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Le blog de Lucien PONS

L'Imposteur Hollande et l'imposture européenne... Ou pourquoi boycotter les élections européennes pour refuser toute légitimité à l'Union Européenne.

30 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les élections européennes de mai 2014.

Jacques CottaJacques COTTA - CNR RUE meeting du 26 avril 2014

Sur LA SOCIALE

 

L'Imposteur Hollande et l'imposture européenne...

 

 

... Ou pourquoi boycotter les élections européennes pour refuser toute légitimité à l'Union Européenne

Par Jacques Cotta • Actualités • Dimanche 27/04/2014 • 0 commentaires  • Lu 237 fois • Version imprimable

 

Samedi 26 avril se tenait le premier meeting parisien du « CNR-RUE » -Conseil National de Résistance Républicaine à l’Union Européenne- pour le boycott des élections européennes. A un peu moins d’un mois de l’échéance, alors que le gouvernement Valls s’affirme comme jamais le bras armé de l’Union Européenne en France, notamment avec le « pacte de responsabilité », la question du boycott de ces élections prend toute son importance…Durant ce meeting, plusieurs des initiateurs du « CNR-RUE » ont pu expliquer les raisons de leur participation à la bataille pour le boycott. On trouvera les éléments sur le site du « CNR-RUE ». Je communique ici le contenu de mon intervention. Elle s’appuie sur le travail d’enquête que j’ai eu l’occasion de mener pour la rédaction de « L’Imposteur ». Jamais comme depuis l’élection de François Hollande il y a deux ans la soumission à l’Union Européenne n’a été aussi prononcée. « L’Europe » constitue l’une des principales impostures du président socialiste. Rappelez-vous : « Une fois élu je renégocierai le traité Merkel Sarkozy… » disait-il, avant de proposer le rajout d’un « volet » social. Une fois élu, la farce aura duré 6 heures….

Nous aurons l’occasion d’y revenir, mais le boycott des élections européennes semble bien la seule réponse cohérente à la politique de l’Union Européenne. Tout vote en effet, quel qu’il soit, n’aura d’autre fonction que de cautionner ce système assis sur la négation des peuples, la destruction des nations, la liquidation des acquis sociaux….

Voici donc le contenu de l’intervention que je faisais le 26 au soir :

 

« Chers amis,

Journaliste de télévision du service public, réalisateur de documentaires, et co-animateur du site «  », mon intervention s’inscrit dans le combat contre l’union européenne, l’union des traités de Maastricht, de Barcelone, de Lisbonne, de Nice et tous les autres, qui ont instauré l’euro et organisé le pillage du travail au profit du capital. Et bien sûr, mon intervention s’inscrit contre l’Europe du marché libre et non faussé qui nous ramène, date incontournable, au référendum sur le traité constitutionnel de 2005. 

En 2005, avec une petite poignée de confrères, journalistes, réalisateurs, personnels du service public, nous lancions un appel « le NON censuré dans les médias, ça suffit ! » qui très vite nous dépassait. En quelques jours plus de 15000 signatures étaient recueillies pour protester contre la mainmise de l’oligarchie sur la presse écrite, radio ou télévisuelle, qui imposait un seul point de vue. Il fallait pour se montrer moderne, ouvert, dire OUI. Et la propagande grossière pour le OUI faisait la joie des commentateurs, des patrons de presse, des puissances de l’argent, banquiers, fonds de pensions, ou autres agences de notation… Les injures fusaient… « Archaïques », « passéistes », « lepénistes » nous disait-on. Le Oui était l’occasion d’afficher de façon évidente le consensus gauche droite, parti socialiste, UMP sur une position commune qui devait sans nul doute s’imposer au peuple français… Et comme si l’histoire devait se répéter, aujourd’hui seul l’appel à voter aurait droit de cité.

Mais en 2005 le peuple a dit NON ! Et deux ans plus tard, au congrès, le consensus gauche droite se réaffichait sans vergogne, les députés et sénateurs faisant entrer par l a fenêtre ce que le peuple avait rejeté sans ambigüité par la porte.

L’histoire est pleine d’enseignement. Déni de démocratie, déni de souveraineté, déni des nations, déni de liberté, oui, voila l’essentiel, voila le contenu réel de l’Union européenne et la nature profonde de cette construction politique qu’on aimerait faire passer pour l’Europe, mais qui n’a rien à voir avec l’Europe.

L’Europe ce sont des peuples, des nations, des histoires…

L’Union Européenne, elle, est une construction politique réalisée au profit du capital contre le travail. Et elle est à l’œuvre dans chaque pays, avec une violence inouïe, portant ses coups à la souveraineté populaire, à la souveraineté nationale, au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

J’étais en Grèce pour le tournage de mon documentaire « Dans le secret du crime financier » il y a plus d’un an. Et j’ai assisté à la venue des émissaires de la 
Troïka venus poser leurs conditions pour débloquer les plans d’aide financière… Poul Thomsen le danois pour le Fond Monétaire International, Klauss Masuch et Matthias Mors, les allemands pour la Banque Centrale Européenne et l’Union Européenne étaient à l’œuvre…

L’ambiance déjà voulait tout dire : protection policière, protection armée, passage protégé… La Troïka a besoin d’être à l’abri là où elle vient frapper, consciente des risques qu’elle court comme l’est le criminel en train de commettre son forfait.

Criminels, oui ! Les envoyés du nord venus mettre au travail ces fainéants du sud ! Et avec eux l’organisation du saccage généralisé…

J’ai vu ce que veut dire liquidation de la santé… Une organisation non gouvernementale –Médecin du Monde- dans le berceau de la civilisation comme au fin fond de l’Afrique, contrainte porter les premiers soins à ceux qui n’ont plus accès  ni aux hopitaux, ni aux simples médecins…

J’ai vu les retraités et l’intransigeance de la cette odieuse Troïka venue exiger un abaissement de 60% des pensions… J’ai vu le diktat pour que soient jetés à la rue des milliers et des milliers de fonctionnaires, que soient liquidés des pans entiers de services publics pourtant indispensables au fonctionnement de la société hellénique.

Et la France dans tout cela ?

En France, la troïka fait l’économie du voyage. Elle a ses représentants directs, ses agents actifs, son gouvernement de combat en la personne de Manuel Valls aujourd’hui qui affiche la couleur au nom de François Hollande, dans la continuité de Jean Marc Ayrault. Plus encore, avouons-le : sur l’essentiel Sarkozy et ses amis du Fouquet’s en rêvaient, Hollande le fait !

Car l’Europe est au cœur de la politique Hollandienne. Pas un détail, le cœur ! François Hollande a été élu sur une triple imposture, titre que j’ai choisi pour mon dernier livre dont le président, « L’Imposteur »,  orne la couverture.

  •  La première, nous ramène au Bourget… « la finance est mon ennemie » disait le candidat Hollande. Depuis qu’il est élu il n’a de cesse de la servir, encore et toujours au détriment des salariés, des ouvriers, des employés, des retraités.
  • La seconde nous rappelle la tirade à la Cyrano face à Nicolas Sarkozy. « Moi président… »… Ca avait de la gueule comme on dit. On avait presque envie d’y croire. « La morale, l’éthique… »… Depuis son élection, il y a eu le scandale de la fédération socialiste des bouches du Rhône dans le sud. Et en écho a répondu la fédération du Nord pas de calais dont les péripéties ont permis l’accession du Front National à la mairie d’Hénin Beaumont. Et en prime nous avons eu Cahuzac venu au nom du respect des traités européens demander aux français de se serrer la ceinture pendant qu’il fraudait et plaçait son argent en Suisse !
  • La troisième imposture c’est l’Europe ! Il fallait faire basculer une petite frange des opposants, et des sceptiques. Il a donc été d’abord question de renégocier le traité Merkel Sarkozy… Puis d’un rajout social… Bref, en six heures la messe européenne était dite…

Le Programme de Valls Hollande, c’est le programme de l’Union Européenne…

  • Avec le nouvel acte de décentralisation, l’Europe des régions… L’industrie pour certains, la rentabilité, les profits, et une Réserve d’indiens pour les autres…  et on sait le sort que l’histoire a réservé aux indiens parqués dans leur réserve…
  • Pour cela la destruction de l’Education Nationale, l’ébranlement des piliers de notre république, la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité.
  • Enfin l’atteinte aux acquis historiques qui viennent du Conseil National de la Résistance et qui aujourd’hui font figure de mesures révolutionnaires, ce qui veut tout dire de l’évolution de l’histoire…

Le programme de Valls Hollande, c’est celui de la Troïka en Grèce, au Portugal, et ailleurs… Cadeau aux chefs d’entreprise, 50 milliards, pillage des fonds publics, du bien commun, liquidation de nos services publics au nom d’une dette qui est celle des banques et pas des citoyens… C’est le pacte de responsabilité…

C’est pour cela qu’ils voudraient tous qu’on aille voter ! Ecoutez-les, « votez ! Pour n’importe qui, mais votez ! », voilà leur message…

C’est  ce discours qui a été tenu en Grèce, là où l’église orthodoxe ou les armateurs sont exonérés d’impôts… Et où le peuple est pressurisé jusqu’à l’insupportable…

En France en ligne de mire de ce gouvernement représentant de la Troïka, en ligne de mire de Valls, la sécurité sociale… Dans un tour de passe passe incroyable sans que les médias ne trouvent rien à redire, voila le nouveau premier ministre annoncer :

-         ->   40 euros par mois en bas de la feuille de paye pour les petits salaires.

-         - >  Plus de 340 mensuel pour les patrons par employé payé jusqu’à 1,2 smic grâce à de nouvelles exonérations de « charges » disent-ils.

C’est une véritable escroquerie. Ce qu’ils appellent charge n’est rien d’autre que la part socialisée de notre salaire, le salaire différé. Ils proposent 40 euros d’un côté, en prennent 340 de l’autre. Ils piquent donc 300 euros de salaire mensuel par salarié concerné.

