La majorité des attentats terroristes sont fabriqués par la police…
La majorité des attentats terroristes sont fabriqués par la police…
La CIA et Al-Qaïda au Yémen: Attentat déjoué ou propagande ratée?
par Julie Lévesque
Mondialisation.ca, Le 11 mai 2012
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=L%C3%A9V20120510&articleId=30798
Ravivant la crainte d’un attentat terroriste contre un avion de ligne, les médias nous annonçaient cette semaine que la CIA avait déjoué un attentat contre un avion de ligne étasunien au Yémen. La conviction avec laquelle de nombreux médias dominants rapportent cette nouvelle est plus frappante que la nouvelle même :
La CIA a déjoué un projet d'attentat de la branche yéménite d'Al-Qaïda, qui consistait à détruire un avion de ligne américain en utilisant une nouvelle bombe sophistiquée autour du premier anniversaire de la mort d'Oussama ben Laden, a appris l'Associated Press. (La CIA déjoue un projet d'attentat contre un avion selon Washington, Radio-Canada.ca, 7 mai 2012.)
L'agent, dont l'identité est gardée secrète, avait réussi à gagner la confiance des dirigeants d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique, considérée comme l'une des cellules terroristes les plus actives du globe. L'agent avait reçu une bombe qu'il devait faire sauter dans un vol commercial à destination des États-Unis.
Au lieu de mener à bien sa mission, l'agent s'est enfui aux Émirats arabes unis, puis en Arabie saoudite, où il a remis l'engin explosif à la CIA. Le dispositif perfectionné était dissimulé dans un sous-vêtement et était conçu pour être indétectable par la sécurité des aéroports. (Nicolas Bérubé, Attentat déjoué par la CIA: un «choc dévastateur» pour Al-Qaïda, La Presse, 10 mai 2012.)
Dans la course contre la montre entre al-Qaida et la CIA, l'agence de renseignements américaine vient de marquer un point en déjouant un projet d'attentat qui visait un avion à destination des États-Unis. (Adèle Smith, La CIA déjoue un projet d'attentat d'al-Qaida, Le Figaro, 8 mai 2012.)
Le projet déjoué d'attentat contre un avion à destination des États-Unis a révélé mardi un scénario digne d'Hollywood dans lequel un agent infiltré au sein d'Al-Qaïda s'était porté volontaire pour la mission suicide avant de s'enfuir avec la bombe et de la remettre à la CIA. (AFP, États-Unis: le projet d'attentat déjoué reposait sur un agent de la CIA infiltré, La Dépêche, 9 mai 2012.)
En n’osant pas utiliser le conditionnel, en ne rapportant pas la nouvelle comme une affirmation mais plutôt comme une vérité absolue, les médias se font les porte-paroles des services de renseignement étasuniens. S’agit-il de crédulité ou de complicité? Chose certaine, on il ne s’agit pas de journalisme.
Quiconque connaît un peu l’histoire de la CIA sait bien que leur rôle consiste d’abord à faire de la propagande et à désinformer en faveur des intérêts étasuniens déterminés en grande partie, sinon dans l’ensemble, par le complexe militaro-industriel. Cette histoire d’attentat déjoué est peut être bien réelle, mais il est sage d’en douter.
Des annonces publiques fracassantes du genre doivent être traitées comme des affirmations, non pas comme des faits. Or, comme ce fut le cas lors du présumé assassinat de ben Laden, dont on ne nous a fourni aucune preuve jusqu’ici, les médias rapportent une affirmation de représentants étasuniens, sans preuves à l’appui, comme s’il s’agissait d’un incident dont on peut visiter les lieux et voir les traces.
Un « remake » du kamikaze aux slip piégé?
Dans l’ensemble, les médias dominant ont rapporté que la CIA comparait cet événement à l’autre présumé attentat déjoué de Noël 2009. À bord d’un vol Amsterdam-Détroit, un homme avait tenté sans succès de faire exploser une soi-disant bombe dissimulée dans ses sous-vêtements. Cette tentative ratée avait soulevé de nombreuses questions, passées sous silence dans les médias.
