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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la russie tag

L’élimination d’Abou Bakr Al Baghdadi signe l’éradication complète du Cercle de Tall Affar, le noyau turkmène fondateur de Daech. Par René Naba.

27 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

L’élimination d’Abou Bakr Al Baghdadi signe l’éradication complète du Cercle de Tall Affar, le noyau turkmène fondateur de Daech

 

L’élimination d’Abou Bakr Al Baghdadi par un raid russe sur Raqqa, Nord de la Syrie, le 25 Mai 2017, si elle était confirmée, signerait l’éradication complète du cercle de Tall ‘Affar, le noyau turkmène fondateur de l’État Islamique.

Pivot de Daech, ultime survivant du Cercle de Tall’Affar et du camp de Bucca, sud de l’Irak, la disparition du Calife Ibrahim revêtirait certes une lourde signification par sa portée symbolique. Mais ce désastre ne saurait remettre en cause le projet de restauration du Califat islamique, en dépit des défaites majeures subies par l’organisation djihadiste, ni de ses lourdes pertes en vies humaines, en dépit de sa politique suicidaire menée à l’encontre des minorités sous son emprise, les Chrétiens et les Yazédis qu’il s’est aliéné par les persécutions qu’il leur a fait subir, plutôt que de les amadouer.

La chute probable de Mossoul, selon toute vraisemblance, va relancer les tensions inter communautaires, exacerbées par une hyper fragmentation de la société irakienne du fait de quinze ans de guerres intestines. Elle pourrait inciter Daech à compenser la perte territoriale de son califat en terre arabe par un plus fort ciblage européen. Une «branche européenne» de Daech aurait d’ailleurs été créée à cet effet, constituée de près de 5.000 volontaires auparavant engagés dans les combats en Syrie et en Irak.

1 – Le cercle de Tall’Affar

Le cercle de Tall’Afar, noyau dur de Daech, était dirigé par Abou Ali Al Anbari, de son vrai nom Ala’ Qodrache, Turkmène originaire de Tell’Afar.
Le «cercle de Tall’Afar» tire son nom de la ville du Nord-Ouest de l’Irak, qui abritait durant l’embargo international contre l’Irak (1990-2003), un des sites d’où étaient déployés les batteries de la défense anti aérienne pour la neutralisation des avions des forces de coalition de l’Opération «Northern Watch 1», chargée de faire respecter les zones d’exclusion aérienne faisant suite à l’embargo décidé par l’ONU.

Située à 45 km à l’Ouest de Mossoul, dans la province de Ninive et à 60 km de la frontière syrienne, elle est peuplée d’environ 170.000 habitants, arabes sunnites, kurdes, turkmènes et chiites. L’édifice était chapeauté par les Turkmènes du «Cercle de Tell’Afar», sous la direction d’Abou Ali Al Anbari, qui en verrouillait les principales articulations.

Les cadres irakiens ont joué un rôle déterminant dans la définition de cette idéologie, résultant d’un double impératif: Disposer d’un gisement humain sunnite apte au combat tout en maintenant la cohésion d’un groupe hétéroclite traversé par des courants contradictoires.

A – Les principaux membres du cercle

SAMIR Al KHALFAOUI (Hajji Bakr), de même que ses camarades du parti Baas, étaient des laïcs, mais ont souhaité tirer leur légitimité de Dieu. «La domination des peuples doit être exercée par une élite ultra-minoritaire, car son objectif est de servir les intérêts supérieurs… «Pour ce faire, elle doit tirer sa légitimité de Dieu ou de la grandeur de l’Histoire». Dixit cet ancien cadre supérieur baasiste.

Partant du principe que les croyances religieuses extrémistes ne suffisaient pas à elles seules à forger la victoire, la synthèse doctrinale a visé à concilier les tendances contradictoires du groupement, débouchant sur la formulation de la théorie de l’«État Islamique».

L’empressement à proclamer le Califat répondait au souci de couper la voie à tout retour en arrière. Durant leur incarcération, pendant trois ans (2005-2008), les conciliabules se sont déroulées d’une manière intensive entre prisonniers irakiens des camps américains et ont visé à faire connaissance d’abord, à se jauger ensuite, à se faire confiance et à réduire leurs divergences, enfin.
Parmi les participants à ce cénacle carcéral insolite figuraient deux généraux, huit colonels, deux commandants, ainsi que Cheikh Ibrahim Awad Al Badri, le futur calife.

Deux généraux Adnane Al Bibaloui et Ibrahim Al Habbani. Huit Colonels (Samir Ben Hamad Al Khalfaoui, Adnane Najm, Fahd Al Afari, Assi Al Obeidi, Fadel Al Ayssawi, Mohannad Al Latif Al Soueidy, Nabil Al Mouayin). Deux commandants (Mayssara Al Joubouri et Adnane Al Hayali) ainsi que Cheikh Ibrahim Awad Al Badr.

Au terme de trois ans de conciliabules, les participants sont convenus de se retrouver à leur sortie de prison pour la poursuite de leur action d’une manière concertée.

2 – Le camp de Bucca

Le camp de Bucca, sud de l’Irak, était un centre de détention aménagé par les Américains pour y incarcérer leurs adversaires et ennemis durant leur occupation de l’Irak. Il comprenait 24 baraquements, chaque baraquement contenait 1.000 prisonniers, soit au total 24.000 prisonniers.
Dix sept des vingt cinq dirigeants de Da’ech, en charge des opérations en Irak et en Syrie, ont séjourné à la prison de Bucca entre 2004 et 2011. Ibrahim Awad Al Badri, alias Abou Bakr Al Baghdadi, a été détenu de 2006 à 2008.

Situé près du port d’Oum Qasr, dans le sud de l’Irak, le camp de Bucca avait été aménagé par les américains lors de la 1 ère Guerre d’Irak (1990-1991). Il sera employé également comme camp de prisonniers dès 2003 par les forces britanniques en Irak.

Après le scandale de la prison d’Abou Ghraib, en 2004, les conditions de détention se sont améliorées. Abandonnée en 2009, elle devrait être transformée en pôle de développement économique avec l’implantation d’hôtels, et de dépôts logistiques pour l’industrie pétrolière.

Samir Al Khalfaoui, alias Hajji Bakr, prisonnier de 2006 à 2008 au camp de Bucca, puis transféré à la prison d’Abou Ghraib, a été tué à Tall Rifaat à Alep en Janvier 2014. Il a transposé au djihad son expérience acquise sous le régime de Saddam Hussein, clonant l’EI sur le modèle de l’appareil sécuritaire baasiste, hérité de la STASI, la police allemande de l’ex RDA.

Les documents manuscrits découverts au domicile de Samir Al Khalfaoui, à son décès, révèlent que dans sa conception, l’EI n’était pas un groupement religieux mais sécuritaire. Nationaliste, selon le qualificatif du journaliste irakien Hachem Al Hachem, Samir AL Khalfaoui était un ancien officier de la base aérienne irakienne de Habbaniyah, expert en logistique.

Le général Adnane Biblaoui est l’initiateur du plan de conquête de Mossoul. Tué lors de l’assaut, la conquête de Mossoul lui a été dédiée et la bataille porte son nom, en sa mémoire.

La biographie des principaux dirigeants de l’état Islamique (Abou Mouss’ab Al Zarkaoui, Abou Omar Al Baghdadi, Abou Bakr Al Baghdadi, Adnane Biblaoui, Hajji Bakr.) Sur ce lien: http://www.madaniya.info/2014/09/15/daech-des-hijras-illusoires-aux

Propos d’un dirigeant de Da’ech: «Nous étions convenus de nous retrouver à notre sortie de prison. Notre mode de liaison était simple. Nos CV étaient inscrits sur l’élastique retenant nos sous-vêtements. Tout y figurait, le numéro du portable, le lieu d’habitation. Tout le monde est revenu de détention en 2009. Nous avons repris alors nos conciliabules». Fin de citation (Cf. «Les conditions d’allégeance et de gouvernance». Centre d’Études des mouvements islamiques (Al Harakate Al Islamiyah lil Dirassate).

Les Arabes avaient la haute main sur l’Information, notamment les syrien tel Taha Sobhi Falaha (Abou Mohamad Al Adanani), en sa qualité de porte-parole de l’EI. Malgré la fusion opérée entre arabes et étrangers, l’élément irakien est demeuré toutefois prédominant dans les postes les plus élevés et les plus sensibles.

Ibrahim Al Badri, alias Abou Bakr Al Baghdadi, a réussi à moderniser son groupement en s’appuyant, sur le plan militaire, sur le bloc des anciens officiers de l’armée irakienne, notamment Samir Al Khalfaoui et Abdel Rahman Al-Biblaoui. La branche militaire est ainsi devenue une forte armée régulière cohérente et professionnelle.

Le chef de l’EI a réussi en outre à tirer profit des expertises des Arabes et des étrangers, notamment les personnes originaires du Golfe à l’exemple des saoudiens Omar Al Qahtani et Osmane Nasser Al Assiry, du bahreini Turki ben Moubarak, alias Turki Al Benghali et le tchétchène Abou Omar Al Shishani ainsi qu’Abou Hammam Al Atrabi.

En dépit de cette infrastructure et de l’organigramme dont il s’est doté, le groupement n’a cessé de se comporter en organisation de type milicienne où règnent le désordre et le clientélisme.

L’EI est subdivisé en 18 circonscriptions administratives réparties entre la Syrie et l’Irak, mais l’aménagement du territoire n’a pas pour autant mis un terme aux dysfonctionnements tant les provinces de même que les administrations souffraient de désorganisation.

Le chef de Da’ech réussira néanmoins à compenser ces insuffisances en confiant les postes clés à des hommes de confiance qui réussiront à maintenir la cohérence du groupe, en l’occurrence le bloc des anciens officiers de l’armée irakienne, qui seront placés à tous les niveaux de responsabilité, dans tous les domaines (sécurité, militaire, organisation, élaboration de nouvelles méthodes de combat et la planification des nouveaux raids).

3- Ibrahim Awad Al Bakri: Abou Bakr Al Baghdadi, une usurpation d’identité

L’identité d’emprunt qu’il s’est attribué en s’autoproclamant Calife (en arabe le successeur) emporte usurpation de légitimité: Abou Bakr Al Baghdadi Al Husseini Al Qoraychi se décline ainsi :

Abou Bakr est le prénom du premier Calife en 632.Le plus fidèle compagnon de Mohamed repose aux côtés de la tombe du prophète à Médine. Baghdadi, celui qui est originaire de Bagdad, évoque la lignée des califes Abbassides (descendants d’Abbas, l’oncle de Mohamed). Husseini, évoque le martyre du petit fils du Prophète, tombé en 680 à Karbala en Irak, adulé des chiites.

Sur le plan rituel, le nouveau calife Ibrahim, de son nom de guerre Abou Bakr Al Baghdadi, cumule pouvoir politique et spirituel avec autorité sur l‘ensemble des musulmans de la planète. Une posture qui le hisse au rang de supérieur hiérarchique du Roi d’Arabie, le gardien des lieux saints de l’Islam La Mecque et Médine, d’Ayman Al Zawahiri, le successeur d’Oussama Ben Laden à la tête d’Al Qaida, du président de la confédération mondiale des oulémas sunnites, Youssef Al Qaradawi, le télé prédicateur de l’Otan. Ah la belle audience califale en perspective.

