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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #le capitalisme; tag

Mascarade de l’antifascisme. Rédigé par L'oeil de Brutus .

23 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Macron

Mascarade de l’antifascisme

16 Mai 2017 , Rédigé par L'oeil de Brutus Publié dans #Idées

Mascarade de l’antifascisme

La plupart des réflexions ci-après sont issues de la lecture du Crépuscule de la France d’en Haut de Christophe Guilluy (Flammarion 2016)

 

 

Pier Paolo Pasolini soulignait déjà en 1974 (!) qu’en abandonnant la question sociale, la gauche chercherait à instrumentaliser un « antifascisme facile qui a pour objet un fascisme archaïque qui n’existe plus et n’existera plus jamais ». Lionel Jospin reconnaîtra plus tard que cette « lutte antifasciste en France n’a été que du théâtre » et que le « Front national n’est pas un parti fasciste ». Et ce n’est pas un hasard si de BHL à Pierre Bergé, du MEDEF au entreprises du CAC 40, de Hollywood à Canal plus, les plus grands pourfendeurs du « fascisme » sont aussi les meilleurs zélateurs de la mondialisation. On remarque également que bien souvent les groupes « antifa » recrutent leurs membres non parmi les ouvriers mais parmi les jeunes diplômés de la bourgeoisie.

Cette instrumentalisation de l’antifascisme permet à des élites, qui devraient pourtant être totalement délégitimées et décrédibilisées – ne serait-ce que de par leurs résultats et les scandales à répétition –, de se trouver à bon compte une supériorité morale d’une part et en réduisant toute critique de la mondialisation à une dérive fasciste et/ou raciste. Bien évidemment, cette posture nécessite un ennemi et celui-ci est trouvé : le Front national, qu’il faut alors sur-médiatiser. Pour « lutter contre le fascisme », il s’agit alors, ni plus ni moins, que d’en faire la promotion ! et l’on se lance dans un « combat à mort » où l’on évitera à tout prix de détruire son adversaire pour, tout au contraire, en assurer la longévité. Mais en pratique, ce n’est pas vraiment le FN qui est en ligne de mire mais les classes populaires dans leur ensemble, le problème étant que ce n’est pas tant le FN qui influence les classes populaires que l’inverse : « le FN n’est qu’un symptôme d’un refus radical des classes populaires du modèle mondialisé » et les classes supérieures cherchent alors à fasciser les classes populaires pour discréditer et délégitimer leur diagnostic, « un « diagnostic d’en bas » qu’on appelle populisme ».

 

 

Il ne s’agit ainsi donc pas tant de cesser de dénoncer le Front National pour ce qu’il est réellement (un parti démagogue, opportuniste, sans réelles convictions ni programme consistant[i], conservant encore et toujours ses relents xénophobes et ses fréquentations plus que douteuses – lire Ce qu’est le FN ce qu’il n’est pas), mais d’admettre qu’à lui seul il n’est certes pas en mesure de mettre la République en péril (sinon il aurait dû être interdit depuis longtemps !). Par contre, beaucoup plus inquiétante est l’évolution prise par le mouvement « En Marche ! » et son guide charismatique, tout frais moulu président de la République (lire

Emmanuel Macron : en marche vers le fascisme ?). D’autant plus que bien peu ont relevé (et se sont inquiété) du fait (entre tant d’autres choses !), qu’avant même l’élection de M. Macron, il était possible pour une grande radio publique de censurer quiconque n’appelait pas à voter pour le camp du Bien au point d’en acculer l’humoriste Emmanuel Barré à démissionner de France Inter[ii].

Rappelons également qu'historiquement l'extrême-droite n'a pas le monopole du fascisme, loin de là : les différents mouvements fascistes recrutèrent souvent abondamment à "gauche", à commencer par Benito Mussolini et Pierre Laval qui firent leurs premières armes politiques respectivement au parti socialiste italien à la SFIO (tandis qu'à l'opposé, par exemple, la Résistance française compta nombre de membres anciennement issus de mouvements d'extrême-droite).

 

 


1 t sur ce point la prestation de Mme Le Pen au débat de l’entre-deux-tours fut criante de vérité.

Benoît Rayski, “Censuré”, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter [archive], causeur.fr, 27 avril 2017

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Le documentaire réalisé par Jacques Cotta sur "La Violence Sociale" est diffusé mardi 23 mai à 23h15 sur France 2

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #l'horreur économique

Le documentaire réalisé par Jacques Cotta sur "La Violence Sociale" est diffusé mardi 23 mai à 23h15  sur France 2

… Sa réalité, ses causes, ses responsables… Documentaire Mardi 23 mai - 23h15 - France 2.

Par Jacques Cotta • 

 

 
Le dernier documentaire que j'ai tourné concerne la violence sociale. En campagne électorale, les candidats ont coutume d’aller voir les ouvriers en détresse et de leur promettre un sort meilleur. Nicolas Sarkozy en 2008, François Hollande en 2011 dans la sidérurgie, Marine Le Pen et Emmanuel Macron dernièrement à l’usine Whirpool d’Amiens. Mais pour quel résultat ?

Octobre 2015. Le président de la république, François Hollande réaffirme une des priorités de son quinquennat, la « modernisation du dialogue social ». Quelques jours seulement après cette nouvelle déclaration de bonnes intentions, la chemise du DRH d’air France en lambeaux, arrachée dans une bousculade sans précédent au sortir d’un CCE de la compagnie par des employés en colère, vient montrer la distance qui existe de la coupe aux lèvres.

L’image fait le tour du monde. La réalité du « dialogue » au grand jour ? Il n’est plus question dans les commentaires des hommes politiques, des éditorialistes, des responsables de la compagnie que de « violence sociale inacceptable ».

Pierre Gattaz réclame une punition. Le premier ministre Manuel Valls lui emboite le pas. Il qualifie les salariés de « voyous » et affirme « qu’il n’existe aucune excuse, pas même la violence sociale, à des actes de violence contre les personnes » ....

Nous y voilà ! En creux le terme est évoqué. « La violence sociale ». Mais de quoi s’agit-il ? Dans le fond, la chemise du DRH est-elle anecdotique ou au contraire révélatrice d’une situation qui dépasse la seule compagnie aérienne et qui témoigne d’une réalité sociale insupportable à des millions de salariés ?

Vision exagérée ou au contraire lucide ?
Pour comprendre, il fallait se rendre auprès des principaux intéressés, les rencontrer, les écouter.

