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Le blog de Lucien PONS

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Propagande nazie sur les ondes de France Info. Par Laurent Brayard

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #Les média, #Terrorisme, #Je suis Charlie?, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La guerre

Propagande nazie sur les ondes de France Info

Par Laurent Brayard le 27 février 2015

 

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Hier alors que le match de Coupe d’Europe entre le club breton de Guingamp et le Dynamo de Kiev s’annonçait, France Info nous servait sur ses ondes de la propagande nazie. Le reportage tournait autour de la rencontre d’un reporter français avec les Ultras du Dynamo de Kiev, l’équivalent des supporters du PSG, aux crânes rasés et à la mine patibulaire. Toute la journée, nous avons donc eu en boucle le droit à un exercice de manipulation psychologique dans lequel les médias français sont passés maîtres…

Jérôme Cadet

Bataillon Azov.

L’entretien avec les supporters est venu très vite après une anodine supportrice qui faisait don « de dentifrices, de savons et de petites choses pour les combattants du front », sur le thème des engagements des supporters dans les bataillons paramilitaires ukrainiens. Nous fûmes effarés d’entendre les Ultras, association très connue en Ukraine pour avoir déployé des drapeaux nazis, des banderoles aux slogans racistes, antisémites et faisant l’apologie du nazisme, expliquer dans le micro du reporter français Jérôme Cadet très complaisant que de nombreux supporters s’étaient engagés dans les rangs du bataillon Azov, devenu régiment Azov, une unité paramilitaire mal contrôlée par l’Armée ukrainienne, dont les « soldats » sont continuellement pris en photo avec des tee-shirts arborant des insignes nazis, des tatouages honorant Adolf Hitler, des runes nazis, des slogans non équivoques à caractère raciaux. Pourtant l’un des responsables explique que les cris scandés et les manifestations ostentatoires ont été modérés depuis… C’était un peu comme nous expliquer comment durant les Jeux Olympiques de 1936, Hitler donna l’ordre de « nettoyer » la ville de Berlin de toutes les pancartes et marques raciales et antisémites. Plus loin, un « spécialiste ukrainien du football », lui-même ancien supporter du club de Dniepropetrovsk, nous explique qu’il n’y a pas d’engagement politique chez les supporters : « leur seule motivation est de mettre le bazar dans les rues, d’affronter la Police, de déclencher l’Anarchie, de boire, la débauche », bref selon l’interlocuteur un comportement normal de hooligans… http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/ukraine-les-supporters-du-dynamo-kiev-la-tete-aussi-la-guerre-649381

Un dernier intervenant nous explique alors calmement que les Ultras furent à la pointe du Maïdan. Par leur grande expérience des combats de rue et des émeutes contre la Police, ils furent une des causes majeures de la réussite de la « Révolution ».

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Crimes de guerre.

France Info oublie sans doute que les SA, les sections d’assaut lancées dans la rue par Hitler n’avaient pas d’autres buts dans les années 20 et 30 que de faire le coup de poing dans la rue, de répandre la terreur, de tabasser les opposants communistes et les Juifs. Ces groupes paramilitaires n’ont jamais eu d’autres buts que d’être justement l’avant-garde répressive et violente, annonçant la couleur sur la nature du régime. Le bataillon Azov ; sans doute Jérôme Cadet l’oublie-t-il dans sa grande ignorance (ou pas si ignorant que cela ?) ; est accusé par Amnesty International, selon des rapports incontestables d’exactions gravissimes à l’encontre des russophones dans la région de Marioupol : violations des droits de l’Homme, humiliations publiques, passage à tabac, pillages, viols, enlèvements et meurtres de personnes, tortures sur des prisonniers, exécutions d’otages de prisonniers. Que dire non plus de la tentative du 14 octobre 2014, de membres des bataillons Azov et Aydar, accompagnés d’une foule hystérique et chauffée à blanc de s’emparer par la force de la Rada à Kiev, le jour de la célébration de la création de l’UPA, l’Armée Populaire d’Ukraine fondée par le nazi ukrainien Stepan Bandera ? Si Jérôme Cadet nous explique bien que les Ultras sont partiellement d’extrême droite, il est curieux de voir condamner l’antisémitisme en France notamment lors de la profanation de tombes à Sarre-Union mais d’en faire l’apologie à travers un reportage honteusement déformé en parlant à trois reprises « de guerre contre la Russie », ce qui est en soit une déformation de l’information. Rappelons que le bataillon Azov utilise la rune du loup, le Wolfsangel, rune SS inversée dans le cas d’Azov, exactement similaire à celle de la division SS Das Reich qui commit l’abominable massacre à Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944. Jérôme Cadet et France Info ne tombent-ils pas dès lors sous le coup de la justice pour la diffusion d’un programme faisant l’apologie du nazisme ? Mais peut-être les néo-nazis du bataillon Azov sont-ils Charlie et donc des intouchables…

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La vierge éplorée.

Ce matin, après la défaite de Guingamp, trois buts à un, France Info s’étonne que les supporters ukrainiens ne se soient pas comportés comme des « démocrates » dans le stade : http://www.franceinfo.fr/actu/europe/article/incidents-l-issue-de-kiev-guingamp-voulu-tuer-nos-supporters-649879 « Je n’ai pas vu des supporters, j’ai vu une meute, il n’y a pas d’autres mots, avec des gens assoiffés de violence. Ils voulaient en découdre et je crois tuer nos supporters a déclaré le président d’En-Avant Guingamp Bertrand Desplat, sous le choc : Je suis complètement halluciné par ce spectacle ». Pensez-vous Monsieur Cadet qu’en déclarant que « parfois même ils sont de l’extrême droite », vous pouviez cacher la nature même des Ultras du Dynamo de Kiev et le caractère avéré et non contestable de néonazisme que tous les supporters et tous les volontaires du bataillon Azov prônent depuis des mois ? Comment répondrez-vous aux familles russophones de ceux qui ont été torturés et massacrés dans la région de Marioupol, comment expliquerez-vous que vous avez en boy scout fait l’apologie de violeurs et d’assassins ? Parfois même de jeunes filles pas même mineures, seulement parce qu’elles étaient russophones ? Comment justifierez-vous les slogans racistes « Moskals » ou « doryphores » qui appellent régulièrement au meurtre et à l’extermination des populations russophones en Ukraine ? Monsieur Cadet, vous-êtes vous-mêmes sous le coup de la loi, nous espérons que jamais vous n’ayez à retrouver les cadavres de votre famille massacrée par des fous dangereux comme vos « amis » du club des Ultras et du bataillon Azov. Vous vous-êtes déshonorés et avec vous toute la profession du journalisme en France.