Ce qui est visé, c’est la sécurité sociale

Réfléchissons à ce que représente la sécurité sociale. Le principe fondateur en est clair. La sécurité sociale incarne une dose de socialisme imposée dans la société capitaliste. Tu reçois selon tes besoins et non selon tes moyens. Plus que l’accès aux soins, ce qui est visé dans l’attaque contre la sécurité sociale, c’est ce principe fondateur qu’il faut faire voler en éclat pour tout emporter, une fois pour toute, au nom du profit, du capital et détriment du travail.

L’imposteur Hollande, ses hommes de mains, ses ministres sont les représentants de la troïka…

Alors le boycott…

C’est d’abord la seule façon de ne pas cautionner l’union européenne comme construction politique anti démocratique… Et puis ne boudons pas les petits plaisirs. Le boycott sera majoritaire et on n’est pas majoritaire tous les jours. Donc ne laissons pas passer l’occasion. Trêve de boutade, le boycott est la seule réponse conséquente à l’Union Européenne.

C’est en effet la meilleure façon d’indiquer ne pas vouloir accepter l’Union Européenne et l’Euro, de revendiquer l’explosion de cette construction politique antidémocratique… C’est le sens du boycott contre tous ceux qui veulent nous leurrer, notamment avec une soit disant réorientation sociale de l’Europe… Quel que soit le vote, rien ne changera, tout est décidé, programmé, entériné ! Alors la question n’est pas de savoir qui sera le meilleur comme député européen. Mais de comprendre que quel que soit l’élu, la politique menée sera identique, celle que mène la Troïka et les gouvernements qui la représentent.

La preuve par l’absurde ? Ils ont inventé le vote blanc comptabilisé. Ce qui compte pour eux, c’est la participation, pas les élus. Et bien message reçu cinq sur cinq. C’est bien la participation la plus faible possible qui pèsera, qui ôtera toute légitimité à l’Union Européenne et à sa politique mortifère.

Comme en 2005 nous assistons aux arguments réchauffés. Il faudrait nous « démarquer du Front National ». C’est la question récurente que m’a posé un confrère après un meeting tenu à Nice le 10 avril dernier. Et bien, ce n’est pas à nous qu’il faut poser cette question. Nous la démarcation est claire. Nous sommes partisans du boycott alors que le Front National présente des listes. Ceux qui doivent s’en démarquer ce sont le PS, l’UMP, les verts, la gauche de la gauche, le PCF, le Parti de Gauche, le Front De Gauche… Ceux notamment qui nous expliquent qu’il faut une réorientation sociale de l’Union Européenne. Tous ceux qui concourent sur le terrain de la légitimation de l’Union Européenne ! Ce n’est pas notre cas. C’est aux participationnistes de tout poil qu’il faut poser la question, car ils sont sur la même ligne que le Front National… Les voitures de fonctions, les fonds, et l’impuissance politique revendiquée pour faire subsister le système dont ils vivent…

Mais allons jusqu’au bout. Nous démarquer ? Cela ne peut se cantonner à une simple question électorale. Défaire l’Union Européenne a son corollaire. Ici il s’agit de tout faire pour mettre à bas le « pacte de responsabilité », sauver la sécurité sociale ! En même temps que le boycott, c’est l’unité la plus large, sans préalable, pour mettre en échec cette politique, pour le retrait du pacte de responsabilité qui devrait être organisé ! Le combat pour l’unité sans préalable pour la défense inconditionnelle des revendications. L’unité qui permettrait de dresser le peuple contre les politiques de liquidation sociale auxquelles nous assistons, qui permettrait par centaines de milliers, par millions d’aller dire aux députés, là où ils sont, dans leur permanence, mais aussi à l’assemblée, qu’aujourd’hui comme en 2005, le peuple a ses exigences, qu’ils doivent obtempérer !  ou qu’ils devront se résoudre, un peu plus tôt, un peu plus tard, à être démissionnés !

Jacques Cotta
le 27 avril 2014

Posté par Jocegaly
Intervention de Jacques COTTA - Grand meeting du CNR-RUE du 26 avril 2014.

 
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SYRIE : les États-Unis relancent la guerre

29 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013

Mardi 29 avril 2014           

carte-syrie

Les Américains et les Saoudiens ont livré, pour la première fois, des armes sophistiquées en petite quantité aux groupes armés qui combattent en Syrie. Il s’agit, pour l’instant, de missiles antitanks M220/TOW, dans le cadre d’un programme plus large de livraison d’armes sophistiquées.

Cette nouvelle stratégie américaine est, selon le Wall Street Journal (WSJ), motivée par l’échec des négociations de janvier et les avancées de l’armée syrienne sur le terrain. Elle fait suite, également, à la réorganisation des combattants soutenus par l’Occident, visant à créer une force militaire plus efficace. Il s’agit, semble-t-il, pour Washington de tester la capacité de ses mercenaires/rebelles à empêcher que ces armements ne tombent dans les mains des groupes extrémistes liés à al-Qaïda.

 

Selon la porte-parole du Conseil national de sécurité américain, Bernadette Meehan, « les États-Unis s’engagent à construire la capacité de l’opposition modérée, y compris par l’apport d’une aide aux combattants de l’opposition armée modérée. Comme nous l’avons toujours dit, nous ne détaillerons pas chaque aspect de cette aide. » C’est la nouvelle stratégie des « modérés » qui est mise en place pour redorer l’image des mercenaires/rebelles.

 

Depuis des mois, l’Arabie saoudite et les États du Golfe font pression sur l’administration Obama pour qu’elle renforce l’aide américaine à cette opposition dite « modérée ». Dans un contexte de tensions entre les deux États, le voyage du président américain en Arabie saoudite, fin mars, a été le signe de la relance d’une collaboration plus étroite sur l’aide matérielle et militaire, et pour la CIA, de relancer son programme d’entraînement et d’armement dans ses bases en Jordanie.

 

C’est un nouveau groupe dit « modéré », Harakat Hazm, qui a bénéficié de la livraison d’une dizaine de M220/TOW et de l’entraînement à leur maniement. Des missiles ont déjà été tirés contre l’armée syrienne en avril, comme on peut le constater sur les images mises en ligne sur internet.

 

Harakat Hazm a été créé en janvier dernier par les Occidentaux, ou plus précisément, l’OTAN.

 

C’est en réalité un regroupement d’organisations soi-disant laïques, dans le nord du pays. Son rôle est de remplacer l’Armée syrienne libre (FSL) soutenue par ces mêmes Occidentaux, avant que les divisions ne lui enlève toute efficacité et crédibilité aux yeux de ses « sponsors ».

 

Harakat Hazm collabore étroitement avec le Front révolutionnaire syrien (SRF) créé, également, en janvier pour mettre fin à la division de l’opposition armée et, en alliance avec le Front islamique, pour combattre l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL).

 

« L’accord entre SRF et Hazm est de travailler ensemble pour bénéficier du soutien de la communauté internationale sans se combattre mutuellement », explique un membre anonyme de l’opposition syrienne, basé en Turquie, à la presse internationale. « Les États-Unis veulent des groupes pragmatiques à l’intérieur de la FSA qui peuvent assurer l’après-Assad et garantir la sécurité des Alawites et des Chrétiens ».

 

Les missiles M220/TOW ont été exportés en Arabie saoudite (qui est elle-même équipée de ce type de missiles) et en Turquie avant d’entrer en Syrie par la Jordanie et la Turquie.

 

L’Administration américaine avait bloqué, en début d’année, la livraison de manpads chinois (lance missile portable sol air type Stinger) que L’Arabie saoudite avait prévu de donner aux mercenaires/rebelles, et qui sont restés dans les dépôts en Jordanie et en Turquie.

 

En relançant les groupes rebelles, Washington fait d’une pierre deux coups : les États-Unis relancent la guerre et font marcher leur industrie de l’armement.

 

Christine Abdelkrim-Delanne,

Afrique-Asie, 24/04/22014

 

Source : http://afrique-asie.fr/menu/moyen-orient/7519-syrie-les-etats-unis-relancent-la-guerre.html

 

http://www.communcommune.com/article-syrie-les-etats-unis-relancent-la-guerre-123464802.html 

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Olivier Berruyer: Elections européennes: la plupart des débats sont interdits.

29 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les élections européennes de mai 2014.


Publiée le 25 avr. 2014 

          

 

Le 25 avril, Olivier Berruyer estimait que poue les élections européeenes la plupart des débats étaient interdits, dans les experts, sur BFM Business.

 

 

 

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Elections européennes : votons pour un parti pro-russe !

29 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les élections européennes de mai 2014.

Jürgen Roth

Jürgen Roth

Jürgen Roth

Par La Voix de la Russie | Savoir pour qui et pour quoi voter le 25 mai pour les élections européennes est la question qui tue. Même Jürgen Roth, journaliste d'investigation et auteur de livres sur la corruption et la criminalité au sein de l’élite allemande, hésite quand on lui pose la question. 

Lors d'un entretien à propos de son dernier livre, « Le Putsch silencieux » paru fin mars 2014, Jürgen Roth dit : « Je ne sais pas ce que je vais voter le 25 mai. Cela sera certainement pour les Verts mais je ne suis pas encore certain car je ne sais pas vraiment qui a fait quelque chose contre la Troïka et qui va intervenir pour améliorer la situation ». « Le Putsch silencieux » dévoile, même si tous ne le sont pas, la corruption à tous les étages de nos élites. Malgré le refus du peuple français sur le Traité européen, les banques et les lobbies ont passés outre et dictent à la majorité des eurodéputés et députés ce qu'ils doivent voter comme lois dans les domaines sociaux et économiques. Les Européens se plaignent de la propagande anti-russe démesurée. Bien voter le 25 mai reviendrait-il à voter pour un parti européen qui défende la Russie ?

Ridicule traité de l’EU. Les élections européennes sont en train de se dérouler sur fond de crise ukrainienne qui menace la paix en Europe avec un déploiement de troupes américaines et de l'OTAN dans les pays de l’EU frontaliers à la Russie, et sur fond de Traité de l’union transatlantique qui menace nos libertés et la qualité de nos vies. Les électeurs sont informés grâce à Internet sur les intrigues organisées par l'UE aux ordres de Washington et par l'entremise de l'OTAN sur le front ukrainien mais ont du mal à saisir la totalité des événements. Les médias ne les aident pas dans ce sens. A Berlin par exemple, on apprend que Rolf Klein, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, retourne au journal Bild en mai, journal qui alimente la haine envers la Russie. Un journaliste anti-russe d'un groupe conservateur comme porte-parole aux côtés du ministre allemand des Affaires étrangères SPD, comment était-ce possible ? Pour dénoncer la Russie et le référendum en Crimée, les élites européennes parlent de violation des droits fondamentaux et d'annexion. Pourtant, les droits fondamentaux n'ont jamais été autant violés en Europe, avec la mise en place de l'euro et du contrat européen, ridiculement appelé Traité européen en France.

