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Le blog de Lucien PONS

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Il y a 70 ans, l'Armée rouge libérait le camp d'Auschwitz. Par jean Lévy.

27 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La Russie, #La République, #La France, #Histoire, #le nazisme, #Terrorisme, #Le fascisme

27 janvier 2015 

Il y a 70 ans, l'Armée rouge libérait

le camp d'Auschwitz

     
Janvier 1945 : les marches de la mort
     En janvier 1945, l'Armée rouge approche d'Auschwitz. On commence à entendre le canon. Les nazis décident d'évacuer le camp. Le 18 janvier 1945, les déportés rassemblés par les S.S. sont jetés sur les routes. Commencent alors les terribles marches de la mort : à pied ou dans des wagons à ciel ouvert, les déportés sont transportés vers les camps encore en activité. Ceux qui ne peuvent pas suivre sont abattus.
Carte des marches de la mort 
Carte des marches de la mort à partir d'Auschwitz (Carte de Martin Gilbert - modifiée par ems soins)
     Près de 100.000 déportés sont ainsi jetés sur les routes. Des dizaines de milliers ne survivront pas.
 
Sur ces marches de la mort, voir le témoignage de Serge Smulevic

Ceux qui restent dans le camp

     A Auschwitz, ne sont restés que les malades et quelques déportés qui ont pu se cacher dans les baraques.
     Parmi ceux qui échappent à la Marche de la mort, il y a Primo Levi. Il attrape la scarlatine le 11 janvier 1945 et est hospitalisé au "K.B. Infektionabteilung". Il y reste quelques jours, fiévreux. Mais les rumeurs circulent.

L'arrivée de l'Armée Rouge

Les soldats de l'armée rouge entrent dans le camp, le 27 janvier 1945.
 

Les officiers soviétiques découvrent le camp

     Le général russe Petrenko, arriva à Auschwitz le 29 janvier 1945, trois jours après la libération du camp :

Des survivants très affaiblis

Une fillette au moment de la Libération d'Auschwitz 
Photographie de Stephen Bleyer prise lors d’un examen médical après la libération du camp alors qu’il avait 14 ans. 
M. Bleyer, ancien président du centre commémoratif de l’Holocauste à Montréal, ne s’est reconnu sur cette photographie que grâce à son numéro d’identification.(Panstwowe Muzeum w Oswiecim-Brzesinka / USHMM Photo Archives).
A peine 2000 des 7500 survivants du camp devaient vivre plus de quelques jours.
Déportés libérés, Auschwitz, 1945
  Déportés libérés, Auschwitz, 1945

Un groupe d'enfants juste après la libération d'Auschwitz 
Un groupe d'enfants juste après la libération d'Auschwitz
Photographie, 1945Museum d'Auschwitz-Birkenau, Neg.-Nr. 766
Croix Rouge Polonaise à Auschwitz, 1945 
Croix Rouge Polonaise à Auschwitz, 1945

Les cadavres

Les cadavres engorgent les allées d'Auschwitz. Le typhus se répand dans le camp. Les Soviétiques doivent ensevelir rapidement les corps dans des fosses communes. 
Les cadavres brûlés. 

 Autres découvertes

     A la libération,  les Soviétiques découvrent des piles de vêtements, de chaussures, lunettes, prothèses, des piles de bagages éventrés, de blaireaux, de peignes, de casseroles, et même des piles de cheveux, de dents en or...
Un tas de lunettes trouvé à Auschwitz. 
Un tas de lunettes trouvé à Auschwitz.
     Ils trouvent aussi la trace des expérimentations folles des "médecins" nazis. Ainsi, ils libèrent 90 jumeaux.
La porte du camp d'Auschwitz, en 1945 
La porte du camp d'Auschwitz, photographiée en 1945. Elle est ouverte désormais.
Libération d'Auschwitz par l'Armée Rouge 
Soldats soviétiques et déportés
au moment de la Libération du camp.
Soldats soviétiques libérant Auschwitz 
     Le jour de mon arrivée à Auschwitz, on avait compté sept mille cinq cents rescapés.
     Je n'ai pas vu de gens « normaux ». Les Allemands avaient laissé les impotents. Les autres, tous ceux qui pouvaient marcher, avaient été emmenés le 18 janvier. Ils avaient laissé les malades, les affaiblis ; on nous a dit qu'il y en avait plus de dix mille. Ceux qui pouvaient encore marcher, peu nombreux, se sont enfuis alors que notre armée s'approchait du camp.
Un soldat soviétique soutient une femme déportée 
Un soldat soviétique soutient une femme déportée
     Nous avons envoyé les unités sanitaires des 108e, 322e et 107e divisions sur le territoire du camp, les médecins de ces trois divisions ont mis en place des lieux pour se laver : tels étaient les ordres de l'armée.
Médecin militaire soviétique examinant un déporté, après la libération du camp. 
Médecin militaire soviétique examinant un déporté, après la libération du camp.
     Ces mêmes divisions ont organisé l'approvisionnement. On a envoyé des cuisines mobiles. Le deuxième jour, un régiment de réserve de l'armée est arrivé et a libéré nos soldats. [...]
     On m'a montré les pièces où l'on asphyxiait au gaz avant le crématoire. Le crématoire lui-même et une chambre à gaz avaient été dynamités.
Les ruines du crématoire II 
Les ruines de la chambre à gaz du Crématoire II. (Photo prise après la Libération. )
     J'ai vu aussi des enfants... C'était un tableau terrible : ils avaient le ventre gonflé par la faim, les yeux vagues, des jambes très maigres, des bras comme des cordes, et tout le reste ne me semblait pas humain, comme si c'était cousu. Les gamins se taisaient et ne montraient que les numéros qu'on leur avait tatoués sur le bras.
Des enfants libérés d'Auschwitz montrent leur tatouage. 
Des enfants libérés d'Auschwitz montrent leur tatouage.
(Lire un commentaire de Serge Smulevic sur cette photo)
     Ces gens n'avaient pas de larmes. J'ai vu comment ils essayaient de s'essuyer les yeux, mais ils restaient secs.
 
Général Petrenko, Avant et après Auschwitz , Flammarion, 2002

Dix jours hors du monde et hors du temps

L'annonce de l'évacuation

— Vous ne savez pas ? leur dis-le, demain on évacue le camp.
     Ils m'accablèrent de questions :
— Où ça ? A pied ?... Même les malades ? Même ceux qui ne peuvent pas marcher ?
     Ils savaient que j'étais un ancien du camp et que je comprenais l'allemand, et ils en concluaient que j'en savais là-dessus beaucoup plus que je ne voulais l'admettre.
     Je ne savais rien d'autre; je le leur dis, mais ils n'en continuèrent pas moins à me questionner. Quelle barbe! Mais c'est qu'ils venaient d'arriver au Lager, ils n'avaient pas encore appris qu'au Lager on ne pose pas de questions.

     Dans l'après-midi, le médecin grec vint nous rendre visite. Il annonça que même parmi les malades, tous ceux qui étaient en état de marcher recevraient des souliers et des vêtements, et partiraient le lendemain avec les bien-portants pour une marche de vingt kilomètres. Les autres resteraient au K.B., confiés à un personnel d'assistance choisi parmi les malades les moins gravement atteints. [...]

Faut-il partir avec les autres ?

     [Ce médecin grec] était déjà équipé pour la marche ; dès qu'il fut sorti, les deux jeunes Hongrois se mirent à parler entre eux avec animation. Leur période de convalescence était presque achevée, mais ils étaient encore très faibles. On voyait qu'ils avaient peur de rester avec les malades et qu'ils projetaient de partir avec les autres. Il ne s'agissait pas d'un raisonnement de leur part : moi aussi, probablement, si je ne m'étais pas senti aussi faible, j'aurais obéi à l'instinct grégaire; la terreur est éminemment contagieuse, et l'individu terrorisé cherche avant tout à fuir.[...]
     Ils étaient fous de s'imaginer qu'ils allaient pouvoir marcher, ne fût-ce qu'une heure, faibles comme ils étaient, et qui plus est dans la neige, avec ces souliers percés trouvés au dernier moment. J'essayai de le leur faire comprendre, mais ils me regardèrent sans répondre. Ils avaient des yeux de bête traquée.
     L'espace d'un court instant, l'idée m'effleura qu'ils pouvaient bien avoir raison. Ils sortirent par la fenêtre avec des gestes embarrassés, et je les vis, paquets informes, s'éloigner dans la nuit d'un pas mal assuré. Ils ne sont pas revenus; j'ai su beaucoup plus tard que, ne pouvant plus suivre, ils avaient été abattus par les S.S. au bout des premières heures de route.

