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Le blog de Lucien PONS

"comite pour une nouvelle resistance-cnr".

GIlets Jaunes aux Glières - Message de la Résistance et révélations

11 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #Les Gilets Jaunes

Sortie le 9 avr. 2019

Messages de la résistance du groupe de gilets jaunes haut-savoyard. Hommage aux résistants morts pendant la bataille des Glières. Appel et révélations. Extraits du discours d'Eric Fiorile. Cette vidéo arrive en réponse aux conclusions du Grand Débat qui aura coûté 12 millions d'Euro pour rien : pas de RIC, pas de baisse de la TVA, de retour de l'ISF et des décisions prévisibles (suppression des services publics, remplacement des impôts par des taxes quotidiennes payées par tous, privatisations, recul du départ et des conditions pour les retraites)

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La meilleure arme des euroïnomanes: la dispersion des défenseurs de la nation. Par Denis Collin.

3 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #La nation .

La meilleure arme des euroïnomanes: la dispersion des défenseurs de la nation. Par Denis Collin.
La meilleure arme des euroïnomanes: la dispersion des défenseurs de la nation

L’expérience montre chaque jour que la construction du « machin » nommé « Union Européenne » n’est nullement la construction d’une coopération entre les nations pour le plus grand bien des peuples, mais au contraire une machine de guerre contre les acquis sociaux, la démocratie et le bien commun. Mais pourquoi cette expérience, si douloureuse pour la majorité de notre peuple, ne trouve pas une expression politique cohérente et suffisamment ferme pour qu’on puisse envisager un rapide changement de cours? Bien que les raisons de cette situation déraisonnable soient nombreuses, une des plus sérieuses me semble être la dispersion des forces « souverainistes » et la confusion quant aux propositions politiques.

On n’en finirait pas d’énumérer les partis, organisations, mouvements, groupes, chapelles, réservoirs de pensée, etc. qui affirment la nécessité d’une rupture avec l’UE. Par un premier tri, on pourrait éliminer ceux qui agitent la question de l’UE sans jamais évoquer la sortie de l’euro ni, a fortiori, la rupture avec les structures et la discipline communautaires. Mais après ce premier tri, il reste encore beaucoup de monde!

Notre collectif (CNSJS) s’est construit pour lutter contre cet émiettement. Notre propos n’a jamais été de construire un nouveau parti (il y a en assez comme ça et pour tous les goûts!) et donc n’avons pas un programme achevé pour la France de demain! Parmi nous certains sont pour un changement radical de République (pour une sixième République) alors que d’autres pensent que c’est seulement le mauvais usage qu’ont fait les gouvernements récents de ces institutions qui est en cause. Certains se réclament de la tradition socialiste-communiste, c’est-à-dire qu’ils militent pour transformer les rapports sociaux de production pendant que d’autres estiment qu’on peut réguler le capitalisme par l’intervention de l’Etat. Nous n’avons nullement l’intention de régler ces divergences fondamentales par des discussions au sein de notre collectif. Ce sera le moment venu au peuple de décider lui-même dans quel sens on doit aller. Mais pour que le peuple puisse décider, il faut rétablir les conditions d’une véritable décision démocratique, donc les conditions de la souveraineté nationale. C’est aussi simple que cela!

Ce qui est nécessaire, ce qui est urgent, c’est donc d’engager devant tout le pays – à la mesure de nos moyens – la discussion pour sortir du carcan imposé par l’UE. C’est pourquoi nous faisons appel à tous pour fournir des analyses et arguments en vue de contrer la propagande qui se déverse à flots continus dans les médias dominants. C’est dans ce cadre que nous ouvrons largement nos colonnes aux analyses sur l’euro en vue d’organiser des réunions publiques à Paris et province autour de cette question, tant est-il que la question de la monnaie est la question du pouvoir par excellence.

le 31 mars 2019 – Denis Collin

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La suppression de la Sécurité Sociale est en marche. Projection par les Gilets Jaunes du film « La Sociale » ce samedi 6 avril 2019 à Nice

3 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes, #La Sécurité Sociale, #Europe supranationale, #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR".

La suppression de la Sécurité Sociale est en marche. Projection par les Gilets Jaunes du film « La Sociale » ce samedi  6 avril 2019 à Nice

Bonjour

 

Les Gilets Jaunes de Nice organisent une séance de projection/débat sur la Sécurité Sociale autour du film « La Sociale ».

L’évènement aura lieu le samedi 6 avril 2019 de 19h à 22h à la Maison des associations de Nice Garibaldi (22 ter place Garibaldi 06 000 Nice).

 

Le modèle social français hérité de la Résistance est très sérieusement attaqué par les prédateurs de la finance mondialisée*. Il est le dernier rempart contre la barbarie. Le plus beau fleuron de cette révolution sociale - la Sécurité Sociale - est sur le point d'être anéanti.

 

Les dépenses de santé, les retraites, etc..., échappent encore partiellement aux convoitises du grand capital.

