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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #le grand banditisme tag

62 % des jeunes en France prêts à une « révolte de grande ampleur », par Yannis Ladghem.

8 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Terrorisme

 

62 % des jeunes en France prêts à une « révolte de grande ampleur »

 
 

Se considérant comme « sacrifiée » et « perdue », 62% des jeunes en France seraient prêts à se révolter selon l’enquête « Génération What ? »

Plus de six jeunes Français sur dix (62 %) seraient prêts à participer à un mouvement de révolte de grande ampleur dans les prochains mois, selon l’enquête « Génération What ? » réalisée auprès de 210 000 personnes âgées de 18 à 35 ans. Quelle que soit leur situation professionnelle, une majorité de jeunes serait tentée par cette éventualité. Cependant, cette envie de révolte concerne davantage les jeunes intérimaires (66 %), les chômeurs (63 %), les CDD, les stagiaires et les jeunes en contrats aidés (61 %) que les étudiants (60 %) et les jeunes en CDI (54 %).

Pessimisme chez les jeunes

L’enquête révèle des avis plutôt pessimistes quant à leurs perspectives d’avenir. En effet, 33% d’entre eux sont persuadés qu’ils ne connaîtront que la crise économique tout au long de leur vie. La promesse de l’élévation sociale de génération en génération est brisée : 45% des sondés pensent que leur vie sera plus difficile que celle de leurs parents, et que celle de leurs propres enfants sera pire encore (43%). Un pessimisme plus prononcé chez les chômeurs et jeunes intérimaires qui n’arrivent pas à se projeter dans leurs avenirs.« L’état du monde, et de la société française notamment, leur inspirent un certain défaitisme au niveau collectif » déclare Anne Muxel, directrice de recherche au centre de recherches de Science Po. Ce pessimisme est lié à un manque de confiance et même d’une méfiance envers la société, le système et les politiques.

En effet, à l’approche des élections présidentielles 2017, le rejet est total puisque 99 % des jeunes pensent que les hommes politiques sont corrompus, et 63 % « tous corrompus » ! 87 % n’ont pas confiance dans les responsables politiques et les médias de masse qu’ils jugent « manipulateurs ». L’idée que « c’est la finance qui dirige le monde » reçoit l’accord de 93 % des jeunes. Le système éducatif est jugé durement : pour 68 %, il « ne donne pas sa chance à tous » et pour 87 %, il « n’est pas efficace pour entrer sur le marché du travail ».

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Quelques points positifs…

Le pessimisme collectif des jeunes « est tempéré par un optimisme sur leur capacité personnelle à s’en sortir », explique Anne Muxel. En effet, 63 % adhèrent à l’idée que « quand on veut on peut ». « Les jeunes pensent trouver un certain nombre d’échappatoires et de solutions face à cette société bloquée, jusqu’à envisager de partir : 70 % se disent disponibles pour faire leur vie hors de France », souligne la sociologue.

En outre, ils font encore confiance aux organisations humanitaires (à 63 %). Et ils sont 82 % à approuver l’idée d’un service civil obligatoire en lien avec les questions humanitaires, sociales et environnementales. Par conséquent, leur première préoccupation (52 %) est devenue l’environnement et le souci de l’écologie qui a gagné 19 points en trois ans allant même jusqu’à dépasser l’accès à l’emploi (45 %).

Autre point encourageant, les jeunes disent vouloir s’engager et agir pour le futur.

Une envie de révolte

Pas de travail, ou bien sous-qualifié. Difficulté à se loger ou à faire des plans sur le long terme sans l’indispensable CDI. Désillusion envers les études, qui ne sont plus la clef vers l’emploi désiré. Des inégalités qui ne cessent de s’accroître. Ceci explique le pourcentage élevé de personnes prêtes à mener une révolution.

Les jeunes en ont assez des hommes politiques, habités par l’argent et les intérêts plutôt que par le peuple et ses besoins. Les jeunes en ont assez des politiques soumis et dirigés telles des marionnettes par les lobbies et groupuscules financiers. Les jeunes en ont assez de la gérontocratie au pouvoir qui n’est pas en phase avec les attentes de la jeunesse. Les jeunes en ont assez d’être constamment braqués par ces « chaines d’informations » voulant formater l’opinion publique.

La liste est encore longue. Aucune différence entre les différents parties, aucun programme crédible, sincère et réalisable, toujours les mêmes aux pouvoirs, des mensonges à répétition et des politiques corrompus et coupables : le temps passe et la situation ne s’améliore pas et cela pourrait nous conduire tout droit vers un possible « Printemps Français ».

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ATTENTION DANGER = le régime de « RETRAITE UNIVERSEL » de MACRON : cela conduirait à une PERTE de pouvoir d'achat sans précédent des retraités de la FONCTION PUBLIQUE ! Publié par El Diablo

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Macron

Publié par El Diablo

ATTENTION DANGER = le régime de « RETRAITE UNIVERSEL » de MACRON : cela conduirait à une PERTE de pouvoir d'achat sans précédent des retraités de la FONCTION PUBLIQUE !

Macron et les retraites : "s'il s'agit d'une attaque contre les régimes spéciaux, la CGT ne jouera pas cette partie-là"

Parmi ses propositions dévoilées ce jeudi, Emmanuel Macron propose un régime de retraite universel alignant les salariés du public et du privé. Les contours de la mesure ne sont pas encore précis mais la CGT craint une paupérisation des retraités de la fonction publique.

Jean-Marc Canon est secrétaire général de la CGT-Fonction publique:

"S'il s'agit de faire en sorte que la retraite des fonctionnaires ne soit plus calculée sur les 6 derniers mois, mais sur les 25 meilleures années de leur carrière [comme pour les salariés du privé, ndlr], c'est un casus belli. Parce que le taux de retraite versé aux fonctionnaires baisserait de 40 à 50% ! On voit bien que cela conduirait à une paupérisation massive des retraités de la fonction publique. Si c'est de cela dont on parle, la CGT sera vent debout. Ça conduira à une perte de pouvoir d'achat sans précédent des retraités de la fonction publique.

