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Le blog de Lucien PONS

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Pour obtenir la victoire sur la Russie les autorités ukrainiennes sont prêtes à une nouvelle opération sous faux drapeau de type MH17… en Syrie

12 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Terrorisme

Pour obtenir la victoire sur la Russie les autorités ukrainiennes sont prêtes à une nouvelle opération sous faux drapeau de type MH17… en Syrie

L'information selon laquelle le vol Kiev-Amman a dévié de sa route et a passé plus de temps que prévu dans le ciel syrien est inquiétante…

L'Occident en général, et les États-Unis en particulier ne peuvent restaurer le statu quo perdu qu'avec le départ d'Assad. Mais le soutien fourni par la Russie aux dirigeants et aux forces gouvernementales syriennes réduit les chances de la coalition à zéro. Ils n'ont pas réussi à forcer Poutine à trahir sa parole et ses actes quelque soient les sanctions ou les menaces.

Mais personne n'est prêt à se battre à la baïonnette avec l'insolente Russie. De véritables actions militaires, comme les autorités ukrainiennes en rêvent tellement sont impossibles en principe. La Pologne et les états Baltes le confirmeraient les premiers, eux dont les bases militaires seraient détruites par une frappe de représailles russe en cas de début de conflit armé. Donc la guerre, au sens habituel du terme est à oublier.

Leur seule chance de renverser la tendance en leur faveur serait de faire de Poutine un criminel de guerre. La manière la plus rapide et la plus efficace pour que ce conte-de-fées-favori-des-mêmes-autorités-ukrainiennes devienne réalité serait d'abattre un avion civil dans la zone où sont situés les missiles antiaériens russes en Syrie. Malgré la situation, le ciel syrien n'est pas fermé aux avions civils. Bien sûr les routes pour les vols commerciaux ne passent pas au dessus des zones de combat, néanmoins une phrase du contrôleur aérien peut suffire pour changer la situation.

Compte tenu de la situation actuelle, rien ne peut être écarté. C'est pourquoi, l'information selon laquelle le vol Kiev-Amman a dévié de sa route initiale et a passé plus de temps dans le ciel syrien que ce qui était prévu est très curieux.

Déviation vol Kiev-Amman

Je souligne que la première information sur la déviation dangereuse de la route de ce vol est apparue sur la page Twitter de Julian Roepcke – un chroniqueur politique du journal allemand Bild – qui est connu pour sa russophobie enragée. Pour situer le journaliste, il attribue systématiquement la responsabilité des morts en Syrie et dans le Donbass sur la Russie.

L'apparition d'un tel post sur sa page peut difficilement être considéré comme un accident. Je reconnais là totalement l'une des étapes de préparation d'une provocation à grande échelle. Le Département d'État adore utiliser des informations venant des réseaux sociaux. Et si soudainement nos amis américains décident en effet d'abattre un autre avion civil (peut importe avec l'aide de qui), ils auront déjà des preuves.

C'est-à-dire que la probabilité qu'une opération « Boeing-2 » soit prévue est très forte, mais qu'au lieu des Ukrainiens, le sale boulot sera fait par les combattants de « l'opposition syrienne modérée ». Bien sûr, ce n'est pas la seule façon de coincer la Russie dans un scénario déjà testé. Cependant, à l'heure actuelle, les subtilités d'un « plan B » ne sont pas encore au point.

Je ne crois pas aux coïncidences. À l'heure actuelle, chaque coïncidence doit être considérée comme une chaîne d'événements bien élaborée.

L'Occident rappelle trop souvent à Poutine le sort de Kadhafi, Hussein et Milosevic. Cependant, contrairement aux dirigeants de ces pays, accusés de crimes de guerre contre leur propre peuple, Poutine et la Russie sont aujourd'hui hors de portée. Et il y a peu de chances de réussir à présenter cela comme une intervention de « libération ».

Cela veut dire qu'ils ont besoin d'un prétexte officiel. Les erreurs du MH17, qui les ont empêchés d'obtenir le résultat désiré sans ambiguïté, ont été prises en compte. Maintenant, ils vont agir avec plus de précaution.

Et le fait qu'ils puissent, très probablement, utiliser un vol ukrainien - c'est là que la situation est particulièrement cynique. Car dans le quadrilatère Occident-Russie-Syrie-Ukraine, tellement d'énergie et de moyens ont été investis qu'ils vont essayer d'en retirer un maximum de profits.

Imaginez les gros titres : « Les S-400 russes ont abattu un avion ukrainien dans le ciel syrien ».

Certains au Pentagone sont prêts à vendre leur âme au diable pour une telle chance...

PS :

1. Les autorités ukrainiennes, pour l'amour de la provocation qui peut leur fournir la « victoire » tant convoitée sur la Russie, sont prêtes aujourd’hui à sacrifier une centaine de leurs citoyens.
2. Prêtez attention au fait que depuis que la Russie a déclaré qu'elle ne cherchera pas à identifier les objectifs et la nationalité des objets volants, personne n'a depuis traversé cette zone. Mais avec cet incident - c'est comme si le feu vert avait été donné pour le faire...
3. Si ce précédent avec le changement de route a eu lieu, cela signifie que maintenant la Russie doit avoir des doutes chaque fois un objet apparaît dans le champ de vision des S-300 / S-400: « Peut-être est-ce un avion ukrainien qui a décidé d'offrir des sensations fortes à ses passagers? » Et cela fera perdre un temps précieux à la Russie.
4. Les drones et avions de combat ennemis volant « très serré » pourront obtenir là une couverture parfaite.
5. En ce qui concerne les avantages que l'Occident recevra en cas d'avion civil abattu, il est même inutile de spéculer …

Rayon d'action S-300 et S-400 russes

Yulia Vitiazeva pour News Front

Traduction depuis l'anglais (StalkerZone) par Christelle Néant

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Commentaires

  • Commentaire de Louis JULIA le 12 Oct 2016

    Entièrement d'accord avec cette analyse. J'ai publié l'info dès qu'elle est apparue dans des twitts, et je l'ai répercutée sur Spoutnik:
    09/10/2016 https://fr.sputniknews.com/international/201610091028101858-boeing-aeroport-prague/
    PUBLICATION : 08/10/2016 Un charter ukrainien faisant la ligne Kiev-Amman s'est dangereusement aventuré au-dessus de la Syrie dans une zone qui est utilisée par les avions militaires gouvernementaux et russes pour partir en opération.
    https://www.rusdialog.ru/news/81948_1475951761
    Il s'agit d'un Boeing 737 de la compagnie ukrainienne de charters Bravo Airways, vol Kiev-Amman, dont l'équipage a décidé de délaisser l'itinéraire sûr afin de raccourcir le vol et d'économiser du carburant. Il a donc engagé son avion dans une zone proche de Damas qui est utilisée pour les départs en mission des avions militaires. Mais surtout, l'avion s'est retrouvé à peu de distance de la portée des radars qui commandent les missiles S 300 installés par les Russes.

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Kiev persiste et signe... "Un petit peuple libre est plus grand qu'un grand peuple esclave." Victor Hugo.

11 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN.

mardi 11 octobre 2016

Kiev persiste et signe...

 
"Un petit peuple libre est plus grand 
qu'un grand peuple esclave."
 
Victor Hugo
 
Kiev persiste et signe... "Un petit peuple libre est plus grand qu'un grand peuple esclave." Victor Hugo.
Dans la soirée du 10 au 11 octobre 2016, l'artillerie ukrainienne a continué à bombarder le territoire de la République populaire de Donetsk. Au total 462 obus ont frappé principalement les secteurs de Yasinovataya (Nord Est de Donetsk) Trudovsky, t Aleksandrovka (Sud Ouest de Donetsk) et Kominternovo,Sahanka (Sud de la DNR)
 
Mais c'est dans ce dernier secteur de Sahanka, proche de la mer d'Azov, que les tirs ukrainiens (plus de 200 obus de mortiers et d'obusiers) ont fait le plus de dégâts et surtout 2 nouvelles victimes civiles, 2 femmes touchées par des éclats d'obus dont une succombera à l'hôpital au milieu de la nuit. 

Au total depuis 3 jours cette zone du front est devenue le point le plus critique du moment enregistrant suite aux bombardements répétés et une attaque terrestre 3 morts (2 soldats et 1 civile), 5 blessés et 1 soldat capturé.
 
Pendant ce temps là à Kiev, les représentants du gouvernement Porochenko ont décliné leur participation à la prochaine réunion du Quartet Normandie (France, Allemagne, Ukraine Russie) chargé d'impulser le processus de Paix signé à Minsk. La raison invoquée à ce retrait des négociations est que le gouvernement ukrainien n'a pas donné son consentement pour l'application de la feuille de route des accords de Minsk (élections locales, statut spécial...) Nous voyons donc arriver le processus dans l'impasse inévitable du fait du refus catégorique de l'actuelle Verkona rada (assemblée ukrainienne) de procéder à une réforme constitutionnelle autorisant la mise en oeuvre des accords de Minsk.
 
Ce blocage était prévisible du fait de la constitution actuelle du parlement ukrainien sous la coupe réglée de radicaux nationalistes et d'oligarques corrompus qui refusent de voir s'achever l'éclatement de l'Ukraine par un processus de fédéralisation et d'autonomie des régions.
 
 
Les aboiements des roquets ukrops...
 
 
Encouragés par l'aggravation de le crise syrienne et des relations entre Washington et Moscou, les roquets de la "coalition de la guerre" s'en donnent à haine-joie sur les bancs de la Verkhona Rada ou sur les pages des réseaux sociaux thérapeutiques...
 
Ainsi Oleksandr Turchynov l'ex Pésident putschiste du Maïdanet actuel  chef de la sécurité et la défense du Conseil national de l'Ukraine a t-il déclaré que "la Russie est aujourd'hui un facteur de risque majeur, à la fois en Europe et dans le monde." Quant au petit Führer et député Iarosh, il pousse quant à lui le délire jusqu'à voir les chars ukrainiens dans Rostov et Kransnodar !
 
Le 23 septembre 2016, un participant à l'émission télévisée ukrainienne Shuster Live, se lâche et dénonce la réalité des parlementaires ukrainiens qui ne représentent qu'eux mêmes.
 
