- Par Franck Grassaud
Saint-Alban-Leysse (Savoie), des syndicalistes évacués du site "CAMIVA".
Jeudi 25 octobre peu avant 9H, le préfet de la Savoie et les forces de l'ordre sont intervenus pour déloger des syndicalistes de la région, principalement de la CGT, venus soutenir leurs collègues de l'usine "CAMIVA" menacée de fermeture.
Dans un communiqué la préfecture de la Savoie explique que "l'intervention des services de la police nationale (20 fonctionnaires), s'est effectuée à la demande du préfet et en accord avec le Procureur de la République de Chambéry". Une intervention qui s'inscrivait "dans le cadre de la prévention des entraves à la circulation", selon "l'article L.412-1 du code de la route" (sic).
Le préfet de la Savoie souhaite "que la discussion puisse reprendre entre les salariés de l'entreprise et la direction sur la base du projet d'accord auquel la médiation des services de l'Etat avait permis d'aboutir mi-octobre".
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© Joëlle Ceroni - France 3 Alpes -
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Mais, cette décision semblait abstraite jusqu'à ce jour. Or, huit camions à plate-forme on fait leur apparition sur des parkings à proximité de l'usine. Les salariés se sont alors persuadés qu'ils venaient pour emmener des citernes vers l'Italie qui, ironie de l'histoire, avaient été livrées il y a quelques semaines par une usine italienne et qui devaient être assemblées à Saint-Alban.
Réaction d'un syndicaliste.
Les syndicalistes ont donc lancé un appel à leurs collègues d'autres entreprises pour bloquer le site à leur place. Les cheminots ont répondu en nombre.
Toujours ce mercredi, un peu plus tôt, dans une ambiance tendue, le directeur général est venu rappeler aux salariés que les négociations sont toujours au point mort. En cause, le fameux scrutin organisé par les syndicats et au cours duquel les salariés, à une grande majorité, se sont prononcés contre le plan social proposé par la direction.