Je suis circonspect car sa proposition n'est pas très précise pour le moment. S'il s'agit comme on le soupçonne d'une attaque frontale contre les régimes spéciaux, la CGT ne jouera pas cette partie-là et appellera à se mobiliser contre une réforme qu'elle juge régressive et mettra en cause des principes de service public auxquels elle est fondamentalement attachée.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

 

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Cinq millions d'euros en huit ans, où est l'argent, Emmanuel Macron ? Journal "Economie Matin".

4 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Macron

Un rapide calcul basé sur cette com' révèle qu'en 8 ans, entre la Banque Rothschild et les Ors de la République, le jeune éphèbe aurait perçu près de 5 millions d'euros ! Sans compter les avantages en nature liés à ses fonctions, nous voilà très, très loin de l'histoire de Cosette que tentent de nous faire gober ses amis du JDD. Très, très loin également des 680 381 € nets gagnés en 15 ans par Penelope Fillon et qui scandalisent tant médias et gauchistes... Alors je pose la question : où est l'argent, Emmanuel Macron ?

Philippe Rose sur Facebook.

 
9940 EUROS
Lorsqu'il était ministre à Bercy Emmanuel Macron touchait 9 940 euros
par mois.
 

Le Journal du Dimanche publie dans son numéro du 12 février un article sur "L'argent de Macron". Ce panégyrique rédigé "avec le concours" du candidat Macron "reconstitue en détail son patrimoine, ses revenus et ses levées de fond". Après la transparence affichée de François Fillon, le chouchou des médias voudrait-il prendre les devants et déminer une situation financière potentiellement explosive ? Voyons cela de plus près.

Un rapide calcul basé sur cette com' révèle qu'en 8 ans, entre la Banque Rothschild et les Ors de la République, le jeune éphèbe aurait perçu près de 5 millions d'euros ! Sans compter les avantages en nature liés à ses fonctions, nous voilà très, très loin de l'histoire de Cosette que tentent de nous faire gober ses amis du JDD. Très, très loin également des 680 381 € nets gagnés en 15 ans par Penelope Fillon et qui scandalisent tant médias et gauchistes... Alors je pose la question : où est l'argent, Emmanuel Macron ?

L'historique du patrimoine d'Emmanuel Macron2007- Emmanuel épouse sa riche prof de français de 24 ans son aînée, mère de trois enfants et grand mère de sept petits enfants. Avec son salaire de fonctionnaire proche de 40 000 € /an et un apport de 550 000 € prêtés par feu son milliardaire Pygmalion Henri Hermand (prêt remboursé), Macron achète un 83 m² à Paris pour la modique somme de 950 000 € qu'il revendra 980 000 € (en 2012 ou en 2014 quand il sera nourri, logé à Bercy, blanchi par le contribuable, l'histoire ne le dit pas...). Selon le JDD, Attali prend soin de préciser que son poulain "n'est pas un homme âpre au gain" et qu'"il a des goûts modestes"...

2008 à 2012 Banque Rothschild > 400 000 € Salaire annuel x 4 ans = 1 600 000 € et un seul "big deal" réalisé (Nestlé Pfizer) > + 2 800 000 €

2012 à 2014 (2 ans) secrétaire général adjoint de l’Élysée > + 12 000 € salaire mensuel x 24 mois = 288 000 €

2014 à 2016 (2 ans) ministre à Bercy pris en charge intégralement par l’État > + 9 940 € par mois x 24 = 238 560 €

TOTAL des salaires perçus de 2008 à 2016 > 4 926 560 €

Zéro patrimoine immobilier et 17 comptes en banque

Penchons-nous à présent sur sa déclaration de patrimoine du 28 octobre 2016 à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique. A la rubrique immobilier, néant, nada, walou. Côté pépettes, les 17 (!) comptes bancaires et assurances vie totalisent un actif de 315 795 €, contrebalancés par un passif de 252 747 € (prêt en 2011 du Crédit Mutuel pour la rénovation de la propriété de Brigitte Trogneux Macron réévaluée à 1.400 000 €, ce qui vaudra au couple de payer l'ISF avec un redressement fiscal sur plusieurs années).

Résumons : si je calcule bien, le patrimoine net déclaré de l'ex-ministre de l'économie est de 315 795 € - 252 747 € = 63 048 €. Comme écrirait le Canard enchainé s'il avait l'idée saugrenue de s'intéresser enfin à la réelle opacité de la vie publique :

4 926 560 € en 8 ans soit 51 318 € par mois, près de 1700 euros chaque jour ! 4 926 560 € dont il ne resterait que 63 048 € ?

Et certains envisageraient de confier à ce joueur de bonneteau, la gestion d'un État surendetté qui court à la faillite ?

Il manque toujours cinq millions d'euros

Aujourd'hui ce pauvre Macron loue un appartement parisien et survit avec la retraite d'enseignante de son épouse 2150 €/mois et d'environ 250 000€ tirés de la vente de son essai "Révolution" sorti le 21 novembre 2016, nous rapporte tristement le JDD. L'article du JDD mentionne aussi 50 000 € de reliquat de "pantouflage" remboursé à l’État pour frais d'études et non mentionné dans le passif de la déclaration officielle. Admettons. Mais à part ça, où ont bien pu passer les 5 millions de Macron ? Avis aux fins limiers des gazettes, prompts à fondre sur commande sur une victime de droite désignée, voici un nouveau champ d'investigation à labourer !

source : JDD Déclaration de patrimoine de Macron le 28 octobre 2016 quand il quitte le gouvernement. > http://www.hatvp.fr/livraison/dossiers/macron-emmanuel-dspfm2692-gouvernement.pdf

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Le Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR vous invite à la projection/débat du film "HM le côté obscur des fringues"

3 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique

Le Comité pour une Nouvelle Résistance

 

 

vous invite à la projection/débat

 

du film "HM le côté obscur des fringues"  

Pré-inscription obligatoire.

