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Le blog de Lucien PONS

Quel que soit le résultat des urnes, le monde de la finance veut imposer l'ultralibéralisme à la France.

19 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Politique intérieure

assiette-au-be6e-688bf-copie-4.jpgBonjour.
 
Je crois le temps venu de revisiter l'article 35 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, je le cite: "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque   portion   du    peuple,   le    plus    sacré    des   droits   et    le     plus indispensable    des    devoirs".
Dans   le   reportage  ci-dessous ,    Daniel   Mermet  et  François  Ruffin ,  révèlent ,   dans  un   langage   direct  et  sans  ambage,   le   plan  des  financiers  pour   l'après   deuxième   tour   de  la  présidentielle. Il s'agit  tout  simplement  d'imposer  aux   forceps   l'ultralibéralisme   au   peuple   français  qui    le   vomit   de   tous   ses   pores. Le  reportage  est à  voir  absolument.  Il est  temps  d'appliquer    notre  constitution. 
  
Aux  urnes  citoyens!!!
  
 
Lucien PONS 
  

 

Un sujet de François Ruffin, réalisé par Olivier Azam avec Fakir, la-bas.org et les Mutins de Pangée

Cher(e)s SMG* et nouveaux arrivants,

Nicolas Doisy, chief economist à Chevreux (Crédit Agricole), nous fait part du plan de bataille des financiers en cas de victoire de François Hollande aux présidentielles... et de l'angoisse en cas de montée excessive du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon.
Pour les marchés, l'enjeux est de flinguer le contrat CDI et d'imposer à la France plus de plans d'austérité...

Faut Pas Mollir !

VOIR LA VIDEO

(n'hésitez pas à la partager dans vos carnets d'adresse)

Un sujet de François Ruffin, réalisé par Olivier Azam - Les Mutins de Pangée - Avril 2012 - Avec Fakir et la-bas.org

A suivre... ?

La version intégrale radio est sur la-bas.org.

Chaleureusement,

Les Mutins de Pangée
www.lesmutins.org
contact@lesmutins.org

Sortie DVD

Inventaire avant liquidation & Putain d'usine - DVD

Vous avez jusqu'au 22 avril pour pré-commander le DVD Inventaire avant liquidation et Putain d'usine, de Rémy Ricordeau.

*SMG : Souscripteurs Modestes et Géniaux qui nous aident à faire avancer la pendule de l'Histoire !

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Mario-Draghi-BCE

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IL FAUT ANNULER LA DETTE PUBLIQUE ! Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

17 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons

PDF - 325.9 ko
Tract "Annuler la dette publique" à télécharger dans sa version pdf

 

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Syrie : « Si l’armée quitte notre village, nous risquons d’être égorgés »

16 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

Syrie : « Si l’armée quitte notre village, nous risquons d’être égorgés »
Témoignage par Silvia Cattori
Mondialisation.ca, Le 14 avril 2012
Nous avons demandé à un Syrien originaire de Homs (*) qui réside aujourd’hui dans un village de la province de Homs, de nous expliquer pourquoi l’armée de Bachar el-Assad bombarderait et réprimerait violemment son propre peuple, comme le répètent sans cesse les médias internationaux.

Silvia Cattori : Les images diffusées par les chaînes télévisées et les commentaires des journalistes sont, comme vous devez le savoir, immanquablement en faveur des rebelles. Des images très impressionnantes d’immeubles en feu, des panaches de fumée noire, des maisons qui s’écroulent nous sont montrées. Homs est présentée comme « ville martyr et symbole de la révolution syrienne » [1]. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi l’armée syrienne bombarde – si l’on en croit nos médias - aveuglément des lieux habités ?

Réponse : Madame, pardonnez-moi ; l’armée syrienne ne bombarde pas à l’aveugle ; elle ne bombarde pas des maisons qui sont habitées. On ne sait jamais si les images diffusées par al-Jaziira, al-Arabya ou vos chaînes télévisées, sont véridiques ou sont des images montées. Si elles correspondent vraiment avec ce qui s’est passé tel jour à tel endroit. Sachez que, quand on voit des panaches de fumée noire, ce sont des pneus de voitures que font brûler les mercenaires.

L’armée bombarde les lieux où elle a localisé des mercenaires. Il est difficile pour l’armée de les approcher et de les arrêter autrement. Les mercenaires utilisent des armes très sophistiquées, munies de viseurs, qui touchent le cœur de la cible. A Zabadani, les mercenaires ont tué plus de 150 soldats avec ces armes-là.

L’armée bombarde actuellement un endroit précis du quartier el-Hamidiyyé, [cet entretien a été réalisé le 11 avril, à la veille du cessez-le -feu] à majorité chrétienne, qui est pratiquement vide de ses habitants. Vous savez qu’il n’y a pas à Homs de quartier à 100 % chrétien, alaouite, ou sunnite.Tout le quartier el-Hamidiyyé est entre les mains des mercenaires. Les maisons ont été détruites à 80 % par les mercenaires. Ils ont détruit, dans ce même quartier, la maison d’une de mes nièces qui avait fui et tout ce qu’elle possédait. Ils ont mis le feu à tout l’immeuble. Voilà dans quelles circonstances l’armée bombarde en Syrie.

Depuis décembre les mercenaires ont peu à peu pris le contrôle de toute la zone d’el-Hamidiyyé, Bustan el-Diwan et d’el-Arzoun. L’armée n’a pas pu entrer dans cette zone jusqu’à présent. Les mercenaires circulent à l’intérieur des maisons vides et presque toutes détruites. Ils campent en ce moment dans le soubassement de deux églises. Dans l’église grecque catholique, déjà en partie brûlée par les mercenaires ; et dans l’église syriaque. L’une est fameuse pour sa très ancienne peinture de la Sainte vierge. Ce n’est pas la seule église qu’ils ont ruinée. Ils ont également détruit une église très ancienne à l’est de Homs, Mar Elias [saint Elias, un martyr de Homs]. C’est une situation très pénible pour les habitants.

Silvia Cattori : L’armée ne peut-elle pas les déloger ?

Réponse : L’armée a fait savoir aux patriarches syriaque et grec catholique que, pour déloger les mercenaires, elle est obligée de mener des opérations à cet endroit. Elle est en train de les déloger aussi du quartier de Bab Sebaa. Il n’y aurait là que quelques dizaines de mercenaires, au plus une centaine. Ils détruisent les maisons. Ils font des trous dans les murs pour passer de maison en maison sans être repérés par l’armée. La population a peur, veut qu’on en finisse avec ces gangs. Mais cela prend beaucoup de temps car l’armée doit éviter de détruire et de faire des victimes. Si l’armée veut entrer dans un quartier où elle a localisé des mercenaires pour libérer les gens qu’ils tiennent en otages, elle commence par leur faire savoir qu’elle veut rendre ce quartier à la population, et que les mercenaires qui veulent sortir auront la vie sauve. Les soldats attendent un jour, trois jours. Voilà pourquoi et comment l’armée finit par bombarder. Elle n’agit pas contre les gens qui vivent paisiblement. Avant chaque opération militaire les soldats avertissent les mercenaires. Ils ne sont pas tués s’ils sortent. Dans notre précédent entretien [2] je vous avais dit comment cela s’était passé avec ce jeune homme dont le père et deux frères ont été égorgés par les mercenaires. Il s’est livré à l’armée ; deux jours après il a été libéré. Il avait porté les armes mais n’avait pas tué. 327 hommes qui ont rendu les armes ont été libérés récemment.

Si l’armée tuait, simplement pour tuer ou réprimer, pourquoi les soldats seraient-ils les bienvenus dans les villages ? Les soldats sont entrés dans un village à majorité sunnite qui se trouve à quelques kilomètres du nôtre ; des gens que nous connaissons nous ont dit que tout le monde entretient de très bonnes relations avec les soldats ; et que, dès leur arrivée au village, les hommes, les femmes, les vieux, beaucoup de jeunes gens leur ont ouvert leur porte. L’armée vient dans nos villages, elle les entoure pour nous sauvegarder ; aucun soldat n’est jamais venu dans notre village tuer les habitants. Tout le monde a de très bonnes relations avec les soldats. Ils viennent chez nous pour nous protéger de ces gangs qui viennent la nuit pour tuer. Nous n’avons pas d’armes. Quand les mercenaires viennent dans nos villages taper aux portes la nuit pour demander aux gens la clé de leurs voitures, ceux-ci sont obligés de la donner. Des gens que nous connaissons dans un village à majorité musulman, à 12 kilomètres de chez nous, nous ont raconté qu’une cinquantaine de mercenaires armés ont pu faire taire et tenir sous leur contrôle ses 5’000 habitants.

Silvia Cattori : Néanmoins, les ONG, l’ONU, les médias traditionnels continuent à présenter votre armée, le gouvernement el-Assad, comme des assassins ; et les « opposants » que vous qualifiez de gangs ou de mercenaires, comme les victimes d’une intense répression. Alors que selon vous ce sont…

Réponse : Pourquoi madame l’armée du gouvernement n’a-t-elle jamais attaqué notre village ? Pourquoi l’armée ne bombarde-t-elle pas notre village ? Pourquoi n’a-t-elle jamais bombardé non plus le village en majorité musulman, situé à l’est, à deux kilomètres du nôtre [3] ? Parce que l’armée est là pour entourer ce village et protéger ses habitants de la même manière qu’elle le fait avec notre village à majorité chrétienne. Quand leur four à pain a eu une panne ils sont venus dans notre village. Il y a deux semaines nous avons eu une panne d’eau. Ils nous ont apporté leur eau. L’armée est là dans nos villes et nos villages pour nous sauver la vie, pour déloger ces mercenaires, pas pour nous tuer. Voilà la vérité. Grâce à Dieu nous pouvons maintenant aller depuis notre village à Damas sans plus nous sentir en danger ; c’est redevenu, depuis quelque temps, sûr comme par le passé. À Alep, à Deraa, ce n’est pas encore calme. Nous espérons que dans deux ou trois mois toute la Syrie sera pacifiée.

Silvia Cattori : Ces gens que vous qualifiez de « mercenaires » les journalistes entrés clandestinement en Syrie n’en continuent pas moins de les présenter comme les combattants légitimes d’une idyllique « armée syrienne libre » (ASL). Qui sont-ils vraiment ?

Réponse : Ce sont des mercenaires qui tuent, terrorisent la population. L’armée doit trouver le moyen de les chasser. Ce sont des Syriens qui ont pour la plupart entre 16 et 28 ans et qui reçoivent un salaire [Les hommes reçoivent 600 livres par jour, soit 10 dollars US et les femmes 400]. L’argent est offert par le Qatar et l’Arabie Saoudite avant tout. Parmi eux il y a des non Syriens ; des Libanais fanatiques, des Turcs fanatiques, des Afghans fanatiques, des Libyens fanatiques, des Jordaniens fanatiques…

Silvia Cattori : Mais alors le plan de l’ONU exigeant de Damas le retrait des forces régulières qui assurent votre défense est aberrant ?