Faudrait-il comme pour se rassurer limiter la violence sociale aujourd’hui à quelques « excités » ou au contraire reconnaître qu’elle n’a rien de bien original et a toujours été une des conséquences des rapports sociaux. Air France ne fait-il pas suite à une série d’autres évènements qui expriment les mêmes malaises ? Manifestations, bousculades, affrontements, occupations d’usines, séquestration de patrons... Dernièrement la situation des « Goodyear » passés en justice pour s’être opposés à plus de 1200 licenciements et avoir retenu leur responsable durant une trentaine d’heures vient indiquer la réalité d’une violence visible, mais aussi et surtout de celle dont on ne parle pas, ou peu, la violence subie qui pousse à commettre des actes tout aussi déterminés qu’ils ne sont pas prémédités.

Les manifestations de colère à Air France ou Goodyear sont-elles le « privilège » de ces entreprises, ou au contraire susceptibles d’atteindre celles qui se croient à l’écart au nom d’un dialogue social souvent plus imaginaire que réel ?

La société évolue souvent sous le coup de tensions, d’affrontements, de violence aussi. Encore faut-il tenter d’en saisir la signification et s’interroger sur les causes réelles et profondes qui peuvent pousser n’importe quel salarié, là dans l’industrie, ici dans les services, là dans le privé, ici dans le public à utiliser des méthodes à l’encontre de son patron ou de son responsable jusque-là inenvisageables…

La violence sociale aujourd’hui ? Il ne sert à rien d’attendre de nouvelles manifestations ouvrières pour l’évoquer. Elle est annoncée, programmée avec la « réforme » du code du travail jusqu’au bout dans la foulée d’El Kohmri, par l’utilisation des ordonnances, comme l’a annoncé le nouveau président de la république, Emmanuel Macron, dans la campagne électorale.

Derrière la réalité de la violence sociale se trouve un système qui désespère et broie l’individu. Derrière la violence ouvrière se trouve la violence patronale. Appréciation d’un autre temps ? Avec la réalité des faits, c’est cela aussi qu’il me semblait important d’aborder. Les responsabilités politiques, économiques et sociales qui désespèrent et poussent à l’action. Bref qualifier le mal pour tenter de réfléchir à un remède…


Documentaire:
"
Dans le secret de la violence sociale"
Mardi 23 mai 2017 à 23h15
France 2


Jacques Cotta
le 19 mai 2017
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Emmanuelle Gaziello, candidate de la France Insoumise dans la 1° circonscription des Alpes de Haute Provence.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #l'horreur économique

Emmanuelle Gaziello, soutien de Jean-Luc Mélenchon, revient sur les excellents scores du candidat de la France Insoumise dans les Alpes du Sud. Mais aussi sur le choix entre Macron et le Pen pour le second tour.
 
 
 
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La France "En Marche" de Pétain à Macron ! "En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron ! Par Christophe Certain.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Macron

lundi 8 mai 2017

 

La France "En Marche" de Pétain à Macron !

 
 

"En Marche" avec l’Uber-chauffeur Macron !

 

http://k6fm.com/images/stories/flexicontent/l_emmanuel-macron-en-marche-poing-lev.jpg





Toutes les dictatures sont "conduites" par un guide suprême !
Le Duce Benito Mussolini, le Führer Adolf Hitler ou le Conducător Nicolae Ceaucescu, ce sont au sens premier des conducteurs, bref des chauffeurs. 
"Führer" vient du verbe allemand "fahren" qui veut dire conduire. 
"Duce" vient du mot latin dux, qui signifie conducteur. 
Pas besoin de traduction pour le "conducator" Ceaucescu. 
Le dictateur est celui qui guide le peuple, dans une dynamique de mouvement. 
Un "mouvement" tellement présent dans le parti "En Marche" d’Emmanuel Macron qu’on ne peut qu’en conclure qu’il est lui-même le conducteur de ce "mouvement" et qu’il se propose d’être lui-même le "chauffeur" de la France.
Est-ce un hasard alors si "la France en Marche" était le slogan du gouvernement de Pétain ? 

Il se situait exactement dans la logique du "Führer" et du "Duce", puisque si la France était en marche, Pétain était forcément celui qui conduisait cette marche, le "conducator" à la française. 
Quand on tente de nous imposer le vote Macron comme un barrage contre le fascisme, on commence à se demander si le Front national n’est pas l’ennemi apparent, le véritable ennemi avançant masqué. 


 

 


 

Cette obsession pour le mouvement rappelle d’ailleurs étrangement l’injonction omniprésente de la "mobilité" dans le catéchisme managérial. 
Si vous n’avez pas de travail c’est parce que vous n’êtes pas assez mobile. 
Personne ne veut être "mobile". 
La mobilité permanente, comme fin en soi, c’est l’affaiblissement ou la destruction des liens, des structures, de la famille, des amis, des repères, pour que in fine, l’homme/femme sans lien et sans repère soit totalement soumis au "mouvement" qu’on va lui imprimer.

Dès lors, on peut s’inquiéter à juste titre du nom "En Marche" du parti politique d’Emmanuel Macron. 

En marche vers quoi exactement ? 
Quel est le sens de ce "mouvement" politique ? 
Peut-être vaut-il mieux que nous ne le sachions pas. 
Cette marche, comme la "mobilité", n’a pas d’autre but qu’elle-même, tourner sur place pour étourdir les gens et les rendre plus aisément manipulables, tout en rejetant sur eux leur incapacité à trouver une place dans la société. 
Attali dit que dans la société idéale ubérisée "pour ceux qui n’ont pas de talent ce sera plus difficile". 
Si vous êtes au chômage, ce n’est pas parce que votre usine a été délocalisée en Chine, c’est tout simplement parce que vous manquez de talent. 
C’est la mobilité des gobelets dans le bonneteau financier, le mouvement des travailleurs dans le jeu des chaises musicales.

 

L’Uber-chauffeur est le modèle macronien de l’homme nouveau !

 



 

Mais on touche le sublime lorsqu’on en arrive à l’éloge de l’homme "ubérisé". 
Si l’on reprend notre métaphore du dictateur comme "conducteur", du peuple, comment ne pas prendre acte du fait que l’emblème de la révolution macronienne est le "chauffeur" Uber ? 
"L’Ubérisation" de la France est sur toutes les lèvres. 
Attali le dit explicitement : "je pense qu’on va vers une ubérisation générale du travail qui n’est pas une mauvaise chose en soi".
Si l’ubérisation de la France est "en marche", alors Macron devient métaphoriquement le chauffeur Uber, l’Uber-chauffeur de la France !
Tout ce corpus est tellement riche de symboles, que c’en est même trop. 

Ce n’est plus une métaphore filée, c’est un feu d’artifice, c’est notre avenir qui s’écrit en lettres de feu dans cette ubérisation des esprits.
Le chauffeur de taxi est le prototype idéal de l’homme ubérisé. 