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Laurent Brayard | février 27, 2015

 Source: http://novorossia.vision/fr/propagande-nazie-sur-les-ondes-de-france-info-2/

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Les États-Unis exigent une guerre totale contre la Russie

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #AMERIQUE, #La guerre, #La Russie, #Europe supranationale, #La France, #Economie, #La finance dérégulée, #La lutte des classes, #Le grand banditisme

Les États-Unis exigent une guerre totale contre la Russie

Le 24 février 2015 -Source RT Allemagne

kerryÀ Washington, il semble que la possibilité d’un règlement pacifique de la crise ukrainienne inspire des craintes existentielles. Alors que l’UE cherche à jouer un jeu égal avec la Russie, le gouvernement US reste dur et voudrait voir souffrir la Russie. Pour cela, il voudrait déclencher des sanctions dévastatrices contre les marchés russes qui mèneraient à une faillite de l’économie en Russie.

 

Poutine: j’ai l’impression que la France et l’Allemagne cherchent sincèrement la paix.

Et de nouveau, les États-Unis lancent des accusations sans fondement en accusant la Russie d’être coupable d’avoir gravement enfreint le cessez-le-feu de Minsk. Parce que l’administration Obama à Washington n’a pas apprécié les Accords de Minsk, cet accord cherchant à apaiser durablement la crise dans l’est de l’Ukraine, la Maison Blanche compte sortir le grand jeu face à Moscou. Les États-Unis se servent de l’argument éculé d’une invasion russe en Ukraine comme prétexte. En dépit de la déclaration des forces d’auto-défense est-ukrainiennes qu’elles avaient commencé, dès mardi, le retrait de leurs armes lourdes, les officiels US affirment avec empressement, que de nouvelles troupes se déploient à proximité de Marioupol.

Lors de sa récente visite dans la capitale britannique, le chef du Département d’État US, John Kerry, à déclaré:

 

C’est une importante violation du cessez-le-feu. Nous sommes sérieux: il y aura d’autres mesures, et ce seront des mesures qui mettront l’économie russe déjà en difficulté dans une situation encore plus douloureuse.

Une guerre commerciale effective de la part des États-Unis peut seulement être menée avec l’aide des partenaires européens. Kerry a aussi ajouté qu’il peut rallier à ses vues la supposée position indépendante de l’UE en déclarant:

Nous menons une discussion sérieuse avec nos alliés européens, à propos de la nature des sanctions que nous allons présenter et de la date à laquelle elles devront entrer en vigueur. Je suis convaincu que des mesures supplémentaires viendront en réponse aux diverses violations du cessez-le-feu.

Ainsi, alors que le Président russe Vladimir Poutine confirmait aux dirigeants politiques de la France et de l’Allemagne, lors de sa récente interview télévisée, sa volonté de parvenir sérieusement à un compromis et de chercher, avec l’aide de toutes les bonnes volontés, une solution au conflit dans l’est de l’Ukraine, la ligne dure se mettait déjà en ordre de bataille outre-atlantique. Et c’est ainsi que ce front uni cherchant un point d’accord commence à craquer sous la pression des États-Unis. Le ministre britannique des Affaires étrangères a apporté à son collègue états-unien un soutien sans nuance.

Selon le journal eurocrate EU Observer, certains États européens plient sous les pressions des USA qui veulent éviter un rapprochement avec la Russie à tout prix. Selon ce portail d’information, des officiels européens à Bruxelles, restés anonymes, auraient déjà constaté que les sanctions étaient inévitables.

Les Etats-Unis tentent de nuire aux marchés financiers russes, de manière à provoquer une réaction en chaîne et une vague de faillites d’entreprises russes, qui ne pourraient plus payer leurs dettes, libellées en dollars, au cours de l’année prochaine en devenant insolvables. Cette situation doit réduire le soutien du peuple au gouvernement de Poutine et saper le moral du pays pour déclencher une révolte. La Maison Blanche envisage sans plus tarder, de réduire les délais de paiements pour les crédits existants, où ceux à venir.

Dans un entretien avec l’EU Observer, un représentant du gouvernement US a déclaré:

Si nous le voulons, nous pouvons nous arranger pour que vous souffriez vraiment. L’incapacité à lever des fonds vous fera le plus de mal car il n’y a pas d’alternative aux marchés financiers états-uniens et européens.

Traduit par Toma, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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Prêts pour une guerre nucléaire pour l’Ukraine ?

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #L'OTAN., #Politique étrangère

Prêts pour une guerre nucléaire pour l’Ukraine ?

Prêts pour une guerre nucléaire pour l’Ukraine ?

Un haut fonctionnaire ukrainien incite l’Occident à risquer une conflagration nucléaire pour soutenir la « guerre totale » contre la Russie à laquelle, selon lui, les autorités de Kiev aspirent à présent. Il confirme ainsi l’extrémisme qui prévaut aujourd’hui au sein du régime en place depuis un an à Kiev et soutenu par les États-Unis.

Dans un entretien avec la radio canadienne CBC diffusé récemment, le Ministre délégué des affaires étrangères ukrainien, Vadim Pristaiko a déclaré que « tout le monde a peur de se battre avec un état [possédant l’arme] nucléaire. En Ukraine, ce n’est plus notre cas tellement nous avons perdu d’hommes et de territoires. »

Peter Sellers tentant, dans Docteur Folamour, d'empêcher son bras droit de faire le salut nazi.

Peter Sellers tentant, dans Docteur Folamour, d’empêcher son bras droit de faire le salut nazi.

« Même si cela semble dangereux, nous devons impérativement arrêter [le président russe Vladimir Poutine] », a ajouté Pristaiko. « Pour la Russie aussi, et pas seulement pour les Ukrainiens et l’Europe. » Le ministre délégué aux affaires étrangères a annoncé que Kiev se préparait actuellement à une « guerre totale » contre la Russie et souhaitait que l’Occident fournisse des armes et une formation afin de porter la lutte en Russie.

