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Le blog de Lucien PONS

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NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

12 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La Russie, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Les média

NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

NOUVELLEAKS par Slobodan Despot

Le cœur du système

«La propagande sert davantage à nous justifier nous-mêmes qu’à convaincre les autres; plus nous avons de raisons de nous sentir coupables, et plus fervente sera notre propagande.»
(Eric Hoffer, The True Believer: Thoughts on the Nature of Mass Movements)

Dans Le Maître et Marguerite, le chef-d’œuvre de Mikhaïl Boulgakov, le Diable apparaît en personne sous la cape du magicien Woland. Le Diable est joueur: il s’amuse à tester la vanité et la crédulité des hommes. Et il sait qu’il n’est d’humains plus crédules que les incrédules de métier. C’est ainsi que son premier interlocuteur, Berlioz, vedette littéraire du Moscou soviétique et athée militant, finira décapité par un tramway, exactement comme le magicien le lui a prédit.
Ah! S’il avait un seul instant pris au sérieux l’existence du Tentateur qui venait, justement, de lui offrir une cigarette…

Des blagues à ne pas faire en société
«Qu’est-ce que le Système ?»
me demandent sans cesse les idiots utiles du Système. (Tweet, 5.2.2017)

Nous sommes témoins d’une plaisanterie semblable lorsque nous parlons du «Système». Il m’arrive ainsi de lancer des aphorismes à ce sujet dont les échos sont connus d’avance: «Complotiste !», me répliquent aussitôt des sceptiques venus de divers horizons culturels et politiques, mais qui ont généralement en commun un binôme de caractéristiques paradoxal: d’un côté, la foi dans le rationalisme et le «fact-checking», et de l’autre des convictions morales et politiques d’une naïveté extrême. Ils s’attribuent à la fois une haute capacité de discernement, une mission de «vigilance citoyenne» et une position critique vis-à-vis du pouvoir.
Dans le langage ras-du-sol des services, ce sont de parfaits idiots utiles.

L’idiot utile est celui qui croit qu’il ne croit pas ce qu’il croit, mais qu’il le sait. Que sa subjectivité n’y est pour rien. Que sa connaissance ne lui vient pas par un quelconque canal d’influence ou d’endoctrinement, mais de la vérité des choses elle-même. Sans filtre. Sans intermédiaire. Sans diable ni système.

Le Système, selon eux, n’existe pas. Ou, s’il existe, il n’a ni malice ni intention particulière. Il fait partie du paysage comme le climat ou la course des astres et obéit aux décrets des institutions comme la charrue au laboureur. Ce qui existe, pour cette catégorie d’esprits, c’est l’«Antisystème», à savoir tous ces milieux étranges et «sulfureux» qui, sous couvert de «résistance» contre un spectre de leur invention, complotent pour renverser la démocratie. Quelquefois, souvent même, ces innocents décrètent que le Système, c’est justement ça: l’Antisystème. Tout comme les étiquettes, les causes et les effets s’intervertissent facilement. Pour que l’«Antisystème» soit moralement condamnable, pour qu’on puisse le censurer et le liquider sans états d’âme, il est nécessaire que sa cause soit une illusion.
Mais entre ces deux termes, lequel découle de l’autre?
La nécessité de bâillonner l’opposition à cause de ses mensonges, ou la nécessité de prouver que ses vues sont des mensonges afin de la bâillonner?

C’est celui qui dit qui est !
Les comploteurs dénoncent les complotistes. Quoi de plus normal? (Tweet, 31.1.2017)

Et de même: où se situe le crime de complot, si complot il y a? La divulgation massive, par WikiLeaks, des e-mails de Mme Clinton et de son entourage montre que la direction du parti Démocrate avait été accaparée par des gens qui, littéralement, passaient leur temps à comploter en coulisses: contre la Libye, pour la destruction de l’enseignement et de la conscience civique, pour les intérêts du complexe militaro-industriel, et j’en passe. Le déchaînement même du milieu médiatico-politique face à cette divulgation montre que les tractations secrètes avec des agents d’influence sans investiture démocratique sont un mode de gouvernement admis et protégé. Ainsi le complot a-t-il été attesté comme une réalité indiscutable et omniprésente par ses protagonistes et défenseurs mêmes! Mais par un extraordinaire renversement rhétorique, le crime de complot a été rejeté sur ceux qui, justement, le dévoilaient au grand jour — ainsi que sur leurs hypothétiques alliés russes (car le mot «russe» est un utile déclencheur réflexe qui associe immédiatement à l’espionnage, à la propagande et à la désinformation). En effet, le seul moyen de berner le public et de détourner son attention du complot indiscutable qu’il avait sous les yeux était de pointer du doigt un complot bien plus menaçant, d’autant plus menaçant qu’on ne pouvait en montrer qu’une ombre: celui liant Poutine à Trump via Julian Assange!

Et voici donc les comploteurs devenus complotistes à leur tour en dénonçant le complot des complotistes visant à faire éclater leur propre complot!

On pourrait étendre ce jeu de miroirs à l’infini. Ce qu’il reflète fondamentalement est très simple et vieux comme le monde: les rapports de force entre l’ordre établi et l’opposition, entre le discours du pouvoir et sa contestation. Selon que vous serez puissant ou misérable,/Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir, résumait sobrement La Fontaine dans «Les Animaux malades de la peste». OU Blaise Pascal, dans ses Provinciales, s’adressant à ses adversaires jésuites d’une mauvaise foi criante: «Vous êtes quatre-vingt docteurs, mes bons Pères, et je suis seul. Vous avez forcément raison!» (Je cite de mémoire.)

Voilà donc le billard à mille bandes réduit à un vulgaire jeu de quilles: celui qui tient en main la grosse boule est en position de faucher les autres, un point c’est tout. Or, quoi qu’il arrive, la main qui tient la boule est celle du Système. Les quilles peuvent être blanches, jaunes, vertes ou rouges, elles peuvent être «de gauche» ou «de droite», mais le choix à l’échelon des existences se ramène à cela: il y a ceux qui lancent la boule et ceux qui attendent d’être fauchés ou épargnés par le projectile.

Pourquoi tous ces faisceaux ?
«Une intelligentsia dominante, que ce soit en Europe, en Asie ou en Afrique, traite les masses comme une matière première qu’on peut soumettre à expérimentation, manipuler et gaspiller à volonté.» (Eric Hoffer, The Temper of Our Time, 1967)

Le mot système vient du verbe grec systeô, qui signifie attacher ensemble, entrelacer. En politique, le système est souvent représenté par des faisceaux: les convergences d’énergies tenues ensemble par le pouvoir central. On pense machinalement à Rome ou au fascisme italien. On oublie que ces mêmes faisceaux sont aussi sur les armoiries de la présidence française. Le Système, c’est le fascisme absolu, l’ordre en soi, tel qu’il se maintient et se perpétue, abstraction faite de l’idéologie et des justifications qu’il se donne. Il prend de plus en plus d’autonomie à mesure que la société humaine se technicise et se complexifie, en cela même qu’il exclut les impondérables du facteur humain tels que le libre arbitre, le bon vouloir, la vindicte ou la clémence.

