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Le blog de Lucien PONS

Orthodoxie, interview de Laurence Guillon

30 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La religion, #orthodoxie

dimanche 11 décembre 2016

 
Interview de Laurence Guillon
 

Un entretien de Tudor Petcu avec Laurence Guillon sur sa conversion a l'Orthodoxie.

1.) Tout d'abord, je vous en serais très reconnaissant si vous pouviez parler un peu de vos expériences spirituelles ou, mieux dit, de vos voyages spirituels. Comment caractériseriez-vous l’influence que ces expériences avaient eue sur votre personnalité?
 
En réalité, je me suis convertie très tôt à l’orthodoxie, sans faire de voyages particuliers. Je ne suis pas passée par le bouddhisme ou l’hindouisme, je me suis intéressée dans mon enfance à la Grèce antique, et désintéressée du catholicisme, et à l’issue de mon engouement pour la Grèce, qui était païen, fait d’amour de la vie, d’extase vitale, j’ai découvert le christianisme à travers les romans de Dostoïevski. J’avais envie de sortir du monde occidental et contemporain qui ne me correspondait pas du tout. Je cherchais à m’évader, je voulais retourner au moyen âge, je me sentais déracinée spirituellement et même historiquement, car l’enracinement dans un pays est pour moi spirituel et charnel. J’aimais le moyen âge français, mais je m’en sentais coupée, malgré la relative bonne conservation de notre patrimoine, car le catholicisme que j’ai connu dans mon enfance, celui de Vatican II, mais même celui d’avant, ne me reliait pas à ce passé médiéval il en était lui-même coupé. Alors que je me suis tout de suite retrouvée dans la spiritualité russe, et l’Orthodoxie faisait le lien avec le moyen âge, comme avec l’antiquité, d’ailleurs, elle me restituait le passé à l’intérieur du présent, elle me mettait en continuité et en relation. Les expériences spirituelles fortes me sont venues plus tard, sans doute comme un résultat de la maturation de cet ensemencement orthodoxe précoce. J’ai eu des rêves impressionnants qui m’ont parfois réveillée, mise en face de mes errements, ou au contraire encouragée. J’ai eu des moments d’intense contemplation dans la nature, et quelques fortes révélations à l’église, en lien avec le mystère du temps. Je me suis rendu compte que ma vie, en dépit de mes errements, était guidée et qu’on ne me lâchait pas.

2.) S'il vous plait de bien vouloir mettre en évidence le moment où vous avez découvert l'Orthodoxie et l'importance de cette découverte quant a l’évolution de votre vie.
 
Je l’ai découverte à mon adolescence, en lisant les romans russes, Tolstoï et surtout Dostoïevski, Crime et Châtiment, l’Idiot, et surtout les Frères Karamazov. Je me suis intéressée à l’histoire russe, aux chants liturgiques et aux icônes. J’ai été bouleversée par le film de Tarkovski « Andreï Roubliov ». Je suis arrivée à Paris à dix-sept ans, pour faire mes études, et j’ai commencé à chercher une paroisse orthodoxe qui pût m’accueillir. J’ai trouvé une église à Vanves, et le père Barsanuphe (Ferrier) m’a fait visiter le skite du saint Esprit en me montrant et m’expliquant les icônes du père Grégoire (Krug), ce qui été pour moi une révélation. Parallèlement, je m’initiais à l’iconographie auprès de Léonide Ouspenski. Mon engagement dans l’Orthodoxie m’a, je pense, mise en porte à faux avec l’occident contemporain. Je me suis sentie décalée par rapport à tout ce qui se passait dans le France des années soixante-dix et quatre-vingt, et j’ai fini par partir en Russie, au début des années 90. Cela m’a compliqué l’existence, et au début, je ne l’ai pas bien accepté, je me suis éloignée de l’Eglise pendant quelques années, puis j’y suis peu à peu revenue. Actuellement, je ne regrette pas mon choix. D’ailleurs, dès le début, j’étais certaine de ne pas revenir dans aucune église occidentale.

3.) Pourquoi l'Orthodoxie est-elle assez belle et importante à vos yeux et comment pourrait-elle nous aider à mieux comprendre le tréfonds de l’existence humaine?
 
J’ai aimé l’Orthodoxie d’abord parce qu’elle était belle, comme les émissaires de saint Vladimir à Constantinople, et pour moi le beau est lié au juste, au vrai, au bon. L’Orthodoxie a gardé la Tradition, et dans le monde complètement psychotique où nous sommes, cette Tradition donne une orientation à ma vie, elle la relie au cheminement ancestral des hommes vers leur Dieu. Elle me met en communication mystérieuse avec mes ancêtres les plus lointains, au moment même où en Occident, tous les ponts culturels et spirituels ont été coupés, où les gens ne savent plus d’où ils viennent ni où ils vont. Elle reste ferme, elle ne cherche pas à séduire, elle est dans le droit fil de notre évolution depuis des millénaires, et nous apporte tout cet héritage, sans déformations ni interprétations fantaisistes, philosophiques, esthétiques aventureuses. C’est une référence à laquelle on peut confronter tout ce.que nous voyons ou entendons raconter, et qui nous donne du discernement. Au début, je reliais l’Orthodoxie à la Russie, mais quand j’ai été obligée de rentrer en France, je suis allée dans un monastère d’obédience grecque, le monastère de Solan, fondé par le père Placide Deseille, et j’ai découvert tout ce que la liturgie orthodoxe avait en commun avec la civilisation méditerranéenne du sud de la France où j’avais grandi et où je me retrouvais à nouveau. Les liens de l’ancien et du nouveau testament avec notre passé pastoral, agricole, les liens de la liturgie et des mélodies byzantines avec l’antiquité la plus lointaine : l’Orthodoxie nous recentre. Sa conception du péché n’est pas étroitement moralisatrice, elle nous le fait comprendre comme une maladie de l’âme dont nous sommes tous victimes et nous rend solidaires des plus pécheurs d’entre nous qui sont à plaindre plus qu’à blâmer, comme dans les romans de Dostoïevski, et qui ont toujours une chance de salut. Elle donne un grand sens du pardon, que les pays occidentaux ont oublié. Je me souviens que le père Barsanuphe m’avait dit un jour à propos de collègues atroces : « Pardonnez-leur, elles n’en deviendront pas meilleures, mais la situation cessera de vous nuire ». J’ai remarqué par exemple que les victimes du Goulag en Russie ne nourrissaient pas, comme en Occident, une haine vengeresse de leurs oppresseurs, elles sont au dessus de cela, et ne laissent pas le ressentiment ternir l’étincelle d’amour divin qu’elles ont su conserver à travers ces épreuves inimaginables. Même si je suis souvent révoltée par l’injustice ou par des personnes vraiment sataniques dont les agissements sont préjudiciables à beaucoup d’innocents, j’essaie de ne pas perdre cela de vue. L’incapacité des occidentaux à pardonner, leur façon de considérer le pardon comme une faiblesse, me paraît un grand facteur de malheur, dont je vois les effets dévastateurs jusqu’au sein de ma famille. Si nous arrivions à nous pénétrer de l’idée que l’homme est Un, comme disait le père Vsévolod Schpiller, de façon horizontale, dans notre présent, et transversale, dans notre passé, notre vision de la vie changerait du tout au tout, notre vision de nous-mêmes et des autres. Nous deviendrions solidaires dans le Christ, de l’humanité actuelle et des générations passées qui vivent en nous.

