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Le blog de Lucien PONS

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Va t-on vers une GUERRE « occidentale » contre la RUSSIE ? Publié par Michel El Diablo.

5 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La France, #La République, #La Russie, #La guerre, #La paix

Publié par Michel El Diablo

Va t-on vers une GUERRE « occidentale » contre la RUSSIE ?

Washington et l'OTAN parlent maintenant d'envoyer des armes à l'armée de Kiev en déroute. C'est le deuxième cliquet vers un affrontement militaire de "l'Occident" (?) avec la Russie :

 

Cette guerre avec une puissance nucléaire, officiellement personne ne la veut. Mais tout se passe comme si l'engrenage de l'attaque "occidentale" tournait déjà. On sait depuis 1914 comment éclate une guerre mondiale : c'est le mécanisme fatal des alliances et la pression d'intérêts économiques enveloppés d'idéologie. Or :

 

=> le mécanisme des "alliances" est en place depuis que l'OTAN (au lieu d'être dissoute après la chute de l'URSS et la fin du pacte de Varsovie) fut maintenue et élargie aux dimensions mondiales, devenant ainsi le ban et l'arrière-ban du suzerain washingtonien ;

 

=> les intérêts économiques sautent aux yeux : ils sont exclusivement américains. Washington n'a jamais admis que la Russie tente de se ressaisir après le dépeçage eltsinien de son économie : d'où la mise en place d'une stratégie politico-militaire anti-russe dès 1994, stratégie dont l'OTAN est l'outil... et qui contredit de plein fouet les intérêts européens. On sait que la machinerie de l'UE est indifférente aux intérêts de l'Europe : elle roule pour l'hyper-classe globale, ce qui est autre chose.

 

=> L'enveloppe idéologique est double, voire schizophrène :

 

1. à Washington c'est l'impérialisme néoconservateur poursuivi par Obama sous une forme plus sournoise. Cet impérialisme est la vieille ambition de "leadership global", mais qui se crispe au moment où le monde secoue ce leadership : crispation US drapée dans le prétexte de la "lutte contre le terrorisme global"... (Terrorisme dont feraient absurdement partie, par exemple, Poutine et al-Baghdadi en tant que "brutal dictators").

 

2. En Europe, l'enveloppe idéologique est encore plus absurde... et non moins dangereuse. Une loi russe "homophobe" ne suffisant tout de même pas à légitimer une guerre (quoique ?), on réactive le fantasme de   "Moscou-voulant-asservir-l'Occident". D'où l'apparition plus qu'étrange, dans nos médias, d'un vocabulaire datant de 1942 : "combattants européens", "ours russe", "main de Moscou" ; et une non moins étrange complaisance de nos médias envers les bataillons de "volontaires" ostensiblement nationaux-socialistes qui tiennent lieu d'armée à Kiev.

 

Ces bataillons nazis se font étriller par les rebelles du Donbass. Les appelés ukrainiens de l'armée régulière, démotivés et désemparés, ne sont pas en meilleure posture. Le pouvoir de Kiev, fabrication américaine à peine dissimulée (voyez la composition du gouvernement) est au bord de la déroute militaire, mais aussi de la catastrophe économique puisqu'il s'est coupé de son marché naturel : l'espace russe.

 

C'est alors que le Pentagone, qui semble avoir pris les commandes dans cette affaire, hausse le ton et franchit un pas vers la guerre. Le général Dempsey, chef d'état-major américain inter-armées, annonce "d'autres options que diplomatiques". Le général Breedlove, "commander-in-chief" de l'OTAN, annonce l'envoi d'armes aux troupes de Kiev (drones et missiles pour un montant de trois milliards de dollars selon le NYT). La conseillère d'Obama "pour les questions de sécurité", Susan Rice, pousse dans le même sens. Inutile de préciser que les armes américaines sophistiquées qui seront livrées à Kiev seront servies par des spécialistes américains, voire euro-otaniens. Ainsi des Américains et des Européens tireront sur les rebelles du Donbass : l'intention est même de tirer "sur les Russes", puisque l'armée russe est en Ukraine – à en croire l'OTAN. Le premier tir de missile US dans le Donbass visera symboliquement la Russie. On sait comment tournent ces choses.

 

On vient ainsi de franchir un cliquet dans l'engrenage d'une guerre qui serait effroyable, compte tenu de l'arsenal du pays que l'on veut attaquer.

 

En ramenant la France dans la vassalité de l'OTAN, M. Sarkozy nous a réenfermés dans la position d'agresseur-cible dont le général de Gaulle nous avait sortis. Le plus beau est que les conseillers politico-militaires d'Obama vouent un mépris total à la France : "un tas de merde", avait dit Mme Rice du plan français d'intervention au Mali... Ce plan était ce qu'il était, et ses résultats sont aléatoires puisque les djihadistes sahariens sont solidement basés (et lourdement armés) en Libye grâce à M. Sarkozy ; mais la phrase de Mme Rice exprimait surtout l'indifférence de Washington envers le problème djihadiste [*]. Comme sa prédécesseur(e) qui se nommait également Rice, Mme Rice bis ne fait pas la guerre aux djihadistes : elle fait la guerre à... la Russie. Vous savez pourquoi.

 

Soumis à ces intérêts qui ne sont pas les nôtres, enfermés dans une OTAN où nous n'aurions jamais du revenir, nous voilà dans le convoi d'une guerre qui n'aurait pour nous aucun sens, mais qui en aurait un pour le capitalisme en crise : comme en 1914.