Merci de vous adapter aux nouvelles dispositions !

 

Bonjour.

 

Suite aux attentats du 14 juillet 2016 à Nice, suite à l’état d’urgence prolongé par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, l’activité d’éducation populaire proposée au public par l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » s’adapte.

Nous avons choisi de faire moins de réunions mais avec le souci d’apporter un éclairage original sur la globalisation que nous subissons et qui détruit tous les pans de notre modèle social. Voilà le fil rouge qui nous sert de guide : Chômage massif ; spéculation ; paradis fiscaux ; délocalisations.

 

  • Le 29 novembre 2016, la première conférence était consacrée à « L’IMMIGRATION MASSIVE EN EUROPE. Crise inattendue ou projet planifié ? »

La suite ici

  • Conférence du 10 février 2017. Chômage massif; spéculation; paradis fiscaux; délocalisations.

La suite ici

 

  • Troisième conférence le vendredi 10 mars 2017

 

Ce vendredi 10 mars 2017, de 18h à 21h,

maison des associations, 12 pl. Garibaldi ( salle Avelanie ),

notre association vous invite à la projection / Débat : H&M le côté obscur des fringues

 

 

Le Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR vous invite à la projection/débat du film "HM le côté obscur des fringues"
  • Le vendredi 28 avril 2017, la quatrième séance sera consacrée au rôle de l’OTAN .

 

Devant l’impossibilité financière de payer un agent de sécurité d’une société privée agrée – nous n’avons aucune subvention, c’est ce qui garantit notre liberté, toutes les actions sont financées par les cotisations des adhérents et par des dons – nous avons décidé d’organiser nos réunions d’éducation populaire par préinscription.

Pour les deux séances à venir et particulièrement celle du 10 mars il est important de se conformer aux modalités d’inscription

 

En espérant vous voir bientôt.

Bien cordialement.

Lucien Pons, Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

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Montrer la dette, pour cacher les dividendes. Par Fabrice AUBERT dans Le Grand Soir.

3 Mars 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #La dette

 

Montrer la dette, pour cacher les dividendes.

Préambule : C’est suite à une discussion du café du commerce, à Martigues, avec des militants politiques engagés à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qu’un militant, expliquant que celui-ci n’avait pas répondu aux questions sur la dette et surtout fourni de chiffres, que l’idée de ce papier m’est venu. Il ne s’agit pas d’un papier pro ou anti Mélenchon, juste donner des éléments de réflexion pédagogiques sur la question de la dette. Il peut être utile aux militants syndicalistes, politiques, associatifs comme au simple citoyen qui s’interroge sur l’importance, la gravité et la légitimité de la dette dite publique… J’espère qu’il est d’accès et de lecture facile, j’ai en tout cas, comme toujours, cherché à être le plus pédagogique possible, sans pour autant baisser le niveau du conte

UNE ELECTION PRESIDENTIELLE ? A quoi reconnait-on qu’une élection Présidentielle va avoir lieu dans notre Pays ? C’est facile, car les faits se répètent inexorablement à l’identique. A chaque élection présidentielle, le centre du débat des questions sociales, pourtant majoritairement souhaitées par les citoyens, se substitue celui de la dette, présentée à chaque fois comme « insupportable », conduisant la France à la faillite : « Dette, déficit : La France joue sa crédibilité » [1] … Puis après avoir été élu, ne pouvant réduire les politiques sociales, autant que désirées, par peur d’une « Révolution politique » [2], les « élus », continuent la même politique qu’avant, quitte à se couper du réel, du Pays, des citoyens et aggravent de ce fait, la situation du Pays, et pas simplement que d’un point de vue comptable, mais aussi sur l’emploi, les services publics, entraînant « chômage de masse et précarités sociales. Puis on recommence.

C’est pourquoi depuis quelques semaines désormais, pas un jour ne passe sans que les « médias serviles », ne nous récitent le discours sur la dette publique qu’il faut de plus conjuguer à l’impossibilité qu’a eu l’actuel locataire de l’Elysée à inverser la courbe du chômage…

LA FRANCE CHAMPIONNE DES DIVIDENDES : Pourtant et dans le même temps, on apprend que le Pays où les « entreprises » reçoivent le plus de dividendes, est notre doux pays (40, 7 Milliards d’euros et plus 33 % en 2014) devant l’Angleterre et l’Allemagne… Comment expliquer ce paradoxe, d’un « Pays qui s’effondre » et dont pourtant les dividendes n’ont jamais été aussi élevés… La pensée de Victor Hugo peut nous y aider :

« C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches. ’ (Victor Hugo, L’Homme qui rit.)

Il nous faut donc démonter à nouveau le mécanisme de la dette, pour en saisir les dessous cachés…

LA DETTE PUBLIQUE INEXORABLE ? A regarder la courbe de la dette « dite publique », on voit bien que dans son mouvement apparent, celle-ci non seulement ne fait que grimper, mais que de plus son rythme de progression s’accélère à partir de 2007-2008, rendant en apparence celle-ci inexorable…

UN PEU D’APPROCHE SCIENTIFIQUE S’IMPOSE : En règle générale, ce sont les « économistes libéraux », promoteurs du « marché libre et non faussé » qui s’appuyant sur les sciences dites « expérimentales », construisent leur démonstration de la prétendue « supériorité du marché sur l’Etat ». C’est pourquoi ici, la Science ne sera pas « invoquée », comme puissance divine supérieure, juste évoquée pour comprendre ce qu’est une « approche scientifique ». Les Sciences physiques s’intéressent notamment à ce qui est appelé la « résistance des matériaux ». L’expérience consiste à exercer une pression sur un matériau, jusqu’à ce qu’il casse et observer ce qui se passe à ces points de rupture… C’est cette méthode qu’il faut appliquer au graphique.