La meilleure définition du mot tel qu’il nous intéresse ici a été donnée par Pontus de Thyard au XVIe siècle: «Ensemble dont les parties sont coordonnées par une loi». La loi est au centre. Le Système règne quand aucune volonté humaine, aucune loi morale ne peut se hisser publiquement au-dessus de la loi écrite. Sur le plan officieux, il en va tout autrement: plus la loi publique est rigoureuse, et plus les dérogations octroyées aux satrapes sont généreuses. Plus le commun est jugulé, et plus la nomenklatura s’auto-absout. Il suffit d’observer la classe politique pour s’en convaincre.

Encore faut-il que ce que nos yeux voient puisse — ose — remonter jusqu’au cerveau et que celui-ci en tire des conclusions. C’est une étape que le Système s’emploie à désactiver en criblant de tabous le discours public avec l’aide cruciale du dispositif de l’instruction et des médias. Il aura fallu un dressage rigoureux pour enseigner aux consciences contemporaines à craindre l’invocation même du «Système» et à censurer ceux qui en parlent. La crédulité est l’un des éléments clefs de ce dressage. On apprend à admettre n’importe quelle affirmation, pourvu qu’elle vienne d’une source autorisée. Par exemple, qu’une simple grippe saisonnière est une menace pour l’humanité ou qu’un avion de ligne détourné par des pilotes amateurs peut faire crouler un gratte-ciel sans même le toucher. Cette crédulité implique à la fois de l’ignorance (en matière scientifique et logique) et de l’obéissance. Ce qui, à l’aube de la conscience éclairée, était considéré comme des tares à déraciner est devenu aujourd’hui des vertus «démocratiques» que les ingénieurs sociaux entretiennent.

«Nous avons tous été assez satisfaits de dégrader le gouvernement, de laisser tomber le civisme et en général de conspirer à produire des citoyens ignares et obéissants» écrivait ainsi en mars dernier Bill Ivey, le «monsieur Culture» de Bill Clinton, à John Podesta, le chef de campagne de Mme Clinton. Ces agents d’influence étaient encore, en mars 2016, ceux qui tenaient la boule du jeu de quilles. Ils étaient au cœur du système, si certains de leur domination qu’ils se permettaient des aveux écrits qu’une personne avisée hésiterait à livrer même à l’oreille d’un ami. Ils ne pouvaient imaginer que, huit mois plus tard, ils se retrouveraient à la place des quilles.

Ils n’y sont pas du reste, le Système ayant engagé une guerre totale contre ce président indésiré que les médias ne nomment jamais «l’homme le plus puissant du monde» ainsi qu’ils le faisaient avec tous ses prédécesseurs.

Le Système est impersonnel, même s’il a un ample personnel à son service et même s’il confère à l’élite de ce personnel des pouvoirs dont les rois et les tyrans de jadis ne disposaient pas. L’erreur de ceux qui le contestent (et la technique de ceux qui veulent en détourner l’attention) est de le personnaliser: de réduire des lois générales et des mécanismes à des individus et à des traits de personnalité. Les gouvernements combattus par le Système sont systématiquement réduits à des régimes, et les régimes eux-mêmes à la seule figure de leur chef (Kadhafi, Saddam, Assad, Poutine…); cependant que les «Antisystème» s’acharnent à identifier derrière le mécanisme des «tireurs de ficelles» dont l’existence ou non n’a aucune importance.

Lorsque l’action personnelle commence à compter réellement, c’est qu’on se trouve dans un système de pouvoir individualisé et donc, déjà, en marge du Système. La personnalité de l’ivrogne Juncker n’a pas plus de poids dans l’Union soviétique européenne que celle de l’ivrogne Eltsine n’en avait dans l’URSS finissante, deux systèmes inhumains en fin de course. L’opposition sourde et poltronne du pauvre Obama aux agissements de son propre appareil n’a en rien freiné l’emballement général. Mais le fait même que la personnalité de Vladimir Poutine infléchisse le cours de son histoire montre que la Russie est sortie, en partie, de l’orbite du Système.

Une autre erreur courante consiste à prêter au Système une idéologie. Le Système n’a pas d’idéologie: il se sert en opportuniste de celle qui, à un moment donné, le plus à même de consolider et d’étendre son empire. Il optera naturellement de préférence pour des idéologies collectivistes, globalistes et légiférantes. Le Système est en soi un appareil de soumission. Il exige de chaque individu, à tous les échelons, une soumission plus ou moins étendue et accorde en échange la protection, la sécurité et des privilèges. D’où son alliance naturelle avec l’Islam, qui est la Soumission, si l’on peut dire, à l’état natif. D’un côté comme de l’autre, la Loi balaie les particularités humaines, les raisons individuelles et surtout ces «lois non écrites» d’Antigone qui, à travers les siècles, ont toujours dissuadé notre propre civilisation de se transformer en un mécanisme totalitaire.

L’humain contre l’androïde
Ne jamais nommer le Système: c’est le meilleur service à lui rendre. Persée ne pouvait croiser le regard de Méduse. (Tweet, 10.12.2015)

Or ce que nous observons aujourd’hui dans nos aires est un bouleversement tectonique. L’évolution tranquille du Système vers ce mécanisme parfait via le perfectionnement technique couplé à la régression de l’humain a été bouleversée par une série d’événements politiques, mais aussi de prises de conscience psychologiques. Aux États-Unis, pour parler schématiquement, un outsider a réussi à prendre à revers le Système. Certes, M. Trump était une «huile» de premier plan de l’oligarchie américaine, mais le Système n’est pas réductible à l’oligarchie. Dans le cadre du Système, un juge vénal ou un journaliste illettré a la faculté de faire trébucher l’oligarque le plus puissant pour peu que son action serve le Système. Et non seulement Trump a-t-il réussi à enlever la présidence des États-Unis, mais encore s’emploie-t-il, depuis le premier jour de son mandat, à faire passer en force toute une série de mesures aussi perpendiculaires à la marche du Système que les bâtons qu’on met dans une roue.

Pour le dire encore plus schématiquement: l’administration Trump, comme l’État de Poutine, comme nombre d’autres insurrections décriées comme «populistes», s’emploie à enrayer la stratégie du Système dans son cœur même, laquelle consiste à abattre toutes les frontières établies par des communautés humaines conscientes (et donc des souverainetés volontaires) pour les remplacer par de nouveaux cloisonnements hermétiques dont lui seul, le Système, aurait les clefs: systèmes de sécurité et de contrôle total, omnisurveillance, dématérialisation documentaire et monétaire, puçage et traçage. Ce n’est pas un hasard si les milliardaires de la Silicon Valley — qui sont pourtant de sa classe sociale — montent en première ligne contre le nouveau président américain, aux côtés des patrons des médias de masse et des vedettes du show-biz, principaux organisateurs du décervelage et de la régression de masse.

