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Le blog de Lucien PONS

Le retour du grand vautour, le retour de BHL.

31 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Bonjour.

Il ne manquait que sa "grande voix" dans le concert d'hystérie anti-syrienne.. Bernad Henri Lévy, flairant l'odeur du sang arabe, repart sur le sentier de la guerre. Frustré de sa guerre contre la Syrie depuis trop longtemps, l'inititiateur de la guerre conte la Libye vient d"écrire une lettre, pas vraiment privée, à François Hollande, l'adjurant de mette en oeuvre, avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Ligue arabe et la Turquie, une stratégie "allant au-delà d'un soutien sans faille à la [...]



Le retour du grand vautour

Par Louis Denghien,


 

Hollande est un politique aligné mais prudent : les espérances guerrières de BHL risquent d'être déçues

Il ne manquait que sa « grande voix » dans le concert d’hystérie anti-syrienne.. Bernad Henri Lévy, flairant l’odeur du sang arabe, repart sur le sentier de la guerre. Frustré de sa guerre contre la Syrie depuis trop longtemps, l’inititiateur de la guerre conte la Libye vient d »écrire une lettre, pas vraiment privée, à François Hollande, l’adjurant de mette en oeuvre, avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Ligue arabe et la Turquie, une stratégie « allant au-delà d’un soutien sans faille à la mission Annan ». Traduit de l’idiome ou de la langue de bois précieux de BHL, ça signifie « Quand est-ce qu’on bombarde la Syrie, en attendant mieux ? » Mais nos lecteurs avaient rectifié d’eux-mêmes !

BHL plus compromettant qu’influent

Nos lecteurs en sont également conscients, BHL a une certaine capacité de nuisance, il l’a démontré à hauteur de milliers de morts libyens, ayant contribué, et il s’en vante assez, à transformer un début de guerre civile en putsch sanglant appuyé par des mois de bombardements de l’OTAN comme on en avait plus vus depuis les « plus beaux » jours des guerres atlantistes contre l’Irak et la Yougoslavie. Pour tenter de convaincre Hollande de remettre ça le plus vite possible en Syrie, l’agent d’influence américano-israélien de passeport et de résidence français active ses réseaux, et sa lettre paraîtra in extenso dans Le Point en France, et ailleurs dans Il Corriere della Sera, El Pais, Die Welt, Espressen, ou encore The Huffington Post, soit un panel représentatif de la grande presse internationale et alignée sur le néoconservatisme.

Avec les effets de manche virtuels dont il est familier, le sous-Malraux qu’est BHL dit qu’il est aussi important de sauver un  peuple que de sauver l’euro. Un peuple, quel peuple ? Sûrement pas le peuple syrien réel, dans sa majorité hostile aux fanatiques islamistes téléguidés par Ryad et Doha, ainsi qu’aux politiciens exilés manipulés par Washington, Paris, Londres et Ankara. Mais BHL, il l’a assez écrit, n’aime pas les peuples ancrés culturellement et historiquement, il ne se réfère qu’à des peuples virtuels censés se définir par des concepts abstraits et « républicains ». Enfin, il fait quand même une notable exception pour Israël dont le peuple doit être très concrètement et démographiquement juif, mais ça aussi nos lecteurs, et presque tout le monde, le savent, alors passons. Certes, il faut sauver le peuple syrien, de malfaiteurs comme BHL.

Cette dernière initiative de cet imposteur archétypal sera accueillie par le mépris ou la colère des honnêtes hommes de gauche, du centre et de droite, d’Orient et d’Occident. Mais quelle peut-être son influence auprès du nouveau pouvoir français. ? Équivalente à rien, à notre avis. La personnalité de BHL est quand même trop sujette à caution – on va dire ça comme ça – pour que Hollande, qui veut bien prendre les postures symboliques qu’exige son créneau politique bobo, accepte de lier ou pire de soumettre sa diplomatie aux injonctions de l’histrion sioniste. Quant à Fabius, il a en dépit de tout une trop haute opinion de lui-même pour accepter de reprendre le rôle de Juppé l’année dernière dans la crise libyenne, le super-diplomate de Sarkozy ayant dû accepter la guerre que BHL avait « vendue » à l’impressionnable et hystérique président Sarkozy.

Il devient de toute façon, et ce en dépit de l’abondance et de l’habileté des propagandes produites à cet effet, de « vendre » une guerre, même griffée « humanitaire », aux opinions occidentales, préoccupées à juste titre d’angoisses et d’espérances économiques plus immédiates, mais aussi vaccinées par les sanglantes escroqueries de deux guerres contre l’Irak, une guerre contre la Yougoslavie, un guerre – pas forcément terminée -  en Libye donc, plus une guerre elle achevée dans la confusion  et la défaite en Afghanistan. C’est pourquoi, à notre avis, le tandem Hollande/Fabius classera sans suite la lettre de BHL.

Au fond c’est Poutine que Lévy devrait d’abord convaincre, mais il en a fait un autre Bachar ! L’enfant pourri de l’intelligentsia française n’a pas fini de trépigner.

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Histoire de se détendre un peu, voici un petit texte intitulé “La prière du Capitaliste” adressé au Commandant Sylvestre (la marionnette des guignols de Canal + ).

31 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Economie

Histoire de se détendre un peu,  voici un petit texte intitulé “La prière du Capitaliste” adressé au Commandant Sylvestre (la marionnette des guignols de Canal + ).

On pourrait l’appeler aussi  “l’hymne des adorateurs du CAC 40”, ou au choix “du PIB (sacré), de la Dette... etc...

 

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                                Oh mon cher Commandant Sylvestre,
                                Oh toi le Pape de la très sainte Beaufitude
                                Moi le servile adorateur de toute Force...
                                Je promets que chaque jour
                                En face du Veau d'or
                                A genoux je me prosternerai
                                Et, sans état d'âme aucun,
                                de toujours ricaner de l'enfance prolétaire,
                                Ou du vieillard fragile
                                Et, sur l'autre sexe, à jamais condamné
                                Je jetterai l'opprobre !
                                Mais je t'en prie, je t'en supplie chère Beaufitude
                                Accorde moi la force supporter...
                                La souffrance des autres !
                                Que jamais je n'éprouve la honte...
                                D'une émotion sincère !
                                En face des ces hommes/cartons
                                Qu'on peut froisser plier et puis jeter
                                Au coin des rues !
                                QUOI !!! MOI !!! Juste un humain sans valeur ajoutée !!!
                                Plutôt 1000 fois me renier que de subir ce triste sort !
                                Mais de moi Saigneur...
                                Fait l'immortel adolescent
                                Sans passé ni futur
                                Pour qu'enfin, glorieux crétin
                                Dans mon armure vide
                                Je lance le terrible cri de guerre
                                Du Mal(e) Occidental :

                                GUERRE A LA VIE !!
                                GUERRE A LA MORT !!
                                GUERRE AUX FAIBLES !!

                                AMEN

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LA PRIVATISATION DE LA POSTE: EXEMPLE A NE PAS SUIVRE. Un texte d'Alain Fuentès.

31 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

379539 10150669649994968 149612289967 12097868 190-copie-2LA PRIVATISATION DE LA POSTE   :   EXEMPLE A NE PAS SUIVRE

 

