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Le blog de Lucien PONS

comite pour une nouvelle resistance

La France n’a qu’un seul drapeau. Par Henri Guaino.

23 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La France, #Comité pour une Nouvelle résistance

La France n’a qu’un seul drapeau
La France n'a qu'un drapeau, celui du milieu
  • par Henri Guaino

Réagissant à la décision de l’Assemblée nationale d’associer drapeaux français et européen dans les classes, Henri Guaino l’affirme : une nation n’a qu’une bannière et personne n’ira mourir pour une organisation comme l’Union européenne.

L’Assemblée nationale a approuvé un amendement qui rendrait obligatoire la présence du drapeau français dans les salles de classe. Curieuse idée à laquelle personne n’avait jamais songé depuis la création de l’école de la République. Il n’est pas sûr que cela suffise à réveiller le patriotisme, mais après tout le drapeau américain est bien présent dans les salles de classes aux États-Unis. 

Ce n’est pas la présence du drapeau français qui pose problème mais la volonté d’associer le drapeau européen au drapeau tricolore comme s’il y avait équivalence entre les deux. C’est devenu une manie du politiquement correct : partout on met la bannière de l’Union européenne à côté du drapeau français comme s’il fallait s’excuser de montrer ce dernier en attendant de le faire disparaître. Ceux qui tiennent à cette association rétorqueront qu’elle est naturelle puisque la France est un pays membre de l’Union européenne.

Dans un vrai drapeau, il y a l’âme d’un peuple, dans l’enseigne d’une organisation il n’y a que de la communication

À ce compte-là, la France étant membre de l’ONU et même membre permanent du Conseil de sécurité, Il serait logique d’associer au drapeau français celui de l’ONU et tout naturellement aussi celui de l’OTAN dont la France est membre fondateur et, contrairement à ce que l’on entend parfois, n’a jamais cessé de l’être depuis sa création. Des soldats français ont bien été, ou sont encore, engagés sous la bannière de l’ONU et celle de l’OTAN. Pourtant on ne voit pas partout dans le pays le drapeau français associé à celui de l’OTAN et de l’ONU. Car c’est une chose de se battre sous un drapeau et une autre de se battre pour un drapeau, de risquer sa vie pour son drapeau. Sous la bannière de l’ONU et de l’OTAN, le soldat français ,comme le soldat américain, reste soldat de son pays et se bat pour lui. Les casques bleus qui sont tués en opération sont morts parce que leur pays leur avait confié une mission. Ils ne sont pas morts pour l’ONU : on meurt pour une patrie, pour un idéal, on ne meurt pas pour une organisation. L’ONU, l’OTAN sont des organisations qui peuvent parfois être les instruments d’un idéal mais elles ne sont pas par elle-même des idéaux ni des patries. Il y a du sacré dans la patrie, il n’y en a pas dans l’ONU ou dans l’OTAN, encore moins dans l’Union européenne sous la bannière de laquelle aucun soldat ne s’est jamais battu, aucun citoyen n’a jamais risqué sa vie.

L’Union européenne n’est pas la civilisation occidentale

Peut-on mourir pour l’Europe comme lord Byron alla mourir pour la Grèce à Missolonghi ? Mourir pour la civilisation européenne, oui. Mourir pour l’idéal humain que l’Europe a forgé et qui, au-delà de la diversité des nations, forme le socle de la civilisation occidentale, oui.

Mais l’Union européenne n’est pas la civilisation occidentale. L’union européenne n’est pas une culture ni un idéal: c’est, elle aussi, une organisation. L’Europe existait avant que cette organisation vit le jour, elle existera après. L’Union européenne n’est pas un régime. On peut mourir pour la République, pour la Démocratie, pour la Monarchie… on ne meurt pas pour une bureaucratie, pour une technocratie, pour une commission. On peut mourir pour la Liberté, mais l’Union européenne n’est pas la Liberté avec une majuscule. On peut mourir pour la Paix, mais l’Union européenne n’est pas la Paix et aucune organisation n’a jamais empêché la guerre. Un État fédéral n’empêche pas les guerres civiles, ni la guerre de sécession aux États-Unis, ni celle de la Yougoslavie, la Société des Nations n’a pas empêché la deuxième guerre mondiale, pas plus que l’espèce de monnaie unique qu’était l’étalon or n’a empêché la première guerre mondiale. Ce n’est pas l’Union européenne qui a donné la paix à l’Europe, c’est la paix qui a permis à l’Union européenne de voir le jour. Les organisations sont passagères, transitoires, elles changent, disparaissent, renaissent en fonction des circonstances. Une patrie, une nation, une civilisation ne sont pas une affaire de circonstances. L’Europe, la vraie, n’est pas une affaire de circonstances. Croire qu’avec une monnaie unique, un droit unique, une enseigne unique on va faire une nouvelle patrie, une nouvelle nation, relève d’une idée bien superficielle de ce que sont les patries, et les nations.

Dans un vrai drapeau, il y a l’âme d’un peuple, dans l’enseigne d’une organisation il n’y a que de la communication. N’importe quel bout de chiffon ne peut pas exprimer un sentiment national. Le drapeau tricolore, lui, «a fait le tour du monde, avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie». Il se suffit à lui-même. La France n’a qu’un seul drapeau.

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Lettre ouverte à un Président qui joue avec le feu. Par Natacha Polony

23 Février 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes, #Comité pour une Nouvelle résistance

Lettre ouverte à un Président qui joue avec le feu

La grandeur d’un homme d’État est de prendre la mesure des événements, mais aussi de se garder d’instrumentaliser une idée, en l’occurrence la défense nécessaire du mérite et de l’effort, dans un but politicien.

Par Natacha Polony

Monsieur le Président, vous êtes un alchimiste. Vous êtes passé maître dans l’art de changer l’or en plomb. Après neuf semaines d’une crise comme le pays n’en avait pas connue depuis longtemps, vous, Monsieur le Président, devriez être tout entier absorbé par la recherche d’une réponse politique qui rassemblera les Français divisés et permettra de renouer le lien de confiance abîmé, non par ces manifestations, mais par des décennies de confiscation de la démocratie représentative. Eh bien non. Vous préférez piétiner les belles promesses lancées lors de vos vœux, sur les « mots qui ont pu blesser », et jeter un peu plus d’huile sur le feu, histoire de voir si l’on ne pourrait pas provoquer l’explosion finale. Et ce faisant, vous salissez un discours essentiel sur le sens de l’effort et le dépassement de soi, vous avilissez une réflexion sur la beauté des gestes qui anoblissent l’être humain. Monsieur le Président philosophe, vous rabaissez finalement tout à votre mesure, celle d’un politicien.

