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Le blog de Lucien PONS

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Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ? En savoir plus sur http://reseauinternational.net/peut-on-encore-prevenir-la-guerre-generalisee/#fr2pP7rHLlB9wCT6.99

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La guerre, #Terrorisme

Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ? En savoir plus sur http://reseauinternational.net/peut-on-encore-prevenir-la-guerre-generalisee/#fr2pP7rHLlB9wCT6.99

Les événements s’accélèrent autour de la crise syrienne et révèlent l’ampleur du conflit entre le camp atlantiste et le bloc russo-chinois. Après avoir observé le risque grandissant de guerre généralisée conventionnelle, voire nucléaire, Thierry Meyssan analyse les manœuvres des États-Unis et les réponses de la Russie.

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Après la destruction du fleuron de la Marine des Émirats Arabes Unis, le 1er octobre, les armées des pétro-dictatures du Golfe hésitent à poursuivre seules la guerre contre la République arabe syrienne. Il est clair pour tous que le missile sol-mer qui a détruit le catamaran perce-vagues est une arme extrêmement sophistiquée que l’on n’avait jamais vue sur un champ de bataille. Il n’a été tiré ni par les Houthis, ni par les partisans de l’ancien président Saleh, qui ne disposent pas d’une telle arme, mais par la Russie, qui est secrètement présente depuis l’été au Yémen.

L’idée d’une coordination des jihadistes sans intervention des États-Unis, par leurs seuls alliés locaux, est d’autant plus difficile à imaginer que la rivalité entre l’Arabie Saoudite et le Qatar n’a cessé de miner les étapes précédentes de la guerre.

Washington envisage donc sérieusement l’unique option restante : la confrontation militaire directe.

Les États-Unis ont sollicité les 64 États et les 3 institutions internationales qui ont rejoint leur Coalition dite anti-Daesh afin de lancer une attaque contre Damas. Dans la pratique, seuls le Canada, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont présents. L’idée est de tirer des missiles de croisières sur Damas et Lattaquié, et de bombarder l’Armée arabe syrienne. Ce projet avait été annoncé aux membres de l’Otan, lors du Conseil atlantique du 27 septembre. Il a été soutenu par le sénateur John McCain dans le Wall Street Journal.

Cette opération implique une réorganisation de la préparation actuelle de la libération de Mossoul en Irak, occupé par Daesh. D’ores et déjà, chacun a pu constater que l’objectif de cette Coalition n’est pas celui qu’elle a annoncé, mais le changement d’occupant de Mossoul. Il s’agit de mettre en place non pas des autorités représentatives de l’Irak, ni de ses habitants historiques, mais des seuls sunnites irakiens de manière à créer un « Sunnistan ». La Coalition n’a pas bombardé Daesh, mais n’a pas hésité à anéantir « par erreur » une milice de volontaires chiites venue, elle, délivrer la ville de l’obscurantisme. Le président Recep Tayyip Erdoğan a vendu la mèche en déclarant au journal Sabah qu’une fois Mossoul libérée, la ville appartiendrait à ses habitants, « seuls les Arabes sunnites, les Turkmènes et les Kurdes sunnites pourront y rester ». En d’autres termes, la Coalition se propose de terminer le travail que Washington avait confié à Daesh. Son véritable objectif est d’avaliser le nettoyage ethnique pratiqué par les jihadistes, notamment l’expulsion ou le massacre des Chrétiens et des Kurdes yazidis, afin de créer un État religieusement homogène.

Ainsi que nous l’avons déjà plusieurs fois annoncé, Daesh devrait migrer de Mossoul vers Rakka et Deir ez-Zor, à la manière dont il a évacué Jarablous devant l’armée turque, sans livrer de combat.

Réagissant au projet de bombardement de la République arabe syrienne, la Russie a révélé l’installation en Syrie de batteries d’armes anti-aériennes S-300 et S-400. Selon les experts russes, ces armes sont capables non seulement de détruire n’importe quel avion en vol, y compris les avions furtifs, mais aussi les missiles de croisière. La situation ne s’étant jamais présentée sur le champ de bataille, personne n’en sait rien. Mais, depuis des siècles, les Russes n’ont jamais menti quant aux performances de leur armement.

Cette annonce a soulevé un vif émoi en Israël où les experts sont désormais persuadés que ce sont ces armes russes qui ont abattu un de ses avions et touché un autre, lorsque Tsahal a violé la cessation des hostilités de l’Aïd, le 13 septembre. L’état-major israélien a déclaré avoir perdu la dominance aérienne à la fois en Syrie et au Liban.

Les États-Unis ont répondu en faisant bombarder l’ambassade de Russie à Damas par des jihadistes. La Russie a annoncée l’arrivée en Méditerranée de trois nouveaux bâtiments de guerre, tandis que son porte-avion —qui était espéré en juillet— est en route.

Consciente du risque de guerre nucléaire, la France a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Moscou. Celui-ci a présenté un projet de résolution qu’il entend déposer au Conseil de sécurité à propos d’Alep. Ce pourrait être un moyen pour les Occidentaux de sortir la tête haute de cette confrontation. Ne l’ayant pas encore lu, je ne peux commenter ce projet de résolution. Cependant la presse française regorge d’articles sur la crise d’Alep basés sur des données fausses. Actuellement, la partie Ouest de la ville héberge entre 1,4 et 1,5 million d’habitants partisans de la République. La partie Est héberge entre 25 000 et 30 000 personnes. Le rapport se situe donc entre 46 et 50 fois plus de population et non pas à égalité comme on le suggère. Ce sont les jihadistes qui ont abattu les habitants d’Alep-Est qui tentaient de fuir durant la trêve de l’Aïd. Ce sont encore eux qui ont brûlé le convoi humanitaire du Croissant rouge syrien destiné aux civils qu’ils tiennent en otages à Alep. Après avoir offert lors de l’Aïd la possibilité à tous les résidents d’Alep-Est, qu’ils soient civils ou combattants, syriens ou étrangers de quitter la ville, l’armée arabe syrienne et ses alliés libanais, russes et iraniens ont lancé une opération contre les jihadistes au risque de tuer également les civils qu’ils tiennent en otages. C’est exactement la même logique qu’évoquent le Canada, les États-Unis, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni lorsqu’ils annoncent se préparer à bombarder les 1,5 million d’habitants de Mossoul.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a fait part à son homologue français, Jean-Marc Ayrault, de plusieurs amendements qu’il souhaiterait voir figurer dans le projet de résolution. Il a proposé que l’on revienne aux termes de l’accord de cessation des hostilités de l’Aïd. Mais il peu probable que ce retour en arrière soit accepté par Washington, c’est-à-dire qu’il reconnaisse qu’il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie. Le projet —amendé ou pas— sera présenté samedi au Conseil de sécurité. Le président Poutine se rendra en France le 19 octobre.

Thierry Meyssan

source: http://www.voltairenet.org/article193560.html

image: http://www.voltairenet.org/rien.gif

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Le Chef d’État-Major de l’armée américaine menace violemment la Russie: « nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant »

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #La République, #La nation ., #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine

Le Chef d’État-Major de l’armée américaine menace violemment la Russie: « nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant »

Le Chef d’État-Major de l’armée américaine menace violemment la Russie: « nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant »

La rhétorique anti-russe est très en vogue ces derniers temps, surtout Outre-Atlantique mais aussi en Europe. Mais celle-ci est sans précédant et dépasse tout entendement. A défaut de sortir de la bouche d’un président sortant, cette déclaration sonne en tout point comme une réelle déclaration de guerre de l’armée américaine à l’attention de la Russie.

Endgame (fin de partie). Ces mots ont été prononcés dans ce discours prétentieux et va-t-en-guerre du Chef d’État-Major de l’Armée américaine qui voudrait clairement embarquer la Russie dans un conflit ouvert. Il cite également une déclaration qu’aurait fait un ambassadeur russe que je n’ai pourtant trouvé nulle part sur la toile (intox?). Milley ne cite aucune référence précise sur les circonstances de cette déclaration choc. Il s’en sert néanmoins pour justifier sa rhétorique guerrière bien rodée.

Aujourd’hui, « Nous n’avons jamais été aussi proche d’une 3ème guerre mondiale », c’est un fait. Si la tension ne redescend pas rapidement, nous aurons beaucoup de chance si l’année se termine sans encombre. Les mondialistes veulent une guerre mondiale à tout prix et ils semblent très décidés à l’obtenir. Bien évidemment, en cas de guerre avec la Russie et en vertu des traités de l’OTAN, la France devra sans sourciller se ranger du côté des Etats-Unis et ses citoyens devront se résoudre à mourir pour la gloire de l’impérialisme américain et quelques psychopathes mondialistes. Sentez-vous venir l’odeur du souffre? Fawkes

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Mardi, le Chef d’État-Major de l’armée américaine a émis un avertissement sévère à l’encontre des menaces potentielles comme la Russie et a promis que l’armée vaincra tout ennemi dans un combat au sol.

« La volonté stratégique de notre nation, les États-Unis, est remise en cause et nos alliances sont testées de manières auxquelles nous n’avons pas été confrontées depuis de nombreuses décennies », a déclaré le général Mark Milley, Chef d’État-Major de l’Armée de Terre à son auditoire lors de la réunion annuelle de l’Association of the United States Army à Washington, DC.

«Je veux être bien clair avec ceux qui veulent nous faire du mal … l’armée des États-Unis – en dépit de tous nos défis, en dépit de notre tempo opérationnel, en dépit de tout ce que nous avons fait, nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l’avez jamais été auparavant. Ne vous méprenez pas à ce sujet« .

Les commentaires de Milley viennent au cours d’une année électorale où les électeurs vont décider d’un nouveau président et d’un commandant en chef et une période d’augmentation de l’activité militaire des concurrents quasi-pairs, y compris la Russie et la Chine.

L’armée a lutté pour reconstruire sa volonté après plus d’une décennie d’opérations de combat prolongées en Irak et en Afghanistan. Le service a considérablement réduit la taille de sa force depuis la guerre froide et a diminué son budget de modernisation dans la dernière décennie, affirme Milley.

« Alors que nous nous sommes concentrés sur la lutte anti-terroriste, d’autres pays comme la Russie, l’Iran, la Chine, la Corée du Nord nous ont étudié » a-t-il dit. « Ils ont étudié notre doctrine, nos tactiques, nos équipements, notre organisation, notre formation, notre leadership. Et, à leur tour, ils ont révisé leurs propres doctrines, et ils modernisent rapidement leurs armées aujourd’hui pour éviter nos forces dans l’espoir de nous vaincre à un certain moment dans l’avenir. «

Milley a également cité un haut responsable russe qui aurait déclaré publiquement: «L’ordre mondial établi subit un bouleversement fondamental » et que « la Russie peut maintenant mener une guerre conventionnelle en Europe et la gagner. »

Le général a averti que la guerre future avec un adversaire quasi-pair sera « hautement létale, contrairement à ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre Mondiale. »

« Nos formations devront probablement être petites; nous devrons nous déplacer constamment, » a-t-il dit. « Sur le champ de bataille future, si vous restez dans un endroit pendant plus de deux ou trois heures, vous serez mort. »

Malgré les défis, Milley a déclaré que l’Armée de Terre s’adaptera pour survivre sur un champ de bataille aussi dangereux.

