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Le blog de Lucien PONS

"L'Insurrection :le fabuleux destin de l'Europe en l'An de grâce 2022", un roman politique et pamphlet incisif de Pierre LEVY.

29 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Le fabuleux destin de l'Europe en l'An de grâce 2022

 

Où en seront la France, l'Europe et le monde d'ici 2022 ?

 

En prolongeant les tendances actuelles, ce premier roman de Pierre LEVY nous propose des pistes de réflexion salutaires et sans tabou. l'auteur combine un réalisme étayé par une solide connaissance de l'actualité économique sociale et géopolitique une redoutable satire de l'air du temps idéologique et de la "novlangue" médiatico-politique; ainsi qu'un humour particulièrement corrosif. 

 

Tout à la fois roman politique ey pamphlet incisif, ce récit d'anticipation est totalement déconseillé à qui serait rétif à l'ironie cruelle et à la drôlerie cynique. Pour les autres, à lire d'urgence pour le plaisir, avant que la réalité dépasse la fiction. 

Ancien syndicalisme dans une grande entreprise, Pierre LEVY est, depuis 1996, journaliste et essayiste. Spécialiste des questions européennes, il dirige actuellement ;la rédaction du mensuel "Bastille-République-Nation".

 

Posface de Jean Bricmont

  http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-l-insurrection-le-fabuleux-destin-de-l-europe-en-l-an-de-grace-2022-un-roman-politique-et-pamp-110446704.html

 

L'Insurrection

 

de Pierre Lévy

Editions Le Temps des Cerises

insurrection-levy.jpg

Postface de Jean Bricmont
Parution septembre 2012

Sous forme romanesque,
le livre, au style enlevé, grinçant et humoristique,
est un pamphlet d'anticipation
social, politique et géopolitique,
dont l'action se situe peu avant 2022.

 

information et commande  

 

à "canempechepasnicolas"

 

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Prix : 12 euros

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Les soldats "français" en Syrie : voici la preuve (Vidéo)

29 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

 

Décap'Actu

 

Des soldats "français" en Syrie : voici la preuve
dimanche 23 septembre 2012
par La rédaction
La France, incarnée par son peuple pacifique n’a rien à voir avoir avec ces crimes, fussent-ils payés sur le budget de la Défense, pour abaisser l’image du pays au rang d’idiot utile des neocons anglo-saxons, dont les intérêts au Moyen-Orient ont toujours été, et seront, en fin de compte, exactement contraires à ceux de la France, libératrice des peuples, respectueuses des souverainetés nationales et porteuse du message universel de paix et d’amitié entre les peuples par le respect du droit international.
Bref, l’inverse des politiques menées par des agents de l’étranger à la tête de l’État.

 

Dans certaines situations, surtout dans des combats de rue comme ici, la sécurité du soldat français est primordiale, ainsi, en ayant un identifiant français, l’homme se place clairement du côté des rebelles, et dans la confusion, sa vie est davantage garantie.

Son patch français est en l’occurrence ici indispensable.

Pour ce qui est du "pourquoi ce soldat français s’amuse à tirer sur des pro-Assad un 19 sept 2012 à Alep ?", c’est une autre histoire, demandez-donc à certains de nos politiques qui eux... ont la réponse... et aiment le gaz, surtout syrien !

Ce gaz syrien qui permettra à la France et à toute l’Europe de ne plus dépendre de la Russie de Poutine via leur gazoduc en construction dans les pays nord-africains, où, justement, le printemps arabe est passé par là. Ah au fait, l’interconnexion de ce gazoduc se situe... bizarrement en Syrie...

Alexander Doyle pour WikiStrike

 

Repris sur le blog de Jean Lévy: http://canempechepasnicolas.over-blog.com/
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La France est vendue à la découpe! Le Qatar prêt à investir 1 milliard d’€ dans les banlieues françaises.

27 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique intérieure

Bonjour.
 

Je suis honteux et furieux de constater que la politique ultralibérale de dépeçage de notre pays, LA FRANCE, continue malgré le changement de majorité. C'est vrai que l'asservissement à la Communauté Européenne ne permet plus de s'opposer à ces trahisons. Le seul pouvoir encore laissé au gouvernement se situe dans le sociétal. Les pseudo polémiques sur le mariage Gay, l'adoption par les couples homosexuels, le vote des étrangers aux élections locales, la défense de Charlie Hebdo, etc..., occupent l'espace médiatique d'un ronron permanent avec pour objet inavouable la fin de notre existence en tant que pays souverain. Le traité de Lisbonne a bafoué la souveraineté populaire, la ratification du TSCG va permettre à la finance internationale de piller notre pays.

Ces gens sont tellement surs de leur coup qu'ils ne prennent même plus le temps d'habiller ces actes révoltants d'une quelconque justification.

