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Le blog de Lucien PONS

la republique

Appel solennel à Jean-Luc Mélenchon - Tel un judoka, retourne à ton/notre avantage, l’agression politique qui a été perpétrée. Par VINCENT CHRISTOPHE LE ROUX

19 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République

Appel solennel à Jean-Luc Mélenchon - Tel un judoka, retourne à ton/notre avantage, l’agression politique qui a été perpétrée. Par VINCENT CHRISTOPHE LE ROUX

Appel solennel à Jean-Luc Mélenchon - Tel un judoka, retourne à ton/notre avantage, l’agression politique qui a été perpétrée

Vincent Christophe Le Roux·Vendredi 19 octobre 2018

« Les bouleversements historiques sont toujours des phénomènes collectifs et les grands personnages « font l’histoire » uniquement dans la mesure où ils saisissent les occasions qui s’offrent à eux.» Lu dans l’Histoire populaire de la France de la Guerre de Cent Ans à nos jours, de Gérard Noiriel aux Editions Agone, septembre 2018 (page 15).*

Jean-Luc Melenchon, il ne faut surtout pas réduire la pression sur le pouvoir. Il faut même au contraire l’accentuer encore. Jusqu’au point de basculement !

Jean-Luc Melenchon, il faut même te saisir de cet événement politico-judiciaire pour t'imposer « erga omnes » comme le recours.

Il se pourrait bien que ce soit un de ces « événements fortuits » qui mettent le feu aux poudres, ou à la plaine... Pour autant que tu donnes envie à tous - et ce dès maintenant - d'allumer leurs propres feux partout en France, pour que tous ensemble ces feux soient, pour le système contre lequel nous luttons ensemble - malgré nos divergences et parfois même, convenons-en, nos vraies disputes - un gigantesque brasier !

Jean-Luc Melenchon, cela implique, de TA part - puisque c’est bien toi le « chef», tu le rappelles clairement dans la conférence de presse de ce jour - que tu redeviennes le recours aux yeux de tous en France, que tu redeviennes l'homme d'État dont tu avais montré l'image solide l'an dernier, mais que - hélas, hélas, hélas - tu as salie et décrédibilisé ces dernières semaines avec les jeux politiciens auxquels tu t’es livré, et avec l’affadissement d’une partie de ton discours quant à l’Union européenne, sans compter l’effet dévastateur de la vidéo de ta rencontre avec Macron à Marseille sur beaucoup de gens qui étaient pourtant avec toi jusqu’ici. Personne de ton entourage ne te l’a dit ? Aucun des députés n‘a jamais entendu cela de la part des « gens » qu’ils croisent dans leurs circonscriptions ? Personne n’a eu ce genre de retour très négatif ? Ou bien les avez-vous seulement considérés avec mépris et jugés qu’ils ne reflétaient que des avis extrêmement minoritaires ? C’est une folie de rester avec de telles considérations.

Jean-Luc Melenchon, ton camp qui, pour partie, était en train de se disperser du fait de certains errements constatés depuis quelques mois, s'est sans doute reconstitué du fait de ce qui vient de se passer, quelques aigris et irresponsables mis à part.

Alors, je t’en conjure, saisis cette opportunité exceptionnelle que le pouvoir en place t'offre à son corps défendant.

Parle de nouveau fort et clair.

Enchaîne très vite sur les perspectives politiques.

Reparle nous puissamment du projet politique global que tu portais l’an dernier.

Accepte d'entendre les demandes nombreuses en vue de perfectionner ce programme de gouvernement contre le capitalisme, l’impérialisme, et la folie destructrice de notre écosystème, demandes qui aspirent à ce que ce projet soit affermi, et rendu plus ambitieux encore qu’il ne l’est déjà.

Saisis le fanal de combat qui seul fera que la majorité de notre peuple te soutiendra le jour venu.

Tu sais très bien ce qu’il faut faire. Il y a quatre questions FONDAMENTALES auxquelles tu dois répondre comme il faut, si tu veux être en situation de constituer dès maintenant une majorité présidentielle qui t’élira demain !

1/ La question de la rupture avec l’UE

2/ La question de la politique à propos des migrations

3/ La question de la laïcité

4/ La question sociale

 

1/ La question de l’UE

Il est inutile que je te redise quelle est la seule stratégie de nature à nous conduire au pouvoir mais je vais le faire quand même. C’est elle de la libération. Et celle-ci ne saurait se réduire à prétendre mettre en œuvre le processus de « l’opt-out » comme tu l’as dit aux Amphis de Marseille. Et elle ne saurait consister seulement à « faire quand même » ce qu’on nous aurait « refusé » comme tu l’as dit. Il faut faire bien plus !

Il faut au minimum revenir à l’esprit initial du plan A et du plan B et tant pis si on perd Podemos en route. Ce n’est pas Podemos qui te fera gagner l’élection présidentielle, mais le peuple français !

Donc, il te faut dire avec force que le plan A ne se limite pas à négocier avec nos partenaires une refonte des traités mais qu’il consistera aussi en la mise en place immédiate, dès ton élection, de toute une série de dispositions politiques pour commencer à mettre en oeuvre notre programme, fussent-elles contraires aux traités et, en même temps, de dispositions législatives et réglementaires de protection économique monétaire, financière, diplomatique, militaire... de la France et de son peuple, le temps que l’on négocie avec nos partenaires et que l’on cherche à organiser non pas une seulement une « renégociation des traités de l’UE » mais bien une sortie collective, si possible de tous les États du Sud, en vue de refonder un tout autre système de coopération européenne. Et ce temps de la négociation devra être enfermé dans un délai court (entre 6 et 10 mois) car il ne s’agirait pas que les autres nous fassent perdre du temps en nous enferment dans un processus de négociation qui n’aboutirait à rien. Il ne s’agit pas d’utiliser l’article 50, mantra de l’UPR et de son N°1, mais de prendre des actes de pleine souveraineté, d’effet immédiat, avec l’appui direct du peuple par référendum pour court-circuiter les évidentes violations que nous ferons du droit actuel.

Sauf que pour l’instant, tu t’y refuses. C’est une folie, sauf si tu ne veux jamais accéder à la Présidence de la République. Car pour drainer autour de toi une majorité du peuple français, il te faut absolument, impérativement, inéluctablement défendre la souveraineté de notre peuple et le faire jusqu’au bout, sans t’arrêter au milieu du gué. Et donc en accepter toutes les conséquences en termes de stratégie politique.

Frédéric Lordon, Aurélien Bernier, Coralie Delaume, Jacques Cotta, Denis Collin, Olivier Delorme, Djordje Kuzmanovic et beaucoup d’autres ne cessent de donner leurs contributions, chacun à sa façon, et de t’appeler, indirectement, à assumer cette position avant que d’autres ne le fassent avec un tout autre projet que celui qui est le tien et le nôtre.

Tant pis, Jean-Luc Melenchon, si tu perds en route quelques mous du genou du type de ceux qui se font entendre de plus en plus fortement ces derniers temps. Et je vais même te dire : tant mieux si tu les perds car eux ne te feront jamais élire ! Eux seront même pour toujours l’obstacle majeur à ton élection, et donc à notre reprise de contrôle à travers toi. Il te faut gagner non pas leur soutien à eux mais celui du peuple tout entier sinon, en France aussi, ce sera l’extrême droite qui accédera au pouvoir ! Par notre faute et par notre inconséquence ! Par notre refus obstiné d’avoir voulu porter la parole qu’exige notre peuple !

Frédéric Lordon et Aurélien Bernier pour ne citer qu’eux deux ne cessent, depuis une bonne décennie, d’appeler la Gauche à cet esprit de responsabilité qui ferait que notamment sur le sujet de l’UE, et sur celui des « migrations », tu parles clair, sans tergiverser, sans donner le sentiment d’hésiter ou de zigzaguer.

Venons-en maintenant à la question des « migrations » justement. Ce à quoi je t’appelle, à la suite de tant d’autres, n’implique en rien que tu renies les deux sublimes « discours de Marseille » que tu as délivrés en 2012 et en 2017. Ils nous rendent fiers autant qu’ils t’honorent de les avoir délivrés. Mais cela implique par contre de ne pas céder un pouce au gauchisme « No-Border ». Tu as été clair sur le sujet et tu te fais critiquer par ces gauchistes pour cela. Mais alors, pourquoi donc as-tu infligé un cinglant et cruel désaveu public à ton fidèle et loyal grognard Djordje Kuzmanovic qui ne disait pas autre chose que toi ? Cela n’aurait été compréhensible que si tu t’étais aligné sur la ligne gauchiste du « No-border » or ce n’est pas ce que tu as fait alors pourquoi ce désaveu de ton conseiller pour les questions diplomatiques et militaires ?

