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Le blog de Lucien PONS

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Ukraine, FLASH ! CENTRALE NUCLÉAIRE EN FEU! Par Erwan Castel

30 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #La Russie

FLASH ! CENTRALE NUCLÉAIRE EN FEU

Hier soir, un nouvel incident grave s'est produit dans une centrale nucléaire ukrainienne, cette fois à Rivne (Nord Ouest du pays près des frontières Biélorussie et polonaises)

Le parc nucléaire ukrainien de fabrication soviétique est aujourd'hui à bout de souffle et régulièrement des incidents graves entraînent des arrêts d'urgence de réacteurs nucléaires comme par exemple dans la centrale de Zaporodge.

Et la situation du nucléaire civil ukrainien est en plus aggravée par des décisions cupides et stupides du pouvoir russophobe de Kiev comme celle d'alimenter ses centrales soviétiques avec du combustible américain non compatible.

(Sur le nucléaire civil ukrainien voir les articles au lien suivant : http://alawata-rebellion.blogspot.com/…/Nucl%C3%A9aire%20ci…)

Même si pour cet incident de Rivne les "autorités" ukrainiennes se veulent rassurantes (mais on a bien appris en 5 ans à ne pas leur faire confiance), depuis que le Maïdan a plongé ce pays dans un chaos socio-économique sans précédent, l'ombre de Tchernobyl plane a nouveau au dessus de l'Ukraine mais aussi de l'Europe !

Si la guerre du Donbass ne semble pas atteindre l'égocentrisme individualiste des occidentaux, peut être qu'une nouvelle menace radioactive (ce que je ne souhaite pas voir arriver bien sûr!) leur rappellera que le sort de l'Ukraine, prisonnière du vampirisme étasunien, les concerne également !

Erwan Castel

Merci à Guillaume Lopez pour l'information.

Photo : centrale nucleaire de Rivne le 28 avril soir.

L’image contient peut-être : ciel, nuit et plein air
 
 
 
 
 
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(PHOTOS) Village de Kominternovo : « Même le ciel ne veut pas de nous ». Par Svetlana Kissiléva.

8 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ukraine, #Europe supranationale, #La Russie

6 avril
 

Le village de Kominternovo est situé sur le front sud de la République populaire de Donetsk dans la « zone tampon » définie par les accords de Minsk qui sépare les forces républicaines et les forces ukrainiennes loyalistes. Ces dernières la bombardent constamment en dépit du cessez-le-feu.

La route qui y mène de Novoazovsk traverse le champ des éoliennes préservées des bombardement ukrainiennes : « Elles valent 1 million d'euros chacune et demeurent la propriété de l'Union Européenne », - nous explique le commandant d'une unité de la RPD qui conduit la voiture.

La route conserve les traces des combats acharnés qui se sont déroulés ici en hiver 2015. Les tourelles des chars arrachées par l'explosion qui rouillent sur le bord du chemin en témoignent. Le commandant nous montre les poteaux, nous disant que les corps des soldats ukrainiens était propulsés là et sont restés accrochés sur les fils électriques.

Le village est fait de deux parties : petit et grand Kominternovo. Depuis le grand Kominternovo, on peut déjà apercevoir le drapeau ukrainien qui flotte au-dessus des positions de l'armée kiévienne. Le petit Kominternovo se trouve à trois kilomètres en arrière, mais il est bien touché par la guerre, lui-aussi. 1500 personnes vivaient au grand village avant la guerre, il n'en reste aujourd'hui pas plus de 150, dans leur majorité des femmes et des personnes âgées.

Dans le petit Kominternovo, seulement 7 maisons sont habitées actuellement. Nous arrivons en fin de journée du 7 mars, accueillis par la canonnade des mortier ukrainiens nous obligeant à descendre dans la cave en courant. Une demi-heure après, un obus endommage la ligne électrique, nous privant du courant. Il ne pourra être rétabli que 5 jours plus tard, quand nous serons partis. Quant à l'eau, les habitants du village sont obligés de la chercher dans des puits et sa qualité est très mauvaise. Ils la proposent aux soldats de la RPD en échange de l'eau potable.

Le lendemain matin, nous faisons le tour du village, partant à la rencontre de ces habitants. La plupart refusent d'être photographiés, ils ont de la famille de l'autre côté de la ligne de front, et ne veulent pas exposer leurs proches. Pratiquement toutes les maisons sont en ruine et, le trait caractéristique du Donbass en guerre, les portails sans clôtures.

Olga se déplace en s'aidant d'un déambulateur. Il faut savoir que la guerre accentue toute sorte de maladies dues au stress. En plus, les soins médicaux restent inaccessibles pour la plupart des gens vivant près du front. Même pour faire ses courses, il faut se rendre au grand Kominternovo où il y encore un magasin très peu fourni et cher. Et pour l'atteindre il faut marcher au moins pendant une demi-heure par une route découverte et exposée aux bombardements ukrainiens. Inimaginable pour une personne âgée et infirme qui n'a pas de véhicule. Il y a un abribus à la sortie du village, mais le bus ne passe plus ici depuis bien longtemps.

Le toit de la maison d'Olga a été remplacé plusieurs fois avec l'aide des soldats de la milice populaire, les ouvertures des vitres sont condamnées par du contre-plaqué. « Vous savez, nous sommes tellement lassés de cette guerre qui n'en finit plus, même le ciel ne veut pas de nous ». La lassitude et le désespoir d'Olga sont arrivés à leur paroxysme à tel point qu'à chaque fois que le village se fait bombarder, plutôt que de descendre dans une cave, elle sort au milieu de la route et y reste au milieu des obus qui sifflent autour d'elle.

Zina, une autre femme qui nous accueille dans sa maison, mais refuse qu'on la prenne en photo ; « A quoi bon ? De toute façon, cela ne changera pas quoi que ce soit.

Il y a un an, nous avons eu de la visite de la Croix-Rouge tchèque, ils ont vu mon toit endommagé et m'ont promis des matériaux pour faire les travaux. J'ai été toute contente, mais pas de nouvelles d'eux pendant plusieurs mois. Puis un jour les miliciens m'appellent... J'ai accouru et j'ai apprends qu'on leur a donné pour moi un poulet et un peu d'autres produits alimentaires. Mais je ne me plains pas, c'est toujours ça de pris ».