Elle est belle cette Union  Européenne qui permet tous les pillages par le truchement de la dette et autres mécanismes obscurs. Notre euro va t-il être capable d'arrêter ce massacre? J'en doute. Le carcan monétaire doublé du futur carcan budgétaire vont  permettre le pillage généralisé. TOUS les services publics seront démantelés et livrés à l'avidité des banksters de tous poils. Les "segments rentables" seront exploités par ces naufrageurs des nations, le reste sera livré au bon vouloir des oeuvres de charité. Dans cette catégorie caritative il convient d'inscrire en bonne place les différentes officines salafistes déjà installées dans les quartiers défavorisés et alimentées par les largesses des monarchies du Golfe. Dans cette course aux profits, le Qatar veut supplanter l'Arabie Saoudite. C'est pourquoi l'achat du Paris Saint-Germain (actionnaire majoritaire)  par l'émir qatari donne une longueur d'avance sur la conquête à venir. Les autorités françaises ont donné leur accord pour qu'il possède une chaîne de TV sur le sport, pour l'instant. Les largesses à destination des banlieux françaises s'inscrivent dans un processus pour le moins surprenant. Wikileak a rendu public, début 2012, un courrier émanant de l'Ambassade US en France à destination du secrétariat d'état aux affaires étrangères des Etats Unis. Je n'ai hélas pas retrouvé le texte exact, mais il disait à peu près ceci: "Il faut favoriser le dialogue avec les minorités visibles dans les banlieux françaises...". En langage clair cela signifie qu'il faut donner de l'argent aux groupes communautaires dans les banlieux. Cela présente un double avantage, affaiblir l'état républicain seul à même de s'opposer au libre marché, et créer des  tensions entre groupes ethniques différents afin de protéger les intérêts des puissantes multinationales en cachant leurs méfaits sous des troubles entres communautés différentes.

Il est curieux de constater que le Qatar, les USA, l'Arabie Saoudite et d'autres sont partenaires dans le projet de déstabilisation de la Syrie. C'est curieux de pareilles analogies...

 

Je sais que certains vont réagir violemment en m'accusant de faire le jeu de l'extrême droite, la réponse est me semble-t-il dans la question: Qui alimente le mieux les rangs du FN?

Je sais aussi que d’autres, moins élégants et dépourvus de tout sens de la mesure et ne supportant pas de réfléchir, m'accuseront d'être un affreux nationaliste, antisémite, fasciste et autres fariboles. Dans ce genre de répliques la raison n'a plus court, il est donc inutile de convaincre celui qui ne veut pas voir.

 

Une question pour finir, le différentialisme et  le communautarisme, encouragés par ces décisions politiques, ne sont-ils pas le terreau sur lequel prolifère la peste brune/verte? Les signes ostensibles n'ont jamais été aussi nombreux depuis 2008. Remplacer les services publics par des aides communautaires permet ces dérives dangereuses. Veut-on pour tuer définitivement la France installer le communautarisme anglo-saxon en lieu et place de nos principes républicains? Les idéaux universalistes hérités du siècle des Lumières et de la Révolution Française seraient-ils des entraves pour le libre-échange? L'univers symbolique auquel nous nous référons devrait être remplacé par la sacralisation du "Dieu-Marché"?

 

Je pose des questions car je suis un peu surpris de l'apathie généralisée face ces pertes de repères républicains.

 

Bien cordialement.

 

Bien cordialement.
 
Lucien PONS.
 

Le Qatar prêt à investir 1 milliard d’€ dans les banlieues françaises

Le Qatar prêt à investir 1 milliard d’€ dans les banlieues françaises

Le fonds franco-qatari à destination des banlieues, annoncé à 100 millions d’euros, sera en réalité de 1 milliard d’euros, selon une information d’I>télé confirmée mardi matin.

Le fonds franco-qatari à destination des banlieues sera beaucoup plus important qu’annoncé. Selon une information de la chaîne I>télé, l’investissement porte sur 1 milliard d’euros et non sur les 100 millions d’euros précédemment annoncés.

L’information a été confirmée mardi matin sur la chaîne par Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Economie numérique. Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, avait annoncé la semaine dernière aux élus de l’Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld) la création d’un fond élargi pour les banlieues, abondé par le Qatar, l’Etat français et des entreprises ayant des intérêts au Qatar.

Sources : Metrofrance / Itélé / Le Journal du Siècle

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Mali: l'intervention militaire et ses ombres

27 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique étrangère

Mali: l'intervention militaire et ses ombres

Par Vincent Hugeux, publié le 25/09/2012

En cinq questions-clés, gros plan sur la création annoncée d'une "Mission de la Cédéao au Mali", ou Micéma. 

 

Après des semaines d'atermoiements et de palinodies, reflets des dissensions au sommet de l'exécutif légal de Bamako, le président intérimaire Dioncounda Traoré et son Premier ministre Cheikh Modibo Diarra ont officiellement sollicité, dans une lettre adressée à "Mr Ban", l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité autorisant l'intervention "immédiate" d'une " force militaire internationale" appelée à "aider l'armée malienne à reconquérir les régions du Nord occupées". Cette requête lève une hypothèque, mais ne dissipe pas -loin s'en faut- les nuages que le péril djihadiste fait flotter sur l'aire sahélienne. En cinq questions-clés, zoom sur une opération virtuelle. 

Pourquoi ?

Parce qu'il y a urgence. Et que l'on n'a que trop tardé. Il faut agir avant que l'emprise sur les deux-tiers nord du Mali d'Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) et des ses satellites -le Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest, ou Mujao, et Ansar Eddin- devienne irréversible. Au-delà du sort des civils asservis d'Aguelhok, Kidal, Gao ou Tombouctou, le fait accompli est intolérable pour toute la sphère sahélo-saharienne. Choisir l'inertie revient à avaliser l'émergence d'un " Sahelistan ", foyer terroriste puissamment armé et pourvu, via les rançons et les trafics, d'un substantiel trésor de guerre, capable de rayonner dans toute la sous-région. Ce funeste sanctuaire risque de se muer en épicentre d'un pôle africain de l'internationale du Djihad, tout à la fois centre de formation et bureau de liaison avec d'autres mouvances telles que Boko Haram, active au Nigeria, ou les shababs somaliens. 