Le pactole est gigantesque. Par exemple 488,5 milliards d’euros de recettes ont été recouvrées en 2017 par la Sécurité Sociale.

 

Les français sont-ils conscients de ce qu’ils sont en train de perdre avec les attaques contre la Sécurité Sociale ? Ce formidable projet de société qui, selon Ambroise Croizat, devait « mettre fin à l’obsession de la misère » est aujourd’hui en passe de s’effondrer sous les coups de boutoirs du gouvernement, contre ce qui fait son fondement : la cotisation sociale.

 

Ce qu’ils appellent « charges sociales » sont seulement les salaires différés que l’employeur doit. Il importe de rappeler que les « allégements de charges aux entreprises et aux salariés » ont pour conséquence d’assécher le financement de la Sécurité Sociale, donc de la tuer.

 

Supprimer le salaire socialisé revient à liquider cette belle institution conformément aux injonctions de Bruxelles. Par ce biais le gouvernement Macron assèche le financement de la sécurité sociale. Il condamne cette belle institution sociale à disparaître. Il obéit en cela aux « Grandes Orientations de la Politique Économique » imposées par l’Union européenne. Ces recommandations furent clairement exprimées dans « les recommandations » de 2015 et de 2016, (http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2016/csr2016_france_fr.pdf).

 

Nous devons retrouver le chemin de la dignité et du courage afin de défendre cette conquête majeure sur la précarité et la misère.

 

Bien cordialement

 

Les Gilets Jaunes

 

 

*Dans un éditorial du journal « Challenge » du 4 octobre 2007 Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF, écrit :

« Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde ! ».

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. […] Il est grand temps de le réformer. […] La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance. […]

L’architecture de la Libération s’identifie à des conquêtes sociales qui continuent de marquer la société française : la création de la Sécurité Sociale, la nationalisation des ressources énergétiques et de grands secteurs économiques, le droit de vote des femmes, l’instauration de nouveaux pouvoirs pour le monde du travail, est à l’évidence dépassée, complètement dépassée, inefficace et datée. La France doit s’adapter aux exigences internationales nouvelles.»

 

La suppression de la Sécurité Sociale est en marche. Projection par les Gilets Jaunes du film « La Sociale » ce samedi  6 avril 2019 à Nice
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La destruction programmée de la Sécurité Sociale par le Gouvernement Macron. Par Lucien Pons

3 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #La santé, #La Sécurité Sociale

La destruction programmée de la Sécurité Sociale par le Gouvernement Macron. Par Lucien Pons

Les français sont-ils conscients de ce qu’ils sont en train de perdre avec les attaques contre la Sécurité Sociale ? Ce formidable projet de société qui, selon Ambroise Croizat, devait « mettre fin à l’obsession de la misère » est aujourd’hui en passe de s’effondrer sous les coups de boutoirs du gouvernement, contre ce qui fait son fondement : la cotisation sociale.

Ce qu’ils appellent « charges sociales » sont seulement les salaires différés que l’employeur doit. Le gouvernement Macron assèche le financement de la sécurité sociale donc il condamne cette belle institution sociale à disparaître. Il obéit en cela aux « Grandes Orientations de la Politique Économique » imposées par l’Union européenne. Ces recommandations furent clairement exprimées dans « les recommandations » de 2015 et de 2016.

Il importe de rappeler ce que les « allégements de charges aux entreprises et aux salariés » imposent comme conséquences pour la Sécurité Sociale :

  • Elle est tout d’abord une amputation directe du salaire dont la cotisation est partie intégrante, c’est « un salaire socialisé » fondé sur les richesses créées dans l’entreprise, la seule richesse qui va directement du cotisant vers le bien-être des gens sans passer par les actionnaires. Si le salaire net c’est pour le quotidien du mois, le salaire brut c’est pour la vie.
  • Vers qui est destinée cette économie patronale ? Elle n’ira ni vers l’emploi, ni vers l’investissement, mais servira à augmenter les marges patronales et à nourrir les actionnaires.
  • Cela conduira à la hausse de la CSG et de la CRDS qui alourdiront la feuille d’impôt. Cela fiscalise et étatise un peu plus encore la sécurité Sociale. Depuis 1995, la part de fiscalisation dans le financement de la Sécu est passée de 4,9% à 28% tandis que celle de la cotisation sociale tombe de 86,6% à 67, 3%. Imagine-t-on ce que deviendra la sécurité Sociale abandonnée aux mains de l’état ? Une seule ordonnance à l’image de ce qui s’est passé en Espagne, pourrait engendrer des coupes drastiques ou pire cela pourrait imposer une privatisation immédiate.
  • La mort de la cotisation sociale n’est rien d’autre que celle de la Sécurité Sociale, une coquille vide livrée au privé, aux assurances santé inégalitaires et très coûteuses. C’est la fin du droit de vivre dignement !