La réalité du parlement ukrainien
Au niveau international la crise syrienne provoque déjà des crispations diplomatiques majeures qui augurent d'une extension du conflit levantin. Ainsi pour rester autour des accords de Minsk qui sont mort nés depuis 2 ans, ils risquent d'être les premières victimes du différend qui oppose aujourd'hui Moscou à Washington via Paris qui assume plus le rôle de caniche étasunien que de médiateur européen souverain. Après la visite arrogante du ministre français des affaires étrangères à Moscou, la résolution présentée par la France à l'ONU dans le dossier syrien, plus destinée à provoquer un veto russe logique et énervé que d'ouvrir une porte à la Paix, a jeté un froid glacial entre les 2 capitales, au point que le Président russe a annulé la visite qu'il devait effectuer à Paris le 19 octobre prochain
 
Le peuple du Donbass uni autour de sa Liberté 
 
Dans le Donbass, les familles qui se préparent à affronter à nouveau les froidures de l'hiver et les brûlures de la guerre continuent de faire bloc autour de leurs représentants et de défendre leur droit à disposer d'eux mêmes en combattant l'agression ukrainienne ou en refusant comme à Lugansk une ingérence militaire occidentale qui utiliserait  dans le cheval de Troie.
 
Ainsi à Lugansk, plus de 17 000 personnes se sont rassemblées pour protester contre le projet occidental récurrent de'organiser une présence militaires armée étrangère dans le Donbass sous prétexte de mission internationale de maintien de la paix. Les milliers de familles venues manifester ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à l'intervention étrangère sous prétexte d'une mission armée", "Lugansk contre les envahisseurs", "la mission armée = intervention militaire" "Nous assurons nous mêmes notre propre sécurité." etc... L'expérience des opérations occidentales passées comme en Yougoslavie par exemple reste ancrée dans les mémoires ...
 
 

Un appel humanitaire
 
A Donetsk, l'approche de l'hiver inquiète les familles bombardées sur le front dont certaines démunies ont besoin d'aide pour réparer les dégâts causés par l'artillerie ukrainienne. L'action humanitaire est souvent un vol de colibris qui modestement apportent chacun leur goutte d'eau au dessus de l'incendie. 
 
Certains volontaires venus ici aident comme ils peuvent la population en donnant 500 roubles ici ou en offrant un repas ailleurs, d'autres plus démunis offrent leur temps et leurs bras pour réparer des toitures ou des fenêtres, tout ceci pendant que certains, vautrés dans leur fiel osent critiquer ces petits donateurs dont la dimension morale du plus petit de leurs gestes est aussi grande que la lâcheté méprisable des insectes nuisibles qui les calomnient.
 
"Save Donbass People" est une organisation humanitaire qui apporte son soutien et dirige les aides vers des familles durement touchées par la guerre. Ainsi, cette semaine une opération a été lancée par Christelle Néant de l'agence DONi Press pour aider une famille de Trudovsky (au Sud Ouest de Donetsk) dont la maison a été gravement endommagée par plusieurs bombardements...
 
Voir l'article référence, le lien ici : DONi Press
 
Si vous désirez participer à aider cette famille éprouvée par la vie et la guerre, vous pouvez contacter les responsables de cette action  ici :
 
- Christelle Néant  le lien ici : courriel 
- Andrey ( russophone) le lien ici : Vkontakte ou au +380 50 474-85-33.
 
Merci d'aider cette famille, soit en participant, soit en relayant comme ici l'information autour de vous 
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
 
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Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
 
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Le torchon brûle entre Paris et Moscou. Le clabaudage pitoyable du caniche français contre l'ours russe. Par Erwan Castel.

11 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine, #le nazisme, #L'OTAN.

Le torchon brûle entre Paris et Moscou

Le clabaudage pitoyable du caniche français contre l'ours russe

Le torchon brûle entre Paris et Moscou. Le clabaudage pitoyable du caniche français contre l'ours russe. Par Erwan Castel.
La diplomatie française est bien à l'image de son maladif porte avions Charles de Gaulle naviguant vers la Syrie sous commandement étasunien : celle d'un roquet affamé chassant pour son maître en échange de quelques os à ronger...
 
Depuis le départ du Général De Gaulle, qui avait su garantir une indépendance de la France autant qu'il savait entretenir malgré la guerre froide des relations amicales avec la Russie, les gouvernements successifs (dont on peut se demander si l'équation qualitative n'est pas n+1 < n) n'ont eu de cesse de s'aligner sur la politique étasunienne, jusqu'aux 2 derniers gouverneurs de la colonie France qui sont retournés servilement s'enfermer dans l'enclos de l'OTAN. 
 
La Russie n'oublie pas la perfidie française de Nicolas Sarkozy qui pour servir la stratégie de déstabilisation des pays arabes non alignés de son mentor américain va déclencher une agression militaire contre la Libye paralysée par une zone d'exclusion aérienne...
 
En Syrie, alors que les djihadistes lâchés par l'Oncle Sam contre le régime de Bachar el Assad ( et surtout les projets gaziers qu'il a signé avec l'Iran) subissent de graves revers militaires la diplomatie française aux ordres de Washington a tenté le 8 octobre de resservir à l'ONU la recette libyenne pour autoriser une agression des forces de l'OTAN contre l'Etat syrien.
Cette arrogance du laquais étasunien n'avait pas d'autre objectif que de provoquer un veto russe logique qui bien que légitime allait à son tour déclencher une levée d'indignations occidentales préparées, masquant dans l'opinion le refus de la résolution pacifique proposée par Moscou...
 
Ce veto Russe conspué par les représentants occidentaux a été qualifié "d'abus de pouvoir", alors que 3 jours avant les USA avaient bloqué une résolution condamnant le bombardement de l'ambassade russe de Damas par des djihadistes du Front Fatah al-Cham (ex-Front al-Nosra). Intervenant à quelques jours d'intervalle dans le même dossier, ces 2 vetos, l'américain protégeant une attaque terroriste et le russe empêchant une agression contre la Syrie, sont symboliques, en dehors des antagonismes politiques et économiques, de la fracture morale qui sépare la politique occidentale de la politique russe...
 
Le pire c'est que, pratiquant comme à l'accoutumée l'inversion accusatoire, les occidentaux relayés, par leurs chiens de garde propagandistes, ont accusé la Russie d'être cynique, dans la continuité des dernières vociférations psychotiques des néocons étasuniens...
 
Or, il suffit de lire les justifications à ce veto données par le Ministère russe des Affaires Etrangères pour s'apercevoir que la décision de Moscou contrairement aux clabaudages des serviteurs de Wall street et de la City, obéit à des principes moraux et des valeurs civilisatrices qui sont d'ailleurs défendues par le Droit international.
 
 
De la Syrie à l'Ukraine, défendre le Droit et la Civilisation
 
Vitaly Tchourkin l'ambassadeur de la Russie au Conseil de l'ONU
Ce texte est très important car il ne révèle pas seulement la position précise et technique de la diplomatie russe en Syrie, mais l'état d'esprit qui guide ses décisions à travers le Monde, et particulièrement en ce moment en Syrie et en Ukraine, l'autre dossier brûlant où Moscou doit affronter les déstabilisations étasuniennes que tentent de cacher des valets européens.
 
"Le 8 octobre, la Russie a voté contre le projet de résolution sur la Syrie présenté par la France au Conseil de sécurité de l'ONU.
 
Son texte, manifestement présenté sous incitation de Washington immédiatement après le refus des Etats Unis de remplir les accords russo-américains sur le règlement du conflit syrien, a profondément déformé la réalité de la situation, était politisé, déséquilibré et partisan. Toute la responsabilité quant à l'escalade des tensions en Syrie est en bloc attribuée au pouvoir du pays. Dans le même temps, en voulant interdire l'aviation dans la région d'Alep, il y a une réelle tentative de garantir une protection à Al Nusra et aux groupes terroristes affiliés malgré l'obligation des pays membres de l'ONU de mettre tous les moyens en oeuvre pour lutter contre la menace terroriste. Le projet français taisait totalement le fait que la crise humanitaire à Alep ait été artificiellement provoquée quand, en août et en septembre, les groupes terroristes ont refusé de laisser passer les convois humanitaires et ont menacé de tirer dessus. Dans le même temps, le projet ignore les enjeux d'un début, le plus rapide possible, du processus politique entre les forces syriennes, processus qui a été justement saboté par ces mêmes opposants que l'Occident protège et couvre envers et contre tout.
 
Lors de la discussion du projet, la partie russe a proposé toute une série d'amendements constructifs, dans le but de le rendre plus objectif. Nous avons insisté sur l'intégration du principe aujourd'hui essentiel d'une distinction claire et nette des forces ressortant d'une opposition "modérée" des terroristes. Nous avons rappelé les enjeux d'un déblocage de la route de Castello par les groupes combattant, qui est l'une des artères principales d'accès à l'est d'Alep. Nous avons défendu des mécanismes de cessez-le-feu, qui avaient été acceptés par le Groupe international de soutien à la Syrie, nous avons insisté pour une confirmation absolue des fondements négociés de la régulation de la crise syrienne dans les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
 
Afin de ne pas permettre une scission du Conseil de sécurité, nous avons proposé un compromis de projet de résolution.
 
Toutefois, les co-auteurs du projet français, encouragés par des critiques déchaînées de Damas, n'ont pu faire preuve de sagesse politique. A des négociations orientées vers des résultats positifs concrets, ils ont préféré la langue de l'ultimatum, une forte opération de communication, l'exploitation de la problématique humanitaire dans des buts politiques, éloignés des intérêts réels du peuple de Syrie, et également des autres peuples de la région. Il est significatif que notre refus de partager une telle ligne soit partagé par toute une série de membres du Conseil de sécurité.
 
L'échec de la tentative d'abus de l'autorité du Conseil de sécurité montre l'obsession des initiateurs de la résolution française pour l'idée d'un changement inconstitutionnel du régime en Syrie par l'implication des ressources de l'internationale terroriste, largement alimentée depuis l'étranger.
 
Il est parfaitement connu que la Russie n'est pas intervenue dans le conflit syrien pendant les quatre années durant lesquelles les gouvernements occidentaux ont alimenté les groupes armés terroristes et elle n'est entrée en Syrie sur demande de son gouvernement légitime que lorsqu'il y a eut un réel risque pour Damas d'être pris par les terroristes. Il était inadmissible que la Syrie encoure le même sort que l'Irak ou la Libye, avec le renversement desquels a commencé la déstabilisation du Moyen Orient, engendrant et l'état islamique et de nouvelles réincarnations d'"Al Qaïda" comme "Nusra". Il est regrettable que certains de nos partenaires ne tirent pas les leçons de l'histoire.
 
 
En regrettant profondément le préjudice qui a été porté aux efforts pour la régulation du conflit syrien par les tenants de l'intensification de la confrontation, la Russie reste fidèle à sa position de la recherche d'une solution politique à long terme du conflit syrien. Nous sommes prêts à un travail collectif constructif dans l'intérêt de l'exécution volontaire des engagements déjà pris et à la discussion concernant des pas supplémentaires, qui permettraient aux syriens eux-mêmes, par le dialogue de tous les groupes politiques et confessionnels, de déterminer l'avenir de leur pays sans intervention étrangère."
 