Par une incroyable conjonction du sens, le chauffeur de taxi est évidemment "mobile". 
"Automobile", même si l’on peut se permettre un jeu de mot, comme Macron qui n’hésite pas à dire que la société Uber "offre des perspectives de mobilité" à ses chauffeurs de taxi. 
Il s’agit également en l’occurrence de mobilité sociale, mais quelle perspective de mobilité sociale peut bien offrir un travail de semi-esclave sous-payé ? 
Assurément aucune, à part l’envie d’en sortir très vite. 
Macron se paye de mots. 
Aucune importance, qui a relevé ces paroles ? 
Comme tous les vrais dictateurs, Macron annonce ce qu’il va faire et il va le faire. 

 

http://www.solidariteetprogres.org/IMG/jpg/uber.jpg

 

 


"über" signifie "au-dessus de" en Allemand. 
Le modèle de l’homme nouveau hitlérien, celui que les dictatures les plus ambitieuses ont toujours cherché à créer, s’appelait l’Ubermensch, littéralement, le surhomme. 
"J’ai vu l’homme nouveau et j’ai eu peur" a pu ainsi déclarer Hitler dans l’un de ses discours. 
Le slogan de l’Allemagne hitlérienne était "Deutschland über alles". 
Un vocable décidément très connoté, même s’il s’agit d’un mot courant en Allemand. 
Depuis que l’on parle de cette société Uber, je m’étonne toujours d’une part que des dirigeants aient osé donner un nom pareil à leur société, connaissant les antécédents, et d’autre part que personne n’ait jamais fait le lien entre une société qui crée un modèle de chauffeur esclave et un mot dont le souvenir en France est directement lié au nazisme. Cela va au-delà d’une erreur de marketing. 
C’est un modèle de société qui voit le jour, un modèle revendiqué en filigrane, volontairement ou de façon inconsciente. 
On peut d’ailleurs remarquer au passage que ce mot "société" désigne aussi bien une société à but lucratif, comme Uber, que la structure civile dans laquelle nous vivons, "la société". 
Uber est donc le modèle futur de la société. 
C’est un modèle commercial.
 

 

 


Puisque l’on parle beaucoup du fascisme en ce moment, rappelons que la vraie nature du fascisme, comme il a été instauré en Italie, mais aussi en Espagne ou en Amérique du Sud, est l’alliance de l’état et des puissances financières et industrielles, contre les citoyens. 
Le fascisme interdit ou corrompt les syndicats, réprime les grévistes, supprime le droit du travail et capte tout l’argent disponible à son profit. 
En se focalisant sur les aspects purement répressifs, on perd de vue que la violence n’est qu’un moyen au service de l’asservissement du peuple. 
Le travail forcé, l’esclavage par la dette, l’ubérisation sont des méthodes fascistes. 
Toute la subtilité vient du fait qu’il n’est plus nécessaire de recourir à la schlague pour faire travailler le populo. 
En actionnant depuis 40 ans les leviers de la dette, en dérégulant le marché du travail, en délocalisant les usines, en important massivement des travailleurs immigrés, l’ingénierie sociale a "conduit" les Français à s’auto-fasciser, se mettant eux-mêmes en situation de demandeurs pour des travaux ingrats et sous-payés. 
Un rêve néo-libéral, un rêve fasciste prend forme.
Macron nous dit lui-même de l’homme ubérisé que "la rémunération ne suit pas toujours, mais il a accès à l’activité économique". 

 

 

https://lacgt44.fr/IMG/png/chomage-le-miracle-de-noel_5515454-l.png

 


De quoi parle-t-on ici ? 
Prenons acte tout d’abord de l’extraordinaire inversion des objectifs et des moyens : l’activité économique, c’est-à-dire le travail, nous est présenté dans cette citation comme le but essentiel. 
Il "a accès" à l’activité économique, comme si c’était un droit essentiel, au même titre qu’on "a accès" à l’éducation, ou à l’eau courante, mais un accès décorrélé d’un quelconque salaire. 
La rémunération, qui est pourtant le but essentiel du travail, et bien souvent le seul, nous est présentée ici comme accessoire, elle ne "suit pas toujours". 
C’est-à-dire qu’on peut à la limite travailler gratuitement, ou pour une rémunération symbolique, comme les contrats à 1€ de l’heure pour les migrants en Allemagne, l’essentiel étant pour Macron "d’avoir accès à l’activité économique".
Évidemment, dans une situation provisoire, il est toujours préférable d’avoir un travail mal payé que pas de travail du tout, mais l’ubérisation du monde ne permettra jamais que les choses s’améliorent, bien au contraire. 

Comme la "mondialisation heureuse" d’Alain Minc, autre mentor de Macron, l’ubérisation heureuse ne verra jamais le jour. 
Il faudra au contraire accepter toujours plus de précarité, pour des salaires toujours plus faibles. 
Faute de sortir de l’euro et de l’union européenne, la seule voie économique que suivent nos dirigeants est la baisse massive des revenus des Français. 
Voilà le programme réel de Monsieur Macron et consorts. 
Préparez-vous à être ubérisé.


Par Christophe Certain (son site ici)
Source :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/
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LÉGISLATIVES dans le RHÔNE : Rififi à chez les « insoumis » qui présentent finalement une liste face à Michèle PICARD, maire PCF de Vénissieux

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Terrorisme, #Le grand banditisme, #La lutte des classes, #Les média

Publié par El Diablo

L'affiche électorale de Michèle Picard, candidate PCF, avec son suppléant Kamal Ahamada

L'affiche électorale de Michèle Picard, candidate PCF, avec son suppléant Kamal Ahamada

France Insoumise : le national soumet le local

Par : Gilles Lulla – le 18 mai 2017

Une semaine après avoir décidé majoritairement de ne pas présenter de candidats dans la 14e circonscription pour ne pas entamer les chances de la gauche de l’emporter, les militants mélenchonistes de Vénissieux, Feyzin, Saint-Fons, Saint-Priest et Solaize étaient de nouveau réunis, le 17 mai en soirée, pour arrêter une décision qui se faisait attendre.

Ils n’en auront pas eu la possibilité. Le national a tranché. Il y aura bien un candidat insoumis : Benjamin Nivard. Il aura pour suppléante Léa Leverd. Leur candidature a été déposée ce matin à la préfecture du Rhône.

Entre ces deux réunions, la confusion a régné. Sur le site internet de la France insounise, Benjamin Nivard, qui s’était positionné de longue date, est passé du statut de titulaire à celui de suppléant, puis de nouveau à celui de titulaire, pour pallier le retrait de Monia Benaïssa, qui était devenue titulaire après avoir été pressentie pour être suppléante… avant de finalement jeter l’éponge !

