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Le blog de Lucien PONS

Ne laissons pas mourir la langue française ! Par Valérie Faisien.

30 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #AMERIQUE, #Devoir de mémoire, #La défense de la langue française.

Non au tout- à - l’anglais !
Non à l’anglais partout !
Ne laissons pas mourir la langue française !

Avec de fortes complicités dans les « élites » politiques
et économiques de notre pays et de l'Union européenne,
une politique d'arrachage linguistique,
dont le peuple français n'a jamais pu discuter, se met en place :

en violation de la Constitution et de la loi Toubon,
il s'agit de substituer le tout-à- l’anglais à la langue française
dans tous les domaines :

Travail, commerce, enseignes, publicité, recherche,
université, chanson, médias, etc.

Cette politique linguistique ne détruit pas seulement la langue française
- qui est un des piliers de l'identité républicaine française -, elle ne sape pas seulement le socle linguistique de la francophonie internationale ;

elle est également porteuse de lourdes discriminations
et d’inégalités socio-linguistiques ;

l'imposition insidieuse d'une langue unique menace en outre lourdement
la liberté de pensée et la diversité culturelle en France,
en Europe et dans le monde.

Sauvons la langue de Molière, de Diderot et de Hugo
et appelons notre peuple, les francophones du monde entier
et tous les amis de la liberté et de l'égalité entre les peuples,
à entrer en résistance contre le totalitarisme linguistique
et la colonisation culturelle !

Aucun texte alternatif disponible.
 
 
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Qu'est-ce que la laïcité ? Par Marc Rameaux

30 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La République, #La nation ., #l'immigration, #l'islamisme

vendredi 30 septembre 2016

Qu'est-ce que la laïcité ?

 
 
 
«Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France: ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération.»
 
Marc Bloch

 
«La république est laïque, la France est chrétienne.»
 
Charles De Gaulle
 
La définition première de la laïcité est celle d’une impartialité de l’état et de toute puissance publique vis-à-vis des religions pratiquées au sein de la nation : dès lors que la res publica est en jeu, la laïcité enjoint les citoyens de laisser leurs croyances au vestiaire. Ceci est particulièrement utile dans le cas de l’éducation nationale, l’apprentissage des sciences et des savoirs fondamentaux nécessitant de se discipliner pour ne pas laisser interférer nos croyances personnelles.
 
Les deux citations en exergue de Marc Bloch et du Général questionnent ce sens premier, semblent montrer qu’au-delà de la définition formelle, un paradoxe doit être affronté pour en goûter pleinement le sens. Marc Bloch choisit sciemment de juxtaposer le symbole même de la royauté chrétienne française avec la fondation des principes républicains de la France. Que faut-il y lire ? Et quel sens donner à la contradiction voulue dans la phrase gaullienne ?
 
 
 
Universalité et culture nationale
 
Les grandes cultures parviennent à un moment ou à un autre de leur histoire à appréhender des valeurs universelles, à dégager des principes assurant à l’homme l’exercice de son libre arbitre, de sa responsabilité personnelle, de sa liberté de conscience, de son accès à la connaissance.
 
La laïcité est l’un de ces principes libérateurs importants. Loin d’être une persécution des religions – un contre sens souvent commis outre-manche et outre-atlantique - la laïcité permet à l’individu d’être certain qu’il ne sera pas jugé sur sa culture d’origine mais sur son seul comportement de citoyen. La laïcité arrache l’homme à ses déterminations communautaires, auxquelles l’individu est trop souvent réduit et assimilé dans le monde anglo-saxon, afin de lui assurer qu’il sera respecté pour lui-même.
 
Les religieux intelligents de toute confession ne s’y sont pas trompés, et considèrent la laïcité comme une chance : une foi et une démarche spirituelle personnelle sont d’autant plus sincères qu’elles n’ont été obligées à rien, qu’elles ne se sont pas retrouvées mélangées à des déterminismes sociaux ou des pressions familiales. Une religion éclairée considérera que l’acte de foi n’est véridique que s’il provient du seul libre arbitre de l’individu. La laïcité garantit ce cadre de séparation des croyances avec le monde social et politique, et libère ainsi l’exercice de spiritualités véritables.
 
La situation se complique – et c’est l’objet des citations de Marc Bloch et de De Gaulle en forme d’oxymorons – lorsque l’on observe comment une civilisation a pu atteindre des valeurs d’universalité : laïcité, égalité devant la loi, droits de l’homme et du citoyen, etc.
 
Car ces valeurs ne sont pas apparues ex-nihilo, comme la raison déjà toute armée d’Athéna sortant du chef de Zeus. On ne peut comprendre une grande part de la culture française et européenne sans connaître le christianisme, le judaïsme, les civilisations grecques et romaines. Et il ne s’agit ici pas seulement de religion, mais de musique, de peinture, d’architecture, de lettres.
 
Les dilemmes du choix, du libre arbitre et de la responsabilité de l’homme ont été nourris par les décisions cruciales du Cid. Le rapport de l’homme aux autres et aux différentes conditions sociales ne serait pas celui que nous connaissons sans les personnages balzaciens de la comédie humaine ou les hésitations morales de Jean Valjean. Et dans ces deux derniers cas, on ne comprend pas le personnage d’Eugénie Grandet et la raison de ses choix, sans référence au christianisme, ni le chemin parcouru par Jean Valjean sans sa rencontre avec l’évêque de Digne.
 
Les principes de la république ne se résument pas à des règles abstraites qui dépériraient vite, si nous ne savions faire référence aux tranches de vie que nos arts et lettre ont constamment illustrés : nous apprenons les principes universels pas seulement lors de cours d’instruction civique. Ce qu’ils signifient est exemplifié à travers tous les traits de notre culture. Et celle-ci puise constamment dans un fonds chrétien, juif, grec et latin pour forger une certaine conception de l’homme et des valeurs qu’il convient de défendre.
 
Le christianisme médiéval – très loin des préjugés qui n’y voient qu’obscurantisme – s’était déjà confronté à la recherche des universaux, sous des formulations parfois très modernes ouvrant la voie à la logique, aux débats entre formalisme et réalisme, aux notions de classes et d’instances, se prolongeant dans les recherches les plus récentes que menèrent Russell, Wittgenstein, Gödel, Turing, etc.
 
L’humanisme de la renaissance n’est pas né par miracle, il est apparu parce que les siècles qui l’ont précédé l’ont préparé moralement et spirituellement. Abélard, Saint-Thomas d’Aquin, Gilbert de la Porrée, Maître Eckhart n’exploraient pas les catégories logiques sans une signification sous-jacente : il s’agissait d’une rencontre avec le domaine divin, avec un monde des idées baignant dans un fond de platonisme christianisé.
 
Sur le plan moral et sur celui de la justice, la création de la chevalerie fut la première réponse aux dilemmes de la défense du droit et de l’usage légitime de la force. Nos notions agnostiques de défense du droit et de la justice sont nées d’un cheminement spirituel, d’un parcours initiatique dont les racines sont chrétiennes. L’homme de la renaissance n’a pu affirmer sa liberté et sa confiance en l’homme que parce que le chevalier en avait préparé le socle moral quelques siècles avant lui.
 
Opposer l’universalisme à la culture particulière d’une nation est le fait d’esprits creux et superficiels, de ceux qui aujourd’hui prétendent conduire la marche du monde et s’auto-décernent les privilèges d’une élite sans n’en avoir plus la moindre légitimité. Chaque culture et chaque nation, lorsqu’elle a réussi à prendre son vol, atteint des valeurs universelles, mais en leur donnant corps à partir de sa culture propre. Dissocier l’universalisme de l’histoire qui lui a permis de prendre corps au sein d’une nation revient à ne garder que la lettre de la loi sans en comprendre l’esprit, la règle sans la jurisprudence, la théorie sans la confrontation à l’expérience.
 
Le sens biblique de l’épisode de Babel n’est autre que celui-ci : une bonne intention mondialiste (l’on voit combien la bible est moderne) se termine en catastrophe et en l’opposé de ce à quoi elle prétendait, la concorde entre les hommes. Et ceci faute d’avoir estimé correctement l’importance de la mémoire des peuples, de la façon dont chacun a atteint l’universel selon son histoire propre.
 
De fait et ironiquement, le civisme républicain tel qu’il était pratiqué en France il y a plus de 40 ans a infiniment mieux réussi les objectifs du fameux « vivre ensemble » que sa version mondialisée et vidée de son sens, qui nous mène aujourd’hui à la haine communautariste et à la lisière de la guerre civile.
 
Lorsque l’universalisme est ramené à une pétition de principe, il conduit à une nationalité réduite à une formalité administrative (merci à Alain Finkielkraut pour cette formule) ou pire à un relativisme généralisé autorisant tous les marchandages : les libertés économiques sans frein ne sont en rien garantes de la liberté politique, les pires idéologies pouvant se révéler avoir une excellente valeur marchande.
 
Ainsi comme en témoigne Nadia Remadna – chef de file de la brigade des mères – nombre d’élus locaux ont marchandé les principes républicains avec les caïds salafistes de leur région, parce la transaction était intéressante électoralement. Comme en justice, la défense purement formelle de la loi mène au relativisme généralisé, puis au marchandage de principes réputés intangibles. Le formalisme ne garantit en rien la pureté de la règle, mais la livre à tous les effets d’opportunité … et d’opportunisme.
 
 
Eviction ou sublimation ?
Aussi, l’emploi de valeurs universelles au sein d’une société concrète doit-il apprendre à concilier des contraires mis en tension, ce qui nécessite quelques précautions. Il faut à la fois affirmer l’universalité de certains principes et les faire appliquer, mais savoir qu’ils sont compris et assimilés dans l’inconscient collectif de la population à partir d’une histoire et d’une culture communes centenaires voire millénaires.
 
Au-delà de sa définition première, la laïcité n’est pas une simple éviction des religions, mais la sublimation du fonds culturel et religieux commun d’une nation qui a volontairement choisi et accepté de se dessaisir du pouvoir temporel et intellectuel.
 
La défense de la laïcité en France doit en permanence maintenir cette ambivalence d’une neutralité complète dans l’apprentissage des savoirs fondamentaux et dans toute procédure publique, tout en sachant qu’elle est l’aboutissement d’une conception de l’homme forgée dans les creusets chrétiens, juifs, grecs et romains.
 
Oublier cette histoire, c’est faire de l’appartenance à la France et à sa laïcité la simple adhésion à un « club », comme l’on s’inscrit à une salle de sports ou à une association. C’est en cela que devenir français devrait inclure l’exigence non seulement de partager certaines valeurs, mais aussi de rejoindre une histoire commune. L’on mesure à quel point on en est loin, tant la nationalité française est aujourd’hui accordée sous de très faibles conditions.
 
Le ridicule débat récent sur les déclarations de Nicolas Sarkozy concernant nos antécédents gaulois est à comprendre sous cet éclairage. Je suis très loin d’être un aficionado du précédent président, mais je lui donne entièrement raison sur ce point. Il est évident qu’il ne parlait pas d’une descendance généalogique, mais pas non plus d’une inscription de pure forme : un sentiment d’appartenance historique, le choix libre de ceux qui sont devenus français de rejoindre une grande lignée et d’y appartenir, sans renier leur histoire et leurs origines personnelles.
 
Ses contradicteurs, NVB en tête, savent très bien ceci mais ont feint de l’ignorer : au point où ils en sont, les convictions ne comptent plus, seuls les artifices de communication sont essayés, en solution de désespoir, auprès d’une population française qui n’est plus du tout dupe de ces simagrées.
 
Si je demandais un jour la nationalité chinoise, je mettrais un point d’honneur à connaître tous les détails de l’enseignement de Confucius, sans lequel on ne peut comprendre ce pays. Et si je souhaitais demander la nationalité américaine, je n’imaginerai pas le faire une seconde sans savoir profondément qui était Georges Washington et comment il avait agi.
 
L’instauration de la laïcité dans un pays suit toujours cette conciliation des contraires, de principes universels qui se sont réalisés à travers l’histoire d’une culture nationale particulière. La tension de l’identité et de l’ouverture est précisément ce qui en fait la richesse et le sens. Si la laïcité devait un jour être instaurée en Chine, ses principes seraient universels, mais son assimilation par la population et sa pratique courante seraient imprégnées de « l’humanisme chinois », celui que les pères jésuites découvrirent avec émerveillement en entrant en Chine, à travers les pensées de Maître Kong, de Meng Ke, etc.
 
