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Le blog de Lucien PONS

Articles avec #la lutte des classes tag

Le go uvernement Edouard Philippe (II) est formé. La machine de guerre contre les français est lancée.

22 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #AMERIQUE, #La France, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique

Bonjour

 

Après les péripéties croquignolesques liées à l’éviction du Modem du gouvernement, le président à 17% s’apprête à détruire le modèle social français ! Mais plus grave encore, il s’apprête à terminer la destruction de la France pour le plus grand bonheur des élites mondialisées. Ces dernières attendent dans les starting-blocks le signal de la curée finale. Ces prédateurs ne conservant que l’apparence humaine, s’apprêtent à se jeter sur tous les biens, sachant que tout est et sera à vendre ! Par exemple la diplomatie française n’existe plus ; les ambassades à l’étranger sont de précieux trésors à saisir pour ces maniaques du vol en bande organisée. Hélas, ce pillage est permis par les lois actuelles et celles à venir que vont s’empresser de voter cette assemblée si peu nationale et si mal élue. L’ambassade de Vienne est sur la liste, si vous avez quelques connaissances dans la macronie , n’hésitez pas à leur transmettre cette information !

 

  • Pour bien comprendre les joies qui nous attendent, je vous transmets un document dressant un rapide inventaire des régressions programmées. Les huit morts sur ordonnances vont assurer la précarité pour tous, c’est une urgence exigée par la dictature de Bruxelles.

 

  • Pour garder le moral, rien ne vaut l’intelligence de la plume acérée de Georges Gastaud (PRCF). je vous transmets son excellent poème appelé « L’Elysée Tartufié ».

 

  • Pour finir sur une autre note d’humour, je vous propose la vidéo appelée « Zapping n° 4 » du journal mensuel RUPTURES.

 

Le poème et la vidéo sont tous deux jubilatoires.

 

Cordialement

Lucien Pons

 

  1. Le document d’information.

 

 

Le go uvernement Edouard Philippe (II) est formé. La machine de guerre contre les français est lancée.
Le go uvernement Edouard Philippe (II) est formé. La machine de guerre contre les français est lancée.

L’Elysée Tartufié.

Le go uvernement Edouard Philippe (II) est formé. La machine de guerre contre les français est lancée.
Le go uvernement Edouard Philippe (II) est formé. La machine de guerre contre les français est lancée.
  1. La vidéo de « RUPTURES ». Le zapping n°4 : le visage des institutions européennes… et ses dessous !

 

 

Le go uvernement Edouard Philippe (II) est formé. La machine de guerre contre les français est lancée.
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Ruptures, le zapping n°4 : le visage des institutions européennes… et ses dessous ! (VIDÉO) le 18 juin 2017.

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Les média

Ruptures, le zapping n°4 : le visage des institutions européennes… et ses dessous ! (VIDÉO)

Quand on prononce le mot « Europe », le visage de certains devient soudain rayonnant. Ils pensent : avenir radieux, grande aventure, bonheur commun à l’horizon. Bon, ceux-là, on va les laisser rêver, après tout, c’est bien leur droit. A vrai dire, au grand désespoir des élites dirigeantes, ces euro-enthousiastes sont de moins en moins nombreux.

Et puis il y a ceux qui estiment plutôt : l’Europe, une belle idée, dommage qu’elle soit détournée, caricaturée, dévoyée par l’ultralibéralisme. Hélas, hélas… L’Union européenne n’est pas dévoyée : ses apparents « défauts » sont en réalité sa raison d’être.

Prenons le « lobbying ». Certes, le phénomène n’est pas réservé exclusivement à Bruxelles. Mais – comme on peut le voir dans cette vidéo – il fait partie de l’essence même de l’europarlement. Il a ça en quelque sorte dans les gènes. Et pour cause : à la différence des véritables parlements, l’Assemblée qui siège à Strasbourg (et à Bruxelles) ne représente aucun peuple… puisqu’il n’y pas de peuple européen. En réalité, elle est une pièce importante d’une machinerie qui édicte des actes législatifs pour répondre aux souhaits et exigences des intérêts et catégories particulières – les grands groupes industriels et financiers, en priorité.

Cette nature particulière de l’intégration européenne – un processus décidé d’en haut sans les peuples et contre les peuples – explique que, tout naturellement, les intérêts privés tiennent le haut du pavé : les élites eurocratiques mêlent de manière indissociable les fonctions publiques et privées. D’où la fréquence des « pantouflages », autrement dit, des carrières commencées dans l’appareil européen, et brillamment poursuivies chez Goldmann Sachs ou Uber…

Enfin, il est fréquent, pour les dirigeants européens de tonner contre l’évasion fiscale. L’exemple le plus connu est celui de l’actuel président de la Commission, Jean-Claude Juncker, qui a décidé de faire de la transparence et de l’éthique la marque de fabrique de son exécutif, après avoir, comme premier ministre luxembourgeois, multiplié les rescrits fiscaux, autrement dit les accords entre fisc et grands groupes multinationaux.