4.) Pourquoi devrait-on considérer que l'Eglise Orthodoxe est la seule Eglise des Apôtres fondée par Jésus Christ? Quels seraient vos arguments?
 
Je suis de plus en plus persuadée qu’il en est ainsi, et cela par le spectacle de plus en plus consternant que m’offrent les autres églises, de leur démission devant la modernité, de leur adhésion à toutes les folies du siècle, de leurs compromissions. Je ne reconnais pas le christianisme dans la manière dont il s’exprime ailleurs, et il ne m’apporte pas l’eau vive dont j’ai besoin, la fermeté, la lumière. Tout me paraît plus simple, plus fort et plus profond chez les orthodoxes. J’en conclus donc qu’ils représentent la véritable Eglise, car dans les temps de confusion satanique où nous vivons, ils sont les seuls à tenir bon et à délivrer un message clair. Notre Eglise, notre liturgie sont profondément enracinées dans le monde antique, et il me semble parfois me trouver à la fois maintenant, à notre époque, dans l’église, et alors, il y a deux mille ans, aux côtés de ces mêmes apôtres. Les scories du siècle obscurcissent tout cela, dans les autres religions chrétiennes, brouillent et faussent notre perception, obstruent les canaux qui nous relient à la Source.
 
 
5.) Pourrions-nous dire que l'Orthodoxie c'est en fait le royaume de l'enfance et si oui, comment devrions-nous percevoir ce royaume?
 
Oui, et c’est exactement pour cela que je l’ai aimée. Un prêtre orthodoxe disait, en Amérique, aux représentants d’autres confessions qui le questionnaient sur les différences entre nos Eglises : « L’Orthodoxie plaît aux enfants. » Je retrouve chez les peuples orthodoxes une simplicité et une spontanéité enfantines qui devaient être les nôtres au Moyen Age. Les enfants perçoivent le monde avec gravité et émerveillement, et c’est ce qui manque cruellement aux occidentaux actuels.

6.) Croyez-vous que l'icone orthodoxe soit ou puisse être la traduction de l’entière histoire chrétienne et pas moins de la vérité de Jésus Christ?
 
Oui, dans la mesure où elle représente tous les saints qui ont fait l’Eglise depuis l’aube de notre relation avec Dieu à travers le Christ incarné. Elle fait partie de cette perception différente du temps qui me semble être la nôtre, où le présent contient un passé vivant et agissant, avec lequel nous sommes reliés, et c’est cela qui m’a conquise et donné un équilibre sans lequel j’aurais certainement, dans le contexte où nous vivons, fini par perdre l’esprit.
 
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MARCHE BLANCHE – Déclaration du groupe « La France insoumise », 29 mars 2018, Assemblée nationale [Communiqué de presse]

30 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République

Publié par El Diablo

MARCHE BLANCHE – Déclaration du groupe « La France insoumise », 29 mars 2018, Assemblée nationale  [Communiqué de presse]

Hier, lors de la marche blanche en hommage à Mireille Knoll, nous étions dix députés de la France insoumise, présents en groupe et en écharpe, avec d’autres élus de notre mouvement. Nous avons été violemment pris à partis par plusieurs dizaines d’individus formellement identifiés comme appartenant à la ligue de défense juive. Nous avons été bousculés, menacés, plusieurs personnalités venues en protection comme le rabbin Farhi ou Gérard Miller ont été frappées, les injures homophobes et sexistes se sont déchaînées.

 

Finalement, la police présente nous a demandé de quitter les lieux et nous avons accepté de le faire pour la préservation de leur sécurité.

 

Nous dénonçons l’attitude irresponsable de Gérard Collomb qui, par les propos tenus le matin même sur France Inter, a contribué à jeter de l’huile sur le feu. En tant que ministre de l’Intérieur, il s’est montré ensuite incapable d’assurer la protection nécessaire au déroulement serein du rassemblement.

 

Nous déplorons aussi l’inaction de François de Rugy, président de l’Assemblée nationale. Alors qu’il se tenait à quelques mètres de nous lorsque nous étions molestés, il est délibérément resté en retrait. Alors que notre groupe parlementaire était, aux côtés des sept autres, signataire de l’appel de l’Assemblée nationale à participer à cet hommage, pourquoi a-t-il refusé d’assumer son rôle de garant de notre institution ?

 

Nous dénonçons le rôle trouble qu’a joué le président du CRIF en nous désignant comme cibles, alors-même que la famille de la victime appelait à la participation de tous à ce rassemblement. 


Il porte ainsi la responsabilité des agissements de la LDJ à notre égard. Il a été noté que les mêmes ont organisé l’intégration pacifique de Madame Le Pen dans le cortège. 


Nous rappelons que la LDJ est une organisation reconnue comme violente, interdite dans de nombreux pays dont Israël, et que sa dissolution a déjà été étudiée dans un passé récent par le gouvernement. Nous demandons à ce qu’elle soit effective et que soit mis un terme aux activités de ce groupuscule violent.

 

Les députés de la France insoumise tiennent à remercier tous ceux qui leur ont témoigné leur soutien à l’occasion de cet incident grave et inacceptable, et notamment Richard Ferrand, président du groupe LaRem à l’Assemblée nationale – qui a quitté la marche quand il a été informé du traitement dont nous étions l’objet, l’Union juive des étudiants de France, le rabbin Gabriel Farhi, Sylvain Attal, le Parti communiste Français, le NPA, SOS Racisme ainsi que de nombreuses autres personnes, anonymes ou non, attachées à défendre les valeurs de notre République.

 

Nous réitérons nos condoléances à la famille de Mireille Knoll et notre détermination à lutter contre l’antisémitisme.