Seul un bout de carton portant le sigle de la Croix-Rouge qui remplace une de vitres soufflée par l'explosion, nous témoigne aujourd'hui de leur visite. Mieux que rien, évidemment, mais pas grand chose non plus. Zina nous fait rentrer dans la maison en éclairant le chemin avec une torche: comme les fenêtre n'ont pas de vitres et il y a une panne de courant, il fait très sombre à l'intérieur.

« Hier soir encore les Ukrainiens nous ont bombardés, je suis sauté dans la cave et j'y suis restée toute la nuit, Au moins, j'ai pu trier les pommes de terre. C'est le moment de commencer les semis, j'ai reçu des semences comme aide humanitaire. Mais le temps passe, les bombardements continuent et il est fort probable que nous ne pourrons pas sortir dans nos potagers. En attendant, je plante mes légumes sur ma fenêtre ».

Zina a des enfants qui viennent régulièrement la voir. Pourquoi alors elle ne part pas vivre chez eux ?

« Ils ont un tout petit appartement, que voulez-vous que j'aille faire chez eux ? Je ne veux pas être un boulet ! » Les enfants devaient venir la voir le 8 mars, la journée de la femme qui ici fait aussi l'office de la fête de Mères depuis l'époque soviétique, mais Zina le leur a interdit à cause de bombardements qui s'étaient intensifiés depuis quelques jours. Avant qu'on parte, elle insiste pour nous donner des œufs et un morceau de lard. Aucune de nos objections n'a pas été acceptée. « Ne vous en faites pas pour moi, j'ai assez de la nourriture, je tiens un poulailler. J'ai préparé des œufs pour mes enfants. Mais comme ils ne viendront pas, autant les donner aux garçons (par « les garçons », elle entend les miliciens de la RPD). Qu'est-ce qu'ils mangent les pauvres ? Là, ils pourront se faire des œufs au plat, c'est très bon avec du lard. » Les plus démunis sont souvent les plus généreux.

Au moment où nous partions, Zina nous confie qu'elle a très envie de champagne : « Juste un doigt ! D'habitude, je n'en bois pas, mais aujourd'hui, c'est la fête ». Une bien triste fête et le champagne, on n'en trouve pas ici actuellement.

Le lendemain, nous partons à pieds visiter le grand Kominternovo. Trois voitures de l'OSCE nous précèdent. Au moment où nous les rejoignons sur la place centrale, les Ukrainiens se mettent à bombarder le village et l'OSCE se barre aussitôt. Les habitants nous conseillent de ne pas nous attarder : tout le monde sait que lorsque l'OSCE s'en va, les bombardements s’intensifient. En plus, on voit de loin que nous sommes des étrangers et donc, pouvons être pris pour cible aussi bien par une partie du conflit que par l'autre. Nous avons eu néanmoins le temps de discuter un peu avec deux hommes que nous croisons là, au centre du village, en attendant une pose dans les bombardements et utilisant pour nous protéger des tirs ce que jadis fut un magasin, mais qui est maintenant détruit et brûlé par les obus. Un des deux hommes d'origine arménienne nous frappe par sa culture ; ayant appris qu'un photographe français se trouve parmi nous, il nous parle de Charles Aznavour et du maréchal Murat à qui on attribue des origines arméniennes.

Les temps de réaliser quelques photos et c'est là que nous apercevons un homme qui arrive avec sa voiture qui accepte de nous ramener. Le grand Kominternovo, ce sera donc pour une autre fois.

Texte et photos de Svetlana Kissileva

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Non, ceci n’est pas une fake news: Tripadvisor vous propose une expérience de guerre dans le Donbass...Par Hélène Richard-Favre.

25 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #La France, #Ukraine, #La Russie

25/03/2019

Non, ceci n’est pas une fake news: Tripadvisor vous propose une expérience de guerre dans le Donbass...

Capture d’écran 2019-03-25 à 10.52.07.png

                                                                                      capture d’écran Tripadvisor

Vu le contexte de fake news, j’ai voulu vérifier celle que j’ai trouvée relayée sur Twitter et dont vous avez la copie d’écran pour illustrer ce sujet.

Or force est de constater qu’il s’agit bel et bien d’une véritable information.

Enfin, information au sens où chacun l’entendra, bien sûr, la propagande étant réservée à qui on sait, à « la Russie de Poutine » pour être clair. Cette annonce figure donc sur le site de Tripadvisor, je vous laisse apprécier le degré de compassion envers les civils.

Quand on sait le nombre de morts, de blessés et d'exilés que compte déjà cette guerre imputée, comme il se doit à l’agression du voisin russe, alors qu’on a bien vu comment l’Occident s’était arrangé pour chasser le président élu Viktor Ianoukovitch du pouvoir et le remplacer par un Petro Poroshenko  grand démocrate parmi les démocrates, on mesure d’autant la qualité de cette annonce.

Bien sûr, le cynisme n’épargne personne. Mais s’y habituer? S’y résigner? Et laisser faire autant de charognards, c’est oublier le sens de la vie, c’est négliger toute dimension à la souffrance, au deuil, à la destruction programmée par pur intérêt de groupuscules sans foi ni loi.

Alors, au  moment où est rendu le rapport du Procureur Mueller qui nous apprend que la Russie n’a pas participé ni de près ni de loin à l’élection de Donald Trump, voici de quoi, peut-être enfin, réveiller quelques consciences occidentales si promptes à jeter leur dévolu sur « la Russie de Poutine ».

