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Le blog de Lucien PONS

Articles d'Indépendance des Chercheurs :14 juillet 2013, G16 et "gestion" de la France.

14 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ecole

Articles d'Indépendance des Chercheurs :


http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/140713/14-juillet-2013-g16-et-gestion-de-la-france

14 juillet 2013, G16 et "gestion" de la France

Le 14 juillet 2013, Météo Consult
annonce « Ce 14 juillet : plus de chaleur, rares orages en montagne ». Mais de quelle « chaleur » et de quels « orages » parle-t-on ? Paysan breton écrit « 485 agriculteurs se sont suicidés entre 2007 et 2009 », et France Bleu « 500 suicides par an chez les agriculteurs français ». Les suicides sont malheureusement d'actualité en France depuis longtemps et dans la plupart des milieux professionnels, comme souligné notamment dans nos articles « Police, CNRS, universités, justice, LOLF, LRU... » et « Indépendance des Chercheurs : articles de 2013 (I) ». Ils sont également présents parmi les retraités. Boursorama souligne « 14 Juillet : Hollande veut dessiner "la France des dix prochaines années ». Jusqu'où ira en dix ans la casse sociale et institutionnelle ? A son tour, La Dépêche emploie le titre « 14-Juillet. François Hollande veut rassurer les Français ». Mais on ne rassure pas la population française avec des discours de circonstance, après presque trente ans d'une politique permanente de privatisations et de délocalisations qui anéantissent progressivement les acquis de la Libération, alors que la « gauche » a souvent dirigé la pays depuis 1981. Et que penser du rôle de « nos élites » pendant cette période et encore à ce jour ? Alors que depuis les années 1980 les prétendues « réformes » n'ont pas cessé de se succéder avec un bilan catastrophique, un secteur semble avoir été systématiquement épargné : celui des « grands corps de l'Etat » dont font partie notamment François Hollande et Jacques Chirac. Pourtant, a-t-on vraiment besoin d'une école nationale d'administration dans ce début du XXI siècle ? Est-ce vraiment souhaitable que l'Ecole Polytechnique joue un rôle important dans les filières professionnelles extérieures au domaine militaire ? A quand un débat public transparent ? Un rassemblement d'associations et de syndicats porte le nom de Groupe des Associations de la Haute Fonction Publique (G16). Avec tout le respect dû aux magistrats qui en font partie, que peuvent penser les citoyens d'une telle solidarité de corps et d'écoles ? En revanche, Patrick Mehr a demandé l'abolition des « grands corps de l'Etat ». De même, Jean-Marc Alliot a critiqué la dérive managériale de ces grands corps. Notre collectif s'est également exprimé à plusieurs reprises dans le même sens que ces auteurs. A quand une véritable réforme positive, bannissant tout risque de corporatisme de groupe et laissant une place préférentielle aux citoyens « de base » dans les instances de l'Etat ?

[la suite, sur le lien
http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/140713/14-juillet-2013-g16-et-gestion-de-la-france]


et pour rappel :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/13/independance-des-chercheurs-articles-de-2013-i-49019.html

Indépendance des Chercheurs : articles de 2013 (I)

Le 13 juillet 2013, Le Nouvel Observateur
écrit « François Hollande prépare sa rentrée... dès le 14 juillet ». L'auteur se demande si François Hollande ne cherchera-t-il, à l'occasion de cette fête nationale, à préparer la population à une rentrée 2013 « compliquée ». Pourquoi ne pas constater ouvertement qu'il s'agira d'une rentrée de casse sociale, et que la grande majorité des citoyens continuera à payer la lourde facture de trois décennies de privatisations et de délocalisations pendant lesquelles la « gauche » a souvent gouverné ? Cette semaine, Le Monde rapportait « Enseignement supérieur : la loi Fioraso définitivement adoptée », suite aggravée de la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) adoptée sous Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse. Le 13 juillet également, avec le titre « Le Sénat supprime la publication du patrimoine des élus », La Chaîne Parlementaire fait état du rejet par le Sénat de l’article 1 du projet de loi organique sur la transparence de la vie publique après avoir peu avant adopté un amendement qui confirmait cet article et prescrivait la publication du patrimoine des élus au Journal Officiel. Un incroyable revirement, mais très parlant quant à l'ambiance. Le Monde commente « Transparence : journée de dupes au Sénat sur la publication du patrimoine des élus » et Le Point « Le Sénat suit l'Assemblée sur la non publication des patrimoines des élus ». Verrouillages, passages en force... quelle confiance peuvent faire les citoyens au monde de politiques, décideurs et gestionnaires ? Ajoutons aussi, en complément à notre article de cette semaine « Police, CNRS, universités, justice, LOLF, LRU... », que France Bleue diffuse la très inquiétante information de « 500 suicides par an chez les agriculteurs français ». De même, des suicides ont toujours lieu dans l'éducation nationale, chez France Télécom, parmi les retraités... Crise des « élites » et malaise général de la population. Tel est, malheuresement, le contexte de cette année 2013 pour laquelle nous rappelons plus bas la relation de nos articles du premier semestre sur ce blog et sur Mediapart.

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/13/independance-des-chercheurs-articles-de-2013-i-49019.html]


Pour ne plus recevoir nos messages, prière d'adresser un courrier électronique avec le titre "désabonnement" ou "désinscription" à l'adresse indep_chercheurs@yahoo.fr

Si en revanche vous avez apprécié le contenu de nos articles, nous ne pouvons que vous encourager à rediffuser autour de vous cette lettre d'information. Merci d'avance.

Cordialement

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/
http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

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Conférence de François Ruffin à Nice le 22 juillet 2013: "CONTRE LA FINANCE, QUELLES SOLUTIONS ?".

14 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR".

Bonjour.

 

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise le lundi 22 juillet 2013 à Nice une conférence de François RUFFIN sur le thème suivant :

 

« Contre la finance que faire ? »

 

Le sujet est d’une brulante actualité. L’Union Européenne ultralibérale, « cheval de Troie » de la finance mondialisée, nous impose toutes les régressions sociales. L’été sera chaud et la rentrée aussi. La destruction programmée des conquis de la Libération, socle de notre modèle social, fait partie de l’agenda imposé à la France. La soirée/débat animée  par le célèbre journaliste se déroulera à partir de 18h 30 à la brasserie «  Félix Faure ».

 

Réservez votre soirée et à bientôt.

 

Bien cordialement.

 

Lucien PONS Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

 

 

 

 Vous êtes invites par le " Comité pour une Nouvelle Résistance " à une conférence sur le thème suivant :


CONTRE LA FINANCE QUE FAIRE ?

Avec François Ruffin,

http://i1.ytimg.com/vi/KfLCTT6o8sw/maxresdefault.jpg
Journaliste à Fakir et au Monde Diplomatique,
collaborateur de La-Bas si j’y suis, l’émission de Daniel Mermet
  
Le 22 juillet à 18 h 30

A la brasserie Félix Faure
Face au tram “Opéra-Vieille Ville”, Bd Félix Faure
  
(Conditions requises : Achat d’une consommation et d’un numéro du journal Fakir)
 
 
“Dette, crise, austérité, faillite” ces mots glacés nous sont martelés chaque jour dans les médias et nous tétanisent... Des mots porteurs d’angoisse annonciateurs de restrictions, de pauvreté et de chômage...,
 
Contre ces mots, qui font office de verrous idéologiques... François Ruffin – rédacteur en chef à Fakir, journal iconoclaste qui n’hésite pas à poser les questions qui dérangent...,  journaliste au Monde Diplomatique et collaborateur de l’émission de Daniel Mermet La-Bas si j’y suis – se lance dans la bataille d’idées et propose des solutions courageuses et innovantes en ces temps de défaitisme et de vide de la pensée... des solutions que l’histoire a ratifié pourtant de nombreuses fois et qui ne paraissent impossibles à mettre en oeuvre qu’aux amnésiques...
 
Il prononce le mot tabou : ce mot de banqueroute qui nous fait si peur aujourd’hui ! Et nous rappelle opportunément que nos anciens – en des temps pas si lointains... – l’ont déjà expérimenté sans pour autant sombrer dans l’abîme de l’insolvabilité dont nous menacent les prêcheurs de l’apocalypse budgétaire... mais au contraire pour le plus grand bénéfice et la prospérité du peuple !...
 
Alors, si vous avez envie d’entendre une voix différente du ronron médiatique habituel, pessimiste et démobilisateur, venez écouter François Ruffin le 22 juillet à la brasserie Félix Faure ! Vous passerez par ailleurs un excellent moment le “bougre” n’étant pas dépourvu d’humour...
 
***************

Votre lecture pour l'été est toute faite ! 
Le numéro 61 ...
FAKIR-61-juin2013
c''est seulement, et toujours, 3€ en kiosque ! ou alors abonnez-vous ! " Car on ne peut réaliser des enquêtes, des reportages, que parce qu’il est acheté."

Dans ce numéro un grand entretien avec Emmanuel Todd

 

A la fin c'est nous qu'on va gagner !


 

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Jérôme Cahuzac: «Je ne répondrai pas à votre question». Le 26 juin 2013 | Par Fabrice Arfi et Mathieu Magnaudeix et La rédaction de Mediapart.

4 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le grand banditisme

Jérôme Cahuzac: «Je ne répondrai pas à votre question»

|  Par Fabrice Arfi et Mathieu Magnaudeix et La rédaction de Mediapart

Jérôme Cahuzac a été entendu mercredi par la commission d'enquête parlementaire chargée d’établir les éventuels dysfonctionnements de l'appareil d'Etat et du gouvernement dans l’affaire des comptes offshore de l’ancien ministre budget. L'ancien ministre s'est, sur les points clés, réfugié derrière l'enquête judiciaire en cours pour ne pas répondre.

