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Le blog de Lucien PONS

la russie

Ukraine, FLASH ! CENTRALE NUCLÉAIRE EN FEU! Par Erwan Castel

30 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie

FLASH ! CENTRALE NUCLÉAIRE EN FEU

Hier soir, un nouvel incident grave s'est produit dans une centrale nucléaire ukrainienne, cette fois à Rivne (Nord Ouest du pays près des frontières Biélorussie et polonaises)

Le parc nucléaire ukrainien de fabrication soviétique est aujourd'hui à bout de souffle et régulièrement des incidents graves entraînent des arrêts d'urgence de réacteurs nucléaires comme par exemple dans la centrale de Zaporodge.

Et la situation du nucléaire civil ukrainien est en plus aggravée par des décisions cupides et stupides du pouvoir russophobe de Kiev comme celle d'alimenter ses centrales soviétiques avec du combustible américain non compatible.

(Sur le nucléaire civil ukrainien voir les articles au lien suivant : http://alawata-rebellion.blogspot.com/…/Nucl%C3%A9aire%20ci…)

Même si pour cet incident de Rivne les "autorités" ukrainiennes se veulent rassurantes (mais on a bien appris en 5 ans à ne pas leur faire confiance), depuis que le Maïdan a plongé ce pays dans un chaos socio-économique sans précédent, l'ombre de Tchernobyl plane a nouveau au dessus de l'Ukraine mais aussi de l'Europe !

Si la guerre du Donbass ne semble pas atteindre l'égocentrisme individualiste des occidentaux, peut être qu'une nouvelle menace radioactive (ce que je ne souhaite pas voir arriver bien sûr!) leur rappellera que le sort de l'Ukraine, prisonnière du vampirisme étasunien, les concerne également !

Erwan Castel

Merci à Guillaume Lopez pour l'information.

Photo : centrale nucleaire de Rivne le 28 avril soir.

L’image contient peut-être : ciel, nuit et plein air
 
 
 
 
 
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(PHOTOS) Village de Kominternovo : « Même le ciel ne veut pas de nous ». Par Svetlana Kissiléva.

8 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La Russie

6 avril
 

Le village de Kominternovo est situé sur le front sud de la République populaire de Donetsk dans la « zone tampon » définie par les accords de Minsk qui sépare les forces républicaines et les forces ukrainiennes loyalistes. Ces dernières la bombardent constamment en dépit du cessez-le-feu.

La route qui y mène de Novoazovsk traverse le champ des éoliennes préservées des bombardement ukrainiennes : « Elles valent 1 million d'euros chacune et demeurent la propriété de l'Union Européenne », - nous explique le commandant d'une unité de la RPD qui conduit la voiture.

La route conserve les traces des combats acharnés qui se sont déroulés ici en hiver 2015. Les tourelles des chars arrachées par l'explosion qui rouillent sur le bord du chemin en témoignent. Le commandant nous montre les poteaux, nous disant que les corps des soldats ukrainiens était propulsés là et sont restés accrochés sur les fils électriques.

Le village est fait de deux parties : petit et grand Kominternovo. Depuis le grand Kominternovo, on peut déjà apercevoir le drapeau ukrainien qui flotte au-dessus des positions de l'armée kiévienne. Le petit Kominternovo se trouve à trois kilomètres en arrière, mais il est bien touché par la guerre, lui-aussi. 1500 personnes vivaient au grand village avant la guerre, il n'en reste aujourd'hui pas plus de 150, dans leur majorité des femmes et des personnes âgées.

Dans le petit Kominternovo, seulement 7 maisons sont habitées actuellement. Nous arrivons en fin de journée du 7 mars, accueillis par la canonnade des mortier ukrainiens nous obligeant à descendre dans la cave en courant. Une demi-heure après, un obus endommage la ligne électrique, nous privant du courant. Il ne pourra être rétabli que 5 jours plus tard, quand nous serons partis. Quant à l'eau, les habitants du village sont obligés de la chercher dans des puits et sa qualité est très mauvaise. Ils la proposent aux soldats de la RPD en échange de l'eau potable.

Le lendemain matin, nous faisons le tour du village, partant à la rencontre de ces habitants. La plupart refusent d'être photographiés, ils ont de la famille de l'autre côté de la ligne de front, et ne veulent pas exposer leurs proches. Pratiquement toutes les maisons sont en ruine et, le trait caractéristique du Donbass en guerre, les portails sans clôtures.

Olga se déplace en s'aidant d'un déambulateur. Il faut savoir que la guerre accentue toute sorte de maladies dues au stress. En plus, les soins médicaux restent inaccessibles pour la plupart des gens vivant près du front. Même pour faire ses courses, il faut se rendre au grand Kominternovo où il y encore un magasin très peu fourni et cher. Et pour l'atteindre il faut marcher au moins pendant une demi-heure par une route découverte et exposée aux bombardements ukrainiens. Inimaginable pour une personne âgée et infirme qui n'a pas de véhicule. Il y a un abribus à la sortie du village, mais le bus ne passe plus ici depuis bien longtemps.

Le toit de la maison d'Olga a été remplacé plusieurs fois avec l'aide des soldats de la milice populaire, les ouvertures des vitres sont condamnées par du contre-plaqué. « Vous savez, nous sommes tellement lassés de cette guerre qui n'en finit plus, même le ciel ne veut pas de nous ». La lassitude et le désespoir d'Olga sont arrivés à leur paroxysme à tel point qu'à chaque fois que le village se fait bombarder, plutôt que de descendre dans une cave, elle sort au milieu de la route et y reste au milieu des obus qui sifflent autour d'elle.

Zina, une autre femme qui nous accueille dans sa maison, mais refuse qu'on la prenne en photo ; « A quoi bon ? De toute façon, cela ne changera pas quoi que ce soit.

Il y a un an, nous avons eu de la visite de la Croix-Rouge tchèque, ils ont vu mon toit endommagé et m'ont promis des matériaux pour faire les travaux. J'ai été toute contente, mais pas de nouvelles d'eux pendant plusieurs mois. Puis un jour les miliciens m'appellent... J'ai accouru et j'ai apprends qu'on leur a donné pour moi un poulet et un peu d'autres produits alimentaires. Mais je ne me plains pas, c'est toujours ça de pris ».

Seul un bout de carton portant le sigle de la Croix-Rouge qui remplace une de vitres soufflée par l'explosion, nous témoigne aujourd'hui de leur visite. Mieux que rien, évidemment, mais pas grand chose non plus. Zina nous fait rentrer dans la maison en éclairant le chemin avec une torche: comme les fenêtre n'ont pas de vitres et il y a une panne de courant, il fait très sombre à l'intérieur.

« Hier soir encore les Ukrainiens nous ont bombardés, je suis sauté dans la cave et j'y suis restée toute la nuit, Au moins, j'ai pu trier les pommes de terre. C'est le moment de commencer les semis, j'ai reçu des semences comme aide humanitaire. Mais le temps passe, les bombardements continuent et il est fort probable que nous ne pourrons pas sortir dans nos potagers. En attendant, je plante mes légumes sur ma fenêtre ».

Zina a des enfants qui viennent régulièrement la voir. Pourquoi alors elle ne part pas vivre chez eux ?