Il faut s'accrocher. C'est armé d'une bonne vodka et de café qu'il faut lire le livre de Jürgen Roth « le putsch silencieux ». Le début de l'ouvrage donne le ton. « La Charte des droits fondamentaux et la Charte sociale de l'Union européenne sont comme caduques. Des réductions massives des salaires, des retraites, des droits des salariés, de l'assurance maladie, des droits à l'éducation, comme la vente d'immobiliers publics, sont planifiées ». Un des arguments d'adoption du Traité établissant une Constitution pour l'Europe était l'intégration de la Charte des droits fondamentaux au niveau du droit européen et plus de démocratie par un meilleur équilibre des pouvoirs entre les diverses institutions. En 2014 nous avons moins de démocratie et le non respect de la Charte des droits fondamentaux. La Troïka, forte de l'expérience de la Treuhand qui a liquidé la RDA et ses entreprises, applique la même politique à toute l'Union européenne. Le premier dérapage a eu lieu quand les élites ont décidé de passer outre la décision populaire qui avait dit « non » par référendum avec 54,68 % des voix le 29 mai 2005 en faisant voter l'Assemblée nationale le 7 février 2008 pour valider le Traité de Lisbonne appelé contrat européen en Allemagne. Nicolas Sarkozy avait finalement réussi à imposer à la population française le Traité de Lisbonne, avec l’aide indispensable du Parti socialiste.

UMPS-VERTS apôtres du néolibéralisme. 5 ans plus tard, ce même Parti socialiste est dirigé aux élections européennes par l'omniprésent Martin Schulz, SPD, qui a été accusé d'utiliser sa fonction de président du Parlement européen pour financer sa propre campagne électorale et pour avoir donné des postes à ses amis politiques. Le PS européen est dirigé par un homme politique allemand qui, avec la grande coalition de Berlin, soutient la politique de la Troïka et la concrétisation de l’union transatlantique prévue pour 2015. Il va de soi que le choix du vote PS aux élections européennes semble être exclu. Avec l'UMP s'accordant sur les choix politiques avec le PS, le choix d'un parti politique aux élections européennes semblent plus facile à faire quand on sait que le parti des Verts a soutenu les guerres de l'OTAN au lieu de protéger notre environnement et de travailler pour la paix. Le mandat de président de la Commission européenne se termine pour José Manuel Barroso à la fin du mois d'octobre 2014. Martin Schulz souhaite prendre sa place. Jürgen Roth parle d'un José Manuel Barroso qui a ruiné le Portugal avant d'occuper son poste actuel et qui est le complice des financiers et autres banquiers. Martin Schulz est aussi l'ami des puissants avant d'être l'ami des peuples européens même si il s'efforce de dire l'inverse. N
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_04_28/Elections-europeennes-votons-pour-un-parti-pro-russe-3362/

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L'horreur économique:L’Accord sur le commerce des services (TISA), l’autre traité que l’Union européenne négocie avec les Etats-Unis

29 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le traité Transatlantique.

L’Accord sur le commerce des services (TISA) : l’autre traité que l’Union européenne négocie avec les Etats-Unis

L’opinion publique semble de plus en plus au fait des négociations actuelles entre les Etats-Unis et l’Union européenne pour la conclusion d’un vaste accord de libre échange.

Beaucoup moins nombreux sont ceux qui ont connaissance de l’Accord sur le commerce des services que la Commission européenne négocie avec nos partenaires américains ainsi que 21 autres Etats.

C’est à l’occasion de la reprise des négociations aujourd’hui à Genève, en marge de l’Organisation mondiale du commerce, que j’ai pris connaissance de ce projet d’accord, plus généralement nommé par son acronyme « TISA » pour Trades in Services Agreement.

Un article du journal en ligne suisse « Bilan » a relayé les inquiétudes des ONG exprimées à l’occasion de cette réunion.
L’Internationale des services publics (ISP) a également publié un rapport (traduit dans plusieurs langues, ce qui est à saluer) expliquant les principales interrogations, sinon inquiétudes, soulevées par ces négociations.
Je ne peux que vous conseiller vivement la lecture de ce rapport.

 

Contexte et objectifs poursuivis

Ce nouvel accord, qui vise à une libéralisation poussée du commerce des services, cherche à sortir de l’impasse des négociations de Doha. Depuis 2011, le cadre de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et son « Accord général sur le commerce des services » ne semblent plus être un cadre adéquate à la poursuite des négociations pour les grandes puissances occidentales. L’Union européenne et les Etats-Unis apparaissent réticents aux revendications des pays émergents relatives à l’agriculture et au développement.

De fait, en 2012, les Etats-Unis et l’Australie ont pris l’initiative de lancer ces nouvelles négociations entre les seuls membres de l’OMC qui le souhaitaient.
Les négociations ouvertes aujourd’hui constituent le septième tour de négociations. En février, 21 des 23 participants avaient déposé leurs offres finales (les deux restants étant le Pakistan et le Paraguay).

L’objectif est de conclure ces négociations d’ici 2014. Ses dispositions ont vocation à, par la suite, être réintégrées dans le cadre de l’OMC, une fois qu’un nombre significatif d’Etats y auront pris part.

Il est difficile d’imaginer comment les pays en développement, qui ont été exclus des pourparlers de façon si peu diplomatique, pourraient être prêts à accepter les termes de l’accord. Les moyens de pression audacieux employés par les pays développés remettent également en question la capacité future de l’OMC à servir d’instance de négociation.
L’Internationale des services publics

La Chine a demandé à rejoindre les négociations. Ses discordances avec les Etats-Unis sur deux autres accords (l’Accord sur les technologies de l’information (ATI) de l’OMC et l’Accord plurilatéral de l’OMC sur les marchés publics) ne lui permettent pas pour l’instant de participer à l’ACS.
Selon l’ISP, « si le pays est autorisé à prendre part aux négociations sur l’ACS, les intérêts de la Chine pourraient se heurter à ceux des États-Unis et de l’UE dans des secteurs de services où elle est très compétitive, tels que le transport maritime et les services de la construction » .
Dans un communiqué de presse de mars dernier, la Commission européenne a indiqué soutenir la participation de la Chine aux négociations.

 

Qui a lancé l’idée de l’ACS ?
« Il semblerait que la paternité de l’idée de l’ACS revienne à la Coalition of Service Industries américaine (CSI), et plus particulièrement à son ex-président, Robert Vastine. [...] À la mi-2011, Robert Vastine a déclaré que le Cycle de Doha « n’était en rien prometteur » et a suggéré d’abandonner les pourparlers. [...] La GSC a clamé ouvertement que l’ACS avait été conçu « pour apaiser la frustration des entreprises, en raison de l’impasse du Cycle de Doha en matière de services »

 

Coté Union européenne

La Commission européenne a publié ses directives de négociation d’un accord plurilatéral sur le commerce des services publié par la Commission le 15 février 2013. Cette publication ne s’est accompagnée d’aucune étude d’impact sur les avantages et inconvénients d’un tel accord.

Le 18 mars 2013, le Conseil de l’Union européenne, réuni en session « Agriculture et Pêche », a donné mandat à la Commission pour négocier, au nom de l’UE, un accord plurilatéral sur le commerce des services.
Le mandat n’a pas été publié.
La raison est toujours la même : ne pas dévoiler notre jeu aux divers parties prenantes des négociations.
Les Etats-Unis sont très soucieux de cette confidentialité. Ceux-ci ont indiqué entendre rendre confidentielles leurs propositions pendant « cinq années à dater de l’entrée en vigueur de l’ACS ou, si aucun accord n’est trouvé, cinq années après la clôture des négociations » .

Le 4 juillet 2013, le Parlement européen a donné son appui à l’ouverture des négociations.
Sur 765 eurodéputés, seuls 111 parlementaires ont voté contre.
Parmi les députés français, tous les socialistes, centristes, UDI et UMP ont approuvé le lancement des négociations. En revanche, les parlementaires écologistes, Front de gauche et FN s’y sont opposés.

Les parlementaires prient la Commission de « défendre les sensibilités européennes en ce qui concerne les services publics et les services d’intérêt général » . Ils interdisent « les engagements et les règles en matière de services financiers qui seraient contraires aux mesures récentes visant à réguler les marchés et les produits financiers » .
Le Parlement « se réjouit dès lors que le Conseil ait exclu du mandat les services culturels et audiovisuels » . Et, enfin, les députés estiment que l’accord doit également comprendre « un mécanisme spécifique de règlement des différends, sans préjudice de la possibilité de recours au mécanisme général de règlement des différends de l’OMC » .

 

Les inquiétudes.

Selon l’excellente étude de l’ISP, « l’ACS instaurerait un environnement plus favorable à la privatisation des services publics et entraverait la capacité des gouvernements à remunicipaliser (nationaliser) les services publics ou à en créer de nouveaux. L’accord limiterait aussi la capacité des gouvernements à légiférer dans des domaines tels que la sécurité des travailleurs, l’environnement, la protection du consommateur et les obligations de service universel » . (Source: Bilan)

L’ACS s’appliquerait à tous les moyens possibles de fournir un service à l’échelle internationale.

Par exemple, seraient concernés les procédures d’autorisation et d’octroi de licences, les services internationaux de transport maritime, les services de technologie de l’information et de la communication («TIC») (y compris les transferts de données transfrontaliers), l’e-commerce, les services informatiques, les services postaux et de messagerie, les services financiers, le mouvement temporaire des personnes physiques, les marchés publics de services, etc.

L’objectif est que chaque Etat participant égale voire dépasse le plus haut niveau d’engagement qu’il a contracté dans le domaine des services lors de la signature de tout autre accord sur le commerce et l’investissement.