     Moi aussi, j'avais besoin d'une paire de chaussures : c'était clair. Mais il me fallut peut-être une heure pour arriver à vaincre la nausée, la fièvre et l'inertie. J'en trouvai une paire dans le couloir (les prisonniers en partance avaient saccagé le dépôt de chaussures du K.B. et avaient pris les meilleures : les plus abîmées, percées et dépareillées traînaient dans tous les coins). [...] Je cachai les souliers et retournai au lit.
     Le médecin grec refit une apparition tard dans la nuit, coiffé d'un passe-montagne, un sac sur tes épaules. Il lança un roman français sur ma couchette : 
— Tiens, lis ça, l'Italien. Tu me le rendras quand on se reverra.
     Aujourd'hui encore, je le hais pour ces mots-là. Il savait que nous étions condamnés. [...]

     Nous restâmes donc sur nos grabats, seuls avec nos maladies et notre apathie plus forte que la peur.
     Dans tout le K.B. nous étions peut-être huit cents. Dans notre chambre, nous n'étions plus que onze, installés chacun dans une couchette, sauf Charles et Arthur qui dormaient ensemble. Au moment où la grande machine du Lager s'éteignait définitivement, commençaient pour nous dix jours hors du monde et hors du temps.

Dernière tournée d'un officier S.S.

      18 janvier. La nuit de l'évacuation, les cuisines du camp avaient encore fonctionné, et le lendemain matin, à l'infirmerie, on nous distribua la soupe pour la dernière fois. L'installation de chauffage central ne fonctionnait plus ; il y avait encore un reste de chaleur dans les baraques, mais à chaque heure qui passait, la température baissait, et il était clair que nous ne tarderions pas à souffrir du froid. Dehors il devait faire au moins 20° au-dessous de zéro ; la plupart des malades, quand ils avaient quelque chose sur la peau, n'avaient qu'une chemise.
     Personne ne savait ce que nous allions devenir. Quelques  SS.étaient restés là, quelques miradors étaient encore occupés.
     Vers midi, un officier S.S. fit le tour des baraques. Dans chacune d'elles, il nomma un chef de baraque choisi parmi les non-juifs qui étaient restés, et donna l'ordre d'établir immédiatement une liste séparée des malades juifs et non juifs. La situation semblait claire. Personne ne s'étonna de voir les Allemands conserver jusqu'au bout leur amour national pour les classifications, et il n'y eut plus aucun juif pour penser sérieusement qu'il serait encore vivant le lendemain.
     Les deux Français n'avaient rien compris et étaient terrorisés. Je leur traduisis de mauvaise grâce les paroles du S.S. ; leur peur m'irritait : ils n'avaient pas un mois de Lager, ils n'avaient pas encore vraiment faim, ils n'étaient même pas juifs, et ils avaient peur.
Déportés photographiés juste apès la libération du camp. 
Déportés photographiés juste après la libération du camp.
     On eut encore droit à une distribution de pain. Je passai l'après-midi à lire le livre laissé par le médecin : il était très intéressant et j'en garde un souvenir étrangement précis. Je fis également une incursion dans le service voisin, à la recherche de couvertures : de ce côté-là, beaucoup de malades avaient été déclarés guéris et leurs couvertures étaient restées libres. J'en pris quelques-unes assez chaudes.
     Quand il sut qu'elles venaient du Service Dysenterie, Arthur fit la grimace : « Y avait point besoin de le dire » ; en effet, elles étaient tachées. Quant à moi, je me disais que de toute façon, vu ce qui nous attendait, il valait mieux dormir au chaud.
     La nuit tomba bientôt, mais la lumière électrique continuait à fonctionner. Nous vîmes avec une tranquille épouvante qu'un S.S. armé se tenait au coin de la baraque. Je n'avais pas envie de parler, et je n'avais pas peur, sinon de la manière extérieure et conditionnelle que j'ai dite. Je continuai à lire jusqu'à une heure tardive.

Bombardement du camp

     Nous n'avions pas de montres, mais il devait être vingt-trois heures lorsque toutes les lumières s'éteignirent, y compris les projecteurs des miradors. On voyait au loin les faisceaux des éclairages photoélectriques. Une gerbe de lumières crues fleurit dans le ciel et s'y maintint immobile, éclairant violemment le terrain. On entendait le vrombissement des avions.
     Puis le bombardement commença. Ce n'était pas nouveau : je descendis de ma couchette, enfilai mes pieds nus dans mes souliers et attendis.
     Le bruit semblait venir de; loin, de la ville d'Auschwitz peut-être.
     Mais voilà qu'il y eut une explosion toute proche, et avant même que j'aie pu reprendre mes esprits, une seconde et une troisième à crever les tympans. Des vitres volèrent en éclats, la baraque trembla, ma cuillère, logée dans une fente de la cloison en bois, tomba par terre. [...]
     Quelques minutes plus tard, il fut évident que le camp avait été touché. Deux baraques étaient en flammes, deux autres avaient été pulvérisées; mais c'étaient toutes des baraques vides. On vit arriver des dizaines de malades, nus et misérables, chassés par le feu qui menaçait leurs baraques : ils demandaient à entrer. Impossible de les accueillir.
     Ils insistèrent, suppliant et menaçant dans toutes les langues ; il fallut barricader la porte. Ils continuèrent plus loin, éclairés par les flammes, pieds nus dans la neige en fusion. 
     Plusieurs traînaient derrière eux leurs bandages défaits. Quant à notre baraque, elle semblait hors de danger, à moins que le vent ne tournât.

     Les Allemands avaient disparu. Les miradors étaient vides.

Survivre au froid

     [...] On ne pouvait pas dormir; un carreau était cassé, et il faisait très froid. Je me disais qu'il nous fallait trouver un poêle, l'installer ici, et nous procurer du charbon, du bois et des vivres. Je savais que tout cela était indispensable, mais que je n'aurais jamais assez d'énergie pour m'en occuper tout seul. J'en parlai avec les deux Français.