Ainsi, devant une assemblée de maîtres boulangers, vous évoquez le sens de l’effort. Grande et belle cause. Notre société crève de ne pas valoriser le mérite et le don de soi. Notre société se perd dans le culte de la facilité, de l’immédiateté. Il y avait tant de chose à dire face à des artisans, des hommes qui se lèvent au milieu de la nuit pour nourrir leurs semblables et donner le meilleur d’eux-mêmes. Vous eussiez pu développer cette distinction majeure entre travailler et œuvrer, le premier évoquant la torture quand l’autre nous élève vers l’essentiel. Vous eussiez pu vous lancer dans une critique de notre organisation économique entièrement fondée sur la consommation, c’est-à-dire l’excitation des pulsions et le fantasme de combler par la possession le vide de nos existences. Il eût été possible, par là même, de s’adresser à ces gens que notre société écrase sous les dépenses contraintes, devenues peu à peu indispensables pour ne pas se trouver totalement désocialisé. Il eut été possible de dessiner un autre horizon, de rendre leur dignité à tous ceux qui accomplissent une tâche noble et s’épanouissent dans la précision d’un geste et la perpétuation d’un savoir-faire.

De quels troubles voulez-vous parler ?

Vous avez trouvé plus urgent de déclarer : « Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté, que parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République (…) il y a des devoirs. » Mais de quels troubles voulez-vous parler, Monsieur le Président ? Imaginez-vous une seconde qu’un tel discours puisse apparaître autrement que comme une leçon donnée à ceux qui clament leur détresse depuis le mois de novembre? Et croyez-vous qu’il soit opportun de tenter un appel du pied aux Français fragilisés par plusieurs semaines de manifestations, à ces commerçants et artisans dont certains risquent de déposer le bilan, alors qu’ils payent tout autant votre refus d’apporter des réponses politiques à cette crise ?

Il suffit d’avoir discuté quelques minutes avec certains de ces citoyens qui, dès le 17 novembre, ont crié leur colère sur des ronds-points, pour avoir pu constater qu’un très grand nombre étaient issus de ces artisans, commerçants et petits employés qui se lèvent tôt et ne comptent pas leurs heures. Les premières revendications de ce mouvement étaient de pouvoir vivre décemment de son travail. C’est d’ailleurs ce qui a valu d’emblée à ce mouvement d’être classé par certains commentateurs dans la catégorie des déclinaisons douteuses du courant poujadiste. Nombre des premiers Gilets jaunes étaient des femmes célibataires avec charge d’enfants, ces femmes qui sont les premières victimes des temps partiels contraints et les premières frappées par la misère. Rien à voir avec un quelconque éloge de l’assistanat.

Que sont donc Amazon ou Airbnb, qui ruinent nos commerçants et nos hôteliers ?

Allons plus loin. Depuis votre campagne électorale, vous nous vantez la « start-up nation », la mobilité, l’économie fluide. Rien de plus immobile qu’un boulanger. Rien de plus pérenne que le savoir-faire artisanal. Rien de plus éloigné de votre modèle que ce sens de l’humilité au service des autres. Les start-up sont ces entreprises créées par des jeunes gens qui font parfois des millions sur une simple idée. Celles qui ont réussi et constituent des modèles de votre monde moderne s’appuient sur le travail et les biens produits par d’autres pour faire de l’argent sur la simple mise en relation. Que sont donc Amazon ou Airbnb, qui ruinent nos commerçants et nos hôteliers ? Ne parlons même pas de ces banquiers d’affaires qui gagnent des millions en organisant des transactions entre multinationales.

L’entregent relève-t-il de ce que vous considérez comme le « sens de l’effort » ? Le capitalisme financier dont vous défendez farouchement les mécanismes est le type même d’organisation économique qui se contrefiche du mérite et récompense la capacité à faire de l’argent avec de l’argent, quitte à ruiner les producteurs les plus fragiles. Un genre de cordée sans effort, dont les premiers ne sont pas, loin s’en faut, les plus méritants.

La grandeur d’un homme d’Etat est de se garder d’instrumentaliser une idée

Vous allez encore vous insurger contre des médias malveillants qui monteraient en épingle une « petite phrase ». Mais les mots ont un sens. Et ils sont prononcés dans un contexte. La grandeur d’un homme d’Etat est de prendre la mesure des événements, mais aussi de se garder d’instrumentaliser une idée, en l’occurrence la défense nécessaire du mérite et de l’effort, dans un but politicien. La situation que nous vivons est inflammable. La responsabilité exige de tout faire pour apaiser, pour éviter de dresser les uns contre les autres, car les extrémistes de tous bords sont à l’affut des faiblesses de la République. Forcez donc votre nature et ne leur faites pas ce genre de cadeau.

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Pour Emmanuel Todd la violence vient surtout de Macron, il en est responsable!

7 Décembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes, #Comité pour une Nouvelle résistance

Pour Emmanuel Todd
la violence vient surtout de Macron,
il en est responsable!
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Quand les Etats-Unis découvrent les camps d'entraînement militaires pour les enfants en Ukraine. Par Karine Bechet Golovko

20 Novembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #AMERIQUE, #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La Russie, #La guerre, #Ukraine

mercredi 14 novembre 2018

 
Quand les Etats-Unis découvrent les camps d'entraînement militaires pour les enfants en Ukraine
 
 
 
 
L'Associated Press vient de sortir un reportage sur un camp d'entraînement militaire pour enfants en Ukraine. Sans vraiment le condamner, car, en substance, "les nationalistes ont joué un grand rôle lors du Maïdan contre la Russie". Mais quand même, la chape de silence a été levée, les gens peuvent se faire une opinion sur ce que la Russie dénonce depuis 2014, accusée par l'Occident de mensonge et de propagande anti-ukrainienne. Or, voici la dérive nationaliste guerrière de l'Ukraine en image. Comme les médias français sont restés très discrets sur le sujet, aidons-les.
 

 
Voici le reportage diffusé par l'Associated Press:
 
 
Les journalistes américains ont eu accès à un camp tenu par des nationalistes, qui assure une formation militaire aux enfants. 
 
 
 
 
 
 
 
Sur le plan idéologique, alors que les pays de l'Union européenne et cette partie bobo de l'Amérique soutiennent justement ce régime ukrainien post-Maïdan, les groupes extrémistes sur lesquels repose le pouvoir sont totalement à contre-courant : anti-gender, anti-LGBT, etc. Le plus jeune a 8 ans, mais en général, ce sont des adolescents. L'instructeur leur apprend à tirer à balle réelle, à ne pas penser qu'il y a un être humain en face, comme ça, ils pourront tuer (sic). Tuer qui? Les Russes. Extrait:
Their instructor offers advice: Don’t think of your target as a human being.
So when these boys and girls shoot, they will shoot to kill. 
The camp has two purposes: to train children to defend their country from Russians and their sympathizers — and to spread nationalist ideology. “We never aim guns at people,” instructor Yuri “Chornota” Cherkashin tells them. “But we don’t count separatists, little green men, occupiers from Moscow, as people. So we can and should aim at them.”
 
Apprendre à tuer, certes, "ce n'est pas bien", mais comme ces mouvements ont joué un rôle important dans la chute de l'Ukraine et continuent à maintenir la terreur lorsque cela est nécessaire, aucun jugement n'est porté:
 
 
 
La fin justifie les moyens. 
 
Pour se rappeler ce qu'est ce groupe nationaliste Azov, qui est le plus connu dans ce domaine de "l'éducation" - voir notre texte ici. Les atrocités commises par ce groupe ont notamment été relevées par l'ONU (voir notre texte ici).
 