Mais aussi parce l'issue négociée, longtemps privilégiée tant à Bamako que par le président burkinabé Blaise Compaoré, émissaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao), était d'emblée vouée à l'échec. Face aux boutefeux de la charia, animés par un dessein de nature totalitaire, elle s'apparentait à une chimère. Dès lors, ne reste que l'option militaire, qu'elle ait vocation à bouter manu militari l'ennemi hors du Mali ou, a minima, à instaurer un rapport de force qui le contraindra à transiger. 

Avec qui ?

Voilà des mois que les stratèges de la Cédéao planchent sur la formation d'un contingent d'environ 3300 hommes, épaulé en matière de logistique et de renseignement par des partenaires européens -France en tête- comme par les Etats-Unis. Reste à savoir qui fournira la main d'oeuvre... Le Niger, très exposé à la contagion, ne mégotera pas. Sans doute le Burkina et le Tchad -lequel monnayera des contreparties à son engagement- enverront-ils un détachement. La Côte d'Ivoire, fragile géant dont le chef d'Etat Alassane Ouattarra préside la Cédéao, ne peut se dérober. Pas plus que le Nigeria, figure de proue traditionnelle des interventions ouest africaines, mais qui se bornerait volontiers à assurer la couverture aérienne et à garnir l'arsenal. En revanche, le Sénégal, la Mauritanie et le Ghana ont d'ores et déjà jeté l'éponge. Point de méprise : par souci de ménager la souveraineté du Mali et la susceptibilité de ses dirigeants, la future Micéma (Mission de la Cédéao au Mali) est censée " appuyer " les militaires locaux. Mais il va de soi qu'elle supportera l'essentiel du fardeau, tant est patent le délitement de l'armée malienne. Bamako a dû d'ailleurs, à contrecoeur, consentir à l'installation de l'état-major de la force panafricaine aux abords de la capitale. Probablement à Koulikoro (60 km au nord-est). Autre question délicate : qui exercera le commandement effectif de la Micéma ? L'état-major pléthorique, composé en fonction d'un subtil dosage entre les pays contributeurs, dessine d'ordinaire le chemin le plus court vers la paralysie. A proscrire donc à tout prix.  

Quand?

C'est à ce stade que l'affaire se corse. Au mieux, on peut miser sur l'amorce du déploiement sur le terrain dans deux mois, soit fin novembre. D'abord parce que la procédure onusienne, caution indispensable, s'avère pesante ; la discussion et le vote de la résolution pertinente prendront selon toute vraisemblance plusieurs semaines. Ensuite parce que l'assemblage de la force, son équipement, son acheminement et le " calage " de la chaîne de commandement exigeront du temps. " Au mieux, un mois et demi ", avance un officier supérieur français, expert de la planification opérationnelle.  

Et la France, dans tout ça ?

Paris martèle à l'envi le même message : " Pas question d'engager des troupes au sol ". Pour l'essentiel, c'est exact. Dans le détail, il serait surprenant que l'on renonce à l'envoi " sur zone " d'éléments aguerris d'unités spéciales, expertes de l'action en profondeur. Ne serait-ce que pour affiner la collecte de renseignement et, le cas échéant, oeuvrer à la coordination des opérations. Si François Hollande, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius et le titulaire du portefeuille de la Défense Jean-Yves Le Drian insistent tant sur le caractère africain du déploiement attendu, c'est certes en vertu des grands principes, mais aussi et surtout par souci de préserver la vie des six Français détenus en otage par Aqmi et ses filiales. A la clé, ce dilemme cornélien : comment hâter la naissance de la Micéma sans mettre en péril le sort des compatriotes, enjeux d'un chantage explicite ?  

Quels risques ?

Outre celui, évident, de l'assassinat des " monnaies d'échanges " humaines mentionnées ci-dessus, dûment médiatisé par vidéo interposée, on peut en citer trois. D'abord, le déclenchement, sur le territoire des pays engagés, voire en Europe, de représailles de type terroriste. Ensuite, la restauration, au Nord Mali, du pacte initial entre islamistes et séparatistes touaregs ; lesquels, évincés par leurs éphémères alliés, tenteraient ainsi de revenir dans l'arène. Enfin, l'échec ou, à tout le moins, l'enlisement de l'opération militaire. Rien ne prouve que les bataillons de la Cédéao, peu familiers des terrains désertiques, réduiront aisément les combattants islamistes.  

" Pour la première fois, a déclaré hier à New York Laurent Fabius, une espérance se lève. " Soit. Reste qu'il faudra jouer serré pour lui éviter d'être foudroyée en plein vol.  

 

 

 

 



 

 

 

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Le TSCG n'étant pas encore ratifié, l'Allemagne prépare l'étape suivante de l'intégration européenne... Article repris sur le blog de Jean Lévy.

27 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Le TSCG n'étant pas encore ratifié, l'Allemagne prépare l'étape suivante de l'intégration européenne...

Le TSCG n'étant pas encore ratifié, 

  

l'Allemagne prépare l'étape suivante de l'intégration européenne...