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Le dynamisme de la commune de Monetier Allemont

30 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République

Le dynamisme de la commune de

Monetier Allemont

Bonjour

 

Le maire de cette commune de 300 habitants environ est intervenu dans l’émission « Les Gens d’ici ». Le bilan qu’il affiche après 4 ans de mandat municipal est tout simplement époustouflant : Un budget de fonctionnement en équilibre avec un excédent pour le côté investissement. Ce modèle rural que monsieur le Maire Frédéric Robert défend de toutes ses forces est un exemple pour toutes les communes rurales menacées de disparition et d’absorption dans une intercommunalité ou une métropole. Ce modèle imposé à la France par l’Union européenne afin de favoriser des eurorégions indépendantes de l’Etat Nation peut et doit être combattu. Le dynamisme de cette commune des Hautes-Alpes dans la région PACA est capable d’apporter des réponses au désarroi grandissant de notre France rurale.

Bravo Monetier Allemont !

Bravo à la municipalité !

Bravo à Monsieur le MAIRE !

 

Ci-après la vidéo :

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » avait eu l’honneur de compter monsieur Frédéric Robert Maire de Monetier Allemont parmi les conférenciers, lors de la première Université Populaire organisée les 3 et 4 novembre 2017 à Nice.

Le contenu de la conférence est disponible dans la vidéo ci-dessous. Les problèmes que rencontre une petite commune rurale deviennenrt de plus en plus important surtout avec les intercommunalités et la fameuse loi NOTRe.

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« Mise au point : contre Macron et ses clones, pourquoi j’ai choisi le mépris et la condescendance », par Bruno Adrie

30 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique

Illustration : Pieter Bruegel, La chute des anges rebelles, 1562 (musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles)

Illustration : Pieter Bruegel, La chute des anges rebelles, 1562 (musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles)

« Mise au point : contre Macron et ses clones, pourquoi j’ai choisi le mépris et la condescendance », par Bruno Adrie
On m’a récemment reproché, en y mettant les formes mais, au fond, très fermement, d’être méprisant et condescendant dans mes critiques du “troupeau bêlant” des abonnés aux urnes et des brouteurs de journaux. On m’a signalé qu’il serait plus avisé de faire preuve de patience et d’humilité afin d’être entendu par les idiots utiles du système. On m’a même dit qu’en étant aussi caustique avec le lanigère troupeau, je prenais le risque de m’enfermer dans une secte étroite et de tomber dans le narcissisme des opinions partagées par une minorité coupée du monde. Plutôt qu’afficher ces vues virulentes partagées par un cénacle de convaincus, on m’a suggéré de contribuer, en faisant le choix d’une pédagogie bienveillante et adaptée, à changer les mentalités de ceux qui sont aujourd’hui ma cible et qui, soit dit en passant, ignorent mes condamnations puisqu’ils ignorent présentement mon existence.
A ceci je dois répondre qu’en écrivant mes petits papiers, je cherche uniquement – et, devrais-je dire, modestement – à proposer une lecture suffisamment claire et percutante des faits déformés par le strabisme auquel se contraignent et veulent nous contraindre les médias dominants. Je dois aussi affirmer mon pessimisme en rappelant que si les médias mainstream dominent, ce n’est pas parce qu’ils sont efficaces dans l’invention du mensonge mais parce qu’ils appuient leurs mensonges sur une connaissance précise des inextirpables ressorts humains trop humains qui font que les descendants de l’australopithecus afarensis troqueront toujours la vérité contre des convictions ridicules et faciles à avaler. Sancta facilitas.
Ce qui, d’ailleurs, dans cette affaire, me gêne le plus, ce n’est pas que l’ignorance soit si répandue – elle passe aussi par moi – mais que les ignorants ne l’aient pas identifiée en eux et se permettent de porter des jugements simplistes en l’absence de données sérieuses et d’outils de réflexion indispensables à une approche valable du réel. C’est comme ça qu’on obtient des “Poutine c’est un dictateur”, “Maduro c’est un dictateur”, “la Russie met le monde en danger” et autres clous de girofle faciles à enfoncer dans la boue tremblotante et anesthésiée des cervelles insipides.
Mais au-delà du troupeau utile, ce qui me gêne le plus c’est la médiocrité de la pensée printanière des emmarchiens élus et non élus, de ces marionnettes radiocommandées qui ont réussi à surpasser l’arrogance de leurs prédécesseurs aux postes de commandement de la République emmarchée et qui creusent aujourd’hui, au foret de l’ordonnance et à la dynamite du 49.3, le lit d’une dictature qui ne dit pas son nom mais qui finira par dévaler comme un torrent qui emportera l’État providence sur son passage. Si j’affiche un mépris et une condescendance qui ne regardent que moi et ceux qui la partagent, c’est moins contre les gogos, ventres mous et déficients logiques qui se goinfreront toujours à la gamelle des propagandes, que contre les ennemis jurés de la France et des Français qui bradent nos biens et écrasent nos salaires au nom d’une efficacité qui, en réalité, ne sert pas l’économie mais fait se dilater les fortunes inutiles des Crassus d’aujourd’hui. Nos hypocrites hauts fonctionnaires prosternés devant l’Argent auront beau s’automystifier, rien ne viendra laver leurs vilaines consciences hypocrites. Nous sommes nombreux à avoir compris qu’en France, la nation ne pourra survivre et faire des projets qu’après avoir congédié ces vampires menteurs et rampants uniquement préoccupés de carrières, de cumuls, de traitements et de bonifications.
C’est contre ces nantis-là que je crache un venin sans doute bien inoffensif, contre les mêmes profiteurs d’Etat qu’Allende avait dénoncés en arrivant au pouvoir au Chili en 1970 car il avait bien compris qu’en plus de voler l’argent du Pauvre, ils étaient le relais de la Banque et les gardiens indéboulonnables d’un Etat bourgeois automatiquement reconduit par le mécanisme truqué du suffrage universel inventé pour que rien ne change et réparable à coups de canons en cas d’enrayement. C’est à ces intouchables d’Etat – comme Vincent Jauvert les a appelés – que j’adresse mon mépris le plus sincère, le plus salutaire et le plus virulent.
A quoi bon être humble et pédagogue devant ces traîtres proprets aux trahisons illimitées? Ce dont nous aurions besoin aujourd’hui, c’est d’un Hercule capable de nettoyer les écuries de cette République croulant sous le fumier des privilèges et des passe-droits et aspergée du purin de la bonne gouvernance qui est l’élixir que nos pantouflards font couler dans le gosier du Pauvre qui regarde, hébété et l’oeil hagard, le défilé des grimaces politiciennes et ne devine pas l’ampleur de la catastrophe qu’on lui prépare avec un soin très énarchique.
 
