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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #ukraine tag

Pourquoi l'Europe refuse de se battre contre la glorification du nazisme? Par Karine Bechet Golovko.

25 Novembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #La nation ., #ACTUALITE, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #Ukraine, #La Russie, #La guerre, #Le fascisme, #Le socialisme, #La paix, #le nazisme

Pourquoi l'Europe refuse de se battre contre la glorification du nazisme? Par Karine Bechet Golovko.

vendredi 18 novembre 2016

 

Billet d'humeur: pourquoi l'Europe refuse de se battre contre la glorification du nazisme?

 
 
 
J'aimerais beaucoup savoir pourquoi la France n'a pas voté la résolution présentée par la Russie à l'assemblée générale de l'ONU contre la glorification du nazisme? J'aimerais que l'on m'explique quelles sont ces valeurs soi-disant européennes qui sont portées par l'Union européenne conduisant tous les pays de cette Tour de Babel à s'abstenir face au nazisme? Comment peut-on s'abstenir sans le soutenir? J'aimerais beaucoup que nos dirigeants me l'expliquent.
 

Le 17 novembre, la Russie et 40 pays ont déposé devant le 3e comité de l'assemblée générale de l'ONU une résolution visant à la lutte contre la glorification du nazisme. Face à la résurgence des manifestations d'anciens SS dans les pays baltes, de la glorification ouverte des "héros" nazis en Ukraine, de la montée en puissance de partis et mouvements politiques reprenant cette rhétorique raciste et xénophobe, il est important de ne pas oublier ce qu'était le nazisme. La "tolérancce" doit avoir des frontières. Il s'agit aussi de ne pas laisser réécrire l'histoire, se souvenir qui était dans quel camp. Et c'est manifestement ici que le bas blesse. Depuis 10 ans que la Russie introduit cette résolution chaque année.
 
131 pays ont voté pour. L'Ukraine a évidemment voté contre. Les Etats Unis, qui soutiennent leur "projet" également. Sans oublier les Palaos, qui ont obtenu leur indépendance des Etats Unis le 1er octobre 1994. Se sont abstenus 48 pays, dont tous les membres de l'Union européenne et notamment le Canada ou encore la Suisse. Autrement dit, les pays des droits de l'homme se refusent systématiquement de soutenir la lutte contre la glorification du nazisme, puisque l'année dernière ils avaient également refusé de voter cette résolution, 
 
Voici la photo du tableau du vote publiée par la porte-parole du Ministère des affaires étrangères russe:
 
 
La fracture de notre monde est flagrante. Ce qui ne la rend pas plus acceptable. Et aucune discussion ne sera possible à ce sujet dans nos sociétés, car le sujet n'est simplement pas traité par la presse qui soit le considère comme insignifiant, soit comme allant de soi.
 
Or, cette abstention n'est ni insignifiante, ni allant de soi. L'on ne peut, en passant, jeter de hauts cris de jeune fille effarouchée face à la radicalisation du discours en matière de racisme, de xénophobie et accepter de fermer les yeux sur la glorification du nazisme. Il n'est pas "normal" dans une société soutenant les "valeurs européennes" de ne pas se battre contre ces phénomènes de plus en plus fréquents dans nos pays. Le fait de ne pas en parler ne les rend pas pour autant inexistant.
 
Mais il est vrai, qu'alors, comment soutenir cette hystérie politique anti-russe, que Obama tente à bout de bras de maintenir en Europe dans sa tournée d'adieu? Car elle repose sur des pays comme les pays baltes, plus que coopératifs avec les nazis, sur l'Ukraine qui se cherche des héros nationaux distincts de la Russie et ne les trouve que dans les rangs des collaborateurs nazis. 
 
L'hystérie anti-russe est censée justifier toute politique, tous les moyens. Pour quelle fin? Revoir des marches aux flambeaux dans nos rues? Elles ont déjà lieu à Kiev, depuis que le pays s'est déclaré pro-européen.
 
Si c'est ça l'Europe, c'est l'Europe des années 30. Ce n'est pas mon Europe.
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Ukraine: "AZOV" - nouvelle force politique est née. Par Yelena Delville

22 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Ukraine, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'Allemagne, #La mondialisation

Non, toujours pas de nazis en Ukraine.
Non, l'Europe ne les voit toujours pas.
J'aimerais que le parlement européen VOTE EN FAVEUR de l'ouverture des frontières (c'est bientôt je crois) avec l'Ukraine.
Et on les verra de très près.

 
Ajoutée le 18 oct. 2016

A vous de juger ...
Le 14 octobre 2016, Azov, sous l'égide d'Andriï Biletski, annonce la création d'un nouveau parti appelé Corps National dont l'ambition affichée est de « prendre le pouvoir et reconquérir les territoires "
Mémo: A la base, le bataillon, puis régiment « Azov" est un des bataillons dits volontaires qui avaient participé à l'opération punitive dans le Donbass. Avec les bataillons Aïdar, Donbass, Dnepr-1 et Dnepr-2, il était financé par l'oligarque Igor Kolomoïsky. Après la décision des autorités ukrainiennes de liquider toute formation armée illicite, ces régiments ont été invités à rejoindre les troupes du ministère ukrainien de la Défense
Wiki: Le Régiment Azov (ukrainien : Полк « Азов »), jusqu'à septembre 2014 bataillon Azov (en ukrainien : Батальйон « Азов ») connu aussi sous le nom des « hommes en noir »1 est une unité paramilitaire spéciale formée de volontaires ukrainiens intégrée à la garde nationale ukrainienne. Il est placé sous le commandement du ministère de l'intérieur d'Ukraine, et intégré aux « forces de défense » par l’État-major ukrainien. Ce bataillon chargé de lutter contre l'insurrection armée pro-russe à l'Est, a été formé le 5 mai 2014, d'abord à Marioupol pour garder les bâtiments administratifs2. Ensuite le bataillon a été basé à Berdiansk. Il doit son nom à la mer d'Azov. Il était composé d'environ 800 volontaires fin 2014 mais vit ses effectifs rapidement décuplés en raison de sa popularité croissante durant l'année 2015, portant le nombre de combattants potentiels à plus de 3000 fin 2016. Les combattants, venus surtout de l'Ouest de l'Ukraine proviennent aussi du centre et de l'est de l'Ukraine. Le régiment compte également dans ses rangs de nombreux combattants issus des pays voisins ainsi qu'un contingent d'Europe occidentale jusqu'en 2015 d'apparence plus minoritaire. En 2015, Azov s'est doté d'une branche politique activiste avec la création d'un corps civil divisé en plusieurs branches à travers toute l'Ukraine et qui se charge de coordonner des actions militantes pour le compte du régiment

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(VIDEO) Déclaration du Président Zakhartchenko suite au meurtre de Motorola. Le 17 octobre 2016

22 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #le nazisme, #Le fascisme, #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Terrorisme, #L'OTAN.