De même, l’instauration d’une laïcité dans un pays de culture musulmane semble poser des problèmes insurmontables, puisque se dessaisir du pouvoir temporel est précisément là où le bât blesse dans l’Islam contemporain. Une telle configuration a pourtant bel et bien eu lieu, avec une laïcité qui n’était pas que d’apparat, dans la Turquie héritière du grand Ataturk. Mustapha Kemal instaura une laïcité sans concession, puisant ses sources d’inspiration dans les lumières françaises et européennes, tout en renforçant un patriotisme et un sentiment d’appartenance à la culture turque.
 
Cela ne l’empêcha pas de faire un vigoureux ménage parmi les dignitaires religieux omnipotents et abusifs qui entretenaient les turcs dans une perpétuelle arriération, sans pour autant renier le fonds culturel du pays. Avant que les ténèbres d’Erdogan ne tombent sur ce pays, la Turquie avait réussi à créer une génération de culture musulmane mais très sincèrement attachée à des valeurs laïques. Ceux qui ont fréquenté les stambouliotes d’avant Erdogan savent ce qu’a été cet alliage unique.
 
Ceci explique le malentendu fréquent quant au partage de valeurs que nous voulons universelles, avec ceux qui s’installent sur le territoire français ou en prennent la nationalité. Le fait que ces valeurs soient universelles ne signifie pas nécessairement qu’elles seront universellement partagées et assimilées. En tous les cas, pas immédiatement et spontanément : leur gestation a nécessité des siècles en France et en Europe.
 
Ainsi, ceux qui demandent la nationalité française ne pourront jamais assimiler la notion de laïcité en France, s’ils n’acceptent pas de rentrer dans son histoire et d’en faire partie, bien que la laïcité soit une notion universelle. De même, la laïcité n’aurait aucune chance d’être acceptée en Chine, si elle n’était pour la majorité de la population le déroulement naturel de l’humanisme confucéen, c’est-à-dire un aboutissement de la culture chinoise. Il est illusoire, pour la même raison, de faire accepter les principes des droits de l’homme dans un pays si l’on n’a pas montré comment ils peuvent découler du meilleur fonds culturel de ce pays, non d’une imposition qui viendrait du nôtre.
 
Un peuple n’atteint pas l’universel de façon abstraite, dans n’importe quelle condition et selon n’importe quelle chronologie. Un peuple déploie sa manière particulière d’atteindre l’universel à partir de ce qui est le cœur de sa culture historique, et exprime de cette façon son génie national.
 
Si un peuple met tout son cœur et en appelle au meilleur de sa culture pour une telle tâche, c’est parce que l’enjeu est de taille : une civilisation forge ici l’idée qu’elle se fait de l’homme et de ses valeurs. Il en est ainsi en France, où la laïcité permet le respect de droits universels et l’intégration de nombreuses cultures, tout en ne pouvant être comprise que si l’on accepte de faire partie de l’histoire nationale, et faire sien le fonds culturel dont nous sommes issus.
 
La prétendue « élite » actuelle, dénuée de culture profonde, a cru intelligent de couper les valeurs universelles atteintes par la France de son fonds culturel et historique, sous prétexte qu’un tel attachement conduirait au « repli sur soi » et à « la haine ». Elle s’est brusquement avisée de sa bêtise lorsque la France était attaquée dans ses valeurs et son mode de vie, car étaient atteintes la dignité et la liberté universelles de l’homme, tout autant qu’un art de vivre spécifiquement français.
 
Et ceux qui, pendant des années, moquaient ou qualifiaient de fasciste la décence commune de l’homme simple attaché à son pays, virent combien celui-ci s’était montré plus intelligent et lucide qu’eux-mêmes, en comprenant que la laïcité ou les valeurs républicaines dépendaient directement de cet attachement historique.
 
A ce titre, le mondialisme est le pire ennemi de l’universalisme, particulièrement lorsqu’il va jusqu’à fonder ses propres valeurs « universelles » à partir des lois du marché, au lieu de les faire ressortir d’une lignée culturelle et historique.
 
 
Plus que jamais, des racines et des ailes
 
L’on comprend pleinement la phrase de Marc Bloch, en visitant la cathédrale de Reims aujourd’hui.
 
 
 
 Tout en elle appelle à l’élévation : son exceptionnelle hauteur sous voûte, surpassée seulement par Amiens et Beauvais, est soulignée par l’étroitesse relative de la nef.
 
Siège du sacre des rois, haut lieu de la chevalerie, elle est l’endroit où une certaine idée de la valeur de l’homme s’élabore en France. Le palais du Tau qui la jouxte expose aujourd’hui des statuaires la plongeant au cœur de ses racines antiques, reliant les rois de l’ancien testament à notre propre royauté selon un héritage spirituel.
 
L’ange au sourire, symbole de la félicité préservée au milieu des plus terribles épreuves, celle des premiers martyrs comme celle des héros de la grande guerre, accueille les visiteurs.
 
Les vitraux sont des chefs d’œuvre de l’art gothique, rappelant pourquoi maître Eckhart refusait de lui-même qu’on l’appelle selon ce titre, parce que semblable aux vitraux, il ne voulait que se laisser transpercer par la lumière divine pour la transmettre à ceux qui la reçoivent. Dessaisissement de celui qui fait silence de sa croyance par respect pour les savoirs fondamentaux, sans cesser pour autant d’être présent.
 
Reims comme sa cathédrale sont baignés de la mémoire de ces maîtres médiévaux, qui étaient tout autant les explorateurs rigoureux des universaux que des moines animés d’une foi ardente.
 
Enfin, tout au bout de la nef, derrière l’autel, se trouve un vitrail moderne d’un fameux peintre russe, juif et bourré de talent, qui choisit librement de peindre une scène christique, parce que tel était son choix.
 
Jamais la nef d’une cathédrale n’a autant mérité ce nom, car tel doit être le vaisseau France, puissant et élevé, portant toute son histoire et ses racines antiques, capable pour cela d’amener et d’intégrer à son bord quiconque veut faire partie du voyage à la condition qu’il l’aime et la respecte, défenderesse d’une culture tout à la fois unique et universelle.
 
 
 
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De l’odieuse morale des seigneurs du chaos. Par Françoise Compoint.

30 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme, #Daesch, #l'immigration, #l'islamisme

De l’odieuse morale des seigneurs du chaos. Par Françoise Compoint.

De l’odieuse morale des seigneurs du chaos

on: septembre 30, 2016

Chassez le naturel et il revient au galop ! Plein de bon sens, le gouvernement français avait osé prendre quelques distances avec l’Etat profond US, belliciste, jusqu’au-boutiste et particulièrement sanglant quand il en va de ses intérêts. On aurait pu alors croire que le départ de Fabius, fin 2015, allait préfigurer une nouvelle ère dans le traitement européen (pas occidental !) du dossier syrien et une alliance de revers anti-salafiste entre la France et la Russie. Quelle naïveté impardonnable ! Début février 2016, le Point publie un article dont le contenu rappelle… en tout point, l’ « indignation » française face aux « crimes de guerre » commis par les bombardiers russes dans certains quartiers d’Alep.

Voici ce que nous lisions le 3 février 2016: « Paris condamne l’offensive du régime syrien, avec le soutien russe, pour encercler puis asphyxier Alep et ses centaines de milliers d’habitants » (…). Quelques lignes plus tard : « L’armée syrienne, soutenue par l’armée russe, a réussi à resserrer l’étau autour des rebelles (…) après avoir coupé leur principale route d’approvisionnement. Un nouveau succès pour le régime depuis l’intervention de Moscou dans le conflit ».+

On tombe des nues attendu que :+

  • Même l’Observatoire anglo-syrien des droits de l’homme qui n’a jamais eu aucune légitimité en Syrie n’arrive pas à citer ne serait-ce qu’un groupe armé (dit rebelle) non-salafiste.+

  • Le but final est la reprise d’Alep et la stabilisation tant de la ville que de la région. Cet impératif présuppose le retour de tous les quartiers d’Alep sous le contrôle de l’armée arabe syrienne.+

  • L’expression « régime syrien » est dénuée de sens. Si légitimité est synonyme de soutien populaire massif, il vaut mieux parler du « régime de Hollande ».+

Le conflit syrien étant parsemé de tragiques déjà-vu, on apprend, le 25 septembre, que Ban Ki-moon est « consterné » par l’escalade militaire liée à la reprise d’Alep, là encore, avec le soutien de l’aviation russe. Le 26 septembre, un journaliste du Point publie un article dans lequel il insiste lourdement sur la barbarie des frappes, car les pilotes russes auraient utilisé des bombes à sous-munitions. Après une longue série d’évocations à emphase sensationnaliste, l’article se clôt par une question digne d’un aphorisme : « La faute à la Russie ? ». Remettons les points sur les i.+

  • La Russie n’a jamais signé la convention sur la non-utilisation des armes à sous-munitions ce qui est le cas de la quasi-majorité des grandes puissances qui en ont dans leur arsenal.+

  • Interrogés en avril sur l’éventuelle utilisation de ce type de bombe, les experts militaires russes ont été formels : il s’agit de bombes à fragmentation faciles à confondre avec les bombes à sous-munitions. Cette réponse n’a jamais été médiatisée par les médias occidentaux qui avaient fondé leurs accusations sur deux captures d’écran publiées par … Russia Today et Sputnik !+

  • L’utilisation de bombes à sous-munitions dans les villes n’a aucun sens. Elles sont larguées en terrain vague.+

Les cris d’orfraie des journaleux du mainstream médiatique français sont d’autant plus déplacés que le Ministère des Affaires étrangères a caché une série de dérapages commis en Irak fin 2015. Ainsi :+

  • Le 25 octobre 2015, un Rafale cible une école primaire située près de Mossoul. 28 écoliers sont tués sur le coup. Le gouvernement essaye alors de nier, sans grande conviction, son implication. L’affaire est étouffée. Malgré une ribambelles de promesses, Mossoul, la capitale de l’EI en Irak, n’a toujours pas été repris.+

  • Le bombardement français de Raqqa du 26 octobre 2015 aussi connu sous le nom d’opération de Chammal a lui aussi emporté des vies d’enfants. C’est un fait confirmé par l’OSDH, l’Observatoire syrien des droits de l’homme dont on connaît la position farouchement anti-Assad. Et que dire de la ville turkmène de Tall Afar avec ses multiples victimes collatérales ?+

  • Pour remonter un peu dans le temps et sortir des frontières syriennes, je vous conseille la lecture de la Lettre Ouverte de médecins russes au Président de la Fédération de Russie (voir Note Editorial de Global Research) qui fait état, sur un ton glaçant de neutralité, des crimes de l’OTAN et des USA contre les habitants de la banlieue de Tripoli dont le bombardement d’une maternité pour femmes atteintes de maladies cardiovasculaires. C’était en 2011. Où était Ban-Ki moon, en fonction depuis 2007 ?+

Le 28 septembre, Washington passe aux menaces. Kerry se dit prêt à suspendre la collaboration US avec la Russie accusant cette dernière, de pair avec la France, de crimes de guerre comparables à ceux de l’EI (SIC). Le partenariat stratégique US/Russie est ajusté à la cessation des bombardements d’Alep, d’une part, au retour à un cessez-le-feu généralisé, de l’autre. Ce qui revient à demander à l’AAS d’arrêter la reprise d’une ville dont plusieurs grands quartiers sont aux mains des salafistes de l’EI et à d’autres franges apparentées, d’une part, de l’autre, donner un temps de répit aux « rebelles » qui en profiteront pour recevoir une aide médicale, logistique et militaire.+

Comme les masques sont définitivement tombés, cela ne m’étonnerait pas d’apprendre que les Américains essayent d’évincer les troupes russes du Castello, voire, pour en finir au plus vite, qu’ils essayent de miser sur un ou des traîtres dans l’entourage d’Assad. Par contre, ce qui ne cesse de m’étonner, peut-être parce que je n’arrive pas à être objective, c’est le vassalisme mal assumé mais flagrant du gouvernement français qui en plus n’a pas l’Atlantique pour rempart.+

Françoise Compoint, Pravda.ru

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Des maux dans le GAZ [vidéo] : quand les représentants du personnel alertent...

30 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Services publics, #Syndicat, #Le grand banditisme, #La mondialisation, #Les transnationales

Depuis l'ouverture des marchés à la concurrence du Gaz et de l'Electricité en 2004, les élus CGT n'ont eu de cesse de dénoncer et d'alerter les directions sur la détérioration des conditions de travail des agents et celles du réseau, notamment celui du gaz.
C'est pour cette raison que les élus CGT des CE : CE DR GAZ IDF et CE CF SR IDF ont décidé de faire ce film afin que tous les agents ainsi que les usagers puissent bénéficié de ce témoignage visuel afin de démasquer les vrai responsable de ce gâchis.
Bon film !!!