En 2019 le CICE est maintenue et son « enveloppe est doublée, elle est de 40 milliards d’euros. Mais ce qui est le plus grave réside dans la nouvelle affectation de ces sommes données prioritairement et sans contrepartie aux grandes entreprises du CAC40. Cette somme n’est plus un allègement d’impôt comme dans les 5 années précédentes, elle est allouée pour exonérer les entreprises « des charges sociales » sur la masse salariale jusqu’à 3,5 SMIC. Cela revient à donner 20 milliards d’euros pour alléger les charges patronales, ce manque à gagner pour la Sécurité sociale sera payé par l’impôt (CSG et CRDS). Au final c’est une double peine pour le contribuable car il paye 20 milliards d’euros aux entreprises pour les allègements de charges et 20 milliards de CSG pour compenser ce manque à Gagner, MERCI MACRON !

Mais ce n’est pas tout. Dans les enfumages proposés par ce gouvernement pour augmenter les salaires existe le dispositif qui consiste à supprimer la cotisation sociale sur la fiche de paye, c’est-à-dire affecter le salaire socialisé au salaire net.

Dans ces deux aspects de suppression du salaire socialisé l’objectif est clair. Il s’agit d’assécher le financement de la Sécurité Sociale donc de liquider cette belle institution conformément aux injonctions de Bruxelles.

A y regarder de près l’efficience supposée du marché en toutes choses dissimule mal un acte de brigandage opéré par les ultra riches de ce monde. Le budget annuel de la Sécurité Sociale est de 488,5 milliards d’euros en 2017 (en comparaison le budget de l’état est d’environ 300 milliards d’euros en 2017). Cette somme énorme échappe pour l’instant échappe totalement aux appétits des voleurs autorisés que sont les fameux « investisseurs ».  Ils n’ont de cesse de tout mettre en œuvre pour mettre la main sur cette somme gigantesque.

Deux autres prédations sont en cours sur des budgets sur lesquels ils n’ont pas encore la main totalement, il s’agit du budget de l’éducation et de celui de l’eau. Comme c’est bizarre, des réformes urgentes sont opérées dans ces domaines dans l’intérêt général, plutôt dans l’intérêt exclusif des 0,1% des plus riches.

Lucien Pons

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Excellente interview de A. Montebourg qui balance sur l'UE.

2 Avril 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #Europe supranationale, #Les Gilets Jaunes

Excellente interview de
A. Montebourg qui balance
sur l'UE (24/03/19)
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Le parquet de Paris est saisi de l'affaire Alstom. Par Martine Orange

29 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #La France

Le parquet de Paris est saisi de
l'affaire Alstom
Par

Olivier Marleix, ancien président de la commission parlementaire sur les décisions de l’État en matière de politique industrielle, a saisi le parquet de Paris sur l’affaire Alstom. Le député LR s’interroge sur les conditions de vente qui ont abouti au démantèlement du groupe industriel. Emmanuel Macron, ministre de l’économie à l’époque, est clairement visé.

L’ancien président de la commission parlementaire sur « les décisions de l’État en matière de politique industrielle », Olivier Marleix, a saisi le parquet de Paris, le 17 janvier, au titre de la procédure de l’article 40 du code de procédure pénale, sur l’affaire Alstom. Dans une lettre, révélée par Le Monde, le député LR, qui s’était beaucoup interrogé dans le cadre de la commission d’enquête sur les conditions de vente d'Alstom à GE en 2014, a décidé de signaler au parquet certains faits au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Cet article oblige toute autorité ou tout fonctionnaire à informer la justice de tout fait qui pourrait s'apparenter à un crime ou un délit.

Olivier Marleix s’interroge d’abord sur l’étonnante impunité judiciaire dont a bénéficié le groupe en France, alors qu’Alstom avait reconnu des faits de corruption dans plusieurs pays entre 2000 et 2011. En l’absence de poursuites pénales en France, le département américain de justice (DoJ) s’était emparé du dossier. Cette action judiciaire avait servi de levier pour permettre à son concurrent américain GE de s’emparer de la branche énergie d’Alstom, comme nous l’avions raconté à l’époque.

 

Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, et Patrick Kron, alors pdg d'Alstom en 2015Emmanuel Macron, alors ministre de l'économie, et Patrick Kron, alors pdg d'Alstom en 2015
Un ancien cadre d’Alstom, Frédéric Pierucci, emprisonné pendant plus de 3 ans aux États-Unis, revient dans un livre, Le Piège américain, sorti cette semaine, sur les circonstances de cette vente et sur la façon dont la justice américaine a été utilisée comme outil pour démanteler le groupe français.

 

Dans sa lettre au parquet, Olivier Marleix s’interroge aussi sur l’existence d’un possible « pacte de corruption » au bénéfice du ministre de l’économie de l’époque, Emmanuel Macron, qui a signé l’autorisation de rachat de la branche énergie Alstom par GE.