 

Il a menti, puis il a avoué. Il est venu s’en expliquer publiquement, affronter les questions et les regards de ceux qui furent les siens. Jérôme Cahuzac était de retour, mercredi 26 juin, à l’Assemblée nationale où il a été entendu durant deux heures par la commission d’enquête chargée d’établir d’éventuels dysfonctionnements des pouvoirs publics – gouvernement compris ­– dans la gestion de l’affaire des comptes offshores de l’ancien ministre budget.

S'il est le personnage principal de l’affaire judiciaire qui porte son nom, Jérôme Cahuzac, mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », n’est pas le sujet central des investigations parlementaires.

La question qui se pose depuis fin mai aux membres de la commission d’enquête, présidée par le député centriste Charles de Courson (UDI), consiste à comprendre comment le mensonge de l’ancien ministre socialiste a pu tenir aussi longtemps entre les premières révélations de Mediapart, début décembre, sur ses comptes cachés en Suisse et à Singapour, et ses spectaculaires aveux, début avril.

Jérôme Cahuzac prête serment, mercredi, devant la commission.Jérôme Cahuzac prête serment, mercredi, devant la commission.© (DR)

Cette audition n'aura eu qu'une portée limitée, l'ancien ministre ayant refusé de répondre aux principales questions encore posées par cette affaire. Pour le justifier, il s'est abrité à de multiples reprises derrière l'information judiciaire en cours pour blanchiment de fraude fiscale. Le président de la commission, Charles de Courson, s'est agacé à plusieurs reprises des silences ou refus ou esquives  de l'ancien responsable socialiste répétant en boucle «cela relève de l'information judiciaire, je réserve mes explications au juge d'instruction».

«J'ai compris que M. Cahuzac était venu avec l'intention de ne pas répondre à nos questions», a noté le député (UMP) Philippe Houillon. L'exercice a tourné à la farce quand l'ancien ministre du budget, relancé par le président de la commission, a catégoriquement refusé de reconnaître que c'était bien lui qui parlait dans le fameux enregistrement de l'année 2000. «Est-ce vous, oui ou non?». «Je n'ai pas tenu de propos sur cet enregistrement depuis le 2 avril et je ne veux pas le faire», a rétorqué l'ancien ministre.

Le détail de l'audition et nos éclairages

18h32. Fin de l'audition. L'analyse de Fabrice Arfi : 

© (DR)

 

18h29. Jérôme Cahuzac se refuse toujours à reconnaître que c'est bien sa voix sur l'enregistrement de 2000 mis en ligne le 5 juin 2012 sur Mediapart, « tant que la justice n'a pas éclairci cette affaire ». Relancé par Charles de Courson, Cahuzac répond : « la police scientifique identifie ma voix à 60%, et moi aussi ».

18h27. Jérôme Cahuzac refuse de dire quel montage il a utilisé pour camoufler ses avoirs en Suisse. Charles de Courson insiste, l'administration fiscale n'ayant pas été en mesure d'identifier le montage retenu lors de sa demande aux autorités fiscales suisses. «S'agissait-il d'un compte omnibus, d'un compte globalisé, d'un montage via un trust?», interroge le président. «Je ne vous répondrai pas», s'entête Jérôme Cahuzac.

18h26. « Cette affaire éclate au moment où cela doit faire le plus mal », indique Cahuzac, interrogé sur le fait de savoir pourquoi le scandale de son compte caché n'a pas éclaté avant les révélations de Mediapart.

18h20. Interrogé pour savoir s'il avait signé avec les éditions Robert Laffont, Jérôme Cahuzac confirme qu'il a l'intention d'écrire un ouvrage mais affirme qu'il n'a signé avec aucun éditeur. «Mais alors pourquoi avez-vous l'intention d'écrire dans un livre ce que vous refusez de dire aujourd'hui à une commission d'enquête parlementaire?», s'agace le député UMP Philippe Houillon. «Vous semblez préjugez de ce que sera ce livre», répond le ministre.

18h19. « Je n'ai dit la vérité à personne, et en particulier pas à mon avocat. J'ai menti à mes amis, à mes collaborateurs, à mes collègues », déclare Jérôme Cahuzac.

18h05. Charge de Jérôme Cahuzac contre Mediapart: il estime que ce sont les services du procureur et non pas Mediapart qui ont abouti à la manifestation de la vérité. Charles de Courson corrige en notant que c'est Mediapart, par une lettre d'Edwy Plenel au procureur de Paris, qui déclenche le cours de la justice. Mais évidemment, Cahuzac ne peut pas en dire plus…

18h02. Le député centriste Hervé Morin s'interroge: «Une telle passivité de l'Etat durant quatre mois est une sorte d'hommage à votre seule parole», avant d'interroger l'ancien ministre sur ses liens avec l'industrie pharmaceutique. Cahuzac affirme qu'en 1997, date de son élection comme député, il a cessé tout travail de conseil auprès des laboratoires: «Les derniers contrats ont été purgés en 1998 ou 1999 et ma société a été mise en sommeil».

18h00. Qu'a-t-il dit au premier ministre et au président de la République après les premières révélations de Mediapart sur son compte caché? «Je leur ai menti à tous les deux, j'ai le sentiment qu'ils ont alors pris acte de mes propos». Par la suite, précise-t-il, «je ne crois pas en avoir reparlé avec le président; avec le premier ministre, nous n'avons jamais abordé le fond de l'affaire».

17h57. Sur la vente de l'hippodrome de Compiègne et le rapport Terneyre commandé par Cahuzac à peine arrivé au ministère du budget, rapport dont les conclusions dédouane Eric Woerth: « Il m'a été suggéré de demander une étude au professeur Terneyre », présenté « par un ami très proche ». «J'ai suivi la recommandation de ce rapport».

17h53. Jérôme Cahuzac affirme qu'il possédait une très petit nombre de dossiers fiscaux individuels. « Je n'ai jamais à aucun moment pensé que connaître la situation fiscale des uns ou des autres pouvait constituer un levier. »

17h49. 

© (DR)

 

17h46. 

© (DR)

 

17h38. Jérôme Cahuzac revient sur le moment où une information judiciaire est ouverte, courant mars. Il affirme avoir tenté de joindre le premier ministre pour lui dire qu'il veut démissionner. « Il m'est arrivé de penser que les plus hautes autorités de l'État avaient été informées de la décision du procureur avant que moi-même je ne l'apprenne. » «Nous avons suivis un raisonnement similaire, jugeant que ma situation était intenable», précise-t-il.

17h37.

  • Fabrice Arfi : Contrairement à ce qu'a indiqué Jérôme Cahuzac, ce n'est pas l'ancien bâtonnier d'Agen Michel Gonelle qui a saisi le procureur de la République de Paris concernant l'emploi par le couple Cahuzac d'une employée sans papier, non déclarée et payée en espèces, dans leur clinique de chirurgie d'implants capillaires. Il s'agit du député Alain Merly. La saisie de l'autorité judiciaire, qui s'est faite sur la foi de l'article 40 du Code de procédure pénale, a eu lieu le 12 avril 2005, comme l'atteste une lettre en notre possession. Cette affaire a valu à M. Cahuzac une condamnation devant le tribunal correctionnel de Paris en novembre 2007. 

17h35. Jérôme Cahuzac est interrogé sur les fichiers HSBC, dont la branche française comptait son frère parmi les dirigeants. Il déforme à nouveau la réalité.

  • Fabrice Arfi : Contrairement à ce qu'a indiqué Jérôme Cahuzac devant les députés, son frère, Antoine Cahuzac, avait bien des responsabilités au sein de la banque HSBC au moment où éclate le scandale de la liste Falciani en 2009. En effet, Cahuzac frère a intégré le comité exécutif de la banque en 2008. 

17h26. Jérôme Cahuzac ne répond toujours pas aux questions. « Je n'ai pas reçu de relance après ne pas avoir répondu au formulaire » du fisc, « personne ne m'en a parlé. »

17h16. « Pierre Moscovici ne m'a pas informé » de la demande faite par l'administration française à son homologue helvétique.

17h10. « J'ai menti à l'Assemblée nationale parce que quelques heures avant les questions d'actualité, j'avais menti au président de la République et au premier ministre. »

17h08. Interrogé sur ce qui alimentait son compte, sur l'existence d'un ou plusieurs comptes, Jérôme Cahuzac se réfugie à nouveau derrière l'instruction judiciaire en cours : « Je ne peux aborder des faits entrant dans le périmètre de l'information judiciaire. (…) Le silence m'est imposé par la situation judiciaire. »

17h01. « Stéphane Fouks n'a joué aucun rôle dans ma communication. » Jérôme Cahuzac ment.

  • Fabrice Arfi : Contrairement à ce qu'a déclaré Jérôme Cahuzac devant les députés, le spin doctor Stéphane Fouks, patron de l'agence Euro RSCG, a bien assuré la communication de l'ancien ministre du budget. Mediapart tient à la disposition de qui le souhaite l'enregistrement d'une conversation téléphonique de 14 minutes, le 3 décembre 2012, à 20h49, entre M. Fouks et moi-même. Durant cette conversation, qui a eu lieu la veille des premières révélations de Mediapart, M. Fouks a tenté, d'une part, de nous dissuader de publier notre article et, d'autre part, de savoir ce que nous avions sous le pied pour être aussi affirmatif dans la connaissance des comptes offshore de l'ancien ministre.

16h58. Echange à fleurets mouchetés entre Cahuzac et le président de la commission d'enquête, Charles de Courson: la question de savoir quand le compte a été transféré à Singapour, ou d'UBS à la banque Reyl n'obtient pas de réponse. «Merci de votre non-réponse à ma question», note Charles de Courson après plusieurs refus de l'ancien ministre de répondre.