 
Le lendemain: les médias occidentaux rapportaient un clash entre les présidents russe et français au cours d'une conversation téléphonique. Cette conversation qui reste à confirmer aurait dégénéré après que Hollande se soit permis de critiquer le Président Poutine à propos des bombardements russes sur les "rebelles modérés". De là le ton aurait monté entre les 2 hommes, le russe rappelant au laquais étasunien l'agression illégale contre la Libye et que la Russie empêcherait même au prix d'une guerre que cela se reproduise ailleurs.
 
Une servilité française qui révèle l'hypocrisie de la stratégie occidentale en Ukraine
 
"La voix de son maître" 
La même politique française, servile en Syrie ne peut pas être indépendante en Ukraine, pas plus que les objectifs géopolitiques des occidentaux devant le même adversaire russe, ne peuvent être différents. Il faut donc ne voir dans les gesticulations menées par le Président français autour des accords de Minsk qu'une opération de contournement diplomatique et un gain de temps pour mieux terminer le travail de préemption territoriale de l'Ukraine entamée en 2014 sur le Maïdan. 

En effet si les occidentaux soutiennent si ouvertement la paix en Ukraine, c'est parce qu'ils savent justement les accords de Minsk impossibles à réaliser du côté ukrainien, et par le cynisme de cette politique hypocrite, ils peuvent faire traîner le conflit dans le Donbass dans, ou provoquer en cas de forcing du processus de paix un nouveau Maïdan et l'arrivée d'une équipe radicale encore plus russophobe...

Soutenir les accords de Minsk sans leur donner de vrais moyens d'être mis en oeuvre c'est juste cacher derrière un masque politiquement correct une stratégie de déstabilisation régionale qui n'attend que le feu vert de Washington et l'évolution syrienne pour réactiver ce deuxième front anti russe... Comme dans le jeu de Go la diplomatie étasunienne pousse son pion français à l'opposé de son objectif pour engager une diversion vers un blocage qui accélérera ensuite son attaque...

D'ailleurs la duplicité de cette diplomatie occidentale en Ukraine qui cherche à entretenir un conflit à feu doux, s'observe chaque jour sur la ligne de front du Donbass où , sous le regard laxiste des observateurs de l'OSCE, les soudards ukrainiens ont repris leurs bombardements contre la populations civile et leurs attaques sur le front, grâce aux aides de l'OTAN et aux subventions européennes.

Si le conflit syrien explose, ce que les derniers sabotages occidentaux réalisés à l'ONU laissent craindre, plusieurs scénarios sont alors possibles :
  • Suite à 1 incident initial grave (avion abattu par exemple) la peur d'un chaos nucléaire l'emporte et les négociations reprennent en Syrie (peu probable) et en Ukraine
  • La confrontation s'ouvre sur un conflit localisé entre les 2 coalitions (USA, OTAN et terroristes contre Russie Syrie et Iran) (difficile). Les négociations sont alors suspendues en Ukraine et :
  1. Soit la Syrie est libérée et les USA jettent l'éponge (ce qui m'étonnerait vu les enjeux)
  2. Soit la Syrie connait une partition territoriale et un nouveau conflit frontalier enlisé.
  • Les USA étendent progressivement leur confrontation avec Moscou à l'Europe par la réactivation d'un deuxième front en Ukraine pour forcer la Russie à contre-attaquer et engager un conflit mondial dans une phase  initiale conventionnelle.
  • La confrontation en Syrie provoque immédiatement un conflit global entre Washington et Moscou qui chercheront probablement à limiter sa durée par des frappes nucléaires stratégiques.
Dans toutes ses hypothèses il est regrettable et même dramatique d'observer le suivisme suicidaire des pays de l'Union Européenne comme cette France pris en otage par la mafia financière internationale et l'OTAN et qui risque de servir de chair à canon et champ de bataille pour défendre les intérêts d'une ploutocratie mondialiste qui elle restera à l'abri dans ses bunkers dorés d'outre atlantique. 

Aujourd’hui, c'est sans conteste cette servilité hallucinante à l'impérialisme étasunien des pays européens qui est la plus grande menace pour la paix et la civilisation occidentale, car sans cette soumission aveugle, les USA ne pourraient pas imposer leur ingérence arrogante de par le Monde et détruire impunément les valeurs humaines qui l'on bâti
 
Aujourd'hui le Monde danse sur un volcan et même si on s'efforce comme nous conseillait Antonio Gramsci « d'allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté », il faut reconnaître que notre avenir ressemble plus à une tempête de plus en plus sombre et inquiétante qu'à un oasis de tranquillité.
 
En attendant, ce qui est sûr, c'est que la France a définitivement baissé la tête et la culotte devant l'Oncle Sam, et que la clique d'incompétents qui est censé la représenter au lieu de soutenir aveuglément des criminels qui servent les intérêts étasuniens. 

Dans une bouffée délirante pitoyable, François Hollande, le gouverneur de la colonie étasunienne France,  a même menacé de Président Vladimir Poutine dont l'armée défait les terroristes en Syrie, de la Cour pénale internationale.

Ce pauvre hère qui fait honte à son pays devrait plutôt méditer cette formule de Jean Jacques Rousseau avant de rencontrer une nouvelle fois le Président russe Vladimir Poutine qui compte venir le 19 octobre inaugurer la nouvelle église orthodoxe de Paris:

 
« Un diplomate est celui qui tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de se taire. »
 
 
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
Source de l'article :
 


 
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Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
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Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
 
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[PÉTITION] Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

10 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #L'armée française, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Russie, #Europe supranationale, #Ukraine, #le nazisme

[PÉTITION] Pour la dénonciation par la France du   traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Publié par El Diablo

[PÉTITION] Pour la dénonciation par la France du

traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées

du commandement intégré

Appel pluraliste :

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée Nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’OTAN n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs du présent appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique.

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-Unis et soutenue par l’UE, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement hostile à la Russie avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique antirusse provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale éventuellement nucléaire.

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les Etats Unis avec la complicité des Etats vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne.

Le gouvernement américain, fort d’une doctrine militaire incluant la guerre préventive et l’usage d’armement nucléaire en premier, doté de plus de 700 bases militaires réparties sur tout le globe, et décidé à combattre la menace terroriste sans la volonté d’en rechercher les causes, conduit l’OTAN et donc la France à participer, dans un chaos organisé, à une guerre permanente au mépris de nos intérêts et de notre propre sécurité. De la Yougoslavie à l’Irak, de la Syrie à la Libye, la France use son potentiel militaire et son crédit diplomatique et oublie les valeurs de son peuple, au profit d’une politique définie à Washington.

En réalité, les États-Unis mènent avec l’OTAN une politique d’agression et de guerre généralisée qui ne saurait demeurer plus longtemps celle de notre nation. Il est grand temps que la France recouvre la souveraineté de ses décisions et la liberté de choisir ses partenaires en conformité avec sa philosophie et les intérêts du peuple français.

Nous appelons à la dénonciation par la France de son appartenance au traité de l’Atlantique Nord et au retrait de ses armées du commandement intégré. La France en redevenant libre devra exiger la dissolution de l’OTAN qui n’a plus de raison d’être !

Paris le 1er juin 2015

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Cet appel est ouvert à la signature des citoyens et organisations qui souhaitent contribuer à cette initiative. Il est initié par le Comité Valmy ainsi que par des militants, des personnalités et des organisations de sensibilités diverses de l’arc républicain.

POUR SIGNER LA PÉTITION SUR LE SITE DU COMITÉ VALMY

CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS

Pour la dénonciation par la France du traité de l'Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré Appel pluraliste (pétition) - COMITE VALMY

Appel pluraliste : Pour la dénonciation par la France du traité de l'Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré Le 21 (...)

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6031

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10 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #La Russie, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'Italie., #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine

Publié par El Diablo

<a title="Le général Mark Milley, chef d'État-Major de l'Armée de Terre américaine (source :Fawkes News ) Le Chef d'État-Major de l'armée américaine menace violemment la Russie: " class="permalink" data-cke-saved-href="http://www.communcommune.com/2016/10/danger-de-guerre-le-chef-d-etat-major-de-l-armee-us-menace-la-russie.html" href="http://www.communcommune.com/2016/10/danger-de-guerre-le-chef-d-etat-major-de-l-armee-us-menace-la-russie.html" l'avez..."="" ne="" vous="" que="" durement="" plus="" battre="" allons="" nous="" et="" stopper=""> DANGER DE GUERRE – Le Chef d'État-Major de l'armée US menace la RUSSIE

 

Le général Mark Milley, chef d'État-Major de l'Armée de Terre américaine (source :Fawkes News )

Le général Mark Milley, chef d'État-Major de l'Armée de Terre américaine (source :Fawkes News )

Le Chef d'État-Major de l'armée américaine menace violemment la Russie: "nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l'avez jamais été auparavant"

https://www.youtube.com/watch?v=-wCwJ8pfXXo&feature=youtu.be

La rhétorique anti-russe est très en vogue ces derniers temps, surtout Outre-Atlantique mais aussi en Europe. Mais celle-ci est sans précédant et dépasse tout entendement. A défaut de sortir de la bouche d'un président sortant, cette déclaration sonne en tout point comme une réelle déclaration de guerre de l'armée américaine à l'attention de la Russie.

Ces mots ont été prononcés dans ce discours prétentieux et va-t-en-guerre du Chef d'État-Major de l'Armée américaine qui voudrait clairement embarquer la Russie dans un conflit ouvert. Il cite également une déclaration qu'aurait fait un ambassadeur russe que je n'ai pourtant trouvé nulle part sur la toile (intox?). Milley ne cite aucune référence précise sur les circonstances de cette déclaration choc. Il s'en sert néanmoins pour justifier sa rhétorique guerrière bien rodée.

Aujourd'hui, « Nous n'avons jamais été aussi proche d'une 3ème guerre mondiale », c'est un fait. Si la tension ne redescend pas rapidement, nous aurons beaucoup de chance si l'année se termine sans encombre. Les mondialistes veulent une guerre mondiale à tout prix et ils semblent très décidés à l'obtenir. Bien évidemment, en cas de guerre avec la Russie et en vertus des traités de l'OTAN, la France devra sans sourciller se ranger du côté des Etats-Unis et ses citoyens devront se résoudre à mourir pour la gloire de l'impérialisme américain et quelques psychopathes mondialistes. Sentez-vous venir l'odeur du souffre?

