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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #ukraine tag

La France participera aux provocations militaires en Pologne

22 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #Ukraine, #L'OTAN., #La France, #La République, #La Russie, #La guerre, #le nazisme, #Le fascisme

Je remarque que notre gouvernement, tout asservi à l'Empire et à l'OTAN, sous l'emprise du tropisme atlantique, préfère participer aux préparatifs de guerre en envoyant un char en Pologne pour les parades otanniennes belliqueuses. Après le refus d'honorer le contrat sur la vente des navires "Mistral" à la Russie, le signe ainsi donné est très clair. De plus contre toute forme de respect concernant le 70 anniversaire de la victoire sur le nazisme, François Hollande, notre président, a décliner l'invitation d'aller célébrer cette victoire à Moscou. Quel affront pour tous les Résistants et tous les combattants français qui ont rendu à la notre pays son indépendance et sa liberté!

Ces gens savent ce que l'on doit à la Russie. Les 27 millions de morts et la victoire décisive de Stalingrad valaient un peu plus de courage et de détermination de la part de notre président ! Etre le caniche servile de Washington n'est pas très glorieux et ne correspond pas du tout à la volonté de nos concitoyens.

Lucien Pons

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Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés.

22 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La République, #La nation ., #Europe supranationale, #La mondialisation, #La Russie, #AMERIQUE, #Les transnationales

Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés

Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés.

Le Parti socialiste en France, toujours prompt à donner des leçons de choses se montre depuis le départ de l’affaire ukrainienne étrangement silencieux. A peine avons-nous entendu le président Hollande faire des déclarations vides sur l’Ukraine, dans le sillage des propagandes occidentales atlantistes, nous indiquant qu’une armée russe d’invasion se trouve dans le pays, que nous ne livrerons pas les navires de la classe Mistral en nous comportant comme de vulgaires escrocs et quelques autres « vérités » sur l’Ukraine. Est-ce à dire que le Parti socialiste est inactif ? Et bien non, il agit par des moyens détournés et à travers des personnages de second rang qui seront peut-être d’ailleurs à la pointe de la politique française dans quelques années. Pour se donner une vitrine respectable et dans le goût de l’Union européenne des démocraties, ceci se fait parfois par des ONG. Malgré son nom, Cosmopolitan Project Foundation est une association qui n’affiche pas sa date de création (récente), typiquement française et basée à Paris et ayant ouvert récemment un bureau à Bordeaux et qui prétend : « avoir une activité tournée vers les pays en mutation démocratique, promouvoir la démocratie, le dialogue et la coopération des cultures, les libertés individuelles et collectives, le cosmopolisme, développer le lien avec les démocrates et progressistes en Europe et à l’international ».

Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés.

Si vous naviguez sur le site, vous trouverez très peu d’informations en réalité sur qui et comment fonctionne la structure. Elle affiche comme zone d’action deux pays européens, la Hongrie et l’Ukraine et l’Erythrée dans la corne de l’Afrique. Il est pourtant question d’un engagement depuis dix ans par les fondateurs (qui ne sont pas nommés) en Iran, en Tunisie, en Birmanie, en Syrie, en Corée du Nord, en Hongrie et enfin en Ukraine. Il est très intéressant de remarquer la présence de la Hongrie, montrée du doigt pour ses dérives néo-fascistes dans l’Union européenne ainsi que l’Ukraine exactement dans le même cas. Pourtant, à l’antipode des idéaux socialistes, c’est bien un gouvernement en parti brun qui est soutenu ici par le Parti socialiste. Car derrière la Cosmopolitan Project Foundation se cache les socialistes français. Son président est un illustre inconnu qu’il faudra suivre, peut-être un futur désastre pour la France, il s’appelle Quentin Guillemain. Vous découvrirez sur son Facebook (quel formidable outil pour des journalistes face à des politiciens qui ne peuvent s’empêcher de parader et se pavaner !). Malgré sa petite taille et son physique ingrat, ne vous trompez pas sur la dangerosité d’un tel personnage en matière de carriérisme et de nocivité dans l’utilisation propagandiste de tout ce qui pourrait servir « pour la cause ». Malgré son âge, Quentin Guillemain est déjà un vétéran de la politique et vous allez voir la genèse d’un exemple concret de ce dont meurt la France aujourd’hui, à savoir cette classe politique toute tendance politique confondue.

Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés.

Quentin Guillemain fut étudiant en communication politique à Paris XII et déjà collaborateur de cabinet. Il fait carrière au Parti socialiste, encarté dans les jeunesses socialistes précocement et passant dans le militantisme actif de terrain à l’Université dans les rangs de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) clairement classée à gauche et disposant d’une puissance militante non négligeable de 20 000 étudiants. Cette organisation très structurée et agressive politiquement ; comme vous le diront tous ceux qui les ont croisé dans les campus universitaires ; est affiliée à toute sorte d’autres organisations de la jeunesse, ancrant ses affidés au Conseil national de la Jeunesse, à la FFSU la Fédération française du sport universitaire et d’une demi-douzaine d’autres. Guillemain a fait ses armes et aiguisé ses couteaux dans les méandres du militantisme universitaire pour ensuite grimper dans la structure administrative propre de ce milieu. C’est ainsi qu’il se retrouve directeur de cabinet de la présidente de l’Université de Paris VII Diderot en 2014. A cette date, il trempe dans le scandale du faux doctorat de Jean-Christophe Cambadélis à l’automne dernier. L’affaire fut soulevée par Médiapart pointant du doigt la manière frauduleuse qui aurait permis à Cambadélis, alors Premier secrétaire du Parti socialiste, d’acquérir avec des complicités un doctorat. Mis en cause, le politicien réplique et en appelle à l’Université pour défendre sa probité qui est alors validée par l’Université de Paris VII par un communiqué de Quentin Guillemain de quelques lignes. L’affaire est aussitôt un deuxième scandale, Médiapart après enquête communique que Guillemain était alors membre du bureau fédéral de la Fédération socialiste de Paris et un ami de Cambadélis. Il y avait donc parti pris… Au final Cambadélis pourra fournir les fameux diplômes prouvant de manière magistrale : 1) qu’il avait obtenu un doctorat 2) qu’il avait obtenu ce doctorat en moins d’un an… Si la première constatation lavait son honneur, la deuxième le salissait encore plus car l’obtention du doctorat est encadré par des lois, nul ne peut valider ce diplôme du dernier cycle universitaire en si peu de temps.