L’enjeu de la lutte qui se développe aujourd’hui sous nos yeux dépasse les visions et la mission de tous les gouvernants de ce siècle et du précédent. Cette lutte est l’aboutissement d’une longue évolution de la civilisation européenne, qui a mis entre les mains de l’humanité les outils de sa libération en même temps que ceux de son anéantissement. L’enjeu est le choix entre une société encore calquée sur des destinées humaines ou une «entité» gérée par un Système anonyme épaulé par la mince élite gérant l’ensemble des banques et des médias et les prêtres informatiques de la post-humanité.

Coda
En ouverture de son ouvrage posthume (inédit en français), La fourmilière globale, Alexandre Zinoviev proposait au tournant du XXIe siècle une «fiction» terrifiante, qui pourtant paraît presque banale aujourd’hui:

«Notre XXe siècle aura peut-être été le siècle le plus dramatique de toute l’histoire humaine du point de vue de la destinée des gens et des nations, des idées, des systèmes sociaux et des civilisations. Mais, toutes ces choses étant posées, ce fut aussi un siècle de passion et d’aventure: siècle d’espoirs et de désespoirs, d’illusions et de visions, d’avancées et de déceptions, de joies et de malheurs, d’amour et de haine… Ç’aura été, peut-être, le dernier siècle humain. A sa suite se profile une masse de siècles d’histoire suprahumaine ou posthumaine, une histoire sans espoirs ni désespoirs, sans illusions ni visions, sans avancées ni déceptions, sans joies ni chagrins, sans amour ni haine…»

Bref, nous voici aux portes d’une masse de siècles où le Système aura éradiqué l’Homme. Ou pas ?

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Nouveau SUICIDE à l’hôpital Georges Pompidou à Paris: le MALAISE et le mal être s’amplifient parmi le personnel infirmier

8 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #La lutte des classes, #Le syndicalisme, #Services publics, #La santé

Publié par El Diablo

Hôpital européen Georges Pompidou à Paris

Hôpital européen Georges Pompidou à Paris

Après un nouveau suicide : les infirmières continuent à crier leur malaise

Paris, le lundi 6 février 2017 – Un peu plus d’un an après le suicide d’un cardiologue, le professeur Jean-Louis Mégnien, l’Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP) est de nouveau le théâtre d’un drame. Un infirmier (qui n'était pas de service à ce moment) s’y est défenestré, dans la nuit de samedi à dimanche, comme vient de le confirmer l’Assistance publique/hôpitaux de Paris (AP-HP). Un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) doit se tenir aujourd’hui en présence du patron de l’AP-HP. Alors que les conditions de travail et l’influence néfaste des pressions managériales au sein de l’HEGP ont déjà été lourdement dénoncées tout au long de l’année 2016, ce nouveau suicide devrait sonner comme une terrible piqûre de rappel, même si on ignore à cette heure la part de la dimension professionnelle dans le passage à l’acte de cet homme.

Travail à la chaîne

Cette mort fait néanmoins écho aux tristes observations de Charline, infirmière à l’origine du blog C’est l’infirmière qui dans le texte d’un manifeste qui vient d’être lancé remarque amère : « Il y aura toujours des infirmières pour remplacer celles qui se tuent, celles qui s’arrêtent, celles qui s’épuisent » et qui poursuit : « Les récents suicides d’infirmiers en sont la preuve, aujourd’hui on meurt parfois de vous soigner ». Au côté de Charline, trois autres infirmières, Corinne (à l’origine du blog La seringue atomique), Myriam (dont le blog est La petite infirmière) et Peggy (auteur de Les petites histoires de Mlle Peggy), signent le manifeste des 600 000, destiné à mettre en lumière les difficultés quotidiennes des infirmières, quel que soit leur mode d’exercice. Le manifeste met en effet en avant quatre témoignages, d’un étudiant, d’une infirmière dans une petite clinique privée, d’une infirmière libérale et d’une infirmière hospitalière qui toutes partagent la même fatigue et la même inquiétude pour l’avenir.

Le jeune étudiant constate ainsi par exemple que durant sa formation il a « eu le sentiment confus de boucher des trous, de colmater des brèches, de plâtrer du mieux que je pouvais et ce, avec un professionnalisme plus qu’hasardeux ». De son côté, Juliette, infirmière dans une clinique de province marque combien les conditions de travail actuelles mettent en péril la sécurité des patients et attisent les angoisses des infirmières. « Tous les jours, j’ai peur de me tromper, de commettre l’irréparable parce que soigner dans les conditions actuelles ressemble davantage à du travail à la chaîne » indique-t-elle. Pour sa part, Lou, infirmière libérale évoque son activité quasi quotidienne, où le repos est exclu, tandis que sa rémunération ne connaît aucune évolution. « Quinze ans à recevoir des honoraires dont le prix moyen est de cinq euros et qui n’a quasiment pas augmenté depuis trente ans », résume-t-elle.

François Fillon, cible de toutes les colères

Ce manifeste est une nouvelle tentative de sensibilisation de l’opinion publique et plus encore des autorités au malaise destructeur aujourd’hui éprouvé par toutes les infirmières. Il s’inscrit dans une dynamique qui voit les récents soubresauts de la campagne présidentielle utilisés par beaucoup pour dénoncer les écarts abyssaux entre les traitements des uns et des autres. Ainsi, une infirmière a-t-elle fait ce week-end le "buzz" en dénonçant sur Facebook dans une lettre ouverte la différence certaine entre ce qu’elle perçoit chaque mois en soignant les Français et ce que François Fillon et sa famille ont éventuellement gagné indument.

LE MANIFESTE DES 600.000 EST ICI

Aurélie Haroche

SOURCE:

 

Nouveau SUICIDE à l’hôpital Georges Pompidou à Paris:  le MALAISE et le mal être s’amplifient parmi le personnel infirmier

A notre collègue Emmanuel

Communiqué de presse

CGT HEGP (Hôpital Européen Georges Pompidou) / USAP CGT

Notre collègue Emmanuel, infirmier à la suppléance, s’est donné la mort dans la nuit du 5 au 6 février en se jetant du 8ème étage de l’hôpital.

Comme tous les personnels, vos délégués et représentants CGT sont sous le choc. Nos premières pensées vont à sa compagne, ses deux enfants, sa famille. Nous assurons ses collègues proches de notre soutien et de notre disponibilité.

Un suicide est un acte individuel dramatique dont les motivations personnelles s’enchevêtrent et ne peuvent jamais être totalement élucidées.

Mais comme tous les collègues, nous sommes frappés par le fait qu’Emmanuel soit revenu à l’hôpital pour se tuer, en dehors de ses heures de service, et en tenue de travail.