Lors d’une première commission parlementaire en 2015 sur les conditions de vente d’Alstom, Emmanuel Macron avait alors déclaré que « le gouvernement avait été mis devant le fait accompli » et « s’était trouvé face à un projet totalement ficelé ». En bref, le gouvernement n’avait rien pu faire pour arrêter le projet de démantèlement d’Alstom conçu entre les dirigeants des deux groupes.

Dans les faits, la commission d’enquête parlementaire de 2018 a mis en lumière, à la suite de l’audition de David Azéma, alors responsable de l’Agence des participations de l’État (APE), qu’un projet de démantèlement avait bien été étudié directement par AT Kearney dès décembre 2012.

Celui-ci prévoyait notamment la vente de la branche énergie à GE et la création d'« un Airbus du rail » avec Siemens. Ce projet avait été remis à Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Élysée, mais avait été gardé secret, comme notre enquête l’a démontré. Aucune alerte n’avait été donnée ni aux ministres ni à l’administration sur les risques de démantèlement encourus par Alstom.

« Le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées [Alstom, Technip, Alcatel…] ne peut qu’interroger, souligne le député dans son courrier. S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption. »

Au moment où l’affaire Alstom rebondit, ce qu’il reste des activités industrielles d’Alstom en France est clairement menacé. Bien que GE n’ait tenu aucun des engagements contractés auprès du gouvernement français au moment du rachat, notamment en termes de création d’emplois, le gouvernement et Alstom ont abandonné au groupe américain le contrôle complet des co-entreprises qui avaient été constituées en 2015, et particulièrement celui sur les brevets industriels liés à la turbine Arabelle qui équipe toutes les centrales nucléaires et les sous-marins français.

La nouvelle direction de GE, qui considère désormais qu’elle a fait une mauvaise affaire en reprenant les activités énergie d’Alstom, a déprécié de 23 milliards de dollars la valeur de ce rachat qui ne lui en avait coûté que 10 milliards. Une opération comptable lourde de conséquences pour la branche énergie d’Alstom : aux yeux de GE, celle-ci ne vaut plus rien.

Quant à l’Airbus du rail, il semble être sur le point de dérailler. De nombreuses autorités de la concurrence, notamment britannique et allemande, ont fait savoir que le rapprochement entre Siemens et Alstom leur paraît nuire à la concurrence du ferroviaire en Europe. La direction de la concurrence de la Commission européenne a déjà fait savoir combien elle n’était pas convaincue par l’argument de la concurrence chinoise avancé pour justifier ce mariage entre les deux groupes.

Elle estime en outre que les « remèdes »  – en d’autres termes les cessions ou abandons d’activités – proposés par les deux groupes ne lui paraissaient pas suffisants pour supprimer les situations de monopole dans lesquelles pourrait se retrouver le nouvel ensemble.

Très inquiète, l’intersyndicale d’Alstom redoute que le projet n’aboutisse à un démantèlement complet des activités ferroviaires d’Alstom, puisque c’est Siemens qui a clairement la main sur le projet de fusion. L’ensemble des syndicats du groupe demande donc l’abandon total d’un projet qui à leurs yeux n’a qu’un seul motif : verser 1,8 milliard de dividende exceptionnel aux actionnaires, dont Bouygues.

Pour l’instant, le gouvernement se tait, le dossier devenant de plus en plus encombrant .

 

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Retrouver nos principaux articles sur Alstom

 

Les non-dits d’Emmanuel Macron dans l’affaire Alstom

 Vente d’Alstom : l’enjeu caché de la corruption 

Macron rattrapé par son bilan à BercyAlstom ou l’histoire d’une faillite industrielle à la française

Alstom Siemens : un projet de fusion qui prend des airs de liquidation.

 

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Refonder la Nation, par Djordje Kuzmanovic

27 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Les Gilets Jaunes, #La France, #Europe supranationale, #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR".

Refonder la Nation, par Djordje Kuzmanovic
Refonder la Nation, par Djordje Kuzmanovic
 
Ancien orateur national de la France insoumise, Djordje Kuzmanovic lance, avec un collectif de citoyens, ce samedi 23 mars un mouvement : République souveraine. Il nous expose son contenu politique.

La France connaît une situation de crise profonde : sociale, économique, politique, morale et existentielle. La désindustrialisation et le chômage rongent le pays, et le travail – considéré aujourd’hui comme une chance – ne permet plus à de nombreux salariés, artisans et agriculteurs de vivre dignement.

La France n’est plus libre de choisir sa politique économique et sociale, désormais subordonnée aux diktats de la Commission européenne et aux traités de libre-échange.

Cette situation est la conséquence des choix des gouvernements de droite comme de gauche qui, depuis trente-six ans, nous imposent les mêmes politiques néolibérales : austérité, destruction des services publics, faveur donnée aux intérêts financiers au détriment de ceux qui travaillent, aux grands au détriment des petits. Les Français en sont conscients, et à la crise sociale s’ajoute une crise de légitimité du pouvoir. La défiance à l’égard des dirigeants et des institutions est devenue la norme. Elle corrode l’esprit public et aggrave la démoralisation et le repli sur soi que provoque la violence économique. Le mouvement des gilets jaunes rend visible l’exaspération des Français et montre l’urgence de la situation. Il rend également possible un large rassemblement – la grande angoisse de l’oligarchie qui fait feu de tout bois pour délégitimer ce mouvement populaire.