Sur le troisième sujet, très délicat et très passionnel, celui de la laïcité. Tu n’es pas en cause directement car toi-même n’a jamais vraiment donné de gages à ceux que nous sommes nombreux à dénoncer et à fustiger. Mais tu as, hélas, au moins donné parfois le sentiment de tolérer un certain discours pourtant intolérable. Tu devrais parler fort et clair sur ce sujet auquel des millions de Français, de toutes opinions politiques, et de toutes origines comme de toutes religions pour ceux qui en ont une, sont très sensibles. Notre laïcité à nous est honnête, elle ne dissimule aucun racisme et aucune phobie à l’égard de quiconque. Mais nous devons être intraitables quant au refus des logiques essentialistes, indigénistes, racialistes et communautaristes qui gangrènent notre société, notre « contrat social », notre « vivre-ensemble » et qui menacent de plus en plus gravement et massivement les banlieues de certaines grandes villes. Il n’y a pas que Gérard Collomb aujourd’hui, ou le salopard Valls hier, pour le dire et pour tenter d’en tirer profit. De très nombreux insoumis, tu le sais bien, vivent au contact direct de ces situations et en souffrent, plus encore que les intellectuels amis qui dénoncent, à juste titre, ces situations de plus en plus explosives, et de plus en plus antinomiques avec les principes républicains. Henri Pena-Ruiz est un de ces intellectuels et nous pouvons nous honorer de bénéficier de sa proximité. Je peux également citer Jérôme Maucourant. Mais il y en a d’autres.

Enfin, la question sociale est également de celles qui feront ou non ton élection. Certes notre projet, s’il était mis en oeuvre, améliorerait déjà sensiblement la situation de millions d’entre nous. Personne ne le conteste. Mais si certains s’en satisfont, nous, nous voulons plus. Notamment parce que, conscients et informés de l‘Histoire, nous savons bien que si nous nous limitons à des mesures intermédiaires, nous échouerons in fine. Comme nous avons échoué hier à rompre les reins du capitalisme qui a repris du poil de la bête et a presque gagné la guerre sociale. Il y a pléthore d’exemples dans notre propre histoire française, comme il y en a plein ailleurs dans le monde. Il ne s’agit pas de transformer la France en une « URSS 2.0 », ni même d’imposer un « communisme de guerre ». Par contre, il s’agit de bien comprendre ce qui se joue et donc d’opposer à nos ennemis une force au moins comparable à la leur et si possible plus forte encore. Cela implique au minimum de refaire ce que fit le CNR mais cela implique aussi d’aller plus loin cette fois. Et pour cela, un certain Bernard Friot a quelques idées sur le sujet. Tu devrais t’en inspirer grandement plutôt que de le rejeter comme tu l’as fait trop souvent lors de ta campagne présidentielle.

Jean-Luc Melenchon, tu sais tout cela sans que j’aie besoin de te le dire. Alors passe aux actes. Et n’oublie pas ce par quoi je commençais ce billet :

« Les bouleversements historiques sont toujours des phénomènes collectifs et les grands personnages « font l’histoire » uniquement dans la mesure où ils saisissent les occasions qui s’offrent à eux.» [1]

L’occasion t’est offerte. Saisis-là !

Pour notre intérêt commun, à NOUS, LE PEULE SOUVERAIN !

 

[1] Lu dans l’Histoire populaire de la France de la Guerre de Cent Ans à nos jours, de Gérard Noiriel aux Editions Agone, septembre 2018 (page 15).

 

https://www.facebook.com/notes/vincent-christophe-le-roux/appel-solennel-%C3%A0-jean-luc-m%C3%A9lenchon-tel-un-judoka-retourne-%C3%A0-tonnotre-avantage-l/2128219607432536/

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PERQUISITIONS chez Jean-Luc Mélenchon , aux sièges du Parti de Gauche et de la France Insoumise : Les réactions de diverses organisations politiques

18 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République

PERQUISITIONS chez Jean-Luc Mélenchon , aux sièges du Parti de Gauche et de la France Insoumise : Les réactions de diverses organisations politiques

Le communiqué de La France Insoumise:

Coup de force policier, judiciaire et politique contre Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise

Cher·e·s insoumis·es,

Ce mardi 16 octobre, dès 7h, le parquet de Paris, qui agit sous les ordres directs de la ministre de la justice a déclenché une opération d’ampleur contre Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, le Parti de Gauche et tous les anciens assistants du président du groupe de la France insoumise.

Des hommes armés, équipés de gilets pare-balles ont fouillé des domiciles personnels de militant·e·s, dans certains cas pendant 7 heures d'affilée. Ces perquisitions sont survenues au même moment qu'un remaniement désastreux pour le Président de la République, alors que l'exécutif est totalement décrédibilisé aux yeux des Français·es.

Il n'y avait aucune urgence à cette perquisition, justifiée par des déclarations fantaisistes d'une élue d'extrême-droite. Cette élue a avoué elle-même qu’elle n’était pas sérieuse, parlant d’un "pied de nez" .

Une autre plainte a poussé à ces perquisitions : celle de François Logerot, président de la commission nationale des comptes de campagne, qui a été remercié par Emmanuel Macron d'une augmentation de salaire de 57% en juin 2018 ! Or, les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon ont été validés sans aucune irrégularité.

Emmanuel Macron et ses proches n’ont pas à souffrir ces persécutions. Pourtant, ils ont bénéficié de dons irréguliers pour leur campagne présidentielle. Le président de la République a aussi profité d’importantes ristournes de ses amis pour diverses prestations. Pourquoi aucune enquête préliminaire n’a été ouverte ? Afin de prouver publiquement son honnêteté, Jean-Luc Mélenchon a demandé le 8 juin 2018 le rééxamen de tous les comptes de campagne.

PERQUISITIONS chez Jean-Luc Mélenchon , aux sièges du Parti de Gauche et de la France Insoumise : Les réactions de diverses organisations politiques

Le communiqué des communistes du PRCF :

 

Et maintenant les perquisitions contre l’opposition !

De façon spectaculaire, le parquet c’est à dire le ministre de la justice du régime Macron et non un juge d’instruction indépendant, a mené à l’aube comme s’il s’agissait d’une affaire de grand banditisme des perquisitions aux sièges de la FI, du PG, de JL Mélenchon et de certains de ses proches. La méthode, brutale, vise l’une des forces politiques d’opposition au régime Macron. Un régime minoritaire, illégitime et de plus en plus totalitaire.

Ces perquisitions sont menées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions dans le cadre de deux enquêtes préliminaires. La première enquête concerne des soupçons d’emplois fictifs d’attachés parlementaires au Parlement européen.  Les enquêteurs tentent de savoir si des fonds européens ont été détournés afin de rémunérer des cadres employés à d’autres tâches au sein de leur formation politique. Dans ce cadre le parti de Mélenchon fait l’objet d’une plainte… d’une responsable du front national. La seconde enquête préliminaire, ouverte en mai 2018, porte sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017 et des soupçons d’irrégularités.


Ce dernier a déclaré en direct lors de ces perquisitions : “Voici les débuts du nouveau ministre de l’Intérieur, et de la ministre de la Justice. Voilà ce qu’ils sont en train de faire pour intimider et faire peur. Ce n’est pas de la justice, ce n’est pas de la police. Nous ne méritons pas un déploiement pareil. On croirait l’arrestation de je-ne-sais-pas-quoi, d’un gang, d’une bande…”

 

l est vrai que ce sont des dizaines de policiers qui ont été mobilisés pour une opération dont il est difficile de ne pas supposer quelques arrières pensées politiques d’un président en chute libre dans les sondages. D’autant que la police et la justice n’ont pas fait preuve de pareil zèle dans les affaires Benalla, Pénicaud, Ferrand, Kohler ou Nyssen et…. Macron . En effet, ce dernier est sous le coup d’une enquête préliminaire, suite à une plainte, le 11 juin, déposée par des élus de droite dénonçant le rôle joué par la Ville et la Métropole de Lyon. Pour l’heure, Macron n’est ni inquiété ni perquisitionné. Pourtant les preuves, suite au scandale de l’entreprise GL Events et “ses ristournes” quand à la campagne de Macron, selon Médiapart ne semblent avoir inquiété en rien Macron. De même fin février, déjà, la  Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait conclu dans un rapport à des irrégularités dans le poste “donations” du compte du futur Président, le parquet de Paris n’avait alors pas donné suite. Il est vrai que les longues tractations de ces dernières semaines s’agissant des nominations à ce Parquet, impliquant directement la main de l’Elysée, montrent ce qu’il en est de ses liens extrêmement direct avec le régime Macron.