Cette valse-hésitation traduit la forte opposition qui existe entre l’échelon local, où le souci de ramener la 14e circonscription à gauche l’emporte, et le national, désireux de faire fructifier dans un maximum de circonscriptions le bon score réalisé par Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle.

Les militants « anti-candidature » s’estiment floués. « La candidate communiste et maire de Vénissieux, Michèle Picard, était la mieux placée pour représenter la gauche, soulignent-ils. Nous ne voulons pas prendre le risque d’un second tour qui opposerait le FN à Yves Blein, l’ex PS converti au macronisme. Malgré tout, le bureau national de la France insoumise a décidé d’imposer un candidat. Nous ne reconnaissons pas sa légitimité. »

Gérard Médioni, qui était jusqu’à présent coordonnateur du mouvement sur la circonscription, a par ailleurs annoncé qu’il se désengageait. La direction de campagne est désormais assurée par Claude Delorme.

Mais c’est une drôle de campagne qui s’ouvre pour le binôme insoumis. Elle sera courte (un peu plus de trois semaines avant le 1er tour). Et les troupes seront clairsemées. Les militants ont été invités lors de la réunion du 17 mai à se positionner individuellement : certains ont choisi de soutenir Michèle Picard, d’autres de s’abstenir, d’autres enfin, fidèles à la direction nationale mais minoritaires, de soutenir les candidats désignés.

Au-delà des législatives, on peut s’interroger sur les traces que laissera une telle désunion dans un mouvement naissant. « On a essayé de régler le malaise au mieux pour essayer de faire vivre la France insoumise à l’avenir », assure Gérard Médioni.

SOURCE :

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L’Union bancaire, c’est quoi ? Par Charles Sannat

15 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Dans cette nouvelle vidéo de l’Éco par le Prof, je vous propose que l’on parle un peu d’un sujet qui revient assez souvent pour celles et ceux qui suivent l’actualité économique, et cette semaine, c’est le thème de l’Union bancaire !

L’Union bancaire c’est un nouveau machin européen, nettement plus « bancal » que bancaire, mais comme bien souvent, le problème n’est pas tant de faire quelque chose de véritablement utile et pertinent que de faire croire que l’on fait quelque chose d’utile et de pertinent.

Au-delà du fait que l’Union bancaire européenne ne donne réellement aucune protection supplémentaire aux citoyens, aux contribuables et aux épargnants européens, elle cache en réalité des dispositions qui sont à l’inverse de ce que les autorités proclament haut et fort.

L’idée au fond, c’est quoi ? Faire en sorte de rendre possible la saisie des dépôts des clients d’une banque dans le cadre d’une faillite théoriquement uniquement au-delà des dépôts supérieurs à 100 000 euros, mais aussi de rendre in fine chaque pays responsable de la gestion de ses propres banques en faillite.

Sous des atours séduisants et rassurants, « l’Union bancaire » est finalement le contraire de ce qu’elle affiche. Pour parler de « désunion » européenne, on parle donc « d’union », mais la triste réalité c’est qu’il n’y a pas d’union, il y a bien le détricotage du « vivre ensemble » européen, et face aux problèmes, chaque pays se retrouve finalement toujours seul.

L’Union bancaire est donc un machin qui ne fonctionne pas et qui ne peut pas fonctionner.

Et c’est exactement cela que j’explique dans cette nouvelle vidéo de l’Éco par le Prof, que je vous invite à partager avec le plus grand nombre.

Comme à chaque fois, mes amis, n’hésitez pas à me faire part aussi bien de vos remarques, que des sujets que vous souhaiteriez voir abordés (nos adresses mail en bas).

Je vous souhaite une belle semaine, tout simplement belle.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

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« La bienvenue de l’Europe à Macron : la France dépense trop. Ambiance !! » L’édito de Charles SANNAT . Le 10 mai 2017

10 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #l'horreur économique, #Le fascisme, #Terrorisme

« La bienvenue de l’Europe à Macron : la France dépense trop. Ambiance !! » L’édito de Charles SANNAT . Le 10 mai 2017

« La bienvenue de l’Europe à Macron : la France dépense trop. Ambiance !! » L’édito de Charles SANNAT

 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je crains fort que ce nouveau quinquennat nous semble long, très long. Alors que j’entends souvent l’expression « après Hollande ça va être dur de faire pire », mon petit doigt me dit que rien n’est moins sûr !

Si certains disent que l’on a touché le fond, il ne faut pas oublier qu’une fois au fond on peut effectivement remonter mais aussi se mettre à creuser, et notre pays semble avoir une furieuse envie de creuser…

Noooon… Je ne fais pas d’anti-macronisme primaire ! Je n’allais même pas accuser ce pauvre bougre qui n’a même pas encore pris officiellement ses fonctions !

Je voulais m’en prendre plutôt à la Commission européenne dont le président Juncker – ce gentil garçon luxembourgeois qui a su assurer la prospérité de son État lilliputien en permettant aux entreprises de tous ses voisins de ne pas payer d’impôts, bref, ce parangon de la vertu budgétaire (surtout avec le pognon des autres et le vôtre en particulier) – vient donc de féliciter le petit père du peuple Macron (béni-soit-son-nom maintenant qu’il est président), et tout aussi sec… hop ! de le mettre en garde !

Manu, t’as plus de sous !

Selon cet article du Figaro, « le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a averti le nouveau chef de l’État des risques auxquels s’exposaient la France si elle ne parvenait pas à maîtriser durablement sa dépense et à réduire son déficit. Le commissaire européen Moscovici a également réagi.

À Bruxelles, l’optimisme aura été de courte durée. À peine Emmanuel Macron élu, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a tenu à l’avertir des risques encourus par la France si le nouveau gouvernement ne parvenait pas à endiguer durablement la croissance de ses dépenses. «Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit», a déclaré Jean-Claude Juncker. «Les Français consacrent entre 53 % et 57 % de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette cela ne peut pas fonctionner dans la durée», a ajouté le président de la Commission européenne. Jean-Claude Juncker a estimé que le nouveau chef de l’État français ne pourrait pas compter à sens unique sur la tolérance et la solidarité de ses partenaires européens sur ces questions. «Il appartient aussi aux Français de faire un geste en direction des autres» en faisant les réformes nécessaires a-t-il ainsi déclaré. Le commissaire européen en charge des Affaires économique et financières, Pierre Moscovici, a estimé de son côté que «Macron doit sortir la France de la procédure de déficit excessif». »

Alors… Maintenant que vous avez voté à 65 % officiellement, et 45 % du corps électoral seulement, pour sa sainteté Macronléon 1er bientôt couronné à Reims, vous allez la sentir passer la réforme ! Pensez donc, avec une telle popularité, le jeune prince qu’on sort (c’est un jeu de mot hein), et que nous a sorti le système européiste, va se charger de ramener le déficit de la France sous des niveaux plus acceptables.