Ceci est son insigne, assumant parfaitement et ouvertement son culte du nazisme:
 
 
Et ce camp, présenté par l'AP, est loin d'être le seul. Le camp des azovtsev , créé en 2015, prévoit même une réduction pour les enfants des membres de l'ATO, ça devient une affaire de famille. Il est possible de s'inscrire sur le net à toute une série de camps, répartis dans toute l'Ukraine libre et pro-européenne, qui forment aux techniques de combat, il y en a même une liste ici : le camp militaire extrême "carabine" (9 à 13 ans), le camp "zachitnik" (défenseur) (10 à 17 ans), le camp militaire casaque (8 à 18 ans), le camp "razvedchik" (renseignement) (9 à 18 ans), etc. Vous y trouvez également différentes formules - en immersion totale, ou pour la journée.
 
Bref, c'est tout un système de déformation de la jeunesse qui est mis en place par l'Etat ukrainien avec l'aide des groupes nationalistes. Chacun y trouve son intérêt : l'Etat a de plus en plus de mal à mobiliser - dans le sens premier du terme - les jeunes hommes en âge de partir vers le Donbass, il est donc fondamental de les préparer psychologiquement en avance par une sorte de lavage de cerveau ; quant aux groupes nationalistes, ils sont ainsi financés par l'Etat, voient un moyen lucratif de remplir leurs rangs, ce qui leur permet de devenir une force politique potentielle avec laquelle il faut compter.
 
 
 
Humainement, ça fait mal au coeur de voir ces petits patapoufs pris dans les griffes de la folie d'adultes qui les mettent en danger au lieu de les protéger, de voir ces enfants auxquels on vole leur enfance et leur innocence, qui percent encore avec l'inquiétude dans le regard d'une petite fille. Ce sont les visages des victimes de l'Ukraine post-Maîdan, de l'hypocrisie de l'Europe, du cynisme de ces dirigeants qui ont pris ces petites bouilles en otage.
 
 
Les journalistes français étant particulièrement silencieux sur ce scandale, certainement peut-on les aider à devoir ouvrir les yeux?
 
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Retour sur le rôle des réseaux Soros dans l’affaire Amesys. Par Thibault Kerlirzin

20 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation

Retour sur le rôle des réseaux Soros dans l’affaire Amesys

Quiconque se souvient de « l’affaire Amesys » garde à l’esprit que les attaques contre cette entreprise française, filiale du groupe Bull, vinrent d’acteurs nombreux – à l’instar des attaques contre le Groupe Bolloré. Une fois de plus, on y retrouve les réseaux Soros.

 

amesys
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En 2006, la société Amesys vendit du matériel de surveillance électronique à Kadhafi, avec l’accord du gouvernement français. Le contrat, d’environ trente-trois millions d’euros, prévoyait de fournir à la Libye un système d’interception de l’ensemble du trafic Internet du pays, le système Eagle. Il comprend la technologie dite Deep Packet Inspection (DPI), qui est également utilisée dans le civil par de nombreuses entreprises, notamment les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) et d’autres sociétés du secteur des télécommunications. Rappelons ici que Soros investit massivement dans le domaine de la technologie, mais – on s’en doute – pas dans cette entreprise française.

La guerre contre Kadhafi, en 2011, prit officiellement fin à la prise de Tripoli, le 23 août. Le 29 août, la BBC publia un reportage[1] mettant clairement Amesys en cause dans l’aide à la traque aux opposants du « régime », suivi d’un article du Wall Street Journal[2] le lendemain. Au centre de surveillance d’Internet de Tripoli, des journalistes retrouvèrent des manuels d’utilisation d’Amesys. D’autres sociétés furent mises en cause : Narus Technologies du groupe Boeing, VASTech SA Pty Ltd (Afrique du Sud) et ZTE Corp., entreprise chinoise de télécommunications. Les ONG de défense des droits de l’homme profitèrent de cette médiatisation pour porter plainte contre Amesys. En France, Reflets.info et Owni (sous la plume de Jean-Marc Manach) ont longuement écrit sur l’affaire.

Aly Ramadan Abuzaakouk, 64 ans, aurait été surveillé par la technologie Amesys en Libye. L’homme est présenté comme animant une ONG de défense des droits de l’homme, libyaforum.org, basée à Washington, ville où il vivrait en exil depuis 1977. Selon Manach, l’ONG aurait reçu 269 000 dollars de la NED (National Endowment for Democracy), « une ONG financée par le Congrès américain afin de soutenir ceux qui luttent pour la démocratie, qui le qualifie[3] de « figure de proue du mouvement pro-démocrate libyen« . »[4] En outre, en 2010, la NED aurait donné 75 000 dollars à cette même organisation.[5] Autre opposant mis sur liste noire de Kadhafi depuis 1981, Abdul Majid Biuk serait un autre réfugié politique aux Etats-Unis, où il travaillerait comme principal d’une école islamique. Son ONG Transparency-Libya aurait touché 269 000 dollars de la NED. Enfin, également traqué par la technologie Amesys, selon Owni, Ashour Al Shamis, 64 ans, exilé en Grande-Bretagne, animerait Akhbar-libya.com. Financé par la NED « à hauteur de 360 000 dollars », il s’agirait d’un site anglo-arabe.

  • On rappellera que Transparency International est une sorosite généreusement financée, et de très longue date, par George Soros. L’un des partenaires de Transparency Libya, l’UNCAC, a 370 partenaires dont l’Open Society Macedonia et l’Open Society Foundations Slovakia – ainsi que de nombreuses sections de Transparency International ou encore Global Witness (on trouvera probablement d’autres sorosites en cherchant plus avant dans cette liste).[6]
transparency-international-open-society
Transparency International, une ONG « indépendante » généreusement financée par l’Open Society de George Soros.
  • L’Open Society finance le Center for International Media Assistance de la NED.[7] Réciproquement, à l’instar de l’USAID en Macédoine[8], la NED apporte son soutien financier à des projets de l’Open Society.[9]

Le journaliste Julien Teil souligne pour sa part que, « à en croire Owni […] Amesys, société française spécialisée dans l’espionnage, avait développé un logiciel permettant à Kadhafi et à ses services de surveiller ces personnages. […] [Des] personnes pour lesquelles des mandats d’arrêt internationaux ont été émis, ne devraient pas être surprises d’être surveillées par l’Etat qui les a émis (en l’occurrence la Libye). » Owni, Wikileaks et Le Monde, poursuit Teil, ne présentent pas le passé de ces individus, ni la nature du NSFL (National Front for the Salvation of Libya) au sein duquel ils ont participé activement, « organisation terroriste liée à une branche radicale des frères musulmans ». L’un d’eux était en outre présent à une réunion de Chatham House [le Royal Institute of International Affairs – RIIA] à Londres au mois de juin 2011, « au sein de laquelle il était question de la manière dont il serait possible de faire imploser Tripoli »[10].

