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Le blog de Lucien PONS

Pétition Publique - La pétition a été signée avec succès.

31 Mars 2015 , Rédigé par Lucien Pons

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Départementales : LA GAUCHE EN LAMBEAUX - Le socialisme départemental est mort

31 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #Europe supranationale, #Economie, #Politique intérieure, #La gauche, #Le syndicalisme, #Le capitalisme;, #Le socialisme, #La lutte des classes

Publié par Michel El Diablo

 

Départementales : LA GAUCHE EN LAMBEAUX - Le socialisme départemental est mort

« Ceterum autem censeo, Carthaginem esse delendam ». Ceux qui auront eu la chance de faire un peu de latin avant l’interdiction prochaine de son enseignement se rappelleront que, selon la tradition, Caton l’ancien prononçait cette formule à chaque discours devant le Sénat Romain, quel que fût le sujet abordé. « À mon avis, Carthage doit être détruite ». L’expression s’emploie aujourd’hui pour parler d’une idée fixe, poursuivie jusqu’à sa réalisation. L’adage signifie aussi la nécessité de détruire une institution ou une structure devenue néfaste mais qui persiste.

Le Parti socialiste est moribond. Nous l’avons relevé dans ces colonnes, il y a un an, après le résultat des municipales. L’année qui vient de s’écouler a confirmé, si nécessaire, que le mal était incurable. Et, plus grave, qu’il avait contaminé toute la gauche. Et plus grave encore, qu’il emmenait ce pays sur des chemins dangereux. Le déroulement des élections départementales et leurs résultats ne peuvent que plonger dans l’angoisse. Une campagne absurde à tout point de vue, une nouvelle défaite en rase campagne et une attitude après les résultats qui témoigne du passage de la panique à l’autisme.

Depuis les années 70, le Parti socialiste avait réussi à construire un socialisme départemental. Ce dispositif, fondé sur l’efficacité locale et la protection sociale, pouvait présenter un bilan flatteur. Cette drôle de cohabitation qui faisait que les Français voulaient voir la droite (papa) à l’Élysée et la gauche (maman) à la mairie expliquait en partie pourquoi la gauche était hégémonique sur près de 60 % des collectivités territoriales significatives. Il aurait peut-être été pertinent de valoriser ce bilan et l’action des sortants n’ayant pas démérité. Non, à l’Élysée, on pratique l’adage « pourquoi être efficace quand on peut facilement être désastreux ». Et là, c’est un florilège. Une attaque absurde contre une institution à laquelle les Français sont pourtant très attachés. La promesse (menace) de la supprimer, et un flou total sur les compétences qu’auront à assumer des institutions qu’on nous demande d’élire. L’instauration au nom de la parité d’un mode de scrutin délirant. Permettant ainsi de se débarrasser de sortants populaires au profit de parfaites inconnues recrutées pour la circonstance. Envoyer en première ligne le Premier ministre « nationaliser » le scrutin en diabolisant celui qui se revendique aujourd’hui à juste titre comme le « premier parti de France », rejetant au passage son électorat hors de la République. La gauche qui disposait de tous les pouvoirs en mai 2012, sortante dans 61 départements sur 100, en est aujourd’hui réduite à ce seul mot d’ordre : « faire barrage » au FN. Pathétique.

Ça, c’était avant le premier tour. Dont les résultats ont été conformes aux prévisions. La coalition de droite première, et le FN au plus haut qui s’enracine (1). Il a donc fallu monter une opération de communication pitoyable. Prétendre que le FN reculait en comparant son score objectif à ce que prévoyaient les sondages ! Affirmer contre l’évidence que le PS résistait bien en additionnant les choux et les carottes. Jusqu’à l’épisode du cigare de Manuel Valls.

Ficelles si grosses, si insultantes, qu’elles furent rapidement abandonnées par des médias pourtant facilement complaisants. Peut-on mieux être aveugle et sourd ? Ce n’est plus du cynisme mais carrément de l’autisme. Le second tour n’est que la confirmation du premier.

Le socialisme municipal est mort en mars 2014, le socialisme départemental cette fois-ci. Après la perte d’environ quatre mille permanents aux municipales (notables élus, emplois de cabinet, militants des associations subventionnées), le déficit devrait être d’environ mille deux cents. Nouvelle boucherie prévue aux régionales en décembre prochain.

On ne va pas énumérer ici toutes les catastrophes,  erreurs,  inconséquences,  couacs qui rythment cette course à l’abîme. Cela relèverait d’un recensement quotidien. Et désormais, la dérision emporte tout. Sociologues, politologues, démographes, philosophes auscultent la société française pour comprendre ce qui se passe. Ceux qui sont sérieux convergent vers le constat d’une France désormais culturellement à droite. Un «oligopole culturel gramscien » portant des valeurs de droite se serait constitué. À cela on ajoutera la faiblesse politique de l’appareil du PS. Qui n’était pas politiquement, culturellement et professionnellement équipé pour assurer l’exercice du pouvoir d’État.

Mai 2012 est un accident historique étrange. Un candidat socialiste de substitution inconnu dont les éléphants du PS savaient les limites et qui se révélera inapte à la fonction. Un vote (serré) qui ne fut pas d’adhésion mais de rejet de son prédécesseur. La catastrophe était pourtant prévisible. Emmanuel Todd lui-même ne croyait pas une seconde à son « hollandisme révolutionnaire ». Or le choix n’était pas en fait pour ou contre Sarkozy. Il se posait en ces termes : faut-il porter la gauche au pouvoir pour faire une politique de droite ? Avec le risque qu’elle s’y brise pour longtemps. Ou bien : doit-elle rester, utilisant ses bases solides, dans une opposition tribunitienne indispensable dans une démocratie. Les Français ont choisi la première. Avec son corollaire, une gauche anéantie. Et, défi inattendu, un parti d’extrême droite en pleine ascension qui va bientôt représenter un Français sur trois…

Une gauche anéantie car, dans son naufrage, le Parti socialiste a entraîné le reste de la gauche. Mention spéciale pour le PCF qui a été au cœur de la vie politique française pendant plus de soixante ans. C’est aujourd’hui une coquille vidée de tout ce qui avait fait sa force et sa raison d’être. Systématiquement à la remorque de la gauche sociétale, subissant sans broncher, quand il ne les approuve pas, toutes les déformations historiques le concernant, il gère en comptable anxieux les lambeaux de l’héritage, sauvant le Val-de-Marne, perdant l’Allier. Son legs comprend notamment la direction de quelques centaines de collectivités locales qui viennent de l’obliger une fois de plus à des indigestions de couleuvres. Exit l’aristocratie ouvrière, fonctionnaires et élus fournissent les maigres cadres politiques qui lui restent. Et en guise de mémoire collective, on se contentera d’une poignée de commémorations tristes où l’on brandit encore quelques oripeaux jaunis du passé disparu. Le Front de gauche qui recueille 3 % du vote ouvrier (!), c’est groupuscule contre groupuscule, Mélenchon versus Autain. Et puis, les increvables et inutiles petites sectes gauchistes. Un peu de charité nous dispensera de parler d’EELV, voué à disparaître et dont l’ancrage à gauche est une plaisanterie.