50 milliards d’euros d’économie ! Et c’est où qu’on coupe ? Et c’est quels « zimpôts » qu’on augmente ?

Bon, de vous à moi, il n’y a pas de secret : il va évidemment falloir dépenser moins si on veut rester dans l’Europe (d’où justement l’idée d’en sortir) car contrairement à ce que l’on veut faire croire aux gens, s’il y a un coût évident à une sortie de l’euro, il y en a un tout aussi important à un maintien !

Alors nous allons expérimenter la grècification, comme prévu, et pour cela le plan est implacable. Il va falloir choisir quels impôts seront montés car ils seront montés, et quelles dépenses il faudra couper et elles seront coupées !!

Ce qui nous amène au plan machiavélique pour ce faire !

Le gouvernement d’union nationale pour réformer la France à grands coups de trique !

Si Macron veut supprimer la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, il ne faut pas se leurrer : il faudra des sous, si Macron veut embaucher des profs pour que les gamins soient 12 par classe, il faudra payer, de même que pour l’impôt sur les sociétés que Macron veut baisser !

Moi ça m’arrange toutes ces baisses, et je suis pour un prof particulier par gamin. Le problème c’est que parfois, on a plus besoin de vigiles que de profs, sans oublier que cela a un coût. Qui paye ? Où trouve-t-on l’argent ?

Le budget de Macron n’est pour le moment pas équilibré, et personne n’y croit un instant, d’ailleurs l’alpha et l’oméga c’est encore la suppression de postes de fonctionnaires.

Pourquoi pas…

Mais si Macron doit ramener le déficit à moins de 3 %, croyez-moi, cela va commencer à couiner fortement dans les chaumières, d’ailleurs tout le monde couine déjà et Macron, le plus jeune président, mal élu malgré son score de dictateur africain, est déjà en proie au scepticisme syndical, populaire, mais aussi politique.

Les législatives risquent d’accoucher d’une assemblée difficilement gouvernable. Enfin, pour pouvoir diriger par ordonnances, Macron devra tout de même se faire voter les pouvoirs de le faire par une majorité de députés. Est-ce que la majorité socialiste actuelle les lui votera avant de partir ? Macron pourra-t-il diriger ? Rien n’est certain, et le troisième tour social, lui, semble se profiler à grands pas. Pourtant, la grande idée, le grand plan, c’est de réussir à unir la classe politique en dynamitant et sabordant l’ensemble des grands partis afin de mettre en avant une « union sacrée » des démocrates, un gouvernement « d’union nationale » des gentils pro-européens qui nous défendront contre les hordes fascistes qui veulent déferler sur l’Europe.

Face à ce programme, il y a effectivement peu de chance que Manu-le-beau-gosse connaisse un état de grâce quelconque…

Ça promet un quinquennat comme ça !

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

 « Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Source Le Figaro ici

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L’avenir radieux de la France de Macron Observations du Comité Valmy

4 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La mondialisation, #AMERIQUE, #Le capitalisme;, #La guerre

L’avenir radieux de la France de Macron
Observations du Comité Valmy

jeudi 4 mai 2017, par Comité Valmy

L’avenir radieux de la France de Macron

- Observations du Comité Valmy -

L’élection présidentielle de 2017 apparaît aujourd’hui comme totalement truquée. Une manipulation politico-médiatique et judiciaire longue et approfondie a été organisée par Hollande et l’oligarchie. L’un de ses objectifs - atteint - en était l’élimination politique de Fillon afin de faciliter l’élection de Macron "premier couteau" de l’oligarchie. Macron est le continuateur de l’UMPS et de François Hollande, choisi par celui-ci et par l’oligarchie.

 

Fillon, intermittent d’un gaullisme dégénéré a démontré en appelant à voter Macron son adhésion idéologique à l’UMPS européiste et qu’il ne méritait aucunement la confiance des Français.

 

Dans cette mascarade électorale, le chevalier Macron apparaît comme le porte-étendard de la cause antifasciste, de la liberté, et de la continuation de la démocratie. Mais l’oligarchie, la haute-finance et l’euro-dictature dont il est le pion ne sont-ils pas eux aussi porteurs de tyrannie, de guerre, de violence sociale et de mesures liberticides – en un mot de fascisme ?

 

Il convient donc, à partir de ses faits d’armes, de ses promesses et en identifiant ses amis, d’imaginer l’avenir radieux, promis par les médias et les politiques, et qui s’ouvrirait à la France sous la présidence de Macron.

 

1) Les faits d’armes

Emmanuel Macron a été ministre de Hollande, et pas des moindres. Il a été aussi dans le secrétariat général de l’Elysée. Il a travaillé à la banque Rothschild, opérateur crucial sur la dette publique française et européenne. Emmanuel Macron a participé à la réunion du groupe Bilderberg à Copenhague, les 31 mai et 1er juin 2014, en tant que conseiller de François Hollande.

 

Lors de son passage à Bercy, il a été à l’origine de loi de libéralisation, déréglementation et privatisation de l’économie, trois concepts clés pour les banques privées avides de s’approprier via la dette les biens publics. Outre la vente colossale de participations d’Etat, ses projets de loi ont concerné la destruction programmée de la SNCF par la loi autocar, la suppression du repos dominical, ainsi que la destruction du code du travail en précurseur de la loi travail, imposé ensuite au peuple par le 49/3. La loi Macron prévoyait le « Leasing » de nos navires de guerre, c’est-à-dire leurs ventes à des investisseurs privées.

 

L’opération concernant SFR a fait perdre des milliards à la France en autorisant (à l’opposé de son prédécesseur Montebourg) une multinationale étrangère à s’emparer d’un des grands réseaux de téléphonie privatisée du pays. L’opération de bradage d’Alstom aux USA et de démantèlement de cette firme stratégique est une vraie trahison qui devrait être sanctionnée pénalement (voir le rapport du CF2R), bradage auquel s’opposa notamment le FN qui réclama sa nationalisation.

 

Avant d’être ministre il fut à l’Elysée très proche d’Hollande et participa donc à cette politique de soutien aux terroristes en Syrie et el Lybie, et de provocation contre la Russie et contre la Chine. Il a soutenu tous les traités de libre-échange conclus ou à conclure par l’UE avec les USA en particulier.

 

Après les attentats que cette politique encouragea en France, Macron déclara courageusement que le peuple français, trop « défiant » (et non ses élites) était responsable de la radicalisation des musulmans de France.

 

2) Les promesses

Malgré le vague du programme de Macron, sa structure peut être décelée au travers de son allégeance totale à l’Union européenne, et donc à l’Euro et à l’OTAN. D’ailleurs nos « alliés » européens et de Wall Street ont salué son succès bruyamment.