16h57. Sur ses déplacements en Suisse, Jérôme Cahuzac assure qu'il ne peut rien dire mais précise qu'il n'a pas été en Suisse pour préparer son arrivée à la commission des finances, en mars 2010.

16h56. Cahuzac interrogé sur ses déplacements en Suisse, «fin 2009, début 2010». Il refuse de répondre à nouveau, se retranchant derrière l'enquête judiciaire en cours.

16h54. Pouvez-vous nous dire si oui ou non vous aviez un compte chez Reyl sur la période 2006-2012 ? Cahuzac refuse de répondre. De même Jérôme Cahuzac refuse de répondre sur le transfert du compte à Singapour.

16h51. Jérôme Cahuzac est à nouveau interrogé sur le formulaire de l'administration fiscale dans lequel il devait dire s'il possédait un compte à l'étranger : pourquoi n'y a-t-il pas répondu et en a-t-il informé Pierre Moscovici? Jérôme Cahuzac indique qu'il n'en a pas informé Pierre Moscovici. Quant au fait de ne pas avoir répondu à l'administration, l'ancien ministre assure: «Je n'ai pas transgressé ce tabou, mentir à l'administration dont j'avais la charge m'a semblé impossible».

16h42. Question pour savoir se Jérôme Cahuzac connaissait avant le premier article de Mediapart l'existence du rapport de l'inspecteur des impôts Rémy Garnier. L'ancien ministre répond n'en avoir pas eu connaissance.

16h36. Seconde question sur le formulaire adressé en décembre par l'administration fiscale et qui demandait à Jérôme Cahuzac de déclarer par écrit s'il avait des avoirs sur un compte à l'étranger. Jérôme Cahuzac affirme qu'il n'a prévenu personne.

16h35. 

© (DR)

 

16h35. Première question sur la fameuse «muraille de Chine», qui organisait le déport de Jérôme Cahuzac de toutes les questions relatives à l'affaire de son compte suisse. Cette instruction a été signée le 10 décembre 2012. «Je n'ai pas eu l'initiative de cette instruction, le mérite en revient à Bruno Bézard, directeur général des finances publiques (...) Cette instruction organisat mon déport systématique de cette affaire, le ministre Pierre Moscovici en avait donc la charge».

16h32. Le rapporteur de la Commission Alain Claeys (PS) rappelle et insiste sur le fait que les travaux de la commission ne doivent pas interférer sur l'enquête judiciaire en cours.

16h31. Cahuzac se lève pour «jurer» de dire toute la vérite, rien que la vérité. Il annonce qu'il n'a pas de déclaration liminaire à faire comme le lui avait proposé le président de la commission. Le rapporteur de la commission précise à nouveau que le champ d'investigation de la commission est strictement «limité par le principe de la séparation des pouvoirs».

16h30. Charles de Courson, président de la commission d'enquête, rappelle le cadre exacte de ses recherches: d'éventuels dysfonctionnement dans l'appareil d'Etat et au gouvernement. Il précise que la ministre de la justice a écrit à la commission pour rappeler que celle-ci, au nom de la séparation des pouvoirs, ne peut se saisir d'éléments relevant de la «compétence exclusive du judiciaire».

15h45. En direct de l'Assemblée. Déjà beaucoup de journalistes attendent Jérôme Cahuzac.

© MM

 

Les clés pour suivre au mieux l'audition

Ce mercredi, dans l’enceinte d’une Assemblée qu’il a longtemps fréquentée du temps de sa splendeur, Jérôme Cahuzac est le témoin de sa propre histoire face aux mêmes députés auxquels il a avait juré, les yeux dans les yeux, le 5 décembre : « Je n’ai pas et je n’ai jamais eu un compte à l’étranger, ni maintenant, ni avant » :

© (DR)

L’ancien ministre va, cette fois, déposer sous serment, lever la main droite et jurer de dire « toute la vérité ». Mais le fera-t-il vraiment ? S’en tiendra-t-il à la version officielle selon laquelle l’affaire Cahuzac n’est que la chronique d’une faute personnelle – la sienne –, qui n’atteindra in fine ni le Parti socialiste, ni le gouvernement, ni l’Elysée ? Ou viendra-t-il avec des révélations, lui qui promet, selon France Inter, de « balancer du lourd » dans un livre-confession en cours d’écriture ?

Depuis le 21 mai, les nombreuses auditions menées par la commission d’enquête ont d’ores et déjà permis de tirer quelques lignes de force dans la compréhension du dossier, sans pour autant avoir permis de lever toutes les zones d’ombres persistantes de l’affaire :

  • Quand Bercy tente de court-cicuiter la justice
François MolinsFrançois Molins© Reuters

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a confirmé devant les parlementaires le caractère inhabituel de l’enquête parallèle lancée, fin janvier, par Bercy. Cette enquête administrative en lien avec la Suisse, revendiquée par le ministre de l’économie Pierre Moscovici, n’a non seulement pas trouvé le compte suisse de Jérôme Cahuzac, mais, pire, en posant de mauvaises questions aux autorités helvètes, elle a permis d'affirmer qu’il n’y en avait pas.

La justice, qui n’avait pas été informée des démarches de Bercy, démontrera, elle, le contraire quelques jours plus tard, ce qui n’empêchera pas le directeur général des finances publiques, Bruno Bézard, d’affirmer devant les députés qu’il n’avait manqué ni de « courage » ni d’« audace » dans cette affaire…

  • L'esquive de L'Elysée

Comme Mediapart l’avait rapporté, l’Elysée a bien été informé, dès le 15 décembre, de l’authenticité d’un enregistrement accablant pour Jérôme Cahuzac. L’information a été livrée en personne par le premier détenteur de la bande, l’avocat et ancien bâtonnier d’Agen Michel Gonelle, qui fut dans le passé un adversaire politique de Cahuzac.

L’épisode a été raconté devant les députés à la fois par Michel Gonelle et par son interlocuteur à l’Elysée, Alain Zabulon, directeur adjoint du cabinet du président de la République. Ce dernier a confié n’avoir pas pu donner suite aux sollicitations de Michel Gonelle parce qu’il devait finir la préparation… de l’arbre de Noël de l’Elysée. M. Zabulon vient d’être nommé coordinateur national du renseignement, chargé de chapeauter depuis l’Elysée tous les services secrets français.

  • Le fisc n'a pas enquêté malgré les soupçons
© Reuters

Les auditions de la commission d’enquête ont également permis d’établir qu’à au moins deux périodes différentes, le fisc, alerté de soupçons sur un éventuel compte suisse de Jérôme Cahuzac, n’a pas lancé d’investigations dignes de ce nom.

La première fois, en 2001, après que Michel Gonelle se soit ouvert de l’enregistrement explosif qu’il détenait auprès d’un agent du fisc du Sud-Ouest, qui a immédiatement alerté les services compétents à Bordeaux. La seconde fois, en 2008, quand l’inspecteur du fisc Rémy Garnier, lui aussi destinataire d’informations sur les avoirs cachés de l’ancien ministre, a réclamé une enquête à sa hiérarchie – le ministre était alors Eric Woerth (UMP). Sa requête restera lettre morte.

En attendant l’audition de Jérôme Cahuzac, que Mediapart chroniquera en direct dès 16h30, voici une série d’articles qui retracent les principales informations qui ont fait l’affaire :

Les premières révélations

 

http://www.mediapart.fr/journal/france/250613/jerome-cahuzac-je-ne-repondrai-pas-votre-question?onglet=full

 

 

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Pierre Condamin-Gerbier : « Je suis au milieu d’une énorme machine à blanchir » Par Fabrice Arfi.

4 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le grand banditisme

Pierre Condamin-Gerbier : « Je suis au milieu d’une énorme machine à blanchir »

|  Par Fabrice Arfi

Mediapart publie le second volet d'un entretien avec le financier Pierre Condamin-Gerbier sur les arcanes de la fraude fiscale et du blanchiment. Il raconte sa découverte de l’industrialisation de la fraude au sein de deux banques, UBS et Reyl & Cie, où Jérôme Cahuzac avait dissimulé ses avoirs occultes. Il assure avoir remis à la justice une liste nominative de personnalités françaises ayant détenu des avoirs cachés.

 

Mediapart publie le second et dernier volet d’un long entretien accordé, fin mai, à Genève, par le financier Pierre Condamin-Gerbier sur les arcanes de la fraude fiscale et du blanchiment d’argent sale. Français établi de longue date à Genève, celui qui est parfois surnommé “PCG” a été entendu, ce mercredi 3 juillet, par la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac, dont il est un témoin-clé.

“PCG”“PCG”© dr

 

« On a la chance, au travers de l’affaire Cahuzac, d’avoir un pan du voile qui s’est soulevé, finissons de lever le drap. Il y a vraiment des choses à dire », explique aujourd’hui Pierre Condamin-Gerbier, dont certaines déclarations font trembler la classe politique française.

 

“PCG” a d'ailleurs été entendu, mardi 2 juillet, pendant près de huit heures par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargés d'une enquête sur les pratiques présumées illicites de la banque genevoise Reyl. Devant la commission parlementaire, M. Condamin-Gerbier a d'ailleurs précisé mercredi avoir donné aux magistrats une liste nominative de personnalités françaises ayant détenu des avoirs cachés en Suisse : « La liste et les éléments d'informations dont j'ai fait état dans les médias depuis quelques semaines a été transmise [mardi] dans sa grande majorité, à la justice française ».

 

Dans ce second volet de notre entretien, le financier aborde, toujours de manière chronologique, sa découverte de l’industrialisation de la fraude fiscale au sein de deux établissements bancaires qui ont beaucoup fait parler d’eux ces derniers mois : UBS et Reyl & Cie. Deux banques où l’ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac avait dissimulé ses avoirs occultes. Verbatim.