Mais pourquoi s’en offusquer ? Tout cela n’est que très logique, puisque la libre circulation (des marchandises, des services, de la main d’œuvre et des capitaux) est à la base même de l’Union européenne, et figurait déjà dans le traité fondateur de la CEE (1957). Bref, fermer une usine ici, délocaliser une autre là-bas, faire transiter ses profits d’un système fiscal à un autre, voilà bien ce qui constitue la nature de l’UE. Et même ses « valeurs ». Au sens de la Bourse du même nom…

 

Découvrez le contenu original des extraits utilisés pour le zapping, grâce à la liste des vidéos sources :

Cash-for-laws: Pablo Zalba Bidegain (Parlorama)

Europe: la manipulation des hommes politiques par les lobbys (Investig Info)

Des lobbies au cœur de l’Europe (4OpenWorld)

Mais qui contrôle vraiment l’Union Européenne ? (Lapierre Tube)

Uber & Salesforce hire ex-EU politician Neelie Kroes (PondWalden)

Uber débauche l’ex numéro 2 de la commission européenne (EuroNews)

Evasion fiscale : Juncker, ce loup dans la bergerie (Arte)

Le lobbying à Bruxelles en une minute (Jean sauve l’Europe)

Pouvoir des lobbies en Europe : l’entretien avec CEO pour tout comprendre (Osons Causer)

10 faits qui montrent comment les multinationales achètent la politique européenne (Osons causer)

Lobbies: Qui gouverne vraiment l’Europe? (TV5 Monde)

Enquête RMC – Comment les lobbies infiltrent l’Union Européenne – 20/05 (RMC)

Le Parlement européen de Strasbourg, tout un monde (Documentaire CH-5)

Comment APPLE fraude le fisc en Europe ? (Le fil d’actu)

Volez, volez petits capitaux ! – #DATAGUEULE 19 (Data Gueule)

Cinq raisons de rester dans l’Union européenne (Jordanix)

Musique : Enter the Maze par Kevin MacLeod

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Jean-Luc MÉLENCHON : «Il n'y a pas de MAJORITÉ POPULAIRE pour DÉTRUIRE le CODE DU TRAVAIL »

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #Economie, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Le syndicalisme, #l'horreur économique, #Les média

Le 13 juin 2017, Jean-Luc Mélenchon était l'invité d'Élizabeth Martichoux. Il a souligné la très forte abstention des élections législatives et a expliqué qu'elle signifiait une absence de majorité populaire pour détruire le code du travail et faire entrer l'état d'urgence dans le droit commun comme souhaite le faire monsieur Macron. Alors que 74 candidat.e.s soutenus par la France insoumise sont au second tour, Jean-Luc Mélenchon à appelé les jeunes et les milieux populaires à se mobiliser pour nous permettre de représenter l'opposition humaniste, écologiste et sociale face au président de la République. 


Cette émission est mise en ligne avec l'accord de la chaîne. Retrouvez le replay officiel ici : https://www.dailymotion.com/video/x5q...

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L’Équateur condamne les médias pour ne pas avoir publié une histoire, par BBC News. "Les crises".

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique, #Les média

Source : BBC News, le 23.04.2017

La règle s’applique à quelques-unes des plus grandes publications de ce pays.
AFP GETTY images

L’Équateur a condamné à des amendes plusieurs sociétés pour n’avoir pas publié une histoire jugée d’intérêt public.

Le chien de garde officiel des médias a déclaré que la presse avait le devoir de couvrir l’histoire sur les prétendues transactions offshore d’un politicien de l’opposition et du récent candidat à la présidence Guillermo Lasso.

L’enquête a été publiée dans un journal argentin en mars.

Les chiens de garde et les sociétés de presse se sont accusés mutuellement de censure. Un appel est en cours.

La décision a été appliquée contre les journaux El Comercio, La Hora, Expreso et El Universo, et les chaînes de télévision Televicentro, Teleamazonas et Ecuavisa.

Le chien de garde connu sous le nom de Supercom a déclaré avoir condamné les compagnies à une amende de 3 750 dollars ( 3000 livres sterling), l’équivalent du salaire de base de dix journalistes.

Le directeur de Supercom Carlos Ochoa a dit que les amendes étaient à la fois une punition et une motivation pour améliorer les pratiques journalistiques.

Pedro Valverde, un avocat du journal El Universo, a déclaré à la BBC qu’il « utilisera toutes les options administratives et judiciaires possibles pour annuler cette sanction absurde ».

Le rapport « Lasso : le magnat offshore », a d’abord été publié par le journal de gauche argentin Pagina 12 et fut repris par divers autres journaux d’information équatoriens avant les élections nationales du 2 avril.