En février 2012, lors de l’audience sur la détermination de la peine d’Umar Farouk Abdulmutallab, le « kamikaze au slip piégé », Kurt Haskell, passager de ce vol, a fait la déclaration suivante :
En attendant notre vol, nous nous sommes assis près de la porte d’embarquement […] C’est là que j’ai vu Umar, vêtu d’un jean et d’un t-shirt blanc, escorté vers la sécurité par un homme en habit brun clair qui parlait parfaitement l’anglais américain et l’a aidé à embarquer sans passeport. L’employée à la porte d’embarquement a d’abord refusé jusqu’à ce que l’homme à l’habit brun clair intervienne. […] La police néerlandaise a confirmé qu’Umar n’avait pas montré de passeport à Amsterdam.
[…] Lorsque nous sommes atterris, on nous a forcés à demeurer assis dans l’avion durant 20 minutes, même si la poudre de la présumée bombe s’était répandue partout dans la cabine. Les officiers qui sont montés à bord ne se sont pas assurés que nous étions en sécurité et n’ont pas cherché de complice ni d’autre engin explosif. Plusieurs passagers ont piétiné des morceaux de la bombe en sortant de l’avion […] On ne s’inquiétait pas pour notre sécurité même si Umar a mentionné qu’il y avait une autre bombe dans l’avion. (Kurt Haskell, Kurt Haskell Exposes Government False Flag Operation During Underwear Bomber Sentencing, Infowars.com, 16 février 2012.)
M. Haskell a raconté au FBI ce qu’il avait vu. Les autorités étasuniennes ont seulement admis l’existence de l’homme en habit un mois plus tard, le 22 janvier 2010 et n’y ont pas fait allusion par la suite. Kurt Haskell ajoute :
Lors des audiences du Congrès, Patrick Kennedy du département d’État a admis qu’Umar était un terroriste connu, qu’il était suivi et que les États-Unis l’ont laissé entrer au pays pour pouvoir attraper ses complices […] Vers la fin de 2010, le FBI a avoué avoir délibérément donné des bombes défectueuses au kamikaze du sapin de Noël de Portland, à celui du stade Wrigley Field et à plusieurs autres. […] Je réalise que mon gouvernement a intentionnellement permis une attaque contre moi.
M. Haskell devait être le seul témoin d’Umar à son procès. Cinq jours après qu’il eut été annoncé qu’il allait témoigner, Umar a « inexplicablement plaidé coupable ».
Kurt Haskell a pu faire cette déclaration en cour à titre de victime, puisque la loi du Michigan le permet. Il a terminé ainsi :
En terminant, je dirai simplement que peu importe comment le gouvernement et les médias tentent de modeler l’opinion publique dans cette affaire, je suis convaincu qu’un agent du gouvernement des États-Unis a intentionnellement donné une bombe défectueuse à Umar, l’a mis sur notre vol sans qu’il ait à montrer de passeport ou à franchir les contrôles de sécurité dans le but de mettre en scène un fausse attaque terroriste visant à implanter diverse politiques gouvernementales.
Umar Farouk Abdulmutallab a écopé d’un peine de prison à vie.
Voici comment Le Monde rappelle l’événement de Noël 2009 :
Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQAP), implanté au Yémen, a tenté à plusieurs reprises par le passé d'exploiter les failles de la sûreté aérienne et de faire exploser des avions de ligne à destination des Etats-Unis. Le 25 décembre 2009, Umar Farouk Abdulmutallab, un Nigérian de 23 ans, avait tenté d'activer des explosifs qu'il avait dissimulés dans son slip à bord d'un vol reliant Amsterdam à Detroit, avec deux cent quatre-vingt-dix personnes à bord. Il avait été empêché d'agir par des passagers de l'avion, puis isolé par l'équipage. (Le Monde et AFP, La CIA déjoue un projet d'attentat sur un avion de ligne, Le Monde.fr, 7 mai 2012.)
Aujourd’hui la CIA affirme que l’engin explosif devant être utilisé dans l’attentat déjoué, une version améliorée de celui utilisé par Umar, était si sophistiqué qu’il n’aurait pas été détecté par tout ce nouvel arsenal sécuritaire dont se sont dotés les aéroports. En fera-t-on une raison de rehausser, une fois encore, les mesures de sécurité aéroportuaires? On peut se demander à quoi ça sert si les « terroristes » n’ont même pas besoin de passeport.