     19 janvier. Les Français furent d'accord. Nous nous levâmes tous trois à l'aube. Je me sentais malade et sans défense, j'avais froid et j'avais peur.
     Les autres malades nous regardèrent avec une curiosité pleine de respect : ne savions-nous donc pas que les malades n'ont pas le droit de sortir du K.B. ? Et si les Allemands n'étaient pas encore tous partis ? Mais ils ne dirent rien, trop contents qu'il y eût quelqu'un pour tenter l'expérience.
     Les Français n'avaient aucune idée de la topographie du Lager, mais Charles était courageux et robuste, et Arthur avait du flair et le sens pratique des paysans. Nous sortîmes dans le vent d'une glaciale journée de brouillard, enveloppés tant bien que mal dans des couvertures.
     Je n'ai jamais rien vu ou entendu qui puisse approcher du spectacle que nous eûmes alors sous les yeux.
     Le Lager venait de mourir, et il montrait déjà les signes de la décomposition. Plus d'eau ni d'électricité : des fenêtres et des portes éventrées battaient au vent, des morceaux de tôles arrachées aux toits grinçaient, et les cendres de l'incendie volaient au loin très haut dans les airs. Les bombes avaient fait leur œuvre, et les hommes aussi : loqueteux, chancelants, squelettiques, les malades encore capables de se déplacer avaient envahi comme une armée de vers le terrain durci par le gel. Ils avaient fouillé dans toutes les baraques vides, à la recherche de nourriture et de bois; ils avaient violé avec une furie haineuse les chambres des Blockälteste grotesquement décorées et interdites la veille encore aux simples Häftlinge ; incapables de maîtriser leurs viscères, ils avaient répandu des excréments partout, salissant la neige précieuse, devenue seule source d'eau pour le camp tout entier.
     Attirés par les décombres fumants des baraques incendiées, des groupes de malades restaient collés au sol, pour en pomper un dernier reste de chaleur. D'autres avaient trouvé des pommes de terre quelque part et les faisaient rôtir sur les braises de l'incendie en jetant autour d'eux des regards féroces. Quelques-uns seulement avaient eu la force d'allumer un vrai feu, et faisaient fondre de la neige dans des récipients de fortune.
     Nous nous dirigeâmes vers les cuisines le plus rapidement possible, mais les pommes de terre étaient déjà presque épuisées. Nous en remplîmes deux sacs que nous confiâmes à Arthur. Au milieu des ruines du Prominenzblock, Charles et moi découvrîmes finalement ce que nous cherchions : un gros poêle en fonte, muni de tuyaux encore utilisables ; Charles accourut avec une brouette et nous y chargeâmes le poêle ; puis, me laissant le soin de le transporter à la baraque, il courut s'occuper des sacs. [...]
     Pendant ce temps, me tenant à grand-peine sur mes jambes, je m'efforçais de manœuvrer de mon mieux la lourde brouette. Tout à coup on entendit un bruit de moteur, et je vis un S.S. en motocyclette qui entrait dans le camp. Comme tous mes compagnons, à la vue de leurs visages durs, je fus envahi de terreur et de haine. Il était trop tard pour disparaître, et je ne voulais pas abandonner le poêle. D'après le règlement du Lager, j'étais censé me mettre au garde-à-vous et me découvrir. Je n'avais pas de chapeau et j'étais empêtré dans ma couverture. Je m'écartai de quelques pas de la brouette et fis une espèce de révérence maladroite. L'Allemand passa sans me voir, tourna à l'angle d'une baraque et disparut. Je sus plus tard quel danger j'avais couru. [...]

Le camp est désert

     20 janvier. L'aube parut : j'étais de service pour allumer le poêle. En plus d'une faiblesse générale, mes articulations douloureuses me rappelaient à chaque instant que ma scarlatine était loin d'être guérie. L'idée de devoir me plonger dans l'air glacial pour aller chercher du feu dans les autres baraques me faisait trembler d'horreur. [...]
     Il ne nous restait plus que deux jours de vivres (en l'occurrence des pommes de terre); pour l'eau, nous en étions réduits à faire fondre de la neige : l'opération était laborieuse car nous manquions de grands récipients ; on obtenait un liquide trouble et noirâtre, qu'il fallait filtrer.
     Le camp était silencieux. Nous croisions d'autres spectres affamés, partis eux aussi en expédition, la barbe longue, les yeux caves, les membres squelettiques et jaunâtres flottant dans des guenilles. D'un pas mal assuré, ils entraient et sortaient, revenant des baraques désertes avec les objets les plus hétéroclites : haches, seaux, louches, clous [...].
     Aux cuisines, deux de ces créatures se disputaient les quelques dizaines de pommes de terre pourries encore disponibles. [...]

L'armée allemande en déroute

     De mon lit, je voyais par la fenêtre un bon morceau de route : depuis trois jours déjà la Wehrmacht en fuite y défilait par vagues successives. Blindés, chars « tigres » camouflés en blanc. Allemands à cheval. Allemands à bicyclette. Allemands à pied, avec ou sans armes. Le fracas des chenilles résonnait dans la nuit bien avant l'apparition des tanks.
— Ça roule encore? demandait Charles.
— Ça roule toujours.
Cela semblait ne jamais devoir finir.

     21 janvier. Pourtant cela finit. A l'aube du 21, la plaine nous apparut déserte et rigide, blanche à perte de vue sous le vol des corbeaux, mortellement triste. [...]

« Ce serait vraiment dommage de se laisser sombrer maintenant »

     Moi, je me disais que dehors la vie était belle, qu'elle le serait encore, et que ce serait vraiment dommage de se laisser sombrer maintenant. J'éveillai ceux des malades qui somnolaient, et lorsque je fus certain qu'ils m'écoutaient tous, je leur dis, d'abord en français, puis dans mon meilleur allemand, que nous devions tous désormais ne plus penser qu'à rentrer chez nous, et que nous devions donc, dans la mesure de nos moyens, faire certaines choses, et éviter d'en faire d'autres. [...]

Les cadavres s'entassent

     22 janvier. Si c'est du courage que d'affronter le cœur léger un danger grave, ce matin-là Charles et moi nous fûmes courageux. Nous étendîmes nos explorations jusqu'au camp des S.S., situé juste de l'autre côté des barbelés électrifiés.
     Les gardes du camp avaient dû partir précipitamment. Nous trouvâmes sur les tables des assiettes à demi pleines de potage congelé que nous avalâmes avec une suprême jouissance, des chopes où la bière s'était transformée en glace jaunâtre ; sur un échiquier, une partie interrompue ; dans les chambres, quantité de choses précieuses.
     Nous prîmes une bouteille de vodka, différents médicaments, des journaux et revues, et quatre magnifiques couvertures matelassées, dont l'une est encore chez moi à Turin. Joyeux et inconscients, nous rapportâmes ce butin dans notre petite chambre, le confiant aux bons soins d'Arthur. On ne sut que le soir ce qui s'était passé juste une demi-heure après.
     Un petit groupe de S.S. probablement isolés mais armés avait pénétré dans le camp abandonné. Ayant trouvé dix-huit français installés dans le réfectoire de la S.S.-Waffe, ils les avaient tous abattus, méthodiquement, d'un coup à la nuque, alignant ensuite les corps convulsés sur la neige du chemin avant de s'en aller. Les dix-huit cadavres restèrent exposés jusqu'à l'arrivée des Russes ; personne n'eut la force de leur donner une sépulture.
     D'ailleurs, dans toutes les baraques désormais, certaines couchettes étaient occupées par des cadavres durs comme du bois, que personne ne prenait plus la peine d'enlever. La terre était trop gelée pour qu'on pût y creuser des fosses, de nombreux cadavres furent entassés dans une tranchée, mais dès les premiers jours l'amoncellement débordait du trou, et cet ignoble spectacle était visible de nos fenêtres. [...]

De l'autre côté des barbelés

     23 janvier. Notre réserve de pommes de terre était épuisée. Depuis plusieurs jours, le bruit courait qu'il y avait non loin du camp, quelque part de l'autre côté des barbelés, un énorme silo de pommes de terre.
     Il faut croire que quelque pionnier méconnu avait fait de patientes recherches, ou que quelqu'un connaissait l'endroit avec précision, car le matin du 23 un tronçon de barbelés avait été arraché, et une double procession de misérables entrait et sortait par cette brèche.
     Nous nous mîmes donc en route, Charles et moi, dans le vent de la plaine livide. Nous dépassâmes la barrière abattue.
— Dis donc. Primo, on est dehors !
     Eh bien oui ! pour la première fois depuis le jour de mon arrestation, je me trouvais libre, sans gardiens armés, sans barbelés entre ma maison et moi.
     Les pommes de terre étaient là, à quatre cents mètres du camp peut-être : un trésor. Deux très longues fosses, pleines de pommes de terre recouvertes de couches alternées de terre et de paille pour les protéger du gel. Personne ne mourrait plus de faim.
     Mais ce fut un rude labeur que leur extraction. Le gel avait rendu la surface du sol dure comme du marbre. En
donnant de grands coups de pioche, on arrivait à entamer la croûte et à mettre à nu la réserve [...].

Autour de nous, tout n'était que mort et destruction.