L’organisation locale de liberté d’expression Fundamedios a déclaré que le gouvernement ne devrait pas infliger d’amendes aux médias.

« C’est un acte de censure destiné à donner au gouvernement le rôle d’éditeur de tous les médias, décidant ainsi de ce qui doit être publié ou non », a dit le directeur Cesar Ricaurte.

L’enquête portait sur les prétendues pratiques bancaires offshore du candidat à la présidence Guillermo Lasso

Supercom agit en vertu de la loi controversée sur les communications.

La loi, introduite par le président Rafael Correa en 2013, donne aux fonctionnaires le pouvoir de sanctionner les médias.

La plainte récente contre les médias a été enregistrée par une organisation appelée l’Observatoire citoyen pour la qualité des communications, le 27 mars, après que le président Correa a déposé une plainte sur son émission de télévision.

L’organisation a déclaré que des sociétés de médias diverses – certaines parmi les plus importantes du pays – ont échoué à publier ou enquêter sur les accusations de transactions bancaires offshore qui « affectent le droit de voter des Équatoriens, alors que quelqu’un qui aspire à devenir président est impliqué dans des crimes potentiels. »

Le président sortant équatorien Rafael Correa et son successeur Lenin Moreno. Image Reuters

Cependant, certains médias affectés ont avancé qu’ils étaient liés par une législation contradictoire.

M. Valverde s’est référé au Code de la Démocratie, qui ne permet pas aux médias de publier des travaux qui pourraient être considérés comme agissant activement pour ou contre un candidat pendant une période électorale.

Les représentants du journal El Comercio ont également déclaré que la loi sur les communications comporte une autre clause – l’article 22 – qui stipule que le journalisme doit être vérifié et qu’il ne peut pas se fier à l’enquête argentine.

Est-ce que la loi va durer ?

M. Lasso a prévu de révoquer les lois sur la communication s’il gagne les élections.

L’ancien banquier a perdu de très peu contre le candidat de gauche Lenin Moreno.

Le nouveau président Moreno a également exprimé des réserves sur la loi, y compris sur l’annonce des sept amendes.

Il a déclaré qu’il aimerait parler à la presse directement sur le sujet, selon des rapports des médias.

Le président Correa a très souvent défendu sa loi, en faisant aussi référence à cet incident récent.

http://www.bbc.com/news/world-latin-america-39682264

Source : BBC News, 23.04.2017

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité,en citant la source.

http://www.les-crises.fr/lequateur-condamne-les-medias-pour-ne-pas-avoir-publie-une-histoire-par-bbc-news/

 

 

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Jérôme Sainte-Marie : Une élection sans le peuple ? Par Alexandre Devecchio

20 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #Le syndicalisme, #l'horreur économique, #Les média

Jérôme Sainte-Marie : Une élection sans le peuple ?

Jérôme Sainte-Marie : Une élection sans le peuple ?

 

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Témoignage des fractures du pays, le premier tour des législatives se caractérise par le plus haut taux d'abstention sous la Vème République. Le décryptage de ces élections de Jérôme Sainte-Marie.


Diplômé de Sciences Po Paris et d'une licence d'histoire, Jérôme Sainte-Marie a travaillé au Service d'Information du Gouvernement et à l'Institut Louis Harris. Il a ensuite dirigé BVA Opinion de 1998 à 2008 puis CSA Opinion de 2010 à 2013. Il a fondé en parallèle l'institut iSAMA en 2008. Il dirige actuellement Pollingvox, une société d'études et de conseil spécialisée dans les enjeux d'opinion, fondée en 2013. Il a publié Le nouvel ordre démocratique (éd. du Moment, 2015).


FIGAROVOX. - Le deuxième tour des élections législatives devrait permettre à En Marche d'obtenir une majorité très large. Cependant, l'événement marquant du premier tour a été la très faible participation. Que cela vous inspire-t-il?

Jérôme SAINTE-MARIE. - Les 51% d'abstention du premier tour sont un événement considérable. Il s'agit du premier revers politique d'importance pour Emmanuel Macron depuis son élection. À partir du 11 juin, il est beaucoup plus difficile de parler d'élan populaire en faveur du nouveau pouvoir, puisque les candidats LREM et leurs alliés ont, de fait, recueilli 1,3 million de voix de moins que leur leader au premier tour de la présidentielle. À ce niveau, on peut parler de refus de participer, d'insubordination civique. Il ne s'agit pas à ce stade de dire que cette abstention est une protestation, et pas davantage un consentement. Elle traduit cependant l'inadéquation bien perçue par les citoyens de notre mécanique électorale. Non seulement le résultat de la présidentielle conditionne celui des législatives depuis l'instauration du quinquennat mais cette fois-ci, exactement comme en 2002, les choses étaient réglées dès le soir du premier tour. Jacques Chirac, du haut de ses 19,9% de suffrages exprimés, n'avaient pas eu à faire la moindre concession politique à ses concurrents pour triompher au second tour, puis pour obtenir, avec 365 députés élus, une majorité très large pour l'UMP nouvellement créée. Emmanuel Macron aura fait beaucoup plus d'efforts, avec la constitution d'un gouvernement alliant ministres de gauche, du centre, et de la droite. L'absence de possibilité d'une majorité alternative face à lui, du fait de la quadripartition de l'opposition, aura convaincu la moitié des électeurs de l'inutilité de se déplacer. Sans le savoir, ni forcément le vouloir, ces abstentionnistes ont creusé une mine profonde sous l'édifice du nouveau pouvoir.