 

DE LONDRES À NEUCHÂTEL

« Le moment de l’indépendance arrive pour moi en 2002. Je décide de créer ma propre société à Londres, qui s’appelle Mandarin Fortune, une petite SARL classique. Je prends sous le bras mon assistante qui me suit depuis plusieurs années. Je démarre avec des clients qui me connaissent bien, avec un gros volume d’affaires.

On fait du vrai family office avec une palette de services très larges. On propose des services qui intéressent beaucoup de familles françaises et internationales. À Londres, je quitte complètement le monde de l’offshore fraudeur. On continue, certes, à être sollicités sur des questions de délocalisation pour des motifs fiscaux, mais dans des environnements clairs et transparents. On reste très impliqués dans le conseil en structuration fiscale mais pas pour des motifs de fraude même si on continue à voir passer des dossiers.

À Mandarin, j’avais un investisseur pour capitaliser un peu plus que ce que mes deniers personnels permettaient pour pouvoir recruter des gens dès le départ. La société se développe rapidement. Cet investisseur me dit qu’il y a des gens qui s’intéressent à ce qu’on fait et qui voudraient prendre une participation dans la société. J’y suis favorable, cela me permettrait de sortir avec une belle plus-value.

 

L’investisseur en question est une petite banque privée à Neuchâtel, la banque Bonhôte, créée au XIXe siècle. L’actionnaire majoritaire est un Français, Jean Berthoud, résidant en Suisse. Je le rencontre. Il me raconte l’histoire de cette banque, que son fondateur, qui n’avait pas d’héritier, a vendue à un opérateur d’électricité suisse, si mon souvenir est exact.

 

On vend donc à Bonhôte à la condition que je quitte Londres pour venir m’installer en Suisse afin de développer mon activité de family office à Neuchâtel.

 

Très rapidement, je m’aperçois qu’il y a une guerre entre Berthoud et deux coactionnaires (un autre Français et un Anglais). En décembre 2004, quelques mois après mon arrivée, les deux coactionnaires me proposent finalement de quitter Bonhôte. Je refuse. Ils partent. Je me retrouve avec Berthoud qui avoue que le family office était une envie de l’un des actionnaires démissionnaires, et qu’il ne faut pas que je compte sur lui pour me soutenir dans mon développement. Par contre, il m’annonce ce qu’il dit être une bonne nouvelle pour moi : il vient de vendre une partie de son activité à l’UBS. En un mot, il me vend. Et voilà comment j’arrive à UBS.

J’annonce dès le départ que je ne resterai pas longtemps car, à UBS, ils sont dans un métier qui n’est pas le mien. Être à nouveau dans une énorme banque n’est pas ce que je cherche à faire et je sais très bien que toute l’activité de family office ne les intéresse pas.

 

À l’intérieur du portefeuille vendu à UBS par Bonhôte, il y a essentiellement des clients français non déclarés qui avaient choisi Neuchâtel parce que c'est moins exposé que Genève, et parce que, dans ces fortunes là, il y a beaucoup de clients de l’industrie de luxe en France : comme beaucoup de ces grands groupes ont des marques horlogères, ils viennent donc très régulièrement en Suisse, particulièrement dans le canton de Neuchâtel.

 

LES PETITES BOÎTES EN BOIS D’UBS

Avec mon arrivée à UBS, je suis transféré à Genève et je me retrouve à l’intérieur du marché “France”, ce que, à Paris, la banque présente sous le nom de “UBS France International”. Il y a trois départements : les “key clients”, qui représentent plus de 50 millions de francs suisses ; les “high net worth”, entre 10 et 50 millions ; et les “core affluent” : quelques centaines de milliers de francs à 10 millions.

 

© Reuters

 

Dès le premier jour, je comprends où je suis tombé. Je remarque par exemple que tout le monde dispose de deux boîtes en bois sur son bureau. Et à partir de 18 heures, chaque soir, tout le monde va mettre ces boîtes dans un coffre, au fond de la salle. Tout le monde range religieusement ses deux boîtes.

 

Quand je demande ce que sont ces deux boîtes, on me répond : « C’est le “kardex”. » Au départ, il s’agit d’une marque suisse-allemande de rangement de bureau. Chaque gestionnaire a ses boîtes, avec ses fiches Bristol manuscrites. Sur chacune figure le nom du client, ses coordonnées, quelques renseignements pratiques – certains clients ont plusieurs fiches – et, en haut à droite, un numéro de référence. Dans l’autre boîte, il y a le même nombre de fiches, avec le numéro de référence et tous les renseignements purement financiers concernant le ou les comptes ouverts par le client.

 

Le “kardex”, c’est clairement une comptabilité parallèle des gestionnaires suisses de la France offshore. Il y a même des clients qui appellent de cabines téléphoniques, par discrétion. Ce système sert notamment à faire en sorte que certaines infos ne soient pas rentrées dans le système informatique de l’UBS en Suisse. Tout cela est validé au plus haut niveau.

 

De mon côté, j’attends d’avoir un entretien avec les dirigeants du groupe pour leur dire que je suis un peu chez eux par défaut. On me laisse entendre tout de même que certains clients seraient intéressés par mes conseils en family office.

 

Tout l’immeuble où je suis, place Bel-Air, appartient à l’UBS. Les étages sont répartis par zone géographique. De mémoire, il y a : Russie, Espagne, Amérique latine, France et une toute petite partie Moyen-Orient. La France est au quatrième étage. Elle l’occupe entièrement. En tout, une trentaine de personnes travaillent à l’étage “France”, dans mon souvenir.

 

DES COMPTES NON DÉCLARÉS

Tous les gestionnaires, les chargés d’affaires (CA), tout le monde est en open space. Paradoxalement, il n’y a aucun respect de la confidentialité. Et moi, je suis installé au milieu de cet open space. J’entends donc tout ce que les chargés d’affaires disent. Très vite, je découvre que je suis au milieu d’une énorme machine à laver et à blanchir. La plupart des clients résidents en France sont des clients non déclarés et je découvre des pratiques de James Bond de bas étage.  

On me donne par exemple un ordinateur portable équipé d’un système Citrix, avec un code de six chiffres permettant d’effacer le contenu de l’ordinateur en quelques secondes si nécessaire au moment de passer une douane. Tout le monde m’explique comment faire pour être le plus discret possible. Autre exemple : si je vais en France et que je loge à l’hôtel, il faut m’inscrire sous le nom d’une autre société. On me dit aussi : “Quand tu passes la frontière, vas-y plutôt en jean/t-shirt qu’en costume/cravate.”

On me propose rapidement de travailler avec le conseiller de toutes les grandes familles françaises du CAC 40. On me dit qu’il veut passer du côté banque privée. Quand je demande pourquoi il ne travaille pas à UBS Paris, on me dit que sa femme enseignante a un poste à Genève et qu’il préfère donc rester en Suisse…

Mais petit à petit les langues se délient. Les chargés d’affaires me confirment qu’ils n’ont pratiquement aucun client déclaré. Qu’ils continuent d’apporter de l’argent en liquide à leur client. Il y a bien des valises qui circulent. Ils me confirment les directives qui sont données.

 

Un ancien d’UBS, C.G., me confie qu’en 2005 environ 80 % du temps des chargés d’affaires français est occupé à l’envoi de dossiers vers la Suisse ; 20 % seulement à l’obtention de clients transparents résidents. D’entrée, on m’avait bien dit : “Tu penses bien qu’un client transparent fiscalement n’ira surtout pas auprès de la filiale parisienne d’une banque suisse.”

 

Par définition, ils savent dès l’ouverture d’UBS France que, oui, à la marge, ils vont récupérer deux ou trois clients pour leur vendre de l’assurance vie ou une gestion de PEA, mais, dès le premier jour, il y a une intention affichée au plus haut niveau de la direction d’ouvrir ces implantations françaises pour capter cette clientèle française.

 

Et puis il y a la clientèle politique, qui est très minoritaire, peut-être 2 %. Mais à l’UBS, la volonté affichée derrière les politically exposed person (PEP) n’est pas d’acheter des relations qui vont être financièrement rentables mais d’acheter de l’influence. C’est clairement cela qui est recherché. Plus indirectement, un soutien politique peut être intéressant pour ses propres activités sur le territoire, le jour où on a besoin d’y faire appel.

Il n’y a aucune motivation d’affaires derrière la stratégie PEP. C’est au mieux de l’influence, au pire de la corruption. De ce point de vue, le marché France d’UBS ne fait ni moins ni plus que n’importe quelle autre banque privée de la place de Genève. L’UBS n’a rien inventé. Simplement, ils ont totalement industrialisé la pratique, comme aux États-Unis.

 

MON ARRIVÉE CHEZ REYL & CIE

Je suis resté à UBS une année, jusqu’en mai 2006. Parmi les gens qui avaient manifesté un intérêt auprès de moi, il y avait la famille Reyl. Après mon arrivée à Genève, j’avais eu l’occasion de rencontrer François Reyl à titre social. Très rapidement, je lui ai fait part de mes frustrations à l’UBS sur le fait que je ne pouvais pas vraiment développer mon activité de family office. Il m’a fait part de sa réelle volonté de développer cette ligne métier (ce qui était vrai à l’époque), d’y investir des moyens, en laissant toute l’indépendance nécessaire par rapport aux pures activités financières.

 

On s’est rencontrés à plusieurs reprises avec son père, Dominique, avant de signer. C’était il y a sept ans. À l’époque, c’est tout petit, Reyl, avec une vingtaine de personnes, des bureaux très modestes. Ils sont gérants de fortune. Cela représente à peu près 700 millions d’euros de masse sous gestion. La société a été fondée par Dominique Reyl au début des années 1970. Étant Français lui-même, il a réussi à développer une assez belle base de clients.