La principale menace qui pèse sur les services publics provient de la clause du traitement national. Il semble que les participants au projet d’accord envisagent de retenir le principe de la « liste négative » . Ainsi, l’égalité de concurrence concernerait l’ensemble des secteurs, sauf ceux qui seraient expressément exclus par l’Etat signataire, « ce qui signifie que tout soutien financier apporté aux services publics devrait être soit explicitement exclu, soit également ouvert aux prestataires de services privés poursuivant un but lucratif  » .

Un document officiel de la Commission européenne note ainsi une « convergence des parties sur le fait que les engagements doivent tenir compte de la pratique («clause de statu quo») et l’élimination des mesures discriminatoires doit être automatiquement verrouillée pour l’avenir (dite « clause de cliquet ») sauf si une exemption est répertoriée » .

Dans sa résolution de juillet dernier, le Parlement européen recommande quant à lui que l’accord conserve la notion de liste positive des engagements. Il ne semble pas être entendu.

 

Merci d’avance à tous ceux qui publient/relaient mes articles. Merci cependant de sélectionner un extrait et de mettre le lien vers l’article original! Magali

 

* Participent à ce jour aux négociations : Australie, Canada, Chili, Colombie, Corée, Costa Rica, Etats-Unis, Hong Kong, Islande, Israël, Japon, Liechtenstein, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Suisse, Taïwan, Turquie et UE.

 

http://www.contrelacour.fr/tisa-union-europeenne-commerce-service/

 

 

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Entretien avec Edward Snowden. J’attends toujours un signe de la Maison-Blanche…

29 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique étrangère

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J’attends toujours un signe de la Maison-Blanche…

Le 29 avril 2014

Entretien réalisé par Hubert Seipel


Comment vous, Edward Snowden, jeune homme d’Elizabeth City en Caroline du Nord, en êtes-vous arrivé, à 30 ans, à occuper une place aussi stratégique ?


C’est une question à laquelle il est très difficile de répondre. Globalement, je dirais que c’est le danger de confier des missions de l’État au privé. Autrefois, j’ai travaillé pour la CIA (Central Intelligence Agency). Mais j’ai plus souvent travaillé dans le privé. Vous avez des entreprises privées qui se substituent à l’État pour exécuter des tâches telles que l’espionnage, la surveillance, la pénétration de systèmes étrangers. Toute entreprise privée capable d’effectuer de telles tâches reçoit une habilitation de l’État pour les exécuter, parfois même sans que ce dernier ne la supervise.


Si nous résumons, vous avez travaillé pour les Forces spéciales, la CIA et la NSA : pas vraiment la description d’un militant des droit de l’homme et encore moins d’un « lanceur d’alerte ». Que vous est-il arrivé ?


Quelle que soit l’implication d’un individu dans un État, sa fidélité à cet État et ses convictions sur les causes défendues par cet État (ce qui a été mon cas avec la guerre en Irak), il fait sa propre expérience. Il découvre par lui-même la différence entre un État intègre et un État voyou. Pour moi, il est clair qu’une ligne a été franchie.

 

Vous avez travaillé pour la NSA par le biais d’un entrepreneur privé, Booz Allen Hamilton, l’un des grands du secteur. Quel est l’intérêt, pour le gouvernement américain ou la CIA, de travailler avec le privé et sous-traiter une mission essentielle de l’État ?


La sous-traitance de la sécurité nationale aux États-Unis est un sujet complexe. D’un coté, il faut limiter le nombre d’employés directs du gouvernement et de l’autre s’assurer du maintien des lobbies d’entreprises telles que Booz Allen Hamilton auprès du Congrès. Le problème, c’est que vous vous trouvez dans une situation où les politiques du gouvernement sont influencées par les entreprises privées dont les intérêts n’ont absolument rien à voir avec l’intérêt général. Il en résulte, chez Booz Allen Hamilton par exemple, que de simples particuliers ont accès aux données du gouvernement et sont capables de faire sortir des millions et des millions de documents à n’importe quel moment. Il n’y a aucune responsabilité, aucune surveillance, aucune vérification. Le gouvernement ne sait même pas qui ils sont.

 

Finalement, vous vous retrouvez en Russie. Beaucoup de services de renseignement vous suspectent d’avoir négocié votre asile politique en Russie contre des renseignements secrets.


Le chef de l’équipe spéciale chargée de mon dossier a récemment dit en décembre que, dans son enquête, il n’avait découvert aucune preuve, aucune indication démontrant que j’avais été aidé à l’extérieur. J’ai travaillé seul. Je n’ai pas eu besoin d’aide. Je n’ai aucun lien avec les gouvernements étrangers et je suis encore moins un espion pour la Russie ou la Chine ou pour tout autre pays. Si je suis un traître, qui ai-je trahi ? J’ai donné toutes les informations au peuple américain, aux journalistes américains qui enquêtent sur ces questions. S’ils voient cela comme une trahison, je pense vraiment que les gens on besoin de se demander qui sont ceux qui travaillent réellement pour eux. Le peuple est censé être leur patron et non leur ennemi.

 

L’espionnage de la NSA a pour conséquence que des pays tels que l’Allemagne entendent créer des réseaux Internet nationaux pour forcer les sociétés du Net à conserver leurs données dans leurs propres pays…


Ce ne va pas arrêter la NSA qui va là où sont les données. Si la NSA peut pirater des messages sur les réseaux de télécommunications chinois, elle peut probablement réussir à récupérer des messages d’un Facebook localisé en Allemagne. Finalement, la solution n’est pas de confiner le tout dans un espace clos, même si, ce faisant, cela relèverait le niveau de complexité et de sophistication de la collecte d’informations. Il est plus simple de sécuriser les informations internationalement contre tout le monde, plutôt que de s’amuser à « allons déplacer des données ». Le déplacement des données n’est pas une solution au problème. C’est leur sécurisation qui en est un.

 

Le New York Times vous a récemment consaré un très long article titré : « La révélation d’Edward Snowden ». Je cite : « Le public a appris en détail comment l’agence a élargi son mandat et a abusé de son pouvoir. » Et le New York Times termine par : « Le président Obama devrait demander à ses attachés de mettre fin à la diffamation envers monsieur Snowden et l’inviter à retourner au pays. » Avez-vous reçu un appel de la Maison-Blanche ?


Je n’ai jamais reçu aucun appel de la Maison-Blanche et je n’attends pas près du téléphone. Mais j’apprécierais le moment où l’on pourrait discuter de ce sujet et que l’on pourrait s’accorder sur un compromis. Il y a des moment ou l’on distingue ce qui est légal de ce qui est légitime.

 

Le président Obama semble actuellement ne pas en être convaincu puisqu’il vous accuse de trois crimes. Il a déclaré : « Si vous croyez que ce que vous avez fait est juste, vous devriez revenir en Amérique et comparaître devant un tribunal avec un avocat pour plaider votre cas. » Est-ce une solution ?


C’est intéressant, car il parle de trois crimes. Ce qu’il ne dit pas, c’est que les crimes dont il m’accuse ne m’autorisent pas à me défendre en public pour convaincre un jury que tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour le public. L’accusation d’espionnage (qui tombe sous le coup d’une loi de 1917) ne tient pas. Cette loi a été votée contre les personnes qui vendent des documents secrets à des pays étrangers qui font sauter les ponts ou détruisent les moyens de communication, pas pour poursuivre les sources journalistiques, les personnes qui procurent aux journaux des informations pour le bien commun…

 

Source – Traduction : Manuel Dorne & Alain Bacquey

 

http://www.bvoltaire.fr/edwardsnowden/jattends-toujours-signe-maison-blanche,56378?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=7ea7c6fbdf-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-7ea7c6fbdf-25039029&mc_cid=7ea7c6fbdf&mc_eid=b2972ce2c3

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La Russie avertit les États-Unis : la disparition des abeilles provoquerait une 3ème guerre mondiale.

28 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Agriculture

28 avril 2014

La Russie avertit les États-Unis : la disparition des abeilles provoquerait une 3ème guerre mondiale

Il y en a qui disent que si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre .... Je n'ai pas l'impression que ce soit tout à fait faux.

 

 

Sur DAILYGEEKSHOW

 

 

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Martin Rousseau, le 24 mai 2013

Fait incroyable en Russie la semaine dernière : John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, a été forcé d’attendre pendant 3 heures Vladimir Poutine, très énervé contre Barack Obama. La raison ?  Des pesticides et la destruction massive des abeilles. 

On savait déjà que les relations entre la Russie et les États-Unis étaient houleuses, mais la semaine dernière, un nouveau point de désaccord est venu s’immiscer entre les deux puissances. La raison de cette mésentente ? Un rapport du Ministry of Natural Resources and Environment of the Russian Federation (MRNE) ayant des « preuves incontestées » que certains insecticides neuro-actifs liés à la nicotine et plus connus sous le nom de néo-nicotinoïdes, seraient en train d’exterminer les abeilles et par conséquent, menaceraient les récoltes du monde entier.  

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Lors d’un voyage diplomatique en Russie, le secrétaire d’État américain John Kerry a été forcé d’attendre pendant trois heures avant d’être reçu par le président russe Vladimir Poutine. Celui-ci était particulièrement énervé par le fait que Barack Obama ait refusé de discuter de ce sujet qui préoccupe la communauté scientifique.

En effet le président américain protègerait les deux géants de l’agrochimie Syngenta et Monsanto, qui produisent ces produits. La première entreprise avait déjà été condamnée en Allemagne pour avoir caché le fait que son maïs génétiquement modifié tuait le bétail. La Commission Européenne a quant à elle récemment interdit l’usage de ces néo-nicotinoïdes sur le continent.  

