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Le blog de Lucien PONS

l'otan.

Le plus gros bobard de la fin du XXe siècle par Serge Halimi & Pierre Rimbert 

6 Mai 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #La Yougoslavie

Le plus gros bobard de la fin du XXe siècle
 

Il y a vingt ans, le 24 mars 1999, treize États membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), dont les États-Unis, la France et l’Allemagne, bombardaient la République fédérale de Yougoslavie. Cette guerre dura soixante-dix-huit jours et se nourrit de bobards médiatiques destinés à aligner l’opinion des populations occidentales sur celle des états-majors. Les Serbes commettent un « génocide », « jouent au football avec des têtes coupées, dépècent des cadavres, arrachent les fœtus des femmes enceintes tuées et les font griller », prétendit le ministre de la défense allemand, le social-démocrate Rudolf Scharping, dont les propos furent repris par les médias ; ils ont tué « de 100 000 à 500 000 personnes » (TF1, 20 avril 1999), incinéré leurs victimes dans des « fourneaux, du genre de ceux utilisés à Auschwitz » (The Daily Mirror, 7 juillet). Une à une, ces fausses informations seront taillées en pièces — mais après la fin du conflit —, notamment par l’enquête du journaliste américain Daniel Pearl (The Wall Street Journal, 31 décembre 1999). Tout comme se dégonflera l’une des plus retentissantes manipulations de la fin du XXe siècle : le plan Potkova (« fer à cheval »), un document censé prouver que les Serbes avaient programmé l’« épuration ethnique » du Kosovo. Sa diffusion par l’Allemagne, en avril 1999, servit de prétexte à l’intensification des bombardements. Loin d’être des internautes paranoïaques, les principaux désinformateurs furent les gouvernements occidentaux, l’OTAN ainsi que les organes de presse les plus respectés (1).

Parmi eux, Le Monde, un quotidien dont les prises de position éditoriales servent alors de référence au reste de la galaxie médiatique française. Sa rédaction, dirigée par Edwy Plenel, admet avoir « fait le choix de l’intervention (2)  ». En première page de l’édition du 8 avril 1999, un article de Daniel Vernet annonce : « Ce plan “Fer à cheval” qui programmait la déportation des Kosovars ». Le journaliste reprend les informations dévoilées la veille par le ministre des affaires étrangères allemand, l’écologiste Joschka Fischer. Ce « plan du gouvernement de Belgrade détaillant la politique de nettoyage ethnique appliquée au Kosovo (…) porte le nom de code de plan “Fer à cheval”, sans doute pour symboliser la prise en tenaille des populations albanaises », écrit Vernet, pour qui la chose « paraît faire peu de doutes ».

Deux jours plus tard, le quotidien récidive sur toute la largeur de sa « une » : « Comment [Slobodan] Milošević a préparé l’épuration ethnique ». « Le plan serbe “Potkova” programmait l’exode forcé des Kosovars dès octobre 1998. Il a continué d’être appliqué pendant les négociations de Rambouillet. » Le Monde évoque un « document d’origine militaire serbe » et reprend à nouveau les allégations des officiels allemands, au point de reproduire l’intégralité d’une note de synthèse — ce qu’on appellerait aujourd’hui les « éléments de langage » — distribuée aux journalistes par l’inspecteur général de l’armée allemande. Berlin entend alors justifier auprès d’une opinion plutôt pacifiste la première guerre menée par la Bundeswehr depuis 1945, de surcroît contre un pays occupé cinquante ans plus tôt par la Wehrmacht.

Or ce plan est un faux : il n’émane pas des autorités serbes, mais a été fabriqué à partir d’éléments compilés par les services secrets bulgares, puis transmis aux Allemands par ce pays, qui fait alors du zèle pour rentrer dans l’OTAN. Le pot aux roses sera révélé le 10 janvier 2000 par l’hebdomadaire Der Spiegel et confirmé douze ans plus tard par l’ancienne ministre des affaires étrangères bulgare. A posteriori, le document aurait dû inspirer d’autant plus de méfiance que « fer à cheval » se dit potkovica en serbe, et non potkova, ainsi que le remarqua dès le 15 avril 1999 le député allemand Gregor Gysi devant le Bundestag. En mars 2000, le général de brigade allemand Heinz Loquai exprime dans un livre ses « doutes sur l’existence d’un tel document » ; son enquête oblige M. Scharping à admettre qu’il ne dispose pas d’une copie du « plan » original. Au même moment, le porte-parole du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie qualifie les éléments du prétendu plan de « matériel peu probant » (Hamburger Abendblatt, 24 mars 2000) ; et la procureure Carla Del Ponte n’y fera même pas référence dans l’acte d’accusation de Milošević en 1999 puis en 2001.

« La guerre, avait expliqué Plenel peu après le début des bombardements, c’est le défi le plus fou pour le journalisme. C’est là qu’il prouve ou non sa crédibilité, sa fiabilité (3).  » L’investigateur n’est jamais revenu sur ce grand écart avec « l’amour des petits faits vrais » qu’il proclame dans son livre pamphlet en faveur de l’intervention de l’OTAN (4). Le Monde évoquera à nouveau le faux, mais comme s’il l’avait toujours considéré avec prudence : « “Fer à cheval” reste un document fort controversé, dont la validité n’a jamais été prouvée » (16 février 2002). Spécialistes des Balkans, les journalistes Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin qualifient pour leur part le plan Potkova d’« archétype des fake news diffusées par les armées occidentales, repris par tous les grands journaux européens (5)  ».

La célébration d’un anniversaire n’aurait pas justifié à elle seule qu’on revienne sur cette affaire. Mais certaines de ses conséquences pèsent encore sur la vie internationale. Pour ce qui fut sa première guerre depuis sa naissance en 1949, l’OTAN choisit d’attaquer un État qui n’avait menacé aucun de ses membres. Elle prétexta un motif humanitaire et agit sans mandat des Nations unies. Un tel précédent servit les États-Unis en 2003 au moment de leur invasion de l’Irak, là encore aidée par une campagne de désinformation massive. Quelques années plus tard, la proclamation par le Kosovo de son indépendance, en février 2008, mettrait à mal le principe de l’intangibilité des frontières. Et la Russie se fonderait sur cette indépendance lorsque, en août 2008, elle reconnaîtrait celles de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, deux territoires qui s’étaient détachés de la Géorgie. Puis en mars 2014 quand elle annexerait la Crimée.

La guerre du Kosovo ayant été conduite par une majorité de gouvernements « de gauche », et appuyée par la plupart des partis conservateurs, nul n’avait intérêt à ce qu’on revienne sur les falsifications officielles. Et on comprend sans peine que les journalistes les plus obsédés par la question des fake news préfèrent eux aussi regarder ailleurs.

Serge Halimi & Pierre Rimbert

(1Cf. Serge Halimi, Henri Maler, Mathias Reymond et Dominique Vidal, L’opinion, ça se travaille… Les médias, les « guerres justes » et les « justes causes », Agone, Marseille, 2014.