 

Il s’est courageusement engagé à faire une loi El Komri « puissance dix », à multiplier les privatisations, notamment des deux grands mécanismes de solidarité nationale que sont les caisses de retraite et la Sécurité Sociale, à supprimer cent vingt mille fonctionnaires, à remettre en cause le modèle du CDI au profit du micro-entrepreunariat généralisé (du balayeur au pilote d’avion), mettant ainsi tous les salariés en compétition les uns avec les autres et les privant de moyens de défense collectifs. Le soutien total, dès le début des grands patrons, en premier lieu des assurances privées (le président d’AXA, de Castrie, est aussi président du groupe de Biderberg) est un indice très fort du sens de ses « réformes » sociales prévues.

 

Macron soutient toutes les mesures de destruction de la République française au profit d’un Etat fédéral européen composé de Länder conformément à la volonté allemande. Il ne cache pas son mépris de la République, en affirmant que ce qu’il manque à la République c’est un roi : « Le grand absent [de la vie politique française] est la figure du roi. ». Il entend faire éclater « le système institutionnel français » en différentes institutions selon les territoires.

 

Il soutient la signature et la mise en œuvre de tous les traités de libre échange (TAFTA...). en associant leurs détracteurs aux fascistes.

 

Par ailleurs au sujet de l’ouverture mondialiste qui reçoit aujourd’hui la bénédiction des banquiers et de leurs organisations politiques comme la « Open Society » de Soros, il convient de rappeler une vérité historique. Un des plus convaincus des « sans-frontiéristes » ne fut autre qu’Adolf Hitler : « La nature ne connaît pas de frontières politiques, écrit-il dans Mein Kampf. Elle place les êtres vivants les uns à côté des autres sur le globe terrestre et contemple le libre jeu des forces ». Au chapitre économique et démographique de Mein Kampf, Hitler rejette toute solution de développement interne (démographique, sociale et économique), au profit seul de solutions d’expansion militaire, coloniale et commerciale.

 

Macron soutient l’accroissement des « grandes migrations », comme Jacques Attali, son éternel parrain : « aujourd’hui on a cent mille étrangers qui rentrent par an, actifs. Tous les démographes tous les statisticiens disent qu’il faut dans les 15 ans qui viennent, trois cents mille étrangers actifs en plus par an » a déclaré Attali (https://www.youtube.com/watch ?v=XYaakBreKAM). Macron a félicité Merkel pour l’accueil d’un million de migrants par an en Allemagne. Le politologue Dominique Reynié, directeur de la Fondapol, qui soutient également Macron avait auparavant expliqué à la télévision que « La banque mondiale nous annonce qu’il faudra accepter 80 millions d’immigrés en 2050 en Europe – au minimum - , l’ONU dit 125 millions. » (http://www.dailymotion.com/video/x1m37i_125-millions-d-immigres-a-accueilli_news) Et qu’il était nécessaire qu’un parti politique brise enfin ce tabou, c’est-à-dire l’impose au peuple.

 

Le même rapport de l’ONU sur « Les Migrations de Remplacement » consacrés à la France affirme que pour maintenir le même ratio actifs/retraités il faudrait importer en France 92 millions de migrants en 50 ans, remplaçant ainsi la population à 68,3%. (1)

 

La destruction du modèle français industriel, centré sur le nucléaire, le rail, et une industrie compétitive dont Macron a bradé les fleurons à l’étranger, provoquera immanquablement une baisse de la productivité en France. La seule solution pour payer les retraites dans une société désindustrialisée sera alors l’immigration de masse.

 

Macron veut mettre en place la discrimination positive. Cette politique, imposée par l’UE qui interdit l’ « assimilation », présuppose l’existence de races, encourage les individus à revendiquer leur appartenance à une race, et engendre ainsi un accroissement des actes racistes. Cela fera la promotion d’incompétents, et ceux issus de l’immigration qui le mériteront réellement seront eux aussi soumis à cette opprobre, victimes aussi de cette politique.

 

Comme le veut le CAC40, il veut fermer Fessenheim et le plus de centrales possibles, mais discrètement, suivant ainsi la ligne Hollande... Les importations de combustibles fossiles exploseront, tout comme notre dépendance. L’Allemagne a importé 15 millions de tonnes de charbon en plus l’année dernière.

 

Concernant l’Education nationale, il prône le contrôle continu, pour continuer la destruction du bac, en réduisant à 4 les matières obligatoires, sans préciser lesquelles. Gageons que les « 3I » chers à Berlusconi (impressa, inglese, informatica), management, anglais et informatique, ne seront pas en reste par rapport aux matières scientifiques et littéraires. Il veut aussi renforcer l’enseignement du fait religieux.

 

Concernant l’Université et la Recherche, les syndicats qui ont appelé à voter Macron ont certainement été sensibles à ses mesures de mise en valeur de l’université : autonomie amplifiée des universités, c’est-à-dire privatisations et bradage aux multinationales. Vu qu’à Berlin, ancienne capitale de l’occupant, il a prononcé un discours en anglais, on peut imaginer qu’il défendra haut et fort la tradition académique française, ses principes, et la langue française par exemple en demandant la suppression de la loi Fioraso. Enfin la dépénalisation du cannabis qu’il préconise est une mesure de plus dans la zombification de notre peuple, en particulier de la jeunesse.

 

Le service militaire d’un mois, vu sa posture de provocation avec la Russie et son mépris affiché envers toute mesure d’assimilation, peut préparer la mobilisation de la jeunesse à la guerre que ses soutiens internationaux préparent. Il a d’ailleurs refusé de participer aux colloques interpartis concernant la politique avec la Russie, a refusé l’accès des médias russes à ses meetings, et a déclaré qu’il bombarderait la Syrie sans mandat de l’ONU...

 

Appuyé par une majorité de circonstance, il pourra envoyer l’armée aux quatre coins du monde, et, laissant, selon les traités européens, le Conseil européen prendre les mesures « de sécurité et de défense commune », l’UE pourra pratiquer des mesures de force, intérieures et extérieures, sans aucun avis (et véto possible) des parlements nationaux.

 

D’autres « petites mesures » fiscales préparées discrètement pour « sauver de la faillite » la France, risquent de les forcer à réduire le « patrimoine » des classes moyennes. Les amis de Macron proposent par exemple « le loyer fictif », qui, ajouté à leurs revenus annuels, les propulsera dans les catégories privilégiées de l’échelle de l’imposition… éventuellement associées à une réévaluation vers le bas de l’imposition sur l’ISF.