« Ils ont un tout petit appartement, que voulez-vous que j'aille faire chez eux ? Je ne veux pas être un boulet ! » Les enfants devaient venir la voir le 8 mars, la journée de la femme qui ici fait aussi l'office de la fête de Mères depuis l'époque soviétique, mais Zina le leur a interdit à cause de bombardements qui s'étaient intensifiés depuis quelques jours. Avant qu'on parte, elle insiste pour nous donner des œufs et un morceau de lard. Aucune de nos objections n'a pas été acceptée. « Ne vous en faites pas pour moi, j'ai assez de la nourriture, je tiens un poulailler. J'ai préparé des œufs pour mes enfants. Mais comme ils ne viendront pas, autant les donner aux garçons (par « les garçons », elle entend les miliciens de la RPD). Qu'est-ce qu'ils mangent les pauvres ? Là, ils pourront se faire des œufs au plat, c'est très bon avec du lard. » Les plus démunis sont souvent les plus généreux.

Au moment où nous partions, Zina nous confie qu'elle a très envie de champagne : « Juste un doigt ! D'habitude, je n'en bois pas, mais aujourd'hui, c'est la fête ». Une bien triste fête et le champagne, on n'en trouve pas ici actuellement.

Le lendemain, nous partons à pieds visiter le grand Kominternovo. Trois voitures de l'OSCE nous précèdent. Au moment où nous les rejoignons sur la place centrale, les Ukrainiens se mettent à bombarder le village et l'OSCE se barre aussitôt. Les habitants nous conseillent de ne pas nous attarder : tout le monde sait que lorsque l'OSCE s'en va, les bombardements s’intensifient. En plus, on voit de loin que nous sommes des étrangers et donc, pouvons être pris pour cible aussi bien par une partie du conflit que par l'autre. Nous avons eu néanmoins le temps de discuter un peu avec deux hommes que nous croisons là, au centre du village, en attendant une pose dans les bombardements et utilisant pour nous protéger des tirs ce que jadis fut un magasin, mais qui est maintenant détruit et brûlé par les obus. Un des deux hommes d'origine arménienne nous frappe par sa culture ; ayant appris qu'un photographe français se trouve parmi nous, il nous parle de Charles Aznavour et du maréchal Murat à qui on attribue des origines arméniennes.

Les temps de réaliser quelques photos et c'est là que nous apercevons un homme qui arrive avec sa voiture qui accepte de nous ramener. Le grand Kominternovo, ce sera donc pour une autre fois.

Texte et photos de Svetlana Kissileva

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Non, ceci n’est pas une fake news: Tripadvisor vous propose une expérience de guerre dans le Donbass...Par Hélène Richard-Favre.

25 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #La France, #Ukraine, #La Russie

25/03/2019

Non, ceci n’est pas une fake news: Tripadvisor vous propose une expérience de guerre dans le Donbass...

Capture d’écran 2019-03-25 à 10.52.07.png

                                                                                      capture d’écran Tripadvisor

Vu le contexte de fake news, j’ai voulu vérifier celle que j’ai trouvée relayée sur Twitter et dont vous avez la copie d’écran pour illustrer ce sujet.

Or force est de constater qu’il s’agit bel et bien d’une véritable information.

Enfin, information au sens où chacun l’entendra, bien sûr, la propagande étant réservée à qui on sait, à « la Russie de Poutine » pour être clair. Cette annonce figure donc sur le site de Tripadvisor, je vous laisse apprécier le degré de compassion envers les civils.

Quand on sait le nombre de morts, de blessés et d'exilés que compte déjà cette guerre imputée, comme il se doit à l’agression du voisin russe, alors qu’on a bien vu comment l’Occident s’était arrangé pour chasser le président élu Viktor Ianoukovitch du pouvoir et le remplacer par un Petro Poroshenko  grand démocrate parmi les démocrates, on mesure d’autant la qualité de cette annonce.

Bien sûr, le cynisme n’épargne personne. Mais s’y habituer? S’y résigner? Et laisser faire autant de charognards, c’est oublier le sens de la vie, c’est négliger toute dimension à la souffrance, au deuil, à la destruction programmée par pur intérêt de groupuscules sans foi ni loi.

Alors, au  moment où est rendu le rapport du Procureur Mueller qui nous apprend que la Russie n’a pas participé ni de près ni de loin à l’élection de Donald Trump, voici de quoi, peut-être enfin, réveiller quelques consciences occidentales si promptes à jeter leur dévolu sur « la Russie de Poutine ».

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Macron ou la tentation puérile du contrôle total de la parole : la parodie dictatoriale. Par Karine Bechet Golovko.

6 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #les Gilets jaunes, #La Russie

mercredi 6 février 2019

Macron ou la tentation puérile du contrôle total de la parole : la parodie dictatoriale
 
 
 
Notre cher Président nous abreuve à l'écoeurement de ses sorties médiatiques, plus profondes les unes que les autres, sans oublier que sa Grande tournée post-électorale s'y prête, faisant pâlir de jalousie le fantôme de Khrouchtchev. Entre monopole de l'écran, tentation de surveillance des journalistes et fantasmagorie complotiste anti-russe, la gouvernance en mode Macron nous présente un mélange malsain de puérilité, logiquement accompagné par une image de soi pour le moins surévaluée. Bref, une statue virtuelle géante d'un gamin capricieux.  Plus sérieusement, tout se prête à une parodie de tentation dictatoriale, car même pour être dictateur il faut de la carrure. Et un Etat.
 
L'enfant-roi. Ces individus qui n'ont pas pu se confronter à des limites et voient le monde comme leur propre terrain de jeu, devant se plier à leur volonté toute puissante. C'est une de ces crises d'infantilisme aiguës que Macron a eu ces derniers jours devant les journalistes, venus recevoir la sainte parole. Mais la digestion fut .... contrariée.
 
Comme le publie Le Point, Macron n'est vraiment pas content du travail des journalistes en France, qui depuis quelque temps, ont la mauvaise idée de ... le critiquer. Non, pardon, de ne pas traiter objectivement l'information, de ne pas la hiérarchiser. Rappelez-vous, il affirmait en juillet que l'affaire Benalla n'intéressait personne. Or, les médias continuent à en parler, font même des révélations ... Quel manque de professionnalisme, c'est incroyable. D'ailleurs Médiapart a eu le droit à une tentative de perquisition. Vérifions les sources très Cher ....
 