Est-ce l'expression d'un fossé qui se creuse entre deux France?

Après le vote de classe du premier tour, nous observons en effet une abstention de classe. Ce qui permet d'ailleurs à certains de dire que les différences sociologiques entre les différents électorats se sont estompées lors des législatives. Certes, mais précisément parce que ce scrutin s'est déroulé non seulement hors sol, car la dimension locale a particulièrement peu compté dans le vote, mais surtout hors peuple. Ainsi, 66% des ouvriers et 61% des employés se sont abstenus, au lieu de 45% des cadres. La jeunesse, si présente dans l'image projetée par le mouvement En Marche!, est en fait restée sur le bord du chemin: 64% des moins de 35 ans se sont abstenus (et encore ce chiffre est minoré par l'importance de la non-inscription parmi eux), au lieu de 35% des plus de 60 ans. Dès lors, les commentaires sur la relative homogénéisation sociologique du vote entre les différents électorats aux législatives sont sans objet. Si l'on s'en tient aux suffrages exprimés, il en manquait plus de treize millions le 12 juin par rapport au 23 avril. Ce qui s'est traduit par un corps électoral effectif totalement distordu par rapport au corps électoral théorique. Donc, oui, les législatives confirment et amplifient l'enseignement de la présidentielle. Entre les Macron-compatibles et les autres, il n'y a pas qu'une différence d'opinions, mais aussi un profond fossé social.

Une note du CEVIPOF montre que la composition de la prochaine Assemblée pourrait être plus homogène socialement que jamais. Parmi les candidats LREM, il n'y aurait que 0,2 % d'ouvrier et 0,9% d'employés. Le renouveau se fait-il par le haut?

Ce travail de Luc Rouban est d'autant plus spectaculaire qu'il montre qu'au même moment la représentation des femmes et des actifs issus du privé s'améliore. On savait que la promotion de la parité et de la diversité pouvait parfaitement s'accommoder d'une aggravation des inégalités sociales, voire en être le paravent. L'offre électorale de ces élections aura été une illustration éloquente de ce phénomène, décrit et expliqué par le chercheur américain Walter Benn Michaels. Nous touchons également à la notion de «société civile». On utilise parfois ce mot comme synonyme d'un «pays réel» qui serait masqué par l'État et le personnel politique. En fait, dans le cadre d'un système représentatif, c'est la politique, et donc les partis, qui permettent parfois la promotion d'élus issus des catégories populaires. Sinon on retombe sans s'en apercevoir, et sans parfois le vouloir, dans un recrutement élitaire. Une entreprise ne se résume pas à sa direction, ni le monde des indépendants aux fondateurs de start-ups. Il est piquant de voir le côté 19e siècle de la situation. On a une participation qui rappelle les grandes heures du suffrage censitaire, et une assemblée qui évoque un peu, mutatis mutandis, les assemblées de notables. Il ne manque même pas les Saint-Simoniens.

Après le premier tour de la présidentielle, vous évoquiez la constitution d'un bloc élitaire? De quoi s'agit-il?

Il convient de s'affranchir des termes porteurs de connotations politiques ou morales, et d'essayer de trouver une manière correcte de nommer le réel. C'est pourquoi l'opposition «peuple» - «élites» ne convient pas, le premier terme étant trop englobant, et le second trop restrictif. Même la notion de «bloc bourgeois» n'est pas simple, car elle tend à assimiler des millions de Français qui le soutiennent à une condition sociale qui n'est pas la leur. À l'inverse, selon moi, le «bloc élitaire» désigne tous ceux qui appartiennent aux élites sociales, ceux bien plus nombreux qui aspirent à en être, et enfin les personnes qui considèrent que l'obéissance aux élites est aussi légitime que naturelle. C'est donc, j'en suis conscient, à la fois une situation objective et une inclination subjective. C'est d'ailleurs pour cela que l'on parle de «blocs» sociaux. Non parce qu'ils sont composés d'une substance homogène, mais parce qu'ils constituent l'agrégation de milieux différents, et cependant solidaires. Un bloc social a vocation à exercer le pouvoir à son profit et au nom de l'intérêt général. En tant que tel, il n'est cependant qu'une construction historique, et peut se désagréger. L'extraordinaire réussite de Macron est d'être devenu l'incarnation de ce bloc élitaire, dont la constitution sur les ruines du clivage gauche-droite avait cependant débuté des années avant l'annonce de sa candidature.