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Silence en Occident autour de la disparition de citoyens russes en Ukraine. Par Karine Bechet Golovko

1 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #Ukraine

vendredi 1 février 2019

Silence en Occident autour de la disparition de citoyens russes en Ukraine
 
 
 
La disparition et le décès de citoyens russes en Ukraine, condamnés ou accusés par les autorités ukrainiennes, ne semblent pas particulièrement émouvoir en Occident. Imaginez que le capitaine du navire militaire ukrainien interpellé en Russie ait disparu, imaginez qu'un prisonnier ukrainien soit décédé suite aux coups reçus dans un lieu de privation de liberté. Un scandale en aurait immédiatement suivi, sans oublier de nouvelles sanctions. Mais ici, rien. Silence. Valery Ivanov meurt dans une colonie pénitentiaire à Lvov et rien. Le capitaine du bateau de pêche Nord disparaît de son lieu de résidence surveillée par les Ukrainiens, on n'en parle pas. La manipulation des consciences collectives se fait non seulement par la manière dont les faits sont traités, mais aussi par le choix opéré de traiter ou de taire une information. En voici un exemple.
 

 
Le 9 décembre 2018, Valery Ivanov, volontaire russe engagé dans le Donbass et condamné à 12 ans de réclusion pour activité terroriste et actes de guerre agressive (?), meurt en détention, dans la colonie pénitentiaire n°40 à Lvov, dans l'Ouest de l'Ukraine. Le lendemain, le consulat russe est informé du décès d'un de leur citoyen, par accident. Il était soi-disant tombé d'une échelle dans un "espace de loisirs" pour les détenus, alors qu'il aurait voulu changer une ampoule. C'est la version idéale et corrigée qui a été officiellement servie par les autorités ukrainiennes, notamment leur Ombudsman. Rappelons qu'en 2017, Ivanov aurait dû être échangé dans le cadre des Accords de Minsk prévoyant les échanges de prisonniers entre LDNR et l'Ukraine, mais il a été rayé de la liste.
 
Toutefois, après un examen du corps, il s'est trouvé beaucoup de blessures graves, des côtes brisées, une blessure à la tête importante, trop d'éléments qui ne cadrent pas avec une mauvaise chute d'une échelle ... dans un espace de loisirs. Ainsi, il est apparu, ensuite, que Valery Ivanov a été battu par des gardiens, puis mis en isolement sans être soigné et qu'il en est mort. 
 
Le ministère russe des Affaires étrangères a publiquement condamné ces faits et le Comité d'enquête vient d'ouvrir une affaire pénale pour violences volontaires ayant porté atteinte à la santé et à la vie et ayant conduit à la mort par inadvertance de la victime.
 
Silence médiatique.
 
Au même moment, dans une autre affaire, le capitaine du bateau de pêche Nord, qui a été pris par l'Ukraine dans les eaux de la mer d'Azov, a disparu. Ce n'est pas la première fois. Il avait déjà été enlevé une fois par le SBU (KGB ukrainien) et détenu pour être interrogé toute une journée, sans présence de son avocat, sans que personne n'ait été prévenu. Mais cette fois-ci, il n'est toujours pas de retour et une enquête pour crime a été ouverte afin de lancer les opérations de recherche, paraît-il. Citoyen russe, il est détenu illégalement par l'Ukraine. Et disparaît de manière surprenante.
 
Silence médiatique.
 
Rien, aucune réaction de cette mythique communauté internationale, qui depuis longtemps a fait son choix et sélectionne ses poussées de bonne conscience. Rien dans la presse non plus, qui dans l'immensité de son indépendance ne voudrait surtout pas perturber le cours pro-ukrainien et anti-russe des politiques occidentales avec des détails - dissonants. Car il faudrait alors commencer à s'interroger sur l'Ukraine, sur les conditions de détention, sur la conformité aux normes européennes, sur les principes de justice, etc. Il faudrait commencer à aborder trop de questions dérangeantes. Alors qu'il suffit de se taire. Lorsqu'une information n'est pas révélée, elle n'existe pas. Et tout peut continuer - en silence.
 
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Deux agents du SBU étaient à bord des navires ukrainiens capturés. Par Christelle Néant

28 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #La Russie, #Ukraine

Deux agents du SBU étaient à bord des navires ukrainiens capturés
Deux agents du SBU étaient à bord des navires ukrainiens capturés

Hier, les services de sécurité russes (FSB) ont dévoilé que parmi les 24 hommes d’équipages capturés suite à la provocation organisée par Kiev près du détroit de Kertch, deux se sont avérés être des agents des services de sécurité ukrainiens (SBU).

Afin de prouver qu’il s’agissait bien d’une provocation délibérée de la part des navires ukrainiens, le FSB a, comme promis, divulgué des détails sur ce qui s’est passé, et publié la vidéo des interrogatoires de plusieurs des Ukrainiens arrêtés.

La chronologie des événements ne laisse aucun doute sur l’aspect délibéré de la violation des eaux territoriales russes par les navires ukrainiens et le fait que la Russie ait tout tenté pour résoudre pacifiquement le problème, se résolvant à n’utiliser les armes que devant l’échec de toutes les tentatives non violentes de ramener les marins ukrainiens à la raison.

Chronologie de la provocation

Le 24 novembre, le FSB découvre deux navires ukrainiens, le « Gorlovka » et le « Iani Kapou » à 28-30 km au Sud-Est de Meganome qui se dirigent vers le détroit de Kertch. À leur approche des eaux territoriales russes, les autorités maritimes de la fédération de Russie leur rappellent les règles de navigation dans le détroit et la procédure de demande de passage qui doit se faire longtemps à l’avance. Les navires ukrainiens répondent alors qu’ils ne prévoient pas de franchir le détroit de Kertch.

Le lendemain matin, le 25 novembre à 2 h 05, le bateau de patrouille russe « Izoumroud », découvre les navires ukrainiens « Nikopol » et « Berdiansk » juste au Sud de la limite des eaux territoriales russes, et qui se dirigent vers le détroit de Kertch. À 3 h 45, les deux navires rejoignent le « Gorlovka » et le « Iani Kapou ».

À 5 h 35, le « Berdiansk » annonce qu’il prévoit de passer le détroit de Kertch avec le « Nikopol » et le « Iani Kapou » à destination du port de Berdiansk. Dix minutes plus tard, les autorités maritimes russes rappellent au commandant du Berdiansk que le passage à travers le détroit leur est pour l’instant interdit car ils doivent se conformer à la procédure.