     24 janvier. La liberté. La brèche dans les barbelés nous en donnait l'image concrète. A bien y réfléchir, cela voulait dire plus d'Allemands, plus de sélections, plus de travail, ni de coups, ni d'appels, et peut-être, après, le retour. Mais il fallait faire un effort pour s'en convaincre, et  personne n'avait le temps de se réjouir à cette idée. Autour de nous, tout n'était que mort et destruction.
     Face à notre fenêtre, les cadavres s'amoncelaient désormais au-dessus de la fosse. En dépit des pommes de terre, nous étions tous dans un état d'extrême faiblesse : dans le camp, aucun malade ne guérissait, et plus d'un au contraire attrapait une pneumonie ou la diarrhée ; ceux qui n'étaient pas en état de bouger, ou qui n'en avaient pas l'énergie, restaient étendus sur leurs couchettes, engourdis et rigides de froid, et quand ils mouraient, personne ne s'en apercevait. [...]
     27 janvier. [...] Les Russes arrivèrent alors que Charles et moi étions en train de transporter [le cadavre de notre camarade] Somogyi à quelque distance de là. Il était très léger. Nous renversâmes le brancard sur la neige grise.
     Charles ôta son calot. Je regrettai de ne pas en avoir un.
 
Primo Levi, Si c'est un homme, Julliard, 1987
Les intertitres ont été ajoutés.
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L'outrage fait aux héros de la guerre ! La Russie est écartée et l'Ukraine invitée aux commémorations de la libération d'Auschwitz !

27 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La Russie, #Histoire, #Comité pour une Nouvelle résistance, #le nazisme, #Le fascisme, #Terrorisme

L'outrage fait aux héros de la guerre !

 
La Russie est écartée et l'Ukraine invitée 
aux commémorations de la libération d'Auschwitz !
 
 
 
 
Il y a 70 ans l'armée rouge arrivait aux portes du camp d'Auschwitz en Pologne et révélait au monde l'ignominie criminelle de l'univers concentrationnaire organisé par le régime nazi pour éradiquer de la société allemande tous ceux qui n'étaient pas conformes à son image sociétale ethnocentrée.
 
En dehors des exploitations ultérieures, idéologiques ou politiques, des camps de concentrations nazis, force est de constater qu'une industrialisation du crime avait bel et bien été organisé dans de nombreux camps à la fin de la guerre, soit directement par des exécutions de masse, soit indirectement par un abandon sanitaire et nutritif mortels.
 
Parmi le réseau des camps de concentration mis en place par le régime nazi, Auschwitz est le plus symbolique. Créé en avril 1940, il deviendra avec son extension de Birkenau le plus grand camp de concentration jamais réalisé. Le nombre des déportés morts dans ce camp dépasse certainement plusieurs de centaines de milliers de tués (entre 900 000 et 1,1 million) 
 
Le 27 janvier 1945, il y a aujourd'hui 70 ans, ce camp était libéré par l'armée rouge, et il est devenu depuis le symbole de la ségrégation raciale pratiquée par le IIIème Reich, la commémoration de sa libération était donc logique et relevait d'un devoir de mémoire universel.
 
Or le Président Poutine, représentant la Russie, ce pays qui a donné dans la lutte contre l'Allemagne nazie 27 millions de morts, (soit plus de 16% de sa population) et dont l'armée a libéré ce camp de la mort d'Auschwitz n'est même pas invité aux cérémonies commémoratives !!!
 
Imaginons un instant une commémoration du débarquement de Normandie sans les américains !
 
Cette décision politique qui est une insulte à la Russie, est surtout un outrage à ses enfants qui se sont sacrifiés pendant la guerre, ainsi qu'à toutes les victimes de cette tragédie européenne.
Cette prise d'otage de la mémoire est infiniment lâche, immorale, et indigne de personnes élues et censées représenter leur peuple et leur Histoire.

Répondant à la polémique, le gouvernement polonais en prétendant n'avoir invité aucun Président étranger s'est couvert de honte et d’opprobre, car sa première ministre Ewa Kopacz a invité, toute honte bue, le président d'Ukraine Piotr Porochenko aux cérémonies commémoratives de la libération d'Auschwitz-Birkenau à Oswiecim. 

Nous avions déjà vu ce satrape aux mains couvertes de sang se pavaner dans les rues de Paris à l'occasion de la manifestation "je suis Charlie", mais là cela dépasse l'entendement, et quand on sait que ce nouveau maître de l'Ukraine sera présent à Auschwitz, cela fait gerber excusez moi l'expression ! 
Car ce criminel qui fait bombarder la population du Donbass depuis 8 mois a organisé 70 ans après le nazismepour "rééduquer" les dissidents au régime, la réouverture de camps de concentration au doux euphémisme de "camps de filtration"...
 
 
Une polémique honteuse 
 
Mais ce n'est pas tout, après que le 1er ministre Iatsenouk ait affirmé que c'est l'URSS qui avait attaqué l'Ukraine et l'Allemagne en 1941 (?!), le mercredi 21 janvier, le ministère polonais des Affaires étrangères Grzegorz Schetyna a lancé une nouvelle polémique, en affirmant qu’Auschwitz avait été libéré par des Ukrainiens.
 
Cette allégation historiographique, prouve bien que c'est la crise ukrainienne qui domine et perverti le regard porté sur le présent comme le passé de l'Europe. Alors que cet anniversaire devrait au contraire réunir les peuples dans une réflexion commune sur leur responsabilité devant l'Histoire, cette dernière est bassement instrumentalisée pour semer à nouveau la haine et la division !
 
 
Les soldats qui ont libéré le camp d'Auschwitz appartenaient à l'Armée rouge donc représentaient également l'ensemble des ethnies et peuples composant cet immense pays aux 11 fuseaux horaires, héritier de l'empire de la grande Catherine et de Pierre le Grand. 
 
Si il est vrai qu'une des premières unités a pénétrer dans l'enceinte du camp était commandée par le major soviétique d'origine juive ukrainienne, Anatoly Shapiro, les 100ème, 107ème, 108ème et 322ème divisions soviétiques qui menaient l'offensive dans cette région de Haute Silésie sur les localités d'Oświęcim (Auschwitz en allemand) et de Brzezinka (Birkenau en allemand) étaient composées de soldats de toute l'Union soviétique, géorgiens, tatars, arméniens, sibériens, russes, tchétchènes etc... et donc naturellement, aussi d'ukrainiens qui étaient à l'époque citoyens de l'URSS.
 
«Un de mes camarades le plus proche était Géorgien. Il y avait des Kazakhs, des Arméniens et bien sûr des Ukrainiens, mais nous étions avant tout une armée internationale. Nous étions tous unis, nous appartenions au peuple soviétique», témoigne Ivan Martynouchkine, 91 ans et vétéran russe de cet épisode de l'Histoire. Apprenant la manipulation de l'Histoire menée par la Pologne, le vétéran commentant les propos du ministre polonais des affaires étrangères : «Je ne veux pas lui répondre. A vrai dire, j’ai honte pour lui». 
 
Cette volonté de mettre en avant les soldats ukrainiens est moins un hommage les concernant qu'une intention délibérée de vouloir effacer les autres soldats russes de cette armée de libération. Une telle tentative de manipulation de l'Histoire est tout simplement immonde et relève du même esprit négationniste qui est tant décriée par les historiens de la Shoah, aujourd'hui étrangement silencieux sur cette réécriture abjecte du passé...
 
Personnellement j'ai honte notre Europe occidentale soit représentée par de tels faquins manipulant les mentalités et le passé jusqu'à outrager les morts...
 
Erwan Castel
 
Les réactions de la diplomatie russe
 
La victoire des soldats appartient au pays pour lequel ils se battent et non à celui de leurs origines, il est toujours ainsi depuis les celtes, les germains des centuries romaines défendant les limes de l'empire aux engagés volontaires de la Légion Étrangère française. Aussi à l'annonce de cette polémique honteuse, la diplomatie russe tout en retenue pour ne pas entacher le recueillement, a exprimé son indignation devant une telle propagande insultant les héros de l'Histoire.
 