UN GRAPHIQUE N’EXPLIQUE RIEN : Un graphique ne fait que représenter sous la forme d’une courbe, une suite de données statistiques, c’est pourquoi un graphique n’explique jamais rien en soi. Mais ce qui est important c’est d’appliquer la méthode retenue aux « points de rupture » du graphique, c’est-à-dire, là où les évolutions se modifient (croissance des déficits) et y rapporter des éléments d’informations économiques, sociales et politiques connus. Il nous faut donc regarder ce qui s’est passé en 2000 et en 2007, pour avoir un élément d’explication des ruptures intervenues…

  • En l’an 2000 eut lieu le « Krach Internet », parti des Etats-Unis, qui derrière le scandale Enron [3], provoqua une première récession mondiale.
  • En 2007 débuta le « Krach des subprimes », qui « brula 25.000 milliards de dollars en 10 mois » [4] et qui fut baptisé par le Président Obama lui-même, comme la « pire crise depuis 1929 »…avec nouvelle récession mondiale, dont nous ne sommes toujours pas sorti.

Derrière, ces krachs qui provenaient des marchés, en permanence, c’est l’Etat, les Etats qui sont intervenus pour sauver les marchés de leur propre crise. Comment ? En relançant l’activité des entreprises par des travaux financés par de l’argent emprunté aux marchés générant les déficits publics.

LA SOMME DES DEFICITS (augmenté des intérêts annuels) FONT LA DETTE  : La dette dite publique est le produit d’une histoire de déficits accumulés au cours du temps. Mais il faut de plus, rajouter aux emprunts annuels, le cout des intérêts, qu’appliquent, de manière discrétionnaire, les banques en fonction des Pays, puisque les Etats ne peuvent directement s’adresser à la B.C.E. Les déficits « dits publics » sont donc de fait, des « emprunts publics » réalisés auprès des banques privées, en vue d’opérer le « sauvetage » des marchés financiers en crise, et non la création de postes de fonctionnaires. Et c’est l’ensemble de ces déficits cumulés, qui génère la dette « dite publique ». Les « points de ruptures » ne sont que l’expression régulière et répétés des crises du système, qui s’aggravent de cycle en cycle.

LES RELANCES PUBLIQUES : Juste après le krach financier des « Subprimes » de 2007, [5] que de réunions du G7 et du G 20 pour régler les problèmes générés par la crise…les différents gouvernements d’Europe et les Etats-Unis ont, contre la théorie libérale, décidé d’intervenir à la fois en recapitalisant les banques, les « nationalisant » provisoirement parfois, et ont engagé des plans de relance économique. En d’autres termes, les Etats ont injecté de « l’argent public » dans des plans d’investissements tels qu’ils nécessitaient des emprunts, qui Europe oblige, ont permis aux banques de se « refaire la cerise », sur les « prêts d’Etats ». C’est ainsi qu’en France le plan de sauvetage bancaire a atteint 380 milliards d’euros, soit 18 % du P.I.B nécessitant un emprunt auprès des marchés de 253 milliards en 2009, puis de 212 milliards en 2010, générant les fameux « déficits publics », qui ajoutés les uns aux autres ont généré la dette. Observons que dans ce cadre, les Responsables du Krach (Banques et marchés financiers), ont non seulement été épargnés, mais de fait, ils ont été « sauvés » de leur propre crise par l’argent public (le Notre), qui de plus, du fait de l’obligation d’emprunter sur les marchés financiers, leur ont permis, moyennant intérêt, de se refaire une activité financière lucrative et sure (« emprunts d’Etats »).

LES CONSEQUENCES POUR L’ECONOMIE REELLE : La prétention des économistes libéraux vise à séparer, ce qui serait de l’ordre de la sphère financière, de ce que l’on appelle l’économie réelle. Ils voudraient imposer l’idée que les « marchés financiers » seraient un « marché particulier », déconnecté de l’économie réelle et que les soubresauts de la « Finance mondialisée » [6] n’auraient aucun impact sur l’économie réelle, d’où leur thèse que « l’argent brulé » en bourse, ne serait que de « l’argent virtuel ». Il suffit cependant d’observer ces deux graphiques, pour comprendre l’inanité de cette thèse et qu’à contrario, les soubresauts et comportements erratiques de la « finance dérégulée », ont des conséquences immédiates et de longs termes, dont les effluves se font toujours sentir aujourd’hui. La première conséquence fut la chute de l’activité industrielle (graphique de gauche) entraînant de ce fait la destruction de nombreuses entreprises et de ce fait l’envolée d’un chômage de masse (à droite)…

LA DESTRUCTION CREATRICE  : Prenez un libéral, montrez-lui ces contradictions et comme un chat, il retombera sur ces pieds, car la langue de bois, c’est eux… Ainsi acculé devant ces graphiques et notamment celui sur les défaillances d’entreprises, il vous rétorquera aussitôt : « Destruction créatrice », c’est-à-dire le principe philosophique naturel selon lequel, la « destruction d’entreprises », favoriserait de ce fait, la création d’entreprises dans de nouveaux secteurs, créeront, de ce fait, les emplois nécessaires. Ainsi on passerait d’une économie à « dominante industrielle » à une économie « ubérisée » du fait de la « Révolution numérique » [7] en cours. L’Etat n’ayant plus comme rôle que « d’accompagner » ces mutations irréversibles et non de les réduire. Observons cependant, que la « destruction créatrice », ne génère rien d’autre que de la précarité (graphique de droite). Aujourd’hui plus de 80 % des emplois créés, sont hors C.D.I. La « destruction créatrice » substitue de « l’instabilité à la stabilité » qu’avaient générée les « luttes de classes » des trente glorieuses, obligeant l’Etat à intervenir et même à piloter l’économie. En ayant laissé ce pouvoir aux marchés, l’Etat est de fait devenu « Impuissant » et plus les politiques sont libérales et plus l’Etat est impuissant et sa politique inefficace, que cela soit pour l’emploi ou la dette.