Face au naufrage que nous vivons, il ne suffit pas de prôner plus de justice sociale, plus de partage, plus de solidarité, car les mêmes gouvernements ont progressivement transféré l’autorité politique au niveau supranational. La France n’est plus libre de choisir sa politique économique et sociale, désormais subordonnée aux diktats de la Commission européenne et aux traités de libre-échange. La capitulation de nos élites devant ces forces destructrices, présentée comme une fatalité, sape non seulement la prospérité des Français, mais tout ce qui fait la grandeur de notre Nation : les valeurs de la République et l’identité culturelle de notre pays.

Nous n’acceptons pas cette étrange défaite. Comme nos glorieux ancêtres du Conseil national de la Résistance (CNR), nous appelons les citoyens à un grand rassemblement, à une union sacrée, à un sursaut patriotique pour mener la reconquête de notre souveraineté perdue et "rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle".

Si des détails nous séparent, l’essentiel nous rassemble : la volonté de refonder la Nation, de faire la République sociale par la France souveraine.

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C’est à cette fin que nous nous proposons de constituer un mouvement politique fédérateur, République souveraine (RS). Dans la lignée du CNR, dont les membres sont parvenus à s’entendre malgré la diversité de leurs parcours politiques, nous voulons fédérer le plus grand nombre de Français autour d’un projet d’urgence nationale qui fait consensus auprès d’une vaste majorité.

Les divergences d’opinion sur des questions secondaires doivent cesser de nous diviser. Nous voulons unir, sans uniformiser, tous ceux qui veulent rebâtir la justice sociale, réaffirmer la primauté de la République sur les intérêts privés, réanimer la démocratie abîmée par le non-respect de la volonté populaire, réguler l’économie devenue folle et préparer notre pays au choc climatique qui se profile – tous ces objectifs ayant pour condition impérative le plein rétablissement de notre souveraineté.

Si des détails nous séparent, l’essentiel nous rassemble : la volonté de refonder la Nation, de faire la République sociale par la France souveraine. Face à l’unification du bloc élitaire, incarné par l’actuel pouvoir, il faut dépasser les vieilles identités partisanes. Ce bloc est minoritaire, mais il peut continuer son œuvre de déprédation si les forces d’opposition restent prisonnières des stéréotypes de gauche et de droite qui les empêchent de s’entendre sur un socle commun.

Nous proposons à tous les républicains qui veulent lutter contre le bloc ultralibéral, européiste et atlantiste de se fédérer au sein d’un mouvement politique ouvert et structuré de façon à concilier efficacité de l’action et démocratie du fonctionnement (RIC interne) pour ensemble bâtir de nouveaux "jours heureux".

"En avant pour le combat, en avant pour la victoire, afin que VIVE LA FRANCE !" (CNR)

Réunion publique de lancement :

Samedi 23 mars à 18h00

IPAG. 184, bd Saint-Germain 75006 Paris

M° : Saint-Germain-des-Prés (ligne 4) - Rue du Bac (ligne 12)

Plus d’informations sur la République souveraine.

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Non, ceci n’est pas une fake news: Tripadvisor vous propose une expérience de guerre dans le Donbass...Par Hélène Richard-Favre.

25 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #La France, #Ukraine, #La Russie

25/03/2019

Non, ceci n’est pas une fake news: Tripadvisor vous propose une expérience de guerre dans le Donbass...

Capture d’écran 2019-03-25 à 10.52.07.png

                                                                                      capture d’écran Tripadvisor

Vu le contexte de fake news, j’ai voulu vérifier celle que j’ai trouvée relayée sur Twitter et dont vous avez la copie d’écran pour illustrer ce sujet.

Or force est de constater qu’il s’agit bel et bien d’une véritable information.

Enfin, information au sens où chacun l’entendra, bien sûr, la propagande étant réservée à qui on sait, à « la Russie de Poutine » pour être clair. Cette annonce figure donc sur le site de Tripadvisor, je vous laisse apprécier le degré de compassion envers les civils.

Quand on sait le nombre de morts, de blessés et d'exilés que compte déjà cette guerre imputée, comme il se doit à l’agression du voisin russe, alors qu’on a bien vu comment l’Occident s’était arrangé pour chasser le président élu Viktor Ianoukovitch du pouvoir et le remplacer par un Petro Poroshenko  grand démocrate parmi les démocrates, on mesure d’autant la qualité de cette annonce.

Bien sûr, le cynisme n’épargne personne. Mais s’y habituer? S’y résigner? Et laisser faire autant de charognards, c’est oublier le sens de la vie, c’est négliger toute dimension à la souffrance, au deuil, à la destruction programmée par pur intérêt de groupuscules sans foi ni loi.

