours des refus et des résistances de l’Occident. Les derniers jeux Olympiques d’hiver de Sotchi ont été calomniés et discrédités avant, pendant et après, pourquoi ?
13 – L’Occident veut enchaîner l’ours russe, même s’il reste dans sa tanière, il veut arracher les dents et les griffes de l’ours, ses armes nucléaires. Ensuite il empaillera l’ours et s’appropriera sa taïga, son territoire. Les USA trouvent injuste que la Russie soit si grande, elle en veut un morceau, comme elle avait volé le Texas au Mexique en 1848 [plus la moitié de ses terres, du Texas à la Californie, NdT]
14 – Nous utilisons les sanctions économiques comme tremplin pour améliorer notre économie, nous serons plus indépendants
15 – Nous ne voulons pas que la peau de l’ours soit accrochée au mur, cela n’a rien à voir avec la Crimée.

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Frédérica Mogherini: l'Europe n'est pas intéressée par l'isolation de la Russie.

16 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Ukraine, #La France, #AMERIQUE, #La Russie

Fédérica Mogherini : l’Europe n’est pas intéressée par l’isolation de la Russie

La chef de la diplomatie européenne Fédérica MogheriniSource: Reuters
La chef de la diplomatie européenne Fédérica Mogherini

La chef de la diplomatie européenne Fédérica Mongherini a déclaré lors de la conférence de presse consécutive à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Lübeck que l’UE ne veut pas isoler la Russie.

«Ce n’est pas dans les intérêts de l’UE d’isoler la Russie. Nous voudrions voir la Russie jouer un rôle responsable sur la scène internationale», a déclaré le Haut Représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité.

Après la réunion les participants ont publié un communiqué conjoint où «le G7 souligne le lien étroit entre la totale application des accords de Minsk et les sanctions internationales».

La question des sanctions contre la Russie a aussi été abordée. «Les sanctions ne sont pas une fin en soi; leur durée doit être clairement liée à la mise en œuvre complète des accords de Minsk par la Russie et au respect de la souveraineté de l'Ukraine», lit-on dans le communiqué.

Ses commentaires ont été faits après les déclarations du ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier qui admet que la Russie peut récupérer son siège au G8. Selon lui, l’Occident n’a pas le désir d’isoler la Russie à long terme. Mais, il a confirmé que la Russie doit d’abord régler le conflit en Ukraine pour retourner dans le G8.

 

«Nous n’avons pas d’intérêt à isoler la Russie d’une façon ou d’autre… J’admets que la Russie peut récupérer sa participation dans le G8, mais pour le faire il faut régler le conflit en Ukraine», a indiqué le ministre. « Il faut mettre en œuvre les accords de Minsk», a-t-il ajouté.

Plus tôt, il s’est tout de même prononcé contre le rattachement de la Crimée à la Russie : «il y a des limites qu’on ne peut pas dépasser même au cours des conflits». Selon lui, si on refait les frontières fixées entre les pays, «cela peut ne jamais cesser».

 

Le 13 avril, les ministres des Affaires étrangères des pays qui ont participé à la réunion au format Normandie à Minsk ont réaffirmé leur soutien aux accords de paix et ont discuté des progrès actuels et des nouvelles étapes qui garantiront le cessez-le-feu à long terme.

Selon ministre russe des Affaires étrangères  Sergueï Lavrov, les parties ont négocié «des questions militaires, de sécurité, de reconstruction économique du Donbass, des questions humanitaires et de réforme politique». En outre, les représentants de l’OSCE ont proposé de retirer les nouvelles armes de la ligne de démarcation, notamment celles de calibre «inférieur à100mm», ainsi que les chars.

En savoir plus : Donetsk se dit prêt à retirer les chars et les armes lourdes de la ligne de front

Outre la question ukrainienne, les ministres du G7 ont parlé du programme nucléaire de l’Iran et du conflit au Yémen. Les participants ont soutenu la résolution de l’ONU qui introduit des sanctions contre les Houthis et interdit les livraisons d’armes pour les rebelles. Ils ont aussi travaillé sur les dossiers pour le sommet du G7 des 7 et 8 juin.