 

P.S. - C'est peut-être l'une des explications du "soutien" d'Obama au nouveau gouvernement grec. En menaçant d'empêcher l'UE de suivre Washington contre la Russie, Tsipras gêne Obama. En soutenant Tsipras dans l'affaire de la dette, Obama obtient que la Grèce ne mette pas son veto à des opérations européennes anti-russes. Le Premier ministre grec : Ulysse aux Mille Ruses ?

 

[*] Sauf dans les cas spécifiques où ce problème menace, ou pourrait menacer, l'Etat d'Israël

 

source : patrice de plunkett

vu sur pcf bassin

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Vidéo "anti-mobilisation", elle a fait exploser Internet avec près de 400 000 vues en une journée (près d'un million en deux jours).

5 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La guerre, #L'OTAN., #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La République, #La Russie, #La paix

Cette vidéo "anti-mobilisation" a fait exploser Internet avec près de 400 000 vues en une journée (près d'un million en deux jours).
"D'où viens-tu?" - interroge les prisonniers ukrainiens Guivi, le commandant de "Somalie". Tous ils viennent des régions de l'Ukraine... "Pourquoi êtes-vous venu ici?!.."
Ensuite on voit Alexandre Zakharchenko, chef de la République populaire de Donetsk, qui, depuis Ouglegorsk appelle les soldats ukrainiens à déposer leurs armes et à se rendre.
Une image terrifiante - celle du cimetière, où sont enterrés les soldats des Forces armées de l'Ukraine, et où d'autres tombes ont été creusées ... en attendant....
Suivent les images terribles de la soi-disant ATO (opération anti-terroriste) qui en réalité est une guerre qui fait rage dans le Donbass...
À la fin du clip l'auteur s’interroge:
1. Une opération anti-terroriste doit être menée par des professionnels - la police, les spetsnaz (groupes spéciaux d'intervention), les militaires. Pourquoi des milliers de gens ordinaires n'ayant auparavant jamais tenu une arme doivent participer à l' ATO , sous peine de prison.
2. Des centaines de milliers de gens se réfugient en Russie en fuyant la guerre. Si c'est la Russie qui est l'agresseur, alors pourquoi?
3. L’Ukraine achète des matières premières russes et essaye même d'obtenir des remises de prix. Si c'est la Russie qui est l'agresseur, alors pourquoi?
4. Les habitants du sud-est haïssent l'armée ukrainienne et les miliciens sont contraints de "défendre" les prisonniers de guerre contre la colère du peuple. Si l'armée ukrainienne est venue pour les libérer, alors pourquoi?
5. Chaque mois on vous annonce que les troupes russes ont pénétré sur le territoire ukrainien. Qui combattiez-vous avant?
CE n'est pas une ATO. C'EST UNE GUERRE !
Votre ennemi ce n'est pas la Russie, ce n'est pas le peuple qui se défend contre votre armée.
Votre ennemi c'est celui qui ne vous donne pas de réponse à ces simples et tant d'autres questions.

В интернете появился видеоролик, который направлен против украинской мобилизации. За сутки он взорвал интернет, набрав почти 400 тысяч
news-front.info
Traduction

Antimobilizacionnyj film soufflé Internet | Nouvelles Front-nouvelles de la nouvelle, LNR, DNI

Vidéo sur Internet, qui est dirigée contre la mobilisation ukrainienne. Pendant la journée il fit sauter l'Internet avec presque 400 000 vues.

Actualités-front.info

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Ukraine: Les États-Unis envisagent de verser de l’huile sur le feu.Par Jon Queally.

5 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #La République, #La guerre, #La paix, #La Russie, #AMERIQUE

Ukraine:
Les États-Unis envisagent de verser de l’huile sur le feu

Par Jon Queally – Le 2 février 2015 – Source CommonDreams

Alors que les combats s’intensifient et que l’on craint de plus en plus un élargissement de la guerre, le New York Times annonce que l’administration Obama envisage d’envoyer 3 milliards de dollars d’armes et de matériel militaire à l’Ukraine.

La conseillère de sécurité nationale d’Obama Susan Rice et le secrétaire d’État John Kerry (Photo: AP)

Alors que la guerre s’intensifie dans l’est de l’Ukraine, la Maison Blanche envisage d’envoyer davantage d’armes à la nation meurtrie.

 

L’annonce par le New York Times du projet de l’administration Obama d’envoyer 3 milliards de dollars d’armes et de matériel militaire à l’Ukraine fait craindre une aggravation de la guerre civile qui oppose l’armée ukrainienne aux factions de l’Est en rébellion contre l’autorité du gouvernement de Kiev.

Lundi, Alexander Zakharchenko, le président de la République autoproclamée du peuple de Donetsk dans l’est, aurait annoncé son intention de recruter 100 000 hommes pour les envoyer se battre contre l’armée ukrainienne soutenue par les États-Unis et l’OTAN.

Alors que les combats s’intensifiaient à Donetsk, à Vouhlehirsk, à Debaltsovo et dans d’autres villes de l’est dimanche et lundi, le Times a annoncé que le commandant en chef de l’OTAN, ainsi que des membres éminents de l’équipe de sécurité nationale d’Obama, se sont remis à discuter de l’envoi d’armes supplémentaires à la nation divisée et déchirée par la guerre.

Selon Reuters:

Les autorités municipales de Donetsk ont déclaré que 15 civils avaient été tués au cours du week-end par des obus, mortiers et autres missiles tirés sur les zones résidentielles de la ville contrôlée par les séparatistes.