« C’est un défi de taille, pour sûr, de projeter sa puissance dans des théâtres contestés, combattre dans des zones urbaines très peuplées, pour survivre et gagner sur des champs de bataille intensément létaux et éparpillées et de créer des meneurs et des soldats qui peuvent l’emporter. Ce sera difficile? Oui, mais impossible? Absolument pas « , a déclaré Milley.

« Ne vous méprenez pas à ce sujet, nous pouvons maintenant et nous allons … conserver la capacité de nous déployer rapidement, » a-t-il dit, « et nous allons détruire tout ennemi ou qu’il se trouve et en tout temps. »

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La Troisième Guerre mondiale n’a jamais été aussi proche. Par Alexandre Douguine

7 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La Russie, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #Ukraine, #Terrorisme

La Troisième Guerre mondiale n’a jamais été aussi proche


Par Alexandre Douguine – Le 19 septembre 2016 – Source Katehon


Comme nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises, l’aspect principal de cette saison politique ne sont pas les élections, mais la guerre. Mais si les élections ont une importance quelque part, alors c’est aux États-Unis où, encore une fois, elles sont étroitement liées à la guerre. Il y a deux jours, le samedi 17 septembre, la probabilité de cette guerre était vertigineuse. Comme nous le savons, les troupes américaines, qui n’ont jamais été invitées en Syrie, ont bombardé les positions de l’armée syrienne à Deir ez-Zor. À la suite de cet attentat, 60 soldats syriens ont été tués.

Cette frappe était extrêmement importante pour les militants d’ISIS, que les États-Unis, de façon informelle, conseillent et arment tout en prétendant les combattre. On a franchi une ligne rouge. Bombarder des soldats syriens est une chose, mais cela signifie une déclaration de guerre non seulement contre la Syrie, mais aussi contre la Russie, qui se bat en Syrie du côté d’Assad. Et cela signifie que nous avons atteint un point culminant.

Bien sûr, le leadership américain a immédiatement signalé que le raid aérien était une erreur et a mis en garde les dirigeants russes de ne pas se laisser entraîner par leurs émotions. Mais les Américains ne peuvent que mentir, car la technologie moderne permet aux objets satellites d’être vus à partir d’un ordinateur de bureau. Théoriquement, les bombardiers américains ne pouvaient pas simplement se tromper de cible lors d’une telle frappe. Et ce qui est le plus important : s’ils vous avaient dit qu’ils se préparaient à vous bombarder, et que vous n’avez rien dit, alors cela veut-il dire que vous êtes d’accord ?

Il est tout à fait évident que les États-Unis se préparent à lancer une guerre contre la Russie. Les incidents frontaliers représentent des opérations de reconnaissance. Mais comment Moscou, Poutine et le Kremlin vont-ils réagir ? Le point de non-retour n’a pas encore été franchi, mais est-ce que la réaction de Moscou n’a pas montré combien les Russes sont prêts pour une confrontation frontale directe avec les États-Unis et l’OTAN ? Ce fut la raison pour laquelle l’attaque aérienne a été lancée contre les positions de l’armée syrienne.

Le leadership américain globaliste ne peut évidemment pas gouverner le monde entier et, qui plus est, la menace posée par Trump remet leur contrôle sur l’Amérique elle-même en question. Maintenant, alors que la marionnette Barack Obama est toujours en fonction et que le candidat des globalistes, Hillary Clinton, se désintègre devant les yeux mêmes des électeurs américains, c’est leur dernière chance de commencer une guerre. Cela leur permettrait de reporter les élections ou de forcer Trump, s’il devait gagner, à commencer sa présidence dans des conditions catastrophiques. Ainsi, les néo-conservateurs et globalistes américains ont besoin de la guerre. Et vite, avant qu’il ne soit trop tard. Si Trump obtient la Maison Blanche en temps de paix, alors il n’y aura pas de guerre, au moins pas dans un avenir prévisible. Et cela signifierait la fin de l’omnipotence des élites mondialistes maniaques.

Ainsi en cet instant, tout est très, très grave. Les idéologues de l’OTAN et les globalistes américains tombent dans un besoin abyssal de guerre, maintenant – avant les élections américaines. Une guerre contre nous. Pas tellement pour la victoire, mais pour le processus lui-même. Ceci est la seule façon pour eux de prolonger leur domination et de détourner l’attention des Américains et du monde entier de leur interminable série d’échecs et de crimes. Le jeu des globalistes a été révélé. Bientôt, ils vont devoir se retirer du pouvoir et comparaître devant les tribunaux. Seule la guerre peut sauver leur situation.

Mais qu’en est-il de nous ? On n’a pas besoin de guerre. Pas maintenant, ni demain, ni jamais. Jamais dans l’histoire nous n’avons eu besoin de la guerre. Mais nous avons constamment combattu et, en fait, nous n’avons presque jamais perdu. Le coût de ces guerre a entraîné des pertes terribles et des efforts colossaux, mais nous avons gagné. Et nous allons toujours gagner. Si ce n’était pas le cas, alors aujourd’hui, nous n’aurions pas un tel pays, immense et non contrôlé depuis l’étranger.

Mais dans le cas présent, nous avons besoin d’acheter autant de temps que possible. Les Américains ont essentiellement attaqué nos positions, comme les Géorgiens à Tskhinvali en août 2008. Les Russes sont sous le feu, ce qui ne peut pas être ignoré. Notre réaction est extrêmement prudente et équilibrée. Nous avons exprimé ce que nous pensons de cet acte d’agression américain, mais en des termes très délibérés.

La fatalité de la situation réside dans le fait que si Washington décide d’opter pour la guerre maintenant, alors nous ne pouvons pas l’éviter. S’ils devaient insister et répéter encore et encore ce genre de situation comme celle du 17 septembre, alors nous devrons accepter le défi et entrer en guerre, ou admettre sciemment la défaite.

Dans cette situation, le résultat de la lutte pour la paix qui est, comme toujours, pleinement dans notre intérêt, ne dépend pas de nous. Nous avons vraiment besoin de la paix, pour gagner du temps jusqu’au 8 novembre, et alors tout sera beaucoup plus facile. Mais est-ce que le colosse qui s’effondre nous le permettra cette fois-ci ?

À Dieu ne plaise que cela arrive. Mais ceux qui pouvaient prier, ont prié à la veille de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Dans tous les cas, notre objectif est toujours et seulement la victoire. Notre victoire.

Les Américains bombardent nos gars. Une troisième guerre mondiale n’a jamais été aussi proche.

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Un chemin de guerre est balisé pour "Killary" Cinton

6 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La France, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Ukraine, #La Russie

jeudi 6 octobre 2016

Une folle qui menace le monde

 
Un chemin de guerre est balisé pour "Killary" Cinton
 
 
Avant même de connaître le résultat des prochaines élections présidentielles, les néo conservateurs étasuniens préparent le champ de bataille d'une guerre prochaine contre la Russie, comme si cette dernière était inévitable quel que soit le futur locataire de la Maison Blanche. 
 
Bien sûr, les faucons de guerre préfèrent tourner autour de la candidate Clinton comme une volée de moineaux saluant une bienfaitrice nourricière qui les alimente de promesses de batailles futures en Syrie, Iran et Russie, plutôt qu'autour d'un candidat Trump qui veut recentrer la politique étasunienne sur son territoire et normaliser les relations avec Moscou...

Clinton, après un moment de faiblesse physique est vite remontée sur son destrier de campagne, encouragée par son premier débat public avec son opposant Trump qui n'a pas su la déstabiliser autrement que par des saillies verbales machistes impopulaires.
Hillary est même revenue au top de son hystérie, nous offrant chaque semaine de nouvelles bouffées délirantes telle cette suggestion d'assassiner par une attaque de drone Julian Assange, le cofondateur de Wikileaks qui menace de révéler des documents compromettants sur elle.

Ainsi cette va t-en guerre hystérique qui mérite chaque jour un peu plus son surnom de "Killary" malgré des dérapages verbaux de plus en plus inquiétants se croit invincible et au dessus des lois et de la morale, bénéficiant du soutien des anciens Président Bush, de l'actuel équipe Obama, de la puissante Goldman Sachs, sans compter la meute des généraux et d'industriels dont la guerre alimente un pouvoir profond et un fond de commerce au dessus des lois et interdépendants.

Seulement voilà, contre toute attente, Hillary voit l'excentrique milliardaire Trump caracoler au coude à coude avec elle dans la course à la Maison Blanche menaçant de défaire les projets incendiaires que les mondialistes ont lancé à travers le monde depuis les années où Bill son mari a organisé les destructions de la Serbie et de l'Irak...

Aussi, pour stimuler les foules et les attirer à elle, Hillary a décidé de jouer la carte de la peur et réanimant une propagande de guerre froide vielle de plus de 25 ans a entrepris de lancer une véritable croisade contre la Russie, autant au sens dogmatique qu'au sens militaire du terme...

 
Quand "Killary" menace de faire la guerre à la Russie
 

Plus l'échéance électorale approche, plus les faucons de guerre étasuniens agitent le spectre d'une guerre avec Moscou espérant apeurer regrouper les moutons votants autour de leur arrogance militaro-industrielle. A croire que l'escalade en Syrie provoquée par les étranges mais opportune "erreurs de tir" des avions de la coalition, vise en priorité des électeurs étasuniens indécis...

Du coup, dans les déclarations étasuniennes qui fusent dans une surenchère de provocations on a parfois du mal à faire la part entre les délires propagandistes et l'intention réelle de déclencher une guerre contre Moscou. Mais si on remonte dans le temps on peut s'apercevoir que la campagne électorale actuelle n'est pas la seule "excuse" à ce type de bouffées délirantes de la part de la miss Clinton qui se permettait déjà en mars 2014 de comparer ouvertement Vladimir Poutine à Adolf Hitler ! :

 
Une guerre froide réchauffée pour cacher une paix chaude

Cette guerre froide qui éclate aujourd'hui comme un bubon trop infecté est donc plus ancienne que les crises ukrainienne ou syrienne et mises à part les années Reagan Gorbatchev, où une paix s'était installée sur les ruines de l'ancien rideau de fer, force est de constater que de présidence en présidence, la Maison Blanche n'a eu de cesse que de souffler sur les braises encore chaudes de l'ancien équilibre de la terreur, dont on s'aperçoit aujourd'hui par comparaison qu'il protégeait plus qu'il ne menaçait alors les parties opposées, empêchant catégoriquement l'éclosion de toute forme d'ambition dans le camp adverse.

