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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #l'otan. tag

Mascarade de l’antifascisme. Rédigé par L'oeil de Brutus .

23 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #La guerre, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Macron

Mascarade de l’antifascisme

16 Mai 2017 , Rédigé par L'oeil de Brutus Publié dans #Idées

Mascarade de l’antifascisme

La plupart des réflexions ci-après sont issues de la lecture du Crépuscule de la France d’en Haut de Christophe Guilluy (Flammarion 2016)

 

 

Pier Paolo Pasolini soulignait déjà en 1974 (!) qu’en abandonnant la question sociale, la gauche chercherait à instrumentaliser un « antifascisme facile qui a pour objet un fascisme archaïque qui n’existe plus et n’existera plus jamais ». Lionel Jospin reconnaîtra plus tard que cette « lutte antifasciste en France n’a été que du théâtre » et que le « Front national n’est pas un parti fasciste ». Et ce n’est pas un hasard si de BHL à Pierre Bergé, du MEDEF au entreprises du CAC 40, de Hollywood à Canal plus, les plus grands pourfendeurs du « fascisme » sont aussi les meilleurs zélateurs de la mondialisation. On remarque également que bien souvent les groupes « antifa » recrutent leurs membres non parmi les ouvriers mais parmi les jeunes diplômés de la bourgeoisie.

Cette instrumentalisation de l’antifascisme permet à des élites, qui devraient pourtant être totalement délégitimées et décrédibilisées – ne serait-ce que de par leurs résultats et les scandales à répétition –, de se trouver à bon compte une supériorité morale d’une part et en réduisant toute critique de la mondialisation à une dérive fasciste et/ou raciste. Bien évidemment, cette posture nécessite un ennemi et celui-ci est trouvé : le Front national, qu’il faut alors sur-médiatiser. Pour « lutter contre le fascisme », il s’agit alors, ni plus ni moins, que d’en faire la promotion ! et l’on se lance dans un « combat à mort » où l’on évitera à tout prix de détruire son adversaire pour, tout au contraire, en assurer la longévité. Mais en pratique, ce n’est pas vraiment le FN qui est en ligne de mire mais les classes populaires dans leur ensemble, le problème étant que ce n’est pas tant le FN qui influence les classes populaires que l’inverse : « le FN n’est qu’un symptôme d’un refus radical des classes populaires du modèle mondialisé » et les classes supérieures cherchent alors à fasciser les classes populaires pour discréditer et délégitimer leur diagnostic, « un « diagnostic d’en bas » qu’on appelle populisme ».

 

 

Il ne s’agit ainsi donc pas tant de cesser de dénoncer le Front National pour ce qu’il est réellement (un parti démagogue, opportuniste, sans réelles convictions ni programme consistant[i], conservant encore et toujours ses relents xénophobes et ses fréquentations plus que douteuses – lire Ce qu’est le FN ce qu’il n’est pas), mais d’admettre qu’à lui seul il n’est certes pas en mesure de mettre la République en péril (sinon il aurait dû être interdit depuis longtemps !). Par contre, beaucoup plus inquiétante est l’évolution prise par le mouvement « En Marche ! » et son guide charismatique, tout frais moulu président de la République (lire

Emmanuel Macron : en marche vers le fascisme ?). D’autant plus que bien peu ont relevé (et se sont inquiété) du fait (entre tant d’autres choses !), qu’avant même l’élection de M. Macron, il était possible pour une grande radio publique de censurer quiconque n’appelait pas à voter pour le camp du Bien au point d’en acculer l’humoriste Emmanuel Barré à démissionner de France Inter[ii].

Rappelons également qu'historiquement l'extrême-droite n'a pas le monopole du fascisme, loin de là : les différents mouvements fascistes recrutèrent souvent abondamment à "gauche", à commencer par Benito Mussolini et Pierre Laval qui firent leurs premières armes politiques respectivement au parti socialiste italien à la SFIO (tandis qu'à l'opposé, par exemple, la Résistance française compta nombre de membres anciennement issus de mouvements d'extrême-droite).

 

 


1 t sur ce point la prestation de Mme Le Pen au débat de l’entre-deux-tours fut criante de vérité.

Benoît Rayski, “Censuré”, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter [archive], causeur.fr, 27 avril 2017

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« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre (vidéo Pravda) » L’édito de Charles SANNAT

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #l'horreur économique, #Macron

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre (vidéo Pravda) » L’édito de Charles SANNAT

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre (vidéo Pravda) » L’édito de Charles SANNAT

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je me suis longuement entretenu avec nos amis russes au sujet de l’élection du nouveau président français et sur ce que cela risquait de changer pour nous autres pauvres petits « gens » d’en bas.

Voici comment la Pravda a résumé mes propos !

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre »

« Selon notre interlocuteur, Macron se voue corps et âme à l’œuvre de l’assujettissement de la France au grand capital mondial. Et il ne s’agit pas d’un complot parce que si complot il y a, il y a également un secret à garder. Or, ici, tout s’opère au vu et au su de tout un chacun sans que l’on s’en soucie ou prête attention. »

Pour ce qui est de l’ensemble européen, selon C. Sannat, il engendrerait un autoritarisme sans pareil à l’échelle de la feue Union soviétique.

Au départ, je me suis dit : « Ho ben zut alors, dans cette France béat d’amour pour notre jeune monarque, pardon président, je vais encore passer pour un esprit chagrin, auprès de qui rien ne trouve grâce ! »

Ils y sont sans doute allés un peu fort, je vais être fiché comme opposant et obtenir ainsi une fiche non pas « S » pour radicalisation, mais « O » pour opposant, ou même une fiche « I » pour impertinent…

Et à tout bien y réfléchir, finalement, les Russes de la Pravda ont raison : le plan de Macron conduira la France au désastre, mais sans doute pas de la façon que vous croyez.

Le désastre de la France c’est le succès de l’Europe !

On peut aimer ou pas Macron, adhérer à son projet ou pas, force est de constater que Macron n’a en aucun cas menti sur sa vision et son projet européen et mondialiste. Il n’y a rien de caché là-dedans. Tout a été dit ou presque !

Le peuple ne pourra pas plaider la surprise.

Pourtant, nos europathes béats, ceux qui pensent parce que TF1 et Pujadas leur ont dit que « l’Europe c’est paix » blablablabla, n’ont pas compris du tout que plus d’Europe cela, par nature, signifie moins d’États nationaux.

Moins d’Espagne, moins de Portugal, de Grèce… d’Italie, et parce que nous sommes Français, évidemment moins de France.

Notre pays s’est construit dans le sang et les larmes des potentats locaux, des baronnies, de nos régions. Pour que la France émerge comme nation, il a fallu éradiquer – oui relisez bien ce mot, éradiquer –… les identités locales !

Vous avez le même phénomène à l’œuvre aujourd’hui sous vos yeux pour l’Europe.

Pour avoir plus d’Europe, il faut éradiquer les identités nationales !

Cela veut dire d’ailleurs que l’Europe ne supporte pas la diversité, la vraie, elle ne peut pas accepter le contre-pouvoir que peut présenter un pays, son droit, sa justice, et aussi son peuple.