 

Pour ne citer que cet exemple, rappelons que la perquisition visant l’appartement de Benalla est restée arrêtée sur le pas de sa porte, le temps que les éléments compromettant, notamment un coffre fort dont on ignore par conséquent le contenu, soient évacués des lieux !

 

Un deux poids deux mesures qui interroge clairement, d’autant plus que cette perquisition en masse avec un déploiement de force de police important au domicile de Mélenchon, et chez les responsables, ainsi qu’au siège du mouvement a lieu le jour du remaniement présidentiel, reporté à maintes reprises. Cela sonne-t-il comme le premier acte politique du nouveau ministre de l’intérieur d’un gouvernement qui fait le choix de la fuite en avant autoritaire pour pallier sa faible base sociale et son rejet massif dans les classes populaires. ? Répression et intimidation accompagnent la régression sociale et s’inscrit dans une ambiance de fascisation du pouvoir ici comme partout au sein d’une UE de plus en plus rejetée par les travailleurs et les peuples. Une ambiance de fascisation qui voit déjà l’appareil policier et judiciaire instrumentalisé pour réprimer de façon massive le mouvement social, en visant en premier lieu les syndicalistes et les manifestants osant défendre le droit du travail, l’emploi et les salaires contre l’exploitation capitaliste. Le PRCF appelle à une vraie justice, indépendante, et exprime sa pleine solidarité à tous ceux visés par la répression du régime, à se mobiliser pour faire cesser les agissements totalitaire visant à faire taire le mouvement social progressiste, et ses organisations syndicales et politiques.

 

Le 16 octobre 2018 – Communiqué du PRCF

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PERQUISITIONS chez Jean-Luc Mélenchon , aux sièges du Parti de Gauche et de la France Insoumise : Les réactions de diverses organisations politiques

Communiqué de la Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais

pour la reconstruction d'un parti communiste révolutionnaire :

En marche... vers les heures les plus sombres de notre histoire

Sur la répression politico-policière du gouvernement contre la France Insoumise  
 

Ce matin à l’aube, des perquisitions iniques se sont déroulées au domicile de Jean-Luc Mélenchon, au siège de la France Insoumise et du Parti de Gauche. Cette entrée en matière du nouveau gouvernement et de son ministre de l’intérieur Jérome CASTANER n’annonce rien de bon en termes de lutte contre les mouvements sociaux. C’est une guerre politique de classe qui est à l’œuvre. Répression syndicale, acharnement contre les militants de la lutte de l’immigration comme Cédric Herrou, de l’écologie, …, c’est le changement dans la continuité qui se profile, c’est la poursuite de la criminalisation de la lutte pour la défense de nos conquis sociaux, démocratiques, écologiques. A qui le tour demain ?

Le plus surprenant est que les comptes de campagne de la France Insoumise ont été validés par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques alors que la campagne de Macron est toujours entachée d’une campagne téléphonique passée à 6 millions de personnes ou des ristournes de plus de 200 000 euros effectuées sur les prestations assurées par différentes entreprises. Sans parler de l’impunité de Benalla dans ce scandale d’état sans précédent sous la cinquième République.

La justice de classe est en marche : l’indépendance du pouvoir judiciaire à la sauce macronienne, c’est son allégeance au capital. Ainsi, l’enquête est diligentée non pas par un juge d’instruction mais par le Procureur de la République de Paris inféodé au pouvoir politique car nommé de fait par Macron, celui-ci ne faisant que peu de cas de sa ministre de la justice de pacotille !

Cet acharnement contre la France Insoumise peine à dissimuler un pouvoir aux abois qui met plus de 10 jours à constituer un nouveau gouvernement aux ordres du capital. Cet acharnement montre aussi que la France Insoumise est une des forces centrales par ses actions et son orientation dans la constitution du front de résistance antilibéral qui doit se développer. Ces dérives de pratiques politiques traduisent un processus de fascisation du pouvoir qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire. Ceci est inacceptable. La fougue judiciaire doit se déverser contre les véritables criminels de notre Etat : les évadés fiscaux, les fascistes qui déversent au su et au vu de tous leur haine abjecte, les entreprises qui organisent des licenciements boursiers et celles qui pillent allègrement les ressources des pays du tiers monde les maintenant dans une situation de semi-colonie ou y semant la guerre et le chaos pour les contrôler !

La Coordination Communiste exige l’arrêt des perquisitions et autres poursuites à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon et des militants de la France Insoumise. Elle exige aussi l’arrêt de toute procédure contre les forces de résistances aux politiques libérales, anti-démocratiques et impérialistes !

Face aux coups des suppôts du MEDEF et de Bruxelles qui tombent de toute part, nous appelons plus que jamais à la construction de l’unité de notre camp qui, seule, les fera reculer !

Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais

Le 16 octobre 2018

PERQUISITIONS chez Jean-Luc Mélenchon , aux sièges du Parti de Gauche et de la France Insoumise : Les réactions de diverses organisations politiques

 

Dérive austéritaire, dérive autoritaire

«  Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres »  Antonio Gramsci.

« Nous devons empêcher ce cerveau de fonctionner pendant 20 ans » Réquisitoire du procureur fasciste au procès de Gramsci.


Mardi 16 octobre, les sièges de la France Insoumise et du Parti de Gauche ainsi que le domicile de Jean Luc Mélenchon ont été visés par une perquisition. Celle-ci a été menée par l’Office central de lutte contre la corruption dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, l’une concernant de présumés emplois fictifs et l’autre les comptes de campagne.

 

Le MS21 n’a pas l’intention ici de se prononcer sur l‘aspect technique de ces dossiers qui ne présentaient pas de caractère d’urgence. Aucune organisation politique n’est au-dessus des lois et il est normal, dans une République, que les pratiques politiques soient conformes aux lois en vigueur. Mais nous tenons à alerter tous les citoyens soucieux du fonctionnement démocratique de notre société sur deux dérives qui semblent caractériser le pouvoir actuel incarné par E. Macron.

 

La première est la dérive « austéritaire » qui frappe l’ensemble des pouvoirs publics. Dans tous les secteurs clefs de la société - où le rôle des services publics est déterminant pour soutenir les citoyens dans leur vie quotidienne - l’argent manque, les moyens sont drastiquement réduits, le personnel est extenué physiquement et moralement. Ainsi tout le monde peut constater que les hôpitaux sont en crise mais aussi les écoles, les universités, les transports publics et l’ensemble des collectivités territoriales. La deuxième est la dérive « autoritaire » sous ses formes policières et judiciaires. Après la criminalisation de syndicalistes, de militants associatifs, de lanceurs d’alerte, ce sont maintenant des chefs d’ organisations politiques qui sont ciblés. Ainsi l’épisode de ce mardi matin doit être perçu non comme le fonctionnement ordinaire d’une démocratie à l’égard des partis politiques mais comme une tentative d’intimidation envers des opposants dont le soutien populaire vient souligner la désaffection du peuple pour le locataire de l’Élysée.

 

Ces deux dérives sont évidemment liées. L’austérité est en effet une construction politique, conséquence inévitable d’une logique néolibérale qui met comme principe d’organisation sociale le seul profit financier d’une caste dirigeante. Mais le peuple français, après s’être laissé provisoirement tromper par le discours factice du macronisme, a maintenant compris la supercherie et la fin de mandat de E. Macron menace d’être houleuse. Ne reste alors à la macronie qu’une seule tactique pour retarder une chute qui semble inévitable : neutraliser l’opposition par des méthodes violentes ou judiciaires.