Macron peut-il gouverner uniquement avec ce bloc élitaire?

La réunification des élites de gauche et de droite, sur un fond de convergence idéologique et d'homogénéité sociale, est pour le moment une réussite éclatante. On sent même, dans certains milieux aisés, une forme d'euphorie. On se croirait le 14 juillet 1790. C'est la Fête de la Fédération de la bourgeoisie contemporaine. La force propulsive d'En Marche! lui permet d'être au second tour aussi bien aux législatives qu'à la présidentielle, et ensuite son triomphe est mécanique. L'existence du bloc élitaire renvoie cependant à un problème, celui de l'affaiblissement des forces dites de gouvernement. C'est bien parce que Nicolas Sarkozy d'abord, François Hollande ensuite, ont échoué à réformer le pays autant qu'ils le souhaitaient, les deux acceptant à peu près le cadre de l'Union européenne et les exigences des marchés financiers, qu'il y a eu la dynamique En Marche! Autrement dit, l'épopée macronienne se fonde d'abord sur la volonté de donner aux réformes de structure de notre société une base politique et sociale suffisante. Si l'on considère le score du premier tour de la présidentielle et des législatives en nombre de voix, rapporté à l'ensemble du corps électoral, ce projet n'est pas encore totalement achevé. C'est là où l'on redécouvre, derrière les discours sur la société civile, l'importance du pouvoir de l'État. Le contrôle de celui-ci, exercé par des personnalités qui en maîtrisent parfaitement les rouages, tranche la question.

Face au bloc élitaire, vous évoquez un bloc populaire. Celui-ci est-il représenté actuellement? L'abstention massive traduit-elle la sécession de ce bloc?

Face au bloc élitaire, qui agrège dans sa représentation politique le parti du Président mais aussi le Modem, les UMP dits «constructifs» et les PS dits «compatibles», le bloc populaire demeure virtuel. Face à la politique prônée par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, il n'y a pas un «Front du refus», mais un «archipel du refus». C'est là un déséquilibre stratégique majeur. On en voit les effets au second tour des législatives, où dans chaque circonscription, le candidat qui affronte celui de LREM est issu le plus souvent d'une des quatre forces d'opposition, sans alliance possible, et avec en conséquence de très mauvais reports de voix. Cette situation est durable. Elle constitue une chance historique pour l'achèvement des réformes libérales annoncées. Dans la mesure où l'opposition au nouveau pouvoir prendra nécessairement une forme aussi sociale que politique, la position de la France Insoumise est assez favorable, tandis que le Front national sera handicapé par ses ambiguïtés idéologiques sur le libéralisme économique. La situation de l'UMP est certes moins grave que celle du PS, mais leur espérance commune d'une reconstitution du clivage gauche-droite pourrait bien être durablement déçue. Cet ordre politique n'a pas seulement été affaibli, il a été remplacé.

 

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/06/16/31001-20170616ARTFIG00329-jerome-sainte-marie-une-election-sans-le-peuple.php

 

 

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Et maintenant… attention à la Marche. Lees résultats aux législatives commentées par le journal "RUPTURES".

19 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #le nazisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique

Et maintenant… attention à la Marche

le 19 juin 2017
panneaux électoraux

Un parlement violet, si ce n’est ultra-violet. Une participation en chute libre, constituant même un record absolu dans ce type de scrutin. Un Parti socialiste laminé, une droite classique en déroute et éclatée. Une France insoumise finalement ragaillardie puisque, à défaut de siéger à l’Elysée comme elle en avait fugacement caressé l’espoir, elle disposera d’un groupe au Palais-Bourbon. Et un Front national qui déjoue les pronostics de ses détracteurs en faisant élire, seul contre tous, une petite dizaine de ses représentants.

Mais au-delà de ce tableau largement commenté, le second tour des législatives confirme, voire amplifie, ce que les scrutins précédents ont marqué : un fossé social de plus en plus profond.

Plus encore que d’habitude, ce sont bien les classes populaires qui ont fait massivement la grève de l’isoloir

C’est caricaturalement visible dans l’abstention : plus encore que d’habitude, ce sont bien les classes populaires qui ont fait massivement la grève de l’isoloir. Ces mêmes catégories qui avaient, pour une large part, placé Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, et permis à Jean-Luc Mélenchon de créer la surprise au premier tour de celle-ci (même si ce dernier a également rallié beaucoup de bobos des centre-villes, séduits par un discours écologique post-moderne, par ailleurs mortifère au regard de toute espérance de transformation sociale).

Idéologiquement : une France ouverte… à l’ultralibéralisme et à la mondialisation ; contre une France « arc-boutée »… sur sa protection sociale et sa souveraineté.