Né en 1971, dans la ville de Samarra, il rejoint à 32 ans l’insurrection en Irak peu après l’invasion américaine de l’Irak, en 2003. Capturé, détenu et torturé dans la plus grande prison américaine en Irak, le Camp Buca pendant cinq ans, sud de l’Irak, il sera annoncé comme mort, en octobre 2005, par les forces américaines. Mais, à la surprise générale, Abou Bakr al-Baghdadi, réapparaîtra, en mai 2010, à la tête de l’État islamique en Irak (EII). Depuis 2011, Il est classé comme «terroriste» par les États Unis.

4 – La galaxie Dae’ch (ISIS EIIL)

Présent en Syrie et en Irak, le groupe islamiste ultra-radical «l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL ou ISIS en anglais), dont l’acronyme en arabe est Daech, a été fondé en 2013 sur les bases de l’État islamique en Irak (EII), à la faveur des combats de Syrie et des dérives Djihadistes.

La galaxie avait été mise sur orbite, en 2006, avec la fusion de plusieurs groupes djihadistes irakiens et de tribus sunnites, sous la houlette du Prince Bandar Ben Sultan, ancien chef des services de renseignements saoudiens et d’Izzat Ibrahim ad Doury, ancien vice-président du Conseil de la révolution irakienne et successeur de Saddam Hussein à la tête du parti Baas, depuis son entrée en clandestinité.

Au-delà des baasistes, Izzat ad Douzy, chef de l’Armée de la voie de Nakchabandi, une confrérie soufie qu’avaient embrassée, selon ses adeptes, les compagnons du Prophète ainsi que le premier calife. L’appellation est toutefois trompeuse, car si les soufis sont théoriquement pacifiques, les Nakchabandi d’Irak ont fourni de redoutables officiers de renseignements, civils et militaires, sous le règne de Saddam Hussein. Après la chute de ce dernier, ils ont régulièrement mené des opérations conjointes avec Al-Qaida.

Selon les estimations des experts, l’EIIL comptait entre 5000 à 6000 combattants en Irak et 6000 à 7000 en Syrie. Sa zone d’influence s’étendait du nord de la Syrie, notamment depuis son quartier général à Raqqa, jusqu’au centre de l’Irak.

5- La stratégie de l’ISIS

L’EIIL cherche surtout à fonder un État Islamique au Proche-Orient fondé sur la Chariah (législation islamique) et effacer ainsi les frontières issues du colonialisme franco- britannique, les accords Sykes Picot. Le déploiement de l’ISIS révèle toutefois que son zone d’influence coïncide avec les gisements de pétrole syriens et irakiens.

En avril 2013, Abou Bakr al-Baghdadi, alors chef de l’État islamique en Irak, a annoncé la fusion de son groupe avec le Front al-Nosra, une branche d’Al-Qaïda active en Syrie, pour créer l’EIIL. Le Front al-Nosra a toutefois refusé cette alliance et, en février 2014, le chef d’Al-Qaïda, Aymane Al-Zawahiri, officialisera sa rupture avec l’EIIL en lui demandant de quitter la Syrie. Les deux groupes opèrent des lors de façon séparée, se faisant même la guerre en Syrie.

Le groupe djihadiste se finance via trois sources principales, le pétrole, les prises d’otages, un commerce plus lucratif que le pétrole, en ce que la rançon peut atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars, enfin, les donations des princes du Golfe, des princes, qui soutiennent le groupe sunnite face aux chiites et aux athées.

6- Les combattants en Syrie et en Irak

La Syrie comptait de 100.000 à 120.000 djihadistes, dont 7.000 à 10.000 étrangers, repartis en un millier de formations combattantes, selon une déclinaison ethnico religieuse tribale, reflet des clivages politico sociales du pays et de leurs parrains respectifs, opérant au sein de PC conjoint, sur fond de violentes rivalités et d‘une opposition instable, selon les estimations de la prestigieuse institution «The Brookings Institution», dont le centre régional à Doha (Qatar), «Brookings Doha Center Report» publiées à la mi-mai 2014 dans son rapport périodique: «Syria Military Landscape Mai 2014», sous la plume de Charles Lester.

La ventilation de ces djihadistes en fonction de leur nationalité et de leur provenance a été établie par Soufan Group, un centre d’études turc, proche de la Confrérie des Frères Musulmans et figure sur ce lien: http://www.soufangroup.com/foreign-fighters-in-syria/

7- Le rôle contre productif de l’opposition off shore pétromonarchique

Une opposition instable et cupide: «La concurrence pour les subsides notamment auprès des associations caritatives pétro monarchiques a favorisé la division et la dispersion. Le style de vie des opposants en exil a suscité des moqueries en ce qu’il leur était reproché leur goût pour les hôtels cinq étoiles, occultant la dure réalité syrienne, indique le rapport Brookings Doha Center Report dont ci joint les extraits de ce document de 50 pages.

…..«Le chef de l’Armée Syrienne Libre, pendant cette période a assumé un rôle de «Public Relations» et l’échec de l’opposition off shore pro occidentale a favorisé la montée en puissance de l’extrémisme, dont les Frères Musulmans, constituaient la force la plus modérée.

Par «Le Manifeste d’Alep», le 24 septembre 2013, onze organisations parmi les plus puissantes ont refusé la tutelle de la coalition de l’opposition syrienne, soutenue par les pays occidentaux et les pétro monarchies arabes. Cinquante groupements, réunis sous l’autorité de Mohamad Allouche, fonderont alors «Jaych Al Islam», assumant un rôle axial en Syrie.

Le Front Islamique

Sept groupements fédérés au sein de ce front disposent de 60.000 combattants en Syrie et constituent la plus importante formation militaire du pays. Trois de ces formations -Ahrar As Cham (les hommes libres du levant), Soukour As Cham (Les Aigles du Levant) et Jaych al Islam (l’Armée de l’Islam)- opèrent en coordination étroite avec Al Qaida, via Jobhat an Nosra.

«Le Front Islamique est un acteur décisif dans la dynamique de l’opposition en raison de sa capacité d’impulser l’orientation idéologique du soulèvement. Il constitue la relève radicale d’Al Qaida sur le plan idéologique et son but ultime est la création d’un Etat islamique en Syrie, point de départ de la guerre de libération d’Al Qods (Jérusalem) et la Palestine.

8 – Les défaites militaires à l’arrière plan d’une hécatombe des chefs djihadistes.

Mais l’anéantissement du noyau turkmène ne saurait mettre un terme un projet de restauration d’un califat islamique, en dépit des défaites majeures subies sur le terrain par l’organisation djihadiste, ni des pertes en vies humaines.

A – Les défaites militaires de Daech

Depuis début 2015, Daech a subi d’importants revers tant en Irak qu’en Syrie, sous les coups de butors conjugués mais non coordonnées de l’alliance occidentale et de leurs supplétifs kurdes tant en Syrie qu’en Irak, d’une part, et d’autre part, les forces gouvernementales syriennes et irakiennes et leurs alliés en Syrie, –la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais–, en Irak, Al Hachd Al Cha’abi, la mobilisation, une milice majoritairement chiite.

Ci joint une chronologie des revers

Janvier 2015, la cité antique de Palmyre a été reprise par l’armée syrienne En quinze mois, selon les calculs de l’IHS Conflict Monitor, les pertes territoriales de Daech dépasseraient les 25%, et, 40 pour cent selon les forces américaines. Palmyre marque le début de la fin de Daech sur le plan militaires

  • 26 janvier 2015: Kobané. L’État islamique est chassé de cette ville frontalière de la Turquie par les Unités de protection du peuple kurde (YPG).
  • 31 mars 2015: Tikrit. Reprise de ce bastion de l’ancien président Saddam Hussein, à 160 km au nord de Bagdad. Téhéran et Washington se sont impliqués dans cette bataille et dans la reconquête de ce chef-lieu majoritairement sunnite.
  • 6-13 novembre 2015: Sinjar: L’EI contrôlait cette ville depuis août 2014, se livrant à de multiples exactions contre la minorité yazidie, qui constitue la majorité de sa population.
  • 8 décembre 2015: Ramadi. Ville sunnite à 100 km à l’ouest de Bagdad, Ramadi est le chef-lieu de la grande province d’Al-Anbar, frontalière de la Syrie. Elle avait été conquise le 17 mai 2015 par l’EI après une vaste offensive et une retraite chaotique des forces irakiennes.
  • 24 mars 2016: Mossoul: L’armée syrienne, appuyée au sol par le Hezbollah libanais et les forces spéciales russes et soutenue par l’aviation russe, entre dans la ville antique de Palmyre, à 205 km à l’est de Damas, prise par l’EI le 21 mai 2015. De l’autre côté de la frontière, l’armée irakienne, soutenue par des milices et l’aviation de la coalition internationale, lance une offensive pour reprendre Mossoul, deuxième ville du pays (nord).
  • 27 mars 2016: Palmyre L’armée syrienne reprend la totalité de la ville de Palmyre après plusieurs jours de combats. Les djihadistes se replient notamment vers leurs fiefs de Raqqa et Deir Ezzor plus au nord.
  • 21 Décembre 2016: Le bastion djihadiste d’Alep est tombé aux mains des forces gouvernementales syriennes, mettant un coup d’arrêt au plan de partage de la Syrie.

Au delà du cercle de Tall affar, décimé, 10 des principaux figures de proue de la nébuleuse djihadiste ont été éliminés en six ans de guerre en Syrie et en Irak, dont voici le décompte:

  • Zohrane Alllouche, chef de Jaych Al Islam, tué dans un raid de l’aviation syrienne le 25 décembre 2015.
  • Hassan Abboud, (Abou Abdallah Al Hamaoui), fondateur d’Ahrar Al Cham (les Hommes Libres du Levant), dont le mouvement a été décapité avec l’élimination de 40 de ses dirigeants lors d’un ténébreux attentat à l’automne 2014
  • Omar Al Shishani, le responsable militaire de Daech
  • Djamil Raadoun, chef du Soukour Al Ghab (Les Faucons de la Forêt), assassiné en Turquie même, l’autre parrain du djihadisme salafiste.
  • Abdel Rahman Kaddouli (de son nom de guerre Hjaji Imam), N°2 de Daech et son ministre des finances, tué par un raid aérien américain en Irak le 25 mars 2016.
  • Abou Hayjja Al Tounsi, dirigeant militaire de Daech, tué le 31 mars 2016, par un drone américain à Raqqa (Syrie)
  • Abou Firas Al Soury (de son vrai nom Radwane Al Nammous), porte-parole d’Al Nosra
  • Deux dirigeants de premier plan de Daech : Abou Mohammed Al-Adnani et Waêl Adil Hassan Salman Fayad. Seul Syrien au sein de la direction de Daech, Al-Adnani, né en 1977 dans la province d’Idlib, était considéré comme le «ministre des attentats» du groupe et le chef de ses opérations extérieures.