Selon un rapport publié en mars par l’American Bird Conservancy,  »Il est clair que ces produits chimiques ont le potentiel d’affecter des chaînes alimentaires entières. La persistance dans l’environnement des néo-nicotinoïdes, leur propension au ruissellement et à l’infiltration dans les eaux souterraines, et leur mode d’action cumulatif et grandement irréversible chez les invertébrés soulèvent des inquiétudes écologiques sérieuses« 

Malgré cela, les États-Unis continuent d’utiliser ces néo-nicotinoïdes et protègeraient les producteurs de ces pesticides. Une attitude qui a amené le gouvernement russe à avertir qu’il « mènera très certainement » une guerre mondiale si rien n’était fait pour stopper ce désastre. Espérons que les deux pays trouvent un terrain d’entente…

On espère vivement que des discussions entre les deux états reprennent. Si ces études scientifiques s’avèrent exactes, les conséquences d’une disparition des abeilles seraient absolument désastreuses pour les récoltes du monde entier. Et les rares ressources alimentaires seraient certainement disputées au prix fort… Pensez-vous que les États-Unis doivent prendre en compte les menaces de la Russie ? Et plus encore, que la France prenne position sur ces pesticides qui déciment nos abeilles ?

 

 

 

Posté par Jocegaly
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Portugal : grande braderie sur les œillets d’Avril. Par Pedro da Nobrega.

28 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'Espagne.

EUROPE / Portugal : grande braderie sur les œillets d’Avril

 

 

 

 

Date de publication sur Tlaxcala : 18/04/2014
Traductions disponibles : Português  Español  Deutsch  English  Italiano 
 
Portugal : grande braderie sur les œillets d’Avril
Pedro da Nóbrega

 

À l’approche du 40ème anniversaire de la Révolution des Œillets qui mit fin à 48 ans de dictature fasciste au Portugal le 25 avril 1974, chacun peut mesurer la diversité des sens que prend le terme commémoration, illustrant à quel point de telles cérémonies ne sont jamais neutres du point de vue politique dans la mesure où le regard porté sur le passé est toujours porteur d’enjeux d’actualité : de la célébration œcuménique d’un roman hagiographique expurgé de toute portée subversive à l’interpellation du présent à la lumière des valeurs exprimées par l’événement, le fossé est vaste ainsi qu’en avait témoigné par exemple le bicentenaire de la Révolution Française dont la portée révolutionnaire de la rupture historique alors engagée avait été gommée pour n’en retenir que la lecture la plus consensuelle. 

Il est clair que dans l’actuel contexte au Portugal qui voit, sous l’impulsion d’un gouvernement de droite aux ordres de la Troïka, les niveaux de souffrance sociale se rapprocher de ce qu’ils pouvaient être à l’époque de la dictature avec une reprise massive de l’émigration par exemple, cet anniversaire ne saurait être dénué d’actualité.
 
En attestent notamment les rejets successifs par le Tribunal Constitutionnel de mesures d’austérité prises par le gouvernement actuel PSD/CDS parce qu’elles violaient la Constitution précisément issue de la Révolution des Œillets. Une institution scandaleusement accusée par une délégation de la Commission Européenne au Portugal de se livrer à de «l’activisme politique » et d’être un problème pour le pays pendant que la Troïka intimait à chaque fois au gouvernement de trouver des moyens pour violer la Constitution afin de perpétuer l’austérité. Les mêmes qui s’érigent en donneurs de leçons de démocratie et de droit à propos de l’Ukraine, cherchez l’erreur.
 
Il est utile de rappeler à cet égard les commémorations du 30ème anniversaire en 2004 que le gouvernement de l’époque avait voulu placer sous le thème « le 25 avril est une évolution » afin disait-il de l’affranchir de « charge idéologique » selon les propres termes du Premier ministre de l’époque, déjà du PSD, premier parti de droite. Ce tour de passe-passe politicien avait soulevé un tollé au Portugal où des milliers de mains anonymes avaient méthodiquement ajouté des R majuscules sur toutes les affiches officielles pour en rappeler l’irréductible caractère révolutionnaire. Ce Premier-Ministre de droite dont le parti allait subir un désastre électoral l’année suivante s’appelait José Manuel Durão Barroso, actuel Président de la Commission Européenne.
 
Voilà qui montre que la droite portugaise n’a toujours pas digéré la dimension révolutionnaire de cet événement et n’est jamais à court d’idées pour essayer d’en stériliser la portée. La dernière trouvaille est venue cette année de la Présidente de l’Assemblée de la République (parlement), Assunção Esteves, qui a émis l’idée de faire appel à du mécénat privé afin de financer les célébrations du 25 avril. Une idée ô combien « audacieuse » qui ouvrirait la possibilité de voir les groupes des grands noms du capitalisme portugais, comme Champalimaud, de Mello, Espírito Santo, qui ont prospéré pendant la période du fascisme notamment aux colonies, parrainer la commémoration de la Révolution qui a conduit à l’indépendance de ces colonies et à la nationalisation de ces groupes ! Un peu comme si l’on sollicitait le mécénat des héritiers des patrons collabos pour financer les célébrations de la Libération.
Cette suggestion pour le moins déplacée, pour ne pas dire inepte, ayant reçu un accueil plus que sceptique, et même caustique, la droite portugaise ne renonce pas pour autant à dénaturer l’événement. Les deux partis de droite se sont ainsi opposés à ce que des militaires, faisant partie de ceux qui ont participé au mouvement ayant mis fin à la dictature appelés au Portugal « militaires d’Avril », puissent prendre la parole lors des commémorations officielles à l’Assemblée Nationale. Il est de tradition depuis bien longtemps que des représentants de ces militaires participent aux cérémonies officielles mais ils s’y sont refusés depuis deux ans en signe de réprobation contre un pouvoir qui a « cessé d’être le reflet du régime démocratique issu du 25 avril » selon leurs propres déclarations.
 
       
 
Les partis de droite ont essayé de justifier ce veto en prétextant que le règlement intérieur de l’Assemblée ne permettrait pas que des personnalités extérieures y prennent la parole, hors les « députés, membres du gouvernement et le Président de la République ». Un argument fallacieux balayé par une des figures emblématiques du « Mouvement des Capitaines » Vasco Lourenço, qui rappelle qu’à de nombreuses reprises des personnalités extérieures ont pu s’exprimer dans l’enceinte du Parlement. Si les choses devaient en rester là, il doute fort que les militaires participent aux commémorations officielles.
Mais il est à parier que le peuple sera présent en masse dans les grandes manifestations qui célèbrent la Révolution en scandant « 25 de Abril sempre, Fascismo nunca mais ! » (25 Avril toujours, fascisme plus jamais !). Avec dans la foule, de nombreux militaires et policiers comme l’an passé.

 





Merci à Tlaxcala
Date de parution de l'article original: 18/04/2014
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Un vote, ou un vrai boycott incluant l'abstention, pour un parlement inutile : où est le dilemme ?

28 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les élections européennes de mai 2014.

lundi 28 avril 2014

Un vote, ou un vrai boycott incluant l'abstention, pour un parlement inutile : où est le dilemme ?

L'essentiel est de sortir de l'union européenne. Un jour, plus tard, quand les esprits seront prêts, il sera possible de bâtir une Europe, qui jusqu'à présent n'est qu'un euphémisme pour désigner le promontoire ouest de l'Asie (un promontoire fort tourmenté, d'ailleurs).

Comme je le déplorais il y a quelques jours, nos contrées ont été peuplées par des vagues successives d'immigrants venus lentement de l'est. En raison des conditions géographiques, ces arrivées successives des mêmes populations au départ se sont fixées dans des lieux plus ou moins isolés les uns des autres, ont développé des langages de plus en plus différenciés, des coutumes liées aussi au terroir et à ses contraintes. 

C'est à rapprocher des centaines de nations d'amérindiens, par exemple. On notera que celles-ci, bien que terriblement réduites aujourd'hui, ont conservé des particularités comme le langage, qui continuent à les diversifier. Il est donc normal, en opposition aux prédateurs anglo-saxons qui veulent imposer à tous leur horrible Globish, que chacun continue à pratiquer ce qui fait la saveur de sa contrée, à la fois coutumes liées au sol et langage.

Une "Europe" ne pourra donc se consolider que par échanges de bons procédés, sur de longues périodes. Quant à une uniformisation économique, elle est tout simplement contraire au bon sens. Mais des financiers vissés à leurs écrans ne savent pas ce que veut dire le bon sens.  Voter dans le cadre d'une telle uniformisation imposée avec violence, n'a tout simplement pas de sens. Surtout dans une France qui se réclame toujours et plus que jamais de Valmy, une France unifiée par le bas. Phénomène unique.

On peut se douter que les princes de la religion du Fric sis du côté de DownTown Manhattan ne seront jamais en mesure de comprendre cela (avec leurs tripes), ou de l'expliquer parce que c'est incommunicable avec des chiffres.

C'est pourquoi il va falloir lutter, lutter, lutter, expliquer, expliquer toujours ce qui paraît évident à qui y a déjà réfléchi. Notre avenir est dans cette nation si particulière et ses Idées, pas dans un ensemble disparate où elle se perdrait sans bénéfice pour personne. Je ne parle pas là d'argent, bien entendu. Sans doute les réflexions des Philosophes du XVIIIe étaient-elle souvent si en avance, que même dans notre pays certains ne les ont pas encore intégrées aujourd'hui. Toutes n'étaient pas bonnes, certes. Elles furent cependant une contribution majeure à l'Humanité entière, par leur aspect universel.

Si un jour une Humanité plus se développe, avec une étape européenne peut-être, ou pas, nous y aurons contribué.  En attendant,  cautionner l'horrible Capitalisme en votant même pour des listes qui prétendent le combattre de l'intérieur (bon courage) et prétendent ainsi acquérir une tribune quelque part où elle sera inaudible, me paraît pour le moins difficile à accepter.
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Nous nous rapprochons de la guerre, par Paul Craig Roberts [Traduction exclusive].

28 Avril 2014 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine

28 avril 2014

Nous nous rapprochons de la guerre, par Paul Craig Roberts [Traduction exclusive]

 

Sur LES CRISES
le blog d'Olivier BERRUYER

[Traduction exclusive] Nous nous rapprochons de la guerre, par Paul Craig Robert

En introduction à la grande série Ukraine qui commence, je vous propose ce texte du 26 avril de Paul Craig Roberts.

Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal.