Bruno Adrie
 
 
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« En vue des élections europénnes, la grande marche sondeuse des emmarchiens de Macron », par Bruno Adrie

30 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE

Photographie : Monument Robert Schuman à Scy-Chazelles (de gauche à droite : Alcide de Gasperi, Robert Schuman, Jean Monnet, Konrad Adenauer).

Photographie : Monument Robert Schuman à Scy-Chazelles (de gauche à droite : Alcide de Gasperi, Robert Schuman, Jean Monnet, Konrad Adenauer).

« En vue des élections europénnes, la grande marche sondeuse des emmarchiens de Macron », par Bruno Adrie

Les emmarchiens de Macron s’interrogent en vue des élections européennes. Ils veulent «comprendre pourquoi certaines personnes se disent europhobes, pourquoi elles ne se sentent pas liées à la construction européenne». Dans ce but, nos philosophes en croquenots ont décidé d’organiser une grande marche afin d’aller à la rencontre de 100000 personnes auxquelles ils «soumettront une liste de questions ouvertes […]: que vous évoque l’Europe ? Quels sont ses aspects positifs ? Négatifs ?»

Les futurs VRP des questions qui fâchent affirment qu’ils seront «avant tout là pour écouter» et «pas pour convaincre les gens».

Comprenez : “avant tout là pour écouter” comme on recueille des échantillons de poison sur un grand corps malade – celui de la France eurosceptique – afin de les ramener au laboratoire de la rue Sainte Anne – siège de l’emmarchisme chimiquement pur – dans le but de mettre au point un antidote, c’est-à-dire la mise bout à bout d’éléments de langage polymérisés, à seringuer sur les ondes ou à pulvériser en estrades dans le but de racrapoter le bouillon de microbes que les ennemis de l’Europe auront bien voulu servir aux arpenteurs ès-bitume sur des paillassons assombris par leurs ombres susurrées.

Ce sera le moment, pour ceux qui n’auront pas succombé à l’envie élancée de leur botter le fondement ou de les chasser à coups de pelles, de leur gueuler que l’Europe est un projeeeet des financiers de Wall Street, et qu’elle a été bâtie par les services secrets US, ceux-là mêmes qui ont, en même temps, mis en place sur tout le continent, les armées secrètes du stay-behind dont la branche italienne, la plus criminelle, a mené à bien des attentats allant du massacre de la Piazza Fontana du 12 décembre 1969 à celui de la gare de Bologne le 2 août 1980, afin de neutraliser la vague communiste sur laquelle tanguaient les urnes menacées d’un pays destiné à recevoir, dans sa tige galbée de botte convoitée, les armes nucléaires des forces de l’OTAN.

Ce sera le moment de leur faire avaler, d’une pièce ou par morceaux choisis, l’édition du 19 septembre 2000 du Daily Telegraph dans laquelle le journaliste Ambrose Evans-Pritchard a publié un article intitulé « Euro-federalists financed by US spy chiefs », afin de révéler que Robert Schuman – ce père de l’Europe pour touristes à bonnets d’âne – était, comme tous ses coreligionnaires, un employé de l’American Committee for a United Europe (ACUE) et que le projet d’union et de monnaie unique a été financé il y a plus de cinquante ans par les fondations Ford et Rockefeller, amoureuses que l’on sait, sinon de la paix dans le monde, du moins de la paix sociale sous champignon américain*.

Ce sera l’occasion de les faire taire et de leur mettre dans le crâne que la France ne veut pas d’eux ni de leur projet gueulé, porté par les vents du mensonge où dansent, en nuages noirs, les euros et les dollars, au-dessus d’un pays que la politique ruine chaque année un peu plus et qui deviendra bientôt, si nous n’y prenons garde, un désert où blanchiront les os minutieusement grattés des salariés saignés et dépecés par l’argent pour mieux faire bourgeonner les bénéfices de ceux qui tirent leurs sucs de la ruine du monde.

Bruno Adrie

*lire aussi: “Le menteur, l’Europe et sa victime”.

Photographie : Monument Robert Schuman à Scy-Chazelles (de gauche à droite : Alcide de Gasperi, Robert Schuman, Jean Monnet, Konrad Adenauer).

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« Vœux macroniens pour un président russe : décryptage », par Bruno Adrie

30 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie

« Vœux macroniens pour un président russe : décryptage », par Bruno Adrie
« Vœux macroniens pour un président russe : décryptage », par Bruno Adrie

Rappelez-vous, le 19 mars, le président français en attente de perruque à rouleaux adressait ses félicitations à Vladimir Poutine suite à sa réélection à la tête de la fédération de Russie. Profitant de l’occasion, il n’a pas manqué de faire passer les desiderata de ses mentors et maîtres affairistes pour qui le monde doit devenir un level playing field, une réserve de safari absolument plate, sans barrière et dans laquelle ils pourront tirer à loisir sur tout ce qui rapporte et notamment sur le gibier trop longtemps protégé des chasses gardées désormais abolies des États.

C’est ainsi qu’il a manifesté le souhait que le président russe entreprenne « la modernisation politique, démocratique, économique et sociale du pays ».

Mais de quelle modernisation parle-t-il ? Que souhaite précisément le french walking president ?

– le French walking president souhaite que la Russie  devienne politiquement poreuse à l’influence de nos milieux d’affaires financeurs de business firm parties du type LREM qui parachutés dans le paysage électoral occupent le devant des propagandes et noient tout débat sous leur verbiage tricoté en apesanteur. Voici pour la modernisation politique ;

– le French walking president souhaite que la Russie  adopte un régime de democracy for the few – selon l’expression consacrée par Michael Parenti qui a intitulé ainsi un de ses meilleurs essais – c’est-à-dire une démocratie pour les riches, pour les accapareurs qui prêtent aux États à taux d’usure, une démocratie qui rejette le résultat des référendums quand ils ne conviennent à la bourgeoisie, refuse de servir l’intérêt du plus grand nombre et limite les libertés au nom de la lutte contre un terrorisme aux financements abscons. Voici pour la modernisation démocratique ;

– le French walking president souhaite que la Russie  entreprenne des réformes économiques privant l’État de toute initiative en matière économique et laissant aux charognards de la finance la liberté de se repaître sans restriction de la chair des nations et des revenus des secteurs publics enfin privatisés. Voici pour la modernisation économique ;

– le French walking president souhaite que la Russie  favorise le démantèlement de toute protection des salariés afin de booster les profits du secteur privé grâce aux licenciements en masse, à l’érosion brutale des salaires et à l’accroissement illimité des rythmes de travail. Voici pour la modernisation sociale.