Vétéran du djihad et porte-parole du groupement terroriste, Taha Sobhi Fallaha (le vrai nom d’Al Adanani) a été tué dans un raid aérien visant la ville d’Al Bab, le dernier bastion de l’EI dans la région d’Alep, le 30 août 2016. Quant à Waêl Adil Hassan Salman Fayad, ministre de l’Information du groupe Etat islamique, il a été tué dans un bombardement aérien de la coalition anti djihadiste le 7 septembre près de Raqqa en Syrie, soit une semaine après son compère Al Adnani.

Enfin, les chefs du «Front du Fatah Al Cham», la nouvelle mouture de Jabhat An Nosra:

  • Abou Omar Saraqeb, chef militaire de ce groupement et son adjoint Abou Mouslam Al Chami, mi septembre 2016, tués dans leur PC alors qu’ils préparaient un plan de reconquête d’Alep. Alors qu’il était à la tête de Jabhat An Nosra, Abou Omar Saraqeb avait conquis au début de la guerre Idlib et Jisr Al Choughour.

Quant à l’hécatombe politique des faiseurs de la guerre de Syrie, du côté occidental, impressionnante, –d’Hillary Clinton, à David Cameroun, à François Hollande, Laurent Fabius, Manuel Valls, à l’Emir du Qatar et Bandar Ben Sultan, le chef des ténèbres djihadistes–, est à lire sur ce lien:

Et l’hécatombe des intellectoïdales français, «les idiots utiles du terrorisme islamique» sur ce lien:

POUR ALLER PLUS LOIN
ILLUSTRATION

Capture d’écran d’une video de propagande diffusée le 5 juillet 2014 par al-Furqan Media montrant Abou Bakr al-Baghdadi à Mossoul lors de la proclamation du califat / AL-FURQAN MEDIA/AFP/Archives

Source : Madaniya, René Naba, 22-06-2017

René Naba

Journaliste-écrivain, ancien responsable du Monde arabo musulman au service diplomatique de l'AFP, puis conseiller du directeur général de RMC Moyen-Orient, responsable de l'information, membre du groupe consultatif de l'Institut Scandinave des Droits de l'Homme et de l'Association d'amitié euro-arabe. Auteur de "L'Arabie saoudite, un royaume des ténèbres" (Golias), "Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l'imaginaire français" (Harmattan), "Hariri, de père en fils, hommes d'affaires, premiers ministres (Harmattan), "Les révolutions arabes et la malédiction de Camp David" (Bachari), "Média et Démocratie, la captation de l'imaginaire un enjeu du XXIme siècle (Golias). Depuis 2013, il est membre du groupe consultatif de l'Institut Scandinave des Droits de l'Homme (SIHR), dont le siège est à Genève et de l'Association d'amitié euro-arabe. Depuis 2014, il est consultant à l'Institut International pour la Paix, la Justice et les Droits de l'Homme (IIPJDH) dont le siège est à Genève. Depuis le 1er septembre 2014, il est Directeur du site Madaniya.

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Des élus français dans le Donbass. Première représentation française de la République Populaire de Donetsk

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #le nazisme, #Le fascisme

jeudi 22 juin 2017

Des élus français dans le Donbass

 
Première représentation française
de la République Populaire de Donetsk
 
Hubert Fayard, Christiane Pujol et Christian Borelli à l'embarquement pour Moscou
 
La concrétisation d'un engagement métapolitique
 
Quand cette crise ukrainienne lancée par les occidentaux sur le Maïdan pendant l'hiver 2013-2014 dérape dans le sang et les larmes avec la répression du Donbass qui va devenir une guerre longue et meurtrière, une chape de plomb médiatique s'abat alors sur ce volcan géostratégique coincé entre le bélier occidental et la muraille russe et d'où ne s'échappent que les arguties toutes plus délirantes les unes que les autres d'une propagande de guerre russophobe et hystérique.
 
"Invasion russe" "terroristes" "peuple pris en otage" "pays affamé", "déserté" etc... et j'en passe et des meilleures...
 
A la lecture de ces délires mensongers nous sommes plusieurs à réagir pour libérer la Vérité de la cage propagandiste dans laquelle la réalité de cette guerre honteuse pour l'Europe est enfermée. Ainsi des occidentaux se sont révoltés contre ce coup d'Etat du Maïdan et sa guerre à caractère génocidaire lancée contre les populations russes d'Ukraine et qui a tué entre 10 000 et 20 000 personnes au minimum depuis 3 ans.
 
Communistes, anarchistes, nationalistes, régionalistes, tsaristes, nationaux bolcheviques, antimondialistes, etc... le Donbass a vu de nombreuses nationalités rallier sa rébellion : espagnols, serbes, français, allemands, brésiliens, irlandais etc... et même étasuniens ! chacun s'engageant dans sa tranchée pour mener un combat militaire, humanitaire médiatique, ce dernier étant peut-être le plus difficile à mener car affrontant le Goliath de la pensée unique muselant dans les pays "droitdelhommistes" leur liberté d'expression fondatrice (cherchez l'erreur !)
 
Bien sûr il y en a qui, par paresse intellectuelle, vont répondre à la propagande par une autre propagande qui si elle n'est pas aussi mensongère a cependant tendance à verser dans une caricature manichéenne qui finit aussi par la décrédibiliser. Et de constater amèrement que certains "volontaires" sont toujours sous influence de la société du spectacle dans laquelle ils sont nés, tant l'incohérence entre leurs actes et leurs paroles amène les pousse (malgré eux mêmes ?) a vouloir recréer en microcosme ce monde orwellien du clientélisme, de la censure et des privilèges qu'ils prétendent pourtant combattre dans leurs discours narcissiques. Mais ceci est un autre débat...
 
Le plus important et urgent est de réveiller les consciences européennes des foules et l'esprit critique individuel des consommateurs d'informations qui avalent et croient tout ce qui est déversé dans leur écrans par les entonnoirs d'agences de presses contrôlées par la ploutocratie au pouvoir.
 
Pour libérer la Vérité sur la Donbass une centaine de personnes taraudent quotidiennement le blocus organisé par la dictature de la "bien-pensance" occidentale : médias alternatifs, sites internet, blogs, réseaux sociaux etc... A Donetsk, nous sommes 4 français a travailler aujourd'hui sur le front de l'information : Christelle Néant (DONi press) Philippe Calfine (News Front) Sébastien Hairon (indépendant) et moi même (Novorossiya Today). Il faut rajouter à ce quatuor les locales Svetana Kissileva, qui informe en français (novorossiya today) et Hélène Sydorova, également francophone et infatigable animatrice d'une centre Culturel Franco-russe local (Revue "sans frontières")
 
Ce travail sans relâche (perso j'arrive à 1500 articles sur le sujet) est récompensé par de réseaux fidèles et tenaces réseaux de soutien qui se font l'écho de nos efforts, et s'organisent chaque jour un peu plus, tels des maquis virtuels dans les différents pays occupés par le Nouvel Ordre Mondial. Aujourd'hui si on ne considère que le réseau social Facebook pourtant régulièrement attaqué par la censure de la pensée unique, on compte pas moins de 500 groupes à travers le monde qui tentent de rétablir la Vérité concernant cette guerre du Donbass, dont environ 200 très actifs.
 
Il arrive un moment où le soutien intellectuel veut descendre dans la rue et rencontrer les foules des consuméristes hypnotisés. C'est par exemple ce que font régulièrement Kris Roman en Belgique ou André Michel Chanclu et Alain Benajam en France. Mais depuis l'année dernière la concrétisation du soutien au Donbass a pris une autre forme et une tournure plus officielle avec la création de "Représentation de la République Populaire de Donetsk" dont le réseau a été inauguré en Tchequie l'année dernière sous l'impulsion de Lena Liskova. Depuis cette belle initiative a fait des émules et d'autres représentations ont vu le jour soit aujourd'hui :
 
  • en Tchéquie, à Ostrava, pour la DNR
  • en Italie, à Torino, pour la DNR
  • en Autriche, à Vienne, pour la LNR
  • en Grèce, à Athènes, pour la DNR
Il faut relever que l'ensemble de ces "représentations des républiques populaires du Donbass" subissent des attaques régulières de la part des gouvernements des pays où elles sont nées et de l'Union européenne quine supportent pas que des voix dissidentes libèrent la Vérité et dévoilent les complicité occidentales aux crimes de guerre commis dans le Donbass...
 
 
2017, l'initiative française
 
Il est intéressant de relever ici le style médiocre et partisan de ce journaliste qui
ne peut s'empêcher à l'occasion d'un simple compte rendu événementiel une haine
psychotique et hystérique à l'encontre de la Russie, des Républiques du Donbass,
tout en léchant au passage les bottes des néo-conservateurs étasuniens et de l"UE !
Un beau spécimen de "journalope" chien de garde de la pensée unique et totalitaire.
 
 
En janvier 2016, un groupe de français était venu en reconnaissance pour préparer la venue d'une délégation française dans la Donbass à l'image de celle qui été venue en Crimée quelques mois auparavant. Mais les circonvolutions levantines engendrées par la perspective des élections présidentielles ont dissuadé les acteurs du projet de le concrétiser.
 
Le cirque électoral ayant replié son chapiteau nauséabond les volontés et les consciences libérées ont repris plus ouvertement le chemin du Donbass pour soutenir son peuple.
 
Hubert Fayard est un ami du réseau de soutien et en collaboration avec l'équipe de Novorossiya Today et le Ministère des Affaires Etrangères de Donetsk, nous avons défini et amorcé l'ouverture de la première représentation française de la République Populaire de Donetsk, qui vient de voir le jour sous les statuts d'une association de loi 1901.
 
 
 
Le 22 juin sont arrivés à Moscou, en transit pour la République Populaire de Donetsk, une délégation de 4 francais dont 3 élus départementaux, à laquelle il faut également rajouter Kris Roman et Emmanuel Leroy qui viennent réaliser une nouvelle visite de soutien dans le Donbass.
 
L'engagement de ces français sera bien sûr critiqué, attaqué et certainement calomnié par des imbéciles qui n'ayant pas peur de mourir étouffés par leur haine et leur mauvaise foi iront certainement dépeindre comme des "fascistes" ces libres penseurs venus soutenir un peuple russe défendant sa liberté dans l'ombre des statues de Lénine !
 
Sortir des ornières de la doxa propagandiste d'un régime politique pour venir constater de visu de la réalité d'une guerre qui meurtrie le coeur de l'Europe depuis 3 ans est un engagement personnel d'autant plus honorable qu'il est malheureusement exceptionnel. Aussi je salue avec force Christiane, Hubert, Christian et Marc qui viennent avec courage et répondre à l'appel de leurs coeurs européens et leur souhaite la bienvenue sur la terre du Donbass libre !
 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
Source de l'article : Russie Politics
 
Une délégation française à Donetsk
 
 
Par Karine Bechet Golovko
 
A l'invitation de la jeune république de Donetsk, une délégation d'élus français des Bouches-du-Rhône, représentant différents partis politiques, se rend à Moscou puis à Donetsk. C'est ce genre d'initiatives qui permettra de mettre fin au conflit, en ouvrant les yeux aux populations européennes sur la réalité de ce qui se passe dans la région.
 