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Mardi (04/10/2016), le Chef d'État-Major de l'armée américaine a émis un avertissement sévère à l'encontre des menaces potentielles comme la Russie et a promis que l'armée vaincra tout ennemi dans un combat au sol.

"La volonté stratégique de notre nation, les États-Unis, est remise en cause et nos alliances sont testées de manières auxquelles nous n'avons pas été confrontées depuis de nombreuses décennies", a déclaré le général Mark Milley, Chef d'État-Major de l'Armée de Terre à son auditoire lors de la réunion annuelle de l'Association of the United States Army à Washington, DC.

«Je veux être bien clair avec ceux qui veulent nous faire du mal ... l'armée des États-Unis - en dépit de tous nos défis, en dépit de notre tempo opérationnel, en dépit de tout ce que nous avons fait, nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l'avez jamais été auparavant. Ne vous méprenez pas à ce sujet".

Les commentaires de Milley viennent au cours d'une année électorale où les électeurs vont décider d'un nouveau président et d'un commandant en chef et une période d'augmentation de l'activité militaire des concurrents quasi-pairs, y compris la Russie et la Chine.

L'armée a lutté pour reconstruire sa volonté après plus d'une décennie d'opérations de combat prolongées en Irak et en Afghanistan. Le service a considérablement réduit la taille de sa force depuis la guerre froide et a diminué son budget de modernisation dans la dernière décennie, affirme Milley.

"Alors que nous nous sommes concentrés sur la lutte anti-terroriste, d'autres pays comme la Russie, l'Iran, la Chine, la Corée du Nord nous ont étudié" a-t-il dit. "Ils ont étudié notre doctrine, nos tactiques, nos équipements, notre organisation, notre formation, notre leadership. Et, à leur tour, ils ont révisé leurs propres doctrines, et ils modernisent rapidement leurs armées aujourd'hui pour éviter nos forces dans l'espoir de nous vaincre à un certain moment dans l'avenir. "

Milley a également cité un haut responsable russe qui aurait déclaré publiquement: «L'ordre mondial établi subit un bouleversement fondamental" et que "la Russie peut maintenant mener une guerre conventionnelle en Europe et la gagner."

Le général a averti que la guerre future avec un adversaire quasi-pair sera "hautement létale, contrairement à ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre mondiale."

"Nos formations devront probablement être petites; nous devrons nous déplacer constamment," a-t-il dit. "Sur le champ de bataille future, si vous restez dans un endroit pendant plus de deux ou trois heures, vous serez mort."

Malgré les défis, Milley a déclaré que l'Armée de Terre s'adaptera pour survivre sur un champ de bataille aussi dangereux.

« C'est un défi de taille, pour sûr, de projeter sa puissance dans des théâtres contestés, combattre dans des zones urbaines très peuplées, pour survivre et gagner sur des champs de bataille intensément létaux et éparpillées et de créer des meneurs et des soldats qui peuvent l'emporter. Ce sera difficile? Oui, mais impossible? Absolument pas ", a déclaré Milley.

"Ne vous méprenez pas à ce sujet, nous pouvons maintenant et nous allons ... conserver la capacité de nous déployer rapidement," a-t-il dit, "et nous allons détruire tout ennemi ou qu'il se trouve et en tout temps."

SOURCE:

Le Chef d'État-Major de l'armée américaine menace violemment la Russie: "nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l'avez jamais été auparavant"

http://www.fawkes-news.com/2016/10/le-chef-detat-major-de-larmee.html

VISIONNEZ AUSSI CETTE VIDÉO :

Vladimir POUTINE: « L'OTAN nous pousse vers un conflit nucléaire »

Le président russe Vladimir Poutine parle aux journalistes des agences de presse du monde, lors de la deuxième journée (le 17 juin 2016) de St. Petersburg International Economic Forum de la Russie (de SPIEF).

https://www.youtube.com/watch?v=3Cme9Ur579s&feature=you

[PÉTITION] Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

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Syrie: un véto russe à la résolution française au nom des valeurs européennes

9 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #l'ONU, #Terrorisme, #Daesch

dimanche 9 octobre 2016

Syrie: un véto russe à la résolution française au nom des valeurs européennes

 
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Alors que la France avait tout fait pour atteindre ce résultat, à savoir un véto de la Russie contre son projet de résolution, elle joue les ingénues, s'indigne comme une vierge effarouchée qui a soudain peur de se brûler. Comme l'affirme F. Hollande, à Tulle, en Corèze: 
"Un pays qui mettrait le veto à cette résolution serait discrédité aux yeux du monde." 
La Russie a mis son véto contre un texte inique, politisé qui veut protéger les groupes terroristes d'Al Nusra. La Russie s'est prononcée pour la protection de la population syrienne et non pour celle des groupes terroristes. La Russie s'est donc discréditée ... à Tulle. Il est parfois important d'être minoritaire. Mais si la presse française s'égosille sur le véto russe, les médias oublient de publier les explications fournies par le ministère des affaires étrangères russes. Comblons cette lacune.
 

 
Le projet de résolution présenté par la France a été voté par les membres du Conseil de sécurité, sauf par la Russie (qui est membre permanent et dont le vote est donc obligatoire pour faire passer un texte) et le Vénézuéla. La Chine et l'Angola se sont abstenus. Contre la position française, la Russie a également proposé sa version de résolution, mais qui ne prévoit pas d'arrêter de bombarder les groupes terroristes:
Mais le Conseil de Sécurité de l'ONU a rejeté le texte présenté par la Russie. Neuf des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont voté contre le texte, dont la France, les États-Unis et le Royaume-Uni. Le Venezuela, l'Égypte et la Chine ont voté avec la Russie pour soutenir son texte, tandis que l'Angola et l'Uruguay se sont abstenus.
Conclusion d'un des portes-paroles de notre belle coalition pour le terrorisme :
L'ambassadeur britannique à l'ONU, Matthew Rycroft, n'a pas hésité à parler de «veto solitaire» de la Russie et de vote «cynique».
Rappelons qu'il ne suffit pas d'être nombreux pour avoir raison. Et les raisons pour lesquelles la Russie a voté contre ce projet de résolution sont celles qui défendent les valeurs européennes historiques. Des valeurs humanistes, des valeurs de courage, des valeurs qui font que l'on ne sauve pas l'ennemi. C'est la Russie de Léningrad prête à se battre jusqu'à la mort, mais à emporter avec elle les nazis. Ce n'est pas un pays qui a créé le culte de la reddition.
 
Si ces valeurs sont devenues minoritaires, elles n'en sont pas moins justes. Voici la traduction intégrale de l'explication officielle donnée par le ministère des affaires étrangères russe. Bien loin du "cynisme".
 
Le 8 octobre, la Russie a voté contre le projet de résolution sur la Syrie présenté par la France au Conseil de sécurité de l'ONU.
 
Son texte, manifestement présenté sous incitation de Washington immédiatement après le refus des Etats Unis de remplir les accords russo-américains sur le règlement du conflit syrien, a profondément déformé la réalité de la situation, était politisé, déséquilibré et partisan. Toute la responsabilité quant à l'escalade des tensions en Syrie est en bloc attribuée au pouvoir du pays. Dans le même temps, en voulant interdir l'aviation dans la région d'Alep, il y a une réelle tentative de garantir une protection à Al Nusra et aux groupes terroristes affiliés malgré l'obligation des pays membres de l'ONU de mettre tous les moyens en oeuvre pour lutter contre la menace terroriste. Le projet français taisait totalement le fait que la crise humanitaire à Alep ait été artificiellement provoquée quand, en août et en septembre, les groupes terroristes ont refusé de laisser passer les convois humanitaires et ont menacé de tirer dessus. Dans le même temps, le projet ignore les enjeux d'un début, le plus rapide possible, du processus politique entre les forces syriennes, processus qui a été justement saboté par ces mêmes opposants que l'Occident protège et couvre envers et contre tout.
 
Lors de la discussion du projet, la partie russe a proposé toute une série d'amendements constructifs, dans le but de le rendre plus objectif. Nous avons insisté sur l'intégration du principe aujourd'hui essentiel d'une distinction claire et nette des forces ressortant d'une opposition "modérée" des terroristes. Nous avons rappelé les enjeux d'un déblocage de la route de Castello par les groupes combattant, qui est l'une des artères principales d'accès à l'est d'Alep. Nous avons défendu des mécanismes de cessez-le-feu, qui avaient été acceptés par le Groupe international de soutien à la Syrie, nous avons insisté pour une confirmation absolue des fondements négociés de la régulation de la crise syrienne dans les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
 
Afin de ne pas permettre une scission du Conseil de sécurité, nous avons proposé un compromis de projet de résolution.
 
Toutefois, les co-auteurs du projet français, encouragés par des critiques déchaînées de Damas, n'ont pu faire preuve de sagesse politique. A des négociations orientées vers des résultats positifs concrets, ils ont préféré la langue de l'ultimatum, une forte opération de communication, l'exploitation de la problématique humanitaire dans des buts politiques, éloignés des intérêts réels du peuple de Syrie, et également des autres peuples de la région. Il est significatif que notre refus de partager une telle ligne soit partagé par toute une série de membres du Conseil de sécurité.
 
L'échec de la tentative d'abus de l'autorité du Conseil de sécurité montre l'obsession des initiateurs de la résolution française pour l'idée d'un changement inconstitutionnel du régime en Syrie par l'implication des ressources de l'internationale terroriste, largement alimentée depuis l'étranger.
 
Il est parfaitement connu que la Russie n'est pas intervenue dans le conflit syrien pendant les quatre années durant lesquelles les gouvernements occidentaux ont alimenté les groupes armés terroristes et elle n'est entrée en Syrie sur demande de son gouvernement légitime que lorsqu'il y a eut un réel risque pour Damas d'être pris par les terroristes. Il était inadmissible que la Syrie encoure le même sort que l'Irak ou la Libye, avec le renversement desquels a commencé la destabilisation du Moyen Orient, engendrant et l'état islamique et de nouvelles réincarnations d'"Al Qaïda" comme "Nusra". Il est regrettable que certains de nos partenaires ne tirent pas les leçons de l'histoire.
 
En regrettant profondément le préjudice qui a été porté aux efforts pour la régulation du conflit syrien par les tenants de l'intensification de la confrontation, la Russie reste fidèle à sa position de la recherche d'une solution politique à long terme du conflit syrien. Nous sommes prêts à un travail collectif constructif dans l'intérêt de l'exécution volontaire des engagements déjà pris et à la discussion concernant des pas supplémentaires, qui permettraient aux syriens eux-mêmes, par le dialogue de tous les groupes politiques et confessionnels, de déterminer l'avenir de leur pays sans intervention étrangère.
 