Sa vision décape… Indispensable en ce triste jour où la tension continue d’augmenter, et où on parle de réaliser de nouvelles sanctions contre la Russie, alors qu’il n’y a pas la moindre preuve sérieuse de son implication dans ce qui se passe dans l’Est de l’Ukraine (et j’incline à penser qu’elle y contrôle autant les milices nationalistes que ce que la CIA peut contrôler les fadas de Secteur Droit dans l’Ouest…). Ou que ce qu’on a contrôlé nos alliés l’été 1914…

Il y a de doux dingues de part et d’autre, alors je demande : mais qu’allons nous faire dans cette galère, de quoi nous occupons-nous, pourquoi l’UE veut-elle sanctionner la Russie pour des faits supposés être réalisés par elle en Ukraine qui, me semble-t-il, n’est pas membre  de l’UE (il y a l’ONU pour ça !!!) ?

Sombre et triste est notre avenir, quand l’imbécilité crasse et le fanatisme sont au pouvoir.

Olivier BERRUYER

 

 

Le régime d’Obama, se vautrant dans l’orgueil et l’arrogance, a imprudemment aggravé la crise ukrainienne pour la transformer en une crise avec la Russie. Que cela ait été fait de manière intentionnelle ou totalement stupide, les mensonges de Washington sont en train de transformer une crise en une guerre. Refusant désormais d’écouter les menaces insensées de Washington, Moscou n’accepte plus les appels téléphoniques d’Obama ou d’autres hauts fonctionnaires des États-Unis .

La crise en Ukraine a commencé avec le renversement [initié par Washington] du gouvernement démocratiquement élu et son remplacement par des laquais qui ne sont que des hommes de main de Washington. Ces laquais ont commencé à agir, par les mots et les actes, contre les populations des anciens territoires russes que les dirigeants du Parti communiste soviétique avaient rattachés à l’Ukraine. La conséquence de cette politique idiote est l’agitation d’une partie des populations russophones visant à retourner en Russie. La Crimée a déjà rejoint la Russie, et l’Est de l’Ukraine et d’autres régions du Sud de l’Ukraine sont désormais susceptibles de suivre.

Au lieu de réaliser son erreur , le régime d’Obama a encouragé les laquais de Washington installés à Kiev à utiliser la violence contre ceux dans les zones russophones qui ont des velléités de référendums afin qu’ils puissent voter pour leur retour en Russie. Le régime d’Obama a encouragé la violence malgré la déclaration claire du président Poutine que l’armée russe n’occuperait pas l’Ukraine, sauf si la violence était utilisée contre les manifestants.

Nous pouvons conclure que Washington soit n’écoute pas quand on lui parle, soit désire la violence.

Comme Washington et l’OTAN ne sont pas prêts à déplacer des forces militaires significatives en Ukraine pour affronter l’armée russe, pourquoi le régime Obama tente-t-il alors de provoquer son action ? Une réponse possible est que le plan de Washington d’expulser la Russie de sa base navale de la mer Noire (en Crimée) ayant mal tourné, le plan de secours est de sacrifier l’Ukraine à une invasion russe de sorte que Washington puisse diaboliser la Russie et ainsi justifier ainsi une forte augmentation des dépenses militaires et de nouveaux déploiements de l’OTAN.

En d’autres termes, le prix à payer est une nouvelle guerre froide et des milliards de dollars de plus pour les bénéfices du complexe militaro-industriel de Washington.

La poignée de soldats et d’avions que Washington a envoyée pour « rassurer » les régimes incompétents de ces points chauds – Pologne et pays baltes – et les nombreuses frégates lance-missiles envoyées en mer Noire ne sont rien d’autre que des provocations symboliques.

Les sanctions économiques individuelles appliquées aux fonctionnaires russes ne signifient rien d’autre que l’impuissance de Washington. De véritables sanctions impacteraient plus les états fantoches de l’OTAN à la botte de Washington, qu’ils ne nuiraient à la Russie.

Il est clair que Washington n’a pas du tout l’intention de collaborer avec le gouvernement russe. C’est une conclusion inévitable vu les demandes de Washington. Washington exige que le gouvernement russe tire le tapis sous les pieds des populations qui protestent dans l’Est et le Sud de l’Ukraine et force ces mêmes populations à se soumettre aux laquais de Washington à Kiev. Washington exige également que la Russie revienne sur la réunification de la Crimée afin que le plan initial d’expulsion de la Russie de la mer Noire reprenne tranquillement son cours.

En d’autres termes, Washington demande à la Russie de leur remettre les clefs de la maison.

Cette demande est tellement incroyable qu’elle surpasse toutes les normes de l’arrogance. L’imbécile de la Maison Blanche dit à Poutine : « J’ai foiré ma prise de contrôle de votre jardin. Je veux que vous corrigiez la situation pour moi afin de garantir le succès de la menace stratégique que je voulais amener à votre porte. »

Les presstituées de médias occidentaux [NdT : « presstitute » à interpréter comme le détournement de « press » et « prostitute »] et les États européens marionnettes de Washington soutiennent cette demande irréaliste. Par conséquent, les dirigeants russes ont perdu toute confiance dans la parole et les intentions de l’Occident, et c’est ainsi que les guerres commencent.

Les politiciens européens mettent leur pays en péril ; et pour quel gain ? Les politiciens Européens sont-ils menacés, subissent-ils un chantage ou se font-ils rincer à coups de valises de billets, ou sont-ils tellement habitués à suivre l’exemple de Washington qu’ils sont incapables de faire autre chose ? Comment l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France pourraient-ils tirer un quelconque bénéfice d’une confrontation avec la Russie menée par Washington ?

L’arrogance de Washington est sans précédent et est capable de conduire le monde à sa destruction. Où est l’instinct de conservation de l’Europe ? Pourquoi l’Europe n’a-t-elle pas émis des mandats d’arrêt pour chaque membre du régime d’Obama ?

Sans la couverture offerte par l’Europe et les presstituées de médias, Washington ne serait pas en mesure de conduire le monde à la guerre.

Source : PaulCraigRoberts.org (traduit par Surya pour www.les-crises.fr)

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Catégories : Crise Politique Tags :  Ukraine

37 réponses à [Traduction exclusive] Nous nous rapprochons de la guerre, par Paul Craig Roberts

  1. vérité2014 Le 28 avril 2014 à 02h46
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    bb174ab64bc0bc2f8d6751c761bcb4c0?s=52&d=

    L’Ukraine, ou le fabuleux auto-goal de l’UE.

    Le suivisme de l’Europe dans la nouvelle guerre froide lancée par les Etats-Unis est tout simplement effarant. Les ficelles sont pourtant énormes. En phase d’effondrement, l’Empire US a choisi de fracturer l’Eurasie en faisant de l’Ukraine une nouvelle ligne de front Est-Ouest. L’idée est simple : dynamiter toutes possibilités d’un rapprochement entre l’Europe et la Russie qui mettrait immédiatement Washington sur la touche. Sauf que loin de permettre à l’Oncle Sam de «perdurer dans son être» et son hégémonie, la manœuvre va précipiter l’affrontement final entre l’Empire finissant et les pays émergeants du BRICs. En endossant le rôle de toutou d’Obama, Bruxelles est en train d’arrimer l’Europe au funeste destin du Titanic étasunien. Bravo l’artiste. – See more at: link to entrefilets.com

  2. Spipou Le 28 avril 2014 à 03h10
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    8a17094eb32ae06e200ccb0be21e7971?s=52&d=

    Je suis sur une interview d’un major-général suédois, malheureusement au téléphone et sans transcription écrite, je peine un peu pour le moment… En plus, il est assez âgé, et l’élocution des personnes âgées, c’est toujours plus difficile à comprendre ! Je crois que le maire de Slavyansk a fait une énorme bourde dans l’escalade en enlevant les envoyés de l’OSCE, fussent-ils ou non plus ou moins espions de l’OTAN.

    Le major-général affirme que l’accusation d’espionnage pour le compte de l’OTAN est totalement ridicule, et que c’est de la propagande pure et simple, ce qui vrai, à mon avis, en ce qui concerne l’observateur suédois, je vous explique plus bas pourquoi.

    Il est évident que l’escalade organisée par les va-t-en guerre de Washington excite les éléments les plus radicaux à l’est de l’Ukraine, et que ce n’est pas comme ça qu’on va les calmer.

    Le major-général suédois, qui participe à une conférence à Tallinn (Estonie) parle d’une grande inquiétude parmi tous les participants à la conférence. Je me demande si le bloc Etats-Unis – Europe n’est pas de plus en plus en train de se fissurer.

    En ce qui concerne la Suède, cet enlèvement semble avoir provoqué une vive émotion dans le pays, car l’un des observateurs était suédois. Il a été libéré depuis pour raisons de santé, souffrant d’un diabète léger.

    Il ne faut pas oublier que la Suède, pays qui a toujours conservé jalousement sa neutralité depuis sa dernière guerre en 1809 (contre la Russie, qui l’a vaincue, et qui lui a fait perdre la Finlande, soit la moitié de son territoire), ne fait PAS partie de l’OTAN ! Petit détail que les stratèges de Washington ont peut-être oublié… (C’est pour ça que je pense que l’observateur suédois ne peut effectivement pas être un espion de l’OTAN, ou alors c’est en trahissant son pays, qui est très à cheval sur la question.) Il n’est pas sûr que la Suède, pays qui a un très lourd passé avec la Russie, ait vraiment envie de poursuivre sur cette voie.