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Quentin Guillemain était-il complice ou simplement de mauvaise foi en cherchant à protéger « son patron » ? Il s’en défendra en public et nous le retrouverons plus loin assistant parlementaire pour un sénateur socialiste : Daniel Raoul, sénateur socialiste du Maine-et-Loire. Daniel Raoul est un vieux renard du Parti socialiste depuis 1977. Il fut dès 1983, conseiller délégué à la ville d’Angers, vice-président du district, premier vice-président de la communauté d’agglomération d’Angers Loire Metropole depuis 2001, date à laquelle il fut élu sénateur. Il sera ensuite en bon cumulard, Président du Pays Loire Angers en 2004. Lui-même fut mêlé à la fin de 2006 à une sombre et ubuesque affaire de propos dégradants de la part de Segolène Royal à l’encontre des enseignants, alors que lui-même soutenait la candidature à la présidentielle d’un certain DSK… Le monde est petit, celui des politiciens toujours aussi nauséeux. C’est donc à bonne école que se trouve notre cher Quentin. Il s’essaye d’ailleurs comme de nombreux politiques au journalisme. Il est publié (entre autre, L’Obs, L’Express) par l’office de propagande américaine Huffington Post dont la rédactrice en chef pour le service en langue française est Anne Sinclair ! Dans cet entourage vivifiant pour la jeunesse, Quentin Guillemain est aussi identifié comme affilié au Sénat à la commission des affaires européennes et des finances qui explique comment, dans la France ravagée économiquement il y a encore de l’argent pour fonder une ONG comme la Cosmopolitan Projet Foundation. Pas facile de vivre sans argent notamment dans les tentatives de levée de fonds au Canada où l’association possède des contacts. Sur son Facebook, nous constatons 336 personnes qui « aiment ça »… autant dire que l’association est marginale, ce qui n’empêche pas qu’elle joue un grand rôle dans la Ve colonne ukrainienne en France.

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Nous vous parlions de Nathalie Pasternak, du sénateur Hervé Maurey de l’UDI, du loobying ukrainien au Sénat et des actions contestables des uns et des autres, vous pourrez facilement visiter les FB de Guillemain pour voir qu’il déploie avec son association une très grande activité autour du cas de la pilote et navigatrice d’avion Savchenko, néonazie enrôlée dans le bataillon Aydar de sinistre mémoire pour les massacres commis (et dénoncés par Amnesty International) dans le Donbass. Elle se trouve en prison en Russie après avoir participé à l’assassinat de deux journalistes russes présents sur le terrain dans l’été 2014. Vous découvrirez les pages de l’association ou du jeune Guillemain où se trouvent étalés les appels non équivoque en sa faveur, jusqu’à l’annonce de la participation à une session de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg pour faire pression et demander sa libération par la Russie (15 avril 2015). Le FB de Guillemain, notamment par les photos, montre clairement qu’il s’est rendu en Ukraine au moins à une reprise, d’ailleurs dans la région centrale à Tcherkassy, célèbre bataille de la Seconde Guerre mondiale… entre l’Armée rouge et les troupes nazies ! La sœur de Savchenko est depuis quelques semaines, promenée en Europe, elle se trouvait en France à la rencontre d’un homme d’importance à l’ambassade d’Ukraine, un certain BHL… comme le montre les photos partagés par Guillemain.

Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés.

Il écrit lui-même le 18 avril après la fameuse réunion, que des actions seront engagées contre la Russie pour la libération de Savchenko : « une lettre à la Fédération de Russie, une résolution d’urgence du Parlement européen, des initiatives militantes et des déclarations publiques, un débat à l’APCE (session de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe du 20 avril dernier), l’échange de prisonniers politiques entre les deux camps… ». Mais arrêtons-nous à ce dernier point qui parle bien de l’échange de prisonniers politiques… Il est évident et je vous laisse lire la prose de Quentin Guillemain sur ses réseaux sociaux, que les prisonniers politiques qui sont enfermés en Ukraine, ceux qui sont assassinés, n’auront pas les honneurs de l’association Cosmopolitan Project Foundation. Cosmopolite peut-être mais certainement pas avec les Russes et les russophones cela va de soi. Les prix des adhésions parlent aussi et montre à quel public s’adresse l’association : mettant l’adhésion étudiante à 10 euros, celle du chômeur à 20 euros puis s’égrainant jusqu’à 500 euros en posant la question d’un don supplémentaire de 10 à 100 euros ou montant libre… Dans les sphères, de telles sommes d’argent ne sont rien. Elles démontrent bien l’élitisme avéré du public recherché coupé des réalités de notre société. Pour des socialistes c’est ici le comble, demander deux fois plus d’argent à un chômeur qu’un étudiant… c’est ici la première fois que je vois une telle pratique. Il faudrait peut-être que Monsieur Guillemain et ses semblables viennent voir de près ce que c’est de vivre au chômage avec des indemnités misérables (ou pas du tout). S’il y a beaucoup d’étudiants aux revenus très modestes, il ne me semble pas qu’aucun parti ne fasse de différences dans leurs prix d’adhésion entre un demandeur d’emploi et un étudiant. https://www.helloasso.com/associations/cosmopolitan-project-foundation/adhesions/adhesion . Mais passons, Monsieur Rebsamen, socialiste et ministre du Travail stigmatisait lui-même les chômeurs il n’y a pas longtemps.