Il se pourrait que cette histoire « digne d’un scénario hollywoodien » ne soit qu’une tactique de propagande bien connue. Une propagande qui fonctionne est une propagande qui réussit à créer un réflexe conditionné et à le conserver. Afin que le public continue à se soumettre aux mesures de sécurité accrues portant atteintes aux droits et liberté au nom de la « guerre au terrorisme », sa crainte d’un attentat doit demeurée vive.
La secrétaire d'État Hillary Clinton appelle d’ailleurs à « rester vigilant ». De qui devrions-nous nous méfier?
Restez plutôt informés
On dit qu’il faut se méfier de ceux qui veulent nous protéger. Il faut surtout se méfier des arnaques intellectuelles et la « guerre au terrorisme » en est une, et cet attentat déjoué semble n’être qu’un autre chapitre dans cette saga frauduleuse aux desseins impérialistes et sanglants.
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Julie Lévesque est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.
Articles de Julie Lévesque publiés par Mondialisation.ca
Libertés-Internet, 4 mai 2012
Au début du siècle, la police US fabriquait déjà des vrais attentats à la bombe imputés aux anarchistes, afin de mieux réprimer le mouvement ouvrier. C’est une manipulation courante. Et sous Bush, chaque fois que l’Administration Bush était confrontée à un problème politique, le chef du Homeland Security débarquait à la télé pour nous mettre en garde contre un nouveau projet d’attentat terroriste… En France c’est Sarkozy qui nous a fait le coup du “terrorisme d’ultragauche” avec l’affaire de Tarnac… ou bien Mohammed Merah, collaborateur des services secrets français. Ou encore les attentats de Londres, avec des jeunes suivis à la trace par la police depuis des mois…
… c’est à se demander si les attentats du 11 Septembre… mais non, mais non, on n’ose pas penser des choses aussi “nauséabondes”
Néanmoins… le terrorisme c’est bien pratique quand même, pour détourner l’attention du public des vrais problèmes.
[Tim Carr - IES News Service - 02/05/2012 - Trad. Gregoire Seither]
De nos jours, la principale activité du FBI consiste à démasquer des complots terroristes aux Etats-Unis. Et quand le FBI ne parvient pas à trouver suffisamment de complots pour justifier son existence… et bien le “Bureau” les fabrique ! Pour ensuite parader devant la presse avec ses trophées… … mais même la presse la plus veule finit par se rendre compte de quelque chose.
Ainsi, dans un article publié la semaine dernière, le New York Times ose écrire
Ces dernières années, les Etats-Unis ont été préservés d’un certain nombre d’attentats meurtriers, planifiés par des terroristes sur notre sol et détectés à temps par les agents fédéraux du gouvernement…. c’est du moins ce que l’on a voulu nous faire croire…
http://mobile.nytimes.com/2012/04/29/opinion/sunday/terrorist-plots-helped-along-by-the-fbi.xml
Ces derniers mois nous avons ainsi eu droit :
- à un kamikaze, intercepté alors qu’il allait faire sauter le Capitole;
- à de dangereux individus à Newburgh, dans l’Etat de New York, qui ont été mis hors d’état de nuire alors qu’ils se préparraient à lancer une vague d’attentats à la bombe contre des synagogues;
- à des radicaux qui projetaient de tirer des missiles sol-air Stinger contre des avions militaires.
- Plus fantaisiste encore, au Massachusetts, un projet de lancer des maquettes d’avion téléguidés, bourrés d’explosifs, contre le Pentagone et le Capitole a été stoppé à la dernière minute,
Malheureusement, à y regarder de plus près, il apparait que tous ces attentats sont été planifiés et encouragés par le FBI, dont les agents se sont fait passer pour des terroristes et ont fourni là un missile factice, ici de faux explosifs C-4 ou encore une veste-kamikaze désarmée voire des stages de formation à la préparation d’attentats.
Les “vrais-faux” terroristes ainsi recrutés ont naïvement cru participer à un complot djihadiste, jusqu’à ce que la police vienne défoncer leur porte au petit matin et les parader devant les caméras de télévision.”