 
«Il y avait là-bas des Russes, des Ukrainiens, des Tchétchènes, des Géorgiens, des Tatars et tenter de jouer dans cette situation sur les sentiments nationalistes est absolument sacrilège et cynique» 
 
 
 
Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères
 
 
 
«Nous devons comprendre nettement que toute tentative pour réécrire l’Histoire, réviser la contribution de notre pays à la Grande Victoire signifie, de fait, la justification des crimes du nazisme et ouvre la voie à la renaissance de cette idéologie meurtrière »
 
Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie 
 
Vladimir Poutine, un chef respectueux de cette Histoire qui lui lègue des valeurs et une vision fondatrices de l'Europe
__________
 
Sources de l'article
- Site "LA VOIX DE LA RUSSIE", le lien : ICI
- Site "LES MOUTONS ENRAGES", le lien : ICI
- Site "FRANCE 24", le lien : ICI
- Site "LIBERATION", le lien :  ICI et ICI
- Site "THE TIMES IF ISRAEL", le lien : ICI
- Site "FREENIOZZ.FR", le lien : ICI
 
 
 
 
 
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Un scandale! Par Jacques Sapir

27 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La France, #La République, #La nation ., #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme

Un scandale

25 janvier 2015

Le gouvernement polonais veut donc organiser le 27 janvier la commémoration de la libération du camp d’Auschwitz sans inviter Vladimir Poutine. C’est son droit. Il vaut commémorer cela avec le gouvernement ukrainien, sans doute en mémoire des deux à trois mille volontaires ukrainiens qui aidèrent les nazis sur ce seul site (et bien plus ailleurs). C’est son droit. Mais qu’il assume alors l’énormité de son acte. Nous savons bien que ce n’est pas le peuple polonais qui s’exprime par la bouche de ce gouvernement. Qu’il ne le camoufle pas sous des prétextes divers.

La justification présentée par le ministre polonais des affaires étrangères est stupéfiante mais aussi très révélatrice. Il prétend qu’Auschwitz aurait été libéré par « des troupes ukrainiennes ». On ne sait ce qui doit le plus retenir l’attention : l’énormité du mensonge ou l’impudence avec laquelle il fut prononcé.

Auschwitz (Osewiscim) fut libéré par des hommes de la 332ème Division d’Infanterie de l’Armée Rouge, appartenant au « 1er Front d’Ukraine ». Il faut savoir que dans l’organisation adoptée par l’Armée Rouge, un « Front » désigne un groupe d’armées charger d’opérer sur une « direction stratégique ». Le 1er Front d’Ukraine était le nom du groupe d’armées qui avait combattu en Ukraine et qui, de là, remontait vers la Pologne. Ce n’était nullement une désignation « ethnique ». Cela, tout historien le sait. Les survivants furent traités par des médecins soviétiques, venus en toute hâte de Léningrad, car ils avaient le savoir-faire pour traiter les personnes dénutries.

Il sait aussi que les troupes du 1er Front d’Ukraine (2ème armée de tanks, du général Bogdanov) avaient libérées le 25 juillet 1944 le camp de Maïdanek, découvrant l’horreur de l’extermination systématique et industrielle qui caractérise le nazisme. Les principaux correspondant de guerre soviétiques, Vassily Grossman (auteur de « vie et destin), Konstantin Simonov (auteur de « Les Vivants et les Morts»), Boris Gorbatov et Evgeni Kryler se rendirent les lieux. Leurs articles firent la une des quotidiens soviétiques. Mais, il fallut attendre avril 1945, que les anglo-américains découvrent à leur tour Bergen-Belsen et les camps situés à l’ouest, pour qu’on leur accorde un quelconque crédit. Simonov témoignera devant la commission d’enquête russo-polonaise[1].

Rien ne justifie les mensonges du gouvernement polonais.

Mais, sa complicité avec le gouvernement de Kiev, au sein duquel on trouve, hélas, les descendants idéologiques des ukrainiens qui se sont associés aux Nazis l’explique.

L’ensemble des dirigeants de l’Europe devrait le dire haut et fort et refuser de participer à ce qui n’est plus une commémoration mais une mascarade. Si François Hollande se rend à Auschwitz, dans ces conditions, qu'il sache qu'il salit alors son nom et celui de la France.

[1] Simonov K., Maïdanek - un camp d’extermination, suivi du Compte rendu de la commission d’enquête polono-soviétique, Éditions Sociales, Paris, 1948,

Jacques Sapir

Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s'est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

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Hénin-Beaumont: l’ombre du conflit ukrainien plane sur l’hommage à Vasyl Porik. La voix du Nord.

27 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #La République, #La guerre, #La paix, #La Russie, #AMERIQUE, #La finance dérégulée

Hénin-Beaumont: l’ombre du conflit ukrainien plane sur l’hommage à Vasyl Porik

 

 Publié le 

PAR CHRISTOPHE LE COUTEUX

 

En juillet 1944, un militaire de l’Armée rouge mourait sous les balles allemandes à Arras. Une délégation du Parti communiste ukrainien lui a rendu hommage dimanche.

Ievgueni Tsarkhov, Natalia Touroukhina et leur interprète (à gauche).
 
Quelle est la connexion entre le PC d’Hénin-Beaumont et celui d’Ukraine ? Outre leur appartenance à l’Internationale communiste, les deux partis ont un héros en commun : Vasyl Poryk, lieutenant de l’Armée rouge, capturé par les Allemands et conduit en 1942 dans le Pas-de-Calais pour travailler dans les mines de charbon. Entré en résistance, il fut emprisonné et fusillé à la citadelle d’Arras. Le militaire ukrainien a été inhumé à Hénin-Liétard (il fut un temps hébergé dans une famille de Beaumont). Un monument est érigé en sa mémoire au cimetière Centre. Une délégation du parti communiste ukrainien, de passage en France, s’y est rendue dimanche après-midi.
 

Le rôle de l’OTAN dénoncé

Toutefois, c’est davantage pour évoquer un présent douloureux qu’un passé héroïque que Ievgueni Tsarkhov, premier secrétaire du PC ukrainien pour la région d’Odessa (150 000 adhérents revendiqués) et Natalia Touroukhina, élue du conseil régional, ont témoigné devant la presse. « Il y a un an, nous ne pouvions croire qu’il pouvait y avoir la guerre », déplore le premier.

Le conflit qui touche le Donbass, à l’est du pays, a fait plus de 4000 morts. « Je suis sûr qu’on peut multiplier les chiffres par deux. » Odessa se situe au sud-ouest du pays mais cette ville n’est pas épargnée par les troubles.

Son analyse du conflit détonne dans le flot habituel des commentaires. Lui y voit la conséquence d’un nationalisme agressif, développé par des partis extrémistes sous la bienveillance de la « bourgeoisie ». « Ils ont amené un conflit inextricable qui n’a aucun fondement réel. »

Si les habitants de l’est, majoritairement russophones ont pris les armes, c’est parce que leurs droits n’étaient pas garantis, la langue russe interdite. « La Russie ne pouvait pas ne pas en tenir compte. », justifie le responsable communiste qui décrit une Ukraine où les médias, aux mains des oligarques, orienteraient l’information, où les ministres étrangers seraient imposés par le Département d’État américain.

« L’occident veut l’Ukraine pour installer les bases de l’OTAN. Si la Russie laisse faire, il y aura le même scénario sur son territoire. Nous voulons une solution de paix, nous refusons l’escalade de l’OTAN qui provoque Poutine. »

 

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[2 très bonnes raisons de ne pas le faire !!!] Il faut secourir l’Ukraine, par BHL et George SOROS.

27 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #La guerre, #AMERIQUE, #La Russie

 
TRIBUNE

Une nouvelle Ukraine est née, il y a un an, sur le Maidan. Et l’esprit qui animait ses centaines de milliers de manifestants est, aujourd’hui, plus fort que jamais.

Cette nouvelle Ukraine est l’exact contraire de l’Ukraine d’hier, minée par la corruption et démoralisée.

C’est beau de faire disparaitre la corruption en quelques mois par la force de la pensée…

C’est une expérience rare de démocratie participative et de construction d’une nation par ses citoyens eux-mêmes.

Heinnnnn ?

Rappel, c’est une démocratie (imparfaite) depuis 1991…

C’est une belle et noble aventure menée par un peuple rassemblé dans le projet commun de s’ouvrir à la modernité, à la démocratie, à l’Europe.