Le 22 juin, une délégation française s'est envolée pour Moscou puis Donetsk. Elle est composée de:
 
  • Hubert FAYARD, Président du Centre des Indépendants des Bouches-du-Rhône (CNIP) et Conseiller municipal,
  • Christiane PUJOL, Conseillère départementale des Bouches-du-Rhône et cadre du mouvement " Debout la France" (DLF),
  • Christian BORELLI, Conseiller national des Républicains (LR), Conseiller municipal de Vitrolles,
  • Marc PUJOL, Assistant.
 
Ils séjourneront à Moscou du 22 au 24 juin puis se rendront à Donetsk du 24 au 27 juin qui, comme ils le reconnaissent dans leur communiqué de presse, est constamment bombardé par l'armée ukrainienne malgré les accords de Minsk.
 
Cette prise de consience salutaire est d'autant plus importante qu'elle est rare. L'impunité avec laquelle le pouvoir ukrainien s'attaque à sa population civile dans le Donbass n'est possible qu'avec le silence consentant de l'Europe et des Etats Unis. Ce type d'initiatives permet aux hommes et aux femmes politiques qui ont le courage de, finalement, faire leur travail et défendre les valeurs de notre République, malgré la politique russophobe qui domine la vie politique aujourd'hui, de poser une pierre sur le chemin difficile de la fin du conflit.
 
Peut être la presse française aura-t-elle aussi un jour le courage de revenir à sa mission première: informer, indépendamment des dogmes politiques en vigueur. Mais ce sera certainement pour plus tard.
 
Pour ceux qui le désirent, une rencontre est prévue au restaurant français le Normandie Niemen à Moscou après leur séjour, le 27 juin à 17h.
 
Karine Bechet Golovko
 
 
*
* *
 
S'il vous plaît, pour m'aider dans le travail de réinformation et l'aide engagée auprès des habitants sinistrés de mon quartier
 
Si l'argent est le nerf de la guerre il est malheureusement également aussi celui de la réinformation pour laquelle j'ai décidé de me consacrer seul et à plein temps malgré une absence actuelle de revenus et une censure de mon travail par les agences de presse occidentales collabos, mais également par des crapules, jaloux ou obsédés du monopole de l'information venus jouer les vautours dans le Donbass..
 
Au delà de mes besoins de subsistance (8 000 roubles par mois (150 euros au taux de change local) j'utilise les dons supplémentaires pour aider des personnes isolées et des familles de mon quartier.
 
Suite aux actions calomnieuses de militants pro ukrainiens qui engagent des procédures de fermeture de comptes bancaires, je vous demande de me contacter par mail : alawata@gmail.com pour que je vous transmette l'adresse où m'adresser les dons éventuels.
 
Observation : la plus petite somme (équivalent à celle d'un paquet de cigarette) est la bienvenue et vitale ici.
 
En vous remerciant par avance de votre soutien moral et matériel
 
Bien à vous
Erwan
 
 
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Un autre pas vers une guerre dévastatrice. Par Paul Craig Roberts

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme

Un autre pas vers une guerre dévastatrice

http://www.paulcraigroberts.org/2017/06/19/another-step-toward-devastating-war/

  • (Another Step Toward Devastating War)

Par Paul Craig Roberts

Juin 20, 2017 "Information Clearing House" – Un pilote américain idiot a abattu un chasseur syrien qui attaquait ISI, confirmant ainsi que Washington ne combat pas l’ISIS, comme le prétend Washington, mais qu’il protège l’ISIS, son agent envoyé en Syrie par Obama et Hillary pour renverser le gouvernement syrien. Le Général Michael Flynn a révélé dans une interview à la TV qu’Obama et Hillary, au-dessus de son objection comme directeur de l’Agence de renseignement de la défense, avaient pris « la décision obstinée » d’envoyer ISIS en Syrie.

Le faux-semblant de Washington que Washington combat l’ISIS, plutôt que le soutenir, est l’excuse pour Washington de sa présence illégale dans le conflit syrien. La Russie et l’Iran sont légalement en Syrie, invités par un gouvernement élu. Les Américains y sont non invités comme des criminels de guerre. En vertu du droit international établi par les Américains eux-mêmes, c’est un crime de guerre d’entreprendre une agression contre un pays qui n’a pas levé le poing contre lui.

Donc, pour être en Syrie, Washington doit prétendre qu’il « combat le terrorisme » plutôt que le soutenir. On a souvent émis le mensonge à cette affirmation, mais maintenant qu’un pilote américain a prouvé que les US sont en Syrie pour soutenir son agent, l’ISIS, pas même une presstitute (la presse qui déforme l’information) Megyn Kelly peut honnêtement déclarer croire que Washington combat l’ISIS.

Les Russes, les Syriens et les Iraniens l’ont su depuis le début. Pourtant, ces sources officielles sont toutes suspectes dans la presstitude des médias occidentaux. Donc, avec la complicité de la presstitude, le mensonge de Washington a tenu jusqu’à ce qu’un pilote américain idiot a fait sauter le mensonge hors du ciel en même temps qu’un chasseur syrien et son pilote.

Washington, bien sûr, mentira autant que possible. C’est la seule chose que Washington sache faire. Washington prétendra que c’était « un combattant de la coalition », c-à-d. quelqu’un d’autre qui pilotait le US F-18. Ce n’était pas nous. Ou ils prétendront que le chasseur syrien attaquait des femmes et des enfants, ou une enceinte transgenre ou une salle de maternité pour femmes violée par « les troupes brutales » d’Assad. Washington le tournera de telle manière qu’un crime de guerre agressif apparaisse comme une défense héroïque d’un groupe victime.

Une question : le pilote US idiot a-t-il fait ceci de sa propre initiative, coup chaud en jouant Top Gun, ou était-ce une provocation planifiée du complexe de l’armée/sécurité hors des canaux pour commencer un conflit entre les US et la Russie qui empêcherait toute possibilité du président Trump de rependre son objectif de désamorcer le haut niveau de tension avec la Russie ? Un $1 trillion, 100 milliards de budget militaire/sécurité annuel, payé par les contribuables américains est en jeu.

On ne sait pas si le pilote a agi de lui-même ou par ordre.

Ce qu’on sait c’est que les Russes ne l’ont pas bien accepté. La Ministère de la Défense russe a dit aujourd’hui qu’il considère la décision du « commandement US comme une violation intentionnelle des obligations US dans le cadre du mémo sur éviter des incidents et la sécurité des vols de l’aviation pendant des opérations en Syrie, signé le 20 octobre 2015. »

Surprise ! Surprise ! Les Américains ont déjà brisé un autre accord que Washington a signé avec la Russie.

Combien d’accords avec la Russie Washington doit-il briser avant que les Russes comprennent finalement qu’un accord signé avec Washington est dénué de sens ? Les Russes apprendront-ils un jour ? Les Indiens américains ne l’ont jamais appris. Il y a un fameux T-shirt américain : « Bien sûr que vous pouvez faire confiance au gouvernement : Demandez simplement à un Indien. »

Peut-être que finalement les Russes ont appris que tout accord avec Washington est au mieux sans valeur et au pire un arrêt de mort. Le Ministère de la Défense russe a annoncé aujourd’hui que la Russie mettait fin à toutes les interactions avec les US dans le cadre du mémorandum de prévention d’incidents dans les cieux syriens. De plus, le Ministère de la Défense russe a déclaré que la défense missile russe interceptera tout avion dans la région des opérations de forces aérospatiales russes en Syrie et: « dans les zones où l’aviation russe mène des missions de combat dans les cieux syriens, tout objet volant, y compris des jets et des véhicules aériens sans équipage découverts à l’ouest de l’Euphrate sera suivi par des défenses russes aériennes et de terrain comme des cibles aériennes. »

En d’autres mots, de la manière discrète russe, la Russie a déclaré une zone no-fly dans toutes les régions de la Syrie dans lesquels les Syriens et les Russes opèrent. Tout intrus dans cette zone sautera hors du ciel. Que ce soit un Américain, un Israélien, ils sont de la viande morte.

Comme c’est la Russie, pas Washington, qui a la supériorité aérienne en Syrie, tout ce qui est requis est un pilote américain stupide de plus, dont le cul stupide éclatera hors du ciel, et les abrutis complets à Washington devront reculer ou faire une gaffe. Aussi stupide qu’est Washington et plein d’orgueil, les abrutis feront une gaffe.

Il n’y a pas d’intelligence à Washington. Seulement de l’arrogance et de l’orgueil. Le quart de siècle que j’y ai passé était avec les gens tout à fait les plus stupides sur la face de la terre.

Je m’attends à ce que la Russie gagne ceci, parce que la Russie a un leadership intelligent, et que Washington n’en a pas.

Néanmoins, peut-être à tort, comme personne ne peut tout connaître, je blâme la Russie pour laisser la crise syrienne se développer. La Russie et la Syrie auraient gagné la guerre depuis longtemps, excepté que la Russie continuait à déclarer la victoire prématurée, se retirant, obligé de revenir, espérant toujours de réaliser un accord avec Washington. En effet, réaliser un accord avec Washington était plus important pour le gouvernement russe que gagner la guerre ou n’importe quoi d’autre.

Sans se soucier de l’évidence, l’espoir du gouvernement russe ne pouvait simplement pas mourir que la Russie et Washington pourraient réaliser un accord pour combattre le terrorisme ensemble. Quel complet non-sens.

Le terrorisme dans la province russe de Tchétchénie a été instigué par Washington. Le gouvernement russe semble ne pas comprendre qu’il n’y a pas de terroristes indépendants. Le terrorisme est une arme de Washington. Donc, comment le gouvernement russe peut-il faire un pacte contre le terrorisme avec le pays qui utilise le terrorisme comme une arme contre la Russie ?

Que pense la Russie d’à quoi sert le plan des néoconservateurs de conquérir la Syrie et l’Iran si ce n’est d’apporter plus de terrorisme en Russie

Vladimir Poutine est un leader bien informé, fort et capable d’un pays. Peut-être le seul à part la Chine. Clairement, il n’y en a pas en Occident, un désert de leadership.

Il y a peu de doute que Poutine est un dirigeant moral qui est opposé à la guerre et veut le mieux pour tous les pays. Néanmoins, en sacrifiant l’avantage chaque fois qu’il en obtient pour l’idée absurde de faire un accord avec Washington, communique simplement à Washington une faiblesse. Washington pense que Poutine est simplement une autre personne sur laquelle Washington peut marcher. C’est une erreur de jugement et résultera en une guerre. Ce serait beaucoup mieux si Poutine relevait le défi et éclaircissait complètement que « si vous voulez la guerre, elle sera là en 30 minutes. » Soudain, on prendrait la Russie au sérieux.

J’admire Poutine. Mais il se trompe de jeu. Au lieu de parer l’agression de Washington, il devrait être agressif et forcer l’Europe et Washington à venir vers lui pour une solution.

Poutine, le dirigeant du monde libre, ne devrait pas être sur la défensive vis-à-vis d’un gouvernement à Washington en banqueroute, minable à la noix qui se complaît dans son mal.