« Ce que nous attendons du monde, c’est qu’il se ressaisisse un peu », a-t-il précisé.

Pourtant, et c’est peut-être le plus remarquable, cette sortie digne du Docteur Folamour n’a suscité quasiment aucune réaction en Occident. Vous avez là un haut fonctionnaire ukrainien qui déclare que le monde devrait risquer une guerre nucléaire pour une guerre civile entre la partie occidentale de l’Ukraine, favorable à un rapprochement avec l’Europe, et la partie orientale, désireuse de conserver ses relations historiques avec la Russie.

En quoi une telle chamaillerie de comptoir justifie-t-elle de pulvériser des millions d’êtres humains, voire de détruire toute vie à la surface de la planète ? Autrement dit, plutôt qu’élaborer un projet de structure fédérale en Ukraine, voire de laisser les populations de l’Est voter pour ou contre leur maintien sous le contrôle de Kiev, faut-il que le monde risque l’anéantissement nucléaire ?

Nous touchons là à un aspect trop négligé de la crise ukrainienne : on observe une certaine folie dans l’attitude du régime de Kiev que l’Occident refuse d’admettre, car elle mettrait un terme au discours dominant du « nous les gentils contre les méchants Russes ». Si nous admettons que le régime d’extrême-droite de Kiev est fou et brutal, nous devons du même coup nous interroger sur le discours sans cesse rabâché de « l’agression russe ».

Selon la « pensée collective » occidentale, le gouvernement ukrainien d’après le coup d’état « partage nos valeurs ». Il favorise la démocratie et la modernité, alors que les ethnies russes rebelles d’Ukraine orientale sont les « toutous de Moscou », représentant l’arriération et la violence, personnifiées par l’« irrationnel » président russe Poutine. De ce point de vue, le conflit est un affrontement entre les forces du bien et du mal, qui ne laisse de place à aucun compromis.

Pourtant, cette « pensée collective » mise en lumière par les commentaires de Pristaiko comporte un élément de folie. Non seulement le régime de Kiev affiche une attitude pour le moins cavalière en entraînant le monde dans une catastrophe nucléaire, mais il a déployé des néo-nazis armés et d’autres extrémistes de droite dans une sale guerre à l’Est, impliquant la torture et la présence d’escadrons de la mort.

Du jamais vu depuis Adolf Hitler

Aucun gouvernement européen, depuis l’Allemagne d’Adolf Hitler, n’a estimé pertinent de lancer des troupes d’assaut nazies contre sa population civile. Le régime de Kiev l’a fait, et en connaissance de cause. Pourtant, tout le monde médiatico-politique occidental s’est acharné à dissimuler cette réalité, au point d’ignorer des faits bien établis.

Le New York Times et le Washington Post ont été à la pointe de cette malfaisance journalistique. Ils ont mis des œillères pour ne pas voir les néo-nazis ukrainiens, par exemple, pour décrire le rôle primordial joué par le bataillon Azov dans la guerre contre les populations russophones de l’Est.

Le 20 février, dans un rapport provenant de Marioupol, le Post mentionnait l’importance du bataillon Azov dans la défense du port contre une éventuelle offensive des rebelles. « Petro Guk, le commandant en charge des opérations de renfort du bataillon Azov à Marioupol, a déclaré dans une interview que celui-ci se préparait à des combats de rue », écrivait le correspondant Karoun Demirjian.

Le bataillon Azov, régiment de l’armée ukrainienne, a la réputation d’être l’un des plus féroces parmi les forces en présence du camp pro-Kiev.

« Pourtant… il s’est retiré des lignes de front dans le cadre de la rotation programmée des périodes de repos et de remise à niveau », poursuit Guk, laissant sa place à l’armée ukrainienne – moins capable, selon lui. Il conseille à la population de Marioupol de se préparer au pire.

« Si c’est le pays où vous êtes né, vous devez être prêt à vous battre pour lui. Vous devez accepter que c’est pour votre terre natale que vous luttez, vous devez la défendre », a-t-il déclaré lorsqu’il lui a été demandé si la population devait se préparer à partir. « Certains sont prêts à répondre à l’appel, par devoir patriotique. »

Les mots émouvants du Post sont dans la ligne du discours dominant des médias occidentaux et de leur refus de replacer clairement le bataillon Azov dans son contexte. On sait pourtant que ses membres défilent sous les drapeaux nazis, exhibent la croix gammée et peignent le sigle de la SS sur leur casque.

Le 11 février, le New York Times a publié un article tout aussi trompeur sur Marioupol, décrivant les rebelles russophones comme des barbares aux portes d’une civilisation défendue par le bataillon Azov. Malgré un récit très coloré et détaillé – et la part belle faite à une citation d’un dirigeant d’Azov –, le Times a soigneusement évité d’évoquer le fait, pourtant bien connu, que le bataillon Azov est composé de néo-nazis.

Cette vérité dérangeante – que les néo-nazis jouent un rôle de premier plan dans les « forces d’autodéfense » de Kiev du coup d’état de février jusqu’à aujourd’hui – serait nuisible au message de propagande destiné aux lecteurs étatsuniens. Le New York Times passe le nazisme sous silence et présente Azov comme une « unité de volontaires ».

De prime abord, une omission aussi flagrante ne saurait être considérée comme autre chose qu’une distorsion des faits. Il est impossible que les rédacteurs du Post et du Times ne sachent pas que la présence de néo-nazis mérite d’être portée à la connaissance de leurs lecteurs. N’est-il pas ironique de voir ces nazis représentés comme le rempart de la civilisation occidentale contre les hordes russes venues de l’Est ? Pourtant, ce sont bel et bien les Russes qui ont cassé le dos au nazisme pendant la Seconde Guerre Mondiale, lorsque Hitler s’acharnait à placer l’Europe sous son joug et à détruire la civilisation occidentale que nous connaissons.