Réponse : Oui, c’est cela. Figurez-vous que, si l’armée quitte notre village, nous risquons d’être égorgés. Nous ne pouvons pas aller à Homs parce que certains quartiers sont entre les mains des mercenaires. Auparavant, même l’armée avait peur d’approcher ces mercenaires postés sur les toits qui leur tiraient dessus avec des canons, des missiles antichars. Les mercenaires ne sont jamais partis de Homs. Ils ont quitté Baba Amro mais ils sont encore dans une partie de Homs. L’armée a entouré cette région de la Syrie depuis à peu près 5 à 6 mois. Homs est une ville très ancienne ; il y a des tunnels depuis l’époque romaine. C’est comme cela que les mercenaires ont contourné l’armée et fait entrer les armes.

L’armée est actuellement près de notre village et ses environs. Elle est là pour ne laisser aucune voiture passer et entrer dans les villages avant de vérifier s’il y a des armes. Chaque nuit les mercenaires viennent tirer sur notre armée. Si moi et ma femme allons faire une visite au village nous devons nous dépêcher ; nous devons rentrer avant la tombée de la nuit. Dès 18 heures plus personne ne bouge dans notre village.

Madame, pourquoi les mercenaires viennent-ils tirer sur cette armée qui est venue chez nous pour nous défendre ? C’est pour cette raison que notre gouvernement demande : comment pouvons-nous retirer l’armée des quartiers et des villages si les gangs armés sont toujours en position de tuer et si l’on continue de leur fournir des armes ? Nous avons appris hier que l’armée jordanienne a arrêté des gens qui étaient en train de faire entrer des armes en Syrie et 20 millions de rials. C’est cela la situation que nous vivons !

La France, la Grande Bretagne, les USA sont associés avec les pays du Golfe, ils sont contre nous. Derrière tout cela il y a Israël. Ils s’attaquent à la Syrie parce que c’est un des derniers pays qui s’oppose à l’emprise d’Israël, qui résiste à ces colonisateurs qui sont venus de toutes les parties du monde pour accaparer nos terres.

Silvia Cattori : Avez-vous le sentiment que les puissances qui soutiennent la rébellion armée ont définitivement échoué ? Le peuple syrien, uni derrière son gouvernement, n’a-t-il pas pratiquement réussi à mettre leurs plans peu démocratiques en échec ?

Réponse : Oui, comme je vous l’ai dit nous sommes un peuple uni. Ces mercenaires ne sont pas des gens qui défendent la démocratie. Ce sont des gangs qui se sont infiltrés dans nos villes et villages et qui n’ont aucun soutien populaire. L’armée pourrait les liquider en deux jours. Elle ne le fait pas car cela n’irait pas sans grandes pertes humaines, ces bandes étant installées au milieu de la population, dont elles se servent comme bouclier.

Silvia Cattori : Maintenant que l’armée est sommée de se retirer, la peur grandit ?

Réponse : Bien sûr que nous avons très peur. Dans notre village, tout comme dans les villages voisins à majorité sunnite, tout le monde vit dans la peur de ces mercenaires.

Silvia Cattori : Ce que vous racontez peut difficilement être mis en doute. Toutefois, peu de gens chez nous peuvent savoir que ce ne sont pas vos soldats qui vous terrorisent et vous égorgent, mais les bandes de l’ASL. Les médias dans leur ensemble se fient à ce que rapporte quotidiennement l’OSDH [un organe de propagande en faveur des rebelles, basé à Londres]. Par conséquent le mal est fait si l’opinion publique a été totalement trompée ?

Réponse : Madame, moi je vous parle de ce que je vis. De ce que je vois. Tout le monde ici - chrétiens ou musulmans - vous dirait la même chose. Quand, en mars 2011, notre peuple a demandé pacifiquement des réformes, le gouvernement a dit oui ; il a répondu positivement. Mais ces bandes violentes sont arrivées ; elles ne sont pas intéressées par les réformes. Nous voudrions retrouver la paix que nous avions avant. La paix est plus précieuse que le pain que nous mangions.

Témoignage recueilli le 11 avril 2012.

Silvia Cattori

(*) Le Syrien cultivé et posé qui s’exprime ici est âgé de 75 ans. Il vit maintenant dans la province de Homs. Voir un précédent entretien :
http://www.silviacattori.net/article3000.html

 



[1] France 3, TJ du 10 avril 2012

[2] Voir : http://www.silviacattori.net/article3000.html

[3] Dans la campagne de Homs il n’y a que deux villages qui sont contre le gouvernement : Qousseir et Al Bowayda. Hormis ces deux villages, il n’y a pas de problème entre les chrétiens et les musulmans.




Silvia Cattori est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Silvia Cattori publiés par Mondialisation.ca

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Incroyable : la France laisse Francfort spéculer sur sa dette ! Une trahison de plus?

14 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

Incroyable : la France laisse Francfort spéculer sur sa dette !

 Vendredi 13 Avril 2012, Philippe Cohen et Hervé Nathan - Marianne
La Bourse de Francfort met sur le marché le 16 avril un contrat à terme sur la dette française. L'administration du Trésor, consultée, a donné son feu vert. Pire : l'Autorité des marchés financiers est écartée du contrôle de ces opérations. Comme si l'on voulait mettre sous tutelle de Berlin le prochain président.

SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA 
Les marchés financiers ont déjà bousculé la démocratie à Rome, à Madrid et à Athènes. Ils empoisonnent déjà la campagne électorale française, et ce n'est qu'un début. Marianne est en mesure de révéler que ces pressions s'organisent avec la passivité, si ce n'est la complicité, si ce n'est du pouvoir politique, du moins de l'administration du Trésor.

L'histoire commence par l'ouverture lundi prochain 16 avril  d'un marché à terme sur les emprunts d'Etat français, déjà annoncé par Marianne, qui va mettre de l'huile sur le feu. Créé par Eurex, une filiale de Deutsche Börse (l'homologue allemande de la Bourse de Paris), le contrat à terme permettra à partir de lundi 16 avril de parier à la baisse ou à la baisse sur les Obligations assimilables du Trésor (OAT) 10 ans, l'emprunt phare de la France.
Concrètement, n'importe qui pourra, moyennant environ 10 000 euros, miser sur une hausse ou une baisse du taux d'emprunt de la France, alors qu'avant la création de ce contrat, le ticket d'entrée s'élevait à 10 millions d'euros, la valeur d'une OAT. Grâce à l'effet-levier, on met 10 000 euros sur la table, mais on joue sur 100 000 euros, soit un levier de 10. Ce qui signifie que, par exemple, si la dette française varie d'un point, le joueur gagnera ou perdra 250 euros.

Bien sûr, les partisans du marché développent toutes sortes d'arguments rationnels pour défendre ce type d'opération : les « futures », qui existent déjà pour les emprunts allemands ou italiens,  devraient permettre une meilleure liquidité (possibilité d'acheter et de vendre plus facilement) des emprunts. Actuellement les échanges sur les OAT 10 ans sont de l'ordre du milliard par jour. Cela pourrait même faire baisser les taux d'intérêts pour l'Etat français, plaident-ils. Voire, s'écrie Pascal Canfin, député européen EELV: « c'est plutôt une possibilité supplémentaire et redoutable de spéculer sur la dette, sans payer trop cher, et avec un peu de sécurité »
Jean-Luc Mélenchon, qui prédit un assaut  des marchés contre la France dès le 7 mai, dénonce, lui, à raison, « un instrument financier de chantage contre la dette de l'Etat français »
Car le calendrier pose problème. Même si  Eurex avait publié un communiqué le 24 mars pour annoncer son innovation,  l'apparition de cet outil  sept jours seulement avant le premier tour de la présidentielle est une vraie atteinte à la souveraineté nationale.
L'information que Marianne est en mesure de révéler est que cette opération qui pourrait mettre en danger les finances publiques a été réalisée avec l'approbation des autorités françaises !
Selon nos informations en effet, l'Agence France Trésor qui gère les émissions de dettes a été informée à la mi-mars des intentions d'Eurex. Si l'administration française ne peux légalement s'opposer à une initiative entièrement privée, comme l'a souligné François Baroin, le ministre des finances, dans un communiqué,il ne semble pas qu'elle ait demandé à Eurex de différer l'ouverture de son « future sur OAT 10 ans » aux lendemain des échéances politiques. Elle n'a pas non plus essayé de convaincre les banques spécialistes en valeur du Trésor (SVT) dont fait partie la puissante Deutsche  Bank, et qui seront les premieres utilisatrices du contrat OAT, d'agir dans ce sens.

On ne peut rien imposer à ces grands établissements mais il est d'usage dans ce monde là de se parler et en général les banquiers évitent d d'embarrasser la puissance publique. Pourquoi le gouvernement français n'a-t-il pas agi discrètement  dans ce sens? Serait-ce pour que vérifier les prophéties catastrophistes comme celles de Denis Kessler, le patron de la Scor, de Marc Fiorentino qui annonce que "le 7 mai, les marchés attaqueront la France ", et même celles de François Fillon et Alain Jupp é, surtout si elle est présidée par François Hollande ?
De plus, Marianne est en mesure de révéler l'énorme bourde du gouvernement : il a non seulement laissé se créer un marché dérivé de sa dette, mais il a accepté que le contrôle de ce marché stratégique lui échappe ! Car s'il y a spéculation sur la dette, ou malversation, ou simplement des doutes sur les transactions, ce n'est pas l'Autorité des marchés français (AMF) présidée par Jean-Pierre Jouyet qui sera compétente, mais son homologue allemande, la BaFin, puisque Eurex est une entreprise allemande, basée à Francfort.  Il faudra donc, pour se défendre des spéculateurs, que les autorités françaises demandent la collaboration de nos amis allemands! 
La mécanique semble agencée comme si on avait voulu faire en sorte que le « prochain » président qui affiche sa volonté de faire en sorte que « la démocratie soit plus forte que les marchés » soit privé de tout pouvoir et placé sous tutelle dès le premier jour. Cette perte de souveraineté explique sans aucun doute les critiques acerbes prononcées par Jean-Pierre Jouyet. « Ce n'est pas le bon signal dans le contexte actuel », a déclaré celui  qui est non seulement un ami de François Hollande mais aussi ex-directeur du Trésor à Bercy, donc l'ancien superviseur de l'agence France Trésor. Un expert, en somme.  
 

 

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La loi Carle: Un coup de poignard à l'école publique par l'obligation du financement communal de l'école privée.

13 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Ecole

Application de la circulaire 2012

La loi Carle: un coup de poignard à l'école publique par l'obligation

 du  financement communal de l'école privée 

 

C03-24 

Publié: par Sauvons l'Ecole publique

par Claude BARRATIER

 

Il s’agit encore du financement obligatoire des classes élémentaires privées sous contrat d’association avec l’Etat par les communes où elles sont implantées et par les autres communes dans des cas dérogatoires.

Qu'apporte de nouveau la circulaire 2012 qui succède à la circulaire 2007 disparue et à la circulaire 1985 devenue obsolète?

Les contrats d’association ne sont pas signés par les communes
. Ils permettent à l’école privée de bénéficier du paiement par l’Etat de ses professeurs, à condition d’obtenir une délibération d’aval de la commune censée avoir besoin de l’école privée pour accueillir les enfants de son ressort. Officiellement « faute de place », mais plus souvent pour apporter une aide à l’école privée, elle donne l’avis favorable indispensable. S’agissant des classes élémentaires cet accord n’est révocable que par l’Etat ou l’école privée, la commune ne signant pas ce contrat.