Le Dr. Paul Craig Roberts a été assistant Secrétaire au Trésor pour la politique économique et un éditeur associé du Wall Street Journal. Il a été éditorialiste pour Business Week, Scripps Howard News Service, et Creators Syndicate. Il a eu un emploi dans de nombreuses universités. Ses articles Internet ont attiré des adeptes dans le monde. Les derniers livres de Roberts sont The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West, How America Was Lost, and The Neoconservative Threat to World Order.

Voyez plus sur http://www.informationclearinghouse.info/47286.htm#sthash.exUs1Q3H.dpuf

L’empire de Washington englué

 

 

http://www.mondialisation.ca/lempire-de-washington-englue/5594449

 

Par Dr. Paul Craig Roberts

Mondialisation.ca, 12 juin 2017

paulcraigroberts.org 5 juin 2017

Région : États-Unis, Europe

Thème: Désinformation médiatique, Environnement, Guerre USA OTAN, Militarisation, Services de renseignements

 

 

http://www.mondialisation.ca/wp-content/uploads/2017/06/deep-state-400x225.jpg

Le complexe militaro-industriel de sécurité a mis soixante-dix ans à construire son empire. Le complexe a assassiné un président américain (JFK) qui le menaçait et expulsé un autre (Richard Nixon) de son siège. Le complexe ne tolère pas l’élection de politiciens en Europe qui pourraient ne pas suivre la ligne de Washington sur la politique étrangère et économique.

Soudain, selon les médias occidentaux et même russes, le complexe laisserait un homme, Trump, qui ne règne pas en Amérique, et une femme, Merkel, qui ne règne pas en Allemagne, détruire son empire.

Selon les médias aux ordres, en sortant de l’Accord de Paris (le pacte climatique mondial) et en déclarant que les membres de l’OTAN devraient contribuer davantage au budget de l’alliance, dans laquelle le contribuable américain a une part proportionnellement excessive, Trump a amené Merkel à conclure que l’Europe ne peut pas compter plus longtemps sur Washington. La discorde entre Trump et Merkel et la démission de Washington de son rôle de leader aurait détruit l’alliance occidentale et laissé l’UE elle-même au bord de la rupture.

Tout cela est une sottise absurde. Voici ce qui s’est vraiment passé :

 

À peine Trump élu, des hommes en costumes foncés et cravates sombres, avec des porte-documents, lui ont expliqué que ce n’était pas la politique de Washington de normaliser ses relations avec la Russie ; ils lui ont aussi expliqué que ce n’était pas la politique de Washington de sortir de l’Accord de Paris. Trump a dit quelque chose comme ça : « Écoutez, les gars, vous m’avez déjà demandé d’abandonner mon initiative de paix avec la Russie et mon intention de sortir de Syrie. Maintenant, vous me forcez sur mon engagement L’Amérique d’abord. Si les gens se rendent compte que je ne suis pas vraiment le président, avec qui allez-vous gouverner ? Que pensez-vous d’un compromis ? »

Voici le marché, comme Trump l’a parfaitement expliqué dans son discours. Il retire temporairement les États-Unis de l’Accord de Paris et ouvre immédiatement des négociations pour revenir dans l’Accord, selon des termes moins onéreux pour les Américains. En d’autres termes, le lâchage est un geste pour sauver la face, qui entraînera une petite réduction des coûts pour l’Amérique. En fin de compte, nous aurons une victoire de Trump et aucun dommage pour l’Accord de Paris.

Pour sa réélection, Merkel a besoin d’une impulsion qui détournera l’attention allemande du million de réfugiés musulmans que celle-ci a laissé entrer en Allemagne, amenant avec eux le crime, le viol et le terrorisme. Sa déclaration dramatique selon laquelle l’Europe ne peut plus compter sur l’Amérique était un moyen idéal de recentrer l’attention. Je ne serais pas surpris que Trump et Merkel se soient concertés pour organiser la façon de jour le coup.

Pourtant, ni les journalistes, ni les commentateurs ne pouvaient dévoiler la vérité évidente. Pourquoi ? Les médias occidentaux ne pouvaient pas laisser passer l’occasion de dénoncer Trump, en l’accusant d’avoir détruit le leadership américain et le climat, et les organisations environnementales ont saisi l’occasion de collecter des fonds pour s’opposer à la destruction du climat par Trump. Les commentateurs russes ont vu l’espoir pour la Russie d’entrer dans l’OTAN, ainsi que la rupture de l’UE, suite aux conséquences de l’isolationnisme de l’Amérique.

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Il y a deux implications sérieuses de cette tromperie médiatique. L’une d’elles est que les Américains et le monde sont aveugles au fait qu’il existe des centres de pouvoir qui contraignent le président des États-Unis et sont capables de remplacer l’ordre du jour sur lequel celui-ci a fait campagne par le leur. Nous avons vu cela avec Obama, mais on nous a expliqué que ce dernier n’en avait jamais eu l’intention [de tenir ses promesses de campagne]. Maintenant, nous allons avoir la même explication avec Trump. Le fait que le président soit contraint par le complexe militaro-industriel de sécurité et le pouvoir financier, ne sera pas mis en lumière. Ainsi, le mythe de la Matrice, selon lequel la démocratie apporte le changement par les élections, continuera à empêcher les gens de se rendre compte de la réalité.

Une deuxième conséquence est que les Russes, espérant toujours faire partie de l’Occident tout en conservant leur souveraineté nationale, ce qu’aucun membre de l’UE ou de l’OTAN n’est autorisé à faire, verront dans le soi-disant retrait du leadership américain des espoirs renouvelés d’adhérer à l’Europe. Si les Russes prennent au sérieux l’onction, par le New York Times, de l’Allemande Merkel comme « dernier défenseur de l’Ouest libéral », la Russie pourrait se laisser tenter, militairement et économiquement, de ralentir ses préparatifs militaires et le développement de ses relations économiques avec l’Asie.

Les gens n’auront toujours qu’une petite idée des événements réels, tant que les reportages et les commentaires ne refléteront que des ordres du jour politiques et des aspirations optimistes.

Paul Craig Roberts

 

Article original en anglais :

http://www.globalresearch.ca/wp-content/uploads/2017/04/deep-state-51x46.jpg

Washington’s Empire Is Not Unraveling

Traduit par jj relu par nadine pour le Saker Francophone

La source originale de cet article est paulcraigroberts.org

Copyright © Dr. Paul Craig Roberts, paulcraigroberts.org, 2017

 

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Fonds pour la « défense », nouveaux milliards pour la guerre. Par Manlio Dinucci

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La Russie

Fonds pour la « défense », nouveaux milliards pour la guerre. Par Manlio Dinucci

Fonds pour la « défense », nouveaux milliards pour la guerre

Manlio Dinucci

 

Le « Fonds pour la défense », que l’Union européenne a lancé le 22 juin, a été défini comme un « pas historique » par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Reste à voir dans quelle direction.

Le Fonds représente une injection massive d’argent public dans l’industrie de guerre européenne. Il commence avec l’allocation de 90 millions d’euros en 2017-2019 pour la recherche sur de nouvelles technologies militaires, en particulier de systèmes robotiques pour les forces navales et terrestres. A partir de 2020 l’allocation pour la recherche militaire grimpera à 500 millions d’euros par an.

A cela s’ajoute une allocation encore plus importante pour encourager la coopération entre les pays Ue dans le développement conjoint et dans l’acquisition de systèmes d’armes : ils peuvent par exemple investir conjointement pour développer le même type de drone ou acquérir en bloc le même char d’assaut pour en réduire le coût (une sorte de « groupe d’achats solidaire » pour la guerre).
Pour ce secteur le Fonds alloue 500 millions d’euros pour 2019 et 2020 et un milliard d’euros par an après 2020. Grâce à l’ « effet multiplicateur » on prévoit de générer des investissements d’ensemble dans l’industrie de guerre Ue équivalents à 5 milliards d’euros annuels après 2020.

Le Fonds n’est pas alternatif mais complémentaire aux engagements financiers que les pays Ue membres de l’Otan ont pris dans l’Alliance, dont font partie (après le Brexit) 21 des 27 membres de l’Union européenne. En 2014 ces pays ont pris l’engagement, requis par l’administration Obama, de destiner au militaire au moins 2% du PIB. Jusqu’à maintenant, outre les USA, seuls Grèce, Estonie, Grande-Bretagne et Pologne ont dépassé ce seuil. L’Italie, calcule le Sipri, dépense pour le militaire 1,55% du PIB, c’est-à-dire environ 70 millions d’euros par jour d’argent public. En montant au niveau de la Grèce (2,36% malgré la crise économique), elle dépenserait plus de 100 millions par jour ; en montant à celui des USA (3,61%), elle dépenserait plus de 160 millions d’euros par jour. Ces 2%, insiste Trump, sont désormais insuffisants pour les missions croissantes de l’Alliance.
La dépense militaire de l’Italie, que le Sipri place au 11
ème rang mondial en 2016, est en réalité plus haute que celle inscrite dans le budget du ministère de la Défense. Dans la dernière Loi de finance sont inscrits (toujours en argent public) presque 10 milliards d’euros pour produire des chars d’assaut Freccia et Centauro 2, des frégates Fremme, des hélicoptères d’attaque Mangusta. Au poste « Construction publique, y compris scolaire » 2,6 milliards sont alloués pour le Pentagone italien, voulu par la ministre Pinotti pour réunir en une unique structure les sommets de toutes les forces armées. Cette structure se trouvera dans la zone aéroportuaire de Centocelle à Rome, où a déjà été transférée la Direction générale des armements avec son staff de 1500 personnes.

La Direction des armements devra à présent s’agrandir pour gérer l’ultérieure montée en puissance de l’industrie de guerre italienne, déjà en excellente forme. En 2016, l’export italien d’armes a augmenté de plus de 85% par rapport à 2015, grimpant à 14,6 milliards d’euros. Par la vente de 28 chasseurs-bombardiers Eurofighter au Koweit, grâce à la ministre Pinotti, efficiente représentante de commerce en armes.

Dans le projet de loi pour la mise en oeuvre du « Livre Blanc pour la sécurité nationale et la défense », approuvé en février dernier par le Conseil des ministres, l’industrie militaire est qualifiée de « pilier du Système Pays ». Il se trouve maintenant renforcé par le Fonds Ue pour la « défense », pendant qu’on démolit l’Article 11, pilier de la Constitution.

 

Edition de samedi 24 juin 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/fondo-ue-per-la-difesa-altri-miliardi-per-la-guerra/

Traduit de l’italien par M-A Patrizio

 

Article 11 de la Constitution italienne :

« L’Italie répudie la guerre en tant qu’instrument d’atteinte à la liberté des autres peuples et comme mode de solution des conflits internationaux; elle consent, dans des conditions de réciprocité avec les autres États, aux limitations de souveraineté nécessaires à un ordre qui as- sure la paix et la justice entre les Nations; elle aide et favorise les organisations internationales poursuivant ce but ».