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Éventualité d'une attaque nucléaire américaine massive contre la Russie

16 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #Ukraine, #La guerre, #La paix, #L'OTAN., #l'ONU, #L'armée française

Éventualité d'une attaque nucléaire américaine massive contre la Russie

Divers textes circulent actuellement en évoquant cette perspective. Il est clair que pour des gens sensés cette attaque serait terrifiante, provoquant des retombées susceptibles de toucher la Terre entière et durer pendant des décennies, sans mentionner ce que les spécialistes nomment un hiver nucléaire pouvant s'installer pour une plus longue durée encore. Au plan biologique, elle provoquerait une nouvelle extinction massive des espèces existantes.

Pourtant des militaires américains semblent l'envisager de plus en plus sérieusement, suivis en cela par des mouvements néo-conservateurs pour qui le plus grand risque que courre actuellement l'Amérique tient en la présence d'une Russie certes disposant de forces nucléaires conséquentes mais qui pourtant ne manifeste aucune intention de s'en servir contre l'Amérique. On lira par exemple à cet égard la mise en garde d'un certain Matthew Gault, du site Nedium.com-The War Is Boring, publiée sur son site le 7 avril 2015 et commenté par Dedefensa https://medium.com/war-is-boring/god-no-the-u-s-air-force-doesn-t-need-another-curtis-lemay-37de19c11652

Matthew Gault s'inquiète de la nomination à la tête du Global Strike Command (GSC) de l'US Air Force, du général Robin Rand, à qui son chef direct le général Welsh, chef d'état-major de l'USAF, a recommandé de se comporter à l'exemple du général Curtiss LeMay. Celui-ci, du temps de la guerre froide, avait été à deux doigts de provoquer un embrasement nucléaire général.

De leur côté les Russes, exaspérés par les provocations américaines en corrélation avec la crise ukrainienne, semblent de plus en plus persuadés que les Etats-Unis veulent effectivement détruire militairement la Russie, constatant qu'ils ne peuvent rien contre elle avec les moyens conventionnels. Dans ce cas les Etats-Unis seraient de plus en plus tentés, non seulement chez les militaires mais dans les cercles néo-conservateurs les plus radicaux, de recourir à une First Strike (première frappe ou frappe préventive) nucléaire.

Concernant le pronostic de plus en plus pessimiste que font à cet égard les stratèges russes, on lira un interview, abondamment commenté ces jours-ci, émanant de Leonid Petrovitch Rechetnikov, ancien Lieutenant-Général retiré de la direction du SVR (service de renseignement extérieur russe), directeur du RISS (Institut Russe des Études Stratégiques, Russian Institute of Stragic Studies) dont Rechetnikov ne cache pasqu'il s'agit d'une “couverture“ et que l'Institut est directement lié au SVR auquel il fournit des analyses. Rechetnikov est aussi considéré comme un conseiller direct de Poutine. Le site FortRus donne de ses propos, le 8 avril, une traduction anglaise http://fortruss.blogspot.be/2015/04/russian-foreign-intelligence-chief.html Le sakerfrancophone fait de même en français (http://lesakerfrancophone.net/interview-dun-ancien-analyste-russe-des-services-du-renseignement-exterieur/)

Rechetnikov se dit persuadé, de par les renseignements et indices dont il dispose, que les Etats-Unis se sont donné 5 ans pour détruire la Russie. S'ils ne le faisaient pas d'ici là, ce serait le système américain qui s'autodétruirait du fait des ses contradictions internes et de ses aventures extérieures. Ils le savent. Bien évidemment, il serait possible de suspecter que le SVR se livre ainsi à une opération de désinformation anti américaine. Quand on lit l'interview, on ne peut cependant qu'être frappé par la pertinence des analyses.