Après la fameuse loi sur les Fakes News, qui sont souvent la vérité de l'autre, Jupiter a la bonne idée de vouloir passer les journalistes sous contrôle. La logique est évidente. Dans un monde de l'information, où la gouvernance réelle n'est de toute manière plus vraiment exercée au niveau national en raison des mécanismes d'intégration et de globalisation, celle-ci a besoin de maîtriser le discours pour garder les apparences et préparer les bonnes âmes à des changements, pour lesquels ils ne sont pas forcément ni prêts, ni favorables. Bref, l'information c'est le pouvoir - et la garantie de la paix sociale au prix de l'endormissement collectif. Citons :
« Le bien public, c'est l'information. Et peut-être que c'est ce que l'État doit financer. Le bien public, ce n'est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c'est l'information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s'assurer qu'elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l'information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. Cette rémunération doit être dénuée de tout intérêt. Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession. »
Il n'y a pas d'informations neutres, il y a toujours un choix : traiter ou ne pas traiter un fait, le présenter et ainsi le transformer en information, l'analyser ou éviter de préciser les conséquences / origines. C'est un processus intrinsèquement subjectif. Macron propose donc de mettre les journalistes sous tutelle d'un groupe de "journalistes-élus", qui pourront ainsi contrôler la "vérité d'Etat". Comme le relève, de manière irrévérencieuse (il faudra faire quelque chose ....) le journal Le Point:
Le fantasme macronien de ce service d'information d'État délégué à des journalistes stipendiés à cet effet amusera certainement les amateurs d'histoire soviétique. Le rôle de la Pravda – « vérité », en russe – était aussi de servir de référence aux autres journaux, qui reproduisaient d'ailleurs régulièrement ses éditoriaux... La France n'est, bien sûr, pas l'Union soviétique, mais il faut se souvenir qu'il n'est rien de tel qu'un journaliste pour contrôler d'autres journalistes.
Or, l'autre problème, fondamental, est que l'allégeance journalistique au pouvoir a déjà conduit la profession au discrédit de ce qui se nomme les "médias mainstream". Les gens cherchent des sources alternatives, parfois et souvent folkloriques, mais aussi recourent à d'autres médias, non affiliés au pouvoir. En France, c'est dans cette frange que se placent les médias russes RT et Sputnik et ça marche. Mais comme ça ne peut pas marcher, c'est de la manipulation :
"Les gens qui sont surinvestis sur les réseaux sont les deux extrêmes. Et après, ce sont des gens qui achètent des comptes, qui trollent. C'est Russia Today, Spoutnik, etc. Regardez, à partir de décembre, les mouvements sur Internet, ce n'est plus BFM qui est en tête, c'est Russia Today. "
Accusés de manipuler l'opinion publique et de la monter contre le pouvoir, c'est-à-dire contre Jupiter lui-même. Ce qui provoque la hargne de notre cher Président, qui ne les a toujours pas accrédités à l'Elysée. Citons un autre article du journal Le Point, qui, comme nous allons le voir, ne sera pas resté sans conséquence (et je ne parle pas uniquement de la montée soudaine de popularité de Jupiter selon les sondages de la presse) :
Douze semaines après l'embrasement du mouvement des Gilets jaunes, le président de la République pointe la responsabilité des médias, leur « naïveté » face à ce qu'il considère comme une manipulation des extrêmes, avec le concours d'une puissance étrangère. La Russie de Poutine, à travers Russia Today ou Sputnik, affleure dans son discours. Bien entendu, le président de la République fait la part des choses entre les revendications légitimes de la France des ronds-points sur le pouvoir d'achat (et à laquelle il a consenti dix milliards d'euros) et les « 40 000 à 50 000 ultras violents qui veulent abattre les institutions ». Emmanuel Macron a refusé d'accréditer Russia Today à l'Élysée, considérant comme dangereux cet organe de propagande.
40 à 50 milles ? Ultras violents ? Cela correspond presque aux chiffres officiels pour toute la France ... J'ai comme un doute ... passons.  Rappelons qu'il y avait à peine 100 000 personnes sur le Maidan en Ukraine, que eux étaient réellement violents et que c'est justement la raison pour laquelle l'Etat ukrainien s'est effondré. Ces affirmations de Macron sont totalement hors-sol.
 
Peu importe, revenons au fond du problème - l'info incontrôlée. Ainsi, l'affaire Benalla ne vient pas du fait que l'Elysée, sous Macron, ait un comportement mafieux, non, cela vient du "soutien" médiatique étranger. Les Gilets jaunes - pareil. Les Français aiment Jupiter leur Guide En Marche, mais les médias se font manipuler par les réseaux sociaux. Et ne donnent pas les "bonnes" informations. Qui est derrière les réseaux sociaux ?
 "Or, dans l'affaire Benalla comme Gilets jaunes, la fachosphère, la gauchosphère, la russosphère représentent 90 % des mouvements sur Internet. De plus en plus, des chaînes d'information disent « ceci est important, ceci est légitime » parce qu'il y a du mouvement sur Internet. Ce mouvement est fabriqué par des groupes qui manipulent, et deux jours après, ça devient un sujet dans la presse quotidienne nationale et dans les hebdos. "
D'où sort ce chiffre ? Aucune idée, mais comme Jupiter l'affirme, ça ne se discute pas. Car c'est évident. Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des fachos ou des "salauds" de Russes, bref cet autre qui ne peut être acceptable, qui n'est pas accepté, car toute contestation est inconcevable, Jupiter est le Bien et le Vrai, il faut être facho ou Russe pour ne pas le comprendre. 
 
Et évidemment, pour continuer le délire complotiste d'un Moi qui part à la dérive, c'est bien la Russie qui est derrière Jojo le Gilet Jaune, quand il en a ras-le-bol de la Macronie. Autrement dit, pas le gentil GJ qui va monter une liste aux européennes, comme on l'attend de lui, qu'il entre dans le jeu et qu'il bouffe comme les autres à la gamelle, mais celui qui veut que les choses changent. Cet agent de Poutine.
 
Dans cet article, Macron a dérapé. Suffisamment pour provoquer, même au sein de la presse largement soumise, un léger sursaut - d'inquiétude plus que d'indignation.
 
En Russie, en revanche, ces déclarations sont très mal passées. Le ministère des Affaires étrangères a officiellement envoyé une note diplomatique à l'Ambassade de France à Moscou, afin qu'ils précisent quelle est la position officielle de la France quant à l'ingérence russe dans les affaires étrangères françaises, quant aux liens de la Russie avec la "fachosphère" et la "gauchosphère". Mais aussi pour comprendre dans quelle mesure les médias français ont fidèlement reproduit la parole présidentielle - notamment en ce qui concerne Sputnik et RT :
«Ces déclarations ont-elles été faites ? A quoi étaient-elles liées ? Cette publication comprenant les citations des propos du président français doit-elle être considérée comme la position officielle de l’Etat ?» : telles sont les interrogations transmises par la diplomatie russe à son homologue français, selon Maria Zakharova. Le but de Moscou : s'assurer que ces accusations pouvaient être analysés comme la «position officielle de Paris sur la question».
Mais que l'on se rassure, rien n'est perdu et l'Ambassade de France pourra toujours en appeler à l'amour universel. Le Secrétaire d'Etat au numérique propose une loi, après celle des Fakes News, pour mieux contrôler les contenus publiés et rendre le monde meilleur, gommé de tout ce qui dérange.
 
 
Un grand monde d'amour. Avec du contenu positif. Et peu importe que vous vouliez ou non de cet amour, on va vous aimer "de force". Je n'irai pas plus loin dans le parallèle ...
 
Nous voguons toutes voiles sorties vers une parodie dictatoriale. Parodie, car même pour la dictature, notre époque est dépassée, trop faible. Plus d'Etat, plus de chef d'Etat, plus de pouvoir. Il ne reste que la comm avec un acteur, plus ou moins bon, plus ou moins mauvais, qui joue sur un territoire aux contours floutés. Et quasiment plus aucun mécanisme de contrôle non plus. Le seul avantage pour les opposants : les balles réelles ont été remplacées par des tirs de LBD 40. Pour le reste, le contrôle de la parole se porte à merveille !
 
 
1 commentaire:
  1. Depuis 1/2 siècle, les seuls mérites des présidents français sont de nous faire regretter leur prédécesseur; un exploit !

    Après Alstom, les suivants sur la liste des braderies de la quinzaine sont:

    Areva
    Lafarge
    Airbus (au revoir Toulouse...)