Que les nazis soient aujourd’hui dépeints comme les défenseurs des idéaux occidentaux, c’est un comble. Mais tout cela est largement passé sous silence par le New York Times et le Washington Post, tout comme la présence gênante d’autres nazis à des postes-clefs du régime d’après le coup d’état, tels qu’Andrei Paroubi, commandant militaire des manifestations de Maïdan et responsable en chef de la sécurité nationale du régime de Kiev. [Voir Consortiumnews.com, « Ukraine, Through the US Looking Glass ».

Réalité du nazisme

En ce qui concerne le bataillon Azov, le Post et le Times ont tenté de dissimuler la réalité du nazisme, mais tous deux l’ont reconnue tacitement. Par exemple, le 10 août 2014, un article du Times mentionnait le caractère nazi du bataillon Azov dans les trois derniers paragraphes d’un long article traitant d’un autre sujet.

« La bataille pour Donetsk a pris une tournure mortelle : l’armée régulière se tient à distance et bombarde les positions séparatistes. Ces opérations sont suivies d’assauts violents par une demi-douzaine de groupes paramilitaires entourant Donetsk, avides d’en découdre en zone urbaine », écrivait le Times.

« Selon les milieux officiels de Kiev, ces milices et l’armée coordonnent leurs actions, mais les milices, qui comptent quelques 7000 combattants, sont agressives et parfois incontrôlables. L’une d’elles, connue sous le nom d’Azov, qui s’est emparée du village de Marinka, arbore un drapeau portant un emblème néo-nazi évoquant une croix gammée. » [Voir Consortiumnews.com, « NYT Whites Out Ukraine’s Brownshirts ».]

De même, le Post publiait le 12 septembre un article en première page décrivant le bataillon Azov en termes flatteurs. Seuls les trois derniers paragraphes mentionnaient le fait, problématique, que les combattants se plaisaient à brandir la croix gammée :

« Dans une salle, une recrue avait placé une croix gammée au-dessus de son lit. Cependant, Kirt [un chef de peloton] … rejetait les questions d’idéologie, déclarant que les volontaires – dont bon nombre étaient encore des adolescents – adoptaient des symboles et des idées extrémistes en quelque sorte par ‘romantisme’ ».

D’autres organes de presse ont été plus catégoriques sur cette réalité du nazisme. Par exemple, le journal conservateur londonien Telegraph a publié un article de son correspondant Tom Parfitt, où celui-ci écrivait : « Le recours par Kiev à des paramilitaires volontaires pour éliminer les ‘républiques populaires’ de Donetsk et Lougansk soutenues par les Russes… devrait donner des sueurs froides à l’Europe.

Des bataillons formés récemment tels que Donbas, Dnipro et Azov, qui comptent plusieurs milliers d’hommes, sont officiellement commandés par le ministère de l’intérieur. Cependant, leur financement est obscur, leur formation inadéquate et leur idéologie souvent alarmante. Les hommes d’Azov portent l’emblème du Wolfsangel (crochet à loup) néo-nazi* sur leur bannière, tandis que certains sont ouvertement des défenseurs de la suprématie blanche ou des antisémites. »

À en juger par des interviews de membres de ces milices, le Telegraph rapportaient que certains avaient des doutes quant à la réalité de l’holocauste, exprimant leur admiration pour Hitler et se reconnaissant effectivement nazis.

Andreï Biletsky, commandant du bataillon Azov, « dirige également un groupe ukrainien extrémiste appelé Assemblée nationale sociale », selon l’article du Telegraph, qui citait le commentaire suivant de Biletsky : « La mission historique de notre nation à ce moment critique est de conduire les races blanches du monde dans une croisade finale pour leur survie. Une croisade contre les sous-hommes dirigés par les sémites. »

Le Telegraph a interrogé les autorités ukrainiennes à Kiev, qui ont reconnu être informées de l’idéologie extrémiste de certaines milices, mais ont souligné que leur priorité était de disposer de troupes fortement motivées pour se battre.

Les combattants d’Azov portent également la croix gammée et l’insigne de la SS sur leur casque. NBC News rapporte que : « les Allemands ont ainsi été confrontés à des images du passé sombre de leur pays… lorsque la chaîne publique allemande ZDF a montré au journal du soir des vidéos de soldats ukrainiens portant des symboles nazis sur leur casque ».

Symboles nazis sur les casques de membres du bataillon ukrainien Azov (images filmées par une équipe norvégienne et projetées à la télévision allemande)

Symboles nazis sur les casques de membres du bataillon ukrainien Azov (images filmées par une équipe norvégienne et projetées à la télévision allemande)

 

Désormais, il est clair que l’extrémisme de droite ne se limite pas aux milices envoyées pour tuer des Russophones dans l’Est ou à la présence de quelques fonctionnaires néo-nazis récompensés pour leur participation au coup de février dernier. Le fanatisme est au cœur du régime de Kiev. Le ministre délégué aux affaires étrangères ne se gêne d’ailleurs plus pour évoquer une « guerre totale » avec une Russie disposant de l’arme nucléaire.

Un monde orwellien

Dans un « monde normal », les journalistes étatsuniens et européens expliqueraient à leurs lecteurs à quel point tout cela est malsain ; comment un désaccord sur la rapidité de mise en œuvre d’un accord d’association avec l’Europe tout en conservant des relations économiques avec la Russie aurait pu être élaboré dans le cadre du système politique ukrainien ; que rien ne justifiait un « changement de régime » soutenu par les États-Unis en février dernier, encore moins une guerre civile, et certainement pas une guerre nucléaire.

De toute évidence, nous ne vivons pas à une époque normale. À un degré jamais vu en 37 ans de couverture de l’actualité de Washington, je constate un certain totalitarisme dans la « pensée collective » occidentale actuelle lorsqu’il est question de l’Ukraine. Quasiment personne, parmi ceux qui « comptent » ne dévie du manichéisme qui consiste à voir les gentils à Kiev et les méchants à Donetsk et Moscou.

Si vous voulez savoir comment un journal « objectif » comme le New York Times traite des manifestations à Moscou et dans d’autres villes russes contre le coup d’état de l’année dernière, qui a renversé le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, lisez donc l’article de dimanche de son correspondant néo-conservateur Michael R. Gordon. Pour rappel, il était, avec Judith Miller, le principal auteur de la fable des « tubes en aluminium » de 2002, qui a contribué à manipuler l’opinion en vue de l’invasion de l’Irak en 2003.