Son acte s’ajoute à plusieurs autres tragiquement similaires à l’AP-HP ces derniers mois. Les enquêtes se poursuivent sur le suicide d’un cardiologue de l’HEGP, il y a à peine un an, et soulignent un lien accablant avec la dégradation de son cadre professionnel. Il faut arrêter l’hécatombe !

Représentants du personnel, nous ne cessons de mobiliser pour s’opposer à la politique de course à la productivité et de réduction des moyens, notamment humains. Après des années de casse du service public de santé, l’Hôpital Pompidou est devenu une usine à soins, une machine à broyer les agents.

La dégradation des conditions de travail au jour le jour, les horaires déstructurés, la diminution des moments d’échanges humains et de fraternité dans les services, entraînent fatigue, stress, souffrance, mal-être aussi bien dans nos vies professionnelles que, en répercussion, dans nos vies familiales.

Ni les alertes, ni les recommandations des instances du personnel (CHSCT, CTE) ne sont prises au sérieux par une direction au fond uniquement préoccupée de « l’efficience » économique dictée par les lois successives de santé (T2A, HPST, loi Touraine). L’intention de bloquer les accès aux terrasses, après le drame, comme nous l’avons entendu hier, illustre le raisonnement technocratique, coupé des réalités humaines, des serviteurs de cette politique.

Instruits par le sinistre exemple de France Télécom, nous refusons le « management » des ressources humaines par la souffrance au travail. Nous appelons, à nouveau, dans chaque service, à alerter, dénoncer et combattre chaque application de cette politique, à créer les rapports de force pour mettre en échec chaque dégradation.

Contre le plan Hirsch, ensemble, nous avons montré que nous pouvions être forts pour résister, pour nous faire entendre aussi des patients et de la population sur des questions vitales.
Syndicalistes CGT, nous refusons le fatalisme et la résignation, nous œuvrons à la transformation de la détresse et de la colère et en riposte collective. Plus que jamais aujourd’hui.

 

Le 7 février 2017

La CGT – USAP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris)

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Parler de souveraineté a plus de sens que jamais. Par Natacha Polony

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La République, #La nation ., #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Natacha Polony

Parler de souveraineté a plus de sens que jamais

Le texte du colloque du 18 juin du Comité Orwell

Publié le 21 juin 2016 /

 

(Photo : SIPA.00677227_000002)

Je vais vous raconter une histoire1. Une histoire belge. Plus encore, l’histoire d’un symbole national belge, la mayonnaise qui accompagne les frites servies dans les baraques et les brasseries, et dont la recette traditionnelle fait la fierté de nos voisins. Récemment, un arrêté royal a autorisé à dénommer mayonnaise une préparation contenant 70 et non plus 80% d’huile, et 5 et non plus 7,5% de jaune d’œuf. La raison de cette modification est la demande adressée par l’industrie pour pouvoir rester compétitive face à la concurrence étrangère, qui propose des produits moins chers. Tollé chez les Belges qui dénoncent le dumping, la perte de qualité au nom du profit et protestent en invoquant la tradition, l’identité de leur cher pays qui serait menacée par les assauts de la modernité.

Cette histoire est une parabole chimiquement pure des conséquences d’une mondialisation dérégulée sur un corps politique : impression de dépossession et réaffirmation identitaire. Il y a fort à parier que nos amis belges seront considérés par certains faiseurs d’opinion comme de sympathiques ringards, ou, au pire, d’ignobles chauvins en pleine dérive populiste et identitaire. On leur répondra que c’est le marché qui décide, que si le consommateur préfère payer sa mayonnaise moins cher, c’est l’essence même du libéralisme, et qu’ils ne voudraient tout de même pas interdire la mayonnaise sans huile et sans œufs. Bolchéviques, va ! Et puis, si l’on n’y prend garde, avec ces histoires de mayonnaise, on va finir par parler protectionnisme, et autres lubies xénophobes. Le repli l’aura emporté sur l’ouverture, la haine sur la générosité et l’accueil. De quel droit est-ce qu’ils préfèrent leur mayonnaise, ces Belges ?

Alors nous y sommes. Parler de souveraineté a-t-il encore un sens dans un monde globalisé ? C’est la question qui nous rassemble et il n’y a pas de hasard à la poser en un 18 juin, 76 ans après un appel qui prenait justement acte de la dimension mondiale de la guerre pour en appeler à la légitimité face à la légalité qui s’était exprimée la veille à travers la demande d’armistice du Maréchal Pétain. Nous y reviendrons, mais l’homme du 18 juin est aussi celui qui déclarera le 27 mai 1942 : « La démocratie se confond exactement, pour moi, avec la souveraineté nationale. La démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave. »

 

Parler de souveraineté quand le territoire national est occupé, quand l’Etat et ses rouages ont choisi de collaborer avec l’ennemi, voilà qui est compréhensible. Mais aujourd’hui ? Est-ce que ça ne relèverait pas d’une vieille rengaine masquant des obsessions plus coupables ?

Le danger souverainiste selon Joffrin, Attali, FOG, BHL…

Il y a déjà plusieurs années que le qualificatif « souverainistes » est accolé à ces inclassables qui naviguent entre la droite et la gauche et à qui l’on a fait rendre gorge de la tonitruante victoire du 29 mai 2005. Souverainistes, c’est quand on ne dit pas « nationaux-républicains » ou autres joyeusetés. Mais souverainistes, ça ne dit pas grand-chose au plus grand nombre. Seulement le terme a ressurgi. Souvenez-vous, c’était à l’automne dernier. Libération décide de consacrer une une à Michel Onfray après son interview dans le Figaro. Et le philosophe est accusé d’avoir dérivé vers l’extrême droite, de s’abandonner à des idées nauséabondes, rances, et tout autre adjectif cher à nos anti-fascistes au nez sensible. Quelques jours plus tard, après diverses passes d’armes par médias interposés, Laurent Joffrin lâche l’argument ultime : Onfray est sur « la pente glissante du souverainisme ». Une pente qui amène à « défendre la nation au nom de la justice sociale », mais qui, nous dit le débusqueur de déviants, « finit toujours par préférer la nation à la justice sociale ». Qui prétend protéger son peuple pour mieux détester les autres. Qui rêve de frontières quand il faudrait tendre la main, ouvrir le cœur… Amen.

Le souverainisme, voilà l’ennemi. Dans un journal censément de gauche comme Libération, mais aussi dans un journal de droite libérale comme le Point. Il suffit de lire un seul éditorial de Franz-Olivier Giesbert (c’est déjà un effort) pour s’apercevoir qu’il est parti en croisade contre le souverainisme, ce nouveau fléau (parti est bien le terme : on l’a perdu depuis longtemps). Mais on pourrait citer également Bernard-Henri Lévy chez qui la lutte contre le souverainisme relève de l’exorcisme. Jacques Attali, très fier de sa dernière trouvaille, une réplique qu’il ressort dans chaque émission, face à chaque journaliste esbaudi : « Qu’est ce que c’est que cette histoire de racines. Nous ne sommes pas des radis. » Pas des chênes non plus, apparemment.