 

 

Note pour la version française :

En France : "création d'une « capacité militaire de planification et de conduite extérieure », sorte de QG qui sera chargé de centraliser les opérations extérieures (non armées dans un premier temps comme la formation de soldats au Mali ou en Somalie). Autre projet, la mise en place d'une coopération structurée permanente - prévue par le traité de Lisbonne - qui regroupera les Etats volontaires pour accélérer la défense européenne. Enfin, la création d'un Fonds européen de la défense doté à terme d'un budget annuel de 5,5 milliards d'euros. Il aura trois usages, tous destinés à mutualiser l'effort de défense : le financement de la recherche dans des technologies innovantes ; le développement de prototypes de drone ; et l'achat en commun de matériels".
( https://www.lesechos.fr/monde/europe/030400384498-macron-arrive-a-bruxelles-avec-un-capital-de-sympathie-et-des-projets-qui-fachent-2096582.php#OLlpZXB6QYUhvsMg.99 )

et

"Le Premier ministre Edouard Philippe a promis ce vendredi au Salon du Bourget que le gouvernement maintiendrait l'objectif fixé par Emmanuel Macron de consacrer 2% du PIB au budget de la Défense d'ici à 2025, malgré les contraintes budgétaires » (http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/06/23/97002-20170623FILWWW00190-edouard-philippe-pour-un-budget-de-la-defense-a-2-du-pib.php )

Grande discrétion du gouvernement et de ses médias sur le chiffrage de ces programmes.

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Badia. Le 24 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

25 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Badia

24 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

Depuis des siècles, l'aride steppe syro-jordanienne ne vit passer que troupeaux et bergers. Qui eût cru qu'elle serait un jour le point focal du grand échiquier eurasiatique ? Le contrôle sur la frontière irako-syrienne et le devenir de l'arc chiite qui en découle doivent y être pour quelque chose...

En l'état actuel des choses, le magistral blitz loyaliste du 9 juin a profondément changé la future donne moyen-orientale, au détriment des Saoudiens et des Israéliens, donc de l'empire américain ou de ce qu'il en reste. Ayant de la suite dans les idées, l'armée syrienne et les milices chiites pro-gouvernementales ont enclenché la marche avant :

Selon certaines sources, les loyalistes ont pris 85 km de frontière et ne seraient plus qu'à 12 km du T2. Objectif : le noeud stratégique et frontalier d'Al Boukamal / Al Qaïm sur l'Euphrate, que d'aucuns prétendent être la nouvelle capitale officieuse de l'Etat Islamique après l'encerclement désormais complet de Raqqa par les forces kurdes, la libération très prochaine de Mossoul et l'impossibilité répétée pour les petits hommes en noir de venir à bout de Deir ez Zoor.

Al Bukamal, bientôt le dernier bastion urbain de Daech et bataille ultime de la longue guerre syrakienne ? C'est bien possible... A moins que tout n'ait déjà été réglé par de discrets envoyés dans les couloirs du pouvoir à Moscou, Washington, Damas et Téhéran, l'on pourrait assister à une détonante convergence de l'armée syrienne, des YPG kurdo-américaines, des UMP iranisées et de l'armée irakienne. Deux contre un si l'on considère, dans le meilleur des cas pour les Américains, que l'armée irakienne restera neutre : le rapport de force n'est de toute façon pas en faveur de l'empire. Le tout face à une résistance désespérée de l'EI dont ce sera le chant du cygne. Chaud devant...

La position de faiblesse stratégique des Etats-Unis, dont les proxies "modérés" semblent définitivement bloqués dans la coquille vide d'Al Tanaf, explique peut-être la dernière provocation en date. Jeudi, un avion de la coalition US a effectué un bombardement sur une position daéchique dans la région de Palmyre, assistant de facto les loyalistes qui avancent lentement mais sûrement dans la zone.

Si l'empire voulait aider Assad, ça se saurait. Il s'agit bien évidemment ici d'une bravade vis-à-vis de Moscou qui a cadenassé le ciel syrien à l'ouest de l'Euphrate après l'incident du Su-22. Message subliminal : Puisqu'on aide l'armée syrienne contre l'EI, vous seriez mal inspirés de nous descendre... On imagine que pendant quelques secondes, les officiers russes du système de défense anti-aérien ont été placés dans une expectative assez troublante. Rien de bien méchant en soi, c'est simplement le petit jeu d'agaceries qui continue.

Au Kremlin, on se doit de garder la tête froide - ce qui ne devrait pas être trop difficile pour le judoka joueur d'échecs. La situation sur le terrain est éminemment favorable, ce n'est pas le moment de gober les grossiers hameçons américains.

Si la mort du "calife Ibrahim" se confirme, ce serait une énorme victoire en terme de relations publiques (d'où le silence assourdissant de la MSN occidentale qui a fait le strict minimum sur ce sujet pourtant ô combien médiatique). Pendant que l'Idlibistan est à nouveau le théâtre de bisbilles intra-barbues, l'armée syrienne avance partout : outre les fronts déjà mentionnés ci-dessus, la route Ithriya-Resafa devrait bientôt être contrôlée, créant un appétissant kotel daéchique qui commence d'ailleurs à être réduit.

Le 4+1 est en pleine bourre tandis que le Conseil de Coopération du Golfe n'en finit pas de s'enfoncer dans la crise. L'ultimatum de 10 jours (dont la fermeture de la base turque !) lancé par l'Arabie saoudite et ses alliés au Qatar est évidemment inacceptable pour Doha et ne peut qu'être refusé. Si un conflit ouvert reste tout de même improbable à ce stade, une guerre froide de quelques années est tout à fait possible au sein de la filiale moyen-orientale du camp autoproclamé du Bien, ce qui met Washington dans un embarras extrême.

A Moscou et à Téhéran, au contraire, le sourire va jusqu'aux oreilles. Aussi, dans le contexte actuel, tout le jeu pour l'ours consiste à montrer les dents sans utiliser ses griffes, en se laissant simplement porter par le vent de l'Histoire. Nul doute que d'autres provocations auront lieu, auxquelles il faudra ne pas répondre tout en grognant assez fort pour qu'elles ne se répètent pas trop souvent.

A l'instant, Israël a d'ailleurs bombardé des positions syriennes dans l'extrême-sud alors que l'armée est aux prises avec Al Qaeda. Réaction infantile, sur un théâtre secondaire faut-il préciser, de Bibi ben Laden, impuissant devant la reconstitution de l'arc chiite.

 

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/06/badia.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Victorieuse Syrie, par Bruno Guigue

24 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La nation ., #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #Terrorisme

Victorieuse Syrie, par Bruno Guigue

 Victorieuse Syrie, par Bruno Guigue
 
 

Armée syrienne arborant le drapeau de l’Etat syrien à deux étoiles. Crédit photo Sputnik


Comme par un matin calme, le paysage s’éclaircit peu à peu en Syrie. Partout à l’offensive, l’armée nationale a reconquis des milliers de kilomètres carrés de territoire à l’est d’Alep, de Homs et de Damas. Elle s’apprête à reprendre le contrôle intégral des frontières syro-jordanienne et syro-irakienne, traditionnelles voies de transit des mercenaires venus dévaster le berceau de la civilisation pour une poignée de pétrodollars. En restaurant la souveraineté de l’Etat sur le sol national, cette courageuse armée de conscrits inflige un camouflet à tous ceux qui rêvaient de détruire cet Etat récalcitrant, à tous ceux qui voulaient le mettre en charpie parce qu’il osait déjouer leurs plans néo-coloniaux.

Victorieuse sur le plan militaire depuis la libération d’Alep, la Syrie souveraine l’emporte aussi sur le plan politique. Le temps paraît lointain où “Le Monde diplomatique” pouvait prédire, sans craindre le ridicule, l’exil doré de la famille Assad quelque part en Sibérie. Ses adversaires, le président syrien les a vus défiler, qui psalmodiaient les mêmes stupidités sur un pays dont ils ignoraient tout. A en croire les Occidentaux, le départ de Bachar Al-Assad devait être un “préalable” à la solution de la crise. En réalité, c’était tout le contraire. La résistance de l’Etat syrien dont le président est la clé de voûte exigeait son maintien. Là où tant d’autres auraient pris la poudre d’escampette, le chef est resté à son poste, et il a bien fait.

Fervent admirateur d’Al-Qaida, Laurent Fabius estimait que le chef de l’Etat syrien “ne méritait pas d’être sur terre”. Mauvaise pioche ! Car si M. Fabius cultive son éthylisme mondain au Conseil constitutionnel, M. Assad, lui, est toujours aux commandes à Damas. Son armée élimine la nébuleuse de groupes sectaires dont l’ancien ministre espérait le triomphe, et le peuple syrien goûte l’espoir renaissant d’une issue à la guerre. Ce qui est frappant avec les dirigeants occidentaux, c’est leur tendance à parler trop vite. Pendant six ans, leur presse aux ordres répétait comme un mantra l’effondrement imminent du régime syrien. Heureusement pour les journalistes, ils ne sont pas payés au résultat.

Pour comprendre les raisons de cette résistance à une offensive internationale sans précédent, il suffisait de consulter des sources fiables et d’exercer son jugement critique. Les officines de propagande avaient beau prétendre qu’un peuple unanime se dressait contre le tyran, on pouvait voir sur “Al-Mayadeen”, en mars et octobre 2011, de gigantesques rassemblements populaires en faveur du “gouvernement et des réformes”. Clamant sa fidélité à l’Etat nationaliste laïc et son rejet de la charia wahhabite, la foule inondait les rues de Damas, Alep, Tartous et ailleurs. Mais les médias occidentaux préféraient braquer leurs caméras vers des attroupements de barbus en les faisant passer pour un soulèvement populaire.

Des faits majeurs, indispensables à l’intelligence des événements, ne firent donc l’objet d’aucune narration, tandis qu’on nous proposait une narration des “faits” qui consistait à les fabriquer pour les besoins de la cause. Les “rebelles modérés” massacraient les familles des fonctionnaires baasistes, par exemple, et ces horreurs étaient imputées à une armée nationale dont il était entendu qu’elle “tire sur les civils”. Les “neocons” de Washington étant à la manoeuvre, ce genre de supercherie était pourtant plus que prévisible. “Pendant que vous parlez de la réalité que nous produisons, nous produisons une nouvelle réalité”, disait Karl Rove, conseiller de George W. Bush et apôtre distingué du “chaos constructif”.

Heureusement, vient un moment où l’épreuve des faits dissipe les mensonges les plus grossiers. Difficile de répéter les sornettes habituelles lorsque les populations fuient manifestement les zones rebelles, l’armée reconquiert peu à peu le territoire national et le gouvernement syrien, à l’évidence, bénéficie du soutien sans faille de ses alliés. Après avoir renoncé à la formule rituelle sur le “régime aux abois”, la presse occidentale a fini par proscrire son ironie coutumière sur les “victoires en trompe-l’oeil” de Damas. Pour se divertir, il aurait fallu conserver les centaines d’articles expliquant que les Russes et les Iraniens allaient “lâcher Bachar” et que c’était cuit pour le “despote”. Seul Jean-Pierre Filiu, tel un disque rayé, s’obstine à dire qu’il n’y a “plus d’armée syrienne”, mais on se demande sur quelle planète il habite.