Le journal britannique The Guardian a récemment publié un article qui souligne cet aspect, se demandant si la grande majorité des “succès” claironné par le FBI dans la lutte anti-terroriste de ces dernières années n’était pas tout simplement des complots fabriqués par le FBI lui-même.
Selon les défenseurs des droits civiques aux Etats-unis, le FBI mène, depuis l’époque Bush et sous consigne directe de l’administration d’alors (notamment le Vice Président et son conseiller Richard Pearle, expert en manipulations) une vaste campagne d’infiltrations dans toute l’Amérique, ciblant prioritairement la communauté musulmane et consistant à attirer les gens dans de faux complots terroristes.
L’analyse des documents qui ont pu être obtenus sous couvert de la loi FOIA (Freedom of Information Act) montre que le FBI pratique ce qu’elle appelle la “pèche au chalut” dans les communautés musulmanes, envoyant des infiltrés fréquenter des mosquées et des centres communautaires pour y tenir un discours islamiste radical et identifier les personnes perméables à ce discours et pouvant être recrutées comme terroristes.
Le FBI fait également feu de tout bois, y compris les informateurs les plus étranges. Ainsi, dans les années 2000, ils ont été contactés par un homme affirmant avoir connu le chef terroriste Ayman al-Zawahiri quand celui-ci vivait dans le nord de la Californie dans les années 1990. L’homme a immédiatement été embauché en tant qu’informateur et s’est vu remettre une forte somme d’argent en échange de ses informations. Il a continué à fournir des informations sur de prétendues “cellules dormantes” islamiques en Californie et en Arizona, déclenchant plusieurs raids sur des mosquées à travers le pays – menés sous l’oeil de caméras opportunément prévenues.
Cet informateur est notamment à l’origine d’une séquence qui fit grand bruit auprès des “Tea-Party” (et qui est régulièrement citée par la droite US). On y voit le FBI fouiller un campement dans le désert d’Arizona, un soi-disant “point de passage” pour les immigrés clandestins passant la frontière depuis le Mexique. Dans ce camp, la caméra nous montre une “tente mosquée” (reconnaissable aux soi-disant inscriptions en Arabe sur la toile) et des “tapis de prière abandonnés”, preuve que Al-Qaida infiltre effectivement ses djihadistes via la frontière poreuse avec le Mexique.
Il s’est avéré ensuite que les inscriptions en Arabe étaient en fait des inscriptions en Thai (vu que la tente était constituée de vieux sacs de riz) et que les tapis de prière étaient des tapis de sol de camping standard. Mais le mythe perdure, c’est ce qui compte…
Ensuite, une fois les suspects appropriés identifiés, des agents du FBI montent une fausse opération de complot terroriste, mobilisant les personnes, suggérant l’idée, fournissent les armes et désignant la cible. Quand tout est en place, on appelle la presse et on monte des arrestations spectaculaires suivies de conférences de presse et de procès avec condamnations à de longues peines.
Dans toutes ces affaires” écrit le Guardian, “on ne nous dit jamais combien de vrais terroristes ont été appréhendés” (une fois enlevés du lot les policiers infiltrés)
Pour Anthony Newell, avocat des droits civiques au Chicago Community Project,
La presse “mainstream” a vite fait de hurler au “complotisme” quand on ose parler de ces opérations comme n’étant rien d’autre que des provocations policières… mais il semblerait bien qu’un certain nombre des personnes qui se sont fait pièger de cette manière par le FBI prévoient de contre-attaquer devant les tribunaux en accusant le FBI de les avoir incités à commettre ces actions.
Bien sûr, vrai ou faux, il sera difficile aux plaignants de faire croire qu’ils sont de pauvres victimes innoncentes, étant donné que – jusqu’à ce que la police vienne les cueillir – elles étaient persuadées de préparer un vrai attentat terroriste. Mais si l’intégralité de l’opération terroriste s’avère être en fait un scénario soigneusement orchestré par le FBI, celui-ci fournissant l’argent, les armes, les explosifs et désignant la cible… alors il va être difficile de ne pas se poser des questions.
Et la première de ces questions sera de savoir pourquoi le FBI utilise ce genre de méthodes. On a presque l’impression qu’ils se sentent obligés de “fabriquer” de faux complots terroristes pour – entre autres – justifier leur existence ainsi que leur (très très importants) budgets.”