    ------- TOUT DOIT DISPARAITRE ! -----------

    DEPECHECHEZ VOUS, ILS Y EN AURA POUR TOUT LE MONDE !

    NB: cette liste est non exhaustive

    Si vous voulez en savoir plus:

    https://www.voltairenet.org/article205016.html

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Pourquoi les anglo-saxons haïssent-ils la Russie ? Par Emmanuel Leroy

10 Janvier 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #La Russie

Pourquoi les anglo-saxons haïssent-ils la Russie ?

Par Emmanuel Leroy − le 7 Juillet 2018

Résultat de recherche d'images pour "russie haine anglo-saxon"

Pour entrer directement dans le cœur du sujet, j’irai au fait et je dirai que si l’on ne prend pas conscience que la guerre en cours contre la Russie aujourd’hui est la même guerre que l’oligarchie anglo-saxonne a mené depuis l’époque élisabéthaine contre l’Espagne et le Portugal, puis contre la Hollande, puis contre la France, définitivement vaincue à Waterloo, puis contre l’Autriche-Hongrie vaincue en 1918 et enfin contre l’Allemagne vaincue en 1945, on ne peut comprendre intimement aucun des grands événements qui se sont déroulés sur le continent européen depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Tous ces peuples européens ont courbé la tête et leurs élites sont passées sous les fourches caudines de la City, aujourd’hui renforcée par Wall Street.


Dans cette lecture rapide de l’histoire de l’Europe des 5 derniers siècles, force est de constater qu’il ne reste qu’un peuple sur le continent eurasiatique qui n’a jamais été vaincu définitivement par les puissances anglo-saxonnes et c’est le peuple russe. Voilà pourquoi ce que les Anglais ont appelé « Le Grand jeu » continue et il continuera jusqu’à ce que la Russie s’incline à son tour ou jusqu’à ce que Mammon tombe de son piédestal.

Si l’on ne rentre pas dans cette logique, on ne peut rien comprendre à la chute du mur de Berlin en 1989, ni aux sécessions programmées des pays baltes, de la Biélorussie, de l’Ukraine et des régions d’Asie centrale ni aux révolutions de couleur en Yougoslavie ni à celle de Géorgie en 2008, ni bien sûr à la crise ukrainienne que nous connaissons aujourd’hui.

La crise ukrainienne

Dans une première analyse, on pourrait dire que la cause première de la guerre résulte de la chute du Président Viktor Yanoukovitch à la suite des manifestations de Maïdan qui a conduit à la mise en place d’un régime néo-bandériste à la solde de l’occident. Puis de manière concertée et volontariste, ce régime manipulé et tenu à bout de bras par le FMI, les USA et la Commission européenne, a créé délibérément les conditions d’une sécession dans l’est de l’Ukraine, comme si on avait voulu créer un abcès purulent aux frontières de la Russie.

Première question : l’agression contre la Russie en Ukraine est-elle une mesure de rétorsion consécutive aux défaites successives subies par les terroristes islamistes manipulés par l’occident sur le front syrien depuis l’intervention russe à l’automne 2015 ? Peut-être, sans doute même, mais cela n’a pas une grande importance dans l’analyse des causes profondes de cette guerre, car ceux qui font la guerre à la Russie aujourd’hui, je ne parle pas des marionnettes de Kiev bien entendu, la font depuis très longtemps et ils n’ont pas besoin d’un prétexte aussi futile qu’une défaite marginale au moyen-orient pour poursuivre inexorablement le but qu’ils poursuivent depuis des siècles. Nous reviendrons sur cet aspect en détail un peu plus loin.

Alors remontons plus avant dans l’analyse des causes de cette guerre. Le magazine russe Zavtra a publié le 15 mars 2015 le compte rendu d’une table ronde organisée autour de la situation actuelle en Russie et en Ukraine, de ses causes et de son impact pour l’avenir. Alexander Nagorny, Secrétaire exécutif du club d’Izborsk implique la perestroïka de Gobatchev dans la genèse de la guerre civile en Ukraine. Il a parfaitement raison d’intégrer cette période de l’histoire russe comme une des causes de la situation de crise qui existe aujourd’hui dans le Donbass, mais à la condition de ne pas oublier d’analyser la pérestroïka et la glasnost gorbatchévienne pour ce qu’elles étaient, à savoir des mesures de déstabilisation et de réorientation politique suscitées par l’occident.
Si l’on se refuse à admettre cette hypothèse, on ne peut rien comprendre aux conditions de la dislocation du régime soviétique et au pillage généralisé qui a suivi durant l’ère Eltsine.

Si l’on remonte encore plus loin dans le temps, on peut considérer que le financement pendant la première guerre mondiale de Trotsky par la City et certaines banques new-yorkaises d’une part et de Lénine par l’Allemagne de Guillaume II d’autre part, afin de renverser la dynastie des Romanov et d’établir un régime totalitaire et spécifiquement antichrétien constituent là encore, une cause ancienne mais probable de la guerre en Ukraine.

Et enfin, si l’on remonte encore un peu le fleuve de l’histoire, on peut considérer que la guerre de Crimée de 1853 s’inscrit aussi dans la même logique, avec les mêmes motivations, que la guerre d’Ukraine qui se déroule actuellement dans le bassin du Don. Que peut-on retenir de significatif dans cette guerre de Crimée menée au XIXème siècle, au-delà du prétexte fallacieux de la question des lieux saints de Jérusalem et du contrôle de la mer Noire pour lequel la France n’avait aucun intérêt stratégique ni même commercial ? Qu’il s’agit là de la première guerre que la France fit au service exclusif des intérêts anglo-saxons, car depuis Waterloo, une grande partie des élites françaises, aristocratie et bourgeoisie confondues, se sont progressivement détournées de l’intérêt national pour servir la cause du maître dominant de l’époque, hier Londres et aujourd’hui Washington.

D’une manière différente, mais toujours en poursuivant le même but, la finance anglo-saxonne, après avoir soutenu l’émergence du nazisme en Allemagne comme elle avait soutenu la révolution bolchevique en Russie, est parvenue à l’un de ses buts en brisant les reins de la puissance germanique, et là encore en amenant les élites allemandes à Canossa, à réduire un autre grand peuple européen au servage idéologique et à le priver de sa souveraineté.

Autrement dit, et pour résumer mon propos, depuis la fin du XVIème siècle au moins, l’oligarchie anglaise, c’est-à-dire aristocratie et finance réunies, a conçu le projet de dominer le monde par tous les moyens, y compris légaux : la guerre, le vol, la corruption, la subversion, le boycott, le blocus, les sanctions économiques, l’assassinat, le chantage, la désinformation… La liste n’est pas exhaustive.

Lorsque certains historiens qualifient de volonté d’équilibre entre grandes puissances la politique de Londres depuis Henry VIII jusqu’à la première guerre mondiale, ils n’ont que partiellement raison. Derrière le jeu des alliances successives avec l’Autriche, la Prusse, la Russie, la France, la Suède ou d’autres, se dessinait toujours la volonté de faire tomber l’une après l’autre toutes les puissances qui dominaient le continent européen et qui pouvaient compromettre le grand projet thalassocratique. D’abord il fallut briser l’empire de Charles Quint et sa suprématie maritime dans le commerce des Amériques, puis briser la puissance française qui domina l’Europe de la fin du XVIIème siècle jusqu’à Waterloo.