    Je reviendrai vous en dire plus quand j’aurai fini de décrypter cette interview. C’est bien pour moi, ça me fait un petit exercice ! ;)

    • Spipou Le 28 avril 2014 à 03h20
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      8a17094eb32ae06e200ccb0be21e7971?s=52&d=

      Tiens, en parlant d’enlèvement… Je tombe là-dessus, mais à ma connaissance, personne n’en a parlé dans les media occidentaux :

      link to french.ruvr.ru

  3. Hellebora Le 28 avril 2014 à 03h17
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    Dans la foulée de cette video diffusée sur l’ARD qui a enfin donné du grain à moudre à tous ceux qui avaient de gros doutes quant à l’origine de certains tirs, je suis retournée sur la page correspondant à l’émission Monitor. Elle traite cette fois-ci de la responsabilité qu’a l’Union européenne dans les événements en Ukraine, puis glisse vers la Moldavie qui est actuellement très inquiète en voyant ce qui se passe en Ukraine.. Les Gagaouzes (turcophones moldaves, chrétiens) qui y sont interviewés disent qu’ils préfèrent Moscou … La signature d1 l’accord d’association avec l’UE et de de libre-échange.est prévue pour juin. D’ici là, que se sera t-il passé ?!!!

    link to wdr.de

  4. Hellebora Le 28 avril 2014 à 03h27
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    Merci SPIPOU de nous faire profiter de vos connaissances linguistiques en suédois. Cela permet d’avoir un éclairage qui n’est pas donné à tout le monde. Vu les differentes nationalités qui sont représentées dans cette prise d’otages, on se dit que ce serait interessant en effet d’avoir le son de cloche de chaque pays. En fait, votre travail est celui que pourrait faire un journaliste (dans 1 monde idéal).
    Je trouve vos propos tres pertinents en tt cas. Et on aimerait nous ausi ne pas faire partie de l’OTAN, même si tout ne serait pas résolu pour autant…

  5. Oops Le 28 avril 2014 à 07h06
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    Ma femme est Russe et est en visite à Rostov actuellement.
    Elle me racontait aujourd’hui même que les hommes sur place recevaient des lettre de mobilisation provenant de l’armée et devaient se rendre dans les bureaux militaires.
    Que cela présage t-il ?

  6. Fabrice Le 28 avril 2014 à 07h07
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    J’ai un problème avec ce texte un peu trop manichéen comme c’est la mode, car le gouvernement corrompu de Viktor Ianoukovytch méritait de se faire renversé.

    Le problème c’est que cette révolution a été volé par une partie (à mon 1/3) fasciste la composante qui a su faire alliance commune avec les intérêts occidentaux, alors que le 2/3 n’avait acune envie de faire alliance avec l’une ou l’autre des puissances impliquée, certains finissant par rejoindre le camp russe, ne pouvant se résoudre à s’associer aux fascistes faisant plutôt le choix de charibde plutôt que scylla.

    Bref à mon avis dire que Viktor Ianoukovytch était légitime, oui par l’élection mais non (je trouve intolérable qu’on le porte ainsi au pinacle) par ses actes et compromissions, dans ce cas le renversement était la seule solution qui leur restait.

    Le drame c’est qu’on leur a volé ce que nous citoyens français pouvons comprendre vu que notre histoire s’est faite dans le renversement de régimes de ce genre mais que nous ne devrions pas tolérer que l’un ou l’autre camps traite ainsi les ukrainiens.

    • Frédéric Le 28 avril 2014 à 07h25
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      95c030ad75dceba082abce136b7a4a44?s=52&d=

      Personne ne porte Ie trés corrompu Ianoukovitch au pinacle. Mais en terme de légitimité démocratique et éthique, si je suis votre raisonnement, Hollande devrait démissionner immédiatement . . . ou alors nous devrions manifester sur la place de la Bastille ou de la Concorde payés par des fonds occultes provenant d’une puissance étrangère !

      Respectueuses salutations

      • Fool Prophet Le 28 avril 2014 à 11h27
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        bb3b8fc81c9b0c8b3aa41ff91807d510?s=52&d=

        Il ne s’agit pas de porter Ianoukovitch au pinacle.
        Vous aurez sans doute remarqué que c’était d’ailleurs l’Europe qui le portait à ce pinacle que vous dénoncez quand il était sur le point de signer un accord avec l’UE.
        Et ceci malgré le fait que ce soit un kleptocrate reconnu… Comme dans d’autres pays que nous soutenons sans hisiter. ET ce n’est que lorsqu’il a dénoncé les accords d’association que le monde lui est tombé sur la tête.
        Tout ceci n’enlevant pas le fait qu’il s’agit d’un président démocratiquement élu renversé par un coup de force organisé par les Etats-Unis…

    • Crapaud Rouge Le 28 avril 2014 à 07h26
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      3d7f656e5ca657d2bde2391c7e81a454?s=52&d=

      Olivier a abondamment rappelé que le régime d’Ianoukovytch était corrompu. Mais cet aspect des choses a été relativisé par la façon illégitime dont il a été renvoyé, donc relativisé par les Occidentaux eux-mêmes qui ont facilité son élimination. De toute façon, quelque soit le système politique d’un pays, rien ne justifie qu’une puissance étrangère choisisse de le faire tomber, comme on l’a fait en Irak, (et ailleurs), et comme on voulait le faire en Syrie.

      • Fabrice Le 28 avril 2014 à 09h24
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        30e3c3c4aed28ad7bf940c8987f5460d?s=52&d=

        @Crapaud Rouge je parle du texte pas du site d’Olivier et de son approche, Olivier à toujours mis en avant l’esprit critique et c’est ce que je fais en essayant de voir l’aspect des Ukrainiens qui n’appartiennent pas à la petite part fasciste qui on pris le pouvoir.

        J’ai du mal à croire que tous les manifestants de départ était des fasciste, comme on peut le subodorer dans l’enquête ARD, mais qu’on classe un peu vite les mouvements populaires qui ont réellement bousculé le régime axés uniquement sur l’optique fasciste, c’est trop simpliste or la simplification n’a jamais été je crois dans l’optique d’Olivier.

        • Olivier Berruyer Le 28 avril 2014 à 10h46
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          5e2d948324998035fd3cb586d5055dac?s=52&d=

          1/ évidemment que la plupart étaient pacifistes – mais cela ne fait pas une majorité du pays
          2/ ARD ets psu mesuré que ça

        • Crapaud Rouge Le 28 avril 2014 à 11h10
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          3d7f656e5ca657d2bde2391c7e81a454?s=52&d=

          mais qu’on classe un peu vite les mouvements populaires qui ont réellement bousculé le régime axés uniquement sur l’optique fasciste, c’est trop simpliste or la simplification n’a jamais été je crois dans l’optique d’Olivier.” :

          Si des “mouvements populaires [...] ont réellement bousculé le régime“, ils ne l’ont pas fait tomber. Il y a un monde entre manifester pacifiquement et obliger un chef d’État à prendre la fuite. Ni Olivier ni le billet ne font de simplifications abusives mais, pour le comprendre, il faut se rappeler les moyens mis en œuvre pour virer le Président élu, à savoir : faire tirer sur les manifestants et les policiers, et ainsi tuer des dizaines d’innocents, en faisant croire que cela venait du régime en place. C’est d’une traîtrise absolue, et c’est bien pire qu’un régime politique corrompu. Comment peut-on faire confiance dans un gouvernement qui a pris le pouvoir de cette façon ? Qui plus est lorsqu’il n’enquête pas sur cet évènement, c’est-à-dire qu’il protège les coupables ? Un tel gouvernement est capable de tout, et l’on comprend que les élections prévues pour le 25 mai soient d’ores et déjà suspectes.

          Bref, si vous ne voulez pas de “simplifications” et vous montrez “critique”, adoptez un autre angle d’attaque. Celui que vous avez pris et nul et non avenu, ne serait-ce qu’en fonction d’un principe fondamental du Droit : quelque soient les méfaits d’une personne, (physique ou morale), elle doit être jugée en droit, non par les armes.

    • Surya Le 28 avril 2014 à 08h45
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      Oui le texte est dur et trop orienté, disons qu’il est surprenant de lire ce genre de propos venant d’un ancien sous secretaire au Trésor, ancien éditorialiste au WSJ et Business Week ;)

    • Olivier Berruyer Le 28 avril 2014 à 09h19
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      “le gouvernement corrompu de Viktor Ianoukovytch méritait de se faire renversé.”

      1/ avez-vous des preuves de la corruption de ce gouvernement ?
      2/ avez-vous des preuves qu’il était PLUS corrompu que le gouvernement précédent de Timochenko ?
      3/ avez-vous des preuves qu’il était PLUS corrompu que le gouvernement actuel ?
      4/ il restait 1 an avant les élections ukrainiennes. Le bilan visible du renversement violent en valait-il la chandelle ?
      5/ la corruption d’un gouvernement démocratiquement élu justifie-t-il son renversement par la violence ?
      6/ la corruption morale du gouvernement français actuel justifie-t-elle son renversement par la violence ?

      • reneegate Le 28 avril 2014 à 09h45
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        de plus un vote de destitution venait d’être rejeté en Décembre (sans la participation du parti de ianoukovytch en plus, le parti des régions).

      • grub Le 28 avril 2014 à 12h04
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        403aa200191ac93f7d484aa343f85fef?s=52&d=

        @Olivier

        Pour ce qui est du dernier point, il me semble qu’en France il n’y a jamais eu de changement significatif sans guerre ou révolte violente. :)

    • ANNA Le 28 avril 2014 à 09h38
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      Fabrice,
      Je vous signale, que selon les derniers sondages ukrainiens, le milliardaire Porochenko, en course pour les élections présidentielle en Ukraine, est en TÊTE des sondages ! Si il gagne les élections, serait il a vos yeux LÉGITIME pour être le président de l’Ukraine ? Si je le demande, c’est que ce milliardaire était membre du gouvernement CORROMPU, du CORROMPU Ianoukovitch. Il y a une incohérence là ! Selon vous, si on est corrompu, on est pas légitime…. J’attends que vous allez refuser alors la légitimité de Porochenko !

    • Olposoch Le 28 avril 2014 à 09h59
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      @ Fabrice
      Le gouvernement français, l’actuel, le précédent et probablement le futur peuvent aussi être qualifiés de “corrompus”.
      Les oligarchies locales s’y sont regroupées sous le nom de “MEDEF”, organisation peu représentative de la réalité des entrepreneurs, mais très active pour faire avancer la captation au profit d’une minorité de gros actionnaires fiscalement furtifs.
      Le régime Ianoukovtich était lui au moins soutenu par une partie de la population, celle qui fait du business avec la Russie, notre passager de scooter ne représente même plus ceux qui l’ont élu…
      On vous attend pour la révolution.

  7. TZYACK Le 28 avril 2014 à 07h12
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    787baae4979650cbd2cfb24486b05084?s=52&d=

    Qui contrôle les Médias contrôle l’Opinion.
    Qui contrôle l’Opinion contrôle les Gouvernements.
    Qui contrôle les Gouvernements contrôle l’Economie.
    Qui contrôle l’Economie contrôle les profits.