Le service public , tel que l’esprit républicain l’a défini, repose sur trois piliers :
- l’accès aux services pour tous les citoyens sans distinctions sociales ou géographiques,
- la péréquation tarifaire (consistant à équilibrer  le financement d’un secteur déficitaire par un secteur rentable) qui garantit le principe précédent,
- le monopole qui rend hors marché les SP.
Par la loi du 2 juillet 1990, la Poste sort de ce cadre. L’ouverture au capital en est donc la dernière phase de sa privatisation. Par cette loi, première étape, les PTT ont été scindés en deux entreprises : la Poste et France Télécom. Elles sont donc devenues  deux établissements publics industriels et commerciaux (EPIC). 
Les néolibéraux qui ont érigé en dogme l’idéologie de la concurrence, la partie la plus boboisante du PS  [appuyée sur la CFDT et la CFTC] ont participé d’une manière très active à ce bouleversement.
Avant le vote de cette loi, les syndicats [FO et CGT en tête] ont engagé la lutte, mais devant le travail de sape des médias et des cadres, tout acquis à ce qu’ils appelaient  « la modernité » n’ont pas réussi à faire basculer la tendance. Ils ont été mal compris des usagers (devenus des clients) et des agents auxquels  les dirigeants ont  fait miroiter une carrière sans précédent. Les tenants de l’égalité républicaine (syndicalistes, politiques de gauche, membres d’associations) qui ont vu, dans cette loi et la réforme qui s’en est suivie,UNE BRECHE OUVERTE A TOUS LES ABUS,  ont été frappés d’ostracisme, ringardisés.
La Poste aujourd’hui s’appelle « Le Groupe La Poste ». Elle est divisée en quatre entreprises bien distinctes les unes des autres interdisant toute interpénétration :
- le courrier (distribution – acheminement),
- les colis (dont une grande  partie a été filialisée puisque hors monopole),
- le réseau grand public (guichets),
- la Banque postale (CCP et autres produits financiers).
Ce démantèlement appelé pompeusement  « réforme ambitieuse » a des conséquences désastreuses pour les agents et les usagers. Il constitue la  négation même du service public .
Le déroulement des carrières devient incertain ,  puisqu’il n’y a plus de recrutement de fonctionnaires depuis 1995.Plus de promotion interne ; Les cadres et cadres supérieurs sont cooptés dans le privé. Les CDD et intérimaires représentent plus du tiers des employés. Les suppressions de quartiers de distribution se traduisent par le passage tardif des facteurs, dans le meilleur des cas, et très souvent  (faute de volant de remplacement) par l’absence de distribution. Dans les centres de tri, le courrier de première catégorie est délaissé au profit de la publicité ; de là découlent donc des délais d’acheminement trop importants . Les colis filialisés sont sous-traités par de petites entreprises non professionnelles, ce qui entraîne un grave disfonctionnement de la confidentialité et de la sécurité. En conséquence le nombre de réclamations est en progression constante (ce fait est minimisé voir même nié par les responsables). Les files d’attente aux guichets sont légion. Quant à la Banque postale, par le fait de sa création,  la poste perd son rôle social. 
Si l’ouverture au capital de la Poste ne suscite aucune réaction, la situation va s’aggraver ; la variante d’ajustement qui permet d’affronter la concurrence étant la main d’œuvre, à brève échéance,  il y aura une suppression massive d’emplois. Partout où le profit maximal n’interviendra pas, la présence postale disparaîtra. La dictature de l’actionnaire déshumanisera le service public  postal.
Bien sûr, il faut un débat avec l’ensemble des citoyens et des acteurs sociaux qui forment un  maillage de solidarité dans notre démocratie.  Mais ce débat doit porter sur tous les services publics…  Dissocier les services publics  les uns des autres est une aberration. Tout comme  leur but et leur base de fonctionnement  , leur mode de substitution par la grande finance est identique : utilisation de moyens fallacieux , d’arguments spécieux , culpabilisation des salariés  , retranchement derrière le masque du  modernisme ,  lente mise en œuvre du processus  de démantèlement (pour la Poste, du vote de la loi au démantèlement effectif près de dix ans ) afin qu’il échappe à toute conscience, à toute réaction, à toute révolte. 
C’est ainsi que  les choix économiques désastreux imposés par le néolibéralisme , basés sur la marchandisation des biens communs de l’humanité, entraînent des inégalités croissantes parmi les populations tant au niveau mondial qu’à l’échelle du pays. Le désengagement des politiques et le maintien d’un système d’imposition injuste livrent les services publiques  [base de notre société républicaine] aux requins de la finance et bloquent ainsi l’accès aux droits les plus élémentaires pour un grand nombre de citoyens.
Les services publics sont les seuls outils qui permettent de réduire les inégalités. S’il existe des secteurs où l’état ne doit jouer aucun rôle, il y en a, en revanche, où le privé ne doit pas mettre le petit doigt : ce sont les services publics. 
Il ne peut y avoir de services publics  sans monopole d’état. Celui-ci passe par une redistribution des richesses, par un impôt juste et une économie keynésienne.
Il faut arrêter avec la  philosophie teintée « dans le meilleur des cas » de naïveté, mais le plus souvent  d’hypocrisie, consistant  à dire  qu’il est possible de déléguer à une entreprise une mission de services publics    - Le devoir d’une entreprise est de faire des bénéfices – le devoir d’une nation est de garantir l’égalité des droits aux citoyens – à la moindre  difficulté structurelle ou conjoncturelle, l’entreprise « escamote » systématiquement la mission de service public . L’exemple de la Poste et de France Télécom est probant.
Les services publics découlent de l’héritage humaniste du siècle des lumières relayé par nos grands hommes tels que VICTOR HUGO, JEAN JAURES, et tant d’autres, mis en pratique par les luttes ouvrières et le conseil national de la résistance.
Abandonner les services publics, c’est renier l’humanisme, la solidarité républicaine, c’est laisser aux générations futures une vie où tout est « marchandise » où tout est « marchandage », une vie où les inégalités créeront encore plus de pauvreté. Beaucoup de citoyens mourront faute d’argent pour se soigner, pour s’instruire, pour vivre une vie d’épanouissement, c’est laisser la place à la charité communautariste des religions.
Utilisons le contre exemple de la Poste , battons nous  pour maintenir et améliorer nos services publics . De notre détermination dépend l’héritage social que nous laisserons aux générations futures . 
 
                                                           ALAIN FUENTES 

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29 MAI 2005 : L’ANNIVERSAIRE OUBLIÉ.

31 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

29 MAI 2005 : L’ANNIVERSAIRE OUBLIÉ

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 30 mai 2012.



Le 29 mai 2005, 54,87% des Français rejetaient le « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » lors d’un référendum. Le 29 mai 2012, personne ou presque ne commémore l’évènement.

Les journaux n’en ont rien dit, ni sur leur Une, ni dans les pages intérieures. Silence, il n’y a plus rien à voir ! Le Figaro, Le Monde, Les Échos, L’Humanité sont muets. Ils le seront également le lendemain. Cependant, l’Union européenne et les turpitudes de sa monnaie unique sont en bonne place dans ces journaux. Le marsien qui débarquerait sur la Terre aurait une étrange impression du continent appelé « Europe ». Dans Le Monde, on apprend que douze Parlements nationaux, dont le Sénat français, ont adressé un « carton jaune » à la Commission européenne pour exprimer leur rejet de dispositions prises sur le droit de grève. La Commission européenne, en effet, ne veut pas reconnaître le droit de grève des travailleurs détachés d’un pays à l’autre. Nous apprenons également que les déclarations de Christine Lagarde, directrice générale du FMI, dénonçant les Grecs de ne pas payer leurs impôts, ont provoqué un « tollé » dans ce pays. Les Échos, à leur Une, affirment : « Brutale aggravation des finances de l’État espagnol ». À l’intérieur : « Les caisses de l’État grec se vident ». Dans L’Humanité, deux petits articles : « La sortie de route de Lagarde » et « Banques : la panique revient ».

Ce marsien se demanderait, en toute logique, pourquoi rester dans un système aussi médiocre. D’autant qu’une seconde information, qui pour l’instant n’a pas eu le temps d’être largement diffusée, montre que les Européens rejettent désormais l’euro de façon de plus en plus forte (étude menée par Pew Research Center, basé aux États-Unis).

L’euro minoritaire dans plusieurs pays

À la question « L’euro est-il une bonne ou une mauvaise chose », la réponse « une mauvaise chose » est majoritaire dans 3 des pays étudiés : Italie 44% (30% une « bonne chose ») ; France 40% (31% une « bonne chose ») ; Espagne 41% (37% une « bonne chose »). L’Allemagne et la Grèce, étrangement, se retrouvent avec des résultats très proches : 26% seulement des Grecs considèrent que l’euro est une « mauvaise chose » (46% pensent le contraire), et 31% des Allemands pensent que l’euro est une
« mauvaise chose » (44% pensent le contraire).

La demande de retour à la monnaie nationale reste minoritaire, mais la proportion des citoyens qui le souhaitent s’accroît : 40% en Italie, 36% en Espagne, 32% en Allemagne, 31% en France, 23% en Grèce.

Demain, s’il y avait un référendum sur la sortie de l’euro, si on se fie aux résultats de cette étude, il serait gagné en Italie, en France et en Espagne. Les peuples pourraient alors coopérer en toute liberté, en dehors de la camisole de force libérale qui les étreint depuis plus de dix ans.

Depuis le 29 mai 2005, de l’eau a passé sous les ponts

Les « nonistes » du Parti socialiste (Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli et ses amis) ont rejoint le gouvernement Hollande-Ayrault et n’invoquent plus les raisons du combat de 2005.