L’Europe est donc un projet profondément, complètement et totalement fasciste en ce sens où il implique l’annihilation des pays qui composent l’Europe pour que l’Europe puisse émerger comme une véritable entité.

La question que l’on doit se poser est la suivante : peut-il y avoir respect de la démocratie, des peuples, dans un tel ensemble ?

La réponse est évidemment non.

Macron porte haut et sans s’en cacher l’étendard de l’européisme. C’est pour lui l’alpha et l’oméga.

Son projet économique, social, ou autre est en réalité profondément secondaire.

Ce que nous devons bien voir, bien comprendre, c’est que l’objectif de Macron est de faire plus d’Europe.

Pour faire plus d’Europe, il faudra brader les intérêts de la France et des Français.

Tout cela sera masqué comme il se doit par les écrans de fumée nécessaires, relayé et appuyé par une presse bien-pensante, sans que jamais on ne demande aux Français ce qu’ils pensent, sans que jamais on ne leur pose la véritable, la vraie question : voulez-vous, oui ou non, la disparition de la France ?

C’est cela l’objectif, car il ne peut pas y avoir d’Europe avec de grands pays.

Je refuse de nous voir disparaître sans nous battre car je considère qu’il n’y a de protection pour les peuples qu’à travers les nations. Il n’y a dans ce constat ni racisme, car un pays peut accueillir, aimer et intégrer, ni nationalisme, car une nation peut être ouverte et pacifiste.

Il y a là la volonté de préserver une certaine idée non pas de la France uniquement, mais d’une civilisation, d’une culture millénaire, dont la richesse et la diversité sans pareil permettent à ce minuscule pays de 65 millions d’âmes à peine de maîtriser toutes les technologies de pointe actuelles.

En ce sens uniquement, Macron pourrait effectivement mener la France au désastre pas tant économique qu’à travers une forme de dissolution pure et simple de notre pays.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

 « À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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Syrie : à Homs les derniers terroristes évacués avec leur famille. La presse occidentale en deuil ! Par Sébastien Hairon

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch, #ISIL

samedi 20 mai 2017

 

Syrie : à Homs les derniers terroristes évacués avec leur famille. La presse occidentale en deuil !

 

Au détour d'une recherche sur l'actualité de la Syrie, j'apprends que les derniers terroristes présents à Homs sont évacués par bus. Homs est la troisième plus grande ville de Syrie.

Comme d'habitude, nos médias subventionnés nous parlent de "rebelles", alors qu'il ne s'agit ni plus ni moins de criminels qui martyrisent le peuple syrien depuis 2011 en les bombardant, égorgeant des civils ou des soldats prisonniers, les faisant crever de faim ou de soif, violant et/ou vendant femmes et enfants comme esclaves sexuels ! Décidément cette presse a clairement choisi son camp, et elle a délibérément choisi de soutenir des gens qui non seulement tuent en Syrie ou en Irak, mais tuent également en Europe et dans d'autres régions du monde !

Car comment qualifier les articles que je viens de lire ?
Nos journalistes aux ordres de l'oligarchie atlantiste nous parlent de 15 000 personnes qui ont été ou qui vont-être évacuées sur plusieurs semaines !!! 15 000 ? Mais la ville d'Homs compte 1 million d'habitants ! Ce qui veut dire que 985 000 habitants n'attendent qu'une chose : que ces terroristes se cassent de leur ville pour pouvoir enfin de nouveau respirer et revivre en paix. Croyez-vous qu'il en ait été question dans les articles de ces kapos ? Que nenni !

Ces médias nous sortent toujours les mêmes poncifs : le régime de Damas, les rebelles, le régime va prendre le contrôle de la ville, les Russes, les Iraniens etc etc
Faux ! Le gouvernement légal et légitime de la Syrie va reprendre le contrôle de sa ville !!!
 A lire la presse-tituée occidentale, j'ai l'impression que l'armée syrienne va prendre le contrôle d'une ville d'un autre pays ! HALLUCINANT !

Vous pensez que je délire ? Alors, amusez-vous à taper Homs sur votre moteur de recherche, en affinant la recherche à moins de 24 heures et vous verrez par vous-mêmes si je vous mens.
Eh oui, ça se passe comme ça aujourd'hui avec les médias aux ordres. Si tu ne baisses pas ton pantalon, tu es le vilain petit canard !
Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

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Merci à toutes et tous pour votre soutien, bon courage pour la suite.

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La note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #L'armée française

Vous trouverez ici la note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.

La note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.
Notes du CREOGN - L'art en danger
 

Vous trouverez ici la note N° 23, de mai 2017, du CREOGN (Centre de Recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale) traitant du pillage organisé des œuvres d'art au cœur des conflits armés.

Page 1
Page 2
Page 3
Page 4
  • 12 http://icom.museum/
  • 13 Comme l’OCBC en France (http://www.police-nationale.interieur.gouv.fr/...) ou le Comando Carabinieri par la Tutela Patrimonio Culturale (http://www.carabinieri.it/cittadino...).
  • 14 Décret n°75-432 du 2 juin 1975 instituant au ministère de l'Intérieur un Office central de lutte contre le trafic des biens culturels.
  • 15 Article 2 du Décret n°75-432 du 2 juin 1975 instituant au ministère de l’Intérieur un Office central de lutte contre le trafic des biens culturels
  • 16 Article R 112-2 du Code du patrimoine
  • 17 Article R 112-3 du Code du patrimoine
  • 18 Thésaurus de Recherche Électronique et d’Imagerie en Matière Artistique, version plus performante de TREIMA I

Il ne serait pas inutile d'ajouter que dès l'invasion de l'Afghanistan, puis de l'Irak, programmées, ce sont les grands marchands d'art, principalement anglais, israéliens et étasuniens, qui passèrent commande des pièces à piller dans les musées. Il serait aussi bon de souligner que Daesh fut créé par Negroponte et Petraeus, et que les oeuvres d'art n'arrivent pas toutes seules à Tel Aviv, Beyrouth et Istamboul (pas plus que les armes modernes et leurs munitions n'arrivent toutes seules en Mésopotamie).

GB

 
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L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Sylvie Goulard. Agence Reuters le samedi 20 mai 2017 14h59

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #Allemagne, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française

L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Goulard

samedi 20 mai 2017 14h59
L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Sylvie Goulard. Agence Reuters le samedi 20 mai 2017 14h59
La nouvelle ministre des Armées, Sylvie Goulard, juge décisif l"effort à entreprendre avec l"Allemagne pour développer la défense européenne. /Photo prise le 18 mai 2017/

La nouvelle ministre des Armées, Sylvie Goulard, juge décisif l"effort à entreprendre avec l"Allemagne pour développer la défense européenne. /Photo prise le 18 mai 2017/

L'ex-députée européenne, germanophile et germanophone, qui a fait jusqu'ici toute sa carrière sous le signe de l'Europe, s'engage à faire progresser les projets de défense européens.