Les élections présidentielles de 2017 verront probablement le retour aux affaires de la droite en la personne de Nicolas Sarkozy. Marine Le Pen recueillant au second tour entre 30% et 40 % des voix. Les projections actuelles donnent une quarantaine de députés socialistes (!) sauvant leur siège. Les collectivités locales entre les mains d’une droite revancharde. Une gauche dans l’incapacité politique et matérielle de jouer son rôle d’opposition démocratique. « Ne proposant plus d’horizon politique émancipateur », ayant abandonné les couches populaires au FN, la gauche a fait la démonstration de son inaptitude à gouverner. Faute d’argent, d’élus et de militants, la crise est aussi matérielle.

Alors que faire ? Écoutons l’intellectuel socialiste Gaël Brustier, ancien gaulliste qui ne fut pas le dernier à sonner l’alarme à gauche : «L’homme politique n’est pas un représentant de commerce. Donner une vision du monde corrélée à l’expérience quotidienne des citoyens (qui est marquée par la désindustrialisation, la précarisation, des mutations diverses du lien social, la crise de l’école ou le déclassement) est le point de passage obligé d’une stratégie gagnante en politique. C’est, pour l’heure, l’angle mort de la stratégie de la gauche. »

Angle mort ou point aveugle, qu’attendre de ceux qui garderont les quelques places pour sauver leur gamelle, ceux qui n’ont toujours vécu que des prébendes de l’appareil, ceux qui sans vergogne donnent des leçons aux chômeurs (2)? Comment imaginer le début d’une remise en cause ? Que ceux qui depuis trente ans ne s’adressent qu’aux couches moyennes supérieures du centre des grandes villes, ignorent les couches populaires quand ils ne les méprisent pas, puissent être soudain touchés par la grâce ?

Il faut, du passé, faire table rase. Sortir les sortants. Toute reconstruction d’une gauche nécessaire à ce pays passe par ce préalable : détruire cette gauche-là, enfant monstrueux de « l’union de la gauche » des années 70. Dans des contextes différents, la Grèce et l’Espagne sont en train de s’y essayer. Là aussi, la destruction du PS fut un préalable. Les situations ne sont pas transposables, essentiellement d’ailleurs à cause de l’existence chez nous d’un Front national fort. Un des premiers combats à mener sera contre ce dernier. Pour lui reprendre ce qu’il a volé, le soutien des couches populaires.

En France aussi, il y a un préalable : « Ceterum autem censeo, sinistram esse delendam ».

Régis de Castelnau

Avocat

(1)Une des leçons frappantes du premier tour, était que dans toutes les communes gagnées en mars 2014, le FN a progressé pouvant à juste titre revendiquer une légitimation de sa gestion.

(2) Interrogé par Jean-Jacques Bourdin, Emmanuel Macron a gratifié les cinq millions de chômeurs de la phrase suivante : « Si j’étais au chômage, je me battrais et je n’attendrais pas tous des autres ». Sachant très bien que pantoufleur virtuose, il ne sera JAMAIS au chômage. Quand il quittera le gouvernement, ce sera pour un placard doré de la République, ou une banque d’affaires pour y monnayer son carnet d’adresses. 

 
SOURCE:
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«Reuters a menti» : un témoin du crash du vol MH-17 déclare que ses mots ont été falsifiés (VIDEO).

30 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La guerre, #La France, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La République, #La Russie, #La mondialisation, #La finance dérégulée

«Reuters a menti» : un témoin du crash du vol MH-17 déclare que ses mots ont été falsifiés (VIDEO)

30 mars 2015

Reuters aurait falsifié les propos d’un habitant de la région de Lougansk au sujet du crash du MH-17 en évoquant un missile anti-aérien tiré du territoire des milices. En fait, la personne aurait mis en cause l’armée ukrainienne dans son récit.

Dans son rapport de mars sur le crash du vol MH-17, Reuters a parlé avec Pyotr Fedotov, un habitant de 58 ans du village Chervonniy Zhovten dans la région de Lougansk à l’est de l’Ukraine.

«Dans une interview pour Reuters, Fedotov, le témoin qui a décrit la trajectoire du missile, a d’abord dit que le missile a été lancé depuis un territoire contrôlé par l’armée ukrainienne. Ensuite, hors caméra, il a dit qu’il a été lancé du territoire voisin contrôlé par les rebelles. Quand on lui a demandé il avait d’abord dit le contraire, il a répondu qu’il avait peur de rebelles», lit-on dans le reportage de Reuters.

RT est allé à la rencontre de Pyotr Fedotov et a appris que le correspondant de Reuters Anton Zverev avait été pour le moins inexact dans la transcription de l’interview.

«Quand nous avons parlé du Boeing devant les caméras, j’ai tout expliqué comme je l’avais vu. Les choses que j’aurais dites hors caméra ont été inventées par le journaliste. C’est un mensonge. A aucun moment, nous n’avons discuté du Boeing hors caméra», a annoncé Fedotov à RT.

Il a ajouté que le journaliste de Reuters l’a contacté après l’interview, mais ne lui a jamais présenté un brouillon de l’article. Zverev, à plusieurs reprises, lui a demandé s’il avait été inquiété à cause de son récit.

«Le journaliste m’a téléphoné et m’a demandé si j’avais des problèmes. J’étais vraiment étonné. Pourquoi je devais avoir des problèmes, si j’ai dit la vérité ? Et ensuite mes amis m’ont rapporté que j’ai dit des choses différentes devant les caméras et en privé. A ce moment, j’ai compris pourquoi il voulait savoir si j’avais eu des problèmes», a expliqué le témoin.

«Soit ce journaliste est fantaisiste, soit il a fait ça par opportunisme», a-t-il ajouté.

Reuters n’a pas répondu à la demande de RT de commenter la controverse, aucune transcription exacte de l’interview avec Fedotov n’a été publiée depuis la sortie de cet article.

Le vol MH-17 effectuant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur a été abattu au-dessus de l’est ukrainien le 17 juillet 2014. Toutes les personnes se trouvant à bord, soit 283 passagers et 15 membres d’équipage, ont péri dans la catastrophe. L’Ukraine et ses soutiens occidentaux, malgré l’absence de preuves, ont immédiatement accusé les milices populaires et la Russie d’avoir abattu l’appareil.

Les Pays-Bas mènent une enquête sur le crash. Le rapport préliminaire publié en septembre 2014 n’a fait plus que confirmer que l’avion avait été détruit en l’air par un grand nombre de projectiles à haute charge énergétique, donnant libre cours aux spéculations sur le type de missile employé ?

En savoir plus : MH-17 : Les Pays-Bas estiment que le crash du Boeing n’a pas été provoqué par un missile Bouk

La Russie a appelé à ne pas faire des conclusions hâtives et a publié des données radar suggérant d’autres possibilités, dont celle d’une attaque par un avion de combat ukrainien.