Les candidats macronistes étaient à 70% issus des classes supérieures et dirigeantes

Ce clivage de classe se reflète dans la sociologie des nouveaux élus. Les candidats macronistes étaient à 70% issus des classes supérieures et dirigeantes. Du coup, En Marche ! est bel et bien en passe de « renouveler » la classe politique. Mais la question est : dans quel sens ? Certes, le Palais-Bourbon ne brillait pas par l’abondance d’ouvriers, de techniciens, de caissières de supermarché ou de chômeurs.

Mais les nouveaux marcheurs se recrutent essentiellement parmi les « entrepreneurs », les patrons de start-up, les conseils en management ou les directeurs de ressources humaines. Ce que le langage bruxellois nomme avec tendresse « la société civile ». Lors de la soirée électorale, il s’est du reste trouvé des invités pour saluer l’entrée en force d’« hommes et de femmes qui connaissent l’entreprise » (privée, de préférence). Autant de nobles représentants du peuple qui, n’en doutons pas, défendront bec et ongles un siècle de conquêtes ouvrières…

Cette loi El Khomry puissance dix répond terme pour terme aux recommandations de Bruxelles

Car l’ordre du jour macronien est connu. Outre la loi dite « de confiance dans la vie démocratique » (un intitulé proprement orwellien…), c’est la loi d’habilitation permettant au futur gouvernement de démonter par ordonnances le code du travail qui tient le haut de l’affiche. Cette loi El Khomry puissance dix répond terme pour terme aux recommandations de Bruxelles. Emmanuel Macron n’a en outre pas caché que ces « réformes » au pas de charge répondaient aux souhaits de Berlin (Angela Merkel n’a pas attendu une heure après la fermeture des bureaux de vote pour envoyer un message de félicitations aux Marcheurs…) et positionnait ainsi la France en bon élève européen.

Non que le nouveau maître de l’Elysée soit un docile adjudant-chef exécutant fidèlement les ordres de l’UE. Il aspire en réalité à être, avec la chancelière, un des décideurs au sein d’un directoire européen. Car l’Union européenne n’est pas une abstraction, mais l’outil indispensable pour tenter d’imposer aux peuples ce que ces derniers auraient eu la force de refuser au niveau national.

A Bruxelles et dans les cénacles politico-médiatiques inspirés, il est désormais de bon ton, après la victoire d’Emmanuel Macron, de fêter le déclin du « populisme ». Entendre par là : les résistances aux projets économiques, sociaux et sociétaux de l’oligarchie.

Les plus lucides, cependant, attendent un peu avant de déboucher le Champagne. Car, après le code du travail, c’est le transfert de la protection sociale vers la CSG qui se profile, ainsi que 60 milliards de coupes dans les dépenses publiques – également un impératif européen.

Il n’est pas certain que le nouveau chef de l’Etat ait devant lui une Marche tranquille.

 

https://ruptures-presse.fr/actu/legislatives-resultats-macron-bruxelles/

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Vive la France Libre, par Clément Maillard.

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le fascisme, #l'horreur économique

Vive la France Libre, par Clément Maillard.

Ceux qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête de l’oligarchie capitaliste Française, ont pu former un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant d’une soi-disant nécessité de soumettre la France aux politiques austéritaires de l’union européenne, s’est mis en rapport avec les ennemis du peuple Français.

Des citoyens dupés ont pu capituler, cédant à la panique instillée par les médias, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude envers l’impérialisme euro-atlantique prônée par Macron. Cependant, rien n’est perdu !

Rien n’est perdu parce que cette lutte est mondiale. Dans l’univers libre, des forces immenses n’ont pas encore donné. Un jour, ces forces, Brésiliennes, Russes, Indiennes, Chinoises, écraseront notre ennemi européiste. Il faut que la France, ce jour-là, soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur.

Car la France n’est pas seule. Elle n’est pas seule ! Elle a avec elle des centaines de millions de Francophones, dans le monde entier, qui partagent sa culture. Elle peut s’allier avec le Royaume-Uni qui tient son Brexit et continue la lutte contre l’intégration forcée européiste.

Voilà pourquoi les Français doivent s’unir dans l’espérance, quelle que soient leurs opinions ou origines, pour défendre notre souveraineté, notre indépendance et nos acquis sociaux.

Notre pays est en danger de mort. Luttons tous pour le sauver !

VIVE LA FRANCE LIBRE !

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CANTAL : ses vaches dérangent ses nouveaux voisins, un agriculteur condamné à déménager ! [PÉTITION]

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #La mondialisation, #La République, #La nation ., #Terrorisme, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #Agriculture

Publié par El Diablo

photo d'illustration (source:Lozère Online)

photo d'illustration (source:Lozère Online)

Un agriculteur à la tête d'un troupeau de vaches, dans le village de Lacapelle-Viescamp, dans le Cantal, a été condamné à déménager sa ferme parce que ses voisins étaient incommodés par l'odeur de ses vaches et du fumier.