Surtout, Amesys, anciennement i2e, avait mis au point un système, Cryptowall[11], solution inviolable par le système d’espionnage anglo-américain Echelon, ancêtre de Prism et utilisé en permanence, par les Etats-Unis, à des fins d’espionnage industriel et pour intercepter des communications mondiales des amis comme des ennemis. Pour le journaliste d’investigation Duncan Campbell – qui a le premier révélé l’existence d’Echelon au public en 1988 –, il s’agit d’une arme d’espionnage électronique des communications à des fins économiques. Les Etats-Unis se sont ainsi vantés d’avoir, par son biais, vaincu des industries françaises rivales comme Alcatel et Thomson CSF.[12] Partie du contrat UKUSA de 1947 (passé entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie), Echelon et ses multiples stations ont pour mission « d’intercepter et de traiter les communications relayées par des satellites de communication commerciale. »[13] De plus, le système Comint, qui fait partie du programme Echelon, permet d’identifier les numéros de téléphone des deux correspondants d’une conversation téléphonique, et « les agences SIGINT des nations de l’UKUSA ne posent aucune restriction quant à l’accumulation de renseignements sur les citoyens et les entreprises de pays extérieurs à l’UKUSA, y compris tous les pays membres de l’Union Européenne à l’exception du Royaume-Uni. »[14] Enfin, soulignait i2e dans son exposé sur Cryptowall, l’ancien directeur de la CIA R. James Woolsey « a admis l’utilisation du système à des fins d’espionnage industriel ». Airbus aurait ainsi perdu un contrat de 6 milliards de dollars avec l’Arabie Saoudite après que la NSA eut révélé l’existence d’intermédiaires dans la négociation.

Questions : quel rôle ont joué les sorosites dans la guerre contre Amesys ? Certaines personnes, en-dehors de ces ONG, sont-elles liées aux réseaux Soros ?

  • Dès le 10 juin 2011, le journaliste du site Owni, Jean-Marc Manach, fit des révélations sur le système d’interception d’informations Eagle. Le 15 mars 2012, il publia Au pays de Candy, un livre à charge contre l’opération – Candy – d’aide de la France à la Libye pour « espionner tous ses citoyens sur Internet », notamment avec Amesys.[15] En 2015, Manach faisait partie de l’équipe ayant réalisé un film, The Migrant Files, « un projet de journalisme collaboratif soutenu par Journalismfund.eu », un projet financé par, entre autres, l’Adessium Foundation et l’Open Society, et qui a pour partenaire le Global Investigative Journalism Network, dont l’Open Society est le principal sponsor et soutien[16] (on y trouve aussi la Ford Foundation, l’Adessium Foundation, etc.).[17] Manach dispose d’une fiche auteur sur le site de Journalismfund.eu.[18] Notons par ailleurs qu’Owni s’avère être un relai favorable de travaux et rapports de l’Open Society.[19]
  • Le 12 septembre 2011, l’ONG Sherpa décida de porter plainte auprès du procureur de la République de Paris pour vente illégale d’un dispositif de surveillance à distance. Sherpa est probablement la plus influente sorosite française. Dans son rapport annuel de 2007, l’ONG rapportait avoir reçu des subsides de l’Open Society[20], un montant qui s’élève à plus de 46 000 euros entre 2006 et 2010, avant que Sherpa décide de ne plus détailler les subventions allouées par ses bailleurs de fonds. Néanmoins, dans le rapport de Sherpa de 2014, l’Open Society figurait toujours au rang des partenaires.[21] C’est également le cas sur la page dédiée du site, où l’on trouve également plusieurs sorosites : Global Witness, Sigrid Rausing Trust (dont le bureau international accueil Chris Stone, président de l’Open Society, et Mabel van Oranje, membre notamment de Global Witness)[22], CEE Banlwatch Network, Human Rights Watch, la coalition sorosienne Publish What You Pay, etc.[23]
  • En octobre 2011, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)[24] et la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) portèrent également plainte contre X dans l’affaire Amesys, cette fois pour « complicité d’actes de torture » auprès du tribunal de grande instance de Paris. La LDH est partenaire de la FIDH, que finance l’Open Society.[25] Un document piraté par DC Leaks rapporte par ailleurs que la LDH reçut plus de 66 000 dollars de l’Open Society en 2013-2014.[26]

ldh

  • Heba Morayef, directrice de Human Rights Watch (financée par Soros[27] et dont le fondateur, Aryeh Neier, fut président de l’Open Society de 1993 à 2012) pour l’Egypte[28], aurait été placée sous surveillance[29] par le régime de Kadhafi. Ceci n’est pourtant pas surprenant, sachant que cette femme aurait joué un rôle déterminant[30] dans le Printemps Arabe en Egypte justement, un coup d’Etat « gene sharpien » aidé par Soros et Canvas.
  • Au mois de mars 2013, c’est au tour de Reporters Sans Frontières de s’en prendre à Amesys.[31] L’ONG publie un Rapport spécial surveillance sur « Les ennemis d’Internet », les « mercenaires de l’ère digitale ». Elle classe l’entreprise française parmi ces cinq « ennemis », avec Gamma, Trovicor, Hacking Team et Blue Coat. Leurs produits seraient ou auraient été utilisés par des gouvernements « pour commettre des violations des droits de l’homme et de la liberté de l’information ».[32] Dans La face cachée de Reporters Sans Frontières. De la CIA aux faucons du Pentagone, Maxime Vivas rapporte que l’Open Society finance l’ONG.[33] Le site de RSF confirme d’ailleurs lui-même cette information : parmi ses divers mécènes, l’Open Society est l’un des deux organismes privés étrangers qui finance l’organisation.[34] Il n’est pas possible de connaître l’ampleur du financement de RSF par l’Open Society pour les dernières années ; l’ONG, opaque, ne donne pas ces informations.
  • Le Business and Human Rights Resource Centre s’est fait le relai fréquent des déboires judiciaires de l’affaire Amesys.[35] Comme nous l’avons déjà vu, l’Open Society finance cet organisme.
  • Mediapart incrimina également l’entreprise et la France dans de nombreux articles[36], et son fondateur Edwy Plenel en fit de même.[37] Qui a procuré des documents confidentiels à Mediapart ? Nous l’ignorons. Encore récemment, Roland Dumas rapporta les propos que lui avait confiés Mitterrand, à savoir que Plenel serait « un agent de l’étranger ».[38] Pour autant, Plenel a-t-il un rapport avec l’Open Society ? En juin 2015, cette dernière (et deux autres organisations) organisa en France une conférence, « Egalité trahie », sur les contrôles au faciès. Elle se fit en partenariat avec Mediapart et fut animée par Plenel.[39] En 2012, Plenel et Mediapart organisèrent une rencontre avec plus d’une vingtaine d’intervenants, dont Lana Holo, représentante à Paris de l’Open Society.[40] En 2014 enfin, Plenel appelait à faire un don pour soutenir l’ONG La Quadrature du Net[41], que finance l’Open Society[42], à hauteur de 40% pour l’année 2014 et de 32% en 2015.[43]
  • Fabrice Arfi, de Mediapart, est l’un des quatre seuls journalistes français (aux côtés notamment de Karl Laske, également de Mediapart) à être membre de l’ICIJ[44] (International Consortium of Investigative Journalists), l’un des deux organismes (avec l’OCCRP) à l’origine des Panama Papers et bien entendu financé par l’Open Society.[45] Arfi s’en prit régulièremen,t à Amesys sur Mediapart.
  • Reflets.info est probablement le plus actif contre Amesys, aujourd’hui encore.[46] Le site n’est aucunement lié à l’Open Society. Néanmoins, l’un de ses auteurs phares est Fabrice Epelboin.[47] Selon sa fiche Wikipédia, il joua « un rôle actif » dans la révolution colorée sorosienne de 2010-2011, en Tunisie.[48] De plus, nous pouvons trouver des échanges de courriels amicaux entre Fabrice Epelboin et Adel Beznine, lequel expose, auprès d’une autre personne, être financé par l’Open Society pour développer un logiciel Open Source.[49]

Hasards ? Ou une autre opération de guerre économique ?