C’est donc tellement dangereux, le souverainisme, qu’il faille dégainer l’arsenal intellectuel, tout ce que le pays compte de brillants esprits ? Le souverainisme, c’est la guerre, la haine de l’Autre, le repli identitaire. Le souverainisme, ce sont les heures les plus sombres de notre histoire. Bon, le mot n’existait pas, mais on comprend. Le souverainisme occupe dans le vocabulaire politique contemporain la même place que le populisme. Il veut désigner une sorte de manipulation des masses par un discours démagogique et dont ses auteurs sauraient parfaitement combien son application serait soit impossible soit éminemment dangereuse pour l’avenir du pays.

Le libre-échange apporte la paix, bien entendu !

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EXPRESSBUSINESS résume clairement l'analyse que les "croisés de l'Europe" font de la situation nouvelle issue de l'élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, confirmant ainsi le jugement émis par "canempechepasnicolas"

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Economie, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique

Senior aide to the President, Kellyanne Conway (bottom left), Trump advisor Steve Bannon (bottom center) and others leave with British Prime Minister Theresa May (top left) and US President Donald Trump (top right) after a press conference at the White House January 27, 2017 in Washington, DC. / AFP PHOTO / Brendan Smialowski

Express
Business

Deux semaines à peine après l’inauguration du nouveau président américain, Donald Trump, les relations entre l’UE et les États-Unis semblent entrer dans une nouvelle ère.

« Les défis auxquels l’UE est actuellement confrontée sont les plus dangereux depuis la signature du Traité de Rome il y a 60 ans. Aujourd’hui, nous devons gérer des menaces inédites, en tout cas, qui n’avaient jamais été  d’une telle importance. (…) Une Chine qui s’affirme de plus en plus, la politique agressive de la Russie à l’égard de l’Ukraine et de ses voisins, les guerres, le terrorisme et l’anarchie au Moyen-Orient et en Afrique, avec l’islam radical jouant un rôle destructeur, de même que les déclarations inquiétantes de la nouvelle administration américaine font que notre avenir apparaît hautement incertain », déclaré le président du Conseil de l’UE Donald Tusk vendredi dernier, lors du sommet de Malte. Il s’est inquiété de la montée de l’euroscepticisme et a averti contre le danger accru de dislocation du bloc :

« Il faut souligner de la façon la plus claire qui soit que la désintégration de l’Union Européenne ne mènera pas à la restauration d’une souveraineté totale, mythique de ses Etats-membres, mais à leur dépendance réelle et factuelle aux grandes superpuissances : les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Ce n’est qu’ensemble que nous pourront être totalement indépendants ».

Dans le journal économique français Les Echos, l’éditorialiste Eric Le Boucher lui donne raison. Il souligne que l’Occident  a besoin de toute urgence de développer des ressources pour rivaliser avec les Etats-Unis, maintenant Trump a indiqué qu’il avait mis l’UE dans sa ligne de mire :

« Donald Trump est le premier président à ne pas raisonner comme un chef d’Etat, il pense comme le chef d’entreprise qu’il était et qu’il reste. Dans son « America First », tous les autres pays sont des concurrents qu’il convient de battre, à commencer par les deux plus gros, la Chine et l’Europe. […]

L’Europe n’a plus d’amis, elle fait face à des empires, des puissances « nationalistes », qui sont d’une nature opposée à la sienne. Le combat est d’une ampleur nouvelle car existentielle : quel genre d’animaux vont survivre au XXIe siècle ?

Pour Le Boucher, malgré l’incertitude liée aux élections à venir cette année en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, l’Europe devrait se doter d’urgence d’instances et d’institutions pour se défendre, mais aussi renforcer sa cohésion. Il rappelle que les ennemis du bloc ne sont pas qu’externes :

« Aux ennemis extérieurs s’ajoute la foule des ennemis intérieurs qui geignent des efforts et nous parlent d’une mauvaise Europe puisqu’elle impose trop de normes sur les fromages. Trump, Xi et Poutine rient beaucoup de nous voir sortir de l’Histoire. »

"canempechepasnicolas"

voit ainsi confirmée l'analyse faite par lui de la situation créée par l'élection de Donald Trump...

POUR LIRE CELLE-CI

CLIQUEZ CI-DESSOUS

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/ 2017/02/l-election-de-donald-trump-a-la-presidence-des-etats-unis-provoque-un-bouleversement-majeur-dans-l-ordre-du-monde.html

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Une société belge implante une puce électronique sous la peau de ses employés .

7 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Israël - palestine - Moyen-Orient, #Le syndicalisme

Une société belge implante une puce électronique sous la peau de ses employés .…

Et dire qu’il y en a qui trouvent ça bien!! C’est consternant

image: http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/uploads/2013/02/puce-rfid-implantation-dans-les-mains-300x245.jpg

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RFID dans les mains

Newfusion, une société malinoise, a décidé d’implanter une puce RFID sous la peau de ses employés. Huit travailleurs ont déjà été « pucés » tels des animaux de compagnie.

« C’est la même chose qu’une clef, nous explique Tim Pauwels, l’un des patrons de la société. J’ouvre la porte d’entrée et mon ordinateur. L’idée a germé après que plusieurs employés ont perdu leurs badges. Ici l’identification est ‘sous-cutanée’, vous l’avez toujours avec vous !« .

 

Enfouie, dans la chair de leur main, la mini puce à la taille d’un grain de riz. Elle coûte 100 euros et contient uniquement vos données personnelles : « On imagine à l’avenir que les services de secours seraient équipés de scanners pouvant détecter la puce RFID. En cas d’accident, les secouristes auraient directement accès à vos données, » explique un employé visiblement ravi par la technologie.

Payer une tournée grâce à votre puce

La technique RFID existe déjà depuis plusieurs années. Il y a 10 ans, les clients d’une discothèque néerlandaise payaient déjà leurs consommations grâce à une puce implantée sous leur peau. Des malades atteints de la maladie d’Alzheimer ont aussi été « pucés » aux États-Unis, sans qu’on leur ait vraiment demandé leur avis.

Et la vie privée là-dedans ?

A Malines, seuls les employés volontaires ont été équipés de la puce. Mais on imagine facilement quelles pourraient-être les dérives de cette technologie en terme de piratage des données, ou de vie privée.

« C’est un réel danger, estime Alexis Deswaef, président de la ligue des Droits de l’Homme. On ‘flique’ dorénavant les employés au plus profond de leur chair. C’est un outil de contrôle total. On peut savoir à quelle heure l’employé a commencé son service, quand celui-ci a pris sa pause cigarette. On analysera ensuite s’il est assez productif ? Que fera-t-on de cette collecte de données ? Dans le futur, braderons-nous un peu plus nos droits à la vie privée pour plus de sécurité ou de confort ? »

Lire l’article de Samy Hosni et voir les vidéos

Source RTBF.be


 
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Conférence/ Débat :"LA MISE A MORT DU TRAVAIL", organisée par l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" le vendredi 10 février 2017 à Nice.