CE SONT LES MARCHES QUI CREENT LA DETTE : Dans la réalité de l’analyse ce sont les marchés privés qui génèrent la dette publique. Au-delà des graphiques déjà perçus et analysés, il y a ce « chef d’œuvre » au titre incontestable qui nous dit : « Dette privée totale transférée aux Etats », et qui atteint en 2009, l’équivalent de 300 % du P.I.B. Soulignons la source, puisque ce graphique n’est pas paru dans « l’Humanité », mais dans « les Echos » en Septembre 2009. Tout ceci montre que les décideurs sont parfaitement au courant que la dette dite publique, n’est pas de la responsabilité des fonctionnaires, mais bien du comportement erratique des marchés qui jouent avec la finance, comme avec des allumettes.

LA FINANCIARISATION DE L’ECONOMIE : Plutôt qu’un long discours, cette caricature permet de visualiser le mécanisme de la financiarisation. Sous pression financière, le « management vertical », de la compétitivité fait pression sur les salaires et l’emploi dans les entreprises, générant des destructions d’entreprises et d’emplois et le « modus operandi » porte le nom de « fusion ». Et la politique libérale de l’Etat (version droite ou sociale-démocrate) consiste, en récupérant l’argent des impôts des salariés, déjà pressurisés, à le redistribuer au marché qui en fait « du beurre et l’argent du beurre », sans jamais investir dans le système économique, au contraire, il s’évapore dans les paradis fiscaux…(« Panama Pappers »).

LE TROU NOIR DE LA FINANCE : Ces graphiques successifs permettent d’approfondir la thèse, que la dette est le produit des « déficits cumulés », qui sont eux-mêmes, le résultat des « chocs du marchés », conséquence des « krachs bancaires successifs ». Hors les banques en difficulté, on l’a vu avec « Lheman Brother », lorsqu’elles ne sont pas immédiatement secourus par les Etats, provoquent des « séismes financiers mondiaux », qui par la suite entraînent des crises économiques et sociales majeures, conséquence de cette « financiarisation de l’économie », c’est-à-dire de la domination de la finance sur l’économie. C’est à ce titre que l’on peut parler de « trou noir de la finance », c’est-à-dire d’un argent perdu en pure perte, pour la société, mais récupéré par les seuls actionnaires du marché.

REVENONS A LA DETTE : Une fois analysée les raisons de la dette, il nous faut aborder son remboursement et ses modalités.

  • La dette d’un ménage ? Quand un ménage s’endette pour acheter une maison, pensez-vous que le banquier calcule le ratio d’endettement, en prenant le montant total emprunté et en le rapportant au revenu annuel ??? Dans ces conditions, il n’y aurait aucun prêt accordé…Non le calcul fait est de prendre le montant emprunté, de le diviser par le nombre d’annuités prévu, et là de le rapporter au revenu annuel.
  • La dette de l’Etat : Et alors que l’Etat a ce pouvoir extraordinaire de lever l’impôt, pour éventuellement augmenter les ressources, pouvoir que n’a pas le salarié isolé (« d’augmenter son salaire »), les marchés financiers imposent, via les agences de notation, un ratio de Dette sur P.I.B annuel, et ce alors que de plus, la durée de remboursement de nos titres de dettes est environ de 7 ans.
  • Jean-Luc MELENCHON a donc raison de rapporter la dette dite publique, non à une seule année mais calculée sur 7 ans et dans ces conditions, le ratio n’est plus de 90 % d’endettement, mais d’environ 12 %... évidemment ça change la donne…

UN ENFANT NAITRAIT AVEC UNE DETTE SUR LA TETE ? C’est d’une « niaiserie absolue »…, pire c’est de l’idéologie pure. La thèse libérale consiste à dire qu’avec le niveau d’endettement public, un enfant naitrait aujourd’hui, avec une dette de 20.000 euros… Une fois de plus, si l’on prend l’exemple du ménage, une banque, pour effectivement calculer le risque pris de vous « prêter » de l’argent, prendra en effet en compte votre niveau d’endettement, mais elle regardera aussi votre patrimoine, et sa valeur estimée, qu’elle traitera comme un actif et défalquera de l’endettement. Il s’agit ici d’une simple règle comptable classique. Hors si l’Etat a des dettes, il a aussi un Patrimoine… que nous célébrons chaque année d’ailleurs (« Journée du patrimoine » : 17 et 18 Septembre 1016), qu’il faut donc défalquer de notre Dette….

  • Appliqué à l’Etat, ce calcul arithmétique simple montre qu’en définitive, loin de naitre avec une dette de 20.000 euros sur sa tête, notre bébé Français, nait avec un crédit de 12.000 euros…Je vous livre ici, les détails de l’analyse effectué par l’O.F.C.E : « Chaque nouveau-né français a une dette de 20.000 euros sur les épaules, s’est inquiété Nicolas Sarkozy jeudi soir. Mais ce calcul ne tient aucun compte des actifs détenus par l’Etat. Au contraire, un bébé français hérite en réalité d’une richesse nette à sa naissance. En cause, le déficit chronique de la France, ininterrompu depuis 1974, « dernier budget en équilibre », a rappelé Nicolas Sarkozy. Tant et si bien que la dette au sens de Maastricht (passif de l’Etat, des collectivités locales et des régimes de sécurité sociale) a atteint 64,2% du PIB en 2007. Soit 1.209.497 milliards d’euros. Selon les chiffres Eurostat, la dette moyenne de la zone euro est en effet de 66,2% du PIB en 2007. Celle de l’Allemagne de 65%. La Belgique affiche une dette de 84,9%, la Grèce, 94,5%, l’Italie, 104%. Et c’est encore loin de la dette du Japon, qui atteignait 159% en 2006. « Il n’y a donc pas de singularité française sur ce point », commente Mathieu Plane.