Au nord-est de Donetsk, les rebelles soutenus par la Russie n’ont pas cessé d’attaquer les forces gouvernementales pour les déloger de la petite ville de Debaltsovo, une plaque tournante ferroviaire stratégique, dans des combats qui se sont intensifiés après l’échec des pourparlers de paix de samedi.

Les autorités militaires de Kiev ont déclaré que les forces séparatistes avaient lancé plus de 100 attaques avec l’artillerie, des systèmes de roquettes et des tirs de chars sur les positions ukrainiennes et les zones résidentielles au cours des dernières 24 heures.

Bien que tout indique que le bombardement de Donetsk et d’autres bastions rebelles par l’armée ukrainienne fait d’innombrables victimes civiles, la Maison Blanche et le Pentagone sont de plus en plus favorables à l’envoi d’armes plus perfectionnées, selon Reuters.

Le Secrétaire d’État John Kerry, qui doit se rendre à Kiev jeudi, est ouvert à de nouvelles discussions sur la fourniture d’une assistance létale, tout comme le général Martin E. Dempsey, chef d’état-major des armées des États-Unis, ont indiqué des officiels. Le secrétaire à la Défense Chuck Hagel, qui doit bientôt quitter son poste, soutient l’envoi d’armes défensives aux forces ukrainiennes.

Ces derniers mois, Susan E. Rice, conseillère à la sécurité nationale de M. Obama, a résisté aux propositions de fournir une assistance létale, ont indiqué plusieurs officiels. Mais un fonctionnaire qui la connaît bien a affirmé que Mme Rice était prête à revoir sa position.

Le chiffre de 3 milliards de dollars et le type spécifique des armes mentionnées par le Times – qui incluent des missiles anti-blindés, des drones de reconnaissance, des blindés Humvees et des radars — proviennent d’un rapport qui doit sortir lundi et qui a été rédigé par plusieurs anciens hauts responsables américains.

Selon le Times:

Michèle A. Flournoy, une ancienne fonctionnaire du Pentagone qui est un des principaux candidats au poste de Secrétaire de la défense si Hillary Rodham Clinton est élu présidente, a été associée à la rédaction du rapport ainsi que des personnalités comme James G. Stavridis, un amiral à la retraite qui a servi comme commandant en chef militaire de l’OTAN, et Ivo Daalder, ambassadeur à l’OTAN pendant le premier mandat de M. Obama.

«L’Occident doit renforcer la dissuasion en Ukraine en augmentant le prix à payer par la Russie en cas de nouvelle offensive majeure, dit le rapport. Cela nécessite de fournir une assistance militaire directe – de bien plus grande ampleur que celle fournie à ce jour, et incluant des armes défensives létales.»

Cet état d’esprit, cependant, qui incite à l’escalade militaire alors qu’il faudrait redoubler d’efforts diplomatiques pour régler la crise en Ukraine préoccupe certains experts en relations russo-américaines. L’intensification des combats a sonné le glas de l’accord de paix conclu à Minsk l’année dernière, et la menace d’une guerre plus large – avec les États-Unis et la Russie manœuvrant leurs mandataires respectifs en Ukraine – précise avec la convergence de plusieurs dangers simultanés.

La semaine dernière, l’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev a accusé les États-Unis de pousser la Russie à une nouvelle guerre froide qui pourrait dégénérer en bien pire encore.

«Je ne peux plus dire que cette guerre froide ne conduira pas à une « guerre chaude. Je crains que [les États-Unis] ne prennent ce risque, a déclaré Gorbatchev. On n’entend parler que de sanctions contre la Russie par l’Amérique et l’Union européenne. Ont-ils complètement perdu la tête? Les États-Unis sont complètement ‹ à côté de leurs pompes › et ils nous entraînent nous aussi.»

Selon le journaliste renommé, Eric Margolis, les enjeux en Ukraine sont très importants. D’abord, comme il l’a rappelé dans son dernier article édité pendant le week-end, la règle numéro un de la géopolitique devrait être la suivante: «Les puissances nucléaires ne doivent jamais, jamais se battre entre elles». Deuxièmement, soutient-il, ce qui se passe avec l’implication des États-Unis et de l’OTAN en Ukraine est une classique mission d’enlisement* de l’espèce la plus dangereuse. Il écrit:

Les néocons fauteurs de guerre de Washington et leurs alliés au Congrès et au Pentagone veulent depuis longtemps attaquer la Russie et la remettre à sa place pour avoir osé s’opposer à la politique des États-Unis contre l’Iran, la Syrie et la Palestine. La seule chose qui intéresse les néocons, c’est le Moyen-Orient.

Certains néo-conservateurs fantasment sur l’idée de briser la Fédération de Russie en petites parties impuissantes. Beaucoup de Russes croient que c’est en effet le grand objectif que poursuit Washington, en combinant la pression militaire d’un côté et la subversion des médias sociaux de l’autre, tout cela avec l’aide des oligarques ukrainiens et de la droite. Une campagne de propagande massive est en cours, pour vilipender le président de la Russie, Vladimir Poutine en en faisant le ‹ nouvel Hitler ›.»

Les préoccupations de Margolis sont partagées par un autre journaliste chevronné, le reporter et éditeur Robert Parry, pour qui le soutien inconditionnel du gouvernement de Kiev par le gouvernement américain et le fait qu’on se dirige vers une plus grande intervention militaire, ont toutes les caractéristiques des infâmes cris de guerre qui ont conduit à l’invasion américaine de l’Irak en 2003, sans la moindre provocation de ce pays.