 Les classes maternelles ne sont pas concernées directement par la loi de 1959 mettant en place les contrats d’association. Cependant, pour permettre aux professeurs de l’école privée d’être payés par l’Etat, la commune a pu demander que les maternelles figurent au contrat d’association, ce qui lui impose leur financement, certes, mais sans obligation définitive.

  

Une convention (qui n’est pas le contrat d’association) signée cette fois entre la commune et l’école privée précise les modalités de ce financement qui peut être un forfait communal des classes maternelles.

La commune peut dénoncer la convention en ce qui concerne le subventionnement des classes maternelles, avant le terme de la convention éventuellement signée, selon les modalités prévues dans la convention. Beaucoup de communes font des conventions pour 1 an, signées chaque année.

S’il n’existe pas de convention, il n’y a pas de dénonciation, mais il faut quand même avertir l’école privée si la commune a l’intention de mettre fin à ce financement. Décision administrative à justifier, par exemple en raison des contraintes budgétaires et des priorités locales.

Le financement des classes maternelles a provoqué des contentieux nombreux entre les communes et les organes de gestion des écoles catholiques.

La loi de 1959 concernant seulement les classes élémentaires, ses circulaires d’application n’évoquaient jusqu’ici les classes maternelles qu’à titre accessoire.
L’OGEC a cependant longtemps prétendu que dès lors que les classes maternelles figuraient dans le contrat d’association, elles devraient faire l’objet obligatoire et définitif d’un forfait communal. Elle ne le fait plus, ayant perdu des recours.

Voir http://droit-finances.commentcamarche.net/jurisprudence/administrative-3/mentionnes-3/1046743-conseil-d-etat-3eme-et-8eme-sous-sections-reunies-22-10-2008-309956

Voici ce qu'écrivait déjà l'OGEC à ses responsables en 2009

« L’enjeu de la petite enfance: OGEC rapport annuel du 12 décembre 2009 »

Ce rapport confirme que les mairies n’ont à financer définitivement ni les ATSEM ni les écoles maternelles.

Extrait page 15.
« Financement des classes maternelles
Nous avons été sollicités a de nombreuses reprises sur les difficultés rencontrées par certains OGEC pour le financement communal de leurs classes maternelles. En effet, ce financement a été remis en cause par certains élus cherchant a minimiser leur participation aux dépenses de fonctionnement aux écoles implantées sur leur territoire. D’autres maires, sans remettre totalement en cause leur financement, refusaient de prendre en compte la masse salariale ATSEM dans l’assiette du coût de l’élève, ce qui conduit a une diminution du coût de l’élève
Une note a donc été adressée pour donner des arguments a nos OGEC en faveur du financement des classes maternelles mais nous restons fragiles quant au maintien de ce financement communal.

Fin de citation

La circulaire 2012 vient de paraître, qui reprend en fait la circulaire 2007 disparue avec l'article 89 de la loi du 23 août 2004.

Pour l’éclairer, un rappel de contentieux développés sur le financement des classes élémentaires, lors de la sortie de la circulaire 2005 qui remplaçait la circulaire de 1985 sans l’abroger, est nécessaire.

Cette circulaire 2005 ajoutait aux dépenses matérielles d’enseignement les dépenses péri scolaires (garderie, étude du soir, temps de cantine de 11 h 30 à 13 h 30, incluant les coûts des fluides, des personnels de service, etc), les contrôles techniques (électriques, gaz, incendie).

Et surtout, cette circulaire décidait que les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles étaient des agents territoriaux de service des écoles maternelles, une catégorie qui n’existe pas dans la fonction publique.
Les écoles privées donnaient cette même appellation à leurs prétendus ATSEM en oubliant qu’ils ne pouvaient pas être « territoriaux. », en oubliant aussi que la catégorie fonction publique ATSEM s’obtient par concours Fonction publique et pas autrement.


Les prétendus ATSEM de service figuraient bien, avec les personnels municipaux de service, dans la liste 2005 des dépenses à prendre en compte pour le forfait communal des classes élémentaires, ce qui ne reposait juridiquement sur rien, mais coûtait cher aux communes, qui ignorantes de la loi de 1959 consentaient, minoritaires, à appliquer la circulaire 2005.

L’imbroglio était total et la levée de boucliers fut importante chez les maires de France, en particulier dans l’association des maires ruraux. La circulaire 2005 fut abrogée et remplacée en 2007 par une circulaire qui excluait clairement les ATSEM (qui retrouvaient leur vraie appellation,Spécialisés et non plus des service), qui excluait tout le péri scolaire, coût de personnels et de fluides, assurances, etc au prorata, qui excluait aussi les contrôles techniques des dépenses à prendre en compte pour le forfait communal des classes élémentaires. Après sa liste ainsi expurgée, la circulaire 2007 évoquait les classes maternelles dans des termes semblables à ceux qui seront employés dans la circulaire 2012.

La circulaire n°2007-142 du 27/08/2007 est tombée avec la disparition de l’article 89 de la loi du 23 août 2004, remplacé par la loi n°2009-13 du 28 octobre 2009 (loi CARLE). Cette circulaire 2007 va inspirer la circulaire 2012. Il est utile de la rappeler.

http://www.education.gouv.fr/bo/2007/31/MENF0701576C.htm


La circulaire 2012 clarifie les choses, et conduit les communes à les clarifier. Les ATSEM apparaissent dans les dépenses qui ne sont obligatoires que si la commune finance les classes maternelles dans un forfait communal (rappelons que ce n’est jamais définitivement obligatoire, ce que la circulaire aurait pu rappeler, puisque la jurisprudence existe et que la loi de 1959 n’a pas été modifiée).).

Extrait de la liste 2012 : «…coût des ATSEM, pour les classes pré-élémentaires pour lesquelles la commune a donné un avis favorable à la conclusion du contrat d'association ou s'est engagée ultérieurement à les financer. »

Notons bien qu’un financement au forfait communal n’est pas une simple subvention puisqu’il inclut obligatoirement le prorata ATSEM…ce qui n’est pas le cas d’une subvention.

Voici la circulaire 2012
http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=59362

Cette circulaire rappelle les obligations, liées à la loi CARLE, et qui concernent les communes extérieures à la commune de résidence de l’école privée.

Nous avions eu droit à la circulaire 1985 qui appliquait la loi de 1959 et qui concernait les communes ayant une école privée sous contrat d’association avec l’Etat dans leur territoire. Nous avons été égarés par la circulaire 2005 qui appliquait l’article 89 de la loi de 2004 aux communes extérieures…et que les préfets faisaient appliquer aux communes non concernées (celles qui avaient une école privée sous contrat d’association dans leur territoire), alors même que la circulaire de 1985 n’était pas abrogée. Puis la circulaire 2007 pour laquelle je peux faire la même observation.

Aujourd’hui une seule et même circulaire 2012 s’applique donc à la commune de résidence et aux communes extérieures. La circulaire de 1985 doit être oubliée, obsolète.

Pour éviter les doutes et les contestations, une commune qui ne souhaite pas ou qui ne souhaite plus payer un forfait communal pour les classes maternelles privées, gagne du temps en mettant fin dans les règles prévues à la convention éventuellement en vigueur concernant les classes pré élémentaires. S’il n’y a pas de convention commune/école privée il suffit de faire connaître à l’OGEC, quelques mois à l’avance, la suppression de ce financement des classes maternelles. Il faut que le Conseil municipal se positionne sur cette décision bien sûr, donc veiller à bien l’informer par des documents consultables avant la séance du Conseil.

Cela n’empêche pas le conseil de subventionner les classes maternelles privées sous forme de subvention votée séparément du forfait communal : Une subvention étant libre et facultative, contrairement au forfait communal, les communes qui ont choisi cette solution en sont très satisfaites. Elles n’engagent pas leur avenir quant à leurs disponibilités financières.

Si des difficultés survenaient avec une école privée qui exigerait que toute subvention comprenne un financement pour ses ASEM, la suppression pure et simple de toute subvention pour les classes maternelles supprimerait débat et perte de temps.

A contrario, la circulaire 2012 évoque pour la première fois le possible engagement à l’égard des classes enfantines des communes qui s’en tenaient dans leur contrat d’association aux classes élémentaires, seules obligatoires dans la loi de 1959. Cela permet à une commune soucieuse de développer l’enseignement privé d’introduire les classes maternelles sans modifier le contrat d’association dont elles ne sont pas signataires. Ce faisant, elles permettront ainsi aux écoles privées concernées de demander à l’Etat de modifier leur contrant d’association, en y incluant les classes maternelles, ce qui permettra aux enseignants privés de ces classes maternelles d’être payés par l’Etat.

C’est donc la première nouveauté de cette circulaire 2012, la seconde étant d’y introduire l’application de la loi Carle.
Cette circulaire ne devrait pas apporter de contestations nouvelles. Si tel était le cas, la référence absolue resterait la loi de 1959 et le Code de l’Education comme le rappelle la jurisprudence déjà évoquée :

http://droit-finances.commentcamarche.net/jurisprudence/administrative-3/mentionnes-3/1046743-conseil-d-etat-3eme-et-8eme-sous-sections-reunies-22-10-2008-309956

Pour des détails sur le calcul légal du forfait communal on peut consulter un guide du forfait communal ici:
 "Guide du forfait communal " http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=140

Claude BARRATIER

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La Révolution islandaise (cachée par la Presse), un modèle pour la France.

13 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

     La Révolution islandaise (cachée par la Presse), un modèle pour la France

 

 http://sos-crise.over-blog.com/article-la-revolution-islandaise-cachee-par-la-presse-un-modele-pour-la-france-103200541.html >

 

                   Les Islandais se sont débarrassés avec succès de la mondialisation financière

 

Et c'est le seul pays, à l'inverse des autres,

 

qui a retrouvé son triple AAA !

 

Parce que dégagée de l'euro, du FMI, etc,

 

  l' Islande a retrouvé son indépendance et sa prospérité !

 

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Sans nouvelles d’Islande : Pourquoi ?

 

(texte qui circule sur le Net)

 

 

Si quelqu’un croit qu’il n’y a pas de censure actuellement, qu’il nous dise pourquoi on a tout su au sujet des actes prédateurs de l'ordre mondial en Egypte, en Syrie ou en Lybie et pourquoi les journaux n’ont absolument rien dit sur ce qui se passe en Islande :

- Le peuple souverain a fait démissionner un gouvernement au complet,


- Les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques de Grande Bretagne et de Hollande, dette générée par la mauvaise politique financière des dirigeants corrompus,


- Une assemblée populaire vient d’être créée pour réécrire la Constitution.


Et tout cela, pacifiquement.


Toute une révolution contre le pouvoir qui a conduit à cette crise. Voilà pourquoi rien n’a été publié pendant deux ans.


Les citoyens européens doivent prendre exemple et cesser d'être des victimes face aux oppresseurs financiers et politiques.

 

Brièvement, voici ce qu'il faut faire, comme les Islandais l'on courageusement faits :


- 2008 : La principale banque du pays est nationalisée. La monnaie s’effondre, la bourse suspend son activité. Le pays est en banqueroute.