Voici maintenant comment Gordon explique les protestations du week-end contre le coup d’état : « Selon le discours officiel de la télévision d’état de Russie, accepté par la plupart des Russes, le soulèvement de l’année dernière en Ukraine était un coup d’état conçu par les États-Unis, avec l’aide des nazis ukrainiens, et fomenté pour renverser le président pro-russe, M. Ianoukovitch. »

Autrement dit, on lave le cerveau des Russes, alors que les lecteurs du New York Times reçoivent leurs informations d’un journal indépendant qu’on ne saurait prendre la main dans le sac à diffuser sans aucun esprit critique la propagande gouvernementale. Un exemple de plus du monde orwellien, où les valeurs sont inversées, dans lequel les Étatsuniens vivent aujourd’hui. [Voir, par exemple, « NYT Retracts Russian Photo Scoop ».

Dans notre pays de liberté, il n’existe pas de « discours officiel », et le gouvernement étatsunien ne se laisserait jamais aller à faire de la propagande. Tout le monde accepte aveuglément le Credo d’un régime de Kiev irréprochable, qui « partage nos valeurs » et ne peut pas faire de mal – tout en fermant les yeux sur la brutalité et la folie des instigateurs du coup d’état qui déploient des nazis et invitent à un holocauste nucléaire pour la planète.

consortiumnews.com

* Le Wolfsangel (crochet à loup) n’est pas un emblème nazi même s’il a été et reste largement utilisé par les nazis. Il figure d’ailleurs sur les armoiries de nombreuses villes allemandes. N.d.T.

 

Traduit par Gilles Chertier www.gilles-chertier.com pour Réseau International

Source : http://www.strategic-culture.org/news/2015/02/24/ready-for-nuclear-war-over-ukraine.html

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Assassinat de Boris Nemtsov : la réaction de la classe politique russe.

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Ukraine

Publié par Michel El Diablo

 

 

Assassinat de Boris Nemtsov : la réaction de la classe politique russe

La classe politique russe est en plein émoi suite à l'assassinat au centre de Moscou, devant le Kremlin, de l'opposant Boris Nemtsov.

A la nouvelle de l'assassinat de Boris Nemtsov, le premier ministre russe Dimitri Medvedev a exprimé ses profondes condoléances aux parents et proches du défunt. Le chef du gouvernement a appelé les organes judiciaires et de sécurité à faire tout pour dépister et traduire en justice les auteurs de ce crime odieux.

 

 

L'assassinat de l'homme politique russe Boris Nemtsov avait manifestement pour objectif de déstabiliser la situation au sein de la société, a estimé Vladimir Vassiliev, vice-président de la Douma (chambre basse du parlement russe), chef du groupe de députés du parti (au pouvoir, ndlr) Russie Unie.



L'ex-président soviétique Mikhaïl Gorbatchev est persuadé qu'il faut chercher dans la politique l'explication de l'assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov.

 

 

Selon le leader des communistes russes Guennadi Ziouganov, il s'agit d'une provocation pure et simple, dont les auteurs représentent des forces souhaitant aggraver au maximum la situation. Le président du PC a insisté sur une enquête urgente de l'assassinat de Boris Nemtsov.

L'assassinat de Boris Nemtsov peut avoir une multitude de versions, mais une chose est claire: les actuelles autorités russes n'avaient aucun intérêt à ce qu'il disparaisse, a estimé le député Valeri Rachkine, vice-président du CC du PC.



Le directeur général de l'Institut international d'expertise politique Evgueni Mintchenko pense qu'il s'agit d'une provocation dirigée contre les autorités russes et visant à aggraver la situation à la veille d'une action de l'opposition prévue le 1er mars.

 

 

Boris Nemtsov, 55 ans, avait été premier vice-premier ministre du président Boris Eltsine à la fin des années 90 pendant un an et demi. Après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, il était devenu l'un des principaux opposants au nouveau chef de l'Etat. L'homme politique a été tué par balles dans la nuit de vendredi à samedi en plein centre de Moscou, devant le Kremlin.


SOURCE:

 


 

 

Assassinat de Boris Nemtsov : la réaction de la classe politique russe

Vladimir Poutine s'est adressé à la mère de l'opposant assassiné Boris Nemtsov pour lui exprimer ses condoléances, suite à une perte irréparable, et dire qu'il compatissait à sa douleur.

Le président russe Vladimir Poutine a exprimé ses profondes condoléances à la mère de l'opposant assassiné Boris Nemtsov, en déclarant qu'il partageait son malheur, rapporte samedi le service de presse du Kremlin.

 

"Veuillez agréer mes plus profondes condoléances suite à une perte irréparable. Je partage sincèrement le malheur qui vous frappe. Boris Nemtsov a laissé sa trace dans l'histoire de la Russie, dans sa politique et sa vie sociale. Il lui est arrivé de travailler à des postes de responsabilité dans une période de transition difficile pour notre pays. Il a toujours exposé directement et honnêtement sa position et défendu son point de vue", lit-on dans le télégramme du chef de l'Etat.



Boris Nemtsov, 55 ans, avait été premier vice-premier ministre du président Boris Eltsine à la fin des années 90 pendant un an et demi. Après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, il était devenu l'un des principaux opposants au nouveau chef de l'Etat. L'homme politique a été tué par balles dans la nuit de vendredi à samedi en plein centre de Moscou, devant le Kremlin, "un assassinat qui a tout d'une provocation", selon le président russe Vladimir Poutine.

SOURCE:

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N. Vitrenko. Ukraine, Ministère de la Vérité [sous-titres français] Part 1..

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La guerre, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #Politique étrangère, #AMERIQUE, #La Russie

Le Ministère de la Vérité fait son apparition en Ukraine. (1-ère partie).
Femme politique, docteur es sciences, fondatrice et présidente du Parti socialiste progressiste d'Ukraine (1996) Natalia Vitrenko établit un parallèle entre la propagande aujourd'hui en Ukraine et la manipulation de la conscience collective, décrite dans le roman de George Orwell "1984".
Vitrenko a souligné que la communauté internationale n'accorde aucune attention aux violations systémiques et systématiques des engagements de l'Ukraine à mettre en œuvre les normes et les principes du droit international, les garanties de la Constitution et des lois de l'Ukraine sur les droits et libertés fondamentaux de l'homme. Plus exactement le droit à l'information et sa diffusion, la liberté d'expression, l'indépendance des journalistes et des médias, l'activité des partis d'opposition.
Au cœur de ces violations se trouve le conflit entre la civilisation occidentale, dont les représentants sont au pouvoir en l'Ukraine, et la civilisation orthodoxe orientale, qui subit des persécutions en étant dans l'opposition. En plusieurs parties.