A propos du rôle capital que jouent des médias les plus importants du pays en ce qui concerne l’Ukraine, Parry écrit:

Depuis le début de la crise en Ukraine à l’automne 2013, le New York Times, le Washington Post et pratiquement tous les journaux mainstream des États-Unis ont fait preuve d’autant de malhonnêteté qu’au cours de la période qui a précédé la guerre en Irak. L’objectivité et les autres principes du journalisme ont été jetés par la fenêtre. Le contexte plus large de la politique ukrainienne et du rôle de la Russie ont été passés sous silence.

Encore une fois, l’affaire s’est résumée à diaboliser les méchants – en l’occurrence, le président ukrainien élu Viktor Ianoukovitch et le président russe élu Vladimir Poutine – en les opposant aux bons pro-occidentaux qui sont présentés comme des démocrates modèles, même s’ils ont collaboré avec les néo-nazis pour renverser l’ordre constitutionnel.

Encore une fois, le politique s’est réduite aux attaques personnelles: Ianoukovitch avait un sauna privé dans son manoir; Poutine monte à cheval torse nu de et ne soutient pas les droits des homosexuels. Donc, si vous soulevez des questions sur le soutien américain au coup de l’année dernière en Ukraine, c’est que vous soutenez les saunas privés, l’équitation torse nu et les opinions sectaires contre les gays.

Quiconque ose protester contre la couverture inexorablement biaisée des médias est considéré comme un apologiste de Poutine ou un larbin de Moscou. Et donc, la plupart des Américains – qui seraient en position d’influencer le public, mais qui ne veulent pas perdre leur emploi – restent silencieux, tout comme ils l’ont fait pendant la ruée irakienne.

Dans ce contexte, ceux qui tentent de donner une autre interprétation des récentes violences que les médias dominants livrent eux-mêmes une bataille difficile.

La semaine dernière, le sous-secrétaire général aux affaires politiques des Nations unies, Jeffrey Feltman, a déclaré au Conseil de sécurité qu’il était urgent de trouver une solution politique au conflit en Ukraine.

«Plus de 5 000 vies ont déjà été sacrifiées dans ce conflit, a déclaré Feltman, nous devons trouver un moyen d’arrêter ce massacre sans plus attendre.»

Jusqu’à présent, cependant, il semble que ces exhortations aient trouvé peu d’écho.

Note :
*En anglais, mission creep: une mission qui se prolonge encore et encore, bien au-delà de son objectif initial et qui mène généralement à la catastrophe.

Traduit par Dominique, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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Obama reconnaît que le Maïdan est l'œuvre de Washington. Pavel Ivanov dans "Sputniknews"

3 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #La République, #La Russie, #La guerre, #La paix

Obama reconnaît que le Maïdan est l'œuvre de Washington

© REUTERS/ Kevin Lamarque

02.02.2015. Pavel Ivanov

© REUTERS/ Jonathan Ernst

Obama promet de renforcer les pressions contre la Russie

Il y a seulement un an, la sous-secrétaire du département d'État américain Victoria Nuland déclarait que les USA avaient investi 5 milliards de dollars dans le développement de la démocratie en Ukraine, impliquant naturellement le respect des droits de l'homme et le changement de pouvoir par le biais d'élections légitimes. La "révolution" de Kiev et l'opération punitive dans le Donbass ont montré que l'Ukraine avait bien assimilé ces "leçons".

© Sputnik. Andrei Stenin

Cette révélation de Barack Obama confirme une nouvelle fois que les propos du gouvernement actuel de Kiev sur une "grande Ukraine unie et souveraine" ne sont que des paroles. Comment l'Ukraine peut-elle être indépendante si son gouvernement a été placé au pouvoir depuis l'extérieur? Cela revient à vendre son âme au diable, qui exige toujours de payer la "facture". Par conséquent, en dépit des braves slogans actuels, l'Ukraine a, au contraire, perdu sa souveraineté grâce aux efforts des leaders de l'Euromaïdan. Pourvu que ce ne soit pas pour de bon.

En évoquant la réunification de la Crimée avec la Russie, le président américain a insinué que les protestations à Kiev étaient une surprise pour Moscou. Et que l'"annexion", comme disent les Occidentaux, était une réaction à ces événements. Toutefois, Obama a oublié de mentionner le référendum des Criméens et les escadrons de la mort préparés par les néonazis ukrainiens censés partir en mission punitive dans la péninsule. Si la Crimée n'était pas revenue au sein de sa patrie historique, elle baignerait aujourd'hui dans le sang, comme c'est actuellement le cas dans le Donbass. Sans parler de l'éventuelle installation en Crimée, à la frontière russe, d'une nouvelle base de l'Otan. Toutefois, Barack Obama voit le monde autrement. Il accorde toujours le rôle dominant à l'Amérique, et les révolutions de couleur demeurent un mécanisme clé de cette domination.

Dans son interview à CNN, Barack Obama tente de rassurer la communauté internationale, alarmée, en disant qu'un conflit armé entre les USA et la Russie ne serait pas une sage décision. "Je ne pense pas qu'un réel conflit armé entre les États-Unis et la Russie soit souhaitable pour les USA et le monde", affirme-t-il. La formulation est, certes, arrondie, mais pas belliqueuse après tout. Et l'Ukraine ne devrait pas compter sur un soutien militaire ouvert et officiel de Washington, même si elle l'espère fortement. Le dirigeant américain a déclaré que les USA avaient des "restrictions en termes d'ingérence militaire", "compte tenu de l'ampleur de l'armée russe" et du fait que "l'Ukraine ne fait pas partie de l'Otan".