Auparavant, les médias ukrainiens ont faussement affirmé que les enquêteurs hollandais avaient mis en cause un missile anti-aérien russe Bouk lancé par les milices dans l’affaire du vol MH-17, citant un article néerlandais qui relayait la théorie populaire sans la confirmer. Les enquêteurs néerlandais ont ensuite confirmé à RT qu’aucune conclusion sur la provenance du missile n’avait été faite.

Le monde

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LA MORT D’UNE USINE EST AUSSI UN ATTENTAT !!! Par Michel Etievent.

30 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Europe supranationale, #Economie, #AMERIQUE, #La lutte des classes, #Le grand banditisme, #La République

Michel Etievent

30 mars 16:52

Voilà le texte tract que j'ai écrit pour mes camarades de l'usine savoyarde Graphtec ( usine à hauts savoir faire et produits à haute valeur ajoutée) qui se battent pour leur usine menacée de fermeture sur l'autel des fonds de pensions américains; le texte sera distribué devant l'usine le mercredi 1er avril ( 10h) à Notre Dame de briançon lors du grand rassemblement contre cette fermeture scandaleuse. bises à tous Michel Etievent

LA MORT D’UNE USINE EST AUSSI UN ATTENTAT !!!

Mes ami(e)s, mes camarades, la mort d’une usine est aussi un attentat. Un attentat à la vie, à l’espoir. Un attentat au futur de nos familles et de nos enfants. Depuis plus d’un siècle, ici, au prix d’un acharnement de générations d’ouvriers à construire un avenir décent, l’usine a toujours été l’un des piliers essentiels de la vie locale. Savent-ils ce qu’ils font ceux qui, d’un trait de bourse, au nom d’intérêts froids et lointains, font basculer d’un coup des vies d’humains ?
L’usine, nous le savons, est à l’origine d’une longue chaine de vie qui passe par le maintien de l’agriculture et de l’entretien de la nature par le biais de l’ouvrier paysan et paysagiste, se prolonge par l’existence de produits performants à haute valeur ajoutée affinés par des savoir-faire irremplaçables. L’usine c’est aussi la garantie de notre indépendance nationale, la force du budget communal, l’existence de la sous-traitance, du commerce, de l’artisanat, des services publics qui lui sont liés depuis toujours.
C’est enfin un siècle de mémoire et de conquis sociaux arrachés par de justes colères pour un peu de dignité. Des conventions collectives décentes, des lois sociales et un code du travail à hauteur d’hommes, à l’image de celles qu’un de nos grands anciens comme Ambroise Croizat, né à cent mètres d’ici, fils de cette même usine, nous a donné.
Que veulent-ils ceux qui cassent, ceux qui nous privent d’avenir sans autre raison qu’un profit encore plus grand, plus immédiat ? Nous refusons que notre vallée devienne un pays d’errance, de désespérance, de portes fermées, de tôles rouillées à quatre mois d’espérance de vie. Nous refusons que notre pays devienne un parking de chômeurs au pied d’une montagne de luxe.
Ensemble, unis, nous nous battrons avec la dernière énergie pour que notre vallée reste ce que nos aînés, par leur abnégation, leur combat au quotidien ont voulu qu’elle soit : un pays à vivre et à aimer. Parce que nous le savons, rien n’est plus beau qu’une main d’humain quand elle sert à quelque chose… DEMAIN….Alors mes amis, debout, debout… !

Michel ETIEVENT

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Le business-modèle de la guerre éternelle : Une petite entreprise familiale typique qui ne connaît pas la crise. Le Saker francophone.

30 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme, #La guerre, #Terrorisme, #La mondialisation

Le business-modèle de la guerre éternelle : Une petite entreprise familiale typique qui ne connaît pas la crise


Robert Parry
Robert Parry

Par Robert Parry – Le 20 mars 2015 – Source consortiumnews

L’expert néoconservateur Robert Kagan et sa femme, la secrétaire d’État adjointe Victoria Nuland, font tourner une entreprise familiale remarquable : elle a suscité une guerre ouverte en Ukraine et a aidé à relancer la guerre froide avec la Russie – et elle intervient pour exiger que le Congrès augmente les dépenses militaires pour que l’Amérique puisse mieux se défendre contre ces nouvelles menaces à sa sécurité.

 

Robert Kagan, éminent intellectuel néoconservateur (Photo credit: Mariusz Kubik,

Ce duo mari-et-femme extraordinaire fait d’une pierre deux coups pour le complexe militaro-industriel, une équipe intérieure-extérieure qui crée les justifications aux dépenses militaires, applique la pression politique pour s’assurer de crédits plus élevés et s’assure que les fabricants d’armes reconnaissants prodiguent des subventions généreuses aux groupes de réflexion bellicistes de même opinion qu’eux à Washington.

 

 

Non seulement la communauté plus large de néoconservateurs en bénéficie, mais d’autres membres du clan Kagan le font aussi, y compris le frère de Robert, Frederick, qui émarge à l’American Enterprise Institute, et sa femme Kimberly, qui dirige sa propre affaire l’Institute for the Study of War.

Robert Kagan, chercheur principal à la Brookings Institution (qui ne divulgue pas de détails sur ses fondateurs), s’est placé vendredi dernier sur son perchoir préféré, la tribune libre du Washington Post, pour faire mordre les Républicains  à l’hameçon et obtenir qu’ils renoncent aux plafonds de dépenses limitant le budget du Pentagone, qu’il a calculé à environ 523 milliards de dollars (apparemment sans compter les dépenses de guerre supplémentaires). Kagan invite les législateurs du parti républicain à y ajouter au moins 38 milliards de dollars et, de préférence, plutôt entre 54 milliards et 117 milliards de dollars :

«Le fait que ceux qui préconisent plus de dépenses mènent une bataille difficile et en arrivent finalement à voter un montant plus bas dans un Congrès contrôlé par les Républicains, en dit long – sur l’hypocrisie républicaine. Les Républicains peuvent dénoncer bruyamment le [président Barack] Obama qui affaiblit la sécurité nationale, pourtant lorsqu’il s’agit de payer pour la politique étrangère que toute leur rhétorique robuste implique, trop d’entre eux restent introuvables. […]

»Les éditorialistes et les chroniqueurs qui s’en sont pris à Obama et ont acclamé les républicains doivent dire à ces derniers, et à leurs lecteurs, que la sécurité nationale coûte de l’argent et que sinon les lettres et des discours ne sont que des paroles creuses.  […]

»Cela ennuiera cette partie de la base républicaine qui veut voir l’importance du gouvernement diminuer, qui aime plafonner les dépenses budgétaires et ne se soucie pas de ce qu’il fait pour la défense. Mais le leadership [le rôle exceptionnel des États-Unis, NdT] consiste à dire parfois aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre. Ceux qui se proposent de diriger les États-Unis dans les années à venir, républicains et démocrates, doivent montrer quel est leur genre de courage politique, tout de suite, au moment où les décisions budgétaires cruciales sont prises.»