(2Pierre Georges, directeur adjoint de la rédaction du Monde, entretien accordé à Marianne, Paris, 12 avril 1999.

(3Cité dans Daniel Junqua, La Lettre, n° 32, Paris, avril 1999, et reproduit sur Acrimed.org, novembre 2000.

(4Edwy Plenel, L’Épreuve, Stock, Paris, 1999.

(5La Revue du crieur, n° 12, Paris, février 2019.

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UN OBJECTIF VITAL POUR NOTRE AVENIR: CONSTRUIRE UN RÉSEAU POUR LE “NATO EXIT”

25 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

UN OBJECTIF VITAL POUR NOTRE AVENIR

 

CONSTRUIRE UN RÉSEAU POUR LE “NATO EXIT”

 

19 avril 2019

De gauche à droite : Général Fabio Mini, interprète, Michel Chossudovsky (debout), Vladimir Kozyn, interprète, Giulietto Chiesa, Manlio Dinucci (debout)

De gauche à droite : Général Fabio Mini, interprète, Michel Chossudovsky (debout), Vladimir Kozyn, interprète, Giulietto Chiesa, Manlio Dinucci (debout)

 

Quel a été le résultat du Colloque international “Les 70 ans de l’OTAN : quel bilan historique ? Sortir du système de guerre, maintenant”, qui s’est tenu à Florence le 7 avril 2019. Manlio Dinucci en parle avec Michel Chossudovsky. Berenice Galli présente une vidéo-synthèse de la journée.

Note : au cours de cette année, l’OTAN effectue 310 exercices militaires, quasiment tous contre la Russie.

 

Avec l’OTAN du welfare au “warfare”

 

70 ans de l’OTAN. Interview de Michel Chossudovsky sur les 70 ans de l’OTAN : “ce n’est pas une Alliance, ce sont les USA qui commandent, ils veulent plus de dépense militaire dans toute l’Europe, ils sont prêts à de nouveaux conflits armés, y compris nucléaires”

 

Au colloque international “Les 70 ans de l’OTAN : quel bilan historique ? Sortir du système de guerre, maintenant”, qui s’est tenu à Florence le 7 avril 2019 -avec plus de 600 participants d’Italie et d’Europe-, a participé comme principal intervenant Michel Chossudovsky, directeur de Global Research, le centre de recherche sur la globalisation (Canada), organisateur du Colloque avec le Colitato No Guera No Nato et d’autres associations italiennes. Nous avons posé quelques questions à Michel Chossudovsky -un des plus grands experts internationaux d’économie et géopolitique-, collaborateur de l’Encyclopedia Britannica, auteur de 11 livres publiés en plus de 20 langues.

 

Manlio Dinucci

Quel a été le résultat du Colloque de Florence ?
L’événement a eu un très grand succès, avec la participation d’intervenants provenant des États-Unis, d’Europe et de Russie. L’histoire de l’OTAN y a été présentée. Y ont été identifiés et attentivement documentés les crimes contre l’humanité. À la fin du Colloque a été présentée la “Déclaration de Florence” pour sortir du système de la guerre.

 

Dans votre intervention introductive vous avez affirmé que l’Alliance atlantique n’est pas une alliance…

Sous l’apparence d’une alliance militaire multinationale c’est au contraire le Pentagone qui domine le mécanisme décisionnel de l’OTAN. Les USA contrôlent les structures de commandement de l’OTAN, qui sont incorporées à celles des États-Unis. le Commandant Suprême Allié en Europe (Saceur) est toujours un général étasunien nommé par Washington. Le Secrétaire général, actuellement Jens Stoltenberg, est essentiellement un bureaucrate qui s’occupe de relations publiques. Il n’a aucun rôle décisionnel.

Un autre thème que vous avez soulevé est celui des bases militaires USA en Italie et dans d’autres pays européens, y compris à l’Est, bien que le Pacte de Varsovie nexiste plus depuis 1991 et malgré la promesse faite à Gorbachev qu’aucun élargissement à l’Est naurait lieu. À quoi servent-elles ?

L’objectif tacite de l’OTAN -thème important de notre débat à Florence- a été d’opérer, sous une autre dénomination, “l’occupation militaire” de facto de l’Europe occidentale. Les États-Unis non seulement continuent à “occuper” les ex “pays de l’Axe” de la Seconde guerre mondiale (Italie, Allemagne), mais ont utilisé l’emblème de l’OTAN pour installer des bases militaires USA dans toute l’Europe occidentale, et, par la suite, en Europe Orientale dans le sillon de la guerre froide et dans les Balkans dans le sillon de la guerre OTAN contre la Yougoslavie (Serbie-Monténégro).

 

Qu’y a-t-il de changé par rapport à un possible usage darmes nucléaires ?

Immédiatement après la guerre froide a été formulée une nouvelle doctrine nucléaire, focalisée sur l’usage préventif d’armes nucléaires, c’est-à-dire sur le first strike nucléaire comme moyen d’autodéfense. Dans le cadre des interventions USA-OTAN, présentées comme actions de maintien de la paix, a été créée une nouvelle génération d’armes nucléaires de basse puissance” et plus utilisables, décrites comme “inoffensives pour les civils”. Les responsables politiques étasuniens les considèrent comme des “bombes pour la pacification”. Les accords de la guerre froide, qui établissaient certaines sauvegardes, ont été effacés. Le concept de “Destruction Mutuelle Assurée”, relatif à l’usage des armes nucléaires, a été remplacé par la doctrine de la guerre nucléaire préventive.

 

L’OTAN était “obsolète” au début de la présidence Trump mais maintenant elle est relancée par la Maison Blanche. Quelle relation y a-t-il entre course aux armements et crise économique ?

Guerre et globalisation vont de pair. La militarisation soutient l’imposition de la restructuration macro-économique dans les pays-cibles. Elle impose la dépense militaire pour soutenir l’économie de guerre au détriment de l’économie civile. Elle conduit à la déstabilisation économique et à la perte de pouvoir des institutions nationales. Un exemple : dernièrement le président Trump a proposé de grosses coupes budgétaires dans la santé, l’instruction et les infrastructures sociales, alors qu’il demande une grosse augmentation pour le budget du Pentagone. Au début de son administration, le président Trump a confirmé l’augmentation de la dépense pour le programme nucléaire militaire, lancé par Obama, de 1.000 à 1.200 milliards de dollars, en soutenant que cela sert à garder un monde plus sûr. Dans toute l’Union européenne laugmentation de la dépense militaire, jumelée à des mesures d’austérité, est en train de conduire à la fin de ce qui était appelé “l’État-Providence” (welfare state). Maintenant l’OTAN est engagée sous la pression étasunienne à augmenter la dépense militaire et le secrétaire général Jens Stoltenberg déclare qu’il s’agit là de la chose juste à faire pour “garder la sécurité de notre population”. Les interventions militaires sont jumelées à des actes concomitants de sabotage économique et de manipulation financière. L’objectif final est la conquête des ressources autant humaines que matérielles et des institutions politiques. Les actes de guerre soutiennent un processus de conquête économique totale. Le projet hégémonique des États-Unis est de transformer les pays et les institutions internationales souveraines en territoires ouverts à leur pénétration. Un des instruments est l’imposition de lourdes contraintes aux pays endettés. L’imposition de réformes macro-économiques létales concourt à appauvrir de vastes secteurs de la population mondiale.