    Gare au fétichisme des chiffres. Car comme tout compte de patrimoine, celui de l’Etat comporte un passif, la dette, mais il inclut également les actifs qu’il détient. Et en l’occurrence, l’Etat n’est pas nu. D’abord, l’Etat possède des actifs financiers, 742 milliards d’euros en 2006. De l’or, des dépôts ou encore des parts dans des entreprises publiques cotées. Car l’Etat français est un actionnaire, et un gros. Selon l’Agence des participations d’Etat, leur valorisation dépassait 162 milliards d’euros au 24 avril. Dont 100 milliards rien que pour EDF.

    Aussi, la dette financière nette de la France n’était en réalité que de 38,2% du PIB en 2006 (dernier chiffre connu). Soit un niveau proche de 1995, alors que la dette au sens de Maastricht, elle, a augmenté. Mais entre-temps, la valeur du portefeuille boursier de l’Etat a profité de l’euphorie boursière. « On peut à bon droit s’interroger sur la priorité donnée à la réduction de la dette », estime Mathieu Plane. « Car compte tenu des actifs financiers, elle n’est pas si grande que ça. Tout au moins, la France n’est pas du tout le mauvais élève de l’Europe en la matière. Alors qu’elle l’est clairement en matière de chômage », observe l’économiste. Plus encore, l’Etat détient des actifs physiques ou immobiliers. Des terrains, des bâtiments, des infrastructures, dont la valeur est tenue à jour par l’Insee. « Si on comptabilise l’ensemble de ces actifs, les administrations publiques ne présentent plus une dette mais une richesse nette », calcule Mathieu Plane. Elle représentait 37,8% du PIB en 2006. Cette richesse a d’ailleurs augmenté de plus de 22 points de PIB entre 1995 et 2006. Les administrations publiques se sont enrichies dés lors que, boom de l’immobilier aidant, la valeur des terrains détenus par l’Etat a explosé : de plus de 200% en 10 ans ! Autrement dit, « le bébé français ne récupère pas à la naissance une dette publique de 18.700 euros mais il hérite au contraire d’un actif net de 11.000 euros », corrige Mathieu Plane. [8]

ET LES DIVIDENDES ? C’est sur ce plan qu’évidemment les libéraux sont les plus discrets. La théorie libérale stipule qu’en fait les dividendes, sont la rémunération du capital et que dans une « économie de marché », plus les dividendes sont élevés, plus cela signifie que le Capital est efficace. C’est ce qui est appelé la « juste rétribution des facteurs ». Si dans un Pays on assiste à une baisse salariale et à une hausse des dividendes, cela signifie simplement, si l’on applique la théorie, que le facteur travail a une mauvaise productivité et qu’au contraire le capital a une bonne productivité. Hors, selon les informations disponibles, la France serait championne d’Europe de la distribution de dividendes. Le problème, c’est que dans la réalité, le capital est inefficace et c’est notre productivité du travail [9] qui, étant l’une des plus élevée au monde sauve le système de la déroute…

LA DETTE PUBLIQUE UNE IDEOLOGIE AU SERVICE DU CAPITAL : Dire les choses ainsi, peut paraitre exagérée, mais si l’on en revient au titre de l’article et à la caricature, on voit bien qu’entre la réalité de la dette et son analyse effective, il y a bien d’autres problèmes à régler, dont le chômage, forme de « dette sociale », et soulignons ce que ne cesse de répéter Jean-Luc Mélenchon, sur la « dette écologique »… qui elle ne pourra pas s’effacer d’un « trait de plume », au contraire de la dette de « Lheman Brtoher » [10]

Rappelons ici, ce que disait Marx, sur le rapport entre le Capital et la nature, d’une étonnante modernité, en ces temps de « COP 21 » de triste niveau :

« Le capital épuise deux choses, le travailleur et la nature  ».

On mesure bien ainsi, que la dénonciation permanente de la « dette publique », notamment au moment des « campagnes présidentielles », permet d’enfermer le débat sur cette seule question, empêchant de ce fait, de penser une politique globale alternative. Le débat permanent sur la dette dite publique, vise à « enfermer la pensée » de toute possibilité d’émancipation, et de ce fait joue, avec le soutien actif des médias, une idéologie au service du capital, permettant de masquer la réalisation effective des profits, support à la distribution des dividendes. La dette et son discours [11] sont l’outil du capital, dans la « lutte des classes » qui l’oppose au prolétariat, et c’est même une spécificité de la Bourgeoisie Française qu’il est facile de démontrer. Il suffit pour cela de reprendre un texte écrit en 1849 et qui décrit déjà le discours de notre quotidien actuel :

 

« L’endettement de l’Etat était d’un intérêt direct pour la fraction de la bourgeoisie qui gouvernait et légiférait au moyen des Chambres. C’était précisément le déficit de l’Etat qui était l’objet même de ses spéculations et la source principale de son enrichissement. A la fin de chaque année, nouveau déficit. Au bout de quatre ou cinq ans, nouvel emprunt. Or, chaque nouvel emprunt fournissait à l’aristocratie une nouvelle occasion de rançonner l’Etat, qui, maintenu artificiellement au bord de la banqueroute, était obligé de traiter avec les banquiers dans les conditions les plus défavorables. Chaque nouvel emprunt était une nouvelle occasion de dévaliser le public, qui place ses capitaux en rentes sur l’Etat, au moyen d’opérations de Bourse, au secret desquelles gouvernement et majorité de la Chambre étaient initiés. (...)