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Le Donbass, Hommage aux blouses blanches françaises.

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #L'OTAN., #Europe supranationale, #SolidaritéS, #La guerre

Hommage aux blouses blanches françaises

Aujourd'hui, tandis que les combattants français bouclent leur sacs à dos pour rejoindre leur futur bataillon, d'autres volontaires sont déjà au front en train de lutter contre la souffrance des malades et des blessés soignés à l'hôpital de Donetsk.

Avec Marie, qui vient d'être rejoint par Antonio et Guillaume les français renforcent le service de chirurgie thoracique au chevet des patients civils et militaires, qui témoignent dans leur chair, du martyr du Donbass.

Le service est dirigée par Natalya, qui prodigue à ses patients comme à son équipe un dévouement quasi maternel et une patiente attention.

Lorsqu'elle n'est pas dans son service, Natalya consacre ses journées de repos a visiter les infirmeries du front afin d'évaluer les malades et les blessés et réaliser elle même des évacuations vers les services hospitaliers adaptés. La force de son exemple compense la faiblesse des moyens dont souffre l'hôpital !

C'est cette femme au grand coeur, et qui parle le français, qui s'est fait un devoir d'accueillir les volontaires français venus travailler dans le domaine médical.

Marie est arrivée en même temps que moi, le 11 février dernier et a été imédiatement dirigée vers le réseau hospitalier du Donbass. Jusqu'à ce qu'ils décident de rejoindre eux mêmes Donetsk, Antonio et Guillaume ont servis aux côtés d'Unité Continentale, et malgré les déménagements successifs du groupe, ont réussi à soigner non seulement les militaires présents, mais aussi les populations civiles en assistant les médecins locaux.

Le 19 janvier 2015, l'unité médicale française, sous le feu des mortiers ukrainiens qui bombardaient la compagnie à laquelle elle était rattachée à Shirokino, a eu un comportement exemplaire, soignant les niombreux volontaires russes, brésiliens ou français blessés par les obus (il ya aura 3 tués de déplorés dans ce bombardement). Cette expérience du feu a révélé le courage et le professionalisme de ces hommes siudés par le sens du devoir.

Un peu plus loin, dans l'aile militaire, avec mes camarades français nous rertrouvons plus tard Rafaël, un des volontaires brésiliens et qui a été blessé à la colonne vertébrale devant Shirokino. Il va mieux, et a hâte que sa convalescence se termine d'ici 1 mois environ, pour pouvoir remonter sur le front.

Les français ici peuvent relèver la tête grâce à ces blouses blanches qui bénévolement, montrent chaque jour à Donetsk où est le sens du devoir et de l'humanisme, tandis que leur gouvernement finance et soutient les assassins qui bombardent les populations civiles du Donbass.

Cette femme et ces hommes soignant civils et militaires qu'ils soient novorossiens volontaires étrangers comme eux ou même ukrainiens, prennent des risques car ils opèrent sous la portée des canons ukrainiens et sont menacés par la justice de leur pays en cas de retour...

De quoi sont-ils coupables ?

D'avoir répondu à l'appel de leur coeur ! Voilà ce qui les différencie d'avec les mercenaires de l'OTAN et les nazis (cela commence à être difficile de faire la différence) qui bombardent le Donbass, répondant à l'appel du sang et de l'argent et aux ordres de Washington !

Les vrais ambassadeurs de la France sont aujourd'hui ses volontaires en Novorossiya !

Erwan Castel

OBSERVATION :

L'accueil des dons est toujours ouvert pour permettre aux français de réaliser leur mission dans les meilleurs conditions et d'assurer leur minimum vital dans le Donbass, pour nous aider, vous pouvez vous faire connaître par courriel à l'adresse suivante : alawata@gmail.com

Merci d'avance !

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Vladimir Poutine en 2012 : nos ennemis cherchent à fabriquer des martyrs pour nous nuire (VOSTFR)

1 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La mondialisation, #La guerre, #La République, #La Russie

Vladimir Poutine en 2012 : nos ennemis cherchent à fabriquer des martyrs pour nous nuire (VOSTFR).

Il était encore un peu tôt hier 28 février 2015 pour voir la presse mainstream se déchaîner contre Vladimir Poutine, ce qui ne va pas manquer d’arriver, suite à l’assassinat de Boris Nemtsov par ceux pour qui il était sans doute devenu plus utile mort que vivant.

Une vidéo prémonitoire de 2012 : link to youtube.com

Vladimir Poutine y mettait en garde contre ceux qui “cherchent à fabriquer des martyrs pour nous nuire”.

le 28 févr. 2015

Dans cette vidéo datant d'il y a exactement trois ans (29 février 2012), Vladimir Poutine prédisait que des attaques sous faux drapeau telle que celle dont l'opposant Boris Nemtsov vient d'être victime pourraient être menées depuis l'étranger pour nuire à la Russie. A un moment où la crise ukrainienne, façonnée de toutes pièces par les Etats-Unis et leurs vassaux européens, se traduit sur le terrain par une déroute de la junte pro-occidentale de Kiev, et sur le plan international par une victoire spectaculaire de la diplomatie russe, un tel crime ne peut profiter qu'à l'Occident. Vladimir Poutine, qui jouit d'une côte de popularité astronomique dans les sondages (86%), n'a aucun intérêt à faire abattre un opposant qui ne représente pas même 1% des suffrages, et dont l'audience est si faible qu'il n'a aucun Député à la Douma. Tout comme l'attaque contre le vol civil malaisien MH17, faussement attribué à la Russie, il s'agit d'une nouvelle opération de propagande destinée à ternir son image, dans la droite ligne de la guerre politique, économique et médiatique que mène l'Occident contre la Russie de Vladimir Poutine.