 

Cette méthode n’est pas nouvelle et n’est pas spécifique à la France. Elle était en vigueur en 1910 quand le parti de la guerre discréditait le pacifisme de Jaurès, elle a resurgi en 1940 quand les députés communistes ont été qualifiés de traîtres à la patrie. Elle est présente aujourd’hui en Amérique Latine et surtout au Brésil où Lula ne peut qu’assister de sa prison à la prise du pouvoir par un nostalgique de la junte militaire.

 

Ces tentatives pour discréditer l’opposition sont une menace directe pour notre modèle républicain. Le MS21 incite les citoyens attachés à la République à les contrer rapidement avant qu’il ne soit trop tard.

 

Le Mouvement pour un Socialisme du 21ème siècle

 

En conclusion (provisoire ?) nous vous proposons

le point de vue de Jacques COTTA, journaliste et réalisateur  :

PERQUISITIONS chez Jean-Luc Mélenchon , aux sièges du Parti de Gauche et de la France Insoumise : Les réactions de diverses organisations politiques

Le Mélenchon Bashing sur le terrain politico-judiciaire…

… Ou des perquisitions qui donnent une image étrange de la démocratie.

 

Les perquisitions qui ont été effectuées au domicile de Jean-Luc Mélenchon, d’une dizaine des ses collaborateurs, ainsi qu’au local de la FI et de l’association « l’ère du peuple » ne nécessitent-elles pas une solidarité totale avec le président du groupe parlementaire de la FI et de la FI elle-même, et ne devraient-elles pas provoquer un sursaut démocratique de tous ceux pour qui la démocratie a encore un sens?

N'est-ce pas en effet la démocratie qui est visée?

Il ne s’agit pas ici de se prononcer sur le contenu d’un dossier dont on ne sait pour le moment en tout et pour tout que la dénonciation « d’emplois fictifs au parlement européen » était baptisée un peu plus tard par son auteur, l’euro député Sophie Montel, de « pied de nez » ou de « farce ».

Ce serait donc au nom d’une farce notamment que plusieurs dizaines de policiers, armés, vêtus pour certains de gilets pare-balles, ont été mobilisés dés 6h du matin pour pénétrer au domicile ou dans les locaux d’insoumis. C’est au nom d’une farce donc qu’ils auraient agi comme si une association de malfaiteurs, voire de terroristes, était visée. Mais cette interprétation moqueuse est sans doute bien loin de la réalité et dédouane les responsables politiques qui ont donné l’ordre de perquisitionner.


Comment ne pas constater un étonnant deux poids deux mesures. Il ne sert à rien d’épiloguer sur des faits déjà connu, mais un bref rappel permet d’apprécier.


Affaire récente, celle d’Alexandre Benalla, barbouze élyséen, dont le domicile doit être perquisitionné, mais qui en l’absence de clés, se voit avertir d’une remise de l’opération le lendemain, ce qui aura permis dans la nuit le déménagement d’une armoire dans laquelle se trouvaient des armes de poing liées à LREM.


Affaire moins récente, mais qui recoupe des faits très exactement identiques à ceux qui sont reprochés à Jean Luc Mélenchon, celle qui concerne le Modem, François Bayrou et Françoise de Sarnez, macronistes depuis les présidentielles, qui font l’objet d'une enquête préliminaire, ainsi que 18 de leurs confrères, pour « abus de confiance » portant sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires à Strasbourg. Là, aucune perquisition, rien. Mais il est vrai que ceux là font partie des soutiens actifs de Jupiter….


Et Richard Ferrand alors qu’il était suspecté de bénéficier d’une affaire immobilière impliquant la mutuelle de Bretagne, et Muriel Pénicaud, la ministre du travail chargé de défaire jusqu’au bout le code du travail, suspectée de délit de favoritisme dans l’organisation des noubas pré-présidentielles d’Emmanuel Macron à Las Vegas…


Aucune perquisition, rien, régime de faveur?

Mais il y a mieux. Pour ce qui concerne les comptes de campagne des candidats aux élections présidentielles, l’actuel président de la république est concerné. Là encore rien. Pourtant son adresse est connue, son bureau aussi. Peut-être la justice indépendante cherche t’elle le chemin de l’Elysée? LREM est aussi concernée, comme est censée l’être la France Insoumise pour Jean Luc Mélenchon. Son patron était alors Christophe Castaner. Allez, monsieur le procureur, un effort. Il se trouve juste en face de l’Elysée, au ministère de l’intérieur place Beauvau. D’une pierre deux coups?

Tous cela relève des coups tordus dont la 5ème république est coutumière. Mais force est de constater qu’avec Emmanuel Macron, un cran est franchi. D’autant que les actions engagées sont lourdes de conséquence. Les ordinateurs saisis, les téléphones portables confisqués, ce sont les fichiers de la FI ou les contacts personnels des responsables de la FI qui passent ainsi de main en main. Dans celle de la justice, pas de problème. Mais que penser lorsque dans une vidéo diffusée de l’entrée des locaux de la FI, on voit à la porte, faisant barrage, un « policier » qui sur d’autres photos, publiées depuis sur les réseaux sociaux, apparait aux côtés du chef de l’Etat, non loin du protégé Benalla et quelques autres? Police ou barbouze?

Tout cela est aujourd’hui du plus mauvais effet et dégage des relents nauséabonds. Il ne s’agit pas de mettre les principes à des services partisans. Les principes sont les principes. Et ils sont largement bafoués. La disqualification hier de François Fillon dans l’urgence, parce que tout permet de prédire sa victoire aux présidentielles, pour des affaires qui depuis n’ont pas les prolongements attendus, les attaques en psychiatrie de Marine Le Pen mise en cause pour des photos publiées, ou du FN pour les mêmes raisons qui aujourd’hui sont reprochées à Jean Luc Mélenchon et qui devaient aboutir à l’asphyxie financière, tout cela est de même nature.

Mais pour Mélenchon il faut plus. Alors que les perquisitions qui l’ont visé semblent devoir être frappées de nullité, en l’absence de procès verbal et de la présence du responsable de « l’ère du peuple » empêché d’entrer dans les locaux, la presse s’en donne à coeur joie pour dénoncer « la violence de l’insoumis ». Et le Parquet de paris d’annoncer ce 17 octobre l’ouverture d’une enquête pour «menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire» et «violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique» après les accrochages sur le terrain, notamment contre la brutalité visant une employée de la FI.

De tout cela, une chose restera, la volonté d’un pouvoir à l’agonie de tout mettre en oeuvre, y compris les méthodes les plus condamnables, pour tenter de poursuivre sa politique et de préserver son pouvoir.


Jacques Cotta
Le 17 octobre 2018

SOURCE:

La Sociale - Le Melenchon Bashing sur le terrain politico-judiciaire...

http://la-sociale.viabloga.com

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La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini

15 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République, #La finance dérégulée, #Le capitalisme;, #Les transnationales, #l'horreur économique, #Le grand banditisme, #Services publics, #EDF

La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini

Bonjour.

Vous trouverez ci-après le texte d’Yves Cimbolini, qui avec beaucoup d’humour s’élève contre le pillage des biens publics d’EDF que sont les barrages hydrauliques. C’est un spécialiste de ces questions, il a fait de nombreuses conférences pour démonter la logique mortifère de ce mécanisme ultralibéral destiné à permettre aux 0,1% de la population de s’approprier la richesse commune.

En PJ vous trouverez un texte du dernier PDG d’EDF, Albert Boiteux, capable d’incarner l’intérêt général.

 

Cordialement

Lucien PONS

 

La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique.

 

 

 

 

Texte d'Yves Cimbolini.

 

En 1946 les actionnaires des sociétés privées d'électricité qui avaient été nationalisées, allaient être indemnisés en touchant (entre autre) pendant 50 ans, 1 % des bénéfices réalisés par EDF.
Cela a donc été effectivement réalisé jusqu'en 1996.
Donc jusqu'en 1996 EDF a indemnisé ces actionnaires.
Donc les futurs acquéreurs de nos installations n'auront plus à le faire....

Soit dit en passant, des " journaleux " comme notre " cher " ami F De Closet, préféraient parler du "scandaleux" 1% du CE des agents EDF, que de celui des anciens actionnaires, qu'il passait sous silence. Certainement un oubli involontairement voulu.
Un bon chien de garde bien dressé au nonos ce FdC !