Ainsi, la façon de montrer son courage – du point de vue de Kagan – c’est de déverser toujours plus de milliards dans le complexe militaro-industriel, donc de mettre de l’argent là où les républicains parlent du besoin de défendre l’Ukraine et de résister à un mauvais accord nucléaire avec l’Iran.

Pourtant, s’il n’y avait pas eu les efforts de Nuland en tant que secrétaire adjointe au Département  d’État pour les affaires européennes, il n’y aurait pas de crise de l’Ukraine. Survivante néocon(ne) qui a conseillé le vice-président Dick Cheney,  Nuland à obtenu des promotions sous l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton et a aussi reçu le soutien du Secrétaire d’État actuel,  John Kerry.

 

La secrétaire d’État adjointe pour des Affaires européennes Victoria Nuland, s’adressant aux chefs d’entreprise ukrainiens et au National Press Club à Washington,le 13 décembre 2013, lors d’une réunion parrainée par Chevron.

Confirmée dans son poste actuel en septembre 2013, Nuland a bientôt déployé des efforts extraordinaires pour promouvoir un changement de régime en Ukraine. Elle a vivement recommandé aux chefs d’entreprises et aux activistes politiques de défier le Président élu Viktor Ianoukovitch. Elle a rappelé aux chefs d’entreprises que les États-Unis avaient investi 5 milliards de dollars dans leurs aspirations européennes, et elle a littéralement distribué des cookies aux manifestants antigouvernementaux sur la place du Maïdan de Kiev.

En travaillant avec d’autres néoconservateurs importants, y compris le président du National Endowment for Democracy, Carl Gershman, et avec le sénateur John McCain, Nuland a fait comprendre que les États-Unis soutiendraient un changement de régime contre Ianoukovitch, ce qui est devenu plus probable
lorsque les néonazis et d’autres milices de droite venant de l’Ukraine occidentale ont afflué à Kiev.

Début février 2014, Nuland a discuté de ce changement souhaité par les États-Unis avec l’ambassadeur américain en Ukraine, Geoffrey Pyatt (lui-même vétéran d’une opération de changement de régime à l’Agence internationale de l’énergie atomique qui avait aidé à installer le béni-oui-oui Yukiya Amano au poste de directeur général en 2009.

Nuland a traité le nouveau groupe de fonctionnaires ukrainiens qui lui était proposé comme si elle négociait les postes dans une équipe de base-ball, rejetant certains, en appréciant d’autres. «Yats est le bon mec», a-t-elle dit de son favori Arseniy Iatseniouk.

Dénigrant l’Union européenne pas suffisamment agressive à son gré dans l’affaire ukrainienne, elle a déclaré «Fuck the UE» – et se demandait comment  «faire coller ce truc» alors que Pyatt réfléchissait pour savoir comment «faire accoucher cette chose». Leur appel téléphonique non sécurisé a été intercepté et diffusé.

Le changement de régime en Ukraine

Le coup d’État contre Ianoukovitch a eu lieu le 22 février 2014, quand les milices néonazies et autres extrémistes violents ont envahi des bâtiments gouvernementaux, forçant le président et d’autres fonctionnaires à fuir pour sauver leurs vies. Le Département d’État de Nuland a rapidement déclaré le nouveau régime légitime, et Iatseniouk est devenu Premier ministre.

Le président russe Vladimir Poutine, qui présidait alors les jeux Olympiques d’hiver à Sotchi, a été pris au dépourvu par le coup d’État chez ses voisins et a tenu une réunion de crise pour déterminer comment protéger les Russes ethniques et une base navale russe en Crimée, ce qui a conduit à la sécession de la Crimée et à son annexion par la Russie il y a un an.

Quoiqu’il n’y ait aucune preuve que Poutine avait provoqué la crise en Ukraine – et en effet toutes les preuves indiquent le contraire – le Département d’État a colporté un thème de propagande auprès des médias d’information américains  dominants et crédules, affirmant que Poutine avait orchestré la situation en Ukraine, d’une façon ou d’une autre, et que donc il pourrait commencer à envahir l’Europe. L’ancienne secrétaire d’État Clinton a comparé Poutine à Adolf Hitler.

Alors que le nouveau gouvernement de Kiev avait lancé une opération anti-terroriste brutale pour mater un soulèvement au sein des importantes populations russes ethniques de l’Ukraine de l’est et du sud, Nuland et d’autres néocons américains ont poussé à des sanctions économiques contre la Russie et ont exigé la livraison d’armes au régime issu du coup d’État. [Voir Consortiumnews.comCe que les Néoconservateurs attendent de la crise de l’Ukraine.]

Dans le tir nourri de la guerre de l’information destinée au public américain et mondial,  une nouvelle guerre froide a pris forme. Des néocons éminents, y compris le mari de Nuland, Robert Kagan, co-fondateur du New American Century qui a dirigé la guerre en Irak, ont insisté aux États-Unis sur un sujet de politique intérieure : la faiblesse qu’Obama avait manifestée, invitant ainsi l’agression de Poutine.

En mai 2014, Kagan a publié un long essai dans The New Republic intitulé Superpowers Don’t Get to Retire [Les superpuissances ne partent pas en retraite],
dans lequel Kagan reproche vigoureusement à Obama d’échouer à prolonger la domination américaine dans le monde et à exiger une attitude américaine plus musclée envers ses adversaires.

Selon un article du New York Times décrivant comment cet essai est né et quelles seraient ses conséquences, l’auteur Jason Horowitz raconte que Kagan et Nuland ont partagé à la fois une même vision du monde et des ambitions professionnelles, avec Nuland qui édite les articles de Kagan, y compris celui qui démolissait son prétendu patron.

Quoique Nuland ne fasse pas de commentaires spécifiques sur l’attaque de son mari contre Obama, elle a indiqué qu’elle partageait des vues semblables. «Inutile de le dire, a déclaré Nuland, mais rien ne sort de la maison qui ne soit digne de ses talents. Disons-le comme ça.»

Horowitz a relaté qu’Obama a été si préoccupé par l’attaque de Kagan qu’il a révisé son discours à West-Point pour désamorcer un peu la critique et a invité Kagan à déjeuner à la Maison Blanche, où une source m’a dit que cela ressemblait à une rencontre d’égal à égal. [Voir Consortiumnews.comLa vraie politique étrangère d’Obama: la faiblesse]

Saborder un accord de paix

Et, quand la paix menace d’éclore en Ukraine, Nuland intervient pour s’assurer que les intérêts de la guerre sont protégés. Le mois dernier, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont conclu un accord pour un cessez-le-feu et un règlement politique, connu comme Minsk 2, incitant Nuland à s’engager dans la manœuvre en coulisses pour saboter l’accord.