Les « nonistes » du reste de la gauche se sont divisés entre ceux qui soutiennent désormais la monnaie unique et ceux qui, fidèles au combat de 2005, la rejettent. Car le « non » au « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » - il ne faut pas l’oublier – était aussi un « non » à la monnaie unique. Car ce traité a gravé dans le marbre les politiques néolibérales, dont les politiques monétaires néolibérales.


 



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Qui est responsable des crimes en Syrie ? Par Nadia KHOST.

31 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Qui est responsable des crimes en Syrie ?


 Par Il y a un an seulement, les Syriens vivaient en sécurité. Ils ignoraient tout des armements qu’ils découvrent chaque fois que l’armée les saisit dans les cachettes des milices ou lorsqu’elles entrent depuis la Turquie ou le Liban. Ils n’avaient jamais vu les obus, les fusils et mitrailleuses de toutes sortes, les bombes assourdissantes, les obus anti-char, les revolvers, les appareils d’espionnage, les lunettes de vision nocturne, les charges explosives, les gilets pare-balles.
 

Maintenant, nous savons que la mort peut venir des bonbonnes de gaz, ou des galons d’huile ! Nous savons que chacun d’entre nous peut mourir dans une explosion ou lors d’une attaque des bandes armées si son nom figure sur leur liste des gens à abattre ! Malgré cela, le Conseil des Droits de l’Homme à Genève refuse de reconnaitre que ce qui se passe ici est l’assassinat de notre sécurité, l’abolition de notre rythme de vie. Et va chercher les accusés parmi les victimes ! Or, nous qui vivons en Syrie, et non dans un pays occidental, nous connaissons la vérité que l’Occident et ses institutions « humanitaires » ne veulent pas connaître.

Nous avons en tête deux images. L’image -passée une seule fois à la télévision syrienne- d’une famille à Baba Amro, près de la table dressée, dont tous les parents, enfants, oncles avaient était tués ; sur le mur, leurs assassins avaient écrit, avec le sang des victimes, le nom de la brigade qui avait commandité ce crime. L’autre image est celle d’une femme habitant à Douma, [une banlieue de Damas] qui racontait que les milices avaient conduit un jeune homme ligoté sur la place publique, pointé leur mitrailleuse, et obligé les gens à assister à son exécution. Et que le lendemain, ils en avaient tué d’autres, de la même manière. À la même époque, simultanément, Ayman et Fahd Arbini - en compagnie de Zaher Qweider d’Al-Qaïda - ont tiré des obus RPG sur l’église d’Arbin, [banlieue de Damas] et sur le collège islamique. Ces crimes ont eu lieu dans des zones sous contrôle des bandes armées. Dans quel projet s’inscrit ce terrorisme ? Qui est responsable de ces crimes ?

Un des criminels arrêtés à Baba Amro raconte - comme on raconte une histoire banale - qu’il a tué et violé des femmes. Que des cheikhs du conseil militaire lui avaient signifié par fatwa que le meurtre et le viol étaient licites. Ce n’est pas étonnant : les cheikhs wahhabites d’Arabie Saoudite qui appellent de leur tribune au Jihad contre le gouvernement syrien, ainsi que Kardawi, le cheikh d’Al-Jazeera, prononcent des fatwas légalisant l’assassinat d’alaouites, de chrétiens, de druzes et de sunnites favorables au gouvernement. Les bandes armées qui exécutent ces fatwas reçoivent de l’argent du Qatar et de l’Arabie Saoudite, ainsi que des drogues que l’armée syrienne confisque en quantités avec les armes. Faisaient partie du butin trouvé à Baba Amro : des armes et des devises occidentales et israéliennes, des passeports divers - parmi lesquels un « passeport pour le paradis » - du matériel de communication sophistiqué. Ces cheikhs ne connaissent pas la recommandation formulée, au début de l’Islam, par le Calife Omar bin el Khattab : « Ne tuez pas de femmes ni d’enfants ni de vieillards, ne coupez pas d’arbres, et laissez les moines dans leurs couvents. »

Ces fatwas expliqueraient pourquoi, le 7 mars 2012, un homme a raconté, sans peine ni remord, qu’il a tué cinquante hommes et violé des dizaines de femmes. C’est ce qu’on appelle communément de la conquête. Les bandes armées ont «  conquis » les femmes et l’argent des victimes, ont pillé les institutions publiques, volé les ambulances et les voitures des municipalités et des particuliers. Hier, un citoyen de Homs se plaignait d’un sniper qui avait conquis les rues qu’il contrôlait depuis le haut de sa terrasse. Parmi les tués, il y avait un enfant de 11 ans, Malek El Aktaa. L’objectif de ce terrorisme ? Briser la société syrienne, infliger des pertes à l’armée, morceler la Syrie, paralyser la production agricole, industrielle et artisanale. Bref, détruire la structure de l’État. Dans les quartiers qu’elles contrôlaient, les bandes armées ont empêché les enfants d’aller à l’école, les étudiants de se rendre à leur examens universitaires. Elles ont tué les ouvriers sur le chemin de leur usine, elles ont empêché les paysans d’aller semer sur leurs terres et les centrales électriques de s’approvisionner, elles ont assassiné des hommes d’affaires et des professeurs d’université. Elles ont détruit la vie là où elles se sont installées. Le 11 mars 2012, elles ont kidnappé le politicien Mosbah Al Chaar à Homs, et elles ont assassiné le champion de boxe Ghiath Tayfour à Alep, comme elles avaient assassiné un champion de natation et fait sauter un pont dans la région d’Al Ghab.

Le rapport de la Commission des observateurs arabes - qui ont visité les lieux où ces événements se sont produits et rencontré les victimes - a relevé que le mandat de la Ligue Arabe adressé à la Syrie ne mentionnait pas les bandes armées. Et que ces bandes attaquaient les civils et les institutions publiques et privées, obligeant l’armée régulière à riposter. La Ligue Arabe, dirigée aujourd’hui par le Qatar et l’Arabie Saoudite, s’attendait à ce que la Syrie refuse de recevoir la Commission des observateurs. Puis elle a imaginé que le rapport rédigé par les observateurs irait dans le sens de son projet de légaliser une intervention militaire. Mais l’atrocité des crimes, l’ardeur des victimes à exprimer leur douleur, et la conscience politique des Syriens, a permis aux honnêtes personnes de la Commission de transmettre la vérité. C’est pourquoi la Ligue Arabe a par la suite négligé le rapport et a exigé la démission du chef de mission, cet homme loyal [1] qui a refusé le chèque en blanc proposé par le Qatar.

Pourquoi donc les dirigeants occidentaux et les institutions internationales n’ont-ils pas adopté ce rapport rédigé par des spécialistes en sécurité et des militaires qui documentaient les évènements tels qu’ils se déroulaient sur le lieu même ? Ils ont préféré adopter ce que concocte l’ «  Organisation syrienne des droits de l’homme », basée à Londres ; une organisation représentée par un unique individu appartenant aux Frères musulmans, qui ne fait qu’inventer les « informations » diffusées à leur demande.

Le problème ne réside pas uniquement dans le fait que ces dirigeants occidentaux qui soutiennent la guerre contre la Syrie ne veulent pas savoir qui sont les véritables auteurs des crimes et des violations des droits de l’Homme. Le fond du problème est qu’ils exécutent une stratégie qui vise à détruire l’État Syrien. Ceci montre que les politiciens occidentaux sont devenus des vassaux aveugles du projet américano-sioniste ! Et que Sarkozy et Bernard Henri Lévy en France ont réussi à enterrer la politique de la France vis-à-vis des Arabes instaurée par De Gaulle. Lorsque nous entendons M. Alain Juppé, cela ne nous évoque nullement le Général De Gaulle. Nous avons plutôt l’impression d’entendre Oliva-Roget qui avait ordonné le bombardement de Damas en 1945 [2].C’est pourquoi, il nous semble que la lettre de M. Laulan à Juppé [3] - lui rappelant que la guerre contre la Syrie ne sert pas les intérêts de la France - suggère aussi que la dignité de la France suppose qu’elle ne soit pas la vassale du projet américano-sioniste.