Peut-être J.-M. Ayrault aurait pu nous épargner cette humiliation? La France directement montrée comme un simple porte-parole qui n'a plus sa voix, mais une sorte de marionnette que l'on fait parler avec d'autres mots, d'autres idées, défendants d'autres intérêts. Un texte rédigé "sous incitation de Washington", les "co-auteurs" de la résolution française, etc. Bref, un pays qui n'a plus de voix. Belle victoire diplomatique de la France. Sur le fond, ce projet de résolution ne mérite même pas la peine d'en parler. Le pouvoir français a manifestement trop bien pris l'habitude de laisser passer l'ennemi, de ne pas se battre, de baisser les armes et de s'en remettre à d'autres. Faut-il donc remettre les syriens à Al Nusra?
 
 
 
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Le discours de POUTINE à l’ONU: jugez sur pièces

9 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #l'ONU, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Publié par El Diablo

 

Le discours de Vladimir POUTINE à la tribune de l'ONU 

 

Vladimir ‪‎Poutine à la tribune de l'ONU

Vladimir ‪‎Poutine à la tribune de l'ONU

TRADUCTION SIMULTANÉE EN FRANÇAIS

Le président russe Vladimir Poutine a prononcé lundi 28 septembre 2015 un discours historique lors de la 70e session de l'Assemblée générale de l'Onu. Après dix ans d’absence, le dirigeant russe est de retour à la tribune de marbre vert.

Le 5 Octobre 2016

 

Ce que dit Poutine mérite d’être entendu, discuté, c’est une proposition basée sur ce qui fonde le droit international, c’est-à-dire la souveraineté des nations. C’est la vision fondatrice de Kant, de la modernité, et effectivement notre système qui est celui des croisades (avec des prétextes faussement humanitaires) est en contradiction avec ce droit international, donc un danger pour la paix. L’appel répété à une morale dont nous serions nous occidentaux les juges, les gendarmes et in fine les gangsters, s’appuie sur un système de propagande qui mène au désastre. On peut penser ce que l’on veut de Poutine, il est clair que son discours direct, prononcé après un entretien avec le président des Etats-Unis, est réaliste et l’accuser de volonté de domination c’est faire bon marché de l’histoire des agressions mondiales réelles. Le fait par exemple que ceux qui bombardent en Syrie sans accord avec le pays bombardé ce ne sont pas les Russes mais bien les Etats-Unis et la coalition qui viennent de faire échouer un cessez le feu en bombardant l’armée syrienne et en tuant une soixantaine de ses soldats dans leur pays.

Ce discours a été prononcé le lundi 28 septembre (2015) lors de la 70e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, en fin d’après-midi, alors que Barak Obama avait prononcé le sien en début d’après-midi. Cela faisait 10 ans que le président de la Russie ne s’était pas exprimé à l’ONU. Le sujet principal de son intervention concerne la crise du Proche-Orient et la lutte contre le terrorisme islamique.

« Le 70e anniversaire de l’ONU est l’occasion d’évoquer le passé mais aussi de réfléchir à notre avenir commun. En 1945, les pays vainqueurs du nazisme ont uni leurs efforts pour poser des fondements solides à l’ordre mondial de l’après-guerre. Je rappellerai que c’est dans mon pays en Crimée, à Yalta que se sont réunis les dirigeants de la coalition anti-hitlérienne pour décider de la création de l’ONU et des principes régissant les relations entre les États. 

Le traité de Yalta est donc né d’énormes souffrances, il incarne le pris payé par des millions de gens qui ont perdu la vie pendant la guerre; deux guerres mondiales qui ont ravagé la planète au XXème siècle. Et soyons ici objectif, c’est ce système qui a aidé l’humanité à traverser des événements turbulents aux suites parfois dramatiques et qui a préservé le monde de bouleversements plus grands encore.

L’Organisation des Nations-Unies est sans pareil pour ce qui est de son universalité et de sa représentativité. Or ces derniers temps l’ONU est le plus souvent critiquée parce qu’elle manquerait d’efficacité (…)

V.Poutine

« Ceux qui sont au sommet de la pyramide »

Nous savons tous qu’après la fin de la guerre froide, il n’y a eu plus qu’un centre de domination dans le monde entier et ceux qui étaient au sommet de la pyramide se sont dit: puisque nous sommes aussi forts et exceptionnels, personne ne sait mieux que nous ce qui est possible, ce qu’il faut faire et par conséquent il n’y a plus à rendre compte aux Nations-Unies, puisqu’il arrive très souvent que cette organisation gêne et ne fasse que mettre des bâtons dans les roues au lieu de faire adopter des décisions afin de légitimer les actes nécessaires. Des rumeurs ont surgi alors, disant que l’Organisation des Nations Unies dans la forme sous laquelle elle avait été créée a déjà rempli sa mission historique et était devenue obsolète. Naturellement le monde change et l’ONU doit aussi s’adapter à cette transformation. La Russie est prête à contribuer à cet effort avec ses partenaires sur la base d’un large consensus, mais nous considérons comme étant extrêmement dangereuses les tentatives qui visent à ébranler l’autorité et la légitimité des Nations unies. Cela risque à conduire à l’effondrement de toute l’architecture des relations internationales. Dans ce cas il ne resterait plus aucune règle sinon le droit du plus fort. Ce serait un monde dans lequel l’égoïsme se substituerait au travail d’équipe. Un monde dans lequel il y aurait de plus en plus d’oppression,  et de moins en moins d’égalité des droits, de démocratie réelle et de liberté, un monde dans lequel au lieu d’États véritablement indépendants existeraient des régimes qui, de facto seraient des protectorats et des territoires contrôlés de l’extérieur.

Pour un nouvel ordre mondial multipolaire

Comment définir la souveraineté nationale dont mes collègues ont déjà parlé ? Avant tout la question de la liberté, liberté de choix pour chaque individu et chaque État. Il se pose aussi la question de la légitimité étatique. Il ne faut pas jouer ici avec les mots. Chaque terme de droit international, chaque dossier de droit international doit être clair, transparent et se fonder sur des critères qui sont compris de manière uniforme.  Nous sommes tous différents et c’est là quelque chose qu’il faut respecter. Personne n’est obligé de s’adapter à un mode de développement unique qui serait reconnu une fois pour toutes par quelqu’un comme étant le seul valable. Nous devons tous garder présent à l’esprit le passé.

« L’histoire de l’Union soviétique n’a pas servi de leçon »

Ainsi il faut se souvenir de l’histoire de l’Union soviétique. Lorsque l’on exporte des expériences sociales, lorsque l’on exporte ses propres clichés idéologiques pour obtenir des changements dans tel ou tel pays on débouche très souvent sur des conséquences dramatiques, et sur un recul plutôt que sur un progrès. Pourtant on a l’impression que certains préfèrent répéter les fautes des autres plutôt que d’en tirer les leçons.

Aujourd’hui il s’agit de l’exportation des soi-disant révolutions démocratiques. Une exportation qui se poursuit. Il suffit de voir de plus près ce qui se passe au Proche-Orient et en Afrique du Nord dont ont aussi parlé les interlocuteurs précédents. Naturellement dans ces régions se posent des problèmes d’ordre politique et social et les populations souhaitaient un changement. Mais que s’est-il passé ?

« Les soi-disant révolutions démocratiques »

L’intervention agressive extérieure n’a guère débouché sur des réformes des institutions de l’État, le mode de vie tout entier a été anéanti et plutôt que le triomphe de la démocratie et du progrès, on a pu voir la pauvreté, la violence et la catastrophe sociale. Et les droits de l’homme, y compris le droit à la vie ont été gravement oubliés. On a envie de demander à ceux qui sont à l’origine de tout cela : est-ce que vous prenez au moins conscience de ce que vous avez fait ? Mais je crains que cette interrogation ne reste lettre morte, car les politiques qui se basent sur la confiance en soi excessive, le principe d’exclusivité et la certitude d’impunité, perdurent.

Il est alors évident que la vie politique qui s’est instaurée dans certains pays du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord ont eu comme répercussion la création de zones d’anarchie qui ont immédiatement commencé d’attirer extrémistes et terroristes. Des dizaines de milliers de terroristes sont déjà venus combattre sous les drapeaux de ce qu’on appelle l’Etat islamique. Avec parmi eux d’anciens soldats irakiens qui en 2003 se sont trouvés à la rue à la suite de l’invasion militaire en Irak.

Le recrutement était même organisé par le biais de la Libye dont les structures étatiques ont été démantelées suite à la violation flagrante de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. En ce moment des membres de l’opposition syrienne dite modérée et soutenue par l’Occident adhèrent à  ces mouvements radicalisés. On leur donne des armes, on leur fournit une formation militaire et ensuite ils se retrouvent du côté de l’Etat islamique.

« L’Etat islamique lui-même n’a pas surgi de nulle part »

L’Etat islamique lui-même n’a pas surgi de nulle part. Il a été au départ nourri et choyé car apparaissant comme outil de lutte contre des régimes laïcs indésirables. Une fois sa ligne de déploiement acquise en Syrie et en Irak, l’Etat islamique continue inexorablement sa progression vers d’autres territoires pour assurer sa domination sur le monde islamique et au-delà. Son intention est manifestement loin de se borner à ces projets. L’état de chose actuel est donc plus que dangereux. Il est hypocrite et irresponsable de dénoncer solennellement la menace du terrorisme international tout en fermant les yeux par ailleurs sur ses canaux de financement et les soutiens au terrorisme. Notamment le trafic de drogue, la contrebande de pétrole et d’armes. Il est aussi irresponsable de manipuler ces réseaux extrémistes afin de les engager à ses propres services pour défendre ses propres fins politiques, tout en espérant ensuite leur régler leur compte et les anéantir.

Ceux qui se comportent ainsi doivent l’entendre mesdames et messieurs, vous avez affaire là à des gens cruels, mais absolument pas stupides pour autant et pas primaires. Ils ne sont pas plus bêtes que vous et on ne sait pas en définitive qui manipule qui ?

Les données récentes sur les transferts d’armes à l’opposition « modérée », entre guillemets, en sont la meilleure preuve.

« Flirter avec les terroristes »

Nous considérons que toute tentative de flirter avec les terroristes ou de les armer est une approche myope qui risque de provoquer l’incendie et de faire déborder la menace terroriste qui pourrait se propager à de nouvelles régions de la planète. D’autant plus que dans les camps d’entrainement de l’Etat islamique se retrouvent des combattants en provenance d’un peu partout, y compris de pays européens.