Siège de la banque Reyl, en Suisse.Siège de la banque Reyl, en Suisse.© Reuters

 

Il faut bien comprendre qu’il y a eu deux moments chez Reyl : 1973-2002 et après 2002, date de l’arrivée du fils François, avocat, banquier d’affaires, élevé en Suisse, qui a étudié aux États-Unis. Il y a eu un moment où nous étions très proches l’un de l’autre. François est à la fois un excellent technicien et a beaucoup de charisme commercial. Il arrive d’un milieu totalement différent qui est celui de la banque d’affaires et des grands cabinets américains, donc pas du tout dans le monde de la clientèle privée. Mais il s’immerge là-dedans.

1973-2002 : c’est vraiment la période de Dominique Reyl, le père, un gérant de fortune qui a construit sa maison sur un fonds de commerce à base essentiellement de Français non déclarés. Il y avait très peu de clients connus du temps de Dominique Reyl. C’était vraiment provincial.

 

2002 : arrive François, qui récupère cet héritage, le maintient et continue même à accepter de façon très active des Français non déclarés. Au Crédit suisse, à Londres, il était responsable de tout ce qui était levée de fonds pour des très grands groupes de private equity. Il avait donc un très beau réseau d’affaires à titre personnel. Et quand il reprend la société de son père, c’est vrai que Reyl change quasiment du tout au tout. Il crée d’abord une deuxième ligne métier en plus de la gestion des clients privés, qui est toute la gestion institutionnelle via la filiale Reyl Asset Management. Puis il ouvre en 2004 le bureau de Paris.

 

LE LIEN HERVÉ DREYFUS/NICOLAS SARKOZY

Nous créons ensemble la filiale Reyl Private Office (pour le family office) en 2006 et on développe vraiment notre activité. Étant devenu très proche de son père et surtout de François, je commence à découvrir d’autres aspects de Reyl. Surtout, je comprends la nature de certaines pratiques quand je rencontre Hervé Dreyfus, le demi-frère de Dominique Reyl.

 

La première fois que nous nous sommes vus, c’était dans les anciens bureaux de Reyl. On me le présente comme travaillant chez Raymond James International où il est gérant de portefeuille à un niveau senior. J’ai plus l’impression que c’est un membre de la famille, de passage à Genève, et on me le présente d’ailleurs comme ça… Il vient passer un week-end en famille, il vient dire bonjour. On ne me le présente pas du tout comme un acteur de Reyl.

 

Mais très rapidement, Hervé Dreyfus revient dans les bureaux. Dominique Reyl m’invite à les rejoindre pour discuter. Là, Hervé, sans mentionner de nom, m’expose le dossier d’un potentiel client avec des actifs non déclarés en Suisse, qui veut quitter un gros établissement dans lequel il se trouve pour rejoindre une plus petite structure, plus flexible, où il puisse avoir un contact direct avec la direction.

La directive européenne de retenue à la source de l’épargne vient alors d’être introduite, mais comme les Européens n’ont pas utilisé des praticiens pour sortir ces textes, ils n’ont couvert que les comptes détenus en direct par des personnes physiques. Hervé voulait la confirmation que si le compte était ouvert au nom d’une structure, il n’y aurait pas de retenue à la source, tout en préservant l’identité du client. La discussion dure dix minutes et c’est là que je comprends que lorsque Hervé est au bureau, il n’est pas juste là pour rendre visite à sa famille…

Nicolas Sarkozy, sur le plateau du Grand JournalNicolas Sarkozy, sur le plateau du Grand Journal© Reuters

 

Assez régulièrement, il me sollicite ensuite sur tout un tas de questions. Pas toutes liées à des questions fiscales : pour un client qui a des œuvres d’art à vendre, pour un autre qui veut acheter des immeubles. Puis, un jour, je vais voir Hervé dans ses bureaux à Paris, et là, on commence à parler politique. J’ai encore la responsabilité de la délégation UMP suisse.

 

Hervé me dit qu’il connaît très bien Cécilia Sarkozy, une amie d’enfance. Qu’il est le conseiller patrimonial de Nicolas. On est dans une période post-élection présidentielle de 2007. Hervé me dit qu’il lui rend régulièrement visite à l’Élysée et à son domicile personnel. Il me dit le conseiller sur des opérations immobilières. Il le voit un peu moins qu’avant, évidemment, mais les deux hommes se voient quand même beaucoup.

 

Le lien avec Sarkozy, tel que je le décris, ressort très clairement des conversations que j’ai pu avoir avec Hervé. Il m’a par exemple dit qu’il avait été son conseiller pour une opération immobilière sur l’île de la Jatte, où M. Sarkozy a eu, je crois, un appartement. J’en suis témoin : dans ses dires, Hervé se considérait comme le conseiller patrimonial principal du client privé Nicolas Sarkozy depuis son mariage avec Cécilia et puis après. Il y a de nombreux réseaux chez Reyl qui sont totalement liés à Sarkozy.

 

PORTEUR DE VALISES

Notre relation prend une autre dimension quand on me demande de beaucoup travailler sur le cas d’un célèbre entrepreneur français, notamment propriétaire d’un hôtel de luxe à Paris. À un moment donné, ce client me dit qu’il a besoin de cash en France. Il me fait clairement comprendre qu’il faut les lui apporter et que ce montant doit être prélevé sur les avoirs (non déclarés) qu’il détient chez Reyl. Une réunion impromptue s’organise et il est décidé qu’on va utiliser Hervé.

 

C’est à ce moment là que Dominique Reyl m’a indiqué très clairement que Hervé Dreyfus, parfois, transportait du cash en provenance de Reyl, de Genève vers la France, mais aussi, parfois, ce sont des opérations de compensation qui sont réalisées entre des clients qui ont des excédents de cash d’un côté, recrédités de l’autre côté de la frontière.

 

On me fait comprendre aussi que Hervé est une source d’apport d’affaires importante. Hervé a des responsabilités au sein de Raymond James International, où il gère une clientèle résidente transparente, mais à chaque fois que, par ses réseaux, il a des besoins d’accompagnement de clients qui souhaitent déposer des actifs non déclarés, il les amène chez son demi-frère. C’est tout ce qui fait le succès de la démarche de Hervé. Tout cela combiné avec le charisme commercial de François Reyl, grâce à qui il y a un taux de conversion de prospect en clients effectifs qui est d’à peu près 100 %.

 

Ces réseaux sont exploités en bonne intelligence avec Hervé qui fait les présentations et François qui est toutes les semaines à Paris. Il rencontre ses clients sur le territoire français, leur explique tout ce qu’il peut faire. Hervé recommande, François séduit. Dominique Reyl fait très attention de rappeler à tout le monde qu’il est hors de question de rencontrer à Paris des clients qui seront ensuite accompagnés dans les bureaux de Reyl Genève. De faire attention à tous les échanges mails, papier…

 

En ce qui concerne Cahuzac, je n’ai jamais eu d’informations précises avant les articles de Mediapart. Mais j’ai compris qu’il était chez Reyl grâce à l’enregistrement dans lequel l’interlocuteur de Cahuzac était, sans doute possible, Hervé Dreyfus. »  

 

http://www.mediapart.fr/journal/international/030713/pierre-condamin-gerbier-je-suis-au-milieu-d-une-enorme-machine-blanchir?onglet=full                                                                                                                                         

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le remboursement de la dette fait exploser la fiscalité en "Hollandie".

4 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le grand banditisme

le remboursement de la dette fait exploser la fiscalité en "Hollandie"

(
une des solutions que propose le gouvernement c'est tout simplement de ponctionner
TOUS les comptes des citoyens de 8% !!
et de bloquer les comptes dans les banques (comme à Chypre!!)

Savez-vous qu'en Islande les citoyens ONT REFUSE DE PAYER CETTE DETTE  ont rejeté l'euro, son gouvernement, et la dette, (fausse dette !!!! qui sert seulement à enrichir les banquiers privés qui ont "prêté" aux divers Etats pour les mettre sur la paille avec toute sa population... comme en Grèce et en Espagne...)

Les citoyens que nous sommes ne sont - ils que des robots aux cerveaux vidés ??

A écouter 4mn
la hollandie = la France


Voici un extrait du journal de "La Voix de la Russie"
Ça dure que 4mins mais c'est très clair sur
La situation de la dette !!!

Début du message transféré :
De : YouTube <noreply@youtube.com>
Date : 1 juillet 2013 08:06



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Bolkestein, le retour!

4 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Bonjour.
  
Lors du formidable exercice de réelle démocratie que fut la campagne du référendum pour l’adoption du TCE en 2005, Le Traité Constitutionnel Européen fut rejeté massivement par les français malgré un matraquage médiatique généralisé d’une force jamais utilisée jusque là, un des enjeux était la fameuse directive Bolkestein du nom du commissaire européen néerlandais en charge de la concurrence au sein de la commission de Bruxelles. La souveraineté populaire a été bafouée en 2008 lors du congrès de Versailles où les parlementaires (députés et sénateurs) ont trahi la voix du peuple en adoptant le traité de Lisbonne. Pour ce qui est de la directive honnie, rejetée par le parlement européen en juin 2006 réuni à Strasbourg, j’étais dans le public et j’ai assisté aux débats, il a suffit de changer de nom pour faire adopter sans discussion et surtout sans débats la remplaçante, à savoir la “fameuse directive service”.
  
Cette directive ultralibérale est imposée ensuite aux différents parlements européens qui sont obligés de la retranscrire dans la loi nationale. Il en est de même de toutes les directives européennes imposées par l’Union Européenne. Elles sont presque toutes écrites par les puissants lobbys qui entourent les cercles de pouvoir européens à Bruxelles. La démocratie actuelle consiste donc à adopter les injonctions ultralibérales imposées par le grand capital et la finance dérégulée afin de servir les intérêts des transnationales et des grandes banques Anglos-saxonnes.
  