C'est une histoire qui agite tout le village de Lacapelle-Viescamp, dans le Cantal. Tout commence il y huit ans, lorsqu'un couple de citadins décide de s'installer dans ce petit village, calme et paisible, tout proche de la ferme de l'agriculteur. Mais quelques temps plus tard, cet éleveur de vaches Salers reçoit une convocation devant la justice, parce que ses voisins sont incommodés par l'odeur des vaches et du fumier. Sans avoir jamais dit un mot, ni pris la peine de discuter avec l'agriculteur, ce voisin grincheux décide de l'attaquer en justice. Le tribunal d'Aurillac est donc saisi, et finalement, rien n'est retenu contre le paysan, mais cette décision ne convient pas du tout au plaignant qui décide de faire appel.

L'agriculteur risque de cesser son activité

La Cour d'appel de Riom vient de donner raison au couple de citadins, et condamne l'agriculteur à éloigner ses vaches et ses bâtiments de stockage du fumier. La ferme, qui existe depuis 1802,

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CANTAL : ses vaches dérangent ses nouveaux voisins, un agriculteur condamné à déménager ! [PÉTITION]

PÉTITION :

Soutien à mon voisin paysan de Lacapelle-Viescamp (Cantal)

Aujourd’hui, en 2017, et ici, à Lacapelle Viescamp, un agriculteur se meurt !

A cause d’un voisin grincheux, l’exploitant agricole du lieu-dit Jalles se voit contraint par la justice de modifier à grand frais son exploitation agricole, voire même d’envisager une cessation.

Comme le coq qui chante trop fort, comme les cloches des églises qui sonnent trop tôt, les vaches salers dérangent… Leur vue, leur odeur, leurs déplacements incommodent le plaignant.
Dans les colonnes de notre quotidien régional nous lisons souvent de pareilles histoires. Avouons-le, il nous arrive même d‘en sourire tant l’absurdité de ces querelles de voisinages parait inconséquente.

Et pourtant, voilà déjà 8 ans que cela dure ! Sans tentative de discussion préalable, sans un mot, ce voisin dépose une plainte. L’huissier remet à notre jeune exploitant une convocation chez le conciliateur. Le motif ? Des ballots d’enrubannage incommodants. Avant même les recommandations du médiateur, les balles sont stockées sur un lieu choisi par le plaignant. Mais là encore c’est insuffisant. S’ajoutent ensuite les vaches, la grange, un bâtiment, la fosse à fumier évidemment...même le passage sur la petite route communale pose problème.

Malgré l’entente trouvée avec le conciliateur, le tribunal d’Aurillac est saisi. Rien n’est retenu contre l’agriculteur.
Mécontent de cette décision le plaignant fait appel.

Le jugement tombe :

L’agriculteur de Jalles a 8 mois pour se mettre en conformité :

- Obligation de placer les ballots d’enrubannage à 50m de l’habitation du voisin.

> Cette distance n’est pas réglementée par la loi.
(Les balles sont à la bonne distance depuis le passage du conciliateur il y a 6 ans.)

- Interdiction d’utiliser les bâtiments pour loger les animaux.

> La grange existait bien avant l’installation du riverain
(Les vaches devront dormir dehors été comme hiver.)

- Obligation de mettre les ouvrages de stockage fumier et lisier à 50m de cette maison (aujourd’hui à 35m).

> Ces ouvrages respectent pourtant les normes en vigueur.

Les conséquences sont dramatiques !

Même avec la meilleure volonté du monde, cette mise en conformité est impossible !
L’exploitation est ancienne (depuis 1802), les limites de propriété ne sont pas modulables, les riverains sont de tout cotés.
Dans 8 mois, notre exploitant, qui n’a pas les moyens de s’installer ailleurs, n’aura d’autres choix que de cesser son activité.

C’est la consternation à Jalles!

D’autant plus que cette décision fera certainement jurisprudence.
Les agriculteurs de la commune et d’ailleurs se retrouveront donc à la merci de n’importe quel caprice de voisins malveillants.

Et les agriculteurs ne sont potentiellement pas les seuls concernés.

Le plaignant a obtenu gain de cause mais cela lui suffira-t-il ?
A qui le tour ensuite ? Un chien qui aboie, des enfants qui jouent, des randonneurs qui passent, une fête d’anniversaire, le bac à poubelle qui claque, un cop qui chante, une voiture bruyante…
Nous sommes tous coupables et condamnables !

Pourtant ce conflit aurait pu être évité.
L’exploitant et ses soutiens regrettent que les représentants communaux n’aient pas joué leur rôle de médiateur au début de l’affaire. La réunion des deux parties aurait pu calmer les esprits. Cette rencontre n’a jamais eu lieu. Pire, seul le son de cloche du voisin grincheux a été pris en compte par la mairie et personne n’est venu prendre la version du deuxième protagoniste en 8 ans.