Malheureusement et je le dis très clairement, la Russie ne fait pas exception, on ne doit pas tolérer que les criminels qui ont déjà flairé le sang puissent aussitôt revenir chez eux et continuer leur œuvre sinistre. Nous ne souhaitons pas que cela se passe ainsi et je pense que personne ne le souhaite.

La Russie soutient « l’Irak, la Syrie et d’autres pays »

La Russie s’est toujours prononcée de manière ferme et conséquente contre le terrorisme sous toutes ses formes. Aujourd’hui nous apportons notre soutien militaire et technique à l’Irak, à la Syrie et à d’autres pays de la région qui mènent le combat contre les groupements terroristes. Nous pensons que c’est une grave erreur de refuser de coopérer avec les autorités et l’armée gouvernementale syrienne, alors qu’ils font preuve de beaucoup de courage en affrontant la terreur. Il faut dire aussi qu’il n’y a plus personne d’autre en Syrie qui mène le combat contre l’État islamique et autres organisations terroristes, sinon l’armée gouvernementale du président Assad.

Nous savons les problèmes de la région, nous savons ses contradictions, il faut partir de ces réalités. Chers collègues, je dois aussi souligner que cette approche honnête et directe a été récemment utilisée comme un prétexte pour accuser la Russie de faire montre d’ambitions croissantes, comme si ceux qui le disaient n’avaient pas eux-mêmes des ambitions [dit-il d’un air ironique]. De fait il ne s’agit pas ici des ambitions de la Russie, chers collègues, mais du fait qu’on ne peut tolérer la situation qui est en train de se développer dans le monde.

« Création d’une véritable  coalition contre le terrorisme »

Dans la réalité nous proposons de suivre les valeurs et les intérêts communs et non pas de nous inspirer d’ambitions quelconques et d’unir nos efforts sur la base du droit international pour résoudre les problèmes qui se posent et pour créer une véritable coalition à portée mondiale contre le terrorisme qui pourra rallier des forces prêtes à agir comme on l’a fait contre le nazisme.

Naturellement les pays musulmans sont les pays clef de cette coalition car non seulement l’État islamique représente une menace directe, mais bien au-delà par leurs crimes sanglants, ils sont les terroristes profanes d’une des plus grandes religion qui soit, l’Islam. Les idéologues et combattants islamiques se moquent de l’Islam et le dénaturent. J’en profite pour lancer un appel aux maîtres spirituels du monde musulman. Plus que jamais aujourd’hui nous avons besoin de votre autorité et de vos prêches pour prévenir la démarche inconsciente de ceux qu’on essaye de recruter, mais aussi pour essayer de venir en aide à ceux qui se font duper et qui, dans certaines circonstances, se sont retrouvés dans les rangs terroristes. Il faut les aider à revenir à la vie normale, à déposer les armes et à mettre fin à leur (?). Dans quelques jours la Russie va présider une réunion du  Conseil de sécurité qui sera consacrée à l’analyse en profondeur des menaces qui existent dans l’espace du Proche-Orient. L’idée est avant tout de discuter d’une nouvelle résolution visant à coordonner les démarches de toutes les forces qui font face à l’Etat islamique et à d’autres structures terroristes.

Je le répète une telle coordination doit se fonder sur le respect des principes inscrits dans la Charte des Nations-unies. Nous comptons que la communauté internationale saura élaborer une stratégie globale de stabilisation politique et de redressement social et économique du Moyen-Orient.

« Il ne sera plus nécessaire de construire des camps pour les réfugiés »

Alors, mesdames et messieurs, il ne sera plus nécessaire de construire des camps pour accueillir les réfugiés. Aujourd’hui une personne sur cinq a quitté son pays d’origine déferle sur les pays voisins et d’abord dans l’Europe et on les compte déjà par centaine de milliers et bientôt par millions. Il s’agit d’une nouvelle et tragique grande vague de migration et des leçons à tirer notamment pour les européens.

Je voudrais souligner que les réfugiés sans aucun doute ont besoin de compassion et de soutien, mais pour venir à bout de ce problème il n’y a d’autres remèdes que de rétablir les structures de l’Etat là où elles ont été anéanties. Ceci par le renforcement des institutions étatiques encore intactes ou en cours de reconstitution. Grâce aussi à la fourniture de l’assistance militaire, économique et matérielle pour les pays en difficulté et naturellement  par une assistance apportée aux personnes qui malgré les épreuves ne quittent pas leurs pays.

« Assistance aux personnes qui ne quittent pas leurs pays »

Il va de soi que toute assistance apportée aux états souverains ne doit pas leur être imposée, mais doit être proposée en pleine conformité avec la charte des nations unies. En d’autres termes, tout ce qui est fait, tout ce qui sera fait doit l’être conformément aux normes du droit international et doit être approuvé et doit être appuyé par l’ONU. Tout ce qui va à l’encontre de la charte universelle doit être rejeté.

Et avant cela il est essentiel de reconstituer les structures gouvernementales en Libye et soutenir le gouvernement. (…) »

Le retour de la guerre froide et Ukraine

Ensuite Vladimir Poutine déplore la manière de penser bloc contre bloc comme au temps de la Guerre froide qui domine actuellement avec l’élargissement de l’OTAN. Tôt ou tard, selon lui, cette logique devait mener à une crise géopolitique, comme avec l’Ukraine où une guerre civile a été déclenchée. Il traite rapidement le sujet de l’Ukraine et de la révolution Orange orchestrée depuis l’extérieur, avec la volonté manifestée du respect des accords de Minsk et de tenir compte des droits des populations du Donbass pour que l’Ukraine soit un Etat civilisé, un maillon entre l’Europe et l’Asie.

« Un petit cercle d’amis décident en cachette »

Il déplore la façon sournoise qui transgresse les lois internationales concernant les sanctions unilatérales qui sont devenues la norme et servent à supprimer des concurrents. Des unions se créent, dit-il, sans consulter les habitants des différents pays. Tout se fait en cachette, on nous met devant le fait accompli. « Il s’agit d’un réel petit cercle d’amis qui décide »

La Russie propose d’harmoniser les différents projets économiques fondés sur des règles uniques.

Quant au changement climatique, nous voulons que la conférence sur le climat de Paris porte ses fruits, dit-il.(…)

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Ce discours de Vladimir Poutine, a été retranscrit au mot-à-mot, pour sa majeure partie, tel qu’il a été diffusé en direct selon la traduction orale instantanée de l’ONU. E.D.

 

SOURCE:

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L’ennemi commun des peuples : Le moment Hillary par Bruno Guigue

9 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #le nazisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch

Source : Comité Valmy, Bruno Guigue, 03-10-2016

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Le moment Hillary

L’avantage, avec Hillary Clinton, c’est qu’elle annonce clairement la couleur. A grand renfort de rhétorique chauvine, la candidate démocrate galvanise les énergies du complexe militaro-industriel, du lobby sioniste et de la finance mondialisée. Elle est fière comme un Artaban de ses exploits guerriers en Libye. Elle promet de liquider sans délai Bachar Al-Assad. Elle couvre d’injures le président de la Russie et l’accuse de comploter contre son élection. D’une arrogance à toute épreuve, Hillary version 2016 incarne cette fraction de l’oligarchie yankee qui est prête à tout pour étendre sa domination. Mais pour bien comprendre cette séquence politique que j’appellerai le « moment Hillary », il faut la resituer dans un continuum historique.

Clinton, Bush Jr, Obama : depuis 1992, les trois présidents qui se sont succédé à la Maison Blanche n’ont pas ménagé leur peine pour servir une oligarchie qui se gave des prodigieux dividendes de la merveilleuse mondialisation libérale. Le plus décrié des trois, George W. Bush, n’a pas eu besoin, pourtant, d’inféoder la politique de son pays aux majors pétrolières et aux magnats de l’armement : elle était déjà sous leur coupe depuis longtemps ! Prototype du guerrier pacifiste, redoutable expert en communication, son prédécesseur Bill Clinton a largement contribué à cette inféodation, et il a légué un héritage politique dont on a parfois tendance à oublier l’importance.

Cet héritage, il faut le rappeler, est inséparable des circonstances exceptionnelles qui l’ont vu naître. L’élection de Bill Clinton eut lieu au lendemain d’un événement majeur, l’effondrement de l’URSS. Cette disparition de la superpuissance rivale ouvrit la voie à l’instauration d’un monde unipolaire. Poussant les feux de la globalisation économique, servant docilement les intérêts du capital financier, cet apôtre décontracté du mondialisme conforta la domination sans partage de Washington. Bill Clinton n’a pas inventé l’impérialisme, mais il l’a étendu à la planète. De quelle manière ? En réalisant trois avancées hégémoniques auxquelles Hillary compte bien s’arc-bouter pour repousser encore plus loin les limites du leadership US.

Lourde de conséquences, la première avancée hégémonique fut la transformation de l’OTAN en machine de guerre agressive. Bras séculier d’une alliance défensive destinée à parer à la « menace soviétique », cet appareil guerrier survécut à son ennemi potentiel. Au lieu de le dissoudre, les dirigeants US en firent une machine à émasculer les vieilles nations occidentales et l’instrument d’une offensive permanente contre Moscou. Provocation sans précédent, cette alliance belliqueuse élargie aux pays de l’Est européen a atteint les frontières occidentales de la Russie.

La deuxième avancée hégémonique de l’ère Clinton est de nature idéologique. Pour justifier l’intervention militaire contre un Etat souverain, on invoquerait désormais le prétexte des droits de l’homme. Cette doctrine fut expérimentée dans les Balkans, où la propagande humanitaire servit de paravent à l’ingérence dans les affaires intérieures de la Serbie, ce petit Etat au nationalisme ombrageux et jaloux de son intégrité territoriale. On inventa alors au Kosovo un génocide qui n’eut jamais lieu, on bombarda les infrastructures serbes, puis on confia le service après-vente de ce désastre à Bernard Kouchner, dont le don pour le maniement de la serpillière est de notoriété mondiale.

Cette opération militaire eut pour résultat de créer un Etat voyou, livré clé en main à une mafia particulièrement glauque dont le ralliement à l’Occident lui permit d’accroître les marges bénéficiaires de ses trafics en tout genre. Pour la première fois, un Etat-croupion fut porté sur les fonts baptismaux par une intervention militaire de l’OTAN en l’absence de mandat de l’ONU et en violation flagrante de la loi internationale. On croyait naïvement que l’intangibilité des frontières était un principe de droit international. C’est fini. La politique des droits de l’homme lui a tordu le cou.