(VIDEO) Déclaration du Président Zakhartchenko suite au meurtre de Motorola. Le 17 octobre 2016
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Confirmations, les djihadistes sont bien les supplétifs étasuniens.

13 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La guerre, #Terrorisme

Confirmations

Après cinq années de guerre en Syrie, les masques sont tombés. La diffusion du texte de l’accord russo-états-unien révèle les intentions cachées des deux Grands : couper la « route de la soie » pour Washington, anéantir les jihadistes pour Moscou. En outre, l’échec de cet accord et les débats du Conseil de sécurité attestent du surréalisme de la rhétorique du président Obama : en cinq ans, il n’est pas parvenu à constituer le moindre groupe d’opposition « modérée » et ne s’est donc pas trouvé en mesure de les aligner, contrairement au texte de l’accord. Les États-Unis ne sont pas en mesure d’honorer leur signature.

| Damas (Syrie)
 
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L’échec de l’accord russo-états-unien du 9 septembre et les débats du Conseil de sécurité qui ont suivi permettent de confirmer plusieurs hypothèses.

- L’objectif stratégique actuel des États-Unis en Syrie est bien de couper la « route de la soie ». En préparant durant de nombreuses années, puis en plaçant au pouvoir le président Xi Jinping en mai 2013, la Chine a fait de la restauration de cet axe historique de communication son but principal. Cependant, la Chine étant devenue le principal producteur au monde, Xi a prévu de la doubler par une « nouvelle route de la soie » passant par la Sibérie et l’Europe orientale avant de rejoindre l’Union européenne.

En toute logique, les États-Unis organisent actuellement deux guerres par proxy, au Levant d’une part, en Ukraine d’autre part. L’installation du chaos en Syrie et au Donbass ne vise pas à satisfaire les théories cyniques de Leo Strauss, mais exclusivement à couper les deux trajets de la route.

Sans surprise, le président ukrainien Petro Porochenko est venu participer au Conseil de sécurité pour soutenir la délégation états-unienne accusant la Russie d’avoir bombardé un convoi humanitaire syrien.

- D’autre part, l’accord russo-états-unien prévoyait que les États-Unis sépareraient les combattants « modérés » des « extrémistes » ; puis que ces « modérés » participeraient avec les deux Grands et l’Armée arabe syrienne à la neutralisation des « extrémistes » ; enfin qu’un gouvernement d’union nationale serait formé à Damas, sous la présidence de Bachar el-Assad, intégrant des représentants des « modérés » ayant participé à la bataille finale contre les « extrémistes ».

Or, rien n’a été fait en ce sens. L’engagement du secrétaire d’État John Kerry s’est avéré n’être qu’un vœu pieux. Washington n’a pas trouvé de combattants pour jouer le rôle des « modérés ». En réalité, tous les « modérés » sont des « extrémistes ». Il a donc fallu sauter sur l’occasion —voire l’organiser— du convoi humanitaire brûlé pour échapper à ses propres contradictions. La rhétorique du président Obama selon laquelle il soutient des Syriens qui se battent pour la Démocratie face à un régime qui les réprime ne correspond pas à la réalité. En 2013, le président Vladimir Poutine avait raison de railler les Occidentaux qui considéraient comme « modérés » les cannibales de l’Armée syrienne libre.

- Enfin, cet accord manifeste que l’objectif de la Russie est d’anéantir les jihadistes qui se préparent ici à l’attaquer dans le Caucase. La solution négociée était idéale pour Moscou : elle mettait fin aux souffrances de son allié syrien, elle ouvrait une voie de communication pour son allié chinois, et l’assurait d’en finir avec le jihadisme international. A contrario, Moscou vient de vérifier que, depuis la guerre d’Afghanistan, le jihadisme est une arme états-unienne tournée contre lui et que Washington ne va pas l’abandonner. Bien sûr, les nouveaux jihadistes n’en ont pas conscience, mais ceux qui se battent avec l’aide des États-Unis depuis 38 ans ne peuvent pas ignorer n’être que des supplétifs du Pentagone.

Source
Al-Watan (Syrie)

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Pour obtenir la victoire sur la Russie les autorités ukrainiennes sont prêtes à une nouvelle opération sous faux drapeau de type MH17… en Syrie

12 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Terrorisme

Pour obtenir la victoire sur la Russie les autorités ukrainiennes sont prêtes à une nouvelle opération sous faux drapeau de type MH17… en Syrie

L'information selon laquelle le vol Kiev-Amman a dévié de sa route et a passé plus de temps que prévu dans le ciel syrien est inquiétante…

L'Occident en général, et les États-Unis en particulier ne peuvent restaurer le statu quo perdu qu'avec le départ d'Assad. Mais le soutien fourni par la Russie aux dirigeants et aux forces gouvernementales syriennes réduit les chances de la coalition à zéro. Ils n'ont pas réussi à forcer Poutine à trahir sa parole et ses actes quelque soient les sanctions ou les menaces.

Mais personne n'est prêt à se battre à la baïonnette avec l'insolente Russie. De véritables actions militaires, comme les autorités ukrainiennes en rêvent tellement sont impossibles en principe. La Pologne et les états Baltes le confirmeraient les premiers, eux dont les bases militaires seraient détruites par une frappe de représailles russe en cas de début de conflit armé. Donc la guerre, au sens habituel du terme est à oublier.

Leur seule chance de renverser la tendance en leur faveur serait de faire de Poutine un criminel de guerre. La manière la plus rapide et la plus efficace pour que ce conte-de-fées-favori-des-mêmes-autorités-ukrainiennes devienne réalité serait d'abattre un avion civil dans la zone où sont situés les missiles antiaériens russes en Syrie. Malgré la situation, le ciel syrien n'est pas fermé aux avions civils. Bien sûr les routes pour les vols commerciaux ne passent pas au dessus des zones de combat, néanmoins une phrase du contrôleur aérien peut suffire pour changer la situation.

Compte tenu de la situation actuelle, rien ne peut être écarté. C'est pourquoi, l'information selon laquelle le vol Kiev-Amman a dévié de sa route initiale et a passé plus de temps dans le ciel syrien que ce qui était prévu est très curieux.

Déviation vol Kiev-Amman

Je souligne que la première information sur la déviation dangereuse de la route de ce vol est apparue sur la page Twitter de Julian Roepcke – un chroniqueur politique du journal allemand Bild – qui est connu pour sa russophobie enragée. Pour situer le journaliste, il attribue systématiquement la responsabilité des morts en Syrie et dans le Donbass sur la Russie.

L'apparition d'un tel post sur sa page peut difficilement être considéré comme un accident. Je reconnais là totalement l'une des étapes de préparation d'une provocation à grande échelle. Le Département d'État adore utiliser des informations venant des réseaux sociaux. Et si soudainement nos amis américains décident en effet d'abattre un autre avion civil (peut importe avec l'aide de qui), ils auront déjà des preuves.