Victorieuse sur le plan militaire face aux milices takfiristes, soutenue par la majorité du peuple syrien qui veut en finir avec cette tragédie, confortée par un jeu d’alliances qui penche en sa faveur, la Syrie souveraine entrevoit le bout du tunnel. L’impérialisme n’ayant pas l’habitude de lâcher le morceau, la route sera encore longue, mais l’évolution favorable de la “guerre du désert” laisse augurer une accélération des événements. Combat d’arrière-garde mené par une puissance en déclin, les provocations militaires US n’y changeront rien. La dernière agression, qui a vu un SU-22 syrien abattu par un F-16 près de Raqqa, a eu pour seul effet de torpiller les velléités de coopération russo-américaine contre Daech, Moscou ayant annoncé que tout aéronef étranger serait dorénavant ciblé par la DCA russe.

Cette provocation a aussi incité les Iraniens à effectuer leur premier tir de missile en territoire syrien contre Daech, l’implication militaire de Téhéran ayant fait preuve d’une discrétion qui n’est plus de mise dès lors que le bras de fer avec Washington atteint un seuil critique. En réalité, cette montée des tensions sert Damas, qui condamne fermement la présence occidentale sur le territoire national, et dont l’allié russe joue sa crédibilité à chaque provocation US. Même s’ils prennent Raqqa, les alliés arabo-kurdes des Etats-Unis vont se retrouver le bec dans l’eau, et l’armée syrienne y retournera sous peu. Bientôt chassé de ses pseudo-capitales (Mossoul et Raqqa), privé de ses voies de ravitaillement, pris en tenailles par les forces irakiennes et syriennes, Daech est en mauvaise posture.

Mais ce n’est pas tout. Une enquête du “Wall Street Journal” vient de donner de précieuses informations sur le soutien d’Israël aux rebelles syriens qui assurent la garde rapprochée du Golan occupé. Peu préoccupé par le sort de ces supplétifs, le journal de la finance new-yorkaise ironise sur le “cash” touché par les chefs de milices. Lorsque Damas en aura fini avec Daech, ces collaborateurs de l’occupant auront du souci à se faire. Quant aux pseudo-défenseurs de la cause palestinienne qui réclamaient des armes pour la “rébellion syrienne”, ils ont l’air malin. “Provoquer la chute de Bachar al-Assad est le meilleur moyen de protéger Israël”, écrivait Hillary Clinton. Après six années de mensonges, les masques tombent. La Syrie a affronté l’envahisseur sioniste en 1948-49, 1967, 1973 et 1982, et elle n’a jamais capitulé. Aujourd’hui, l’heure de vérité approche, mais on sait déjà qui a gagné la partie.

Bruno Guigue | 22 juin 2017

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Tout savoir sur les RÉVOLUTIONS COLORÉES en préparation en Russie et ailleurs : CONFÉRENCE-DÉBAT à Saint Ouen (93) samedi 24 juin 2017 à 15 heures

23 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Histoire, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La finance dérégulée, #La guerre, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Tout savoir sur les RÉVOLUTIONS COLORÉES en préparation en Russie et ailleurs : CONFÉRENCE-DÉBAT à Saint Ouen (93) samedi 24 juin 2017 à 15 heures

Les révolutions colorées : Une ingénierie sociale éprouvée, peu chère et qui fonctionne bien.

CONFÉRENCE-DÉBAT

avec

Célestin KOMOV, Docteur en histoire de l’Art et musicologue

Elena BERNARD est journaliste, Agence d’information rossaprimavera.ru

Tous les deux membres du mouvement citoyen Essence du Temps basé à Moscou

Bruno DRWESKI, enseignant chercheur à l’INALCO sera le modérateur du débat.

à l’Espace Maymana le samedi 24 juin 2017 à 15 heures

8 rue Raspail 93400 Saint-Ouen

(à 5 mn du métro Garibaldi Ligne 13)

Le maintien de l’hégémonie de la puissance économique et militaire dominante de la fin du vingtième siècle et du tout début du suivant est plus aisé à conduire de cette manière « douce ». D’abord, cette technique est beaucoup moins coûteuse. Financer quelques ONG droits de l’hommistes, former à bonne école quelques opposants des régimes cibles, leur donner des moyens logistiques de diffusion de leur propagande est un investissement bien plus rentable que les lourdes machineries d’agression militaire directe.

Ensuite, bouleverser de l’intérieur des Etats non parfaitement alignés à l’économie mondialisée au profit des firmes étasuniennes est plus facile à faire accepter à l’opinion des peuples des pays qui comptent, en fait les Occidentaux. Moyennant quelques gros mensonges suffisamment relayés par les médias mainstream appuyés par des mises en scène à peine vraisemblables, l’argument d’une subversion en faveur de la démocratie trouvera toujours la faveur du public.

Toute cette ingénierie sociale est travaillée souvent très en amont des évènements « révolutionnaires ».

La révolution « orange » en Ukraine de 2004 puis celle du Maydan en février 2014 ont été préparées dès 1991 et sont revenues à 5 milliards de dollars pour le département d’Etat, selon l’aveu même de Victoria Nuland. De plus toutes sortes d’ONG ont contribué à la mise en place d’une mouvance pro-Otan. Freedom House, officine de la CIA, Open Society Foundation de Georges Soros, Carnegie Endowment, le National Democratic Institute figurent parmi les promoteurs connus des révolutions démocratiques conformes aux vœux des USA, en Ukraine comme en Serbie, Géorgie, Tunisie, Egypte, Libye, Syrie et ailleurs.

Ces préparatifs de longue haleine, formation et entraînement d’organisations politiques, estudiantines, syndicales, s’ordonnent autour de la diabolisation du régime ou de l’homme d’Etat à renverser.

Or, s’il est un homme politique particulièrement visé depuis ces dernières années, c’est bien l’actuel Président élu de la Fédération de Russie. Vladimir Poutine qui jouit d’une forte popularité et d’un taux d’approbation de près de 80% de ses électeurs, et ne connaît pas de désaffection liée à un exercice prolongé du pouvoir, est présenté comme un affreux dictateur aux ambitions impérialistes sur les pays de l’ancienne zone d’influence soviétique.

En mars 2018, aura lieu le premier tour des Présidentielles en Russie.

Les couteaux s’aiguisent, des groupes paramilitaires et des conseillers en communication sont recrutés par diverses officines de la CIA. Des membres du mouvement citoyen Essence du Temps (http://eu.eot.su/a-propos/) dont le siège est à Moscou et qui sont très critiques envers le pouvoir du Kremlin et ses politiques néolibérales menées depuis 1991 viendront nous parler de ce qui se prépare dans les coulisses contre la Fédération de Russie et aussi de la Biélorussie qui a su résister aux assauts des "révolutions colorées" en 2001 et de 2004. (http://eu.eot.su/a-propos/histoire-de-edt/)

SOURCE:

 

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Tectonicus orientalis, Rédigé par Observatus geopoliticus .

22 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La République, #La nation ., #Terrorisme

Tectonicus orientalis

22 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus 

 

Alerte dans les officines du système impérial, la plaque européenne commence à dangereusement se rapprocher de sa consoeur russe et nos hypothèses se voient une nouvelle fois confirmées. Après la réception de Poutine par Macron à Versailles, nous écrivions :

Ces invraisemblables délires [médiatiques] ont toutefois mis la puce à l'oreille de certains observateurs un peu plus sérieux. Quand le roi est nu, on l'habille de dithyrambes, c'est bien connu. Si la journaloperie se vautre dans la louange servile et embellit tous les aspects de la forme, c'est pour mieux cacher le fond. Ficelle vieille comme le monde...

D'abord, pourquoi inviter Poutine, dans les fastes de Versailles qui plus est ? Notons que, mis à part le traditionnel voyage du 15 mai à Berlin pour retrouver Merkel, c'est le premier dirigeant étranger que rencontre Macron dans un format bilatéral (les discussions avec Trump, Trudeau, Erdogan & Co ayant eu lieu en marge des sommets de l'OTAN et du G7). Relevons également que la somptueuse réception du "tsar de toutes les Russie" au château du roi-soleil n'a pas été du goût des habituels thuriféraires du système impérial.

Ainsi, le président français était demandeur, ce que l'enguirlandement médiatique fanfaron tente d'occulter (...)

Un reset franco-russe, qu'évoque également le peu russophile Financial Times, serait donc dans les tuyaux à la demande de Paris. Ceci pourrait expliquer pourquoi, au-delà des pathétiques flonflons médiatiques et du sauvetage de face macronien sur des questions aussi existentielles que les LGBT de Tchétchénie ou les méchants médias russes, on a furieusement l'impression que Bobobankster s'est aligné sur Poutine.

Sur la Syrie, "l'objectif absolu est la lutte contre le terrorisme, l'éradication des groupes terroristes, en particulier Daech". Tiens, il y aurait des modérés pas si modérés que ça finalement et Assad ne doit plus partir... Plus intéressant encore, la fameuse phrase sur les armes chimiques que toute la MSN saoudisée a rapportée, persuadée qu'elle est dirigée contre Damas, mais que personne n'a pris la peine de décrypter :

"J'ai indiqué qu'une ligne rouge très claire existe de notre côté : l'utilisation d'une arme chimique par qui que ce soit fera l'objet de représailles et d'une riposte immédiate."

Les mots importants sont en gras. Ainsi, Assad ne serait pas le seul à disposer et à être susceptible d'utiliser des armes chimiques... Est-ce une reconnaissance en creux du false flag de Khan Cheikhoun ? A noter que le soir même, Vladimirovitch a répété dans une interview destinée au public français qu'il n'y avait aucune preuve de l'implication du gouvernement syrien dans cette attaque. Pour mieux appuyer ce qu'il a dit, voire prouvé, quelques heures plus tôt à Macron sous les lambris versaillais ?

Concernant l'Ukraine, Poutine a pris le bâton, déclarant que c'était une affaire intérieure à ce pays et qu'il fallait tenir Kiev pour responsable des atteintes aux accord de Minsk, le tout sans être contredit par son hôte. Et je ne mentionne pas les formules répétées sur "le rôle indispensable de la Russie"...

Assiste-t-on à un changement de direction de l'euronouillerie, désormais orpheline de son maître américain ? Si Macron dit tout haut ce que Merkel pense tout bas - et il y a de bonnes raisons de croire que le premier est le porte-parole de la seconde -, on est peut-être en train d'assister à un rééquilibrage du Vieux continent. L'avenir nous le dira... Mais on comprendrait mieux alors la flagornerie de la caste médiatique, cachant sous les épithètes dithyrambiques une redirection peu glorieuse pour elle.

On en prend le chemin... Dans la foulée de la visite du réaliste Le Drian à Moscou, c'est en effet une véritable bombe qu'a lancé Macron dans un entretien à huit quotidiens européens paru aujourd'hui. Dans le texte :

Le vrai aggiornamento que j'ai fait sur ce sujet, c'est que je n'ai pas énoncé que la destitution de Bachar el-Assad était un préalable à tout. Personne ne m'a présenté son successeur légitime. Assad est un ennemi de son peuple [tous les éléments de langage n'ont pas disparu du jour au lendemain, ndlr] mais pas de la France. Mes lignes sont claires. Un : la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. Deux : la Syrie ne doit pas devenir un Etat failli [failed State]. Nous avons besoin de la coopération de tous pour éradiquer les terroristes, en particulier de la Russie.