Dans une autre conversation entendue à Munich, Nuland a raillé l’accord de paix comme le truc de Merkel à Moscou, selon le quotidien allemand Bild, citant des sources anonymes, probablement du gouvernement allemand qui peut avoir mis la salle de conférences du luxueux hôtel Bayerischer Hof sur écoute et avoir diffusé les détails par la suite.

En écho au mépris de Nuland à l’égard de Merkel, un autre fonctionnaire américain a parlé des Accords de Minsk 2 comme de la connerie des Européens à Moscou .

Nuland a suggéré que Merkel et Hollande n’étaient préoccupés que par l’impact concret sur l’Europe de la guerre en Ukraine : «Ils ont peur que les sanctions contre la Russie fassent des dégâts à leur économie.» Selon l’histoire de Bild, Nuland a aussi défini une stratégie destinée à contrer la diplomatie de Merkel passant par des propos virulents pour décrire la crise en Ukraine.

«Nous pouvons nous battre contre les Européens, nous pouvons utiliser contre eux l’arme de la rhétorique», aurait affirmé Nuland.

Le général Philip Breedlove,  commandant des forces aériennes de l’Otan, aurait déclaré qu’envoyer plus d’armes à Kiev «augmenterait le prix à payer par Poutine dans cette bataille». Nuland a lancé aux politiciens américains présents : «Je vous recommande vivement de parler des systèmes défensifs que nous pourrions livrer pour contrer les systèmes offensifs de Poutine.»

Nuland semblait déterminée à faire couler l’initiative de paix de Merkel et Hollande, bien qu’elle ait été arrangée par deux alliés américains majeurs et ait été approuvée par le président Obama. Et, cette semaine, l’accord semble en effet avoir été taillé en pièces par Iatseniouk, le Premier ministre choisi par Nuland, qui a inséré une pilule empoisonnée dans la législation destinée à mettre en œuvre les Accords de Minsk 2.

Le Parlement ukrainien de Kiev a en effet ajouté une clause exigeant que les rebelles commencent par se soumettre et laissent le gouvernement ukrainien organiser des élections sur place avant de définir une structure fédérale. Ceci alors que Minsk 2 avait appelé au dialogue avec les représentants des territoires rebelles de l’Est dans la perspective d’élections et de l’établissement d’une large autonomie pour la région.

Au lieu de quoi, reflétant la position dure de Nuland, Kiev a refusé les pourparlers avec les chefs rebelles et a insisté pour rétablir le contrôle sur  ces territoires avant toute avancée du processus. Si cette loi est maintenue, cela débouchera presque certainement sur une reprise de la guerre entre des forces militaires soutenues par la Russie dotée de l’arme nucléaire et les États-Unis, un développement très dangereux pour le monde. [Voir Consortiumnews.com: Du poison dans les pourparlers de paix]

Non seulement la guerre civile en Ukraine reprendra, mais aussi la guerre froide entre Washington et Moscou, ce qui générera beaucoup d’argent pour le complexe militaro-industriel.  Vendredi, le mari de Nuland, Robert Kagan, a insisté pour que ce dernier point soit mis en exergue dans le journal néocon, le Washington Post.

La Récompense

Kimberly Kagan, fondatrice et présidente de l’Institut pour l’étude de la guerre.

Mais ne pensez pas que les portefeuilles des contribuables américains ne s’ouvrent qu’à propos de ce couple. D’autres cercles de réflexion néocons gravitant autour de Washington vont aussi se faire plein d’argent, dont Frederick Kagan, qui travaille pour l’American Enterprise Institute, une officine de droite, et sa femme, Kimberly, qui dirige son propre groupe de réflexion, l’Institute for the Study of War (ISW) [Institut pour l’étude de la guerre, NdT].

Selon les rapports annuels de cet institut, ses premiers partisans étaient surtout des fondations de droite, comme Smith-Richardson Foundation et la Lynde and Harry Bradley Foundation, mais il a été ensuite soutenu par une foule d’entrepreneurs dans la sécurité nationale, y compris des entreprises très importantes comme General Dynamics, Northrop Grumman and CACI, ainsi que par des sociétés moins connues comme DynCorp International, qui a assuré la formation de la police afghane, et Palantir, une entreprise de technologie, fondée avec le soutien du capital risque de la CIA, In-Q-Tel. Palantir a fourni des logiciels aux services du renseignement militaire états-uniens en Afghanistan.

Depuis sa création en 2007, ISW s’est surtout concentré sur les guerres au Moyen-Orient, particulièrement l’Irak et l’Afghanistan, y compris en coopérant étroitement avec le général David Petraeus lorsqu’il commandait l’armée américaine dans ces pays. Plus récemment, cependant, ISW a commencé à traiter surtout de la guerre civile en Ukraine. [Voir Consortiumnews.com: Des néocons ont guidé Petraeus pendant la guerre afghane]

Autrement dit, la famille Kagan a mis au point un modèle économique circulaire, qui se perpétue indéfiniment : il œuvre dans les coulisses à encourager les guerres, influençant en même temps le débat public par des articles rédigés par des cercles de réflexion et des tribunes libres dans les journaux prônant l’augmentation des dépenses militaires. Puis en collectant des subventions et autres financements de la part de fournisseurs d’armements reconnaissants.

Pour être juste, le petit commerce familial Nuland–Kagan n’est qu’un exemple, à toute petite échelle, illustrant la manière dont le complexe militaro-industriel a fonctionné pendant des décennies : les analystes des cercles de réflexion fournissent des justifications aux dépenses militaires, les bureaucrates gouvernementaux mettent en œuvre les politiques de guerre nécessaires et les producteurs d’armements se font beaucoup d’argent avant d’en restituer une part aux cercles de réflexion – la boucle est bouclée, le cycle sanglant mais rentable peut repartir pour un tour.

La seule originalité de l’opération Nuland–Kagan est peut-être que tout le processus reste entièrement dans la famille.

Traduit par Jefke, relu par Diane et jj pour le Saker Francophone.

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Ukraine : La torture, sadisme ou stratégie ? Le Saker francophone.

30 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #L'OTAN., #Europe supranationale, #La France, #La République, #La Russie, #Terrorisme, #le nazisme, #Le fascisme, #La paix

Ukraine : La torture, sadisme ou stratégie ?

Le 27 mars 2015 – Source thesaker.is

Le Congrès US exhorte Obama à fournir à l’Ukraine plus de Moyens militaires
et la torture ?

Le lundi 23 mars, la Chambre des représentants américaine a adopté la résolution H. Res. 162 exhortant le président Obama à fournir à l’Ukraine une aide militaire dans la tentative désastreuse de raviver le conflit dans l’Est de l’Ukraine, gelé à la suite des accords de Minsk signés en février 2015 entre Kiev et les régions de Donetsk et de Lugansk avec les médiations française, allemande et russe. Les présupposés généraux de la résolution sont aussi évidents que faux : ils contiennent les rengaines sur l’agression russe, l’occupation de la Crimée, les violents séparatistes par procuration et l’insurrection qui a abouti à plus de 6.000 morts, 15.000 blessés et plus d’un million de personnes déplacées. Comme si les insurgés utilisaient l’artillerie lourde contre leurs propres villes et tuaient leurs propres enfants, surtout pour ne pas évoquer que les personnes déplacées se réfugient principalement en Russie pour obtenir une protection et la sécurité loin de la zone de conflit.