6 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Economie, #Les transnationales, #La lutte des classes

 Conférence/ Débat :

"LA MISE A MORT DU TRAVAIL"

 Organisée par l'association

"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"

Le vendredi 10 février 2017 à Nice.

 Conférence/ Débat :"LA MISE A MORT DU TRAVAIL", organisée par l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" le vendredi 10 février 2017 à Nice.

Ce 10 FEVRIER 2017, de 18h à 21h,

maison des associations, 12 pl. Garibaldi ( salle Avelanie ),

notre association vous invite à la Conférence/ Débat

 

 

 

LA MISE A MORT DU TRAVAIL

 

 

 

Chômage massif; spéculation; paradis fiscaux; délocalisations.

 

 

Avec la participation de (Jacques COTTA (réalisateur et journaliste) ; Christina Komi (enseignant-chercheur franco-grecque)

et une tribune composée de représentants d’organisations attachées à la souveraineté nationale

 

Bonjour

Suite aux attentats du 14 juillet 2016 à Nice, suite à l’état d’urgence prolongé par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, l’activité d’éducation populaire proposée au public par l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » s’adapte.

La première conférence/débat organisée sur le thème de l’immigration a eu lieu le 29 novembre 2016. Ce fut un grand succès, les inscriptions ont été faites et nous n’avons pas pu accueillir toutes les personnes qui désiraient assister au débat sur ce sujet important. Nous avons réalisé des vidéos de cette soirée que vous pouvez visionner sur la chaîne You Tube du CNR 06. Voici les liens nécessaires :

https://www.youtube.com/watch?v=KMaKjgGf5KM

https://www.youtube.com/watch?v=YFoS1tnHR-4

https://youtu.be/Wd7bOblrn2A

Ceci permet à tous ceux qui n’ont pas pu venir, à tous ceux qui hélas n’ont pas pu entrer dans la salle et à tous les autres intéressés par ce thème de s’informer sur ce sujet essentiel. Faites circuler cette information SVP.

Nous avons en conséquence choisi pour cette deuxième conférence/débat un sujet essentiel qui nous préoccupe tous et qui doit mobiliser toute notre énergie, je veux parler du chômage. Ce cancer qui ronge nos sociétés, qui détruit notre modèle social issu de la Résistance (la Sécurité Sociale, la santé publique, l’école, les services publics, etc…) doit être au centre de nos préoccupations. Ce fléau n’est pas une fatalité, il est le fruit de choix politiques particuliers. Les paradis fiscaux, la dette, la libre circulation des capitaux, les travailleurs détachés, les organisations supranationales qui dictent aux états leurs politiques, etc…, induisent un chômage massif afin de peser sur les salaires.

Je rappelle que nous devons nous plier à la nouvelle règlementation suite à l’attentat terroriste du 14 juillet 2016 à Nice. Voici le courrier du responsable sécurité de la ville de Nice en date de septembre 2016

« Dès lors qu’une manifestation organisée par votre association est ouverte au public et qu’elle ne fait pas l’objet de réservations par les participants et qu’il n’y a pas, par conséquent, de liste d’émargement, il vous appartient de prendre des mesures de sécurité, à savoir un agent de sécurité d’une société privée agréée, pour le contrôle des sacs à l’entrée. »

Devant l’impossibilité financière de payer un agent de sécurité d’une société privée agrée – nous n’avons aucune subvention, c’est ce qui garantit notre liberté, toutes les actions sont financées par les cotisations des adhérents et par des dons – nous avons décidé d’organiser nos réunions d’éducation populaire par préinscription.

Cette introduction doit être aussi un appel pressant auprès des gens qui apprécient notre engagement et notre travail. Il faut absolument soutenir cet outil de réflexion qui s’inspire des idéaux du Conseil National de la Résistance créé par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris. Le moyen de le faire est de venir régulièrement à nos réunions et de devenir membre de l’association (voir bulletin d’adhésion joint en P.J.). Faire un don est aussi une possibilité.

Il n’est pas habituel d’inviter les citoyens à nos réunions publiques par un tel message, mais les « dispositions de sécurité » prises après les attentats terroristes en France obligent à le faire.

En espérant vous voir bientôt.

Bien cordialement.

Lucien Pons, Président de l’association « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR »

 

Présentation de la conférence.

Depuis la fin des années 80 nous assistons à l'augmentation progressive du chômage en France et dans les autres pays européens ; cette situation est étroitement liée aux choix politiques imposés par l'Union Européenne au profit des oligarchies qu'elle sert : destruction de la base productive au profit de la financiarisation de l'économie, fraude fiscale organisée des grands groupes, délocalisations des entreprises vers les pays où l'esclavage est permis.

Sans politique nationale,

sans monnaie nationale,

sans justice équitable pour les riches et les pauvres,

le travail est mis à mort.

Notre seul destin collectif est le chômage.

 

Nous vous invitons donc à participer à cette Conférence/ Débat

 

La MISE à MORT du TRAVAIL

Chômage massif ; spéculation ; paradis fiscaux ; délocalisations

 

le vendredi 10 février 2017 de 18h à 21h

SALLE AVELANIE, MAISON des ASSOCIATIONS, 12 place GARIBALDI

Entrée gratuite, sur inscription préalable

 

Intervenants :

  • Jacques Cotta (réalisateur et journaliste)
  • Christina Komi (enseignant-chercheur)
  • et une tribune composée de représentants d’organisations attachées à la souveraineté nationale

 

Seules les personnes inscrites pourront participer à cette conférence

 

Modalités d’inscription

 

attention : nombre de places limité

seules les personnes pré-inscrites pourront participer à cette conférence !

 

 

Quel que soit le mode d’inscription choisi ci-dessous, toujours indiquer vos :

prénom, NOM, code postal de résidence et

« Je m’inscris à la Conférence sur le chômage organisée par le CNR le 10 02 2017 »

 

  • Par courrier postal : CNR 06 7 rue Pierre Mellarède 06100 Nice
  • Par courrier électronique : contactcnr06@laposte.net
  • Par téléphone ( SMS ou message enregistré) : 06 82 97 97 77

 

 

 Conférence/ Débat :"LA MISE A MORT DU TRAVAIL", organisée par l'association "Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR" le vendredi 10 février 2017 à Nice.

Texte d'appui dans son intégralité

Depuis la fin des années 80 nous assistons à l’augmentation progressive du chômage dans les pays économiquement développés. En particulier, au sein de l’Union européenne ce phénomène acquiert des dimensions d’une totale fatalité, surtout depuis le moment où l’on n’a carrément plus la possibilité d'exercer des politiques nationales sur la question. La législation supranationale de l'UE y est substituée et a été taillée pour servir les intérêts des oligarchies.