Mettons donc de côté ces termes qui trahissent leur sens : « les droits de l’Homme, les révolutionnaires, l’armée syrienne libre, la défense des citoyens syriens ». Les dirigeants occidentaux doivent savoir que les « révolutions », supposent un programme politique national, que c’est la cause des hommes de grande envergure, penseurs et poètes. Une cause basée sur la loyauté à la Patrie, qui naît de cette Patrie ; et non pas une cause initiée par une décision extérieure. Comme l’histoire des luttes arabo-israéliennes est marquée par les guerres d’agression israéliennes, un des premiers principes des révolutionnaires patriotes est de ne pas recevoir d’aides ou d’armes israéliennes. Et de respecter les principes fondamentaux qui leur imposent de ne pas oublier que l’ennemi n’est pas la confession d’en face, mais que l’ennemi, l’agresseur c’est Israël, ainsi que l’impérialisme Occidental qui, lui, veille sur la sécurité d’Israël et se moque de celle des Arabes. Les dirigeants occidentaux savent ces vérités, mais ils consacrent leurs efforts au morcellement des pays arabes et à l’embargo contre l’Iran ; leur projet vise la Russie, la Chine, et les pays de l’ex-Union soviétique. Ils ont enfreint les lois internationales, leurs agents secrets se sont infiltrés à Homs, où ils ont dirigé la guerre de l’« Émirat islamique de Baba Amro », avec les bandes salafistes et Al-Qaïda ! Ils ont tenté par trois fois, au Conseil de Sécurité, d’autoriser l’ingérence en Syrie. Mais le fait que l’aviation israélienne bombarde Gaza, qu’elle ait tué, rien que le 10 mars, dix huit personnes dont des enfants, et que les colons israéliens détruisent les monuments palestiniens islamiques et chrétiens, et judaïsent la Jérusalem historique, tout cela n’a pas retenu leur attention.

Ces drames nous permettent de conclure que la politique occidentale ne reflète pas seulement un effondrement moral en adoptant le mensonge et les falsifications, mais aussi un effondrement politique et la cécité de la pensée. Cette politique conspire contre la Syrie. Un pays qui se distingue par un tissu social où se mêlent dans une unité nationale les religions, les confessions et les «  ethnies ». Un pays qui se distinguait il y a peu par une sécurité rarement rencontrée en Occident, et par une culture humaine fière de ce qu’ont apporté les grandes révolutions à l’humanité. Un pays qui traduit les œuvres de la littérature mondiale, qui écoute la musique classique comme il écoute la musique locale, et dont les femmes participent à la vie productive et publique que le peuple cherche à améliorer. La politique occidentale utilise dans sa guerre, la diplomatie, les médias, les organisations internationales, et les armes sophistiquées ; elle s’appuie sur des régimes despotiques qui n’ont pas de Constitution ni de Parlement, qui accueillent sur leur territoire des bases militaires états-uniennes, et qui tuent les manifestants à Bahreïn et à Qatif en Arabie Saoudite.

Comment expliquer la collaboration de l’Occident avec des combattants d’al-Qaïda qui sont sur les listes du terrorisme international, et que le Qatar et l’Arabie Saoudite financent pour leur guerre contre la Syrie ? Comment expliquer la feinte ignorance occidentale de la position des chrétiens syriens présents sur le devant de la scène pour défendre la structure sociale, et qui condamnent l’intervention occidentalo-sioniste ? Pourquoi l’Occident n’écoute-t-il pas le Patriarche maronite du Liban, mais encadre-t-il les bandes takfiristes qui assassinent les chrétiens syriens, et attaquent leurs monastères et églises, que les musulmans respectent et honorent ? Al Zawahiri [leader d’Al-Qaïda] a revendiqué les attentats de Damas et d’Alep par Al-Qaïda. Des rapports officiels témoignent de rencontres entre les services secrets français et britanniques avec les combattants libyens d’Al-Qaïda.Les Syriens ont appris que les services secrets français et britanniques se trouvaient à Baba Amro aux côtés des bandes d’Al-Qaïda. Leurs médias se sont abstenus de montrer à l’écran ces infiltrés étrangers, laissant ainsi refroidir la colère ressentie vis-à-vis de ce non respect occidental de la souveraineté syrienne. La sagesse syrienne a préféré la maîtrise de la situation à Baba Amro, à une telle exposition. Des centaines d’hommes armés se sont rendus à l’armée syrienne lorsque la protection occidentale s’est retirée. Ceci confirme la responsabilité de l’Occident dans les crimes que commettent les bandes armées. Et il ne s’agit pas uniquement des assassinats et des enlèvements, mais également de la destruction des équipements de base dont le peuple syrien paie le prix : l’explosion des oléoducs et des gazoducs, des pylônes électriques, des stations d’eau, l’incendie des écoles, la destruction des hôpitaux, le pillage des édifices publics [par les bandes armées].Nous affirmons donc que l’Occident se moque de la protection des chrétiens, des monastères et des églises, car les chrétiens sont patriotes, refusent l’ingérence et condamnent le complot occidentalo-sioniste, Il ne leur échappe pas que les prétendus « révolutionnaires » sont des bandes de criminels, et que les sanctions européennes visent à se venger du peuple syrien, dont les chrétiens sont partie intégrante. Bizarre que ces vérités ne parviennent pas aux ministères des affaires étrangères occidentaux ?

En tous cas les instructions données par l’opposition extérieure sont : ne regardez pas la télévision syrienne, ni la chaîne al-Dounia, ne votez pas pour la Constitution ! Il semble que Madame et Messieurs Clinton, Juppé et Cameron ne veuillent pas voir non plus les funérailles des milliers de soldats et officiers de l’armée que les bandes armées ont tué [4] ; ni voir les honneurs rendus à ces martyrs par les villageois. N’ont-ils pas vu non plus que des millions de Syriens ont envahi les places, manifestant ainsi leur avis à l’égard du complot de l’Occident sioniste contre la Syrie ? N’ont-ils pas vu le niveau de conscience politique qui distingue le peuple syrien ? N’ont-ils pas entendu la clameur des femmes, voilées ou pas, et leur refus de l’ingérence dans les affaires internes de la Syrie ? Ils ne le voient pas, car seul celui qui a la conscience éveillée, et qui est libre, peut être ému par les douleurs humaines, et apprécier la dignité nationale syrienne. Est-il concevable que les « défenseurs de la démocratie » n’aient pas remarqué que la nouvelle Constitution interdit les partis fondés sur une base religieuse ou ethnique, et qu’elle garantit le respect des libertés personnelles et religieuses ? Le grand débat national n’a-t-il pas été remarqué ? Dans quel autre pays un projet de Constitution a-t-il été débattu dans des meetings, dans les centres culturels, à l’université, à la télévision, dans des réunions ? J’ai vu un exemplaire de la Constitution entre les mains de collégiens et d’étudiants universitaires ; les gens ont exprimé leur avis, et devant le Parlement se sont manifestés les politiciens en désaccord avec l’article 3 [de la Constitution].

Mais la question n’est pas celle des droits de l’Homme car, si c’était le cas, MM. Juppé, Cameron et Mme Clinton auraient dû voir l’agression permanente dont est victime le peuple palestinien, et le mépris d’Israël à l’égard des décisions internationales qui interdisent la judaïsation de la terre occupée et la métamorphose de ses caractéristiques. Ils auraient dû condamner les crimes qu’a commis Israël au Liban, et méditer sur les violations des droits de l‘Homme en Libye. La « communauté internationale » aurait dû examiner les déclarations des officiels israéliens qui menacent de bombarder les installations nucléaires iraniennes, et les juger pour menaces de guerre. Mais la logique s’est évanouie. L’État d’Israël, qui possède des bombes atomiques, qui refuse de laisser visiter ses installations nucléaires, n’est pas condamné. L’Iran qui ne possède pas d’armes nucléaires, qui accepte de faire visiter ses installations nucléaires, est lui menacé par Israël. Tandis que l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique communique les noms des scientifiques iraniens, ce qui facilite leur assassinat…