Troisième avancée hégémonique, enfin : le génie inventif de la présidence Clinton porta sur la façon de faire la guerre. Avec les bombardements frénétiques infligés à la Somalie, à l’Irak et à la Serbie, le Pentagone expérimenta sa « révolution dans les affaires militaires ». Au lieu d’expédier sur place des troupes risquant de se faire hacher menu, Washington frappa ses ennemis, du haut du ciel, en déchaînant attaques aériennes et missiles de croisière. D’une parfaite asymétrie, ces frappes chirurgicales cumulaient les avantages de l’ubiquité, de la précision et de l’absence de pertes dans le camp du bien.

Embrigadement des alliés dans une OTAN sans frontières, droit-de-l’hommisme en casque lourd et déchaînement du feu céleste contre les récalcitrants : ces trois sauts qualitatifs ont fourni un modèle inoxydable de politique étrangère. Même les détracteurs républicains de Bill Clinton ont retenu la leçon. Ses successeurs George W. Bush et Barack Obama n’y ont pas dérogé. Le premier a profité du 11 septembre pour lâcher les faucons du Pentagone sur le Moyen-Orient, mais cet interventionnisme a fait l’effet d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Devant ce fiasco, le peuple américain élut en 2008 un démocrate plutôt avenant qui avait pour carte de visite son opposition à cette aventure guerrière. Hélas l’illusion fut de courte durée, et la politique néo-conservatrice continua de plus belle.

Afin de limiter l’envoi de troupes sur le champ de bataille, Barack Obama a préféré le « leading from behind » à l’intervention directe. Mais il a aussi intensifié la guerre des drones et maintenu le bagne de Guantanamo. Jouant avec le feu, il a pactisé avec Al-Qaida, fait détruire la Libye par ses larbins européens et vainement tenté d’anéantir la Syrie, où il est tombé sur un os nommé Poutine. C’est pourquoi il a installé en Europe un bouclier anti-missile qui menace Moscou, favorisé un coup d’Etat à Kiev et imposé à la Russie des sanctions que rien ne justifie.

La campagne au lance-flammes d’Hillary Clinton montre que la fraction belliciste de l’oligarchie est décidée à poursuivre cette politique agressive. Le secrétaire à la Défense, John Ashcroft, a récemment déclaré que les Etats-Unis se réservaient le droit d’utiliser l’arme nucléaire en première frappe. Sans état d’âme, les Docteur Folamour du néoconservatisme évoquent une future guerre avec la Russie ou la Chine. Une chose est sûre. Cette stratégie de la tension l’emportera si la candidate démocrate gagne l’élection du 8 novembre. Et le « moment Hillary » mettra la planète au bord du gouffre.

Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

Source : Comité Valmy, Bruno Guigue, 03-10-2016

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En réponse à leurs menaces nucléaires, Vladimir Poutine jette le gant aux USA : Ultimatum Rostislav Ishchenko sur RIA Novosti

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #le nazisme

07/10/2016

ULTIMATUM

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La barre des enjeux monte

En réponse à leurs menaces nucléaires, Vladimir Poutine jette le gant aux USA :

Ultimatum

Rostislav IshchenkoRIA Novosti 5 octobre 2016

Traduit du russe par J. Arnoldski pour Fort-Russ

 

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Suite au décret du président de la Fédération de Russie de suspendre le respect des accords avec les États-Unis sur l'élimination du plutonium de qualité militaire par la Russie et la présentation du projet de loi correspondant à la Douma d'État, les controverses ont commencé dans les médias aux fins de savoir si cette décision est liée à la rupture de l'accord sur la Syrie. La seconde pierre d'achoppement est une question : Pourquoi la Russie, après avoir su que les États-Unis ne remplissaient pas leur part de l'accord [sur le plutonium, NdE], ne réagit-elle que maintenant, après plusieurs années ?

Certains experts nucléaires affirment que l'accord était objectivement bénéfique pour la Russie. Peut être. Je ne suis pas un expert dans ce domaine et il est difficile pour moi de juger de leur objectivité. En outre, ce qui est bénéfique du point de vue de l'industrie nucléaire peut être désavantageux du point de vue de la sécurité.

En principe, je pense qu'il n'y avait pas de problèmes de sécurité particuliers. La Russie dispose d'un arsenal nucléaire suffisant, capable d'infliger un coup mortel aux États-Unis. Washington le reconnaît d’ailleurs. Il y avait aussi plus que suffisamment de matériel pour la production de nouvelles têtes d’ogives. Dans le cas d’échange de frappes nucléaires à grande échelle, la production d'un autre lot d'armes serait déjà redondant et, en effet, physiquement impossible. Le vrai problème serait de préserver physiquement les vestiges de la civilisation au moins au niveau de l'âge de pierre.

Quant à la Syrie, ce n'est pas la première fois, et ce n’est pas seulement en Syrie, que les États-Unis ne concluent des accords que pour perturber leur application et ensuite les conclure à nouveau. La forme de la réaction russe n’est évidemment pas comparable au rejet public de coopération de Washington qui, en réalité, reste encore à faire.

Je pense que pour comprendre l'ampleur de cet incident, il est nécessaire de prêter attention au fait que Poutine n'a pas résilié purement et simplement un contrat signé par la Russie, il a annoncé la possibilité d’y revenir, mais il a fourni certaines conditions.

Regardons ces conditions: (1) les États-Unis doivent lever toutes les sanctions contre la Russie; (2) une compensation devrait être accordée, non seulement pour les pertes dues aux sanctions américaines, mais aussi pour les pertes subies à cause des contre-sanctions russes; (3) la Loi Magnitski devrait être abrogée; (4) la présence militaire des États-Unis en Europe de l'Est devrait être fortement réduite; et (5) les États-Unis devraient abandonner leur politique de confrontation avec Moscou. Un seul mot convient pour déterminer l'essence de la demande de Poutine : « ultimatum ».

Pour autant que je m’en souvienne, la dernière fois que Washington a reçu un ultimatum, c’était de la part du Royaume-Uni, à cause de l'incident du navire Trent. Et ce fut en 1861 pendant la guerre civile américaine. Même alors, dans des conditions extrêmement difficiles, l'Amérique a accepté de répondre partiellement aux demandes britanniques.

Il convient de noter que les demandes britanniques en 1861 ne contenaient rien d’humiliant pour les États-Unis. Le capitaine d'un navire de la marine américaine avait en effet violé la loi internationale, arrêté des gens sur un navire neutre (britannique), et ainsi empiété sur la souveraineté du Royaume-Uni, provoquant presque une guerre. Ensuite, l'Amérique a désavoué les actions de son capitaine et libéré les prisonniers, tout en refusant de présenter des excuses.

Mais Poutine ne demande pas des excuses ou la libération de quelques prisonniers, il exige le changement de l'ensemble de la politique américaine, et plus encore, le versement de compensations à la Russie pour les pertes dues aux sanctions infligées par les États-Unis. Ceci est une demande taboue, humiliante. Cette demande signifie essentiellement l’abandon complet et inconditionnel de la guerre hybride que Washington ne se résigne pas encore à considérer comme irrémédiablement perdue. Et il y a aussi tous les paiements des indemnités et des réparations.

Quelque chose de semblable a été, certes, demandé aux États-Unis par la Couronne britannique avant la fin de la guerre d'indépendance, quand les Américains étaient encore les sujets rebelles du roi George III. Mais au cours des 100 dernières années, personne n'a même imaginé parler à Washington sur un tel ton.

Et, donc, la première conclusion est : Poutine a délibérément et démonstrativement humilié les États-Unis. Il a montré qu'il est possible d’employer un ton dur avec les États-Unis, encore plus dur que celui que les États-Unis eux-même ont pris l'habitude d’utiliser envers le reste du monde.

Comment cela se fait-il ? À quoi Poutine a-t-il réellement réagi ? Avait-il pensé que les États-Unis réaliseraient l’accord Kerry-Lavrov et est-il maintenant bouleversé par ce qui est arrivé ? La Russie savait aussi que Washington n'avait pas observé l'accord du plutonium pendant des années, mais Moscou en a tiré un grand profit pour son industrie nucléaire en devenant presque un monopole mondial et n’est manifestement pas perturbé par le retard technologique des États-Unis les empêchant de disposer d'armes au plutonium tel que stipulé dans l'accord.

La réaction dure et presque immédiate de la Russie a suivi les déclarations du porte-parole du secrétaire d'État annonçant que la Russie va devoir commencer à renvoyer chez elle dans des sacs mortuaires ses troupes en Syrie, va commencer à perdre des avions, et que les attaques terroristes vont commencer à empoisonner les villes russes.

En outre, la déclaration du Département d'État a été immédiatement suivie par l'annonce du Pentagone disant qu'il est prêt à lancer une frappe nucléaire préventive sur la Russie. Le ministère russe des Affaires étrangères a, de son côté, indiqué que Moscou connaît l'intention des États-Unis de lancer une guerre aérienne contre les forces gouvernementales syriennes, ce qui signifie aussi, bien sûr, contre le contingent russe stationné légalement en Syrie.

Que trouve-t-on d’autre à l'arrière-plan de l'ultimatum de Poutine ? Les exercices d’il y a six mois impliquant la défense aérienne et antimissile et les systèmes de missiles stratégiques qui se sont entrainés à repousser une attaque nucléaire contre la Russie, puis à lancer une contre-attaque correspondante. Ajoutez à ceci les exercices d’urgence des jours derniers, qui ont impliqué jusqu'à 40 millions de citoyens russes pour vérifier l’état de préparation des infrastructures et de la défense civile en cas de guerre nucléaire, et qui leur ont fourni des informations supplémentaires sur le plan d'action à suivre en cas d’« heure X ». 

Si nous prenons tout cela ensemble, nous pouvons voir que les États-Unis essaient depuis longtemps, officieusement, d’effrayer la Russie avec un conflit nucléaire, et que Moscou a régulièrement laissé entendre qu'il est prêt à une telle éventualité et ne va pas reculer.

Toutefois, compte tenu de la fin du règne d'Obama et du manque de confiance absolue dans une victoire d’Hillary Clinton à l'élection présidentielle, les faucons de Washington ont décidé, une fois de plus, de parier plus gros. Aujourd’hui, les choses ont atteint une limite extrêmement dangereuse où le conflit en est arrivé au point où il peut se développer de façon indépendante. À ce stade, l'Armageddon nucléaire pourrait s’autodéclencher, à la faveur de n’importe quel incident résultant, par exemple, de l'incompétence de certains hauts responsables du Pentagone ou des administrateurs de la Maison Blanche.