 

Berlin pousse les feux de la fédéralisation de la zone euro

 

Source: Coulisses de Bruxelles

 

Auteur:  QJean Quatremer

Alors que la classe politique française est engagée dans un débat d’arrière-garde sur le traité d’union budgétaire (TSCG), qui est en réalité déjà entré dans les faits (depuis la réforme du Pacte de stabilité, lire ici), le gouvernement allemand est déjà en train de préparer la prochaine étape du grand jeu européen qui prendra la forme d’une réforme des traités destinée à accélérer l’intégration politique de la zone euro.

Ainsi, le groupe Westerwelle sur « le futur de l’Europe », institué à l’initiative du ministre des affaires étrangères allemand, au début de l’année, a rédigé un rapport rendu public le 17 septembre. Outre l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche, la Pologne et le Danemark ont envoyé leur chef de la diplomatie pour participer activement à ces travaux ouverts aux bonnes volontés.

La France n’a rejoint cette enceinte informelle que tardivement, au lendemain de l’élection de François Hollande, et seulement à titre « d’observateur ».

Ce document de huit pages liste les réformes nécessaires pour apporter une réponse « politique » à une crise dont la « dimension politique » a longtemps été niée. Il s’agit, même si le mot n’est pas prononcé, de dessiner ce qui pourrait devenir, à terme, une fédération dont la dimension démocratique est clairement affirmée.

C’est le seul moyen, pour les promoteurs de ce rapport, de redonner une visibilité au projet européen et de dissiper les doutes sur la pérennité de la monnaie unique.

L’exercice était difficile comme le montre le fait que certaines propositions n’aient réuni que « certains » États ou « la plupart » d’entre eux, sans qu’il soit précisé lesquelles. Pourtant, il ne réunissait qu’un nombre limité de pays (onze sur vingt-sept).

C’est d’ailleurs pourquoi une « large majorité » du groupe Westerwelle est favorable à ce qu’à l’avenir les traités européens puissent être modifiés non plus à l’unanimité, mais à la majorité à condition qu’elle représente une part « significative » des États et des citoyens.

De même, ils sont tous d’accord pour que des « intégrations différenciées » soient mises en place.

Le rapport ne cache pas que l’urgence est d’intégrer d’abord la zone euro et les États qui veulent la rejoindre (les « pré-in »).

Pour la première fois, il est clairement affirmé (par la plupart des membres du groupe) que le contrôle parlementaire devrait être réservé aux seuls députés européens de la zone euro dès lors qu’il s’agit de décisions (comme les grandes orientations de politiques économiques ou les recommandations de la Commission en matière économique et budgétaire) qui s’appliquent aux seuls États membres de l’union économique et monétaire.

Et dès lors qu’il s’agit de questions strictement budgétaires, les parlements nationaux devraient aussi être impliqués : l’idée est de créer un « comité permanent » réunissant des représentants du Parlement européen et des assemblées nationales qui serait chargé de surveiller la Commission et l’Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone euro).

Le rapport réclame un nouveau renforcement des instruments permettant de s’assurer que les États tiennent leurs engagements budgétaires et soutient la création d’une union bancaire contrôlée par la BCE.

Sur ce point, seuls « certains » États souhaitent « un mécanisme commun de garantie des dépôts et de résolution des crises bancaires ». Tous, en revanche, sont d’accord pour transformer le Mécanisme européen de stabilité (MES) en « Fonds monétaire européen » doté de pouvoirs renforcés. Plusieurs pays veulent aller plus loin en mutualisant les dettes publiques.

Le rapport estime que l’Union doit peser davantage dans le monde. En particulier, il propose qu’elle siège en tant que telle dans les « organisations internationales », décide davantage à la majorité qualifiée en matière de politique étrangère et que le ministre des Affaires étrangères de l’Union chapeaute clairement les commissaires qui jouent un rôle dans le champ de la politique étrangère, mette en place une politique soutenable de l’énergie et communautarise les relations extérieures dans ce domaine.

Dans le domaine de la défense, ils souhaitent qu’une « industrie européenne de la défense » voit le jour notamment par la création d’un marché unique des projets d’armement, et qu’une « armée européenne » soit créée (une option défendue par « certains » États seulement).

Dans le domaine de la politique d’immigration, les ministres des Affaires étrangères du groupe voudraient voir émerger un corps de garde-frontières européens qu’accompagnerait la mise en place d’un vrai « visa européen ».

 

Au chapitre purement institutionnel, outre l’extension du vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil des ministres, l’enceinte où siègent les États membres, et des postes de présidents permanents de ses différentes formations, le rapport milite pour une extension des pouvoirs du Parlement européen. En particulier, il lui reviendrait de désigner le président de la Commission qui serait la tête de liste du parti qui a remporté les élections européennes.

Au sein de la Commission, dans un premier temps, une hiérarchisation des postes serait mise en place entre commissaires « seniors » et « juniors ». Certains États souhaitent que le président de la Commission soit en même temps président du Conseil européen (une possibilité ouverte par les actuels traités).

À plus long terme, une partie des États veulent que le président de la Commission soit élu au suffrage universel (le gouvernement allemand défend cette hypothèse) et qu’il puisse librement choisir son « gouvernement », que le Parlement européen ait le droit d’initiative législative et, enfin, que le Conseil des ministres se transforme en Sénat des États.