Par conséquent, les patrons américains de Kiev continueront d'agir en cachette en fournissant secrètement aux punisseurs du Donbass des instructeurs, des armes et des munitions. Ce ne sera pas une première. Toutefois, compte tenu de la franchise d'Obama, les négociations sur les fournitures officielles d'armements lourds de l'Otan à l'Ukraine semblent plus logiques. D'après le New York Times, d'anciens hauts dirigeants américains ont préparé un rapport appelant la Maison blanche à livrer à l'Ukraine des armements létaux pour 3 milliards de dollars. Le rapport indique également le but de ces livraisons létales: l'Occident doit retenir la Russie en Ukraine. Toutefois, cela n'a rien d'un scoop — tôt ou tard Washington l'aurait fait. D'autant qu'Obama a déjà donné le ton en déclarant: "Pourquoi se gêner"…

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/analyse/20150202/1014264655.html#ixzz3QfkG0aqu

 
 
Le président des Etats-Unis Barack Obama

Obama reconnaît que le Maïdan est l'œuvre de Washington

© REUTERS/ Kevin Lamarque
Pavel Ivanov
 
Le président américain a enfin reconnu ouvertement le rôle de premier plan joué par Washington dans le renversement du président ukrainien Viktor Ianoukovitch. Barack Obama a également laissé entendre qu'il n'irait pas jusqu'à un conflit armé direct avec la Russie.
Barack Obama a dévoilé son jeu. Visiblement, il n'a plus rien à perdre. Dans une interview accordée à CNN, il a reconnu que les USA avaient réussi à "faire transférer le pouvoir" en Ukraine. En d'autres termes, le dirigeant américain a constaté que le coup d'État survenu dans ce pays en février 2014, qui a entraîné des conséquences gravissimes et de nombreuses victimes, s'est déroulé avec une implication directe des USA sur le plan logistique et technique. Il a ainsi désavoué toutes les déclarations antérieures des politiciens et des diplomates américains, qui affirmaient jusqu'alors que l'Euromaïdan était un phénomène ukrainien purement intérieur basé sur la protestation noble du grand public contre le régime corrompu de Viktor Ianoukovitch.

 

Il y a seulement un an, la sous-secrétaire du département d'État américain Victoria Nuland déclarait que les USA avaient investi 5 milliards de dollars dans le développement de la démocratie en Ukraine, impliquant naturellement le respect des droits de l'homme et le changement de pouvoir par le biais d'élections légitimes. La "révolution" de Kiev et l'opération punitive dans le Donbass ont montré que l'Ukraine avait bien assimilé ces "leçons".

Cette révélation de Barack Obama confirme une nouvelle fois que les propos du gouvernement actuel de Kiev sur une "grande Ukraine unie et souveraine" ne sont que des paroles. Comment l'Ukraine peut-elle être indépendante si son gouvernement a été placé au pouvoir depuis l'extérieur? Cela revient à vendre son âme au diable, qui exige toujours de payer la "facture". Par conséquent, en dépit des braves slogans actuels, l'Ukraine a, au contraire, perdu sa souveraineté grâce aux efforts des leaders de l'Euromaïdan. Pourvu que ce ne soit pas pour de bon.

En évoquant la réunification de la Crimée avec la Russie, le président américain a insinué que les protestations à Kiev étaient une surprise pour Moscou. Et que l'"annexion", comme disent les Occidentaux, était une réaction à ces événements. Toutefois, Obama a oublié de mentionner le référendum des Criméens et les escadrons de la mort préparés par les néonazis ukrainiens censés partir en mission punitive dans la péninsule. Si la Crimée n'était pas revenue au sein de sa patrie historique, elle baignerait aujourd'hui dans le sang, comme c'est actuellement le cas dans le Donbass. Sans parler de l'éventuelle installation en Crimée, à la frontière russe, d'une nouvelle base de l'Otan. Toutefois, Barack Obama voit le monde autrement. Il accorde toujours le rôle dominant à l'Amérique, et les révolutions de couleur demeurent un mécanisme clé de cette domination.

Dans son interview à CNN, Barack Obama tente de rassurer la communauté internationale, alarmée, en disant qu'un conflit armé entre les USA et la Russie ne serait pas une sage décision. "Je ne pense pas qu'un réel conflit armé entre les États-Unis et la Russie soit souhaitable pour les USA et le monde", affirme-t-il. La formulation est, certes, arrondie, mais pas belliqueuse après tout. Et l'Ukraine ne devrait pas compter sur un soutien militaire ouvert et officiel de Washington, même si elle l'espère fortement. Le dirigeant américain a déclaré que les USA avaient des "restrictions en termes d'ingérence militaire", "compte tenu de l'ampleur de l'armée russe" et du fait que "l'Ukraine ne fait pas partie de l'Otan".

Par conséquent, les patrons américains de Kiev continueront d'agir en cachette en fournissant secrètement aux punisseurs du Donbass des instructeurs, des armes et des munitions. Ce ne sera pas une première. Toutefois, compte tenu de la franchise d'Obama, les négociations sur les fournitures officielles d'armements lourds de l'Otan à l'Ukraine semblent plus logiques. D'après le New York Times, d'anciens hauts dirigeants américains ont préparé un rapport appelant la Maison blanche à livrer à l'Ukraine des armements létaux pour 3 milliards de dollars. Le rapport indique également le but de ces livraisons létales: l'Occident doit retenir la Russie en Ukraine. Toutefois, cela n'a rien d'un scoop — tôt ou tard Washington l'aurait fait. D'autant qu'Obama a déjà donné le ton en déclarant: "Pourquoi se gêner"…

 

 

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.