- 2009 : Les protestations citoyennes contre le Parlement font que des élections anticipées sont convoquées et qu’elles provoquent la démission du Premier Ministre et, en bloc, de tout le gouvernement. La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi scélérate, il avait été proposé à la Grande Bretagne et aux Pays-Bas le remboursement de la dette par le paiement de 3.500 millions d’euros, montant que paieraient mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5%.


- 2010 : le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum. En janvier 2010, le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire. En mars, le référendum a lieu et le NON au paiement de la dette remporte 93% des voix.


Pendant ce temps, le gouvernement a entamé une investigation pour régler juridiquement les responsabilités de la crise. Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent. Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays.


Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution qui reprend les leçons apprises de la crise et qui se substitue à l’actuelle qui est une copie de la constitution danoise.

 

Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain. On élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se sont présentés aux candidatures. Pour cela, il faut être majeur et recueillir le soutien de 30 personnes.


L’assemblée constituante commence ses travaux en février 2011 afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte. Elle doit être approuvée par l’actuel parlement ainsi que par celui qui sera constitué après les prochaines élections législation.

 

Voici, en bref, l’histoire de la Révolution Islandaise à mettre en œuvre en France :


- Démission en bloc de tout un gouvernement


- Nationalisation des banques


- Référendum pour que le peuple puisse se prononcer sur les décisions économiques fondamentales


- Emprisonnement des responsables de la crise et réécriture de la constitution par les citoyens.

Nous a-t-on parlé de cela dans les médias européens ? En a-t-on parlé dans les débats politiques radiophoniques ? A-t-on vu des images de ces faits à la TV ? Bien sûr que non !


Le peuple islandais a su donner une leçon à toute l’Europe en affrontant le système et en donnant une leçon de démocratie au reste du monde 

 

 

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Révolution en Islande :

 

 


Le peuple chasse ses politiciens

 


Silence total des Médias !

 

C'est assez dur à croire, mais ce qu'il faut bien appeler une

 

 

 révolution du peuple, par le peuple, pour le peuple, se déroule

 

 actuellement en Islande, remarquez au passage le silence

 

 odieux des caniches qui nous servent de médias. L’information

 

 n'est presque pas relayée. 

Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités » parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.

 

  Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.


   
1. Quand l’Islande réinvente la démocratie Le 16 décembre 2010 

Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire.

Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays.

Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois.

Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.

C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”.

C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.

Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.

Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.


2. L’Assemblée constituante a été élue en Novembre

Un jour, il y a quelques mois, un anglais passant par Paris, rencontré à la librairie Lady Long Solo, nous alertait sur la révolution en Islande. Quelle révolution ? On n’en entend parler nulle part.

Une rapide recherche google ne donne rien du tout, aujourd’hui, ni en associant le mot « révolution », ni même « crise », où l’on ne trouve que des détails sur la crise financière, effectivement à l’origine de cette révolution, qui a eu lieu en 2008, dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de cette crise, en 2006.

Confronté alors à la faillite brutale du système bancaire, le peuple était descendu dans la rue. Du jamais vu au pays des jeysers d’eau chaude. La droite avait aussitôt dû céder la place à la gauche. Et, pour commencer, les banques avaient été nationalisées.

Notre informateur anglais en avait entendu parler pour les projets législatifs de liberté totale pour internet, tels que des sites anglais pensaient à s’héberger là. Plus encore, il insistait pour parler d’une véritable révolution, sans pouvoir la décrire plus, mais s’étonnant qu’on n’en ait jamais entendu parler.

Cherchant alors avec obstination, on a fini par voir des images du palais présidentiel assiégé par une foule qu’on qualifierait ici sans hésiter d’anarcho-autonome.

En plus des drapeaux noirs, on pouvait deviner dans la foule une forte composante de citoyenneté de type écologiste. Et on comprenait que le pauvre malheureux flic, tout seul devant le palais présidentiel, ait rapidement dû se rendre sous la pression de la foule.

Celle-ci, néanmoins pacifique, n’usait que de casseroles et autres objets bruyants, selon la méthode argentine du cacerolazo, qui a su s’avérer très payante aussi là-bas.

Le président avait plié bagage. Un nouveau gouvernement s’était institué. Mais, quelques temps plus tard, celui-ci avait la mauvaise idée de proposer le remboursement de la dette des banques vis-à-vis du Danemark ou de la Grande Bretagne. Le peuple est de nouveau descendu dans la rue.

Un référendum sur la question était imposé par volonté populaire, et une petite majorité de 93% rejetait l’accord prévu par les gentils gouvernants. Parmi les informations glanées, cette image saisissante de l’agora dans les bains publics chauds, où le peuple s’assemble tous les matins pour débattre de comment refaire le monde.

Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante, le 27 novembre 2010, événement peut-être plus considérable que la nuit du 4 août 1789 où était votée l’abolition des privilèges, dont on ne se serait pas aperçu sans la vigilance de Truks en vrac, de notre ami B.Bec, du Gers, relayant le CADTM, ou de Jean-Luc Mélenchon, qui trouve là une similitude avec ses propres thèses constitutionnalistes, mais ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez anti-capitaliste.

Merveille de la désinformation. Un événement aussi considérable qu’une véritable révolution démocratique, telle qu’on n’en a jamais vue en Europe, peut se produire sans que la presse, ni google, ne permettent d’en savoir quoi que ce soit.

C’est sûr qu’à l’heure de la consolidation anti-démocratique que vivent la plupart des pays européens, l’exemple islandais ne fait pas vraiment l’affaire de nos régimes policiers, qui montrent là encore leur aptitude à verrouiller rigoureusement la conscience collective.

On aimerait assurément en savoir plus sur cette révolution islandaise. Voilà des mois que Paris s’éveille rêve de téléporter sa rédaction pour un reportage approfondi au pays des chasseurs de baleines et d’utopie. S’immerger dans les bains chauds de la révolution démocratique fait certes envie, surtout vu du cœur de notre hiver sécuritaire.

Il faut s’imaginer les 25 « simples citoyens » qui vont plancher sur la constitution idéale. Le souffle de l’humanité devrait se retenir. Où l’on verra probablement qu’il n’est pas difficile de faire mieux que toutes les figures de pseudo-démocraties qui se sont déclinées jusqu’ici sur les cinq continents.

 

source : parisseveille.info

 

http://www.vigile.net/Revolution-pacifique-en-Islande 

http://zebuzzeo.blogspot.fr/2012/02/revolution-en-islande-le-peuple-chasse.html

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Au lieu de mener une politique de paix, des politiciens allemands aident à préparer la guerre: cela sent la guerre .

13 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #La Syrie - La Libye - l'Iran -

609690zzv-copie-1.jpgAu lieu de mener une politique de paix, des politiciens allemands aident à préparer la guerre: cela sent la guerre

par Eberhard Hamer

Les Américains ont mis en place autour de l’Iran la plus grande concentration de troupes depuis la Seconde Guerre mondiale. Israël a déjà mis en position les sous-marins nucléaires livrés par l’Allemagne et testé et préparé l’attaque nucléaire préventive à l’aide de manœuvres.
Pour éviter une guerre sur deux fronts, l’Egypte a été déstabilisée par le Mossad et la CIA, puis Kadhafi a été éliminé. Face à ce «bon travail de la CIA», le président américain a déploré le mauvais travail du Mossad en Syrie où l’on n’avance pas. Dans la presse occidentale, on prétexte qu’il s’agit d’un soulèvement populaire. En réalité, le Mossad et la CIA ont mené la prétendue révolte populaire avec des mercenaires étrangers venus d’Algérie, de Libye, de Turquie et des Taliban(!), en s’occupant du financement, de l’armement et la stratégie. Selon Panetta, le ministre de Guerre américain, ce n’est qu’à la suite de ce prétendu «travail de libération» en Syrie qu’Israël pourra attaquer l’Iran, probablement entre avril et juin. Plus vite le président Assad est éliminé et le pays déstabilisé, plus vite la guerre contre l’Iran aura lieu.
Les politiciens des pays satellites européens soutiennent en tant que troupes auxiliaires les agitateurs israélo-américains en Iran, auxquels Westerwelle vient de concéder son plein soutien et des «livraisons humanitaires» (probablement du matériel d’aide au combat). De même, l’embargo contre la Syrie ne sert qu’à déstabiliser le pays et à le préparer pour l’occupation étrangère.
En parallèle à cette stratégie, l’on mène une campagne de presse internationale contre le président Assad (au lieu de la mener contre les insurgés israélo-américains), en lui reprochant d’«assassiner sa propre population». A l’instar de Saddam Hussein on le fait passer pour un terroriste international qui met en danger le reste du monde. Parallèlement, on insulte les Chinois et les Russes parce qu’ils ont empêché par leur veto au Conseil de sécurité de l’ONU que des unités de combat israéliennes, américaines et de l’OTAN puissent officiellement intervenir en Syrie et préci­piter le succès souhaité, au lieu de devoir céder cette tâche à des unités de combat étrangères non officielles.
Si l’on peut, selon les explications officielles, conclure que seule la déstabilisation réussie de la Syrie assure le flanc nord d’Israël et que cela permettra ensuite l’attaque de l’Iran, tous les hommes politiques pour la paix devraient en fait être intéressés à éviter l’effondrement du gouvernement syrien le plus longtemps possible, ou à ne pas le souhaiter du tout, afin que la condition préalable pour une attaque d’Israël contre l’Iran ne soit pas remplie. Le silence sournois des hommes politiques allemands – en particulier les «amis de la paix» roses et verts qui protestaient autrefois bruyamment contre tout combat international – laisse supposer une complicité intentionnelle à la guerre subversive et ouverte à venir au Proche-Orient. Pourquoi personne ne déconseille à nos amis américains et israéliens de jouer avec le feu et d’attiser l’incendie qui nous entraînerait nous aussi, en tant qu’amis d’Israël et satellites des Etats-Unis (à travers l’OTAN) inévitablement dans la troisième guerre mondiale?
Et pourquoi laissons-nous quotidiennement annoncer la presse mondiale américano-israélienne chez nous que l’Iran est en train de fabriquer une bombe atomique, bien que personne n’ait jusqu’à présent pu prouver cela et que même l’ONU a constaté qu’il fallait à l’Iran encore «au moins dix ans» (il y a deux ans) pour y arriver? Le vieux modèle utilisé contre l’Irak réapparait:
D’abord, on répand au sujet d’un pays des propos mensongers, semblant mettre l’humanité toute entière en danger, dans le but de faire passer ce pays comme danger pour tous,
•    puis ces mensonges sont renforcés par les confirmations constantes de milieux politiques intéressés jusqu’à ce qu’ils deviennent une certitude,
•    puis les organisations économiques et mondiales, contrôlées par les Etats-Unis, sont utilisées pour lancer un boycott contre le pays qu’on veut attaquer,
•    puis, des organisations onusiennes internationales sont envoyées aux points névralgiques du pays pour prétendument vérifier la production d’«armes de destruction massive» ou de «bombes atomiques» mais, en réalité, c’est pour définir les objectifs d’attaque prévus.
Parallèlement, le pays prévu pour être at­taqué est contrôlé et cartographié par des drones américains, et les cibles stratégiques y sont repérées. Dans le pays même, Israël fait assassiner les spécialistes du nucléaire, fait exploser des centrales informatiques par des attaques à ondes courtes et bombarde des installations.
En même temps, le président des Etats-Unis annonce qu’il répondrait à toute défense à ces attaques déjà en cours «dans l’intérêt de la paix mondiale» avec l’entière capacité de frappe militaire de son pays.
C’est le même modèle de préparation de guerre qu’en Irak. Les mêmes mensonges, les mêmes procédés – espérons que la suite ne sera pas la même.
Si nous ne nous engageons pas en tant qu’êtres humains qui exigent la paix, si nous n’avertissons prévenons pas les instigateurs bellicistes, cela pourrait aboutir à une guerre au Proche-Orient cette année encore.
Le belliciste principal, c’est le président israélien Netanyahou, et non pas le président syrien Assad. Pourquoi Merkel ne le met-elle pas en garde contre la guerre, mais le renforce-t-elle encore en lui assurant que c’est le but de la politique allemande de soutenir inconditionnellement Israël – donc aussi en cas de guerre?
Et si le gouvernement allemand mettait en garde Netanyahou, disant qu’il n’apporterait plus aucune aide en cas de guerre, qu’il ne défendrait plus l’«Europe au Hindou Kouch», qu’il ne se laisserait plus entraîner dans des aventures guerrières par l’OTAN? Pourquoi les amis de la paix des années 70 et 80 restent-ils soudain muets, bien qu’ils sachent qu’un danger de guerre beaucoup plus grand qu’alors est imminent?
Si Netanyahou lance l’attaque nucléaire préventive contre l’Iran, qui est l’allié de la Russie, de la Chine et du Pakistan, et si les Américains se laissent entraîner dans cette guerre conformément aux contrats conclus avec Israël, cela déclenchera la troisième guerre mondiale. A travers l’OTAN, qui était autrefois une organisation défensive et qui sert aujourd’hui les intérêts d’attaque américains dans le monde entier, nous serions automatiquement entraînés financièrement et militairement dans cette guerre mondiale si nous ne nous défendons pas. N’oublions pas qu’une telle guerre mondiale doublerait ou triplerait rapidement le prix du pétrole et renchérirait les matières premières, ce qui risquerait de détruire la prospérité dans le monde entier.
Tous ceux qui reprochent à la génération de leurs parents de ne pas avoir em­pêché l’agressivité d’Hitler à temps devront à l’avenir se taire, s’ils se taisent dans la situation actuelle au lieu de donner l’alarme. Où sont les marches des amis de la paix contre une guerre qui peut nous précipiter tous dans la misère?
L’auteur a toujours à nouveau mis en garde, et cela à temps. Il sait que c’est politiquement incorrect, voire dangereux. Il en allait de même sous Hitler. Son père fut arrêté parce qu’il avait, en tant que pasteur, publiquement mis en garde contre les guerres d’Hitler. Cependant, celui qui n’avertit pas et qui ne résiste pas, se rend tout aussi coupable que la clique politique au pouvoir qui croit que, par amitié pour Israël, l’on n’a pas le droit de contredire l’ami en le mettant en garde. L’amitié n’est cependant pas un opportunisme servile, mais consiste aussi à s’opposer aux fautes et au danger.    •
(Traduction Horizons et débats