"Certains éléments existent déjà. D'autres sont à concevoir et développer afin de mieux assurer, en ces temps d'interdépendance, la sécurité de notre pays", dit-elle. "Dans cet effort, le travail avec l'Allemagne sera décisif."

"Nous devrons aussi veiller à ce que notre partenariat de défense et de sécurité avec le Royaume-Uni ne pâtisse pas de la sortie de ce pays de l'Union européenne", ajoute-t-elle.

Elle rejette tout idée de repli et promet de promouvoir l'effort de défense de la France "à son plus haut niveau", tout en améliorant le quotidien de ses forces.

"Votre ministre est une femme, une mère qui aura toujours à coeur de respecter la vie", fait par ailleurs valoir Sylvie Goulard. "Sachez que si l'impératif de sécurité de la Nation guidera toujours les décisions, le souci des hommes et des femmes concernés ne sera pas moins primordial."

La ministre des Armées devait rencontrer samedi après-midi des soldats de l'opération Sentinelle de lutte contre le terrorisme sur le territoire national.

 

(John Irish, édité par Emmanuel Jarry)

 

 
 
 
 

L'effort franco-allemand décisif pour la défense de l'UE, dit Goulard

samedi 20 mai 2017 14h59
 
 
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L'ex-députée européenne, germanophile et germanophone, qui a fait jusqu'ici toute sa carrière sous le signe de l'Europe, s'engage à faire progresser les projets de défense européens.

"Certains éléments existent déjà. D'autres sont à concevoir et développer afin de mieux assurer, en ces temps d'interdépendance, la sécurité de notre pays", dit-elle. "Dans cet effort, le travail avec l'Allemagne sera décisif."

"Nous devrons aussi veiller à ce que notre partenariat de défense et de sécurité avec le Royaume-Uni ne pâtisse pas de la sortie de ce pays de l'Union européenne", ajoute-t-elle.

Elle rejette tout idée de repli et promet de promouvoir l'effort de défense de la France "à son plus haut niveau", tout en améliorant le quotidien de ses forces.

"Votre ministre est une femme, une mère qui aura toujours à coeur de respecter la vie", fait par ailleurs valoir Sylvie Goulard. "Sachez que si l'impératif de sécurité de la Nation guidera toujours les décisions, le souci des hommes et des femmes concernés ne sera pas moins primordial."

La ministre des Armées devait rencontrer samedi après-midi des soldats de l'opération Sentinelle de lutte contre le terrorisme sur le territoire national.

 

(John Irish, édité par Emmanuel Jarry)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 

 
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Législatives 2017, le RPS FIERS propose et oeuvre pour le rassemblement des forces souverainistes.

21 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La nation ., #La République, #Macron

Législatives 2017, le RPS FIERS propose et oeuvre pour le rassemblement des forces souverainistes.

Message de Lucien Pons, (RPS FIERS)

Nous sommes nombreux à penser que les élections de 2017 marquent un tournant dans le paysage politique. Lors des législatives il est peut être intéressant de faire entendre une voix différente, celle du rassemblement des patriotes. C’est la raison pour laquelle le RPS FIERS PACA a décidé de s’engager auprès de Geneviève Blache – candidate UPR - dans la 3° circonscription des Alpes-Maritimes. Le RPS FIERS – mouvement politique œuvrant pour le rassemblement des républicains patriotes des deux rives – essaie de favoriser ces rapprochements afin de constituer un groupe souverainiste à l’Assemblée Nationale. A Bordeaux le Président Pascal Chauvet est lui-même candidat dans une circonscription. En Gironde il y a des soutiens mutuels entre le RPS FIERS, S&P et l’équipe de Jean Lassalle. En pays d’Aix, le RPS FIERS soutient les candidats de la France Insoumise et les candidats de DLF. Dans les Alpes-Maritimes le RPS FIERS soutient l'UPR et d'autres candidats souverainistes. Le RPS FIERS soutient la candidature de la France Insoumise de Marc Jutier en Dordogne. Etc. ..

 

Message de Danielle Goussot, (RPS FIERS)

 

Nous sommes tous d'accord pour la sortie unilatérale de la France de l'Union européenne, de l'Euro et de l'OTAN.

C'est bien, nous pouvons nous réjouir, mais cela ne suffit pas.

Si nous n'avons pas de stratégie nous ne pourrons pas beaucoup avancer. D'ailleurs c'est ce qui se passe depuis 2005...ou même avant depuis Maastri ckt comme dit Seguin.

Nous savons que les Français sont largement mécontents de notre dépendance à l'UE et à l'Allemagne...et à l'ami américain.

Que l'on ne s'y trompe pas, en face nos ennemis ont des stratégie et des pédagogies plurielles. Et ils s'en servent!!!

Donc, si il y a bien une seule façon de s'en sortir, il y a plusieurs façons de parvenir à construire la convergence.

Il ne faut rien négliger pour pouvoir rassembler. Les gens sont timides sur le Frexit parce qu'ils ont peur. L’omniprésence de cet argument fait son oeuvre.

Le directeur de campagne de la France Insoumise pour le Vaucluse m'a dit que les gens avaient peur de la sortie de l'euro.

La peur des gens est un peu irrationnelle, et d'autant qu'ils se sentent seuls, pas représentés voire mal "aimés" voir toute la propagande sur l'égoïsme... ...d'où le succès Le Pen.

Cette peur s'évacuera à partir du moment où plusieurs mouvements mus par différents motifs ( colère, retraites, chômage, inégalités, morgue du gouvernement....) pourront converger.

Il faut entraîner les masses qui sont majoritairement en France pour cette sortie ; Or, avec une recomposition UMPS en face...nous avons un boulevard qui est d'ailleurs et presque malgré nous en train de s'élargir

et de nous tracer la route. Donc non pas en marche avec Pétain, mais en route avec les souverainistes libérateurs.

Danielle Goussot

 

 

Débat entre Nikonoff et Alexandre Devecchio ( Figaro et Comité Orwell)

 

https://youtu.be/8WrwvDpygEA

 

 

 

Victoire et défaite des idées souverainistes.

 PAR JACQUES SAPIR · 16 MAI 2017

Une contradiction forte marque la période actuelle. Le premier tour de l’élection présidentielle a révélé la victoire culturelle des idées souverainistes. Le second tour a entériné leur défaite. Les causes de cette défaite sont multiples. Cette défaite est due à la persistance de mécanismes idéologiques de diabolisation à l’égard du Front National. Mais, ces mécanismes ont aussi été réactivés par l’incapacité, notoire dans les retournements de la dernière semaine, d’articuler de manière claire un projet cohérent, et surtout par l’incapacité de porter ce projet de manière digne dans le débat télévisé. Cette défaite entérine tout autant les limites de la candidate, que ces limites soient idéologiques, politiques ou organisationnelles, que la division du courant souverainiste.