Tout le monde sait, ou presque, que le capitalisme moderne n’est que pillage pressé de piller. Il n’a pas le temps de laisser croître un capital au rythme de l’économie réelle. Il mise et exige que sa mise rapporte après quelques tours de roulette dans le grand casino truqué de l’économie de marché qui emploie les mains invisibles de la propagande, de la corruption, de l’escroquerie, du terrorisme, du coup d’État et du bombardement soigneusement déroulé depuis des cieux vrombissants de tuyères.

N’est-il pas mignon, le petit banquier à faux nez présidentiel, avec ses prétentions philosophiques et son immanentisme en bandoulière, lorsqu’il s’adresse au président réélu de la fédération de Russie ?

Bruno Adrie

 

« Vœux macroniens pour un président russe : décryptage », par Bruno Adrie
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Caravanes vers le nord et milliers de destins: la libération de la Ghouta orientale

30 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Ghouta orientale
Caravanes vers le nord et milliers de destins: la libération de la Ghouta orientale
© Sputnik. Andrei Stenin
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Des blindés et des camions se garent lentement sur la place centrale de Kafr-Batna, dans la Ghouta orientale. Des gens fatigués et affamés accueillent les militaires avec espoir, et à un kilomètre de là les affrontements battent leur plein.

Des combats violents se déroulent depuis deux mois dans la Ghouta orientale, parallèlement à des négociations tendues avec les chefs de bande pour qu'ils déposent les armes et fassent sortir les civils de la zone des opérations.

Kafr-Batna est devenu un exemple unique de comment les négociations ont permis de convaincre les combattants de quitter la commune et de laisser les civils dans leur foyer.

Le «Printemps arabe» dans la Ghouta

 

Les chefs des groupes radicaux dans la Ghouta orientale n'avaient d'autre choix que d'accepter la proposition du gouvernement syrien de quitter la zone à condition qu'ils emportent avec eux seulement leurs armes personnelles.

 

Pendant deux semaines, la colère de la population avait grondé et s'était traduite par de grandes manifestations.

Mi-mars, sur la place où aujourd'hui les militaires syriens se prennent dans les bras et prennent des photos avec les habitants, plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées. Affaiblis par la faim et la peur, les habitants avaient trouvé la force de prendre les drapeaux nationaux et de manifester dans la rue en exigeant que les combattants armés partent. A ce moment, les habitants de Kafr-Batna sentaient que l'armée était tout près et que l'heure était venue d'agir.

«Nous avons refusé de quitter la ville car nous croyions au fait que l'armée nous sauverait. Encore hier nous n'avions rien. Les combattants prenaient toute l'aide humanitaire, parfois nous recevions une poignée de riz et du pain. Regardez aujourd'hui: il y a des camions du Croissant-Rouge avec de la nourriture là, et dans cette rue des camions de l'État ont déchargé du pain, de l'eau et des conserves et ont organisé la distribution», raconte Khadija, une habitante de la commune, en gesticulant activement et en donnant à son enfant une galette avec une bouteille d'eau.

Marcher pour s'en convaincre

Khaled, officier de la garde républicaine syrienne, nous persuade de laisser le véhicule et de marcher à pied pour nous enfoncer dans la ville.

Du matériel lourd et des mitrailleurs à bord de pick-ups continuent de circuler dans la rue principale, mais, dans la profondeur du labyrinthe urbain, la vie s'éveille minute après minute.

Derrière une maison nous sommes rejoints par un habitant sociable qui s'est présenté comme Mohamed. Le jeune homme, parlant bien anglais, a absolument refusé d'entendre parler arabe de la part d'un Russe et revenait à chaque fois à l'anglais.

«Le cheikh local jouait le rôle de médiateur dans les négociations. Il a convaincu les citoyens de se cacher dans la grande mosquée jusqu'à ce que tout se termine et négociait obstinément avec les chefs des brigades de combattants», raconte Mohamed devant le mur d'une école complètement repeinte avec des drapeaux et des symboles révolutionnaires.

 

D'après Mohamed, les combattants se sont divisés en deux camps: les étrangers, pour la plupart faisant partie du Front al-Nosra*, ont refusé de déposer les armes et sont partis dans la ville voisine d'Aïn-Terma située plus près du centre de Damas. La plupart des locaux ont déposé les armes, et une partie est encore postée dans certaines rues avec des fusils — ils ont exprimé la volonté de combattre du côté de l'armée syrienne et, selon les accords, ont gardé leurs armes pour combattre les terroristes en cas de contre-attaques.

 

Non loin de là à Sakba

A Sabka, commune voisine de Kafr-Batna, la situation est plus affligeante. Des dizaines de milliers de personnes sont parties à Khammouriya via des couloirs humanitaires avant que l'armée ne reprenne le contrôle de la commune.

Selon les accords conclus avec la participation du Centre russe de réconciliation des belligérants en Syrie, tout comme à Kafr-Batna les combattants devaient partir à Aïn-Terma et à Irbin. Cependant, une partie d'entre eux est restée dans les tunnels sous Sakba et a tenté d'organiser des sabotages contre les militaires syriens en attendant qu'ils entrent dans la ville.

L'expérience a permis d'éviter de grandes pertes: les unités d'avant-garde, accompagnées de démineurs, fouillaient scrupuleusement chaque maison et leurs sous-sols, où se trouvaient les entrées et les sorties vers les cachettes souterraines des terroristes, s'étendant sur plusieurs kilomètres.

Tournant stratégique à Kafr-Batna

Après avoir libéré Kafr-Batna et avoir repoussé les terroristes du sud-est d'Aïn-Terma, l'armée a rejoint les unités concentrées dans la ville de Damas, séparant ainsi la Ghouta en trois cercles: le plus grand avant-poste des terroristes créé à partir des communes d'Aïn-Terma, d'Irbin, de Joubar et de Zamalka a été encerclé au sud, le deuxième cercle s'est fermé autour de la ville de Harasta, et le troisième autour de Douma.

Quand l'encerclement s'est définitivement refermé, les terroristes avaient pratiquement perdu tout leur bouclier humain. Depuis le 27 février, près de 130.000 personnes sont sorties de la Ghouta, sachant que la grande majorité ont fui les combattants au cours des deux dernières semaines.