Le parti socialiste français soutient l’Ukraine brune par des moyens détournés.

Selon une pratique bien rôdée, les Occidentaux, les Européens, pèsent par ingérence politique dans des pays du Monde entier. C’est la raison pour laquelle la Russie en 2013 avait annoncé vouloir contrôler les ONG sur son territoire. A lire cet article, nous comprenons mieux comment, une simple association à caractère « démocratique » ou humanitaire peut s’insinuer dans les milieux politiques internationaux pour influer et orienter. Avec la Cosmopolitan Project Foundation, la France socialiste inaugure là les mêmes méthodes. Les chemins mènent toujours aux officines européennes ou américaines richement dotées et pourvues de moyens financiers. Cet argent, le nerf de la guerre, permet de financer des actions de propagande à double sens, en direction des opinions publiques locales et dans les pays visés. Elles permettent d’établir des contacts avec (dans le cas de l’Ukraine) les partisans de l’Union européenne, de tenir une ligne diplomatique parallèle et de s’opposer directement aux régimes en place ou de les soutenir contre une forme d’opposition classée comme « non démocrate ». A ce jeu, BHL est passé maître. Mais nous voyons parfaitement qu’en soutenant un régime comme celui de Porochenko, lui-même appuyé par une frange extrémiste néo-nazie, les socialistes, Guillemain et ses acolytes jouent un jeu dangereux et inconscient. Durant la collaboration environ 50 % des hommes qui trahirent la France étaient issus de la gauche (SFIO, radicaux socialistes, communistes et même anarchistes), comme l’a démontré le professeur Simon Epstein. Aurions-nous une répétition de l’histoire avec une alliance internationale de circonstance entre des hommes de gauche et des fascistes d’autres pays ?

Laurent Brayard pour Novorossia Vision

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Ukraine. Les Roquettes qui Vous Veulent du Bien [sous-titres français]

22 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Les média, #La France, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

Ukraine. Les Roquettes qui Vous Veulent du Bien [sous-titres français]

Vidéo originale de Artem Grichanov. Артём Гришанов - Добро с ракетами / Good rockets / https://www.youtube.com/watch?v=42Rnh...
Vidéo du même auteur (sous-titrée aussi) Ukraine. Mobilisation: pourquoi? par qui? contre qui? [sous-titres français] https://www.youtube.com/watch?v=2oqeg...
Chanson:
http://goo.gl/EqrzG9
https://soundcloud.com/grishanov/dobro

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Ukraine : trois journalistes tués en un jour, rien dans les médias !

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #Les média, #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #le nazisme, #Le fascisme

21 avril 2015

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Trois journalistes ont été tués en Ukraine en un jour ! Quatre assassinats politiques sur deux journées ! Où sont les activistes des droits de l'homme ? Où sont les allocutions de Merkel, Obama, Cameron, etc ? Où est le tumulte des médias occidentaux ?

 


 

KIEV 15 Avril

Oleg Kalashnikov, l’ancien député parlementaire du Parti des Régions, a été tué a Kiev, comme le service de presse du Ministère de L’Interieur Ukrainien l’a confirmé ce mercredi.

Il avait appelé à de larges commémorations du 70ème anniversaire de la victoire dans la Grande Guerre Patriotique. Kalashnikov était connu pour ses positions anti-Maidan. Il organisait également des rassemblements contre les autorités en Ukraine.

KIEV 16 Avril

Un journaliste Ukrainien bien connu, Sergey Sukhobok, a été tué a Kiev. Sukhobok, un natif du Donbass, en Ukraine de L’Est, région en guerre, avait travaillé comme journaliste depuis 1998. Il était auparavant un analyste de l’hebdomadaire Delovoy Donbass (Finance Donbass). Il avait récemment travaillé en tant que journaliste freelance. L’Ukrainskiye Novosti (Nouvelles Ukrainiennes), révèle que Kalashnikov avait reçu des menaces de mort peu de temps avant d’être tué.

KIEV 16 Avril

Olga Moroz, la rédactrice en chef du journal local, a été tuée en Ukraine. Son corps a été trouve avec des traces d’une mort violente.

KIEV 16 Avril

Un journaliste renommée, Oles Buzina, a été tué ce jeudi a Kiev, la capitale du pays. Dans sa dernière interview accordé à Radio Vesti, il avait accusé les autorités nationales d’avoir abandonné de façon inconditionnelle les intérêts de L’Ukraine.

“Les formations politiques qui ont pris le pouvoir en Ukraine comme la conséquence d’un coup d’État ont choisi une voie strictement pro-Occidentale", avait affirmé Buzina.

’Naturellement, tous nos liens de coopération avec la Russie dans la construction navale, l’aviation et la construction industrielle, furent instantanément démantelés. Aujourd’hui le pays est en proie au chômage et beaucoup de gens n’ont plus d’argent. Toutes les promesses de Maidan se sont avérées être de la pure fiction. Cette partie de l’élite ukrainienne qui s’appelle pro-occidentale abandonne tout simplement les intérêts nationaux de L’Ukraine”.