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Washington, étreint par un "profond désarroi". Article d'Hélène Richard-Favre

3 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La Russie, #AMERIQUE, #La guerre, #La paix

02/02/2015

Washington, étreint par un "profond désarroi"

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Quand l'étalage de sentiments et d'états d'âmes vient jusqu'à emplir les colonnes du réputé quotidien français, Le Figaro, il y a lieu de s'inquiéter. On y lit, en effet, qu'une immense inquiétude et un profond désarroi étreignent Washington sur une question russe qu'elle croyait disparue des écrans radar. 

Comme illustration de mise en scène visant à faire passer de nouvelles mesures à prendre contre Moscou dans le cadre de la guerre en Ukraine, Le Figaro assure:

http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/01/01003-201...

En écho au profond désarroi de Washington, la détresse des victimes de son ingérence en Ukraine,reconnue par Obama lui-même* risquerait de faire pâle figure si elle n'était incarnée par Ruslan Kotsaba.

Ce journaliste ukrainien de la chaîne publique de télévision KANAL 112 a décidé de s'adresser à ses compatriotes, suite à l'annonce par le gouvernement de Kiev de la énième vague de mobilisation. A suivre ici:

https://www.youtube.com/watch?v=zv-FpSztm5g

 

http://rt.com/op-edge/228379-obama-power-transition-ukrai...
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L'Amérique de retour au chevet de l'Europe. Article belliqueux du Figaro sur l'Ukraine.

3 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La République, #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #La guerre, #La paix

L'Amérique de retour au chevet de l'Europe

Un char ukrainien dans les rues d'Artemivsk.

Un char ukrainien dans les rues d'Artemivsk. Crédits photo : Petr David Josek/AP

Washington a compris qu'une solution politique en Ukraine n'était plus à portée de main face au Kremlin.

L'Amérique commence enfin à prendre la mesure du danger que représente la puissance agressive de la Russie de Poutine pour le futur de l'Europe. Cela a pris du temps. En 2009, malgré la guerre de Géorgie, Barack Obama pensait encore pouvoir «travailler avec Moscou». Même après l'annexion de la Crimée et la guerre déclenchée en sous-main par le Kremlin en Ukraine orientale en 2014, elle a continué d'espérer qu'un mélange de sanctions économiques et de négociations permette de résoudre la crise sans trop de casse. Elle sous-estimait le danger russe, qualifié de «régional». Plus maintenant.

Poker menteur

Avec l'enterrement du processus de Minsk dans les décombres de l'aéroport de Donetsk et des attaques menées par les séparatistes d'Ukraine prorusses à Marioupol, la Maison-Blanche comprend qu'une solution politique est «loin d'être à portée de main» et que dans la partie de poker menteur qu'il a engagée pour réaffirmer son emprise sur son ex-empire et diviser l'Europe et l'Alliance atlantique, Poutine est décidé à augmenter sa mise sans ciller. Jusqu'où? L'Administration américaine se le demande avec anxiété. Elle réalise que ses espoirs de gérer la crise à travers un arsenal de sanctions économiques dissuasives ont au contraire conduit Vladimir Poutine à redoubler d'agressivité. La bataille idéologique visant à discréditer l'Occident bat son plein à Moscou et à travers l'Europe.

Du coup, une immense inquiétude et un profond désarroi étreignent Washington sur une question russe qu'elle croyait disparue des écrans radar. Sur un certain nombre de points, l'Amérique a commencé à réagir. L'Administration a décidé notamment de renforcer les sanctions économiques, qui ont déjà provoqué un effondrement du rouble et de l'économie russe. Les navettes entre Washington et l'Europe ont repris, la priorité d'Obama étant de préserver un front uni. En phase avec Berlin pour durcir le ton, l'Amérique s'est efforcée de rallier Paris, la France ayant envisagé à haute voix la fin possible des sanctions en cas de concessions russes suffisantes, à la suite d'une rencontre entre François Hollande et Vladimir Poutine à l'aéroport Cheremetievo. Paris est depuis revenu à une position plus dure…

Renforcer les déploiements de l'Otan

L'autre souci va être de renforcer les déploiements Otan à l'est de l'Europe (notamment en installant «de nouveaux commandements» dans six pays d'Europe de l'Est), au cas où la Russie aurait idée de vouloir tester la solidité de l'article 5. Autre axe majeur: le renforcement de l'Ukraine. L'entourage d'Obama estime avoir à Kiev «le gouvernement le plus compétent et réformiste» depuis l'indépendance et appelle à débourser 15 milliards de dollars à brève échéance pour aider l'Ukraine «à réussir sa transformation sur les 93 % du territoire qu'elle contrôle». John Kerry sera à Kiev vendredi, pour exprimer ce soutien.

Mais ira-t-il jusqu'à apporter aux Ukrainiens le soutien militaire qu'ils réclament? Pas sûr. Ce lundi, le think-tank Atlantic Council, très en pointe sur ce dossier, doit publier un rapport préparé par plusieurs grands noms de la politique étrangère qui appellent à la fourniture d'une aide militaire d'un milliard de dollars à l'Ukraine. Mais à la Maison-Blanche, si «on réfléchit à nouveau à cette éventualité», l'hésitation reste très forte en raison de «la peur de l'escalade».