 

Quel est et quel devrait être le rôle des médias ?

Sans la désinformation opérée, en général, par presque tous les médias, le programme militaire USA-OTAN s’écroulerait comme un château de cartes. Les dangers imminents d’une nouvelle guerre avec les armements les plus modernes et du péril atomique, ne sont pas des informations qui font la Une. La guerre est représentée come une action de pacification. Les criminels de guerre sont dépeints comme des pacificateurs. La guerre devient paix. La réalité est renversée. Quand le mensonge devient vérité, on ne peut pas revenir en arrière.

 

Édition de dimanche 21 avril de il manifesto

https://ilmanifesto.it/con-la-nato-dal-welfare-al-warfare/

Traduit de l’italien par M-A P

 

VOIR AUSSI :

CONTRO-CELEBRAZIONE A FIRENZE DEL 70° DELLA NATO

 

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Comment l’Italie a conquis le statut de « grand pays ». Par Manlio Dinucci.

1 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #La guerre, #La Yougoslavie, #L'Italie

Comment l’Italie a  conquis le statut de  « grand pays ». Par Manlio Dinucci.
Comment l’Italie a
conquis le statut de
« grand pays »

 

et

 

Colloque à Florence, le
7 avril

 

Manlio Dinucciil manifesto – 22.3.2019

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

 

Massimo D’Alema est entré dans l’histoire en faisant participer son pays, l’Italie, au crime de l’Otan contre l’ex-Yougoslavie. Le monde était devenu unipolaire et plus personne en Occident ne se souciait de violer le droit international et de mener une guerre contre l’avis du Conseil de sécurité. Le même D’Alema est aujourd’hui actif pour la création d’une Grande Albanie incluant l’actuel Kosovo.

Le 24 mars 1999, la séance du Sénat italien reprend à 20 h 35 avec une communication de l’honorable Sergio Mattarella, alors vice-président du gouvernement D’Alema (Ulivo, Pdci, Udeur) : « Honorables sénateurs, comme informé par les agences de presse, à 18 h 45 ont commencé les opérations de l’Otan ».

À ce moment-là, les bombes des F-16 du 31ème escadron US, qui avaient décollé d’Aviano (Frioul), ont déjà frappé Pristina et Belgrade. Et sont en train d’arriver de nouvelles vagues de chasseurs-bombardiers US et alliés, partis d’autres bases italiennes.

De cette façon, violant la Constitution (articles 11, 78 et 87), l’Italie est entraînée dans une guerre, dont le gouvernement informe le Parlement après les agences de presse, quand désormais elle a commencé.

Vingt jours avant l’attaque contre la Yougoslavie, Massimo d’Alema —comme il le racontera lui-même dans une interview à Il Reformista (24 mars 2009) – avait été convoqué à Washington où le président Clinton lui avait proposé : « L’Italie est tellement proche du scénario de guerre que nous ne vous demandons pas de participer aux opérations militaires, il suffit que vous mettiez à disposition vos bases ».

D’Alema lui avait orgueilleusement répondu : « Nous prendrons nos responsabilités à égalité avec les autres pays de l’Alliance », c’est-à-dire que l’Italie allait mettre à disposition non seulement ses bases, mais aussi ses chasseurs-bombardiers pour la guerre contre la Yougoslavie. 54 avions italiens participeront en effet aux bombardements, attaquant les objectifs indiqués par le commandement US.

« C’était moralement juste et c’était aussi la façon d’exercer pleinement notre rôle », explique D’Alema dans l’interview. « Pour le nombre d’avions nous n’avons été seconds que par rapport aux USA. L’Italie est un grand pays et on ne doit pas s’étonner de l’engagement montré dans cette guerre », avait-il déclaré en juin 1999 en habit de président du Conseil, soulignant que, pour les pilotes, cela avait été « une grande expérience humaine et professionnelle ».

L’Italie joue ainsi un rôle de première importance dans la guerre contre la Yougoslavie. Ce sont des bases italiennes que décolle la plus grande partie des 1.100 avions qui, en 78 jours, effectuent 38.000 sorties, larguant 23.000 bombes et missiles (beaucoup à l’uranium appauvri) sur la Serbie et l’actuel Kosovo.

Ainsi est activé et testé tout le système des bases des USA et de l’OTAN en Italie, préparant sa montée en puissance pour les guerres à venir. La suivante sera celle contre la Libye en 2011.

Alors que la guerre contre la Yougoslavie est encore en cours, le gouvernement D’Alema participe à Washington au sommet de l’OTAN des 23-25 avril 1999, qui rend opérationnel le Nouveau concept stratégique : l’OTAN est transformée en alliance qui engage les pays membres à « mener des opérations de riposte aux crises non prévues à l’article 5, en-dehors du territoire de l’Alliance ».

De là commence l’expansion de l’OTAN à l’Est. En vingt années, après avoir démoli la Fédération Yougoslave, l’OTAN s’étend de 16 à 29 États (30 si on englobe maintenant aussi la Macédoine), s’étendant de plus en plus au bord de la Russie.

Aujourd’hui, l’« aire atlantique-nord » s’étend jusqu’aux montagnes afghanes. Et les soldats italiens sont là-bas, confirmant ce que D’Alema définissait avec orgueil « le nouveau statut de grand pays », conquis par l’Italie il y a vingt ans en participant à la destruction d’un pays qui n’avait ni attaqué ni menacé l’Italie ou ses alliés.

 

 

 

 

La guerre contre la Yougoslavie sera un des thèmes du Colloque international sur les 70 ans de l’OTAN

Le thème « Yougoslavie : il y a 20 ans, la guerre fondatrice de la nouvelle OTAN » sera traité, y compris avec documentation vidéo, dans le Colloque international « Les 70 ans de l’Otan : quel bilan historique ? Sortir du système de guerre, maintenant », qui se déroule dimanche 7 avril à Florence (Cinema Teatro Odeon, Piazza Strozzi, 10 h 15-18 h). Parmi les autres thèmes « L’Europe en première ligne de la confrontation nucléaire ».

Intervenants : Michel Chossudovsky, directeur de Global Research (Canada) : V. Kozin, expert politico-militaire du Ministère des Affaires Étrangères (Russie) ; Ž. Jovanović, président du Forum de Belgrade (Serbie) ; Diana Johnstone, essayiste (USA) ; Paul Craig Roberts, éditorialiste (USA). Parmi les intervenants italiens : A. Zanotelli, G. Strada, F. Cardini, F. Mini, G. Chiesa, A. Negri, T. Di Francesco, M. Dinucci.