La visite de Bachar al-Assad

Après la libération de Kafr-Batna et de Sakba, les négociations se sont activées. Les soldats syriens ont également été inspirés par la venue du président syrien Bachar al-Assad sur la ligne de front dans la Ghouta.

«Le fait de pouvoir libérer une commune sans opérations militaires est une évolution positive. Il ne faut pas oublier qu'il y a des civils et qu'il faut préserver leur vie. Les combattants les utilisent comme bouclier humain», a déclaré Bachar al-Assad, assis au volant d'une Honda dans les rues fréquentées de la capitale syrienne.

Le dirigeant syrien a expliqué que des pays occidentaux tentaient par tous les moyens d'utiliser la situation dans la Ghouta orientale à son avantage, mais que la fuite massive de civils pour échapper aux terroristes avait révélé la véritable situation à la communauté mondiale.

Toute résistance est inutile

 

Le Centre russe de réconciliation des belligérants en Syrie, qui négocie directement avec les chefs des combattants restés dans la Ghouta, trouve finalement les bons arguments et, en fournissant ses garanties, persuade les terroristes de Harasta et ceux encerclés au sud de se rendre.

 

«On a du mal à croire qu'ils partiront si facilement. Ils ont tout pour se défendre. Nous verrons ce qui arrivera dans les jours à venir», expliquait l'officier syrien à la retraite Nazir Saïdi à la veille de l'évacuation des combattants et des membres de leurs familles de la Ghouta vers Idleb.

Deux jours après la libération de Kafr-Batna, Sakba et Jisreïn a commencé l'évacuation de combattants et des membres de leurs familles de Harasta.

Des bus et des ambulances entraient en profondeur sur le territoire contrôlé par les combattants et se mettaient en file devant la sortie du couloir humanitaire. 4.979 citoyens récalcitrants ont pu être évacués de Harasta en quelques jours.

Puis le tour des combattants encerclés dans le sud de la Ghouta est venu: en trois jours, plus de 17.000 combattants et membres de leurs familles ont été évacués de Joubar, d'Aïn-Terma, de Zamalka et d'Erbin vers Idleb. Un quatrième convoi de bus se prépare pour un aller simple.

L'avant-poste du sud, composé de quatre villes, est considéré comme le plus sensible pour les habitants de Damas. En effet, moins d'un kilomètre à vol d'oiseau sépare Joubar du centre historique de Damas. De là, les terroristes bombardaient quotidiennement Damas.

Après l'annonce des accords conclus avec les combattants de Joubar et d'Aïn-Terma, une véritable fête a commencé dans les rues de la capitale. Les citoyens lançaient des feux d'artifice, distribuait des sucreries dans la rue et se félicitaient les uns les autres.

Pas de point final

En dépit de l'humeur joyeuse et pleine d'espoir des 7 millions d'habitants de Damas, il est encore trop tôt pour parler d'une victoire totale de l'armée syrienne dans la Ghouta orientale: les combattants de Jaych al-Islam* contrôlent encore la ville de Douma.

Malgré un encerclement total, on ne parvient pas encore à convenir d'un accord concret avec les combattants. Pendant ce temps, le commandement de l'armée syrienne mobilise les forces aux abords de la ville, manifestement pour un plan B: l'assaut de la ville si les combattants armés refusaient de se rendre.

*Organisations terroristes interdites en Russie

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« Rendre hommage au Colonel, c’est dire la vérité : la France est confrontée à une guerre insurrectionnelle ! » L’édito de Charles SANNAT

29 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La guerre, #La paix, #Services publics, #Politique intérieure

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Hier avaient lieu les obsèques du colonel Beltrame, à qui les honneurs ont été rendus.

Et maintenant? Devons-nous attendre le prochain massacre du mois d’avril?

Si son sacrifice ne doit pas être inutile comme l’a dit notre président que je prends au mot, alors cela doit commencer par le fait de propager quelques vérités fondamentales, ce qui, bien qu’étant parfois inconfortable, reste en théorie moins risqué que d’aller dans un Super U remplacer une otage.

Il vous appartiendra, après avoir lu ces lignes, de savoir si vous les partagerez, les propagerez, ou pas. Ce sera votre choix. Votre décision.

Alors allons-y.

Évidemment, ce ne sera pas très confortable.

Mais que voulez-vous, c’est la vérité.

La première des vérités c’est que vous ne trouverez sous ma plume aucune haine, aucun racisme, car l’action publique, politique ou militaire aussi résolue soit-elle, ne peut s’accommoder d’aucune haine, non pas parce que « ils n’auront pas notre haine », qui est l’un des slogans actuels les plus creux, mais parce que l’on ne construit jamais « contre », mais « pour ».

On ne fédère pas « contre » mais « pour ».

Parce que ce qui a marqué dans le geste de notre colonel, c’est exactement cela. Il ne s’est pas sacrifié « contre » mais « pour » la vie.

Pourtant, l’absence de haine ne doit pas être une absence de détermination.

Tordons le cou à l’idée de racisme immédiatement pour débattre sereinement.

« Le racisme est une idéologie qui, partant du postulat de l’existence de races au sein de l’espèce humaine, considère que certaines catégories de personnes sont intrinsèquement supérieures à d’autres. »

Il n’y a effectivement aucune hiérarchie à faire entre les races ! Il y a bien quelques menues différences entre blancs et noirs, comme par exemple une tolérance différente au soleil, un « blanc » de Suède ayant une fâcheuse tendance à rougir au soleil du sud bien plus fortement que les êtres humains à la peau noire qui pour autant peuvent eux aussi souffrir de la chaleur.

Par cet exemple volontairement « bêta », je voulais juste vous dire qu’être différent n’est pas être supérieur ou inférieur.

Grands, petits, noirs, jaunes ou blancs, gros ou maigres, nous faisons partie de l’espèce humaine, et le débat entre l’inné et l’acquis a déjà été tranché.

Nous pouvons acquérir beaucoup de choses, vraiment beaucoup et s’il y a certaines fatalités qui s’imposent à nous, comme nos aspects physiques par exemple, pour tout le reste ou presque, c’est l’acquis et le libre arbitre individuel, notre éducation, nos choix qui feront la différence.

Pour aller plus loin, dans le problème qui nous occupe et nous préoccupe, nous ne sommes en aucun cas confrontés à un problème fondamentalement ethnique, mais profondément idéologique.