Depuis un moment, nous assistons aux délocalisations massives des unités productives de plusieurs pays de l'UE, dont la France, vers des pays qui offrent une main d'œuvre à moindre coût et où il y abolition de tout droit des travailleurs et des droits de l'homme. L'UE importe de l’autre bout de la terre, à bas prix (et sans taxation) la presque totalité des produits qui circulent dans son marché, tout en démantelant la base productive locale (industrie/ agriculture). De nombreux traités et accords de l’UE, appuyés par des milliers de lobbyistes, ont établi cette situation.

Les déchets valent aujourd'hui plus que le travail qui a progressivement perdu toute sa valeur depuis que des énormes marchés d'esclaves sont entrés au jeu. La misère humaine s'est révélé la nouvelle opportunité pour des gains illimités des entreprises (qui ne versent d'ailleurs pas un sous d'impôt).

Mais les choix politiques vont bien plus loin : en même temps que l'on détruit les fondements de la base productive, de plus en plus inexistante dans les pays du dit Premier Monde, le système en vigueur donne la première place à la spéculation comme moyen principal de « production de valeur ».

Le travail n'est plus un moyen de gagner sa vie ; ni un moyen de renforcer l'économie de son pays. Les statistiques montrent que 70 % des emplois exercés par les immigrés en Europe et en Amérique du Nord appartiennent au secteur des services.

Ces données nous montrent que le travail est aujourd'hui un service que les oligarchies considèrent devoir avoir au prix minimum.

Entre le pillage des matières premières et l'extrême baisse des coûts de production, les transnationales mènent le jeu. Les énormes gains des entreprises multinationales, dont nous sommes tous les consommateurs obligés, ne s'investissent pas à l'intérieur de nos pays mais vont se garer dans les paradis fiscaux. Ce processus constitue, du début à la fin, un vol de ce qui appartient au 99 % au profit du 1 % et il a comme résultat la privation des peuples de ce qui est nécessaire pour leur vie : le prix de leurs matières premières ; la rémunération de leur travail ; les fonds nécessaires pour un système de santé, une éducation et une retraite satisfaisant pour la grande majorité ; en deux mots, de la possibilité d'une vie humaine décente.

Ceci aurait été impossible sans la tolérance et la totale complicité de nos gouverneurs, sous les auspices des sacrosaintes institutions européennes (dont les chefs sont, comme le père Juncker, mêlés à une multitude de scandales financiers et de haute trahison de leurs pays, pour lesquels ils méritent la perpétuité ou la peine de mort, si la justice pénale leur était dûment appliquée, au lieu de ça ils nous gouvernent...) et des autres organismes supra-nationaux qui mettent en concurrence les peuples, les uns contre les autres.

La guerre tout comme la perpétuation de la misère créent des conditions idéales pour l'accueil des unités de production délocalisées. Dans des pays miséreux et ravagées, où le pouvoir est détenu par des gangsters et des voyous, le travail s'effectue sans législation et sans protection des travailleurs. La migration massive des populations de l'Afrique et de l'Asie vers l'Europe crée aussi des conditions semblables au coeur de l'Europe en déstabilisant les pays d’accueil qui avaient connu un certain niveau de bien être pendant les 6 décennies qui ont suivi la 2e Guerre Mondiale.

Conséquences :

  • le rétrécissement progressif et continu des couches de la population qui vivent de façon décente (grâce à son travail).
  • la transformation de nous, français, grecs, allemands, et autres européens, en de purs consommateurs (des complices donc de ce système) des produits importés et produits par des esclaves. Cette complicité obligatoire et incontournable au système qui renforce l'esclavage d'autrui, ce même système qui nous enlève toute possibilité d'avoir du travail chez nous.
  • la réduction (rapide et efficace) de notre possibilité d'influencer, en tant que citoyens/travailleurs, les centres de décision et de législation, car ils sont de plus en plus lointains, obscurs et intouchables (le rapport des institutions de l'UE avec les industriels).

 

Parmi les sujets concernés:

 

-le rapport UE-oligarchies

-si la richesse ne se produit pas par le travail où et comment se produit elle aujourd'hui ?

-la « crise » et la socialisation des pertes : quand ils gagnent c'est tout pour eux ; quand ils perdent c'est tout pour nous...

-les privatisations présentées comme une nécessité : le bradage de l'argenterie de la maison présenté comme l'« investissement » nécessaire pour dépasser la crise.

-les organismes supra-nationaux qui se chargent du bradage : FMI ; Banque Mondiale ; MES

-le maintient délibéré, par nos gouverneurs, des immigrés/réfugiés dans l'illégalité totale, par nos gouvernements, sans statuts et sans perspective, moyen de chantage vis-à-vis du droit du travail dans nos pays.

-le rapatriement des sommes d'argent stockés dans les paradis fiscaux aurait suffi pour refaire marcher l'économie de la France (50% de l'économie mondiale transite par les paradis fiscaux).

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Vidéo sur les délocalisations (3.46 min)

Vidéo sur Alstom (5 min)

vidéo d'animation sur les paradis fiscaux (3.42 min)

vidéo sur les délocalisations (3.46 min)

https://www.youtube.com/watch?v=EkFJiTBHl_Q

vidéo sur Alstom (5 min)

https://www.youtube.com/watch?v=dOnGH9v-oIA

vidéo d'animation sur les paradis fiscaux (3.42 min)

https://www.youtube.com/watch?v=9DF2FP5W5nI

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Pour assurer la disparition de la France, Emmanuel MACRON « En Marche » vers plus d'Europe allemande..., s'exprime en anglais en Allemagne !!!!

6 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Emmanuel Macron, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Economie, #Les transnationales, #La lutte des classes

Publié par El Diablo

Emmanuel Macron en opération séduction à Berlin (source photo: lefigaro.fr)

Emmanuel Macron en opération séduction à Berlin (source photo: lefigaro.fr)

Emmanuel Macron à Berlin a donné le ton de sa visite avec un discours très volontariste - en anglais ! - sur l’Europe. « Nous sommes la seule force politique pro-européenne »

Nous voilà prévenus :

Emmanuel Macron « En Marche » vers plus d'Europe allemande...Candidat en France à la présidentielle, il s'exprime en anglais...en Allemagne ! Il est bien le plus dangereux candidat de l'oligarchie

 

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE SUR LE SITE « CanempechepasNicolas » CI-DESSOUS:

VOIR ÉGALEMENT LE LIEN CI-DESSOUS:

Emmanuel Macron, ce «petit élève de l’Allemagne»

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Présenter des candidats "insoumis" contre les sortants du PCF est stupide ! Par Gilles Questiaux.

2 Février 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #La nation ., #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Les média

 

Présenter des candidats "insoumis" contre les sortants du PCF est stupide !