    • yvan Le 28 avril 2014 à 13h02
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      902b6c3e222c169d116c0367497774e8?s=52&d=

      Vous avez le tiercé, mais dans le désordre…

      Qui contrôle l’économie contrôle les médias
      Qui contrôle les médias contrôle le peuple
      Qui contrôle le peuple contrôle les gouvernements
      Qui contrôle les gouvernements contrôle les profits.

      Une boucle doit toujours être bouclée…

  8. Alain Le 28 avril 2014 à 08h25
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    Et dire que ces crétins du comité Nobel ont donné à Obama le prix Nobel de la paix simplement parce qu’il était le premier président noir des Etats-Unis. Et qu’a-t-il fait? Il a ordonné bien plus d’assassinats par drone que le va-t-en guerre de Bush et nous mène au bord de la guerre la plus grave que l’on puisse entamer !!!!

  9. Kiwixar Le 28 avril 2014 à 08h34
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    Un grand monsieur, ce Paul Craig Roberts, patriote….
    Souvent assez amer dans ses articles puisqu’il a été le témoin non-naïf du déclin des US depuis les années Reagan jusqu’à l’apocalypse moral actuel, où même les membres du gouvernement les plus proches du haut de la pyramide (John Kerry) sont des “morons” finis qui s’agitent comme des poulets sans tête devant un couteau.

  10. reneegate Le 28 avril 2014 à 08h37
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    Médiapute est parfaitement signifiant dans ce contexte. Craig Roberts en bon neo conservateur connait le lobby militaire et le budget d’armement prévu à la baisse donc ses hypothèses sont sérieuses et ce n’est pas nouveau. Je suis d’avis que nos dirigeants européens sont des potiches et c’est là que le bas blesse. Il n’y a aucune régulation de l’appétit des américains en Europe.

  11. Pierre9459 Le 28 avril 2014 à 08h49
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    Bonjour

    Une fois de plus, Mr Craig Roberts fait preuve de courage et de lucidité.
    Mais malheureusement, comme en d’autres époques, il va bientôt falloir ouvertement choisir un camp, nous y serons forcés par les évènements.
    Pour ma part, ayant suivi depuis le début ce qui s’est passé et militant activement pour une sortie de cette UE belliciste et inféodée aux USA, je choisi de combattre ceux qui, dans mon pays appellent à aller aux cotés des Américains.
    C’est aux Ukrainiens de décider de leur sort et non à nous sous prétexte que les ricains nous ordonnent de le faire !
    La logique économique et guerrière Américaine doit cesser, il y va de la survie des êtres humains et il faut que la France sorte de cette UE pour retrouver une voix qui pourra enfin s’exprimer.
    Nos élites une fois de plus ont vendu le pays mais force est de reconnaitre que nous les avons laissé faire. Mais aujourd’hui, plus personne en France ne peut dire qu’il ne sait pas ce qui se passe.
    Il ne veut pas savoir, ce qui est totalement différent !
    Retroussons nos manches aux prochaines élections pour exiger de sortir de l’€, de l’UE et de l’Otan afin de retrouver et redonner à notre Pays un vrai courage et une réelle voix qui compte.
    Mon Pays souverain, je l’aime …mon Pays dans l’UE me fait honte !

  12. Olposoch Le 28 avril 2014 à 09h14
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    Le dernier paragraphe de la fiche de “Yats” sur wikipedia:

    “Quelques semaines avant les premiers rassemblements sur la place de l’Indépendance de Kiev, Arseni Iatseniouk participe le 27 Octobre 2013 à Cracovie (Pologne) à une réunion de la Commission Trilatérale présidée par Jean-Claude Trichet (ancien président de la BCE, membre du Groupe Bilderberg) dont le sujet portait sur “l’Ukraine et l’Union Européenne”.

    Le 27 février 2014, cinq jours après la destitution du président Viktor Ianoukovytch, Iatseniouk est nommé Premier ministre”.

    • Pierre9459 Le 28 avril 2014 à 10h06
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      Oui en effet, il n’y a pas de fumée sans feu. Il est venu prendre ses ordres et a ensuite appliqué la feuille de route.
      Comme convenu, il est récompensé en devenant premier ministre.
      Maintenant, ils font leurs magouilles au grand jour sans craindre que les gens ne bougent et surtout en sachant très bien que les gens ne bougeront pas !
      Nous n’avons pas les moyens de lutter pour le moment car ils ont les armes, les canons les chars etc et nous prendrions une branlée.
      Alors que faire ? Si quelqu’un a une solution vraiment plausible, ce serait cool …sinon, nos jours sont comptés à plus ou moins brève échéance.

      • Kiwixar Le 28 avril 2014 à 11h08
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        Je peux vous dire qui en France peut faire plier le gouvernement quand il veut, et comment : les taxis.

        Très organisés, il suffit qu’ils parlent de bloquer les raffineries avec leurs voitures, et tout le pays est complètement (mais alors complètement) paralysé en quelques jours. Les supermarchés ont 3 jours de stock… Donc le jour où les taxis décideront qu’il faut que la France sorte de l’Otan, et ben en fin de semaine on sera sortis de l’Otan. Ca mettra un sacré coup de frein aux menées de ces tarés profonds de Washington qui veulent régler le réchauffement climatique avec un hiver nucléaire…

        • Olivier Berruyer Le 28 avril 2014 à 11h44
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          on verra surtout des chars écraser des taxis, vous verrez…

          • Kiwixar Le 28 avril 2014 à 12h11
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            La dernière fois qu’ils ont menacé de le faire (bloquer les raffineries), le gouvernement a abdiqué à leurs revendications. C’est un peu pour ça qu’on a un sacré problème de manque de taxis en France…
            L’armée (les chars) ne peut pas intervenir en France contre la population.

            • C Balogh Le 28 avril 2014 à 12h37
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              Bonjour,
              L’armée (les chars) ne peut pas intervenir en France contre la population”.
              Sans doute mais Valls ne se gênera pas, j’en suis certaine, pour les lancer contre les français, Valls n’a pas de patrie comme tout spéculateur digne de ce nom, il s’en fout des français et même je le soupçonne de gravement les détester…
              Ces hommes et ces femmes se sentent supérieurs, se croient brillants, de fait, ils sont les brillants lêches-bottes de la finance toutes nationalités confondues.
              Si Poutine leur offrait le double de ce qu’ils ont, nous aurions rapidement une Europe amie de la Russie et les USA de retour au bercail….

              En politique, on ne parle jamais de loyauté on parle de prix et on achète qui on veut…….(ou presque)

      • Un naïf Le 28 avril 2014 à 11h21
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        Q’en pense Elisabeth Guigou, qui s’occupe entre autres des relations étrangères au parlement pour le PS ? Ça serait bien qu’elle nous parle de cette réunion secrète qui a eu lieu en Pologne et à laquelle elle assistait, non ?
        link to lejournaldusiecle.com

  13. Macarel Le 28 avril 2014 à 10h32
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    L’OTAN est le bras armé, des puissances occidentales, plus particulièrement du complexe militaro-industriel américain, mais aussi des multinationales et de la finance occidentale.
    Qu’un “gentil” Obama soit au pouvoir, ou un “méchant” Bush, cela ne change rien à l’affaire.
    Le complexe et les intérêts qu’il sert à défendre, ont besoin d’un état de guerre permanent pour assurer leur survie et leur hégémonie sur le reste du monde.
    D’autant plus que sans un accès à une énergie libre et bon marché, la civilisation occidentale, s’effondre. Ce modèle de civilisation s’étend étendu à toute la planète, la limitation de ces ressources fait que les tensions internationales ne peuvent que s’exacerber.
    Puisque les uns veulent garder leur rang de dominant, et les puissances montantes veulent accéder à cette dominance, avec en plus, dans certains cas, un désir de revanche sur des humiliations passées infligées par le camp occidental.
    C’est ce qui fait que un siècle après la “première mondialisation” du début du XXième siècle, qui a débouché sur le l’horrible conflit de 14-18, cette deuxième mondialisation menace de déboucher sur la vrai “Der des ders”, si la raison ne l’emporte pas, car aujourd’hui les arsenaux permettent de rayer toute vie de la surface de la Terre.
    C’est un fait, le monde est particulièrement dangereux aujourd’hui.

  14. kopenhague Le 28 avril 2014 à 10h49
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    8195d00c6b994274e48b86e5541f7e3f?s=52&d=

    Crise ukrainienne : une révolte contre l’OTAN gronde en Allemagne
    voir :
    link to histoireetsociete.wordpress.com

  15. ANNA Le 28 avril 2014 à 11h43
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    Les sanctions contre la Russie :
    “Les USA bloquent les lancements des satellites européens par des lanceurs russes ”

    link to lenta.ru

  16. Philippe P Le 28 avril 2014 à 11h49
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    J’imagine déjà la tournée Lévy/Kouchner sur tous les plateaux de télé pour expliquer qu’il faut absolument que les français pauvres envoient leurs enfants en âge de mourir se faire tuer en Ukraine.

    L’explication de Roberts sur les motivation de l’administration étatsunienne est limpide : il faut faire taire la contestation à l’intérieur des frontières de l’Empire.

    Comme toujours, ce sont les questions de politique intérieure qui sont au coeur de l’action de la diplomatie américaine.

    Le fils de Ron Paul est en train de déboulonner les Néos Conservateurs chez les Républicains, et l’épisode Bundy récent a montré que le pays est sans doute plus prêt de l’explosion que jamais.

    Rien de tel qu’un ennemi extérieur pour regrouper les forces américaines derrière Wall Street et le lobby militaro industriel.

    Les Ukrainiens paieront de leur vie cet épisode…

  17. FabCH Le 28 avril 2014 à 12h33
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    Le maire de Kharkov, 2e ville d’Ukraine sur le plan démographique, grièvement blessé par balles :

    link to fr.ria.ru

    Des manifestants à Lougansk proclament l’indépendance:

    link to fr.ria.ru

    Obama sur le point d’annoncer de nouvelles sanctions, les autorités de Kiev coupe robinet du canal alimentant la Crimée, etc.

    Un tribunal egyptien condamne à mort 684 “pro-morsi” : que fait l’OTAN, l’UE et l’ONU ???

    La semaine commence en fanfare !

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