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Immunité de juridiction : L’impérialisme US en toute tranquillité. Par Gilles Devers

29 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #L'OTAN., #La guerre, #La mondialisation, #l'horreur économique

  • Immunité de juridiction : L’impérialisme US en toute tranquillité  

    Les parlementaires étatsuniens (Amérique du Nord, territoire indien occupé) ont l’impérialisme serein et tranquille. Ils viennent d’adopter une loi appelée Justice Against Sponsors of Terrorism Act (Jasta) qui permet de poursuivre devant le juge étatsunien des Etats accusés de terrorisme. Un culot d’acier de la part de l’Etat qui a déclenché toutes les grandes guerres du monde depuis 40 ans et le Vietnam. Culot d’acier de la part d’un Etat qui s’autorise à recourir à la première frappe nucléaire. Culot d’acier de la part d’un Etat qui décide 1000 assassinats ciblés par an en dehors de ses frontières, sur la base de renseignements informatiques. Culot d’acier pour un Etat qui assure chaque jour 1,8 milliard de dollars de dépense militaire.

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    Des familles avaient voulu engager des recours contre l’Arabie Saoudite suite aux attentats du 11 septembre 2001, mais elles butaient sur le Foreign Service Sovereignty Act, garantissant l'immunité aux officiels étrangers. D’où l’idée de voter une loi d’exception, et c’est la Justice Against Sponsors of Terrorism Act (Jasta). Obama avait opposé son véto, mais il vient de se faire laminer par deux votes de la Chambre des représentants (348 contre 77 voix) et du Sénat (99 contre 1). Ce qui au passage donne une juste idée de l’autorité réelle d’Obama en cette fin de mandat.

    Quel effet aura cette loi, et les juges sont-ils l’appliquer alors que le principe de l’immunité de juridiction des Etats étrangers, attaché aux principes d’indépendance, de souveraineté et d’égalité des Etats, est une norme de droit coutumier international ? C’est une règle universelle : un Etat ne peut s’ériger juge d’un autre Etat sans son consentement pour un acte accompli dans l’exercice de sa souveraineté. Un Etat ne saurait être jugé par son égal. Je souligne que nous parlons là de la responsabilité des Etats, pas des chefs d’Etat, pour qui s’est moins tranché.

    En France, la question serait pliée en deux minutes s’agissant d’actes d’autorité de l’Etat étranger, d’autant plus que la Cour européenne des droits de l’homme reconnait ce principe qui « ne fait qu’observer le droit international afin de favoriser la courtoisie et les bonnes relations entre Etats grâce au respect de la souveraineté d’un autre Etat » (CEDH, Al Adsani et Forgaty c/ Royaume Uni, 21 novembre 2001, § 53 et suivants).

    Quand à ce qui se passera aux Etats-Unis, je n’en sais rien, ne sachant pas comme le juge réagit devant une loi et une norme de droit international coutumier. La justice US patauge dans le tribalisme judiciaire, refusant toute application directe du droit international et toute soumission à une juridiction internationale. C’est la sauce maison des petits chefs… Alors, nous verrons ce que fera la juge de cette loi, qui ne vise pas que l’Arabie Saoudite, mais tous les Etats suspectés d’être impliqués dans le terrorisme.

    Alors, pour Alep, bientôt un procès contre la Russie, bande de rigolos ? Oh, pas vrai, un coup de mou ?

    Dans l’immédiat, on peut penser que cette initiative appellera des réponses symétriques. On pourrait commencer par des lois en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, pour juger les Etats-Unis…

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Le Quai d’Orsay, l’UE et les USA financent le «Aleppo Media Centre», qui défend la cause des djihadistes.

29 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Le Quai d’Orsay, l’UE et les USA financent le «Aleppo Media Centre», qui défend la cause des djihadistes.

L’histoire a fait la une partout : «Petit garçon sorti vivant des décombres». La vidéo et la photographie produites par le Aleppo Media Centre (AMC), qui montrait Omran Daqneesh, alias «le petit rescapé d’Alep» prétendument sauvé par les notoirement connus casques blancs dans la partie est d’Alep tenue par les terroristes, est aussitôt devenue virale et a été propulsée bien haut dans la stratosphère de la propagande médiatique occidentale.

Pratiquement tous les grands organes de presse du monde entier ont montré la vidéo et ce qui est devenu depuis la célèbre photographie d’Omran, le «petit rescapé d’Alep». Le garçon couvert de poussière et de sang a été placé sur une chaise dans ce qui semble être une ambulance en parfait état, malgré sa présence dans une prétendue zone de guerre, pour ensuite être photographié en rafale par un nombre incalculable de caméras et de téléphones portables. Pendant tout ce temps, personne ne lui a prodigué des soins, comme s’il s’agissait d’une séance photo montée de toutes pièces.

Personne ne l’a réconforté, n’a pansé ses prétendues plaies, ne lui a posé un collier cervical ou ne l’a placé dans une civière au cas où il aurait subi des lésions cervicales (procédure de premiers soins habituelle), lui qui venait d’être sauvé de «sous les décombres» d’un immeuble bombardé qui, selon l’AMC, était visé par des «frappes aériennes russes et syriennes».

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CARREFOUR DE LA PROPAGANDE : Le Aleppo Media Centre fournit des images appelant à un changement de régime en Syrie aux médias des États-Unis, du Royaume-Uni, des États membres de l’OTAN, à Al Jazeera du Qatar et à bien d’autres, en appui à la campagne de relations publiques en faveur d’organisations terroristes reconnues actives en Syrie.

CARREFOUR DE LA PROPAGANDE : Le Aleppo Media Centre fournit des images appelant à un changement de régime en Syrie aux médias des États-Unis, du Royaume-Uni, des États membres de l’OTAN, à Al Jazeera du Qatar et à bien d’autres, en appui à la campagne de relations publiques en faveur d’organisations terroristes reconnues actives en Syrie.

Le Aleppo Media Centre a vraiment réussi un beau coup de propagande, qui a suscité bien des appels en faveur d’une zone d’exclusion aérienne et d’une intervention occidentale, donnant ainsi un nouveau souffle à la feuille de route fripée des États-Unis préconisant un « changement de régime » en Syrie. Cependant, un certain nombre de journalistes indépendants internationaux, d’analystes des médias et de militants pour la paix ont commencé à avoir des doutes sur l’image et sa source, en révélant des détails extrêmement troublants non seulement à propos de la photo, mais surtout au sujet de l’organisation qui l’a fournie aux médias occidentaux avides de sensationnalisme.

«Récemment, la photo poignante d’un enfant syrien ensanglanté et apparemment en état de choc, assis dans une ambulance à Alep, a été largement diffusée et commentée dans les médias nationaux et internationaux. En réponse, des journalistes ont appelé l’administration Obama à prendre des mesures, y compris le bombardement de cibles militaires du gouvernement syrien.» – Déclaration du groupe Veterans for Peace

 

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Une analyse rétrospective de cette histoire montre que toute cette fureur médiatique pilotée par Washington, Londres, l’Europe, les pays du Golfe, la Turquie et Israël a été délibérément montée en épingle. En plus de servir de catalyseur aux réactions concertées des gouvernements néocolonialistes, elle est parvenue aussi à ériger un écran de fumée pour mieux dissimuler les massacres quotidiens commis par les terroristes soutenus par les États-Unis, l’OTAN et les pays du Golfe, ces soi‑disant «rebelles modérés» à l’est d’Alep (où il reste environ 220 000 personnes, dont de nombreux terroristes et membres de leurs familles), contre des civils syriens comptant parmi les 1,5 million d’habitants à l’ouest d’Alep, un secteur sous le contrôle et la protection du gouvernement syrien et des forces armées nationales syriennes.

Dans les deux premières semaines d’août seulement, 143 civils ont été tués par des tirs de mortier du Front aI-Nosra visant l’ouest d’Alep, dont 54 enfants et 23 femmes. Cette information a été fournie à Vanessa Beeley par le Dr Zahar Buttal, directeur de la Aleppo Medical Association lorsqu’elle s’est rendue à l’ouest d’Alep le 14 août 2016.

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C’est le photographe de l’AMC Mahmoud Raslan qui a remis la photo de la mise en scène montrant Omran aux médias occidentaux avides de sensationnalisme.

C’est le photographe de l’AMC Mahmoud Raslan qui a remis la photo de la mise en scène montrant Omran aux médias occidentaux avides de sensationnalisme.

Les suspects habituels

Si la BBC, CNN, le New York Times, le Washington Post, Al Jazeera et consorts avaient fait une recherche rapide sur Internet, ils seraient vite tombés sur ce que des médias plus consciencieux ont découvert.

Le prétendu photographe d’Omran, le «petit rescapé d’Alep», s’appelle Mahmoud Raslan [ou Rslan], qui se décrit comme un «photo-journaliste militant». L’examen de son propre profil et de ses photos sur les médias sociaux a révélé que Raslan est un sympathisant terroriste à part entière, ce qu’ont très rapidement rapporté un certain nombre de médias respectables et fiables dont Telesur et Sputnik News :

«Des photos circulant en ligne tirées du compte du photographe d’Omran sur les médias sociaux, un homme du nom de Mahmoud Raslan, le montrerait en train de sympathiser avec les tueurs d’un autre enfant, un gamin de 12 ans appelé Abdullah Tayseer Issa, qui a été décapité de façon grotesque par des rebelles modérés soutenus par les USA le mois dernier […]. Les photos circulant sur les médias sociaux, qui ont été recueillies par LiveLeak (avertissement, images choquantes), montrent des captures d’écran de la page Facebook de Raslan, dont une photo qui le montre posant et souriant avec les mêmes terroristes du mouvement Nour al-Din al-Zenki qui ont tué Issa de sang-froid.»

Raslan a su tirer parti de sa nouvelle gloire médiatique en livrant un témoignage poignant, en commençant par The Telegraph qui a repris son histoire en omettant, semble-t-il, de se pencher sur ses racines terroristes :

«Mes larmes ont commencé à couler quand j’ai pris la photo. Ce n’est pas la première fois que je pleurais. J’ai pleuré bien souvent en filmant des enfants traumatisés. Je pleure toujours. Nous, les photographes de guerre, pleurons tout le temps.»

Apparemment, les mauvais traitements, la torture et la décapitation d’Abdullah Issa, un gamin de 12 ans (par les tueurs d’enfants posant avec lui sur la photo ci‑dessous), n’ont pas réussi à faire couler les mêmes larmes de crocodile des yeux de Raslan, le sympathisant terroriste.

 

Au cours de ses diverses incursions dans l’univers trouble des médias oiseaux moqueurs sous le contrôle de l’État profond, Raslan a toujours soutenu être un «pigiste» travaillant en dilettante auprès d’Al Jazeera et de l’AFP «affilié» au Aleppo Media Centre.

Sarah Flounders, la directrice du International Action Centre, a affirmé ceci à RT :

«Non, je crois que ce photographe est bien connu sur Facebook et YouTube, où il publie continuellement des images, des photos faisant l’éloge de la milice Zinki, qui était en fait une organisation terroriste bien connue avant même cette décapitation horrible d’un enfant palestino-syrien. Il est bien loin d’être un militant des droits de la personne. Il se décrit comme un militant des médias, mais son rôle consiste à applaudir et à soutenir les activités terroristes en Syrie.»

Entre autres déclarations, Raslan a écrit sur sa page Facebook que «certains des meilleurs moments que j’ai passés, c’est avec des kamikazes».

Dans une interview accordée plus tard à Al Babwa, Raslan fait de son mieux pour réparer les dommages causés à sa réputation :

«Je ne travaillerais jamais avec un groupe qui s’inscrit en faux contre mes croyances personnelles, mais il faut parfois se faire prendre en photo avec eux.» Il poursuit : «Je prends habituellement des centaines de selfies avec tous ceux que je rencontre sur le front. Nous qui travaillons dans les médias prenons des centaines de photos que nous gardons dans nos archives.»

Ces propos nous amènent à déduire que la prochaine fois que Raslan sera «au front», ses pages Facebook et Twitter seront inondées de selfies le montrant avec des partisans de Daesh, du Front al-Nosra (al-Qaïda), d’Arar al-Sham, de Nour al-Din al-Zenki et de quiconque s’y trouvera.

Suivons la trace de l’argent : qui finance le Aleppo Media Centre ?

Lorsqu’on suit la trace de l’argent, les choses deviennent plus intéressantes encore. Anne Barnard du New York Times a rédigé un compte rendu émouvant de l’histoire d’Omran. Rappelons qu’elle a aussi rendu un bel hommage à un kamikaze il n’y a pas si longtemps. Dans son reportage, elle décrit le Aleppo Media Centre comme suit :

«Un groupe constitué de longue date qui réunit des militants et des citoyens journalistes, hostiles au gouvernement, qui rendent compte du conflit (…).»