À ce moment précis, Moscou a pris l'initiative de faire, de son côté, monter les enchères, mais en déplaçant la confrontation sur un autre plan. Contrairement à l'Amérique, la Russie ne menace pas de la guerre. Elle démontre tout simplement sa capacité à donner une réponse politique et économique dure qui en outre, en cas de comportement inapproprié des États-Unis, peut réaliser tout le contraire du rêve d'Obama : mettre en pièces l'économie et le système financier de Washington.

Par ces actions, la Russie compromet gravement le prestige international des États-Unis, en montrant au monde entier que l'Amérique peut être battue avec ses propres armes. Que le boomerang lui est revenu. Compte tenu de cette dynamique et de la tournure des événements, nous pourrions bien voir des centaines de représentants de l'élite américaine débarquer à La Haye, non seulement pendant notre vie, mais avant même que le prochain président américain ait servi son premier mandat de quatre ans à la Maison Blanche.

Les États-Unis sont face à un choix. Soit ils continueront leurs menaces et déclencheront une guerre nucléaire, soit ils accepteront le fait que le monde n’est plus unipolaire et commenceront à s’insérer dans le nouveau format.

Nous ne savons pas quel choix Washington va faire. L'establishment politique américain a un nombre suffisant de membres idéologiquement aussi aveugles qu’incompétents, prêts à brûler dans un feu nucléaire avec le reste de l’humanité, plutôt que de reconnaître la fin de l'hégémonie mondiale des États-Unis, qui s’est avérée être de courte durée, insensée et criminelle. Mais ils doivent faire un choix, parce que plus Washington prétend que rien ne s’est passé, plus le nombre de ses vassaux (qui sont appelés ses alliés, mais sont depuis longtemps enlisés dans la dépendance) vont ouvertement et explicitement ignorer les ambitions américaines et passer du côté des nouvelles perspectives d'arrangement du pouvoir mondial.

En fin de compte, les États-Unis pourraient se retrouver n’être plus qu’un des centres du monde multipolaire et en outre ne plus être en état d’assumer même ce rôle. Non seulement les Africains, les Asiatiques et les Latino-Américains, mais aussi les Européens ne seront que trop heureux de se venger sur l'ancien hégémon de leur ancienne humiliation. Et ils ne sont pas aussi humains ni épris de paix que la Russie.

Enfin, l'ultimatum de Poutine est une réponse à tous ceux qui ont été outrés que les chars russes n’aient pas pris Kiev, Lvov, Varsovie et Paris en 2014 et qui se demandaient ce que véritablement Poutine a dans la tête.

Je ne peux que répéter ce que j'ai écrit à l'époque. Si vous devez affronter l’hégémon mondial, il vous faut être sûr que vous serez capable de répliquer à n’importe laquelle de ses actions. L'économie, l'armée, la société, de même que l'État et les structures administratives devraient toutes être prêtes. Et si tout n’est pas entièrement prêt, il faut gagner du temps tout en se renforçant.

Maintenant, les choses sont claires et les cartes ont été mises sur la table. Voyons ce que les États-Unis vont répondre. Mais la réalité géopolitique ne sera plus jamais la même. Le monde a déjà changé. Les États Unis se sont vu publiquement jeter le gant et ils n’ont pas encore osé le ramasser.

Source : http://www.fort-russ.com/2016/10/raising-stakes-putin-sla...

Traduction : Anna S. pour A.S.I. et Les Grosses Orchades

 

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La Russie met en garde les États-Unis contre des frappes qui viseraient l'armée syrienne

Rédaction – RT Intl - 6 octobre 2016

 

4. US Air force.jpg

U.S. Air Force

 

Le ministère russe de la Défense a mis en garde la coalition dirigée par Washington contre des frappes aériennes contre l'armée syrienne, ajoutant que la Syrie avait sur son territoire des systèmes S-300 et S-400 de défense aérienne prêts à l'emploi.

Selon le ministère russe de la Défense, des frappes aériennes ou tirs de missiles contre les territoires contrôlés par le gouvernement syrien mettraient directement en danger le personnel russe.

 «Le personnel russe des systèmes de défense aérienne a peu de chances d'avoir le temps de déterminer les trajectoires exactes d'éventuels missiles et qui les a tirés. De plus, toutes les illusions d'amateurs sur l'existence d'avions "furtifs" feront face à une réalité décevante», a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

Il a également rappelé que la Syrie elle-même possédait des missiles S-200, ainsi que des systèmes BUK et que leurs capacités techniques avaient été mises à jour au cours de l'année écoulée.

Cette déclaration du ministère russe de la Défense répond aux «fuites» publiées par des médias occidentaux et selon lesquelles Washington envisagerait de procéder à des frappes aériennes contre les forces gouvernementales syriennes.

« Les informations selon lesquelles les initiateurs de ces provocations sont des représentants de la CIA et du Pentagone sont particulièrement préoccupantes », a ajouté Igor Konachenkov, invitant Washington à procéder à un «calcul approfondi des conséquences possibles de ces projets». 

Les avions de la coalition sous commandement américain ont bombardé les positions des forces gouvernementales syriennes le 17 septembre dernier, entraînant la mort de 83 militaires. 

Washington a déclaré que le raid aérien était une « erreur ». Damas a pour sa part condamné une « agression flagrante ».

 

5. S-300 en Syrie.jpg

 

Récemment, une batterie de missiles anti-aériens S-300 a été déployée en Syrie, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères russe. L'objectif de cette batterie est de protéger une base navale et ses navires de guerre.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense a assuré que le système S-300 était un « système purement défensif » qui ne constituait « aucune menace ». La Russie a aussi des systèmes de défense antimissile S-400 sur la base de Khmeimim à Lattaquié dans l'ouest de la Syrie, à proximité de la frontière turque. Ils y ont été placés après que la Turquie abattu un avion bombardier russe SU-24 en novembre 2015.

Source : https://francais.rt.com/international/27271-russie-met-ga...

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

Bon anniversaire !

Le président russe fête aujourd’hui ses 64 ans.

Gageons qu’il recevra beaucoup de cadeaux.

 

5. Poutine-Medvedev casual.jpg

 

Un insolite…

 

6. POUTINE DRESDE.jpg

 

Un graffiti illustrant M. Poutine, avec l’inscription « PACIFICATEUR » est apparu sur l’immeuble où le dirigeant russe a habité de 1985 à 1990, à Dresde, en Allemagne.

 

 

Dernière minute :

La France est-elle menacée
par les choix militaires de François Hollande ?

Par Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

A lire ici : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7682

 

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

 

Mis en ligne le 7 octobre 2016

 

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Rubicon en vue, article du blog "la chronique du grand jeu".

8 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Russie, #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Terrorisme, #Ukraine, #le nazisme

Rubicon en vue

7 Octobre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Etats-Unis, #Russie

Rubicon en vue

La tension monte, atteint des niveaux rarement vus depuis la crise des missiles à Cuba et aucun des deux joueurs ne veut plus reculer. L'ours surtout, qui semble vouloir rester droit dans ses bottes et ne plus en partir, tandis que l'aigle virevolte de-ci de-là comme à son habitude, pris entre des courants contraires et attendant le résultat de la prochaine élection qui pourrait décider du chemin sur lequel s'engagera le monde. Temps incertains que nous vivons...

Aux menaces voilées (c'est le cas de le dire) américaines affirmant que "toutes les options sont sur la table", y compris bombarder l'armée d'Assad, Moscou a fermement répondu en envoyant plus de S-300 en Syrie. Poutine ne rigole plus. Le ministère de la Défense russe non plus qui a averti que les avions US pourraient être pris pour cible. La justification est délicieusement tournée : « Le personnel russe des systèmes de défense aérienne a peu de chances d'avoir le temps de déterminer les trajectoires exactes d'éventuels missiles et qui les a tirés.» En clair : on vous abattra.

Ce matin, l'ambassadeur russe à Washington en rajoute une couche avec un tweet qui en dit plus long que tous les discours :

Rubicon en vue

« Les Etats-Unis se demandent pourquoi la Russie envoie des S-300 en Syrie. Parce qu'on ne sait jamais quel soutien les terroristes peuvent recevoir ». La ligne est excellente et la flèche tombe en plein mille, mettant une fois de plus les Américains face à leurs contradictions.

De leur côté, les Folamour du Pentagone sont en mode rodomontade, avertissant de la possibilité réelle d'une guerre "totale, meurtrière" avec - sans surprise - la Russie, la Chine et l'Iran. L'argument est lui aussi sans surprise et très freudien : ces méchants pays sont agressifs avec nous et veulent nous détruire. L'hôpital qui se fout de la charité... Inutile évidemment de chercher ces déclarations incendiaires dans la presstituée de l'empire : puisqu'on vous dit que l'agresseur, c'est la Russie !

Au même moment, Poutine organise un exercice de simulation d'attaque atomique impliquant 40 millions de personnes et annule l'accord de coopération sur le plutonium (logique puisque Washington n'a respecté à peu près aucune de ses obligations sur l'équilibre nucléaire depuis 15 ans). A ce propos, un analyste russe y voit un ultimatum déguisé de Vladimirovitch à Barack à frites : la coopération reprendra si Washington annule les sanctions anti-russes, paie des dédommagements (!), réduit sa présence militaire en Europe orientale ou encore abolit la loi Magnitsky. Exigences représentatives d'un changement de ton tectonique : l'aigle ne fait plus peur et Moscou lui répondra désormais du tac au tac.

Cette inquiétante escalade s'accompagne heureusement d'anecdotes plus triviales, quoique participant également à la bataille de l'information et de l'image. Ainsi, le pont de Manhattan a vu hier se déployer une énorme banderole avec le portrait de Poutine en "faiseur de paix" avant d'être retirée par la police. Diantre, après avoir, selon la doxa impériale, hacké le parti Démocrate, soutenu Trump, financé les indépendantistes texans et pris parti pour la communauté noire américaine, voilà que Vlad l'empaleur fait sa pub au coeur même de l'empire !

Campagne états-unienne, justement. Paniqué devant la possibilité que Trump arrive au pouvoir et se rapproche de la Russie, le système néo-conservateur fait feu de tout bois. L'on apprend ainsi que Clinton a reçu une semaine à l'avance les questions qu'on allait lui poser lors du premier débat présidentiel. Rien n'est laissé au hasard...

Les faucons sont en plein émoi à mesure que la date fatidique approche, balançant entre l'espoir d'une victoire hilarante et la peur d'un succès du Donald. Si le vacuum actuel, sorte de ni-ni dans lequel les branches de la pieuvre impériale se déchirent presque au grand jour, n'arrange finalement personne, l'avenir est à quitte ou double pour l'empire : la guerre (Clinton) ou le désastre (Trump). Pas de quoi affoler Moscou qui attend tranquillement l'issue...

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