Aujourd'hui, victimes d'un hold-up commis avec la complicité de l'état, une bonne partie de nos installations hydroélectriques vont être bradées à des sociétés privés, il serait normal que ces dernières soient à leur tour obligées de reverser le 1% de leurs bénéfices à EDF.
Au minimum !
Mais bon pas la peine de rêver, la vache à lait ça sera toujours le service public. Et les De Closet et consorts, assurés d'avoir leur part de beurre, pourront continuer à tenir la trayeuse !
A nous de leur faire comprendre que "beurre mal acquis ne profite jamais" et que cela pourrait même se retourner contre eux, lors d'un dernier tango à Paris.
Je pense bien sûr à une grande manif sur Paris. Voyons voyons où aviez-vous la tête ?

Pas de ça chez nous ! https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/ff6/2/16/1f609.png😉


Yves Cimbolini  alias Marlo Brandon.

Le texte d'Albert Boiteux PDG d'EDF

La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
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La braderie des barrages électriques, le vol en bande organisée continue … en toute logique. Texte d'Yves Cimbolini
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Paroles scandaleuses de la députée LREM Aurore Bergé sur les retraités.

7 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République

AVERTISSEMENT : LE TEXTE QUI SUIT EST PARODIQUE.

Aurore Bergé a certainement dit des tas de choses contestables, mais pas ce qui suit ! Et même si elle l’avait dit … en aucun cas ça ne justifierait la haine, les insultes et la violence qu’on peut lire à ce sujet sur les réseaux sociaux et qui nous font ajouter exceptionnellement cet avertissement.

Paroles scandaleuses de la députée LREM Aurore Bergé sur les retraités.

 Ah celle là.. c'est la bombe du jour ! il fallait quand même y penser...
 

 

S’ils gâtaient un peu moins leurs petits-enfants, beaucoup plus des retraités « auraient la capacité » de faire l’effort demandé par le gouvernement sur les pensions.

La député La République en marche (LREM) des Yvelines, Aurore Bergé, s’est dite « étonnée du débat sur les retraites », estimant que les retraités « peuvent faire un effort » pour aider à rétablir les comptes publics, estimant que les pensionnés qui ont des petits-enfants les gâtent souvent trop.

« On ne peut pas dire que rétablir les comptes publics et réduire la dette est essentiel et, dans le même temps, continuer à gâter ses petits-enfants quand on demande de faire des efforts », a déclaré la porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée nationale, s’agaçant des critiques à l’encontre des mesures annoncées dimanche par Édouard Philippe pour le budget 2019. Les Français sont parfois « schizophréniques », a-t-elle estimé.
> > >  « On a l’impression que les Français ont oublié le modèle de retraites qui est le nôtre, c’est-à-dire que vous et moi travaillons et payons aujourd’hui pour celles et ceux qui sont actuellement à la retraite. Nous payons la retraite de nos aînés », a expliqué la députée. « Ce n’est pas pour qu’ensuite ils dépensent tout en chocolat, jouets et sorties culturelles à la con pour leurs petits-enfants qui en plus d’être de plus en plus fainéants nous coûtent aussi un pognon de dingue »

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Macron a-t-il changé les règles de nomination des recteurs pour placer une amie de l’ENA?

6 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La Ripoublique

 
Emmanuel Macron
Macron a-t-il changé les règles de nomination des recteurs pour placer une amie de l’ENA?
© REUTERS / Stoyan Nenov
France
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Le Conseil des ministres a changé les règles de nomination des recteurs et cette mesure donnera la possibilité à Charline Avenel, camarade de promotion d'Emmanuel Macron à l'ENA, d’accéder à la tête de l'académie de Versailles, affirme L’Obs.

Le mercredi 3 octobre, un décret  modifiant les «modalités de nomination des recteurs» a été présenté en Conseil des ministres.

«Le décret vise, dans la continuité des réformes engagées depuis 2001, à diversifier le vivier de recrutement des recteurs, pour mieux répondre aux exigences nouvelles du métier. Il porte ainsi de 20 % à 40 % le contingent des emplois de recteurs pouvant être occupés par des personnes non-titulaires de l'habilitation à diriger des recherches, et supprime les conditions exigées précédemment pour les personnes non détentrices de cette habilitation», précise le document.

Par conséquent, 12 personnes non-titulaires de l'HDR sur 30 (contre 6 auparavant) pourront décrocher un poste de recteur. La mesure aurait pu passer inaperçue si L'Obs n'avait pas signalé une «coïncidence» intéressante.

En effet, ce changement permettra à Charline Avenel, actuellement secrétaire générale de Sciences-Po, de devenir rectrice de l'académie de Versailles, la plus grande de France par le nombre d'élèves.

 

Camarade de promotion d'Emmanuel Macron à l'ENA et «non-titulaire d'[une] habilitation à diriger des recherches», Mme Avenel aurait cependant déjà prévenu ses collègues de Sciences-Po de son prochain départ pour l'académie de Versailles, précise L'Obs.

 

Pourtant, des universitaires reprochent à Charline Avenel de manquer d'expérience pour accéder à ce poste.

A son tour, l'Elysée a tenu à réagir et a assuré que le changement en question avait été souhaité par Emmanuel Macron «bien avant que Charline Avenel ne soit dans le radar» pour l'académie de Versailles, conclut le média.

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Macron change les règles de nomination des recteurs pour placer une camarade de l'ENA

6 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #La haute trahison

Macron change les règles de nomination des recteurs pour placer une camarade de l'ENA
Macron change les règles de nomination des recteurs pour placer une camarade de l'ENA
Emmanuel Macron, le 30 août. (Jacques Witt/AFP)

JAUVERT CONFIDENTIEL. Le Conseil des ministres a adopté un texte permettant de bombarder une camarade de promotion de Macron à l'ENA à la tête de l'académie de Versailles.

L'intention serait sans doute louable s’il ne s’agissait à l’évidence d’un texte de circonstance. D’une manœuvre qui ressemble fort à celle qui a permis de nommer l’écrivain Philippe Besson, un non-diplomate, consul à Los Angeles (nomination qui fait aujourd’hui l’objet d’un recours).

Une source très bien informée décrypte le décret de ce mercredi : "En fait, il s’agit d’ouvrir ces postes de recteur à plus d’énarques et plus précisément à une camarade d’Emmanuel Macron à l’ENA".

Qui ? L’actuelle secrétaire générale de Sciences-Po, Charline Avenel. L’Elysée et Matignon veulent bombarder cette énarque de la célèbre promotion Senghor à la tête de l’académie de Versailles, la plus grosse de France avec plus d’un million d’élèves. Or, cette haut fonctionnaire n'est pas titulaire d'une habilitation à diriger des recherches et le quota de six recteurs dans ce cas est déjà rempli. Il fallait donc l'élargir...

Ce tour de passe-passe opéré, plus rien ne s'oppose à cette nomination, à part l'avis d'une une commission ad hoc, dirigée par un membre du Conseil d'Etat, le corps auquel appartient Edouard Philippe, le Premier ministre, et le directeur de Sciences-Po, Frédéric Mion. Elle ne devrait donc pas rechigner outre mesure. L’heureuse élue a d'ailleurs prévenu ses proches collaborateurs, rue Saint-Guillaume, de son départ imminent à Versailles, où elle fait déjà des allers-retours. 

Certes, cette énarque de 42 ans connaît le monde universitaire, puisqu'elle a été directrice adjointe du cabinet d'une ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Et, à Sciences-Po, elle a, depuis 2013, mené à bien le rachat de l'hôtel de l’Artillerie, un bâtiment de l’armée situé au cœur du quartier Latin, où l’école devrait installer son nouveau campus dans quelques années.

Mais des universitaires reprochent à cette fonctionnaire de Bercy, qui n'a pas souhaité répondre à nos questions, de n’avoir jamais dirigé d’académie, pas même une petite. Ce qui, selon eux, la disqualifierait pour prendre en main la très grande académie de Versailles, réservée jusqu’à présent à des recteurs d’expérience. Mais on n'est pas forcé de partager leur point de vue chagrin.

Addendum 00h30 : l'Elysée, réagissant à notre information, assure que l'assouplissement des règles a été souhaité par le chef de l'Etat "bien avant que Charline Avenel ne soit dans le radar" et que c'est Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, "qui a souhaité la nommer à Versailles". 