Lorsqu’on suit cette guerre sale en Syrie avec un esprit critique, les termes «militants» et «citoyens journalistes» dans la même phrase ont de quoi rendre perplexe. En ajoutant qu’ils sont «hostiles au gouvernement», elle brosse ainsi un beau tableau de propagande.

Ce que Anne Barnard du NYT ne dit pas à ses lecteurs, c’est que cette terminologie [employée par les médias assurant les relations publiques de l’OTAN] laisse planer une préférence pour les barbus wahhabites, qui scandent la formule du takbir [Dieu est grand] en faisant déferler une pluie de missiles sur des civils, ainsi qu’une adhésion à un processus de sélection des «rebelles modérés» qui veille à ce que ceux qui n’adhèrent pas à leur idéologie extrémiste soient déclarés infidèles et sommairement exécutés.

La trace de l’argent

Commençons par examiner les sources de financement de ce groupe de citoyens journalistes militants intégrés à la ribambelle de groupes terroristes extrémistes religieux et à d’autres au service des États-Unis et de l’OTAN, localisés exclusivement dans les secteurs à l’est d’Alep dominés par le Front al-Nosra, d’où sont lancés quotidiennement les canons de l’enfer qui brisent les vies des 1,5 million de Syriens demeurant à l’ouest d’Alep, sous le contrôle de l’armée arabe syrienne.

 

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Comme l’a souligné à juste titre le site Sott.net, le Aleppo Media Centre est un «projet» de la Syrian Expatriates Organization [SEO] :

«La SEO est exactement ce que son nom laisse entendre, c’est-à-dire un groupe de citoyens américains d’origine syrienne qui a ses bureaux sur K Street à Washington D.C., une rue reconnue pour être le cœur de l’industrie du lobbying politique aux USA, où se trouvent une multitude d’organes de réflexion, de lobbyistes et de groupes de défense.»~ Sott.net

Le site Web de la SEO nous apprend qu’elle a joué un rôle déterminant dans la création du Aleppo Media Centre :

«Les reportages de nouvelles et la sensibilisation des médias sont des tâches jugées cruciales au soulèvement civil en Syrie. Le Aleppo Media Centre, un centre de nouvelles spécialisé qui dessert Alep et ses banlieues, a été mis sur pied grâce à une généreuse contribution de la SEO. Depuis octobre 2012, la SEO est responsable d’assurer la coordination du Aleppo Media Centre et de lui procurer une aide technique et logistique, en plus de l’aide financière qu’elle lui a fourni.»  

Cependant, la SEO n’est pas l’unique mécène de ce centre des médias fréquemment cité, bien ancré dans le territoire du Front al-Nosra. En décembre 2015, Canal France International (CFI), un organisme de l’État français, était tout heureux d’annoncer que la radio du Aleppo Media Centre allait commencer à émettre sur les ondes FM dans les villes d’Alep, d’Idlib et d’Hama. Idlib et Hama, ainsi que l’est d’Alep, sont tous des bastions du Front al-Nosra.

L’annonce du lancement de la radio du AMC se trouve sur le site Web de CFI :

«Le Aleppo Media Centre, qui rassemble de manière permanente une vingtaine de journalistes basés en Syrie, produit et diffuse depuis 2012 une information continue sur l’actualité de la région, publiant des articles, des photos et des vidéos sur son site Internet et les réseaux sociaux.

Grâce au soutien de l’incubateur des médias syriens de Gaziantep (Turquie), ce centre voit désormais se concrétiser un nouveau projet : créer une radio locale à Alep, qui sera diffusée deux heures par jour sur la fréquence FM 99.00 et environ 15 heures par jour sur Internet.

En 2015, l’Incubateur a proposé aux journalistes du Aleppo Media Center plusieurs formations dans le domaine de la radio et de la vidéo. En novembre, il a soutenu l’achat d’équipements pour le studio, l’installation du studio, et formé l’équipe à son utilisation.

En décembre, deux membres du centre ont aussi bénéficié d’une formation de formateur qui leur permettra de former à leur tour des citoyens journalistes à l’intérieur même de la Syrie.»

Le Aleppo Media Centre reçoit donc aussi le «soutien» d’une organisation appelée l’incubateur des médias syriens basée à Ganziatep, en Turquie. Le choix du nom est intéressant, puisque la Turquie aussi a servi d’incubateur aux mercenaires terroristes de tout acabit soutenus par les États-Unis et l’OTAN, les pays du Golfe et Israël qui ont envahi la Syrie par la frontière turque avec leurs armes et leur équipement. C’est d’ailleurs la principale cause du prolongement du conflit syrien en cours, qui a engendré ce cycle perpétuel de misère et de carnage que subit le peuple syrien.

 

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C’est ici que les choses deviennent plus croustillantes. «L’incubateur des médias syriens» est un projet financé par Canal France International (CFI), l’agence de coopération et opérateur du ministère des Affaires étrangères de la France dans le domaine des médias. Oui, c’est bien le Quai d’Orsay qui finance le Aleppo Media Centre, la principale source d’«informations» sur Alep larguées à l’ensemble des médias de masse au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Europe.

C’est écrit en bleu, blanc et rouge sur le site Web du gouvernement  français :

«Canal France International (CFI), agence française de coopération, opérateur du ministère français des Affaires étrangères dans le domaine des médias, vient de signer deux contrats importants (2,7M€) avec l’Union européenne pour développer des projets en faveur des médias indépendants du monde arabe.

Le premier contrat de deux ans concerne un projet d’accompagnement du développement de médias syriens, principalement par le biais de formations.

D’un montant de 1,5 million d’euros, il est financé à hauteur de 1,2 million par l’Union Européenne. L’objectif principal du projet est de préparer une nouvelle génération de journalistes syriens capables, aujourd’hui, de produire une information de qualité et professionnelle, et demain de constituer les piliers des médias de l’après-crise.

Dès le mois d’avril 2014, CFI ouvrira les portes d’un centre de médias, baptisé «Syrian Media Incubator», dans la ville turque de Gaziantep, à 60 km de la frontière syrienne, au nord d’Alep. Cet espace de travail collectif vise à fournir des outils modernes de télécommunication et à accompagner les journalistes syriens décidés à continuer, coûte que coûte, de relayer l’information de leur pays.»

Cet aveu du gouvernement français n’est rien de moins que spectaculaire. Examinons de près cette annonce : la France et l’UE, qui sont loin d’être des observateurs impartiaux de la guerre que livrent en Syrie les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN, les pays du Golfe et Israël, financent et soutiennent un organe de presse qui attise le feu de la propagande à des points stratégiques dans la bataille que livre l’Armée arabe syrienne pour libérer Alep des griffes des gangs terroristes de la coalition des États-Unis. Le feu qu’il attise permet de détourner le regard du public des véritables atrocités commises par les entités terroristes contre des civils syriens à Alep et de relancer les appels en faveur d’une zone d’exclusion aérienne, l’outil ultime que veut se procurer l’OTAN pour réduire la Syrie à un État en déliquescence comme la Libye.

 

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Rami-SOHR-259x300Il convient de noter aussi que l’UE est aussi l’une des principales sources de financement de cette autre ONG de «l’opposition syrienne» qu’est l’Observatoire syrien des droits de l’homme (SOHR), un one-man show basé en Grande-Bretagne donné par un ancien condamné syrien appelé Rami Abdelrahman (dont le véritable nom est Osama Ali Suleiman ; photo, à gauche). Celui-ci travaille en coordination avec le ministère britannique des affaires étrangères et du Commonwealth. Il est important d’en parler parce qu’à l’instar du Aleppo Media Centre, l’Observatoire est la source d’où l’ensemble des médias institutionnels occidentaux, ainsi que le département d’État des États-Unis et leurs alliés, puisent toutes leurs «nouvelles» et leurs «données» à propos de ce qui se passe prétendûment en Syrie.

 

Qu’il s’agisse de l’histoire d’Omran ou des récentes allégations d’attaque au chlore par l’armée arabe syrienne, toutes ces nouvelles font partie d’un programme qui a peu à voir avec le bien-être de la Syrie et relève bien plus de la volonté d’atteindre l’objectif politique de changement de régime déclaré des États-Unis et de l’OTAN, qui était en tête de liste des choses à faire en Syrie bien avant 2011 (lorsque la guerre sale planifiée en cours en Syrie a vraiment commencé à prendre de l’ampleur) par les agences de Washington responsables de l’édification [destruction] de la nation.

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UN HOMME TRANSPORTE UN ENFANT, D’AUTRES ONT L’AIR OCCUPÉS : mise en scène familière d’une image émouvante par le Aleppo Media Centre (Source : AMC/Washington Times)

UN HOMME TRANSPORTE UN ENFANT, D’AUTRES ONT L’AIR OCCUPÉS : mise en scène familière d’une image émouvante par le Aleppo Media Centre (Source : AMC/Washington Times)

Là encore, nous voyons les mêmes «citoyens journalistes» autoproclamés bien enracinés dans les colonies terroristes nouvellement établies, ces enclaves terroristes qui regorgent de criminels fanatiques sous l’effet de la drogue, instables et violents, qui n’hésitent pas à lancer aveuglément sur les zones résidentielles densément peuplées de l’ouest d’Alep des contenants emplis de verre, d’éclats, de chlore ou d’explosif.

Ces «citoyens journalistes» apprécient leurs rôles et leur cantonnement en territoire terroriste et ne craignent aucunement les meurtriers qui n’éprouvent aucun scrupule à commettre les pires atrocités, y compris la décapitation d’un gamin de 12 ans émacié et fiévreux, Abdullah Issa, dont il a été question précédemment.

Nous assistons à la création d’une autre composante de l’État de l’ombre de l’Occident, qui se cache derrière toute une série de projets des ONG qu’il finance, et qui s’échafaude dans le brouillard de la guerre, brique après brique, jusqu’à ce que se dresse une barrière infranchissable entre le grand public et la vérité sur ce à quoi la Syrie et le peuple syrien sont réellement confrontés.

Cette enclave de médias de l’ombre s’installe dans la caisse de résonance de la propagande érigée par les États-Unis et l’OTAN, qui réduit au silence les appels provenant de la Syrie qu’on entendrait normalement, au profit d’une image faussée et artificielle et de reportages tordus qui utilisent sans ambages les termes «rebelles» et «combattants de la liberté» pour décrire des terroristes islamistes.

L’appel authentique est celui de la majorité de ce qui forme le peuple syrien, et non pas les cris de guerre de «l’opposition» choisie par les États-Unis et l’OTAN, dont la plupart des partisans ne vivent même pas en Syrie.

La méthode

«Pour mémoire, en partenariat avec International Media Support (IMS) et Reporters sans frontières (RSF), CFI a notamment contribué en 2013 à la création de la radio syrienne indépendante Radio Rozana qui émet depuis Paris et s’appuie sur un réseau de 30 correspondants basés en Syrie. Ces derniers ont bénéficié en 2013 de plusieurs formations organisées par CFI.»

Les pays visés

«Le second contrat signé avec l’Union européenne, d’une durée de trois ans, permettra à CFI de financer des projets visant à développer l’information en ligne en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Libye, en Égypte, en Jordanie, en Palestine, au Liban et en Syrie.»

Leur objectif clair et la fin en soi

«Dans un paysage arabe en pleine mutation, CFI renforce ainsi ses efforts pour accompagner les médias indépendants appelés à jouer un rôle majeur dans les fragiles processus de démocratisation en cours.»

L’aval du gouvernement français

«Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international (MAEDI) confie à CFI la mission de mettre en œuvre sa politique d’appui au développement des médias publics et privés, et plus généralement du secteur audiovisuel dans une perspective tri‑media, dans les pays bénéficiaires de l’aide publique au développement.

Ses objectifs demeurent la diffusion de l’information [propagande], la consolidation de la société civile et de l’État de droit et l’appui aux nouvelles démocraties ou “États fragiles”. Son endossement à France Télévisions et Arte France est le garant de son professionnalisme.»

Des organes de presse comme le Aleppo Media Centre sont décrits dans une étude de CFI, «en opposition à la propagande de Damas». Pourtant, lorsqu’on sait que la soi‑disant propagande de Damas est aussitôt rejetée de tous les côtés par les gouvernements de la coalition menée par les États-Unis, leurs médias d’État, les groupes de défense des droits de la personne, les groupes d’opposition contrôlés, toutes les ONG antisyriennes financées par Soros, les chouchous de l’OTAN que sont  les casques blancs et, enfin, les groupes de réflexion alignés sur l’OTAN, il est difficile de comprendre cet appel à une opposition en présence d’un si puissant lobby international opposé à l’État syrien.