 

Pendant ce temps, plus tôt ce mois-ci,  la Fondation pour l’étude de la démocratie (FSD) a publié un nouveau rapport complet sur les crimes de guerre des Forces armées et des Forces de sécurité de l’Ukraine. Il est basé sur les preuves fournies de août 2014 à janvier 2015 par plus de 200 résidents des provinces de Donetsk et de Lougansk qui ont été détenus et enlevés par les forces militaires et de sécurité ukrainiennes et plus tard restitués aux autorités de Donetsk et de Lougansk comme otages libérés selon les dispositions du protocole de Minsk de septembre 2014. Ici nous fournissons une douzaine de citations de ce document à glacer le sang :

Rapport sur les torture subies en Ukraine
Ils ont été électrocutés, battus cruellement pendant plusieurs jours de suite avec des objets différents (barres de fer, battes de baseball, crosses de fusil,  baïonnettes, matraques en caoutchouc).

Les techniques largement utilisées par les Forces armées ukrainiennes (FAU) et les forces de sécurité comprennent la simulation de noyade, l'étranglement avec un «garrot Banderiste» et d'autres types d'étranglement.
Dans certains cas, les prisonniers, aux fins d'intimidation, ont été envoyés à la mort courir sur des champs de mines ou écrasés par des véhicules militaires.

D'autres méthodes de torture utilisées par les FAU et les forces de sécurité consistent à écraser les os, poignarder et découper au couteau, marquer au fer rouge, tirer sur différentes parties du corps avec des armes légères.

Les prisonniers en captivité sont enfermés pendant des jours par des températures glaciales, sans accès à la nourriture ou à l'assistance médicale, et sont souvent obligés de prendre des substances psychotropes qui les tuent.

Une majorité absolue des prisonniers sont soumis à des simulations d'exécution entendent des menaces de mort et de viol sur leurs familles.

Une grande partie des victimes torturées ne sont pas membres des forces d'auto-défense de Donetsk et les Républiques de Luhansk (RMR et LPR).

Le rapport concerne un grand nombre de cas qui feraient se dresser les cheveux sur la tête de tout être humain sain d’esprit :

Andrey Runov: Pendant la nuit du 23 au 24 Novembre, j'ai été arrêté à mon domicile par le bataillon Aidar. Nous avons été emmenés à l'aéroport de Marioupol. Le passage à tabac et la torture y étaient si graves que nous avons perdu connaissance. Ils nous frappaient sur les talons, les côtes et la tête. Ils ont dit qu'ils allaient briser nos jambes, menacé de couper nos oreilles et d'arracher nos yeux. Un de mes compagnons de cellule s'est fait éclater les entrailles et fracturer le crâne; il a été paralysé par la suite .
Alexander Ryabchenko : [...] J'ai été crucifié dans un vestiaire sur un treillis métallique. Ils venaient toutes les heures pour me frapper. Le lendemain, j'ai été emmené à Debaltsevo. Là, ils m'ont emmené à l'enquêteur en chef qui m'a demandé si je voulais collaborer. J'ai dit qu'il n'y avait rien que je pouvais leur dire, que je ne savais rien. Après cela, il a appelé trois assistants et leur a ordonné de me battre autant qu'ils voulaient. Ils ont attaché mes mains derrière mon dos et m'ont suspendu à la porte ; mon pied droit a été attaché à la poignée d'une autre porte par une corde, j'ai donc été debout seulement sur mon pied gauche. Deux d'entre eux ont commencé à me frapper sur ma jambe gauche. Ensuite, j'ai été emmené à la salle, les mains attachées avec du ruban adhésif derrière mon dos, et suspendu par une corde attachée à mes mains et le pied droit. Ils m'ont mis un sac noir sur la tête et ont continué à me battre jusqu'à ce que je m'évanouisse.
Oleg Fuhrman : Ils ont utilisé des appareils à électro-chocs, nous ont fait mettre à genoux avec des sacs sur la tête, et ont tiré avec leur arme près de l'oreille, j'ai été mis dans une fosse, pendu à une chaîne et menotté, je ne pouvais pas me tenir sur mes pieds, ni m'allonger, je pendais à cette chaîne avec mes côtes et mes doigts cassés. 
Yury Slusar : Le 4 novembre, j'ai été arrêté par les hommes d'Azov et le SBU [Service de sécurité] quand j'étais au travail dans la ville de Druzhkovka. J'ai été emmené à Kramatorsk. Ils m'ont frappé sur la tête et les pieds avec une chaîne, tiré au pistolet près de mon oreille, ils ont menacé de me tirer une balle dans la tête ou dans les pieds. Ils m'ont humilié et ont dit qu'ils allaient me violer. Ils ont menacé de torturer ma femme et mes filles devant moi. Je ne pouvais plus manger pendant trois jours. La seule nourriture que j'avais était de l'eau et des biscottes.
German Mandrikov : Je suis juste un civil, je n'avais pas participé aux actions militaires, mais les enquêteurs SBU m'ont forcé à m'accuser sous la torture. Au début octobre, je suis allé voir ma mère et des hommes inconnus m'ont arrêté. Ils m'ont emmené à l'aéroport de Marioupol où, pendant trois jours d'affilée, j'ai souffert la torture bestiale. Ils ont utilisé la violence à la fois psychologique et physique : ils m'ont donné un choc électrique, m'ont étouffé avec un sac en plastique, battu sur les pieds avec un démonte-pneu, versé de l'eau glacée sur moi, etc. Les tortionnaires avaient un insigne Azov sur leurs manches. Ils ont menacé de violer ma mère et mon épouse. Je ne pouvais pas supporter plus de tourments, j'ai signé des documents sans même les lire.

Beaucoup de victimes disent qu’elles ont été poignardées et tailladées au couteau.