Du fait que l’aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la gestion de l’Etat, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l’opinion publique dans les faits et par la presse, se reproduisaient, dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu’au café borgne, la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s’enrichir, non point par la production, mais par l’escamotage de la richesse d’autrui déjà existante, et se déchaînait, notamment aux sommets de la société bourgeoise, la manifestation des convoitises les plus malsaines et les plus déréglées… »

Ce texte de Karl MARX, est tiré d’un ouvrage au titre révélateur : « Les luttes de classes en France ». Nulle part ailleurs dans le Monde, la question de la dette dite publique ne fait l’objet d’un débat aussi tendu, et régulièrement, répété, car il s’agit pour la Bourgeoisie Française, de masquer que l’essentiel de ses profits, et de ce fait de la distribution des dividendes, vient de la « dette publique » et de sa gestion effective par les banques qui se sont substituées à l’Etat, comme avant 1789, les « Fermiers Généraux » étaient les véritables profiteurs des déficits royaux…et se récupéraient sur le peuple…

Terminons par cette proposition que faisait Marx : « Il n’y a qu’une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts et toujours plus d’impôts. » On comprend mieux, là aussi, la haine de la Bourgeoisie vis-à-vis de l’impôt…

Fabrice AUBERT

[1Les Echos / 14 Février 2017

[2Notre Pays étant « champion du monde des Révolutions » 1789, 1830, 1848, 1871, 1944 (Programme « les jours heureux » du « Conseil National de la Résistance ».

[3Entreprise de « trading d’énergie ». Le « trading » est une activité d’achat et de vente, sans aucune production effective.

[5Que l’ensemble de la doxa libérale n’a pas vu venir là où les marxistes et économistes hétérodoxes, ne cessaient d’alerter.

[6Finance mondialisée et non finance mondiale, car pour que la finance devienne mondialisée, il fallut des décisions politiques des Etats, à partir des années 80, dénommée « libéralisation, dérégulation ».

[7Concept très discutable et contesté. Les marxistes parlent de « Révolution Informationnelle »/ Cf mon papier sur le thème.

[8Source : Alternatives Economiques 2009

[9Je défie quiconque de venir me défier sur cette réalité, que je ne développe pas pour ne pas rallonger le propos..

[10Rappelons, ici que c’est le gouvernement américain qui a repris par un « trait de plume » l’ensemble des dettes de « Lheman Brother », désormais supporté par le « contribuable américain »…

[11A quoi il faut rajouter l’immigration, les musulmans, les chômeurs, les fonctionnaires, l’intervention de l’Etat etc…

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EXPRESSBUSINESS résume clairement l'analyse que les "croisés de l'Europe" font de la situation nouvelle issue de l'élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, confirmant ainsi le jugement émis par "canempechepasnicolas"

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique

Senior aide to the President, Kellyanne Conway (bottom left), Trump advisor Steve Bannon (bottom center) and others leave with British Prime Minister Theresa May (top left) and US President Donald Trump (top right) after a press conference at the White House January 27, 2017 in Washington, DC. / AFP PHOTO / Brendan Smialowski

Express
Business

Deux semaines à peine après l’inauguration du nouveau président américain, Donald Trump, les relations entre l’UE et les États-Unis semblent entrer dans une nouvelle ère.

« Les défis auxquels l’UE est actuellement confrontée sont les plus dangereux depuis la signature du Traité de Rome il y a 60 ans. Aujourd’hui, nous devons gérer des menaces inédites, en tout cas, qui n’avaient jamais été  d’une telle importance. (…) Une Chine qui s’affirme de plus en plus, la politique agressive de la Russie à l’égard de l’Ukraine et de ses voisins, les guerres, le terrorisme et l’anarchie au Moyen-Orient et en Afrique, avec l’islam radical jouant un rôle destructeur, de même que les déclarations inquiétantes de la nouvelle administration américaine font que notre avenir apparaît hautement incertain », déclaré le président du Conseil de l’UE Donald Tusk vendredi dernier, lors du sommet de Malte. Il s’est inquiété de la montée de l’euroscepticisme et a averti contre le danger accru de dislocation du bloc :

« Il faut souligner de la façon la plus claire qui soit que la désintégration de l’Union Européenne ne mènera pas à la restauration d’une souveraineté totale, mythique de ses Etats-membres, mais à leur dépendance réelle et factuelle aux grandes superpuissances : les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Ce n’est qu’ensemble que nous pourront être totalement indépendants ».

Dans le journal économique français Les Echos, l’éditorialiste Eric Le Boucher lui donne raison. Il souligne que l’Occident  a besoin de toute urgence de développer des ressources pour rivaliser avec les Etats-Unis, maintenant Trump a indiqué qu’il avait mis l’UE dans sa ligne de mire :

« Donald Trump est le premier président à ne pas raisonner comme un chef d’Etat, il pense comme le chef d’entreprise qu’il était et qu’il reste. Dans son « America First », tous les autres pays sont des concurrents qu’il convient de battre, à commencer par les deux plus gros, la Chine et l’Europe. […]

L’Europe n’a plus d’amis, elle fait face à des empires, des puissances « nationalistes », qui sont d’une nature opposée à la sienne. Le combat est d’une ampleur nouvelle car existentielle : quel genre d’animaux vont survivre au XXIe siècle ?