L’aval des Israéliens

Rappelons qu’Israël, qui est le principal bénéficiaire de la guerre menée par la coalition des États-Unis en Syrie selon Bouthaina Shaaban (conseillère politique et médiatique du président syrien Bachar Al Assad), tenait une page consacrée aux reportages du Aleppo Media Centre sur le site Web du Times of Israel jusqu’en mars 2015. Cet honneur n’est réservé qu’à ceux qui s’inscrivent dans le cadre très étroit de la vision géopolitique sioniste préconisant la fragmentation du Moyen‑Orient et le déchirement de la Syrie, son rival de toujours, le long de lignes de fracture sectaires, une politique menée par Israël et par son complice de crime, plus exposé que jamais, qu’est l’Arabie saoudite.

Les principaux acteurs

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Zein Al Rifai, cofondateur du Aleppo Media Centre. Photo : Rozana.fm

Zein Al Rifai, cofondateur du Aleppo Media Centre. Photo : Rozana.fm

Un des cofondateurs du Aleppo Media Centre est Zein Al Rifai, l’autre étant Youcef Seddik. Dans une interview accordée au  Syria Deeply, une autre étoile de la constellation des centres des médias nouvellement constitués pour diffuser de la propagande contre l’État syrien et son armée nationale, Al Rifai répond aux questions en proférant les mêmes clichés et mensonges éhontés.

«Alep a été l’une des premières villes à protester. Les manifestations qui ont eu lieu à l’Université d’Alep étaient importantes, mais malheureusement, les médias ne parlaient pas d’Alep à cette époque et les premières manifestations ne sont pas bien documentées, explique Al Rifai.»

Se pourrait-il que ces «premières manifestations» n’aient pas été bien documentées parce qu’elles n’ont pas eu lieu, contrairement à ce qu’affirme Zein Al Rifai, fondateur du Aleppo Media Centre ?

NOTA – Syria Deeply est financé par la Asfari Foundation, dirigée par son PDG Ayman Asfari, qui a aussi attribué un financement de démarrage de 300 000 dollars pour la campagne syrienne, dont l’équipe est à l’origine du plus grand succès de l’intervention d’agents de l’OTAN sur le terrain : les Casques blancs.

Voici la réponse du Dr Tony Sayegh, un éminent chirurgien basé à l’ouest d’Alep, lorsqu’on lui a demandé comment c’était à Alep avant le conflit :

«C’est en juillet 2012 que tout a changé. Mais ce ne sont pas les résidents d’Alep qui se sont rebellés contre les dirigeants. Des parties de la ville ont été envahies par des groupes armés provenant d’ailleurs en Syrie et d’autres pays.» Tony Sayegh croit que les intérêts en cause dans cette invasion dépassaient largement le contrôle d’une seule ville.

«La tentative de renverser le gouvernement de la Syrie par les armes et les émeutes avait échoué. Ils ont alors décidé de se concentrer sur Alep, pour faire buter toute l’économie syrienne. Les groupes armés ont pris les services d’eau et les centrales électriques afin de stopper l’approvisionnement des résidents, puis ont jeté leur dévolu sur les industries. Des usines au complet ont été démantelées et transportées en Turquie. Ils ont tout volé. C’est à ce moment que tout a chamboulé et que le malheur d’Alep a commencé.»

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Image sur la page Facebook de Zein Al Rifai : tous ces drapeaux associés à l’opposition syrienne expriment clairement où se situent ses sympathies. Photo : page Facebook

Image sur la page Facebook de Zein Al Rifai : tous ces drapeaux associés à l’opposition syrienne expriment clairement où se situent ses sympathies. Photo : page Facebook

Une recherche sur les activités d’Al Rifai et de Seddik révèle que ces deux «citoyens journalistes» opposés au gouvernement syrien n’ont aucune difficulté à entrer en France pour y faire des tournées promotionnelles, ce qui est quand même extraordinaire quand on sait qu’il est pratiquement impossible pour la majorité des citoyens syriens laïcs favorables au gouvernement [ou simplement opposés à l’intervention de l’OTAN] d’obtenir un visa, en raison des dures sanctions que les États-Unis et l’UE imposent contre l’État syrien, qui affectent avant tout le peuple syrien.

En outre, les deux hommes sont immanquablement décrits par la presse française comme des «opposants à Bachar el-Assad» et des «journalistes» qui n’ont pas d’objection à maintenir des relations avec des entités terroristes comme le Front al-Nosra (Al-Qaida en Syrie), puisqu’ils partagent le même but, qui est de renverser le président Assad.

«Nous maintenons de bonnes relations avec la plupart des factions de l’opposition. Nous partageons tous le même objectif : libérer la Syrie de la tyrannie, sauf que chacun d’entre nous suit sa propre voie pour y parvenir. Nous avons couvert des secteurs sous le contrôle du Front al-Nosra à Alep et à Idlib. Ils nous ont toujours laissés tranquilles.» ~ Zein Al Rifai à Syria Deeply

 

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Dr_KodmaniEn plus de manifester leur attachement à une organisation qui est responsable d’un pourcentage énorme des atrocités commises contre la majeure partie du peuple syrien et ailleurs, les deux hommes se font souvent accompagner dans leurs tournées par nulle autre qu’Hala Kodmani, la soeur de la directrice du Conseil national syrien, Basma Kodmani (photo, à gauche).

 

Les qualifications de Basma Kodmani comme candidate de l’opposition favorisée par l’OTAN, qui a participé deux fois aux réunions du Groupe Bilderberg, ont été passées au peigne fin par Charlie Skelton du quotidien The Guardian :

«Il en ressort que Kodmani est un fidèle lieutenant de l’industrie de la promotion de la démocratie anglo-américaine. Sa «province d’origine» (selon le site Web du Conseil national syrien) est Damas, mais son parcours professionnel est lié étroitement et depuis longtemps aux pouvoirs qu’elle supplie d’intervenir en Syrie.»

Conclusions

Une recherche très rapide à partir des termes Aleppo Media Centre + Omran fait ressortir le rôle crucial de cet organe de presse soutenu par l’Occident dans le moulin de la propagande des médias alignés à l’OTAN. Pratiquement tous les grands médias institutionnels utilisent les vidéos et les reportages du AMC pour encourager et maintenir le flot incessant de chroniques de la coalition des États-Unis anti Assad. The Guardian, Channel 4, la BBC, The Telegraph, CNN, Fox News, Time, FT et bien d’autres dépendent tous du AMC pour livrer le produit qu’ils nous concoctent à propos de la Syrie.

Bref, c’est le Smart Power (pouvoir de l’intelligence) en action, l’instauration d’un monde meilleur où les gros bonnets des médias, dans le confort de leurs tours de bureaux à Londres, Paris et Manhattan, n’ont plus à se salir les mains en zone de guerre, laissant le soin aux «militants» et aux «citoyens journalistes» de faire le boulot à leur place.

Le problème du point de vue professionnel et éthique c’est que, dans le cas du Aleppo Media Centre, ses reportages ne sont pas équilibrés ni objectifs. Le AMC est financé par le Quai d’Orsay, l’UE et les États-Unis, qui ont tous investi massivement dans l’opération militaire de la coalition menée par les États-Unis, dans la «feuille de route» pour la Syrie et dans l’hypothétique changement de régime qu’ils souhaitent ardemment.

Pire encore, le Aleppo Media Centre est intégré exclusivement au Front al-Nosra, à Arar al-Sham et dans les secteurs contrôlés par les terroristes. Ceux qui en font partie disent eux-mêmes qu’ils travaillent en étroite collaboration avec le Front al-Nosra, puisque tous partagent le même objectif qui est un changement de régime, peu importe le nombre de civils syriens massacrés en cours de route, ce qui ne manque pas de se produire à Alep.

Le AMC constitue un élément crucial d’un réseau beaucoup plus vaste et sinistre formé de partisans de la démocratisation et de prédateurs néocolonialistes. Il est aussi mis en valeur par Israël, le bénéficiaire principal d’un conflit et d’un chaos perpétuels en Syrie et dans la région.

Finalement, tout ce beau monde cherche à promouvoir l’idée que pour améliorer la Syrie, il faut commencer par la détruire. Sur la base de l’ensemble des renseignements pertinents disponibles, il est clair que les médias commandités par les États occidentaux sont des agences de relations publiques chargées de vendre cette idée à la population délibérément mal informée.

Ces mêmes médias syriens intégrés, ainsi que les médias institutionnels qu’ils alimentent, ne se gênent pas pour coller l’étiquette Hitler sur le dos du président Assad, une forme de diabolisation à rabais qu’eux et leurs équipes du Smart Power utilisent à répétition pour obtenir les changements de régime qu’ils convoitent, que ce soit en Libye (Mouammar Kadhafi), en Irak (Saddam Hussein) ou en Yougoslavie/Serbie (Slobodan Milosevic), pour citer quelques exemples.

Ces campagnes d’«hitlérisation» s’avèrent fructueuses, mais on ne peut s’empêcher de constater, à la lecture de la propre thèse d’Hitler à propos de la propagande, qu’il est évident que les États du Nord et la machine médiatique institutionnelle respectent rigoureusement la vue de l’esprit décrite en détail par Hitler lui-même, qui considérait la propagande comme l’élément essentiel pour contrôler les masses et garantir l’acceptation d’une guerre éternelle.

«L’art de la propagande consiste à être capable d’éveiller l’imagination publique en faisant appel aux sentiments des gens, en trouvant des formules psychologiquement appropriées qui attireront l’attention des masses et toucheront les cœurs.»~ Hitler, Mein Kampf

Vanessa Beeley

Vanessa Beeley est contributrice à 21WIRE, et depuis 2011, elle a passé la majeure partie de son temps au Moyen-Orient, reportant les événements qui s’y déroulent – comme chercheuse indépendante, écrivain, photographe et militante pour la paix. Elle est également membre du Comité directeur du Mouvement Solidarité Syrie, et une bénévole de la Campagne mondiale pour le retour en Palestine. Voir son travail sur son blog The Wall Will Fall.

Traduit par Daniel, édité par Wayan et relu par Cat pour le Saker Francophone.

source:http://lesakerfrancophone.fr/le-quai-dorsay-lue-et-les-usa-financent-le-aleppo-media-centre-qui-defend-la-cause-des-djihadistes


 
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Le Système en mode panique

29 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #La finance dérégulée, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #Daesch, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La Russie, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Le Système en mode panique

Les masques ne tomberont pas plus bas. Obama qui met son veto à une loi autorisant les poursuites contre les Saoudiens qui ont financé l’inside job du 11 Septembre; l’attaque contre les troupes syriennes pour permettre une offensive de l’Etat islamique à Deir ez-Zor; puis la soudaine hystérie des merdias-systèmes pour condamner l’offensive de Damas à Alep: il est désormais clair pour tous que les Atlantistes sont les alliés de Daesh en Syrie, et plus largement des barbus de tous poils au Moyen-Orient. Reste que la mobilisation politico-merdiatique contre la Russie et Damas atteint cette fois des proportions si délirantes qu’il faut se demander si la pègre néolibérale dirigeante ne se prépare pas à renverser la table en cherchant, en désespoir de cause, une confrontation directe avec la Russie. Car le dossier syrien n’est que l’un des fiascos en cours parmi une multitude d’autres.

Zapping masochiste

Cette fois les merdias-systèmes se lâchent. Tous les plumitifs de notre vertueux monde libre s’étranglent désormais d’une indignation qu’ils affirment planétaire et même cosmique contre le super-méchant Poutine et Bachar «le tyran qui massacre son propre peuple» selon la formule consacrée et déjà usitée pour Saddam Hussein et Khadafi par… eux-mêmes.
Moscou et Damas sont ainsi accusés de pilonner sans discernement le quartier «rebelle» d’Alep (donc où les terroristes d’al-Nosra-Qaïda-Daesh et consorts se terrent en prenant la population en otage), visant même délibérément les civils et en particulier les vieillards diabétiques, les infirmières, les féministes, les transgenres, les chatons affamés et surtout les fillettes si possible de moins de 3 ans (1).
Lors d’un zapping masochiste, on est ainsi retombé d’abord sur la photo pourtant très suspecte du petit Omran (2) exhumée par France2 pour arracher des larmes à la ménagère, puis sur le toujours consternant 28 minutes d’Arte (terrible zapping indeed…). Et là, c’était du pur caviar ! Au milieu d’un débat où comme toujours les intervenants s’enflammaient à l’unisson contre Moscou et Damas, la speakerine en charge s’indignait donc, s’emportait même, de voir qu’il n’y avait encore eu aucune manifestation-monstre du peuple dans les rues de Paris (rive gauche bien sûr) pour dénoncer les crimes russes et syriens, sous-entendus «après tout ce qu’on leur a dit et montré».
Et vous comprenez qu’en fait, ces gens-là n’ont même pas l’excuse d’être de dociles petits fonctionnaires propagandistes de la pègre atlantiste, mais qu’ils sont pour la plupart tout simplement sincères dans leur imbécilité, honnêtes dans leur aveuglement bref, que ce sont justes des idiots utiles hallucinés par l’idéologie qu’ils servent en rampant, étant entendu que dans tout système totalitaire il est toujours dangereux de lever la tête, surtout dans les médias.
A aucun moment ni la dame en question ni sa chorale de clones ne s’est donc demandé si ce désintérêt de la rue ne pouvait pas venir, par hasard, du fait que justement plus personne ne croyait à LEUR version pourrie, que chacun avait vu la nudité du roi atlantiste et comprenait son jeu incestueux et criminel avec les barbus au Moyen-Orient.
Fin du zapping donc, avec comme toujours une légère nausée.
Et puis retour à la vue d’ensemble.