À 5 h 50, le commandant du « Berdiansk » réclame le droit de passage immédiat au nom du traité entre la Russie et l’Ukraine sur la coopération et l’utilisation de la mer d’Azov et du détroit de Kertch.

À 6 h 30, les autorités maritimes russes rappellent au « Berdiansk » que pour assurer la sécurité du trafic maritime, ils doivent demander la permission de passer 48 h puis 24 h avant, confirmer 4 h avant le passage et se conformer au planning de franchissement du détroit. Or les navires ukrainiens n’ont pas fait de demande de passage dans les temps impartis.

Les navires ukrainiens ignorent les ordres des autorités maritimes russes, et poursuivent leur route vers le détroit, franchissant la frontière maritime de la fédération de Russie à 7 h 10 du matin au point 44°52’N, 36°31’E, violant l’article 25 de la convention de l’ONU sur les lois de la mer, et l’article 12 de la loi fédérale russe sur les mers intérieures, le territoire maritime et la zone adjacente de la fédération de Russie.

À 7 h 20, les bateaux de patrouille russes « Don » et « Izoumroud » prennent alors des mesures pour empêcher le passage du détroit par la force, et appellent les navires ukrainiens par radio leur intimant l’ordre de quitter immédiatement les eaux territoriales russes. Les équipages ukrainiens ignorent alors purement et simplement les ordres des autorités maritimes russes.

À 8 h 35, les navires ukrainiens sont mis en état d’alerte, leurs canons sont découverts, inclinés à 45° et pointés vers les bateaux de la fédération de Russie, en violation de l’article 19 de la convention de l’ONU sur les lois de la mer. Les Russes rappellent alors aux navires ukrainiens que la menace d’utilisation d’armes dans les eaux territoriales russes sera considérée comme une violation du droit international et des lois de la fédération de Russie.

À 10 h 35, les navires ukrainiens envoyés en renfort depuis le port de Berdiansk, informent leur quartier général que les bateaux du FSB les empêchent de rejoindre les trois autres navires de l’autre côté du détroit. De 10 h 35 à 18 h 30, les bateaux des gardes côtes russes maintiennent les navires militaires ukrainiens dans une zone au sud du détroit de Kertch.

À 18 h 30 les trois navires (« Berdiansk », « Nikopol » et « Iani Kapou ») mettent alors les gaz et tentent d’échapper aux navires russes en faisant demi-tour. Ces derniers leur intiment l’ordre de s’arrêter en vain. De 19 h à 20 h 40, le « Don » et le « Izoumroud » poursuivent les navires ukrainiens, leur envoyant signaux radio, sonores, lumineux et pyrotechniques pour qu’ils s’arrêtent. Ces ordres sont totalement ignorés par les marins ukrainiens.

À 20 h 42, après plus de 12 h de course poursuite, le « Izoumroud » avertit les navires ukrainiens qu’ils seront contraints de tirer s’ils n’obéissent pas. Devant le silence obstiné des navires ukrainiens, et en conformité avec la loi russe sur la protection des eaux territoriales de la fédération de Russie, le commandant du « Izoumroud » décide d’ouvrir le feu sur les navires ukrainiens.

À 20 h 45, le « Izoumroud » procède à un tir d’avertissement clair vers le groupe de navires ukrainiens, toujours en vain. Les navires de la marine ukrainienne continuent leur route vers les eaux territoriales russes. À 20 h 50 le « Izoumroud » prévient le « Berdiansk » que s’ils ne s’arrêtent pas conformément aux ordres des autorités maritimes russes, il leur tirera dessus pour les stopper.

Devant le silence obstiné et le refus d’obtempérer, à 20 h 55 le « Izoumroud » ouvre le feu sur le « Berdiansk » dans les eaux territoriales russes. Trois minutes plus tard, le commandant du « Berdiansk » appelle à l’aide en déclarant avoir trois blessés. À 21 h 06, le « Izoumroud » aborde le « Berdiansk », récupère l’équipage et prodigue les premiers soins aux blessés.

À 21 h 15, le Don capture le « Iani Kapou » et à 21 h 27, un hélicoptère Ka-52 de l’armée russe stoppe le « Nikopol », lui aussi dans les eaux territoriales russes. À 23 h 21, le « Don » arraisonne le « Nikopol ». Les équipages ukrainiens et leurs bateaux sont ensuite emmenés à Kertch.

Interrogatoire des marins ukrainiens

Le FSB ne s’est pas contenté de publier la chronologie complète des événements, il a aussi publié une vidéo de l’interrogatoire de trois des marins arrêtés. Et là, surprise, parmi les 24 membres d’équipage, les services de sécurité russes découvre deux agents du SBU (services de sécurité ukrainiens).

Face caméra, les trois hommes avouent avoir mené une provocation, et ignoré délibérément les ordres des autorités maritimes russes transmis par radio. Le capitaine Vladimir Lessovoï avoue qu’il savait que ce qu’ils faisaient était une provocation.

L’un des deux agents trouvés à bord du Nikopol, Andreï Drach, est un officier de la 7e direction de renseignement militaire du SBU. Il dit sans ambages, face caméra, qu’ils sont bien entrés dans les eaux territoriales russes et qu’ils ont reçu des avertissements sur le fait qu’ils violaient la loi russe et qu’ils devaient en sortir.

Voir la vidéo sous-titrée en anglais :

 

 

La présence de deux agents du SBU a bien été confirmée, par nul autre que le directeur du SBU, Vassili Gritsak. Ce dernier a beau annoncer que ces officiers étaient là au titre du contre espionnage, la réalité est bien plus simple : ils étaient là pour s’assurer que les marins ukrainiens mèneraient la provocation jusqu’au bout.

Leur présence à bord montre clairement que la provocation était délibérée, et voulue par les autorités de Kiev. Un point confirmé par le FSB qui a aussi ajouté que les eaux territoriales violées étaient déjà russes même avant la réintégration de la Crimée au sein de la fédération de Russie.