Buzina, un journaliste reconnu, écrivain et présentateur TV, a été tué par balle près de sa maison a Kiev depuis une Ford Focus bleu foncé avec des plaques d’immatriculation étrangères. Il était l’auteur de deux ouvrages, incluant “Taras Shevchenko le Vampire” et “L’union de la Charrue et du Trident”. Buzina était le rédacteur en chef du journal Segodnya mais avait quitté son poste au mois de mars dernier en raison de la censure.

Source : http://euro-dreams.blogspot.ru/2015...

Illustration : Baf.f

Traduction : Collectif Investig’Action

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Escalade USA/Otan en Europe. Par Manlio Dinucci.

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le capitalisme;, #le nazisme, #Le fascisme, #Europe supranationale

Escalade USA/Otan en Europe

L’art de la guerre

 
"Exercise Noble Jump"

« Noble Jump » est le nom de la manoeuvre Otan qui s’est déroulée du 7 au 9 avril en Allemagne, Hollande, République Tchèque et huit autres pays européens, où en 48 heures ont été mobilisés des milliers de soldats de la « Force de pointe » à très haute rapidité opérative, faisant partie de la « Force de riposte » de 30mille soldats. La seconde phase se déroulera les 9-20 juin en Pologne, où seront déployées des troupes provenant d’Allemagne, Hollande, République Tchèque, Norvège et autres pays. On prépare ainsi la « Trident Juncture 2015 », la manoeuvre qui, de 28 septembre au 6 novembre, se déroulera en Italie, Espagne et Portugal avec des unités terrestres, aériennes et navales et avec des forces spéciales de tous les pays de l’Otan. Avec 25mille participants, annonce le US Army Europe, elle sera « la plus grande manoeuvre Otan depuis la chute du Mur de Berlin », qui testera les capacités de la « Force de riposte », dont le rôle -a expliqué un porte-parole Otan- est de « répondre à une crise avant même qu’elle ne commence », en d’autres termes  celui de la « guerre préventive ». Celui qui conduira la manoeuvre est le Jfc Naples, commandement Otan (avec quartier général à Lago Patria, Naples) aux ordres de l’amiral étasunien Ferguson, simultanément commandant des Forces navales USA en Europe et des Forces navales du Commandement Africa. Comme déclare le général étasunien Breedlove -Commandant suprême allié en Europe (le chef militaire de l’Otan toujours nommé par le Président des Etats-Unis) – ces manoeuvres constituent « une claire indication que notre Alliance a la capacité et la volonté de répondre aux défis émergents contre la sécurité sur nos flancs méridional et oriental ». C’est-à-dire qu’elle a la capacité et la volonté, en partant des bases en Europe, de faire d’autres guerres en Afrique du Nord/Moyen-Orient (où se prépare une autre intervention militaire en Libye) et en Europe orientale. Sur le « flanc oriental » l’Otan, après avoir provoqué l’explosion de la crise ukrainienne, fait de plus en plus pression sur la Russie.

Au large de l’Ecosse est en cours (11-24 avril) la plus grande manoeuvre navale Otan de la série « Joint Warrior », en fonction anti-Russie, avec la participation de plus de 50 navires de guerre et 70 chasseurs-bombardiers de 14 pays, y compris un groupe naval sous commandement italien. En Mer Noire, où en mars s’est déroulée une manœuvre Otan à laquelle a aussi participé l’Italie, des navires de guerre étasuniens croisent aux limites des eaux territoriales russes. Quand un chasseur-bombardier russe, désarmé mais outillé pour la guerre électronique, a survolé le torpilleur lance-missiles Donald Cook, le Pentagone a protesté pour « cette action provocatrice russe qui viole les protocoles internationaux ». Sont légaux par contre, pour Washington, les drones USA Global Hawk qui survolent la Mer Noire et l’Ukraine. Où est arrivé de Vicence un convoi USA de la 173rd Airborne Brigade avec armes et équipements pour l’opération « Fearless Guardian » : l’entraînement, pour une période de six mois, de trois bataillons (de claire inspiration nazie) de la Garde nationale ukrainienne, effectué par environ 300 paras USA. À qui s’ajoutent des centaines d’instructeurs envoyés par Grande-Bretagne et Canada. Ottawa fournit aussi à Kiev des images à haute définition de son satellite Radarsat-2 pour une utilisation militaire.

Et l’Allemagne ? Tandis que d’un côté elle semble se différencier de Washington en traitant avec Moscou, de l’autre elle participe aux manoeuvres Otan sous commandement USA en fonction anti-Russie et, en même temps, arme la Lituanie en lui offrant même des obus automoteurs Panzerhaubitze 2000, qui tirent 12 projectiles de 155mm à la minute avec une portée de 30-40 Km. Les mêmes qui ont été utilisés par l’Allemagne dans la guerre Otan en Afghanistan.

 Manlio Dinucci

Edition de mardi 21 avril 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/escalation-usanato-in-europa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

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Quand l’Ukraine devient officiellement nazie.

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #La France, #le nazisme, #Le fascisme, #AMERIQUE

Quand l’Ukraine devient officiellement nazie

Ukraine nazie

Par décision de son Parlement (la rada) du jeudi 9 avril 2015, l’Ukraine qualifie d’héroïque son passé nazi. Ce n’est pas la première fois, mais cette fois-ci elle le fait de façon solennelle, c’est-à-dire qu’elle « refonde » l’État ukrainien en mettant hors-la-loi le parti communiste, en déclarant comme « criminelle » toute référence au communisme, à ses fondateurs et à ses dirigeants, aux mots et aux symboles de son passé communiste, ainsi qu’à ses décisions politiques.