 

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Le MIT prédit que la moitié de l’humanité sera éliminée dans un crash post-industriel.

13 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Economie

assiette-au-be6e-688bf-copie-2Le MIT prédit que la moitié de l’humanité sera éliminée

 

dans un crash post-industriel

 

Les chercheurs affirment que seul un gouvernement

 

mondial peut sauver l’humanité

 

Par Aaron Dykes sur le blog de : Mondialisation.ca, Le 10 avril 2012

 

Cinq milliards de personnes périront-elles dans le siècle à venir? C’est ce que prédisait en 1972 le think tank élitiste controversé du Club de Rome. Quelques décennies après sa publication, les promoteurs du gouvernement mondial poussent toujours ses prédictions afin de freiner l’empreinte de l’humanité sur terre.

Le physicien australien Graham Turner est revenu récemment sous les feux de la rampe après avoir revisité les modèles informatiques des chercheurs du Massachussets Institute of Technology (MIT), créés pour la publication du Club de Rome en 1972, qui voit un déclin draconnien de la population humaine en relation avec l’augmentation de la rareté des ressources naturelles. Néanmoins, les conclusions de base de Turner trahissent l’agenda et le mettent en pleine vue de tous. “Le monde est sur le chemin d’un désastre”, dit-il de manière laconique, tout en suggérant que “une croissance économique illimitée” est toujours possible si les gouvernements du monde appliquent certaines politiques et investissent dans les technologies vertes qui aident à limiter l’augmentation de notre empreinte écologique.

Le Club de Rome d’obédience néo-malthusienne, refait surface une fois de plus, à un moment opportun où les environnementalistes demandent une gouvernance mondiale pour sauver la planète terre, et pour présenter des modèles informatiques qu’il a développé avec le MIT. Il prédit un futur pessimiste où les ressources limitées comme le pétrole, la nourriture et l’eau, devraient déclancher un crash qui se terminera avec une réduction précipitée de la population humaine. Le graphique (NdT: voir l’article original en anglais), bien que ne présentant pas de données sur l’axe des ordonnées (axe Y), apparait montrer un niveau de population mondiale en 2100 a peu près identique aux 4,5 milliards de 1980, ce qui représente un déclin de plus de 5 milliards sur les projections de chiffres de pic de population (qui pouraient même être supérieurs):

Bien évidemment, les modèles du Club de Rome / MIT avaient déjà prédit que le point culminant pour le désastre viendrait avant l’an 2000, ce qui, tout comme les prédictions de Thomas Malthus qui voyaient la population dépasser la capacité de production de nourriture, n’est jamais arrivé.

Au lieu de cela, cette prédiction pour un désastre reflète les aspirations pour l’élite de mettre un coup d’arrêt à la croissance, ce qui ne représente pas une réflexion neutre sur le sujet alors que cela devrait l’être. Comme nous l’avons documenté de manière répétitive, les élites gouvernantes ont pour but de diminuer la population et mettre en place une société post-industrielle, qui nous ramènera à l’ère féodale.

Le Club de Rome, fondé en 1968, est un groupe “environnementaliste” de, par et pour les élitistes qui veulent contrôler le monde, ses populationss et ses ressources. De fait, l’élitisme au faîte de sa forme fut exprimé par le Club de Rome lorsqu’il publia en 1991 que “l’humanité elle-même” était l’ennemi, et l’utilisation des ressources naturelles par l’Homme, son arme destructrice contre la planète:

 “L’ennemi commun de l’humanité est l’Homme. En recherchant un nouvel ennemi qui nous réunifierait, nous avons trouvé l’idée que la pollution, la menace du réchauffement climatique, les pénuries d’eau, les famines et autres fléaux de la sorte, cadreraient avec l’objectif. Tous ces dangers sont causés par l’intervention humaine et ce n’est que par le changement des attitudes et des comportements que ces problèmes pourront être résolus. Le véritable ennemi est l’humanité elle-même.” Club de Rome, La première révolution mondiale

L’Executive Intelligence Review de Lyndon Larouche, ainsi que d’autres nombreux critiques, a trouvé au début des annés 1980 que le modèle informatique créé par le MIT avait été fait pour produire les résultats que le fondateur du Club de Rome, Aurelio Peccei voulait montrer (NdT: comme les modèles informatiques du GIEC ont été faits pour montrer ce que les politiques voulaient montrer et non pas un reflet de la réalité scientifique…). Les écrivains Philipp Darrell Collins et Paul David Collins le résument ainsi:

 “Le but de cette tromperie, pour Peccei, est purement altruiste. Apparemment, le “mensonge nobel” donna suffisamment de traitement de choc pour conjurer les nations d’adopter des mesures de contrôle des populations (Executive Intelligence Review reportage spécial, p.16, 1982). Dans une critique des limites de la croissance, Christopher Freeman a caractérisé le groupe du MIT comme étant: “Malthus avec un ordinateur” (Freeman, p.5, 1975)

En d’autres termes, le modèle informatique utilisé par le Club de Rome, tout comme celui qui refait surface à l’heure actuelle, a été conçu non pas pour prédire le chemin de l’humanité mais pour la diriger. L’économiste Gunnar Myrdal a attaqué la tentative du modèle “d’impressionner le public innocent” tout en ne contenant que “peu ou pas du tout de validité scientifique”.

Les “élites” veulent une société post-industrielle

Le modèle des “Limites à la croissance” du Club de Rome, tout comme “La bombe démographique” de Paul Ehrlich, sont plus faits pour culpabiliser le public de sa consommation que d’avoir été conçus comme une prédiction litérale. Ainsi, la “reconfirmation” du modèle produit par le MIT demeure une confirmation d’une intention de freiner le comportement de la société, de manière très convéniente par le truchement d’un mécanisme de gouvernement mondial.

Ceci est l’objectif de base de l’Agenda 21 de l’ONU et des autres programmes de “développement durable”. Ils s’excitent sur la diminution des ressources, mais beaucoup d’hypothèses sont faites qui sont prouvées incorrectes, ou bien rendent impossible l’adoption d’alternatives.

Considérez le fait que même des entités de l’establishment comme Bloomberg (NdT: la chaîne de Wall Street outre Atlantique), ont été obligées d’admettre le mythe du “pic pétrolier”, avec la constante découverte de nouveaux sites et les sources existantes ridiculisant les affirmations que le pétrole viendrait à manquer et à disparaître. Que le pétrole demeure une ressource désirable au lieu de solutions alternatives pour le carburant et l’énergie est une question tout à fait différente; mais les ressources actuelles peuvent encore largement durer des centaines d’années (NdT: Selon la théorie russo-ukrainienne de l’origine abyssale abiotique du pétrole, prouvée elle scientifiquement au contraire de la théorie biotique, les réserves naturelles de la planète en hydrocarbures seraient inépuisables à l’échelle humaine…).

Au lieu de cela, comme Alex Jones et Paul Joseph Watson l’avaient analysé en 2005, la ruse est mise en avant pour conditionner la société à l’idée de la rareté artificiellement induite. Couper l’humain de base de l’accès au pétrole est très différent de son actuelle disponibilité.

De plus, comme le magazine Forbes l’a signalé, l’étude du Club de Rome a été constamment mise à jour et la “confirmation” actuelle réfute l’utilisation de toute alternative réelle. Les possibilités existent-elles mais les élites ont-elles choisi de ne pas considérer d’autres solutions ? Pourquoi ?

Time Worstall cite d’abord de l’article de Graham Tuner:

Une position simple et solide a été prise concernant la prise en compte de la substitution entre les ressources. En premier lieu, on considère que les métaux et les minéraux ne vont pas être substitués aux carburants fossiles pour les ressources majeures d’énergie.

Puis il ajoute:

Ainsi, si nous ne sommes pas à court de métaux ni de minéraux, mais que nous substituons ces métaux et minéraux aux carburants fossiles, alors l’idée qu’en fait le Club de Rome avait raison est un peu bizarre n’est-il pas ?