Puis il fallut à l’oligarchie anglo-saxonne deux guerres mondiales pour réduire à néant la puissance germanique en mobilisant pour cela toutes les énergies des nations qu’elle avait subjuguées. Pour abattre la puissance allemande, il était vital dans le plan des anglo-saxons que l’URSS s’oppose à l’Allemagne nazie et que ces deux géants de la scène européenne s’affrontent et s’épuisent dans une lutte mortelle ce qui advint. Cet éclairage permet avec le recul de mieux comprendre l’intelligence politique du pacte Molotov-Ribbentrop dont Hitler et les dirigeants nazis n’ont pas compris la réelle portée, ainsi que l’a montré l’expédition à Londres que fit Rudolf Hess en 1941.

Alors aujourd’hui où en est-on ?

L’oligarchie anglo-saxonne a gagné la guerre idéologique puisque depuis la fin de l’Union soviétique aucune puissance dans le monde n’offre d’alternative à son discours libéral et libertaire. Or, il s’agit d’une lutte à mort dont l’enjeu, le Grand Enjeu, est la domination mondiale, ce dont les néo-conservateurs américains ne se cachent même plus. Le monde unipolaire qu’ils souhaitent instaurer est celui que George Orwell dénonçait dans son roman 1984. Ces gens-là rêvent d’une humanité réduite en esclavage et dont ils seront les maîtres tous puissants.
La dernière forteresse qu’il leur reste à conquérir se trouve sur les rives de la Moskova. Et la guerre qu’ils feront, qu’ils font, pour conquérir le Kremlin est une guerre totale : Idéologique, culturelle, religieuse, économique, technologique et bien sûr militaire.

Ils se serviront des centaines d’organisations non-gouvernementales comme celles de Monsieur Soros et de ses amis, ils appliqueront la politique des sanctions, ils achèteront les esprits et les âmes et ils donneront leurs directives aux agents de la 5ème colonne afin de saboter et d’affaiblir la puissance slave. Ils paieront des Femen, des Pussy Riot ou des Navalny pour salir et faire tomber la Sainte Russie.

Face à cette volonté de conquête de la part du monde anglo-saxon et de son oligarchie financière, face à des êtres pour qui la Russie traditionnelle représente tout ce qu’ils haïssent et qu’ils veulent voir disparaître, les Russes ne peuvent se contenter de contester leurs mensonges à la tribune de l’ONU. La responsabilité de la Russie aujourd’hui est historique et l’enjeu va bien au-delà d’une Sainte Alliance telle que celle dont rêvait le Tsar Alexandre 1er, car si la Russie tombe demain, c’est toute l’humanité qui tombera avec elle sous la férule du monde abject de l’argent.

En conclusion, je dirais que le courage et la volonté ne suffiront pas pour gagner cette guerre. Cette fois-ci, il ne faudra pas compter sur le général Hiver pour l’emporter. Car l’arme principale utilisée par nos ennemis est l’arme culturelle et les batailles qu’ils sont en train de livrer se déroulent déjà depuis un quart de siècle de Pskov à Vladivostok. Le cinéma, la musique, les concerts de rock, la peinture, le théâtre, la littérature, l’enseignement, les médias, Internet, tous ces vecteurs sont utilisés pour transformer l’âme du peuple russe et le subvertir, comme ils sont toujours utilisés en occident pour maintenir les populations dans l’adoration de leurs maîtres et des régimes pseudo démocratiques qu’ils nous ont imposés.

Il découle de cela que le pragmatisme et le bon sens utilisés comme moyens de défense en réplique aux attaques que la Russie subit de manière croissante ne sont pas des armes suffisantes face à l’hégémonie idéologique et culturelle de notre adversaire commun. Contre l’idéologie des droits de l’homme et du libre marché il faut opposer une vision du monde alternative qui démontre la nocivité des buts poursuivis par l’oligarchie anglo-saxonne. Pour contrer cette idéologie mortifère qui se sert de l’individualisme pour tuer les peuples et les asservir, il faut promouvoir la liberté des peuples et la pluralité des cultures contre le totalitarisme rampant de l’hegemon anglo-saxon. Le conservatisme et le patriotisme sont sans doute des armes qu’il faudra utiliser, mais je ne suis pas certain qu’elles seront suffisantes pour l’emporter. C’est une guerre de religion que mène le Système et l’un de ses buts primordiaux est d’achever l’éradication de la religion chrétienne sur le continent européen. Et la Russie est l’un des lieux où renaît cette foi. Voilà un crime impardonnable.

Emmanuel Leroy

Président de l’association humanitaire
Urgence Enfants du Donbass

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Deux agents du SBU étaient à bord des navires ukrainiens capturés. Par Christelle Néant

28 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #La Russie, #Ukraine

Deux agents du SBU étaient à bord des navires ukrainiens capturés
Deux agents du SBU étaient à bord des navires ukrainiens capturés

Hier, les services de sécurité russes (FSB) ont dévoilé que parmi les 24 hommes d’équipages capturés suite à la provocation organisée par Kiev près du détroit de Kertch, deux se sont avérés être des agents des services de sécurité ukrainiens (SBU).

Afin de prouver qu’il s’agissait bien d’une provocation délibérée de la part des navires ukrainiens, le FSB a, comme promis, divulgué des détails sur ce qui s’est passé, et publié la vidéo des interrogatoires de plusieurs des Ukrainiens arrêtés.

La chronologie des événements ne laisse aucun doute sur l’aspect délibéré de la violation des eaux territoriales russes par les navires ukrainiens et le fait que la Russie ait tout tenté pour résoudre pacifiquement le problème, se résolvant à n’utiliser les armes que devant l’échec de toutes les tentatives non violentes de ramener les marins ukrainiens à la raison.

Chronologie de la provocation

Le 24 novembre, le FSB découvre deux navires ukrainiens, le « Gorlovka » et le « Iani Kapou » à 28-30 km au Sud-Est de Meganome qui se dirigent vers le détroit de Kertch. À leur approche des eaux territoriales russes, les autorités maritimes de la fédération de Russie leur rappellent les règles de navigation dans le détroit et la procédure de demande de passage qui doit se faire longtemps à l’avance. Les navires ukrainiens répondent alors qu’ils ne prévoient pas de franchir le détroit de Kertch.

Le lendemain matin, le 25 novembre à 2 h 05, le bateau de patrouille russe « Izoumroud », découvre les navires ukrainiens « Nikopol » et « Berdiansk » juste au Sud de la limite des eaux territoriales russes, et qui se dirigent vers le détroit de Kertch. À 3 h 45, les deux navires rejoignent le « Gorlovka » et le « Iani Kapou ».

À 5 h 35, le « Berdiansk » annonce qu’il prévoit de passer le détroit de Kertch avec le « Nikopol » et le « Iani Kapou » à destination du port de Berdiansk. Dix minutes plus tard, les autorités maritimes russes rappellent au commandant du Berdiansk que le passage à travers le détroit leur est pour l’instant interdit car ils doivent se conformer à la procédure.

À 5 h 50, le commandant du « Berdiansk » réclame le droit de passage immédiat au nom du traité entre la Russie et l’Ukraine sur la coopération et l’utilisation de la mer d’Azov et du détroit de Kertch.

À 6 h 30, les autorités maritimes russes rappellent au « Berdiansk » que pour assurer la sécurité du trafic maritime, ils doivent demander la permission de passer 48 h puis 24 h avant, confirmer 4 h avant le passage et se conformer au planning de franchissement du détroit. Or les navires ukrainiens n’ont pas fait de demande de passage dans les temps impartis.