 

Et pour couronner le tout, Macron se propose de « gouverner par ordonnances », ce qui est un grand signe de démocratie, régime qui selon lui, « ne se suffit pas à lui-même ». Macron n’a pas caché non plus son mépris par les suffrages du peuple : être élu pour accéder aux plus hautes responsabilités, a-t-il dit, était un "cursus d’un autre temps". Le référendum sur l’appartenance à l’UE promis par Le Pen est-il lui aussi l’élément « d’un cursus d’un autre temps » ? Macron lui veut s’inspirer du « modèle suédois », en réalité une dictature à parti unique qui a privé à jamais le peuple de la possibilité d’une alternance.

 

3) Les amis

Après l’ENA, Macron choisit de pantoufler dans la banque privée...

Son séjour à la Banque Rotschild fut l’occasion pour lui de réaliser la vente de Pfizer à Nestlé pour 9 milliards de dollars. Ayant reçu officiellement plus de 3 millions d’euros lors de son passage dans cette institution, (ce qui est très peu en regard de l’opération mentionnée plus haut), nous sommes stupéfait de constater que son patrimoine est inférieur à celui du français moyen (350 000 euros, selon l’Insee, environ), dont le revenu moyen de 1800 euros par mois…

 

Concernant Macron, ses références sont clairement douteuses, son « Maître à Penser », Ricoeur, et les philosophes allemands dont ce dernier se réclame (Heidegger, Gadammer), ayant largement soutenu les pires régimes du siècle dernier. Dans ses discours d’ailleurs, ses vociférations exaltées n’ont d’ailleurs rien à envier à la rhétorique fasciste. De grands hommes de gauche n’ont-ils d’ailleurs jamais favorisé l’arrivée du fascisme ou d’autres formes de dictature en France (2) ?

 

Il a bénéficié des largesses d’une des banques qui a profité le plus de la colonisation. Il revendique son affiliation au Saint-Simonisme (avec ses collègue de la revue « Esprit »), courant de pensée apôtre en son temps de toutes les colonisations. Il proclame néanmoins, dans la capitale d’un pays étranger et anciennement colonisé, le caractère de « crime contre l’humanité » de celle-ci.

 

Son entourage économique est tout le CAC40. Il servit Drahi à Bercy, tous les médias de Drahi (LCI, BFMTV, l’Express...) le servent. Tous les chefs d’États occidentaux le vénèrent, sauf peut-être Trump.

 

Les pires ministres d’Hollande le soutiennent totalement :

Ayrault qui ment effrontément sur les attaques chimiques attribuées au gouvernement légal alors qu’elles sont le fait de terroristes qualifiées de « rebelles » et soutenus militairement et politiquement par le gouvernement français.

 

Le Drian qui envoie des chars accompagnant les batteries de missiles de l’OTAN, à 180 km de Saint Petersbourg, dans les pays baltes, provoquant très dangereusement la Russie (le délais d’alerte descend ainsi à 3 minutes pour la seconde ville de Russie en cas de bombardement). Ce même ministre veut envoyer une escadre pour « intimider la Chine », alors que la France n’a pas du tout besoin de s’impliquer dans ces conflits lointains.

 

Une partie de la droite, fillonesque ou non (Madelin), qui le soutient construisit sa carrière par la fréquentation dans leur jeunesse de mouvements comme Ordre nouveau, GUD…

 

Macron, enfin, a reçu à Bercy une organisation de jeunes entrepreneurs baptisée « les Barbares qui veulent débloquer la France ».

 

Ainsi donc, aucun Français ne doute aujourd’hui qu’Emmanuel Macron, aux côtés de ses amis barbares, Macron nous emmènera vers un avenir radieux. C’est du moins ce à quoi travaille la machine médiatique, financière et politique qui l’a créé et élevé pour l’utiliser au service de l’oligarchie.

 

Comité Valmy
1 mai 2017

(1) « Selon ce scénario, on conserve le ratio de dépendance démographique à sa valeur de 1995 de 4,4 (4,4 « jeunes » de 15 à 64 ans pour 1 plus de 65 ans). Pour atteindre cela, 32,1 millions d’immigrants seront nécessaires de 2000 à 2025 soit une moyenne d’1,3 millions par an, et 60,9 millions d’immigrants de 2025 à 2050, soit une moyenne de 2,4 millions par an. En 2050, sur une population totale de 187 millions, 128 millions, ou 68,3%

seront des immigrés d’après 1995 ou leurs descendants. » http://www.un.org/esa/population/publications/migration/migration.htm

(2) En 1936 le peuple français vota pour une chambre , de gauche, qui finalement vota en grande majorité (hors les communistes et quelques socialistes) la paix de Munich, et les pleins pouvoirs à Pétain. Certains d’extrême droite, député (Kerillis ), militants, refusèrent voire joignirent la résistance et la France Libre (Cordier) En 1956 la gauche vota les pleins pouvoirs, que les socialistes utilisèrent pour mettre la terreur et le contingent en Algérie, et attaquer l’Egypte de Nasser
En 1991 le PS mit en place le traité de Maastricht (que le FN refusa) fit la guerre à l’Irak (que le PC, les verts et FN refusa) En 1997 la gauche (avec les verts et le PC,) mit en place Maastricht et le plus grand programme de privatisation depuis 3 siècles. Elle fit la guerre en Yougoslavie et en Afghanistan
En 2007 le PS et les verts violèrent et votèrent le traité refusé par le peuple en 2005 ( que le PC et le FN avaient dénoncé)

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Macron / Le Pen: parce que l'un des deux sera le prochain Président. Par Karine Bechet Golovko

4 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le traité Transatlantique.

jeudi 4 mai 2017

Macron / Le Pen: parce que l'un des deux sera le prochain Président

 
 
 
Hier a eu lieu le tant attendu débat de l'entre deux tours. Un débat violent qui n'aurait pu être autre. Car ce sont deux visions du pays qui s'opposent. Pour la première fois depuis les débuts de la Ve République, l'opposition ne se résume pas à des propositions différentes pour régler les mêmes questions: ici les questions sont différentes. Sortir de l'Europe vs plus d'Europe? Plus d'immigration avec la fin des frontières vs contrôler l'immigration avec la restauration des frontières? Restaurer le rôle de l'Etat dans l'économie vs l'autorégulation du marché global? La violence vient de la réelle opposition.
 
Mais dimanche prochain, nous aurons l'un des deux en Président, peu importe l'abstention ou le vote blanc. Alors réfléchissons, l'heure n'est plus à pudibonderie.
 

 
 
L'agressivité des échanges entre Macron et Le Pen n'a échappé à personne, même si les journaux prennent d'embler le parti d'un Macron qui aurait finalement survécu, ce dont ils n'étaient manifestement pas si certain que cela.
 