Les actes terroristes menés en France sont le fait non pas d’une couleur de peau mais d’une idéologie à laquelle quelques bien « blancs » se sont aussi convertis. Problème plus vaste donc… Beaucoup d’attentats déjoués le sont grâce à des renseignements qui ne sont pas arrachés sous la torture mais fruit de signalements volontaires, courageux, humainement déchirants, d’hommes, de femmes, de pères, de mères, de sœurs ou de frères saisis d’effroi par les radicalisations qu’ils perçoivent et dont ils ne veulent pas être les complices silencieux.

Notre ennemi ce n’est pas une couleur de peau, une origine, ou une ethnie mais une idéologie qui, en revanche, est surreprésentée dans une catégorie de la population plus que dans une autre, ce qui est une évidence socio-culturelle. Cette idéologie « prend » racine sur son terreau le plus favorable. Et ce terreau, c’est celui de « failles » humaines et culturelles qu’il faut comprendre dans toutes leurs composantes et leurs complexités.

Si nous cédons à la tentation du racisme, nous ne nommerons pas ce qui doit l’être. Plus grave, nous alimenterons l’insurrection. Nous y reviendrons.

L’idéologie responsable de tout, et cette idéologie responsable de tout a aussi une cause, elle vient bien de quelque part, elle a une histoire.

Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien : le wahhabisme a été propagé à la demande des Occidentaux

« Dans une interview accordée à The Washington Post, le prince héritier Mohammed ben Salmane a révélé que Riyad avait propagé l’idéologie wahhabite pendant la guerre froide, à la demande de ses alliés occidentaux afin de contrer l’URSS.

Selon Mohammed ben Salmane, l’idéologie wahhabite avait été propagée au cours de la seconde moitié du XXe siècle par Riyad à la demande de ses alliés occidentaux, afin de contrer l’influence de l’Union soviétique dans les pays musulmans. Le prince héritier saoudien a fait cette déclaration lors d’une interview à The Washington Post à l’occasion de sa visite diplomatique aux États-Unis.

«À l’origine, c’est à la demande de nos alliés que nous nous sommes investis dans la création d’écoles coraniques, de mosquées et dans la propagation du wahhabisme dans le monde musulman», a-t-il révélé.

Mohammed ben Salmane a expliqué, cité par El Watan, que le but de l’opération «était d’empêcher l’Union soviétique d’asseoir son influence dans le monde musulman».

«Nos alliés ont exigé de nous que nous utilisions nos ressources pour accomplir cette tâche», a-t-il précisé.

Il a admis également que «les gouvernements saoudiens successifs se sont égarés» et qu’il était urgent «aujourd’hui d’œuvrer à un retour à la normale».

S’agissant du financement du wahhabisme, Mohammed ben Salmane a assuré qu’il «provient en grande partie d’institutions privées basées dans le royaume» et qu’il ne s’agissait pas d’une politique d’État. »

Résumons froidement la situation.

1/ Pour lutter contre le communisme dans les pays arabes, nous avons voulu opposer au communisme la seule chose qui serait plus forte que l’idéologie communiste, à savoir une idéologie religieuse, et pas n’importe laquelle, l’islam dans sa version la plus extrémiste, dont on connaissait pertinemment le potentiel explosif et guerrier que peut receler tout extrémisme encore plus lorsqu’il est religieux.

2/ Nous avons demandé à nos alliés des pays arabes, à commencer par l’Arabie saoudite qui n’a jamais été indépendante des États-Unis, qu’ils financent donc le wahhabisme, ce qu’ils ont fait et très bien fait, au point de croire eux-mêmes en leurs propres âneries.

3/ Nous avons donc, nous, les Occidentaux, ouvert la boîte de Pandore du fascisme islamique qui nous pète aujourd’hui à la figure, puisqu’entre-temps, histoire d’avoir du pétrole qui coule abondamment, nous n’avons rien trouvé de mieux que d’aller le voler à des peuples qui fondamentalement ne nous voulaient strictement aucun mal. En Irak, en Syrie, au Kurdistan, évidemment et plus particulièrement dans le cas franco-anglais, nous avons « rapiné » en Libye.

4/ Comme nous sommes en plus de véritables crétins collectivement, nous n’avons pas trouvé de meilleure idée que de laisser une immigration d’origine arabo-musulmane issue des pays que nous volions et que nous bombardions s’installer massivement en France sans aucune volonté d’assimilation et en laissant les mêmes à qui nous avions demandé de propager le wahhabisme chez eux de le faire chez nous.

Hier, nous avons enterré le colonel Beltrame.
Avant-hier, il y avait deux jeunes femmes à la Gare Saint-Charles.
Avant avant-hier, Nice, ou le Bataclan, et cette longue litanie continuera aussi longtemps que nous ne verrons pas la vérité en face.

Nous connaissons les coupables.

Les vrais.

Ils sont à Washington, à Paris, à Londres, à Ryad.

Tous les autres, celui qui tue et dont nous tairons le nom à jamais, ou celui qui sauve et que nous nommerons toujours, ne sont que les conséquences visibles de ce qui a été décidé par d’autres.

Le prince saoudien le reconnaît lui-même, « les gouvernements saoudiens successifs se sont égarés » et qu’il était urgent « aujourd’hui d’œuvrer à un retour à la normale ».

Or, vous savez qui est allé faire pression en Arabie saoudite ?
Vous savez qui est allé leur dire « stop » ?
Vous savez qui a osé dire que « le terrorisme maintenant c’est terminé » ?

C’est le seul homme qui avait le pouvoir de le faire, un individu que l’on vous dépeint ici à longueur d’information, d’articles et de reportages comme un illustre abruti, comme un goujat (ce qui n’est sans doute pas totalement faux) et comme un fieffé imbécile, à savoir Donald Trump, le président des États-Unis.

C’est suite à son voyage que ben Salmane a pris le pouvoir et commencé un sévère nettoyage en Arabie saoudite qui sera sans doute bien salutaire pour le monde entier.

Si à l’idéologie communiste nous avons opposé le wahhabisme, que peut-on opposer au wahhabisme ?

Ne vous y trompez pas.

Si nous, les Occidentaux (enfin nos dirigeants, pas vous ni moi), avons opposé à l’idéologie communiste le wahhabisme, ce qui est de notoriété publique mais qu’il convient de ne pas dire trop fort ou d’écrire avec insistance, ce n’est pas un hasard.

Nous l’avons fait parce que face au nihilisme communiste, il n’y avait qu’une religion forte susceptible d’avoir plus de poids. Finalement, lorsque l’on observe les communistes, au nom de l’absence de religion, ils ne font qu’élever ce nihilisme justement au rang d’une religion. C’est pour cette raison-là que l’islam a été monté en mayonnaise depuis la fin des années 70, et c’est pour cette raison-là que le visage de tous ces pays à qui l’avenir souriait s’est brutalement assombri, et nous sommes très loin d’être étrangers aux malheurs de tous ces peuples.