Alors, au  moment où est rendu le rapport du Procureur Mueller qui nous apprend que la Russie n’a pas participé ni de près ni de loin à l’élection de Donald Trump, voici de quoi, peut-être enfin, réveiller quelques consciences occidentales si promptes à jeter leur dévolu sur « la Russie de Poutine ».

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Emmanuel Macron, le vertige autoritaire par François Bonnet

25 Mars 2019 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #"Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR"., #Les Gilets Jaunes

Emmanuel Macron, le vertige autoritaire

21 mars 2019 Par François Bonnet

La décision de mobiliser la troupe, samedi, pour endiguer les manifestations à Paris est sans précédent depuis les grandes grèves de 1947-48. Année après année, le mouvement social est un peu plus criminalisé et les libertés bafouées. Homme sans limites et sans mémoire, le chef de l’État franchit un nouveau pas.

· 

Prend-on seulement la mesure de ce choix d'une gravité extrême ? La décision d'annoncer le renforcement du « dispositif Sentinelle » – entre 7 000 et 10 000 soldats – et son déploiement samedi 23 mars contre les manifestations possibles de « gilets jaunes » à Paris est une rupture historique dans l'ordre républicain. La mise en scène faite par le pouvoir de cette décision renforce encore cette appréciation.

La mesure a été prise personnellement par Emmanuel Macron, a-t-il été souligné, puis annoncée en conseil des ministres. « Nous ne pouvons pas laisser une infime minorité violente abîmer notre pays et détériorer l’image de la France à l’étranger », a aussitôt déclaré Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Enfin, cette décision vient clore plusieurs jours de déclarations publiques du chef de l'État et de son ministre de l'intérieur promettant la foudre aux futurs manifestants après les graves incidents de samedi dernier sur les Champs-Élysées.

Marche du siècle, 16 mars 2019. © MJMarche du siècle, 16 mars 2019. © MJ

 

 

Le pouvoir choisit donc d'organiser un face-à-face entre l'armée et le peuple. « Vous voulez de l’ordre public ? Cela implique de passer à l’offensive. On peut craindre des blessés, voire des morts », prévient un député de la majorité, cité par Le Monde. Sommes-nous encore en France ? Imagine-t-on une telle mesure et de tels propos tenus, par exemple en Italie, par le ministre d'extrême droite Matteo Salvini, par exemple en Hongrie, par le premier ministre nationaliste Viktor Orbán, par exemple en Russie, par Vladimir Poutine ? Le tollé serait immédiat.

L'opération Sentinelle est un dispositif antiterroriste visant à protéger la population contre toute attaque ou attentat. Son cahier des charges est extrêmement précis et son cadre d'intervention soigneusement délimité.

Or voilà ce dispositif antiterroriste utilisé contre un mouvement social et des manifestants, sans que cela ne soulève une immense vague d'indignation. Entretemps, le pouvoir s'est efforcé de gagner la bataille du vocabulaire : les manifestants ont été appelés « factieux », « foule haineuse », « brutes », ils sont aujourd'hui des « émeutiers » qui veulent « renverser la République ».

Jamais en reste d'un coup de menton, Ségolène Royal a, en ces termes, résumé ce qui se dit et se pense dans les cercles du pouvoir : « Je me suis demandé pourquoi ça n'avait pas été fait plus tôt (...) Certes les black blocs ne sont pas des terroristes, mais ils sèment la terreur. Et donc c'est la même chose. » En 1912, Jean Jaurès décrivait cette bataille des mots : « Un des procédés classiques de la bourgeoisie, c’est lorsqu’un mot a cessé de faire peur, d’en susciter un autre… Pendant une génération, la bourgeoisie a cru que, pour épouvanter le pays, il lui suffisait de dénoncer le socialisme. Puis, le pays s’est acclimaté au socialisme. Maintenant, c’est le même tour avec le mot “sabotage”. »

C'est donc gagné pour les black blocs, leur démonstration est faite. Leur stratégie de toujours est de démontrer, en organisant l'affrontement systématique avec les forces de l'ordre, que la nature profonde de tout État capitaliste est autoritaire ou dictatoriale. Nous y sommes, l'État mobilise la troupe pour endiguer et mieux réprimer un mouvement social désormais considéré comme « un ennemi intérieur », seul motif d'engagement de l'armée sur le territoire national, comme l'ont rappelé les successifs livres blancs sur la défense.

Explications de Benjamin Griveaux : « Le dispositif Sentinelle aura à sécuriser les points fixes et statiques et permettra aux forces de l’ordre de se concentrer sur les mouvements, le maintien et le rétablissement de l’ordre. » Explication complémentaire de Matignon : autant que possible, les militaires ne se retrouveront pas au contact direct des manifestants. Il ne s'agit que de libérer des effectifs de gendarmes et de policiers jusqu'alors immobilisés dans des gardes statiques (Élysée, Matignon, ministères, grandes administrations) et ne pouvant donc concourir directement au maintien de l'ordre.