On notera un absent de taille dans cet ensemble de propositions ambitieuses : le budget européen qui est pourtant la clef du futur européen…

Ce rapport se retrouvera en grande partie dans le texte que les « quatre présidents » sur l’avenir de la zone euro (président de la Commission, du Conseil européen, de l’Eurogroupe et de la Banque centrale européenne) vont soumettre en décembre prochain aux chefs d’État et de gouvernement.

On aurait tort de croire que ces rapports resteront lettre morte.

La chancelière Angéla Merkel a déjà prévenu François Hollande, en juin, qu’elle demanderait, sans doute d’ici la fin de l’année, la convocation d’une « convention européenne » réunissant parlementaires nationaux et européens et représentants des États membres afin de préparer une réforme des traités.

Elle est en tous les cas prête à organiser un référendum chez elle, comme l’exigera sans doute le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe.

La rapidité avec laquelle les pièces du puzzle du futur européen se mettent en place souligne de façon criante l’absence de la France qui préfère se déchirer sur un traité qui n’est que la condition sine qua non de cet approfondissement et non une alternative.

Photos: Reuters

Repris sur le blog de Jean Lévy, « Canempechepasnicolas »

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Balayons L’Union Européenne ! Les sondages parlent.

26 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Balayons L’Union Européenne !

Jacques Nikonoff du MPEP écrit un article fort intéressant dans lequel il analyse « trois sondages qui confirment la rage populaire contre l'Union Européenne »

Je renvoie au lecteur au lien

http://www.m-pep.org/spip.php?article3092

Je me suis intéressé à celui du Figaro car ce journal « sérieux » est de droite et favorable à l'Union Européenne.

Reprenons donc le sondage et les sous titres de Nikonoff :
 

« Le sondage du Figaro

 Le traité de Maastricht serait balayé
 Si un référendum avait lieu aujourd’hui sur le traité de Maastricht (qui a notamment ouvert la voie à l’euro), les Français voteraient « non » à 64% (ils avaient voté « oui » à 51% en 1992).
 L’Union européenne va dans la « mauvaise direction »
 C’est ce que pensent 67% des Français.
Une majorité de Français veut moins d’intégration européenne et davantage de décisions de l’État
 Ils sont 60% à vouloir plus d’État, contre 40% qui veulent plus d’Union européenne.
L’euro n’a eu que des conséquences négatives
 L’introduction de l’euro a eu des conséquences négatives sur le niveau des prix (89%), le chômage (63%), la « compétitivité de l’économie française » (61%).
 Plus d’un tiers des Français veut sortir de l’euro
 Les Français sont aujourd’hui 35% à vouloir sortir de l’euro. Le meilleur score est 38% (mai 2010), et le plus mauvais 26% (juin 2012).
  L’euro est un « handicap »
 C’est l’opinion de 45% des Français, seulement 23% pensent que c’est un « atout »
L’UE est inefficace
 A 76% les Français jugent que l’UE est « inefficace » « pour limiter les effets de la crise actuelle ».
L’identité européenne n’a presque aucune réalité
 A la question « chacun a les sentiment d’appartenir à une ou plusieurs communautés. Parmi cette liste, classez dans l’ordre d’importance celle à laquelle vous vous sentez le plus attaché en premier » :
 * La France : 38%
 * Votre ville ou commune : 32%
 * Votre région : 23%
 * L’Europe : 7% »

Le peuple a raison, l'Union Européenne est un « machin » ultra libéral qui met en place un système contraignant pour les pays en les forçant à mener une politique d'austérité renforcée.

Le traité de Bruxelles, élaboré par Merkel et Sarkozy, IMPOSE « la règle d’or », en limitant le déficit public à 0,5% du Produit Intérieur Brut.

S’il était ratifié, 80 milliards d’euros devraient ainsi être coupés dans le budget de la France ! D’ores et déjà, le gouvernement annonce un plan d’austérité de 30 milliards d’euros.

Ce traité met sous tutelle les Etats et les parlements nationaux et instaure l’austérité permanente en France, Il faut s'attendre à une situation sociale comparable à celle que subissent les peuples grecs et espagnols.

Comme le dit l'un des centaines d'appels qui circulent :

« Aucun « changement » positif pour l’immense majorité de la population des villes et des campagnes, les jeunes, les retraités, les services publics, les communes…n’est possible dans le cadre de la règle d’or et du TSCG »
 

CE TRAITE NE DOIT PAS ETRE RATIFIE

C'EST CE QUE VONT EXPRIMER LES MANIFESTANTS QUI, DIMANCHE 30 SEPTEMBRE 2012 DEFILERONT DANS PARIS .

Ne faudrait-il pas en plus poser la double question :

Quelle est l'utilité de l'Union Européenne ?

Ne faudrait-il pas la quitter ?

 

Jean-François Chalot
 

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Morsi: l’Iran pourra jouer un rôle actif dans le règlement de la crise syrienne.

26 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=79621&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=41&s1=1

Morsi: l’Iran pourra jouer un rôle actif dans le règlement de la crise syrienne
L’équipe du site

Mohammad MorsiLe président égyptien Mohammad Morsi a qualifié la relation avec l’Iran d’ « importante ». Lors de sa première interview avec une télévision égyptienne, Morsi a affirmé samedi que "L’Iran est un acteur principal, dans la région, qui pourra jouer un rôle actif et soutenir le règlement de la crise syrienne".