« Les navires de guerre ukrainiens sont entrés dans les eaux territoriales russes sur ordre direct des autorités de Kiev. Les navires de guerre sont entrés sans autorisation dans les eaux territoriales russes qui jouissaient de ce statut avant même la réunification de la Crimée avec la Russie. La provocation a été coordonnée par deux agents des services de sécurité ukrainiens qui étaient à bord des navires ukrainiens », a déclaré le service de presse du FSB.

Conséquences de l’incident

Suite à l’article d’hier, la Rada a finalement voté la loi martiale pour 30 jours, dans les oblasts côtiers et ceux situés près de la frontière avec la Russie. Fait troublant, la version publiée au journal officiel ukrainien, mentionne 60 jours et aucune limite territoriale, déclenchant un scandale.

Le service de presse du Cabinet de Petro Porochenko a bien sûr déclaré que c’était une erreur qui allait être corrigée dans l’édition de demain et que la personne responsable serait trouvée et punie pour cette bourde.

En attendant, grâce à cette mesure, Petro Porochenko va pouvoir au mieux reporter les élections, au pire éliminer tous ces opposants sérieux.

Pendant ce temps-là l’Occident blâme la Russie et ferme les yeux sur les actions totalement illégales des marins ukrainiens, et l’ONU a totalement échoué à servir à quelque chose dans cette affaire.

Dans les années 30, les Occidentaux ont laissé faire Hitler dans l’espoir de contrer le communisme. Aujourd’hui, ils laissent faire les autorités ukrainiennes néo-nazies post-Maïdan dans l’espoir de contrer la Russie.

Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, ai-je besoin de vous dire comment tout cela va se finir ?

Christelle Néant

source:http://www.donbass-insider.com/fr/2018/11/27/deux-agents-du-sbu-etaient-a-bord-des-navires-ukrainiens-captures/

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DÉTROIT DE KERTCH : UNE PROVOCATION PRÉPARÉE PAR LES USA (+ ISRAËL) ET MANAGÉE SUR LE SITE PAR LE SBU UKRAINIEN

28 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #La Russie, #Ukraine

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Ukraine : avec la loi martiale, Poroshenko a 30 jours pour légalement écraser toute opposition. Par Karine Bechet Golovko.

27 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #AMERIQUE, #La France, #La Russie, #Ukraine

mardi 27 novembre 2018

Ukraine : avec la loi martiale, Poroshenko a 30 jours pour légalement écraser toute opposition
 
Les extrémistes mettent le feu au Consulat de Russie à Kharkov
 
 
Suite à la provocation dans le détroit de Kertch, où l'Ukraine a envoyé trois navires militaires sans suivre la procédure et a ainsi volontairement violé les frontières russes, provoquant une réponse inévitable de la Russie, Poroshenko a pu, non sans difficultés à l'intérieur, mais avec l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, faire passer la loi martiale et légitimer ainsi l'ouverture d'un deuxième front, contre toute opposition. La responsabilité de la communauté internationale dans le désastre qui se déroule en Ukraine et le danger que représente ce régime post-Maidan pour la sécurité de la région est pleine et entière.
 
Comme nous l'avions écrit hier, Poroshenko avait besoin d'un fondement sérieux pour renforcer sa position intérieure déplorable avant des élections qui le donnent perdant dans tous les cas de figure et le clan atlantiste, de son côté, avait besoin de renforcer son combat contre la Russie, qui tourne un peu en rond, sans produire les effets attendus à l'intérieur du pays. Donc, trois navires militaires ukrainiens ont violé les règles de passage du détroit de Kertch entre la mer Noire et la mer d'Azov, obligeant la Russie à défendre sa souveraineté.
 
 
Et le Conseil de sécurité de l'ONU a pu incarner cette division, ce qui finalement est sa seule fonction aujourd'hui, puisqu'il correspond à la logique internationale bipolaire d'après-guerre qui n'a plus cours. Dans son communiqué, cette ligne de partage est bien visible. D'un côté, ils ont refusé de traiter la question soulevée par la Russie, membre permanent, sur la violation de ses frontières par l'Ukraine et considèrent en bloc la Russie coupable - de ne pas avoir laissé trois navires militaires traverser sans déclaration préalable ses eaux territoriales. La position est simple: la Crimée est "annexée" donc l'Ukraine est victime, donc elle a carte blanche.
La séance a débuté par une brève réunion au cours de laquelle un vote de procédure, demandé par les États-Unis, a abouti au rejet de la proposition de la Fédération de Russie de débattre de cet incident au titre d’un ordre du jour intitulé « Violation des frontières de la Fédération de Russie ». 
La demande russe a été repoussée par 7 voix contre (France, Koweït, Pays-Bas, Pologne, Suède, Royaume-Uni et États-Unis), 4 voix pour (Bolivie, Chine, Kazakhstan, Fédération de Russie) et 4 abstentions (Côte d’Ivoire, Guinée équatoriale, Éthiopie, Pérou).
« Cette situation est la conséquence directe de l’annexion de la Crimée en 2014 » a renchéri la France, solidaire de l’Ukraine.  « Rien à notre connaissance ne paraît justifier l’usage de la force », a ajouté sa représentante. 
Directement mise en cause, la Russie a, pour sa part, estimé que la vraie question était de savoir pourquoi, alors que les Ukrainiens jouissaient d’une liberté de passage dans le détroit de Kertch, ils ont soudain décidé de la forcer, en ne répondant pas aux appels de la Marine russe.  Or « personne n’a répondu à cette question » 
 
C'est peut-être la raison pour laquelle la police ukrainienne a regardé sans réagir les nationalistes attaquer le consulat de Russie à Kharkov et provoquer un incendie, qui n'a été condamné par aucune organisation, aucun pays. Nous sommes assez loin des idéaux d'état de droit et de démocratie invoqués assez souvent en Europe pour justifier l'attitude de l'Ukraine :
 
 
 