Dmitry Klimenko : j'ai été capturé le 8 juillet 2014 par le bataillon Donbass quand j'étais à la maison. J'ai perdu conscience lors de l'arrestation et me suis seulement réveillé dans la voiture. J'avais un sac sur la tête. Ils ont commencé à me battre. Ils m' ont battu sur les côtes, cassé trois d'entre elles. Ils m'ont battu sur la tête aussi. Et je me suis évanoui une fois de plus. J'ai repris conscience quand ils versaient de l'eau sur moi. Un des hommes a pris un couteau et a commencé à me poignarder dans la jambe tout en continuant l'interrogatoire. Un autre m'a donné un choc électrique. Cette inquisition a continué pendant dix heures. Dans la matinée, ils ont décidé de poursuivre l'interrogatoire. Je ai été frappé sur le corps et sur les côtes. C'est alors que je ai réalisé que j'avais les côtes cassées. Je suis tombé le visage contre terre, j'ai entendu cliquer la culasse d'un fusil et une rafale a été tirée dans le sol. Quand ils ont vu que je n'allais pas leur dire quoi que ce soit, ils m'ont mis dans un coffre d'une voiture et emmené quelque part. Je me suis retrouvé dans un bureau. J'ai immédiatement compris que c'était le SBU. J'ai passé deux jours là-bas. Ensuite j'ai été emmené à un tribunal et à un avocat. J'ai eu une conversation avec lui et puis avec l'agent enquêteur. J'ai été emmené dans une salle d'audience. Le juge n'a pas pris en compte mes blessures, bien qu'elles étaient évidentes.
Igor Kozlov : j'ai été arrêté le 18 juillet à un barrage non loin de Popasnaya par le VSU. Ils m'ont battu, m'ont torturé et ont essayé de me couper l'oreille.
Mikhail Lyubchenko : J'ai vu un gars debout dans un trou jusqu'à la taille, ils l'ont à demi enterré avec un engin de terrassement à godet et ils ont roulé sur lui

Alexander Kashenko a été capturé par le bataillon Dniepro le 13 novembre 2014 et décrit en détail les tortures infligées par les forces de sécurité ukrainiennes :

J'avais un sac sur la tête. Ils m'ont frappé avec des tuyaux en plastique. Il étaient deux, puis trois. Ils me frappaient sur la tête, le dos, les pieds et les reins. Ils ont essayé de m'étouffer avec un poing qui m'empêche de respirer, utilisé un dispositif électro-choc. Ils m'ont frappé avec la crosse d'un fusil et m'ont battu avec leurs bottes de l'armée. J'avais des côtes cassées. Les coups avec un tuyau de plastique ont laissé six lésions sur mon crâne. Ils m'ont frappé avec un marteau, aussi. J'ai eu les doigts, les bras et un os dans ma main blessés. Je me suis évanoui deux fois. Les coups ont continué pendant plus d'un jour. Ils ont commencé à me couper avec un couteau, à me poser des questions auxquelles je ne pouvais pas répondre. Ils ont poignardé ma jambe au couteau, et remué le couteau dans la plaie, tourné à nouveau et ainsi de suite. Puis ils ont essayé de me couper les doigts.

Note du Saker Francophone:

J’arrête ici la litanie de ces atrocités que vous pouvez retrouver sur l’article original si vous en avez le courage.

Voici des preuves vidéo (audio en russe, en date du 7 février 2015) les moments importants sont au timing : 00h30, 01h17, 01h30, 02h06

L’ampleur de l’usage de la torture par les forces armées ukrainiennes (VSU), la garde nationale et d’autres unités militaires du ministère de l’Intérieur de l’Ukraine, ainsi que par le Service de sécurité ukrainien (SBU), et le fait que cette pratique est systématique, démontrent une intentionnalité de la part de ces institutions, avec la bénédiction de leur gouvernement et de leurs maîtres à l’étranger.

Comme la victoire militaire de Kiev sur les provinces sécessionnistes est difficilement réalisable même avec les armes obsolètes de l’Otan livrées à l’Ukraine, la seule arme mortelle qu’Obama peut autoriser à exporter maintenant sont les nouvelles stratégies de torture pour terroriser…

Article original

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Vidéo, Emmanuel Maurel (frondeur PS) : "On va au-devant de graves déconvenues

30 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #La gauche, #Le socialisme, #Le syndicalisme, #La lutte des classes, #La mondialisation, #Les transnationales, #Le capitalisme;, #Europe supranationale

Vidéo, Emmanuel Maurel (frondeur PS) : "On va au-devant de graves déconvenues.

Le frondeur socialiste critique le "message" de l’exécutif et de Manuel Valls, qui refusent de "changer" de cap politique.

Emmanuel Maurel critique le "message" de Manuel Valls qui maintient son cap politique au soir du deuxième tour des élections départementales : "Il est temps d’avoir l’intelligence et la lucidité de changer", estime le frondeur.

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Ukraine, Nikolaev. "Assassins! Honte!" les militaires hués par les habitants en colère.

30 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La mondialisation, #La guerre, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #La finance dérégulée, #La République, #La Russie, #AMERIQUE

Ukraine, Nikolaev. "Assassins! Honte!" les militaires hués par les habitants en colère.

Nikolaev. Le 28 mars 2015. "Honte! Assassins!" - les habitants ont hué les troupes ukrainiennes lors de la célébration du 71-me anniversaire de la libération de la ville pendant la la Deuxième Guerre mondiale. Les habitants portent les drapeaux de l'Ukraine et ceux de 'armée rouge qui a libéré la ville en 1944.

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Articles d'Indépendance des Chercheurs : Justice française, "mur des cons", impartialité (IV)

30 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La justice, #La France, #La République, #La nation ., #Services publics

Articles d'Indépendance des Chercheurs :


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/03/28/justice-francaise-mur-des-cons-impartialite-iv-50775.html

Justice française, "mur des cons", impartialité (IV)

Que devient l'affaire dite du « mur des cons », évoquée notamment dans nos articles « Justice française, "mur des cons", impartialité » (I), (II) et (III), et « Justice, "mur des cons" et stigmatisation des individus » ? Presque deux ans après l'article d'Atlantico dévoilant l'affaire, on peut lire dans Le Monde « Imbroglio autour du "Mur des cons" ». Le juge d'instruction, qui a émis une ordonnance de renvoi en correctionnelle, a estimé que l'affaire n'était pas prescrite, vu l'existence d'un acte de publicité et la présence de la présidente du Syndicat de la Magistrature devant le panneau incriminé ensemble avec un journaliste. Le parquet, qui demandait le non-lieu, a fait appel de l'ordonnance de renvoi. La Croix écrit « Vers un procès dans l’affaire du "mur des cons" », et Radio France Internationale (RFI) « "Mur des cons" : la présidente du syndicat réfute toute accusation ». Mais au-delà des possibles aspects judiciaires ou disciplinaires de l'affaire, que penser de la présence d'un tel « mur des cons » dans les locaux du Syndicat de la Magistrature, et des garanties concrètes d'indépendance de la justice au vu de cet incident ? Avec tout le respect dû aux magistrats concernés, et sans point chercher à mettre en cause leur bonne foi subjective, il paraît indispensable de rappeler une nouvelle fois trois textes de loi essentiels concernant la récusation, l'outrage et les tentatives de jeter le discrédit sur une décision de justice. Si les deux derniers textes (articles 434-24 et 434-25 du Code Pénal) adressent une sévère exigence aux citoyens, le premier (article L111-6 du Code de l'Organisation Judiciaire) est censé leur offrir une protection devant les éventuels risques de partialité du juge. Est-ce bien équilibré par rapport aux articles 434-24 et 434-25 du Code Pénal, qu'un tel « mur des cons » ait pu voir le jour au sein d'un syndicat de magistrats ? Et quelle a été concrètement l'action des institutions face à une telle affaire ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/03/28/justice-francaise-mur-des-cons-impartialite-iv-50775.htm ]


http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/03/29/la-crise-des-tribunaux-administratifs-i-50778.html