Il a dans ce contexte rejeté l’opposition des occidentaux à la participation de l’Iran au comité quadripartite censé de trouver une issue à la crise en Syrie.  

"La participation de l’Iran à ces négociations est nécessaire et vitale", a affirmé Morsi.

Le dirigeant égyptien, attendu à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, rencontrera, en marge des réunions onusiennes avec son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré le conseiller du président égyptien, Seif Abdel Fattah.

 Les Etats-Unis appelés à réviser leur position

Sur un autre plan, le président égyptien a appelé les Etats-Unis  à changer leur positon envers le monde arabe.

« Les administrations américaines qui se sont succédées ont payé avec l’argent (les impôts) des Américains la colère et même la haine des peuples de la région, en soutenant les gouvernements dictatoriaux au détriment de l’opposition populaire, et en soutenant « Israël » aux dépens des Palestiniens », a-t-il dit dans une interview accordée samedi au New York Times. Pour Morsi, « les Etats-Unis doivent réparer leurs relations avec le monde arabe et réactiver leur alliance avec l’Egypte ».

«  Washington qui demande à l’Egypte de respecter l’accord de paix avec Israël, doit tout d’abord respecter son engagement envers Camp David en accordant une autonomie aux Palestiniens. Tant que la paix et la justice n'auront pas été rétablies dans les territoires palestiniens, l'accord (de camp David) restera incomplet », a-t-il ajouté.

Morsi a en outre félicité Obama pour son soutien aux révolutions du « printemps arabes ». Selon lui, « les Américains ont soutenu les droits des peuples à jouir des libertés à l’instar des Américains ».

Morsi a par ailleurs souligné que « l’Egypte ne sera pas hostile à l’Occident, mais elle ne lui sera pas soumise comme Moubarak ».

L'Egypte et les Etats-Unis

Interrogé pour savoir s'il considérait son pays comme un allié des Etats-Unis. La réponse de Morsi a été évasive, selon le New York Times.

"Cela dépend de votre définition d'un allié", a-t-il dit et d’ajouter que les deux pays étaient de "vrais amis".

Rappelons que le président américain Barack Obama, avait surpris, en affirmant à la mi-septembre que les Etats-Unis ne "considér(aient) pas (les Egyptiens) comme des alliés", ni "comme des ennemis".

Les relations entre l'Egypte et les Etats-Unis, délicates depuis la chute du dictateur Hosni Moubarak, ont été encore malmenées par l'entrée en force d'une foule de manifestants dans l'ambassade américaine au Caire, où ils ont déchiré le drapeau américain le 11 septembre.

Le dirigeant égyptien, attendu à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, a souhaité rencontrer le président Obama à la Maison Blanche mais l'idée a été fraîchement accueillie par Washington et M. Morsi y a finalement renoncé, selon le New York Times.

 

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L’art de la guerre. Libye : pétrole rouge sang. Un article de Manlio Dinucci publié dans "Il Manifesto".

26 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

L’art de la guerre

 

Libye : pétrole rouge sang

 

Manlio Dinucci

 

Le second épisode de « Humanitarian War », fameuse fiction washingtonienne sur la Libye, est sorti. Voici la bande-annonce : après avoir aidé les Libyens à se débarrasser du féroce dictateur, les gentils, conduits par l’héroïque Chris, continuent à les aider avec le même désintérêt ; mais les méchants –les terroristes encore nichés dans le pays- tuent Chris qui « risquait sa vie pour aider le peuple libyen à construire les bases d’une nouvelle et libre nation » (Hillary Clinton) et, « fait particulièrement tragique, ils le tuent à Benghazi, ville qu’il avait aidé à sauver (Barack Obama) ; le Président envoie  une « force de sécurité » en Libye, mais ce sont les habitants de Benghazi, descendus spontanément dans la rue avec des pancartes à la gloire de Chris, qui chassent les méchants de leurs tanières. En attendant le troisième épisode, jetons un coup d’œil sur la réalité. Chris Stevens, ambassadeur en Libye depuis mai dernier, avait été représentant spécial Usa au Cnt de Benghazi pendant la guerre : c’est-à-dire le metteur en scène de l’opération secrète par laquelle avaient été recrutées, financées et armées contre le gouvernement de Tripoli même des milices islamiques jusque peu de temps auparavant désignées comme terroristes. Nouvel apprenti sorcier, Chris Stevens a été renversé par les forces qu’il avait lui-même crées quand, une fois le gouvernement de Tripoli abattu, il a dirigé en habit d’ambassadeur étasunien l’opération pour neutraliser les milices jugées par Washington non fiables, et intégrer  les fiables dans les forces gouvernementales. Opération extrêmement complexe : il y a en Libye au moins 100mille combattants armés, appartenant à toutes sortes de formations, y compris quelques unes fidèles à Kadhafi. Tripoli ne contrôle aujourd’hui qu’une partie mineure du territoire.