Organisateurs : Comitato No Guerra No Nato et Global Research, avec Pax Christi, Comboniani, Wilpf et autres associations. Pour participer au Colloque (entrée libre) communiquer nom et lieu de résidence à :

 

G. Padovano

Email giuseppepadovano.gp@gmail.com  /

Tél. portable. 393 998 3462

Source
il manifesto du 22 mars 2019

Via : https://www.voltairenet.org/article205760.html

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Justice des vainqueurs, retour sur Srebrenica

31 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #La Yougoslavie

Justice des vainqueurs, retour sur Srebrenica

 

Général Dominique Delawarde  – Iveris.eu – Tribune libre 23.3.2019

Le 20 mars 2019, Radovan Karadzic, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Aucune vraie surprise à première vue. Toutefois, en y regardant de plus près, un témoignage capital de 2005, celui du général canadien Mac Kenzie, commandant la Force de l’ONU à l’époque des faits, met en évidence un « deux poids, deux mesures » du jugement, flagrant et choquant à la fois, et conteste, à juste titre, certains aspects de la « vérité médiatique » devenue « vérité historique »(1).

 

 

Radovan Karadzic, là où devraient être assis tous les « responsables » US en gros et en détail si le TPYI était un vrai tribunal international et non une officine de gangsters

 

 

Ayant servi à Sarajevo très peu de temps avant les faits (hiver 94-95), puis à nouveau quatre ans après (lors de l’enquête 1999-2000), je suis en mesure de confirmer certains aspects de ce témoignage.

 

Que dit le général Mac Kenzie ? Il donne trois éléments clefs :

 

1 – Avant le « massacre », Naser Orić, jeune chef bosniaque (musulman) de 25 ans prend, en 1992, le commandement du secteur de Srebrenica. De 1993 jusqu’à juillet 1995, il entreprend une série de raids et de massacres dans des dizaines de petits villages serbes autour de la ville pour étendre son territoire. Le montant total des pertes infligées aux Serbes est, selon Mac Kenzie, au moins égal à celui des pertes bosniaques imputables au massacre de Srebrenica et ce sont ces actions bosniaques répétées et meurtrières qui ont suscité la réaction militaire serbe sur Srebrenica en 1995, réaction qui a débouché sur un massacre « de revanche ».

Cette partie du témoignage de Mac Kenzie est confirmée par le général français Morillon lorsqu’il déclare : « Dans la nuit du Noël orthodoxe, nuit sacrée de janvier 1993, Naser Orić a mené des raids sur des villages serbes… Il y a eu des têtes coupées, des massacres abominables commis par les forces de Naser Orić dans tous les villages avoisinants ».

Elle est confirmée par le procureur du TPYI qui déclare de son côté : « Naser Orić est à ce moment-là, l’autorité régnante et le seigneur de guerre de Srebrenica »….  « Il devient ivre de pouvoir » et « ne s’embarrasse pas de faire respecter les lois et coutumes de la guerre. Ses hommes attaquent, pillent et brûlent une cinquantaine de villages et hameaux serbes des alentours. À Kravica et dans d’autres villages, Orić commande et prend part personnellement à ces attaques », selon son acte d’accusation.

2 – Ce massacre n’est pas un génocide. Le général Mac Kenzie dit que les femmes, les enfants et les vieillards ont été évacués de la ville de Srebrenica et transportés en zone bosniaque avant le présumé massacre. Ceci n’était évidemment pas la pratique de Naser Orić lors de ses attaques sur les villages serbes. Mais ce simple fait exclut, selon Mac Kenzie, l’utilisation du mot « génocide » par les forces serbes.

3 – Un  bilan du massacre très exagéré. Mac Kenzie dit enfin que l’expression de « jusqu’à 8.000 morts » utilisée par les médias pour quantifier l’ampleur du massacre est fortement exagérée car elle inclut 5.000 présumés disparus et que 2.000 corps seulement ont été retrouvés dont beaucoup étaient imputables aux nombreux combats ayant eu lieu avant le présumé « massacre ».

Je confirme personnellement cette version des faits qui accrédite une hypothèse beaucoup plus basse de l’ampleur du massacre pour une raison simple : j’ai suivi, sur le terrain et scrupuleusement, l’élection d’après-guerre (en 2000) pour la ville de Srebrenica, élection supervisée par l’OSCE. La circonscription de Srebrenica a été gagnée, à une assez forte majorité, par les bosniaques musulmans. L’ampleur de cette victoire n’aurait pas été possible si 8.000 électeurs musulmans de la ville avaient été vraiment massacrés en juillet 1995.

Comme l’a dit le général Mac Kenzie, la mathématique élémentaire ne colle pas avec l’expression médiatique « jusqu’à 8.000 ». De nombreux « présumés disparus » dans le massacre de Srebrenica sont donc « réapparus » pour voter en l’an 2000. Ils s’étaient simplement réfugiés ailleurs le temps du conflit. Les médias occidentaux ont préféré ignorer cette petite information pourtant révélatrice.

Mac Kenzie a la caractéristique de n’être ni serbe, ni bosniaque. C’est un général canadien. On ne peut le soupçonner de partialité. Ses propos sur le massacre des villages serbes avant Srebrenica ont d’ailleurs été confirmés par le général Morillon, général Français, qui l’a précédé à Sarajevo. L’auteur des massacres des Serbes Naser Orić, commandant les forces bosniaques, a mis lui-même la main à la pâte et, aux dires de Mac Kenzie, a massacré plus de Serbes dans les villages autour de Srebrenica que Mladic n’en a tué dans la ville. Il a été condamné à deux ans de prison en première instance et acquitté en appel. Karadzic, qui n’a pas participé directement à des actions de guerre contre les bosniaques mais était le chef d’état de la République serbe autoproclamée de Bosnie, donc responsable des actes de ses subordonnés, est condamné à la perpétuité.

Comment expliquer ce deux poids, deux-mesures ? La justice est rendue par les vainqueurs. « Vae Victis », malheur aux vaincus.       

L’histoire est écrite par les vainqueurs. Dans ce cadre, la vérité médiatique du camp des vainqueurs de « l‘après victoire » devient « vérité historique », si biaisée soit-elle, si romancée soit-elle, si mensongère soit-elle. Elle devient très vite la seule vérité historique « politiquement correcte ». Celui qui s’élève pour la corriger ou  la remettre  en  question  est immédiatement qualifié, au  mieux de « révisionniste », au pire de « négationniste »…

Les voix qui s’élèvent, comme celles du général Mac Kenzie, celle du général Morillon, ou très modestement la mienne, dans le cas de Srebrenica, sont étouffés par le fracas médiatique. La vérité historique ? Ce sont les médias et les juges du camp des vainqueurs qui l’écrivent et nul témoin, présumé impartial, et même appartenant au camp des vainqueurs, n’est admis à faire valoir un constat différent. C’est la vie.…

S’il fallait pendre tous les vrais criminels de guerre, alors une belle brochette de chefs d’État ou de chefs militaires du camp occidental (celui des vainqueurs) auraient été pendus depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, à commencer par Hashim Thaci, actuel président de la république du Kosovo, promu à cette fonction par les occidentaux, mais trafiquant d’organes lors de la guerre du Kosovo. Il utilisait les prisonniers de guerre serbes comme une « banque d’organes frais » et il faisait exécuter ses prisonniers au fur et à mesure des commandes qu’il recevait. Et je ne parle évidemment pas des chefs d’État qui déclenchent des guerres sous des prétextes mensongers et font tuer, par leurs forces armées, des centaines de milliers de personnes en Irak, en Syrie ou ailleurs, qui font légaliser ou couvrent la torture exécutée par les spadassins de leurs pays, ou encore rendent tristement célèbres les noms d’Abu Graib, de Guantanamo ou de Gaza. Et je n’évoque pas les chefs d’État qui font exécuter « le génocide à petit feux » de la nation palestinienne sur ses terres ancestrales ou couvrent l’apartheid et le nettoyage ethnique en Palestine de leur silence coupable.