31 Janvier 2017 , Rédigé par Réveil Communiste 

Surtout maintenant (31 janvier) avec Hamon dans les pattes !

Ci contre l'affiche de Mélenchon avec son candidat suppléant aux législatives à Hénin Beaumont, en juin 2012, Hervé Poly, secrétaire fédéral du PCF du Pas de Calais.

(NB : Poly n'a soutenu Mélenchon dans le débat interne du PCF ni en 2011 ni en 2016, mais il a accepté de lui céder la circonscription d'Hénin Beaumont, où JLM a réalisé somme toute un bon résultat : 21%. Cela crée, il me semble, une dette politique)

Message de GQ destiné aux "Insoumis"

J’appartiens au PCF, où je me suis rangé dans les derniers congrès dans le courant d’opposition qui était mené pour un temps par André Gerin, et j’appartiens aussi à l’ANC, association fondée le 16 janvier 2016 par des militants communistes de diverses affiliations qui en contestent la ligne réformiste, et qui ne  soutient pas de candidat aux élections.

J’anime le blog Réveil Communiste depuis sa fondation (2007), et nous avons pris position pour la candidature Mélenchon en septembre 2016. Nous avons écrit ceci pour nous moquer gentiment de nos camarades qui trouvaient que « Mélenchon n’est pas assez bien pour [eux] » : respect-melenchon-n-est-pas-assez-bien-pour-eux.

Nous en sommes maintenant au moment décisif de la campagne présidentielle où il est possible de lancer une dynamique victorieuse … ou non. toutes les énergies sont bienvenues et nécessaires pour gagner la partie.

Or depuis peu la teneur des interventions sur les listes de sympathisants de la "France insoumise" me laisse perplexe. Certains on l'air de croire que l'élection présidentielle est déjà gagnée, et qu'il faut en profiter pour purger les rangs des militants des anciens partis, forcément suspects d’arrières-pensées et on lit des âneries sur le PCF ou sur le communisme qu’on voit d’habitude plutôt dans les manuels scolaires. Rien de grave, nous avons l’habitude.

Mais j’affirme avec force qu’il serait tout à fait idiot de leur part, il n’y a pas d'autres mots, de présenter des candidats contre les peu nombreux sortants FDG, et même contre les candidats FDG et ou PCF qui tentent de reconquérir une vingtaine de sièges perdus en 2007 ou en 2012 (comme à Malakoff, Ivry, Aubervilliers, Marseille, Montreuil, Vénissieux, Bolbec, Amiens, Montluçon, Firminy, Sète, Le Havre, Echirolles, Guingamp, Alès, Gardannes, Nontron, Denain, dans les PO, etc) .

Mélenchon a besoin des un ou deux millions de voix communistes pour atteindre le second tour. Connaissant bien le PCF, et le fort patriotisme de parti qui y règne, j'affirme qu'il ne faudra pas y compter si on cherche des poux à ses élus. Il ne sert absolument à rien en lui mettant un candidat dans les pattes de provoquer la colère et le ressentiment d’André Chassaigne, qui a de l’influence sur le « peuple communiste » et qui de toute manière si on veut voir les choses froidement ne peut pas être battu dans sa circonscription.

On met en avant la démocratie et le pouvoir de la base pour remettre en cause les positions acquises. Mais les candidats au delà du niveau local ne sont jamais désigné entièrement par la base, qui d'ailleurs reflète le sommet. On ne réinventera pas la démocratie en deux coup de cuillère à pot, en investissant des inconnus sur le dos des élus PCF. Les militants de FI sont souvent jeunes et frais, et ils ont les défauts de leurs qualités.

D'autres sont déterminés au vote Mélenchon par la passion pour le vote blanc, le droit de vote à seize ans, la révocabilité des élus, et les autres pièces du mécano constitutionnel de la « France Insoumise ». C’est leur droit. Mais moi, je ne vote pas Mélenchon pour ça mais parce qu’il peut gagner et réaliser quelques promesses simples mais importantes pour notre peuple. Et je pense que ce sera le cas de millions d’électeurs.

J'ai décidé de voter pour lui quand il a clairement mis en avant sa volonté de faire en sorte que la France quitte l'OTAN. Une telle décision serait un formidable appui à la paix. S’il a les tripes de le faire, je suis prêt à manger du quinoa tous les jours pendant cinq ans si ça lui fait plaisir !

Mais aussi parce qu’il a promis de rétablir la retraite à soixante ans, et d’abroger la loi El Khomry.

La "VIème république" qui ressemble beaucoup à la quatrième, avec son assemblée toute puissante élue à la proportionnelle, elle ne m’intéresse pas. Et j’ai comme qui dirait l’intuition que ça n’intéresse pas non plus la classe ouvrière. Or c’est aussi de cette classe que dépend la victoire !

Mélenchon gagnera s'il continue à infléchir sa campagne vers la solution des problèmes concrets des gens, comme il a commencé à le faire en s'orientant vers les classes populaires, dans son "déboulé" à Tourcoing.

Il gagnera aussi si la sorte de trève conclue avec le monde médiatique qui pour le moment l'utilise pour renforcer indirectement sa candidature favorite, Macron, ne le conduit pas à un discours consensuel sur l'Europe.

Il gagnera aussi s’il met en avant de manière iconoclaste un projet économique de réindustrialisation protectionniste, capable de faire basculer de son coté le vote populaire, et pour ça il faut que le plan B sonne crédible, parce qu’il est évidemment impossible de mener une telle politique à l’intérieur de la zone euro.

Mais il ne gagnera pas s’il apparait comme un simple produit de la culture politique épuisée de la « gauche », avec son goût des discours juridiques abstraits, ses querelles de chapelles, ses illusions idéologiques, et sa rigidité tactique.

Donc, s’il vous plait chers camarades « insoumis » mettez en sourdine votre anticommunisme complètement dépassé, qui n’a vraiment rien d’original, qui n'a pas d'objet, et qui ne vous avancera à rien. Travaillons plutôt ensemble à gagner, puisque nous le pouvons. Nous pouvons faire gagner une candidature vraiment favorable aux intérêts populaires, pour la première fois depuis très longtemps. Il ne faut pas gâcher cette belle chance.

On peut toujours discuter de la justesse des choix stratégiques du PCF, mais on ne peut pas nier qu'il a une expérience politique considérable qu'il faudra mobiliser quand la vraie bataille commencera, c'est à dire après l'élection de Jean Luc Mélenchon. Car une des raisons de sa victoire possible est que l'oligarchie ne se rend pas compte du danger qu'il représente pour sa domination. Lorsqu'elle en prendra conscience il faut s'attendre à la voir se déchaîner.

GQ, 15 janvier 2017

PS l'ironie de la situation est que Mélenchon a souvent des positions plus authentiquement communistes et plus à gauche que le PCF, notamment sur la Syrie, l'Union européenne et l'OTAN.

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