Or aujourd'hui, la comparaison des tensions nouvelles entre Moscou et Washington avec cette guerre froide des années 50 à 80 est une erreur grave, même si la propagande étasunienne tente de réanimer la russophobie caricaturale encore présente dans l'éducation occidentale.

En effet, durant la guerre froide (même dans les opérations "spéciales") il existait en Europe:
  • un réel équilibre militaire entre OTAN et Pacte de Varsovie, nucléaire et conventionnel,
  • une profondeur géostratégique réciproque avec le glacis des Républiques soviétiques,
  • un contrôle des actions politiques et militaires par un pouvoir déclaré et centralisé,
Or aujourd'hui, le Pacte de Varsovie a disparu quand l'OTAN, elle s'est développée depuis 1999 dans une conquête territoriale jusqu'aux frontières de la Russie, dont le budget militaire atteint à peine 8% de celui des occidentaux qui se massent devant les portes de son territoire national.
 


La notion d'équilibre qui prévalait à la conduite de la guerre froide n'existant plus, les occidentaux sûrs de leur suprématie ont même conduits des opérations militaires agressives ouvertes comme en Yougoslavie ou en Géorgie par exemple, sans compter les "révolutions colorées" téléguidées par les services étasuniens (ONG et CIA) de plus en plus violentes.

Il serait donc plus juste d'employer le terme de "Paix chaude" plus approprié à la nouvelle stratégie de préemption territoriale menée par les USA et leurs valets de l'Union Européenne, et qui éclate au grand jour dans la crise ukrainienne qui cristallise à elle seule toutes les tensions du passé et du présent.


La crise Ukrainienne s'invite dans la campagne étasunienne...
 

Le 21 septembre dernier le congrès étasunien a approuvé dans une grande majorité la livraison d'armes létales à l'Ukraine. Cette demande du gouvernement Porochenko qui faisait le siège de la Chambre des représentants Nord américains depuis plus d'un an a été approuvée précisément juste avant les élections présidentielles pour confirmer l'orientation stratégique et imposer une vision néoconservatrice belligène à la future politique étrangère de la Maison Blanche, qu'elle soit démocrate ou républicaine...

En effet cette loi appelée  « loi pour la stabilité et la démocratie en Ukraine »  (HR 5094) ne porte pas seulement sur l'aspect technique de livraisons "d'armes létales de défense" (quel doux euphémisme !) mais sur un ensemble de points qui révèlent plus une stratégie agressive globale et une volonté de poursuivre l'escalade des tensions avec la Russie :
  • Livraison de systèmes d'armes létales à l'Ukraine inscrite au budget de le défense,
  • Renforcement des "sanctions" (en réalité des représailles) économiques anti russes,
  • Confirmation de la non reconnaissance du retour de la Crimée en Russie,
  • Mise en oeuvre d'une stratégie de guerre de l'information contre Moscou.
Cette loi est l'expression même de l'appareil militaro-industriel étasunien qui a soumis depuis plus de 25 ans les pouvoir politiques à ses intérêts stratégiques. Le texte défendu notamment par Ashton Carter le secrétaire à la Défense et le général Philip Breedlove Commandant en Chef de l'OTAN en Europe a d'abord été validé par le Comité de la Chambre des affaires étrangères qui est contrôlée par le lobby néo conservateur le même qui au cours de l'année a fait nommer Fogh Rasmussen, l'ex Secrétaire général de l'OTAN conseiller spécial du Président Petro Porochenko et John Abizaid, l'ex Commandant du Centre opérationnel militaire US en Europe comme conseiller spécial de Stepan Poltorak, ministre ukrainien de la Défense.

On voit donc les néoconservateurs étasuniens assurer l'avenir de leur politique russophobe en balisant par des hommes et des lois la route de la future équipe de la Maison Blanche espérant bien sûr qu'elle sera dirigée par leur favorite Hillary Clinton...

Cette dernière d'ailleurs place déjà ses pions avec l'aide de l'actuelle administration Obama, comme par exemple avec sa fidèle porte parole Victoria Nuland, qui fut le "marraine" du Maïdan pendant l'hiver 2013-2014 et qui est actuellement en visite à Moscou pour rappeler la griffure occidentale en Ukraine auprès des autorités du Kremlin.

Le dossier des armes livrées à l'Ukraine n'est donc que la partie émergée et plus symbolique que réelle (1 million de dollars sur 5 ans) dans le flot médiatique d'une aide étasunienne à l'Ukraine qui n'a pas cessé depuis 1991 (Nuland a reconnu une aide de 5 milliards de dollars entre 1991 et 2014 à l'opposition politique ukrainienne pro UE). Cette aide désormais augmente de jour en jour pour arriver à ses fins, à savoir une intégration officielle ou factuelle dans l'OTAN.

Si Clinton est élue, la voie qu'elle préconise en Ukraine n'aura qu'à suivre la route tracée par cette loi et si c'est Trump qui emporte les élections cette même loi, dont l'abrogation est longue et difficile, sera une entrave majeure qui l’empêchera de réaliser ses promesses telles que la reconnaissance de la Crimée russe.

D'ailleurs devant l'utilisation du levier de la peur par sa concurrente démocrate, le candidat républicain est obligé de suivre le mouvement russophobe pour ne pas se faire distancer par un discours patriotico-sécuritaire. Aussi s'est-il aligné sur la stratégie occidentale en Syrie en accusant Moscou de rompre le processus de paix et "de n'avoir aucun respect pour les autorité américaines".On voit donc ici que l'idéal du milliardaire fantasque s'arrête là où commencent ses intérêts électoralistes !


Un détonateur syrien pour une déflagration ukrainienne

 

En Syrie la situation de blocage semble aujourd'hui déboucher sur un escalade militaire étasunienne qui entraînerait dans une guerre contre le gouvernement Assad les pays de l'OTAN.

Après l'Irak et la Libye où pourtant la situation après le renversement de leurs "dictateurs" déclarés par la bien-pensance, est devenue chaos, Washington veut rejouer la carte de l'agression terroriste directe en Syrie après que celle de ses alliés djihadistes ait échoué.

Une telle option militaire aurait un triple objectif pour les néo-conservateurs : 
  • renverser Assad, 
  • offrir un argumentaire électoral à Hillary Clinton, 
  • provoquer Moscou qui réagira obligatoirement en cas d'attaque de l'OTAN contre Damas. 
Jamais pendant la guerre froide du passé Russes et Américains n'ont été aussi prêts de s'affronter directement et, sachant qu'une telle crise ne pourra être circonscrite à la seule Syrie et débordera obligatoirement sur le Moyen Orient et probablement en Europe où elle atteindra alors son paroxysme. 

Sur ce dernier théâtres d'opérations, le foyer ukrainien qui déjà infecté par cette "paix chaude" entre Moscou et Washington sera vraisemblablement l'épicentre de la déflagration éventuelle entre Moscou et Washington qui menace le Monde (le deuxième "point chaud" étant l’enclave russe de Kaliningrad entre Lituanie et Pologne).

Washington sait qu'après avoir découplé Kiev de Moscou avec le coup d'état du Maïdan, cette dernière se retrouve désormais sans profondeur stratégique et menacée par les ambitions d'un appareil militaro industriel russophobe de plus en plus agressif. 

C'est un peu comme si le Canada tombait dans l'asservissement d'une puissance anti-américaine supérieure en effectif et qui mène une politique militaire agressive dans sa zone d'influence politico-économique (comme l'OTAN qui a attaqué la Géorgie en 1994 puis la Serbie en 1999). 

C'est certainement dans cette hypothèse d'extension de la crise syrienne en Europe que Victoria Nuland est en ce moment à Moscou pour baliser par des menaces le chemin de la guerre que veut emprunter l'incendiaire Clinton à l'Est du Dniepr.

Dans ce nouveau bal de la terreur qui a ouvert la première danse sur le volcan syrien, les pires scénarios sont désormais possibles....

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Source de l'article :

Strategic culture, le lien : ICI

 
 
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Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 



 
 
 
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Les Déclarations de Prague du 3 juin 2008 et du Parlement Européen du 23 septembre 2008 et leurs conséquences

5 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #le nazisme, #La Russie, #Ukraine

Les Déclarations de Prague du 3 juin 2008

et du Parlement Européen du 23 septembre 2008

et leurs conséquences

PARTIE 1/2

Didier BERTIN -09 Mai 2011

SOCIETY FOR THE PROMOTION OF THE EUROPEAN HUMAN RIGHTS MODEL

Le contenu des Déclarations de Prague du 3 juin 2008 et du Parlement Européen du 23 septembre 2008, qui devait faire le bilan des souffrances vécues par les peuples sous les régimes communistes a finalement pris une tournure critiquable en répondant à une demande idéologique et partisane de la droite.

Depuis plus de deux ans nous avons pu constater des évolutions délétères que ces déclarations pourraient légitimer ou encourager.

Les partis de progrès doivent selon nous faire leur propre déclaration dans un cadre strictement éthique qui mentionne les aspects critiquables des régimes communistes en ne faisant aucun amalgame propagandiste et sans références historiques tronquées contrairement aux Déclarations de Prague et du Parlement Européen. Dans une seconde étape un texte sera proposé pour une nouvelle déclaration.

I-La déclaration de Prague du 3 Juin 2008

La déclaration de Prague du 3 Juin aurait dû être consacrée aux erreurs et crimes des régimes communistes des Pays européens mais a malheureusement été bien au-delà de cette mission en se livrant à une regrettable révision historique motivée par des convictions politiques dont les conséquences pourraient être regrettables.

Les lettres d’encouragement de Margaret Thatcher, de Nicolas Sarkozy, et de Zbigniew Brzezinski, partisan de l’hégémonie américaine par immixtion dans les affaires européennes, laissaient prévoir l’orientation de la déclaration de Prague et du processus qui en a résulté.

Les considérations historiques de référence qui n’étaient ni nécessaires ni justifiées ont ébranlé l’éthique européenne lorsque le Parlement européen a crû devoir faire une autre déclaration dans l’esprit de celle de Prague. L’éthique européenne avait été difficile à bâtir sur une union initiale de pays précédemment en conflit majeur.

Par son contenu, la déclaration de Prague perd le fil du bilan critique des graves erreurs, voire des crimes des régimes communistes pour devenir une déclaration politique de droite visant uniquement à porter au plus haut niveau de l’horreur les erreurs des régimes communiste.