C'est-à-dire que la probabilité qu'une opération « Boeing-2 » soit prévue est très forte, mais qu'au lieu des Ukrainiens, le sale boulot sera fait par les combattants de « l'opposition syrienne modérée ». Bien sûr, ce n'est pas la seule façon de coincer la Russie dans un scénario déjà testé. Cependant, à l'heure actuelle, les subtilités d'un « plan B » ne sont pas encore au point.

Je ne crois pas aux coïncidences. À l'heure actuelle, chaque coïncidence doit être considérée comme une chaîne d'événements bien élaborée.

L'Occident rappelle trop souvent à Poutine le sort de Kadhafi, Hussein et Milosevic. Cependant, contrairement aux dirigeants de ces pays, accusés de crimes de guerre contre leur propre peuple, Poutine et la Russie sont aujourd'hui hors de portée. Et il y a peu de chances de réussir à présenter cela comme une intervention de « libération ».

Cela veut dire qu'ils ont besoin d'un prétexte officiel. Les erreurs du MH17, qui les ont empêchés d'obtenir le résultat désiré sans ambiguïté, ont été prises en compte. Maintenant, ils vont agir avec plus de précaution.

Et le fait qu'ils puissent, très probablement, utiliser un vol ukrainien - c'est là que la situation est particulièrement cynique. Car dans le quadrilatère Occident-Russie-Syrie-Ukraine, tellement d'énergie et de moyens ont été investis qu'ils vont essayer d'en retirer un maximum de profits.

Imaginez les gros titres : « Les S-400 russes ont abattu un avion ukrainien dans le ciel syrien ».

Certains au Pentagone sont prêts à vendre leur âme au diable pour une telle chance...

PS :

1. Les autorités ukrainiennes, pour l'amour de la provocation qui peut leur fournir la « victoire » tant convoitée sur la Russie, sont prêtes aujourd’hui à sacrifier une centaine de leurs citoyens.
2. Prêtez attention au fait que depuis que la Russie a déclaré qu'elle ne cherchera pas à identifier les objectifs et la nationalité des objets volants, personne n'a depuis traversé cette zone. Mais avec cet incident - c'est comme si le feu vert avait été donné pour le faire...
3. Si ce précédent avec le changement de route a eu lieu, cela signifie que maintenant la Russie doit avoir des doutes chaque fois un objet apparaît dans le champ de vision des S-300 / S-400: « Peut-être est-ce un avion ukrainien qui a décidé d'offrir des sensations fortes à ses passagers? » Et cela fera perdre un temps précieux à la Russie.
4. Les drones et avions de combat ennemis volant « très serré » pourront obtenir là une couverture parfaite.
5. En ce qui concerne les avantages que l'Occident recevra en cas d'avion civil abattu, il est même inutile de spéculer …

Rayon d'action S-300 et S-400 russes

Yulia Vitiazeva pour News Front

Traduction depuis l'anglais (StalkerZone) par Christelle Néant

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Commentaires

  • Commentaire de Louis JULIA le 12 Oct 2016

    Entièrement d'accord avec cette analyse. J'ai publié l'info dès qu'elle est apparue dans des twitts, et je l'ai répercutée sur Spoutnik:
    09/10/2016 https://fr.sputniknews.com/international/201610091028101858-boeing-aeroport-prague/
    PUBLICATION : 08/10/2016 Un charter ukrainien faisant la ligne Kiev-Amman s'est dangereusement aventuré au-dessus de la Syrie dans une zone qui est utilisée par les avions militaires gouvernementaux et russes pour partir en opération.
    https://www.rusdialog.ru/news/81948_1475951761
    Il s'agit d'un Boeing 737 de la compagnie ukrainienne de charters Bravo Airways, vol Kiev-Amman, dont l'équipage a décidé de délaisser l'itinéraire sûr afin de raccourcir le vol et d'économiser du carburant. Il a donc engagé son avion dans une zone proche de Damas qui est utilisée pour les départs en mission des avions militaires. Mais surtout, l'avion s'est retrouvé à peu de distance de la portée des radars qui commandent les missiles S 300 installés par les Russes.

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Kiev persiste et signe... "Un petit peuple libre est plus grand qu'un grand peuple esclave." Victor Hugo.

11 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN.

mardi 11 octobre 2016

Kiev persiste et signe...

 
"Un petit peuple libre est plus grand 
qu'un grand peuple esclave."
 
Victor Hugo
 
Kiev persiste et signe... "Un petit peuple libre est plus grand qu'un grand peuple esclave." Victor Hugo.
Dans la soirée du 10 au 11 octobre 2016, l'artillerie ukrainienne a continué à bombarder le territoire de la République populaire de Donetsk. Au total 462 obus ont frappé principalement les secteurs de Yasinovataya (Nord Est de Donetsk) Trudovsky, t Aleksandrovka (Sud Ouest de Donetsk) et Kominternovo,Sahanka (Sud de la DNR)
 
Mais c'est dans ce dernier secteur de Sahanka, proche de la mer d'Azov, que les tirs ukrainiens (plus de 200 obus de mortiers et d'obusiers) ont fait le plus de dégâts et surtout 2 nouvelles victimes civiles, 2 femmes touchées par des éclats d'obus dont une succombera à l'hôpital au milieu de la nuit. 

Au total depuis 3 jours cette zone du front est devenue le point le plus critique du moment enregistrant suite aux bombardements répétés et une attaque terrestre 3 morts (2 soldats et 1 civile), 5 blessés et 1 soldat capturé.
 
Pendant ce temps là à Kiev, les représentants du gouvernement Porochenko ont décliné leur participation à la prochaine réunion du Quartet Normandie (France, Allemagne, Ukraine Russie) chargé d'impulser le processus de Paix signé à Minsk. La raison invoquée à ce retrait des négociations est que le gouvernement ukrainien n'a pas donné son consentement pour l'application de la feuille de route des accords de Minsk (élections locales, statut spécial...) Nous voyons donc arriver le processus dans l'impasse inévitable du fait du refus catégorique de l'actuelle Verkona rada (assemblée ukrainienne) de procéder à une réforme constitutionnelle autorisant la mise en oeuvre des accords de Minsk.
 
Ce blocage était prévisible du fait de la constitution actuelle du parlement ukrainien sous la coupe réglée de radicaux nationalistes et d'oligarques corrompus qui refusent de voir s'achever l'éclatement de l'Ukraine par un processus de fédéralisation et d'autonomie des régions.
 
 
Les aboiements des roquets ukrops...
 
 
Encouragés par l'aggravation de le crise syrienne et des relations entre Washington et Moscou, les roquets de la "coalition de la guerre" s'en donnent à haine-joie sur les bancs de la Verkhona Rada ou sur les pages des réseaux sociaux thérapeutiques...
 