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir », disait La Fontaine. C’est la vie.…

La conclusion de mon propos est la suivante : à force de nous être assénée quotidiennement pendant des mois, voire des années, la vérité « médiatique » du camp des vainqueurs devient, souvent à tort, la vérité « historique ».

Si certains mensonges sont parfois rapidement éventés (couveuses du Koweit, Timisoara, armes de destruction massives de Saddam, attaque au gaz de la Goutha), d’autres vérités dérangeantes ne le sont qu’après déclassification d’archives secrètes, un demi-siècle ou davantage, après les faits. Encore faut-il que quelqu’un ait l’idée de « tirer sur le fil du mensonge et que tout vienne…. »

Par ailleurs, dans les jugements rendus en fin de conflit, le camp des perdants paie, à faute égale, un prix beaucoup plus élevé que le camp des gagnants qui fournit les juges du tribunal et les rémunère. C’est la vie……

Dominique Delawarde

 

Source : https://www.iveris.eu/list/tribunes_libres/418-justice_des_vainqueurs_retour_sur_srebrenica_

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L’étendue des destructions de l’OTAN en Yougoslavie

31 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN., #La Yougoslavie

L’étendue des

destructions de l’OTAN

en Yougoslavie

 

Russia Insider – 25.3.2019

L’étendue des destructions de l’OTAN en Yougoslavie

 

Il y a 16 ans [20 aujourd’hui, ndt], l’« Organisation de défense collective » a lancé une guerre illégale contre la Yougoslavie [avec la bénédiction de tous les autres États de l’Union Européenne et de la Grande Bretagne. ndt]

Cet article, extrait de nos archives, a été publié pour la première fois par Russia Insider en mars 2015 (Tanjug)

Source d’origine : Tanjug. Traduit pour Russia Insider par Mihajlo Doknic

 

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Il y a 16 ans, sans Résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies, l’OTAN a lancé une attaque illégale sur la Yougoslavie. Aujourd’hui, des cérémonies commémoratives se sont déroulées dans tout le pays. Tanjug aligne les quelques chiffres qui montrent l’étendue de la destruction du pays et des pertes en vies humaines.

 

 

 

Mission accomplished : pays détruit, populations massacrées

 

 

Le 24 mars 1999, sans la moindre résolution du Conseil de Sécurité, l’OTAN a déclenché une agression militaire contre la Yougoslavie [la Serbie et le Montenegro].

La Yougoslavie, prétendue responsable d’une « catastrophe humanitaire » au Kosovo-et-Métochie, a été agressée, après que les soi-disant négociations de Rambouillet sur le statut futur du Kosovo aient échoué. Les accords de Rambouillet prévoyaient le déploiement de forces de l’OTAN sur le territoire de la Yougoslavie. La partie yougoslave ne voulait pas de troupes de l’OTAN sur son territoire et a proposé que ce soient des troupes de l’ONU qui soient déployées pour superviser la mise en œuvre des accords de Rambouillet, ce qui fut confirmé par le Parlement yougoslave.

Insatisfaite, l’OTAN a alors déchaîné une offensive militaire massive sur le petit pays et son people, qui s’est soldée par d’innombrables destructions et la perte de nombreuses vies. Le général Wesley Clark, qui dirigeait la campagne, a admis, dans son livre La guerre moderne, que le projet et les préparations pour la guerre étaient déjà en cours en 1998, et définitivement arrêtés en août 1998. Ce qui signifie que les « négociations » de Rambouillet n’ont jamais eu la moindre chance d’aboutir.

 

Aujourd’hui, « Tanjug » aligne quelques chiffres qui ont été rendus publics par le gouvernement serbe, montrant éloquemment les dévastations de toutes sortes et la destruction du pays qui ont résulté de l’offensive de l’OTAN

 

  • Plus de 2500 personnes tuées, dont plus de 1.500 civils
  • 500 personnes blessées
  • Un tiers des capacités du pays en électricité et en énergie détruit
  • Coût total des destructions matérielles : plus de 100 milliards de dollars.

 

Il n’y a pas une seule ville en Serbie qui n’ait été prise pour cible par l’OTAN. L’étendue des dégâts structurels s’est élevé à :

 

  • 000 maisons et appartements
  • 470 kms de routes
  • 595 kms de voies ferrées
  • 14 aéroports
  • 39 hôpitaux et centres médicaux
  • 69 écoles
  • 19 écoles maternelles
  • 176 objets culturels
  • 82 ponts

 

Le pilonnage de ce tout petit pays par les troupes de l’OTAN a impliqué :

 

  • 150 avions
  • 300 attaques [sorties] par l’aviation
  • 300 missiles Cruise Middle lancés
  • 000 bombes à fragmentation [interdites]
  • 000 tonnes de bombes et d’autres munitions
  • Des munitions à l’uranium appauvri

 

Après des efforts diplomatiques, la signature de l’Accord Technique Militaire de Kumanovo (Macédoine) Il a été mis fin aux bombardements et à l’agression le 9 juin, à condition que l’armée yougoslave se retirerait du Kosovo dans les trois jours.

Ce jour-là, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté la Résolution 1244, et quelque 37.000 soldats « de la KFOR » ont été envoyés au Kosovo [en réalité, c’est l’OTAN qui y a commandé la force du maintien de la paix], avec pour mandat d’assurer la paix et la stabilité et de permettre le retour des réfugiés, jusqu’à ce qu’un large statut d’autonomie ait été négocié pour le Kosovo.

Avec le soutien des USA, de l’OTAN et de la majorité des pays de l’UE, le Kosovo a déclaré son indépendance en 2008… !