A cette fin la Déclaration de Prague a introduit un risque de révision hâtive de la gravité des crimes du Nazis qui y ont été considérés de façon grossière comme équivalents à ceux du communisme. Il était pourtant clair et évident que les crimes Nazis représentaient le point culminant de l’horreur comme cela a été déterminé par le procès de Nuremberg et par l’ensemble des très longues procédures et investigations qui continuent encore aujourd’hui. Le procès d’un criminel de guerre doit s’est ouvert le 5 Mai à Budapest.

Cette révision indirecte des crimes Nazis n’a pu être faite que pour créer un « effet » symbolisant la forte désapprobation du communisme par les signataires de la déclaration de Prague et leurs partisans.

Il est devenu malheureusement banal de qualifier ce que l’on hait de Nazisme pour marquer l’horreur que l’on éprouve, mais cette triviale facilité de langage devient outrageante pour les victimes du Nazisme lorsqu’elle est reprise par des institutions dans des déclarations officielles.

Cette forme d’expression reprise par des institutions à la frontière du révisionnisme ou du négationnisme est contreproductive pour les détracteurs des régimes communistes. Tout se passe comme si l’on manquait d’arguments propres à la critique des régimes communistes et qu’il était nécessaire de se référer aux crimes d’un autre régime pour les qualifier. Or les régimes communistes ont engendré suffisamment d’erreurs et de crimes pour être critiqués pour ce qu’ils sont.

Cette référence donne à l’analyse des erreurs des régimes communistes une allure propagandiste au détriment des victimes des crimes du Nazisme.

Ce qui trahit la trivialité de l’analyse de la déclaration de Prague est la volonté de vouloir déclarer les crimes des régimes communistes comme équivalents à ceux des crimes Nazis alors qu’ils ne peuvent l’être par leur cadre géographique et historique, leurs faits générateurs, leurs objectifs, leurs idéologies sous-jacentes, leurs natures et les motivations de leurs instigateurs. Nous reviendrons sur cette inutile comparaison dans le paragraphe Nazisme et communisme.

Toutefois compte tenu des convictions politiques des initiateurs de la déclaration et de leurs partisans, cette simplicité d’analyse n’est pas innocente et est dangereuse par ses conséquences.

II –LES DANGEREUSES CONSEQUENCES DE LA DECLARATION DE PRAGUE

1- L’Union Européenne et la Commission Européenne

Les déclarations de Prague et du Parlement Européen ont semble-t-il déjà des effets sur les institutions européennes. Le Nazisme est perçu à présent comme un régime totalitaire parmi d’autres et est donc banalisé, en perdant de vue plus d’un demi siècle de procédures et d’investigations qui l’on consacrait comme le paroxysme de l’horreur (voir annexes 1, 2, 3, 4 et 6).

Il semble que la Commission Européenne ait à cet égard des pouvoirs restreints ou qu’elle restreigne elle-même, quant aux initiatives des Etats-membres, même si elles ne vont pas dans le sens de ce que souhaite l’Union Européenne (voir annexes 1,2 et 3). Cela est d’autant plus regrettable qu’il existe une Charte des Droits fondamentaux riche de sens mais dont l’application reste de facto à la libre initiative des Etat membres malgré les bonnes intentions du traité de Lisbonne de 2009.

En effet le Royaume Uni et la Pologne ont privé leurs citoyens du bénéfice de la Charte des Droits fondamentaux parce qu’ils l’ont demandé et que l’Union Européenne l’a accepté paradoxalement dans le cadre même du traité de Lisbonne qui avait notamment pour but d’en renforcer l’application.

2-Le Parlement Européen

De la même façon le parlement européen dans sa déclaration du 23 Septembre 2008 a refait les mêmes erreurs et raccourcis que ceux contenus dans la déclaration de Prague.

Cette déclaration de toutes façons n’engage pas légalement les pays de l’Union Européenne compte tenu des pouvoirs limités du Parlement Européen, mais reste regrettable a l’égard des pays étrangers et de leurs citoyens qui ne connaissent pas les mécanismes de fonctionnement des institutions européennes.

Aujourd’hui, le véritable Parlement Européen est l’ensemble des Parlements Nationaux et les électeurs européens ne s’y trompent pas. En effet, la déclaration du parlement Européen a simplement été transmise aux Présidents des Parlements Nationaux à titre d’information.

3- Nazisme et Communisme en bref

La déclaration de Prague mêle communisme et sa version pervertie « le Stalinisme » et omet la part de responsabilité de l’Europe due à l’offensive et à l’ostracisme dont ont été victimes les pays révolutionnaires de la part des Etats hautement conservateurs.

Cette agressivité a donné naissance à l’esprit de conquête du Premier Empire en France puis à celui de l’URSS. De plus, le concept certainement critiquable de dictature du prolétariat, sensé représentée le pouvoir donné au peuple démuni est insidieusement confondu avec celui de dictature d’un seul homme comme dans les dictatures Nazies, fascistes ou Staliniennes, en jouant sur le mot de dictature.

Après une longue période de mutisme des survivants des camps due à l’incompréhension environnante, les nombreuses procédures et les longues investigations ont permis de faire connaître de tous la réalité du Nazisme. Mais le mutisme ne recommencera pas pour valoriser les souffrances mêmes légitimes des peuples des pays de l’Est au détriment de celles des autres.

  • Le Nazisme a été le produit du racisme européen ambiant à l’époque de sa création, puisqu’il a été notamment inspiré d’ouvrages d’idéologues français et d’un anglais. Il a développé les notions de sous-hommes, de surhommes et d’espace vital pour ces derniers. Il était fondé sur la consécration au plus haut niveau de l’identité du peuple germanique.

  • Nous sommes donc loin du Communisme et de sa volonté de redonner le pouvoir aux travailleurs de toutes nationalités pour améliorer leur sort.

  • Le fondateur du Nazisme a développé l’antisémitisme à outrance mais celui-ci faisait déjà partie des traditions européennes et en particulier à l’Est.

  • Le Communisme a au contraire permis de réduire l’antisémitisme violent et de masse dans les pays de l’Est par rapport à ce qu’il était auparavant et à ce qu’il tend à redevenir.

  • Le culte de la mort et l’extermination étaient inscrits dans « Mein Kampf » en ce qui concerne les personnes en mauvaises santé et les Juifs et cela avant la conférence de Wannsee ; son auteur était persuadé qu’il était en accord avec les desseins du Seigneur et de la Nature.

  • Le Communisme ne comporte pas de telles valeurs conceptuelles.

  • Le Stalinisme qui est une version pervertie du Communisme a entrainé la mort et l’exil et l’incarcération d’un très grand nombre de personnes

  • Le Nazisme a mis au point l’industrialisation et la commercialisation, par la fourniture de services aux grandes entreprises allemandes, de l’extermination. Les méthodes de gestion et les équipements les plus performants pour l’époque ont été mis au service d’une industrie de la mort à haute productivité. L’exploitation des cadavres de Juifs en tant que matières premières pour l’industrie de fabrication d’objet de consommation a aussi été tentée.

  • Le Communisme n’a pas mené une politique industrielle et commerciale de la mort.

  • Les Nazis et leurs alliés ont déclenché un conflit mondial au cours duquel 65 millions de personnes on été tuées dont 21 millions de citoyens Soviétiques (voir annexe 6) et 63% de la population juive Européenne.

  • Le communisme n’a pas engendré une telle hécatombe. Voir annexe 4et 5

Il est t tout à fait regrettable qu’il soit nécessaire d’avoir à rappeler des choses aussi évidentes mais les signataires de la Déclaration de Prague ou du Parlement Européen n’en ont pas tenu compte.

Le Nazisme est bien le comble de l’Horreur et doit le rester à titre de référence et il n’est pas un totalitarisme comme les autre ainsi qu’on voudrait en imposer l’idée dans l’Union Européenne.

4-La Shoah et le déni de facto de la Shoah

La mise en équivalence du Communisme et du Nazisme par les déclarations de Prague et du parlement Européen a probablement pu encourager sur la base de ce même principe d’égalisation et de banalisation, certains pays de l’Est à prétendre qu’ils avaient été victimes d’un Génocide équivalent à la Shoah.

Dans certains cas cette auto-persuasion a été jusqu’au point de faire passer la Shoah au second plan et même de tenter de l’exclure de l’Histoire. La Shoah a pourtant été réalisée à 91% parmi les populations des pays de l’Est et ces pays en ont été les principaux témoins. Voir annexe 4.

  • Avec l’extermination de 6 000 000 de juifs, la Shoah a été le massacre de 63% des juifs européens (voir annexes 4 et 5) et aucun autre génocide ne lui est comparable par cette ampleur.

  • La population d’aucun pays de l’Est n’a été détruite à près des deux tiers.

  • Le pays de l’Est qui a sans doute perdu le plus grand nombre de personnes au cours de la deuxième guerre mondiale, a été l’URSS avec 21 millions de morts sur 170 millions d’habitants soit 12.4% de sa population.

La prétendue existence d’un Génocide dans les pays de l’Est équivalent à la Shoah pourrait avoir parmi d’autres, des motivations antisémites très enracinées dans ces pays malgré la presque disparitions des populations juives locales.

Nous devons aussi rappeler que la Shoah n’a été que la phase paroxystique d’un l’antisémitisme européen bimillénaire

Cette phase paroxystique d’un continuum européen, a abouti à la nécessaire création d’un refuge pour les juifs au Moyen Orient et à ce titre l’Europe a une responsabilité directe dans le conflit du Moyen-Orient aujourd’hui.

La mise en cause de l’ampleur comparée de la Shoah risque d’amplifier le conflit au moyen orient en renforçant pour les autorités israéliennes le nécessaire rôle de refuge que représente l’Etat d’Israël; l’attitude européenne issue des déclarations de Prague et du Parlement Européen pourrait disqualifier l’Union européenne dans le processus de paix au moyen orient.

Des pays de l’Est comme la Lituanie et la Hongrie peuvent trouver dans les Déclarations de Prague et du Parlement Européen un soutien dans leur prétention à avoir été victimes d’un génocide équivalent à la Shoah et à développer le concept de double-Génocide.

L’unicité de la Shoah ne se prête par son ampleur en proportion de la population juive d’Europe, à aucune équivoque.

La seule notion de double génocide qui apparaît est celle de la disparition de la mémoire après celles des êtres.

La prétendue existence d’un autre Génocide équivalent à la Shoah pourrait constituer un crime de déni de la Shoah « en tant que telle ».

5-La possible incitation à l’intolérance issue des déclarations de Prague et du Parlement

Européen dans les Pays européens de l’Est :

Lituanie

  • La Shoah a été exclue du Musée National du génocide de Lituanie et du Centre de recherche du Génocide qui lui est associé.