Ainsi Oleksandr Turchynov l'ex Pésident putschiste du Maïdanet actuel  chef de la sécurité et la défense du Conseil national de l'Ukraine a t-il déclaré que "la Russie est aujourd'hui un facteur de risque majeur, à la fois en Europe et dans le monde." Quant au petit Führer et député Iarosh, il pousse quant à lui le délire jusqu'à voir les chars ukrainiens dans Rostov et Kransnodar !
 
Le 23 septembre 2016, un participant à l'émission télévisée ukrainienne Shuster Live, se lâche et dénonce la réalité des parlementaires ukrainiens qui ne représentent qu'eux mêmes.
 
La réalité du parlement ukrainien
Au niveau international la crise syrienne provoque déjà des crispations diplomatiques majeures qui augurent d'une extension du conflit levantin. Ainsi pour rester autour des accords de Minsk qui sont mort nés depuis 2 ans, ils risquent d'être les premières victimes du différend qui oppose aujourd'hui Moscou à Washington via Paris qui assume plus le rôle de caniche étasunien que de médiateur européen souverain. Après la visite arrogante du ministre français des affaires étrangères à Moscou, la résolution présentée par la France à l'ONU dans le dossier syrien, plus destinée à provoquer un veto russe logique et énervé que d'ouvrir une porte à la Paix, a jeté un froid glacial entre les 2 capitales, au point que le Président russe a annulé la visite qu'il devait effectuer à Paris le 19 octobre prochain
 
Le peuple du Donbass uni autour de sa Liberté 
 
Dans le Donbass, les familles qui se préparent à affronter à nouveau les froidures de l'hiver et les brûlures de la guerre continuent de faire bloc autour de leurs représentants et de défendre leur droit à disposer d'eux mêmes en combattant l'agression ukrainienne ou en refusant comme à Lugansk une ingérence militaire occidentale qui utiliserait  dans le cheval de Troie.
 
Ainsi à Lugansk, plus de 17 000 personnes se sont rassemblées pour protester contre le projet occidental récurrent de'organiser une présence militaires armée étrangère dans le Donbass sous prétexte de mission internationale de maintien de la paix. Les milliers de familles venues manifester ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à l'intervention étrangère sous prétexte d'une mission armée", "Lugansk contre les envahisseurs", "la mission armée = intervention militaire" "Nous assurons nous mêmes notre propre sécurité." etc... L'expérience des opérations occidentales passées comme en Yougoslavie par exemple reste ancrée dans les mémoires ...
 
 

Un appel humanitaire
 
A Donetsk, l'approche de l'hiver inquiète les familles bombardées sur le front dont certaines démunies ont besoin d'aide pour réparer les dégâts causés par l'artillerie ukrainienne. L'action humanitaire est souvent un vol de colibris qui modestement apportent chacun leur goutte d'eau au dessus de l'incendie. 
 
Certains volontaires venus ici aident comme ils peuvent la population en donnant 500 roubles ici ou en offrant un repas ailleurs, d'autres plus démunis offrent leur temps et leurs bras pour réparer des toitures ou des fenêtres, tout ceci pendant que certains, vautrés dans leur fiel osent critiquer ces petits donateurs dont la dimension morale du plus petit de leurs gestes est aussi grande que la lâcheté méprisable des insectes nuisibles qui les calomnient.
 
"Save Donbass People" est une organisation humanitaire qui apporte son soutien et dirige les aides vers des familles durement touchées par la guerre. Ainsi, cette semaine une opération a été lancée par Christelle Néant de l'agence DONi Press pour aider une famille de Trudovsky (au Sud Ouest de Donetsk) dont la maison a été gravement endommagée par plusieurs bombardements...
 
Voir l'article référence, le lien ici : DONi Press
 
Si vous désirez participer à aider cette famille éprouvée par la vie et la guerre, vous pouvez contacter les responsables de cette action  ici :
 
- Christelle Néant  le lien ici : courriel 
- Andrey ( russophone) le lien ici : Vkontakte ou au +380 50 474-85-33.
 
Merci d'aider cette famille, soit en participant, soit en relayant comme ici l'information autour de vous 
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
*
*   *
 
Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
 
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Le torchon brûle entre Paris et Moscou. Le clabaudage pitoyable du caniche français contre l'ours russe. Par Erwan Castel.

11 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN.

Le torchon brûle entre Paris et Moscou

Le clabaudage pitoyable du caniche français contre l'ours russe

Le torchon brûle entre Paris et Moscou. Le clabaudage pitoyable du caniche français contre l'ours russe. Par Erwan Castel.
La diplomatie française est bien à l'image de son maladif porte avions Charles de Gaulle naviguant vers la Syrie sous commandement étasunien : celle d'un roquet affamé chassant pour son maître en échange de quelques os à ronger...
 
Depuis le départ du Général De Gaulle, qui avait su garantir une indépendance de la France autant qu'il savait entretenir malgré la guerre froide des relations amicales avec la Russie, les gouvernements successifs (dont on peut se demander si l'équation qualitative n'est pas n+1 < n) n'ont eu de cesse de s'aligner sur la politique étasunienne, jusqu'aux 2 derniers gouverneurs de la colonie France qui sont retournés servilement s'enfermer dans l'enclos de l'OTAN. 
 
La Russie n'oublie pas la perfidie française de Nicolas Sarkozy qui pour servir la stratégie de déstabilisation des pays arabes non alignés de son mentor américain va déclencher une agression militaire contre la Libye paralysée par une zone d'exclusion aérienne...
 
En Syrie, alors que les djihadistes lâchés par l'Oncle Sam contre le régime de Bachar el Assad ( et surtout les projets gaziers qu'il a signé avec l'Iran) subissent de graves revers militaires la diplomatie française aux ordres de Washington a tenté le 8 octobre de resservir à l'ONU la recette libyenne pour autoriser une agression des forces de l'OTAN contre l'Etat syrien.
Cette arrogance du laquais étasunien n'avait pas d'autre objectif que de provoquer un veto russe logique qui bien que légitime allait à son tour déclencher une levée d'indignations occidentales préparées, masquant dans l'opinion le refus de la résolution pacifique proposée par Moscou...
 
Ce veto Russe conspué par les représentants occidentaux a été qualifié "d'abus de pouvoir", alors que 3 jours avant les USA avaient bloqué une résolution condamnant le bombardement de l'ambassade russe de Damas par des djihadistes du Front Fatah al-Cham (ex-Front al-Nosra). Intervenant à quelques jours d'intervalle dans le même dossier, ces 2 vetos, l'américain protégeant une attaque terroriste et le russe empêchant une agression contre la Syrie, sont symboliques, en dehors des antagonismes politiques et économiques, de la fracture morale qui sépare la politique occidentale de la politique russe...
 