C'est aussi pourquoi certainement, l'ONU ne voit rien à redire au fait que Poroshenko introduise la loi martiale en Ukraine, puisqu'ils veulent à tout prix croire la fable qui leur fut racontée :
Avec cet incident, une escalade n’est pas en effet à exclure, a-t-il craint.  Selon le représentant ukrainien, les services de renseignement de son pays ont identifié un « risque clair d’invasion et d’annexion » de Marioupol et Berdiansk, comme en témoignent notamment les actes d’agression et de provocations des garde-côtes et la Marine russe.  C’est pour cette raison que le Président de l’Ukraine a proposé au Parlement de déclarer la loi martiale pour 60 jours.  Cette loi peut être levée à tout moment, et n’a pas d’impact sur la situation des droits de l’homme ou sur le fonctionnement des institutions démocratiques, a-t-il tenu à assurer.
Personne ne s'est demandé pourquoi après le rattachement de la Crimée, la loi martiale n'a pas été introduite, ni avec la guerre civile dans le Donbass, question posée par de plus en plus d'analystes ukrainiens "non alignés". Mais là, après que trois navires de guerre, dont deux construits récemment avec l'aide de l'Occident, aient été sans aucune difficulté arraisonnés par les gardes-frontières russes (ce qui au passage montre l'efficacité de tout ce programme international de réarmement de l'Ukraine...), la loi martiale est passée en force par Poroshenko. Peut-être que Poroshenko n'en avait pas besoin avant.
 
Mais les autres candidats aux présidentielles et les anciens présidents ukrainiens ont unanimement condamné ce pas dangereux et liberticide de Poroshenko contre les élections et son peuple. C'est pourquoi, finalement, la loi martiale a été adoptée non pas pour 60 jours, mais pour 30 jours et sur une partie du territoire. Mais elle jouera dans la mer Noire et dans le détroit de Kertch, ce qui peut pousser à renforcer le conflit avec la Russie.
 
 
 
Or, quoi que veuille croire le clan atlantiste, dont la France qui soutient aveuglement l'Ukraine, les atteintes aux droits et libertés sont particulièrement importantes, car cette loi permet l'introduction d'un régime juridique extraordinaire suspendant les libertés constitutionnelles et légitimant les restrictions de la liberté de circulation, de la liberté de réunion, de l'activité des partis politiques et des médias, les atteintes à la propriété privées, le travail obligatoire des civils pour l'armée, l'internement forcé de citoyens étrangers pouvant être dangereux pour la sécurité nationale, etc. La presse ukrainienne est elle-même inquiète et à la Rada, Timochenko n'a même pas pu énumérer toutes les limitations qu'entraîne la loi martiale sur l'ensemble du territoire, puisque dans le décret de Poroshenko elles ne sont pas limitées au territoire où sera mis en vigueur la loi martiale.
 
Poroshenko a donc, dans un premier temps, 30 jours pour écraser l'opposition. Ensuite, si nécessaire, il peut tout à fait prolonger la loi martiale. Mais évidemment, la Russie est coupable. Manifestement ,elle sera aussi coupable de ce régime liberticide arrivé sur les cendres du Maidan. C'est, certes, plus confortable. Mais tout a un prix et cette posture met en danger la sécurité européenne.
 
 
Car cette masse décérébrée extrémiste lancée hier dans les rues de Kiev exigeant la guerre, la vraie, contre la Russie, pourra sans aucun problème infester les pays européens, amorphes, sans que l'UE ne fasse rien pour aider les populations.
 
Quels intérêts défendent l'UE et nos dirigeants ? Il est vrai que Macron, face aux mouvements de contestation populaire, doit bien envier Poroshenko ...

 
 
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Alerte en Mer Noire ! Par Erwan Castel.

26 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine

Alerte en Mer Noire !
 
MISE A JOUR 25 novembre 15h00 :
 
L'escalade continue
 
La marine ukrainienne vient d'envoyer 2 vedettes blindées de classe "Gyurza", en renfort de la flottille responsable de la provocation organisée ce matin dans le détroit de Kerch.  Ces bateaux blindés sont armés de systèmes de missiles Fagot,.d'un canon de 30 mm, et de mitrailleuses de 7,62 mm et 14,5 mm. ce sont de petites unités navales reposant leur force sur  leur vitesse de déplacement montant à 28 nœuds.

 
L'armée russe de son côté vient de se mettre en état d'alerte maximale et des hélicoptères d'attaque russes Ka-52 ainsi que des chasseurs se sont dirigés vers le détroit de Kertch
 
A Suivre...
 
 
Source : Topwar
 
 
Dans un article précédent je rendais compte du dossier explosif de la mer d'Azov qui est potentiellement le détonateur maritime du conflit terrestre gelé du Donbass.
 
Aujourd'hui 25 novembre les tensions russo-ukrainiennes qui vivent depuis plusieurs mois une escalade dangereuse dans les espaces intracontinentaux de la Mer Noire et de la mer d'Azov qui la prolonge viennent de connaitre une brusque aggravation politico-militaire :
 
Dans le contexte des élections présidentielles et des provocations ukrainiennes multiples  alimentant une propagande de guerre russophobe qui cherche à redorer la médiocrité du régime de Kiev, la marine ukrainienne a tenter de forcer vers 7h00 du matin un contrôle maritime russe au Sud Ouest du détroit de Kertch. Plusieurs avertissements et injonctions ont été adressés aux marins ukrainiens (d'ailleurs diffusés en temps réel sur des flash info) mais devant le refus d'obtempérer des unités ukrainiennes, les gardes frontières russes ont été contraint d'appliquer la force. 

Dans l'action légitime visant à intercepter l'intrusion non autorisée de navires de guerre ukrainien dans l'espace maritime russe, le patrouilleur des gardes frontières russes "Don" a éperonné le patrouilleur d'assaut ukrainien "Yani Kapu" qui ouvrait le passage aux bateaux blindés d'artillerie "Berdyansk" et "Nikopol", et lui infligeant de graves dommages (coque et moteur principal).
 
 
 
La navigation dans les eaux territoriales de la mer Noire et Azov est réglementée par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, selon lesquels l'État côtier est responsable de la sécurité dans la zone des eaux territoriales. Or, la marine ukrainienne n’a pas présenté de demande de passage de ses navires de guerre dans le détroit de Kertch, comme le protocole le lui demande expressément. 
 