On a vu le président Obama se tenir comme un écolier docile devant Netanyahou, garantissant le « droit d’Israël à assurer sa sécurité », (cette sécurité s’étendant d’Israël à l’Égypte, à la Lybie et à l’Iran !) et garantissant son engagement à assurer la suprématie militaire d’Israël. Nous avons ainsi vu, sur le plan symbolique, la concordance entre le projet occidental et le projet sioniste. C’est pourquoi, M. Juppé ne diffère guère de Mme Clinton. Son arrogance n’est pas sans rappeler celle d’un gouverneur pendant la période d’occupation. Ces événements ont permis de mettre une fois de plus en lumière l’influence sioniste au sein du parti communiste et du parti socialiste français. N’est-il pas ironique que Bernard Henri Lévy, le sioniste, se définisse comme socialiste ? Et qu’il cite Marx dans son livre sur ses missions dans l’invasion de la Lybie où il se déclare « fidèle à son judaïsme et son sionisme » ! Le parti communiste français n’a-t-il pas remarqué ce qu’est le système politique de l’Arabie et du Qatar, et ce que sont les bandes takfiristes utilisées dans la guerre contre la Syrie ? Il s’ensuit que l’Occident ne collabore plus qu’avec ceux qui ont des liens avec Israël et qui privilégient la sécurité de cette dernière, sur la sécurité nationale arabe. C’est pourquoi Basma Kodmani [5] a avoué qu’« Israël est une nécessité » ! Certains membres du Conseil d’Istanbul ont assuré qu’ils établiront des liens avec Israël. Dans cette concordance, s’inscrit la collaboration des services secrets israéliens, qataris, et saoudiens, ainsi que les bandes armées munies d’armes israéliennes découvertes dans des cachettes à Douma, dans la banlieue de Damas, et à Baba Amro. Ce Conseil, appuyé par Juppé et Clinton, a commis ce que le peuple Syrien ne pardonne pas : le fait d’avoir facilité l’ingérence étrangère politique et militaire en Syrie, d’avoir des liens avec Israël et le sionisme. Dans ce climat, l’Occident accuse les victimes des crimes qu’il a lui-même commis par le biais de ses bandes armées. Cela ne nous étonne pas qu’il voie AbdelKarim Belhaj, Al Mahdi Harati, Al Zawahiri, l’émir du Qatar, et le roi Saoudien comme autant de « révolutionnaires démocrates », et qu’il efface de sa mémoire Che Guevara et Manolis Glezos !

Est-il possible de changer la stratégie occidentale pour dissiper le danger d’un embrasement du proche Orient ? Le point lumineux est que des puissances ayant des stratégies différentes, essaient, avec force et courtoisie, de stabiliser les relations internationales ; ce sont de grandes puissances économiques avec des intérêts, une vision, et une structure. Le discours prononcé par Poutine le 10 février 2007 à la 43e Conférence sur la sécurité à Munich, ainsi que son dernier article, montrent que la Russie n’est plus le pays que l’Occident a sauvagement violé après l’effondrement de l’Union soviétique. Elle fait partie maintenant de l’union du BRICS, bien décidée à l’établissement de nouvelles relations internationales. Dans cette union, beaucoup de peuples voient la libération du joug du monde unipolaire, la sortie du chaos, et du déni du droit humain et international. Nous lisons l’espoir dans l’appel de Theodorakis qui indique la Russie pour sortir de la crise. Son appel « La vérité sur la Grèce » [6] dénonce la stratégie dessinée par le FMI : « ce n’est plus l’État-nation qui fait le progrès mais les banques ». Il faut mettre cela dans une autre expression : « ce sont les banques et la guerre qui fabriquent la misère des peuples et qui tuent les identités nationales ». En témoigne la parole de Sarkozy à la délégation du Conseil de transition Libyen : « nous devons apprendre au peuple grec à vivre ». Les banques occidentales non seulement dépouillent les peuples, mais elles les humilient. Que n’avions nous pas découvert plus tôt que la Russie, la Chine, l’Iran le Brésil, l’Afrique du Sud, et l’Amérique Latine, sont des espaces humains et économiques, remplaçant l’Occident !

Le sang des victimes avec lequel les Libyens d’Al-Qaïda ont écrit sur le mur de la famille assassinée, « de Misrata nous sommes venus pour libérer la Syrie », et les décombres de Baba Amro -là où les services secrets français et britanniques ont dirigé la guerre- dessinent un tableau réunissant Al-Qaïda, les cheikhs despotiques du pétrole (qui interdisent à la femme de conduire), les bandes de mercenaires, les dirigeants occidentaux, les services secrets occidentaux, les régimes coupeurs de têtes saoudiens, et l’opportuniste qatari. Un tableau très significatif, qui ne permet pas à ceux-là de donner aux Syriens des leçons sur les droits de l’Homme ou sur la démocratie ! Mais qui impose de juger les dirigeants de l’Occident et du Golfe qui ont planifié et financé les crimes en Syrie !

Dr Nadia KHOST
Damas, 11 mars 2012
Traduit de l’arabe par Anis El ABED

SOURCE : http://www.silviacattori.net/article2975.html

Texte original en arabe : http://www.silviacattori.net/article2970.html

Dr Nadia Khost, écrivaine syrienne — auteur de nombreux ouvrages, d’essais, et de nouvelles portant sur l’histoire, l’architecture, la conservation et la protection du patrimoine de la Civilisation Arabe — vit à Damas.

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Union Européenne. La Dictature Des Usuriers Goldman Sachs Deutsche Bank - La Grèce Ruinée, Israël Veut La Piller

31 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Union Européenne

La Dictature Des Usuriers Goldman Sachs Deutsche Bank -

La Grèce Ruinée Israël Veut La Piller

Actuellement ce sont les usuriers qui font la pluie et le beau temps sur la scène politico économique internationale avec en ligne de front une « sainte alliance » Goldman Sachs* Deutsches Bank * qui se permettent de spéculer sur les emprunts des états nations pour les ruiner comme c’est le cas avec la Grèce que le régime sioniste se propose de piller.



La Dictature Des Usuriers Goldman Sachs Deutsche Bank - La Grèce Ruinée Israël Veut La Piller

 

La dérèglementation de la finance a permis le renouveau d’une époque hautement spéculative de l’usurier roi époque qu’on croyait révolue grâce à une moralisation du monde des affaires.

Lors de la crise de 2008 une commission d’enquête bipartite du Sénat américain a rendu un verdict sans appel pointant du doigt les coupables de cette crise et tout particulièrement la banque d’affaires Goldman Sachs* et sa consœur allemande Deutsche Bank*.

Cette commission a notamment souligné l’échec des régulateurs et des agences de notation restés silencieux face aux activités mondialement nocives du système de l’économie spéculative des usuriers.

Elle a rappelé que « la crise n’était pas une catastrophe naturelle, mais le résultat de produits financiers complexes et à haut risque », « de conflits d’intérêts tenus secrets et de l’échec des régulateurs, des agences de notation et du marché lui-même à brider les excès de Wall Street ».

La commission d’enquête a tout particulièrement pris pour cible Goldman Sachs lui reprochant d’avoir sciemment choisi de spéculer au détriment de ses propres clients. En 2007 Goldman Sachs avait vendu des produits financiers complexes, des CDO, tout en dissimulant les positions qu’elle prenait en pariant sur la chute de ces produits qu’elle avait pourtant elle-même confectionnés. Des paris qui ont rapporté à la banque plus de 3,7 milliards de dollars de profits.

La commission a fait les mêmes reproches à Deutsche Bank qui s’apprête en pleine élection présidentielle française à lancer des produits spéculatifs sur la dette de la France avec probablement en arrière pensée de faire ce que Goldman Sachs avait fait en 2008.

Si la zone euro s’écroule la Deutsche Bank et par conséquent l’économie allemande seront les deux grands perdants la Deutsche Bank parce qu’elle détient une grande partie des dettes des états européens et l’Allemagne dont le commerce extérieur dépend à plus de 60% des échanges avec les pays de l’UE.

C’est ce même usurier Goldman Sachs « conseiller« financier du gouvernement grec lorsque la Grèce a décidé de rejoindre la zone euro qui est à l’origine de l’effondrement de l’économie de ce pays également à cause des méthodes dissimulatrices et spéculatives employées.

*Goldman Sachs : Fondée par un homme d’affaires juif allemand Marcus Goldman ayant émigré aux Etats Unis en 1848. Usurier inventif, il a été le pionnier des émissions de bons d’emprunt plus faciles et plus rapides à utiliser que l’argent. Il s’est associé à son gendre, Samuel Sachs né dans le Maryland dans une famille juive ayant émigré aux US venant de Bavière. Sous l’impulsion de Sachs la banque d’usure a développé l’émission d’actions permettant aux jeunes entreprises de lever des fonds d’investissement. Jouant sur les deux tableaux, emprunts et investissements, Goldman Sachs s’est aussi lancé sur les marchés spéculatifs et les marchés de taux changes et actions pour venir l’une des plus grosses banques d’affaires de Wall Street avec les responsabilités que l’on connaît dans les dernières crises financières au même titre que sa consoeur allemande la Deutsche Bank.

*Deutsches Bank :

Créée en 1870 à Berlin pour assister les entreprises allemandes, notamment Siemens, dans leur expansion internationale par Ludwig Bamberger né dans une famille de banquiers juifs. Lui-même banquier et politicien allemand de renom il est considéré comme un des plus importants représentants de l'Allemagne libérale de son époque. Il a participé à la fondation de la Reichsbank et s’est largement impliqué dans la Münzreform et le Deutsche Mark.