La crise des tribunaux administratifs (I)

Les effectifs dont disposent les tribunaux administratifs français s'accordent-ils avec les exigences normales par rapport au nombre de dossiers ? La crise de société dont témoigne entre autres l'évolution du panorama électoral devait nécessairement s'accompagner d'une montée du nombre des litiges. Mais quel gouvernement issu de l'actuelle « classe politique » est en mesure de faire preuve d'un sens autocritique suffisant pour reconnaître cette évidence et renforcer en conséquence les effectifs de la justice ? Bien au contraire, des politiques telles que la généralisation de l'obligation du ministère d'avocat ont visé à restreindre par le biais des moyens financiers la possibilité matérielle, pour une majorité de la population, d'introduire des actions en justice. C'est le cas, par exemple, de l'appel en matière de contentieux fiscal comme déjà souligné dans nos articles « Contentieux fiscal, avocats, aide juridictionnelle... (I) » et « Impôts, contentieux fiscal, aide juridictionnelle... (I) ». A propos de l'affaire de Villefontaine, un communiqué de la Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, Christiane Taubira, déclare : « Le principe et les conditions de communication entre la Justice et les administrations et organismes publics constituent une préoccupation de la garde des Sceaux ». Mais qu'en est-il de la « communication » entre la justice et les citoyens ? Avec le titre « Tribunal administratif de Grenoble : serein malgré la pression ! », l'Essor (Loire - Rhône - Isère) faisait récemment état des chiffres fournies par la présidence de ce tribunal quant au nombre de dossiers : « Les entrées de contentieux ont augmenté de 5000 à 6000 en 2010, de 6000 à 7000 en 2011... pour atteindre 7800 requêtes nouvelles en 2014 ». Face à cette situation, le tribunal a réagi « en écoulant le stock de façon drastique » et en recourant davantage à des « vacataires d’appoint ». Déjà il y a un an, le même hebdomadaire rapportait « Tribunal administratif de Grenoble/Plus de dossiers, moins de délais ». La teneur de ce deuxième article vise à mettre en évidence des spécificités de la zone géographique de l'Isère. Mais est-ce vraiment pertinent ? Sur son site, dans un texte qui semble avoir été mis en ligne par l'ensemble des tribunaux administratifs, le Tribunal Administratif de Paris évoque explicitement « l’augmentation du nombre de dossiers à traiter » et un « recrutement important d’assistants juridiques » embauchés « sur contrat pour une durée de deux ans renouvelable deux fois ». En réalité, le problème semble être général à l'échelle nationale, ancien et d'ampleur croissante, conduisant notamment dans la période récente à une prolifération des ordonnances de clôture de l'instruction en vue d'audiences qui ont lieu sensiblement après ces clôtures. Une manière, dans la pratique, de limiter le nombre des mémoires déposés, et symptôme de fait une véritable crise qui s'est installée progressivement. Mais que peuvent en penser les justiciables, privés de la possibilité de déposer des mémoires pendant les périodes de clôture de l'instruction ? Et quel est le statut des « assistants juridiques » ? De même, dans un article intitulé « La question du juge unique : un état des lieux », Vie Publique soulignait déjà en mars 2012 : « Les textes permettant, puis accroissant, le recours au juge unique se sont multipliés depuis une trentaine d’année, dans tous les domaines ». Et à propos de la juridiction administrative : « ... en matière administrative, les cas de juge unique correspondent à la plupart des litiges relevant de la compétence du tribunal administratif ». Quelles sont les implications d'une telle perte de collégialité, et qui consulte les « petits citoyens » lorsqu'il s'agit de dresser un bilan du fonctionnement de la justice ?

[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/03/29/la-crise-des-tribunaux-administratifs-i-50778.html ]


Et pour rappel :

Justice française, "mur des cons", impartialité (I)

Justice française, "mur des cons", impartialité (II)

Justice française, "mur des cons", impartialité (III)

Justice, "mur des cons" et stigmatisation des individus

Contentieux fiscal, avocats, aide juridictionnelle... (I)

Impôts, contentieux fiscal, aide juridictionnelle... (I)

Quelle réforme de la juridiction administrative française ? (I)

Quelle réforme de la juridiction administrative française ? (II)

Quelle réforme de la juridiction administrative française ? (III)

Quelle réforme de la juridiction administrative française ? (IV)


Si vous avez apprécié le contenu de nos articles, nous ne pouvons que vous encourager à rediffuser autour de vous cette lettre d'information. Merci d'avance.

Cordialement

Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/
http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

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UKRAINE [Marioupol] : Liberté immédiate pour Sergueï DOLKOV, journaliste emprisonné depuis juin 2014

30 Mars 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #La République, #La Russie, #Les média, #Le fascisme

Publié par Michel El Diablo

UKRAINE [Marioupol] : Liberté immédiate pour Sergueï DOLKOV, journaliste emprisonné depuis juin 2014

Communiqué de l’URCF

(Union des révolutionnaires Communistes de France)

Liberté immédiate pour Sergueï Dolkov

 

C’est avec indignation que l’URCF apprend que depuis le mois de juin dernier, le rédacteur en chef du journal de Marioupol (Ukraine) « Je veux revenir à l’URSS », Sergueï Dolkov, a disparu suite à son arrestation. Aucune procédure, aucun procès n’est en cours.

Des bruits alarmants se font écho de son éventuel assassinat, ou de son incarcération dans les geôles privées de l’oligarque Kolomoysky où il aurait été transféré après les accords sur l’échange de prisonniers. Aux questions posées par les eurodéputés du Parti Communiste de Grèce, et du Parlement européen lui-même, comme à celles d’Amnesty international il n’est donné aucune réponse concrète.

 

Evidemment le gouvernement social-démocrate français n’est pas plus préoccupé de ce cas que de celui de l’interdiction du Parti populaire Unifié de Corée du Sud. Il préfère apporter son soutien aux criminels nazis qui ont pris le pouvoir à Kiev. L’URCF exige la remise en liberté immédiate de Sergueï Dolkov, et condamne l’attitude dilatoire des autorités ukrainiennes.

 

Il exige du gouvernement français qu’il intervienne auprès de ses amis putschistes de Kiev pour que toute lumière soit faite sur le sort du journaliste Dolkov. Ce serait une contribution concrète pour une fois à la défense de la liberté de la presse, qui ne saurait être ravalé à un thème de fin de banquet électoral.

 

L’URCF appelle à envoyer des mails de protestation auprès du ministère des affaires étrangères ukrainien zsmfa@mfa.gov.ua et de la commission des « droits de l’homme » de la Rada ukrainienne hotline@ombudsman.gov.ua .

 

L'URCF

 

UKRAINE [Marioupol] : Liberté immédiate pour Sergueï DOLKOV, journaliste emprisonné depuis juin 2014

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