Il y a également dans cette loi, en guise de feuille de vigne, la mise au même niveau du communisme et du nazisme. Parfaitement stupide, cette mise sur le même plan a été rapidement effacée en déclarant comme « héros officiels » tous les membres des formations paramilitaires, et des organisations politiques nationalistes. En somme, toutes ces personnes sont officiellement reconnues comme « combattants pour l’indépendance ukrainienne. » Même ceux qui massacrèrent des dizaines de milliers de juifs en Galice. Sans parler des fusiliers, démolisseurs, membres de la rada centrale, de l’armée de la République populaire ukrainienne, des forces armées du Hetmanat, de l’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), de l’organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), et des membres du Mouvement populaire (Rukh) jusqu’en 1991.

Autrement dit, tout ce qui s’est passé depuis octobre 1914 : « au cours des 100 dernières années – s’est écrié devant la Parlement Jurij Shukevic, digne héritier de Roman, son père nazi – où nous avons été en guerre contre l’impérialisme russe, contre l’occupation russe. »

La loi a été présentée devant le parlement ukrainien par ce même Shukevic, accompagné du directeur de l’Institut de la Mémoire nationale, Vladimir Vjatrovic. S’en est fait également écho le porte-parole adjoint de la Rada, Andrej Parubij, celui qui mena le pogrom anti-russe le 2 mai 2014 à Odessa. « Le moment est venu de reconnaitre tous ceux qui ont combattu sous le drapeau bleu et jaune au trident comme des combattants pour l’existence de l’État ukrainien. »

Un autre député, Igor Moijsichuk, a exalté le « moment historique » du rétablissement de la vérité historique, « celle qui a été piétinée le 30 juillet 1941 et jusqu’à aujourd’hui. » Autrement dit, celle de la République populaire d’Ukraine qui s’était alliée aux nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Et on a pu entendre les vociférations du député Oleg Medunitsa : « Celui qui ne vote pas est un ennemi de l’Ukraine, et travaille pour l’ennemi. »

On comprend mieux dans quel climat s’est déroulé ce « vote historique. » En fait, tout le monde s’est levé, y compris la soi-disant opposition, les représentants d’une population qui est pratiquement russe pour moitié, tandis qu’on qualifiait la Russie et les Russes d’ennemis éternels. Le vote a fait l’unanimité : 254 favorables, aucun contre, aucune abstention.

J’aurais deux commentaires assez banals. Il sera intéressant maintenant de voir comment Bruxelles va soutenir l’idée d’une prochaine entrée de l’Ukraine dans l’OTAN et dans l’Union européenne. En fait, il s’agit d’inclure dans l’Europe un pays qui efface, par une loi, toute l’histoire de l’Ukraine unie et de ses racines antinazies. Deuxième chose, il conviendra de rappeler aux nazis ukrainiens que, si l’on devait les prendre au mot, l’Ukraine actuelle n’existerait plus. La Crimée, par exemple, serait russe, puisque ce qui l’a fait devenir ukrainienne fut un acte « délictueux » du « criminel » Nikita Khrouchtchev . Et toutes les régions de l’Ouest des Carpates, dont une grande partie de la Galice, ne pourraient pas faire partie de l’Ukraine, puisque ce fut Staline – un criminel communiste bien connu – qui, par une décision tout aussi « délictueuse », les inclut (pacte Molotov – Ribbentrop), au sein des frontières de l’Ukraine. Et l’Ukraine devrait aussi abandonner son titre de pays fondateur des Nations Unies (et sa place comme membre de l’ONU) : ces deux titres et ce rôle ont été obtenus suite à une décision de l’ex-URSS, encore une fois « criminelle », et donc à effacer.

En somme, l’Ukraine d’aujourd’hui, en se reconnaissant nazie, a cessé d’être l’État qu’elle était quand Euromaïdan a commencé.

Giuletto Chiesa

Article original : Megachip, dimanche 12 avril 2015

Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

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Les ratlines américaines, le recyclage des nazis

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #La France, #Europe supranationale, #le nazisme, #Le fascisme, #La guerre, #AMERIQUE, #Les transnationales, #La mondialisation

Les ratlines américaines, le recyclage des nazis

Les ratlines américaines, le recyclage des nazis

Dans les questions qui reviennent souvent parmi les lecteurs ou nos interlocuteurs, celle dubitative concernant l’implication des Etats-Unis avec les néo-nazis en Ukraine est révélatrice de la désinformation que nous subissons. Lorsqu’elle est posée, c’est toujours dans le doute que les Etats-Unis d’Amérique, les hommes du débarquement en Normandie, le pays de la Démocratie puisse avoir la faiblesse de travailler, utiliser, protéger et même privilégier des partis ou des régimes d’extrême droite à travers le monde. La grande ignorance vient à la fois du fait des intenses propagandes menées depuis 70 ans mais aussi de l’idée à travers par exemple le cinéma, que l’Américain est forcément toujours « le gentil ». N’était-il pas l’opprimé de la Couronne d’Angleterre en 1776 ? Ne fut-il pas présent pour nous secourir en 1917 et 1944 ? Les Américains ne nous ont-ils pas sauvé à la fois du nazisme puis du communisme durant la Guerre froide ? Que serions-nous sans les Américains ?