  • Le responsable des relations publiques du Centre de Recherche du Génocide subventionné par l’Etat lituanien est un dirigeant du Parti Néo Nazi, et l’organisateur des défilés Nazis dans Vilnius.

  • Ses déclarations sur Diena.lt sont clairement antisémites : « Les juifs jouent avec des allumettes sur un baril de poudre…, si le Gouvernement ne fait rien le peuple s’en chargera… ». Voir annexes 7, 8 et 9)

  • Un Nazisme de parade et vainqueur est de nouveau autorisé en Lituanie.

  • Ce Pays a légalisé la croix gammée en 2010 en tant que symbole national (Jugement de Klaipeda) sans aucune protestation européenne à notre connaissance sont rares. Voir annexe 7.

Hongrie

  • Alors que le gouvernement de Gauche avait en 2010 avait établi un texte de loi condamnant le déni de la Shoah, le nouveau gouvernement totalitaire de droite a au cours de la même année a supprimé le mot Shoah de ce texte pour mettre en valeur celui de Génocide qui se rapporte à celui prétendument perpétré par le régime communiste. (Voir annexe 10)

  • Le gouvernement de droite a pris des mesures totalitaires limitant la liberté d'expression et accroissant son contrôle sur les principales entités du pays.

  • La Commission Européenne reste silencieuse sur la situation en Hongrie, à notre connaissance, en contravention avec les conditions de base de la Charte des Droits de Fondamentaux. De plus la Honfrie a pu malgré ce comportement accédé à la présidence du Conseil de l’Union Européenne.

Il faut savoir que la Lituanie a un rôle influent et prépondérant sur les autres pays de l’Est en matière d’encouragement à la révision historique.

Hongrie - Lituanie et autres…

  • Depuis la chute du Communisme, les criminels de guerre de certains pays de l’Est ont pu revenir vivre leur retraite tranquillement dans leurs pays d’origine soit volontairement, soit chassés des Etats Unis lorsqu’ils ont été démasqués (Voir annexes 7 et 10).

Les déclarations de Prague et du parlement européen ne vont pas faciliter la guérison de l’antisémitisme résurgent dans les pays de l’Est qui est d’autant plus significatif que les populations juives de ces pays ont pratiquement disparues.

6-Support possible à la désinhibition de l’extrême droite en Europe comme en France ou sa

progression est substantielle.

Cette constatation est évidente et ne nécessite pas de commentaires.

7- Un Néo-Maccarthysme en Europe et le paupérisme dans les pays de l’Est de l’Union

Européenne

La déclaration de Prague accuse les Parti communistes de ne pouvoir évoluer et encourage les politiques de type Maccarthyste bannissant les Partis communistes et leurs partisans.

Cette vision de la vielle Amérique ne convient évidemment pas à l’Europe qui doit rester un espace de liberté. Des lois de type Maccarthyste bannissant le Communisme sont en vigueur dans la plupart des pays de l’Est membres de l’Union Européenne et cela en contradiction avec la Charte des Droits Fondamentaux.

Plus 20 ans après la chute du communisme, nous constatons un échec économique et social dans la majorité des pays de l’Est.

On peut considérer sept de ces 10 pays comme des pays émergents. Ces pays restent particulièrement pauvres, peu réactifs aux politiques antisociales et les services publics s’y dégradent.

La Pologne qui est le plus grand pays de l’Est de l’Union Européenne, a privé ses citoyens du bénéfice de la Charte des Droits Fondamentaux.

Ceci creuse de plus en plus la différence entre Pays de l’Est et Pays de l’Ouest contrairement à ce qui est prétendument souhaité dans la déclaration de Prague.

Le salaire brut minimal moyen en pour l’ensemble de la population des pays de l’Est de l’Union Européenne est en 2011 de 282.6 Euros (267.6 Euros, sans l’exceptionnelle petite Slovénie) et correspond à ceux de pays émergents. Le salaire brut minimum en Bulgarie et Roumanie en 2011est de 148.7 Euros en moyenne par mois, ce qui est très inférieur au salaire minimum au Brésil. Ces deux pays représentent 28% de la population des pays de l’Est de l’Union Européenne. Voir annexe 13.

8-La liberté de l’Europe reconquise grâce à l’URSS

La déclaration de Prague et celle du Parlement Européen ne laisse aucune place au fait que l’Europe doive sa liberté à l’URSS.

Sans ses 21 millions de morts dont 13 600 0000 soldats de l’Armée rouge, (voir annexe 6) au cours de la seconde guerre mondiale, l’Europe aurait difficilement pu être libérée du Nazisme.

L’armée rouge a perdu 9.4 fois plus de soldats que l’ensemble des armées alliées des autres pays, de l’ordre de 1 440 000.’(Voir annexe 6).

Sans l’intervention de l’URSS, les déclarations de Prague ou du Parlement Européen n’existeraient sans doute pas et il aurait été possible qu’après une guerre interminable les alliés aient eu à signer un armistice avec l’Allemagne.

L’espace vital allemand aurait alors englobé de nombreux pays et l’extermination du Peuple juif presque réussi en Europe, aurait pu être complètement achevée en limitant son existence à la communauté des Etats Unis.

9-YALTA

Le partage de l’Europe n’a pas été décidé par l’URSS et l’Allemagne mais par les dirigeants du Royaume Unis, des Etats Unis et de l’URSS réunis à Yalta : Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt et Joseph Staline.

Dans un esprit fallacieux les Déclarations de Prague et du Parlement Européen lient le partage de l’Europe en différentes zones au Accords Ribbentrop –Molotov du 23 août 1939 et rompus le 22 juin 1941.

Selon les Déclarations du Prague et du Parlement européen, tout se passe comme si l’Allemagne Nazie avait gagné la Guerre en 1945 et avait divisé l’Europe avec l’URSS.

Nous sommes désolés d’avoir à rappeler des faits aussi évidents et connus de tous.

La référence au Pacte Germano-Soviétique est très significative de l’état d’esprit politique des signataires des déclarations de Prague et du Parlement européen.

10-Les relations entre l’Europe et la République Populaire de Chine

L’anticommunisme sans nuances qui se dégage de la déclaration de Prague pourrait finir par poser des problèmes diplomatiques et de tous ordres avec la Chine qui est pour le moment la seconde puissance économique mondiale avec ses 1 337 000 000 d’habitants soit 500 millions d’habitants de plus que les populations de l’Union Européenne et des Etats Unis réunis.

L’impression de la disparation du Communisme depuis la chute du bloc soviétique est fausse. Le communisme est l’idéologie de base de la Chine. Cette puissance mondiale s’est adaptée économiquement et de façon critiquable pour s’assurer une réussite sans commune mesure avec les médiocres performances de l’URSS. La Chine est aujourd’hui la deuxième puissance mondiale par la taille de son PNB d’environ 10 000 milliards de dollars.

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II-La déclaration du Parlement européen du 23 septembre 2008 et ses surprenants et

précaires signataires

1-LA DECLARATION

« Encore une fois le refus de mentionner les accords de Yalta donne une couleur partisane et foncièrement à droite, à cette déclaration »

Faisant suite à la recommandation de la déclaration de Prague, 409 députés de la sixième législature du Parlement européen sur 732 ont signé une déclaration inspirée par celle de Prague, à quelques mois de la fin de leur mandat.

Le mot Stalinisme qui semble plus approprié, a été souvent préféré au mot communisme mais se réfère in fine et de façon générique aux régimes communistes selon les termes du 3e paragraphe de cette déclaration.

La suite de la déclaration consiste en un tragique mélange entre communisme et Nazisme à l’image de la déclaration de Prague et encore une fois les accords Ribbentrop-Molotov sont mentionnés comme le fondement de la division de l’Europe comme si l’Allemagne avait gagné la guerre, en prenant soin d’ignorer ceux de Yalta, ce qui décrédibilise le Parlement Européen.

Le Parlement Européen se permet même de proposer un jour de commémoration pour les victimes du communisme, mais aussi pour celles du Nazisme et qui se réfère aux accords Ribbentrop-Molotov.

Les victimes du Nazisme sont utilisées malgré elles pour donner du poids à l’anticommunisme, alors que les communistes ont été des résistants exemplaires aux Nazis et que comme nous l’avions mentionné le Nazisme aurait pu être très difficilement défait sans l’armée rouge.

Le choix de la date de commémoration proposée est à notre avis du domaine de la provocation consciente, probablement pour l’extrême droite ou inconsciente, nous l’espérons pour les autres.

Les victimes du Nazisme deviennent dans cette déclaration une quantité négligeable alors que comme nous l’avions mentionné, la destruction de près des deux tiers du peuple juif européens, qui en est la principale victime, « en Europe et par des Européens », peut être considéré comme la simple phase paroxystique du continuum antisémite européen.

Les jours de commémoration qui servent l’intérêt des uns et rejettent celui de l’ensemble des autres ne peuvent provoquer qu’amertume et haine.

Parmi les victimes privilégiées du Nazisme on peut citer sans être exhaustif les juifs et les Tziganes si peu appréciés dans les pays de l’Est, les homosexuels, les personnes souffrantes de défaillance physique ou mentale (les souffreteux comme disait approximativement le fondateur du Nazisme), les francs-maçons, les Communistes, les Socialistes, les Soviétiques civiles et militaires, les résistants et les autres soldats alliés. Il n’est donc pas possible qu’un jour de commémoration exclut qui que soit par la définition des victimes ou par le choix du jour de commémoration et ne peut être déterminé sans l’accord de tous, sans risquer de prendre l’aspect d’un totalitarisme que l’on veut dénoncer par ailleurs.

Heureusement les déclarations du Parlement Européen n’engagent pas l’Union Européenne en raison de ses pouvoirs limités. Les déclarations du Parlement Européen sont transmises pour information, aux Présidents des Parlement Nationaux de l’Union Européenne dont l’ensemble forme pour le moment le véritable parlement Européen.

La création d’un véritable Parlement européen implique des réformes de fond concernant ses prérogatives, le mode de scrutin et la nature des représentants de sorte que le peuple européen ne s’abstienne plus dans sa grande majorité aux élections de ce parlement. Il n’est pas évident que les Etats membres désirent véritablement créer un authentique parlement européen qui leur ferait perdre une partie de leurs prérogatives.

2-ANALYSE CATEGORIELLE DES SIGNATAIRES DE LA DECLARATION DU

PARLEMENT EUROPEEN

Dans l’analyse qui va suivre nous avons mentionné par facilité de langage des noms de pays, il s’agit en réalité des députés européens de ces pays. Ces députés agissent selon leurs convictions personnelles et souvent sans discipline de groupe et ne représentent pas la position des autorités officielles de leurs pays.