L’abondance et le prix raisonable de la nourriture sont défiés non pas par la capacité de produire et de distribuer, mais par les spéculateurs qui poussent à la hausse des coûts et des prix. Les biocarburants, comme l’éthanol dérivé du maïs, exacerbent ce dilemme en détournant des surfaces arables pour une production de biocarburant au lieu d’une production alimentaire, ceci menaçant de famine des milliards de gens simplement à cause d’une mauvaise politique.

De plus, les cultures OGM ont été poussées sur la scène mondiale avec la fausse promesse que les rendements seraient meilleurs. Mais l’échec de ces cultures à produire plus de nourriture causera un plus grand désastre encore par la destruction des cultures traditionnelles par le moyen coûteux des graines terminator, qui ont déjà été prouvées si coûteuses qu’elles ont déclanchées une épidémie de suicide en Inde, d’une ampleur jamais vu au monde jusqu’ici.

L’accès à l’eau propre est mis au défi par plusieurs facteurs, mais le plus grand d’entr’eux étant la contamination par des produits pharmaceutiques et les composés mimiquant les estrogènes comme le Bisphénol-A, qui sont devenus omniprésents dans la vie quotidienne des consommateurs modernes et qui sont bizarrement connectés avec un problème grandissant de trouble de le fécondité, ainsi qu’un pic dans les cancers, les déformités de naissance et l’altération des caractéristiques sexuelles à la fois chez les humains et dans la faune sauvage.

Une fois de plus, les “élites” poussent à la réalisation de ces politiques. Dire que le potentiel de l’humanité à sur-consommer à des niveaux qui ne sont pas “soutenables” n’est pas sans mérite, mais cela manque singulièrement d’objectivité quand on blâme immédiatement les masses au lieu de ceux qui dirigent ces politiques.

Les calculs du MIT dans son “Limites à la croissance” sont dès lors un peu nébuleux pour ces raisons précises et bien d’autres. Nous ne disputons pas le fait que l’Homme peut se détruire lui-même, mais il est clair que le côté oligarchique de l’humanité est prône à détruire les 80% de la population mondiale qu’ils considèrent être le “bas” et ceci n’est tout simplement pas pris en compte ni mentionné.

La stratégie est singée par Bill Gates, comme il l’a démontré dans son exposé TED en 2010. Là, il concocte une formule prédisant l’effondrement à moins que l’humanité ne réduise sa population, sa consommation d’énergie, les services et les rejets de CO2. “Probablement un de ces chiffres devra être proche de zéro”, dit Gates, faisant allusion au nombre de la population comme variable clef.

L’élite veut cadrer le débat dans un jeu tronqué, suggérant ultimement la valeur négative des individus humains. De véritables inovations pourraient nous sortir de ce dilemme, mais ceux qui détiennent le pouvoir les considéreraient-elles ?

Tout comme l’observe Mac Slavo, c’est l’inviabilité du spectre financier qui est le plus gros candidat à la contribution de la destruction, de la mort et de la perte des standards de vie à travers le monde:

Il faut dire haut et fort qu’avoir généré des milliers de milliards de dollars de dette ces dernières décennies, tout comme le pétrole, n’est pas soutenable à long terme. Comme le système entier de la consommation est basé sur cette dette, si la confiance dans ce système est perdue, cela aura sûrement le même effet que celui du pic pétrolier. La dette, même si elle est fabriquée de l’air du temps, est essentiellement une promesse fondée sur une ressource physique. Cela est basé sur l’idée que quelque chose sera créé par quelqu’un à un moment donné afin d’honorer la dette. Nous les peuples, sommes les dommages collatéraux de toute cette dette flottant dans notre système. Mais nous sommes arrivés au point où la dette, quelque part dans la zone des 200 000 milliards de dollars rien qu’aux Etats-Unis, est bien plus importante que notre capacité de rassembler suffisamment de temps et d’énergie pour repayer capital et intérêts.

Ainsi, ce “pic de la dette”, créé pour nous sauver de nos pratiques insoutenables, devrait être de plus de soucis pour nous que le “pic pétrolier” ou l’eau. Parce que quand nous aurons finalement atteint la limite de notre dette et il est maintenant évident que le soutien collatéral de cette dette est incapable de produire suffisemment pour la rembourser, alors nous aurons une toute autre signification pour le terme de “dégât collatéral”.

Lire cet article ici:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30241
Article original en anglais :
http://www.infowars.com/mit-predicts-half-of-humanity-to-be-culled-in-post-industrial-crash/ 

Traduction par Résistance 71 

 


 Articles de Aaron Dykes publiés par Mondialisation.ca
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Le déni démocratique, un article de Pierre Lévy.

13 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

  austeriteLe déni démocratique

Le compte à rebours électoral emplit désormais l’espace médiatique d’un tintamarre assourdissant. Depuis quinze mois il est vrai, le bruit de fond de la « campagne » est allé croissant, sans guère de répit. Le message implicite est que la course à l’Elysée constitue une échéance capitale – « la mère de toutes les batailles » selon la bulle médiatico-politique, qui s’y prépare en réalité depuis cinq ans.

 

On peut cependant douter de cette importance, si l’on se place du point de vue du peuple, et des conséquences, directes ou indirectes, que ce dernier peut raisonnablement attendre des résultats des uns ou des autres.

 

S’il n’y avait qu’une seule remarque à faire quant au scrutin qui s’approche, elle tiendrait en un rappel de principe : l’élection présidentielle est, dans son essence même, un événement intrinsèquement anti-démocratique, tant par son statut que par ses effets. L’analyse est loin d’être nouvelle. Elle avait été produite dès 1962, lorsque le Général de Gaulle décida de modifier en ce sens la constitution alors vieille de quatre ans.

 

Le moins qu’on puisse dire est que les dangers alors dénoncés se sont confirmés, en réalité bien au-delà de ce qui avait été prédit. Quoiqu’on pense du chef de l’Etat de l’époque, au moins avait-il taillé cette réforme à sa mesure. Avec ses successeurs, la pérennité de l’élection présidentielle au suffrage universel a institutionnalisé l’effacement progressif de la démocratie, réduite désormais à un simulacre pervers.

 

Ainsi, si l’on prend l’exemple des deux candidats actuels jugés susceptibles d’accéder (ou de rester) à la magistrature suprême, l’on assiste à un spectacle burlesque ou affligeant, qui voit les équipes de campagne transformées en laboratoires marketing lançant « une proposition par jour », dont chacun sait, y compris une large part de leurs partisans respectifs, qu’aucune n’a quelque rapport que ce soit avec ce qui sera fait au lendemain du scrutin. En fait de « pouvoir du peuple », on nous sert plutôt les jeux du cirque – mais sans le pain.

 

Plus précisément : quelque soit le nom du vainqueur au soir du second tour, celui-ci n’aura été choisi, lors du premier tour, que par moins du quart des électeurs inscrits (dans l’hypothèse, très loin d’être acquise, où le score du champion aura atteint les 30%, et la participation 80%). Ce premier tour est en effet celui où l’on est censé exprimer une préférence politique. Encore cette proportion d’un sur quatre ne tient elle pas compte des votes « tactiques », ou déterminés par des circonstances (on vote pour tel ou tel, non qu’on le préfère, mais pour le mettre en meilleure position pour la course finale, ou pour « dégager » tel autre).

 

Bref, dans le « meilleur » des cas, plus de trois citoyens sur quatre, en réalité certainement beaucoup plus, ne seront pas « représentés » à l’Elysée. On aurait tort de considérer ce constat comme seulement « théorique » ou abstrait, car le scrutin présidentiel détermine la vie politique nationale, bien au-delà de la présidence de la République. A fortiori depuis que Lionel Jospin a aggravé jusqu’à la caricature cette dérive institutionnelle en introduisant le quinquennat à la place du septennat, avec comme conséquence d’installer les législatives dans la foulée de la présidentielle, réduisant la désignation des « représentants du peuple » à un sous-produit de la bataille suprême.

 

Le « vice » du système n’est donc pas seulement qu’il encourage le « pouvoir personnel », comme l’on disait en 1962. Plus fondamentalement, le déni démocratique que constitue la course à l’Elysée structure et contamine toute la vie politique nationale sur une base frelatée. Précisons que la règle qui n’autorise que deux candidats pour le second tour a joué un rôle crucial dans la « bipolarisation », une « bipolarisation » d’autant plus redoutable que les deux forces majeures partagent désormais des conceptions politiques communes, conformément au schéma européen dominant.

 

 

 

Parmi les citoyens de sensibilité ou d’engagement progressiste, il en est de nombreux qui partagent peu ou prou cette critique du scrutin. Bien souvent cependant, une fois cette pétition de principe affirmée ou admise, l’étape suivante du raisonnement s’énonce ainsi : les choses étant ce qu’elles sont, autant profiter de l’occasion pour « peser ».

 

Raisonner ainsi revient à considérer que le déni démocratique est irréversible, qu’on ne reviendra pas « en arrière », et qu’il faut bien se contenter de « faire avec ». D’ailleurs, ne nous serine-t-on pas que « les Français sont particulièrement attachés à cette élection » ? Peu contestent cette affirmation puisque désormais ici-bas, les sondages d’opinion valent certitude sans réplique.

 

On pourrait pourtant attirer l’attention sur un point : cette fois à nouveau, glisser un bulletin dans l’urne le 22 avril reviendra, qu’on le veuille ou non, à conforter l’ancrage, l’apparence de légitimité, et finalement la pérennité de ce type de scrutin, avec les conséquences délétères évoquées. A chacun de juger si ce raisonnement de principe est négligeable au regard des résultats attendus du vote. Il faut que ceux-ci soient bien considérables pour assumer cette récurrente schizophrénie qui pourrait ainsi s’énoncer : cette élection est inepte, mais j’y participe cependant.

 

 

 

Mais quels sont donc ces résultats espérés ? Selon l’expérience, la sensibilité ou l’humeur de chacun, les espoirs peuvent être immenses ou fort modestes, les illusions prégnantes, ou lucidement écartées.

 

C’est dans ce contexte qu’on peut s’intéresser à ce que de très nombreux médias ont nommé « le phénomène Mélenchon ». Ce n’est pas faire injure à l’ancien sénateur que de constater qu’en l’espace de quelques semaines, il s’est vu accorder les privilèges des feux de la rampe. Cette surexposition médiatique soudaine n’est sans doute pas étrangère à quelques arrière-pensées tactiques (ou stratégiques) de grands patrons de presse jusqu’à présent peu adeptes de « l’insurrection citoyenne ». Mais il serait absurde de négliger une dynamique bien réelle.

 

Incontestablement, différents facteurs ont concouru à enclencher celle-ci. La personnalité du candidat, et ses talents : oratoire, certes, mais aussi d’intelligence politique et de capacité à entendre et exprimer (fût-ce partiellement et à éclipse) une vraie sensibilité populaire (en la matière, le contraste avec la dernière décennie de ses alliés actuels ne pouvait jouer qu’en sa faveur…).