Ces diktats, imposés par les 0,01% de la population mondiale, nous sont présentés comme des réformes nécessaires pour retrouver compétitivité et croissance. Au regard du contenu de ce message, il est aisé de démasquer l’imposture qui est menée par nos dirigeants. Un énième démantèlement de nos acquis sociaux nous attend en septembre 2013. La sécurité sociale, les retraites, etc..., vont être encore dépecées en vue de satisfaire les insatiables appétits des naufrageurs de notre modèle social hérité de la Libération.
 
Pour revenir à la directive service, elle impose le dumping social en Europe en mettant les travailleurs des pays de l’UE en concurrence, et en cherchant toujours le moins disant social. On comprend mieux ainsi la dictature de la dette, qui dépossède chaque état de l’Union Européenne de sa souveraineté, dans le but d’imposer les pires régressions aux peuples européens. Imposer un chômage massif se comprend mieux, car il consiste à transformer les travailleurs en esclaves modernes, obligés pour survivre d’accepter les pires conditions.
 
Dans les textes ci-dessous vous trouverez trois parties.
  1. La première.  L’emploi de travailleurs grecs sous payés et exploités dans une entreprise de location de voitures à l’aéroport de Nice. L’entreprise sous législation allemande va plus loin encore et viole le droit français. L’absence de réaction significative lui permet de continuer impunément. Il suffirait peut-être de donner une grande publicité à ces pratiques barbares, pour que ces gens là retrouvent le sens de la raison. A suivre...
  2. La deuxième. Un film intéressant à faire connaitre sur les conditions d’esclaves que l’on veut généraliser. Les auteurs sont grecs, n’oublions pas que la Grèce est le laboratoire ultralibéral en Europe afin de tester les meilleures techniques pour imposer le capitalisme du désastre.
  3. La troisième. Un article du Journal “Marianne” intitulé:  “A saisir ! Esclaves européens en solde “.  A Nice nous avons de nombreux exemples de ces nouvelles pratiques. Elles sont permises par les fameux PPP  (Partenariat Publics Privés), et le nouveau code européen des marchés publics imposé par l’Union Européenne. Ce dernier permet aux grands groupes du BTP de rafler tous les chantiers publics et ensuite ils sous-traitent, ils sous-traitent, ils sous-traitent, ...,en bout de chaine, l’exécutant est ainsi acculé à accepter toutes les conditions,  la directive service lui donne la possibilité d’employer des travailleurs dans le pays où celui-ci est déclaré. Le piège se referme donc sur les esclaves modernes qui sont sous payés, qui travaillent environ cinquante heures par semaine, qui n’ont pas la sécurité requise et qui vivent dans des camps de travail à la proximité des chantiers. Tout est ainsi prévu pour satisfaire le grand patronat et les actionnaires. Dans la construction du grand stade “Allianz-Riviera” à Nice, trois ouvriers ont ainsi trouvé la mort dans une indifférence coupable. Il est à noter que le nom initial du stade de Nice était “le stade Léo Lagrange”. Il me semble me souvenir que pendant la seconde guerre mondiale des travailleurs venus de toute l’Europe étaient utilisés pour faire fonctionner l’appareil industriel allemand, les conditions de vie étaient très difficiles et souvent précaires.
Bien cordialement
  
Lucien PONS
  
  
 
Partie 1, l’aéroport de Nice.

Communiqué du responsable syndical à l’initiative de cette action courageuse.

Bonjour,

Je souhaite remercier toutes celles et ceux qui ont permis la tenue de la manifestation CFDT à l'aéroport de Nice contre le dumping social à Nice.

·         Notre organisation syndicale CFDT s'est montrée démonstrative et motivée grâce aux militants interprofessionnels qui ont répondus à l'appel. Quand la CFDT est dans la rue cela n'est anodin, c'est toujours pour un motif important et significatif; c'était le cas concernant la lutte contre le Dumping social.

·         L'objectif de cette action était de sensibiliser l'opinion publique, les partis politiques et le décideurs économiques du département. Un passage télé sur FR3, un article sur Nice Matin.fr (voir ci après) et une interview de Jean Michel HERVO sur France Bleu Azur ont permis de faire passer le message auprès d'un grand nombre de nos concitoyens et d'afficher les couleurs CFDT.

·         La présence de Christine DOREJO, Christine MIRAUCHAUX et Paul CUTURELLO pour le Parti socialiste, le drapeau Europe Ecologie les Verts qui flottait sur nos tête, la présence d'Alain MARCEL du Front de Gauche et d'autres militants Associatifs pour l'éducation populaire témoigne d'un relai d'opinion en train de se créer autour de l'opposition au Dumping social dans le département.

·         Les contacts pris à cette occasion avec les autres organisation syndicales du département par Jean Michel HERVO Secrétaire Départemental de l'UD CFDT 06 et par Charles PELOTIERI, Secrétaire Régional de l'URI CFDT PACA, permettront de poursuivre la nécessaire convergence intersyndicale et interprofessionnelle pour lutter efficacement contre le Dumping social. Car ce phénomène, dont l'ampleur dans le 06 a été révélée lors de la construction du stade de Nice, malheureusement s'étend et touche tous les secteurs économiques du 06 et de la région PACA.

·         Concernant ARWE SERVICE France, les actions vont se poursuivre dans l'entreprise. Comme vont se poursuivre les manifestations CFDT ARWE SERVICE France avec le soutien du syndicat CFDT de la Métallurgie 06 lors d'évènements publics comme les conférences débat sur l'emploi, les colloques et réunions consacrées au chômage des jeunes, des séniors … dont raffolent les notables de la CCI Niçoise. Vous en serez informés.

·         Pour information veuillez trouver ci après les liens permettant à l'accès de la vidéo du journal télévisé de FR3 ainsi qu'à l'article de Nice Matin relatant l'action de sensibilisation contre le Dumping social organisé par la société ARWE SERVICE France menée par le Syndicat CFDT le Samedi 29 Juin 2013 à l'aéroport de Nice.

En vous renouvelant mes remerciements pour votre implication militante qui a permis la réalisation de cette action.

Amicalement et syndicalement à vous,

Philippe Coltat

Délégué Syndical CFDT

Arwe Service France

 

 

Reportage FR3 Manifestation contre le Dumping social à Nice

 

 

 

à 2mn 30 après le début du journal.

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_1920_cote_dazur_,84759840.html

 

Article de Nice matin :

Aéroport de Nice: une trentaine

 

 

 de manifestants contre le dumping social

 

 

 

 

 

Publié le samedi 29 juin 2013 à 10h12  - 3

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Le syndicat de la métallurgie CFDT a réuni ce samedi matin près d'une trentaine de manifestants au Terminal 2 de l'aéroport de Nice. Ils protestent contre l'embauche par la société allemande Arwe service France de 35 salariés grecs pour la saison.

Tous travaillent au lavage des voitures de location. Leur embauche s'est effectuée sous contrat de travail allemand au travers d'un détachement intra groupe. Un artifice légal qui permet à la société de s'acquitter de cotisations sociales de 19,76% contre 45% en France. Selon la CFDT, ces salariés, dont pas un ne parle Français ni même allemand, sont payés environ 1000 euros de moins qu'en France.

La CFDT dénonce également des emplois qui échappent aux salariés Azuréens.

 

 

 

Partie 2, le film grec.
 
Un lien sur un documentaire grec diffuse gratuitement. On pourrait peut- être le diffuser à la rentrée..
 
 
 
 
Partie 3, l’article de Marianne.
 
Quand l'Europe facilite la concurrence déloyale et le Dumping social :
A saisir ! Esclaves européens en solde www.marianne.net
Ils viennent trimer sur les chantiers, dans les transports ou les abattoirs, pour 3 à 6 € l'heure, a...
 

Je suppose que vous savez déjà tout ça. Mais il est toujours utile de le rappeler... En France nous avons maintenant des travailleurs Low Cost... Dans le BTP en particulier... Et entre autre dans la Plaine du Var ou la construction du grand stade à couté la vie à 3 travailleurs étrangers venu travailler tout exprès sur ce chantier... Et cela risque de continuer !!

  

Ils viennent trimer sur les chantiers, dans les transports ou les abattoirs, pour 3 à 6 € l'heure, au mépris de toutes les règles de sécurité. Et le plus légalement du monde. Car ces travailleurs "low cost" sont tous européens.

Quand l'Europe facilite la concurrence déloyale et le Dumping social :
 
Ils viennent trimer sur les chantiers, dans les transports ou les abattoirs, pour 3 à 6 € l'heure, a...

Lire la suite :

 

http://www.marianne.net/A-saisir--Esclaves-europeens-en-solde_a229642.html

 

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La défense de la langue française est d'une urgente nécessité.

4 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La défense de la langue française.

Bonjour.
  
Dans l’accord de libre échange -appelée aussi accord transatlantique- que l’Union Européenne s’apprête à valider avec les Etats Unis et le Canada, un aspect est rarement évoqué et pourtant il est essentiel: c’est la disparition de notre langue au détriment d’un sabir que l’on qualifiera d’anglais. Il faut prendre conscience que la langue française est notre patrimoine commun et que l’abandonner revient à accepter notre asservissement volontaire. Il semblerait que l’on accepterait peu à peu de devenir esclaves.
  
Il y a longtemps que cette destruction a commencé, malgré l’article 2 de notre constitution et malgré la loi Toubon. La loi Fioraso vient d’accentuer un peu plus la destruction de notre francité. C’est pourquoi je pense essentiel de prendre la mesure de cette attaque afin de pouvoir contrecarrer ces sombres desseins.
  
Je vous propose pour cela deux articles très intéressants, le premier est un communiqué de l’association AFRAV, le second est un message du M’PEP concernant les vidéos de l’Université d’Automne en novembre 2012 à Aix en Provence, consacrées à l’atelier sur la défense de la langue française.
  