Thibault Kerlirzin

 
Notes

[1] http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-14711290

[2] http://www.wsj.com/articles/SB10001424053111904199404576538721260166388

[3] http://www.ned.org/events/democracy-award/2011-democracy-award/2011-democracy-award-biographies

[4] http://bit.ly/2jM8b3W

[5] Le lien est accessible via la Wayback Machine : http://web.archive.org/web/20111011024901/http://ned.org/where-we-work/middle-east-and-northern-africa/libya

[6] http://uncaccoalition.org/en_US/about-us/members-list/

[7] http://www.cima.ned.org/donor-profiles/open-society-foundations/

[8] https://stopoperacijasoros.wordpress.com/2017/01/27/ngo-watchdog-warns-that-distribution-of-new-95-million-earmarked-by-usaid-for-soros-activists-in-macedonia-is-under-way/

[9] https://www.opensocietyfoundations.org/sites/default/files/partners_20090720_0.pdf

[10] http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/a-quoi-sert-wikileaks-111371

[11] https://www.frenchleaks.fr/Un-systeme-de-cryptage-pour-eviter.html

[12] Campbell (Duncan), Surveillance électronique planétaire, Allia, 2001, pp.8-9.

[13] Ibid., p.13.

[14] Ibid., p.32.

[15] http://owni.fr/2012/03/15/au-pays-de-candy/

[16] https://www.opensocietyfoundations.org/about/programs/independent-journalism

[17] http://gijn.org/sponsors-and-supporters/

[18] http://www.journalismfund.eu/author/jean-marc-manach

[19] http://bit.ly/1RpYdkF

[20] https://www.asso-sherpa.org/wp-content/uploads/2013/09/Rapport-dactivit%C3%A9s-2007.pdf

[21] https://www.asso-sherpa.org/wp-content/uploads/2013/09/RA-2014_Def_BD.pdf

[22] https://www.sigrid-rausing-trust.org/About-SR-Trust/The-Trustees

[23] https://www.asso-sherpa.org/nos-partenaires

[24] https://www.fidh.org/IMG/pdf/note_affaire_amesys_fr.pdf

[25] https://www.fidh.org/fr/qui-sommes-nous/nos-financements/

[26] https://fr.scribd.com/document/321222770/Initiatives-pour-influencer-les-Elections-Europeennes-2014-Open-Society-Soros#from_embed

[27] https://www.hrw.org/fr/news/2010/09/07/george-soros-sengage-verser-100-millions-de-dollars-human-rights-watch

[28] http://www.forbes.com/pictures/lmh45kdmg/heba-morayef-egypt-director-human-rights-watch/

[29] http://www.atlantico.fr/pepites/entreprises-espionnage-internet-kadhafi-172011.html

[30] https://www.youtube.com/watch?v=CrqkYcIlatk

[31] http://surveillance.rsf.org/amesys/

[32] http://surveillance.rsf.org/

[33] http://www.legrandsoir.info/la-face-cachee-de-reporters-sans-frontieres-de-la-cia-aux-faucons-du-pentagone.html

[34] http://fr.rsf.org/structure-des-charges-et-des-01-07-2005,14274.html

[35] http://bit.ly/2kLm18C

[36] https://www.mediapart.fr/journal/mot-cle/amesys

[37] https://reflets.info/jean-jacques-uvroas-qosmos-et-amesys-ne-sont-pas-prestataires-des-services-francais/

[38] https://www.youtube.com/watch?v=rdTP4J01DRw

[39] https://blogs.mediapart.fr/louise-fessard/blog/210615/le-25-juin-18h45-au-relais-de-belleville-paris-comment-en-finir-avec-les-controles-au-facies

[40] http://www.profencampagne.com/article-speciale-mediapart-2012-ils-ont-tenu-tete-a-sarkozy-l-integrale-merci-mediapart-merci-edwy-p-103731472.html

[41] https://twitter.com/edwyplenel/status/545911941357907969

[42] https://www.laquadrature.net/fr/ils-soutiennent-la-quadrature-du-net

[43] https://soutien.laquadrature.net/faq#faq-1

[44] https://www.icij.org/journalists/fabrice-arfi

[45] https://www.icij.org/about

[46] https://reflets.info/category/sagas/bienvenue-chez-amesys/

[47] https://reflets.info/author/epelboin/

[48] https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Epelboin

[49] http://hackerspace.tn/lists/membre/msg00549.html

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Idlib: les "agents occidentaux" tués!

20 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch

  • Idlib: les

Explosion d'un atelier de fabrication de produits chimiques à Idlib a fait des morts et pas n'importe quels morts: depuis des années on assiste en Syrie aux mises en scènes chimiques qui servent par intermittence de prétexte aux frappes occidentales contre le sol syrien.

Ces mises en scènes ont impliqué des agents que les médias "mainstream" ne cessent de décrire comme étant des humanitaires. Or ces pseudo humanitaires ou "Casques blancs" viennent de périr dans un incident "chimique" alors qu'ils étaient en plein processus de fabrication d'arme chimique! 

Selon Sputnik, 11 experts britanniques, tchétchènes et turcs ont été tués à la suite de l'explosion d'un atelier contenant de grandes quantités d’engrais, d'explosifs et de barils de chlore liquide. L'atelier se trouve dans le district de " Turmanin " située dans la banlieue nord d'Idlib, à 15 kilomètres de la frontière turque.

Neuf experts étrangers et deux éléments des "Casques blancs " ont péri dans cette explosion. Le bilan des morts de cet incident, "à l’origine pour l’instant indéterminée", pourrait s’alourdir puisque plusieurs corps ont été pulvérisés.  

Une partie de l'atelier abritait un laboratoire de production des produits explosifs et chimiques et il était placé sous la supervision d'"experts étrangers d’origine britannique, tchétchène et turque", et certains d'entre eux se trouvaient à l'intérieur de l'atelier au moment de l’explosion.

Selon des sources syriennes aucune thèse n'était encore privilégiée par les forces de sécurité après la violente explosion qui a soufflé ce samedi cet atelier : « Une erreur technique humaine, commise au cours de certains testes, pourrait être à l’origine de cette explosion », a-t-on appris de la même source.

En pleine coopération avec des "Casques blancs" leTahrir al-Cham (ex-Front al-Nosra) a transporté des substances de cet atelier vers des lieux inconnus. Le 14 octobre Tahrir al-Cham a annoncé dans un communiqué son opposition à l'accord sur la mise en place d’une zone démilitarisée à Idlib, (nord-ouest syrien) signé entre les parties turque et russe à Sotchi.