Voir annexes 11et 12

2.1 - ALLEMAGNE – 99 députés - 23 Signataires

Le comportement des députés de ce pays ayant vécu dans un pays au cœur des expériences du Nazisme et du Communisme (RDA) a une signification fondamentale et constitue une référence qui aurait dû servir de guide aux autres députés.

Les députés européens allemands ont eu en connaissance de cause un comportement responsable:

  • 76 des 99 députes allemands n’ont pas signé la déclaration du 23 Septembre 2008.
  • 19 des 23 députes du SPD n’ont pas signé cette déclaration.
  • 11 des 13 députés Verts ne l’ont pas signé non plus.
  • Seuls 23 députés dont 17 de droite ont signé la déclaration.

2.2-LES PAYS DE L’EST – 204 DEPUTES SUR 732 ET 150 SIGNATAIRES

150 députés sur 204 soit 73.5% des députés des pays de l’Est ont évidemment signé cette déclaration, sans se soucier de son libellé qui va au-delà des crimes des régimes communistes, en reclassant les crimes du Nazisme.

Cette déclaration a mis en équivalence le communisme et le Nazisme et peut encourager les débordements déjà constatés dans les pays de l’Est.

Les députés des pays de l’Est avaient tout intérêt à signer cette déclaration sur une base « stratégique» et négligeant les références historiques.

Ils ont ont représenté 36.7% de l’ensemble des signataires. Toutefois on doit noter que 20 de ces 150 députes étaient des eurosceptiques et pour 75% d’entre eux, de nationalité polonaise. Les électeurs polonais ont tourné le dos à l’Europe en 2009 en s’abstenant de voter à 83%.

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Kiev refuse la Paix. L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix.

4 Octobre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #L'OTAN.

   Kiev refuse la Paix 

 

L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix 

Kiev refuse la Paix. L'armée ukrainienne sabote encore le processus de paix.

L'armée ukrainienne, en dépit des volontés marquées de mettre (enfin) en oeuvre le processus de paix, continue de saboter quotidiennement l'application des deux premiers des treize points du protocole de Minsk (1: Cessez-le-feu immédiat et 2: Retrait des armements de la ligne de contact).

En effet durant le week end, l'artillerie ukrainienne a bombardé la zone de front tuant 2 soldats républicains et occasionnant de nouvelles destructions matérielles importantes. Hier 90 tirs ukrainiens contre le territoire de la DNR ont été encore enregistrés.

Bombardements sur Yasinovataya (Nord de Donetsk)

pendant le week-end des Primaires électorales

Mais c'est surtout par des actions délibérées sur les secteurs de Petrovsky (Quartier Sud Ouest de Donetsk) et Stanitsa Lugansk (au Nord de Lugansk) que Kiev a exprimé son refus obstiné d'engager le processus de paix dans le Donbass. En effet, et conformément au point 2 du processus de Minsk, un retrait des forces combattantes doit être effectué au niveau des zones de contact or, sur les secteurs cités, les forces ukrainiennes ont non seulement refusé de se soumettre à ce protocole (au Nord de Lugansk) mais ont même ont perturbé par des tirs le retrait engagé par les forces républicaines (près de Petrovsky).

Les représentants de l'OSCE qui doivent "assurer le suivi et la vérification du cessez-le-feu" (Point 3 des accords) étaient présents à Petrovsky lors des provocations ukrainiennes (voir la vidéo ci dessous) et ils ont aussitôt demandé aux forces ukrainiennes de "prendre des mesures " pour respecter le cessez le feu, mais en vain...

La conséquence est que le commandement militaire de la DNR a donné l'ordre à une de ses divisions de revenir sur ses positions initiales tant que Kiev ne se soumettra pas également au processus de Minsk signé par elle en février 2015.


Kiev ne peut pas la guerre et ne veut pas la paix

On voit donc une armée ukrainienne qui est bloquée dans les tranchées politiques et militaires creusées par Kiev. Incapables de relancer une offensive, les unités ukrainiennes ne veulent pas pour autant se plier aux consignes données par les accords de Minsk. Aussi les soudards se contentent-ils de maintenir le front sous un feu minimum afin d'alimenter la politique de terreur lancée par Kiev au Printemps 2014, de fixer les forces républicaines et de saboter le processus de Paix...

Depuis la semaine précédent la tenue des Primaires électorales dans le Républiques, l'artillerie ukrainienne a repris ses tirs contre les populations civiles du Donbass.

Après une trop courte trêve la population du Donbass

est à nouveau sous les obus de l'armée ukrainienne

Le satrape kiévien pris à son propre piège 
 
Ce sabotage permanent du processus de paix, sans toutefois s'accompagner d'un retour à une dynamique offensive, révèle la situation de blocage du Président Porochenko, qui militairement ne peux plus attaquer le Donbass sans risquer une Bérézina catastrophique et politiquement ne peut s'y désengager sans risquer la perte des territoires occupés (de Mariupol à Slaviansk) et surtout un coup d'état immédiat des nationalistes radicaux.
 
La marionnette étasunienne de Kiev de plus en plus impopulaire en Ukraine mais aussi dans les pays occidentaux est donc aujourd'hui sur un trône éjectable. Complètement isolé Porochenko ne doit le sursis de son pouvoir qu'à la perfusion économique de ses parrains occidentaux que sa présence maintient ouverte et la guerre dans le Donbass qui nourrit satisfait les radicaux et nourrit les oligarques et alimente encore une "union sacrée" politique de plus en plus fragile...


Un conflit aux ordres de Washington
 
De toute évidence l'évolution de la situation du front du Donbass, aujourd'hui gelée entre la guerre et la paix, est dépendante du contexte international et notamment du bras de fer engagé entre Washington et Moscou en Syrie. L'Ukraine reste un "front de réserve" pour la Maison Blanche qui profite de cette guerre dans le Donbass pour renforcer sa présence militaire en Europe et faire pression sur Moscou via une "otanisation" factuelle de l'Ukraine, tant politique et économique que militaire.
 
Par exemple, alors que le mythe de l'intervention russe dans le Donbass ne survit plus que dans les bas fonds des officines propagandistes occidentales, Anders Fogh Rasmussen, l'ancien secrétaire Général de l'OTAN qui a été nommé conseiller spécial du Président Porochenko tel un fanatique possédé  invoque encore la pseudo déstabilisation de l'Ukraine causée par Moscou et appelle à "la livraison d'armes défensives mortelles pour l'Ukraine, de sorte que l'Ukraine serait mieux en mesure de se défendre". Rasmussen n'est pas le seul occidental présent dans l'appareil d'Etat ukrainien et faisnt pression avec le lobbying de la communauté ukrainienne implantée en Amérique du Nord sur les décisions nord américaines.
Ainsi, la semaine dernière le congrès étasunien a donné son accord pour la livraison d' "armes de défense létales" à l'Ukraine, ce qui constitue une nouvelle provocation et surtout une décision contraire aux accords de Minsk.
 
En attendant l'évolution syrienne, l'échéance électorale étasunienne, les forces armées ukrainiennes quant à elles, appliquant des ordres précis de leur commandement militaire et politique entretiennent "à feu doux"  le front du Donbass qui peut exploser à nouveau à tout moment.
 
Combats près de Yasinovataya (Au Nord de Donetsk) 
au niveau du blok post Kroutaya Balka, le 2 octobre
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
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Pour m'aider dans ce travail de réinformation
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer à plein temps malgré une absence actuelle de revenus.

Merci d'envoyer vos contributions de soutien sur le compte référencé ci après à partir duquel sont envoyés les virements vers le Donbass

Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel 
 
Bien à vous 
Erwan
 
 
 
 
 
 
 
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Porochenko recule pour mieux tomber. Par Erwan Castel.

26 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #AMERIQUE, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #Ukraine, #L'OTAN.

lundi 26 septembre 2016

Faire monter le roi sur son trône

Porochenko recule pour mieux tomber

 
Cette rentrée 2016 aura été marquée par un sensible retour au calme sur le front du Donbass, où bien que n'étant pas respecté par Kiev, la trêve décidée le 1er septembre a donné lieu a une diminution importante des violations du cessez le feu (à moins de 100 tirs quotidiens en moyenne)
 
Parallèlement à cette accalmie militaire relative, ,nous avons pu observer une relance de l'action diplomatique amorcée lors du sommet du G20 en Chine entre les présidents russe francais et allemands et portée par les Ministres des affaires étrangères des deux derniers à Kiev.
 
Porochenko le dos au mur et au bord du gouffre 
 
Cette visite qui pour le moment n'a pas encore porté ses fruits est cependant importante car les propositions du Ministre francais Jean-Marc Ayrault et de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier marque un virage important dans le discours tenu par les occidentaux dans ce dossier.
Les occidentaux en effet, alors qu'ils s'étaient jusqu'à présent distingués par un alignement servile sur la politique de Washington et une confiance absolue dans celle menée par Kiev, ont évoqué, au grand dam de Porochenko and Co, pour la résolution du conflit dans la Donbass la nécessité :
 
  • De valider des élections locales dans le Donbass
  • De mettre en oeuvre la loi d"amnistie
  • D'organiser un statut spécial pour Donetsk et Lugansk
Ceci est certainement la conséquence du sabotage des accords de Minsk et de la mendicité agressive organisés par Kiev et qui finit même par irriter aujourd'hui ses partenaires de l'Union Européenne dont les projets d'investissements en Ukraine attendent depuis 2 ans une stabilisation du pays.
 
Pour mettre en oeuvre ces 3 points essentiels, Porochenko sera obligé de revenir sur ses propres rodomontades récentes et, provoquant certainement la ire de son aile radicale, engager une réforme de la constitution ukrainienne sans laquelle les accords ne peuvent être mis en oeuvre.
 
Et c'est là que cela risque de coincer du côté du Président car pour beaucoup d'ukrainiens encore accrochés à l'illusion de l'intégrité territoriale de leur pays aux frontières artificielles en plus d'engager une reconnaissance des Républiques de Donetsk et Lugansk ce serait ouvrir une boite de Pandore car vraisemblablement les autres régions de l'Ukraine demanderaient également l'accès au statut spécial, que ce soit pour des raisons identitaires ou oligarchiques.
 
En attendant la roue tourne, et "les accords de Minsk doivent maintenant avancer car il n'y aura pas de plan B" martèlent les diplomaties occidentales qui demandent à Porochenko d'engager la réforme constitutionnelle amorçant cette décentralisation avant la fin de l'année
(elle devait initialement être faite avant la fin 2015) 
La balle est donc dans le camp de Kiev qui vient de bénéficier de la réactivation des aides du FMI et du renouvellement des représailles économiques occidentales consécutives au retour de la Crimée en Russie, soutiens que les ministres allemand et francais ont conditionnellement  liés à la mise en oeuvre des accords de Minsk.
 