Voici donc quelques réflexions qui taraudent toujours les Français, rapide à s’enflammer, prompt aux raccourcis. C’est oublier la véritable histoire entre la France et les Etats-Unis et des USA tout simplement. S’il y eut dans le monde un pays redevable de la France, ce sont bien les Etats-Unis. Sans la flotte française, les manufactures d’armes qui produisirent à crédit celles dont avaient besoin les insurgés américains, la révolte américaine serait restée dans l’histoire aux côtés des rébellions écrasées. Cette guerre coûta à la France l’équivalent du prix de trois châteaux de Versailles, une somme colossale qui ne fut jamais remboursée. Mieux encore, elle conduisit la France plus vite vers une crise économique la plongeant dans la terrible Révolution française. Les traités de commerce et d’alliance éternels signés par les Etats-Unis avec la France furent dénoncés par les Américains dès l’appel à l’aide des Français contre l’Angleterre en 1793. Pire, une guerre larvée franco-américaine fut notre récompense entre 1798 et 1800… Il fallut Bonaparte pour en finir par le traité de Mortefontaine. Les Américains avaient perdu 2 000 navires de commerce… contre 22 pour les Français.

Il avait fallu moins de 20 années pour voir la nature de la reconnaissance américaine, cette dégradation des relations étant dû à la fois au régime de Terreur dont fut victime Louis XVI mais aussi et surtout la proclamation de l’abolition de l’esclavage par les Français… un sujet sensible aux Etats-Unis. Cette première expérience d’une alliance d’un pays avec les Etats-Unis devait se renouveler plusieurs fois dans l’histoire. Les droits de l’Homme américains s’arrêtaient là où les intérêts marchands de quelques-uns pouvaient prévaloir. Toute la politique américaine depuis sa création a suivi cet adage. Lorsque les Américains chantaient « La Fayette nous voilà ! » en 1917, les USA n’étaient rentrés en guerre qu’après la naissance de la menace des sous-marins allemands et des incidents maritimes notables (torpillage du Lusitania). Si les USA avaient « fini par y aller », ce n’était pas politiquement de bon cœur. Leur intervention eut un prix, le matériel et les usines américaines ne tournèrent pas à plein régime comme nos manufactures de 1780 sans compensation financière… Entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, 80 % des stocks d’or du Monde qui se trouvaient en Europe, principalement entre Londres, Paris et Berlin se retrouvèrent entre les mains des Américains.

L’intervention dans la Seconde Guerre mondiale fut là encore difficile et tardive. Plus encore qu’en 1917, les Américains avaient de très fortes sympathies avec l’Allemagne nazie. Rappelons simplement Ford, les théories communes de l’eugénisme dans les deux pays et aussi le parti fasciste américain et la diaspora allemande en Amérique. Cette entrée en guerre ne fut obtenue d’ailleurs que par l’attaque japonaise du 7 décembre 1941. Même à cette date, les USA ne se rangèrent pas aux côtés des alliés et il fallut attendre le 12 décembre suivant pour qu’Hitler déclare lui-même la guerre aux Etats-Unis. La suite nous la connaissons, la victoire, le plan Marshall, la Guerre froide, des guerres par procuration partout dans le monde, l’OTAN. Prenant le rôle de gendarme de l’Humanité, les Etats-Unis n’ont alors cessé d’interférer dans toutes les parties du globe, souvent militairement, à chaque fois pour des raisons politiques et stratégiques. Ces raisons d’Etat ont été la cause des ratlines américaines, le recyclage de plus de 20 000 nazis et collaborateurs européens et l’organisation de la fuite de combien d’autres ?

Partout, ils furent réutilisés, au niveau de la recherche et des sciences, citons simplement Wernher von Braun, mais aussi des services secrets avec Reinhard Gehlen, Klaus Barbie, Otto von Bloschwing, Wilhelm Höttl, Guido Zimmer etc. Après la vitrine du procès de Nuremberg, les Etats-Unis ne se privèrent pas dans leur lutte avec l’URSS et le bloc de l’Est d’employer des milliers de nazis. Ils ne furent pas seulement Allemands ou Autrichiens, mais aussi Croates, Hongrois, Roumains, Bulgares et bien sûr Ukrainiens. Le principal repli des partisans de Bandera et Choukhevytch fut justement l’Europe occidentale et surtout les Etats-Unis. Les membres de l’UPA furent massivement employés au point de retrouver dans le lit du président Iouchtchenko, une certaine Katerina proche de Yaroslav Stetsko personnage clef de l’ABN, le Bloc des nations anti-bolcheviques mort aux Etats-Unis en 1986. Ainsi les Etats-Unis ne cessèrent jamais d’employer des nazis, des régimes militaires ou dictatoriaux à partir de la fin de la guerre, nous pouvons d’ailleurs repérer trois phases distinctes.

La première commence dès 1945 et dure jusque dans les années 70. Elle consiste à recycler et utiliser les nazis dans toutes les parties du monde, en Europe particulièrement pour lutter contre l’Union soviétique dans l’âpre combat de la Guerre froide. Ils participèrent à du renseignement, à la formation de réseaux, au recrutement d’agents, de saboteurs, d’hommes de main. Ils furent très actifs dans les pays du Pacte de Varsovie, dans les Balkans, en Grèce, en Europe Centrale et de l’Est. Mais ils furent aussi utilisés en Amérique du Sud. Sur ce continent, ils servirent les régimes militaires et fascisants des différentes dictatures, verrouillant l’Amérique du Sud qui était un terrain propice de la propagation du communisme avec la proximité de Cuba. Cette utilisation sur le continent sud-américain fut plus longue dans le temps. Très soucieuse de ne pas voir la zone tomber sous l’influence soviétique, les Américains fermèrent les yeux sur les exactions terribles des différents régimes, commises par ailleurs parfois avec leur aide, comme le prouve magistralement Naomi Klein dans sa Stratégie des chocs. Partout, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay, au Chili, en Bolivie, au Brésil, des agents nazis ou fascistes, Allemands, Autrichiens, Italiens, Hongrois, Croates furent à la base des polices secrètes, des méthodes concentrationnaires, d’interrogatoires et de tortures, d’assassinat. Avec le temps, ces régimes furent abandonnés, les sbires nazis autrefois d’utiles agents ; lâchés et parfois poursuivis sans relâche. Ce fut le cas par exemple de Klaus Barbie.