On a vu la qualité du rassemblement…

Et c’est, jusqu’au sommet de l’Etat, le bel exemple donné par des hommes et des femmes d’exception qui n’ont pas craint, telle Natalie Jaresko, la nouvelle ministre des Finances, de renoncer à de brillantes carrières personnelles pour se vouer, corps et âme,

bah oui, le modèle parfait, vu que c’est une américaine d’origine ukrainienne qui a occupé divers postes au département d’État des États-Unis – c’est donc LE bon modèle pour l’Ukraine indépendante !

J’imagine que c’est la méthode Jean Monnet – la prostitution à not’bon’maitr’

au sauvetage d’un pays qui a payé au prix fort – celui des pires épreuves, parfois du sang – sa volonté de s’arrimer à l’Europe.

larguez les amarres – le bateau coule en plus…

Le problème, c’est que cette nouvelle Ukraine est menacée, comme dans toutes les révolutions, par les tenants de l’Ukraine d’hier. Le problème, c’est que les réformes engagées,

je propose désormais une psychothérapie d’office à toute personne employant les mots “les réformes” (engagées, indispensables, nécessaires etc.) sans préciser lesquelles

la mise en place d’une société ouverte fondée sur le système des check and balances

BHL, une autre façon de se faire comprendre du peuple

, la volonté de rupture avec la culture post-soviétique, le dirigisme d’Etat, la corruption généralisée et l’oligarchisme prédateur sont bloquées, comme toujours et comme, par exemple, dans la Géorgie de Saakachvili,

Saakachvili, ancien président de la Géorgie, ami de BHL. Malheureusement, la place manquait dans la tribune pour préciser qu’il avait été accusé d’avoir commandité plusieurs meurtres par son propres ministre de la Défense, et qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt

par les réflexes, les habitudes et les intérêts du passé. Et le problème c’est, surtout, la fuite en avant de la Russie qui, à l’heure où nous écrivons ces lignes, accroît son offensive sur le double terrain où se jouent désormais les guerres.

Bien sûr…

Le terrain militaire avec, sur les frontières de l’Est et, en direction, désormais, de Debaltsevo, Marioupol et Avdeevka, l’escalade des combats et des provocations des séparatistes prorusses.

Et le terrain financer, où des signes nombreux et concordants indiquent qu’un Poutine affaibli par le double effet des sanctions et de la baisse des prix du pétrole est bien décidé à contre-attaquer sur le même terrain et à tenter de mettre à genoux le gouvernement de monsieur Porochenko. Les démocraties, face à cela, sont, comme d’habitude, lentes à répondre

Attention : UN Poutine mais MONSIEUR (le milliardaire blanc comme neige) Porochenko

Et cette association de démocraties qu’est l’Union européenne est, comme il se doit, plus lente encore.

Or beaucoup dépend de ce qui se passera dans les semaines, pour ne pas dire les jours, qui viennent.

Ou bien les dirigeants européens persistent dans leur inquiétante prudence

Sans quoi ils auraient déjà fait à l’Ukraine ce que BHL a fait à la Lybie ?

et, alors, non seulement Poutine poursuivra sa double agression, mais il arguera que les problèmes rencontrés par sa propre économie sont dus à l’hostilité de l’Ouest et gagnera ainsi sur tous les tableaux à la fois. Ou bien les dirigeants européens se rangent derrière Kiev ; ils exhortent les institutions financières internationales à voler au secours de ce pays de 45 millions d’habitants

et pourquoi le monde doit-il aider l’Ukraine et pas, disons, le Mali ?

qui, tandis qu’il semble toucher le fond, demeure politiquement et moralement debout ; ils obtiennent que tel fonds d’aide, en principe réservé aux peuples de l’Union, soit étendu à ces Européens de cœur et d’adoption que sont les Ukrainiens ;

genre, pour leur préter de l’argent comme on a fait aux Grecs ?

et alors Vladimir Poutine sera forcé de mettre un terme à son agression ;

OU ça dégénérera en vrai conflit…

l’Ukraine pourra reprendre sa longue et difficile marche en avant vers les réformes

une psychothérapie, une !

; et la responsabilité du désastre économique qui menace la Russie elle-même incombera clairement aux aventuriers qui la dirigent.

Ah la Lybie, quelle belle non-aventure…

Moi j’admire – sincèrement – BHL sur ce plan là : à sa place, j’aurais été obligé de me suicider de honte…

D’un côté, l’abandon de l’Ukraine : ce serait une perte terrible, peut-être mortelle, pour une Europe

OH OUI OH OUI OH OUI

qui aurait laissé la Russie diviser et régner. De l’autre, une mobilisation politique, économique et, à très court terme, financière des démocraties en direction d’un pays qui a foi en nos valeurs et qui, par sa foi même, les renforce : et l’Ukraine vivra ; et l’Ukraine l’emportera ; et peut-être même – qui sait ? -

HELAS, l’austérité exigée par Bruxelles ne permet pas de telles générosités, désolé…

le peuple russe prendra-t-il modèle sur la nouvelle Ukraine pour s’engager, à son tour, sur le chemin de la démocratie et des réformes.

Peuple russe, écoutez BHL, et votre pays sera bientôt comme l’Ukraine et la Lybie !!!!

Non, en fait, je pense – mais peut-être que je me trompe -, très cher BHL, que le peuple russe t’envoie te faire voir chez Syriza, et te prie de garder pour toi ton beau modèle démocratique Bruxellois, ton super Président SarkHollande, et tes valeurs générales de faucon néoconservateur.

Les heures à venir seront cruciales. L’Europe est à la croisée des chemins et de son destin.

Bernard-Henri LEVY philosophe et Georges SOROS financier américain, président des Open Society Foundations

Grand moment d’humour trouvé sur Libération, la voix des millionnaires.

 

 

15 réponses à [2 très bonnes raisons de ne pas le faire !!!] Il faut secourir l’Ukraine, par BHL et George SOROS

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Bernard henri Lévy et Georges Soros parlent aux français dans "Libération".

27 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La guerre, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie

Bernard henri Lévy et Georges Soros parlent aux français dans "Libération".

Il faut secourir l’Ukraine

Bernard-Henri LEVY philosophe et Georges SOROS financier américain, président des Open Society Foundations 25 janvier 2015 à 19:46

TRIBUNE

Une nouvelle Ukraine est née, il y a un an, sur le Maidan. Et l’esprit qui animait ses centaines de milliers de manifestants est, aujourd’hui, plus fort que jamais.

Cette nouvelle Ukraine est l’exact contraire de l’Ukraine d’hier, minée par la corruption et démoralisée. C’est une expérience rare de démocratie participative et de construction d’une nation par ses citoyens eux-mêmes. C’est une belle et noble aventure menée par un peuple rassemblé dans le projet commun de s’ouvrir à la modernité, à la démocratie, à l’Europe. Et c’est, jusqu’au sommet de l’Etat, le bel exemple donné par des hommes et des femmes d’exception qui n’ont pas craint, telle Natalie Jaresko, la nouvelle ministre des Finances, de renoncer à de brillantes carrières personnelles pour se vouer, corps et âme, au sauvetage d’un pays qui a payé au prix fort - celui des pires épreuves, parfois du sang - sa volonté de s’arrimer à l’Europe.

Le problème, c’est que cette nouvelle Ukraine est menacée, comme dans toutes les révolutions, par les tenants de l’Ukraine d’hier. Le problème, c’est que les réformes engagées, la mise en place d’une société ouverte fondée sur le système des check and balances, la volonté de rupture avec la culture post-soviétique, le dirigisme d’Etat, la corruption généralisée et l’oligarchisme prédateur sont bloquées, comme toujours et comme, par exemple, dans la Géorgie de Saakachvili, par les réflexes, les habitudes et les intérêts du passé. Et le problème c’est, surtout, la fuite en avant de la Russie qui, à l’heure où nous écrivons ces lignes, accroît son offensive sur le double terrain où se jouent désormais les guerres.

Le terrain militaire avec, sur les frontières de l’Est et, en direction, désormais, de Debaltsevo, Marioupol et Avdeevka, l’escalade des combats et des provocations des séparatistes prorusses.