Rappelons les faits : les souverainistes ont explicitement réalisé plus de 47% des voix au premier tour si l’on additionne les suffrages qui se sont portés sur l’ensemble des candidats défendant des positions ou des thèses souverainistes. On peut penser, de plus, qu’il existait une réserve d’électeurs souverainistes dans la partie de l’électorat de François Fillon. Un certain nombre de ses soutiens, y compris au sein des députés, ne faisaient pas mystère de leur adhésion aux thèses souverainistes. Il est donc clair qu’implicitement, le souverainisme a été majoritaire au premier tour. Il l’a été sans céder quoi que ce soit sur ses positions, et en particulier sur l’Euro. Mais, il a été défait politiquement au second tour. L’opposition entre ces deux faits tout aussi indiscutables met en lumière à la fois la diversité des positions souverainistes et les difficultés de les réunir toutes ensembles.

 

L’unité impossible ?

Michel Wieviorka vient de publier un texte intéressant sur le site The Conversation ou il argumente que cet échec est dû à la coupure du mouvement souverainiste en deux parties irréconciliables[1]. De fait, cette analyse a l’apparence de l’évidence. Il y eut très peu de transferts de voix entre l’électorat de Jean-Luc Mélenchon et Marine le Pen. Mais, les causes de ce faible transfert sont elles structurelles, et c’est la thèse de Wieviorka qui pense qu’il existe une culture politique française rendant impossible la fusion des électorats, ou ne seraient-elles pas plus à chercher dans la conjoncture particulière de cette élection ?

Cette interrogation en rejoint une autre : le souverainisme est-il dual, comme le sous-entend Wieviorka, mais aussi d’autres analystes, et en particulier Alexandre Devecchio qui s’est exprimée ainsi dans l’émission que nous avons réalisé avec Jacques Nikonoff et lui sur Radio-Sputnik[2], ou bien la question est-elle plus complexe ? En fait, on peut tout autant douter de la binarité des courants souverainistes que l’on peut douter de leur incarnation politique parfaite dans des courants politiques précis. On comprend l’importance de ce sujet. Car, si Michel Wieviorka a raison, une alliance est impossible. Si, par contre, les mauvais report s’expliquent bien plus par le contexte idéologique dans lequel s’est déroulée cette élection, alors la conciliation entre les différents courants souverainistes apparaît bien plus possible. Surtout, peut-on penser une séparation radicale de ces courants ou, au contraire, n’ont-ils pas tous des aspects en communs ? Cela implique de revenir sur la différence entre les incarnations politiques et sur les courants souverainistes.

C’est cette analyse que l’on va ici développer. Je reprends ici une partie de la terminologie d’Alexandre Devecchio, en particulier celle concernant le souverainisme social et le souverainisme identitaire. Mais je suis le seul responsable de l’interprétation que je donne à ces termes.

 

Souveraineté et souverainismes

Si la souveraineté est une, et ne se divise pas (souvenons nous des textes constitutionnels), le souverainisme, lui, est traversé de plusieurs courants ou sensibilités. Ces courants, ou ces sensibilités, traduisent une approche de la revendication souverainiste qui est naturellement différente suivant les diverses personnes, mais aussi les contextes sociaux et familiaux.

Le premier est ce que l’on peut appeler un souverainisme social. Il s’enracine dans le constat que tout progrès social implique que la communauté nationale, ce que l’on nomme le peuple, soit souverain. Il comprend qu’il ne peut y avoir de progrès social sans une économie qui soit tournée vers le plus grand nombre et non vers l’accroissement de la richesse des plus riches, ce qui est le cas actuellement. Il analyse cet état de fait comme le produit des règles de la mondialisation et de la globalisation financière, dont la monnaie unique, l’Euro, est le point d’articulation au sein de l’Union européenne. C’est pourquoi, analytiquement et logiquement, il s’attaque à cet état de fait et réclame « au nom du peuple », et plus exactement au nom des travailleurs qu’ils aient un emploi ou qu’ils en soient privés, le retour à une souveraineté monétaire s’inscrivant dans le retour global d’une souveraineté politique. Il fait le lien entre la perte progressive de la souveraineté et la destruction, réelle ou programmée, des principaux acquis sociaux.

Le deuxième courant est le souverainisme traditionnel, que l’on peut nommer le souverainisme politique. Ses racines vont au plus profond de l’histoire de la France, se nourrissent des textes de Jean Bodin. Sa préoccupation essentielle est celle de l’Etat souverain, comme représentant du peuple (depuis 1789). Ce courant récuse la réduction de la démocratie à la seule délibération. Il comprend que la démocratie implique l’existence d’un cadre spatial dans lequel se vérifie la possibilité de décider mais aussi la responsabilité de ces mêmes décisions[3]. Ce courant analyse le processus de l’Union européenne non pas comme un processus de délégation de la souveraineté mais comme un processus en réalité de cession de la souveraineté. Or, cette dernière ne peut exister. Il en déduit la nature profondément anti-démocratique du processus européen. Il note que cette nature s’est révélée de manière explicite dans le traitement réservé par les institutions de l’Union européenne et de la zone Euro à des pays comme Chypre ou comme la Grèce. Ce souverainisme politique, qui fut incarné par Philippe Seguin ou Marie-France Garaud, s’est exprimé avec force en Grande-Bretagne avec le référendum sur le « Brexit ». Ce souverainisme politique est naturellement et logiquement l’allié du souverainisme social.

Le troisième courant incarne ce que l’on peut appeler un souverainisme identitaire. Partant d’une réaction spontanée face à la remise en cause de la culture, tant dans sa dimension « culturelle » au sens vulgaire, que dans ses dimensions politique et cultuelle, il est à la fois très vivace et très fort (caractéristique de tous les mouvements spontanés) mais aussi bien moins construits que les deux premiers courants. D’ailleurs, le grand historien Fernand Braudel a écrit sur ce sujet un fort beau livre, L’Identité de la France[4]. Il montre comment l’identité s’est construite petit à petit. Il n’y a donc rien de scandaleux de se réclamer d’une identité de la France, et de ce point de vu la sensibilité souverainiste identitaire est parfaitement admissible.

Si l’on peut comprendre la réaction que le fonde, il convient aussi de constater qu’il peut dériver vers des thèses xénophobes, voire racistes, d’où la possible porosité avec les thèses de groupes définis comme « identitaires ». Mais, il se pose néanmoins des questions qui sont les mêmes que celles du souverainisme politique en réalité, en particulier sur la question des nécessaires frontières. Il impose aussi à l’ensemble du mouvement souverainiste, en répercussion de ses potentielles dérives, une réflexion spécifique sur la nature du « peuple » et montre l’impasse d’une définition ethnico-centrée ou religieuse.

 

Pluralité des incarnations du souverainisme

Chacune de ces sensibilités, ou de ces courants, concourent à faire l’unité du mouvement souverainiste. Ils sont souvent le point d’entrée dans le souverainisme, et l’on peut prendre conscience de l’importance et de la centralité de la question de la souveraineté depuis ces différentes sensibilités. Mais on est conduit, si l’on analyse alors logiquement les raisons de cette prise de conscience, à considérer la souveraineté dans son ensemble, et le souverainisme comme un mouvement unissant, mais aussi dépassant, ces trois courants.