Cinq ans pour détruire la Russie

Ceci étant, peut on penser que, si les dirigeants américains, civils et militaires les plus hallucinés passaient à l'acte dans les mois qui viennent, ils auraient quelque chance de réussir à détruire la Russie, sans se détruire eux-mêmes. Nous ne retiendrons pas pour notre part l'argument selon lequel la Russie, qui est en train de se doter d'anti-missiles de dernière génération S 500, pourrait grâce à eux neutraliser avant qu'ils n'atteignent le territoire russe, des missiles balistiques intercontinentaux à tête nucléaire américain. Aussi perfectionnés que deviennent à échéance d'1 an ou 2 ans les S 500, ils seraient impuissants à neutraliser une volée de missiles nucléaires américains, provenant d'un sous-marin nucléaire lance-engins (SNLE) américain patrouillant non détecté dans l'immense étendue des mers. A plus forte raison si plusieurs de ceux ci attaquaient en même temps.

La seule réaction que pourraient avoir les Russes serait de recourir dans les minutes suivant la frappe américaine, à une frappe en retour massive provenant de leurs propres SNLE et dotés des instructions préalables en ce sens. Ces sous-marins patrouillent eux-aussi en permanence, certains non loin des côtes américaines.

Dans ce cas la première frappe américaine détruirait à coup sur une partie de la Russie, mais la frappe en retour russe détruirait pratiquement l'ensemble des Etats-Unis, bien plus exposés. Il s'agirait évidemment d'une situation dite de MAD, du temps de la guerre froide (Destruction Mutuelle Assurée), mais la Russie, au territoire plus étendu, aurait de meilleures chances de s'en sortir, après la fin des retombées atomiques et de l'hiver nucléaire. Ce serait de toutes façons la mort de nos civilisations respectives, mais ce qui resterait des Russes repartiraient d'un meilleur pied que les Américains, car ils sont plus rustiques. Resterait aussi la Chine, qui échapperait sans doute à une première frappe américaine.

Sans pour autant nous rassurer complètement, nous pouvons penser, si nous ne nous trompons pas dans cette analyse, que les stratèges américains seraient fous à lier s'ils ne raisonnaient pas de la même façon de leur côté. Mais restons prudents. Dans le monde chaotique, au sens scientifique, qui est le nôtre, tout peut arriver.

(rédaction provisoire)

Image (wikipedia)

Project 955 classe Boreï : fin 2014, trois sous-marins sont en service alors que la Marine de guerre russe prévoit la mise en chantier de deux bâtiments supplémentaires. Cette classe devrait comprendre un total de 8 navires d'ici 2020 et remplacera les éléments des générations précédentes qui seront retirés en 2018. Ils doivent emporter 16 R-30 Boulava. Bien évidemment, si la tension avec l'Amérique s'aggravait, nul ne serait à l'abri d'une décision "folle" prise en bas de l'échelle hiérarchique, par exemple provenant du commandant d'un de ces sous-marins, d'envoyer un missile nucléaire "préventif" sur une ville américaine.

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Réaction de Luc Brunet (membre du comité de pilotage de Europe Solidaire)

Nous sommes ici sur un domaine très spéculatif où le bluff et les démonstrations de force sont plus nombreux que les informations objectives.

Je voudrais simplement ajouter quelques commentaires:

  • l'Ukraine joue bien sur un rôle de détonateur, mais il n'est pas le seul, et risque même de disparaitre d'ici quelques mois si le régime de Kiev s'effondre. D'autres conflits régionaux ou les US risquent de se retrouver sont également très dangereux, je pense notament a une confrontation Saudi-Iran, ou a la différence de l'Ukraine,d'important enjeux économiques (les champs de pétrole !) s'ajoutent aux conflits d'intérêt géopolitiques.
  • - sur une note un (petit) plus optimiste, n'oublions pas que les politiques et certains généraux US ne sont que les marionnettes du système économico-industriel US. Ils ont montré à maintes reprises leur mépris des réalités et il semble qu'ils ignorent également le risque qu'ils font courir à leur propre familles si ils jouent les Docteur Folamour (je ne parle pas de la population US, dont ils ne doivent pas se soucier beaucoup). Mais je pense que la majorités des cadres de l'armée US sont eux bien plus réalistes et savent quelles pourraient être les conséquences des rêveries paranoïaques de leurs leaders. On peut espérer que ceux-là pourraient décider d'intervenir et de stopper les fous qui sont au volant. Un coup d'état militaire aux US mettant fin au système et ses folies, pourquoi pas ?

 

 

12/04/2015
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