L’association “Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR” organise un colloque pour la défense de la langue française les 13, 14, 15 et 16 septembre 2013 au CUM à Nice.
  
De nombreux intervenants viendront (Claude Hagège est pressenti pour ce colloque) défendre notre patrimoine commun. Des représentants de trois associations pour la défense de la langue française seront présents. Les associations sont: L’AFRAV, COURRIEL et DLF ( Défense de la Langue Française). Je vous conseille d’aller sur les sites respectifs de chaque association afin de mieux comprendre les enjeux.
 
Bien cordialement.
 
Lucien PONS. 
 
 
 
  • Communiqué de l'A.FR.AV*

 

 

(http://www.francophonie-avenir.com)

 

Objet :  La "Cultural Exception" et le "Speak White" !

 

Madame, Monsieur,

 

Il se joue actuellement, dans notre dos, le sort de l'indépendance linguistique de la France et de l'Europe. En effet, sans trop savoir qui en est à l'origine, mais certainement pas les peuples d'Europe, il s'est lancé l'idée, qu'au niveau européen, il fallait créer une sorte de marché commun avec les États-Unis d'Amérique (Accord transatlantique UE-ÉUA1).

Il va de soi que si l'Europe entrait dans un tel marché, il en serait fini de son indépendance politique, économique, culturelle et linguistique.

En ce qui concerne le volet linguistique, il ne faut pas être sorti de l'école de Saint-Cyr pour comprendre que s'unir avec près de 300 millions d'anglophones, c'est s'assurer pour demain que nos nuits et nos jours se feront en anglais, puisque cette langue sera alors largement majoritaire dans le nouvel ensemble et que, dans les faits, elle deviendra OBLIGATOIRE pour tous, et partout. Comment en serait-il d'ailleurs autrement, alors que c'est déjà plus ou moins le cas actuellement dans l'UE, où  pourtant, ce sont les langues allemande et française qui sont majoritaires en terme de locuteurs, par rapport à l'anglais  ? Dans la perspective d'un marché commun avec les États-Unis d'Amérique, comment nos politiciens nous protégeraient-ils de l'anglicisation, alors qu'aujourd'hui, au niveau européen, ils n'en sont pas capables ?

 

Il est fort à parier que les réunions pour discuter de l'accord transatlantique se feront exclusivement en anglais, comme ici, par exemple, où pourtant sur les 3 personnages (Van Rompuy, Obama, Baroso), 2 parlent français !

De toute façon, à l'image de John Kerry, Mitt Romney, même lorsqu'un  Étatsunien parle le français, il est recommandé, pour lui, d'éviter de le parler en public ou dans une réunion officielle.

 

Nos politiciens veulent  faire passer la pilule de notre future assimilation au monde anglo-américain, en nous disant qu'ils mettront leur droit de véto à cet accord, si l'exception culturelle n'est pas exclue des négociations.

Il est triste de le dire, mais une fois encore, nos politiciens se trompent. Ils se trompent soit par bêtise, soit par ignorance, soit par manipulation, soit par manque de vision politique, soit qu'ils se sont fait acheter, consciemment ou non, par les maîtres de Davos, de Bilderberg, de la Trilatérale, de la NSA ou d'un autre machin de l'anglosphère, mais ils se trompent, car dans cet accord, s'il fallait le négocier, c'est plus le droit aux langues d'exister par rapport à l'anglo-américain qu'il faudrait défendre, que l'exception culturelle elle même.

Oui, il faudrait soulever le question linguistique et défendre, pour ce qui concerne la France, la langue française. Défendre la langue française, pour nous Français, car pourquoi parler seulement de l'exception culturelle, si rien n'est fait, par ailleurs, pour permettre à nos artistes de vivre de leur art en français et non en anglais ? Aujourd'hui, déjà, un bon nombre de jeunes chanteurs français chantent en anglais et il n'est pas rare de voir certains de nos comédiens tourner dans cette langue dans des séries télévisées issues de coproductions européennes (voir actuellement, pour exemple, Jean Reno, dans "Jo", une série européenne tournée en anglais à Paris ! Voir aussi, Marc Lavoine speaker l'anglais dans "Crossing Lines", une autre série européenne). Bref, si l'exception culturelle, en France, devient synonyme d'artistes français s'exprimant en anglo-américain, en singeant, qui plus est, ce qui se fait à Hollywood, à quoi bon se battre alors pour le maintien d'une telle exception ? À moins qu'il ne s'agisse là encore d'une stratégie, une stratégie pour nous endormir, une stratégie qui consisterait à laisser s'ouvrir grand les vannes de l'anglicisation tout en nous faisant croire que nous n'avons rien à craindre de l'américanisation puisque la France a obtenu que l'on respecte la fameuse  « exception culturelle » !

Oui, il faudrait soulever le problème linguistique et défendre la langue française, car c'est le droit à la diversité que nous défendrions,c'est l'uniformisation et la standardisation que nous refuserions et, par là même, c'est la dictature de la pensée unique que nous combattrions.

Oui, il faudrait soulever le problème linguistique et défendre la langue française, car, avec la langue française, notamment, c'est aussi une conception de la société que l'on défendrait, une société humaniste, démocratique et sociale issue des valeurs gréco-latines et du droit romain, et non, avec le seul anglais, une société à caractère anglo-saxon où la violence de l'ultralibéralisme économique règne en maître absolu et où le droit est façonné à grands coups de jurisprudences que de grands cabinets d'avocats à la solde des multinationales sont chargés de gagner pour elles.

Hélas, nos politiciens n'aborderont pas ce sujet, ils préféreront parler d'exception culturelle, c'est plus simple, c'est moins polémique, ça passe mieux dans les médias, mais ne parleront pas du volet linguistique de l'Union UE-ÉUA, ni surtout pas de la langue française. Comment d'ailleurs défendraient-ils le plurilinguisme et la langue française dans ces négociations, alors qu'ils ont tous été d'accord, ou presque, pour mettre l'anglais obligatoire dans nos écoles dès le CP,  c'est-à-dire dès l'âge de 7 ans pour nos enfants et qu'ils ont voté à une très large majorité l'article II du projet de loi sur l'enseignement Supérieur de la ministre Fioraso, consistant à légaliser l'enseignement EN anglais dans nos universités et grandes écoles ?

En vérité, ils nous préparent depuis des années à cette union avec les États-Unis d'Amérique. En effet, Nicolas Sarkozy ne voulait-il pas déjà en 2007, faire de la France un pays bilingue français-anglais, et ses ministres Darcos, Chatel et Pécresse n'ont-ils pas préparé le terrain aux ministres socialistes Peillon et Fioraso pour qu'ils puissent, comme une lettre à la poste, implanter l'anglais obligatoire partout dans nos écoles ?

Comme on peut le constater, nos politiciens se servent du concept de l' « exception culturelle » comme d'un paravent, un paravent pour que les angliciseurs puissent angliciser sans être gênés, pour que les « Collabos de la pub et du fric1 » puissent assassiner la langue française en toute impunité. Ce que nos politiciens n'ont pas compris, ou font semblant de ne pas comprendre, c'est qu'il ne peut pas y avoir d'exception culturelle, ni même de France, sur le cadavre même de la langue française.

Pour conclure, et pour proposer quelque chose de positif à nos pauvres politiciens sans idées pour la France et pour le monde, permettons-nous de leur dire qu'au lieu de se perdre, et de nous perdre, dans une hypothétique union transatlantique, ils feraient mieux de s'intéresser à une union avec les pays francophones. Mais la Francophonie est ignorée, pourquoi ? Pourquoi, alors qu'elle pourrait être pour nous une extraordinaire ouverture au monde et l'occasion, ce faisant, de lui délivrer un bien meilleur message de paix, que notre enfermement dans l' « axe du bien », si cher à Georges Doublevé Bush, un ex-président des États-Unis d'Amérique, guerrier sanguinaire de son état, qui sous un faux prétexte a réduit à feux et à sang un grand pays comme l'Irak  ? Une union avec les pays francophones donc, qui nous permettrait d'envisager l'avenir, pour nous et pour nos enfants, en français et non en anglais, car d'ici 2050, selon un sondage de l'UNESCO, les francophones du monde devraient représenter plus de 750 millions de locuteurs, c'est-à-dire près de 10% de la population mondiale. Ce n'est pas rien. La langue française sera alors une langue africaine, majoritairement parlée par des Noirs. Serait-ce alors pour cela que nos zélites, nos intellectuels, nos artistes, nos politiciens sont nombreux à préférer, à cette langue en devenir, la langue des WASP, adeptes du "Speak White", notamment ?

Osons penser que non, et ayons la force de les convaincre que cultiver le jardin de la Francophonie est bien mieux pour nous et pour nos intérêts que d'aller se perdre dans les étoiles jaunes et blanches de l'Europaméricanie où la finalité programmée pour nous est de disparaître, absorbés par le trou noir de l'anglosphère.

 

Merci de votre attention,

Merci de protester auprès de vos élus contre l'anglo-anglicisation de la France et de l'Europe,

Merci de leur rappeler le bon souvenir du monde francophone,

Et, dans l'attente, recevez l'expression de  mes meilleures salutations.

 

Régis Ravat

Président de l'A.FR.AV

(http://www.francophonie-avenir.com/)

 

 1 Pour de plus amples renseignements sur cet accord : http://www.jennar.fr/?p=3029

 2 « Collabos de la pub et du fric », selon un article de Michel SERRES, philosophe, universitaire et académicien

 

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Refusons les séries européennes

et françaises tournées en anglais !