Dans cette deuxième phase qui commence au début des années 70, les nazis ou fascistes continuent d’être employés sans vergogne. A cette date, les hommes employés ne sont plus ceux qui avaient combattu durant la Seconde Guerre mondiale, ou de moins en moins. C’est le cas de Stefano Delle Chiaie (1936-) un militant italien néofasciste utilisé ainsi que beaucoup d’autres pour mener des actions terroristes financées et pilotées de loin par la CIA dans le cadre de la Stratégie de la tension. Il s’agissait ici de terroriser la population en maintenant une pression inhérente à des attentats meurtriers (années de plomb), soit mis sur le dos de mouvements terroristes d’extrême-gauche, soit pour montrer le danger de la montée des forces d’extrêmes gauches, montrées du doigt comme génératrice de l’anarchie, de l’instabilité et de ruine économique. L’exemple italien n’est pas isolé, cette stratégie, pouvant d’ailleurs être couplée avec celle du Choc, fut employé nous l’avons vu en Amérique du Sud, mais aussi en Afrique, au Moyen Orient et en Asie. Elle fut généralisée et permis la construction de digue contre le communisme, le contrôle des électorats, la mainmise sur des économies et des richesses stratégiques. A la fin de l’Union soviétique, l’écroulement du bloc de l’Est et la disparition du Pacte de Varsovie, cette deuxième phase était terminée.

C’est donc au début des années 90 que commença la troisième phase, dans laquelle nous sommes encore présentement. Cette stratégie des Chocs a pu se trouver d’ailleurs adaptée, avec l’infiltration des syndicats comme en France, la motivation et le maintien dans la crise de zones entières, en Europe, particulièrement en France et au Royaume Uni. Mais elle a muté vers un contrôle direct ou indirect plus prégnant. Ce fut le cas au Moyen Orient avec les invasions remarquées de l’Irak, de l’Afghanistan et une lutte conduite contre des régimes autrefois utiles mais abattus par les Américains pour un contrôle plus direct. Rappelons le soutien à l’Irak contre l’Iran pendant la guerre terrible de 1980-1988, puis la première invasion du pays suivi d’une deuxième une décennie plus tard. Les Américains ont ainsi réalisé dans le monde musulman la même chose qu’ils avaient faite avec les nazis, supporter et armer les islamistes à des fins machiavéliques visant à atteindre des objectifs concrets de contrôles de points stratégiques et de ressources capitales pour le virage du XXIe siècle. Ces plans se sont relativement bien déroulés alors que les Etats-Unis prenaient quasiment le contrôle de l’Union européenne en passe de vassalisation totale.

C’est la réapparition de la Russie dans le jeu international, apparaissant à nouveau comme une concurrente gênante, se rapprochant de pays non-alignés comme le Venezuela, le Brésil, l’Inde ou la Chine que l’offensive américaine a commencé contre la Russie. Elle fut commencée en Ukraine en 2004, puis poursuivie en Géorgie et de nouveau en Ukraine. Aujourd’hui nous sommes au paroxysme de cette guerre sourde. En Ukraine, les Américains n’ont donc eu aucun mal, dans la grande tradition des ratlines américaines, de financer les partis néonazis comme Svoboda, de soutenir le régime brun de Porochenko et d’envoyer conseillers et mercenaires donner la main aux massacres dans le Donbass durant l’été et l’automne 2014. Historiquement, il n’y a donc aucune impossibilité aux Américains de faire alliance avec des néonazis. La realpolitik américaine depuis l’indépendance du pays en 1776 a été construite sur cet unique adage. Rappelons d’ailleurs que les ponts sont importants entre les deux mondes. Les Etats-Unis furent le dernier pays esclavagiste occidental, la terre de création du KKK, le Ku Klux Klan, des ségrégations raciales, mère des théories eugénistes et récemment de celles du Gender, génératrice d’invasions militaires récurrentes étayant chacune des décennies de son histoire, terre de la création de la bombe atomique et seule nation l’ayant utilisée contre d’autres hommes. En faudrait-il plus pour démontrer que le gouvernement américain (à ne pas confondre avec son peuple) a toujours été prêt à tout ?

Laurent Brayard

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UKRAINE, l'AFP réécrit l'histoire en se rangeant du côté des bourreaux

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La République, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Les média

 

lundi 20 avril 2015

Le 21 avril 2015
 

L'AFP réécrit l'histoire en se rangeant du côté des bourreaux :

Nous étions habitués au peu d'objectivité de l'AFP, ou plutôt à sa fainéantise intellectuelle qui consistait à recopier sans les contrôler les communiqués du gouvernement de Kiev, ou de ses différents ministères.
Mais cette fois-ci un pas a été franchi, peut être emporté par l'euphorie du fürhergeburstag, l'AFP, s'est trouvée une nouvelle source d'information : "La page du bataillon Azov" et le clame haut et fort.