Ces divers courants, il convient ici de la souligner, ne s’incarnent pas dans des forces politiques différentes, qui – toutes – partagent, quoique dans des proportions diverses, ces diverses sensibilités du souverainisme. Le problème n’est donc pas la compatibilité organisationnelle de ces courants, mais leur compatibilité politique et philosophique.

Le mouvement « France Insoumise » de Jean-Luc Mélenchon incarne, bien sûr, le souverainisme social. Mais, il est très sensible – et l’évolution de Jean-Luc Mélenchon en témoigne – au souverainisme politique, et ce depuis les événements de Grèce de juillet 2015 qui ont laissé une trace profonde. Il n’est même pas exempt d’une forme se souverainisme identitaire, comme on a pu le voir dans le meeting de Marseille, dans la mesure où il marque la volonté d’affirmer la culture politique française, avec ses règles et sa laïcité face aux dérives communautaristes. C’est d’ailleurs ce point que la « gôche » traditionnelle, qui va aujourd’hui du P « S » (ou de ce qu’il en reste) au PCF, lui reproche.

Le parti de Nicolas Dupont-Aignan a incarné, au départ, essentiellement le souverainisme politique. Il est l’héritier de la position d’un Philippe Séguin. Il s’est ouvert, par la suite au souverainisme social même si, par choix politique, il a reculé sur la question de l’Euro. Cette reculade, que l’on pouvait comprendre dans le positionnement tactique d’une petite formation, a eu cependant des conséquences bien plus graves quant à la cohérence du discours tenu par Marine le Pen dans les derniers jours de la campagne. Il est aussi porteur d’éléments du souverainisme identitaire, même si il s’est toujours fermement et farouchement opposé à toute dérive raciste, ce qui est à son honneur.

Au Front National, le souverainisme identitaire a été constitutif de la naissance de cette formation, et ce dans ces formes les plus extrêmes. Si ce parti n’a jamais été un « parti fasciste », et l’on invite ici ceux qui utilisent cette expression à tort et à travers à relire l’histoire, il a été incontestablement à son origine un parti raciste et xénophobe. Mais, depuis maintenant de nombreuses années, il y a eu une prise en considération du souverainisme social et du souverainisme politique. Cette prise en compte de ces deux autres courants a entraîné une marginalisation progressive des thèmes initiaux. Les thèses purement identitaires ont d’ailleurs été partiellement rejetées hors de cette formation. Cependant, la mue n’a pas été totalement achevée.

Nulle formation politique n’incarne donc totalement et uniquement un des courants du souverainisme. Mais chacune des formations politiques a aussi sa propre histoire, et l’articulation particulière des sensibilités souverainistes y a construit une culture politique d’organisation qui est spécifique. L’importance de cette culture s’exprime dans le positionnement politique particulier de chacune de ces formations, mais aussi dans des réflexes souvent épidermiques qui peuvent en séparer radicalement les adhérents. Toute organisation tend à développer un « esprit de parti », qui se traduit dans les faits par une incapacité d’écoute du discours tenu par « l’autre », et qui peut dériver dans un sectarisme imbécile. Mais il y a aussi des divergences bien réelles. Et certaines d’entre elles peuvent justifier une fin de non recevoir mettant fin au débat et empêchant tout contact.

 

Les causes de la division

La traduction en des termes politiques de cette victoire culturelle que le souverainisme a remportée lors du premier tour n’a donc pas été trouvée. C’est pour cela que le souverainisme a été défait politiquement. Cela, les responsables des différentes organisations et mouvements politiques dans lequel s’incarne le souverainisme le savent. Pourquoi ne cherchent-ils pas alors l’union ?

Une première réponse réside dans le rêve de transcroissance du mouvement, rêve entretenu tant par les uns que par les autres. On voit son propre mouvement appelé à réunir sous le même toit tous les souverainistes. Mais ce rêve est eu mieux une illusion, au pire il porte en lui le cauchemar d’un repli sur une clôture sectaire, comme dans certaines sectes persuadées qu’elles sont les seules à détenir la « vérité ».

Une seconde réponse réside dans les habitudes prises, les pratiques quotidiennes, qui font qu’il est plus facile de rester dans son coin et de proférer des excommunications, de jouer la carte de la diabolisation, que d’affronter réellement le débat. Mais, le débat est-il possible, et est-il légitime ? On doit comprendre ici l’interdit absolu qui frappe un parti défendant des thèses racistes. Et tel était bien le cas du Front National à ses débuts. Mais, le changement est aussi incontestable. Alors, se pose la question d’où placer le curseur. Il est profondément contre-productif de prétendre qu’un parti est « anti-républicain » alors qu’il donne des gages multiples de son acceptation des règles de fonctionnement de la République. Mais il est important de savoir où se trouve la limite, et surtout si une organisation reste fermement en-deçà de cette limite, ou évolue par rapport à elle. Car, la question du racisme n’est pas la seule à constituer un interdit absolu ; il en va de même de la question du communautarisme. Très clairement, aucun débat organisé n’est possible soit avec une organisation défendant un point de vue raciste, soit avec une organisation défendant un point de vue communautariste. Si l’on veut penser un espace commun entre souverainistes, il faudra être très clair sur ces deux points.

De ce point de vue, l’existence d’un espace de débat est à la fois un mode de vérification de cette limite, mais aussi peut se transformer en un instrument incitant un parti à évoluer par rapport à cette même limite. Pour ce faire, le débat n’a pas besoin d’être explicite et dans un cadre commun ; il peut pour un temps rester dans le domaine de l’implicite. De fait, si le Front National a évolué par rapport à ses thèses originelles, la « France Insoumise » de Jean-Luc Mélenchon a elle aussi connue une inflexion sur la question de l’immigration (et sur l’intégration) et elle a adopté une position bien plus réaliste. Cela traduit le fait qu’un débat implicite s’est mis en place. Mais, on peut penser qu’un débat explicite aurait permis une meilleure clarification des positions des uns et des autres.

Une troisième réponse réside alors dans la volonté d’amener l’autre formation sur la totalité de ses positions. Ici encore, on est confronté à une « maladie infantile » des organisations : l’incapacité de reconnaître la légitimité de divergences. Il n’est pas nécessaire que les organisations adoptent le même programme, tiennent les mêmes discours, pour qu’elles puissent coopérer, et procéder par exemple à des désistements lors des élections. Mais, il est impératif que l’on sache ce qui relève de la divergence légitime et ce qui relève de l’interdit. La question du racisme, et au-delà la définition de ce qu’englobe le « peuple », c’est à dire la question du communautarisme, sont de celles qui relèvent de l’interdit. Au-delà, il convient de dire que le souverainisme s’oppose radicalement à deux idéologies, celle cherchant à fonder la communauté nationale sur des races et celle cherchant à la diviser en communautés séparées et distinctes. Le refus absolu du racisme doit s’accompagner d’un refus tout aussi absolu du communautarisme. C’est l’essence même de la cohérence souverainiste.