Nous avons contenu le communisme. Nous l’avons même vaincu par chaos. Mais nous avons un énorme problème avec l’islam.

Et ce problème, il va falloir le prendre en partie de la même façon que ce que nous avons fait avec le communisme.

C’est une idéologie. On ne gagne jamais une guerre idéologique uniquement par les armes. On la gagne par les cœurs et donc en s’occupant et en remplissant les âmes.

Vous avez affaire à une insurrection d’une partie de la population française.

La France n’est pas (encore) confrontée à une guerre civile mais à une insurrection. Une insurrection islamiste.

Parce que les mots définissent nos maux, une insurrection c’est quoi ?

« Une insurrection est un soulèvement armé ou une révolte contre le pouvoir en place. Les personnes agissant au nom d’une insurrection sont des insurgés »… Nos terroristes ne sont pas libyens, ou syriens, mais essentiellement français.

Pour gagner face à une contre-insurrection, il faut tout simplement couper le robinet de ce qui l’alimente.

Or qu’est-ce qui alimente l’insurrection islamique en France ?

Voici la question qui doit être posée.

Et c’est à cette question que nous devons collectivement répondre.

J’ai évidemment une petite idée de la réponse mais j’ai déjà été trop long et il se fait bien tard. Je vais tout de même vous donner une piste de réflexion. Évidemment, la réponse n’a strictement rien à voir avec l’argent ! Encore moins avec les tombereaux de milliards d’euros que nous avons collectivement déversés sur les banlieues dans le cadre de ce que l’on appelle, en novlangue politiquement correcte, « la politique de la ville ».

Je vous donne une autre piste, le racisme, évidemment, est totalement contre-productif, car il n’aura pour conséquence que de faire accueillir par les plus extrémistes tous ceux qui se sentiront rejetés en les poussant dans leurs bras. Souvenez-vous : on ne fait pas « contre », mais « pour ». Que ceux qui ne peuvent le faire par amour ou par humanisme le comprennent au moins par intérêt.

La politique, la vraie, la Politique, n’a que rarement à voir avec un budget.

La ligne de crête à suivre pour sauver notre pays et notre population dans toutes ses composantes est très étroite. Nos dirigeants se sont, pour le moment, avérés totalement incapables et ne sont pas à la hauteur de la tâche.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Cet homme méprise les Français par Olivier Demeulenaere

29 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #l'Allemagne, #La France, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique

Cet homme méprise les Français

Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, c’est plié. Pour cet homme-là, rien n’est au-dessus de sa volonté ni de son intelligence. Et puis, quand même, cette politique, ces “réformes” (mot magique, sacro-saint, devant lequel chacun se sent obligé de se prosterner), c’est – je cite – « ce qu’attendait l’Allemagne », non ? Que vous faut-il de plus, Français ? Vraiment, vous êtes des ingrats… Vous voyez bien que cette politique-là donne de bons résultats ! Ah non, vous ne trouvez pas ? Mais justement, c’est parce qu’on n’en fait pas assez… Donnez-nous encore quelques années, quelques décennies peut-être… et vous verrez, les résultats viendront. Patience !  OD

Depuis Bruxelles, le président français a affirmé qu’il ne modifierait pas sa politique, jugeant « normal » que la France connaisse des mouvements de protestation.

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Syrie : le “coup de grâce” russe par Olivier Demeulenaere

29 Mars 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Terrorisme

Syrie : le “coup de grâce” russe

« Les batteries de missiles Patriot vivent des heures difficiles et leurs clients aussi : Le 25 mars, le « bijou » de l’Américain Lockheed Martin a subi coup sur coup deux revers monumentaux : le premier en Arabie Saoudite quand trois des sept missiles tirés par Ansarallah contre le sol saoudien ont atteint la capitale Riyad. Les Patriot ont manqué deux des trois missiles Borkan H2, un missile Patriot ayant même explosé au-dessus de la capitale saoudienne, provoquant la mort d’un ressortissant égyptien. En Israël, ces mêmes Patriot ont été réactivés par erreur le 25 mars au soir, sans qu’aucune roquette ni missile soit tiré depuis Gaza voisin où  se déroulait un exercice militaires.

C’est dans ce contexte que les Américains s’apprêtent à entrer en conflit direct avec l’armée syrienne et ses alliés en Syrie où la Ghouta orientale vient d’être libérée, libération qui a fait tomber à l’eau les rêves fous de la Maison Blanche pour conquérir le palais d’Assad. Les États-Unis ne croyaient peut-être pas si bien faire quand ils ont annoncé il y a quelques jours avoir déployé leur flotte navale composée de porte-avions en Méditerranée et en mer Rouge. La flotte US transporterait outre quelques 7500 marines prêts au combat, un croiseur, des destroyers ainsi que 65 à 70 avions de chasse et bombardiers. Cette annonce aura suffi d’ailleurs pour que la Russie se mobilise. Selon Debkafile, site proche du renseignement de l’armée israélienne, la réponse de Moscou au déploiement d’une si grand armada capable de tirer au moins 400 missiles Tomahawk en direction de Damas aura été rapide, catégorique : la semaine dernière, un hélicoptère Mi-8MTPR-1 de l’armée de l’air russe a atterri à l’aéroport de Hmeimim (Lataquié) avec à son bord une station de brouillage active Rychag-AV.

Mais c’est quoi ce dispositif ?

C’est un ensemble électronique, capable de détecter et de paralyser les systèmes de commande et de contrôle électronique ainsi que les radars de missiles sol-air et air-air à bord des avions, des drones, des véhicules de combat, des navires de surface et ce, dans un rayon de 400 km.

Comme le constate Debka, la présence de ce dispositif renforce à coup sûr la DCA syrienne. Mais ce n’est pas tout : elle réduit presque à néant la possibilité pour l’aviation américaine et israélienne de frapper le sol syrien.  La station de brouillage en question est capable aussi de neutraliser les opérations militaires américaines à travers le pays, du nord de l’Irak à la Méditerranée. Mais le Rychag-AV interférera aussi avec l’activité militaire israélienne sur ses frontières nord, là où Israël s’apprête à lancer la guerre contre le Hezbollah et c’est là que se feront encore parler d’elles-mêmes les batteries de missiles Patriot. Seront-elles capables de contrer le déluge de missiles du Hezbollah ? »

ParsToday, le 27 mars 2018

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