Et le terrain financer, où des signes nombreux et concordants indiquent qu’un Poutine affaibli par le double effet des sanctions et de la baisse des prix du pétrole est bien décidé à contre-attaquer sur le même terrain et à tenter de mettre à genoux le gouvernement de monsieur Porochenko. Les démocraties, face à cela, sont, comme d’habitude, lentes à répondre

Et cette association de démocraties qu’est l’Union européenne est, comme il se doit, plus lente encore.

Or beaucoup dépend de ce qui se passera dans les semaines, pour ne pas dire les jours, qui viennent.

Ou bien les dirigeants européens persistent dans leur inquiétante prudence et, alors, non seulement Poutine poursuivra sa double agression, mais il arguera que les problèmes rencontrés par sa propre économie sont dus à l’hostilité de l’Ouest et gagnera ainsi sur tous les tableaux à la fois. Ou bien les dirigeants européens se rangent derrière Kiev ; ils exhortent les institutions financières internationales à voler au secours de ce pays de 45 millions d’habitants qui, tandis qu’il semble toucher le fond, demeure politiquement et moralement debout ; ils obtiennent que tel fonds d’aide, en principe réservé aux peuples de l’Union, soit étendu à ces Européens de cœur et d’adoption que sont les Ukrainiens ; et alors Vladimir Poutine sera forcé de mettre un terme à son agression ; l’Ukraine pourra reprendre sa longue et difficile marche en avant vers les réformes ; et la responsabilité du désastre économique qui menace la Russie elle-même incombera clairement aux aventuriers qui la dirigent.

D’un côté, l’abandon de l’Ukraine : ce serait une perte terrible, peut-être mortelle, pour une Europe qui aurait laissé la Russie diviser et régner. De l’autre, une mobilisation politique, économique et, à très court terme, financière des démocraties en direction d’un pays qui a foi en nos valeurs et qui, par sa foi même, les renforce : et l’Ukraine vivra ; et l’Ukraine l’emportera ; et peut-être même - qui sait ? - le peuple russe prendra-t-il modèle sur la nouvelle Ukraine pour s’engager, à son tour, sur le chemin de la démocratie et des réformes. Les heures à venir seront cruciales. L’Europe est à la croisée des chemins et de son destin.

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Dossier: Situation explosive dans l'est de l'Ukraine. Attaque de Marioupol: journée de deuil décrétée en Ukraine.

27 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #L'OTAN.

Attaque de Marioupol: journée de deuil décrétée en Ukraine

Dossier: Situation explosive dans l'est de l'Ukraine

Attaque de Marioupol: journée de deuil décrétée en Ukraine
11:39 25/01/2015
 
KIEV, 25 janvier - RIA Novosti
 

Le président ukrainien Piotr Porochenko a décrété une journée de deuil national dimanche suite aux bombardements meurtriers de la ville de Marioupol (sud-est).

Un décret ad hoc a été publié sur le site présidentiel.

Samedi 24 janvier, l'armée ukrainienne a fait état de bombardements de la ville de Marioupol au lance-roquettes multiples Grad, qui avaient fait 30 morts parmi les civils et plus d'une centaine de blessés. Kiev accuse la "rébellion armée prorusse". Les insurgés démentent leur responsabilité de l'attaque et dénoncent  une "provocation" des forces ukrainiennes.

Dimanche, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a condamné les bombardements de Marioupol et accusé les indépendantistes du Donbass de violer les accords de Minsk visant à trouver une solution pacifique au conflit ukrainien.

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Ukraine: Qui sont vraiment les envahisseurs? Par le Saker francophone.

26 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La mondialisation, #La guerre, #La paix, #l'ONU

Ukraine: Qui sont vraiment les envahisseurs?

Par alexrpt – le 24 janvier 2015 -Source redpilltimes

Regardez la vidéo après 2:30 minutes

On entend clairement « outta my face, outta my face » [foutez le camp, foutez le camp] avec un accent américain prononcé (peut-être du sud).
Qui est cet individu ? Un suprématiste blanc qui acquiert de l’expérience pour la guerre sainte raciale quand il rentrera chez lui au Texas? Un mercenaire de Blackwater/Academy? Un conseiller militaire US ? Un soldat en mission pour une opération spéciale ?

Pendant que les US et l’UE ressortent leurs scénarios hollywoodiens éculés du type « Armes de destructions massives en Irak » relooké en , “Les Russes envahissent l’Ukraine », les vrais envahisseurs sont démasqués sur une vidéo.

Rappelez-vous ce que les médias occidentaux ont vite fait d’oublier…des envahisseurs avaient aussi été repérés parmi les manifestants de la place Maidan à Kiev , début 2014, en train de distribuer des cookies.

Les cookies empoisonnés de Victoria Nuland. Quelqu’un aurait du les prévenir de na jamais accepter les friandises des étrangers

Les US et l’UE font exactement en Ukraine ce qu’ils reprochent, sans preuve, à la Russie de faire. Sauf que là, des preuves on en a, mais contre les premiers !

C’est un truc vieux comme le monde et complètement usé que l’Empire du chaos remet encore et toujours à la mode.

Source FortRuss

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La solitude des morts de Marioupol. Ouvrez vos yeux et faites fonctionner vos cerveaux plus vite !

26 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La République, #La Russie, #La guerre, #L'OTAN., #La France, #Europe supranationale, #La paix

La solitude des morts de Marioupol. Ouvrez vos yeux et faites fonctionner vos cerveaux plus vite !

La solitude des morts de Marioupol. Ouvrez vos yeux et faites fonctionner vos cerveaux plus vite !

J’ai un couple d’amis a Marioupol, ou plutôt devrais-je dire “j’avais”, puisque Ivan, le mari de 28 ans, est mort il y a quelque mois avec ses amis. Ils avaient affrété un vieux camion pour transporter les enfants de son quartier de l’autre cote de la frontière russe afin de les sauver des bombardements des nazis de Kiev sur sa ville. Sur le chemin du retour vers Marioupol alors qu’ils avaient fait leur premier voyage avec les enfants, une roquette anti char tirée par un de ces néo-nazi, que cette immonde ordure de BHL ne voit pas alors qu’ils ont les manches recouvertes de croix gammées et de symboles de la Wafen SS Galicie, les a tous tues !!!

Ivan et ses 5 camarades sont tous morts pour sauver leurs enfants.

Mon ami dont le corps était un des seuls en un seul morceau et identifiable laisse sa femme de 27 ans et ses deux enfants de 8 et 4 ans dans les décombres de Marioupol.

J’ai un gout de cendre dans la bouche car cette roquette a été forcement payée par un bout des impôts français donne à l OTAN et la honte et la culpabilité me ronge, même si ce gouvernement français (comme son opposition) est l antithèse de ma morale et de mon éthique…

Cela signifie que les français et européens ont tous appuyés sur la gâchette de ce lance-roquette, c’est à dire tout ceux qui me lisent actuellement…

Dérangeant non ?! …

Plus facile “d’être Charlie” que “d’être un salaud”…  :cry:

Que puis-je faire pour réparer un peu la faute immonde de mes compatriotes qui ne comprennent rien et ne voient même pas qu’ils sont complices même passif d’un génocide au milieu de l Europe à 3000 km le Paris et 2400 km de Genève ?…

Je ne peux même pas envoyer de l’argent par Western Union sans mettre l’existence de cette famille en danger car cela les désigneraient comme espion ou collabo par les Nazi de Kiev !

Quelques vêtements par des canaux compliqués sont arrivés, dont la moitié ont été volés en chemin !

Hier “on” a bombardé Marioupol et les fenêtres du petit appartement de cette famille ont explosées. La température extérieure est de moins 2 degrés…Il n’y a rien d’autre pour les réparer que quelques planches et bouts de cartons…Le chauffage et l’électricité est coupé…

Mes amis grâce a Dieu ne sont pas blesses mais hier on dénombre officiellement 30 morts et 200 blesses parmi les décombres des 53 immeubles, des 3 écoles maternelles, des 4 lycées, des 14 maisons individuelles…

Porochenko pendant ce temps prend le soleil en Arabie Saoudite ou se pressent tous les mangent merde qui viennent baiser la bague portée par le nouveau doigt qui signe les chèques aux vendus de la démocratie…

Aussi il prend ses ordres de Soros et de Joe Biden dont le fils a été nommé à la tète du pétrole Ukrainien.