Dios mio, McCain, Barack à frites, Flamby, l'hilarante, le Seoud et autres joyeux lurons de la clique impériale doivent s'arracher les cheveux. L'imMonde est vert de rage et la presse israélienne rapporte l'info pour le moins fraîchement.

Le président Macron semble en passe de devenir nettement plus sage que le candidat Macron. Un Trump inversé en quelque sorte... Si le Donald a tout le mal du monde à contrer le Deep State, c'est néanmoins son élection qui a permis le détricotage de l'empire dont les composantes s'égaillent maintenant dans la nature.

Autre exemple récent : les nouvelles sanctions contre la Russie votées presque à l'unanimité par le Sénat US. Elles viennent d'être bloquées en l'état actuel des choses par les Républicains de la Chambre des représentants. Voir les membres d'un même parti se déchirer, selon qu'ils font parti du Sénat ou de la Chambre, sur le cas russe vaut son pesant d'ironie...

Mais c'est surtout d'Allemagne qu'est venue la surprise du chef. Nous avions vu que Berlin et Vienne se sont opposées au vote sénatorial. Les Allemands, particulièrement remontés, vont plus loin et menacent les Etats-Unis de mesures de rétorsion au cas où les sanctions anti-russes (et anti-européennes par ricochet) seraient finalement actées. Quand on se rappelle la soumission enthousiaste de Frau Milka aux divers trains de sanctions décidés par la précédente administration américaine, ça ne manque pas de sel.

Le navire impérial prend l'eau et certains ne manquent pas une miette du spectacle...

 

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Le néonazisme en Europe c’est l’OTAN [par Manlio Dinucci]

21 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Ukraine, #Terrorisme, #le nazisme

Publié par El Diablo

Le néonazisme en Europe c’est l’OTAN [par Manlio Dinucci]
Le néonazisme en Europe c’est l’OTAN [par Manlio Dinucci]

Le néonazisme en Europe c’est l’OTAN

L’Ukraine, de fait déjà dans l’Otan, veut à présent y entrer officiellement. Le parlement de Kiev, le 8 juin, a voté majoritairement (276 voix contre 25) un amendement législatif qui rend prioritaire cet objectif. Son admission dans l’Otan ne serait pas qu’un acte formel. La Russie se trouve accusée par l’Otan d’avoir annexé illégalement la Crimée et de conduire des actions militaires contre l’Ukraine.

En conséquence, si l’Ukraine entrait officiellement dans l’Otan, les 29 autres membres de l’Alliance, sur la base de l’Article 5, devraient « assister la partie attaquée en entreprenant l’action jugée nécessaire, utilisation de la force armée comprise ». En d’autres termes, ils devraient entrer en guerre contre la Russie.

Le mérite d’avoir introduit dans la législation ukrainienne l’objectif d’entrer dans l’Otan revient au président du parlement Andriy Parubiy. Co-fondateur en 1991 du Parti national-social ukrainien, sur le modèle du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler ; chef des formations paramilitaires néo-nazies, utilisées en 2014 dans le putsch de Place Maïdan, sous direction USA/Otan, et dans le massacre d’Odessa ; chef du Conseil de défense et sécurité nationale qui, avec le Bataillon Azov et d’autres unités néo-nazies, attaque les civils ukrainiens de nationalité russe dans la partie orientale du pays et effectue avec les meutes armées de féroces agressions de militants du Parti communiste, dévastant ses sièges et brûlant les livres dans le plus pur style nazi, alors que ce même Parti va être mis officiellement hors la loi. Voilà qui est Andriy Parubiy qui, en habit de président du parlement ukrainien (charge qui lui a été conférée grâce à ses mérites démocratiques en avril 2016), a été reçu le 5 juin à Montecitorio par la présidente de la Chambre, Laura Boldrini. « L’Italie - a souligné la présidente Boldrini- a toujours condamné l’action illégale opérée au détriment d’une partie du territoire ukrainien ». Elle a ce faisant approuvé la version Otan selon laquelle c’est la Russie qui aurait annexé illégalement la Crimée, ignorant le fait que le choix des Russes de Crimée de se détacher de l’Ukraine et de revenir dans la Russie a été prise pour empêcher d’être attaqués, comme les Russes du Donbass, par les bataillons néo-nazis et les autres forces de Kiev.

Le cordial entretien s’est conclus par la signature d’un mémorandum d’entente qui « renforce ultérieurement la coopération parlementaire entre les deux assemblées, que ce soit sur le plan politique ou administratif ».

Ainsi se renforce la coopération entre la République italienne, née de la Résistance contre le nazi-fascisme, et un régime qui a créé en Ukraine une situation analogue à celle qui porta l’avènement du fascisme dans les années Vingt et du nazisme dans les années Trente. Le bataillon Azov, dont la marque nazie est représentée par son emblème calqué sur celui des SS Das Reich, a été incorporé dans la Garde nationale, transformé en unité militaire régulière et promu au statut de régiment d’opérations spéciales.

Il a donc été doté de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. Avec d’autres formations néo-nazies, transformées en unités régulières, il est entraîné par des instructeurs USA de la 173ème division aéroportée, transférés de Vicence en Ukraine, secondés par d’autres instructeurs de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. À Kiev confluent des néo-nazis de toute l’Europe, Italie comprise. Après avoir été entraînés et essayés dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait revenir dans leurs pays. Désormais l’Otan doit rajeunir les rangs de Gladio.

Manlio Dinucci

Édition de mardi 13 juin 2017 de il manifesto
https://ilmanifesto.it/e-nato-il-neonazismo-in-europa/
Traduit de l’italien par M-A Patrizio

SOURCE :

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Urgent Syrie - La frontière atteinte ! MAJ. Rédigé par Observatus geopoliticus . Le 9 Juin 2017 .

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Urgent Syrie - La frontière atteinte ! MAJ

9 Juin 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient

Si l'information est confirmée, c'est un séisme. Les forces loyalistes auraient doublé les rebelles pro-US et atteint la frontière irakienne, coupant l'herbe sous le pied aux plans américano-israélo-saoudiens visant à rompre l'arc chiite.

Plusieurs sources corroborent la nouvelle (ici ou ici) et le ministère russe de la Défense semble l'accréditer. Un site pro-rebelle va dans le même sens, quoique de mauvaise grâce :

Si elle est confirmée, cette offensive éclair est un coup de poignard pour Riyad et Tel Aviv et pèsera d'un grand poids dans les recompositions d'après-guerre.

Dans le dernier billet, nous nous interrogions :

Plus généralement, on peut se demander ce qu'attend l'armée syrienne pour lancer la grande offensive vers Deir ez Zoor, dans les tuyaux depuis des semaines. C'est le grand jalon de la course vers l'est et le contrôle de la frontière irakienne. Or l'avance y est pour l'instant lente, les loyalistes semblant se concentrer partout ailleurs (...)

Au sud, dans la région d'Al Tanaf justement, l'armée syrienne reprend aux rebelles pro-US des territoires qui paraissent secondaires. Certes, on comprend la logique qui prévaut : Al Tanaf est le dernier point proche de la frontière jordanienne où passent les hommes de paille américains. Ensuite, c'est la frontière avec l'Irak contrôlée de l'autre côté par les Unités de Mobilisation Populaire (UMP) chiites irakiennes. Que Damas parvienne à sceller la frontière syro-jordanienne jusqu'à Al Tanaf et les rebelles, n'ayant plus de base arrière ni de ravitaillement, disparaîtront comme neige au soleil.

M'enfin, l'urgence semble tout de même être Deir ez Zoor où l'armée syrienne vient encore de résister difficilement à une puissante attaque de Daech durant une semaine

A la lumière des événements de ce jour, on comprend mieux alors la tactique : fixer les proxies pro-US dans des combats sans intérêt près de la frontière jordanienne pour mieux les doubler beaucoup plus à l'est vers la frontière irakienne. Les Américains n'ont apparemment rien vu venir. Hannibal et Napoléon applaudissent des deux mains...

Et maintenant ? L'armée syrienne est en première ligne face à Daech. Washington et ses rebelles perdront toute légitimité s'ils l'attaquent dans son dos, s'alliant de facto et au grand jour à l'EI. Pour bien enfoncer le clou, les Russes mettent la pression depuis quelques jours et accusent les Américains de ne pas combattre les djihadistes. Le Kremlin préparait-il le terrain ? Connaissant les stratèges russes, on peut le penser. Quant à l'empire, il se retrouve dans une complète impasse...

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MAJ - C'est confirmé et le ? du titre est remplacé par un ! Pour la première fois depuis 2014, l'armée syrienne atteint la frontière irakienne. Le blitz a contourné les deux bases américaines et pris complètement de revers les proxies US, apparemment avec la présence de forces spéciales russes pour dissuader tout bombardement intempestif :

Désormais, la carte est celle-ci, qui change considérablement le visage de la guerre et le futur de la paix :

La jonction est faite avec les Unités de Mobilisation Populaires chiites - où l'on se rappelle la visite à Damas il y a trois semaines de l'émissaire de Bagdad et les déclarations il y a quelques jours du Premier ministre irakien évoquant la coopération avec le gouvernement syrien pour sécuriser la frontière.

Les arpents de désert occupés par les rebelles jordano-US deviennent une coquille vide. Rentreront-ils à Amman ou resteront-ils pour peser (légèrement) sur l'après-guerre ? Les Américains conserveront-ils leurs deux petites bases en territoire syrien pour ajouter de la confusion au règlement du conflit ? On voit mal l'intérêt mais avec l'empire, sait-on jamais...

L'objectif est désormais le poste-frontière d'Al Bukamal-Al Qaim sur l'Euphrate. On se rappelle que ce lieu avait été le point de parachutage par Washington d'un groupe rebelle l'année dernière, opération qui s'était soldée par un fiasco. Des rapports non confirmés font d'ors et déjà état de la retraite de Daech d'Humaymah et de l'aéroport T2. Le Hezbollah peut se frotter les mains, lui qui pourra faire passer tout ce qu'il veut d'Iran au Liban...

Tel Aviv qui pleure, Téhéran qui rit. Et que dire du grassouillet Seoud qui voit s'effondrer son monde... Corridor sunnite nord-sud : RIP. Qatar et CCG : RIP. Isolement de l'Iran : RIP.

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MAJ 2 - Les loyalistes ne perdent pas de temps et fortifient leurs positions nouvellement acquises sur la frontière irakienne :

La MSN occidentale est étrangement muette. Seul Le Temps suisse a évoqué hier l'importance stratégique de la zone, de manière pertinente mais avec retard et sans encore prendre en compte le blitz loyaliste vers la frontière. Sur Al Jazeera, le ton est presque favorable aux "troupes syriennes et ses alliés luttant contre l'EI" (la crise saoudo-qatarie est passée par là...) Quant à la presse de l'opposition syrienne de salon, elle fait grise mine (ici ou ici). On notera l'invraisemblable hypocrisie consistant à dénoncer le mouvement loyaliste comme empêchant la "lutte contre Daech". Ah d'accord...

De l'autre côté, les UMP auraient fait la jonction avec l'armée syrienne (pas tout à fait confirmé encore). Désormais, l'objectif est de remonter ensemble sur Al Bukamal pour étendre le contrôle sur la frontière (polygone rouge) :

 

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