 

Les conditions de l’unité

On connaît la formule, mais, pourtant, jamais n’a-t-elle été autant d’actualité : « l’histoire nous mord la nuque ». Cette citation est extraite d’un ouvrage co-écrit par Daniel Bensaïd, militant et philosophe trotskyste, mort en 2010 et Henri Weber[5]. Elle ne dépare pas ici dans un texte sur le souverainisme. Peu de gens le savent, mais Bensaïd, que j’ai connu et avec qui j’ai polémiqué (sur la nature de l’URSS) en d’autres temps, était aussi l’auteur d’un livre sur Jeanne d’Arc[6]. Dans un entretien, quelque temps avant sa mort, Bensaïd était revenu sur Jeanne d’Arc et précisait son intérêt : « Jeanne d’Arc ébauche l’idée nationale à une époque où la nation n’a pas de réalité dans les traditions dynastiques. Comment germe, aux franges d’un royaume passablement en loques, cette ébauche populaire d’une idée nationale ?[7]». Fort bonne question, en effet. C’est celle du double mouvement de constitution et de la Nation et du Peuple qui était posée en réalité. Cette question, elle est à la base de la constitution du mouvement souverainiste.

Si, donc, nous voulons refuser au gouvernement d’une minorité, et l’on doit rappeler ici que les thèses européistes sont minoritaires en France, il nous faut trouver une solution qui tout à la fois unisse philosophiquement les trois courants du souverainisme et qui politiquement permette aux formations politiques incarnant ce souverainisme de coopérer dans l’arène particulière du combat politique. Sinon, les souverainistes, quoi que majoritaires, seront toujours vaincus. N’ayons aucun doute sur la volonté de nos adversaires, qui disposent de moyens puissants, en particulier en matière de presse et de médias, et qui chercheront sans cesse à diaboliser les uns ou les autres, pour continuer d’enfermer les français dans le piège qui a conduit à l’élection d’Emmanuel Macron.

Cette solution passe par la construction d’un espace de débat, un espace de controverse, permettant de construire les contacts nécessaires au désarmement progressif des réflexes sectaires. Cet espace pourrait aussi inclure des accords de désistement, ou à tout le moins des pactes de non-agression. Mais, la construction d’un tel espace exige aussi que l’on soit clair sur le refus conjoint de tout racisme et de tout communautarisme. C’est une condition absolue à l’existence et à l’efficacité d’un tel espace.

 

Notes

[1] Wieviorka M., « Deux populismes valent mieux qu’un ! », note publiée le 14 mai 2017, https://theconversation.com/deux-populismes-valent-mieux-quun-77666

[2] Voir, « Chroniques de Jacques Sapir » sur Radio-Sputnik avec Alexandre Devecchio et Jacques Nikonoff. On peut réécouter le débat ici :https://fr.sputniknews.com/radio_sapir/201705111031344230-france-spectre-politique-recomposition/

[3] S. Benhabib, « Deliberative Rationality and Models of Democratic Legitimacy », in Constellations, vol. I, n°1/avril 1994.

[4] Braudel F., L’Identité de la France, 3 volumes, Flammarion, Paris, 2009.

[5] Bensaïd D., Weber H., Mai 1968. Une répétition générale, Maspero, Paris, 1969.

[6] Bensaïd D., Jeanne de guerre lasse, Paris, Gallimard, « Au vif du sujet », 1991.

[7] http://www.danielbensaid.org/Il-y-a-un-mystere-Jeanne-d-Arc

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Rapide voyage à l’intérieur de la SYRIE gouvernementale [TÉMOIGNAGE]

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La mondialisation, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

Publié par El Diablo

Rapide voyage à l’intérieur de la SYRIE gouvernementale [TÉMOIGNAGE]

Le Collectif Polex à reçu un ami revenu récemment de Damas. Il tient à conserver l'anonymat, il n'est pas toujours facile d'exprimer en France une opinion contraire à celle des gouvernants occidentaux sur la Syrie. Vous lirez ce témoignage (ci-dessous) en nous portant garant de son honnêteté.

Le Collectif Communiste Polex

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Début avril 2017, pendant 7 jours, j’ai pu découvrir la Syrie légale, celle contrôlée par le gouvernement de Bachar Al Assad. Voici quelques impressions et réflexions rapides sans prétention et loin d’un reportage ou une enquête exhaustive, ce qui me semble difficile dans ce pays en guerre depuis 6 ans. Nous avons pu obtenir le visa dans le cadre d’un voyage alliant solidarité et découverte. L’objectif humanitaire du déplacement était de faire parvenir des médicaments aux hôpitaux syriens Cela nous permettait de découvrir la vie quotidienne de ce pays martyre. Depuis l’embargo, la Syrie officielle doit acheter ses médicaments en devises au Liban.

La destruction de l’appareil productif (notamment la région d’Alep) a accentué la pénurie et le pays a du mal à couvrir ses besoins médicaux. Le groupe était formé d’une dizaine de personnes provenant de différents milieux socioculturels. Il y avait des ouvriers qualifiés, des techniciens, des fonctionnaires, des retraités, hommes et femmes. Tous se présentaient comme des amis de la Syrie et de son peuple. Ils voulaient voir sur place une réalité dont les média occidentaux dominants ne parlent pas. Le voyage avait été organisé par une petite association humanitaire de Syriens de France. Les zones parcourues s’étendent de la frontière libanaise à Damas puis de Damas à Alep en passant par Homs, et la côte méditerranéenne.

Sur certains axes, nous avons circulé dans les bus normaux, parmi la population syrienne, notamment dans le long trajet de 8 heures entre Damas et Alep. L’autoroute est parfois encore coupée et il faut faire de longs détours, d’abord par la montagne puis par le désert pour ne pas être exposés à des tirs intempestifs. Le reste du circuit, Lattaquié, Tartous, Homs, Maaloula (la cité chrétienne ravagée) a été effectué en mini bus loué par les organisateurs. Nous avons pu entrevoir la vie de cette population courageuse et qui semble unie. Damas, à notre arrivée en fin d’après-midi, souffre d’embouteillages permanents. Le centre-ville semble craquer tant la densité humaine parait importante. La présence de nombreux réfugiés provenant des zones de combat est manifeste. On s’entasse dans les appartements de la famille, des cousins, des amis. La vie est très chère et partout pauvreté mais dignité. L’artisanat, la réparation et le recyclage en tout genre permet à la population de survivre malgré les pénuries liées aux sanctions occidentales. Le soir il n’y a plus d’éclairage public et les coupures d’électricité nombreuses. Les blocs électrogènes prennent le relais chez les particuliers. L’armée arabe et nationale syrienne dite « armée du régime » et les différents groupes de défense locale sont partout. Ils sont formés par toutes les communautés avec beaucoup de jeunes certainement nouvellement enrôlés. Ces soldats ont le sentiment de se battre actuellement contre une agression extérieure. Leur solde est basse et sans commune mesure avec les salaires proposés dans les milices des groupes rebelles. Pour eux, il n’y a pas d’islamistes modérés mais de terroristes qui occupent leur pays en y créant l’insécurité. Les deux plus grandes villes du pays (Damas et Alep) sont totalement pacifiées de même que les villes de la côte et Homs. Cela ne les empêche pas d’entendre des canonnades lointaines, le survol des Mig, des hélicoptères et de subir des attentats à la voiture piégée. De temps à autre (deux fois durant notre séjour) la capitale reçoit des tirs de roquettes aveugles provenant des montagnes. C’est pour des raisons de sécurité qu’il nous fallut faire demi-tour à seulement 20 km de la cité antique de Palmyre. La présence de snipers de Daech était signalée. Dans cette zone nous avons pu apercevoir 5 puits de pétrole en flamme et une raffinerie détruite. Faute de moyen et à cause de l’insécurité les autorités laissent brûler. Cela explique la grande difficulté pour s’approvisionner en carburant. La population disciplinée ouvre les sacs aux barrages de sécurité qui ceinturent les quartiers. Sur les routes des check points distants de 5 à 10 km contrôlent les coffres des véhicules, les sacs et marchandises. Pour des échanges directs et totalement indépendants nous étions limités par la langue et seuls les chrétiens semblent avoir sauvegardé la culture francophone. Je peux citer une religieuse libanaise responsable d’un orphelinat, un homme d’affaire lié au tourisme ou des personnes âgées rencontrées librement et vraiment au hasard dans les rues de Damas. Les témoignages recueillis convergent souvent dans le même sens. Il y a eu un incontestable mouvement démocratique en 2011 que les chrétiens ont salué mais qui très vite a été pris en main par des groupes armés islamistes et djihadistes. La soi-disant opposition laïque se disputait à Istanbul, à Paris ou au Caire mais n’avait aucune représentation crédible sur le terrain. Souvent on nous a interrogés sur le rôle de la diplomatie française qui d’après eux aurait pu avoir un rôle médiateur mais qui s’est alignée sur les seuls groupes terroristes.