Ces propos ne font que relever d'un grossier mensonge. Car les milliers de soldats mobilisés viendront bel et bien participer à un dispositif global de maintien de l'ordre. Car, rien ne peut exclure que des face-à-face armée-manifestants ne se produisent, d'autant que les parcours des manifestations de gilets jaunes ne sont jamais fixés à l'avance et tournent souvent à l'errance dans Paris.

Plus grave encore, au vu des quatre mois et demi de manifestations, rien ne peut exclure que des groupes de manifestants surchauffés, pris dans des charges policières ou des avalanches de tirs de lacrymogènes ou de LBD (black blocs, gilets jaunes ou autres), ne décident de s'en prendre à des troupes officiellement chargées de garder des bâtiments.

Et alors ? « Et qu'est-ce qui se passe après ? Les militaires tirent ? C'est un métier la police ! Quelles que soient les circonstances, l’armée ne peut et ne doit assurer aucune tâche de police », a protesté Jean-Luc Mélenchon, mercredi soir sur BFM. « Vous êtes devenus fous ! », a-t-il ajouté à l'adresse de François Bayrou. Une exclamation qui faisait écho à celle du député de centre-droit Charles de Courson quand il s'indignait de la loi anticasseurs : « Mais où sommes-nous ? Réveillez-vous mes chers collègues ! C'est la dérive complète ! C'est une pure folie de voter ce texte ! On se croit revenu sous le régime de Vichy. »

Même le sénateur Bruno Retailleau, qui fait de la surenchère sécuritaire son fonds de commerce, s'interroge : « Que se passerait-il si un groupe de black blocs s’en prenait physiquement à des militaires à proximité des Champs-Élysées ? Les militaires ne sont pas formés au maintien de l’ordre. Les militaires sont formés à se battre, à faire la guerre, à répondre par les armes à ceux qui les assaillent. »

C'est également ce qu'avait dit celle qui n'a pas réagi depuis mercredi, Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État à la défense. Interrogée en décembre 2018 sur LCI, elle avait exclu toute mobilisation militaire. « Pour ce qui est de l’armée, non. Les armées n’interviennent pas dans des missions de sécurité publique intérieure. Les armées, actuellement, leur ennemi, ce sont les terroristes », disait-elle.

Autre mensonge du pouvoir, d'ailleurs démenti par la mise en scène de l'annonce présidentielle : il ne s'agirait certainement pas d'un acte politique mais d'une mesure technique. Du pragmatisme en quelque sorte pour calmer une base policière et gendarmesque épuisée par ces mois de manifestations et donner un peu de grain à moudre aux syndicats policiers…

Georges Clemenceau, Jean Jaurès et Jules Moch

Or c'est tout autre chose qu'a revendiqué, jeudi, le ministre de l'intérieur Christophe Castaner. Depuis samedi, l'homme est pointé du doigt pour son incompétence, sa brutalité et son incapacité à se faire obéir par ses services. Il s'est donc placé jeudi sous le patronage de Georges Clemenceau en installant le nouveau préfet de police de Paris. « Votre modèle est Georges Clemenceau, sa main n’a jamais tremblé quand il s’agissait de se battre pour la France, la vôtre ne devra pas trembler non plus », a-t-il osé déclarer en référence aux manifestations.

Lens, au cœur du bassin minier, 1906. L'armée est
                déployée contre les mineurs. © (dr)Lens, au cœur du bassin minier, 1906. L'armée est déployée contre les mineurs. © (dr)

 

Il ne s'agissait pas là du Clemenceau de la Grande Guerre, mais du Clemenceau ministre de l'intérieur. Celui qui, après la catastrophe minière de Courrières, fit donner la troupe en 1906 pour écraser dans le sang les grèves dans les charbonnages puis continua les années suivantes à réprimer dans la violence les mouvements ouvriers. Cette année-là, Jean Jaurès s'indignait dans plusieurs éditoriaux que cette violence patronale et cette répression politique délibérées produisent à la chaîne des violences ouvrières (lire ici et également ici). À Lens, un journal local écrit : « L’armée est partout et protège les bâtiments publics comme la Poste et le lycée Condorcet. » Protection des bâtiments publics : c'est ce que nous annonce le gouvernement.

 

   
 

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Le pouvoir a ainsi choisi de s'inscrire dans cette histoire particulière de répression sanglante des mouvements sociaux. L'armée n'a jamais été appelée à intervenir dans de telles situations depuis les grandes grèves de 1947-1948. Les communistes venaient de quitter le gouvernement, la guerre froide était engagée, et le gouvernement de la jeune IVe République décida de pourchasser l'« ennemi intérieur ».