Test de l'Occident

L'Administration craint que Poutine, qui a récemment qualifié l'armée ukrainienne de «légion étrangère de l'Otan», ne voie là une déclaration de guerre et ne fasse monter les enchères en pratiquant «l'escalade» pour tester l'Occident. Selon une source proche du renseignement américain, Washington aurait intercepté un texte d'un général russe appelant à exercer une frappe nucléaire tactique préventive contre l'Ukraine, en cas d'invitation à entrer dans l'Otan. N'excluant pas une fuite délibérée, visant à intimider, les services américains notent toutefois que de tels messages reflètent l'imprévisibilité d'une Russie prête à tout «pour garder l'Ukraine». Les Américains s'inquiètent aussi grandement du déploiement d'armes nucléaires tactiques en Crimée et de la «spectaculaire modernisation» de l'arsenal atomique russe…

Pour les experts avertis, pas de doute: Poutine «fait monter les enchères, pour que des choses qui semblaient il y a peu inacceptables puissent être mises sur la table», note le vice-président de l'Atlantic Council, Damon Wilson. Le chef du Kremlin, note le stratège Walter Russell Mead, «pense que l'engagement de l'Amérique en Europe est tellement faible que les États-Unis ne réagiront pas à temps ou avec suffisamment d'efficacité, alors que la Russie s'efforce de changer l'ordre européen». «Nous pouvons prouver qu'il a tort, estime-t-il, mais il va falloir augmenter notre mise. Les décideurs américains vont devoir repivoter vers un engagement en Europe.»

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Daesch, Pravy Sektor, des soudards barbares à la solde de qui?

3 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La guerre, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #La paix

Les islamistes de Daech?

Non, les gentils garçons de ... Pravy Sector, un parti ukrainien "juste un peu plus à droite"

d'après Laurent Fabius notre ministre des Affaires Sousestimées.

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Ukraine: de jeunes hommes fuient la conscription dans les camps de réfugiés.

3 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Russie, #La France, #La guerre, #La paix

Ukraine: de jeunes hommes fuient la conscription dans les camps de réfugiés. Le 31 janv. 2015

Une offensive militaire à l’est de l’Ukraine peut sembler logique aux dirigeants du pays à Kiev. Mais les jeunes conscrits de partout dans le pays ne semblent pas en être convaincus. Alors que le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé une nouvelles mobilisation pour renforcer l’opération anti-terroristes qui se déroule dans l’Est du pays, de jeunes ukrainiens ne veulent pas tuer des civils et se cachent dans les camps de réfugiés pour échapper au recrutement. Un sujet de Roman Kossarev, correspondant de RT.

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Jean-Pierre Chevènement : «La France comprend que c’est dans la République qu’elle peut trouver l’issue». La Voix du Nord.

1 Février 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique étrangère, #La France, #La nation ., #La République, #Terrorisme, #Je suis Charlie?, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Europe supranationale, #Ukraine

Jean-Pierre Chevènement : «La France comprend que c’est dans la République qu’elle peut trouver l’issue»

 

Publié le

PAR OLIVIER BERGER

 

Pour la première fois depuis 1973, Jean-Pierre Chevènement, 75 ans, n’a plus de mandat électoral. Mais l’ancien ministre, député et sénateur, président de la fondation Res Publica, garde l’œil vif et le regard acéré sur la politique, les problèmes de notre société et les soubresauts du monde.

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« Ces actes barbares étaient malheureusement prévisibles, à l’intersection des plaies de notre société et des conflits aux Proche et Moyen-Orient. De toute évidence, une frange de jeunes ne se sent pas du tout intégrée. Ils sont « français de papier » comme ils disent. Se pose le problème de la politique d’intégration, de l’emploi, de l’école mais plus profondément, de la France elle-même. Un pays qui ne s’aime pas peine inévitablement à intégrer de nouveaux citoyens.

Il faut revoir profondément le rôle de l’École, restaurer un récit national honnête mais valorisant. Il y a du pain sur la planche mais la France n’est pas le pays aveuli que décrit avec talent le dernier roman de Michel Houellebecq (Soumission). La France n’est pas encore soumise, comme l’a montré le sursaut de dignité et de fraternité du 11 janvier. Au bord du gouffre, elle comprend que c’est dans la République qu’elle peut trouver l’issue. »

 

libération de Kobané en Syrie

« Il faudra un retournement des populations arabes de Syrie et d’Irak pour venir à bout de Daech. Une coalition étrangère ne pourra gagner seule en comptant sur les Kurdes et des bombes guidées par laser. Nous payons l’énorme bêtise américaine de l’invasion de l’Irak. Enfin, la Turquie, l’Iran, la Syrie n’accepteront jamais la création d’un État kurde indépendant. La liste des erreurs commises dans cette région serait trop longue… »

 

victoire de Syriza en Grèce

« Ce succès est une réaction de dignité d’un peuple poussé à bout. Il marque le rejet de la droite classique et surtout du parti socialiste, le PASOK. Le succès de Syriza pose aussi le problème de la monnaie unique. L’erreur serait d’en faire un problème grec alors qu’il est européen. Car qui va payer en définitive ? Si on réduit de moitié sa dette, l’Allemagne devra sortir pas loin de 40 milliards d’euros et la France pas loin de 30…

Un « euro-drachme » (l’euro pour les échanges extérieurs, le drachme pour l’intérieur) dévalué de 30 % permettrait de redonner de la compétitivité à la Grèce et d’alléger sa dette. Le péché originel est d’avoir créé une monnaie unique pour des pays très différents. Les richesses s’accumulent à un pôle et la pauvreté à un autre.