L'acceptation de ces propositions occidentales, pour débloquer les accords de Minsk, serait considéré comme une trahison nationale du gouvernement, et ce projet est aujourd'hui jugé inacceptable non seulement par l'aile radicale qui le considère comme un "plan de capitulation" (Oleh Liachko, chef du Parti radical) mais également par le propre parti du Président Porochenko, le Bloc Petro Porochenko, qui considère irréalisable ces accords et accuse même les ministres français et allemand de faire le jeu du Kremlin.
 
Menacé par son aile radicale qui mène le "parti de la guerre" et par ses oligarques qui veulent protéger leurs fiefs, Porochenko cherche à gagner du temps lâchant du lest millimètre par millimètre pour tenter de conserver son pouvoir. 
 
 
Quand les occidentaux prêchent le vrai pour imposer le faux
 
Les ministres allemand et francais en visite dans le Donbass ukrainien, avec Pavel Zhebrivsky  (a gauche)
C'est ici que nous pouvons nous demander quelles sont les intentions réelles des représentants occidentaux venus négocier cette hypothétique réanimation des accords de Minsk, d'autant plus que la position des USA, qui restent le chef d'orchestre de la diplomatie occidentale, révèle quant à elle une dissonance importante avec le discours présenté par ses partenaires intervenant à Minsk. En effet, d'une part les tensions entre Moscou et Washington ne cessent d'augmenter comme en témoigne la situation du conflit syrien, et et autre part les faucons étasuniens continuent a pousser leurs pions militaro-industriels en Ukraine et l’encouragent à la guerre (en autorisant la vente d'armes létales à l’Ukraine par exemple)
 
Donc nous pouvons affirmer que :
  • Fanatiques invétérés du système libéral économique auquel ils se sont volontairement soumis, la France et l'Allemagne espèrent certainement dans une progression des accords de Minsk pouvoir désengager progressivement les représailles économiques contre Moscou et qui les sanctionnent eux-même sérieusement au milieu d'une crise économique déjà grave. Le simple fait de corréler ces "sanctions économiques" anti-russes aux accords de Minsk est révélateur de cet objectif non avoué car ces représailles sont d'abord consécutives au retour de la Crimée et ensuite, la Russie n'est pour rien dans l'enlisement de la situation dans le Donbass.
Mais,
  • L'évolution du pouvoir ukrainien issu du Maïdan en système totalitaire national oligarque ethno centré ne fait que se confirmer et montre que Porochenko n'a joué dans sa réalisation qu'un rôle de préparateur "modéré" politiquement acceptable. Or ce dernier, qui s'accroche désespérément et logiquement à son pouvoir, est devenu aujourd'hui inutile aux ambitions étasuniennes pressées par leur calendrier anti-russe. Il faut donc pour Washington éjecter sa marionnette et passer à l'étape suivante avec des nouveaux fantoches qui en apparence seront plus indépendants de la Maison Blanche à l'image des djihadistes actuels en Syrie qui servent toujours ses intérêts sans en porter les couleurs.
 
Donc la conclusion pessimiste qui s'impose mais qui malheureusement est hautement probable est que les ministres Ayrault et Stenmeier, sont venus jouer un simulacre de conciliation qu'ils savent voué à l'échec, soit parce que Porochenko va engager une nouvelle stratégie de freinage et saboter encore les accords, soit parce qu'il va subir un inévitable coup d'état en tentant leur passage en force.
 
 
Je pense que les occidentaux recherchent la deuxième solution et en finir avec l'impopulaire Porochenko qui ne leur sert plus à rien sauf peut-être a provoquer un nouveau coup d'état collabo. Ce coup d'état s'il reste risqué quant à ses suites les déresponsabiliserait d'un retour (espéré mais non avoué) à une guerre inévitable tout en pouvant la limiter à l'Ukraine. 

Enfin et surtout cette perspective conforterait secrètement, par une nouvelle équipe de Kiev plus radicale, la stratégie russophobe étasunienne engagée en Ukraine et que l'échéance électorale américaine et la détérioration de la situation syrienne rendent urgente...
 
Savchenko, l'hystérique nationaliste ingérable que Poutine a relâché des prisons russes vers l'Ukraine comme on lance une grenade dégoupillée, a d'ailleurs encore récemment appelé à un troisième Maïdan pour renverser Porochenko tout en défendant la décentralisation pour toute le pays qui permettrait le renforcement des fiefs nationalistes et maintiendrait le Donbass, dont elle sait le contrôle militaire impossible, dans l'Ukraine.
 
Porochenko ne peux plus reculer comme il le fait depuis février 2015, date de la signature des accords de Minsk 2 et doit aujourd'hui assumer ses responsabilités et ses engagements, poussé sur un trône en forme de guillotine par ses parrains occidentaux qui veulent parier sur le pire... Cette tactique de "faire monter le roi sur son trône" pour mieux l'en faire descendre n'est pas pour déplaire aux nationalistes radicaux qui n'attendent que ca pour renverser un président jugé trop faible à leur goût...
 
En attendant il faut prendre ce qu'il y a à prendre à savoir l'accalmie sur le front qui profite aux familles du Donbass et le possible retour des prisons ukrainiennes des détenus des Républiques de Donetsk et Lugansk dans le cadre de l'amnistie proposée.
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


 

Rapport de situation hebdomadaire de Christelle Néant
 
observation : La cause commune étant pour moi supérieure aux délires psychotiques individuels je continuerai à partager le travail de tous les acteurs de la réinformation y compris ceux qui pratiquent à mon encontre une censure ad hominem hystérique...
 

Plan de la vidéo

SITUATION MILITAIRE

00'34" - Bilan des bombardements ukrainiens sur la semaine écoulée

01'36" - Pertes hors combat ukrainiennes

02'30" - Commandos de l'armée polonaise dans le Donbass et vote du sénat américain

03'29" - Changements récents dans le niveau des bombardements

SITUATION POLITIQUE

04'05" - Accord de désengagement des forces signé à Minsk

05'04" - Proposition écrite d'échange total des prisonniers

06'51" - Approvisionnement en eau de la République Populaire de Lougansk

07'17" - Savtchenko et le pouvoir ukrainien

08'03" - Analyse de l'évolution de la situation en Ukraine

12'11" - La campagne des primaires dans le Donbass

SOCIETE

12'48" - Aide humanitaire de 'armée de la République Populaire de Donetsk à un orphelinat

DIVERS

13'52' - L'enquête sur le crash du MH17

PENDANT CE TEMPS LA A KIEV

16'45" - Le cirque à la Rada

17'20 - Bagarres musclées et menaces entre députés à la télé ukrainienne

CRIMEE ET ELECTIONS EN RUSSIE

18'36" - La position de l'Ukraine concernant les élections législatives russes.

19'53" - Conclusion et rappel concernant le voyage pour les francophones dans le Donbass

Publié par Erwan Castel à 9/26/2016

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Bientôt, le retour à l’internement administratif ? ¨Par Robert Charvin

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La Russie, #Ukraine, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #L'OTAN., #Terrorisme

Bientôt, le retour à l’internement administratif ?

Bientôt, le retour à l’internement administratif ?  ¨Par Robert Charvin

La mode politique en Europe et aux États-Unis est à la légitime défense « préventive ». Cette prévention, c’est-à-dire les mesures prises pour empêcher un mal qui risque de survenir, ne joue que très peu dans le domaine social. Dans le domaine médical, elle coûterait, dit-on, trop cher si elle était généralisée ; dans le monde des affaires, il ne faut surtout pas se prémunir contre les licenciements de masse et jouer au contraire sur l’effet de surprise et sur le désarroi qui en résulte pour les salariés ; en matière environnementale, le principe de précaution est très fortement contesté par les entreprises, parce qu’il serait source de paralysie !

Les gérants (privés) des grands moyens de production doivent être toujours plus libres de leur stratégie, profit oblige, y compris lorsque l’entreprise ne survit qu’avec l’argent public (par exemple, le groupe Alstom).

Par contre, dans le secteur strictement politique, les pouvoirs publics n’ont jamais trouvé mieux que de jouer aux victimes (il faut bien se défendre contre les agresseurs, y compris potentiels) ou aux protecteurs (le petit peuple a besoin d’une autorité sécuritaire au-dessus de lui).

Dans l’ordre international, il y a longtemps que les agresseurs se prétendent agressés.

Les nazis dénonçaient l’asphyxie que les vainqueurs de la Première Guerre mondiale avaient tenté d’imposer aux Allemands qui avaient pourtant besoin « d’espace vital » ; de surcroît, les juifs et les bolcheviques constituaient une menace chronique dissolvante pour le Reich. Il fallait donc agresser les Tchécoslovaquie, la Pologne, la France, la Grande Bretagne, l’URSS, etc. pour que le peuple allemand « respire » !

Plus près de nous, les démocraties (occidentales) ont remis à l’ordre du jour la prévention. Pour « contenir » et refouler le communisme dans un premier temps, (prétendument omniprésent, y compris lorsqu’il n’y avait que nationalisme et revendication d’indépendance de la part des peuples colonisés) ; puis, pour sauver la paix, ce qui exigeait la guerre, contre les prétendus détenteurs d’armes « de destruction massive » (comme l’Irak de Saddam Hussein, par exemple), ou pour protéger un allié contre une « menace » militaire, ce qui justifie le maintien de bases militaires américaines « d’intérêt stratégique » en Corée du Sud, proches de Pyong Yang, mais surtout de la frontière chinoise. On n’est jamais trop prudent contre l’ennemi nord-coréen détenteur d’une force nucléaire, alors que les alliés (Israël ou le Pakistan) n’ont que des bombes atomiques « dissuasives » !

Les manœuvres de l’OTAN, aux frontières russes, en Pologne et dans les pays Baltes, par exemple, sont aussi des mesures de précaution contre le risque d’une invasion des troupes russes sous la direction d’un chef d’État qui ne rêve, comme chacun sait, qu’à une Troisième guerre mondiale ayant oublié les 20 millions de victimes soviétiques de la Seconde Guerre ! « Il vaut mieux prévenir que guérir » disent les états-majors étasuniens, sans se préoccuper de la tension internationale ouverte que provoque la mise en œuvre de leurs arrière-pensées.

L’attaque contre la Libye (dont on connaît les brillants résultats et qui vient de faire l’objet d’un rapport très sévère des parlementaires britanniques) était aussi un acte de prévention. Il ne s’agissait pour les interventionnistes français et anglais, soutenus par les États-Unis, que de « prévenir un massacre » à Benghazi. Il y avait une telle urgence que les « protecteurs » occidentaux n’ont pas pris le temps d’évaluer la véracité des faits et la nature (islamiste) des forces hostiles à Tripoli qui se manifestaient !