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Quand la France vend les bijoux de famille pour nourrir une hypothétique cagnotte. Par Maxime Perrotin

5 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La République, #Le grand banditisme

 
L'Assemblée nationale (France)
Quand la France vend les bijoux de famille pour nourrir une hypothétique cagnotte
© REUTERS / Charles Platiau
 
Maxime Perrotin
 
 

Les députés ont approuvé la privatisation d’ADP et de la FDJ, mesure emblématique du projet de loi Pacte. Alors que certaines voix de l’opposition accusent l’exécutif de faire un «cadeau» aux entreprises qui en récupéreront les concessions, ces privatisations ne reflèteraient-elles pas simplement un manque de vision stratégique de l’État français?

Le projet de loi Pacte refait parler de lui à l'Assemblée nationale où il était examiné cette semaine. Et pour cause, ce texte «fourre-tout» prévoit notamment de lever les contraintes légales qui obligent l'État à détenir la majorité des parts des Aéroports de Paris (ADP), de la Française des jeux (FDJ) et le tiers du capital d'Engie (ex-GDF Suez). Ainsi, son adoption par le Parlement autoriserait le gouvernement à privatiser ces trois compagnies historiques.

Mais au-delà des trois cas directement concernés par cette loi, l'exécutif a entamé ses cessions d'actifs dans d'autres grandes entreprises françaises. Ainsi, le 1er octobre, l'État cédait-il 10,4 millions d'actions de Safran, soit 2,35% du capital de l'équipementier aéronautique. Une opération devant rapporter 1,24 milliard d'euros, une somme qui servira à financer le fameux fonds pour l'innovation et l'industrie. Un fonds doté 10 milliards d'euros, devant servir à financer les «innovations de rupture».

Troquer des actifs industriels pour un fonds spéculatif semble s'inscrire dans la logique d'Emmanuel Macron, qui depuis le début de son quinquennat met un point d'honneur à favoriser les actifs mobiles face à leurs pendants immobiles. Cependant, l'opération déplaît fortement à l'opposition de gauche comme de droite, qui crie à la vente des bijoux de famille.

«On va vendre des actions d'entreprises qui sont rentables et qui rapportent davantage que ce que coûte un emprunt. Donc, en fait, on va se priver d'une rentabilité autour de 10% pour éviter d'avoir à payer des taux d'intérêt inférieur à 1%. C'est absurde, c'est-à-dire que —concrètement- c'est forcément une mauvaise opération financière»,

explique l'économiste David Cayla, maître de conférences à l'université d'Angers et membre des Économistes atterrés, au micro de Sputnik. S'il ne remet nullement en question la nécessité de l'État d'accompagner les entreprises à travers l'innovation, notre intervenant s'indigne quant au fait que l'État ait pu privilégier la cession d'actifs à l'endettement, soulignant que les taux d'emprunt sont bien plus bas que le rendement des entreprises qui seront cédées.

Dans l'hémicycle, c'est le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France, qui a ouvert le bal des hostilités à l'encontre de la loi, interpellant le 25 septembre le ministre de l'Économie, fustigeant une «absurdité financière totale». L'élu de l'Essonne souligne notamment que les trois entreprises concernées par cette future privatisation (ADP, FDJ, Engie) ont rapporté en 2017 près de 850 millions d'euros de dividendes à l'État (1,4 milliard et 1,5 milliard respectivement en 2016 et 2012), soit bien plus que les 300 millions d'euros annuels de rendement espéré du fonds financé par leur vente. Des éléments qu'il exposait le 1er octobre dans une tribune publiée par Marianne.

«Là, vous vous surpassez, vous allez faire la plus mauvaise affaire de votre vie après l'affaire des privatisations des autoroutes!» lançait le député, depuis la tribune de l'Assemblée nationale.

La cession des autoroutes, «l'une des plus graves escroqueries financières que les Français ont subies» estime le député. Pour rappel, après avoir été amorti grâce aux péages, 80% du réseau autoroutier est finalement cédé par les gouvernements Jospin et de Villepin, entre 2002 et 2006, à des compagnies privées. 10 ans plus tard, jouissant d'une situation monopolistique, les tarifs ont bondi de 20% le tout pour une «rentabilité exceptionnelle» de 20 à 24% épinglée par l'Autorité de la Concurrence.

Pour l'anecdote, lors de leur cession le ministre de l'Économie d'alors, Thierry Breton, avait assuré que l'État garderait la main sur les tarifs de péages. En 2015, moins de 10 ans plus tard et face à leur emballement, Ségolène Royale, alors ministre de l'Écologie, avait décidé de les geler.
Un geste contraire aux termes du contrat liant l'État aux sociétés gestionnaires, par conséquent le manque à gagner de 500 millions d'euros pour ces dernières sera répercuté sur des hausses entre 2019 et 2023. Aujourd'hui, pour éviter «de commettre deux fois la même erreur», l'actuel ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a promis que l'État garderait la main sur les tarifs.

«Nous prévoirons dans le cahier des charges de cette opération ADP un système de régulation sur les tarifs pour que l'Etat garde la possibilité de réviser les tarifs», a déclaré Bruno le Maire à la presse le 4 octobre.

Bruno Le Maire qui a également pu compter sur la communication PowerPoint, façon start-up, des jeunes Marcheurs de l'Assemblée pour vanter les mérites escomptés de cette cession.

​Ce qui est encore plus inquiétant que de toute notion de rendement ou d'emprunt, c'est le caractère stratégique de certains actifs en passe d'être vendus, ce qui est justement le cas des aéroports parisiens, véritables portes d'entrée du pays par lesquels transitent plus de 100 millions de passagers chaque année. Un partage entre l'État et des sociétés privées qui entraîne déjà un surcoût dans l'exploitation des infrastructures, tout particulièrement dans le cas d'ADP, à en croire David Cayla.

«Ces privatisations de services publics donnent lieu en général à des contrats extrêmement épais, des partenariats public-privé qui sont extrêmement coûteux dans leur gestion même.

Quelle va être la responsabilité de l'État, car c'est lui qui contrôle les douanes? Quelle va être la responsabilité de l'aéroport, car c'est lui qui contrôle les commerces, etc. Qui va recruter les gens qui vont travailler dans l'aéroport? Est-ce que cela va être soumis au contrôle de l'État?»

Notons également que cette privatisation d'ADP —un choix dont la pertinence économique, comme le rappellent Les Échos, «n'allait pas de soi dans les rangs de l'exécutif»- ne sera pas sans coût pour les finances publiques.

En effet, en changeant la loi qui fixe le niveau minimum de participation de l'État et en ramenant à 70 ans la concession de l'exploitation de Roissy et Orly, le gouvernement s'expose au mécontentement des actionnaires minoritaires, doublé d'un risque juridique, ces derniers menaçant de contentieux.

Par conséquent, l'État français devra leur verser un milliard d'euros d'indemnités afin de compenser leur potentiel manque à gagner sur l'exploitation des aéroports parisiens… au-delà de 2088. La somme à débourser risque d'être tout aussi importante que tous les voyants concernant l'évolution —l'explosion- du transport aérien sont au vert.

Une cession d'actifs stratégiques qui là encore en rappelle d'autres, Alcatel et Alstom. Si les deux entités privées de l'ancien conglomérat ont été dispersées entre leurs concurrents sur leurs secteurs d'activité respectifs, la vente de ces entreprises autrefois dans le giron de l'État français relevait toujours de sa responsabilité, comme le souligne David Cayla.

«Depuis la loi Montebourg, l'État a un droit de regard sur certaines cessions d'entreprises stratégiques et il peut du coup bloquer des cessions. Clairement, il ne l'a pas fait. Pourquoi? Parce que je pense sincèrement qu'il s'en fiche. Concrètement, il n'a pas de vision stratégique, il n'a pas de politique industrielle.»

Une absence de stratégie industrielle qui dans un pays comme la France, où le rôle de l'État dans le développement des grands groupes qui soutiennent singulièrement son économie constitue un réel problème. «L'État français a toujours fait ça, depuis Colbert qui avait créé Saint-Gobain à l'occasion de la construction de la galerie des Glaces à Versailles,» souligne l'économiste.

«Le problème, c'est que cela veut dire que c'est une politique industrielle, j'ai envie de dire, à la godille, c'est-à-dire qui concrètement n'a pas de cap,» ajoute notre intervenant.