En dépit des preuves démontrant les crimes de guerre commis par les Casques blancs opérant en Syrie, ces derniers et leur famille seront accueillis en héros au Royaume-Uni. Le Canada de Jacques Trudeau vient lui aussi accord l'asile à de nombreux Casques blancs, en leur rendant un hommage appuyé. 

Pour le chef de la diplomatie syrienne Walid al-Mouallem, les Casques blancs sont une organisation créée avec le soutien du MI6 et chargée de mettre en scène une attaque chimique à Idlib et d’en accuser le gouvernement syrien. L'incident d'aujourd'hui prouve que le diplomate a entièrement raison. 

Plusieurs preuves avaient auparavant démontré le rôle des Casques blancs dans les complots visant à accuser le gouvernement syrien de violations des droits de l’homme.

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Syrie : 60 civils tués par la Coalition à Deir Ezzor. Par AL Manar

20 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Syrie : 60 civils tués par la Coalition à Deir Ezzor

Le 20 octobre 2018
Syrie : 60 civils tués par la Coalition à Deir Ezzor. Par AL Manar

 

Rédaction du site

Plus de 60 civils ont trouvé la mort dans les frappes portées par la coalition US sur Deir Ezzor, rapporte l’agence syrienne SANA en citant des sources sur le terrain.

«62 civils sont morts et des dizaines d’autres ont été blessés dans une attaque aérienne de la coalition internationale visant les villages d’al-Soussa et al-Boubadran dans l’est de la province de Deir Ezzor», indique l’agence.
Ils ont péri dans trois attaques perpétrées à trois moments différents durant ces dernières 24 heures contre ces villages actuellement contrôlés par Daech.
Les raids aériens de la coalition ont visé les mosquées de Othmane ben Affane et Ammar ben Yasser, ainsi que les maisons et l’infrastructure.

Selon Sana, les avions de la coalition mènent depuis quelques jours la politique de la terre brûlée sous prétexte de vouloir éradiquer Daech qui avait attaqué la milice kurde de Forces démocratiques syriennes, conquis 20 km2, et pris en otage 800 civils, selon des sources syriennes et russes.

Le 13 octobre dernier, l’agence SANA a rapporté que la coalition antiterroriste internationale avait largué des bombes au phosphore blanc sur la ville de Hadjin à une centaine de kilomètres de Deir Ezzor.

 

Source: Divers

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Je voudrais m’adresser simplement aux Républicains de ce pays : c’est la question démocratique qui est désormais posée. Par François Ruffin

20 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La France, #la liberté

Je voudrais m’adresser simplement aux Républicains de ce pays : c’est la question démocratique qui est désormais posée. Par François Ruffin

Je voudrais m’adresser simplement aux Républicains de ce pays : c’est la question démocratique qui est désormais posée.     Par François Ruffin


Perquisitions à la FI : un profond sentiment d’injustice 

Ce matin, l’appartement de Jean-Luc Mélenchon, celui de la secrétaire générale du groupe, le local de la France insoumise et celui du Parti de gauche ont été perquisitionnés.

Je voudrais dire ici mon profond sentiment d’injustice.

Il y a un homme qui a mené sa campagne main dans la main avec les maîtres de la presse, les maîtres des télécoms, les maîtres du médicament, tout le CAC40 réuni, qui baigne dans les affaires comme un requin en eaux troubles,

il y a un homme qui a profité du ministère de l’Economie, et son ancien collègue du budget Christian Eckert en témoigne, pour lancer sa campagne présidentielle sur les deniers publics,

il y a un homme qui s’est entouré de ministres, de collaborateurs, gavés de stocks options, d’affairistes de l’immobilier, de champions du conflit d’intérêts,

il y a un homme qui, retour sur investissement, fait des lois sur mesure pour ses amis financiers, du secret des affaires à la vente des aéroports en passant par la suppression de l’ISF, par la flat tax, par le CICE renforcé, etc.

il y a un homme qui, c’est sous notre nez, opère la fusion de l’Etat avec l’oligarchie, écarte chaque jour l’intérêt général au profit des multinationales.

Et qui vient-on poursuivre ?
Le groupe qui, aujourd’hui, à l’Assemblée et en-dehors, défend les gens contre l’argent. 
C’est tellement évident.
Tellement deux poids, deux mesures.
Tellement une disproportion de moyens pour des queues de cerises, quand, dans le cas Benalla, la police trouve porte close le soir et revient gentiment le lendemain, une fois l’appartement nettoyé.

Je suis dans le train, là, pour le site de Sanofi de Mourenx, dans les Pyrénées.
Durant des mois, et peut-être des années, l’usine a rejeté 190 000 fois plus de bromopropane, une substance cancérigène, que les normes autorisées. Durant des décennies, la Dépakine fut vendue à des femmes enceintes, causant 30 000 enfants autistes, alors que Sanofi savait, se taisait, engrangeait les profits. Et refuse aujourd’hui de sortir le moindre euro pour les indemniser.
Là, on attend toujours une perquisition au siège de Sanofi. Ou au domicile de Serge Weinberg, son PDG, et ami de notre Président, à qui il conseillait : « Enrichissez-vous. », avant de l’introduire à la banque Rothschild, avant de le soutenir pour la présidentielle, avant d’être, dès l’intronisation, reçu à l’Elysée.
Ces perquisitions, on les attend toujours.
On risque de les attendre longtemps.

On peut apprécier ou non Jean-Luc Mélenchon.
On peut apprécier ou non la France insoumise.
Et je ne suis pas, loin de là, le plus « corporate » des députés FI.
Mais le souci, pour moi, n’est plus là. Et avec un peu de gravité, je voudrais m’adresser simplement aux Républicains de ce pays : c’est la question démocratique qui est désormais posée. Et de cette épreuve, avec le peuple, avec les gens, je suis convaincu que nous sortirons plus forts.

Toutes mes amitiés, à distance, à mes camarades.
(Depuis la gare de Pau.)

François Ruffin




 

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Idlib : la bataille reprend de plus belle contre les terroristes

20 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La Russie, #La Syrie - La Libye - l'Iran -, #Daesch

 19 octobre 2018 
Un commandant et des officiers de l’armée syrienne en visite à Alep. ©AFP
Un commandant et des officiers de l’armée syrienne en visite à Alep. ©AFP

De lourds affrontements ont éclaté entre les forces de l’armée syrienne et les terroristes à Idlib après que ces derniers ont refusé à nouveau de quitter la zone tampon désignée.

Des affrontements violents ont eu lieu, ce vendredi 19 octobre, entre l’armée syrienne et les terroristes dans la campagne orientale d’Idlib, après des bombardements intenses de l’armée syrienne qui ont visé les positions de Hayat Tahrir al-Cham situées près de la base aérienne d’Abou Dhuhour dans l’est de la province d’Idlib.

Selon une source militaire dans la région, l’armée syrienne aurait ciblé avec des missiles et des obus d’artillerie les positions des terroristes situées près de Khuwayn et de Zarzour, afin de riposter à la pléthore de missiles que les terroristes tiraient sur la région d’Abou Dhuhour.