Tous ceux en somme, qui se sont ensuite si bruyamment opposés à l’auto-détermination de la Crimée ou d’autres parties de l’Ukraine…

 

Source : https://russia-insider.com/en/history/extent-natos-destruction-yugoslavia/ri4901

URL de cet article : http://blog.lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.fr/index.php/letendue-des-destructions-de-lotan-en-yougoslavie/

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

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Silence en Occident autour de la disparition de citoyens russes en Ukraine. Par Karine Bechet Golovko

1 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Europe supranationale, #La France, #L'OTAN., #Ukraine

vendredi 1 février 2019

Silence en Occident autour de la disparition de citoyens russes en Ukraine
 
 
 
La disparition et le décès de citoyens russes en Ukraine, condamnés ou accusés par les autorités ukrainiennes, ne semblent pas particulièrement émouvoir en Occident. Imaginez que le capitaine du navire militaire ukrainien interpellé en Russie ait disparu, imaginez qu'un prisonnier ukrainien soit décédé suite aux coups reçus dans un lieu de privation de liberté. Un scandale en aurait immédiatement suivi, sans oublier de nouvelles sanctions. Mais ici, rien. Silence. Valery Ivanov meurt dans une colonie pénitentiaire à Lvov et rien. Le capitaine du bateau de pêche Nord disparaît de son lieu de résidence surveillée par les Ukrainiens, on n'en parle pas. La manipulation des consciences collectives se fait non seulement par la manière dont les faits sont traités, mais aussi par le choix opéré de traiter ou de taire une information. En voici un exemple.
 

 
Le 9 décembre 2018, Valery Ivanov, volontaire russe engagé dans le Donbass et condamné à 12 ans de réclusion pour activité terroriste et actes de guerre agressive (?), meurt en détention, dans la colonie pénitentiaire n°40 à Lvov, dans l'Ouest de l'Ukraine. Le lendemain, le consulat russe est informé du décès d'un de leur citoyen, par accident. Il était soi-disant tombé d'une échelle dans un "espace de loisirs" pour les détenus, alors qu'il aurait voulu changer une ampoule. C'est la version idéale et corrigée qui a été officiellement servie par les autorités ukrainiennes, notamment leur Ombudsman. Rappelons qu'en 2017, Ivanov aurait dû être échangé dans le cadre des Accords de Minsk prévoyant les échanges de prisonniers entre LDNR et l'Ukraine, mais il a été rayé de la liste.
 
Toutefois, après un examen du corps, il s'est trouvé beaucoup de blessures graves, des côtes brisées, une blessure à la tête importante, trop d'éléments qui ne cadrent pas avec une mauvaise chute d'une échelle ... dans un espace de loisirs. Ainsi, il est apparu, ensuite, que Valery Ivanov a été battu par des gardiens, puis mis en isolement sans être soigné et qu'il en est mort. 
 
Le ministère russe des Affaires étrangères a publiquement condamné ces faits et le Comité d'enquête vient d'ouvrir une affaire pénale pour violences volontaires ayant porté atteinte à la santé et à la vie et ayant conduit à la mort par inadvertance de la victime.
 
Silence médiatique.
 
Au même moment, dans une autre affaire, le capitaine du bateau de pêche Nord, qui a été pris par l'Ukraine dans les eaux de la mer d'Azov, a disparu. Ce n'est pas la première fois. Il avait déjà été enlevé une fois par le SBU (KGB ukrainien) et détenu pour être interrogé toute une journée, sans présence de son avocat, sans que personne n'ait été prévenu. Mais cette fois-ci, il n'est toujours pas de retour et une enquête pour crime a été ouverte afin de lancer les opérations de recherche, paraît-il. Citoyen russe, il est détenu illégalement par l'Ukraine. Et disparaît de manière surprenante.
 
Silence médiatique.
 
Rien, aucune réaction de cette mythique communauté internationale, qui depuis longtemps a fait son choix et sélectionne ses poussées de bonne conscience. Rien dans la presse non plus, qui dans l'immensité de son indépendance ne voudrait surtout pas perturber le cours pro-ukrainien et anti-russe des politiques occidentales avec des détails - dissonants. Car il faudrait alors commencer à s'interroger sur l'Ukraine, sur les conditions de détention, sur la conformité aux normes européennes, sur les principes de justice, etc. Il faudrait commencer à aborder trop de questions dérangeantes. Alors qu'il suffit de se taire. Lorsqu'une information n'est pas révélée, elle n'existe pas. Et tout peut continuer - en silence.
 
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Confirmation de notre version de l’incident de Kertch

1 Décembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #L'OTAN.

Confirmation de notre version de l’incident de Kertch
Confirmation de notre version de l’incident de Kertch

La Russie a rendu publics trois interrogatoires des marins ukrainiens faits prisonniers lors de l’incident de Kertch, le 25 novembre 2018, et un document (photo) saisi sur un des navires.

document Kertch 20181130

Selon ce document et ces vidéos, l’incident avait été planifié par l’Ukraine en coopération avec des puissances étrangères. Deux officiers des services de Renseignement militaires ukrainiens se trouvaient à bord pour coordonner les opérations. Ce sont eux qui ont interdit aux marins de répondre aux messages des Russes lorsque les navires de guerre sont entrés dans les eaux territoriales russes revendiquées par l’Ukraine.

Selon notre collaborateur Valentin Vasilescu, des avions de reconnaissance électromagnétique US et israélien ont survolé la zone avant l’incident afin de détecter les défenses russes [1].

Israël, n’est pas membre de l’Otan, mais dispose d’un bureau de liaison au siège de l’Otan à Bruxelles. Durant le coup d’État de Kiev, quatre officiers et trente et un soldats israéliens participaient aux combats de la place Maïdan pour le compte du parti ex-nazi Svoboda, dans le cadre du service secret stay-behind de l’Alliance.

L’opération de Kertch semble avoir été commanditée par l’Otan en vue de créer une « menace russe » qui justifierait l’adhésion de l’Ukraine à l’Alliance. Elle a été supervisée par l’ambassadeur Kurt Volker. Celui-ci a été recruté par la CIA lors de ses études à l’université de Georgetown. Après avoir travaillé au siège de l’Agence à Langley, il a incorporé le service diplomatique et est devenu « conseiller » de Richard Hoolbroke durant les guerres de Yougoslavie. Il devint l’assistant de Victoria Nuland lorsqu’elle était ambassadrice à l’Otan et lui succéda à ce poste. Il est aujourd’hui ambassadeur à Kiev.

[1] « À qui profite l’incident du détroit de Kertch ? », par Valentin Vasilescu, Traduction Avic, Réseau Voltaire, 29 novembre 2018.

Photo: Kurt Volker

source:http://www.voltairenet.org/article204151.html

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Deux agents du SBU étaient à bord des navires ukrainiens capturés. Par Christelle Néant

28 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #La Russie, #Ukraine

Deux agents du SBU étaient à bord des navires ukrainiens capturés
Deux agents du SBU étaient à bord des navires ukrainiens capturés

Hier, les services de sécurité russes (FSB) ont dévoilé que parmi les 24 hommes d’équipages capturés suite à la provocation organisée par Kiev près du détroit de Kertch, deux se sont avérés être des agents des services de sécurité ukrainiens (SBU).

Afin de prouver qu’il s’agissait bien d’une provocation délibérée de la part des navires ukrainiens, le FSB a, comme promis, divulgué des détails sur ce qui s’est passé, et publié la vidéo des interrogatoires de plusieurs des Ukrainiens arrêtés.

La chronologie des événements ne laisse aucun doute sur l’aspect délibéré de la violation des eaux territoriales russes par les navires ukrainiens et le fait que la Russie ait tout tenté pour résoudre pacifiquement le problème, se résolvant à n’utiliser les armes que devant l’échec de toutes les tentatives non violentes de ramener les marins ukrainiens à la raison.