La Deutsche Bank est aujourd'hui présente dans plus de 75 pays dont les Etats Unis. Elle est la banque étrangère N°1 en Italie et N°2 en Espagne. Un bureau de représentation à Paris a été ouvert en 1970, transformé en succursale de Deutsche Bank AG en 1977. Elle est considérée comme l’un des acteurs majeurs de la place de Paris sur les marchés de taux changes et actions.

L’actuel pdg de Deutsche Bank depuis 2006 Joseph Ackermann est un homme d´affaire juif suisse. Il est aussi membre du comité de direction du groupe Bilderberg et vice-président de la Foundation Board du World Economic Forum. Il fréquente certaines soirées de Gala où on retrouve Nicolas Sarkozy dont celle de la Fondation Appel de la Conscience du rabbin Arthur Schneier US et un article du Monde intitulé « Josef Ackermann, le pompier pyromane » fait de lui un portrait de «banquier avide» peu flatteur.

En décembre 2010, la Deutsche Bank a été condamnée à verser une amende de 553,6 millions de dollars (423 millions d'euros) pour avoir aidé des clients à frauder le fisc américain. Les montages incriminés ont été mis en place entre 1996 et 2002. Selon les autorités américaines, ils ont permis à de riches contribuables de ne pas payer 5,9 milliards de dollars d'impôts sur le revenu

Première banque européenne par la taille du bilan devançant BNP Paribas Avec 2 164 milliards d'euros d'actifs sur son bilan - c'est plus que le PIB de la France -, en hausse de 13 %, Deutsche Bank a supplanté BNP Paribas, et ses 1965 milliards (en recul de 2 %).

Deutsche Bank a surfé sur l'excellente perception dont bénéficie l'Allemagne, le «Bund» étant considéré comme la valeur refuge avec les bons du Trésor américain. Cela coûte plus cher de s'assurer contre un risque de défaut de la France que contre un risque de défaut de Deutsche Bank…

La Grèce Ruinée Israël Veut La Piller

La responsabilité de Goldman Sachs dans la faillite de l’état grec n’est plus à démontrer ni sa propension à spéculer sur les résultats de cette faillite.

Israël profitant de l’état de faiblesse de la Grèce s’est empressé de conclure un accord de coopération militaire permettant à son aviation de s’entrainer à une attaque contre l’Iran (Israël doit utiliser l’espace aérien d’un pays « ami » car le sien manque de profondeur). Mais ce n’est pas tout.

Dans le cadre des mesures d’austérité décidée par le gouvernement grec on compte plusieurs projets de privatisation. Ainsi 35% des parts du géant pétrolier Hellenic Petroleum seraient à vendre de même que 29% d’OPAP , 4ème et 3ème plus importantes compagnies cotées en bourse.

Le responsable du l’agence pour la privatisation, Costas Mitropoulos, s’est rendu récemment en Israël pour faire la promotion des biens publics grecs à vendre. Il a confié aux journalistes israéliens que le gouvernement grec offrait aux investisseurs de prendre des parts dans :

12 ports, 34 aéroports, plusieurs projets de développement dont une autoroute de 650Km reliant un port de l’Ouest de la Grèce à la Turquie.

Costas Mitropoulos qui espère lever 20 milliards d’euros d’ici 2015 et 50 milliards pour 2020 - pour l’instant la Grèce a empoché 1.6 million d’euros en vendant des franchises de jeux et de tel portable - en cédant des parts de ces biens publics a dit que des investisseurs israéliens ont déjà manifesté de l’intérêt pour ces privatisations.

Un groupe israélien serait prêt à investir dans la compagnie gazière, DEPA, et deux autres sociétés israéliennes sont également intéressées dans l’énorme projet de développement de l’ancien aéroport international d’Athènes. Ce projet est estimé à 5.5 milliards de dollars.

Autres projets de privatisation qui intéresse les investisseurs israéliens, les sociétés de fourniture d’eau et d'assainissement des villes d’Athènes et Thessalonique de même que la privatisation des systèmes de défense grecs. Le lancement des opérations de privatisation devrait se faire durant de premier quart de l’année.

On peut quand même s’interroger sur le fait qu’Israël qui n’a rien déboursé pour venir en aide au gouvernement grec - l’aide au gouvernement grec a accru l’endettement de la France de 15 milliards d’euros d’ici à 2014 - puisse ainsi bénéficier par l’entremise de ses entreprises de ces privatisations résultats des malversations de Goldman Sachs Deutsche Bank et consorts leurs complices au sein du gouvernement grec.
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Entendu sur I-Télé : de la Syrie comme élément de la fierté nationale russe

30 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Il est bon pour bien prendre le pouls du système de s'astreindre à l'audition, si pénible que ce soit, d'une de ses expressions médiatiques les plus représentatives. En ce jour d'expulsion de diplomates syriens et de demi-menaces hollando-fabiusiennes, notre choix s'est porté, comme souvent, sur I-Télé chaîne d'info continue de Canal+ et comme telle parfaite expression de l'idéologie très dominante, gauchiste (sur les questions dites "de société") et néo-conservatrices (pour la politique étrangère). Et au sein de la rédaction de [...]


Entendu sur I-Télé : de la Syrie comme élément de la fierté nationale russe

Par Louis Denghien,


 

En Tchétchénie, Poutine a pris la mesure de ce qu'était le djihadisme islamiste. Et il ne l'a pas oublié dans sa gestion de la crise syrienne

Il est bon pour bien prendre le pouls du système de s’astreindre à l’audition, si pénible que ce soit, d’une de ses expressions médiatiques les plus représentatives. En ce jour d’expulsion de diplomates syriens et de demi-menaces hollando-fabiusiennes, notre choix s’est porté, comme souvent, sur I-Télé chaîne d’info continue de Canal+ et comme telle parfaite expression de l’idéologie très dominante, gauchiste (sur les questions dites « de société« ) et néo-conservatrices (pour la politique étrangère). Et au sein de la rédaction de cette « chaîne-étalon » de la bien-pensance branchée, on sélectionnera tout naturellement une fois de plus Olivier Ravanello, déjà distingué par Infosyrie pour sa désinformation de qualité. Eh bien, si formaté soit-il,  notre journaliste n’est pas si bête !

La frontière syrienne de la Russie

Mardi soir donc, peu avant le journal de 21 heures, Ravanello planchait sur les décisions de Hollande et l’entretien accordé par Fabius au Monde. Eh bien, en dépit des menaces directes ou détournées de l’un et ce l’autre à l’égard de la Syrie souveraine, O. Ravanello ne semblait pourtant pas satisfait et encore moins enthousiaste. Pourquoi ? Toujours la même chose : la Russie et Poutine. Poutine que Hollande doit accueillir vendredi et qu’il espère convaincre de lâcher du lest sur la Syrie et même carrément de lâcher Bachar. Or, estime note spécialiste-maison, c’est peine perdue : outre que les Russes ont les intérêts économiques et militaires et stratégiques que l’on sait en Syrie, ils ont les mêmes ennemis que Bachar et ses amis : l’extrémisme islamiste – dont la version al-QaIda – que Poutine a su éradiquer à peu près en Tchétchénie. Évidemment pas par des concessions et encore moins par un dialogue, mais par la force, le seul langage qu’aient jamais compris les fous et guerriers de Dieu. Ravanello voit dans ce regard de Poutine sur le terrorisme un facteur puissant de connivence avec Bachar al-Assad. Et ce n’est pas si mal vu.

Mais Ravanello décèle un autre ressort, tout aussi profond et qui n’a rien à voir lui non plus avec les intérêts économiques dont on nous rebat les oreilles, au soutien russe à la Syrie telle qu’elle est : l’orgueil national russe. À partir de la chute de l’URSS, à l’orée des années 90, nombre de Russes, dont Poutine alors officier des services de renseignement, ont douloureusement vécu la fin de l’Empire et la dislocation de la société sous les coups de l’ultra-libéralisme de l’ivrogne pro-occidental Eltsine, succédant au libéral-communiste Gorbatchev, premier fossoyeur de la grandeur russo-soviétique. D’autant que dans le même temps, l’impérialisme américain a cessé de n’être qu’une figure de rhétorique marxiste-léniniste, de l’Irak à la Yougoslavie, en passant par les « révolutions oranges » ukrainienne, géorgienne, ou l’avancée de l’OTAN jusque dans les pays baltes !