Les navires ukrainiens ignorent les ordres des autorités maritimes russes, et poursuivent leur route vers le détroit, franchissant la frontière maritime de la fédération de Russie à 7 h 10 du matin au point 44°52’N, 36°31’E, violant l’article 25 de la convention de l’ONU sur les lois de la mer, et l’article 12 de la loi fédérale russe sur les mers intérieures, le territoire maritime et la zone adjacente de la fédération de Russie.

À 7 h 20, les bateaux de patrouille russes « Don » et « Izoumroud » prennent alors des mesures pour empêcher le passage du détroit par la force, et appellent les navires ukrainiens par radio leur intimant l’ordre de quitter immédiatement les eaux territoriales russes. Les équipages ukrainiens ignorent alors purement et simplement les ordres des autorités maritimes russes.

À 8 h 35, les navires ukrainiens sont mis en état d’alerte, leurs canons sont découverts, inclinés à 45° et pointés vers les bateaux de la fédération de Russie, en violation de l’article 19 de la convention de l’ONU sur les lois de la mer. Les Russes rappellent alors aux navires ukrainiens que la menace d’utilisation d’armes dans les eaux territoriales russes sera considérée comme une violation du droit international et des lois de la fédération de Russie.

À 10 h 35, les navires ukrainiens envoyés en renfort depuis le port de Berdiansk, informent leur quartier général que les bateaux du FSB les empêchent de rejoindre les trois autres navires de l’autre côté du détroit. De 10 h 35 à 18 h 30, les bateaux des gardes côtes russes maintiennent les navires militaires ukrainiens dans une zone au sud du détroit de Kertch.

À 18 h 30 les trois navires (« Berdiansk », « Nikopol » et « Iani Kapou ») mettent alors les gaz et tentent d’échapper aux navires russes en faisant demi-tour. Ces derniers leur intiment l’ordre de s’arrêter en vain. De 19 h à 20 h 40, le « Don » et le « Izoumroud » poursuivent les navires ukrainiens, leur envoyant signaux radio, sonores, lumineux et pyrotechniques pour qu’ils s’arrêtent. Ces ordres sont totalement ignorés par les marins ukrainiens.

À 20 h 42, après plus de 12 h de course poursuite, le « Izoumroud » avertit les navires ukrainiens qu’ils seront contraints de tirer s’ils n’obéissent pas. Devant le silence obstiné des navires ukrainiens, et en conformité avec la loi russe sur la protection des eaux territoriales de la fédération de Russie, le commandant du « Izoumroud » décide d’ouvrir le feu sur les navires ukrainiens.

À 20 h 45, le « Izoumroud » procède à un tir d’avertissement clair vers le groupe de navires ukrainiens, toujours en vain. Les navires de la marine ukrainienne continuent leur route vers les eaux territoriales russes. À 20 h 50 le « Izoumroud » prévient le « Berdiansk » que s’ils ne s’arrêtent pas conformément aux ordres des autorités maritimes russes, il leur tirera dessus pour les stopper.

Devant le silence obstiné et le refus d’obtempérer, à 20 h 55 le « Izoumroud » ouvre le feu sur le « Berdiansk » dans les eaux territoriales russes. Trois minutes plus tard, le commandant du « Berdiansk » appelle à l’aide en déclarant avoir trois blessés. À 21 h 06, le « Izoumroud » aborde le « Berdiansk », récupère l’équipage et prodigue les premiers soins aux blessés.

À 21 h 15, le Don capture le « Iani Kapou » et à 21 h 27, un hélicoptère Ka-52 de l’armée russe stoppe le « Nikopol », lui aussi dans les eaux territoriales russes. À 23 h 21, le « Don » arraisonne le « Nikopol ». Les équipages ukrainiens et leurs bateaux sont ensuite emmenés à Kertch.

Interrogatoire des marins ukrainiens

Le FSB ne s’est pas contenté de publier la chronologie complète des événements, il a aussi publié une vidéo de l’interrogatoire de trois des marins arrêtés. Et là, surprise, parmi les 24 membres d’équipage, les services de sécurité russes découvre deux agents du SBU (services de sécurité ukrainiens).

Face caméra, les trois hommes avouent avoir mené une provocation, et ignoré délibérément les ordres des autorités maritimes russes transmis par radio. Le capitaine Vladimir Lessovoï avoue qu’il savait que ce qu’ils faisaient était une provocation.

L’un des deux agents trouvés à bord du Nikopol, Andreï Drach, est un officier de la 7e direction de renseignement militaire du SBU. Il dit sans ambages, face caméra, qu’ils sont bien entrés dans les eaux territoriales russes et qu’ils ont reçu des avertissements sur le fait qu’ils violaient la loi russe et qu’ils devaient en sortir.

Voir la vidéo sous-titrée en anglais :

 

 

La présence de deux agents du SBU a bien été confirmée, par nul autre que le directeur du SBU, Vassili Gritsak. Ce dernier a beau annoncer que ces officiers étaient là au titre du contre espionnage, la réalité est bien plus simple : ils étaient là pour s’assurer que les marins ukrainiens mèneraient la provocation jusqu’au bout.

Leur présence à bord montre clairement que la provocation était délibérée, et voulue par les autorités de Kiev. Un point confirmé par le FSB qui a aussi ajouté que les eaux territoriales violées étaient déjà russes même avant la réintégration de la Crimée au sein de la fédération de Russie.

« Les navires de guerre ukrainiens sont entrés dans les eaux territoriales russes sur ordre direct des autorités de Kiev. Les navires de guerre sont entrés sans autorisation dans les eaux territoriales russes qui jouissaient de ce statut avant même la réunification de la Crimée avec la Russie. La provocation a été coordonnée par deux agents des services de sécurité ukrainiens qui étaient à bord des navires ukrainiens », a déclaré le service de presse du FSB.

Conséquences de l’incident

Suite à l’article d’hier, la Rada a finalement voté la loi martiale pour 30 jours, dans les oblasts côtiers et ceux situés près de la frontière avec la Russie. Fait troublant, la version publiée au journal officiel ukrainien, mentionne 60 jours et aucune limite territoriale, déclenchant un scandale.

Le service de presse du Cabinet de Petro Porochenko a bien sûr déclaré que c’était une erreur qui allait être corrigée dans l’édition de demain et que la personne responsable serait trouvée et punie pour cette bourde.

En attendant, grâce à cette mesure, Petro Porochenko va pouvoir au mieux reporter les élections, au pire éliminer tous ces opposants sérieux.

Pendant ce temps-là l’Occident blâme la Russie et ferme les yeux sur les actions totalement illégales des marins ukrainiens, et l’ONU a totalement échoué à servir à quelque chose dans cette affaire.

Dans les années 30, les Occidentaux ont laissé faire Hitler dans l’espoir de contrer le communisme. Aujourd’hui, ils laissent faire les autorités ukrainiennes néo-nazies post-Maïdan dans l’espoir de contrer la Russie.

Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, ai-je besoin de vous dire comment tout cela va se finir ?