Cette dernière confrontation intervient à peine 24 heures après l’arrivée du commandant des Forces du Tigre, le général de brigade Suheil al-Hassan, dans l’est de la province d’Idlib, avec l’un des chefs du 5e corps de l’armée.

Les sources sur le terrain indiquent que l’armée syrienne s’apprête à lancer une nouvelle offensive dans la partie orientale de la zone tampon tandis que les terroristes ont refusé de quitter les lieux.

En effet, l’accord de Sotchi avait été appliqué à Idlib sans que les terroristes ne remplissent leurs engagements consistant à se retirer de la zone tampon.

 

Quant à la province d’Alep, l’armée syrienne avait donné aux terroristes jusqu’au 15 octobre pour retirer leurs forces d’al-Zahraa dans l’ouest de cette province syrienne, afin d’éviter de lancer une offensive sur ce front.

L’ultimatum était fixé au lundi 15 octobre. Les terroristes auraient dû se retirer de la « zone démilitarisée » à Idlib. Mais ils ont fait faux bond. Ce n’est d’ailleurs pas surprenant, dans la mesure où ces derniers ont aussi déjà violé l’accord. 

 

 

En dépit des mises en garde répétées des armées syrienne et russe, les terroristes de Hayat Tahrir al-Cham et leurs alliés ont non seulement refusé de retirer leurs forces opérant sur cet axe, mais ont aussi lancé un défi à l’armée syrienne et à ses alliés. Depuis le 15 octobre, ils attaquent tous les jours l’ouest d’Alep.

L’armée syrienne y a réagi en envoyant un grand nombre de renforts censés s’installer aux abords du quartier d’al-Zahraa, où elle s’est associée aux troupes de la Garde républicaine qui se battent en première ligne contre les terroristes depuis le déclenchement de la bataille d’Alep en 2012.

L’armée syrienne devrait lancer une grande opération dans les semaines à venir pour mettre fin à la présence des derniers éléments de Hayat Tahrir al-Cham dans la capitale provinciale.

 

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Appel solennel à Jean-Luc Mélenchon - Tel un judoka, retourne à ton/notre avantage, l’agression politique qui a été perpétrée. Par VINCENT CHRISTOPHE LE ROUX

19 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République

Appel solennel à Jean-Luc Mélenchon - Tel un judoka, retourne à ton/notre avantage, l’agression politique qui a été perpétrée. Par VINCENT CHRISTOPHE LE ROUX

Appel solennel à Jean-Luc Mélenchon - Tel un judoka, retourne à ton/notre avantage, l’agression politique qui a été perpétrée

Vincent Christophe Le Roux·Vendredi 19 octobre 2018

« Les bouleversements historiques sont toujours des phénomènes collectifs et les grands personnages « font l’histoire » uniquement dans la mesure où ils saisissent les occasions qui s’offrent à eux.» Lu dans l’Histoire populaire de la France de la Guerre de Cent Ans à nos jours, de Gérard Noiriel aux Editions Agone, septembre 2018 (page 15).*

Jean-Luc Melenchon, il ne faut surtout pas réduire la pression sur le pouvoir. Il faut même au contraire l’accentuer encore. Jusqu’au point de basculement !

Jean-Luc Melenchon, il faut même te saisir de cet événement politico-judiciaire pour t'imposer « erga omnes » comme le recours.

Il se pourrait bien que ce soit un de ces « événements fortuits » qui mettent le feu aux poudres, ou à la plaine... Pour autant que tu donnes envie à tous - et ce dès maintenant - d'allumer leurs propres feux partout en France, pour que tous ensemble ces feux soient, pour le système contre lequel nous luttons ensemble - malgré nos divergences et parfois même, convenons-en, nos vraies disputes - un gigantesque brasier !

Jean-Luc Melenchon, cela implique, de TA part - puisque c’est bien toi le « chef», tu le rappelles clairement dans la conférence de presse de ce jour - que tu redeviennes le recours aux yeux de tous en France, que tu redeviennes l'homme d'État dont tu avais montré l'image solide l'an dernier, mais que - hélas, hélas, hélas - tu as salie et décrédibilisé ces dernières semaines avec les jeux politiciens auxquels tu t’es livré, et avec l’affadissement d’une partie de ton discours quant à l’Union européenne, sans compter l’effet dévastateur de la vidéo de ta rencontre avec Macron à Marseille sur beaucoup de gens qui étaient pourtant avec toi jusqu’ici. Personne de ton entourage ne te l’a dit ? Aucun des députés n‘a jamais entendu cela de la part des « gens » qu’ils croisent dans leurs circonscriptions ? Personne n’a eu ce genre de retour très négatif ? Ou bien les avez-vous seulement considérés avec mépris et jugés qu’ils ne reflétaient que des avis extrêmement minoritaires ? C’est une folie de rester avec de telles considérations.

Jean-Luc Melenchon, ton camp qui, pour partie, était en train de se disperser du fait de certains errements constatés depuis quelques mois, s'est sans doute reconstitué du fait de ce qui vient de se passer, quelques aigris et irresponsables mis à part.

Alors, je t’en conjure, saisis cette opportunité exceptionnelle que le pouvoir en place t'offre à son corps défendant.

Parle de nouveau fort et clair.

Enchaîne très vite sur les perspectives politiques.

Reparle nous puissamment du projet politique global que tu portais l’an dernier.

Accepte d'entendre les demandes nombreuses en vue de perfectionner ce programme de gouvernement contre le capitalisme, l’impérialisme, et la folie destructrice de notre écosystème, demandes qui aspirent à ce que ce projet soit affermi, et rendu plus ambitieux encore qu’il ne l’est déjà.

Saisis le fanal de combat qui seul fera que la majorité de notre peuple te soutiendra le jour venu.

Tu sais très bien ce qu’il faut faire. Il y a quatre questions FONDAMENTALES auxquelles tu dois répondre comme il faut, si tu veux être en situation de constituer dès maintenant une majorité présidentielle qui t’élira demain !

1/ La question de la rupture avec l’UE

2/ La question de la politique à propos des migrations

3/ La question de la laïcité

4/ La question sociale

 

1/ La question de l’UE

Il est inutile que je te redise quelle est la seule stratégie de nature à nous conduire au pouvoir mais je vais le faire quand même. C’est elle de la libération. Et celle-ci ne saurait se réduire à prétendre mettre en œuvre le processus de « l’opt-out » comme tu l’as dit aux Amphis de Marseille. Et elle ne saurait consister seulement à « faire quand même » ce qu’on nous aurait « refusé » comme tu l’as dit. Il faut faire bien plus !

Il faut au minimum revenir à l’esprit initial du plan A et du plan B et tant pis si on perd Podemos en route. Ce n’est pas Podemos qui te fera gagner l’élection présidentielle, mais le peuple français !