Tout le monde le sait, la montée en puissance de Poutine, à compter du troisième millénaire, s’explique essentiellement par cette dimension bonapartiste du personnage, sa volonté de restaurer la puissance et la prospérité de la Grande Russie. Et au Proche-Orient, le maintien et la reconquête du rayonnement russe passe d’abord par la Syrie. Si Poutine perd la Syrie, il perd le prestige gagné en Tchétchénie, en Géorgie, face à l’OTAN à qui il a barré la route de l’Ukraine. La Syrie ne doit donc devenir à aucun prix un nouvel Irak, ni surtout une nouvelle Libye, un cas de figure géopolitique resté en travers de la gorge des Russes – et des Chinois. Voilà pourquoi Olivier Ravanello souhaite « bien du plaisir » à François Hollande avec Vladimir Poutine.

Des sanctions comme pousses au crime

Tout de même Ravanello veut quand même terminer sur une note d’espoir atlantiste : ça nous vaut un assez long développement sur les sanctions dont il assure qu’elles ont quand même un impact. Sur le peuple privé de mazout et de travail ? Non, non, sur les riches amis et complices de Bachar de plus en plus marris de voir leurs avoirs bloqués et leurs visas pour Londres et Paris supprimés. Ravanello voit là un facteur bienvenu  de tension interne au sommet de l’appareil économique syrien, avec les oligarques qui pourraient être tentés de lâcher Bachar pour recouvrer leurs privilèges.

Et puis, explique l’homme d’I-Télé, il y a aussi la menace de saisine de la Cour pénale internationale évoquée par Fabius aujourd’hui dans Le Monde,e t qui vise plutôt les hauts-cadres militaires du régime. Et là Ravanello « lâche le morceau » : on espère, dans les chancelleries d’Occident, que cette épée de Damoclès incitera les généraux à régler eux-même le problème Bachar, à faire « le sale boulot » pour reprendre l’expression de Ravanello. Comme on dit : cela va sans dire mais ça va mieux le disant ! Grâce à Olivier Ravanello d’I-Télé, nous avons confirmation que les chancelleries occidentales, du moins les plus « concernées » d’entre elles, ont à la bouche les mot de Martin Luther King, mais ne répugnent pas aux méthodes de Machiavel pour atteindre les objectifs de Big Brother. Après tout c’est ça la grande diplomatie impériale. Mais elle risque de se heurter à une autre !

 

Celui qui fut un jeune officier du KGB n'a pas oublié que les Américains sont des adversaires naturels de la grandeur et de la prospérité russes. Et celui qui est aujourd'hui le président de la Russie sait qu'une partie de cette grandeur se joue en Syrie !

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Le retour du grand vautour.Il ne manqua it que sa "grande voix" dans le concert d'hystérie anti-syrienne.. Bernad Henri Lévy.

30 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Il ne manqua it que sa "grande voix" dans le concert d'hystérie anti-syrienne.. Bernad Henri Lévy, flairant l'odeur du sang arabe, repart sur le sentier de la guerre. Frustré de sa guerre contre la Syrie depuis trop longtemps, l'inititiateur de la guerre conte la Libye vient d"écrire une lettre, pas vraiment privée, à François Hollande, l'adjurant de mette en oeuvre, avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Ligue arabe et la Turquie, une stratégie "allant au-delà d'un soutien sans faille à la [...]



Le retour du grand vautour

Par Louis Denghien,



Hollande est un politique aligné mais prudent : les espérances guerrières de BHL risquent d'être déçues

Il ne manquait que sa « grande voix » dans le concert d’hystérie anti-syrienne.. Bernad Henri Lévy, flairant l’odeur du sang arabe, repart sur le sentier de la guerre. Frustré de sa guerre contre la Syrie depuis trop longtemps, l’inititiateur de la guerre conte la Libye vient d »écrire une lettre, pas vraiment privée, à François Hollande, l’adjurant de mette en oeuvre, avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Ligue arabe et la Turquie, une stratégie « allant au-delà d’un soutien sans faille à la mission Annan ». Traduit de l’idiome ou de la langue de bois précieux de BHL, ça signifie « Quand est-ce qu’on bombarde la Syrie, en attendant mieux ? » Mais nos lecteurs avaient rectifié d’eux-mêmes !

BHL plus compromettant qu’influent

Nos lecteurs en sont également conscients, BHL a une certaine capacité de nuisance, il l’a démontré à hauteur de milliers de morts libyens, ayant contribué, et il s’en vante assez, à transformer un début de guerre civile en putsch sanglant appuyé par des mois de bombardements de l’OTAN comme on en avait plus vus depuis les « plus beaux » jours des guerres atlantistes contre l’Irak et la Yougoslavie. Pour tenter de convaincre Hollande de remettre ça le plus vite possible en Syrie, l’agent d’influence américano-israélien de passeport et de résidence français active ses réseaux, et sa lettre paraîtra in extenso dans Le Point en France, et ailleurs dans Il Corriere della Sera, El Pais, Die Welt, Espressen, ou encore The Huffington Post, soit un panel représentatif de la grande presse internationale et alignée sur le néoconservatisme.

Avec les effets de manche virtuels dont il est familier, le sous-Malraux qu’est BHL dit qu’il est aussi important de sauver un  peuple que de sauver l’euro. Un peuple, quel peuple ? Sûrement pas le peuple syrien réel, dans sa majorité hostile aux fanatiques islamistes téléguidés par Ryad et Doha, ainsi qu’aux politiciens exilés manipulés par Washington, Paris, Londres et Ankara. Mais BHL, il l’a assez écrit, n’aime pas les peuples ancrés culturellement et historiquement, il ne se réfère qu’à des peuples virtuels censés se définir par des concepts abstraits et « républicains ». Enfin, il fait quand même une notable exception pour Israël dont le peuple doit être très concrètement et démographiquement juif, mais ça aussi nos lecteurs, et presque tout le monde, le savent, alors passons. Certes, il faut sauver le peuple syrien, de malfaiteurs comme BHL.

Cette dernière initiative de cet imposteur archétypal sera accueillie par le mépris ou la colère des honnêtes hommes de gauche, du centre et de droite, d’Orient et d’Occident. Mais quelle peut-être son influence auprès du nouveau pouvoir français. ? Équivalente à rien, à notre avis. La personnalité de BHL est quand même trop sujette à caution – on va dire ça comme ça – pour que Hollande, qui veut bien prendre les postures symboliques qu’exige son créneau politique bobo, accepte de lier ou pire de soumettre sa diplomatie aux injonctions de l’histrion sioniste. Quant à Fabius, il a en dépit de tout une trop haute opinion de lui-même pour accepter de reprendre le rôle de Juppé l’année dernière dans la crise libyenne, le super-diplomate de Sarkozy ayant dû accepter la guerre que BHL avait « vendue » à l’impressionnable et hystérique président Sarkozy.

Il devient de toute façon, et ce en dépit de l’abondance et de l’habileté des propagandes produites à cet effet, de « vendre » une guerre, même griffée « humanitaire », aux opinions occidentales, préoccupées à juste titre d’angoisses et d’espérances économiques plus immédiates, mais aussi vaccinées par les sanglantes escroqueries de deux guerres contre l’Irak, une guerre contre la Yougoslavie, un guerre – pas forcément terminée -  en Libye donc, plus une guerre elle achevée dans la confusion  et la défaite en Afghanistan. C’est pourquoi, à notre avis, le tandem Hollande/Fabius classera sans suite la lettre de BHL.

Au fond c’est Poutine que Lévy devrait d’abord convaincre, mais il en a fait un autre Bachar ! L’enfant pourri de l’intelligentsia française n’a pas fini de trépigner.

 

 

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Conférence sur les services publics et les contrats de travail à Nice, jeudi 7 juin 2012 ...par Cnr Résistance.

30 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Conférence sur les services publics et les contrats de travail à Nice ,

 jeudi 7 juin 2012 ...

L’association «Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » organise une conférence sur « les services publics et le droit du travail ».

 

La conférence animée par Jacques COTTA, aura lieu le jeudi 7 juin 2012 de 18h 30 à 21h, dans l’amphithéâtre de la « Maison des Associations » de la place Garibaldi à Nice.

 

 

Avec la crise économique qui n’en finit plus, le marché de l’emploi n’a jamais été aussi incertain et le statut des employés précaire. Dans le privé, les contrats de courte durée (CDD, intérim ou intermittence) sont plébiscités par les entreprises car ils permettent de réduire les effectifs du jour au lendemain.