Le pire c'est que, pratiquant comme à l'accoutumée l'inversion accusatoire, les occidentaux relayés, par leurs chiens de garde propagandistes, ont accusé la Russie d'être cynique, dans la continuité des dernières vociférations psychotiques des néocons étasuniens...
 
Or, il suffit de lire les justifications à ce veto données par le Ministère russe des Affaires Etrangères pour s'apercevoir que la décision de Moscou contrairement aux clabaudages des serviteurs de Wall street et de la City, obéit à des principes moraux et des valeurs civilisatrices qui sont d'ailleurs défendues par le Droit international.
 
 
De la Syrie à l'Ukraine, défendre le Droit et la Civilisation
 
Vitaly Tchourkin l'ambassadeur de la Russie au Conseil de l'ONU
Ce texte est très important car il ne révèle pas seulement la position précise et technique de la diplomatie russe en Syrie, mais l'état d'esprit qui guide ses décisions à travers le Monde, et particulièrement en ce moment en Syrie et en Ukraine, l'autre dossier brûlant où Moscou doit affronter les déstabilisations étasuniennes que tentent de cacher des valets européens.
 
"Le 8 octobre, la Russie a voté contre le projet de résolution sur la Syrie présenté par la France au Conseil de sécurité de l'ONU.
 
Son texte, manifestement présenté sous incitation de Washington immédiatement après le refus des Etats Unis de remplir les accords russo-américains sur le règlement du conflit syrien, a profondément déformé la réalité de la situation, était politisé, déséquilibré et partisan. Toute la responsabilité quant à l'escalade des tensions en Syrie est en bloc attribuée au pouvoir du pays. Dans le même temps, en voulant interdire l'aviation dans la région d'Alep, il y a une réelle tentative de garantir une protection à Al Nusra et aux groupes terroristes affiliés malgré l'obligation des pays membres de l'ONU de mettre tous les moyens en oeuvre pour lutter contre la menace terroriste. Le projet français taisait totalement le fait que la crise humanitaire à Alep ait été artificiellement provoquée quand, en août et en septembre, les groupes terroristes ont refusé de laisser passer les convois humanitaires et ont menacé de tirer dessus. Dans le même temps, le projet ignore les enjeux d'un début, le plus rapide possible, du processus politique entre les forces syriennes, processus qui a été justement saboté par ces mêmes opposants que l'Occident protège et couvre envers et contre tout.
 
Lors de la discussion du projet, la partie russe a proposé toute une série d'amendements constructifs, dans le but de le rendre plus objectif. Nous avons insisté sur l'intégration du principe aujourd'hui essentiel d'une distinction claire et nette des forces ressortant d'une opposition "modérée" des terroristes. Nous avons rappelé les enjeux d'un déblocage de la route de Castello par les groupes combattant, qui est l'une des artères principales d'accès à l'est d'Alep. Nous avons défendu des mécanismes de cessez-le-feu, qui avaient été acceptés par le Groupe international de soutien à la Syrie, nous avons insisté pour une confirmation absolue des fondements négociés de la régulation de la crise syrienne dans les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
 
Afin de ne pas permettre une scission du Conseil de sécurité, nous avons proposé un compromis de projet de résolution.
 
Toutefois, les co-auteurs du projet français, encouragés par des critiques déchaînées de Damas, n'ont pu faire preuve de sagesse politique. A des négociations orientées vers des résultats positifs concrets, ils ont préféré la langue de l'ultimatum, une forte opération de communication, l'exploitation de la problématique humanitaire dans des buts politiques, éloignés des intérêts réels du peuple de Syrie, et également des autres peuples de la région. Il est significatif que notre refus de partager une telle ligne soit partagé par toute une série de membres du Conseil de sécurité.
 
L'échec de la tentative d'abus de l'autorité du Conseil de sécurité montre l'obsession des initiateurs de la résolution française pour l'idée d'un changement inconstitutionnel du régime en Syrie par l'implication des ressources de l'internationale terroriste, largement alimentée depuis l'étranger.
 
Il est parfaitement connu que la Russie n'est pas intervenue dans le conflit syrien pendant les quatre années durant lesquelles les gouvernements occidentaux ont alimenté les groupes armés terroristes et elle n'est entrée en Syrie sur demande de son gouvernement légitime que lorsqu'il y a eut un réel risque pour Damas d'être pris par les terroristes. Il était inadmissible que la Syrie encoure le même sort que l'Irak ou la Libye, avec le renversement desquels a commencé la déstabilisation du Moyen Orient, engendrant et l'état islamique et de nouvelles réincarnations d'"Al Qaïda" comme "Nusra". Il est regrettable que certains de nos partenaires ne tirent pas les leçons de l'histoire.
 
 
En regrettant profondément le préjudice qui a été porté aux efforts pour la régulation du conflit syrien par les tenants de l'intensification de la confrontation, la Russie reste fidèle à sa position de la recherche d'une solution politique à long terme du conflit syrien. Nous sommes prêts à un travail collectif constructif dans l'intérêt de l'exécution volontaire des engagements déjà pris et à la discussion concernant des pas supplémentaires, qui permettraient aux syriens eux-mêmes, par le dialogue de tous les groupes politiques et confessionnels, de déterminer l'avenir de leur pays sans intervention étrangère."
 
 
Le lendemain: les médias occidentaux rapportaient un clash entre les présidents russe et français au cours d'une conversation téléphonique. Cette conversation qui reste à confirmer aurait dégénéré après que Hollande se soit permis de critiquer le Président Poutine à propos des bombardements russes sur les "rebelles modérés". De là le ton aurait monté entre les 2 hommes, le russe rappelant au laquais étasunien l'agression illégale contre la Libye et que la Russie empêcherait même au prix d'une guerre que cela se reproduise ailleurs.
 
Une servilité française qui révèle l'hypocrisie de la stratégie occidentale en Ukraine
 
"La voix de son maître" 
La même politique française, servile en Syrie ne peut pas être indépendante en Ukraine, pas plus que les objectifs géopolitiques des occidentaux devant le même adversaire russe, ne peuvent être différents. Il faut donc ne voir dans les gesticulations menées par le Président français autour des accords de Minsk qu'une opération de contournement diplomatique et un gain de temps pour mieux terminer le travail de préemption territoriale de l'Ukraine entamée en 2014 sur le Maïdan. 

En effet si les occidentaux soutiennent si ouvertement la paix en Ukraine, c'est parce qu'ils savent justement les accords de Minsk impossibles à réaliser du côté ukrainien, et par le cynisme de cette politique hypocrite, ils peuvent faire traîner le conflit dans le Donbass dans, ou provoquer en cas de forcing du processus de paix un nouveau Maïdan et l'arrivée d'une équipe radicale encore plus russophobe...