Chronologie de la provocation

Le 24 novembre, le FSB découvre deux navires ukrainiens, le « Gorlovka » et le « Iani Kapou » à 28-30 km au Sud-Est de Meganome qui se dirigent vers le détroit de Kertch. À leur approche des eaux territoriales russes, les autorités maritimes de la fédération de Russie leur rappellent les règles de navigation dans le détroit et la procédure de demande de passage qui doit se faire longtemps à l’avance. Les navires ukrainiens répondent alors qu’ils ne prévoient pas de franchir le détroit de Kertch.

Le lendemain matin, le 25 novembre à 2 h 05, le bateau de patrouille russe « Izoumroud », découvre les navires ukrainiens « Nikopol » et « Berdiansk » juste au Sud de la limite des eaux territoriales russes, et qui se dirigent vers le détroit de Kertch. À 3 h 45, les deux navires rejoignent le « Gorlovka » et le « Iani Kapou ».

À 5 h 35, le « Berdiansk » annonce qu’il prévoit de passer le détroit de Kertch avec le « Nikopol » et le « Iani Kapou » à destination du port de Berdiansk. Dix minutes plus tard, les autorités maritimes russes rappellent au commandant du Berdiansk que le passage à travers le détroit leur est pour l’instant interdit car ils doivent se conformer à la procédure.

À 5 h 50, le commandant du « Berdiansk » réclame le droit de passage immédiat au nom du traité entre la Russie et l’Ukraine sur la coopération et l’utilisation de la mer d’Azov et du détroit de Kertch.

À 6 h 30, les autorités maritimes russes rappellent au « Berdiansk » que pour assurer la sécurité du trafic maritime, ils doivent demander la permission de passer 48 h puis 24 h avant, confirmer 4 h avant le passage et se conformer au planning de franchissement du détroit. Or les navires ukrainiens n’ont pas fait de demande de passage dans les temps impartis.

Les navires ukrainiens ignorent les ordres des autorités maritimes russes, et poursuivent leur route vers le détroit, franchissant la frontière maritime de la fédération de Russie à 7 h 10 du matin au point 44°52’N, 36°31’E, violant l’article 25 de la convention de l’ONU sur les lois de la mer, et l’article 12 de la loi fédérale russe sur les mers intérieures, le territoire maritime et la zone adjacente de la fédération de Russie.

À 7 h 20, les bateaux de patrouille russes « Don » et « Izoumroud » prennent alors des mesures pour empêcher le passage du détroit par la force, et appellent les navires ukrainiens par radio leur intimant l’ordre de quitter immédiatement les eaux territoriales russes. Les équipages ukrainiens ignorent alors purement et simplement les ordres des autorités maritimes russes.

À 8 h 35, les navires ukrainiens sont mis en état d’alerte, leurs canons sont découverts, inclinés à 45° et pointés vers les bateaux de la fédération de Russie, en violation de l’article 19 de la convention de l’ONU sur les lois de la mer. Les Russes rappellent alors aux navires ukrainiens que la menace d’utilisation d’armes dans les eaux territoriales russes sera considérée comme une violation du droit international et des lois de la fédération de Russie.

À 10 h 35, les navires ukrainiens envoyés en renfort depuis le port de Berdiansk, informent leur quartier général que les bateaux du FSB les empêchent de rejoindre les trois autres navires de l’autre côté du détroit. De 10 h 35 à 18 h 30, les bateaux des gardes côtes russes maintiennent les navires militaires ukrainiens dans une zone au sud du détroit de Kertch.

À 18 h 30 les trois navires (« Berdiansk », « Nikopol » et « Iani Kapou ») mettent alors les gaz et tentent d’échapper aux navires russes en faisant demi-tour. Ces derniers leur intiment l’ordre de s’arrêter en vain. De 19 h à 20 h 40, le « Don » et le « Izoumroud » poursuivent les navires ukrainiens, leur envoyant signaux radio, sonores, lumineux et pyrotechniques pour qu’ils s’arrêtent. Ces ordres sont totalement ignorés par les marins ukrainiens.

À 20 h 42, après plus de 12 h de course poursuite, le « Izoumroud » avertit les navires ukrainiens qu’ils seront contraints de tirer s’ils n’obéissent pas. Devant le silence obstiné des navires ukrainiens, et en conformité avec la loi russe sur la protection des eaux territoriales de la fédération de Russie, le commandant du « Izoumroud » décide d’ouvrir le feu sur les navires ukrainiens.

À 20 h 45, le « Izoumroud » procède à un tir d’avertissement clair vers le groupe de navires ukrainiens, toujours en vain. Les navires de la marine ukrainienne continuent leur route vers les eaux territoriales russes. À 20 h 50 le « Izoumroud » prévient le « Berdiansk » que s’ils ne s’arrêtent pas conformément aux ordres des autorités maritimes russes, il leur tirera dessus pour les stopper.

Devant le silence obstiné et le refus d’obtempérer, à 20 h 55 le « Izoumroud » ouvre le feu sur le « Berdiansk » dans les eaux territoriales russes. Trois minutes plus tard, le commandant du « Berdiansk » appelle à l’aide en déclarant avoir trois blessés. À 21 h 06, le « Izoumroud » aborde le « Berdiansk », récupère l’équipage et prodigue les premiers soins aux blessés.

À 21 h 15, le Don capture le « Iani Kapou » et à 21 h 27, un hélicoptère Ka-52 de l’armée russe stoppe le « Nikopol », lui aussi dans les eaux territoriales russes. À 23 h 21, le « Don » arraisonne le « Nikopol ». Les équipages ukrainiens et leurs bateaux sont ensuite emmenés à Kertch.

Interrogatoire des marins ukrainiens

Le FSB ne s’est pas contenté de publier la chronologie complète des événements, il a aussi publié une vidéo de l’interrogatoire de trois des marins arrêtés. Et là, surprise, parmi les 24 membres d’équipage, les services de sécurité russes découvre deux agents du SBU (services de sécurité ukrainiens).

Face caméra, les trois hommes avouent avoir mené une provocation, et ignoré délibérément les ordres des autorités maritimes russes transmis par radio. Le capitaine Vladimir Lessovoï avoue qu’il savait que ce qu’ils faisaient était une provocation.

L’un des deux agents trouvés à bord du Nikopol, Andreï Drach, est un officier de la 7e direction de renseignement militaire du SBU. Il dit sans ambages, face caméra, qu’ils sont bien entrés dans les eaux territoriales russes et qu’ils ont reçu des avertissements sur le fait qu’ils violaient la loi russe et qu’ils devaient en sortir.

Voir la vidéo sous-titrée en anglais :

 

 

La présence de deux agents du SBU a bien été confirmée, par nul autre que le directeur du SBU, Vassili Gritsak. Ce dernier a beau annoncer que ces officiers étaient là au titre du contre espionnage, la réalité est bien plus simple : ils étaient là pour s’assurer que les marins ukrainiens mèneraient la provocation jusqu’au bout.