 

D’autre part, ce qui paraît émerger de sa campagne est une opposition radicale au capitalisme ultralibéral, un refus de se soumettre aux « contraintes » économiques érigées en dogme sacré depuis un quart de siècle, une ambition sociale proclamée. Si l’on voulait être taquin, on remarquerait qu’il est encore loin d’atteindre la tonalité quasi-insurrectionnelle que déploya François Mitterrand au congrès d’Epinay (1971). Plus sérieusement, il est incontestable que ce langage mobilise une partie, certes encore modeste mais manifestement grandissante, de la colère voire de l’exaspération populaires.

 

Cependant, il faut aussi citer l’envers de la médaille. Trois aspects retiennent en particulier l’attention.

 

D’abord, la sensibilité écologique est de plus en plus affirmée, et son opposition personnelle à l’énergie nucléaire, dramatique en elle-même, n’est que la partie immergée de l’iceberg, si l’on ose dire.

 

Certes, des considérations tactiques peuvent entrer en ligne de compte, mais, hélas, il est probable qu’il s’agisse bien des convictions réelles : intégration du discours consensuel vantant le « développement durable », la préservation des ressources de la planète, la sauvegarde de l’environnement – et pourquoi pas l’harmonie homme-nature, tant qu’on y est. Il affirme même : « je m’interdis le mot croissance ». Le candidat a en outre fièrement inventé le concept de « règle verte », transposition écologique de ladite « règle d’or » des économistes libéraux prônant la réduction de la dette : l’axiome consiste ici à asséner qu’il faut minimiser (voire « rembourser ») l’empreinte écologique de l’activité humaine. Règle d’or, règle verte – dans les deux cas, l’argument est le même : il faudrait « préserver les générations futures », « ne pas faire peser sur nos enfants nos comportements irresponsables d’aujourd’hui ».

 

On ne dira jamais assez à quel point cette idéologie postmoderne concentre les dimensions les plus régressives et réactionnaires de la pensée dominante. La démonstration sort cependant du cadre de ces quelques remarques.

 

Le deuxième élément a trait à la politique internationale. Certes, le champion du Font de gauche avait fait preuve de courage en refusant de s’associer à l’hystérie droit-de-l’hommiste lorsque la Chine était visée, notamment sur l’affaire tibétaine. Certes, son refus de diaboliser le socialisme cubain, et sa sympathie pour les régimes progressistes latino-américains étaient plutôt de bon augure. Las, là où Hugo Chavez et ses pairs ont dénoncé d’emblée et à juste titre hier l’agression occidentale en Libye, et aujourd’hui l’ingérence brutale en Syrie, force est de constater que le candidat n’a pas vraiment échappé aux poncifs dénonçant les « massacres ».

 

Le 18 mars 2011, il affirmait ainsi, à l’unisson de la quasi-totalité de la classe politique : « je soutiens la révolution libyenne » ; et rappelait son vote en faveur d’une motion au parlement européen demandant à l’ONU d’« intervenir militairement pour aider la révolution libyenne » (en réalité, une véritable contre-révolution). On sait (et on pouvait d’emblée prévoir) que le bras armé de ce sauvetage révolutionnaire engagé par Nicolas Sarkozy et David Cameron fut l’OTAN – une organisation dont le candidat propose, à bon droit, qu’on en sorte.

 

Notons enfin – et c’est le troisième aspect – qu’il ne propose nullement, en revanche, que la France se retire de l’organisation siamoise de l’OTAN (par sa naissance, ses inspirateurs, ses principes, son périmètre, et l’interchangeabilité constante de ses dirigeants) que constitue l’Union européenne. Même la sortie de l’euro est violemment rejetée, une position qui fait s’effondrer la cohérence opérationnelle du projet « antilibéral » qu’il promeut (cf. infra).

 

 

 

Mais en réalité, au risque de surprendre, tout cela est sans grande importance quant à la question : si je veux absolument passer par l’isoloir, qui choisir, qui ne pas choisir ? Si l’on tient vraiment à se poser cette question, alors il faut au moins tenter une réponse hors de tout affect, autrement dit qui exclut de soupeser les « bons » et les « mauvais » points, les aigreurs ou les indulgences, les sympathies ou les antipathies, les avals ou les griefs.

 

D’un point de vue matérialiste, la seule question qui vaille serait : quelles sont les conséquences prévisibles découlant du renforcement de tel ou tel mouvement électoral ? Il est alors nécessaire de suivre un raisonnement le plus rigoureux possible.

 

Que se passera-t-il au lendemain des élections ? Si le suspense est insoutenable quant au nom du futur vainqueur, on se console en sachant que la politique qu’il mènera ne comporte, elle, aucune incertitude : le nouvel élu lancera un plan d’austérité de bien plus grande ampleur que ceux déjà administrés.

 

Il ne s’agit pas là d’une prévision ou d’une hypothèse probable. Mais d’une certitude, inscrite dans les chiffres du déficit budgétaire français, et dans la lettre des dispositions européennes déjà en vigueur – en particulier les sanctions du Pacte de stabilité renforcé (« six-pack »). Cette perspective vaut quelque soit le verdict des électeurs (ainsi que l’avait aimablement précisé la Commission européenne aux électeurs irlandais, puis portugais ; pour la France, par délicatesse, c’est seulement implicite).

 

Dans l’hypothèse où l’actuel maître de l’Elysée est reconduit, nul ne peut avoir de doute sur la suite de ses intentions.

 

Mais si c’est « la gauche » ? La suite est la même, que les amis de Jean-Luc Mélenchon participent au gouvernement désigné par François Hollande, qu’ils n’y participent pas (hypothèse peu vraisemblable eu égard à la fascination qu’exercent les ors de la République sur la Place du Colonel Fabien, au prétexte qu’il faut être « à l’intérieur » pour influer sur les événements), voire que l’ancien sénateur accède lui-même à la magistrature suprême (hypothèse à peine plus vraisemblable que la précédente). Car personne ne peut imaginer un instant que la Commission européenne, fût-ce en maugréant, tienne un discours du genre : puisque les électeurs français l’ont décidé, et que, même, certains l’ont fait de manière plus massivement radicale que prévu, nous acceptons ne serait-ce que d’assouplir les exigences inscrites dans les traités et les directives.

 

Et du côté du Conseil européen ? Les vingt-six chefs d’Etat ou de gouvernement « partenaires » de la France, seront-ils tentés par un sursaut démocratique donnant acte au peuple français de son verdict électoral ? Poser la question, c’est y répondre. Dans le meilleur des cas, les pays actuellement dirigés par un socialiste – c’est-à-dire les poids lourds de l’UE : la Belgique, le Danemark et qui sait la Slovaquie – oseront suggérer à leurs pairs, indulgence suprême, d’accorder à Paris deux mois supplémentaires pour « tenir ses engagements ».

 

Jean-Luc Mélenchon exigera alors du nouveau président français qu’il « désobéisse à l’Europe ». Même s’il était juché sur 15% des suffrages voire plus, on n’est pas absolument certain qu’il obtiendra gain de cause de la part de l’actuel maire de Tulle. Notons cependant que cette « désobéissance européenne », désormais évoquée par le candidat du Front de gauche, est nouvelle, et plutôt sympathique (d’ailleurs, elle inquiète et fait enrager les dirigeants du Pcf, selon Jacques Nikonoff). Mais la vraie question reste : désobéir, mais jusqu’où ?

 

Car nul ne doit douter de la volonté de toutes les institutions européennes réunies – Conseil, Commission, « Parlement », et, in fine Cour de justice – de poursuivre le bras de fer jusqu’à la mise en place de sanctions financières croissantes. Les mécanismes ont été tout récemment renforcés, au point d’être quasi-automatiques, et d’application du reste bien plus large que le seul domaine budgétaire – et ce, sans même attendre l’entrée en vigueur aléatoire du projet de traité dit TSCG. Selon l’actuel droit européen, toute réforme économique et sociale susceptible d’avoir des conséquences « sur la zone euro dans son ensemble » (par exemple l’augmentation des salaires) est par exemple soumise à autorisation préalable de l’Union.

 

Que le carcan réglementaire européen ait récemment été resserré (dans la foulée de la crise des dettes) au point de ne laisser aucune marge de manœuvre à un gouvernement qui voudrait sortir de l’épure, voilà qui n’a guère été mis en avant par les grands médias. Or, nous en sommes là.

 

Il y a évidemment une ultime porte – et une seule : prendre la décision politique de s’affranchir des règles du club ; c’est-à-dire, en bon français, en sortir. Un jour ou l’autre, ce sera bien la voie qu’il faudra emprunter. Elle suppose cependant deux conditions : la volonté des dirigeants du pays de s’engager sur ce chemin ; et un mouvement populaire d’ampleur littéralement sans précédent pour appuyer ce choix et s’assurer de sa mise en œuvre.

 

Pour l’heure, ni le candidat du PS, ni son homologue du Front de gauche n’ont jamais ne serait-ce qu’évoqué cette perspective… si ce n’est pour la rejeter sur le mode vade retro Satanas. Quant au mouvement populaire, il est certainement potentiellement plus audacieux que les dirigeants cités. Il souffre cependant d’un petit handicap : aucun parti représenté à l’Assemblée nationale n’a jamais osé évoquer cette perspective, a fortiori accepté de porter politiquement cette exigence.

 

A l’évidence, aucune des deux conditions qui permettraient d’assumer jusqu’au bout ladite « désobéissance européenne » n’est donc remplie. La conclusion s’impose d’elle-même : à supposer que des velléités de s’échapper des contraintes imposées se manifestent, leurs initiateurs seront immanquablement « ramenés à la raison », de gré (le plus probablement) ou de force (le cas échéant).

 

C’était déjà l’Europe, via « la pressions des pairs » (en l’occurrence plus particulièrement de Berlin) qui avait supervisé la « pause » de 1982 décrétée par Jacques Delors, alors ministre de François Mitterrand ; le retour à l’orthodoxie d’un Jacques Chirac élu en mai 1995, après avoir, quelques semaines durant, flatté une politique volontariste contre la « fracture sociale » ; et la reddition de Lionel Jospin acceptant le Pacte de stabilité en octobre 1997, quatre mois après l’avoir dénoncé dans sa campagne.

 

Et pourtant à ces dates, l’UE ne disposait pas de moyens juridiques aussi précis, intrusifs et contraignants que ceux qui viennent d’être mis en place.

 

 

 

La critique habituellement opposée à cette démonstration est qu’elle ferait l’impasse sur le possible développement d’un puissant mouvement populaire susceptible de changer la donne. Cette objection mérite d’être examinée.

 

Car il n’est pas niable que si se développaient, au lendemain des élections (et vite, car le plan d’austérité sera exigé avant la fin mai, le calendrier de la Commission n’est pas un secret), des grèves massives paralysant le pays, et des manifestations rassemblant des millions de salariés, cela ne serait pas sans peser sur le nouveau pouvoir, lui permettant (ou l’obligeant à) une certaine fermeté. Mais ce rapport de forces ne peut influer que dans le cadre national. Les dirigeants européens ne changeraient pas pour autant leur fusil d’épaule. C’est même la raison d’être la plus fondamentale de l’intégration européenne : déconnecter les centres de décision politique de la volonté des peuples (en niant la souveraineté de ceux-ci).