Pour lui, chercher des connivences entre le gouvernement et certains capitaines d'industrie serait aller trop loin. Selon l'économiste, c'est bien ce manque de vision à long terme en matière d'industrie qui est le centre du problème, un manque de stratégie «en amont» qui rend aujourd'hui les décideurs politiques influençables dès lors qu'un problème survient et non pas une volonté de faire d'éventuels «cadeaux» à qui que ce soit.

«Depuis quelques années, pas uniquement depuis Macron, on a l'impression qu'il n'y a plus du tout de vision à long terme. On est victime des pressions des uns et des autres, on sait que dans l'affaire Alstom, il y a aussi les pressions de la justice américaine et on fonctionne finalement un peu par des réseaux d'amitié.»

Pour David Cayla, les racines de cette «régression absolue» du leadership français en matière industrielle puisent dans les traités européens tels que l'Acte unique de 1986. Ce dernier fixe pour objectif l'achèvement du marché intérieur impliquant, à travers la liberté de circulation des marchandises et des services (l'une des quatre libertés), l'ouverture des marchés publics.

«La politique industrielle est une politique qui vise à favoriser certains secteurs ou certaines entreprises et comme c'est interdit par les règles européennes, on se retrouve face à des États qui sont dépossédés- au nom de la concurrence libre et non faussée —de toutes leurs interventions publiques dans l'industrie et donc finalement, ils arrêtent.»

Une situation européenne qui contraste avec les politiques menées tant aux États-Unis, qu'en Chine ou au Japon «dans lesquelles l'État intervient et va aider ses propres entreprises,» souligne l'économiste.

«Je me souviens par exemple de Nicolas Sarkozy qui avait voulu sauver Alstom, éviter la faillite en procédant à une nationalisation. Il a quand même fallu plusieurs semaines de négociations avec Bruxelles pour que la Commissaire européenne à la concurrence autorise l'État français a racheter Alstom, parce que cela pouvait éventuellement entraîner un dysfonctionnement de la concurrence libre et non faussée. Donc, quand on en est réduit à ça, bien sûr que l'État se dit qu'il ne va rien faire, sinon il va se faire taper sur les doigts par Bruxelles.»

Sous la présidence Hollande, Manuel Valls avait bloqué les ambitions d'Emmanuel Macron concernant ADP, ce qui n'empêcha pas son ministre de l'économie de vendre les aéroports de Toulouse, Nice et Lyon (le quatrième du pays) à des consortiums privés et dans deux cas, étrangers. Des premières mondiales. Aujourd'hui, le tir est visiblement corrigé.

Reste à savoir si la somme d'argent récoltée lors de ces précédentes cessions, devant notamment «contribuer au financement d'autres opérations stratégiques, notamment dans la filière nucléaire, ainsi qu'au désendettement de l'Etat», selon Bercy, ne partira pas simplement en fumée afin d'éponger la possible amende record qui attend Areva aux États-Unis.

Avec une épée de Damoclès pouvant peser jusqu'à 24 milliards d'euros, si celle-ci venait à s'abattre sur le groupe public français, l'équivalent de plus du double des recettes des ventes des aéroports et des entreprises aujourd'hui concernées par le projet de loi Pacte finirait dans les caisses américaines.

Un coup de pouce certainement apprécié lorsqu'on sait que l'amende de la BNP avait notamment permis à la ville de New York d'offrir des tablettes et smartphones à tous ses policiers, le tout sans avoir à augmenter les impôts. Notons que dans cette tempête judiciaire qui se prépare outre-Atlantique, Édouard Philippe, alors directeur des affaires publiques du groupe tricolore, pourrait être également emporté.

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Guignol ou la décomposition de la « macronie », par Jacques Sapir

5 Octobre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La lutte des classes, #l'horreur économique, #La République

 
5.octobre.2018  Les Crises
 
[RussEurope-en-Exil] Guignol ou la décomposition de la « macronie », par Jacques Sapir

Les pitreries qui ont entouré la démission de Gérard Collomb, pitreries somme toutes normales car nous avions oublié l’origine lyonnaise de Guignol, sont cependant politiquement significatives. La déclaration faites sur le parvis du ministère par le démissionnaire refusé puis accepté aussi.

Cette démission s’inscrit dans une séquence désastreuse mais logique pour Emmanuel Macron dont le pouvoir est aujourd’hui à nu et dont la méthode, mélange d’autoritarisme et de népotisme (ou de clientélisme), ne fonctionne plus. Ils se sont bien envolés les espoirs que certains plaçaient dans son élection. Emmanuel Macron ne doit sa survie politique qu’aux division et aux faiblesses de l’opposition.

Des démissions significatives

La démission de Gérard Collomb, survenant après celle de Nicolas Hulot signe une crise politique grave. Qu’elle soit niée par Emmanuel Macron et les siens n’y change rien. C’est une crise politique car ces deux ministres, ministres d’Etat par ailleurs, occupaient chacun dans leur registre une place clef dans le dispositif de la « macronie ». C’est une crise politique aussi en raison des déclarations faites par ces personnes.

Nicolas Hulot représentait le ralliement d’une certaine « gauche », enamourée de symboles écologiques, qui venait contrebalancer le tournant de plus en plus réactionnaire de la politique sociale et économique du gouvernement. Cependant, les couleuvres avalées à répétition par Nicolas Hulot ont eu raison de son estomac. Si sa démission, annoncée avec fracas, a pu prendre le Président de la République par surprise, la déclaration qu’il fit en quittant le Ministère est encore plus importante. Dans cette déclaration, il s’en prend nommément aux « lobbys » qui empêcheraient toute action réellement écologique de ce gouvernement . On ne peut mieux dire que ce gouvernement, loin d’agir pour l’intérêt général n’est en réalité qu’à la solde d’une coalition d’intérêts particuliers. Cette démission a incontestablement porté un dur coup à Emmanuel Macron, et le remplacement de Nicolas Hulot par un personnage falot et opportuniste, François de Rugy, n’y a nullement remédié.

La démission de Gérard Collomb, Ministre de l’intérieur est un coup aussi grave, et même plus. Il fut, en son temps, le premier soutien politique de poids de l’ascension politique d’Emmanuel Macron. Il représentait son garant sur les questions d’autorité. Mais, le Ministre de l’intérieur ne taisait plus ses critiques depuis quelques semaines et il dénonçait l’isolement croissant du Président . Il avait annoncé sa démission pour après les élections européennes. La fait qu’il ait avancé sa décision, provoquant cet épisode digne du théâtre de vaudeville qui a entouré sa démission, montre aussi le désarroi profond d’Emmanuel Macron. Mais, retenons aussi la déclaration faite par Gérard Collomb sur le parvis de son ministère . Dans la mise en garde qu’il prononce pour son futur successeur, il décrit une situation tr ès dégradée, des quartiers vivant de fait hors de la République. Cette situation était connue depuis des années, mais elle était niée, par ignorance ou par projet, par une partie de l’élite politique et en particulier par cette partie qui a soutenu Emmanuel Macron. Elle est désormais dévoilée par le Ministre lui-même. Ici encore, c’est une mise à nu du projet théoriquement porté par le Président.

L’image dégradée d’Emmanuel Macron

L’impact de ces démissions sur le pouvoir « macronien » est dévastateur. Elles renvoient l’image d’un pouvoir incohérent mais surtout à bout de souffle, peinant à trouver des remplaçants à la hauteur. Cet effet provient, bien entendu, de la dégradation profonde de l’image d’Emmanuel Macron dans l’opinion ces derniers mois. Et, cette dégradation de l’image doit beaucoup au comportement, et à ce qu’il révèle de la personnalité, du Président de la République.

Ce n’est pas peu dire que le Président de la République paye sa gestion calamiteuse de « l’affaire Benalla ». Au-delà du problème politique de fond, comment laisser à un homme sans références et sans expériences la gestion de la sécurité du Président par le seul « fait du Prince », au-delà des diverses instructions judiciaires (port d’armes, usurpation de fonction, violence en réunion), Emmanuel Macron n’a jamais su trouver le ton juste pour parler de cette affaire. Sa désastreuse sortie devant les députés « En Marche » avec ces mots « qu’ils viennent me chercher », a construit l’image d’un Président chef de clan, voire chef de groupe mafieux. On aurait pu mettre cela sur le compte de l’inexpérience, ou de l’exaspération, voire des deux, si ce genre de comportements ne se répétaient pas avec régularité.