Il faut remettre en cause les politiques d’austérité qui n’ont abouti qu’à une récession prolongée. Les États-Unis n’ont pas commencé par réduire leur déficit budgétaire mais ont d’abord fait revenir la croissance. C’est ce que Mario Draghi propose mais pourquoi la BCE (Banque centrale européenne) ne l’a-t-elle pas fait en 2009-2010 ? »

 

L’Europe sortie de l’Histoire

« L’Europe est sortie de l’Histoire, en tant que grand acteur géopolitique, ruinée par deux guerres mondiales et une mise en tutelle acceptée depuis lors. On le voit face au terrorisme. Seule la France a été capable de réagir au Mali. La défense de l’Europe aujourd’hui, c’est l’OTAN. Dans le conflit russo-ukrainien, quelle erreur d’avoir en quelque sorte sommé l’Ukraine de choisir entre l’Europe et la Russie ! C’est idiot tant ce pays est composite ! L’Europe d’aujourd’hui, dominée par une Allemagne profondément pacifiste, ne peut avoir ni politique de défense ni donc de politique extérieure.

L’Europe doit se faire dans le prolongement des nations et non pas comme substitut aux nations. La nation est le cadre de la démocratie et de la solidarité. Restons fidèles à la conception républicaine de la nation, communauté de citoyens, qui n’a rien à avoir avec le nationalisme. C’est la leçon que nous donnent les événements récents ! »

Sur le thème « 1914-2014 : l’Europe sortie de l’Histoire ? », Jean-Pierre Chevènement donnera une conférence à Lille mardi à 18 h, Maison de l’éducation permanente, place Georges-Lyon.

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UKRAINE - Massacre du 2 mai 2014 à ODESSA : pour la VÉRITÉ et la JUSTICE !

29 Janvier 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La France, #La guerre, #La finance dérégulée, #La Russie, #Europe supranationale, #L'OTAN., #l'ONU, #Comité pour une Nouvelle résistance

29 janvier 2015

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Conférence de presse à Paris le 26 janvier 2015

 

INTRODUCTION par Gilles Questiaux, animateur du blog « Réveil communiste »

 

Nous voulons donner la parole à des témoins du massacre survenu à Odessa en Ukraine, le 2 mai 2014, Irynia et Elena, ici présentes.

 

Les organisateurs parisiens sont Monika Karbowska (association « Féministes pour une autre Europe ») , Gueorgui Chepelev (association « collectif citoyen pour la paix en Ukraine ») et moi-même (Gilles Questiaux, membre du PCF et de son réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » et animateur du blog Réveil communiste).

 

La conférence de presse, ainsi que la réunion publique à la librairie Tropiques ce soir fait partie d’une tournée qui passe par sept villes de France, organisée par Danielle Bleitrach (qui anime le blog « histoire et société » et Marianne Dunlop, membre de la fédération du PCF du Pas-de-Calais.

 

Nous disposons de la salle jusqu’à 18 heures, ce qui nous donnera le temps d’une discussion. La conférence est filmée, et sera mise en ligne sur Réveil Communiste. Le public n’apparaîtra pas sur le film. Nous remercions les journalistes qui ont répondu à notre invitation.

 

Bref rappel des faits :

 

Le massacre d’Odessa s’est produit quand des opposants de gauche au changement de régime qui a eu lieu en Ukraine en février 2014 ont tenté à leur tour de manifester. De planter à leur tour un campement permanent, en suivant la méthode non violente qui a pour but de susciter l’intérêt et la sympathie de l’opinion internationale. La réaction ne s’est pas faite attendre. Le 2 mai 2014, le campement a été détruit, et les manifestants ont été poursuivis par des nervis armés, encerclés dans la maison des syndicats qui a été incendiée. Ceux qui n’ont pas été brûlés vifs ont été battus à mort lorsqu’ils tentaient d’échapper aux flammes. Le tout sous l’œil de la police.

 

Et filmé en direct sur les réseaux sociaux. Le bilan officiel est de 48 morts, et l’association de victimes a identifié 66 morts et disparus. Il n’y a pas de liste officielle ni d’enquête digne de ce nom.

 

La révolution du Maïdan à l’envers, ou « anti-Maïdan »a été ainsi jugulée. Mais au prix fort : aujourd’hui, la guerre civile ravage le pays.

 

Le but de notre conférence de presse est de contribuer à obtenir justice pour ceux qui ont été assassinés froidement et publiquement, pour servir d’exemple.

 

Pour le moment les morts et les disparus d’Odessa ne pèsent pas lourds dans les consciences occidentales. Ils n’étaient pas dans le bon camp. Pour le moment, le parti pris de l’opinion, et de ceux qui l’influencent a abouti à une situation inqualifiable et nauséeuse : un massacre politique aussi grave que ceux qui viennent d’avoir lieu à Paris, et comme il ne s’en est pas produit en Europe depuis des dizaines d’années, a été minimisé et occulté.

 

Le précédent qui me vient à l’esprit est celui du 17 octobre 1961. Comme pour le massacre des Algériens de paris, le massacre des militants de gauche ukrainiens est bien connu de tout le monde. On ne prétend même pas l’ignorer. Mais on hausse les épaules, on minimise, et on change de sujet.

 

Il a fallu 30 ans pour que le 17octobre sorte du brouillard. Nous allons essayer de contribuer à la levée du brouillard qui plane sur le massacre d’Odessa, du 2 mai 2014, en donnant la parole aux témoins.

Irynia et Elena appartiennent au collectif qui s’est formé à Odessa pour obtenir justice. Le fils d’Elena, Andrei Brajevski, militant de gauche connu en Ukraine, âgé de 27 ans, figure parmi les victimes du massacre.

 

GQ, 26 janvier 2015

 

source : réveil communiste

 

repris par el diablo

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