C'est un socialiste, Jules Moch, alors ministre de l'intérieur, qui envoya les troupes pour mater les mineurs. Il mobilise 60 000 CRS et soldats pour imposer aux 15 000 grévistes la reprise du travail. L'armée occupe les puits de mine. Bilan : plus de trois mille licenciements, six morts et de nombreux blessés (lire ici cette étude des Cahiers d'histoire sociale). Ce n'est qu'en 2014 que Christiane Taubira, alors ministre de la justice, a demandé l'indemnisation des familles de mineurs illégalement licenciés.

Le choix d'Emmanuel Macron n'est donc pas d'opportunité ou de pragmatisme. Il est une décision politique de durcir encore l'appareil de répression des mouvements sociaux pour mieux s'afficher comme le tenant du parti de l'ordre. Jusqu'alors, le pouvoir avait généralisé des dispositifs testés dans les quartiers populaires, à l'occasion des émeutes de 2005, puis développés sous Nicolas Sarkozy (réforme des retraites) et François Hollande (loi travail El Khomri).

Christophe Castaner et la ministre de la justice Nicole Belloubet ont ensuite donné de nouvelles armes au système répressif : usage systématique des LBD (lanceurs de balles de défense), intervention des groupes policiers des BAC – non formés au maintien de l'ordre –, gardes à vue massives et souvent illégales, interpellations préventives, etc. Le recours à la troupe s'inscrit dans cette surenchère de violences voulues et provoquées par le pouvoir.

Cette escalade s'accompagne d'une agressivité grandissante du ministre et du premier ministre. La plupart de leurs déclarations, depuis samedi, visent à préparer l'opinion à l'accident, c'est-à-dire à un ou des morts. « Si nous avons une stratégie qui permet aux forces de l’ordre d’être plus mobiles, d’être plus dynamiques, d’être plus fermes, il y a plus de risques »

 

   
 

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d'accidents, a assumé, lundi soir sur France 2, le premier ministre Édouard Philippe. Là où l'obsession de tous les gouvernements, depuis au moins 1968, a été d'éviter des blessés graves ou des morts, le pouvoir actuel n'en fait plus sa priorité.

Et cela pose directement la question du président de la République. Emmanuel Macron n'a cessé, depuis novembre, d'assumer et de demander un renforcement des moyens de répression. On sait le bilan : des milliers de blessés, une femme âgée tuée à Marseille par une grenade, 22 personnes éborgnées, cinq personnes ayant eu une main arrachée : lire ici notre bilan complet effectué par David Dufresne.

 

Qu'a répondu la semaine dernière encore Emmanuel Macron ? « Répression, violences policières, ces mots sont inacceptables dans un État de droit. » L'économiste et philosophe Frédéric Lordon lui a répondu en ces termes : « Mais M. Macron, vous êtes irréparable. Comment dire : dans un État de droit, ce ne sont pas ces mots, ce sont ces choses qui sont inacceptables. À une morte, 22 éborgnés et 5 mains arrachées, vous vous repoudrez la perruque et vous nous dites : “Je n’aime pas le terme répression, parce qu’il ne correspond pas à la réalité”. La question – mais quasi psychiatrique – qui s’ensuit, c’est de savoir dans quelle réalité au juste vous demeurez » (lire ici dans Le Club l'intégralité de sa réponse).

 

   
 

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Ce n'est pas qu'une question rhétorique. C'est désormais l'interrogation qui pèse sur cette présidence saisie de vertige autoritaire et d'auto-contemplation. « Autoritaire : qui use de toute l’autorité qu’il possède sans s’imposer de limite », dit le Larousse. Et n'est-il pas véritablement sans limites, Emmanuel Macron, dans son usage des institutions, sa gestion des corps intermédiaires et de l'opinion ?

Quel est donc ce président qui, après avoir moqué « Jojo le gilet jaune » lors d'un premier débat avec les élus, s'égare dans une logorrhée verbale que plus personne n'écoute ? Quel est ce président qui veut vendre à l'opinion comme un exploit sportif et politique le fait de parler huit heures et dix minutes avec des intellectuels qu'il rabroue ou n'écoute pas ?

L'affaire Benalla, débutée le 1er Mai dernier et révélée en juillet, a spectaculairement dévoilé les dérèglements d'une présidence faisant fi de toutes règles, l'autoritarisme du chef prenant le relais de sa force de conviction quand celle-ci venait à défaillir. Le résultat est que l'Élysée est aujourd'hui un château fantôme où les personnages clés sont partis, ont été congédiés ou sont aujourd'hui inquiétés par la justice.

 

   
 

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La crise politique n'a cessé de s'aggraver depuis cette affaire qui a aussi désorganisé l'appareil d'État (la préfecture de police de Paris en particulier). Faute de réponse politique susceptible d'entraîner ou à tout le moins de calmer le pays, il ne reste au chef de l'État que cette fuite en avant dans un autoritarisme porteur de nouveaux drames et de nouvelles crises.

 

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Envoyé par : YJGPerso <yves-j.gallas@wanadoo.fr>

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