La Charte des Nations Unies qui retire aux États l’usage de la force armée à l’exception du cas de légitime défense est balayée, avec la théorie de la « légitime défense préventive » qui juridise l’agression et celle de « la responsabilité de protéger » qui prétend légaliser l’ingérence (ce qui ne peut être le fait que des Grandes Puissances).

Une fois encore dans l’Histoire, on fait des mensonges d’État une arme à la discrétion des Puissances : il suffit de manipuler, d’aller vite et de ne pas avoir en face un État ayant les moyens de réagir avec force. Peu importe qu’au bout des quelques années, la vérité s’impose et que l’on dénonce l’arbitraire des agressions contre l’Irak ou la Libye. Les résultats sont là : les initiateurs ont été réélus et le chaos règne au sein de deux pays « non fiables » !

Et les États-Unis finiront bien par se débarrasser du phénomène Guantanamo, totalement hors-légalité, et par continuer à bénéficier dans le monde de la fascination entretenue de l’American way of life !

Si le court-termisme règne chez les politiciens occidentaux dans le domaine de la politique étrangère, il règne aussi dans l’ordre interne.

Le cas de la France hollando-sarkozienne est exemplaire, comme l’ont été les pratiques antérieures du gouvernement Daladier (sous la III° République), du gouvernement de Vichy et des gouvernements successifs (y compris « socialistes ») durant la guerre d’Algérie.

Le Décret-loi du 18 novembre 1939 prévoit l’internement administratif, c’est-à-dire l’arrestation et la détention, sans intervention de l’autorité judiciaire, de personnes jugées par l’administration « dangereuses pour la défense nationale et la sécurité publique », c’est-à-dire, à l’époque, surtout les communistes !

Le régime de Vichy, en vertu des « lois » prises par Pétain (3 septembre 1940, 28 juin, 18 juillet et 28 octobre 1941) frappe les communistes, les juifs, les auteurs d’infraction économique, les auditeurs de Radio Londres, et les résistants.

L’internement administratif réapparaît durant les « opérations de police » menées contre les « bandits » (les fellagas) en Algérie et leurs complices français (comme par exemple, Maurice Audin, exécuté par l’armée française ou contre Henri Alleg, torturé).

Il fonctionne aussi contre les autonomistes corses ou basques lors des voyages officiels !!

Le pouvoir exécutif frappe ainsi ses adversaires politiques sans que l’autorité judiciaire n’exerce son contrôle, parfois avec la complaisance de juristes aptes à se plier à toutes les autorités !

Le pouvoir politique, périodiquement, fait la démonstration que la justice et le droit sont inadaptés au « maintien de l’ordre public » ou du moins qu’il estime que telle est la solution. Autant dire que la sûreté personnelle n’est garantie que lorsqu’elle n’a pas vraiment à l’être !

Avec les attentats islamistes, de forts courants politiques réclament le retour de l’internement administratif pour tous ceux qui sont « susceptibles » de commettre un attentat. A la différence des socialistes de 1956-1957 qui se refusaient à admettre qu’il y eut une « guerre » en Algérie, le Parti Socialiste de 2016 estime que la France est en « guerre » contre les islamistes (ce qui n’a pas préoccupé les dirigeants français en Libye ou en Syrie).

Or, l’état de guerre, même « officieux » justifierait l’internement des 10.000 personnes « fichées S », car elles sont « susceptibles de troubler l’ordre public » ! L’opinion est largement mobilisée sur ce thème par des médias sans scrupule. Comme si la répression, quelle qu’elle soit, était l’arme exclusive pour régler les problèmes !

Comme si l’Histoire ne montre pas l’extrême diversité des victimes de ces internements arbitraires par nature !

Comme si chacun de nous n’était pas, selon tel ou tel pouvoir exécutif, « susceptible » de troubler l’ordre public, et par là même de connaître, à son tour, l’internement administratif !

Source: 16 septembre 2016, Robert CHARVIN, Investigaction.

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Bientôt, le retour à l’internement administratif ?  ¨Par Robert Charvin

Devons-nous « assimiler, coloniser et civiliser » la Russie ? Et même « l’affaiblir par tous les moyens », comme le recommande le stratège US Brzezinski ? Quels intérêts sert la campagne actuelle de diabolisation de la Russie ? D’où vient ce courant de révisionnisme historique qui minimise la contribution de l’URSS à la victoire des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale et qui tend à assimiler le communisme au nazisme ? Pourquoi, Vassili Kononov, un résistant antinazi a-t-il été accusé de « crime de guerre » par la Cour suprême de Lettonie ? Pourquoi a-t-il été envoyé en prison à l’âge de 75 ans, un demi-siècle après les faits ? Ce livre original nous met en garde : une certaine propagande médiatique peut nous mener tout droit vers une nouvelle guerre froide. Pas si froide ? - See more at: http://www.investigaction.net/bientot-le-retour-a-linternement-administratif/#sthash.PI6TQQfC.dpuf

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Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

17 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #l'Allemagne, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #Ukraine, #La guerre, #le nazisme, #Le fascisme, #La mondialisation

samedi 17 septembre 2016

Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon, volontaire français dans le Donbass.
Le Donbass. La guerre comme seul programme par Sébastien Hairon.

Cette semaine aura été riche en enseignement en Ukraine. Il y a eu la visite des ministres des affaires étrangères Allemand et Français les 14 et 15 septembre lien. Cette visite n'aura globalement rien apporté de neuf dans le processus qui est censé diriger l'Ukraine et les 2 Républiques du Donbass vers la paix. Car pour faire la paix , il faut-être deux , et malheureusement , le dirigeant Ukrainien n'est pas un partisan de celle-ci source et ici. Nous pouvons constater que les diplomates ouest Européens n'ont absolument plus aucunes crédibilités , et encore moins , la moindre influence sur des conflits , celui-ci se déroulant pourtant sur notre continent. Dans ce jeu de dupe , la marionnette de Kiev , ne prend pas ses ordres auprès des subalternes , mais bien de Washington , le véritable chef d'orchestre de la tragédie Ukrainienne.

                                             Les institutions financières

En plus de la visite des ces 2 touristes , l'autre information importante de la semaine , est la reprise officielle de l'aide financière du FMI source. Mardi 14 septembre , cette institution , basée à Washington , a débloqué une nouvelle tranche du prêt de 17,5 milliards de dollars accordé en mars 2015. Cette aide de 1 milliards , est ni plus ni moins qu'un chèque en blanc accordé à la junte putschiste de Kiev , pour pouvoir continuer la guerre contre la population du Donbass. Tout est bon pour le FMI pour donner de l'argent frais à Kiev , même de changer ses règles d'attribution source . Outre le FMI , la banque mondiale et l'Union Européenne s'apprêtent elles aussi , avec notre argent , à donner des fonds à l'Ukraine source.

                                    Porochenko le fossoyeur de l'Ukraine  

Depuis sa mise en place par Washington à la tête de l'Ukraine , Porochenko , cet oligarque multimilliardaire , n'a apporté que la désolation et la guerre. Car il ne faut jamais oublier les buts de cette guerre dans le Donbass. Il s'agit de voler les richesses de l'Ukraine source, et en particulier ses terres fertiles. Parallèlement au pillage de l'Ukraine , il s'agit de provoquer la Russie à sa frontière , pour la forcer à intervenir dans ce conflit meurtrier. Les USA étant virtuellement en faillite , ils ont besoin d'une guerre majeure , loin de chez eux pour ne pas changer une formule qui gagne à tous les coups. Ce qui leur permettrait d'échapper au naufrage économique qui arrive à grands pas , de ne pas rembourser ses dettes , et de faire comme en 1944 , arriver en "sauveur" de l'Europe , tel le pompier pyromane ! Depuis maintenant plusieurs années , la presse occidentale , valide systématiquement , la théorie de Washington et de ses laquais , selon laquelle , ce serait la Russie qui menace ses voisins et la paix en Europe. Un dessin vaut mieux qu'un long discours pour contrer et ridiculiser cette rhétorique mensongère :
 


Porochenko , en ce faisant le porte-voix de ses maîtres atlantiste , porte une lourde responsabilité dans cette guerre , pudiquement appelé , opération antiterroriste Car, étant de plus en plus contesté par plus va en guerre que lui , il se condamne lui-même à plus ou moins brève échéance à être emporté par une contestation interne de plus en plus forte. Car pour faire la guerre , cet oligarque s'est appuyé sur les bataillons spéciaux , essentiellement composé de nazillon et autres nostalgiques du collaborateur du 3ème reich , Stepan Bandera. Pour celle et ceux qui douteraient du caractère nazi de ces gens là , je vous invite à lire ceci et cet article.
Il y a eu aussi l'excellent documentaire du journaliste d'investigation , Paul Moreira , qui a fait une enquête sur le sujet , avec en toile de fond le massacre de la maison des syndicats à Odessa le 2 mai 2014 article

Ici , un reportage de la télévision Ukrainienne sur le procès en cours du chef du bataillon tornado

Dans ces conditions , nous comprenons mieux pourquoi le courageux peuple du Donbass résiste à l'Ukraine , dont la colonne vertébrale est totalement opposée à ses valeurs humanistes et généreuses. Car en plus de devoir affronter ces nazillons de la sous-culture , l'Armée Ukrainienne n'est en reste au niveau criminalité. Les ukrops , comme nous les appelons ici , ont en dans leurs rangs , de véritables voyous et criminels en tous genres

Mais finalement , ces criminels ne font qu'imiter et exécuter sur le terrain , les propos de leur président !

Malheureusement , pour le Donbass , mais aussi pour le peuple Ukrainien , la paix n'est clairement pas à l'ordre du jour avec Porochenko et ses parrains yankees. Le 1er septembre , un nouveau cessez-le-feu , un de plus , a , comme les précédents , été violé de manière massive par les ukrops , allongeant encore un peu plus la liste des victimes dans le Donbass lien.
Tant que cette marionnette sera soutenue par l'occident et les institutions financières internationales , aucune solution de paix ne sera accepté par la junte de Kiev. Le courageux peuple n'a donc pas fini de payer le prix du sang pour pouvoir vivre libre et en sécurité contre la folie meurtrière de certains hommes ivres de pouvoirs et de déprédations !

Sébastien Hairon , volontaire en République de Donetsk.

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Besoin d'aide

Je vous envoie un s.o.s , même si j'ai honte de le faire , mais j'ai besoin de votre soutien. Même le plus petit don , me sera d'un précieux secours dans ce combat. Car malheureusement , et de tout temps , l'argent reste le nerf de la guerre.Je vous remercie pour votre soutien et vos messages d'amitiés , et je vous souhaite une agréable journée. Cordialement.
Sébastien Hairon

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