Bien sur entre deux bonnes bouffes au chaud a Paris ou Riyad, il accuse les résistants pro russes qui viennent de mettre une bonne branlée a ses nazillons a l’aéroport de Donetsk et aux spadassins de l’Otan retrouvés parmi les morts…Vu comment ca l’a fout mal, il fait vite une diversion médiatique comme un bon vieux false flag digne d un MH17 (dont on n’entend plus parler)…

…Tout cela dans le silence effrayée des lâches crétins citoyens de l’UE qui défilent comme des cons pour la liberté d’expression mais n’en font rien de peur d’un contrôle fiscal…

Ces gens se posent-ils seulement la question : qui est “ON”..???

Il y a deux réponses possibles selon que vous êtes soit pro russe soit pro junte nazi de Kiev c’est à dire soit que vous lisiez le “Monde”, merveilleux media indubitablement vecteur d’une information au dessus de tout soupçons, soit RIA Novosti la chaine russe honnie organe du KGB…

La réponse est contenue dans la question car il suffit, quelque soit votre sympathie, d’utiliser le bout de votre cerveau et logique que la Star Académie ou Drucker n a pas fait fondre…

Soit les bombes (Grad) viennent de gens qui ont tout abandonné pour endosser l’uniforme des résistants et sauver leur familles assassinées par la junte nazi installée par l’Occident pour déstabiliser la Russie dans le collimateur des banquiers maitres d’Obama.
(Je rappelle : 5000 morts dont 90 % de civils, des charniers de corps torturés et vidés de leurs organes commercialisables… 10.000 blessés dans des hôpitaux à moitié détruits… entre 500.000 et 1 millions de refugiers dans l’horrible autocratie de Poutine).

Soit c est l’inverse et les bombes viennent de gens qui déterrent les héros de Stephan Bandera pour les reenterrer de nouveau avec les honneurs Nazi. (Les photos circulent en quantités sur le net)
Bandera est un nationaliste ukrainien anti russe remarque par Hitler pour sa cruauté. Du coup il a créé rien que pour lui la Wafen SS Galicie qui s est distingue dans différents massacres dont Oradour sur Glane en France et comme kapo dans les camps d’extermination des résistants et des juifs…
Juifs qui d’ailleurs à ma grande honte approuvent… puisque cette junte nazi est gouvernée a 90 % par des oligarques tous juifs pro israéliens et bien sur pro américains qui s’appuient sur les nazi pour faire leur basse besogne…

Pour écrire cela je mérite sans doute le bucher l’opprobre et l’ostracisation ou pire encore un bon gros godwin antisémite …
(aux connards qui seraient tentés, je leur conseille de bien réfléchir aux sanctions que le pourrais moi prendre, et d’aligner au préalable leur pedigree qui devra être au moins équivalent au mien en terme de preuve d’acte de bravoure contre le nazisme)

Il est indubitable que BHL, Kolomoievski, Arseniy Yatsenyuk, Pinchuk et les autres oligarques au pouvoir en Ukraine planquent leurs milliards de dollars dans les banques en Suisse ou en Angleterre et aux USA… Donc ils n ont d’autre choix que d’être de mèche avec les anglais du MI6 et les ricains de la FED/CIA…

L’UE et l’Allemagne (et ses élites adoubées par les ONG US comme les “young leader” de la FAF dont font parti Hollande et ses ministres ou Juppé, Precresse et les autres) suivent bien serviles car coincés dans leur zone Euro qui ne demande qu’a exploser et dont le cour baisse comme le rouble sous l’action des maitres de la finance, comme pour rappeler la ou le bat blesse…

Quand je demande à mes copains juifs français ou israéliens comment leurs âmes s’accommodent de ce dilemme à savoir : revendiquer leur judaïsme et la Shoa tout en bossant avec des nazi…ils me répondent, un peu gênés quant même, que les “affaires ne peuvent pas s’arrêter” et “qu’ils ne font pas de politique”… Point de vue plus pragmatique qu’héroïque ou romantique…En effet qui risquerait de perdre ses affaires pour une éthique ou une morale ?

Pour autant voir Porochenko défiler à Paris dans ma ville libérée par les armes par mes aïeux des Nazi me révulse au delà de toute expression et doit faire se retourner dans leurs tombes Charles de Gaulle et ses compagnons de la Libération …

Voir tous ces gens faire du business avec la vie de familles entières c’est à vomir de dégout…

Dans peu de temps a mon avis c’est nos fenêtres qui risquent d’exploser sous des bombes bien plus puissantes lorsque la solution militaire a l’installation du “New World Order” sera retenue comme acceptable en terme de dommages collatéraux…

Je suis sur qu’à ce moment la notre prétention qui n’a d’égal que notre lâcheté, hurlera sa surprise et son indignation devant l’indifférence de nos amis Camerounais, victime de boko haram quant à notre sort, ou des Syriens et Yazidis, victimes le l’Etat Islamique ou des africains, des Tchétchènes, des Russes et tout ceux qui souffrent des turpitudes orchestrées par nos élus au suffrage universel .
Il sera un peu tard pour dire “je vous l’avais bien dit” ou “mais pourquoi tout le monde s’en fout, c’est à Paris que Diantre”…

Un ami qui a préféré rester anonyme sur sa page Facebook

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Ukraine. Voici des photos d'un cimetière à Odessa, où sont ensevelis les cadavres de soldats de l'armée ukrainienne qui sont allés se faire tuer au Donbass.

26 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La guerre, #La paix, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La République, #La Russie

Ukraine
Après les photos du cimetière du côté de Zaporozhié, voici des photos d'un cimetière à Odessa, où sont ensevelis les cadavres de soldats de l'armée ukrainienne qui sont allés se faire tuer au Donbass. Juste une plaque, pas de croix. Les chiffres officiels des morts est certainement dépassé.
https://www.facebook.com/SouthFrontEN/posts/657800204324488

 
Photo de SouthFront.
Photo de SouthFront.
SouthFront a ajouté 2 nouvelles photo
 
 
 
 
 
 
 

The network has photos of Military Cemetery near Odessa, where are buried punishers, delivered from the zone of the so-called ATO and died from their wounds in a hospital.

The remains of his "defenders" government uses as garbage that just obscenely covered with earth. As can be seen from the photo, fresh unmarked graves doesn't even have a crosses. Graves marked by simply laid on the mounds plates with numbers and the words "surgical waste".

‪#‎JeSuisDonbass‬ ‪#‎IAmVanya‬ ‪#‎SouthFront‬ ‪#‎Antimaidan‬ ‪#‎Novorossiya‬ ‪#‎Ukraine‬ ‪#‎Russia‬ ‪#‎USA‬ ‪#‎EU‬ ‪#‎NATO‬ ‪#‎Lugansk‬ ‪#‎Donetsk‬ ‪#‎Kiev‬ ‪#‎Kyiv‬ ‪#‎Poroshenko‬ ‪#‎DNR‬ ‪#‎LNR‬ ‪#‎NAF‬ ‪#‎SaveDonbassPeople‬ ‪#‎US‬ ‪#‎Obama‬ ‪#‎Putin‬ ‪#‎War‬ ‪#‎Washington‬ ‪#‎UK‬ ‪#‎UN‬

Le réseau a des photos du cimetière militaire près d'Odessa, où sont enterrés punisseurs, prononcés à la zone de la soi-disant ATO et décédé des suites de leurs blessures dans un hôpital.

Les restes de ses usages « défenseurs » du gouvernement comme des rebuts qui vient obscène recouverts de terre. Comme il ressort de la photo, les frais des tombes anonymes n'a même pas une croix. Marquée par graves simplement déposé sur les monticules plaques avec numéros et les mots « déchets opératoires ».

#JeSuisDonbass #IAmVanya #SouthFront #Antimaidan #Novorossiya #Ukraine #Russia #USA #EU #NATO #Lugansk #Donetsk #Kiev #Kyiv #Poroshenko #DNR #LNR #NAF #SaveDonbassPeople #US #Obama #Putin #War #Washington #UK #UN
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