Le patrouilleur "Don" des gardes-frontières russes appuyé par les autres patrouilleurs "Mongoose" et "Suzdaletsse" s'est donc dirigé vers la flottille ukrainienne pour la contrôler, mais aussitôt ses navires ont entamé des manœuvrent dangereuses ne respectant pas le code de navigation maritime et obligeant l'unité navale russe à réagir. 
 
 
Depuis l'incident maritime, Kiev récuse en bloc les faits, et pratiquant son inversion accusatoire habituelle, accuse les navires russes d'avoir réalisé «des actions ouvertement agressives» alors que son non respect de la procédure et les images de l'incident prouvent le contraire.
 
Cet incident grave entre russes et ukrainiens est la conséquence d'une tentative de Kiev de modifier par la force le statut maritime de la mer d'Azov en nationalisant ses eaux, ce qui est contraire au droit international lié aux mers intracontinentales qui stipule qu'elle doit être partagée entre les Etats riverains et soumise à des protocole de sécurité bilatéraux.

Le 23 octobre dernier, une intervention du député européen Jean-Luc Schaffhauser en séance plénière du Parlement européen à Strasbourg avait résumer la situation explosive dans cette région maritime au cœur du conflit russo-ukrainien :

 
 
Or mercredi dernier,  le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie avait mis en garde Kiev contre ses tentatives de révision du statut de la mer d'Azov et ses provocations maritimes, soulignant que la responsabilité des conséquences éventuelles incomberaient entièrement à l'Ukraine et à ses alliés.
 
Kiev qui est bloqué sur le front terrestre du Donbass par la ligne de défense républicaine a donc décidé de provoquer directement la Russie dans l'espace fluide de la mer d'Azov...
 
Affaire à suivre...
 
Erwan Castel 
 
 
 
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Albion, perfide un jour perfide toujours ! Par Erwan Castel.

22 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #La Russie, #Ukraine, #Angleterre

jeudi 22 novembre 2018

Albion, perfide un jour perfide toujours !
 
Le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson et son homologue ukrainien Stepan Poltorak.
 
La triade occidentale USA, Canada et Grande Bretagne qui porte les guerres de la ploutocratie mondialiste sur toutes les réserves énergétiques non contrôlées par les vampires de la City et de Wall Street engagent progressivement et de plus en plus directement leurs forces sur le théâtre d'opérations ukrainien.
 
On connait l'implication des USA depuis le coup d'Etat du Maidan en 2014 jusqu'aux livraisons récentes d'armes létales à l'armée ukrainienne en passant par un contingent d'instructeurs et "conseillers" militaires se rapprochant de plus en plus de la ligne de front du Donbass. Idem pour l'armée canadienne avec son opération d'encadrement (l'opération "Unifier") et ses livraisons d'armes et matériels...¨La France, ce caniche de l'OTAN suit également la meute des collabos au régime de Porochenko qui poursuit la répression des populations russophones d'Ukraine et la guerre contre les Républiques séparatistes du Donbass.
 
Pour ce qui est de la Grande Bretagne, si son soutien militaire à la stratégie russophobe de Kiev a été moins médiatisée que ceux de ses sbires outre-atlantique, il n'en reste pas moins important. 
 
  • En effet, en juin 2015, l'armée britannique livre à l'armée ukrainienne en guerre contre sa population russe, 55 véhicules blindés "saxon". 
  • Un an plus tard, en avril 2016, le premier ministre Cameron annonce l'envoi d'un contingent d'instructeurs et de conseillers militaires britanniques (Opération "Orbital") destinés à former les forces ukrainiennes "engagées contre l'armée russe dans le Donbass" (environ 10 000 soldats ukrainiens ont déjà été formés par les britanniques). Tout comme leurs homologues étasuniens et canadiens, ces instructeurs de l'OTAN ont pour mission de normaliser les structures et les procédures de l'armée ukrainienne (dont le modèle est toujours post-soviétique) pour préparer et rendre possible son intégration future au sein de l'alliance, même si cette dernière est officiellement écartée par les occidentaux pour ne pas fâcher Moscou. 
  • En janvier 2017, Londres annonce son intention d'envoyer dans le port d'Odessa des unités de sa marine de guerre "pour contrer la flotte russe" basée à Sébastopol
A ces programmes d'équipements et d'encadrements il faut rajouter les exercices de l'OTAN de plus en plus nombreux se déroulant en Ukraine (Rapid Trident, Sea Breeze, Clear Sky...) et ceux se déroulant dans d'autres pays mais où l'Ukraine est souvent invitée (Anaconda par exemple) 
 
 
Cette année 2018, le 19 septembre dernier le Ministre britannique de la défense, Gavin Williamson est venu en Ukraine et a même visité la ligne de front du Donbass, d'où il a renouvelé le soutien total britannique à Kiev dans le conflit qui fait rage depuis plus de 4 ans dans la région et tout en demandant à la Russie " de s'en aller et de se taire".
 
 
Cette semaine une délégation britannique a visité la ligne de front afin d'apprécier le niveau opérationnel des unités ukrainiennes de l' "Opération des Forces Combinées" qui y est engagée. Le 20 novembre en leur présence les unités d'artillerie de la 10e brigade ukrainiennes commandé par le colonel Zubanich ont bombardé le village de Donetski en République Populaire de Lugansk (Nord de Stakhanov). Plusieurs maisons civiles ont été touchées.
 
 
Le 21 novembre, le ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak, a rencontré à Londres son homologue britannique, Gavin Williamson, pour signer un renforcement du partenariat militaire entre leurs pays.
 
Ce renforcement récent concerne principalement un programme de formation par des SAS britanniques des forces spéciales ukrainiennes, ainsi que le déploiement dans la région du navire de reconnaissance hydrographique polyvalent Echo de la Royal Navy avec son équipage de 72 personnes. Ces unités militaires britanniques entameront leur travail, avec  le 73e Régiment de forces d’opérations spéciales ukrainien et les marines ukrainiens.
 