En route pour le plan B ?

Car la crise syrienne n’est qu’une crise parmi toutes celles qu’affronte notre vertueux Système atlantiste et sa contre-civilisation.
Ainsi, sous le vernis d’un technologisme débridé et du mythe d’une croissance éternelle, tout y est rouillé, foireux, rongé, poreux, branlant et déglingué. C’est que notre hyper-Titanic néolibéral se fracasse en même temps contre toutes ses impasses. Seule l’énorme couche de propagande, du type «tout va très bien Madame la Marquise», donne encore l’illusion d’un édifice encore viable alors que toute sa structure, aussi bien sociale que politico-économique, menace de s’écrouler à tout instant saisi par la surfusion (3).
Son modèle économique est une aberration mortifère sans lendemain qui craque de toutes parts; son système politique soit disant démocratique est devenu une vulgaire oligarchie corrompue jusqu’à la moelle; et sa structure sociale se décompose à vue d’œil sous les coups de boutoir du progressisme bobo-nihiliste et de la «crise migratoire», avec une guerre de tous contre tous qui menace désormais de tourner à la guerre civile tout court.
Aux commandes de cet hyper-Titanic, la capitainerie US, elle, fait face à une menace existentielle. La «dédollarisation» des échanges internationaux s’accélère; la Russie surpasse désormais l’Empire en matière de technologie militaire et la Chine poursuit sur sa lancée émancipatrice en tant que désormais première puissance économique mondiale. L’élite washingtonienne est par ailleurs tombée dans un tel état de disgrâce qu’il semble fort possible que le trublion Trump réussisse finalement à damer le pion à la candidate du Parti de la Guerre et de Wall Street, la toussoteuse Killary.
De ce côté-ci de l’Atlantique, l’UE est au bord de l’implosion, la paupérisation ravage les peuples et, en France, fer de lance de la construction européenne donc, la pègre dirigeante connaît le même état de disgrâce que sa consœur et inspiratrice étasunienne.
Alors en voyant l’hystérie anti-russe soudain flamber de la sorte de part et d’autre de l’Atlantique, de notre vertueux monde libre donc, en voyant les Etats-Unis et la France pousser à la une confrontation directe avec la Russie sur le théâtre syrien, on ne peut s’empêcher de penser que devant les échéances hasardeuses qui s’annoncent pour le Système, certains doivent se dire que renverser la table avec une guerre de haute intensité pourrait faire office de plan B.

PS: Le timing est parfait. Publiés ce jour, les résultats de l' »enquête officielle » sur le krash du MH17 accusent bien évidemment les rebelles pro-russe du Donbass (ce que conteste le Kremlin). Grosse poussée de russophobie supplémentaire en perspective!

1- Il ne s’agit bien évidemment pas ici de minimiser le terrible calvaire de la population civile, mais de pointer l’indignation sélective atlantiste qui ne se manifeste que lorsque ses intérêts sont menacés.

2- Le Quai d’Orsay, l’UE et les USA financent le «Aleppo Media Centre», qui défend la cause des djihadistes

3- De la chute de l’Empire à la surfusion du Système

source: http://www.entrefilets.com/Le_systeme_en_mode_panique.html


 
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La CIA et son armée de mercenaires du sexe.

29 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #ISIL, #AMERIQUE, #Terrorisme, #L'OTAN., #Le grand banditisme, #l'horreur économique

La CIA et son armée de mercenaires du sexe.

Le jeu est appelé la théorie du chaos. L’objectif est la déstabilisation, il faut pousser le monde « dans ce jeu». L’outil est la frustration sexuelle guidée par les préjugés culturels et des difficultés économiques. Il est mis en jeu par la CIA pour déplacer littéralement des armées de jeunes hommes islamistes à travers le monde.

Ils sont soit  envoyés comme djihadistes pour ISIS soit pour ses armées de substitution. Ces  « terroristes modérés», inondent maintenant les villes du monde, dans lesquelles la presse orchestre soigneusement les incidents organisés et le terrorisme sous faux drapeau. Ce qui cause un véritable désastre social et radicalise les Américains et les Européens craintifs, afin de les conduire à un suicide politique. Rien de tout cela n’est fait par accident.

Pour la CIA et d’autres agences qui sont gérées par des spécialistes des sciences sociales avec une flexibilité morale excessive, tout conflit est bon. Tout agent de changement et tout changement peuvent et doivent être contrôlés, dirigés et gérés.

Les agents de changement sont généralement le terrorisme, les conflits politiques, la pauvreté et, moins bien connu, le sexe.

Vous voyez, l’agent actuel de chaos, celui qui domine la scène mondiale, c’est la testostérone. Cet agent de « couplage » agit comme un aimant sur  une population infinie de jeunes hommes prêts à se déraciner d’une vie sans espoir pour aller partout où ils sont dirigés et pour n’importe quelle action qu’on leur assigne.

Tout ce qu’ils demandent, c’est la promesse de sexe et peut-être l’espoir d’une vie autre que la leur, même si le travail qu’on leur confie inclut la tyrannie, la torture et les décapitations.

Les maîtres d’œuvre de ces migrations de mâles, pour la plupart musulmans sunnites, sont la CIA, le MI6, le Mossad et la DGSE française.

Les agences de renseignement sont des agents de changement « pour pas cher » et fonctionnent mieux lorsque les gouvernements tombent, lorsque les alliances s’effritent et lorsque l’agitation sociale suppure et éclate en conflit ouvert.

En Amérique, cela est fait à partir de Fort Huachuca, Arizona, l’École du renseignement de l’armée américaine. On y utilise tous les dialectes arabes connus, chaque réseau social est pénétré, voici ce qu’ils écrivent: là, règnent  les «maîtres de l’univers» que sont les think tanks de Washington et de Tel-Aviv, les génies autoproclamés de Whitehall. Tous ces chacals servent un maître invisible, manipulent le monde avec Google, Twitter et Facebook. Il faut reconnaître la merveilleuse efficacité des médias sociaux, anonymes, confidentiels, pas chers et sales, et même très dégueulasses.

« Les femmes allemandes sont toutes des putes, vous pouvez simplement déchirer leurs vêtements et faire votre affaire avec elles. Les autorités allemandes sont des lâches, le peuple allemand est faible, et cerise sur le gâteau, le gouvernement allemand va vous payer pour vivre comme un nabab et vous n’aurez jamais à travailler.  »

Les Israéliens, qui travaillent en étroite collaboration avec leurs amis saoudiens et turcs des centres dotés de femmes au foyer sans emploi, ont leur propre version, celle qui réussit à merveille des Philippines au Sahel africain, et qui a drainé une centaine de milliers ou plus de  candidats venant de leurs obscurs villages pour intégrer les bataillons de terroristes  au Moyen-Orient:

«Venez en Syrie et en Irak  rejoindre ISIS. Voyagez à travers le monde, d’un aéroport à un autre, pas de visa, pas de billets. Vous vous déplacez à travers le monde comme par magie, dans un monde où tout est à vous, toute femme ou tout garçon que vous voulez. Vous êtes protégés par l’US Air Force, payés par Arabie Saoudite (les gardiens des lieux saints de l’Islam !). Vous pouvez violer, voler et assassiner à satiété. Quand vous avez terminé, vous pouvez vivre tranquillement à Paris ou Francfort ou Stockholm « .

 

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/09/aladdin_et_le_roi_des_40_voleurs_aladdin_et_le_roi_des_voleurs_aladdin_and_the_king_of_thieves_1996_reference-320x2561.jpg

aladdin_et_le_roi_des_40_voleurs_aladdin_et_le_roi_des_voleurs_aladdin_and_the_king_of_thieves_1996_reference-320x256Et en effet, ils se déplacent comme par magie, environ 13000 km ou plus, à travers les aéroports les plus sûrs du monde, à travers des frontières impénétrables, nourris, habillés et protégés, payés, armés et fournis en femmes parmi les dizaines de milliers d’esclaves sexuelles qui vivent dans l’angoisse et la terreur, sous l’emprise de la CIA et de ses groupes sœurs terroristes qui, de plus en plus, reconnaissent qu’ISIS et tout autre groupe terroriste sur la planète leur appartiennent.

 

Ils sont appelés « acteurs non étatiques » armés (ANSA Armed Non State Actors) et sont catalogués par l’Appel de Genève, un groupe suisse qui vit dans le déni capiteux de la réalité de notre temps. Donc ANSA, ce sont les armées de substitution qui agissent comme agents de déstabilisation au nom de la criminalité mondiale organisée, également connue sous le nom de «l’économie mondiale. »

Ce que nous traitons aujourd’hui est la composante sexuelle de cette « guerre pas chère » et comment la biologie humaine rend tout cela si facile. Ce n’est pas un secret que les jeunes hommes sont vulnérables aux mauvaises décisions. Chez les hommes, des scientifiques sociaux disent que le cortex cérébral de l’homme ne se développe pas correctement jusqu’à la trentaine.

Lorsque vous ajoutez à cela certains principes de l’Islam, comme la diabolisation de la sexualité en dehors du mariage, et les nombreuses interprétations controversées du Coran [1] qui, selon les wahhabites talmudistes saoudiens,  permettent aux djihadistes le viol de leur vivant, et après leur trépas, et s’ils se font kamikazes, 72 vierges houris au paradis [1]. Ainsi, ce puissant message, relayé par les médias et les mosquées qui parsèment le monde, financés par les Saoudiens, alors vous avez créé un puissant message qui motive des millions de jeunes musulmans ultra frustrés sexuellement. En outre, le taux de natalité élevé dans  les pays islamiques, aux économies en ruine, exacerbe le problème, et encourage ces pays, comme la Tunisie [2], à fermer les yeux sur ces nouveaux « postes d’emploi » en Syrie, en Libye, en Irak, et en Europe.

Ajoutez à cela le fait que, pour ces jeunes musulmans désargentés, le sexe hors mariage est pratiquement impossible, et que pour pouvoir se marier, il faut disposer d’un revenu, donc d’un boulot qu’ils n’ont pas, et vous voyez que le pauvre jeune ne peut qu’être attiré par le sexe offert par la CIA et puis, en cas de mort kamikaze, par Allah, selon les doctes saoudiens.

Placez quelques I-Phones autour, chargez des médias sociaux avec des histoires de parties de sexe à Alep, Manjib ou Mossoul, des chèques de paie saoudiens envoyés aux familles nécessiteuses, aux élites islamistes et aux imams des mosquées, vantez la guerre héroïque contre les athées, les juifs et les croisés (alors qu’en réalité, les djihadistes vont se battre pour le bénéfice exclusif de ces « juifs et ces croisés »), et vous comprenez que , non seulement  le recrutement de djihadistes est ultra facile, mais que, dans certains cas, comme en Tunisie, on prend les plus méritants parmi les trop nombreuses candidatures. Ils ne savent pas qu’ils travaillent pour Israël ou Washington, Londres ou Paris, car ils sont tous du même moule : politiquement incultes, intellectuellement limités, psychologiquement malades.

Derrière tout cela, il y a un mécanisme de support qui contrôle les aéroports du monde grâce à des entreprises comme ICTS d’Israël (que nous avons déjà rencontré dans les attentats sous faux drapeau à Paris et à Bruxelles) [3]  et les bases de données mondiales des terroristes qui semblent autoriser seulement les terroristes de se déplacer sans être interrogé, et il vient tous ensemble.

Toute ce système est aussi aidé par l’ONU et par un nombre infini d’Organisations Non Gouvernementales, qui fournissent la formation, le transport, les soins médicaux, la nourriture et, bien sûr, les plus belles armes de haute technologie possibles, les meilleurs missiles, fusils de sniper, renseignement par satellite, les F16 en l’air comme couverture et des diplomates occidentaux fournissant subterfuge nécessaire.