 

Possibilité de noter cette vidéo et d'y apporter un commentaire,

en allant sur : http://rutube.ru/video/973144ece5035e4e892c858c234ea5b5/

 

 

 

* À diffuser sans modération

 

 

Note : ce message est diffusé par l'association A.FR.AV (http://francophonie-avenir.com) auprès de plusieurs milliers de destinataires (parlementaires, grands élus, médias, artistes, associations, syndicalistes, enseignants, chercheurs, etc.). En accord avec la législation internationale concernant Internet, un courriel ne peut être considéré comme envoyé abusivement dès lors qu’il comporte le moyen d’être retiré de la liste de diffusion.

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1. Nul ne peut être inquiété pour ses opinions.

2. Toute personne a droit à la liberté d’expression ; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix.

  • Le M’PEP: LA GUERRE CONTRE LES PEUPLES ; VIDÉOS.



Par le Mouvement politique d'émancipation populaire (M'PEP).

Le 2 juillet 2013.


Vous trouverez ci-dessous les vidéos de l'université d'automne 2012 du M'PEP (La Baume-lez-Aix, novembre 2012), filière 2 "La guerre contre les peuples".
 
  • Vidéo - "La mise à mort organisée de la langue française"

    Par Georges Gastaud, responsable de l’association Courriel (Collectif unitaire républicain pour l’initiative et l’émancipation linguistique).

    http://www.m-pep.org/spip.php?article3123

Pour obtenir des informations sur l'université 2013 du M'PEP à Limoges, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3359
 
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EN IMAGES. Egypte : la place Tahrir en liesse.

4 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Israël - palestine - Moyen-Orient

EN IMAGES. Egypte : la place Tahrir en liesse

 

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  • Place Tahrir (Le Caire), mercredi soir. Les Egyptiens ont éclaté de joie après l'annonce par l'armée de la destitution du président Morsi.
    LP/Philippe de Poulpiquet

Dans le centre du Caire, sur l'emblématique place Tahrir, la fête a succédé à l'annonce par l'armée de la destitution du président islamiste Mohamed Morsi. Dans ce lieu symbolique du soulèvement anti-Moubarak, début 2011, où des manifestations monstres ont lieu depuis le 30 juin, des groupes de manifestants ont pris dans leurs bras des membres des forces de sécurité, les qualifiant de héros.

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Des feux d'artifice improvisés ont illuminé le ciel. Les hélicoptères survolant la place ont, eux, été éclairés par les lasers brandis par la foule. L'Egypte, qui a entamé sa deuxième révolution, s'est plongée dans une nuit de liesse.

Retrouvez en images les scènes de joie de la place Tahrir.

LeParisien.fr

 

http://www.leparisien.fr/en-images-egypte-la-place-tahrir-en-liesse-04-07-2013-2951521.php?pic=2#infoBulles

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Syrie : l'Occident cherchait la chute d'Assad, avant 2011.

4 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Le 04 juillet 2013

Syrie : l'Occident cherchait la chute d'Assad, avant 2011

 

Sur IRIB

mercredi, 03 juillet 2013 14:13

Syrie : l&#039;Occident cherchait la chute d&#039;Assad, avant 2011 
   
IRIB – « Les Anglais préparaient la guerre en Syrie deux ans avant les manifestations en 2011 ».

C'est l'ancien ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas qui l'a annoncé, dans une interview exclusive à l'agence syrienne à Paris.

 

Beaucoup de sources en ligne anglophone et francophone dont Global Research et Nouvelles de France ont relaté les propos de l'ancien Ministre. « J'ai été il y a deux avant, à peu près, avant que les hostilités (ne) commencent en Syrie, je me trouvais en Angleterre par hasard (...) J'ai rencontré des responsables anglais et quelques -uns qui sont mes amis m'ont avoué, en me sollicitant, qu'il se préparait quelque chose en Syrie. L'Angleterre préparait l'invasion des rebelles en Syrie. Et on m'a même demandé à moi, sous prétexte que j'étais ancien ministre des affaires étrangères, si je participerais comme ça à cette...j'ai évidemment dit le contraire, je suis Français, ça ne m'intéresse pas.

 

C'est pour dire que cette opération vient de très loin, elle a été préparée, conçue, organisée (...) dans le but très simple de destituer le gouvernement syrien, car dans la région il est important de savoir que ce régime syrien a des propos anti-israélien et que par conséquent tout ce qui bouge dans la région autour...Moi j'ai la confidence du premier ministre israélien (...) qui m'avait dit : on essaiera de s'entendre avec le premier ministre et avec les Etats autour et ceux qui ne s'entendront pas on les abattra.

 

C'est une politique. C'est une conception de l'histoire, pourquoi pas après tout, mais il faut le savoir. »

L'ancien ministre des Affaires étrangères a, aussi, affirmé que la voie adoptée par l'ex-président Nicolas Sarkozy et l'actuel Président français François Hollande n'est pas un juste chemin qui aboutisse à une paix en Syrie

 

. Roland Dumas a aussi parlé des objectifs que suivent les Occidentaux au travers une chute du gouvernement syrien. « Le climat créé à l'échelle internationale autour de l'affaire syrienne montre que la politique de l'Occident n'est pas une politique de paix, mais une politique belliciste », a affirmé l'ancien chef de la diplomatie française. Il n'a pas manqué de parler des opposants syriens, pour dire qu'il s'agit d'une opposition multi- facette et que des pays étrangers comme l'Arabie saoudite et le Qatar sont impliquée dans la guerre déclenchée en Syrie contre le gouvernement légitime d'Assad.

 

Roland Dumas a également ajouté que l'envoi d'armes en Syrie ne résoudrait pas le problème. « Ce n'est pas par la guerre que la solution pacifique pourrait se réaliser ; or, le gouvernement légitime syrien reprend les régions occupées par les groupes armés, ce qui est d'ailleurs un signe positif », a-t-il précisé. Dumas a affirmé que la France était d'abord contre la tenue d'une conférence au sujet de la Syrie, « mais elle a enfin accepté que cette conférence devait avoir lieu le plus tôt possible, et même, a changé de position envers une participation de l'Iran. » L'important, en rapport avec cette conférence, concerne, selon Roland Dumas, l'entente russo-américaine. Il a déconseillé surtout d'établir en avance tout préjugé sur une telle conférence. D'après cet ancien ministre français des Affaires étrangères, les accusations au sujet de l'utilisation des armes chimiques en Syrie sont à elle-même très dangereuses, car, elles rappellent aux esprits les débats qu'on entendait avant le déclenchement de la guerre en Irak. « A l'époque, les Etats-Unis accusaient l'Irak de dissimuler des ADM qui sont restées toujours introuvables... », à ce sujet, Roland Dumas a proposé qu'un groupe d'experts indépendants onusiens soit envoyé en Syrie pour examiner l'affaire.

 

En allusion au comportement ambigu de Paris qui soutient les terroristes en Syrie, mais prétend combattre les terroristes au Mali, Roland Dumas a argué en ces termes : « La France dit qu'elle arme les opposants (pas les terroristes), mais personne ne sait ce qu'il arrive à ces armes ! »

 

A en croire l'ancien ministre français des Affaires étrangères, certaines puissances souhaitent détruire les pays puissants arabes, pareil à ce qui s'est produit en Irak et en Libye, ou ce qui se passe aujourd'hui en Syrie. Vu les relations spéciales entre la Syrie et la Russie, Dumas a affirmé qu'Israël aussi était impliqué dans les événements en Syrie. A la fin de son interview à Sana, l'ancien ministre français des Affaires étrangères a appelé à rectifier les approches envers l'affaire syrienne, « ceux qui soutiennent une politique particulière comprendront qu'ils ont commis une erreur ; ils auront donc l'occasion de changer d'approche. Le peuple syrien est un grand peuple, la Syrie est un grand pays et sortira de cette crise », a-t-il précisé.

 

Posté par Jocegaly à - SYRIE:
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L' attaque contre Evo Morales en Europe est sans précédent dans l'histoire (Cuba)

4 Juillet 2013 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Amérique Latine

Le 04 juillet 2013

 

L' attaque contre Evo Morales en Europe est sans précédent dans l'histoire (Cuba)

Sur CUBADE BATE CONTRE LE TERRORISME MEDIATIQUE


3 juillet 2013 

Atentado contra Evo en Europa no tiene precedentes en la historia

Traduction google: Extraits...

 
"L'avion présidentiel de la Bolivie a du débarquer en Autriche, après avoir s'être vu refuser d'atterrir  en France et au Portugal.
Ces risques pris quant à la sécurité  du président de la Bolivie, Evo Morales,  par plusieurs pays européens,  est sans précédent dans l'histoire des relations internationales, et constitue une violation flagrante des lois et les droits humains.


La vie du chef de cette nation andine a été mise  en danger à la suite des décisions des gouvernements de la France, le Portugal, l'Italie et l'Espagne de refuser le survol des États de l'Union européenne (UE) à l'avion dans lequel voyageait Evo Morales.


L'avion du président bolivien a été forcé de faire un atterrissage d'urgence à Vienne, en Autriche, pays de l'UE non membre de l'Organisation du Traité de l'Atlantique belliciste (OTAN), et d'y rester pendant plus de 13 heures en raison du comportement discriminatoire des autorités de Paris, Lisbonne, Rome et Madrid.

C'est sous la responsabilité de  ces gouvernements du Vieux Continent, tous soumis au régime américain, que pèse désormais de la responsabilité de jouer avec la vie d'un président latino-américain (...)

 
C'est très grave ce qui est arrivé à Morales et une offense envers Lui et le peuple bolivien, les chefs d'État, les politiciens, les mouvements sociaux et les gens ordinaires en Amérique latine convenu, aux décisions de la France, le Portugal, l'Italie et l'Espagne...(...)
Une fois de plus, il est devenu clair que l'Europe répond aux préceptes impérial américain, et son attitude envers l'Amérique latine n'a jamais cessé d'être colonialiste et discriminatoire."

Posté par Jocegaly à - WIKILEAKS SNOWDEN BOLIVIE
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