Soutenir les accords de Minsk sans leur donner de vrais moyens d'être mis en oeuvre c'est juste cacher derrière un masque politiquement correct une stratégie de déstabilisation régionale qui n'attend que le feu vert de Washington et l'évolution syrienne pour réactiver ce deuxième front anti russe... Comme dans le jeu de Go la diplomatie étasunienne pousse son pion français à l'opposé de son objectif pour engager une diversion vers un blocage qui accélérera ensuite son attaque...

D'ailleurs la duplicité de cette diplomatie occidentale en Ukraine qui cherche à entretenir un conflit à feu doux, s'observe chaque jour sur la ligne de front du Donbass où , sous le regard laxiste des observateurs de l'OSCE, les soudards ukrainiens ont repris leurs bombardements contre la populations civile et leurs attaques sur le front, grâce aux aides de l'OTAN et aux subventions européennes.

Si le conflit syrien explose, ce que les derniers sabotages occidentaux réalisés à l'ONU laissent craindre, plusieurs scénarios sont alors possibles :
  • Suite à 1 incident initial grave (avion abattu par exemple) la peur d'un chaos nucléaire l'emporte et les négociations reprennent en Syrie (peu probable) et en Ukraine
  • La confrontation s'ouvre sur un conflit localisé entre les 2 coalitions (USA, OTAN et terroristes contre Russie Syrie et Iran) (difficile). Les négociations sont alors suspendues en Ukraine et :
  1. Soit la Syrie est libérée et les USA jettent l'éponge (ce qui m'étonnerait vu les enjeux)
  2. Soit la Syrie connait une partition territoriale et un nouveau conflit frontalier enlisé.
  • Les USA étendent progressivement leur confrontation avec Moscou à l'Europe par la réactivation d'un deuxième front en Ukraine pour forcer la Russie à contre-attaquer et engager un conflit mondial dans une phase  initiale conventionnelle.
  • La confrontation en Syrie provoque immédiatement un conflit global entre Washington et Moscou qui chercheront probablement à limiter sa durée par des frappes nucléaires stratégiques.
Dans toutes ses hypothèses il est regrettable et même dramatique d'observer le suivisme suicidaire des pays de l'Union Européenne comme cette France pris en otage par la mafia financière internationale et l'OTAN et qui risque de servir de chair à canon et champ de bataille pour défendre les intérêts d'une ploutocratie mondialiste qui elle restera à l'abri dans ses bunkers dorés d'outre atlantique. 

Aujourd’hui, c'est sans conteste cette servilité hallucinante à l'impérialisme étasunien des pays européens qui est la plus grande menace pour la paix et la civilisation occidentale, car sans cette soumission aveugle, les USA ne pourraient pas imposer leur ingérence arrogante de par le Monde et détruire impunément les valeurs humaines qui l'on bâti
 
Aujourd'hui le Monde danse sur un volcan et même si on s'efforce comme nous conseillait Antonio Gramsci « d'allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté », il faut reconnaître que notre avenir ressemble plus à une tempête de plus en plus sombre et inquiétante qu'à un oasis de tranquillité.
 
En attendant, ce qui est sûr, c'est que la France a définitivement baissé la tête et la culotte devant l'Oncle Sam, et que la clique d'incompétents qui est censé la représenter au lieu de soutenir aveuglément des criminels qui servent les intérêts étasuniens. 

Dans une bouffée délirante pitoyable, François Hollande, le gouverneur de la colonie étasunienne France,  a même menacé de Président Vladimir Poutine dont l'armée défait les terroristes en Syrie, de la Cour pénale internationale.

Ce pauvre hère qui fait honte à son pays devrait plutôt méditer cette formule de Jean Jacques Rousseau avant de rencontrer une nouvelle fois le Président russe Vladimir Poutine qui compte venir le 19 octobre inaugurer la nouvelle église orthodoxe de Paris:

 
« Un diplomate est celui qui tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de se taire. »
 
 
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
Source de l'article :
 


 
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Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
 
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[PÉTITION] Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

10 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'armée française, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Russie, #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme

[PÉTITION] Pour la dénonciation par la France du   traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Publié par El Diablo

[PÉTITION] Pour la dénonciation par la France du

traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées

du commandement intégré

Appel pluraliste :

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée Nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’OTAN n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs du présent appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique.

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-Unis et soutenue par l’UE, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement hostile à la Russie avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique antirusse provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale éventuellement nucléaire.

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les Etats Unis avec la complicité des Etats vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne.

Le gouvernement américain, fort d’une doctrine militaire incluant la guerre préventive et l’usage d’armement nucléaire en premier, doté de plus de 700 bases militaires réparties sur tout le globe, et décidé à combattre la menace terroriste sans la volonté d’en rechercher les causes, conduit l’OTAN et donc la France à participer, dans un chaos organisé, à une guerre permanente au mépris de nos intérêts et de notre propre sécurité. De la Yougoslavie à l’Irak, de la Syrie à la Libye, la France use son potentiel militaire et son crédit diplomatique et oublie les valeurs de son peuple, au profit d’une politique définie à Washington.

En réalité, les États-Unis mènent avec l’OTAN une politique d’agression et de guerre généralisée qui ne saurait demeurer plus longtemps celle de notre nation. Il est grand temps que la France recouvre la souveraineté de ses décisions et la liberté de choisir ses partenaires en conformité avec sa philosophie et les intérêts du peuple français.

Nous appelons à la dénonciation par la France de son appartenance au traité de l’Atlantique Nord et au retrait de ses armées du commandement intégré. La France en redevenant libre devra exiger la dissolution de l’OTAN qui n’a plus de raison d’être !

Paris le 1er juin 2015

********

Cet appel est ouvert à la signature des citoyens et organisations qui souhaitent contribuer à cette initiative. Il est initié par le Comité Valmy ainsi que par des militants, des personnalités et des organisations de sensibilités diverses de l’arc républicain.

POUR SIGNER LA PÉTITION SUR LE SITE DU COMITÉ VALMY

CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS

Pour la dénonciation par la France du traité de l'Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré Appel pluraliste (pétition) - COMITE VALMY

Appel pluraliste : Pour la dénonciation par la France du traité de l'Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré Le 21 (...)