Il n’y aurait pas de terrorisme, pas de « guerre pas chère » sans ces œuvres de bienfaisance fictives, et la plupart des organismes de bienfaisance, surtout « islamiques » ne sont que cela.

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[Note de l’éditeur: VT (Veterans Today) a longtemps éditorialisé sur la facilité avec laquelle les djihadistes peuvent se déplacer dans le monde entier, entrant et sortant à leur guise des zones de conflit, comme s’ils disposaient, chacun, d’un tapis magique offert discrètement par une ONG extra terrestre. Pour les autres quidams comme nous, une surveillance constante nous est imposée…

Autre exemple : Boko Haram est miraculeusement capable de sécuriser l’utilisation des téléphones par satellite, ce qui très difficile à obtenir sans l’assistance de grands spécialistes et sans un calendrier de paiement traçable, alors que, normalement, l’utilisation d’un tel téléphone devrait attirer un drone tueur aussi sûrement que la merde attire les mouches. N’étant pas suicidaires, les terroristes de Boko Haram ont donc des garanties de ne pas se faire attaquer par les possesseurs de drones en Afrique: les Américains et le Français.

Et pourtant, nous ne trouvons personne dans les Services de Renseignement, les médias d’investigation, ou dans la politique qui soit un tout petit peu curieux au sujet de ces « anomalies » en dépit de leur clignotement aussi visible qu’une lampe au néon dans une nuit noire au Sahara. Lorsque nous interrogeons les professionnels à ce sujet, ils vous donnent l’impression que cette question n’a jamais hanté leur esprit auparavant.

C’est comme s’ils avaient, dans leur ADN, un instinct  de survie  activé sur « no go », et qui les rend sourds, muets, aveugles et stupides, lorsqu’ils savent qu’il est de leur intérêt d’être ainsi. Cet échec, cet échec orchestré de ne pas poser les bonnes questions est gravé dans le bronze de l’histoire de ce canular qu’on appelle  « guerre contre le terrorisme ».

Jim W. Dean

 Source : NEO – The CIA Sex Mercenary Army

via: http://vilistia.org/archives/12163


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http://reseauinternational.net/la-cia-et-son-armee-de-mercenaires-du-sexe/#joMHM1oqkeyt4Alt.99

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Washington tente de briser les BRICS – Le pillage du Brésil commence (New Eastern Outlook)

29 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Amérique Latine, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #Terrorisme, #l'horreur économique

Washington tente de briser les BRICS – Le pillage du Brésil commence (New Eastern Outlook)

Washington tente de briser les BRICS – Le pillage du Brésil commence (New Eastern Outlook)

 

image: http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/09/arton30939-c6f9e.jpg

arton30939-c6f9eL’appareil à changer les régimes de Washington a pour le moment réussi à briser un maillon important dans l’alliance des grands pays émergents par un passage en force d’une destitution par le Sénat de la présidente dûment élue, Dilma Rousseff. Le 31 août, son vice-président Michel Temer a prêté serment comme président. Dans son premier discours en tant que président, Temer a cyniquement appelé à un gouvernement de « salut national », en demandant la confiance du peuple brésilien. Il a présenté des plans de réforme et a également signalé son intention de réviser les lois du système de retraite et du travail, et de réduire les dépenses publiques, autant de thèmes chers aux banques de Wall Street, du Fonds Monétaire International et leur Consensus de Washington. Maintenant, après moins de trois semaines en poste, Temer a dévoilé ses plans pour la privatisation en masse des joyaux de la couronne du Brésil, à commencer par le pétrole. Le pillage prévu du Brésil par Wall Street est sur le point de démarrer.

 

Il est important de garder à l’esprit que la Présidente Rousseff n’a pas été condamnée ni même formellement accusée d’un acte concret de corruption, même si le courant pro-oligarchie des médias du Brésil, dirigé par O’Globo Group du milliardaire Roberto Irineu Marinho, a mené une campagne de diffamation, créant les conditions du renversement de Rousseff par une mise en accusation formelle devant le Sénat. Le virage a eu lieu lorsque le parti d’opposition de Tremer, le PMDB, a brisé le 29 mars sa coalition avec le Parti des Travailleurs de Rousseff, tandis que des accusations de corruption liées à Petrobras liées étaient lancées contre Rousseff et l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva.

Le 31 Août, 61 sénateurs ont voté pour la destitution, tandis que 20 ont voté contre. La charge formelle était « manipulation du budget de l’Etat » avant les élections de 2014 pour cacher le montant du déficit. Elle nie avec véhémence l’accusation. En effet, le Sénat a publié son propre rapport d’experts qui a conclu qu’il n’y avait « aucune indication d’implication directe ou indirecte de Dilma » dans des manœuvres budgétaires illégales. Selon Associated Press, « des auditeurs indépendants embauchés par le Sénat du Brésil ont déclaré dans un rapport publié lundi que la présidente suspendue Dilma Rousseff n’a pas participé à la comptabilité « créative » dont elle avait été accusée lors de son procès de mise en accusation. » Dans le cadre d’un système honnête l’histoire se serait arrêtée là. Mais pas au Brésil.

En effet, elle a été mise en accusation pour le déclin dramatique de l’économie brésilienne, un déclin délibérément aggravé par des agences de notation de crédit américains tandis que les médias brésiliens et internationaux traditionnels faisaient leurs titres sur les allégations de corruption chez Petrobras. Fait important, le Sénat n’a pas interdit l’ex-présidente de toute fonction publique pour 8 ans malgré les souhaits de Washington, et elle a promis un retour sur électoral. Temer, commandé par Washington, a jusqu’à la fin de 2018 pour livrer le Brésil à ses maîtres avant la fin légale de son mandat.

Il faut rappeler que Temer lui-même a été accusé de corruption par les enquêtes sur la compagnie pétrolière d’état Petrobras. Il aurait demandé au chef de l’unité de transport de Petróleo Brasileiro SA de l’époque, en 2012, d’organiser des contributions de campagne illégales au parti de Temer qui menait une campagne soutenu par Washington pour évincer le Parti des Travailleurs de Rousseff. Puis, au mois de juin dernier, quelques jours seulement après sa prise de fonctions en tant que président par intérim, deux des propres ministres nommés par Temer, dont le ministre de la transparence, ont été contraints de démissionner suite aux allégations selon lesquelles ils cherchaient à détourner l’enquête sur la corruption massive chez Petrobras.

L’un des deux, Romero Juca, un très proche allié de Temer, a été enregistré en train de comploter la destitution de Dilma comme un moyen d’arrêter l’enquête sur la corruption Petrobras en cours, tout en indiquant que les militaires du Brésil, les médias, et les tribunaux étaient tous impliqués dans le complot visant la destitution.

En bref, la destitution de Dilma Rousseff et son Parti des Travailleurs après 13 ans de pouvoir au Brésil était une nouvelle forme de Révolution Colorée de Washington, que nous pourrions appeler un coup d’Etat judiciaire par des juges et des membres corrompus du Congrès. Sur les 594 membres du Congrès, selon le quotidien Globe and Mail of Toronto, « 318 font l’objet d’une enquête ou ont été accusés » alors que leur victime, la présidente Rousseff, « n’est elle-même accusée d’aucun délit financier. »

Le lendemain du premier vote de mise en accusation à la Chambre basse au mois d’avril, un membre dirigeant du parti PSDP de Temer, le sénateur Aloysio Nunes, s’est rendu à Washington pour une mission organisée par le cabinet de lobbying Albright Stonebridge Group de l’ancien secrétaire d’Etat de Bill Clinton, Madeleine Albright. Nunes, en tant que président du Comité des relations étrangères du Sénat brésilien, a maintes fois préconisé que le Brésil se réoriente une fois de plus vers une alliance avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Madeline Albright, directrice d’un des principaux think-tanks étasuniens, le Council on Foreign Relations, est également présidente du principal ONG derrière les « révolutions de couleur » du gouvernement des États-Unis, le National Democratic Institute (NDI). Vous ne trouvez rien de louche, là-dedans ? Nunes serait allé à Washington pour rallier un soutien à Temer et au coup d’Etat judiciaire contre Rousseff.

Du côté de Washington, un acteur clé, le bourreau politique de facto de Rousseff, était, une fois de plus, le vice-président Joe Biden, le ’Dick Cheney’ des sales coups de l’administration Obama.

Le voyage fatidique de Biden au Brésil

En mai 2013, le vice-président Joe Biden a effectué une visite fatidique au Brésil pour rencontrer la présidente Rousseff. En Janvier 2011, Rousseff avait succédé à son mentor du Parti des Travailleurs, Luis Inacio Lula da Silva, ou Lula, qui était limité à deux mandats consécutifs par la Constitution. Biden était allé au Brésil pour parler de pétrole avec le nouveau président. Les relations entre Lula et Washington s’étaient refroidies lorsque Lula a soutenu l’Iran contre les sanctions américaines et s’est rapproché économiquement de la Chine.

Fin 2007, Petrobras avait découvert ce qui a été estimé comme une gigantesque réserve de pétrole de haute qualité sur le plateau continental maritime brésilien dans le bassin de Santos. Au total, le plateau continental brésilien pourrait contenir plus de 100 milliards de barils de pétrole, ce qui transformerait le pays en une puissance pétrolière et gazière, chose que les géants pétroliers US Exxon et Chevron, aimeraient contrôler.

En 2009, selon une fuite de câbles diplomatiques US publiés par Wikileaks, le consulat américain à Rio a écrit que Exxon et Chevron ont essayé en vain de modifier une loi soutenue par le mentor et prédécesseur de Rousseff au sein du Parti des Travailleurs, le président Luis Inacio Lula da Silva. Cette loi de 2009 fait de Petrobras le chef-opérateur les blocs pétroliers offshore. Washington et les géants pétroliers US ne sont pas du tout heureux de perdre le contrôle sur la plus grande découverte potentielle de pétrole depuis des décennies.

Lula avait non seulement écarté ExxonMobil et Chevron de la position majoritaire en faveur de la Petrobras, mais il a aussi ouvert l’exploration pétrolière brésilienne pour la Chine, qui est depuis 2009 un membre central des pays en voie de développement du BRICS avec le Brésil, la Russie, l’Inde et l’Afrique du Sud.

En Décembre 2010, dans un de ses derniers actes en tant que président, Lula a supervisé la signature d’un accord entre l’entreprise énergétique brésilien-espagnol Repsol et la société Sinopec qui appartient à l’état chinois. Sinopec a formé une coentreprise, Repsol Brasil Sinopec, en investissant plus de $7,1 milliards dans Repsol Brésil. Déjà en 2005, Lula avait approuvé la formation de Sinopec International Petroleum Service of Brazil Ltd dans le cadre d’une nouvelle alliance stratégique entre la Chine et le Brésil.

En 2012, lors d’un forage d’exploration en commun, Repsol Sinopec Brasil, le norvégien Statoil et Petrobras ont fait une nouvelle découverte majeure dans Pão de Açúcar, le troisième dans le bloc BM-C-33, qui comprend Seat et Gávea, ce dernier étant l’un des 10 plus importantes découvertes au monde en 2011. Les grandes compagnies pétrolières étasuniennes et britanniques n’étaient pas visibles dans les parages.

La tâche de Biden était de sonder le successeur de Lula, Rousseff, pour revenir sur l’exclusion des grandes compagnies pétrolières US en faveur des Chinois. Biden a également rencontré quelques unes des principales sociétés d’énergie au Brésil, y compris Petrobras.

Bien que peu a été dit publiquement, Rousseff a refusé de modifier la loi sur le pétrole de 2009 d’une manière qui aurait satisfait Biden, Washington et les compagnies pétrolières US. Quelques jours après la visite de Biden, les révélations de Snowden qui montraient que la NSA et les Etats-Unis avaient également espionné Rousseff et de hauts responsables de Petrobras. Elle était livide et a dénoncé l’administration Obama au mois de septembre devant l’Assemblée générale de l’ONU pour avoir violé le droit international. Elle a annulé une visite prévue à Washington en signe de protestation. Après cela, les relations entre les Etats-Unis et le Brésil se sont sérieusement dégradées.

Après ses pourparlers de mai 2013 avec Rousseff, Biden lui a clairement donné le baiser de la mort.

Avant la visite de mai 2013 de Biden, Dilma Rousseff avait une cote de popularité de 70%. Moins de deux semaines après le départ de Biden, des manifestations nationales par un groupe très bien organisé appelé Movimento Passe Livre, sur une augmentation des tarifs de bus de 10 centimes, ont pratiquement paralysé le pays et devinrent très violentes. Les protestations portaient la marque d’une « révolution de couleur » avec des déstabilisations via les médias sociaux qui semblent suivre Biden partout où il passe. En quelques semaines, la popularité de Rousseff est tombée à 30%.