Voyons ce grand moment de désinformation :

"Pour sa part, le bataillon Azov, une milice favorable à Kiev opérant près de Marioupol, a confirmé l'arrêt des combats. La situation à Chirokiné s'est un peu stabilisée, avec le retrait de l'artillerie des séparatistes prorusses après le retour au village de la mission de l'OSCE, selon la page internet du bataillon."

(©AFP / 20 avril 2015 17h17)

Dès le début des violations du cessez le feu à Shirokino, tous les rapports de l'OSCE étaient clairs, le coupable était le bataillon Azov (voir les articles écrits le 10 mars, et regroupés hier sur ce blog). Rapports que l'AFP n'avaient pas pris la peine de lire, relayant les informations provenant de Kiev.

Donc l'AFP, en officialisant les mensonges de Kiev, permet au coupable d'incriminer la victime, réécrit l'histoire en se rangeant du côté des bourreaux.

source :


http://www.romandie.com/news/Chef-de-lOSCE--de-bonnes-chances-pour-la-paix-en-Ukraine/585897.rom
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Europe: les dirigeants occidentaux ferment les yeux sur le néofascisme.

21 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #le nazisme, #Le fascisme, #Europe supranationale, #Economie, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre

Europe: les dirigeants occidentaux ferment les yeux sur le néofascisme

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Europe: les dirigeants occidentaux ferment les yeux sur le néofascisme.

L'ex-président de la Croatie Stjepan Mesić signale le danger du nationalisme rampant et de la fascisation qui pèse sur l'Europe, tout en se révoltant par la passivité de l'Occident face à ces phénomènes.

 

 

Les dirigeants des pays occidentaux ferment les yeux sur le néofascisme en Europe, tout en sous-estimant la contribution soviétique dans la victoire sur le fascisme, a indiqué l'ex-président de Croatie Stjepan Mesić dans son article dans le journal croate Novi list

 

"La droite ne fait pas que lever la tête, elle déploie aussi ses drapeaux fascistes dans les Etats dits en période de transition. Je ne citerai qu'un exemple. A Riga, des marches d'anciens légionnaires SS sont traditionnelles", constate M.Mesić, signalant le danger du nationalisme croate et de la "fascisation qui pèse sur la Croatie", ainsi que la passivité de l'Occident face à ce genre de manifestations.

 

Et d'ajouter que rien de pareil n'était possible même d'imaginer en Allemagne, du moins à présent. 

 

"Quoi qu'il en soit, Angela Merkel garde le silence au sujet des événements à Riga (…) Le président français (François) Hollande et le locataire de la Maison Blanche (Barack) Obama n'en disent rien, eux non plus. Ils "ne s'aperçoivent pas" du néofascisme en Europe, tout en refusant de se rendre à Moscou pour participer aux célébrations du 70e anniversaire de la victoire sur le fascisme et ce, pour condamner la politique de (Vladimir) Poutine", a relevé l'ex-chef de l'Etat croate.

Selon lui, l'Union européenne est née de l'idée de la nécessité de mettre en place un mécanisme efficace de prévention d'une réédition de la guerre mondiale et de l'holocauste, mais ceux qui définissent aujourd'hui la politique de l'UE "l'ont oublié ou font semblant de l'avoir oublié".



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VIDEO. Regardez l'entretien intégral de Bachar Al-Assad à France 2

20 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La mondialisation, #La France, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #ISIL, #Israël - palestine - Moyen-Orient

VIDEO. Regardez l'entretien intégral de Bachar Al-Assad à France 2

Une première pour une télévision française : après quatre ans de conflit, Bachar Al-Assad, le président de la république arabe syrienne, a accordé un entretien à David Pujadas pour France

Quatre ans après le début de la guerre en Syrie, le président Bachar Al-Assad
répond pour la première fois aux questions d’une télévision française. Un entretien réalisé dimanche 19 avril à Damas par David Pujadas, et diffusé lundi 20 avril dans le 20 heures de France 2.

Bachar Al-Assad revient sur sa responsabilité dans le conflit, la répression, les bombardements contre les civils. Il réfute ainsi l'utilisation "d'armes aveugles" et explique que "les armes utilisées contre les terroristes sont des armes qui nécessitent de viser" et que ce sont "les gouvernement occidentaux" qui ont inventé "l'utilisation d'armes chimiques et du chlore."

"L'Etat islamique est né en Irak sous controle américain"

Sur l'organisation Etat islamique, le président syrien explique que "l'EI est né en Irak sous controle américain et que c'est le chaos syrien" qui les a amenés dans son pays. Autre responsable pour le président syrien, "le régime français qui considérait l'Etat islamique comme des modérés". Quant aux jihadistes français partis en Syrie, le président syrien dit "n'en avoir aucun dans ses prisons".

Interrogé sur d'éventuels liens entre les services de renseignements syriens et français, il a répondu : "Il y a des contacts, mais il n'y a pas de coopération.(...) Nous sommes prêts au dialogue mais comment établir un dialogue avec un régime qui soutient les terroristes et pourquoi faire? (...) Le principal message qui doit être adressé [à François Hollande] doit l'être par le peuple français. Les sondages en France montrent bien le message que Hollande devrait écouter davantage. A savoir qu'il est le président le plus impopulaire depuis les années 1950. Il devrait s'occuper de ses citoyens et les protéger des terroristes qui viennent en France (...) Quand on parle de terrorisme, ce que vous avez vécu n'est que la partie émergée de l'iceberg."

Enfin Bachar Al-Assad revient sur les circonstances de la mort, en 2012 à Homs, du reporter de France 2, Gilles Jacquier.

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