 
Autre remarque préliminaire, l'absence des présentateurs qui ne maîtrisent absolument pas le débat et se font déborder par les candidats. C'est à se demander si ce n'était pas voulu, car un tel manque de professionnalisme laisse pantois. Mais si les échanges furent violents, souvent au raz des paquerettes, il n'y a pas eu de véritable dérapage. Car Marine Le Pen était attendue sur les questions de l'immigration, pour justifier le qualificatif d'extrême droite. Mais en écoutant ce débat, il est difficile de parler de néonazisme. Populisme, possible. Souverainisme, certainement. Mais rien à voir avec la rhétorique d'extrême droite, même si pour un oui ou pou un non Hitler est remis au goût du jour, banalisé. Donc finalement, le pugilat n'a pas permis de "faire tomber le masque" du FN, à tel point que l'on se demande s'il en porte réellement un.
 
Sur le débat en lui-même, les deux interlocuteurs n'ont pas été à la hauteur, mais pour des raisons différentes. Marine Le Pen était empêtrée dans ses fiches, à un point tel qu'elle a baissé sa stature. Si elle est élue, va-t-elle se présenter ainsi, donnant l'impression de ne pas maîtriser le sujet? Macron, de son côté, a poussé au maximum son côté morveux prétentieux, qui s'attache aux détails techniques en parfait haut technocrate lisse et transparent, botte en touche sur la vision du pays et ses relations avec l'islam. Il incarne cette génération qui ne sort jamais de l'adolescence, qui est incapable de devenir adulte. 
 
Mais c'est bien l'un des deux qui sera élu à la présidence de la République dimanche. L'on peut dire que l'élection a été volée aux français par la justice et les médias. D'une certaine manière, c'est vrai. L'acharnement médiatico-judiciaire bien dirigé contre Fillon, l'adulation médiatique de Macron. Pourtant, les français avaient le choix: celui de la réflexion. Ils ne l'ont pas fait. Tout d'abord, parce que la réponse émotionnelle primaire est plus facile. Ensuite, parce que hurler avec les loups est plus confortable, même si l'on ne comprend pas dans quel but ils hurlent - puis s'arrêtent. Enfin, parce que s'ils attendent des réformes, elles ne doivent rien changer. Ce qui a abouti à ce résultat paradoxale d'avoir écarté les candidats attendus (Hamont et Fillon), pour se rabattre vers des candidats dit en opposition avec le système. Car l'inconnu étant impossible à imaginer, il est nié. Le monde post-moderne de Macron est aussi insaisissable que le retour au souverainisme de Le Pen. Dans les deux cas, ils entraînent un changement trop radical pour être appréhendé par l'inconscient collectif.
 
Pourtant, directement ou indirectement, ils sont le produit du système dominant aujourd'hui. Macron est le pure produit des technologies politiques post-moderne, qui remplacent le débat d'idée par le marketing, pour faire vendre une politique impopulaire et anti-démocratique qui a remplacé l'électeur par l'acheteur. Dans ce but, le FN est l'instrument nécessaire: il est censé fédérer la peur et détourner l'attention en créant un danger qui fait réagir l'imagination. C'est le seul parti contre lequel Macron ait une chance de gagner. Par ailleurs, la montée du FN est également le résultat logique de la politique menée: les réformes du droit du travail qui ont mis les gens dans la rue - en vain, la politique d'immigration massive dans les pays de l'UE, la question de l'euro qui limite les possibilités de réaction de l'Etat en temps de crise, l'incohérence de la politique internationale qui a brisé l'équilibre des relations Est-Ouest pour le remplacer par un atlantisme primaire. Le mécontentement augmente et fournit l'électorat nécessaire au FN. 
 
Le score attendu autour de 40% du FN, montre que le système néolibéral arrive au bout du système démocratique. Pas parce que le FN, n'en déplaise à la bonne pensance, soit anti-démocratique, mais parce qu'il va se constituer en parti d'opposition républicaine, qui, à terme, va mettre en échec le programme néolibéral impopulaire, car ne s'adressant qu'à une minorité. Donc le système néolibéral, qui a pu utiliser les mécanismes démocratiques pour arriver au pouvoir, ne peut s'y maintenir démocratiquement, car il repose sur une minorité. Autrement dit, l'élection de Macron, pure produit du système néolibéral, pourra être le dernier Président élu en France au suffrage universel - les "représentants du peuple" sont beaucoup plus dociles, comme nous le voyons.
 
Que ces candidats vous plaisent ou non, dimanche l'un d'eux sera Président. Il est possible de se draper dans sa dignité et décider que se déplacer serait par trop s'abaisser. L'on peut également se donner bonne conscience en allant voter blanc: je me suis déplacé, j'ai fait l'effort, mais je ne suis d'accord avec rien.
 
C'est merveilleux la bonne conscience. Surtout que l'on entend un peu partout que le vote blanc est pris en compte. Alors, pourquoi s'en priver? Pour ceux qui y croient, une petite mise au point:
Depuis la loi du 21 février 2014 visant à reconnaître le vote blanc aux élections les bulletins blancs sont décomptés séparément des votes nuls et annexés en tant que tel au procès verbal dressé par les responsables du bureau de vote. Mais, comme auparavant, ils ne seront pas pris en compte dans le nombre des suffrages exprimés (ensemble des bulletins moins les votes blancs et nuls).
Finalement, ne pas se déplacer, un vote nul ou un vote blanc n'est rien d'autre qu'une démission. Se laver les mains de ce qui se passe pour ne pas se salir, parce que l'on n'est pas totalement satisfait par ce que l'on voit. Et ensuite reprendre sa dignité et continuer à critiquer? C'est une position un peu facile. C'est une position lâche. Il faut se salir les mains pour avoir le droit de critiquer.
 
Lorsque vous irez voter, n'oubliez pas que vous votez pour un Président. Pas pour un ministre de l'économie ou des transports, mais pour un Président. C'est-à-dire pour une personne qui doit conduire et déterminer la politique du pays. A charge ensuite aux membres du gouvernement de la mettre techniquement en oeuvre. Vous votez pour une personne qui va aussi représenter la France à l'étranger, qui va vous représentez, vous au-delà du pays. Finalement, le choix qui se pose est simple: souverainisme contre mondialisme. Il n'y a pas de mauvais programme, il n'y a que des choix. Macron veut plus d'Europe, car il en est le candidat. Marine Le Pen veut plus de France. Leurs programmes sont diamétralement opposés, car ils correspondent à des visions exclusives de l'avenir du pays.
 
Ayez le courage de faire un choix, même s'il ne vous satisfait pas entièrement. Nous n'avons plus les moyens de la pudibonderie.
 
 
 
 
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