Donc, il te faut dire avec force que le plan A ne se limite pas à négocier avec nos partenaires une refonte des traités mais qu’il consistera aussi en la mise en place immédiate, dès ton élection, de toute une série de dispositions politiques pour commencer à mettre en oeuvre notre programme, fussent-elles contraires aux traités et, en même temps, de dispositions législatives et réglementaires de protection économique monétaire, financière, diplomatique, militaire... de la France et de son peuple, le temps que l’on négocie avec nos partenaires et que l’on cherche à organiser non pas une seulement une « renégociation des traités de l’UE » mais bien une sortie collective, si possible de tous les États du Sud, en vue de refonder un tout autre système de coopération européenne. Et ce temps de la négociation devra être enfermé dans un délai court (entre 6 et 10 mois) car il ne s’agirait pas que les autres nous fassent perdre du temps en nous enferment dans un processus de négociation qui n’aboutirait à rien. Il ne s’agit pas d’utiliser l’article 50, mantra de l’UPR et de son N°1, mais de prendre des actes de pleine souveraineté, d’effet immédiat, avec l’appui direct du peuple par référendum pour court-circuiter les évidentes violations que nous ferons du droit actuel.

Sauf que pour l’instant, tu t’y refuses. C’est une folie, sauf si tu ne veux jamais accéder à la Présidence de la République. Car pour drainer autour de toi une majorité du peuple français, il te faut absolument, impérativement, inéluctablement défendre la souveraineté de notre peuple et le faire jusqu’au bout, sans t’arrêter au milieu du gué. Et donc en accepter toutes les conséquences en termes de stratégie politique.

Frédéric Lordon, Aurélien Bernier, Coralie Delaume, Jacques Cotta, Denis Collin, Olivier Delorme, Djordje Kuzmanovic et beaucoup d’autres ne cessent de donner leurs contributions, chacun à sa façon, et de t’appeler, indirectement, à assumer cette position avant que d’autres ne le fassent avec un tout autre projet que celui qui est le tien et le nôtre.

Tant pis, Jean-Luc Melenchon, si tu perds en route quelques mous du genou du type de ceux qui se font entendre de plus en plus fortement ces derniers temps. Et je vais même te dire : tant mieux si tu les perds car eux ne te feront jamais élire ! Eux seront même pour toujours l’obstacle majeur à ton élection, et donc à notre reprise de contrôle à travers toi. Il te faut gagner non pas leur soutien à eux mais celui du peuple tout entier sinon, en France aussi, ce sera l’extrême droite qui accédera au pouvoir ! Par notre faute et par notre inconséquence ! Par notre refus obstiné d’avoir voulu porter la parole qu’exige notre peuple !

Frédéric Lordon et Aurélien Bernier pour ne citer qu’eux deux ne cessent, depuis une bonne décennie, d’appeler la Gauche à cet esprit de responsabilité qui ferait que notamment sur le sujet de l’UE, et sur celui des « migrations », tu parles clair, sans tergiverser, sans donner le sentiment d’hésiter ou de zigzaguer.

Venons-en maintenant à la question des « migrations » justement. Ce à quoi je t’appelle, à la suite de tant d’autres, n’implique en rien que tu renies les deux sublimes « discours de Marseille » que tu as délivrés en 2012 et en 2017. Ils nous rendent fiers autant qu’ils t’honorent de les avoir délivrés. Mais cela implique par contre de ne pas céder un pouce au gauchisme « No-Border ». Tu as été clair sur le sujet et tu te fais critiquer par ces gauchistes pour cela. Mais alors, pourquoi donc as-tu infligé un cinglant et cruel désaveu public à ton fidèle et loyal grognard Djordje Kuzmanovic qui ne disait pas autre chose que toi ? Cela n’aurait été compréhensible que si tu t’étais aligné sur la ligne gauchiste du « No-border » or ce n’est pas ce que tu as fait alors pourquoi ce désaveu de ton conseiller pour les questions diplomatiques et militaires ?

Sur le troisième sujet, très délicat et très passionnel, celui de la laïcité. Tu n’es pas en cause directement car toi-même n’a jamais vraiment donné de gages à ceux que nous sommes nombreux à dénoncer et à fustiger. Mais tu as, hélas, au moins donné parfois le sentiment de tolérer un certain discours pourtant intolérable. Tu devrais parler fort et clair sur ce sujet auquel des millions de Français, de toutes opinions politiques, et de toutes origines comme de toutes religions pour ceux qui en ont une, sont très sensibles. Notre laïcité à nous est honnête, elle ne dissimule aucun racisme et aucune phobie à l’égard de quiconque. Mais nous devons être intraitables quant au refus des logiques essentialistes, indigénistes, racialistes et communautaristes qui gangrènent notre société, notre « contrat social », notre « vivre-ensemble » et qui menacent de plus en plus gravement et massivement les banlieues de certaines grandes villes. Il n’y a pas que Gérard Collomb aujourd’hui, ou le salopard Valls hier, pour le dire et pour tenter d’en tirer profit. De très nombreux insoumis, tu le sais bien, vivent au contact direct de ces situations et en souffrent, plus encore que les intellectuels amis qui dénoncent, à juste titre, ces situations de plus en plus explosives, et de plus en plus antinomiques avec les principes républicains. Henri Pena-Ruiz est un de ces intellectuels et nous pouvons nous honorer de bénéficier de sa proximité. Je peux également citer Jérôme Maucourant. Mais il y en a d’autres.

Enfin, la question sociale est également de celles qui feront ou non ton élection. Certes notre projet, s’il était mis en oeuvre, améliorerait déjà sensiblement la situation de millions d’entre nous. Personne ne le conteste. Mais si certains s’en satisfont, nous, nous voulons plus. Notamment parce que, conscients et informés de l‘Histoire, nous savons bien que si nous nous limitons à des mesures intermédiaires, nous échouerons in fine. Comme nous avons échoué hier à rompre les reins du capitalisme qui a repris du poil de la bête et a presque gagné la guerre sociale. Il y a pléthore d’exemples dans notre propre histoire française, comme il y en a plein ailleurs dans le monde. Il ne s’agit pas de transformer la France en une « URSS 2.0 », ni même d’imposer un « communisme de guerre ». Par contre, il s’agit de bien comprendre ce qui se joue et donc d’opposer à nos ennemis une force au moins comparable à la leur et si possible plus forte encore. Cela implique au minimum de refaire ce que fit le CNR mais cela implique aussi d’aller plus loin cette fois. Et pour cela, un certain Bernard Friot a quelques idées sur le sujet. Tu devrais t’en inspirer grandement plutôt que de le rejeter comme tu l’as fait trop souvent lors de ta campagne présidentielle.

Jean-Luc Melenchon, tu sais tout cela sans que j’aie besoin de te le dire. Alors passe aux actes. Et n’oublie pas ce par quoi je commençais ce billet :

« Les bouleversements historiques sont toujours des phénomènes collectifs et les grands personnages « font l’histoire » uniquement dans la mesure où ils saisissent les occasions qui s’offrent à eux.» [1]

L’occasion t’est offerte. Saisis-là !

Pour notre intérêt commun, à NOUS, LE PEULE SOUVERAIN !

 

[1] Lu dans l’Histoire populaire de la France de la Guerre de Cent Ans à nos jours, de Gérard Noiriel aux Editions Agone, septembre 2018 (page 15).

 

https://www.facebook.com/notes/vincent-christophe-le-roux/appel-solennel-%C3%A0-jean-luc-m%C3%A9lenchon-tel-un-judoka-retourne-%C3%A0-tonnotre-avantage-l/2128219607432536/

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