Transcription :

En ce qui concerne les provocations (sous faux drapeau) durant les manifestations et autres, j'espère que personne ne franchira cette ligne et que tout restera dans les limites légales. Et j'espère que les tentatives de provoquer les agences de sécurité pour susciter une réaction violente resteront vaines.
Car les forces que vous avez évoqué souhaitent réellement de violents affrontements. Et ils ne cessent d'essayer de les fomenter.

Ils sont même prêts à sacrifier quelqu'un afin d'en accuser le gouvernement. Je connais ces méthodes et tactiques, cela fait dix ans qu'ils essaient de les utiliser. Cette méthode est surtout utilisée par ceux qui travaillent depuis l'étranger. Je vous l'affirme car je le sais de manière factuelle. Ils recherchent même quelqu'un pour le transformer en martyr. Une quelconque personnalité connue. Ils vont le buter eux-mêmes, excusez-moi la vulgarité, puis en accuser le gouvernement. Il y a des gens qui en sont capables, je n'exagère pas du tout.

J'espère que les personnes qui organisent des manifestations pour améliorer la vie dans notre pays
et, dans cet objectif, utilisent leur droit d'assemblée, leur liberté d'expression, ne cèderont pas à ces machinations.




Courtesy : The Saker & Tatzhit Mihailovich

Traduction en français : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

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Donetsk avant les bombardements qui ont débuté en avril 2014.

28 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La guerre, #La France, #La République, #Europe supranationale, #La Russie

Bonjour

C'est bien connu l'OTAN envoie des bombes et massacre des populations pour mieux apporter la paix et la démocratie. Les droits de l'homme sont ainsi garantis dans ces lieux reculés de la civilisation.

Le post moderne nouveau philosophe BHL a bien apporté avec son cortège de bombes et de désolation, une paix durable en Libye, pays qui connait depuis prospérité et respect des droits de l'homme.

Même opération en Ukraine et ce pour les mêmes raisons.

Dans la vidéo ci-dessous, vous pourrez juger du degré de barbarie qui régnait à Donetsk avant l'intervention pilotée par l'Empire.

Cordialement.

Lucien Pons

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L’OTAN réarme l’Allemagne contre la Russie.

28 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #Europe supranationale, #Ukraine, #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #La Russie

L’OTAN réarme l’Allemagne contre la Russie

 

L’OTAN réarme l’Allemagne contre la Russie

Ursula von der Leyen

 

La ministre fédérale de la Défense, Ursula von der Leyen, a annoncé, ce vendredi 27 février, sa décision d’activer un bataillon de chars pour faire face à la menace russe. « Les conditions de sécurité ont changé en Europe », explique la ministre. En fait Berlin utilise la menace russe, provoquée par l’OTAN, pour réarmer son pays et reprendre aussi son statut de puissance militaire en Europe après en avoir pris la direction des opérations économiques et politiques. Cette déclaration de la ministre fédérale ne passe pas inaperçu dans cette semaine du 23 au 27 février après l’achat par Porochenko à la foire internationale, IDEX-2015, d’armes modernes, après le défilé de l’OTAN à Narva et après la déclaration de David Cameron d’envoyer des soldats en Ukraine. L’OTAN, engraisse ses caisses, réarme ses partenaires et se prépare à la guerre. En tout cas les Etats-Unis utilisent ce contexte pour assouvir toujours plus les pays se trouvant dans la zone euro. Les pays de la zone euro doivent appartenir au Traité transatlantique, pour cela l’OTAN place aussi ses soldats et la « menace russe » est bien utile à cette politique de domination.

Bataillon vide à remplir. A Bergen doit être constitué ce bataillon de chars. « Pour le moment il existe sur le papier mais des chars et du personnel doivent être mis à disposition à Bergen pour former le bataillon de chars », a déclaré la ministre de la défense. Nous assistons au début du réarmement de l’Allemagne ? Il fallait trouver une occasion. Avec Ursula von der Leyen, CDU, groupie des Etats-Unis, l’OTAN consolide ses bases. Ursula, ce petit bout de femme aux gestes un peu excités, faisant penser à une religieuse en civil, ne connaissant rien au quotidien des gens vivant dans son pays, qui a la manie de contrôler ses mots, a décidé en septembre 2014, en raison, du comportement de la Russie vis à vis de l’Ukraine, de fonder une unité d’intervention rapide. La propagande des années pacifistes en Allemagne avec des figures comme Fischer ou Cohn-Bendit sont, même si elles étaient un théâtre pour amuser les démocraties le temps pour l’Allemagne de retrouver des forces, bien terminées surtout que le parti des Grüne avait avaliser l’envoi de soldats contre la Serbie en 1999 (Parti écolo-parti de la guerre). Nous n’allons pas voir des écolos aux cheveux longs débarquer en treillis dans la caserne de Bergen mais plutôt de la viande à canon car Ursula vend la mèche quand elle dit, « nous avons trop pris l’habitude de recycler nos chars, comme des Leopard 2, qui sont de très bons engins. Dorénavant c’est fini. Nous allons activer un bataillon de chars à Bergen qui sera surtout constitué d’unités internationales. »

Le 27 février 2015.

février 27th, 2015

 

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La lutte contre le nazisme: « Les 300 », le symbole oublié de Zaporojié. Il vaut mieux mourir debout que vivre à genoux!

26 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La guerre, #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Terrorisme, #le nazisme, #Le fascisme

La lutte contre le nazisme: « Les 300 », le symbole oublié de Zaporojié. Il vaut mieux mourir debout que vivre à genoux!
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Le courage de ces hommes a été passé sous silence en Occident, soit mépris, soit ignorance totale des faits. Ceci s’est passé dans une ville symbole de l’Ukraine, sur la frontière historique entre ce pays et ce qui fut l’Hetmanat des Cosaques qui se soulevèrent contre les Ukrainiens et les Polonais au XVIIe siècle. Vous ne connaissez pas cette histoire ? Vous pourriez en aborder quelques-unes des facettes en lisant les lignes de Tarass Boulba du grand auteur russe et ukrainien Nicolas Gogol (1809-1852). Les Cosaques y construisirent une Sitch dans une île du Dniepr et lancèrent des raids vers l’Ouest et le Sud. C’est dans cette ville que quelques dizaines de courageux russophones ont été au cœur d’un acte à la fois sensationnel et ignoble.