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6031

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10 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'Italie., #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine

Publié par El Diablo

<a title="Le général Mark Milley, chef d'État-Major de l'Armée de Terre américaine (source :Fawkes News ) Le Chef d'État-Major de l'armée américaine menace violemment la Russie: " class="permalink" data-cke-saved-href="http://www.communcommune.com/2016/10/danger-de-guerre-le-chef-d-etat-major-de-l-armee-us-menace-la-russie.html" href="http://www.communcommune.com/2016/10/danger-de-guerre-le-chef-d-etat-major-de-l-armee-us-menace-la-russie.html" l'avez..."="" ne="" vous="" que="" durement="" plus="" battre="" allons="" nous="" et="" stopper=""> DANGER DE GUERRE – Le Chef d'État-Major de l'armée US menace la RUSSIE

 

Le général Mark Milley, chef d'État-Major de l'Armée de Terre américaine (source :Fawkes News )

Le général Mark Milley, chef d'État-Major de l'Armée de Terre américaine (source :Fawkes News )

Le Chef d'État-Major de l'armée américaine menace violemment la Russie: "nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l'avez jamais été auparavant"

https://www.youtube.com/watch?v=-wCwJ8pfXXo&feature=youtu.be

La rhétorique anti-russe est très en vogue ces derniers temps, surtout Outre-Atlantique mais aussi en Europe. Mais celle-ci est sans précédant et dépasse tout entendement. A défaut de sortir de la bouche d'un président sortant, cette déclaration sonne en tout point comme une réelle déclaration de guerre de l'armée américaine à l'attention de la Russie.

Ces mots ont été prononcés dans ce discours prétentieux et va-t-en-guerre du Chef d'État-Major de l'Armée américaine qui voudrait clairement embarquer la Russie dans un conflit ouvert. Il cite également une déclaration qu'aurait fait un ambassadeur russe que je n'ai pourtant trouvé nulle part sur la toile (intox?). Milley ne cite aucune référence précise sur les circonstances de cette déclaration choc. Il s'en sert néanmoins pour justifier sa rhétorique guerrière bien rodée.

Aujourd'hui, « Nous n'avons jamais été aussi proche d'une 3ème guerre mondiale », c'est un fait. Si la tension ne redescend pas rapidement, nous aurons beaucoup de chance si l'année se termine sans encombre. Les mondialistes veulent une guerre mondiale à tout prix et ils semblent très décidés à l'obtenir. Bien évidemment, en cas de guerre avec la Russie et en vertus des traités de l'OTAN, la France devra sans sourciller se ranger du côté des Etats-Unis et ses citoyens devront se résoudre à mourir pour la gloire de l'impérialisme américain et quelques psychopathes mondialistes. Sentez-vous venir l'odeur du souffre?

-------

Mardi (04/10/2016), le Chef d'État-Major de l'armée américaine a émis un avertissement sévère à l'encontre des menaces potentielles comme la Russie et a promis que l'armée vaincra tout ennemi dans un combat au sol.

"La volonté stratégique de notre nation, les États-Unis, est remise en cause et nos alliances sont testées de manières auxquelles nous n'avons pas été confrontées depuis de nombreuses décennies", a déclaré le général Mark Milley, Chef d'État-Major de l'Armée de Terre à son auditoire lors de la réunion annuelle de l'Association of the United States Army à Washington, DC.

«Je veux être bien clair avec ceux qui veulent nous faire du mal ... l'armée des États-Unis - en dépit de tous nos défis, en dépit de notre tempo opérationnel, en dépit de tout ce que nous avons fait, nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l'avez jamais été auparavant. Ne vous méprenez pas à ce sujet".

Les commentaires de Milley viennent au cours d'une année électorale où les électeurs vont décider d'un nouveau président et d'un commandant en chef et une période d'augmentation de l'activité militaire des concurrents quasi-pairs, y compris la Russie et la Chine.

L'armée a lutté pour reconstruire sa volonté après plus d'une décennie d'opérations de combat prolongées en Irak et en Afghanistan. Le service a considérablement réduit la taille de sa force depuis la guerre froide et a diminué son budget de modernisation dans la dernière décennie, affirme Milley.

"Alors que nous nous sommes concentrés sur la lutte anti-terroriste, d'autres pays comme la Russie, l'Iran, la Chine, la Corée du Nord nous ont étudié" a-t-il dit. "Ils ont étudié notre doctrine, nos tactiques, nos équipements, notre organisation, notre formation, notre leadership. Et, à leur tour, ils ont révisé leurs propres doctrines, et ils modernisent rapidement leurs armées aujourd'hui pour éviter nos forces dans l'espoir de nous vaincre à un certain moment dans l'avenir. "

Milley a également cité un haut responsable russe qui aurait déclaré publiquement: «L'ordre mondial établi subit un bouleversement fondamental" et que "la Russie peut maintenant mener une guerre conventionnelle en Europe et la gagner."

Le général a averti que la guerre future avec un adversaire quasi-pair sera "hautement létale, contrairement à ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre mondiale."

"Nos formations devront probablement être petites; nous devrons nous déplacer constamment," a-t-il dit. "Sur le champ de bataille future, si vous restez dans un endroit pendant plus de deux ou trois heures, vous serez mort."

Malgré les défis, Milley a déclaré que l'Armée de Terre s'adaptera pour survivre sur un champ de bataille aussi dangereux.

« C'est un défi de taille, pour sûr, de projeter sa puissance dans des théâtres contestés, combattre dans des zones urbaines très peuplées, pour survivre et gagner sur des champs de bataille intensément létaux et éparpillées et de créer des meneurs et des soldats qui peuvent l'emporter. Ce sera difficile? Oui, mais impossible? Absolument pas ", a déclaré Milley.

"Ne vous méprenez pas à ce sujet, nous pouvons maintenant et nous allons ... conserver la capacité de nous déployer rapidement," a-t-il dit, "et nous allons détruire tout ennemi ou qu'il se trouve et en tout temps."

SOURCE:

Le Chef d'État-Major de l'armée américaine menace violemment la Russie: "nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l'avez jamais été auparavant"

http://www.fawkes-news.com/2016/10/le-chef-detat-major-de-larmee.html

VISIONNEZ AUSSI CETTE VIDÉO :

Vladimir POUTINE: « L'OTAN nous pousse vers un conflit nucléaire »

Le président russe Vladimir Poutine parle aux journalistes des agences de presse du monde, lors de la deuxième journée (le 17 juin 2016) de St. Petersburg International Economic Forum de la Russie (de SPIEF).

https://www.youtube.com/watch?v=3Cme9Ur579s&feature=you

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Syrie: un véto russe à la résolution française au nom des valeurs européennes

9 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #l'ONU, #Terrorisme, #Daesch

dimanche 9 octobre 2016

Syrie: un véto russe à la résolution française au nom des valeurs européennes

 
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Alors que la France avait tout fait pour atteindre ce résultat, à savoir un véto de la Russie contre son projet de résolution, elle joue les ingénues, s'indigne comme une vierge effarouchée qui a soudain peur de se brûler. Comme l'affirme F. Hollande, à Tulle, en Corèze: 
"Un pays qui mettrait le veto à cette résolution serait discrédité aux yeux du monde." 
La Russie a mis son véto contre un texte inique, politisé qui veut protéger les groupes terroristes d'Al Nusra. La Russie s'est prononcée pour la protection de la population syrienne et non pour celle des groupes terroristes. La Russie s'est donc discréditée ... à Tulle. Il est parfois important d'être minoritaire. Mais si la presse française s'égosille sur le véto russe, les médias oublient de publier les explications fournies par le ministère des affaires étrangères russes. Comblons cette lacune.
 