   La désagrégation de l’état unitaire a commencé, fomentée par des intérêts partisans. La Cyrénaïque –où se trouvent les deux tiers du pétrole libyen- s’est de fait autoproclamée indépendante, et le Fezzan, où sont d’autres gros gisements, veut l’être aussi ; et ne resteraient à la Tripolitaine que ceux qui sont devant les côtes de la capitale. La balkanisation de la Libye entre dans les plans de Washington, s’il n’arrive pas à contrôler l’état unitaire. Ce qui est urgent pour les Etats-Unis et les puissances européennes c'est de contrôler le pétrole libyen : plus de 47 milliards de barils de réserves assertées, les plus grandes d’Afrique. Il est important pour eux de disposer aussi du territoire libyen pour le déploiement avancé de forces militaires. La force de déploiement rapide des marines, envoyée par Obama en Libye avec l’appui des drones de Sigonella (base aéronavale étasunienne en Sicile), officiellement comme réponse à l’assassinat de l’ambassadeur, n’est ni la première ni la dernière. Le Pentagone avait déjà envoyé des forces spéciales et des contractors pour surveiller les plus grandes plates-formes pétrolières, et il se prépare maintenant à une action « antiterroriste ». Il y a longtemps qu’ont débarqué les compagnies pétrolières qui, avec des accords officiels ou en sous-main (grâce à la corruption diffuse), obtiennent des contrats beaucoup plus avantageux que les précédents.

   En même temps se prépare la privatisation de l’industrie énergétique libyenne. Participe aussi à la répartition du butin le Qatar qui, après avoir contribué à la guerre de Libye avec des forces spéciales infiltrées et des fournitures militaires, pour une dépense de plus de 2 milliards de dollars, a obtenu 49% (mais de fait le contrôle) de la Banque libyenne pour le commerce et le développement.

   Un bon investissement, la guerre.

 

Edition de mardi 25 septembre de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120925/manip2pg/14/manip2pz/329156/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

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Diagnostic de crise aiguë pour le secteur grec de la santé. Les voyous de la Troïka détruisent le tissu social pour imposer l'esclavage moderne.

26 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Grèce

Diagnostic de crise aiguë pour le secteur grec de la santé

La crise économique en Grèce se traduit par une désorganisation du secteur

médical. Les grèves tournantes des pharmacies, les laboratoires qui ne livrent plus, des pathologies liées aux problèmes économiques, marquent le début d'une véritable crise humanitaire comme le dénonce Médecins du Monde.

Les pharmacies grecques procèdent à des grèves tournantes (photo DR)
Les pharmacies grecques procèdent à des grèves tournantes (photo DR)
GRECE. Au Pirée, les pharmacies pullulent. Elles se trouvent, comme dans tout le pays, les unes sur les autres.

Alekos, 57 ans, atteint du cancer de la prostate depuis des années les fait toutes depuis des semaines pour pouvoir trouver le médicament que l’hôpital Aghios Savas spécialisé dans les traitements du cancer lui a prescrit, mais rien à faire il n'arrive pas à se le procurer.


Les pharmaciens refusent la mort dans l’âme de le lui fournir,« 
il faut que l’argent du médicament soit versé sur un compte. Nous parlons de plus de 4 000 € » explique ce pharmacien, « si je le paye de ma poche je serais remboursé de 1 500 € dans plusieurs mois, je ne peux pas me le permettre.»

Du coup, de leur côté, les sociétés pharmaceutiques refusent désormais de faire crédit car l’État grec leur doit une facture de plusieurs millions d’euros.  


À l’
Eopy, la nouvelle caisse nationale d’assurance maladie, fruit d’une fusion décidée dans le cadre des réformes européennes, difficile de trouver une solution. D’autant que Konstantinos Lourantos, président de l’association des pharmaciens de la région de l’Attique, confirme les dysfonctionnements , « L'Eopy n’est pas en règle envers nous. Nous sommes piégés. »

Alekos, lui, ne trouve pas de solution. Il pense aller chez 
Médecins du Monde  sans être certain de pouvoir bénéficier de soins. En attendant, sa famille se cotise pour lui éviter le pire. Son cas n’est pas isolé.

Le gouvernement demande un cessez le feu

Depuis des semaines, les Grecs connaissent de réelles difficultés pour se procurer certains médicaments. D'aucuns parlent même de pénurie. Dans les grandes pharmacies, lorsqu’elles ne sont pas fermées, les files d’attente débordent  sur les trottoirs. Les médecins évoquent eux des médicaments qui manquent par rotation "en fonction des blocages effectués par les industries pharmaceutiques."

Ainsi, l'hôpital de Chios, une île face à la Turquie, manque de plâtre et de cathéters. À Larissa, dans le centre du pays, de gazes. À l'hôpital de Voula dans la banlieue d'Athènes de seringues. "
c'est momentané et cela peut changer du  jour au lendemain" explique Ilias Sioros, cardiologue au grand hôpital d'Evagelismos à Athènes. "Mais quand ça manque, les patients se trouvent dans l'obligation d'aller acheter le médicament ou le matériel nécessaire dans les pharmacies."

Une situation que dénoncent tous les assurés. 
"Nous cotisons obligatoirement entre deux et  trois cents euros et nous ne bénéficions pas de soins » se lamente Anna, une femme de 80 ans, qui fait la queue à l’Eopy de Galatsi pour obtenir son médicament contre la tension.

Normalement les assurés sociaux comptent sur les pharmacies pour leur fournir les médicaments qu'elles sont supposées se faire ensuite rembourser par l’État. C’est là que le bât blesse.