Notre paysan a décidé de se pourvoir en cassation En attendant cette nouvelle audience (en 2020 ou 2021), il a le moral au plus bas !
« Ça fait six générations que mes ancêtres travaillent cette terre et on vient nous mettre dehors ? »

Nous pouvons l’aider de façon simple :
Apportez votre soutien en signant cette pétition qui sera transmise à nos élus ainsi qu'au ministre de l'agriculture qui rappelons-le est Cantalien.

Merci pour votre lecture.

Soutien à Nicolas.

Cette pétition sera remise à:

Ministre de l'agriculture

POUR SIGNER LA PÉTITION LIEN CI-DESSOUS :

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GRÈCE: la violence imbécile des créanciers !

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #Terrorisme, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Grèce, #Le fascisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

Grève et manifestation, le 25 mai 2017, des motocyclistes livrant de la nourriture

Grève et manifestation, le 25 mai 2017, des motocyclistes livrant de la nourriture

Par Michel Husson

Le 18 mai 2017, le Parlement grec a voté à une courte majorité (les députés de Syriza et ANEL: soit 153 députés sur 300) un nouveau train de mesures d’austérité qui couvre la période 2018-2021. En réalité, il s’agit de la transposition d’un volumineux document de 941 pages préparé par les créanciers et de la mise en musique de «l’accord» conclu avec la Commission européenne le 2 mai. Le document préparatoire, le Draft Preliminary Agreement [1] (que le site Keep Talking Greece a fait fuiter) donne un aperçu de l’étendue des champs couverts. La Grèce n’est plus une démocratie: ce sont les créanciers qui rédigent les lois.

L’acharnement

Cela n’a pourtant pas suffi. La réunion du 22 mai de l’Eurogroupe (la réunion des ministres des finances) devait acter la bonne mise en œuvre des réformes en cours. Cela aurait permis de débloquer une nouvelle tranche de prêt de 7,5 milliards d’euros permettant de faire face à une échéance de 7 milliards en juillet et de rendre les titres de la dette grecque éligibles à la BCE (Banque centrale européenne). Mais les ministres européens ont refusé de donner quitus à leur collègue grec, certaines des réformes, notamment des retraites, n’étant pas assez avancées à leurs yeux.

La position des Européens était dictée par Wolfgang Schäuble et le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. Elle consiste à maintenir une pression constante sur les Grecs et à repousser autant que possible toute discussion sur un nouvel allègement de la dette grecque que demande le FMI. Les motivations sont évidemment d’ordre politique (les prochaines élections en Allemagne), doctrinal (le respect des règles) et punitif (tuer toute velléité de politiques alternatives).

Il existe par ailleurs une divergence de vues entre les institutions européennes et le FMI. Ce dernier souffle le chaud et le froid: il déclare que la dette grecque est insoutenable, mais préconise en même temps des mesures supplémentaires encore plus dures que celles des Européens. Cette position difficile à interpréter renvoie à la volonté de ne plus reproduire l’erreur commise en 2010, qui avait consisté à violer ses statuts qui lui interdisent de prêter à un pays dont la dette est insoutenable [2]. A l’appui de cette interprétation, on peut remarquer que le FMI débat actuellement des State-contingent Debt Instruments for Sovereigns. Il s’agit de titres de la dette publique dont les intérêts et le principal sont indexés sur le PIB (GDP-linked bonds) ou à maturité variable (sovereign cocoscontingent convertibles). Mais les directeurs exécutifs sont partagés comme le montre le compte-rendu de la discussion sur le rapport du staff du FMI [3], publié par coïncidence le même jour que la réunion de l’Eurogroupe. Le FMI est donc divisé, en butte aux obstructions des représentants européens en son sein.

La feuille de route de Bruno Le Maire

Yanis Varoufakis rappelait récemment [4] les promesses de soutien en faveur d’une « solution durable» que lui avait faites Emmanuel Macron, alors qu’ils étaient tous deux ministres.

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BREST (Finistère) : Les salariés DCNS de l’Île Longue en grève

18 Juin 2017 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #AMERIQUE, #L'OTAN., #La mondialisation, #La République, #La nation ., #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Le grand banditisme, #Les transnationales, #La lutte des classes, #Le syndicalisme, #l'horreur économique

Publié par El Diablo

source photo : Ouest-France

source photo : Ouest-France

Depuis jeudi [15/06/2017], les salariés de DCNS basés à l’Île Longue sont en grève. Selon eux, la direction envisagerait de leur supprimer neuf jours de repos compensateurs.

80 à 90 % des 250 ouvriers et techniciens de DCNS basés à l’Île Longue, près de Brest, seraient concernés par le mouvement de grève démarré jeudi.

Ils protestent contre une proposition de la direction qui envisagerait, selon eux, de supprimer neuf de leurs jours de repos compensateurs liés aux contraintes du site de l’Île Longue.

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