 
Le projet de résolution présenté par la France a été voté par les membres du Conseil de sécurité, sauf par la Russie (qui est membre permanent et dont le vote est donc obligatoire pour faire passer un texte) et le Vénézuéla. La Chine et l'Angola se sont abstenus. Contre la position française, la Russie a également proposé sa version de résolution, mais qui ne prévoit pas d'arrêter de bombarder les groupes terroristes:
Mais le Conseil de Sécurité de l'ONU a rejeté le texte présenté par la Russie. Neuf des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont voté contre le texte, dont la France, les États-Unis et le Royaume-Uni. Le Venezuela, l'Égypte et la Chine ont voté avec la Russie pour soutenir son texte, tandis que l'Angola et l'Uruguay se sont abstenus.
Conclusion d'un des portes-paroles de notre belle coalition pour le terrorisme :
L'ambassadeur britannique à l'ONU, Matthew Rycroft, n'a pas hésité à parler de «veto solitaire» de la Russie et de vote «cynique».
Rappelons qu'il ne suffit pas d'être nombreux pour avoir raison. Et les raisons pour lesquelles la Russie a voté contre ce projet de résolution sont celles qui défendent les valeurs européennes historiques. Des valeurs humanistes, des valeurs de courage, des valeurs qui font que l'on ne sauve pas l'ennemi. C'est la Russie de Léningrad prête à se battre jusqu'à la mort, mais à emporter avec elle les nazis. Ce n'est pas un pays qui a créé le culte de la reddition.
 
Si ces valeurs sont devenues minoritaires, elles n'en sont pas moins justes. Voici la traduction intégrale de l'explication officielle donnée par le ministère des affaires étrangères russe. Bien loin du "cynisme".
 
Le 8 octobre, la Russie a voté contre le projet de résolution sur la Syrie présenté par la France au Conseil de sécurité de l'ONU.
 
Son texte, manifestement présenté sous incitation de Washington immédiatement après le refus des Etats Unis de remplir les accords russo-américains sur le règlement du conflit syrien, a profondément déformé la réalité de la situation, était politisé, déséquilibré et partisan. Toute la responsabilité quant à l'escalade des tensions en Syrie est en bloc attribuée au pouvoir du pays. Dans le même temps, en voulant interdir l'aviation dans la région d'Alep, il y a une réelle tentative de garantir une protection à Al Nusra et aux groupes terroristes affiliés malgré l'obligation des pays membres de l'ONU de mettre tous les moyens en oeuvre pour lutter contre la menace terroriste. Le projet français taisait totalement le fait que la crise humanitaire à Alep ait été artificiellement provoquée quand, en août et en septembre, les groupes terroristes ont refusé de laisser passer les convois humanitaires et ont menacé de tirer dessus. Dans le même temps, le projet ignore les enjeux d'un début, le plus rapide possible, du processus politique entre les forces syriennes, processus qui a été justement saboté par ces mêmes opposants que l'Occident protège et couvre envers et contre tout.
 
Lors de la discussion du projet, la partie russe a proposé toute une série d'amendements constructifs, dans le but de le rendre plus objectif. Nous avons insisté sur l'intégration du principe aujourd'hui essentiel d'une distinction claire et nette des forces ressortant d'une opposition "modérée" des terroristes. Nous avons rappelé les enjeux d'un déblocage de la route de Castello par les groupes combattant, qui est l'une des artères principales d'accès à l'est d'Alep. Nous avons défendu des mécanismes de cessez-le-feu, qui avaient été acceptés par le Groupe international de soutien à la Syrie, nous avons insisté pour une confirmation absolue des fondements négociés de la régulation de la crise syrienne dans les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
 
Afin de ne pas permettre une scission du Conseil de sécurité, nous avons proposé un compromis de projet de résolution.
 
Toutefois, les co-auteurs du projet français, encouragés par des critiques déchaînées de Damas, n'ont pu faire preuve de sagesse politique. A des négociations orientées vers des résultats positifs concrets, ils ont préféré la langue de l'ultimatum, une forte opération de communication, l'exploitation de la problématique humanitaire dans des buts politiques, éloignés des intérêts réels du peuple de Syrie, et également des autres peuples de la région. Il est significatif que notre refus de partager une telle ligne soit partagé par toute une série de membres du Conseil de sécurité.
 
L'échec de la tentative d'abus de l'autorité du Conseil de sécurité montre l'obsession des initiateurs de la résolution française pour l'idée d'un changement inconstitutionnel du régime en Syrie par l'implication des ressources de l'internationale terroriste, largement alimentée depuis l'étranger.
 
Il est parfaitement connu que la Russie n'est pas intervenue dans le conflit syrien pendant les quatre années durant lesquelles les gouvernements occidentaux ont alimenté les groupes armés terroristes et elle n'est entrée en Syrie sur demande de son gouvernement légitime que lorsqu'il y a eut un réel risque pour Damas d'être pris par les terroristes. Il était inadmissible que la Syrie encoure le même sort que l'Irak ou la Libye, avec le renversement desquels a commencé la destabilisation du Moyen Orient, engendrant et l'état islamique et de nouvelles réincarnations d'"Al Qaïda" comme "Nusra". Il est regrettable que certains de nos partenaires ne tirent pas les leçons de l'histoire.
 
En regrettant profondément le préjudice qui a été porté aux efforts pour la régulation du conflit syrien par les tenants de l'intensification de la confrontation, la Russie reste fidèle à sa position de la recherche d'une solution politique à long terme du conflit syrien. Nous sommes prêts à un travail collectif constructif dans l'intérêt de l'exécution volontaire des engagements déjà pris et à la discussion concernant des pas supplémentaires, qui permettraient aux syriens eux-mêmes, par le dialogue de tous les groupes politiques et confessionnels, de déterminer l'avenir de leur pays sans intervention étrangère.
 
Peut-être J.-M. Ayrault aurait pu nous épargner cette humiliation? La France directement montrée comme un simple porte-parole qui n'a plus sa voix, mais une sorte de marionnette que l'on fait parler avec d'autres mots, d'autres idées, défendants d'autres intérêts. Un texte rédigé "sous incitation de Washington", les "co-auteurs" de la résolution française, etc. Bref, un pays qui n'a plus de voix. Belle victoire diplomatique de la France. Sur le fond, ce projet de résolution ne mérite même pas la peine d'en parler. Le pouvoir français a manifestement trop bien pris l'habitude de laisser passer l'ennemi, de ne pas se battre, de baisser les armes et de s'en remettre à d'autres. Faut-il donc remettre les syriens à Al Nusra?
 
 
 
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