L’État ne paye plus ni les pharmaciens ni les médecins du secteur hospitalier public qui, de leur côté, tirent la sonnette d'alarme. D’après Ilias Sioros, l'Eopy devrait au système hospitalier public  "
1,7 mrd € ".  Les pharmacies ont entamé une grève avec déjà quelques répercussions. Et en particulier, la promesse par le gouvernement de régler "ses dettes accumulées jusqu'en juin 2012, soit 35 M€, et les arriérés des salaires  des médecins." Mais pour la suite, le vice ministre de la Santé demande "un cessez-le-feu ". Selon Marios Selmas "il faut que les pharmaciens pensent  aux malades."

Pour Kyriakos Theodosidis,  pharmacien  gréviste, " 
L'État doit accomplir de plus grands pas vers les pharmaciens pour que le mouvement cesse. "

Une crise humanitaire

De leur côté, les grands fournisseurs de matériel médical ne fournissent plus les huit grands hôpitaux du pays dont cinq se trouvent dans la région de l'Attique. Ils attendent le paiement d'une facture de 1,58 mrd€. L'énormité de la dette se mesure à l'aune du budget global de fonctionnement en 2012 des hôpitaux grecs : 2,1 mrds€.
Et encore, il convient de compter également les ardoises en instances. 130 M€ auprès des fournisseurs de produits périssables ( seringues, bandes de gaze, gants, etc..) et 800 M€ envers les fournisseurs d'équipements.

Reste que les médecins effectuant des gardes ne disposent plus de viande à leur repas car les fonds manquent. Ceux de l'hôpital général de Larissa eux ne mangent plus depuis des semaines que du poulet à cause du manque de fonds pour acheter du bœuf ou du poisson plus chers !


Les pharmaciens continuent leurs grèves tournantes pour forcer l’État à régler la note. « 
C’est  fort,  s’insurge  Stavros pharmacien dans le quartier huppé de Psychico, nous allons devoir payer une TVA sur des médicaments que nous avons payés et que l’État n’a toujours pas remboursés !»

Pour arrêter totalement leur mouvement, les pharmaciens demandent au moins l'annulation de leurs dettes envers les impôts à hauteur de ce que l’État leur doit.

Nikitas Kanakis, président de médecin du monde en Grèce, parle désormais ouvertement d une "crise humanitaire dans le pays. Tous les jours, de plus en plus de personnes viennent se faire soigner chez nous pour des maladies liées à la crise économique."  Nikitas Kanakis évoque des cas d’adultes et surtout d’enfants qui n’arrivent plus à se nourrir correctement. "Cela entraîne des pathologies de stress, des dermatoses nerveuses, des ulcères."

Sans parler des programme de désintoxication suspendus, des vaccins que les parents ne peuvent plus payer - ce qui entraîne l'apparition de maladies oubliées comme la rubéole - des accouchements supposés gratuits que l’on facture ou des centres psychiatriques qui ferment les uns après les autres faute de médicament ou même de nourriture comme c’est le cas à l’île de Léros, dans le Dodécanèse.


Mais ce que redoute le plus Nikitas Kanakis, c'est la fermeture des centres d'hémodialyse.


Les hôpitaux de Thessalonique signalent déjà des manques cruels de moyens pour face à ce type de situation. Mercredi 12 septembre 2012, les cancéreux et les handicapés manifestaient dans le centre  d’Athènes. Evi Galzidou, présidente de l'association des cancéreux de Grèce, accusait le gouvernement de les laisser "
crever."

Citons aussi, mieux vaut en rire, le cas de cet homme amputé d’un bras à qui l’Eopy demande, dans le cadre bien tardif de la lutte contre la fraude, de fournir tous les mois une radio de son épaule abîmée, pour continuer à lui verser sa pension  « 
qu’est ce qu'ils croient, que cela va repousser ?» ironise-t-il.



Thomas Iacobi, à ATHENES Econostrum 24092012

 

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Violente répression en Espagne le mardi 25 septembre 2012. Une illustration du dialogue social selon l'Union Européenne. La troïka à l'assaut de la souveraineté populaire.

26 Septembre 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'Espagne.

Président de l'Argentine auprès de l'ONU dénonce la répression à Madrid 

http://t.co/WCPY36Ky
goldman-sachs-vampire-squidoici un petit résumé des évènements à Madrifd :
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Dès le matin ....

Contrôles et fouilles passagers bus à Madrid

Le degré d'intimidation du gouvernement n'a pas de limites. 

Les bus provenant de différentes parties du pays sont détenus ou détournées par la police pour identifier et enregistrer leurs occupants, 
certains avec des chiens.

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Témoignage de Sguiglia : 


En arrivant à Madrid : «contre le mur, les sacs ouverts, l'identification" 2012 ou 1945


 
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Vidéo de l'un des bus arrêtés ...


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Le 25 au soir ....

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la police anti-émeute dans une gare , tire des balles en caoutchouc et donne des coups de matraques ( Vidéo) 


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Quelques vidéos de la soirée ....


 

Aucun respect pour les gens et pour les anciens

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Un homme en caleçon brandit une affiche sur laquelle est inscrit : "ça se passe à Madrid, en Espagne.."

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Ils réclament la dignité ,on leur répond par la violence! Voilà la démocratie selon l'Union Européenne!

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Cet indigné profite d’un moment de pause a Neptune pour débattre du motif de la manif avec le policier

 

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El señor de blanco fue objeto de una de las más brutales cargas de hoy /

 

 

 Le Monsieur en blanc à été victime de l'une des charges les plus violentes d'aujourd’hui

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