Ainsi, lors de sa visite à Saint Martin, île qui fut dévastée par un ouragan il y a un an, une photo a fait scandale, où l’on voit un Emmanuel Macron paradant complaisamment avec deux hommes torses nus, dont l’un est un repris de justice notoire. Une partie de l’indignation, comme le dit très justement André Gunthert vient de ce que ce cliché réactive des réactions racistes . Mais, en fait, le racisme n’est sans doute pas où l’on croit. Très clairement, la diffusion de ce cliché fait partie de la campagne de « communication » d’Emmanuel Macron. Mais, pour cette communication, il n’hésite pas à manipuler et instrumentaliser des anciens délinquants, sans se soucier de ce qu’ils deviendront après son passage. Car la fameuse photo est bien évidemment « posée », et diffusée avec des arrières pensées politiques évidentes ? En fait, il y a là un immense mépris de classe, mais aussi, un immense fond raciste, le même qui s’exprimait dans la plaisanterie grasse de Macron sur les Comores .

Dernier point, la sortie faite par Emmanuel Macron en visite à Colombey-les-Deux-Eglises ou il a déclaré que la France se porterait “autrement” si les Français se plaignaient moins et réalisaient leur chance de vivre dans ce pays, et que : «On ne se rend pas compte de la chance immense qu’on a» . Ici encore, le propos transpire l’arrogance, dégouline de mépris. Car, les sacrifices demandés aux retraités sont importants, et viennent s’ajouter aux cadeaux fiscaux, directs et indirects fait aux entreprises et au 1% les plus riches de la population. Reprocher aux français de se plaindre, quand on a soi-même toujours vécu une existence protégée, est d’une indécence rare.

Ces trois incidents, et il en a d’autres, décrivent un Emmanuel Macron qui s’affranchit des codes de dignité dont on attend qu’ils soient respectés par le Président de la République, qui laisse parler son inconscient ou s’exprime tant un racisme basique qu’un racisme de classe (et les deux sont de faits très souvent liés) et dont le vocabulaire ne cesse d’être insultant pour les gens qui ne « sont rien ».

De la perte de la « dignité » comme enjeu politique

Ces déclarations ont largement abimées tant l’image d’un Président que l’image politique d’Emmanuel Macron. Et la question de la « dignité », et celle-ci a été sérieusement écornée tant lors de la visite dans l’île de Saint-Martin que lors de la « fête de la musique » de juin 2018, nous ramène justement au délitement rapide de l’appareil politique d’Emmanuel Macron. Pour comprendre cela, il faut faire un petit détour par l’histoire romaine.

Dans la loi d’investiture de Vespasien (69-79 de notre ère), la fameuse Lex de imperio Vespasiani, la ratification des actes de l’empereur avant son investiture formelle est dite « comme si tout avait été accompli au nom du peuple » . On perçoit que l’origine de la souveraineté réside dans le peuple, même si ce dernier en a délégué l’exercice à l’empereur. Ainsi, le principe de souveraineté populaire était déjà connu il y a 2000 ans. On peut, assurément, opposer la présence dans cette loi d’investiture d’une clause discrétionnaire, qui autorise l’empereur à agir « hors des lois » dans l’intérêt et pour la majesté de l’État. Paolo Frezza parle de la « potestas nouvelle et extraordinaire » de l’empereur . Bretone, avec d’autres, lui oppose cependant le sens profond de cette clause discrétionnaire, qui peut être l’origine d’un pouvoir autocratique , et conclut : « la subordination du souverain à l’ordre légal est volontaire, seule sa ‘majesté’ pouvant lui faire ressentir comme une obligation un tel choix, qui demeure libre » . De fait, l’empereur réunit dans ses mains tant la potestas que l’auctoritas. S’y ajoute l’imperium, que détenaient avant lui les magistrats républicains. On pourrait croire que cela clôt le débat, car une subordination volontaire n’est pas une subordination. Mais, la phrase de Bretone ouvre une piste que cet auteur n’explore pas. Quand il écrit, « seule sa ‘majesté’ pouvant lui faire ressentir comme une obligation », et l’on rappelle ici que la conception romaine de la « majesté » il y a aussi la notion de « dignité », cela peut signifier qu’un empereur qui violerait les lois existantes pour son seul « bon plaisir » et non dans l’intérêt de l’État, perdrait alors la « majesté » qui accompagne l’imperium. Dans ce cas son assassinat deviendrait licite car le « dictateur » se serait mué en « tyran ». Et l’on sait que nombre d’empereurs sont morts assassinés, ou ont été contraints de se suicider. On pense entre autres à Néron ou à Caligula.

Il n’est pas dans notre intention de souhaiter à Emmanuel Macron le sort de ces empereurs. Mais, la concentration des pouvoirs sur le Président qui découle non, comme on le dit souvent, de la Constitution de la Vème République mais bien de la pratique politique des présidents successifs depuis George Pompidou, une pratique qui nous a fait entrer de pleins-pieds dans une sorte de VIème République, impose à qui exerce cette fonction, une certaines réserve dans son expression et une certaine dignité dans son comportement. Or, tant l’expression que le comportement d’Emmanuel Macron renvoient bien plus au « bon plaisir » et non à l’intérêt de l’État. Et c’est ici que le comportement individuel et la politique se rejoignent. Le Président de la République est le premier des magistrats. Il doit avoir à l’esprit l’intérêt de TOUS les français. En s’écartant de cette règle, en établissant son pouvoir sur de la préférence personnelle (Benalla), du clientélisme comme on peut le constater avec le changement dans les règles de nominations des recteurs afin de privilégier une des ses proches , Emmanuel Macron perd ce qui lui reste de légitimité. Il risque d’apprendre bientôt, et à ses dépens, que la légalité sans la légitimité n’est qu’un fétu de paille.

Une crise politique, une crise de régime ?

En dépit donc des dénégations répétées d’Emmanuel Macron, nous vivons bien aujourd’hui une crise politique. La méthode Coué a rarement du succès en politique. Mais, l’incohérence de la politique du gouvernement, gouvernement qui s’avère tous les jours de plus en plus piloté par l’Elysée, conduit aujourd’hui à se demander si nous ne sommes pas au bord de la crise de régime. La perte et le découragement de ses alliés de la première heure est un signe qui ne trompe pas. Le seul espoir que peut conserver Emmanuel Macron tient à ce que l’opposition est toujours divisée. C’est ce qui fait son ultime force.

Mais, qu’Emmanuel Macron le sache, le mépris engendre toujours la haine, et celle-ci conduit bien souvent à la violence. Il doit se convaincre rapidement que seul une dignité de comportement et de parole peut éviter que cette haine ne se concentre sur sa personne, avec les conséquences tragiques que l’on peut en attendre…

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Le Blanc : des maires rendent le portrait officiel de Macron

29 Septembre 2018 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Comité pour une Nouvelle résistance, #Europe supranationale, #La France, #La nation ., #La République, #La réforme territoriale

Le Blanc : des maires rendent le portrait officiel de Macron

Publié le

Les élus ont rendu les portraits officiels d'Emmanuel Macron,  affichés dans leurs mairies.

Les élus ont rendu les portraits officiels d'Emmanuel Macron, affichés dans leurs mairies.

Le Blanc (Indre). De nombreux élus participent, ce vendredi soir 28 septembre, à une nouvelle action en faveur du maintien de la maternité. Les portraits officiels du président Macron ont été décrochés puis déposé devant la sous-préfecture.

Ce vendredi soir 28 septembre, Emmanuel Macron en prend pour son grade, au Blanc. À l’appel du Comité de défense des usagers de l’hôpital du Blanc, les élus du territoire avaient été invités à décrocher de leur mairie le portrait du président de la République, et à venir le déposer devant la sous-préfecture, où plus de trois cents personnes sont rassemblées.

Rendez-vous lundi

Plus d'une cinquantaine de portraits ont été déposés devant la sous-préfecture. Une nouvelle action menée dans cette journée du 28 septembre, après celle du collectif C'est pas demain la veille, dans l'après-midi, à Châteauroux. D'autres sont à prévoir, sans doute dès lundi 1er octobre, où le rapport des experts, commandé par l'Agence régionale de santé, doit être présenté aux instances de l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc.

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