 

L’on est dès lors ramené à la problématique précédemment évoquée. Ou l’on se libère de la tutelle, ou l’on est condamné à être ramené dans le « droit chemin ». Faute de force ou de dirigeant politique assumant la première option de manière conséquente (permettant ainsi au peuple de s’en emparer), c’est hélas la seconde qui prévaudra. Car il n’y a dans ce contexte, aucune échappatoire, aucune voie médiane possible. Ne serait-ce que parce que les dirigeants européens eux-mêmes n’ont pas le choix. Seraient-ils tentés de transiger, de tolérer que la France tienne bon sur ses propres choix, ce serait tout l’édifice européen qui s’effondrerait. Accepter une exception reviendrait à tuer les règles qu’ils ont imposées avec tant de persévérance depuis cinq décennies

 

La brutalité avec laquelle les plans de régression à peine imaginables ont été imposés à la Grèce – malgré des mobilisations populaires massives, parfois quasi-insurrectionnelles – donne une idée de l’intransigeance avec laquelle l’oligarchie européenne accueillerait tout semblant de désobéissance de la France, dont la place dans l’économie communautaire est autrement plus stratégique.

 

En réalité, le plus probable est qu’une victoire de la « gauche », même avec une puissante dimension « radicale » (à supposer que ce qualificatif soit justifié), s’accompagne d’une forte attente, vite transformée en un certain attentisme.

 

Piège redoutable : plus la dynamique pré-électorale Mélenchon est forte, plus elle est porteuse de désenchantement dès lors que les espoirs se heurteront au mur européen évoqué. Ensuite, on ne connaît que trop les avatars successifs du désenchantement : désillusion, démobilisation, résignation. Un résultat très précisément inverse de celui tant rêvé à travers une sorte de pensée magique : celle-ci stipule qu’une dynamique croissante qui se cristalliserait dans les urnes pourrait enclencher un mouvement dont on espère – sans trop savoir comment, et pour cause – qu’il balaierait les obstacles sur son passage.

 

Certes, l’histoire ne se déroule jamais comme il est prévu. Il n’est en la matière aucun déterminisme qui permettrait d’édicter des certitudes absolues. Faute de mieux, la raison impose donc de réfléchir en termes de probabilités, et de se fonder sur l’expérience.

 

Cette dernière renvoie du reste un constat : dans l’histoire de la cinquième République (et l’on pourrait aisément élargir le propos), les mouvements sociaux les plus marquants (indépendamment même de leur succès ou non) se sont tous déroulés quand la droite était au pouvoir, de mai-juin 1968 jusqu’à la mobilisation de 2010 contre la réforme des retraites, en passant par 1995, le CIP, le CPE…

 

On ne peut certes en déduire qu’un mouvement d’ampleur est impossible sous la « gauche », et encore moins que la présence de la droite au pouvoir entrainerait automatiquement des résistances résolues. Mais on ne peut pour autant balayer ce constat d’un revers de main, voire refuser même de l’évoquer, au prétexte qu’il peut mener à des conclusions quelque peu inconfortables ou dérangeantes.

 

Sans doute faudrait-il en revanche s’interroger sur le lien élections-démocratie (*). Plus ces deux notions s’éloignent dans la réalité, jusqu’à devenir étrangère l’une à l’autre, plus la pensée dominante tente d’imposer un signe d’égalité factice (en France et dans le monde). L’expérience populaire opère heureusement une dissociation. Montrer à quel point les deux termes tendent aujourd’hui à devenir antinomiques est probablement la meilleure contribution qui soit à la lucidité collective. Et donc la garantie la plus efficace contre de redoutables désillusions.

 

 

 

 

(*) Du moins si l’on s’en tient au sens originel de ce concept, qui tend désormais, par glissements successifs à dériver vers des significations pour le moins surprenantes. Une très sérieuse analyse évoquait ainsi récemment « la démocratisation de l’usage de la cocaïne »…

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La prétendue "dette" est une arnaque !

12 Avril 2012 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale

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La prétendue "dette"
 
est une arnaque.

Quel candidat de gauche
 
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prouver ?

  
 
(Les riches volent 600 Milliards par an aux impôts !)
 
 
    Bonjour à toutes et à tous,
 
Je vous invite à regarder l'indispensable vidéo de moins de quatre minutes au lien ci-dessus. Elle est extraite du soir 3 d'hier soir (10 avril 2012) et prouve qu'en France, les riches volent au moins 600 Milliards d'Euros par an aux impôts.

J'ai déjà prouvé dans mon article sur la loi Rothschild que la dette est une arnaque ; et qu'il ne faut donc pas la "rembourser". Mais, si on voulait la rembourser quand même, il suffirait de faire payer leurs impôts aux riches qui fraudent.

Cette vidéo prouve qu'on en a les moyens et qu'en seulement trois ans la dette serait "remboursée" aux banques arnaqueuses qui ont "prêté" du fric à l'État français ; puisque les riches volent au moins 600 Milliards d'Euros par an aux impôts français, et que la "dette" est de 1800 Milliards d'Euros.

En fait, il faut refuser de payer la "dette" et faire quand même payer leurs impôts aux riches, pour redistribuer l'argent aux pauvres en finançant de vrais services publics, de vraies retraites, de vraies indemnités de chômage, une vraie sécu, de vraies augmentations de salaires, etc.

Re-nationalisation totale de tous les services publics ! Et d'ailleurs, qu'est-ce qu'un service public ? :

http://mai68.org/spip/spip.php?article503

Bien à vous,
do
http://mai68.org/spip

La loi Rothschild, cause de l'endettement de la France

Georges Pompidou a été le directeur général de la banque Rothschild ; il en était le valet, il n'est par conséquent pas étonnant qu'il ait fait cette loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l'État français de battre monnaie et qui a endetté la France d'une façon structurelle et incommensurable auprès de banques privées comme la banque Rothschild. Ceci est expliqué d'une façon très facile à comprendre au lien suivant :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1245

L'INFLATION, C'EST ROBIN DES BOIS :

Il faut quitter l'Euro et l'Europe, puis supprimer la loi Rothschild pour que la France recouvre son droit de battre monnaie ; ce qui nous permettra non seulement de régler définitivement le problème de la dette, mais aussi de faire tourner la planche à billets, pour jouer sur l'inflation afin d'appauvrir les riches pour enrichir les pauvres. Voici la démonstration :

http://mai68.org/spip/spip.php?article3376

399785 265676486821138 100001363671692 647782 279637595 n

 

Europe : la parole aux peuples 
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Par
PAUL ARIÈS Directeur du Sarkophage et rédacteur en chef de Zindigné-e-s ! 
ETIENNE BALIBAR 
Philosophe ALAIN CAILLÉ Sociologue THOMAS COUTROT Coprésident d’Attac
PIERRE KHALFA 
Coprésident de la Fondation Copernic 
ARIANE MNOUCHKINE 
Artiste
DOMINIQUE MÉDA Sociologue PATRICK VIVERET 
Philosophe

http://www.liberation.fr/monde/2012/04/10/europe-la-parole-aux-peuples_810760

La crise de l’euro risque de déboucher sur l’effondrement de la construction européenne. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont imposé un nouveau traité ou «Pacte budgétaire» dans l’espoir de rassurer les marchés financiers en instituant une «règle d’équilibre budgétaire» à caractère quasi constitutionnel. Mais, loin d’éloigner le danger, ce traité va l’aggraver.

Il va en effet accélérer le processus de paupérisation aujourd’hui engagé, dont la Grèce est la pointe avancée. Avec la «troïka» (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), les gouvernements ont choisi de réduire partout les dépenses publiques, de baisser les salaires et d’augmenter les impôts indirects qui pèsent surtout sur les revenus des classes populaires. Loin de conduire à une réduction des déficits, le Pacte budgétaire, en généralisant ces politiques dépressives menées simultanément dans toute l’Europe, va aggraver le chômage, la pauvreté, les difficultés de logement, le délabrement des services publics et in fine les déficits. En laissant aux marchés financiers le monopole du financement de ces déficits, le Pacte leur laisse également un pouvoir de chantage sans cesse accru. Le Pacte budgétaire portera enfin un rude coup à la perspective de la transition écologique. Celle-ci suppose en effet d’importants investissements publics, que l’austérité budgétaire, la récession et le dogmatisme de la Banque centrale européenne vont rendre durablement impossibles.

C’est aussi la démocratie qui est mise à mal par ce nouveau traité. Les technocrates de la Commission seront seuls maîtres du calcul de ce mystérieux «déficit structurel» - concept éminemment controversé chez les économistes - qui ne devra pas dépasser 0,5%. Les sanctions contre les pays contrevenants seront désormais quasi automatiques, coupant court  à tout débat. La Commission et tout Etat qui le souhaitera pourront traîner un autre Etat devant la Cour européenne de justice pour le contraindre à réduire plus vite ses déficits. La troïka pourra imposer ses «conditionnalités» à tout pays en difficulté et, comme en Grèce, au Portugal et en Espagne, réduire les salaires, institutionnaliser la précarité et abolir la négociation collective. Cette orientation inacceptable peut déboucher sur l’effondrement de l’Union européenne et le chacun pour soi. Pour notre part nous voulons une sortie par le haut : une Europe qui s’affranchirait de la tutelle des marchés financiers. Une Europe qui se doterait d’un vrai budget grâce à une fiscalité redistributive. Une Europe qui établirait des règles et un calendrier de convergence sociale vers le haut. Une Europe qui s’engagerait résolument dans la transition écologique en aidant les pays du Sud à faire de même. Une Europe où la démocratie retrouverait droit de cité au lieu d’être étouffée par l’impitoyable et absurde discipline des marchés.

Pour ouvrir cette perspective, il faut d’abord un mouvement de fond des sociétés européennes. Une puissante mobilisation citoyenne transeuropéenne pourrait résulter de la convergence des mobilisations syndicales, associatives, d’Indignés, d’audit citoyen des dettes publiques. La ratification du Pacte budgétaire doit intervenir avant la fin 2012. Elle peut et doit être l’occasion pour les peuples de s’emparer de ces questions et de décider directement. C’est pourquoi nous nous prononçons pour un référendum, partout où ce sera possible, sur les choix européens qui permettra de mener un débat approfondi, à commencer par la France. Il ne s’agit pas de rejouer le match de 2005 : la crise financière et celle de l’euro ont redistribué les cartes, comme en témoigne l’engagement, pour la première fois, de la Confédération européenne des syndicats contre un traité européen. Il s’agit plutôt de dire deux choses : non, nous n’acceptons pas ce Pacte budgétaire qui enfonce l’Europe dans son échec ; oui, nous voulons initier, avec les peuples européens qui le souhaitent, une construction alternative. Nous ne voulons pas du repli national ; mais nous n’acceptons pas non plus les abandons de souveraineté démocratique au bénéfice de la finance sous prétexte qu’ils serviraient le projet européen.

Au cas où la majorité issue des élections de mai et juin n’engagerait pas l’organisation de ce vaste débat démocratique dont la France et l’Europe ont tant besoin, nous prendrons l’initiative de proposer à la société civile d’organiser en France un référendum d’initiative citoyenne autour de ces questions. Pour que des millions de citoyens s’engagent avec nous dans ce débat et commencent à se réapproprier ensemble l’avenir de l’Europe.

 

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