Sur le Dniepr, Zaporojié est une ville de contraste, comme toutes les villes sur ce grand fleuve. Les Russophones étaient avant la guerre 57 %, les Ukrainiens seulement 42 %. Cela plante déjà le décor. Depuis toujours elle fut un lieu de passage, emprunté d’ailleurs par toutes les armées envahissants pour les uns l’Est, pour les autres l’Ouest : Polonais, Cosaques, Russes, Tatars, Allemands, Bolcheviques, Blancs, Verts, Nazis… La ville était aussi sur la fameuse ligne du Dniepr, ligne de défense qui fut le dernier espoir des Hitlériens de se maintenir en Ukraine et qui fut forcée par l’Armée rouge en octobre 1943. Elle eut beaucoup à souffrir des combats et des destructions. Ville industrielle parmi les plus grandes d’Ukraine, elle comptait plus de 760 000 habitants en 2013.

Alors que le mouvement Euromaïdan était sorti vainqueur dans sa lutte pour le pouvoir, en utilisant massivement les militants néo-nazis des Partis Svoboda et Pravy Sektor, la situation en avril 2014 était explosive en Ukraine. Ayant pris une importance capitale dans l’appareil du pouvoir en train de naître après le coup d’Etat du Maïdan, les nationalistes ultras sortirent de l’Ouest de l’Ukraine et de Kiev pour se répandre dans tout le pays. Ils furent encore une fois à l’avant-garde de toutes les manifestations russophobes, antisémites et pro-européennes. Passages à tabac d’opposants russophones, intimidations, destructions de biens privés, pillages, mises à bas de monuments et de sculptures rappelant la période soviétique : statues de Lénine, cimetières militaires, plaques commémorative des combattants de l’Armée rouge, vestiges de la Seconde Guerre mondiale, cimetières juifs ou de soldats soviétiques, porteurs de rubans de Saint-Georges (symbole patriotique soviétique et russe), tout cela fut mis à bas, détruit, saccagé, persécuté, tabassé.

Le 13 avril 2014, quelques dizaines de russophones s’étaient rassemblés à Zaporojié sur une place publique pour protester contre la tournure du Maïdan, tournure clairement néo-nazie à ce moment-là et qui allait se dévoiler par le massacre d’Odessa quelques jours plus tard. Les opposants russophones furent bientôt, comme vous le verrez sur cette vidéo, encerclés par une foule vociférant composée de fanatiques armés de bâtons, de barres de fer, de marteaux et d’autres armes contondantes, y compris des couteaux. Les opposants russophones n’étaient pas armés, ils étaient venus ici pour protester pacifiquement. Ils furent bientôt entourés par une horde véritablement hystérique, les quelques dizaines de russophones étant encerclés par des « septembriseurs » près au massacre et dix fois plus nombreux. C’est avec peine que la police, par ailleurs très molle a protégé la vie de ces hommes. Ils furent insultés pendant six longues heures, canardés de farine, d’œufs, puis de pierres, de bouteilles et d’autres projectiles. Formant un cercle de défense compacte, pour exprimer leur protestation de manière démocratique, ils ont été insultés de la pire des manières.

Les néo-nazis présents étaient venus en nombre et entrainèrent probablement la foule dans son hystérie. A un moment, les manifestants russophones pacifiques furent même atteints, certains traînés et roués de coups, avec l’intention avérée de les lyncher sans autre forme de procès. Courageusement ils firent face, devant subir les outrages d’une foule surexcitée de plus en plus nombreuse. Les fascistes lançaient des slogans et des appels au meurtre, ils promettaient la mort à ceux qui ne jetteraient pas les rubans de Saint-Georges, à ceux qui ne s’agenouilleraient pas au sol et qui ne chanteraient pas l’hymne national ukrainien. Aucun d’entre eux, même malgré l’évidence que leurs vies étaient en danger ne mit le genou à terre. L’ironie du sort est qu’ils furent finalement embarqués par la police, comme des criminels, chargés dans des paniers à salade par les forces de l’ordre et emmenés au poste. Ils furent ici interrogés, malmenés, pressés psychologiquement et fichés comme de vulgaires délinquants. Les fanatiques assoiffés de sang les avaient suivis jusque devant le commissariat de Police… où ils durent encore être exfiltrés par les policiers sous les injures…

Ces hommes ont donné à l’Europe un symbole très fort, de liberté, de refus de se soumettre, de lutte pour la Démocratie et la liberté d’expression. Il n’était pas convenable pour des journalistes de parler de leur histoire. Ils étaient russophones donc du mauvais côté. Il n’était pas convenable de les montrer en exemple, comment expliquer que le mouvement Euromaïdan n’était nullement démocratique, qu’il y avait déjà des persécutions à caractère politique et racial en Ukraine quand les médias vendaient leurs fables de la méchante Russie ? Ils furent passés sous silence. Auraient-ils été massacrés comme à Odessa que les médias français et européens auraient sans doute tronqué le sujet. C’est l’histoire de tous les civils morts en Ukraine depuis le début de l’Euromaïdan, d’abord à Kiev, puis dans toutes les villes et enfin surtout dans l’Est de l’Ukraine.

Alors toi, citoyen français qui regardera cette vidéo, demandes toi de quelle côté est la Démocratie. Demandes toi pourquoi notre gouvernement soutient les hommes qui étaient armés de matraques et de barres de fer. Ce sont les sbires de Porochenko, ce sont eux qui sont montrés comme des « héros ». Devant cette injustice, pour ne pas finir à genou, les gens du Donbass eux ont choisi de répondre, de se défendre par les armes. Des milliers d’entre eux sont déjà morts, la France a participé à leur assassinat en supportant l’Armée ukrainienne, en fournissant de l’argent avec l’Union européenne, jusqu’à faire les honneurs au chef suprême de cette « Ukraine démocratique » du Palais de l’Elysée. Est-ce cela la Démocratie des Charlie ? En voulez-vous plus citoyens français ?

Les 300 spartiates zaporogues

Les 300 spartiates zaporogues

 

Le 26 février 2015

 

Laurent Brayard pour Novorossia Vision

 
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