Christelle Néant

source:http://www.donbass-insider.com/fr/2018/11/27/deux-agents-du-sbu-etaient-a-bord-des-navires-ukrainiens-captures/

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DÉTROIT DE KERTCH : UNE PROVOCATION PRÉPARÉE PAR LES USA (+ ISRAËL) ET MANAGÉE SUR LE SITE PAR LE SBU UKRAINIEN

28 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #La Russie, #Ukraine

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Lavrov soutient les journalistes russes à Paris. Par Karine Bechet Golovko

28 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #Europe supranationale, #La Russie, #La France

mercredi 28 novembre 2018

Lavrov soutient les journalistes russes à Paris
 
 
 
 
La rencontre des deux ministres des Affaires étrangères français et russe à Paris hier n'a pu se dérouler sans un incident avec la presse - russe évidemment, laissée à la porte pour avoir le dos trop droit en Macronie. Cette nouvelle conception macronienne de la liberté de la presse a été mise à mal par Sergueï Lavrov.
 
Hier à Paris se déroulait la rencontre entre Lavrov et Le Drian dans le cadre assez creux du Dialogue de Trianon, qui a surtout permis, au cas où un doute surviendrait, de prendre acte des désaccords entre la France et la Russie sur de nombreuses questions, mais de la nécessité du dialogue et de la coopération technique. C'est le rôle de la diplomatie, avec ou sans Trianon d'ailleurs.
 
Mais l'intérêt est ailleurs. La conception du journalisme en Macronie s'est radicalisée, est devenue clanique. Ceux qui ne font pas parti du clan sont immédiatement qualifiés de propagandistes, ce qu'avait fait Macron au sujet des journalistes de RT et Sputnik devant Poutine lors de leur rencontre à Paris.
 
Depuis, RT n'a pas eu d'accréditation à l'Elysée, l'intervention de Poutine en novembre a conduit à des déclarations françaises plus favorables, mais semble-t-il sans avoir été suivies de pas concrets. Il est donc entré dans les nouvelles traditions post-démocratiques et post-vérités en vigueur dans ce régime de ne pas accréditer les journalistes russes, pas tous, et sur des critères assez flous.
 
Or, après la rencontre Lavrov / Le Drian, une conférence de presse était prévue. Avant d'entrer dans la salle, le ministe russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, apprend que les journalistes de trois chaînes de télévision russe (RT, Pervyi Kanal et TV Tsentr) n'ont pas pu entrer dans la salle de conférences. Et cela bien que l'ambassade de Russie à Paris les ait bien inclus dans la liste des journalistes à accréditer pour l'évènement.
 
Faisant de choix de ne pas faire semblant, S. Lavrov a refusé d'entrer dans la salle de conférence tant que les journalistes russes n'y seraient pas autorisés. Et cela a marché, les journalistes russes ont pu participer à la conférence de presse, qui finalement a eu lieu. 
 
La leçon a en tirer est assez évidente: la Russie se fait respecter uniquement lorsqu'elle fait preuve de fermeté. L'époque est ainsi ... Mais d'une manière générale, dans les relations internationales, l'on ne respecte que la fermeté. 
 
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Ukraine : avec la loi martiale, Poroshenko a 30 jours pour légalement écraser toute opposition. Par Karine Bechet Golovko.

27 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #Ukraine

mardi 27 novembre 2018

Ukraine : avec la loi martiale, Poroshenko a 30 jours pour légalement écraser toute opposition
 
Les extrémistes mettent le feu au Consulat de Russie à Kharkov
 
 
Suite à la provocation dans le détroit de Kertch, où l'Ukraine a envoyé trois navires militaires sans suivre la procédure et a ainsi volontairement violé les frontières russes, provoquant une réponse inévitable de la Russie, Poroshenko a pu, non sans difficultés à l'intérieur, mais avec l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, faire passer la loi martiale et légitimer ainsi l'ouverture d'un deuxième front, contre toute opposition. La responsabilité de la communauté internationale dans le désastre qui se déroule en Ukraine et le danger que représente ce régime post-Maidan pour la sécurité de la région est pleine et entière.
 
Comme nous l'avions écrit hier, Poroshenko avait besoin d'un fondement sérieux pour renforcer sa position intérieure déplorable avant des élections qui le donnent perdant dans tous les cas de figure et le clan atlantiste, de son côté, avait besoin de renforcer son combat contre la Russie, qui tourne un peu en rond, sans produire les effets attendus à l'intérieur du pays. Donc, trois navires militaires ukrainiens ont violé les règles de passage du détroit de Kertch entre la mer Noire et la mer d'Azov, obligeant la Russie à défendre sa souveraineté.
 
 
Et le Conseil de sécurité de l'ONU a pu incarner cette division, ce qui finalement est sa seule fonction aujourd'hui, puisqu'il correspond à la logique internationale bipolaire d'après-guerre qui n'a plus cours. Dans son communiqué, cette ligne de partage est bien visible. D'un côté, ils ont refusé de traiter la question soulevée par la Russie, membre permanent, sur la violation de ses frontières par l'Ukraine et considèrent en bloc la Russie coupable - de ne pas avoir laissé trois navires militaires traverser sans déclaration préalable ses eaux territoriales. La position est simple: la Crimée est "annexée" donc l'Ukraine est victime, donc elle a carte blanche.
La séance a débuté par une brève réunion au cours de laquelle un vote de procédure, demandé par les États-Unis, a abouti au rejet de la proposition de la Fédération de Russie de débattre de cet incident au titre d’un ordre du jour intitulé « Violation des frontières de la Fédération de Russie ». 
La demande russe a été repoussée par 7 voix contre (France, Koweït, Pays-Bas, Pologne, Suède, Royaume-Uni et États-Unis), 4 voix pour (Bolivie, Chine, Kazakhstan, Fédération de Russie) et 4 abstentions (Côte d’Ivoire, Guinée équatoriale, Éthiopie, Pérou).
« Cette situation est la conséquence directe de l’annexion de la Crimée en 2014 » a renchéri la France, solidaire de l’Ukraine.  « Rien à notre connaissance ne paraît justifier l’usage de la force », a ajouté sa représentante. 
Directement mise en cause, la Russie a, pour sa part, estimé que la vraie question était de savoir pourquoi, alors que les Ukrainiens jouissaient d’une liberté de passage dans le détroit de Kertch, ils ont soudain décidé de la forcer, en ne répondant pas aux appels de la Marine russe.  Or « personne n’a répondu à cette question » 
 
C'est peut-être la raison pour laquelle la police ukrainienne a regardé sans réagir les nationalistes attaquer le consulat de Russie à Kharkov et provoquer un incendie, qui n'a été condamné par aucune organisation, aucun pays. Nous sommes assez loin des idéaux d'état de droit et de démocratie invoqués assez souvent en Europe pour justifier l'attitude de l'Ukraine :
 
 
 
C'est aussi pourquoi certainement, l'ONU ne voit rien à redire au fait que Poroshenko introduise la loi martiale en Ukraine, puisqu'ils veulent à tout prix croire la fable qui leur fut racontée :
Avec cet incident, une escalade n’est pas en effet à exclure, a-t-il craint.  Selon le représentant ukrainien, les services de renseignement de son pays ont identifié un « risque clair d’invasion et d’annexion » de Marioupol et Berdiansk, comme en témoignent notamment les actes d’agression et de provocations des garde-côtes et la Marine russe.  C’est pour cette raison que le Président de l’Ukraine a proposé au Parlement de déclarer la loi martiale pour 60 jours.  Cette loi peut être levée à tout moment, et n’a pas d’impact sur la situation des droits de l’homme ou sur le fonctionnement des institutions démocratiques, a-t-il tenu à assurer.
Personne ne s'est demandé pourquoi après le rattachement de la Crimée, la loi martiale n'a pas été introduite, ni avec la guerre civile dans le Donbass, question posée par de plus en plus d'analystes ukrainiens "non alignés". Mais là, après que trois navires de guerre, dont deux construits récemment avec l'aide de l'Occident, aient été sans aucune difficulté arraisonnés par les gardes-frontières russes (ce qui au passage montre l'efficacité de tout ce programme international de réarmement de l'Ukraine...), la loi martiale est passée en force par Poroshenko. Peut-être que Poroshenko n'en avait pas besoin avant.
 