Washington avait clairement envoyé un signal que Rousseff devait changer de cap ou faire face à de graves problèmes. La machine à changer de régime de Washington, y compris la totalité de sa gamme d’opérations de guerre financières allant d’un audit fuité de PwC sur Petrobras à la dégradation du Brésil par l’agence de notation de crédit Standard & Poors de Wall Street en Septembre 2015, est entrée en action pour éliminer Rousseff, un bailleur de fonds clé de la Nouvelle Banque de Développement du BRICS et d’une stratégie de développement national indépendant pour le Brésil.

La vente des joyaux de la Couronne

L’homme qui a personnellement manoeuvré pour s’emparer de la présidence, le corrompu Michel Temer, a travaillé pendant tout ce temps comme informateur pour Washington. Dans les documents publiés par Wikileaks, il a été révélé que Temer était un informateur de renseignement américain depuis au moins 2006, par l’intermédiaire de télégrammes à l’ambassade des États-Unis au Brésil classifiés par l’ambassade comme « sensibles » et « pour usage officiel seulement. »

L’homme de Washington au Brésil, Temer, n’a pas perdu de temps pour apaiser ses parrains de Wall Street. Même en tant que président par intérim en mai, Temer a nommé Henrique Meirelles Ministre des Finances et de la Sécurité sociale. Meirelles, ancien président de la Banque centrale brésilienne et instruit à Harvard, a été président de BankBoston aux Etats-Unis jusqu’en 1999, et travaillait pour cette banque en 1985 lorsqu’il a été reconnu coupable d’avoir omis de déclarer $1,2 milliards de transferts de fonds illégaux vers des banques suisses. Meirelles supervise actuellement la vente massive prévue des « joyaux de la couronne » du Brésil aux investisseurs internationaux, un mouvement destiné à diminuer gravement le pouvoir de l’État dans l’économie. Un autre des conseillers économiques clés de Temer est Paulo Leme, ancien économiste du FMI et maintenant Directeur Général des Recherches sur les Marchés Émergements de Goldman Sachs. Wall Street est centre du pillage économique du Brésil mené par Tremer.

Le 13 Septembre, le gouvernement Temer a dévoilé un programme de privatisation massive avec un commentaire cyniquement trompeur, « Il est clair que le secteur public ne peut pas avancer seul sur ces projets. Nous comptons sur le secteur privé. » Il a omis de préciser que le secteur privé dont il parlait était celui de ses parrains.

Temer a dévoilé des plans qui aboutiraient à la plus grande privatisation du pays depuis des décennies. Idéalement, le processus doit être achevé d’ici la fin de 2018, juste avant la fin du mandat de Temer. L’influent Conseil des Affaires Etats-Unis-Brésil a détaillé la liste des privatisations sur son site Internet. Le Conseil des Affaires Etats-Unis-Brésil a été fondé il y a quarante ans par Citigroup, Monsanto, Coca-Cola, Dow Chemicals et d’autres multinationales US.

Des appel d’offres pour le premier tour des concessions seront émis avant la fin de cette année. Ils comprendront la privatisation de quatre aéroports et deux terminaux portuaires, tous vendus aux enchères au cours du premier trimestre de 2017. D’autres concessions comprennent cinq autoroutes, une ligne de chemin de fer, des enchères sur de petits blocs de pétrole et ensuite sur les grands blocs d’exploitation pétrolière, principalement au large des côtes. En outre, le gouvernement va vendre des certains actifs actuellement contrôlés par son Département de Recherches Minières plus six distributeurs d’électricité et trois installations de traitement de l’eau.

Le cœur de son projet de privatisation sont, sans surprise, les compagnies pétrolières et gazières de l’Etat très convoitées par Joe Biden ainsi que des pans de la compagnie d’électricité de l’État Eletrobrás. Temer prévoit d’obtenir jusqu’à $24 milliards de cette vente massive. $11 milliards du total proviendront de la vente de titres clés dans le pétrole et de gaz. Bien sûr, lorsque les actifs de l’Etat tels que les énormes ressources pétrolières et gazières sont vendues à des intérêts étrangers dans ce qui sera à l’évidence une vente au rabais, ils ne peuvent être vendus qu’une seule fois. Le pétrole, le gaz ou des projets d’énergie électrique génèrent un flux de revenus constant qui s’élève à plusieurs fois les gains obtenus par une privatisation. C’est l’économie du Brésil qui sera l’ultime perdant dans cette privatisation. Les banques et les multinationales de Wall Street seront bien sûr, comme prévu, les gagnants.

Du 19 au 21 Septembre, selon le site du Conseil des Affaires Etats-Unis-Brésil, les principaux ministres du gouvernement brésilien pour les infrastructures dont le ministre Moreira Franco ; le Ministre Fernando Bezerra Coelho Filho, ministre des Mines et de l’énergie ; et le ministre Mauricio Quintella Lessa, ministre des Transports, Ports et de l’Aviation civile, seront à New York pour rencontrer des « investisseurs en infrastructure. » de Wall Street.

C’est la méthode de Washington, la méthode des Dieux de l’Argent de Wall Street [Wall Street Gods of Money], pour reprendre le titre d’un de mes livres. Tout d’abord, détruire toute volonté de dirigeants nationaux déterminés à oeuvrer pour un véritable développement national, tels que Dilma Rousseff. Les remplacer par un régime vassal prêt à faire n’importe quoi pour l’argent, y compris vendre les joyaux de la couronne de leur propre pays comme l’ont fait des gens comme Anatoli Tchoubaïs en Russie dans les années 1990 sous la « thérapie de choc » de Boris Eltsine. Comme récompense pour son comportement, Tchoubaïs siège au conseil consultatif de JP MorganChase. Ce que Temer et ses associés obtiendront pour leurs efforts reste encore à découvrir. Washington pour l’instant a brisé un des BRICS qui menaçait son hégémonie mondiale. Si l’histoire récente peut servir de leçon, il est peu probable que cela soit un succès durable.

William Engdahl F

Traduction « filhos da puta » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

http://journal-neo.org/2016/09/24/washington-tries-to-break-brics-rape…

source:http://www.legrandsoir.info/washington-tente-de-briser-le-brics-le-pillage-du-bresil-commence-new-eastern-outlook.html

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Escalades, rédigé par Observatus geopoliticus dans "Chroniques du grand jeu".

29 Septembre 2016 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #AMERIQUE, #Europe supranationale, #l'Allemagne, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #La Russie, #Terrorisme, #Daesch

Escalades

29 Septembre 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Escalades

Ca chauffe...

Si le débat Trump vs système impérial a finalement accouché d'une souris, Washington est toujours dans l'oeil du cyclone. Le Congrès américain vient d'humilier Obama en passant outre le veto présidentiel concernant la complicité saoudienne dans les attaques du 11 septembre. Le Sénat (97-1) et la Chambre des représentants (348-77) ont massivement voté pour rejeter le veto de Barack à frites, dépassant très largement la majorité requise des deux tiers.

La possibilité de poursuivre l'Arabie saoudite est maintenant ancrée dans le marbre de la loi, assommant et la Maison Blanche - qui pleurniche sur "le vote le plus gênant de l'histoire du Sénat US" (défense de rire) - et Riyad. Si Churchill vivait encore, il aurait glissé à l'oreille du président US quelque chose du genre : Vous avez voulu éviter la dédollarisation au prix du déshonneur, vous aurez le déshonneur et la dédollarisation.

Quant aux grassouillets Seoud, ils n'avaient vraiment pas besoin de ça, eux qui sont engagés sur la voie de l'anorexie après une nouvelle cure d'austérité liée à la chute des cours du pétrole qu'ils ont eux-mêmes provoquée. Paniqués, les voilà qui rétro-pédalent et cherchent un accord sur le gel de la production d'or noir afin de stabiliser les prix, mais il est bien tard. Sans compter le bourbier yéménite où le chameau saoudien s'enfonce chaque jour un peu plus. Dernière bourde en date : l'aviation wahhabite a bombardé ses propres soldats. Seule consolation : les bombardements de civils qu'il commet là-bas seront soigneusement tus par l'establishment occidental qui atteint des sommets d'hypocrisie...

Cela nous amène tout droit à la Syrie et aux cris d'orfraie autour de l'offensive sur Alep. Là, votre serviteur doit faire amende honorable : il pensait que l'affaire de Deir ez-Zoor calmerait les ardeurs de l'empire... C'est au contraire un déchaînement hystérique auquel on assiste, les clowns américano-franco-britanniques activant leurs diplomates onusiens et leurs médias, la palme revenant, en France, au Fig à rot de Dassault (sans doute en négociations avec le Qatar pour vendre quelques Rafales) et à l'imMonde. Chose intéressante, notons tout de même la position plus mesurée de l'Allemagne.

Sur le terrain, les djihadistes modérés croulent sous l'avance loyaliste, dans la Ghouta orientale mais surtout à Alep, clé du nord syrien. Pas étonnant que la clique américano-européo-saoudienne ait une poussée d'acné. Sa réaction est imprévisible, qui va de la menace de livraisons d'armes à des livraisons d'armes qui auraient déjà eu lieu. Le sommet a été atteint par l'interview, évidemment passée sous silence par la sous-volaille médiatique française, d'un commandant d'Al Qaeda déclarant que les Etats-Unis aident le mouvement de feu Ben Laden. Pour être honnête, je reste quelque peu dubitatif sur certaines des affirmations dudit barbu, notamment la présence d'officiers US et israéliens à Alep. Mais le soutien, au minimum indirect, de Washington aux djihadistes très modérément modérés n'étonnera personne, surtout pas le lecteur de ce blog.

Ce qui pose la question de la Turquie, par où ces armes transitaient / transitent / transiteraient / transiteront (barrez la mention inutile). Le sultan a-t-il vraiment tourné casaque ou a-t-il amadoué Poutine sans contrepartie ? Jusqu'ici, les "rebelles" faisaient état d'un réel lâchage turc. Leurs déclarations plastronnantes de ces derniers jours ne relèveraient-elles pas en fait de l'intox, visant à effrayer l'armée syrienne ? Les prochains jours nous apporteront la réponse.

Dans l'immédiat, Erdogan a d'autres soucis en tête. Comme nous le disions, l'offensive sultanesque patine complètement dans le nord et le fait est maintenant reconnu par la presse officielle d'Ankara. Devant l'inefficacité de ses alliés de l'ASL, il est de plus en plus question d'envoyer l'armée turque elle-même pour prendre le noeud d'Al Bab ! De quoi multiplier les pertes militaires, créer un incident international aux conséquences imprévisibles et compliquer encore s'il était possible la scène. D'autant plus que l'armée syrienne elle aussi commence à avoir des vues sur Al Bab, jusqu'ici laissée en dehors du radar des généraux de Damas plus occupés à prendre Alep. L'on passerait ainsi à un détonnant billard à quatre bandes : loyalistes, YPG kurdes, armée turque, Daech. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Russes et Iraniens en force, Turcs dans la balance, Américains et Saoudiens en chute libre : tel est le tableau syrien. Guère étonnant dans ce contexte que la guerre médiatique soit relancée contre Moscou. Etrange coïncidence, le tribunal d'enquête sur le vol MH17 est soudain sorti de son cryo-sommeil pour accuser les Russes d'avoir fourni le Bouk ayant abattu l'avion. Bah voyons... Rappelons que ce tribunal du peuple est composé - ne riez pas - des Pays-Bas et de la Belgique (membres de l'OTAN), de l'Australie (fidèle alliée de tonton Sam) et de l'Ukraine (LOL). Autant dire que sa crédibilité est aussi grande que celle de Colin Powell et de ses petites fioles...

Dans le reste de l'actualité, le fiévreux président philippin Duterte, celui-là même qui avait qualifié Obama de "fils de [péripatéticienne]", annonce qu'il est prêt à "franchir le Rubicon" en tournant le dos aux Etats-Unis. Il est en tout cas attendu à Pékin et à Moscou avec qui il souhaite grandement se rapprocher. Une nouvelle pièce de l'empire prête à passer dans l'autre camp ? Après l'Irak, voire Israël et la Turquie, ça devient une habitude...

Ankara justement, revenons-y. Un proche du sultan a déclaré que son pays était prêt à racheter la Deutsche Bank, en énorme difficulté financière et détenant des tonnes d'"actifs pourris". Certes, bien de l'eau coulera peut-être sous les ponts avant de voir ce projet (cette menace ?) se concrétiser, mais la chose est assez symbolique de l'ornière insondable dans laquelle se trouve l'UE, autre tentacule de l'empire en ballottage très défavorable.

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