Pour Le Boucher, malgré l’incertitude liée aux élections à venir cette année en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, l’Europe devrait se doter d’urgence d’instances et d’institutions pour se défendre, mais aussi renforcer sa cohésion. Il rappelle que les ennemis du bloc ne sont pas qu’externes :

« Aux ennemis extérieurs s’ajoute la foule des ennemis intérieurs qui geignent des efforts et nous parlent d’une mauvaise Europe puisqu’elle impose trop de normes sur les fromages. Trump, Xi et Poutine rient beaucoup de nous voir sortir de l’Histoire. »

"canempechepasnicolas"

voit ainsi confirmée l'analyse faite par lui de la situation créée par l'élection de Donald Trump...

POUR LIRE CELLE-CI

CLIQUEZ CI-DESSOUS

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/ 2017/02/l-election-de-donald-trump-a-la-presidence-des-etats-unis-provoque-un-bouleversement-majeur-dans-l-ordre-du-monde.html

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Sauver Alstom ...du moins jusqu’aux élections.

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #l'horreur économique

Sauver Alstom ...du moins jusqu’aux élections.

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Lorsque le groupe Alstom avait annoncé la fermeture de l’usine historique de Belfort, trop coûteuse, un gigantesque bouclier politique s’était levé contre cette possibilité. A quelques mois des élections impossible pour le gouvernement de permettre la fermeture du site, le quinquennat de Hollande ayant déjà été marqué par l’échec de Florange. Un plan de sauvetage a donc été imaginé.

Simple, ce plan semble toutefois être irréalisable.

Une commande de L’État déjà critiquée

Dès que le plan avait été rendu public, la commande passée par l’État à Alstom avait été vivement critiquée. Le gouvernement voulait acheter 15 rames TGV duplex pour les faire rouler sur la ligne intercité Marseille-Bordeaux, ligne qui devrait devenir, à terme, une ligne LGV. Mais entre temps les rames auraient roulé bien en dessous de leur vitesse maximale, les lignes classiques ne permettant pas de rouler au-dessus de 200 km/h alors que les TGV dépassent les 300 km/h en vitesse de pointe.

L’État aurait donc procédé à un achat cher et inutile. Ou pas. Car selon les services de Bercy, l’achat tel qu’il a été prévu n’est pas faisable. La lettre spécialisée "Mobilettre" et Les Echos ont pu consulter ce document de Bercy daté du 2 décembre 2016. Il y est tout simplement écrit que c’est impossible.

L’idée, pour l’État, était de mettre cet achat dans un avenant au contrat-cadre liant la SNCF et Alstom et datant de 2007. Mais pour les spécialistes de Bercy, c’est impossible : l’avenant à ce contrat n’est pas une option.

Le problème de l’appel d’offres qui ne doit pas être fait

Pour sauver Alstom, l’État ne doit pas passer par un appel d’offres comme ce devrait être le cas en temps normal : si l’appel d’offres est perdu par Alstom au profit d’un de ses concurrents, l’achat ne pourrait pas sauver l’usine de Belfort.

L’État doit donc forcer la main à la SNCF et sa propre trésorerie d’où l’intérêt de l’avenant du contrat-cadre, seule option pour ne pas devoir faire appel à l’appel d’offre. Cet contrat-cadre a, toutefois, déjà reçu cinq avenants depuis sa signature en 2007.

La SNCF serait alors réticente : cette option pourrait, en cas de recours auprès d’un tribunal par exemple, se retourner contre elle. Le gouvernement, lui, veut à tout prix tenir sa promesse de sauver Alstom, du moins jusqu’aux élections.

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Une société belge implante une puce électronique sous la peau de ses employés .

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Le syndicalisme

Une société belge implante une puce électronique sous la peau de ses employés .…

Et dire qu’il y en a qui trouvent ça bien!! C’est consternant

image: http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/uploads/2013/02/puce-rfid-implantation-dans-les-mains-300x245.jpg

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RFID dans les mains

Newfusion, une société malinoise, a décidé d’implanter une puce RFID sous la peau de ses employés. Huit travailleurs ont déjà été « pucés » tels des animaux de compagnie.

« C’est la même chose qu’une clef, nous explique Tim Pauwels, l’un des patrons de la société. J’ouvre la porte d’entrée et mon ordinateur. L’idée a germé après que plusieurs employés ont perdu leurs badges. Ici l’identification est ‘sous-cutanée’, vous l’avez toujours avec vous !« .

 

Enfouie, dans la chair de leur main, la mini puce à la taille d’un grain de riz. Elle coûte 100 euros et contient uniquement vos données personnelles : « On imagine à l’avenir que les services de secours seraient équipés de scanners pouvant détecter la puce RFID. En cas d’accident, les secouristes auraient directement accès à vos données, » explique un employé visiblement ravi par la technologie.

Payer une tournée grâce à votre puce

La technique RFID existe déjà depuis plusieurs années. Il y a 10 ans, les clients d’une discothèque néerlandaise payaient déjà leurs consommations grâce à une puce implantée sous leur peau. Des malades atteints de la maladie d’Alzheimer ont aussi été « pucés » aux États-Unis, sans qu’on leur ait vraiment demandé leur avis.

Et la vie privée là-dedans ?

A Malines, seuls les employés volontaires ont été équipés de la puce. Mais on imagine facilement quelles pourraient-être les dérives de cette technologie en terme de piratage des données, ou de vie privée.

« C’est un réel danger, estime Alexis Deswaef, président de la ligue des Droits de l’Homme. On ‘flique’ dorénavant les employés au plus profond de leur chair. C’est un outil de contrôle total. On peut savoir à quelle heure l’employé a commencé son service, quand celui-ci a pris sa pause cigarette. On analysera ensuite s’il est assez productif ? Que fera-t-on de cette collecte de données ? Dans le futur, braderons-nous un peu plus nos droits à la vie privée pour plus de sécurité ou de confort ? »

Lire l’article de Samy Hosni et voir les vidéos

Source RTBF.be


 
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