Mais les autres candidats aux présidentielles et les anciens présidents ukrainiens ont unanimement condamné ce pas dangereux et liberticide de Poroshenko contre les élections et son peuple. C'est pourquoi, finalement, la loi martiale a été adoptée non pas pour 60 jours, mais pour 30 jours et sur une partie du territoire. Mais elle jouera dans la mer Noire et dans le détroit de Kertch, ce qui peut pousser à renforcer le conflit avec la Russie.
 
 
 
Or, quoi que veuille croire le clan atlantiste, dont la France qui soutient aveuglement l'Ukraine, les atteintes aux droits et libertés sont particulièrement importantes, car cette loi permet l'introduction d'un régime juridique extraordinaire suspendant les libertés constitutionnelles et légitimant les restrictions de la liberté de circulation, de la liberté de réunion, de l'activité des partis politiques et des médias, les atteintes à la propriété privées, le travail obligatoire des civils pour l'armée, l'internement forcé de citoyens étrangers pouvant être dangereux pour la sécurité nationale, etc. La presse ukrainienne est elle-même inquiète et à la Rada, Timochenko n'a même pas pu énumérer toutes les limitations qu'entraîne la loi martiale sur l'ensemble du territoire, puisque dans le décret de Poroshenko elles ne sont pas limitées au territoire où sera mis en vigueur la loi martiale.
 
Poroshenko a donc, dans un premier temps, 30 jours pour écraser l'opposition. Ensuite, si nécessaire, il peut tout à fait prolonger la loi martiale. Mais évidemment, la Russie est coupable. Manifestement ,elle sera aussi coupable de ce régime liberticide arrivé sur les cendres du Maidan. C'est, certes, plus confortable. Mais tout a un prix et cette posture met en danger la sécurité européenne.
 
 
Car cette masse décérébrée extrémiste lancée hier dans les rues de Kiev exigeant la guerre, la vraie, contre la Russie, pourra sans aucun problème infester les pays européens, amorphes, sans que l'UE ne fasse rien pour aider les populations.
 
Quels intérêts défendent l'UE et nos dirigeants ? Il est vrai que Macron, face aux mouvements de contestation populaire, doit bien envier Poroshenko ...

 
 
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Alerte en Mer Noire ! Par Erwan Castel.

26 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine

Alerte en Mer Noire !
 
MISE A JOUR 25 novembre 15h00 :
 
L'escalade continue
 
La marine ukrainienne vient d'envoyer 2 vedettes blindées de classe "Gyurza", en renfort de la flottille responsable de la provocation organisée ce matin dans le détroit de Kerch.  Ces bateaux blindés sont armés de systèmes de missiles Fagot,.d'un canon de 30 mm, et de mitrailleuses de 7,62 mm et 14,5 mm. ce sont de petites unités navales reposant leur force sur  leur vitesse de déplacement montant à 28 nœuds.

 
L'armée russe de son côté vient de se mettre en état d'alerte maximale et des hélicoptères d'attaque russes Ka-52 ainsi que des chasseurs se sont dirigés vers le détroit de Kertch
 
A Suivre...
 
 
Source : Topwar
 
 
Dans un article précédent je rendais compte du dossier explosif de la mer d'Azov qui est potentiellement le détonateur maritime du conflit terrestre gelé du Donbass.
 
Aujourd'hui 25 novembre les tensions russo-ukrainiennes qui vivent depuis plusieurs mois une escalade dangereuse dans les espaces intracontinentaux de la Mer Noire et de la mer d'Azov qui la prolonge viennent de connaitre une brusque aggravation politico-militaire :
 
Dans le contexte des élections présidentielles et des provocations ukrainiennes multiples  alimentant une propagande de guerre russophobe qui cherche à redorer la médiocrité du régime de Kiev, la marine ukrainienne a tenter de forcer vers 7h00 du matin un contrôle maritime russe au Sud Ouest du détroit de Kertch. Plusieurs avertissements et injonctions ont été adressés aux marins ukrainiens (d'ailleurs diffusés en temps réel sur des flash info) mais devant le refus d'obtempérer des unités ukrainiennes, les gardes frontières russes ont été contraint d'appliquer la force. 

Dans l'action légitime visant à intercepter l'intrusion non autorisée de navires de guerre ukrainien dans l'espace maritime russe, le patrouilleur des gardes frontières russes "Don" a éperonné le patrouilleur d'assaut ukrainien "Yani Kapu" qui ouvrait le passage aux bateaux blindés d'artillerie "Berdyansk" et "Nikopol", et lui infligeant de graves dommages (coque et moteur principal).
 
 
 
La navigation dans les eaux territoriales de la mer Noire et Azov est réglementée par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, selon lesquels l'État côtier est responsable de la sécurité dans la zone des eaux territoriales. Or, la marine ukrainienne n’a pas présenté de demande de passage de ses navires de guerre dans le détroit de Kertch, comme le protocole le lui demande expressément. 
 
Le patrouilleur "Don" des gardes-frontières russes appuyé par les autres patrouilleurs "Mongoose" et "Suzdaletsse" s'est donc dirigé vers la flottille ukrainienne pour la contrôler, mais aussitôt ses navires ont entamé des manœuvrent dangereuses ne respectant pas le code de navigation maritime et obligeant l'unité navale russe à réagir. 
 
 
Depuis l'incident maritime, Kiev récuse en bloc les faits, et pratiquant son inversion accusatoire habituelle, accuse les navires russes d'avoir réalisé «des actions ouvertement agressives» alors que son non respect de la procédure et les images de l'incident prouvent le contraire.
 
Cet incident grave entre russes et ukrainiens est la conséquence d'une tentative de Kiev de modifier par la force le statut maritime de la mer d'Azov en nationalisant ses eaux, ce qui est contraire au droit international lié aux mers intracontinentales qui stipule qu'elle doit être partagée entre les Etats riverains et soumise à des protocole de sécurité bilatéraux.

Le 23 octobre dernier, une intervention du député européen Jean-Luc Schaffhauser en séance plénière du Parlement européen à Strasbourg avait résumer la situation explosive dans cette région maritime au cœur du conflit russo-ukrainien :

 
 
Or mercredi dernier,  le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie avait mis en garde Kiev contre ses tentatives de révision du statut de la mer d'Azov et ses provocations maritimes, soulignant que la responsabilité des conséquences éventuelles incomberaient entièrement à l'Ukraine et à ses alliés.
 
Kiev qui est bloqué sur le front terrestre du Donbass par la ligne de défense républicaine a donc décidé de provoquer directement la Russie dans l'espace fluide de la mer d'Azov...
 
Affaire à suivre...
 
Erwan Castel 
 
 
 
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