Mais surtout il est important de contextualiser ce soutien croissant de la perfide Albion en Ukraine :
 
  • Russophobie hystérique de Londres (novichok, mer d'Azov, dessin animé Macha...)
  • Contexte électoral Ukrainien ou Porochenko va réitérer son projet d'intégrer l'OTAN
  • Esacalde militaire en mer d'Azov que Londres veut contrôler depuis le XIXème 
  • Soutien britannique au retrait des USA du traité des missiles nucléaires intermédiaires
  • La nomination du britannique Marc Ethérington à la tête de l'OSCE dans le Donbass
  • etc.
On voit bien ici que Londres place ses pièces sur l'échiquier ukrainien pour égaler l'ingérence de Washington et Toronto. Et Paris ne devrait pas tarder à envoyer également ses clébards pisser non loin de la ligne de front du Donbass.
 
De quoi irriter Moscou au plus haut point tant vis à vis de ces nouvelles marques de l'OTAN vers ses frontières, du soutien à la guerre menée contre les russes du Donbass que de la violation morale des accords de Minsk dont les occidentaux ne cessent pourtant d'invoquer comme seule alternative diplomatique du conflit qui a tué environ 20 000 personnes entre l'Ukraine et la Russie.
 
Erwan Castel
 
Le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson visitant une unité ukrainienne
 
 
 
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Quand les Etats-Unis découvrent les camps d'entraînement militaires pour les enfants en Ukraine. Par Karine Bechet Golovko

20 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La Russie, #La guerre, #Ukraine

mercredi 14 novembre 2018

 
Quand les Etats-Unis découvrent les camps d'entraînement militaires pour les enfants en Ukraine
 
 
 
 
L'Associated Press vient de sortir un reportage sur un camp d'entraînement militaire pour enfants en Ukraine. Sans vraiment le condamner, car, en substance, "les nationalistes ont joué un grand rôle lors du Maïdan contre la Russie". Mais quand même, la chape de silence a été levée, les gens peuvent se faire une opinion sur ce que la Russie dénonce depuis 2014, accusée par l'Occident de mensonge et de propagande anti-ukrainienne. Or, voici la dérive nationaliste guerrière de l'Ukraine en image. Comme les médias français sont restés très discrets sur le sujet, aidons-les.
 

 
Voici le reportage diffusé par l'Associated Press:
 
 
Les journalistes américains ont eu accès à un camp tenu par des nationalistes, qui assure une formation militaire aux enfants. 
 
 
 
 
 
 
 
Sur le plan idéologique, alors que les pays de l'Union européenne et cette partie bobo de l'Amérique soutiennent justement ce régime ukrainien post-Maïdan, les groupes extrémistes sur lesquels repose le pouvoir sont totalement à contre-courant : anti-gender, anti-LGBT, etc. Le plus jeune a 8 ans, mais en général, ce sont des adolescents. L'instructeur leur apprend à tirer à balle réelle, à ne pas penser qu'il y a un être humain en face, comme ça, ils pourront tuer (sic). Tuer qui? Les Russes. Extrait:
Their instructor offers advice: Don’t think of your target as a human being.
So when these boys and girls shoot, they will shoot to kill. 
The camp has two purposes: to train children to defend their country from Russians and their sympathizers — and to spread nationalist ideology. “We never aim guns at people,” instructor Yuri “Chornota” Cherkashin tells them. “But we don’t count separatists, little green men, occupiers from Moscow, as people. So we can and should aim at them.”
 
Apprendre à tuer, certes, "ce n'est pas bien", mais comme ces mouvements ont joué un rôle important dans la chute de l'Ukraine et continuent à maintenir la terreur lorsque cela est nécessaire, aucun jugement n'est porté:
 
 
 
La fin justifie les moyens. 
 
Pour se rappeler ce qu'est ce groupe nationaliste Azov, qui est le plus connu dans ce domaine de "l'éducation" - voir notre texte ici. Les atrocités commises par ce groupe ont notamment été relevées par l'ONU (voir notre texte ici).
 
Ceci est son insigne, assumant parfaitement et ouvertement son culte du nazisme:
 
 
Et ce camp, présenté par l'AP, est loin d'être le seul. Le camp des azovtsev , créé en 2015, prévoit même une réduction pour les enfants des membres de l'ATO, ça devient une affaire de famille. Il est possible de s'inscrire sur le net à toute une série de camps, répartis dans toute l'Ukraine libre et pro-européenne, qui forment aux techniques de combat, il y en a même une liste ici : le camp militaire extrême "carabine" (9 à 13 ans), le camp "zachitnik" (défenseur) (10 à 17 ans), le camp militaire casaque (8 à 18 ans), le camp "razvedchik" (renseignement) (9 à 18 ans), etc. Vous y trouvez également différentes formules - en immersion totale, ou pour la journée.
 
Bref, c'est tout un système de déformation de la jeunesse qui est mis en place par l'Etat ukrainien avec l'aide des groupes nationalistes. Chacun y trouve son intérêt : l'Etat a de plus en plus de mal à mobiliser - dans le sens premier du terme - les jeunes hommes en âge de partir vers le Donbass, il est donc fondamental de les préparer psychologiquement en avance par une sorte de lavage de cerveau ; quant aux groupes nationalistes, ils sont ainsi financés par l'Etat, voient un moyen lucratif de remplir leurs rangs, ce qui leur permet de devenir une force politique potentielle avec laquelle il faut compter.
 
 
 
Humainement, ça fait mal au coeur de voir ces petits patapoufs pris dans les griffes de la folie d'adultes qui les mettent en danger au lieu de les protéger, de voir ces enfants auxquels on vole leur enfance et leur innocence, qui percent encore avec l'inquiétude dans le regard d'une petite fille. Ce sont les visages des victimes de l'Ukraine post-Maîdan, de l'hypocrisie de l'Europe, du cynisme de ces dirigeants qui ont pris ces petites bouilles en otage.
 
 
Les journalistes français étant particulièrement silencieux sur ce scandale, certainement peut-on les aider à devoir ouvrir les yeux?
 
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