Leur présence à bord montre clairement que la provocation était délibérée, et voulue par les autorités de Kiev. Un point confirmé par le FSB qui a aussi ajouté que les eaux territoriales violées étaient déjà russes même avant la réintégration de la Crimée au sein de la fédération de Russie.

« Les navires de guerre ukrainiens sont entrés dans les eaux territoriales russes sur ordre direct des autorités de Kiev. Les navires de guerre sont entrés sans autorisation dans les eaux territoriales russes qui jouissaient de ce statut avant même la réunification de la Crimée avec la Russie. La provocation a été coordonnée par deux agents des services de sécurité ukrainiens qui étaient à bord des navires ukrainiens », a déclaré le service de presse du FSB.

Conséquences de l’incident

Suite à l’article d’hier, la Rada a finalement voté la loi martiale pour 30 jours, dans les oblasts côtiers et ceux situés près de la frontière avec la Russie. Fait troublant, la version publiée au journal officiel ukrainien, mentionne 60 jours et aucune limite territoriale, déclenchant un scandale.

Le service de presse du Cabinet de Petro Porochenko a bien sûr déclaré que c’était une erreur qui allait être corrigée dans l’édition de demain et que la personne responsable serait trouvée et punie pour cette bourde.

En attendant, grâce à cette mesure, Petro Porochenko va pouvoir au mieux reporter les élections, au pire éliminer tous ces opposants sérieux.

Pendant ce temps-là l’Occident blâme la Russie et ferme les yeux sur les actions totalement illégales des marins ukrainiens, et l’ONU a totalement échoué à servir à quelque chose dans cette affaire.

Dans les années 30, les Occidentaux ont laissé faire Hitler dans l’espoir de contrer le communisme. Aujourd’hui, ils laissent faire les autorités ukrainiennes néo-nazies post-Maïdan dans l’espoir de contrer la Russie.

Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, ai-je besoin de vous dire comment tout cela va se finir ?

Christelle Néant

source:http://www.donbass-insider.com/fr/2018/11/27/deux-agents-du-sbu-etaient-a-bord-des-navires-ukrainiens-captures/

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DÉTROIT DE KERTCH : UNE PROVOCATION PRÉPARÉE PAR LES USA (+ ISRAËL) ET MANAGÉE SUR LE SITE PAR LE SBU UKRAINIEN

28 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #AMERIQUE, #Europe supranationale, #L'OTAN., #La France, #La Russie, #Ukraine

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Alerte en Mer Noire ! Par Erwan Castel.

26 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #L'OTAN., #La Russie, #AMERIQUE, #Ukraine

Alerte en Mer Noire !
 
MISE A JOUR 25 novembre 15h00 :
 
L'escalade continue
 
La marine ukrainienne vient d'envoyer 2 vedettes blindées de classe "Gyurza", en renfort de la flottille responsable de la provocation organisée ce matin dans le détroit de Kerch.  Ces bateaux blindés sont armés de systèmes de missiles Fagot,.d'un canon de 30 mm, et de mitrailleuses de 7,62 mm et 14,5 mm. ce sont de petites unités navales reposant leur force sur  leur vitesse de déplacement montant à 28 nœuds.

 
L'armée russe de son côté vient de se mettre en état d'alerte maximale et des hélicoptères d'attaque russes Ka-52 ainsi que des chasseurs se sont dirigés vers le détroit de Kertch
 
A Suivre...
 
 
Source : Topwar
 
 
Dans un article précédent je rendais compte du dossier explosif de la mer d'Azov qui est potentiellement le détonateur maritime du conflit terrestre gelé du Donbass.
 
Aujourd'hui 25 novembre les tensions russo-ukrainiennes qui vivent depuis plusieurs mois une escalade dangereuse dans les espaces intracontinentaux de la Mer Noire et de la mer d'Azov qui la prolonge viennent de connaitre une brusque aggravation politico-militaire :
 
Dans le contexte des élections présidentielles et des provocations ukrainiennes multiples  alimentant une propagande de guerre russophobe qui cherche à redorer la médiocrité du régime de Kiev, la marine ukrainienne a tenter de forcer vers 7h00 du matin un contrôle maritime russe au Sud Ouest du détroit de Kertch. Plusieurs avertissements et injonctions ont été adressés aux marins ukrainiens (d'ailleurs diffusés en temps réel sur des flash info) mais devant le refus d'obtempérer des unités ukrainiennes, les gardes frontières russes ont été contraint d'appliquer la force. 

Dans l'action légitime visant à intercepter l'intrusion non autorisée de navires de guerre ukrainien dans l'espace maritime russe, le patrouilleur des gardes frontières russes "Don" a éperonné le patrouilleur d'assaut ukrainien "Yani Kapu" qui ouvrait le passage aux bateaux blindés d'artillerie "Berdyansk" et "Nikopol", et lui infligeant de graves dommages (coque et moteur principal).
 
 
 
La navigation dans les eaux territoriales de la mer Noire et Azov est réglementée par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, selon lesquels l'État côtier est responsable de la sécurité dans la zone des eaux territoriales. Or, la marine ukrainienne n’a pas présenté de demande de passage de ses navires de guerre dans le détroit de Kertch, comme le protocole le lui demande expressément. 
 
Le patrouilleur "Don" des gardes-frontières russes appuyé par les autres patrouilleurs "Mongoose" et "Suzdaletsse" s'est donc dirigé vers la flottille ukrainienne pour la contrôler, mais aussitôt ses navires ont entamé des manœuvrent dangereuses ne respectant pas le code de navigation maritime et obligeant l'unité navale russe à réagir. 
 
 
Depuis l'incident maritime, Kiev récuse en bloc les faits, et pratiquant son inversion accusatoire habituelle, accuse les navires russes d'avoir réalisé «des actions ouvertement agressives» alors que son non respect de la procédure et les images de l'incident prouvent le contraire.
 
Cet incident grave entre russes et ukrainiens est la conséquence d'une tentative de Kiev de modifier par la force le statut maritime de la mer d'Azov en nationalisant ses eaux, ce qui est contraire au droit international lié aux mers intracontinentales qui stipule qu'elle doit être partagée entre les Etats riverains et soumise à des protocole de sécurité bilatéraux.

Le 23 octobre dernier, une intervention du député européen Jean-Luc Schaffhauser en séance plénière du Parlement européen à Strasbourg avait résumer la situation explosive dans cette région maritime au cœur du conflit russo-ukrainien :

 
 
Or mercredi dernier,  le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie avait mis en garde Kiev contre ses tentatives de révision du statut de la mer d'Azov et ses provocations maritimes, soulignant que la responsabilité des conséquences éventuelles incomberaient entièrement à l'Ukraine et à ses alliés.
 
Kiev qui est bloqué sur le front terrestre du Donbass par la ligne de défense républicaine a donc décidé de provoquer directement la Russie dans l'espace fluide de la mer d'Azov...
 
Affaire à suivre...
 
Erwan Castel 
 
 
 
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