 

Dans le secteur public, les fonctionnaires sont également fragilisés, avec la remise en question de leur statut.

 

À l’heure du combat contre la dette souveraine, les intérêts financiers finissent par l’emporter sur les conditions d’emploi des salariés. Les salaires sont à la baisse, les retraites et plus généralement la protection sociale sont attaqués.

C’est tout notre édifice social qui est en voie d’explosion.

 

Peut-on éviter cette précarité et les drames humains qu’elle provoque ?

Quelles décisions prendre ?

Comment sauver et développer les acquis sociaux qui concernent des millions de Français ?

 

Jacques COTTA illustre son analyse par des exemples concrets issus de son enquête dans de nombreuses entreprises françaises.  

La fameuse « Règle d’or »  élaborée en mars 2012 par Nicolas Sarkozy et Angéla Merkel a pour objectif d’imposer la rigueur à tous les états signataires. Le volet croissance que la France veut valider, risque d’être insuffisant pour protéger nos services publics. Il est déjà prévu que la flexibilité de l’emploi deviendra la norme.

Seul le CDD sera proposé. La précarité sera généralisée. Peut-être que la force de persuasion du nouveau gouvernement permettra d’éviter ces régressions. Mais l’implication citoyenne forte est un appui incontestable pour un gouvernement progressiste. C’est pourquoi  la conférence proposée apportera une information sur ces sujets brûlants.

 

 

 

"La vocation des services publics, ce n'est pas la rentabilité!"

 

 

Jacques COTTA, journaliste et écrivain, a réalisé de nombreux films d’investigation dont «Front National, la nébuleuse » (7 d’or). En charge de la série de documentaires « Dans le secret de… » Sur France2.  Il est notamment l’auteur de « 7 millions de travailleurs pauvres », « La face cachée des temps modernes » (Fayard, 2006), « Riches et presque décomplexés » (Fayard, 2008), « Qui veut la peau des services publics ?» (2011) et « Un CDD sinon rien » (2012).  

 

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » en collaboration avec  « La Librairie Masséna » proposera ces livres à la vente.

 

 

 

L e s  s e r v i c e s    p u b l i c s .   U n  e n j e u  d e  s o c i é t é .

 

Les services publics sont le seul patrimoine de ceux qui n’en ont aucun.

Les services publics garantissent l’exercice des droits fondamentaux.

Les services publics permettent la répartition des coûts sans avoir à verser des dividendes aux actionnaires.

Les services publics ont un principe : « Celui qui peut le plus participe le plus à travers l’impôt sur le revenu, sur la fortune ou sur les sociétés et tout un chacun a accès aux prestations selon ses besoins ».

Retenons ! La garantie du droit individuel est indissociable de l’intérêt général.

Retenons ! Une entreprise privée n’est pas chargée des intérêts collectifs mais des siens propres.

 

Les services publics sont l’outil essentiel que se donne la puissance publique.

 

L'Etat Républicain est le garant de l'égalité de traitement en tous les points du territoire national.

Des services publics performants permettent, par le système de péréquation, d'assurer concrètement ce principe D'EGALITE inscrit au fronton des mairies. C'est ce qui définit notre vivre ensemble.

 

Pour que cela soit économiquement viable, il faut que les entreprises publiques et les services publics soient en situation de monopole afin de ne pas gaspiller des moyens en marketing ou en publicité.

 

Nous voyons ainsi apparaître deux logiques antinomiques, d'un côté la solidarité et de l'autre la concurrence.

 

A l'heure où la grande crise économique, politique, écologique, sociale et morale frappe de plein fouet notre quotidien.

 

A l'heure où les licenciements économiques et boursiers n'ont jamais été aussi nombreux.

 

A l'heure où la rémunération du capital et l'emprise de la finance internationale sont une

véritable insulte au bon sens et au degré d'humanité que chaque individu normalement constitué doit

avoir.

 

A l’heure où les délocalisations et la croissance programmée du chômage sont prévisibles, face à toutes les régressions annoncées nous avons besoin d'une réponse coordonnée au niveau national.

 

Le TSCG (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Unioneuropéenne), aussi appelé traité de « la règle d’or ».

 

 

Le 2 mars 2012, Nicolas Sarkozy, Angéla Merkel et 25 chefs d’Etat ont signé un nouveau traité européen. 

Ce traité constitue une attaque féroce contre la démocratie et la souveraineté nationale : obligation constitutionnelle de plans d'austérité, abandon de la souveraineté budgétaire des États, contraints de se soumettre aux critères européens, interventions d'émissaires européens non élus dans les décisions nationales.

S’il était adopté, l’article 5 du traité imposerait par exemple, dès 2013, au prochain gouvernement quelqu’il soit, de faire plus de 80 milliards d’euros d’économie, cela signifierait pour nous l’accélération de plans d’austérité sur le modèle de la Grèce ou de l’Espagne.

 

Pour entrer en vigueur, le TSCG devrait être soumis à ratification en France dans les prochaines semaines. Tous ensemble résistons aux assauts du marché.

 

Dans la logique ultralibérale mise en avant :La flexibilité du marché du travail, avec son corollaire, la fin du CDI, doit s’appliquer rapidement en France.

 

L’objectif n’est ni plus ni moins que le démantèlement du droit du travail. Les lois du marché, gravées dans le marbre du traité de Lisbonne, vont imposer au peuple français ce qu’il a rejeté en 2005. Le droit de travailler ne sera qu’un artifice peu contraignant pour masquer les destructions prévisibles. La fameuse directive service, mieux connue sous l’appellation : La directive Bolkestein, va permettre de détruire les acquis sociaux sous le fallacieux prétexte de réduction des coûts.

 

Jacques Cotta, dans ses deux derniers livres.

Il aborde ces sujets qui se posent à nous avec une brûlante actualité. La conférence qu’il donnera le 7juin à Nice a pour but d’informer sur ces questions majeures. Il faut être armé pour affronter lesrégressions à venir, les plans de licenciements boursiers, les délocalisations, l’explosion du chômage,nécessitent une bonne connaissance théorique pour essayer d’infléchir le cours de l’histoire.Essayons de lever la tête pour remettre la dimension humaniste au coeur du débat.

Comme l’indique une citation bien connue : "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ".

Pensons aussi à l’effet Dracula. En effet si le célèbre vampire est en pleine lumière, il n’ad’autre choix que de se terrer dans un trou noir, il ne supporte pas la lumière

 

Le principe de Résistance.

A la fin de la seconde guerre mondiale il n'y avait plus rien.

Pourtant, « ils » ont affirmé et imposé à travers l’état social et au service de l’intérêt général :Les services publics, leviers essentiels pour garantir le principe d’égalité. C’était: Le Programme du Conseil National de la Résistance!

 

Dans le préambule de la constitution de 1946 se trouve la phrase suivante, reprise dans la constitution de 1958 :

« Tout bien dont l’exploitation a le caractère d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité ».

 

Dans l’entreprise, le principe d’égalité se traduit concrètement par le droit du travail encadré par la loi.

En 2012 tout ceci ne serait plus possible… ?

 

Les enjeux sont considérables, ils dépassent les choix de société et touchent les choix de civilisation

 

Dans la période trouble que nous vivons, il est important de connaître le dessous des cartes.

Connaître la dangerosité du TSGC appelé aussi « La règle d’or », est important pour éviter le démantèlement de notre modèle social.

 

Venez nombreux vous informer et participer au débat.

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En Grèce, les malfrats déguisent leurs assassinats en suicide.

30 Mai 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Les malfrats déguisent leurs assassinats en suicide

Antonis Perris, musicien, avait soixante ans. Sa mère, quatre-ving dix.

Des témoins les ont vus, la main dans la main, se jeter du toit d’un immeuble de cinq étages dans le quartier de Metaxourgeio à Athènes.

La vieille dame, dont le fils s’occupait, était atteinte de la maladie d’Alzheimer et n’était pas prise en charge par le système de santé. Sa retraite, seule ressource des deux victimes, était passée de 600 à 340 euros par mois. Sur son blog, le fils avait écrit « Je n’ai même plus assez d’argent pour assurer nos repas ».

La presse (placide) : « 40% de suicides en plus en Grèce depuis la crise ».

Le mot suicide est inapproprié et tout lecteur du Grand Soir sait qui a poussé dans le dos Antonis Perris et sa mère.

Théophraste R. (qui, parfois, a du mal à persifler).

PS. Merci au lecteur qui nous a signalé l’info en commentaire d’un article. Parce que, si on avait compté sur nos confrères...

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