Nous avons pu visiter librement, sans escorte avec seulement des personnes parlant arabe, les zones libérées d’Alep Est. Nous avons pu observer les terribles destructions sur les lignes de front et l’organisation des réseaux creusés par les rebelles dans une stratégie de guerre souterraine. Les tunnels communiquaient avec les égouts où de puissantes charges explosibles étaient positionnées sous les positions tenues par l’armée régulière. Les souks et la mosquée des Omeyade ont été pillés et fortement endommagés mais déjà des jeunes de l’école technique de Damas s’affairent à des travaux de restauration. Les bâtiments publics ont été occupés par les groupes rebelles de même que certaines maisons de particuliers car elles avaient par leur position une utilité stratégique. Nous avons trouvé, dans les sous-sols du QG des fameux casques blancs mais occupés par des combattants terroristes ((Jabhat Al Nostra) au milieu des immondices, des tracts du CBRN-TF en arabe (Chemical, biological, Radiological, Nuclear) de la task force de l’OTAN. Cela prouverait que des contacts entre l’alliance atlantique et les rebelles étaient engagés pour une assistance sanitaire et logistique.

Malgré leurs victoires récentes et leur moral élevé, l’armée nationale et les différentes défenses territoriales apparaissent comme épuisées et fatigués. Ils habitent dans des abris de fortune avec un matériel dérisoire aux barrages (des Kalachnikovs et des pick-up avec mitrailleuse Doushka).

Contrairement aux légendes nous n’avons pas vu de Russes en déplacement, seulement une base près d’Alep. On nous a dit qu’après les déminages, une de leurs spécialités, ils ne feraient que de la logistique.

Nous pouvons conclure que ce voyage de solidarité n’était pas de vouloir sauver un régime politique mais l’existence même d’un état souverain que certains voudraient voir éclaté. L’état syrien est indépendant depuis 1946. Il est reconnu comme tel par la communauté internationale. Malgré toutes ses imperfections, il permettait de faire vivre en paix les diverses communautés composant la société syrienne. L’avenir appartient au peuple syrien, sans intervention extérieure, lui seul saura décider de son futur.

 

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Quand Sylvie GOULARD, nouvelle Ministre des Armées, se confiait au député Jacques MYARD : « je ne me sens pas française »…

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #L'armée française

Publié par El Diablo

Sylvie Goulard, nouvelle ministre des armées (source photo: le point)

Sylvie Goulard, nouvelle ministre des armées (source photo: le point)

Communiqué de Jacques Myard, député de la Nation

Un gouvernement d’opportunistes et d’idéologues !

La composition du gouvernement Macron / Philippe est l’illustration de l’incohérence et des contradictions inhérentes à la ligne politique du Président de la République.

En dehors de quelques ministres républicains comme Jean-Yves Le Drian et Gérard Collomb dont les qualités sont reconnues, ce gouvernement est un gouvernement d’opportunistes et d’idéologues !

Le ralliement d’Edouard Philippe, de Bruno Le Maire et de Gérald Darmanin est à inscrire dans l’ambition forcenée des intéressés qui ne pensent qu’à leur carrière, en étant prêts à toutes les trahisons, à tous les reniements ! C’est sans doute là la nouvelle morale politique voulue par le Président. Ce n’est pas la mienne !

Un seul point positif, on y verra plus clair au sein des Républicains, enfin sans eux !

Quant au camp des idéologues, on y trouve surtout des tenants de l’eurobéatitude, la nouvelle religion, ils détiennent la vérité et sont prêts à changer le peuple qui a l’insolence de ne pas voter comme ils l’ont décidé selon le fameux adage de Brecht !

Un point particulier pour Sylvie Goulard qui me confiait dans notre parcours commun au ministère des Affaires étrangères « Je ne me sens pas française » et c’est cette personne qui est placée au ministère de la Défense rebaptisé ministère des Armées, ça promet !!!

Quant au sieur Bayrou le poussin du jour, bien connu pour son immobilisme lorsqu’il fut ministre de l’Education nationale , on est rassuré d’avance sur la fermeté qu’il va mettre en oeuvre au ministère de la justice pour combattre la délinquance!

Ce gouvernement formé de personnalités aussi disparates et en complète opposition nous réserve un concert de couacs , c’est une certitude !

Jacques Myard

SOURCE : Facebook

Jacques Myard, député de la Nation

Jacques Myard, député de la Nation

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Les origines psychologiques des inégalités socio-économiques. Par Sarah Sermondadaz.

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #Terrorisme, #Daesch, #l'horreur économique

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Les origines psychologiques des inégalités socio-économiques

 

Une étude danoise a décrypté les mécanismes sociaux et psychologiques qui aggravent les inégalités économiques et la violence. À la clé, un phénomène d'auto-renforcement préoccupant.

 
Inégalités

Deux femmes passent à côté d'un sans-abri, dans la Sarthe

GILE MICHEL/SIPA
 
 
 
 

INÉGALITÉS. Pourquoi ceux qui auraient le plus à gagner dans la lutte contre les inégalités, c'est-à-dire les classes moyennes et populaires, ne s'engagent que peu pour les limiter ? Les raisons relèvent de la sociologie mais aussi de la psychologie. C'est ce qu'explique une étude danoise de l'université d'Aarhus, publiée dans les Proceedings of the National Academy of Science (PNAS). Cette dernière s'attache à comprendre, grâce à des indicateurs économiques, sociaux et psychologiques, le cercle vicieux des inégalités... et pourquoi la situation est d'autant moins susceptible de changer lorsque les écarts entre individus sont très importants.

Un individualisme nourri de la théorie des jeux

Les chercheurs partent d'un postulat issu de l'éthologie animale : "Les animaux en position dominante, ou aux caractéristiques physiques extraordinaires, vont plus souvent réagir avec agressivité, expliquent-ils. À l'inverse, les subordonnés et individus plus ordinaires ont plus facilement tendance à courber l'échine." Même les jeunes enfants qui ne maîtrisent pas encore le langage réagissent de la sorte, précisent-ils, afin d'estimer les chances de victoire avant une confrontation. Et chez les adultes civilisés ? Pour répondre à cette question, une vaste enquête a été réalisée à travers 27 pays (les Etats-Unis étant représentés par 30 états).

PROTOCOLE. Le mode opératoire des chercheurs a nécessité deux étapes distinctes, au niveau social mais aussi individuel : tout d'abord une méta-analyse réalisée à partir de données de la Banque mondiale et des Nations-Unies dans 27 pays, issues d'une enquête sur plus de 40.000 personnes économiquement privilégiées. Pour chaque pays, plusieurs critères ont été retenus pour quantifier objectivement les inégalités : absence de liberté de la presse, violence, inégalités de genre, absence de démocratie.... Résultat : le comportement social de domination exprimé dans les réponses est plus important dans les pays où les inégalités sont plus prononcées. 

PSYCHOLOGIE. C'est au niveau des États-Unis que la composante psychologique a ensuite été étudiée, sur environ 5.000 personnes anonymes en situation de privilège social (c'est-à-dire des hommes blancs). "Notre démarche fut assez extrême : nous avons demandé aux participants s'ils étaient prêts à participer à une chasse aux migrants, si le gouvernement décidait de les déclarer hors-la-loi, et notamment s'ils étaient prêts à recourir à la force physique", explique Lotte Thomsen, co-auteur de l'étude. Une proposition qui flirte bon l'alt-right... et qui a été d'autant plus appuyée par les sondés qu'ils vivaient dans un état où les inégalités de revenus sont importantes (ce critère étant mesuré par le coefficient de Gini). "Evidemment, c'est extrêmement préoccupant. Notre étude confirme le lien entre domination socio-économique et racisme (...), sans parler de la violence", rapporte Jonas Kunst, qui a également travaillé sur le projet.

 

Les normes culturelles et les choix psychologiques se renforcent de façon négative afin de renforcer les inégalités / © Kunst et al.

Paradoxales classes moyennes : quand il est trop coûteux de se révolter

A priori, rien que de très logique : tout ceci relève de la théorie des jeux, qui postule que chaque acteur d'un système social va chercher à maximiser ses gains, quitte à en aggraver les inégalités s'il n'en souffre pas personnellement. "Les membres des groupes dominants répondent à l'inégalité perçue, non en réduisant leur domination, mais au contraire en l'appuyant : les retombées sont alors plus positives pour ces individus", expliquent les chercheurs. "Finalement, les inégalités structurelles, l'instabilité sociale et la violence des pays et États sont reflétées par l'état d'esprit de leur population, et inversement." 

COÛT. Tout ceci vaut pour les groupes sociaux en situation de domination ou de soumission extrême, mais quid des groupes intermédiaires, par exemple les classes moyennes ? "Même si les groupes subordonnés sont en situation de désavantage, ils peuvent trouver intérêt à éviter des conflits coûteux, en particulier lorsque les chances d'échecs sont grandes", écrivent les scientifiques. "Des expériences de psychologie ont déjà montré que les individus subordonnés préfèrent dans ce cas se taire et accepter leur sort." Et quant au fait que des participants se soient déclarés prêts à "participer à des actions violentes contre certains groupes ethniques" si les autorités ouvraient la voie... "Les résultats de notre étude montrent que les inégalités et la violence sociales forment un cercle vicieux, ajoute Lotte Thomsen. Vu l'accroissement des inégalités partout dans le monde, il y a de quoi s'inquiéter."

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Syrie: la coalition américaine bombarde les alliés de Assad luttant contre Daesh. Par Karine Bechet Golovko.

20 Mai 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #Terrorisme, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #La guerre en Syrie - depuis le 20 août 2013, #Daesch

vendredi 19 mai 2017

 

Syrie: la coalition américaine bombarde les alliés de Assad luttant contre Daesh

 
 
 
La coalition américaine reconnait avoir bombardé des forces pro-Assad luttant contre Daesh. Elle reconnait l'avoir fait sciemment. Car ils présentaient un danger. Voici ce qui se passe lorsque l'on n'a pas le même ennemi: certains utilisent les terroristes dans un but politique pour garder le contrôle sur un territoire, d'autres luttent contre ces terroristes.
 

Le 18 mai, la coalition américaine, après avoir soi-disant prévenu les "intrus" et leur avoir demandé de sortir de la zone contrôlée par la coalition américaine, après avoir soi-disant prévenu la Russie par le canal officiel, a bombardé une colonne de chars T 62 qui se dirigeait vers At Tanf en Syrie. Tout cela, parce que cette colonne de 5 chars présentait un danger et qu'il fallait bien se défendre. 
 
 
La question étant: se défendre contre qui? Car les Etats Unis affirment entrainer là-bas des forces d'opposition. L'affirmation du Pentagone selon laquelle la politique américaine dans la région n'a pas changé est on ne peut plus vrai: les Etats Unis continuent à défendre leurs groupes armés contre les forces d'Assad.
 
La seconde excuse avancée concerne ces fameuses zones de désescalades. Or, comme le fait remarquer le Pentagone un peu plus tard, il ne s'agit pas tout à fait d'une zone de désescalades faisant partie de celles convenues à Astana, mais ce territoire aurait été visé par un ancien memorandum passé entre les Etats Unis et la Russie ... Si l'explication est assez floue, en revanche, la démarche féodale est évidente: nous sommes chez nous et faisons ce que nous voulons. 
 
Autrement dit, soit Trump a lui-même donné l'ordre, comme ce fut le cas lors de la dernière attaque de la base aérienne syrienne et les discussions avec la Russie ne lui servent qu'à gagner du temps pour reprendre la main en Syrie et affaiblir Assad, en utilisant les armées constituées sur place par la coalition américaine. Soit la guerre des clans aux Etats Unis se radicalise après que Trump ait relevé la tête dernièrement et le maximum est fait pour compliquer sa tournée au Moyen Orient et en Europe.
 
Un sénateur russe estime que cet acte doit être considéré à l'ONU comme un acte d'agression. Mais la Russie sera bien seule à défendre cette position, pourtant rationnelle. Dans tous les cas, il est extrêmement difficile de coopérer avec un pays dont le pouvoir le maîtrise pas le processus de décision politique. Situation encore compliquée par cette manie des guerres modernes de jouer sur l'apparence, car le niveau d'armement mondial ne permet plus les guerres traditionnelles. Les avancées militaires sont utilisées dans des processus politiques de négociation sans fin. Et ces conflits n'en finissent pas.
 
 
 
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